Accueil Blog Page 680

« The Lost Symbol », Dan Brown bientôt sur M6 !

Meurtres, conspirations et menaces planétaires…

Dan Brown, en 2015

Les fans du Da Vinci Code en auront rien que pour leurs yeux !

Pour ce mois d’août M6 fait le pari du thriller. La chaîne diffuse, à compter du 13 août 2022, la série « The Lost Symbol », en français Le Symbole Perdu, une fiction adaptée d’un roman de l’américain Daniel Gerhard Brown, dit Dan Brown, auteur de plusieurs best-sellers appartenant au genre du thriller mâtiné d’ésotérisme, qui a vendu près de deux cents millions d’exemplaires de ses romans, disponible en avant-première sur Salto.

Si l’été à la télé est souvent synonyme de rediffusions, certaines chaînes misent toutefois sur des nouveautés. C’est notamment le cas de M6 qui diffuse, à partir du samedi 13 août 2022, la série inédite « The Lost Symbol ». Il s’agit de l’adaptation d’un roman à succès de Dan Brown que les abonnés de Salto ont pu découvrir en avant-première dès février dernier.

Des romans de Dan Brown avaient déjà fait l’objet d’une adaptation, mais pour le cinéma, jamais encore pour la télévision. Da Vinci Code, Anges et Démons et Inferno avaient été portés sur grand écran par Ron Howard, avec Tom Hanks.

En France, Le Symbole Perdu, roman paru en 2009, a été écoulé à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. Son adaptation télévisée en 10 épisodes est coproduite par Dan Brown et Ron Howard. Si Tom Hanks a prêté ses traits au personnage de Robert Langdon pour le cinéma, à la télé, ce personnage est incarné par Ashley Zukerman. Dans la série, il donne notamment la réplique à l’humoriste britannique Eddie Izzard, Beau Knapp (The Guilty sur Netflix) et Rick Gonzalez (Wild Dog dans Arrow).

La série a été annulée par la production après la première saison.

Synopsis : Les aventures de jeunesse de Robert Langdon (Ashley Zukerman), alors que son mentor est kidnappé et qu’il doit résoudre une série d’énigmes mortelles pour le retrouver. Avec la CIA, celui qui deviendra le célèbre symbologiste de Harvard, va mettre à jour une conspiration effrayante…

Logo de M6 depuis le 1er septembre 2020 

La bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=hVl1hr9-pLk

Source : Laura B., https://www.sortiraparis.com/

La chaîne M6

M6, abréviation de Métropole Télévision, est une chaîne de télévision généraliste nationale française commerciale privée qui émet depuis le 1er mars 1987. Après avoir été entre 2011 et 2017 la 3e chaîne la plus regardée de France2, depuis 2018, M6 est la 4e chaîne la plus regardée, derrière TF1 et les chaînes publiques France 2 et France 33. Elle est disponible sur la TNT (sauf en France d’outre-mer), le câble, le satellite, la télévision par xDSL et Internet. M6 est la chaîne principale du Groupe M6, qui possède d’autres chaînes parmi lesquelles figurent W9, 6ter, Paris Première, Téva, M6 Music, RFM TV, MCM, Tiji, Canal J et Gulli.

Retour sur les ouvrages traitant du Symbole perdu

Ma recension dans La Chaîne d’Union, en 2009.

Depuis quelques années, l’ésotérisme séduit un plus large public. C’est à la Franc-maçonnerie d’être sous les feux de la rampe. S’ouvrant ainsi aux profanes, les livres offre une meilleure pédagogie. Preuve à l’appui : 82 millions de Da Vinci Code vendus. Alors, quand sera-t-il du dernier opus de Dan Brown, « gentleman ésotérique » ?  Le Symbole perdu, dernier best-seller paru le 15 septembre dernier aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, en est déjà à six et trois millions d’exemplaires. En France, record absolu : 150 000 ventes le premier week-end.

Les 133 chapitres conduisent le lecteur, après la pyramide du Louvre et la Cité Vaticane, au sein des mystères anciens et ésotériques de la cité de Washington, bâtie selon des plans de l’Architecte, mais aussi grâce à une confrérie : la Franc-maçonnerie. Et pourtant, la trop célèbre Agence, la CIA, est omniprésente. Alors, une grande affaire d’espionnage ? Notre monde est-il en péril ? Qui sait ? Fascinante mise en scène, avec suspense, qui fait de Dan Brown le meilleur « page turner » du moment. Rythme si justement donné par l’alternance de petits chapitres, sautant d’une action à l’autre. Captivant.

Truffé de révélations, l’auteur procède à une enquête minutieuse. Jusqu’à la fin se joue une lutte, dans le secret d’une guerre impitoyable : celle de la connaissance du savoir.

Le lecteur comprend l’enjeu des aventures rocambolesques, des symboles (ceux du cabinet de réflexion, de l’alphabet maçonnique, des devises franc-maçonnes, de la Melencolia de Albrecht Dürer), des frères américains, du monde scientifique en général et de la noétique en particulier. Mais aussi du royaume de l’information et de la désinformation. L’agent du Mal, Mal’akh (le roi ?), joue avec la vie de l’Homme. Acteurs et lecteurs sont manipulés.

Cette plongée dans le monde du symbole, ce monde qui vacille et peut basculer du mauvais côté de la balance, est une affaire de pouvoirs. Le vainqueur sera instrument de guerre ou de paix.

C’est l’opportunité de découvrir une maçonnerie américaine affichant publiquement sa Bienfaisance active, avec les Shriners.

Découvrons ce que nous sommes préparés à découvrir, et  soyons comme des enfants. Cherchons à comprendre. Des réponses nombreuses et instructives donnent accès à un autre domaine, une autre dimension où tous les mystères de la nature se dévoilent à nos yeux.

Version britannique

Prenant les libertés du romancier, Dan Brown nous dépeint une maçonnerie américaine peu ou mal connue des maçons du Vieux Continent.

Pour pénétrer ce monde, Alain Bauer, expert en criminologie, ancien Grand Maître du Grand Orient et Roger Dachez, historien de la Franc-maçonnerie, nous livrent leurs enquêtes très documentées. Cet écrit, en trois parties, nous guide et est aussi haletant que le roman.

La première partie éclaire les thèmes du Symbole perdu.

La seconde présente les grands personnages maçons dont Benjamin Franklin, père de la Déclaration d’Indépendance et George Washington, premier Président. Querelle des anciens et des modernes, révolution, la lutte pour l’indépendance des Amériques et visite guidée de la ville nous sont dévoilés. La dernière partie situe les sources authentiques de l’Art Royal aux XVIIIe siècle.

Cette fabuleuse aventure fait l’objet d’un autre décryptage : celui de Eric Giacometti, journaliste et Jacques Ravenne, maître maçon. En neuf chapitres, nombre sacré s’il en est, ils démasquent préjugés et légendes, nous révèlent d’étonnants mystères et nous offrent un passionnant voyage dans les arcanes de la franc-maçonnerie américaine.

Version US

Cette exploration passionnante devient un outil primordial d’apprentissage qui laisse peu de questions sans réponses.  Une mise en lumière des mystères : de la géométrie sacrée aux rites légendaires en passant par l’obligation morale de ses membres, ses codes et autres sociétés secrètes.

Les deux ouvrages s’accompagnent de dates clés, glossaire maçonnique, bibliographie et s’agrémentent d’illustrations dont la fabuleuse Main des Mystères ou main des philosophes.

Des lectures indispensables : enquête dans l’enquête aussi enivrante que le roman. Avec rigueur, passion et intelligence, ces deux essais sont complémentaires et nous apportent érudition et plaisir de lire. « Bon sang ne saurait mentir » : pour mieux appréhender les subtilités et allusions du thriller, lisez ces livres.

Si moralité il y avait, tels les contes d’antan, nous pourrions notre regard vers la Lumière et se fixer des enjeux de construction en éveillant les esprits, en faisant comprendre à l’humain combien est beau et digne notre engagement : celui de rendre l’homme et le monde meilleur.

Le Symbole perdu, Dan Brown – JC Lattès, 2009, 597 pages, 22,90€

Le Symbole Perdu décodé, Alain Bauer & Roger Dachez – Éditions Véga, 2009, 244 pages, 16 €

Le Symbole retrouvé – Dan Brown et le Mystère Maçonnique, Giacometti & Ravenne – Fleuve Noir, 2009, 288 pages, 15,90€ – poche, 2011, 336 pages, 7,70 €

Version poche

Le symbole perdu décrypté – Le guide indispensable pour comprendre les faits derrière la fiction, Simon Cox – Traduction Pascal Loubet – Michel Laffon, 2009, 283 pages, 15,16 €

Francs-Maçons pour la Démocratie – 9ème Lettre au Peuple Brésilien

De notre confrère brésilien jornalistaslivres.org

Liberté, égalité et fraternité

Quand on parle de nationalité, de constitution, de liberté et de droits, la mémoire de Barbosa Lima Sobrinho est une référence obligée. Journaliste qui a présidé l’Association brésilienne de la presse pendant des décennies, il a apporté à son travail les connaissances juridiques acquises à la Faculté de droit de Recife et dans la pratique en tant qu’avocat et procureur. Cet immortel Brésilien a déclaré : « au Brésil, il n’y a que deux partis : Tiradentes et Joaquim Silvério dos Reis ». En d’autres termes : vous êtes pour ou contre les intérêts nationaux. Jamais cette situation n’a été aussi claire qu’aujourd’hui.

