Ce jeudi matin dans l’Émission « L’heure des Pros », l’ex Grand Maître du Grand Orient de France Alain Bauer était invité pour parler de son dernier livre co écrit avec Roger Dachez « L’Encyclopédie des Franc-Maçonnes et des Francs-Maçons »
Intervention d’Alain Bauer à partir de 44:50
Présentation de l’ouvrage
L’Encyclopédie des Franc-Maçonnes et des Francs-Maçons
Une Histoire de la franc-maçonnerie, de ses rites et de ses membres à travers les siècles. S’il est un sujet qui continue à fasciner lectrices et lecteurs, c’est bien celui de la Franc-Maçonnerie, de ses principes, rites et surtout de ses membres. Des ancêtres et des précurseurs aux artistes, des personnalités politiques aux espions, faussaires et charlatans en passant par les sœurs illustres ou les médecins et scientifiques, ce sont près de 400 entrées qui constituent cette encyclopédie inédite.
La question de la rédaction de 450 fm :
Est-ce qu’il ne manquerait pas un S à FrancS-maçonnes dans le titre ?
La Loge de Mer de Perpignan est un édifice civil de style gothique catalan construit à partir de la fin du xive siècle et achevé au xvie siècle. Pendant le Moyen Âge, la place de la Loge était le centre civique de la ville, et cumulait les différents pouvoirs locaux : tribunal de commerce (Consulat de mer), pouvoir municipal (Consulat : mairie), et Députation locale de la Generalitat : palais de la députation.
La Loge de mer est située place de la Loge, à l’intersection avec la rue des Marchands, au cœur de la vieille ville. L’actuelle mairie de Perpignan jouxte son côté ouest.
Évocation de la Loge de Mer de Perpignan et du port de Collioure. Retable de la Trinité (1489).
Le 22 octobre 1388, Jean Ier d’Aragon crée un consulat de la mer avec deux consuls destiné à réglementer et à juger tous litiges concernant le commerce de Perpignan et des comtés de Roussillon et de Cerdagne, fortement lié à l’activité maritime. En outre, à partir de 1394, le consulat de mer est aussi chargé de la perception de l’impariage, droit d’entrée et de sortie des marchandises dans les Comtés. Ce n’est qu’en 1397 que Martin Ier d’Aragon autorise le consulat de mer à se bâtir un siège. Les travaux ont dû être réalisés au début du XVe siècle, mais l’édifice n’est complété par sa balustrade ouvragée qu’en 1439. Cette première loge de mer est construite sur l’emplacement de la pella, l’ancien marché aux peaux et draps.
Loge de la Mer en 1489. Dessin de Grimm dans le livre de Pierre Vidal.
Elle se compose d’un rez-de-chaussée très élevé de quatre arcades (deux sur la rue des Marchands, deux sur la place) servant de bourse, et un étage occupé par le tribunal et le greffe, qui est le consulat proprement dit, auquel on peut accéder par un escalier en tourelle situé à l’extrémité de la façade sur la place. Une chapelle se trouve également dans la salle basse. Le bâtiment est doublé jusqu’à l’ancienne entrée latérale de l’hôtel de ville, en 1540, deux ans après l’entrée de Charles Quint à Perpignan, en détruisant l’escalier extérieur. La partie nouvelle ajoutée reproduit fidèlement l’architecture du bâtiment original. Une plaque commémorative posée entre les deux nouvelles arcades témoigne de cette extension : « Regnant gloriosament en Spanya Carles Quint, emperador de Roma, y esent consols de mar los honorables Honorat Forner, burges y Francesc Mates, mercader fou feta aquesta altra part l’any de la salut cristiana 1540 », soit « Régnant glorieusement en Espagne, Charles Quint, Empereur de Rome, ainsi que les honorables consuls de mer, Honoré Fomer, bourgeois, et Francesc Mates, marchand, la seconde partie a été réalisée l’an de la rédemption chrétienne 1540 ».
Loge de mer dans Voyages pittoresques et romantiques (Justin Taylor, Charles Nodier, Alphonse de Cailleux) Adrien Dauzats (1834)
Le grand plafond de la salle du rez-de chaussée était décoré et polychrome, reposant sur une file d’arcades intermédiaires.
En 1751, le Consulat de mer n’ayant plus d’activité, les consuls de Perpignan cèdent à sa demande l’édifice au comte de Mailly, commandant en chef du Roussillon, qui fait transformer la loge de mer en théâtre. Cette nouvelle destination a entraîné la destruction du plafond et la suppression de la chapelle, dont le retable est transféré à l’église Saint-Jacques. Il est aujourd’hui au Musée Rigaud.
Le bâtiment avec l’enseigne « Café de France » vers 1900.
Après la Révolution, le bâtiment est transformé en dépôt de messageries. En 1841, à l’initiative du maire, Guiraud de Saint-Marsal, la ville de Perpignan restaure l’édifice après avoir songé à le démolir. Un nouveau plancher est construit pour rétablir deux niveaux, la façade est légèrement surélevée et la balustrade sommitale refaite. La seule partie de la balustrade qui subsistait était le pilier portant la célèbre girouette, représentant un navire3. La grande salle du rez-de-chaussée est mise en location pour y installer le café de France en 1842, et à l’étage est créée une salle de réunion, plus tard nommée « Salle Arago ». Les arcades sur la place reçoivent de monumentales menuiseries de style gothique flamboyant.
La Loge de mer fait partie des huit premiers édifices des Pyrénées-Orientales classés comme monuments historiques en 1840.
En 1912, un nouveau plafond est substitué à celui de 1841. Les façades sont restaurées en 1951 et perdent leurs menuiseries néo-gothiques. La place de la Loge reçoit alors son dallage en marbre. En 1992, la caravelle en fer a été remplacée par une réplique (l’original se trouve à l’hôtel de ville).
Description – Architecture
La loge est un bâtiment rectangulaire :
Longueur de la façade sur la place : 25 m
Largeur de la façade sur le rue : 10 m
La façade du petit côté, sur la rue, comporte au rez-de-chaussée deux arcades en arc brisé. Au premier étage ont été percées deux grandes baies rectangulaires divisées en trois lancettes. La façade sur la place comprend quatre arcades au rez-de-chaussée et cinq groupes de deux fenêtres au premier étage.
En 1984, l’enseigne de restauration rapide Quick prend possession du local commercial. Elle est remplacée par la brasserie Le France en 2001. Des difficultés financières oblige ce dernier occupant à cesser son activité et la mairie, propriétaire des murs, décide alors en 2017 de racheter le bail commercial pour la somme de 250 000 euros afin d’installer l’office de tourisme dans le bâtiment.
De notre confrère anglais cherwell.org – Par Freya Jones
Une controverse a éclaté à l’Oxford Union après la présence d’un groupe de francs-maçons à un événement d’accès socio-économique. Leur apparition en cravate blanche a causé un bouleversement particulier, puisqu’un incident similaire l’année dernière était censé avoir conduit l’Union à planifier des événements pour éviter les conflits avec le calendrier de la loge maçonnique.
Blason de la ville d’Oxford
L’événement a eu lieu le samedi 22 octobre, lorsque des francs-maçons sont entrés au barreau de l’Union vêtus d’une cravate blanche lors d’un accès social avec le 93% Club, la société scolaire publique de l’Université d’Oxford. Cet événement a été conçu comme un moyen pour les étudiants issus de milieux socio-économiques sous-représentés de profiter de l’Union de manière moins formelle, en présentant son potentiel d’être un espace accessible et accueillant pour tous.
Les francs-maçons sont membres d’organisations sociales secrètes qui, à l’origine, promouvaient la liberté de religion et d’expression, mais qui remplissent désormais principalement une fonction sociale. Leur restriction des femmes, ainsi que leur utilisation de vêtements de cérémonie lors d’événements sociaux, ont conduit à des accusations d’élitisme. Les loges maçonniques interdisent également aux membres de discuter de leurs rituels avec des non-membres, ce qui a conduit à l’apparition de théories du complot sur leurs pratiques.
