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03/12/2022 : TBO à Angers « Regards croisés sur l’avenir de notre planète face aux défis Numériques »

Regards croisés sur la Terre

« LA TERRE » Regards croisés sur l’avenir de notre planète face aux défis Numériques, Environnementaux et Bio éthiques.

Samedi 3 décembre 2022, la RL Sapere Aude réunit des intervenants de trois Commissions Nationales du GODF pour parler de la Terre. Bien au-delà du défi environnemental, il s’agit de l’avenir de l’humanité et de notre planète.

Tenue Blanche Ouverte, organisée par la RL Sapere Aude, au temple d’Angers, 12 rue de la Parcheminerie, le samedi 3 décembre à 16h, avec les trois Commissions Nationales : NUMÉRIQUE, DÉVELOPPEMENT DURABLE ET BIO ÉTHIQUE.

Intervenants :

  • Henri Sandillon, Conseiller de l’Ordre du GODF chargé de la Commission Bioéthique
  • François Lécuyer, délégué de la Commission Nationale Développement Durable du GODF
  • Marianne Blancherie, Présidente de la Commission Nationale Numérique du GODF

Comment tirer le tarot de Marseille en croix avec 5 cartes

De notre confrère elle.fr – Par Cyrine Ben Romdhane

Pour répondre à vos questions tout en vous éclairant sur une situation précise, rien de mieux que d’interroger le tarot de Marseille. Grâce à un tirage en croix, simple, facile et rapide, vous obtiendrez, en seulement cinq cartes, un bilan complet de votre condition. Guide pratique.

Dans l’art de tirer les cartes, il se fait star. De tous temps, le tarot de Marseille a fasciné par sa puissance et l’exactitude des réponses qu’il nous permet d’obtenir. Composé de 22 arcanes majeurs et de 56 arcanes mineurs, ce jeu de cartes a le don de nous délivrer des messages cachés. C’est l’un des supports les plus populaires dans le monde des arts divinatoires. Pour cause, il éclaire notre présent, dévoile notre avenir, revient sur notre passé. Le tout, en nous offrant des clés de lecture et de compréhension pour nous permettre de faire évoluer notre situation. Il renferme de nombreux mystères et cachent des symboliques multiples. Couleurs, illustrations, construction. Chaque détail raconte une histoire. Dans les faits, le tarot de Marseille nous dévoile le parcours initiatique d’un Homme qui s’ouvre au monde, des cycles de la nature et de l’élévation spirituelle. En s’appuyant sur ces interprétations, il devient alors possible d’en apprendre plus sur soi et sur son état d’esprit. Plus encore, les tirages de tarot nous donnent l’opportunité de mettre en lumière d’autres possibles, d’autres options. Envie de vous lancer dans cette aventure ? Découvrez sans plus tarder les règles d’or pour bien tirer les cartes du tarot de Marseille. 

QUEL TIRAGE POUR UNE QUESTION PRÉCISE ?

Le tarot peut s’utiliser de différentes manières. Avec une carte, il vous révèle l’énergie du moment, avec plusieurs, il vous montre le chemin à suivre pour faire avancer votre situation. Que cela se rapporte au domaine sentimental, professionnel ou familial, si vous avez une question, les cartes auront la réponse. Pour obtenir une réponse de type oui, non, peut-être, mieux vaut se baser sur un tirage à trois cartes. Simple, facile et efficace, il ne nécessite pas une grande maîtrise du tarot. Il est alors conseillé aux débutantes et aux personnes qui cherchent encore à connaître toutes les interprétations des arcanes du tarot de Marseille. Cependant, si vous désirez faire un point et dresser un bilan sur votre situation, le tirage en croix est idéal. Avec seulement cinq cartes, il vous permet de comprendre où vous en êtes et quels sont les tenants et les aboutissants de votre situation. 

COMMENT FAIRE LE TIRAGE EN CROIX ?

Au tarot, comme avec tous les arts divinatoires, tout est une question d’intuition. Il n’existe pas donc de bonne façon de faire, ni de mauvaise. Pour faire un tirage et connaître votre futur proche, il faut donc apprendre à vous écouter. Choisissez votre jeu en vous laissant guider par votre sixième sens. Sentez comme les cartes vous attirent. Si vous avez l’impression de vibrer sur la même fréquence qu’elles, c’est que vous avez le bon jeu de cartes entre les mains. Avant de débuter, prenez un temps pour vous. Recentrez-vous, apaisez-vous. Cela peut se faire via une méditation, en faisant brûler de l’encens ou un bâton de fumigation ou en vous installant dans un coin cosy et en fermant les yeux. Une fois que vous vous sentez ancrée, prenez votre tarot et ne gardez que les arcanes majeurs. Pensez à votre question, faites la vibrer en vous. Certaines personnes ont pour habitude de prononcer une phrase à voix haute en formulant leur requête, d’autres préfèrent le faire dans leur tête. Là encore, c’est à vous de voir. Commencez à battre les cartes. Deux options s’offrent à vous : laisser tomber les cartes ou étaler les cartes devant vous puis en extraire cinq du paquet. Puis, placez vos cinq arcanes en croix. 

Il existe certaines croyances reliées à l’art de tirer les cartes. Vous pouvez décider d’y croire ou non, là encore tout est une histoire d’intuition et de ressentis. Ainsi, il serait déconseillé de réaliser cette action le lundi, jour de la Lune, car l’astre de la nuit, que l’on surnomme l’astre aux multiples facettes influencerait ces dernières. Sous la coupe de la Lune, elles seraient alors menteuses. Le dimanche, on dit que les cartes doivent se reposer. Les messages transmis par un tarot seraient donc moins percutants. Évitez aussi de poser plusieurs fois la même question à votre jeu. Si vous n’êtes pas satisfaite des réponses obtenues ou si vous ne comprenez pas de suite ce que les arcanes essayent de vous dire, il vaut mieux laisser poser. Prenez du recul, écrivez votre tirage sur un carnet et revenez-y plus tard. Sans quoi, cela pourrait rompre le lien de confiance que vous avez établi avec votre tarot de Marseille. Enfin, pour bien tirer les cartes, certains spécialistes ont un rituel : ils battent les cartes sept fois et utilisent la main gauche, main du cœur, pour réaliser leurs tirages.

COMMENT LIRE LES CARTES EN CROIX ?

Dans le tirage en croix, chaque carte a une place et une signification prédéfinie. Ainsi, il est important de bien les positionner selon l’ordre dans lesquelles on les tire. La première carte va tout à gauche. La seconde, tout à droite. En haut, ira la troisième carte, en bas, la quatrième. Et, enfin, au milieu, on retrouvera la dernière carte. Voici un modèle pour vous aider à vous repérer. 

tirage

TIRAGE EN CROIX : SIGNIFICATION DE LA PREMIÈRE CARTE

La première carte représente votre situation. Elle met en lumière votre état d’esprit, votre personnalité, ce qui est en train de se passer au moment où vous tirez les cartes. Comment se présente la situation ? Quelle est la conjoncture ? Selon l’arcane qui sort, il peut s’agir de quelque chose de positif ou, au contraire, de plutôt négatif. Par chance, les prochaines cartes vous aideront à dénouer tout cela en vous donnant les clés nécessaires pour améliorer ou faire évoluer votre situation. En réalité, toutes les arcanes possèdent du positif ou du négatif. Tout dépend de leur place dans le tirage et de l’état d’esprit du consultant. Dans certains cas, la première carte d’un tirage en croix peut également représenter le consultant. 