Il faudra encore longtemps pour comprendre comment, avec tant de soutien, s’est formé un amalgame de reddition, d’atteinte à la souveraineté nationale, de corruption, de préjugés, d’autoritarisme, de crime organisé, de faux moralisme, de discrimination sociale, raciale et religieuse.

L’avidité internationale pour les richesses brésiliennes, les campagnes de la presse putschiste, à la solde d’intérêts indicibles, les préjugés enracinés dans un peuple qui a accepté l’esclavage jusqu’à il y a cinq générations, peuvent expliquer en partie le phénomène, mais pas entièrement. 

La soumission aux puissances étrangères, en particulier aux États-Unis, est inconditionnelle. Lorsque Bolsonaro, alors candidat, se laisse filmer, saluant le drapeau américain, au milieu d’un chœur de « États-Unis », il ne fait pas que jouer la scène. 

Nos richesses naturelles et nos entreprises publiques sont livrées à bas prix. Petrobras est détruit par une politique de valeurs suicidaires, qui fait fonctionner notre parc de raffinage avec une oisiveté de 30%, se référant à ce qui est importé de l’étranger, brûlant des devises, générant de la dette extérieure, de la dépendance économique, du chômage et de l’inflation.

L’éducation et la culture sont les cibles permanentes de ceux qui ont pris le pouvoir. Il y a des preuves de haine pour la science et la connaissance, en général.

Les coupures dans la distribution gratuite de médicaments essentiels à usage continu ont laissé plus de 30 millions de patients diabétiques, transplantés et cancéreux abandonnés au bord de la mort.

Plus rien ne nous surprend. Les grands chefs entretiennent de faux liens avec des bandits et des gangsters. Il y a des miliciens qui ont déjà reçu des éloges et des titres accordés par des corps législatifs, auxquels plusieurs d’entre eux participent et d’autres qui y sont élus par des organisations criminelles. 

Il est plus que temps de choisir de quel côté vous serez : la civilisation, la patrie et le peuple brésilien OU les intérêts internationaux, la barbarie et le crime organisé. Il n’y a pas de troisième voie.

Encore difficilement, on comprend que certaines personnes soient sensibles aux fausses nouvelles, manipulées à pleines mains, aux financements louches et provenant de groupes financiers nationaux et internationaux. Cette prise de position, ignorant l’amélioration de la vie que connaît le peuple brésilien, touche probablement une partie moins éclairée de la population. A cette strate se sont ajoutés les bandits liés aux organisations criminelles, qui contrôlent aujourd’hui une bonne partie du territoire des grandes villes, au détriment de la barbarie, avec la couverture explicite du président de la République et de ses sbires. Ces pourcentages, cependant, ne correspondraient pas à l’acceptation de trente pour cent que les sondages montrent toujours des partisans d’un gouvernement qui détruit visiblement l’économie brésilienne, en difficulté avec le crime organisé.

La différence entre le pourcentage de votes obtenus par ce gang, lors de l’élection de 2018 et celle en cours, correspond aux nombreux qui ont déjà vérifié l’erreur, qui, soit dit en passant, peut se produire dans une démocratie, en particulier dans les couches les plus sujettes à la désinformation. 

L’important contingent ne s’explique que par le fanatisme religieux de certaines sectes et aussi par ceux qui ne veulent renoncer à aucun privilège, même minime. La première, parce que le lavage spirituel subi dans leurs temples les a privés de la capacité de raisonner. A tel point qu’ils arrivent à prélever une fraction importante de leur salaire, qui manque aux besoins de base de la famille, afin que leurs « chefs » maintiennent la vie des nababs. Les autres, qui diffusent et financent les fake news et assument leur négationnisme forcené, influençant les analphabètes, correspondent à des sans caractère, qui se gênent de voir leurs enfants étudier dans les mêmes écoles que le fils de bonne, de voir les plus pauvres faire trois repas par an. jour, sans avoir à manger des pattes et des os de poulet, pour les voir voyager et consommer comme les êtres humains qu’ils sont. 

Pour nous, francs-maçons, il n’y a aucun moyen d’accepter que certains que nous devrions appeler des frères approuvent et même collaborent avec ce qui se passe, ternissant l’image de la franc-maçonnerie, construite au fil du temps, avec beaucoup d’efforts, de dévouement et de sacrifice de leur propre vie. , comme cela s’est produit avec Frère Caneca. 

Par conséquent, plusieurs groupes de francs-maçons, engagés dans la défense du Brésil et des droits fondamentaux, ont créé le Mouvement franc-maçon pour la démocratie, formant désormais un front national vigoureux avec les francs-maçons de la Fraternité progressiste.

Nous ne parlons pas au nom d’un atelier ou d’un pouvoir maçonnique, mais, avec une conviction absolue, au nom des principes que nous avons juré de défendre.

Ce qui nous guide, c’est une foi inébranlable en l’Humanité, en la Patrie brésilienne et en la Déclaration universelle des droits de l’homme, rédigée en 1789 par nos frères et reconnue comme résolution de l’ONU à l’Assemblée générale des Nations Unies, à Paris, le 10 décembre 1948. Notre devise est : Liberté, Égalité et Fraternité.

Notre objectif est de voir le Brésil retrouver les chemins de la Paix et de la coexistence fraternelle entre tous. Cette ligne directrice, cependant, ne signifie pas tolérer la pratique de crimes ou d’actes qui menacent la nation brésilienne, à laquelle nous appartenons et que nous aimons tous.

« Nous ne vivons pas avec des corrompus ou des conspirateurs ! – écrit dans une note conjointe la Confédération de la franc-maçonnerie symbolique du Brésil (CMSB) et la Confédération maçonnique du Brésil (COMAB) en mars 2020, à laquelle nous souscrivons. Maintenant, nous ajoutons : nous ne tolérons pas les crimes, les coups d’État et les dictatures.

Nous combattrons, maintenant et toujours, sans trêve, avec tous les moyens légaux dont nous disposons et les forces dont nous disposons, les actions criminelles perpétrées par les ennemis de la Patrie et de la Démocratie. 

Nous exhortons tout le monde à signer la Lettre aux Brésiliens pour la défense de l’État démocratique de droit, préparée par l’USP et à se joindre à ceux qui ont des objectifs similaires aux nôtres, dans une posture hautaine et proactive, dans la mesure du possible, en marquant la présence physique dans le soi-disant actes de forces progressistes et démocratiques de renommée avérée. 

Adresse électronique pour les abonnements : www.estadodedireitosempre.com

Les Francs-Maçons signent la IX Lettre des Francs-Maçons pour la Démocratie, par ordre alphabétique : Álvaro Peixoto, Amir Mustafa Saleh, André Cantuária, Antônio Silva Filho, Antônio Teixeira, Arthur Aveline, Cristiano Galvão (Père), Daniel Lopes, David Carneiro mi, Dener Fabrício , Diógenes Neto, Dulce Inês Insfran, Edivaldo Amorim Farias, Edson Rangel, Emanuel Cancella, Everaldo Costa, Fábio Farias, Fernando Silva Ayres, Flávio Whatson, Flauzino Antunes, Francinaldo Fontenele, Francisco Soriano, George Torres, Gilberto Palmares, Gilson Gomes, Glauco Eymard, Guaraci Corrêa Porto, Igor Santa Cruz, João Custódio, João Pedro Saboia, José Amaral de Brito, Juca Ribeiro, Lamartine Veiga, Marcelo Lima, Marco Antônio Silva, Maribondo Vinagre, Moroni Vasconcellos, Neemias Freire, Paulo Ramos, Paulo Vicente da Silva, Rafael Baioto, Renato Lopes, Rodrigo Medina Zagni,Sebastião Calvet, Sérgio Abad, Sérgio Baroni, Sérgio Soeiro, Sydney Castro, Vinícius Branco, Unandir Júnior, Vinícius Branco, Wagner Roque et Washington Machado.

Les Cahiers de l’Alliance N°12

Revue d’études & recherche maçonniques

Du travail à l’œuvre quand la création donne sens

Éditions Numérilivre, N° 12, juin 2022, 120 pages, 18 €

Pour les Sœurs et les Frères qui ne connaissent pas encore la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF), dénommée aussi L’Alliance, nous vous invitons à surfer sur leur site https://www.gl-amf.fr/ à leur découverte. Une Obédience qui fêtera à l’automne ses dix ans – en vérité fondée le 28 avril 2012. Elle s’inscrit dans la famille de la Franc-Maçonnerie de tradition spirituelle et initiatique dont elle partage les fondements et les valeurs.

L’Alliance est membre du Pôle Tradition où trois autres Grandes Loges sont représentatives de cette famille, à savoir : la Grande Loge de France (GLDF), la Grande Loge Féminine de France (GLFF) et la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO).

La thématique de ce nouveau cahier est « Du travail à l’œuvre quand la création donne sens ». Présentation de l’éditeur :

Le travail est au centre de l’expérience maçonnique. Le parcours initiatique ne peut s’approfondir dans cette référence et cette obligation qui ont trouvé son expression première dans l’exercice d’une fraternité active. Tout commence par la main dans l’outil et le prolongement comme la gestuelle qui l’accompagne.