Immeuble de l’Oxford Union, société de débat dans la ville d’Oxford
Le social avait lieu à l’origine dans la bibliothèque Goodman, mais a déménagé au bar alors que seuls quatre membres du club 93% étaient présents. Un membre du comité syndical a décrit l’événement comme « assez sous-peuplé par rapport aux attentes, mais toutes les personnes présentes ont semblé apprécier ».
Oxford
Cependant, l’apparition de présumés francs-maçons, qui achetaient des boissons au bar avant de repartir, a suscité l’indignation de certains membres du Comité, qui s’opposaient au fait qu’ils portaient une cravate blanche, qu’ils considéraient comme élitiste.
L’incident a causé une détresse particulière en rappelant un événement de la dernière Hillary, lorsqu’environ 400 francs-maçons sont entrés dans un événement d’accès socio-économique plus important et ont mangé une partie de la nourriture servie. Les membres du comité qui étaient présents ont décrit l’apparition des francs-maçons comme une démonstration de droit et un « va te faire foutre » aux personnes issues de milieux sous-représentés.
À la lumière de cela, les responsables de l’organisation des événements à l’Union devaient tenir compte du calendrier de la loge maçonnique lors de la planification des activités sociales d’accès. Le fait de ne pas le faire de manière satisfaisante a fait que l’actuel secrétaire du syndicat, Matthew Dick, a été critiqué lors d’une réunion du comité permanent le lundi 24. Interrogé sur son engagement à accéder, il a dit : « Je m’excuse pour le retard dans la vérification du calendrier de la Loge », ajoutant : « Si je ne me souciais pas de rendre la société plus accessible, je démissionnerais instantanément. Cependant, il a également été noté que les maçons présents à cette occasion sont arrivés à l’improviste et sont également membres de l’Union, un membre du comité ayant déclaré à Cherwell qu’ils étaient « impuissants à les retirer » pour cette raison.
D’autres membres du comité ont fait part de leurs inquiétudes concernant les messages que Dick a envoyés pendant les vacances d’été, vus par Cherwell , où il a plaisanté : « Je suis franc-maçon. Je vais planter le social cette année en cravate blanche ».
Dick a déclaré à Cherwell : « Il est décevant d’apprendre que des extraits de messages privés d’il y a plusieurs mois qui ont été échangés en privé ont été utilisés à mauvais escient et sortis de leur contexte pour conduire un faux récit. Je tiens également à rassurer les membres sur le fait que ce type de comportement ne représente pas ce que la plupart des gens du syndicat défendent et j’encourage les membres à assister au Comité consultatif et à d’autres événements où ils peuvent librement poser des questions et se faire leur propre opinion. »
Lors de la réunion, il a ajouté: «l’accès n’est absolument pas une blague pour moi. Pourquoi écraserais-je un événement social que j’ai organisé ? »
Un membre du Comité a dit à Cherwell : « [Matthew] n’est en aucun cas un franc-maçon, ce qui a rendu cette blague particulièrement amusante. Il a été compris à l’époque et dans le contexte par tout le monde dans le chat de groupe comme une blague et est toujours considéré comme une blague.
Les membres du comité craignent également que le Club 93% ne reconsidère d’autres partenariats avec l’Oxford Union à la suite de cet incident. Cependant, le président Ahmad Nawaz a déclaré à propos des francs-maçons : « Étant un président juste, je ne peux pas renvoyer des gens parce qu’ils sont en cravate blanche. »
Somerville College, une des universités, Oxford,
Un autre membre du comité a ajouté : « L’idée que les étudiants de la classe ouvrière seraient perturbés par quatre hommes en cravate blanche prenant un verre au bar est profondément condescendante envers nos membres de la classe ouvrière. Il est dommage que certains membres du Comité arment les défavorisés à des fins politiques.
L’Union prévoit de présenter des excuses officielles et d’envoyer des e-mails officiels aux francs-maçons pour « s’assurer à 100 % » que cela ne se reproduise pas une troisième fois.
Apollo University Lodge a été approché pour commentaires – Crédit de reportage supplémentaire : Charlie Hancock
Apollo University Lodge dont la devise « Alius que et idem » signifie « Un autre qui est le même »
Apollo University Lodge No 357 est une loge maçonnique basée à l’ Université d’Oxford destinée aux membres passés et présents de l’université. [1] Il a été consacré en 1819 et ses membres se sont réunis sans interruption depuis lors.
Roi Édouard VII
Apollo University Lodge est la principale loge maçonnique pour les membres de l’Université d’Oxford. Les autres loges de l’Université d’Oxford comprennent Churchill Lodge No 478 (consacrée en 1841) pour les membres seniors de l’université, St Mary Magdalen Lodge No 1523 (consacrée en 1875) pour les membres du Magdalen College, Oxford , Aedes Christi Lodge No 9304 (consacrée en 1989 ) pour les membres de Christ Church, Oxford. L’Oxford and Cambridge University Lodge No 1118 (consacrée en 1866) est une loge basée à Londres pour les membres des deux universités.
Oscar Wilde
En raison de son association avec l’université, Apollo University Lodge a eu des membres célèbres tels que Cecil Rhodes, Oscar Wilde et Albert Edward, prince de Galles, futur roi Édouard VII.
Le nouveau numéro, le 88e de novembre 2022, vient de sortir en kiosque ! Avec un dossier central (24 p./98) est consacré au paranormal.
Tous les mois, si tel est votre désir, vous avez rendez-vous avec l’Histoire – avec un grand H – grâce à Histoire & Civilisations qui fait parcourir 5000 ans d’histoire, de l’Antiquité à l’époque contemporaine.
Édité par Le Monde et National Geographic, vous aurez la possibilité de découvrir un large contenu, qui plus est de grande qualité éditoriale et d’une remarquable richesse iconographique.
À chaque numéro, 100 pages de récits passionnants racontés par des historiens et des experts reconnus.
Une façon de se transporter à travers les époques pour découvrir et revivre les grandes civilisations qui ont façonné notre monde.
Pour ce numéro de novembre, le paranormal au XIXe siècle fait la une !
Journaliste, critique littéraire et écrivain, Jean-Marc Bastière, rédacteur en chef, précise dans son éditorial que « Le siècle de la science fut aussi celui du spiritisme. […] On fait tourner les tables pour communiquer avec les morts. Ou plus exactement avec les esprits ». À Jersey, Victor Hugo s’adonne à cette pratique avec un petit groupe… » Il nous parle aussi « des rites d’exorcisme » et « d’attirance pour le paranormal ».
Sacré XIXe siècle !
Il nous faut relire aussi le très bon article intitulé « Le retour des esprits, ou la naissance du spiritisme sous le Second Empire » de Guillaume Cuchet dans Revue d’histoire moderne & contemporaine 2007/2 (n° 54-2, p. 74 à 90) « … On a pris l’habitude en France de désigner par « spiritisme » l’ensemble des pratiques nées aux États-Unis en 1848 et importées en Europe autour de 1852, qui consistaient à faire tourner les tables et à communiquer avec les esprits. En fait, il y a là un abus de langage, même si l’usage l’a consacré. Le mot n’a été inventé par Allan Kardec qu’en 1857…)
Mais qu’est-ce que la paranormal ? Il peut se définir comme des phénomènes ne semblant pas s’inscrire dans le cadre des lois scientifiques actuellement établies et reste toujours utilisé pour qualifier un ensemble de phénomènes supposés qui ne sont ni observables, ni explicables scientifiquement. Rappelons que le préfixe « para » désignant quelque chose qui est à côté, en marge de la « normale ».
Louis Pasteur (1822-1895), fauteuil 17 de l’Académie française
Ils peuvent donc regrouper des perceptions extra-sensorielles (télépathies, prémonitions, etc.), le magnétisme dit « animal », la géobiologie, la divination (cartomancie, voyance), les expériences de mort imminente ou encore les différents moyens de communication avec les morts : (médiumnité, nécromancie), voire l’écriture automatique, le Ouija, les apparitions de l’au-delà (fantômes, revenants, ectoplasmes, poltergeists, guide spirituel, vision de « l’après-vie », esprits, fantômes de Marie, etc.).
Camille Flammarion (1842-1925), astronome et membre très actif de maintes sociétés savantes et d’associations pour la vulgarisation des sciences positives.