TIRAGE EN CROIX : INTERPRÉTATION DE LA DEUXIÈME CARTE

Après avoir posé les bases de la situation, il est important d’en comprendre les tenants et les aboutissants. La seconde carte est là pour vous montrer les difficultés, les aspects négatifs et les obstacles potentiels qui peuvent se présenter à vous. Par exemple, dans le cadre d’un tirage sentimental, il peut s’agir d’une carte qui nous parle de jalousie ou d’instabilité. Il faudra donc surmonter ce potentiel problème afin d’avancer, ou du moins, en tenir compte pour comprendre la situation dans son ensemble. Cela n’est pas forcément négatif. Il peut arriver qu’une carte lumineuse se présente à vous. Dans ce cas, le tirage vous révèle quels sont vos appuis, vos soutiens, les forces sur lesquelles travailler pour évoluer. Dans les deux cas, il s’agit d’une étape à passer pour transformer le présent. Rappelons que tout doit venir de vous. Cette carte est donc là pour vous montrer quelle part de votre personnalité est challenger dans cette situation. 

TIRAGE EN CROIX : QUE REPRÉSENTE LE TROISIÈME ARCANE ? 

La troisième carte symbolise les évènements. Elle vous révèle votre futur proche. Que peut-il se passer qui risque de transformer votre situation, de changer votre quotidien. Attention, il ne faut pas s’attendre à de grands bouleversements, cela peut être quelque chose de discret comme un message que l’on reçoit ou une personne que l’on croise. Que l’arcane sélectionnée soit positive ou négative, dans les deux cas, elle vous invitera à vous ouvrir au monde. Restez attentive, observez, soyez prête à intercepter les signes de l’Univers. Bien souvent, il arrive que l’on ne se rende pas compte de ce qu’il se passe. On peut donc avoir l’impression que rien n’arrive alors qu’un événement a bien eu lieu. Pas de panique donc si dans les prochains jours, prochaines semaines ou même prochains mois, vous ne voyez rien. N’attendez rien, ne précipitez rien. Faites-vous seulement confiance.

LA SIGNIFICATION DE LA QUATRIÈME CARTE DANS UN TIRAGE EN CROIX

Vous avez posé une question concrète, mais pour l’instant aucune réponse n’arrivait. Les trois premières cartes sont des soutiens, des appuis pour comprendre la situation. Elles permettent de mettre au clair tout ce qui se passe dans votre vie pour vous permettre de réaliser pourquoi vous en êtes là. La quatrième carte est celle de la réponse. Enfin ! Elle vous apporte une solution, un éclairage sur ce qui risque de vous arriver, sur ce qui peut se passer. Mais attention. Un tirage du tarot de Marseille n’a rien de magique. Vous êtes et serez toujours la seule personne capable d’influencer votre destin. Ainsi, si les cartes vous disent que vous allez faire une rencontre et vivre une nouvelle histoire d’amour, l’impulsion ne peut venir que de vous. Il faut comprendre par là que si vous ne sortez pas de chez vous et que vous ne croisez personne, l’âme sœur ne tombera pas du ciel. Les cartes ne sont que des suppositions, elles vous proposent une alternative à votre futur à cet instant T. Tout peut changer et évoluer selon les décisions que vous prenez. Au même titre qu’elles vous prodiguent des conseils, mais que si vous décidez d’en faire abstraction, il peut que rien ne change. C’est aussi ça, le libre arbitre ! 

LA CINQUIÈME CARTE DU TIRAGE EN CROIX

La dernière carte du tirage en croix est une sorte de carte bonus. Elle résume la situation, vous dresse une synthèse de tout ce que les autres arcanes ont pu et su vous dire. Servez-vous en comme d’un bilan. Voici ce qui se présente à vous. Voilà quel est votre défi. Une fois de plus, il s’agit ici de faire une petite introspection. Quelles sont les choses que vous avez appris sur vous, sur votre combativité, sur vos désirs, vos envies ? Que retenez-vous de ce tirage ? La dernière carte vous renvoie face à votre propre image pour vous montrer que vous êtes la seule personne capable de transformer votre destin. Pourquoi la situation est-elle ainsi ? Quelles leçons, quels conseils, les cartes et ce tirage peuvent vous apprendre pour sortir grandie de tout cela ? On vous conseille de prendre votre temps pour bien prendre le temps d’analyser et d’interpréter le tirage. Sortez une feuille et un stylo et notez tout ce qui vous vient en tête. Quels messages apparaissent ? Écoutez votre intuition, restez au fait de vos émotions, de vos ressentis. Ce sont eux qui vous guideront vers la solution. 

Lieu symbolique : Les Temples du Grand Orient de France à Toulouse

Comme nous vous l’indiquions dans notre édition du 30 novembre dernier à l’occasion du 7e Salon maçonnique de Toulouse (Haute-Garonne), nous revenons sur le siège du GODF à Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie.

Il y a belle lurette qu’en centre-ville, le siège de l’A.L.G.O.T. (Association des Loges du Grand Orient de Toulouse), où se réunissent notamment les membres du GODF depuis 1865, est connu de tous. Il s’agit d’un lieu au riche passé qui a su accueillir des Loges exilées du Grand Orient d’Espagne. L’édifice qui abrite quatre temples, a subi l’outrage, non pas du temps, mais des heures sombres de l’Occupation où les locaux furent pillés et la façade dégradée. Pourchassée par les nazis, la Maçonnerie ne survit que dans la clandestinité des réseaux de la Résistance…

Assiette ITEM, avec 14 blasons d’Obédiences – vitrine musée des locaux GODF à Toulouse

Anciennement enracinée – une famille irlandaise, les Barnewall, l’implante dès 1741 – et continûment présente, la Franc-Maçonnerie a joué, à toutes les époques, un rôle très important dans la vie de la Ville rose. Son influence sous la Troisième République, attestée par ses élus politiques, a laissé des souvenirs contrastés qui marquent encore la vie de la cité.

Bannière de la Loge du GODF Les Vrais Amis Réunis-l’Indépendance Française

Une autre façon de découvrir le Toulouse maçonnique

En plein cœur de Toulouse, voici ce que nous en apprend Le Point, avec l’article de Stéphane Thépot, daté d’octobre 2011 : « … Comme à l’époque de sa construction, le temple est à nouveau en chantier. Ou plutôt les temples. Les fondateurs du XIXe siècle avaient vu grand : la façade de cette rue en centre-ville cache un vaste ensemble immobilier de 1 700 mètres carrés. Dès l’origine, une partie de ces locaux a été louée pour raisons financières. L’un des cofondateurs fut d’ailleurs exclu du GODF, suspecté d’avoir voulu s’enrichir lors de l’opération immobilière. Le dernier locataire des frères « trois points » fut le théâtre du Capitole, qui avait transformé l’un des trois temples en salle de répétition. Le récent départ des artistes va permettre une vaste opération de réhabilitation du temple, prévu à l’origine pour s’afficher sur 35 mètres de façade.

Bannière de la RL du GODF Fraternité

En attendant, les initiés qui commencent à arriver en fin de journée, doivent traverser un premier temple et sa voûte bleue étoilée pour se rendre à leur lieu de réunion, en passant par la porte dérobée située derrière la tribune où trône une statue de Marianne. L’entrée du temple est surveillée par un judas où un veilleur ne laisse entrer que les membres de la loge pendant les « tenues ». Mais un concierge n’ouvre les grilles de la rue de l’Orient qu’aux seules personnes connues… »

Dans les faits, les temps changent et désormais, il n’y a plus de concierge.