Le langage des outils et l’expression du métier dans l’élaboration du chef-d’œuvre. Leur symbolique revêt la dimension spirituelle dans laquelle la glorification du métier s’associe à la recherche de la perfection comme l’illustre parfaitement Irène Mainguy dans sa contribution . Au regard de son approche sociale , le travail maçonnique s’est imaginé comme un idéal collectif d’harmonie à partir du métier de la construction . Il est aussi à la base d’un projet moral de dépassement de soi, il est libération. Dans ce cadre où l’initié est appelé à devenir créateur et artiste , le travail du maçon s’accomplit dans le retour au sens de la création.

Selon que l’ouvrier sur le chantier considère qu’il est train de tailler des pierres ou de construire une cathédrale ,il ne (le) vit pas de la même manière. De nature communautaire, le travail comprend la notion de partage et entraîne le devoir de transmission, car sinon tout ce qui n’est pas transmis est perdu, que ce soit le savoir, le savoir-faire ou la parole.

La table des matières :

Avant-propos : Se mettre à l’œuvre par Fred PICAVET, Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française

« Maçons de tous les pays, unissez-vous ! » Par François-Xavier TASSEL

L’artiste et l’initié : Une « Fantaisie écossaise » par Francis BARDOT

Enseignant et initié : La récolte de la rosée ou le travail comme éveil par Gaston-Paul EFFA

Médecin et initié : Le travail comme dévouement par Jacques di COSTANZO

Cadres et initiés : En dehors du Temple, le travail au XXIe siècle

Paroles de Maçons : La glorification du métier, une utopie de notre temps ? Par Irène MAINGUY

Post-scriptum : Méditation sur le travail et l’œuvre par Jean DUMONTEIL, directeur de la rédaction

Sélection bibliographique

Gaston-Paul Effa par Claude Truong-Ngoc, 2015

Rappelons que le contributeur régulier aux Cahiers Gaston-Paul Effa, écrivain français d’origine camerounaise et professeur de philosophie a reçu le prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France, catégorie « symbolisme », 2016, pour Le Dieu perdu dans l’herbe (Presses du Châtelet, 2015).

Si en philosophie, la notion d’homo faber fait référence à l’Homme en tant qu’être susceptible de fabriquer des outils, n’est-ce pas justement pour se mettre à l’œuvre ? Travail à l’œuvre ou œuvre du travail ? Le Maçon ne s’arrête jamais !

Un tableau de Benjamin Franklin de 1778

Notre Frère Benjamin Franklin – initié en 1730 ou 1731 à St. John’s Lodge, à l’Orient de Philadelphie – avait également énoncé que « L’homme est un animal fabricateur d’outils » (toolmaking animal).

De plus, donner du sens – simplement à sa vie mais aussi à sa vie maçonnique –, c’est également être capable de changer sa vision des choses, de prendre du recul, d’adopter un angle de vision inhabituel, d’ouvrir son esprit – aux autres, à l’Autre. Mais qu’est-ce au juste que de donner du sens au travail ? Pour que le travail ait un sens, il doit procurer de la satisfaction à la personne qui l’effectue, correspondre à ses intérêts, faire appel à ses compétences, stimuler le développement de son potentiel et lui permettre d’atteindre ses objectifs. En somme, c’être heureux en faisant œuvre de création. Faire aussi le bien, sans doute.

Abonnement un an, 3 numéros 48 € – À commander sur www.eosphoros.fr ou www.numerilivre.fr

Rappelons que le rédacteur en chef est Jean-Claude Tribout.

Eosphoros (6-8 Rue Gesnouin, 92110 Clichy) est la Boutique maçonnique de L’Alliance.

La signification d’Eosphoros

Εωσφορος (Eosforos) signifie Lucifer, nom latin qui put traduire par signifiant « porteur de lumière », composé de « lux (lumière) » et « ferre (porter) ». Lucifer, pour les Romains, personnifiait l’« astre du matin » (Vénus). Précédant le soleil, il annonçait la venue de la lumière de l’aurore. Les chrétiens ont donné successivement trois sens au mot lucifer puis Lucifer :

Evelyn de Morgan – Phosphorus and Hesperus, (1881)
  • le premier, adjectif, issu du sens latin « qui porte la lumière », a été utilisé par certains chrétiens avec le sens figuré de « qui porte la vérité » ;
  • le second, nom commun, issu du sens « étoile du matin », a été utilisé dans la Vulgate pour traduire l’expression « astre brillant » du livre d’Isaïe, entre autres ;
  • le troisième, nom propre, sous la forme définitive de Lucifer, est devenu le nom d’un ange déchu pour s’être rebellé contre Dieu. Certains l’ont rapidement diabolisé et assimilé à Satan. Cette figure, définitive, sera développée jusqu’à nos jours dans les religions chrétiennes et les arts.

Sans doute, nous faudrait-il aussi relire l’Odyssée d’Homère et dans la Théogonie d’Hésiode…

Cette revue de grande qualité est proposée au format carré 21×21, un atout. À la fois élégant et pratique.Le format d’un livre dit « à l’italienne », moins utilisé dans le monde de l’édition, est normalement plus large que haut, à l’inverse du format à la française. Néanmoins, les formats carrés sont également considérés comme faisant partie des formats « à l’italienne ». Il reste adapté aux livres qui peuvent mettre en valeur le travail des artistes photographes, associé à de grandes et belles images et des textes explicatifs très lisibles.

Regard sur… « Le développement personnel »

Le développement personnel est un ensemble hétéroclite de pratiques, appartenant à divers courants de pensées et qui ont pour objectif l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l’amélioration de la qualité de vie, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves.

Le développement personnel n’est toutefois pas une sorte de psychothérapie. En effet, la psychologie et la philosophie, et souvent la diététique et la pratique du sport, fondent généralement les pratiques des acteurs du développement personnel moderne ; d’autres y rattachent également des notions religieuses ou relevant de l’ésotérisme.

Mens sana in corpore sano (Un esprit sain dans un corps sain)

Les bases de la psychologie du développement personnel sont d’abandonner toutes les idées négatives et de les reformuler en pensées positives, c’est une ontologie optimiste et simplificatrice qui est associée au volontarisme.

La notion de « développement personnel » recouvre plusieurs domaines, selon qu’elle est utilisée par des formateurs en management ou en vente, des promoteurs de philosophies New Age*, certains courants du coaching, des éducateurs et spécialistes du travail, voire par certains thérapeutes.

Ainsi, pour la revue Sciences humaines, « les techniques de développement personnel visent à la transformation de soi : soit pour se défaire de certains aspects pathologiques (phobie, anxiété, déprime, timidité), soit pour améliorer ses performances (mieux communiquer, gérer son temps, s’affirmer) ».

Ses origines historiques

  • Le développement personnel trouve ses origines en France dans les mouvements socialistes et hygiénistes.
  • En Allemagne dans le mouvement Wandervogel.
  • Aux Etats-Unis dans une tradition protestante qu’on peut faire remonter au  siècle à Benjamin Franklin avec ses livres de recettes pragmatiques pour réussir dans la vie.

Certains grands principes

Émile Coué (1857-1926), pharmacien et psychothérapeute belge établi à Nancy, a écrit en 1926 Maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente.

Il engage à répéter 20 fois de suite et trois fois par jour cette formule : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. » Il a résumé en quelques principes sa technique, appelée par la suite « méthode Coué », qui consiste à atteindre à un équilibre de l’organisme et du psychisme grâce à l’autosuggestion :

  • Quand la volonté et l’imagination sont en lutte c’est toujours l’imagination qui l’emporte sans aucune exception (loi de l’effort inverse).
  • Dans le conflit entre la volonté et l’imagination, la force de l’imagination est en raison directe du carré de la volonté.
  • Quand la volonté et l’imagination sont d’accord, l’une ne s’ajoute pas à l’autre, mais l’une se multiplie par l’autre.
  • L’imagination peut être conduite par l’autosuggestion consciente.

Psychologie humaniste

La psychologie humaniste est représentée par Abraham Maslow et Carl Rogers. Abraham Maslow, dès 1943, s’est intéressé aux besoins de l’homme, dont le plus élevé, selon sa théorie, est le désir de réalisation de soi (en anglais, self-actualisation).

pyramide de Maslow

« Ce qu’un homme peut être, il doit l’être. On peut appeler ce besoin auto-actualisation. What a man can be, he must be. This need we may call self-actualization », dit Maslow.

Abraham MASLOW est le premier à avoir introduit le développement personnel dans la sphère professionnelle. Il a proposé une hiérarchie des besoins représentée sous forme de pyramide.

Au sommet de celle-ci, l’accomplissement de soi, défini comme le désir de devenir de plus en plus ce qu’on est et de devenir totalement ce qu’on est en mesure de devenir.

Programmation neurolinguistique : ou la PNL

La programmation neurolinguistique est une démarche pragmatique en psychologie appliquée élaborée au milieu des années 1970 par les Américains Richard Bandler et John Grinder.