Le dossier : PARANORMAL, la face occulte du XIXE siècle -Le spiritisme : poltergeists, tables tournantes, communication avec les esprits… -Bicentenaire de Louis Pasteur. Savant et grand homme -Camille Flammarion : un astronome perdu dans les mondes parallèles -Émile Tizané* : le gendarme et le poltergeist -Auguste Comte : positivement exalté
Auguste Comte (1798-1857), philosophe, sociologue et fondateur du positivisme.
Mais vous y retrouverez aussi les grands articles : -Dans le grand temple de Tenochtitlán : les dieux ont soif ; -Federico da Montefeltro : le mercenaire amoureux des arts ; -Reines bibliques et femmes de tête. Vertueuses ou sulfureuses.
Ainsi que vos rubriques habituelles :
-Le personnage : Johann Ludwig Burckhardt ; -L’événement : La marche sur Rome ; -La vie quotidienne : Les Byzantins au cirque ; -L’air du temps : Vichy contre Vichy ; -L’invention : Le langage des signes ; -Les animaux dans l’Histoire : Les lions du Tsavo.
Émile Tizané
*Commandant de gendarmerie, Émile Tizané, se rendit célèbre par ses enquêtes poussées sur des cas de maisons hantées. Les comptes-rendus d’Émile Tizané furent si nombreux et détaillés qu’ils justifièrent l’écriture d’un ouvrage complet intitulé L’hôte inconnu dans le crime sans cause : Enquêtes, rapports et procès-verbaux sur les maisons hantées et leurs hôtes (Omnium Littéraire, 1962). Dans de nombreux ouvrages parus dans les années 60, il livra ainsi les clés des énigmes et c’est sur des rapports de Gendarmerie qu’il se fonda pour établir la preuve des « petites hantises (poltergeist).
Au 21/09/2022 l’Ambassade de France à Lisbonne estime entre 30 et 40 000 français au Portugal dont environ 6000 installés en Algarve et environs, au Sud. Parmi eux de nombreux Maçons, toutes Obédiences confondues, désireux de poursuivre leur cheminement maçonnique sont confrontés à plusieurs défis à relever :
Peu d’Obédiences donc peu de Loges, situées principalement dans les deux grandes villes de Lisbonne et Porto et dans le sud elles sont rares.
La barrière de la langue encore non maîtrisée qui limite les rencontres possibles et le travail en Loge.
Le manque de repères et de réseaux qui pourraient faciliter les visites ou l’intégration dans une Obédience. Une solution se présente à nos FF de l’Algarve.
Je veux et je construis un nouveau projet de vie : malgré ce contexte, quelques Maçons, installés en Algarve, ont démultiplié les rencontres et contacts avec l’espoir de visiter des Loges pour certains ou d’intégrer une Obédience pour d’autres. Néanmoins, confrontés à de nombreuses difficultés, beaucoup ont renoncé. Mais aujourd’hui à force de persévérance une solution s’ouvre à eux.
Frappez et on vous ouvrira :
L’Obédience la Grande Loge Unie du Portugal https://glup.pt, intéressée par cette motivation collective s’engage à les accompagner dans leur projet de réunir ces Maçons en recherche d’une Loge Régulière Franco Portugaise en Algarve. Elle leur offre l’opportunité de réveiller une Loge en sommeil en Algarve et participe ainsi aux nombreuses initiatives de reconquête et de dynamisme de la Maçonnerie au Portugal. Cette loge permettra à l’ensemble des FF de travailler dans les deux langues avec une ouverture/fermeture des travaux en Portugais et des travaux qui pourront être faits soit en Français soit en Portugais et ainsi réunir ce qui est épars. Une agape fraternelle sera organisée courant janvier 2023 pour finaliser ce projet. Fraternellement vôtre,
Daniel Friess et Jorge Neve
Si vous souhaitez apporter votre pierre à cet édifice vous pouvez prendre contact avec la G.L.U.P. ou directement avec les FF : Jorge Neves par e-mail: jorge.neves@aliceadsl.fr Daniel Friess par e-mail : daniel.friess1@gmail.com
[NDLR : La Franc-Maçonnerie au Portugal existe depuis 1727 et connaît plusieurs périodes de développement et d’extinction qui suivent l’histoire politique du pays. Elle est reconnue dès 1802 et connaît de nombreuses péripéties jusqu’à son interdiction en 1935. Après la Révolution des Œillets du 25 avril 1974, elle reprend ses activités au sein du Grand Orient lusitanien* (GOL) et avec le retour de la démocratie de nombreuses obédiences se créent de nouveau.]
FM au Portugal (source Wikipédia – consulté le 27 octobre 2022)
*Le Grand Orient lusitanien (GOL) créée en 1802 est la première obédience maçonnique fondée au Portugal. Elle s’inscrit dans le courant adogmatique et libéral de la franc-maçonnerie. Elle porte le nom de Grand Orient du Portugal entre 1849 et 1867. Elle connait diverses périodes de développement et d’interdiction en lien avec l’histoire politique du pays, dans laquelle elle est parfois impliquée.
Avec « L’Horizon de Khéops », partez à la découverte des secrets de la pyramide de Khéops !
Grâce à la réalité virtuelle, découvrez une expérience immersive inédite, qui vous plongera 4500 ans en arrière. Avec la contribution de l’éminent égyptologue Peter Der Manuelian, visitez le plateau de Gizeh et découvrez des endroits de la pyramide du roi Khéops encore jamais divulgués au public… Équipé d’un casque de réalité virtuelle, vous évoluez librement pendant 45 minutes dans un espace de 1000 m2, pour y vivre une expérience bouleversante, à la fois ludique et éducative.
À la suite du succès de l’expédition immersive « L’Horizon de Khéops » à l’Institut du Monde Arabe à Paris en 2022, Excurio et Otium Leisure décident d’installer cette expérience dans le centre commercial de Lyon Confluence.
Une expérience de Réalité Virtuelle à vivre en groupe et à partager avec vos proches.
Peter Der Manuelian est titulaire de la Chaire Philip J. King d’égyptologie à l’Université Harvard et directeur du Harvard Semitic Museum. En 1987, il s’est joint à l’équipe de conservateurs du Museum of Fine Arts de Boston, et de 2000 à 2011, il y a dirigé le projet Giza Archives. En plus de ses fonctions de professeur, il est directeur du Giza Project à Harvard et il est aussi directeur du programme de maîtrise en muséologie à la Harvard Extension School.
Khéops
Statue de Khéops au Musée égyptien du Caire
Il est le deuxième roi de la IVe dynastie de l’Ancien Empire. Il aurait régné aux alentours de 2600 avant notre ère1, et aurait ainsi succédé à Snéfrou et précédé Djédefrê.
Pyramide de Khéops, tombeau présumé de Khéops
Il serait le commanditaire de la Grande Pyramide à Gizeh mais de nombreux autres aspects de son règne sont peu documentés. Son nom égyptien est Khoufou (translittération de l’égyptien /ˈkuːfuː/ signifiant « Il protège »), ou en forme longue Khnoum Khoufou (translittération de l’égyptien /knuːmˈkuːfuː/) signifiant « Que le dieu Khnoum protège »). Il est plus connu sous la forme hellénisée de son nom, Khéops (en grec Χέοψ). Manéthon le nomme Souphis Ier (en grec Σοῦφις) et Flavius Josèphe Sofe (en grec Σόφη). Les historiens arabes, quant à eux, le nomment Saurid (arabe : سوريد) ou Salhuk (arabe : سلهوق).
Infos pratiques : Accès par le premier étage du centre commercial Lyon Confluence (69) 1 heure d’expérience dont 45 minutes de spectacle en réalité virtuelle. Cette expérience est accessible aux personnes à mobilité réduite et déconseillée aux moins de 8 ans.
L’astrologie est un ensemble de croyances et de pratiques fondées sur l’interprétation symbolique des correspondances supposées entre les configurations célestes (la position et le mouvement des planètes du système solaire) et les affaires humaines, collectives ou individuelles.
L’astrologie est désormais considérée comme une pseudoscience relevant du charlatanisme une croyance indûment présentée comme scientifique, ou comme une superstition.