Vitrine du musée des locaux du GODF à Toulouse

Nous y apprenons aussi que « … « L’Orient » désigne le regroupement de 13 loges, de différentes obédiences. Outre le GODF, les locaux abritent des loges du Droit Humain, de la Grande Loge féminine, de la Grande Loge mixte et de la loge Opéra. Chacune dispose d’un bureau à l’étage. L’Association des loges du Grand Orient de Toulouse revendique une cinquantaine de personnes par loge… »

À cette heure, 30 Loges s’y réunissent. Quel beau chemin parcouru depuis 2011…

Armoiries de la ville de Toulouse – Gare de Toulouse Matabiau

À ce jour, en région Occitanie, nous comptons dix Obédiences maçonniques – quatre masculines, une féminie et cinq mixtes. Toutes Obédiences confondues, il existe 770 Loges qui occupent, à tour de rôle, les 130 temples maçonniques des treize départements de la région Occitanie. Il faut savoir que parmi les 21 150 membres de la Fraternité, nous avons 3570 Sœurs, soit 17 % des Maçons (déclaratif obédientiel donné à La Dépêche du Midi pour son article du 26 nov. 2022, cf. « 7e Salon Maçonnique de Toulouse, la presse en a parlé… 450.fm aussi ! »).

La Dépêche du Midi, samedi 26 novembre 2022
La Dépêche du Midi, samedi 26 novembre 2022

Si les Maçons savent construire, ils savent aussi REconstruire. C’est pourquoi, concernant le fronton de la façade du bâtiment, deux thèses s’opposent encore. Les partisans d’une remise en état à l’identique de la construction originelle, nécessitant toutefois un investissement financier certain, pour ne pas dire un certain investissement financier, et ceux qui souhaitent le laisser tel qu’il se présente aujourd’hui, symbolisant un amas de pierres brutes, à l’image – et ressemblance ? – du candidat(e) qui se souhaite bénéficier des bienfaits de l’initiation…

Toulouse, haut lieu de la Franc-Maçonnerie, mais aussi et surtout de la FRATERNITÉ !

Bannière sur les parvis

[NDLR : Pour des raisons de sécurité, volontairement nous n’avons pas publié des photos de l’extérieur de l’édifice et caché l’adresse exacte de l’A.L.G.O.T. Un grand merci à eux, à l’ITEM et à notre Gérard S., en vérité je vous le dis, en n. pr. notre très cher & bien-aimé Frère Gérard Soulier.]

Grâce à l’aimable et fraternelle collaboration de nos amis des Conférences de Midi à Minuit, nous vous invitons, si tel est votre désir, à visionner un diaporama composé de photos que vous devez à votre serviteur… Vous verrez une représentation du fronton de l’édifice maçonnique avant sa destruction par la bête immonde…

Diaporama

Georges Sérignac : « Le projet républicain est né sous la Révolution française »

De notre confrère lvsl.fr

Georges Sérignac est Grand Maître du Grand Orient de France, une des principales organisations maçonniques de France. Nous avons souhaité échanger avec lui afin de revenir sur la spécificité maçonnique française : ses liens avec la République, comme avec le processus révolutionnaire. Nous l’interrogeons aussi ici sur la place du travail et de l’écologie dans les réflexions du Grand Orient, ainsi que sur la signification de l’anti-maçonnisme toujours en vogue dans les organisations d’extrême droite.

LVSL – Commençons par un petit point historique sur la franc-maçonnerie française. Y a-t-il selon vous une spécificité française de la maçonnerie ?

Georges Sérignac – Historiquement, oui. Au début du XVIIIᵉ siècle, quand la franc-maçonnerie des premières loges françaises commence à travailler, elle coexiste avec une franc-maçonnerie anglo-saxonne déjà en place depuis une dizaine d’années. C’est la même maçonnerie, ce sont les mêmes rituels et les mêmes méthodes.

Au bout de quelques années, la franc-maçonnerie anglo-saxonne cherche à se remettre en question, à travers une querelle des « Anciens » et des « Modernes ». Les « Anciens » se considèrent comme détenteurs de la véritable tradition maçonnique et reviennent sur certaines pratiques usuelles de la maçonnerie anglaise de l’époque. Ils vont absorber la maçonnerie anglo-saxonne. Ainsi, la maçonnerie devient une institution qui se consacre aux rituels, à la solidarité et à la convivialité. Ce sont ces marques de fabrique. Ces éléments sont communs à la maçonnerie française.

Extrait de l’oeuvre de D. Jeaurat, « Jean-Jacques Rousseau et les symboles de la Révolution », 1794

Mais la franc-maçonnerie française ajoute un nouvel élément : la liberté absolue de conscience. Elle attend la fin du XIXᵉ siècle pour l’intégrer réellement dans ses statuts et abroger l’obligation de croyance – ce qui constitue la summa divisio entre la franc-maçonnerie anglo-saxonne et la nôtre. Dans la tradition maçonnique anglo-saxonne, l’obligation de croyance en Dieu est centrale, tandis que dans la tradition française, c’est la liberté absolue de conscience. On peut croire ou ne pas croire, pratiquer ou ne pas pratiquer. Est religieux qui veut, est athée qui le souhaite. Cette division est fondamentale, et c’est à partir de cette évolution que la maçonnerie anglo-saxonne ne reconnaît plus son homologue française.

En 1877, année de cette mutation, l’engagement dans la cité devient un élément de plus en plus débattu au sein du Grand Orient de France – ce qui est tout à fait cohérent.

L’histoire est émaillée d’épisodes où l’on interdit la franc-maçonnerie et emprisonne les francs-maçons. Ainsi, les francs-maçons se replient sur eux-mêmes dès le début du XVIIIᵉ siècle. C’est cette confidentialité contrainte et forcée qui génère tous les fantasmes.

Au moment de la Commune, les archives des loges montrent des débats à son sujet, ce qui les distinguent des loges anglo-saxonnes, où l’on ne parle pas de politique, comme l’indiquent les règlements. Au sein de la maçonnerie française, la politique fait partie des sujets qui ne sont pas tabous – ce qui montre à quel point la liberté absolue de conscience est centrale chez nous.

LVSL – Quel a été l’apport de la maçonnerie française à l’édification de la République ?

Rue Cadet à Paris siège du GODF
Rue Cadet à Paris, siège du GODF

Georges Sérignac – Il y a toujours eu, au sein du Grand Orient de France, du fait de cette liberté absolue de conscience qui dépasse l’aspect religieux, une grande liberté de pensée. Le fait d’avoir des opinions, même différentes, mais liées par des valeurs communes, humanistes, était un pilier fondamental de la maçonnerie française.

Ainsi, dans la construction de la République qui commence avant la Révolution, les loges sont centrales. Il faut se remémorer qu’il y a trois siècles, il n’existait pas de loi permettant les associations : elles deviennent des lieux de prédilection pour des réunions – des lieux qui ne sont pas des salons mondains. Des lieux où l’on peut parler de questions politiques. Cette construction républicaine, longue de plusieurs siècles est donc indissociable de la maçonnerie. Pierre par pierre, elle a contribué à bâtir l’édifice.