Elle cherche à modéliser les « savoir-faire » (compétences) et les « savoir-être » (attitudes, convictions, valeurs, estime de soi) de gens de talents dans leur domaine pour les retransmettre à ceux qui en ont besoin.

Les interventions des PNListes ne sont pas toutes au même niveau. Certaines proposent l’acquisition de compétences personnelles (par exemple : gestion de conflit, synchronisation…) ou relationnelles (par exemple : stratégie de mémorisation, stratégie de réunion, prise de parole en public…) d’autres de « lever » les barrières dues à des croyances limitantes (par exemple : « je n’y arriverai pas », « c’est pas pour moi », « il n’y a pas d’espoir »…) et ayant un impact sur l’estime de soi.

La PNL vise à l’amélioration de l’autonomie, du respect mutuel, du dépassement de soi, de la tolérance, de la liberté de pensée, de la qualité relationnelle avec les proches.

Application du développement personnel dans la vie courante

En management

Le premier à avoir introduit le développement personnel dans la sphère professionnelle est Abraham Maslow (1908-1970). Il a proposé une hiérarchie des besoins représentée sous forme de pyramide, avec, au sommet, l’accomplissement de soi, défini comme le désir de devenir de plus en plus ce qu’on est et de devenir totalement ce qu’on est en mesure de devenir.

Maslow était persuadé que seulement une infime proportion des hommes atteignait ce seuil d’auto-accomplissement – il estima le chiffre à 1 %. Sa vision d’une hiérarchie des besoins a eu pour fâcheuse conséquence que le stade « supérieur » du développement personnel a été considéré comme réservé à ceux qui étaient en haut de la pyramide de l’organisation, tandis que les besoins de la masse d’employés semblaient ne pas dépasser le stade de la sécurité d’emploi et des bonnes conditions de travail.

Puis, alors que les organisations et les marchés du travail se globalisaient, la responsabilité de développement des personnes glisse progressivement de l’entreprise vers l’individu. Ainsi, en 1999, le penseur manager Peter Drucker constate dans le Harvard Business Review :

« Nous vivons un âge d’opportunités sans précédent : si vous avez l’ambition et l’intelligence, vous pouvez monter au sommet du métier que vous avez choisi quel que soit votre point de départ. Mais avec cette opportunité vient la responsabilité. Les entreprises, aujourd’hui, ne gèrent plus les carrières de leurs employés ; les travailleurs du savoir doivent effectivement devenir leur propre Pdg. C’est à vous de vous tailler une place, de savoir quand il est temps de changer de trajectoire, et de rester engagé et productif pendant une vie de travail qui dure une cinquantaine d’années. »

Les professeurs en management, Sumantra Ghoshal, de la London Business School, et Christopher Barlett, de la Harvard Business School, écrivent de leur côté, en 1997, que les entreprises doivent manager leurs employés individuellement et ainsi établir un nouveau contrat de travail.

  • D’un côté, l’entreprise doit admettre que le développement personnel crée de la valeur : « la performance du marché ne découle pas de la sagesse omnipotente des dirigeants mais de l’initiative, de la créativité et des compétences de tous les employés. »
  • D’autre part, les employés doivent reconnaître que leur travail inclut à part entière cette notion de développement personnel et ainsi « embrasse la force vive de l’apprentissage continu et du développement personnel. »

Vie personnelle

Méthodes « New Age » et dérives mystiques
Sur le plan thérapeutique ou spirituel, des méthodes classées sous l’étiquette « New Age » ont inspiré de nombreuses ramifications du mouvement du développement personnel. L’inspiration remonte aux années 1920 auprès de la théosophie (Helena Petrovna Blavatsky), puis à la récupération de cet héritage par des théoriciens en marge du mouvement hippie dans les années 1960-70, mais c’est surtout dans les années 1980 que l’auteur américaine Marilyn Ferguson les théorise dans La conspiration du Verseau ou Les enfants du Verseau, mêlant mystique chrétienne, astrologie, croyances populaires et mystique orientaliste.

Pour développer sa personnalité, les différentes incarnations du mouvement New Age ont livré au public, discrètement à travers des groupuscules puis à travers un marché rémunérateur du développement personnel grand public, une panoplie de techniques multiples parfois attribuées à l’« Orient » ou à diverses cultures occidentales pré-modernes, traitant du corps et/ou de l’esprit comme médiateur de la maîtrise de soi.

Économie

Le développement personnel est une activité économique qui se déploie selon deux axes : le service aux particuliers et le service aux institutions.

  • Le service aux particuliers recouvre la production de livres spécialisés, les séminaires de motivation, les programmes de formation en ligne, les ateliers, l’assistance individuelle, le coaching et des techniques comme le yoga, les arts martiaux, la méditation ou encore les programmes de fitness. Sans pouvoir mesurer ce marché complexe, il semble être en croissance.
  • Le marché du service aux institutions est ouvert à des dizaines de millions d’étudiants dans l’éducation supérieure et des centaines de millions d’employés dans les entreprises, sous la forme de tests psychologiques, de formations, de programmes de développement des salariés, de bilans de carrière et de compétences, d’auto-évaluations, de feedbacks, de coaching, de parrainage, de « mentoring ».

Quelques entreprises de conseil se sont spécialisées dans le développement personnel, mais les entreprises généralistes des ressources humaines, de recrutement et de stratégie organisationnelle sont récemment entrées dans ce marché florissant, sans oublier un grand nombre d’organismes plus modestes et de professionnels indépendants qui fournissent du conseil, de la formation et du coaching.

Avantages et inconvénients

Le développement personnel a plusieurs bienfaits. Il augmente la confiance en soi, il permet d’élargir son cercle social afin d’élargir les champs d’opportunités, il favorise la réalisation de soi, il permet de mieux se connaître, il augmente la productivité et la motivation, il donne du sens à la vie.
Selon Muriel Rojas Zamudio, psychanalyste trans-personnelle, « le développement personnel est une approche éducative de la personnalité, qui permet d’acquérir des compétences autoréflexives, communicatives et relationnelles transférables à la vie en société. ».

Selon Jean-Pascal Guillon, coach, les inconvénients du développement personnel sont le changement qui peut être trop radical ou trop rapide, l’impatience des résultats dû au changement, la déstabilisation personnelle, l’idéalisation du soi (trouver un équilibre en acceptant peut-être difficile), l’extrémisme (qui conduit à la procrastination), les dérives (sectes, mysticisme) et l’isolement (crainte de l’incompréhension, de la moquerie).
Malgré les nombreux avantages que peut présenter le développement personnel, des dangers peuvent apparaître lors de sa pratique.

* Le New Age, ou Nouvel Âge, est un courant spirituel occidental des XXe siècle et XXIe siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l’humanité. Ce mouvement est répandu aux États-Unis et dans les autres pays occidentaux. Dans son livre Les Enfants du Verseau (1980) qui théorisa le New Age, Marilyn Ferguson définit ce dernier comme « l’apparition d’un nouveau paradigme culturel, annonciateur d’une ère nouvelle dans laquelle l’humanité parviendra à réaliser une part importante de son potentiel, psychique et spirituel ».

De la Maçonnerie dans le foot anglais…

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi l’équipe de Premier League Manchester City Football Club joue en bleu ? Il y a peu d’informations provenant de sources officielles, et pourtant…

Manchester Masons

C’est aux Francs-maçons de sa gracieuse Majesté que nous devons cela. En effet, en 1894, le club en proie à une crise financière a été renfloué par les Francs-Maçons.

Blason du club

En contrepartie, ils ont demandé que l’équipe porte la couleur « Light blue », couleur des tabliers des grades symboliques de la Grande Loge Unie d’Angleterre !

Tabliers Apprenti, Compagnon, Maître Maçon

Charité, quand tu nous tiens !

De nos jours, la bienfaisance est toujours à l’ordre du jour.

Ces jours-ci, nous aidons toujours à mettre en place des organismes de bienfaisance locaux et de rire pendant que nous le faisons s’il vous plaît aimez notre page pour être tenu dans la boucle de qui nous aidons à venir.

UK, The Masonic Charitable Foundation : Who are we ? Sur YouTube

Dans notre courte vidéo, ils expliquent les questions essentielles concernant le Masonic Charitable Foundation (MCF). Qui sommes-nous ? Que faisons-nous ? Où sommes-nous basés ? Comment travaillons-nous ?

Source : Facebook Manchester Masons

Facebook Manchester Masons
De la chaine video de notre confrère Blog 357

Pour une science en toute conscience  

Les célèbres expériences de Milgram montrent la facilité à obtenir la soumission de l’humain à l’autorité. Restait à décortiquer le mécanisme précis à l’œuvre : c’est chose faite, et la science y joue un rôle. Nous, les maçons, apprenons à devenir conscients des dangers et y résister lorsque nécessaire. 

Nous avons tous été informés des expériences de Stanley Milgram à Yale en 1963. Un homme en blouse blanche donnait l’ordre à des bénévoles d’infliger des chocs électriques à d’autres personnes. Étonnement : ces bénévoles obéissaient « aveuglément » ! La majorité de ces participants à l’expérience acceptaient même d’aller jusqu’aux tensions électriques maximales ( 450 volts ).   Milgram en déduisit ce qu’il appelait « l’état agentique », dans lequel une personne se sent entièrement déchargée de ses responsabilités et obéit sans résistance. Comment se fait-il que notre sens moral se dissolve si rapidement et entièrement ? Serions-nous encore devant cette « banalité du mal » décrite par Hanna Arendt après le procès de Nuremberg ?