L’astrologie se place, par sa méthode même, en dehors du domaine rationnel ou scientifique.
Pour l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) : « Sur un plan scientifique, la validité de l’astrologie a été largement mise à l’épreuve et est définitivement rejetée. Pour autant, toutes les nombreuses expériences déjà réalisées, tout comme celles à venir, ne suffiront pas à convaincre les astrologues ou ceux qui croient en leurs prédictions. Là où les scientifiques s’intéressent aux faits, les astrologues évaluent la satisfaction de leurs clients (et pour les plus cyniques, leur chiffre d’affaires et la fréquentation de leur cabinet). ».
Horloge du zodiaque
De nombreux travaux scientifiques ont rigoureusement démonté l’ensemble des croyances associées à l’astrologie. Ainsi, sur la relation entre personnalité des individus et date de naissance, une étude, basée sur deux échantillons de respectivement 4 000 et 15 000 personnes, publiée en 2006 et menée par Peter Hartmann du département de psychologie de l’Université d’Aarhus, conclut : « cette étude de grande échelle ne fournit aucun fait permettant de soutenir l’existence de relation entre la date de naissance et des différences dans la personnalité et l’intelligence générale ».
Des résultats similaires avaient été trouvés en 2003 par les psychologues Geoffrey Dean et Ivan Kelly sur un échantillon de 2 000 personnes.
D’autres études et publications ont par ailleurs démontré qu’il n’existait aucune cohérence entre ce que pouvaient affirmer plusieurs astrologues à propos d’une même personne ou encore que la capacité d’un astrologue à déterminer en fonction des signes astraux si une personne était introvertie ou extravertie ne valait pas mieux que le tirage d’une pièce à pile ou face.
Sur le plan historique, l’astrologie remonte au moins au 2e millénaire avant notre ère. Son origine serait dans les tentatives de prédiction des changements saisonniers et d’interprétation des cycles célestes comme des signes de communication divine. De nombreuses cultures ont accordé de l’importance aux événements astronomiques, et certaines — comme les hindous, les Chinois et les Mayas — ont mis au point des systèmes élaborés pour prévoir les événements terrestres à partir des observations célestes. L’astrologie occidentale, l’un des plus anciens systèmes astrologiques encore en usage, a son origine en Mésopotamie (xixe siècle au xviie siècle avant notre ère). Elle s’est propagée ensuite au monde hellénistique puis à la Rome antique, au monde arabe et finalement à l’Europe centrale et occidentale.
L’astrologie occidentale contemporaine est le plus souvent associée à des systèmes d’horoscopes qui prétendent expliquer les aspects de la personnalité d’une personne et prédire des événements significatifs dans leur vie future en fonction de la position des objets célestes.
Tout au long de son histoire, l’astrologie a appartenu à une tradition savante et était courante dans les milieux universitaires, souvent en relation étroite avec l’astronomie, l’alchimie, la météorologie et la médecine. Elle avait une forte influence sur les milieux politiques. Elle est mentionnée dans divers ouvrages littéraires, de Dante Alighieri et Geoffrey Chaucer à William Shakespeare, Lope de Vega, et Calderón de la Barca.
À partir de la fin du xixe siècle et de l’adoption de la méthode scientifique, l’astrologie a été vigoureusement contestée et critiquée tant sur ses bases théoriques que sur ses bases expérimentales. La preuve fut amenée que l’astrologie n’avait aucune validité scientifique.
Sur le plan sociologique, les croyances associées à l’astrologie sont encore très populaires.
Parallèlement à l’astrologie occidentale, des systèmes différents ont été élaborés en Chine et en Amérique précolombienne mais seules les astrologies d’origine mésopotamienne et chinoise ont perduré jusqu’à nos jours.
Étymologie
Le mot « astrologie » vient du latin astrologia, lui-même dérivé du grec ancien ἀστρολογία, composé de ἄστρον (astron) « astre, étoile » et de λόγος (logos) « parole, discours ». Étymologiquement, l’astrologie est donc le « discours sur les astres ».
Astrologie et astronomie
Livre d’astrologie avec une bougie. Le cycle des signes zodiacaux sur un fond de magie
Les astronomes grecs de l’Antiquité faisaient déjà la différence entre astronomie et astrologie. Par exemple, Ptolémée traite d’astronomie et d’astrologie dans deux ouvrages distincts, respectivement l’Almageste et le Tetrabiblos.
L’astrologie se fonde sur des calculs astronomiques afin de déterminer les positions des corps célestes et d’établir les thèmes astraux car elle souhaite utiliser les éphémérides les plus précises possible.
Avant la diffusion à grande échelle de ces éphémérides (ou des logiciels qui les incluent), l’astrologue devait lui-même, souvent à l’œil nu, déterminer les positions des astres. Il lui fallait donc être astronome avant de prétendre être astrologue.
Histoire de l’astrologie
L’histoire de l’astrologie (occidentale) mérite le respect, indépendamment de la valeur intrinsèque que l’on accorde ou pas à cette discipline. Cette dernière est un fait civilisationnel lié à l’histoire sociale et culturelle de l’humanité. Ainsi, les noms des jours de la semaine proviennent des noms latins des planètes. De même, la fête de Pâques, située le premier dimanche suivant la première pleine Lune après l’équinoxe de mars, est déterminée astralement.
On verra ici que le corpus de la doctrine astrologique s’est formé à partir d’emprunts divers, voire disparates1, de rajouts et modifications successifs datant d’époques différentes. La marche de l’histoire de l’astrologie (occidentale) est saccadée.
Dans la Vallée du Tigre et de l’Euphrate
Depuis les débuts de l’humanité, l’homme a observé le ciel, mais l’histoire se dissocie de la préhistoire avec l’invention de l’écriture. En Mésopotamie, entre les deux fleuves Tigre et Euphrate, l’observation des éclipses et autres phénomènes célestes [ciel particulièrement clair] fut associée à la maîtrise de l’écriture (sur tablettes d’argile, comme il convient à un pays riche en alluvions) pour laisser un témoignage écrit de génération en génération. Les premiers écrits que nous possédons concernant les astres remontent à 5 000 ans, et c’est à Sumer que l’on trouve la plus ancienne documentation écrite connue, avec celle de l’Égypte antique.
Les Mésopotamiens étudiaient les étoiles tournant autour du pôle céleste, le Soleil tournant [apparemment] autour de la Terre, les cinq planètes visibles à l’œil nu et la Lune. Les « astres errants » se trouvant dans le voisinage de l’écliptique (la ligne formée par le trajet annuel du Soleil dans le ciel), les constellations d’étoiles bordant l’écliptique ont donné lieu aux douze arcs de 30° de notre zodiaque. On a trouvé les douze signes énumérés pour la première fois dans un texte babylonien datant de 419 av. J.-C.
Plus superstitieux que leurs contemporains les Égyptiens, qui s’en tenaient à des observations à but pratique, les Mésopotamiens observaient le ciel dans un but mystique, reliant un astre à chaque dieu (par exemple, le dieu Sîn était associé à la Lune, et Marduk à la planète Jupiter). Les astrologues étaient à la disposition du roi, dont le thème astrologique condensait le destin du pays : seul le monarque avait le droit à connaître l’avenir.
Pour les Mésopotamiens, les astres étaient des signes et non des causes : il n’y avait pas pour eux de fatalité, car il était toujours possible de se concilier les dieux par des sacrifices en cas de mauvais présages.
Controverses
L’astrologie est depuis longtemps un sujet de controverse théologique, philosophique (dont épistémologique) et scientifique.
Condamnée dans le judaïsme et le christianisme, l’astrologie, au même titre que tous les arts divinatoires, est interdite par la Bible. Dès le ive siècle, Augustin d’Hippone (De civitate Dei, VIII et XIX) s’élève, sur cette base, contre la confusion faite entre l’astrologie et l’astronomie.
Actuellement, l’astrologie n’est pas reconnue comme une science à cause de son absence de bases rationnelles et de preuves expérimentales. Elle n’a jamais proposé le moindre modèle de théorie expliquant ses affirmations et n’a pas le caractère de réfutabilité nécessaire pour être acceptée comme théorie scientifique.