On s’en rend compte à la lecture des travaux des loges : les francs-maçons sont souvent des citoyens engagés. Être franc-maçon implique de s’intéresser à la vie de la cité, et parfois d’avoir d’autres engagements. D’où l’influence acquise par la maçonnerie, qui a été exagérée et fantasmée par le mouvement antimaçonnique. La réalité est bien plus simple : ce sont simplement des citoyens engagés qui se retrouvent pour parler de leurs convictions.

LVSL – Comment percevez-vous les théories conspirationnistes au sujet de la maçonnerie française ? D’un côté, la proximité de certaines d’entre elles avec les écrits d’un Édouard Drumont est frappante. De l’autre, ne peut-on pas interpréter ce rejet à l’égard d’une institution perçue comme influente et élitaire comme un réflexe de défiance vis-à-vis des intermédiaires entre le peuple et ses représentants – donc comme un réflexe républicain, hérité de la Révolution française ?

Georges Sérignac – Il y a deux aspects distincts dans votre question. La première, concerne le complotisme. Il faut déconstruire cette notion avec beaucoup d’attention. Il existe des manœuvres effectuées par des personnalités engagées dans le monde politique ou dans le monde économique, qui établissent des stratégies pour parvenir à certains desseins – mais ça, ce n’est pas le complot. Le complot des théories du complot, implique qu’il y ait des alliances que l’on ne comprend pas, que l’on ne connaît pas, qui travaillent en secret pour le malheur du monde et pour les intérêts d’une minorité. C’est une manière de donner des réponses simplistes à des problèmes complexes. Toutes les formations politiques, depuis que le monde est monde, travaillent pour accéder au pouvoir – le Prince de Machiavel le fait, et n’est ni régi par le bien, ni régi par le mal.

Cartes de crédit avec la pyramide du dollar US
Cartes de crédit avec la pyramide du dollar US

Mais alors, pourquoi les francs-maçons sont-ils l’objet de tant de théories du complot ?

Je pense que cela s’explique très bien historiquement : malheureusement, nous avons perdu la bataille de l’image. Il y a trois siècles, lorsque la franc-maçonnerie française commence à exister, elle gêne les pouvoirs, elle gêne le pouvoir royal par ses réunions, ainsi que le pouvoir catholique romain. Raison pour laquelle, au passage, la franc-maçonnerie anglo-saxonne n’est pas touchée par cela, parce qu’elle est en dehors de ces enjeux politiques. Raison pour laquelle, en France, on a cherché à interdire la franc-maçonnerie.

Bien sûr, l’histoire n’est pas linéaire ni manichéenne – des proches de Louis XV ont été francs-maçons. L’histoire est émaillée d’épisodes où l’on interdit la franc-maçonnerie et emprisonne les francs-maçons. Ainsi, les francs-maçons se replient sur eux-mêmes dès le début du XVIIIᵉ siècle. C’est cette confidentialité contrainte et forcée qui génère tous les fantasmes. Le secret auquel sont tenus les maçons ne leur est pas propre. Quand on prête serment pour un grand corps d’État, après tout, on jure de conserver le secret des délibérations. Cela n’a donc rien de spécifiquement maçonnique.

Je n’aime pas le concept de redistribution des richesses : en République, on les partage, on ne les redistribue pas. La République est la chose commune, et l’aspect social est par nature fondamental à la chose commune.

De nombreux fantasmes existent également à propos des rituels. Ceux-ci ne sont aucunement cachés : de nombreux livres, disponibles dans toutes les bibliothèques, les détaillent. N’importe qui peut consulter l’ensemble des archives maçonniques.

LVSL – De nombreuses polémiques ont gagné les médias, ces derniers temps, sur le rôle du travail dans la société, en particulier au regard de son rapport à l’assistance et à l’émancipation. Quel regard portez-vous sur ces débats ?

Revenu Universel – source site
Revenu de Solidarité Active

Georges Sérignac -Je commencerai en rappelant que nous travaillons sur le revenu universel, depuis maintenant deux décennies. La question qui se pose est la suivante : le travail est-il nécessaire dans notre société ou ne l’est-il pas ? Est-ce qu’aujourd’hui, dans une société aussi riche, qui va sans doute devenir plus abondante encore, le travail se justifie encore ? Deux positions coexistent au sein de notre ordre. Certains estiment qu’il est absolument essentiel de conserver le travail comme institution, et refusent pour cette raison l’idée de revenu universel. À la place, ils lui préfèrent les aides sociales. D’autres, au contraire, estiment que l’on se dirige vers une société sans travail et que le revenu universel s’impose. Chez les partisans de l’une ou de l’autre vision, qui sont diamétralement opposées, on trouve à la fois des sensibilités très à gauche et très à droite : cette question ne recoupe donc pas le clivage gauche-droite.

Ceci étant dit, je ne peux pas rapporter la position du Grand Orient sur ce sujet-là, puisqu’une pluralité d’opinions coexistent. Nous sommes dans tous les cas convaincus que le travail est émancipateur. Nous plaçons toujours l’humain au centre de notre réflexion. Il a certains besoins biologiques – il faut qu’il mange, qu’il dorme, qu’il ait un toit -, mais la vie des relations est absolument essentielle. Nous sommes un animal social et un animal politique.

Spinoza parlait de l’éternité des rapports. Ces rapports, c’est quelque chose qui nous dépasse tous et qui est beaucoup plus important. Cette conversation est beaucoup plus importante que ce que nous sommes. Ainsi, la reconnaissance constitue une dimension majeure de la vie. Une dimension de la vie qu’ignorent ceux qui pensent promeuvent ce qu’Alain Supiot nomme la gouvernance par les nombres.

Par conséquent, dans la société actuelle, avoir un emploi, travailler, assurer une fonction dans la société constituent à l’évidence des besoins essentiels. J’ai été stupéfait d’entendre que le travail était une valeur de droite ! Cela n’escamote pas pour autant la nécessaire réflexion sur le temps de travail. Nous pensons que les progrès formidables de la société pourraient être orientés ailleurs que vers une financiarisation à tout va ou la toute-puissance productiviste actuelle. On peut imaginer que l’on parvienne à une réduction du temps de travail, afin que les travailleurs puissent davantage s’épanouir – autre mot très important. Il n’y a pas d’émancipation sans épanouissement. Le travail peut permettre de s’épanouir, et une société qui avancerait aujourd’hui, au XXIᵉ siècle, est une société qui donnerait aux travailleurs la juste rétribution de leur travail. Nous vivons un grand moment d’accélération, et nous espérons que la maçonnerie pourra contribuer à une réflexion apaisée pour conduire la société sur la voie d’un épanouissement croissant.

LVSL – La République est parfois mot-valise. Sur la question du travail, plusieurs traditions coexistent : une tradition très libérale, une autre socialiste, empreinte de marxisme. Pour vous, la République est-elle par essence sociale, indissociable d’une volonté de redistribuer les richesses ?

« La Liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix (1830) est inspirée de la révolution des Trois Glorieuses, intitulé originellement « Scènes de barricades ». Par son aspect allégorique et sa portée politique, il a été fréquemment choisi comme symbole de la République française, de la liberté ou de la démocratie dans le monde. Il est symbole de la République triomphante.

Georges Sérignac – C’est une évidence. Il faut garder à l’esprit que le projet républicain est né sous la Révolution française. Partant, l’idée républicaine est évidemment laïque, démocratique et sociale.

Je n’aime pas le concept de redistribution des richesses : en République, on les partage, on ne les redistribue pas. La République est la chose commune, et l’aspect social est par nature fondamental à la chose commune.