La question résonne particulièrement fort en nos esprits de francs-maçons, qui gardons nos valeurs plus présentes à l’esprit que quiconque . Enfin c’est ce que nous avons très envie de croire, n’est-il pas ?

Choquée par ces résultats, la communauté scientifique s’est beaucoup penchée sur ces résultats, et les expériences ont été moult fois reproduites, avec de bons scores de reproductibilité. Le laboratoire recrutait ses cobayes sous le prétexte d’une étude sur les processus d’apprentissage. Les chocs électriques étaient inexistants et la souffrance des personnes les subissant était feinte.

Les chocs étaient soi-disant progressivement augmentés et si un sujet hésitait avant d’augmenter le voltage, le « scientifique » en blouse blanche ordonnait toujours de continuer .

Un premier doute exprimé par les collègues de Milgram concernait la possibilité que le cobaye croie que le sujet ne reçoive pas vraiment les chocs ? C’est pourquoi des expériences similaires furent  réalisées avec des chiots. Devant les aboiements et hurlements du chiot ( lorsqu’il faisait une erreur :  tout ceci était toujours sous prétexte d’apprentissage ), plus de doute possible. Résultat : Les trois quarts des sujets allaient jusqu’à la dose maximale !

Il est temps pour quelques bonnes nouvelles. En analysant en détail les expériences , il faut noter que de nombreux participants expriment un fort soulagement en apprenant que les chocs étaient factices et leurs effets simulés. Autre point :  une bonne partie des participants argumente avec le « scientifique » avant d’augmenter la dose.

Et enfin, il est fréquent que le participant cherche à aider la personne subissant les chocs en lui soufflant les bonnes réponses.

Il faut en conclure que l’état agentique, caractérisé par une «  abdication idéologique » permettant l’acceptation du contrôle total par la personne hiérarchiquement supérieure, est loin d’être aussi net qu’initialement pensé. Les preuves se trouvent dans ces diverses nuances de rébellion feutrée observée.

« Indignez-vous », criait Stéphane Hessel en 2010.

Une autre faille dans la vision simpliste d’une soumission totale réside dans le fait qu’à l’issue de l’expérience , les participants déclarent souvent se sentir responsables d’avoir infligé des souffrances.  

Des expériences récentes ont été menées à Grenoble par les équipes de Laurent Bègue-Shankland. Elles montrent des réactions comparables lorsqu’on remplace le complice humain par un animal , même un poisson, supposé avoir un niveau de conscience plus bas que les mammifères.

Dans le cas du poisson ,on administrait des doses croissantes d’un soi-disant médicament en cours d’étude. On utilisait un robot imitant parfaitement le poisson réel. 30% des participants ont annoncé refuser d’administrer un poison au poisson, mais 53% ont accepté d’aller jusqu’à la dose censée le tuer.

Bien sûr, les mentalités ont évolué depuis les expériences initiales, aussi les chiffres sont à manipuler avec précaution.

Le sésame de la compréhension de cette sociologie humaine, comme si souvent, réside dans nos croyances. Ceux qui acceptent de se soumettre à une autorité le font parce qu’ils y voient du sens, et par la suite ils assument leurs actes. Souvenons-nous des exactions commises au nom des religions, qui n’ont d’ailleurs pas encore été éradiquées de notre vieille terre. Elles étaient et sont toujours commises par des gens qui se soumettent volontairement à leur vérité. Le fil rouge de tout ce qui est ici relaté est une croyance massivement partagée dans nos pays. Cette croyance, c’est que la science poursuit des intérêts supérieurs et qu’il faut contribuer à cet objectif. Le symbole :  la blouse blanche.

Cet état d’esprit autour de l’expérimentation avait été décrit par Claude Bernard comme suit.

« Le physiologiste … savant, c’est un homme qui…n’entend plus les cris des animaux, ne voit plus le sang qui coule, il n’aperçoit que des organismes qui lui cachent des problèmes qu’il veut découvrir ».

Nous les maçons sommes de permanents cherchants de Vérité ; nous sommes aussi en quête de Progrès. Il peut s’agir de progrès personnel comme de progrès collectif, peu importe. Dans ces recherches, la science est un allié de choix, d’où son importance dans nos rituels, surtout au grade de compagnon. Sa force réside dans l’expérimentation et la reproduction possible de l’expérience, permettant au Réel de prendre le pas sur nos envies de croire ceci ou cela. Placée comme telle, la science est bien un moyen et non un but. Mais, serait-elle même un but, que cela ne justifierait toujours pas d’omettre de considérer les conséquences négatives possibles des expérimentations.

Pas question pour nous les maçons de retomber dans des croyances passéistes infondées, mais respectons tous les humains et tout l’environnement.

Rendons hommage à cet humaniste libre-penseur qu’était François Rabelais et son « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » !

Avez-vous déjà rencontré un maçon imparfait ?

Texte proposé par le F∴ Jérôme Touzalin – Grande Loge de l’Europe et de la Méditerranée.

On ne saurait tout comprendre, ce serait trop beau ! Nous avons des pans entiers d’ignorance… Nous en faisons tous l’expérience, et c’est même, entre autres raisons, pour travailler à combler ces manques que l’on se retrouve régulièrement en loge.

Ainsi, par ces savoirs qui, dans nos soirées studieuses, sautent d’une tête à l’autre, nous éclairons notre route et notre marche se fait moins hésitante.

Il y a, cependant, pour les uns ou les autres, et ce quels que soient notre ancienneté et nos grades en Franc-Maçonnerie, des points qui demeurent obscurs ; pour moi, c’est une phrase qui revient souvent entre nous, c’est cette maxime prêtée à Guillaume d’Orange lorsqu’il a affirmé, semble-t-il : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. » Et tout un chacun de répéter ce mot d’un air parfaitement entendu… prenant des mimiques de haute intelligence complice… Visiblement ces sœurs et ces frères savent de quoi ils parlent, et comprennent ce qu’ils se disent.

Eh bien moi, je n’entends rien à ce propos !

Dois-je être exclu de notre communauté ?

Enfin, je n’en comprends qu’une partie, la moitié, la seconde… seulement ce petit morceau où il est dit « il n’est pas nécessaire de réussir pour persévérer » Là, c’est très clair, pas besoin de se creuser l’esprit pour qu’il apparaisse que si l’on s’arrêtait au premier échec, voire au second, nous n’irions pas loin… Il en faut souvent de la persévérance et de l’obstination pour aboutir à la réussite d’un projet, même modeste… Il est rare qu’une œuvre, qu’un travail parfait, tombe tout rôti du ciel et que nous n’ayons plus qu’à nous mettre à table pour le déguster…

C’est là où l’on voit émerger la femme ou l’homme de valeur qui savent, sans se décourager, tailler, tailler encore, la pierre ingrate… et enfin, peut-être, réussir l’entreprise de leur vie… Il en est même qui ont buriné tout au long de leurs jours, sans voir le succès les récompenser… et « Cent fois sur le métier… » vous connaissez la suite. : « ont remis leur ouvrage » … L’exercice du travail apportant une joie aussi grande que le résultat, même si cela est raté.

Non, c’est l’amorce du propos qui me déroute et où, malgré mon application à réfléchir, je ne réussis pas à en percer le sens ; mais je persévère, je persévère, soyez-en sûr. 

Il est donc dit : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre… » Je suis totalement fermé à la compréhension de cette affirmation, je la trouve même totalement fausse !

Certes, dit comme cela, un peu vite, cela semble avoir du sens, une certaine élégance, même, voire une possible grandeur… On n’espère rien et l’on fonce quand même ! On se sacrifie en pure perte… On prend les armes sans espoir de gagner… Cela fait de vous un héros, quelle beauté, quelle abnégation : Je n’espère rien et j’y vais !

Ne voyons pas si grands, n’envisageons pas d’ambitieux projets, soyons plus modestes, revenons à notre petit quotidien :

Si je me lève, le matin, si j’entreprends de poser un pied par terre : pas le gauche ! surtout pas ! c’est bien que j’espère quelque chose, ne serait-ce que le petit-déjeuner ? Sauf le grabataire déprimé, qui lui, je le comprends, n’espère plus rien et, par conséquent ne se lève pas… mais ce faisant, en ne se levant pas, c’est une décision qui n’est pas anodine, c’est bien qu’il espère un mieux-être, ou un moins mal-être, en demeurant couché plutôt qu’en se mettant debout…

Il entreprend de rester au lit, il fait ce choix car il en espère plus que s’il se levait et ce grabataire – imaginons-le au plus profond de sa désespérance – s’il s’accroche une pierre au cou et trouve la force de s’en aller se jeter dans la rivière, s’il consent à cet ultime effort, c’est bien qu’il nourrit l’espoir d’une solution… espoir sombre, négatif, certes, mais pourquoi l’espoir se peindrait-il toujours en rose ? Il espère donc quelque chose pour entreprendre ce trajet qui le conduit au pont qui surplombe le fleuve… Ou même, dans une moindre énergie, s’évitant de s’habiller, de sortir de chez lui, s’il va jusqu’à la salle de bain pour prendre en nombre les anxiolytiques cachés dans l’armoire à pharmacie.