L’astrologie n’ayant pas de cadre de référence rigoureux (méthodologie scientifique, recherche reconnue, publication scientifique vérifiée, etc.), elle a pu et est encore souvent utilisée par des charlatans ou des escrocs.
Se référant au principe fondamental qu’il n’y a pas d’effet sans cause, la science relève deux objections majeures quant à la réalité des phénomènes mis en jeu :
l’absence d’effet : les prédictions astrologiques ne font pas mieux que le hasard ;
l’absence de cause : il n’y a aucun mécanisme justifiant une quelconque influence astrale.
Une autre critique de l’astrologie tient dans les modifications que les astrologues eux-mêmes introduisirent dans leurs méthodes pour prendre en compte les planètes du système solaire au fur et à mesure de leurs découvertes.
Par exemple, Pluton n’est associée au signe du Scorpion que très récemment puisqu’elle n’a été découverte qu’en 1930. Elle n’est plus considérée comme une planète depuis 2006 et sa masse est inférieure à celle de la planète naine Éris.
L’image de l’astrologie est négative (charlatanesque) dans les milieux scientifiques, comme dans l’affaire Michel Maffesoli – Élizabeth Teissier.
La motivation de la lutte contre l’obscurantisme n’est pas en soi un argument contre l’astrologie. Elle peut néanmoins sous-tendre un discours réellement argumenté. La confusion entre les dimensions idéologiques et argumentatives génère un débat souvent stérile, difficilement analysable.
Malgré l’apparence scientifique que pourraient donner l’usage affiché de calculs compliqués, la précision des dates de naissance (heure, géographie, etc.) et le recours quasi systématique à l’ordinateur, l’astrologie est considérée comme une pseudo-science (ou superstition) par la communauté scientifique. Pour les astronomes notamment, le Soleil a été relégué au rang d’une étoile parmi d’autres au sein de la Voie lactée, laquelle a été ramenée au statut d’une galaxie parmi des milliards d’autres au sein du cosmos.
Par ailleurs, comme le souligne l’historien de l’astrologie Jacques Halbronn, après la découverte de Neptune et de Pluton, l’astrologie s’est vue contrainte de retourner aux images pittoresques de la mythologie (car la cohérence liée aux corrélations à base 7 du septénaire des planètes déjà connues s’était effondrée, ce qui lui ôte de la crédibilité scientifique.
D’après les partisans (critique positive)
Selon Robert Hand, une « future science de l’astrologie » devrait avant tout s’occuper du paradigme « mécaniste-matérialiste » dominant et, seulement en second lieu, s’investir dans l’amélioration de la pratique astrologique actuelle. La science et l’art de l’astrologie devraient être distingués.
Les difficultés qu’il y a à édifier une science de l’astrologie ne sont pas seulement attribuables au fait que « plusieurs idées astrologiques sont si mal formulées, si vaseuses (en anglais : « mushy ») que personne ne pourrait dire ce qu’elles impliquent en termes de conséquences observables [et] que certaines « hypothèses » astrologiques sont trop floues pour être testées ».
Pour Robert Hand, la formulation d’hypothèses non-mécanistes est essentielle pour appréhender scientifiquement l’astrologie.
Patrice Guinard, spécialiste de la littérature française du xvie siècle, philosophe et fondateur du Centre universitaire de recherche en astrologie (CURA) constatait en 2010 que la doxa parmi les astrologues était que l’astrologie ne fonctionnait que dans le tête-à-tête entre l’astrologue et son client, que l’astrologie était devenue, dans bien des cas, un « savoir-placebo » ne faisant pas usage du principe de « sympathie » (ou de « correspondance » (selon lequel des liens uniraient les choses qui se ressemblent) comme principe explicatif, mais comme outil commode dans la relation de l’astrologue à son client.
D’après les opposants (critique négative)
La difficulté épistémologique est qu’il est impossible de rejeter « a priori » la possible existence d’une influence des astres (« absence de preuve n’est pas preuve de l’absence »).
Au-delà de la recherche d’une théorie démontrant la possibilité d’un effet des astres, les travaux méthodiques cherchant à prouver l’existence de corrélations entre les événements astrologiques et leurs supposés effets aboutissent à l’infirmation des paradigmes astrologiques. Or, pour pouvoir valider les hypothèses de l’astrologie, il est au moins nécessaire d’observer un effet, avant même de chercher à en expliquer ses tenants.
L’argument de la difficulté épistémologique du dialogue apparaît en fait fallacieux. En effet, l’astrologie est une pratique qui ne fournit pas les outils de sa propre réfutabilité, et qui reste par le fait hors du champ d’analyse de l’épistémologie. L’attitude des astrologues est de fait l’exemple retenu par Popper d’un discours qui refuse sa propre réfutation (ou « falsification » selon une mauvaise traduction : on entend par là sa possibilité d’être contredite, réfutée), interdisant ainsi une critique objective de ses affirmations.
« Une théorie n’est scientifique que si elle est « réfutable », c’est-à-dire qu’elle peut être soumise à des tests expérimentaux afin de vérifier la concordance de ses prédictions théoriques avec les observations. Une hypothèse qui ne peut être vérifiée, ni prise en faute par aucune expérience ou observation, n’est pas scientifique », Karl Popper, Logique de la découverte scientifique.
Certaines études menées par des astrologues retiennent des dispositifs expérimentaux qui tendent à produire des résultats systématiquement positifs.
Dans leur critique de l’astrologie, les astronomes Zarka et Biraud donnent à penser que les personnes qui cherchent à faire entrer l’astrologie dans le champ de la réfutabilité manquent de probité.
Ils affirment qu’il n’y a :qu’« une seule méthode de test (puisqu’il) n’est pas nécessaire que l’influence d’un phénomène sur un autre soit observée (mesurée) et expliquée : l’une des deux conditions suffit ». On ne dispose, pour démontrer une absence de relation, que de la méthode statistique. Les conditions fondamentales doivent être respectées pour garantir la validité scientifique de toute analyse de ce type :(1) définir rigoureusement le protocole expérimental avant l’expérience et s’y tenir ;(2) vérifier le caractère significatif des résultats obtenus (tests de confiance, analyse des biais possibles, etc.) ; (3) s’engager à publier tous les résultats obtenus, clairement et sous contrôle.Dans le cas des tests astrologiques, ce sont les conditions (1) et (3) des expériences qui ne sont pas correctes ; par exemple, dans les études de Michel Gauquelin sur les corrélations entre métier et signe de naissance (Effet Mars), des corrélations significatives sont obtenues, mais pour combien d’essais ? Si on essaie au hasard mille corrélations, l’une d’elles sera sans doute significative à une chance sur mille !.De plus, comme on a le choix entre de très nombreuses caractéristiques astrologiques à corréler au métier des gens, il est facile d’en trouver « qui marchent mieux ». Gauquelin a publié non seulement les travaux de son Laboratoire d’Étude des Relations entre Rythmes Cosmiques et Psychophysiologiques (1970) mais aussi des livres qui prennent la défense de l’astrologie (1955, 1966) : Quel astronome penserait à « défendre » l’astronomie ? En conséquence, on ne peut avoir aucune confiance dans les quelques expériences qui sont toujours citées comme positives !
En ce qui concerne les efforts déployés (ou non) pour étudier la plausibilité scientifique de l’astrologie, Zarka et Biraud jugent que « c’est fondamentalement aux astrologues de chercher la justification physique de leur pratique, et non aux scientifiques d’en démontrer pour eux l’inexistence (tâche logiquement impossible). Le problème est que les astrologues, mercantiles ne se préoccupent pas le moins du monde de cette question ».
Objections to astrology : le manifeste de 1975
Un manifeste contre l’astrologie a été publié en 1975 par un certain nombre de sommités. Les faits critiques y sont présentés, notamment lorsqu’ils décrivent l’astrologie comme une « superstition reposant sur la crédulité des gens ». Cette dévalorisation est d’ailleurs souvent la seule partie du manifeste retenue par les partisans de l’astrologie qui le présentent comme un simple « rejet sans examen » de leur pratique.
Les arguments :
La science a réfuté la magie.