LVSL – Quels rapports entretient la maçonnerie avec l’écologie ? De multiples débats traversent le courant écologiste concernant son rapport à la rationalité – certains accusent les Lumières d’être responsables du changement climatique, d’autres y voient au contraire une ressource pour lutter contre l’obscurantisme que constitue le négationnisme climatique.

Georges Sérignac -Notre obédience s’est emparée de cette question, nous avons une commission nationale qui est très active à ce sujet.

Est-ce qu’être écologiste implique de faire le procès de la rationalité moderne ? Il existe bien sûr une minorité qui estime que l’homme est néfaste, et que les Lumières, qui lui ont révélé sa toute-puissance, sont néfastes pour cette raison. Je pense qu’il s’agit d’une fraction sans intérêt ni représentativité de la pensée écologiste. La matrice de l’écologie, c’est la volonté d’en revenir à une forme de mesure, et de critiquer l’ivresse productiviste qui caractérise nos sociétés contemporaines. Je souhaite penser l’écologie comme défense des grands équilibres, ce qui est en concordance parfaite avec les idées des Lumières, et ne se situe en rien en opposition avec la rationalité, quelle qu’elle soit.

C’est même l’inverse. On présente souvent les écologistes comme des extrémistes : c’est un contresens absolu, car ils défendent les grands équilibres qui permettent la sauvegarde de la vie humaine ! De la même manière, on a cherché à caricaturer le concept de décroissance – le retour à la bougie, etc -, alors qu’il ne s’agit que de réinjecter une forme de mesure dans le système productif.

L’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis s’expose à Pont-Saint-Martin (44)

Du 5 au 17 décembre 2022, l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis l’Union, l’une des trois sociétés compagnonniques de France, propose une exposition de pièces d’arts exceptionnelles à la Médiathèque Le 3ème Lieu (aux horaires d’ouverture habituels).

Vous avez dit Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France des Devoirs Unis ?

L’Union, qui fêtait son centenaire en 1989, est la première tentative aboutie de rassemblement, en un même mouvement, des sociétés de Compagnons et des Devoirs que des différends avaient si longtemps séparées et dont les luttes fratricides avaient terni l’appartenance au même idéal. Elle a voulu inscrire sa philosophie d’unité dans son appellation.

L’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis est une association qui rassemble des hommes et des femmes de différents métiers autour d’un même idéal : apprendre, progresser et transmettre ses connaissances. L’Union regroupe divers corps de métiers dans le bâtiment, l’alimentaire ou les arts. À travers leur Tour de France, les Compagnons ont acquis un savoir-faire incomparable.

Site de l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis

Ce savoir-faire, les usagers de la Médiathèque Le 3ème Lieu vont pouvoir le découvrir au travers d’une exposition d’une vingtaine de chefs d’œuvre. Des réalisations exceptionnelles dans des domaines aussi divers que la métallerie, la taille de pierre, la céramique, la tapisserie, l’ébénisterie ou la charpente.

Facebook de l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis

Et le samedi 17 décembre, à 16h30, conférence !

Une conférence de présentation du travail des Compagnons et des chefs-d’œuvre exposés à la Médiathèque Le 3ème Lieu sera proposée par Patrick Lebaupin, menuisier, et Jean-François Seutein, plâtrier, de Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France des Devoirs Unis.

À noter que pendant cette exposition visible aux heures d’ouverture de la médiathèque, des animations sont proposées au public, écoles et à l’Ehpad La Roselière.

Patrick Lebeaupin et Jean-François Seutein, Compagnons des Devoirs Unis, participeront aux échanges pendant l’exposition|PHOTO PO
Médiathèque de Pont-Saint-Martin, Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire

Infos pratiques :

Pont-Saint-Martin Médiathèque Le 3ème Lieu, exposition « Chefs-d’œuvre des compagnons du Tour de France »

Gratuit/Salle d’animation – Heures d’ouverture de la médiathèque – La conférence du samedi 17 est sur inscription au 02 40 26 80 23 ou vielocale@mairie-pontsaintmartin.fr

L’Ombre de Dionysos : Michel Maffesoli

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De nouvelles formes de relations sociales, de solidarités, d’imaginaires émergent.

Entre autres manifestations cruciales, cette transformation se signale par la résurgence de la fête, de l’émotionnel, de l’ivresse. Car l’effervescence dionysiaque n’est pas un simple divertissement : elle vient raviver les formes archaïques de la socialité dans l’horizon postmoderne.

Derrière l’apparente apologie du plaisir, du débordement, de l’excès, voire du chaos, se profile la volonté de refonder l’être-ensemble. On renonce à la solidarité mécanique pour renouer avec une autre, plus organique ou vitale.

Une analyse magistrale et prophétique ( l’ouvrage en est à sa sixième édition) de notre époque.

L’AUTEUR : Professeur émérite à la Sorbonne et membre de l’institut universitaire de France, Michel Maffesoli est l’auteur d’une ouvre fondamentale (plus de 40 ouvrages publiés)  dont, récemment, l’ERE DES SOULEVEMENTS,  parue aux éditions du Cerf.

Il peut paraître paradoxal de voir dans l’organisme une des structures essentielles de toute socialité. Pour certains il s’agit là d’une aberration barbare qui dans les pays civilisés a été progressivement gommée par la domestication des mœurs.

Pour d’autres il peut s’agir d’une petite rêverie fantasmatique tolérable dans la fiction romanesque ou poétique. Il est de toutes façons impensable de lui accorder quelque efficace sociale que ce soit, en particulier dans nos sociétés à haut développement technologique. Et pourtant c’est sur cette efficace que ce livre entend insister. Il a pour ambition de montrer qu’il y a une logique passionnelle qui anime toujours et à nouveau le corps social.

Celle-ci, à la manière d’une centralité souterraine, se diffracte en une multiplicité d’effets qui informent la vie quotidienne. Michel Maffesoli Une lecture neuve de la socialité contemporaine. Pour comprendre que le « vouloir vivre collectif » d’aujourd’hui réactive des phénomènes archaïques comme la fête, l’orgie et l’excès, et témoigne d’une authentique « sagesse populaire« .

« Il est certain que la circulation du sexe, l’éclatement initiatique du soi, l’effervescence orgiaque renvoient à l’« extase », à l’outrepassement de l’individu dans un ensemble plus vaste. Et il est frappant de constater que la domestication des moeurs, l’idéologie du risque zéro, l’asepsie de l’existence, les divers changements socio-économiques, les développements scientifiques et techniques n’ont en rien amoindri cette pulsion à l’errance. »

Ossements dans un temple maçonnique, la colère de la propriétaire des lieux

De notre confrère Yahoo actualité

Un groupe d’explorateurs de bâtiments abandonnés a découvert des restes humains dans un vieux château des Hautes-Pyrénées. Les lieux contenaient aussi des symboles maçonniques.

L’exploration urbaine (Urbex – voir vidéo ci-dessous) est une pratique qui consiste à pénétrer dans des bâtiments abandonnés pour les explorer et, le plus souvent, publier des images sur les réseaux sociaux ou des plateformes vidéos. Si elle peut se révéler fascinante, cette discipline très populaire peut aussi conduire à des découvertes franchement surprenantes ou terriblement sinistres. Jonathan, Adrien et Dimitri, trois passionnés d’Urbex, en ont fait les frais en découvrant des restes humains dans un vieux château des Hautes-Pyrénées, rapporte le journal Le Parisien.