On n’échappe pas, à l’espoir… le moindre de nos gestes est plein d’espoir… il est là, tapi, prêt à nous sauter dessus dès que l’on amorce la plus anodine action.

Si l’on se lance dans la rédaction d’une planche, c’est parce qu’en retour on en attend quelque chose… Pour certains ce sont des compliments (oui, je sais, il y en a qui font cela uniquement dans ce but) ou pour, d’autres, plus nombreux, je le souhaite, c’est continuer de débroussailler notre route commune ; ce n’est donc pas vide de tout espoir si l’on se pose devant son ordinateur… et si à cet instant, l’on nous demande : « Que fais-tu ? » On ne répond pas : « Non, rien, je n’ai aucun espoir, alors j’entreprends d’écrire. »

Le plus infime de nos actes est espoir de quelque chose… du plus futile au plus grand, de la salière que l’on saisit parce que l’on espère pouvoir rehausser la saveur de notre plat, à la caresse de sa bien-aimée à qui l’on veut faire comprendre qu’elle est le bien le plus précieux à notre cœur…  De se gratter le pied pour soulager une démangeaison soudaine, au projet de voyage pour l’été prochain, d’un repas proposé entre amis, à la révision de sa voiture… du cours que l’on prépare pour ses élèves, au dîner du soir que l’on confectionne.

Si nous n’avions aucun espoir nous n’entreprendrions pas de sortir régulièrement, plusieurs fois par mois, pour nous retrouver tous ensemble, nous ne nous donnerions pas ces travaux, ces recherches, ces astreintes au rituel, si nous n’avions l’espoir, un peu fou, mais stimulant, de travailler pour le progrès moral et intellectuel de l’humanité.

Toute entreprise est espoir d’un résultat… notre cerveau qui ordonne l’action d’entreprendre s’alimente au carburant de l’espoir.

Toute action, tout mouvement, toute pensée, dévoile que nous attendons quelque chose de cette action, de ce mouvement, de cette pensée… Seule la statue, qui trône au milieu du square et qui ressemble à un homme qui pense, est sans espoir… car cette statue est matière, seulement matière… mais elle est porteuse du message vivant que le sculpteur qui l’a pensé espère nous transmettre. Tout ce qui vit est espoir.

La fleur qui s’ouvre au soleil est espoir, le fruit qui tombe au sol pour devenir arbre est espoir, la source qui devient fleuve est espoir, l’insecte qui creuse son abri est espoir.

Est-ce que l’on peut entendre un chercheur dire : « Je démarre une recherche, mais c’est sans espoir de trouver. » Un auteur dire : « J’écris, mais c’est sans espoir d’être lu, joué, chanté. », un médecin dire : « Je soigne, mais c’est sans espoir de guérir. » Un compositeur dire : « Je me lance dans l’écriture d’un opéra, mais franchement, je n’en espère rien du tout ! ». Un archéologue dire : « j’entreprends de creuser mais c’est sans espoir de découvrir ». Et même lorsque l’on dit que l’on marche sans but… c’est qu’en fait on a le but de se laisser aller à entreprendre de marcher au grès des allées du jardin, de la jetée le long de la plage, au fil du temps, et de profiter de l’air qui passe, du bleu du ciel et du chant des oiseaux, pour l’unique bien-être d’un petit peu de rien.

Notre tête n’est jamais vide d’espoir car notre tête est le temple de l’espoir…

Non, décidément, je comprends mal -pas du tout en réalité- que des sœurs et des frères puissent faire leur cette formule attribuée au Prince Guillaume d’Orange… « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre » puisque vivre, c’est espérer… car l’homme est espoir.

« L’Arc et le Sabre. Imaginaire guerrier du Japon », à Guimet

L’exposition « L’Arc et le Sabre. Imaginaire guerrier du Japon » est organisée autour du personnage du samouraï et de ses multiples facettes, connues, perçues, fantasmées ou parodiées. Constituée d’estampes, d’éléments d’armures, de photographies et d‘objets d’art, l’exposition met en avant l’imagerie du guerrier japonais dans la culture populaire, illustrant la vision du samouraï dans le Japon moderne et en Occident. Parmi les œuvres présentées, l’histoire des 47 rônins retrace le récit, à travers la série d’estampes conservées au MNAAG, de guerriers parmi les plus emblématiques du Japon.

La présentation sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=etY6GEltoo0

La culture lettrée du guerrier japonais

Entre le 12e et le 19e siècle, les guerriers sont placés au sommet de la hiérarchie sociale japonaise. Les seigneurs (daimyo), issus de l’élite et de l’aristocratie, cultivent les arts et le luxe. Avec la toute-puissance de l’aristocratie guerrière, la « voie du guerrier » (bushido) se développe, accordant une importance fondamentale aux lettres et à la culture, influençant la production artistique, comme en témoignent la mode des casques spectaculaires et exubérants, la pratique de la littérature et de la poésie par les shoguns, daimyos et samouraïs. La plupart des daimyos pensent de leur devoir et de leur rang d’entretenir des troupes théâtrales. La relation des samouraïs à l’esthétique se traduit aussi par un certain nombre de pratiques et divertissements aristocratiques qu’ils partagent assez largement avec les moines bouddhistes : la voie du thé (chado), la voie des bois odoriférants (kodo) et la voie des fleurs (ikebana).

Le samouraï, objet de théâtre et de parodie

Le théâtre est profondément ancré dans la culture japonaise. Le nô, le bunraku et le kabuki se sont particulièrement attachés à illustrer l’image du guerrier courageux, incarnant les valeurs du Japon ancestral. Né au 14esiècle, le nô est dès l’origine l’art préféré des empereurs, des samouraïs et des classes aristocratiques. On reconnaît un samouraï sur scène à son sabre (katana) et à son costume qui évoque un idéal de simplicité militaire et reflète le code du guerrier : droiture, courage, bienveillance, respect, honnêteté, honneur et loyauté. Au 17e siècle, le kabuki naissant, inspiré du théâtre de marionnettes bunraku, est considéré comme un théâtre de second plan par opposition au nô. Théâtre outrancier, parfois burlesque, très coloré, multipliant les scènes de combat et les histoires d’amour, le kabuki devient très populaire car il s’adresse avant tout au peuple, se permettant une certaine liberté dans la caricature et la critique du pouvoir. En effet, le public aime voir sur scène les samouraïs et les seigneurs dans des postures parfois comiques ou ironiques.

L’histoire des 47 ronins

Fondée sur des faits historiques, L’histoire des quarante-sept ronins met en scène un groupe de samouraïs sans maître (ronins) qui décident en 1703 de venger leur ancien seigneur, condamné à mort par suicide (seppuku), avant leur propre seppuku collectif. Cet acte de bravoure est considéré comme particulièrement honorable, symbole de la fidélité indéfectible de ces guerriers envers leur maître. L’ensemble des interprétations de cette histoire parfois romancée est regroupé sous le titre Chushingura (« Le trésor des vassaux fidèles »). De nombreuses pièces de théâtre sont écrites sur ce thème, dont la plus importante d’entre elles Kanadehon Chushingura. Elle devient une source iconographique importante pour les artistes de l’époque d’Edo et en particulier les maîtres de l’estampe parmi lesquels Utagawa Hiroshige, dont 15 estampes sur le sujet sont présentées dans l’exposition.

Tantôs

Guimet Underground – Les secrets d’un tantô sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=Z7xz1pe4_F4

L’image du samouraï dans la culture contemporaine

Symbole de pouvoir et de loyauté, source de fascination depuis plus d’un siècle, le samouraï fait de nos jours partie de notre imaginaire. Ce guerrier historique à l’armure complexe, maîtrisant toutes sortes de techniques de combat, a constitué une source iconographique inépuisable pour les artistes contemporains, de la bande dessinée manga au cinéma en passant par les jeux vidéo et les films animés, peuplés de personnages aux pouvoirs surnaturels et de super-héros.

Commissariat

Sophie Makariou, présidente du MNAAG, commissaire générale

Vincent Lefèvre, directeur de la conservation et des collections du MNAAG

Le catalogue de l’exposition

L’arc et le sabre. Imaginaire guerrier du Japon, coédition MNAAG / RMN-GP

120 pages, 65 illustrations, 16,50€

Infos pratiques : Jusqu’au 22 août 2022

Musée national des arts asiatiques Guimet – 6, place d’Iéna, 75116 Paris

Métro Iéna (9) et Boissière (6) – Téléphone 01 56 52 53 00 – https://www.guimet.fr/

Horaires : Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.

Tarif unique : Collections permanentes et expositions temporaires : 11,50€ (plein), 8,50€ (réduit). Seconde visite gratuite dans les 14 jours qui suivent la date d’achat du billet. Réserver votre billet https://billetterie.guimet.fr/fr-FR/accueil

Pour faire un don https://billetterie.guimet.fr/fr-FR/produits

[NDLR : L’arc, la flèche et la cible symbolisent, entre autres, le but à atteindre et la rapidité pour y arriver la précision ainsi que la beauté et la pureté du geste technique.