« Autrefois, les gens croyaient aux prédictions et avis des astrologues, car l’astrologie était comprise dans leur vision magique du monde. Ils considéraient les objets célestes comme les lieux de résidence ou les augures des dieux et, donc, les associaient à des événements terrestres »
Les corps célestes sont trop lointains pour exercer quelque influence gravitationnelle ou autre.
« […] ils n’avaient aucune idée des distances considérables entre la Terre, les planètes et les étoiles. Maintenant que ces distances peuvent être et ont été calculées, nous pouvons comprendre à quel point sont infimes les effets gravitationnels ou autres produits par des planètes si éloignées, sans parler des étoiles tellement plus lointaines. »
Notre destin nous appartient.
« Pourquoi croit-on à l’astrologie ? En ces temps d’incertitude, beaucoup de gens désirent le réconfort que procurent les conseils au moment d’une prise de décision. Ils voudraient croire en une destinée établie par des forces célestes au-delà de leur contrôle. Cependant, nous devons tous affronter la réalité et devons comprendre que notre avenir dépend de nous, non pas des étoiles. »Paul Feyerabend
Dans le manifeste précédent, Paul Feyerabend, un philosophe des sciences qui s’est particulièrement intéressé aux théories physiques, remarque un ton religieux, une ignorance et des méthodes autoritaires qu’il compare, mais de façon désavantageuse, avec le Malleus Maleficarum, le manuel de lutte contre la sorcellerie publié par l’Église catholique en 1484. Dans ce manuel, dit-il, l’explication de la sorcellerie est pluraliste, incluant même de possibles étiologies matérialistes (bien que l’explication démonologique ait prévalu habituellement). Feyerabend opine : « Les auteurs du Malleus Maleficarum connaissent le sujet, connaissent leurs opposants, ils donnent une description correcte des positions de leurs opposants, ils présentent une argumentation contre ces positions et utilisent les meilleures connaissances du temps dans leurs arguments ». Le manifeste des 186 scientifiques contre l’astrologie ne présente pas ces qualités, d’après Feyerabend, mais ressemble de façon littérale à la bulle du pape Innocent VIII présentée en introduction du manuel de 1484.
Toutefois, cette objection ne vise pas à essayer de défendre l’astrologie. Feyerabend écrit :
« L’astrologie moderne possède de nombreuses caractéristiques identiques à celles de l’astronomie médiévale à ses débuts ; elle en a hérité des notions intéressantes et profondes mais les a déformées et remplacées par des caricatures mieux adaptées à la compréhension limitée de ses praticiens. Ces caricatures n’ont pas la recherche pour objectif ; il n’existe aucune tentative pour s’aventurer dans des domaines nouveaux ni pour améliorer notre connaissance des influences extraterrestres ; celles-ci servent simplement de réservoir à des règles naïves et à des formules ajustées pour impressionner les ignorants ».
Feyerabend ajoute que la science est à même d’évaluer combien l’influence de l’activité solaire est précise, notamment dans son action sur le potentiel électrique des arbres ; qu’il est plausible que cette activité influe sur le comportement des molécules d’eau ; que la biologie présente des exemples de sensibilité extrêmement fine aux variations de l’environnement.
Alain Gillot-Pétré
Dans son ouvrage Les Charlatans du Ciel, Alain Gillot-Pétré dresse les critiques suivantes : les astrologues reconnaissent eux-mêmes qu’il n’y a pas d’influences astrales et que les planètes n’ont qu’un rôle symbolique ; les astrologues admettent eux-mêmes que tout n’est pas écrit, et donc, selon lui, toute l’astrologie « tombe à l’eau » ; enfin et surtout, la théorie astrologique prend des faux-fuyants, et elle en devient tellement complexe que l’accepter telle quelle relève de « la paresse intellectuelle ». Par exemple, le printemps y est censé commencer avec le Bélier, chaud et sec, et régi par le dieu de la guerre Mars (violent) alors que, aux dires de Ptolémée, « le printemps est humide, ce qui l’apparente au début de toute vie animale, doux et tendre ».
Les astronomes
Aucun astronome professionnel contemporain ne défend l’astrologie, et la plupart ne l’évoquent même simplement pas. Cependant, deux d’entre eux, Daniel Kunth et Philippe Zarka, chercheurs au CNRS, ont publié un livre-enquête sur l’astrologie étudiée d’un point de vue scientifique. Leur conclusion est que « il y a beaucoup de contradictions chez les astrologues, et ils ne connaissent pas la réalité physique de l’Univers. Les astrologues semblent pourtant très savants ! Oui ! ils établissent des relations entre les signes et les constellations, ils parlent de maisons, ils font des calculs complexes… Il y a une technique derrière, mais une technique ne fonde pas une science ».
De fait, l’astrologie ne prend pas en compte les connaissances récentes en astronomie, et se fonde sur un système symbolique obsolète autant du point de vue épistémique qu’astronomique, le ciel ayant beaucoup changé depuis 4 000 ans, mais pas l’astrologie.
Expérimentations
De nombreux protocoles d’expérimentation ont été proposés aux astrologues depuis les années 1970, et de nombreux chercheurs du début du siècle se sont attelés à une étude statistique de l’astrologie. Les expérimentations menées dans ce domaine sont cependant limitées par l’absence d’une définition précise de l’effet recherché, et les difficultés de sa caractérisation éventuelle.
Confrontation avec un échantillon témoin
Certains astrologues annoncent qu’ils peuvent prévoir, notamment, des événements très précis et facilement vérifiables. En ce sens, des protocoles de tests permettant de les mettre à l’épreuve sont aisés à mettre en place. Ces protocoles comparent les prévisions des astrologues sur des sujets précis à des prévisions aléatoires émises par des sceptiques ou des ordinateurs. Les prévisions des astrologues sont alors validées si elles sont de meilleure qualité que les prévisions aléatoires. On peut citer le test sur vingt-deux prévisions de l’an 2000 entre Élizabeth Teissier (qui estime son niveau de réussite à 80 %, voire 90 %), un sceptique et un ordinateur. Résultat : ordinateur huit réussites, Élizabeth Teissier et sceptique sept réussites. De nombreuses expériences de ce type ont eu lieu.
Le cercle zététique de l’université de Nice a créé le Défi zététique international. L’intérêt de ce dernier test est qu’en échange d’un test gratuit, l’astrologue reçoit 200 000 euros en cas de succès. Comme le risque financier est nul pour un gain potentiel énorme, on peut estimer que les astrologues ne se présentant pas à ces tests ne croient pas à leur don. Après quelques années de fonctionnement, très peu d’astrologues ont concouru, le test fut arrêté faute de participants. Toutes disciplines confondues, il y a eu 250 tests et aucun réussi.
Un autre test réalisé sur cent personnes a montré que les astrologues avaient exactement le même taux de succès qu’un système aléatoire.
L’expérience de Shawn Carlson
Pendant ses études universitaires, Shawn Carlson a effectué ce qui est largement considéré comme le test le plus complet des capacités des astrologues pour extraire des informations sur leurs clients à partir de la position apparente d’objets célestes (lieu et moment de la naissance de ces clients). En effet, toutes les précautions avaient été prises pour que les astrologues ne fassent pas le reproche aux scientifiques d’appliquer une méthodologie de parti-pris : collaboration avec des experts en astrologie, prise en compte des exigences de ces derniers, accord donné par eux sur la totalité du protocole de test.
L’expérience de Shawn Carlson impliquait 28 astrologues qui étaient tenus en haute estime par leurs pairs. Ces astrologues avaient préalablement admis que le test portait sur la véracité de l’astrologie des thèmes de naissance. Les astrologues participants ont été nommés par le conseil national pour la recherche géocosmique (NCGR) agissant en tant que conseiller astrologique pour garantir que le test n’était pas biaisé. Le NCGR a choisi 26 des 28 astrologues, les deux autres étant des astrologues intéressés qui ont été approuvés par le NCGR après avoir entendu parler de l’expérience. Les astrologues venaient d’Europe et des États-Unis.