Dans la soirée de vendredi dernier, les trois jeunes hommes se trouvent à Trébons, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Lourdes. Ils ont repéré un lieu séduisant. Une « bâtisse aux allures de vieux château en pierre de taille avec des tourelles en partie détruites, une toiture effondrée et une grande grue rouillée, comme si les travaux avaient été interrompus et le temps s’était arrêté », raconte Jonathan qui poste régulièrement des vidéos de ses excursions sur YouTube. Munis de lampes et de caméras, les trois explorateurs font un tour des lieux et repèrent une brèche leur permettant d’accéder à l’intérieur du bâtiment. C’est là qu’ils vont déchanter.

Une galerie et des restes humains

« On découvre une galerie souterraine aux proportions impressionnantes. Les murs sont en granit et de grandes voûtes donnent au lieu une ambiance de temple », continue à raconter Jonathan au Parisien. Les trois explorateurs continuent de progresser et découvrent deux petits piliers de cérémonie posés sur une dalle encerclée par de la peinture blanche. Tout autour, des symboles francs-maçons comme le fameux compas. Des documents évoquant des loges et des rituels maçonniques sont éparpillés. Puis, dans un coin, les trois amis tombent sur un crâne et des os très abîmés et vraisemblablement humains. Ils appellent donc les gendarmes.

Une fois sur place, les militaires procèdent à toutes les constatations nécessaires. S’agit-il de très vieux ossements issus d’une profanation de tombes ? Ou au contraire d’un meurtre remontant à quelques années ou quelques décennies ? Selon les informations de nos confrères, le dernier propriétaire est un ancien médecin et un franc-maçon identifié, mais il est mort en septembre dernier à l’âge de 90 ans. Toutefois, l’homme n’était pas connu des forces de l’ordre, qui ne tablent d’ailleurs pas vraiment sur la piste criminelle. La vidéo de l’exploration urbaine devrait être publiée dimanche 3 décembre sur la chaîne YouTube Jo Urbex.

… suite de notre confrère nrpyrenees.fr

Des youtubeurs ont découvert un crâne humain et des ossements dans un temple maçonnique des Hautes-Pyrénées. Après la découverte d’ossements par trois urbex dans une maison de Trébons, l’héritière du propriétaire des lieux décédé il y a deux mois, assure qu’elle déposera plainte contre toute nouvelle intrusion.

« Je déposerai systématiquement plainte contre toutes les personnes qui s’introduiront illégalement sur ma propriété. »

Partagée entre colère et tristesse après la découverte d’ossements dans la maison de son père décédé, par trois youtubeurs qui pratiquent l’urbex, Catherine veut prévenir les éventuels curieux qui envisageraient de braver l’interdit.

« Les voisins ont été prévenus, et je leur ai demandé de prendre des photos et de contacter la gendarmerie si cela venait à se reproduire. »

Lors d’une de leur exploration urbaine dans un château abandonné situé sur la commune de Trébons (Hautes-Pyrénées), trois jeunes ont découvert un crâne et des ossements probablement d’origine humaine. Jo Urbex

Car depuis de nombreuses années, et surtout depuis l’abandon des travaux, elle passe son temps à murer les portes et fenêtres de la maison régulièrement visitée, voire, vandalisée.

« Mon père a consacré sa vie à bâtir cette maison et s’y est cassé le dos. Il ne venait plus depuis plusieurs années. Si nous avions déposé plainte à chaque fois que quelqu’un s’est introduit par effraction pour voler du matériel et des objets… »

Suite réservée aux abonnés

Regard sur… l’Estime de soi

L’estime de soi est, en psychologie, un terme désignant le jugement ou l’évaluation qu’une personne a de sa propre valeur. Lorsqu’un individu accomplit un acte qu’il pense valable, il ressent une valorisation ; lorsqu’il évalue ses actions comme étant en opposition à ses valeurs, il réagit en « baissant dans son estime ». Selon certains psychologues, cette notion est à distinguer de la « confiance en soi » qui, bien que liée, est en rapport avec des capacités plus qu’avec des valeurs.

Développement

Les expériences vécues par un individu durant sa vie développent son estime de soi. Des expériences positives peuvent favoriser un regard positif porté sur soi-même, et inversement. Durant les premières années de la vie d’un enfant, les parents influencent significativement le développement de son estime de soi, que ce soit en positif ou en négatif. Un amour inconditionnel, selon les ouvrages sur la parentalité, est d’une influence notable pour un développement émotionnel stable. Ces émotions affectent l’estime de soi de l’enfant lorsqu’il grandit.

De nombreuses études expérimentales en psychologie du développement montrent des liens de cause à effet entre l’attachement sécure ou sécurisant (cf. théorie de l’attachement) et la confiance en soi ultérieure.

Pendant les périodes scolaires, les notes représentent un facteur contribuant à l’estime de soi. Un élève qui réussit ou échoue constamment affecte son estime de soi. Les expériences en société sont un autre facteur qui influe significativement. Un enfant, à l’école, peut commencer à se comparer à ses camarades de classe. Ces comparaisons jouent un rôle important dans l’estime de soi de l’enfant et influencent l’avis négatif ou positif qu’il a de lui. À l’adolescence, l’opinion sur l’estime de soi et le regard sur soi deviennent plus importants, car les adolescents se comparent en fonction de leurs relations avec leurs proches amis. Une relation aisée avec des amis est très importante pour le développement de l’estime de soi chez les enfants. L’acceptation sociale amène également une forte estime de soi, tandis que le rejet et la solitude amènent le doute et favorisent le développement d’une faible estime de soi.

Quatre générations d’une famille.

L’attitude parentale et le style parental jouent un rôle crucial dans le développement de l’estime de soi. Une éducation basée sur l’attention et l’encouragement conduit les enfants à avoir une forte estime de soi, ce qui leur permet de prendre des décisions plus rapidement. Des études rapportent un lien positif entre un style parental autoritaire et le développement de l’estime de soi, comparé aux styles parentaux dits autoritaires, indulgent ou négligent.

Les bonnes expériences vécues durant l’enfance qui contribuent au développement d’une bonne estime de soi impliquent l’attention des autres, des paroles respectueuses, une attention et une affection appropriées, ainsi que la reconnaissance de tâches effectuées avec succès. Les mauvaises expériences qui contribuent au développement d’une faible estime de soi impliquent de fortes critiques, du harcèlement ou abus physique, moral ou sexuel, être ignoré, ridiculisé ou intimidé.

https://www.youtube.com/watch?v=2JUljTvFbDA

Types

Forte estime

Une forte estime de soi peut impliquer les caractéristiques suivantes :

  • croyance ferme en ses propos et principes, toujours prêt à se défendre face à l’adversité, et confiance en soi ;
  • capacité à faire les choix qui semblent corrects, sans culpabilité vis-à-vis des autres ;
  • capacité à aller de l’avant, sans se préoccuper des événements passés ou à venir ;
  • capacité à résoudre pleinement un problème, sans hésitation ni difficultés ; il peut demander l’avis des autres ;
  • considération, ne se sent ni inférieur ni supérieur aux autres, et accepte les différences propres aux autres ;
  • résistance à la manipulation, collaboration avec les autres ;
  • admission et acceptation des opinions et avis partagés, qu’ils soient positifs ou négatifs ;
  • capacité à apprécier pleinement toute une variété d’activités ;
  • sensibilité aux besoins des autres ; respect général des lois sociales.