Yumi de profil

Comme arme, l’arc dans les trois phases du tir (tension, détente de la corde, jet de la flèche) fait le lien entre le symbolisme sexuel évident et les activités de la guerre et de la chasse. Tendu vers les hauteurs, l’arc peut être aussi symbole de la sublimation des désirs. C’est semble-t-il le cas dans le signe zodiacal du Sagittaire qui ajuste sa flèche en direction du ciel.

Il apparaît que partout, l’arc, avec ses flèches, est symbole et attribut de l’amour, de la tension vitale. C’est le cas dans la chevalerie mais aussi chez les Grecs : l’archer Apollon fait régner sa loi sur l’Olympe et Ulysse est seul capable de bander son arc. Chez les Japonais, le tir à l’arc est un exercice spirituel essentiel dans le Bushido. Si la flèche est destinée à frapper l’ennemi, à abattre rituellement, l’arc est aussi arme d’exorcisme, d’expulsion : on élimine les puissances du mal en tirant des flèches vers les quatre points cardinaux, vers le haut et vers le bas, le Ciel et la Terre. Toutefois, au XVème siècle, l’habileté des archers est attribuée à une puissance surnaturelle. Ils étaient, pour cette raison, accusés de sorcellerie.

L’arc est enfin symbole du destin. Il manifeste la volonté divine et le pouvoir suprême de décision. Un roi ou un dieu plus puissant que les autres brise les arcs de ses adversaires qui ne peuvent ainsi plus imposer leur loi.

Quid du symbolisme du sabre ?

Rappelons tout d’abord que le katana est le symbole de la caste des samouraïs.

Le katana (刀) est un sabre (arme blanche courbe à un seul tranchant) dont la lame mesure 60 à 80 cm. Il est porté glissé dans la ceinture, tranchant dirigé vers le haut. Porté avec un wakizashi (脇差), ils forment le daishō (大小). C’est une arme de taille (dont on utilise la tranchant) et d’estoc (dont on utilise la pointe).

Par extension, le terme « katana » sert souvent à désigner l’ensemble des sabres japonais (Tachi, Uchigatana…). Par contre, les sabres japonais modernes sont appelés Shinkens (真剣).

Si l’épée est le symbole par excellence du guerrier occidental, il en va de même pour le sabre en Orient. En effet, pour les habitants des contrées orientales de notre Terre, le sabre est un symbole de l’appartenance à une classe sociale élevée — n’oublions pas qu’à un moment de l’Histoire, les samouraïs faisaient partie des castes les plus élevées de la société.

En outre, le sabre est aussi, dans beaucoup d’arts martiaux japonais ou chinois, le lien entre l’homme et le divin. Le sabre est également souvent vu comme le berceau de l’âme du guerrier.

Dans beaucoup de culture, le sabre représente à la fois la force et la faiblesse d’un homme. La force par son aspect dangereux et la faiblesse par son côté fragile.

En Europe, le sabre garde une symbolique militaire forte puisqu’il est une arme de cérémonie que les militaires portent lors de défilés ou de commémoration.

Quant au symbolisme du sabre japonais

« On peut se demander comment et pourquoi le sabre japonais est devenu un symbole sociétal. Examinons la dualité samouraï / sabre comme le yin et le yang (in / yo en japonais).

Bref rappel historique.

Désigner le guerrier japonais du mot samouraï est une invention occidentale tardive, auparavant le samouraï, de sabourai, signifie littéralement celui qui sert : un homme de cour. Bushi désignait le combattant, les bushidan des groupes armés, le bushido un code d’honneur qui codifiait les bases d’une éthique de courage et de loyauté dans un Japon morcelé en fiefs privés sans pouvoir central.

Au commencement les sabres étaient longs et courts (“kata-kihira” chokuto) comme ceux des hoplites grecs, la construction de la lame symétrique comme les armes occidentales. Avant 1274 et la défaite face aux Mongols, on utilisait surtout des arcs et des flèches à distance, on ne parlait pas encore de bushido. Seul l’assaut final, rarement déterminant, impliquait l’utilisation d’un sabre. Lorsque les samouraïs devinrent une caste dominante, les tactiques guerrières changèrent. Le Japon devint très tôt une civilisation du cheval ce qui modifia complètement la forme et le design des sabres. Plus de batailles rangées, la cavalerie nécessita une adaptation. C’est le début du premier sabre de design japonais, le courbé et asymétrique tachi. Puis naquit le katana qu’on pouvait désormais tenir à une main, accompagné du wakazashi, plus court et seule source de protection qu’on pouvait emmener avec soi partout, alors que le katana devait être déposé au-dehors avant d’entrer dans un bâtiment. Car porter un sabre avait son étiquette : était codifié comment le porter mais aussi quelle direction le fil doit faire face dans chaque situation (les duels en Europe avaient aussi leurs rituels). Dans le contexte d’une bataille c’était important, l’honneur de la famille était engagé. Des écoles, Ogaqawara-ryu, enseignaient le code de conduite.

Les sabres, cérémoniels ou armes de guerres, sont omniprésents dans la mythologie japonaise. Empreints de mysticisme, les Japonais se croiront guidés par les dieux dans leurs batailles, et le nexus entre la forge d’un sabre et le symbolisme issu des légendes shinto influencera leurs actes, générant nombre de superstitions. Dans la spiritualité shinto tout, pas seulement les animaux, contient une âme. Dès lors les Japonais pensent que le sabre donne un aperçu de la vraie nature de celui qui le porte, le mythe chevaleresque fera le reste, lui conférant l’âme du guerrier, offrant un modèle d’étiquette aux générations futures qui pourront se fédérer dans cette identité. Les forgerons montrent beaucoup de respect et d’humilité devant leurs créations qu’ils estiment inspirées par les puissances supérieures, observant des rituels religieux avant de procéder à leur fabrication : offrandes, prières aux ancêtres, certains se purifient avant le travail en se lavant avec de l’eau, font de leur place de travail un sanctuaire sacré. Si la forge ou le forgeron n’est pas totalement pur cela peut conduire à imprimer des énergies négatives et le sabre dès lors ne servira qu’à des tueries. Les outils des forgerons réputés forger des lames malicieuses et sanguinaires seront convoitées par les ennemis des uns et évitées par les autres. L’esprit de la lame est supposé pénétrer dans le sabre au moment de la réalisation du hamon lorsque les deux forces purificatrices que sont l’eau et le feu entrent en symbiose. La lame émerge différente de l’eau.

Le sabre devient durant le Moyen Âge japonais un instrument de promotion sociale. Porter un sabre à la ceinture (toujours à gauche) indique tout d’abord un certain statut. Cela attire le respect des passants qui risquent de se faire embrocher, un roturier manquant de respect pouvant être occis sur place sans autre forme de procès. Un spectre d’influence en émane, pour protéger la veuve et l’orphelin, ou pour s’en servir à des fins plus agressives. À la fin du XVIe siècle, après de continuelles guerres, le fossé se creusera entre les classes sociales : les paysans sont désarmés (katana-gari, “la chasse au sabre”) et les soldats ont interdiction de participer aux travaux des champs ; les guerriers désœuvrés ont le choix entre la voie du sabre ou de la bêche.

Le statut combattant est reconnu, l’ensemble pesant 5 à 6 % de la population totale, au moment même où celui-ci n’a plus de batailles à livrer, mais la symbolique perdurera. » (Source https://www.chroma-france.com/)]

Société secrète : Cambridge Apostles ou les Apôtres de l’université de Cambridge

La société des Cambridge Apostles (« Apôtres de Cambridge »), est une société secrète intellectuelle d’étudiants de l’université de Cambridge, fondée en 1820 par l’étudiant George Tomlinson* (futur évêque de Gibraltar). Dans ce club de discussion se réunissaient de grands noms de la littérature, de la politique, de la philosophie ou des sciences du Royaume-Uni, ainsi que des membres du Bloomsbury Group ou groupe des Cinq espions de Cambridge.

Origine

La société secrète des Cambridge Apostles, rassemble depuis près de deux cents ans une élite intellectuelle au sein de l’université de Cambridge. Elle fut fondée en 1820 par l’étudiant George Tomlinson qui devint par la suite évêque de Gibraltar.

L’origine du surnom Apostles date des fondateurs au nombre de douze. Cette société recrutait traditionnellement ses membres parmi les nouveaux étudiants des collèges St John, King et Trinity.

Le terme d’« Apôtres » vient du fait que les premiers membres étaient au nombre de douze, tels les douze disciples du Christ.

Depuis ses origines jusqu’à nos jours, la plupart des membres de cette organisation sont des étudiants ; rares parmi eux sont les diplômés ou les enseignants. Pendant longtemps, la société a recruté ses membres dans deux des plus célèbres établissements de Cambridge : King’s College et Trinity College. De nos jours, ce n’est plus le cas !

Anges et apôtres

Comme l’indique sa seconde appellation : « Conversazione Society », il s’agit surtout d’un club de discussion.

Les réunions se tiennent une fois par semaine, traditionnellement le samedi soir, et l’un des membres délivre une conférence sur un sujet préparé à l’avance.