On a constitué un groupe de cent volontaires que l’astrologie indifférait, pour lesquels on a établi le profil psychologique selon le CPI (California Psychological Inventory), un test de personnalité standard et bien accepté, que les astrologues eux-mêmes ont identifié comme étant l’instrument scientifique le mieux adapté au type d’informations qu’ils croyaient obtenir de leur pratique astrologique. Il s’agissait pour les astrologues d’attribuer sans se tromper le thème astrologique natal des volontaires, établi par ordinateur, et interprété par les astrologues, au profil psychologique, à choisir parmi trois (celui du sujet plus deux autres tirés au sort parmi ceux des autres sujets), de ces volontaires objectivé par le CPI.
Les astrologues sont convenus que le protocole expérimental fournissait un « test équitable ». Pour évaluer les prétentions des astrologues, il fallait en effet définir le protocole expérimental avant l’expérience et s’y tenir. Pour éviter tout biais possible de la part du scientifique effectuant l’étude ou des astrologues participants, l’expérience a été réalisée en double aveugle.
Les résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue Nature le 5 décembre 1985. L’étude a révélé que les astrologues n’étaient pas en mesure d’attribuer mieux que le hasard (ils obtenaient un tiers de réussite, soit comme le hasard) les thèmes astraux aux tests de personnalité correspondants. De plus, les astrologues n’étaient pas plus susceptibles d’avoir raison au moment même où ils avaient une grande confiance dans le fait qu’ils avaient fait une attribution correcte. Carlson a conclu que le résultat « réfute clairement l’hypothèse » de l’astrologie natale.
Approche statistique
En 1993, paraît dans Les Cahiers conditionnalistes, une étude statistique non scientifique qui vise à démontrer une corrélation entre les aspects Mercure-Saturne et les qualités de joueur d’échecs.
Question des succès prédictifs
Plusieurs éléments cités aux points précédents (confrontation à un échantillon témoin et approche statistique) apportent une explication objective à l’existence de nombreux succès prédictifs de la part des astrologues.
Par ailleurs, certains succès prédictifs s’expliquent par la probabilité objective de l’occurrence d’un évènement.
Les bilans prédictifs des astrologues (récapitulation des prédictions justes, au terme d’une série de séances ou d’une année) ne présentent généralement que les « succès » prédictifs, occultant les erreurs. Si l’on suppose la précision égale des prédictions, cette comparaison s’avèrerait pourtant intéressante.
Il a été démontré par Henri Broch que la variabilité des résultats présentés par des sujets réputés doués correspond précisément aux résultats de prédictions « aléatoires ». Cette démonstration, très facilement reproductible, est consultable dans l’ouvrage Devenez sorciers, devenez savants.
Le medium Bertrand Méheust, dans son ouvrage 100 mots pour comprendre la Voyance, critique les méthodes zététiciennes, en particulier celles qui sont pratiquées dans l’ouvrage Devenez sorciers, devenez savants, et estime que, dans leur livre, Henri Broch et Georges Charpak citent principalement des expériences spontanées de la vie courante, facilement discréditables, et ignorent l’existence de chaires universitaires de parapsychologies (et donc de travaux parapsychologiques de niveau universitaire) dans beaucoup de pays développés (mais pas en France, cependant) :
« Les auteurs ne se proposent pas d’examiner les travaux de la métapsychique, ce qui aurait été une entreprise constructive. Ils se proposent plutôt de ruiner, dans l’esprit du lecteur non averti, l’idée même qu’une telle entreprise eût pu avoir l’intérêt le plus ténu, en se gardant de lui présenter les éléments qui lui permettraient d’utiliser son jugement. En traitant le sujet sur un ton léger, ils font passer le message qu’il est sans consistance. […] Les exemples sont toujours pris dans le répertoire non-épuré de la vie quotidienne ; ils ne mettent jamais en scène des parapsychologues au travail dans des situations construites, mais des observateurs naïfs en train de se divertir dans un salon à la fin d’une repas (p. 48). Après avoir ainsi campé l’adversaire, il leur est aisé de dénoncer l’appel universel à l’« expérience personnelle », et l’illusion qu’elle puisse constituer une preuve (p. 38). En bref, ils se comportent comme des experts qui pour accabler la compagnie des eaux, se débrouillent pour effectuer leurs prélèvements en amont de l’usine d’épuration, au lieu de le faire en aval. Tout est l’avenant dans « Devenez sorcier, devenez savant ». Une telle manière de faire relève plus de l’idéologie que de la science. »
Les banquets d’ordre approchent :Les agapes ne sont-elles pas l’occasion de renouer avec la tradition : chanter à la fin des repas ?
Aux chansons de table traditionnelles, les Bouffons d’Hilarion rajoutent les leurs, d’inspiration maçonnique, parodies de chansons connues, satires plus ou moins piquantes de nos « travers » maçonniques.
Pour les consulter, pour les chanter, pour les plagier à votre tour, il suffit de cliquer sur l’image ci-contre et d’accéder au site d’Hilarion.
Proposition aux loges :
Si vous souhaitez agrémenter vos agapes, vos fêtes familiales, vous pouvez faire appel à la troupe des bouffons d’Hilarion. (tous maçons ou maçonnes !)
Il s’en trouvera certainement quelques-uns disponibles pour venir vous jouer quelques sketchs, vous faire chanter quelques chansons « maçonneuses »…
Anthologie morale de l’art sublime de gouverner les hommes
Yves Marek-Préface de François Baroin – Balland, 2022, 354 pages, 25€
Haut fonctionnaire, Yves Marek, élu membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, a été directeur de cabinet et conseiller de six ministres, de droite comme de gauche, et conseiller culturel du président du Sénat. Artisan de la renaissance du musée du Luxembourg, il a été aussi à la tête de la Fédération française des échecs et préside désormais le Centre National du patrimoine de la chanson française.
Yves Marek
Bien que non maçonnique, son remarquable ouvrage sur la sagesse ne peut qu’interpeller le cherchant. Car n’est-elle pas cette connaissance du vrai et du bien, fondée sur la raison et sur l’expérience et une juste connaissance des choses ? En religion, notamment dans la tradition judéo-chrétienne, la sagesse est omniscience, discernement parfait entre le bien et le mal, bonté infinie, sainteté, qui sont inhérents à la personne divine. D’ailleurs, le Livre de la Sagesse, écrit sapientiel composé à Alexandrie vers 50 av. J.-C., n’est-il pas attribué fictivement à Salomon, (Léon 1975).
Alors oui, la sagesse qu’elle soit grecque, religieuse, juive, chrétienne, musulmane, orientale, moderne et post-moderne ou encore populaire est un concept utilisé pour qualifier le comportement d’un individu, souvent conforme à une éthique, qui allie la conscience de soi et des autres, la tempérance, la prudence, la sincérité, le discernement et la justice s’appuyant sur un savoir raisonné.
Et dans le domaine de la philosophie, la sagesse représente un idéal de vie vers lequel tendent les philosophes, « amoureux de la sagesse », qui « pensent leur vie et vivent leur pensée », à travers le questionnement et la pratique de vertus. En rappelant que les philosophes grecs différenciaient la sagesse théorique (sophia) de la sagesse pratique (phronèsis). Mais la vraie sagesse serait la conjonction des deux !
Pour le maçon, la notion de sagesse s’inscrit dans ses travaux. Au cœur même ! Évoquée plusieurs fois, elle figure dans le Manuscrit Halliwell dit Regius (1390), poème rimé anonyme, considéré comme un de nos textes fondateurs : « Le métier de maçonnerie vit son commencement quand le clerc Euclide dans sa grande sagesse fonda le métier en pays d’Égypte ». Sagesse, Force et Beauté, triptyque maçonnique par excellence et par essence – la sagesse (pour inventer), la force (pour diriger), et la beauté (pour orner) – permet de construire son temple intérieur. L’astrologie chinoise précise même que « l’essence des traditions c’est l’union de la sagesse, de la force et de la beauté ».