Faible estime

Une faible estime de soi peut montrer les caractéristiques suivantes :

Jeune garçon et son chien
Jeune garçon et son chien
  • auto-critique importante, créant un état habituel d’insatisfaction de soi ;
  • hypersensibilité aux critiques ; un individu ayant une estime de soi basse se sent facilement attaqué et éprouve de façon permanente des ressentiments face aux critiques ;
  • indécision chronique, souvent à la suite d’une peur exagérée de faire une erreur ;
  • Perfectionnisme, qui conduit à vouloir faire quelque chose parfaitement ou sans erreur, (il se trouve inquiet), au risque notamment de causer une frustration ;
  • culpabilité, qui mène à des ruminations des erreurs faites dans le passé ;
  • irritabilité, ou constamment sur la défensive même sans raison apparente ;
  • pessimisme, point de vue négatif généralisé ;
  • envie.

Lorsqu’une idée est mal reçue, un individu souffrant d’une faible estime peut le prendre personnellement et se sentir dévasté. Cela peut avoir de lourdes conséquences lorsque la personnalité physique ou morale, les actions ou l’égo d’un individu sont directement visés. Ces individus remontent leur estime de soi s’ils réussissent à atteindre un but qu’ils s’étaient fixé ; cependant, ils peuvent revenir à une faible estime s’ils échouent de nouveau.

Théories

William James (11 janvier 1842 – 26 août 1910).

James (1890), Cooley (1902) et Mead (1934) ont été parmi les premiers à évoquer cette notion.

Pour James, l’estime de soi est le résultat d’un rapport entre nos succès et nos prétentions dans les domaines importants de la vie. En d’autres termes, le postulat de James est que l’estime de soi est le rapport entre ce que sont réellement les humains et ce qu’ils veulent être (leur idéal de soi). Certaines recherches empiriques montrent que plus l’écart entre le soi réel et l’idéal de soi est important, plus l’estime de soi est faible. Cooley postule qu’autrui serait un miroir dans lequel nous nous percevons et que les jugements d’autrui sur nous seraient intériorisés et créeraient les perceptions qu’un individu possède de lui. Mead postule, lui, que ce serait la moyenne de ces jugements qui serait intériorisée. Un exemple des travaux empiriques sur le jugement d’autrui et l’estime de soi peut être trouvé dans les travaux de Cole. Le locus de contrôle de Rotter (1966) définit l’estime de soi comme la croyance de l’individu qu’il est acteur des évènements de sa vie (lieu de contrôle interne) ou victime (lieu de contrôle externe). Dans la hiérarchie des besoins de Maslow (1970), l’estime de soi correspond à une double nécessité pour l’individu : se sentir compétent et être reconnu par autrui.

Le sentiment d’auto-efficacité (2002), selon Bandura (qui correspond à la perception selon laquelle un individu peut mettre en œuvre une suite d’action pour arriver à un but donné) et l’estime de soi représentent deux bases théoriques distinctes. L’estime de soi peut provenir d’auto-évaluations basées sur la compétence personnelle, mais aussi sur la possession de caractéristiques personnelles investies de valeurs positives ou négatives selon la culture (statut social,…). Dans sa perspective, l’estime de soi est multidimensionnelle (travail, vie sociale,…). Il précise qu’il n’y a pas de lien systématique entre le sentiment d’auto-efficacité et l’estime de soi. Il existe des domaines qui favorisent ou défavorisent l’estime de soi. Par exemple, quelqu’un s’évaluant mauvais mathématicien mais qui n’accorde pas d’importance à cette activité ne tirerait pas de conclusion négative sur sa valeur personnelle. Inversement, une personne pourrait s’estimer compétente professionnellement, et en tirer une valeur négative par la nature de l’activité (huissier, tireur d’élite, prostitution).

Cooper Smith

Les travaux de Coopersmith (1967) visent à démontrer la non corrélation significative entre l’estime de soi de l’enfant et la fortune, l’éducation ou la profession de ses parents. Le seul facteur qui influencerait fortement l’estime de soi de l’enfant serait la qualité de sa relation avec ses parents. Harter (1978) souligne l’aspect vital de l’approbation pour l’estime de soi de l’enfant, à la fois pour encourager certains comportements et comme source d’informations sur l’adéquation de ses performances. Ces renforcements positifs remplissent deux fonctions : ils apportent de la stimulation et de l’affection, de même qu’ils favorisent le processus d’indépendance et de recherche de maîtrise. La source de cette approbation se modifie avec l’âge de l’enfant : jusqu’à 3 ans, ce dernier accorderait plus d’importance à l’avis de ses parents ; puis, peu à peu, ce serait l’approbation des pairs qui serait recherchée (avec un paroxysme à l’adolescence).

Selon d’autres chercheurs, le « rang » de naissance semblerait également jouer un rôle sur l’estime de soi de l’enfant et du futur adulte : ainsi, les cadets auraient une estime de soi légèrement plus basse que les aînés mais seraient plus populaires et plus à l’aise que ces derniers en société. Les aînés, quant à eux, jouiraient d’une estime de soi légèrement plus élevée, axée sur la performance et connaîtraient, en général, une meilleure réussite scolaire. Naître dans la caste des intouchables n’encouragerait pas a priori une estime de soi importante, mais le contexte culturel modifierait aussi l’estime de soi. Selon certaines sources, la question de l’estime de soi serait à rattacher à celle de la délinquance et fournirait ainsi un champ d’action pour la contrôler. Cependant, selon d’autres, une estime de soi élevée ne serait pas nécessairement un atout : dans une étude célèbre, Baumeister, Boden et Smart, suggèrent qu’une haute estime de soi peut être corrélée à des actes de violence ou d’agression en cas de menace du concept de soi, c’est-à-dire en cas d’atteinte à l’amour-propre.

Il n’existe actuellement pas de consensus sur une définition de l’estime de soi. Mais la plupart des chercheurs, malgré des divergences parfois importantes, s’entendent sur un point : l’estime de soi se « mériterait ». Soit qu’il s’agisse de gagner un sentiment d’appartenance en se conformant aux exigences du miroir social, soit qu’il faille atteindre un objectif particulier pour s’autoriser une fierté personnelle, soit enfin qu’il convienne de respecter des « piliers » moraux afin que la réalité récompense la vertu (Branden, 1994). Pour jouir du privilège d’une bonne estime de soi, il faudrait donc s’ajuster à des principes extérieurs à soi.

Sociologie et santé : le sentiment de contrôle

Roger Bacon, philosophe scolastique, précurseur de l’empirisme sous sa forme moderne.

Une étude pluridisciplinaire sur les facteurs des différents états de santé a été réalisée dans le cadre d’un projet mené de 2002 à 2005 dans trois territoires québécois (urbain, banlieue et rural), offrant des bilans de santé contrastés. Des approches techniques et méthodologiques (démarche empirique, approche territoriale) ont été utilisées, tels le SIG (Système d’Information Géographique), enquêtes de terrain, entrevues qualitatives (auprès des acteurs), approches quantitatives (enquêtes téléphoniques de 170 questions). Lors de ces dernières auprès d’un échantillon représentatif des populations étudiées, le sentiment de contrôle a été mesuré à l’aide d’un indice développé par Pearlin et Schooler (1978), un des indicateurs psychosociaux admis comme l’un des plus pertinents pour l’explication du gradient social de santé. Les territoires choisis étaient: 1) le centre-ville, caractérisé par une population vivant avec de faibles revenus, ouvrière 2) la banlieue, classe moyenne, connaissant une dévitalisation et 3) le rural, société traditionnelle, ruralisation. Les écarts les plus flagrants sont constatés entre la banlieue et le centre-ville.