Ensuite se déroule un débat général pendant lequel les Apostles se nourrissent de toasts à la sardine surnommés les « steaks de baleine ».

table medievale

Le déroulement de ces réunions rappelle une tenue maçonnique durant laquelle un maçon présenterait une planche en loge

comme a dit un jour un vieux maître à un jeune apprenti : « les AGAPES font partie intégrante de la tenue » !

Les Apostles tiennent à jour un registre relié de cuir (le « Livre ») dont les volumes successifs remontent à leur fondateur et renferment quantité d’annotations manuscrites sur l’ensemble des sujets abordés par les orateurs. Le « Livre » se trouve dans l’« Arche », où l’on range l’ensemble des documents inhérents à la société.

Une fois leur diplôme universitaire en poche ! les anciens Apostles se nomment les « Anges ».

De temps en temps, tous les deux ou trois ans et dans le plus grand secret, les Apostles invitent la totalité des Anges à dîner dans l’un des collèges de Cambridge. Jadis avait lieu un dîner annuel, le plus souvent à Londres.

Les étudiants dont on envisage l’admission s’appellent les « Embryons » et chacun d’entre eux se voit convié à une soirée où les Apostles décident ou non de l’accepter dans leurs rangs, pendant que lui-même ignore que ses commensaux songent à le recruter. Au final, tout se passe au mieux, le rituel d’initiation l’obligera ensuite à jurer le secret et à écouter la lecture des malédictions encourues en cas de manquement aux règles, texte rédigé aux alentours de 1850 par l’un des membres, le théologien Fenton John Anthony Hort.

Effectivement, on reproche parfois aux Apostles le caractère secret de leur association, ainsi que la quasi-absence de femmes parmi eux, mais aussi, et peut-être avant tout, le nombre impressionnant d’Anges qui ont fait une brillante carrière à Cambridge ou exercé les plus hautes responsabilités dans les médias, le gouvernement et l’Église d’Angleterre, ce qui semble en contradiction avec les idéaux égalitaires prônés par l’université. En tout état de cause, nombreux sont les anciens Apostles qui ont évoqué la profondeur du sentiment de fidélité qui les rattachait à leurs camarades, et cela leur vie durant.

Le philosophe Henry Sidgwick a écrit dans ses mémoires que son attachement envers cette société était le lien le plus fort qu’il eût connu au cours de son existence.

La cohésion du groupe

Les années précédant la Grande Guerre, les Apostles acquirent la célébrité à l’extérieur de Cambridge grâce à l’émergence du cénacle intellectuel du Bloomsbury Group. John Maynard Keynes, Lytton Strachey et son frère James Strachey, G. E. Moore, Desmond MacCarthy, Leonard Woolf et Rupert Brooke, anciens Apostles, comptèrent parmi les fondateurs de Bloomsbury.

Dans le domaine de la philosophie et de l’économie politique, une influence mutuelle s’exerça durablement entre cinq des plus illustres Apostles : l’économiste John Maynard Keynes d’une part, et d’autre part les quatre grands penseurs analytiques anglais du  siècle, Ludwig Wittgenstein, Alfred North Whitehead, G. E. Moore et Bertrand Russell. Là encore, des liens annexes avec le groupe de Bloomsbury semblent avoir été très étroits.

Moins glorieux fut le regain de notoriété des Apostles à partir de 1951, lorsque naquirent les soupçons qui devaient mener au scandale des Cinq de Cambridge, autrement dit l’affaire des espions britanniques au service de l’Union soviétique depuis les années 1930 jusqu’à la fin de la guerre froide. Au minimum cinq hommes ayant accès aux secrets militaires du gouvernement britannique transmirent des informations au KGB (initialement NKVD).

Parmi les quatre premiers espions démasqués, on découvrit deux anciens Apostles, jadis étudiants à Trinity College : Guy Burgess, officier du MI6, et Anthony Blunt, officier du MI5, historien de l’art, directeur de l’institut Courtauld et responsable des collections de tableaux de la reine Élisabeth II. Blunt et Burgess étaient connus pour entretenir une liaison homosexuelle depuis de nombreuses années. En revanche, les deux autres agents doubles, Donald Maclean et Kim Philby, n’appartenaient pas à la Cambridge Conversazione Society.

Restait la question du « cinquième homme », c'est-à-dire d'une « taupe » supplémentaire dont les services de renseignement britannique connaissaient l'existence tout en ignorant son identité. 

Pour finir : Quelques célèbres apôtres de Cambridge 

  • Trinity College : statue de Lord Alfred Tennyson, ApostleGeorge Tomlinson, fondateur des Apostles, évêque de Gibraltar (1820)
  • Erasmus Alvey Darwin, frère de Charles Darwin (1823)
  • Alfred Tennyson, poète, Chambre des lords (1829)
  • Arthur Hallam, poète, ami de Tennyson (1829)
  • Fenton John Anthony Hort (1851), théologien
  • James Clerk Maxwell, physicien (1852)
  • Henry Sidgwick, philosophe (1857)
  • George Howard, comte de Carlisle (1865)
  • G. H. Hardy, mathématicien, médaille Sylvester, médaille Copley
  • Alfred North Whitehead, mathématicien, logicien et philosophe, médaille Sylvester (1884)
  • Roger Fry, peintre, historien de l’art (1887)
  • Bertrand Russell, mathématicien, philosophe, Chambre des lords, prix Nobel de littérature (1892)
  • G. E. Moore, philosophe (1894)
  • E. M. Forster, écrivain (1901)
  • Desmond MacCarthy, critique littéraire
  • Lytton Strachey, écrivain (1902)
  • James Strachey, traducteur de Freud et frère de Lytton Strachey
  • Saxon Sydney-Turner, artiste
  • Francis Birrell, libraire et critique littéraire
  • Leonard Woolf, éditeur, époux de Virginia Woolf, cofondateur du Bloomsbury Group
  • John Maynard Keynes, économiste, Chambre des lords (1903)
  • Rupert Brooke, poète (1908)
  • Ludwig Wittgenstein, philosophe (1912)
  • Anthony Blunt, historien de l’art, espion du KGB (1927)
  • Julian Bell, poète, fils de Clive et Vanessa Bell, neveu de Leonard Woolf (1928)
  • Guy Burgess, officier du MI6, espion du KGB (1932)
  • Hugh Sykes Davies, poète et linguiste (1932)
  • Victor Rothschild, biologiste, financier, officier du MI5, Chambre des lords (1933)
  • William Grey Walter, scientifique, pionnier de la robotique (1933)
  • D. G. Champernowne, statisticien (1934)
  • Alan Lloyd Hodgkin, biophysicien, Médaille royale, prix Nobel de physiologie ou médecine (1935)
  • Michael Straight, patron de presse américain, espion du KGB (1936)
  • Noel Annan, officier de renseignement, doyen d’université, Chambre des lords (1948)
  • Robin Gandy, mathématicien et logicien (1952)
  • Eric Hobsbawm, historien marxiste
George Tomlinson

George Tomlinson (12 mars 1794 – 6 février 1863) était un clerc anglais, évêque anglican de Gibraltar de 1842 à 1863.

Sa bio : Tomlinson est né dans le Lancashire, fils de John Tomlinson. Il a été instruit à l’école de grammaire de St Sauveur, Southwark, est entré au Collège de St John, Cambridge en 1818. Il est diplômé BA en 1823, MA en 1826, et DD en 1842. Il est le fondateur des Cambridge Apostles. Ordonné en 1822, Tomlinson devint aumônier de William Howley, évêque de Londres, et fut employé comme tuteur par Sir Robert Peel. En 1825, il est devenu le secrétaire à la Société de l’École Infantile de la Ville de Londres, une alternative de la Haute Église autour de Howley, Peel et Charles James Blomfield à la Société de l’École Infantile de Samuel Wilderspin. De 1831 à 1842, Tomlinson est secrétaire du SPCK. Là, il a écrit pour le Saturday Magazine et a fondé la Liste du clergé et la Gazette ecclésiastique. En 1840, il entreprit une mission œcuménique au Levant et en rédigea un rapport. Le 24 août 1842, Tomlinson est consacré évêque à l’abbaye de Westminster. Il arriva à Gibraltar en 1842 avec Robert Thomas Wilson, le nouveau gouverneur, sur le HMS Warspite. Il y meurt le 9 février 1863, à l’âge de 68 ans.

En savoir plus, avec le livre de W. C. Lubenow The Cambridge Apostles, 1820-1914: Liberalism, Imagination, and Friendship in British Intellectual and Professional Life (Cambridge University Press, 2007).

Sur Google Livres https://books.google.fr/books?id=Sy8Ym9N3tgUC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Yautja contre des templiers dans predator : dark ages

De notre confrère eklecty-city.fr

A l’occasion de la diffusion de Prey sur Disney+ Star, redécouvrons le film Predator : Dark Ages de James Bushe.

Predator : Dark Ages est un court métrage de fan qui a remporté le prix du meilleur film de fan au Tri-Cities International Film Festival. Réalisé par James Bushe, le film se déroule pendant les Croisades où la foi et les compétences de combat d’un groupe de chevaliers templiers sont mises à l’épreuve lorsqu’ils rencontrent le Predator. Leur combat est à l’origine des mythes et légendes.

Le casting se compose de Adrian BouchetAmed HashimiSabine CrossenBen loyd-HolmesJon CamplingJoe Egan et Philip Lane.