François Baroin, en 2017
Préfacé par l’ancien ministre François Baroin – fils de Michel Baroin (OE), haut fonctionnaire, homme d’affaires, grand maître du Grand Orient de France en 1977-1978 –, ce dernier met en avant d’entrée que « Ce livre nous offre une plongée en profondeur dans trois mille ans de sagesse politique, parcourant toutes les grandes civilisations de l’Antiquité la plus lointaine jusqu’à nos jours. Il n’est pas seulement une anthologie et un recueil de pensées fulgurantes et des plus grands penseurs sur l’Art de gouverner, mais une anthologie raisonnée car il nous propose de ramener la politique à des figures éternelles des relations humaines : la promesse, la crainte, la confiance, le destin, le secret… »
Hasard ou non, les six chapitres – cf. la symbolique de ce nombre chez Allendy, dans l’Apocalypse, les contes de fées ou encore dans les interprétations de l’étoile ou de l’hexagone – ponctuent l’ouvrage nous conduisent, avec des titres de sous-chapitres si évocateurs, dans les méandres de la gouvernance des hommes et des affaires de l’État. Partons à la découverte de « Les autres » (Des bienfaits et des promesses mais.) ; « Humains trop humains » (Quelle immortalité) ; « Art politique » (Le secret des secrets, faire confiance, Mensonges) ; « L’exercice du pouvoir » (Des lois, Utiles Honneurs, Pratique religion, Encombrants ministres, Le pouvoir de nommer) ; « Penser la haute politique » (La puissance de l’opinion, L’arcane de la Force, Funestes Idées) ; « Mystères » (Rire divin, Éternel féminin, Fatalités intimes, le Génie, Les Force de l’Esprit).
Nous nous nourrirons, avec profit, des nombreuses citations, dont certaines de frères : Vauvenargues, Sénèque, Jean Rostand, Talleyrand, Montesquieu, Tacite, Cicéron, Machiavel, Céline, Michel Audiard, Mahomet, Louis XI, Rivarol, Oscar Wilde, Montherlant, Balzac, La Rochefoucauld, Sainte-Beuve, Homère, Sir Winston Churchill, Spinoza, Mark Twain, Bernanos. Tite-live, Paul Valéry. Maître Yoda (La Guerre des étoiles), Montaigne, De Gaulle, Bourguiba, Lao Tseu, Sun Tzu, Flaubert, Eschyle, Nietzche, etc.
Yves Marek expose, développe, décrypte une sagesse millénaire qui nous fait regarder l’art de gouverner, et les hommes qui sont aux manettes, avec un œil nouveau. S’appuyant sur des pensées politiques mais aussi sur des écrits de grands écrivains voire nous faisant entrer dans le champ littéraire de certains grands mystiques, ce livre, construit avec intelligence et fruit d’une grande expérience, pose un cadre intelligent de la vie de la cité, au sens noble du terme politique. Une véritable mise en lumière.
Daniel Hervouët
Pour un premier essai, cet ouvrage est un coup de maître qui réhabilite, dans l’esprit du lecteur, l’art de gouverner. Il est publié sous la direction éditoriale de l’ancien officier des forces spéciales et du renseignement, Daniel Hervouët, Contrôleur général des armées, professeur associé à l’université Paris 2 Panthéon-Assas et auteur de plusieurs livres gravitant tous autour des dimensions géopolitiques de notre époque ou du monde de l’espionnage.
Rappelons que Balland, maison d’éditions fondée à Paris en 1967, publie Vladimir Fédorovski, diplomate et écrivain russe d’origine ukrainienne aujourd’hui français, auteur emblématique s’il en est. Elle a été aussi récompensée, en 1983, par le prix Goncourt attribué à Les Égarés (Balland 1983, Points-Seuil 1984, Fayard, 2000) de Frédérick Tristan (1931-2022), de son nom d’état civil Jean-Paul Baron et qui, sous le pseudo Mary London, nous donna Un meurtre chez les Francs-Maçons (Éd. du Rocher, 1998).
Que Gouverner, c’est aimer, livre conduit selon les règles de la prudence, permette à chacun de croître et de grandir en sagesse. Sagesse qui préside à la construction de l’édifice, le nôtre, notre temple intérieur. Afin de vaincre nos passions.
Retour sur… Le 13e Salon Lyonnais du Livre Maçonnique
CCVA
Organisées par les Francs-Maçons, hommes et femmes appartenant à différentes Obédiences les 22 et 23 octobre derniers au Centre Culturel de la Vie Associative de Villeurbanne CCVA, les Rencontres Culturelles Maçonniques – 13eSalon Lyonnais du Livre Maçonnique connurent un franc succès !
Une interobedientielle qui comprend, au total, onze Grandes Loges
2022 avait pour thème « Francs-Maçons : recherche de sens ».
De ce 13e Salon Lyonnais du Livre Maçonnique qui connut une affluence record malgré une lutte contre les éléments – et en matière d’éléments le Maçon en sait quelque chose (beau temps tout le week-end, changement de lieu, changement de forme, etc.), retenons que ce dimanche 23 octobre – l’échange Maçons/non Maçons dénommé la ruche a rencontré » son public.
En effet, ces Rencontres orientées vers la recherche de sens, ont été un véritable lieu de partage.
Avec une mise en œuvre d’un moment privilégié et de partage. Une ruche intitulée : « Vos questions sont les nôtres, nos questions sont les vôtres. »
Le but étant d’enrichir les réflexions de tous. Et selon l’adage « 1+1=3 », cette session a reflété aussi tout l’intérêt de pratiquer sans modération la réflexion de à plusieurs intervenants, bien meilleure que la réflexion individuelle…
Samedi en fin de soirée après l’inauguration, à laquelle les autorités municipales avaient fait savoir combien elle était heureuse d’accueillir cette manifestation, et le cocktail, il nous a été donné d’assister, avec le spectacle du groupe TRIO OPSIS (chanteuse lyrique, saxophoniste, pianiste), à un beau moment de bonheur qui nous a fait traverser les époques en éveillant tous nos sens.
Le Temple de Jérusalem, en Lego
Mais revenons sur ces journées, à commencer par celle du samedi 22.
Une véritable gageure ! Passer des salons du Palais de Bondy, édifice monumental au cœur de Lyon et de son emblématique Salle Molière, décorée par le peintre Louis Bardey (1851-1915).
MLIS
Pari gagné. Tout Lyon, maçonnique ou non, se retrouvèrent face à la Maison du livre, de l’image et du son (MLIS), médiathèque conçue par l’architecte suisse Mario Botta, au Centre culturel et de la vie associative (CCVA) de Villeurbanne.
La clé du succès ? Une préparation hors pair menée de maître – citons les Frères Bernard Fieux et Christian Lallement –, une équipe soudée, mais aussi et surtout un programme d’enfer ! Et qui, comme chacun le sait, est pavé de bonnes intentions… Qui se transformèrent en tables rondes à thématiques plutôt liés à la pensée, à la spiritualité, au symbolisme, à l’initiatique et à l’opératif (bienfaisance active).
Selon un schéma familier aux Maçons, l’animateur, présentant généralement les trois intervenants et le sujet proposait à l’assistance, confortablement installée dans la très belle et grande de spectacle, de prendre la parole. Dialoguer aussi et avec une assemblée, pour partie, pas forcément au courant des pratiques, des us et coutumes de la Maçonnerie.
De la « Notre démarche symbolique et initiatique est-elle d’actualité ? » – la réponse étant oui –, à « La Franc-Maçonnerie, une solidarité en partage », en passant par « Qu’est-ce que la spiritualité maçonnique ? » ou encore « La Franc-maçonnerie une méthode pour questionner l’organisation des sociétés » et enfin « Justice et éthique maçonnique », toutes les tables rondes firent le plein. C’est en cela aussi que ce salon fut une grande réussite. Et pour un salon du livre maçonnique, cela fut de la belle ouvrage ! Rendez-vous est donc donné en 2023 !
L’expo sur les grandes figures de la Franc-Maçonnerie
Guiseppe Garibaldi, surnommé le Héros des Deux Mondes
Le carré des auteurs(es)
Initié à la Grande loge de France en 1927, Pierre Brossolette (1903-1944), journaliste, homme politique, résistant et Compagnon de la Libération. Ses cendres sont transférées au Panthéon, le 27 mai 2015. En Juin 2014, la Grande Loge décide de donner à son grand temple son nom.