Les résultats de l’étude démontreraient un lien entre l’indice du sentiment de contrôle (qui serait mis en équation avec l’estime de soi [incompréhensible]) et les inégalités de santé. Dans le centre-ville, 24 % de la population estime avoir un faible sentiment de contrôle. Dans les banlieues, il est estimé que les taux de sentiments de contrôle sont plus élevés. La situation du milieu rural rejoint sensiblement celle de la banlieue où le sentiment de contrôle est le plus fort chez les personnes qui ont une activité rémunérée. Le fait de vivre dans un lieu plus qu’un autre aurait un impact sur le sentiment de contrôle chez les personnes.

Certains chercheurs proposent un lien entre le milieu de vie, le sentiment de contrôle et la construction des inégalités sociales de santé en s’appuyant sur des informations qualitatives obtenues lors des entrevues individuelles. Les personnes les plus fragiles et les plus défavorisées (santé physique, mentale, sentiment de contrôle) semblent être les hommes de 45 à 65 ans, pour le centre-ville et les familles monoparentales, tous territoires confondus (centre-ville, banlieue et zone rurale).

Albert Ellis, né le 27 septembre 1913 à Pittsburgh et mort le 24 juillet 2007 à New York, est un psychologue américain.

Rationalité
L’estime de soi suppose une évaluation du soi, considérée comme une entité stable et définie une fois pour toutes alors qu’à l’évidence; il s’agirait en réalité d’un processus, impermanent par essence. Ainsi, un élève qui échoue à un examen peut douter de ses capacités d’études, mais cette conclusion subjective n’est pas nécessairement rationnelle. Un tel saut logique, erroné, aura un retentissement sur ses performances futures : le résultat viendra confirmer la certitude par le jeu pervers de prophéties auto-réalisatrices. Au contraire, une réussite soudaine peut enfler l’estime de soi au point de surestimer sa valeur.

Albert Ellis, fondateur de la thérapie « émotivo-cognitivo-comportementale » a combattu l’idéologie de l’estime de soi, enseignant une philosophie de l’acceptation inconditionnelle de soi à l’opposé de toute mesure de la valeur d’un individu. Ellis appelle la tendance pour le moins « névrotique » des êtres humains à s’auto-évaluer le « complexe de Jéhovah ». Selon lui, tout commencerait lorsqu’un individu réalise une bonne performance dans une situation donnée. En conséquence de ce premier constat, le « complexe de Jéhovah » se manifesterait et conduirait le sujet à une conclusion fallacieuse : puisqu’il a obtenu un bon résultat, il prendrait de la valeur. Ellis note cependant qu’il suffirait d’une contre-performance dans le futur pour que le « complexe de Jéhovah » se transforme rapidement en « complexe de ver de terre ». Ellis tente de démontrer que, philosophiquement parlant, la notion de « valeur » d’un être humain n’est pas tenable. Il plaide alors pour une seule évaluation, celle des comportements. Mais, selon lui, la personne n’est pas le comportement et la stupidité d’un acte ne définit pas son auteur. Dans cette thèse, les principes de la Sémantique générale à laquelle Ellis reconnaît d’ailleurs une parenté directe avec ses propres thèses sont exposés.

Certains chercheurs proposent une alternative aux « montagnes russes » émotionnelles que constituerait cette évaluation interne de soi : l’arrêt pur et simple de toute évaluation au profit d’une évaluation de ses comportements et de sa satisfaction personnelle.

Rationalisation

Pour conserver son estime de soi, quand un individu a commis ou est sur le point de commettre un acte répréhensible, ou non conforme à la morale ou contraire à ses valeurs personnelles, il peut faire appel (plus ou moins consciemment) à des mécanismes psychologiques dits de neutralisation de la culpabilité. Ces mécanismes lui permettent d’auto-justifier (de « rationaliser») cet acte en « éteignant »  ses « protestations intérieures », morales ou éthiques. Il trouve alors par exemple des « justifications et des excuses à un comportement déviant »

Santé mentale et mortalité

L’Organisation mondiale de la santé affirme l’importance de fortifier l’estime de soi des étudiants pour prévenir le suicide des enfants et adolescents contre la détresse mentale et les situations difficiles de la vie.

Impact sur le processus d’apprentissage des adultes

La dynamique identitaire de l’adulte n’est pas cristallisée. Elle est en évolution ou en baisse permanente en fonction de ses perceptions qui sont elles-mêmes fonctions de la dynamique entre sa vie professionnelle mais aussi privée et sociale.

Le processus d’apprentissage des adultes nécessite alors de la part de l’adulte la mobilisation d’un certain nombre de ressources qui vont lui permettre de progresser et donc de réussir. Certaines sont directement liées à l’estime de soi.

Une bonne estime de soi va permettre à l’adulte de se motiver et d’être très engagé dans son processus d’apprentissage. Cet engagement se poursuivra par le sentiment d’efficacité, une sorte de fierté. Le formateur va alors chercher à maintenir cette situation en lui renvoyant une image positive de lui.

En revanche face à un adulte qui n’a pas de bonnes perceptions de lui, le formateur bienveillant devra à travers des feedbacks positifs ainsi qu’à travers le processus d’identisation lui redonner confiance et concentration nécessaire afin qu’il puisse remettre en cohésion ses réalisations et ses aspirations.

On voit bien que l’estime de soi est vecteur de motivation, d’engagement et de persévérance dans l’activité.

On constate alors que l’apprentissage d’un adulte est difficile sans l’estime de soi. En revanche, le schéma inverse est possible. Il est tout à fait possible à partir d’un apprentissage de revaloriser l’estime de soi.

Autoévaluation de l’estime de soi

Dr Rensis Likert, directeur de l’ISR

L’échelle d’estime de soi de Rosenberg, développée par le sociologue et docteur Morris Rosenberg, est une mesure auto-évaluée de l’estime de soi largement utilisée dans les recherches en sciences sociales. Elle utilise une échelle de valeur de 0 à 30 où un score inférieur à 15 pourrait indiquer un problème de faible estime de soi.

L’échelle d’estime de soi de Rosenberg est conçue de la même manière que les enquêtes sociologiques. Elle est composée de dix items de type Échelle de Likert auxquels on répond par une graduation allant de « Tout à fait d’accord » à « Pas du tout d’accord ». Cinq de ces items sont formulés positivement et cinq autres négativement. L’échelle mesure l’état d’estime de soi en demandant au répondant de communiquer sur leurs ressentis. L’échelle a été initialement développée pour étudier l’estime de soi sur une population de 5024 lycéens de 10 écoles tirées au hasard de l’état de New York. L’échelle d’estime de soi de Rosenberg est considérée comme un outil valide et fiable d’évaluation de l’estime de soi.

Cette échelle a été traduite et adaptée dans différentes langues comme le persan, le français, le chinois, l’italien, l’allemand, le portugais et l’espagnol. Cette échelle est largement utilisée dans des études interculturelles dans plus de 53 différents pays.

De bons apôtres

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent les 1er et 15 de chaque mois.)

La franc-maçonnerie foisonne de symboles. Autant de supports à la méditation, à la pensée, au partage. Autant d’occasions d’y mesurer son action, à l’échelle que la réflexion aura permis de déterminer. 

Le long parcours symbolique, ce frottement incessant de la sensibilité et de l’esprit, renouvelé à chaque occasion, a pour vocation de dessiner une voie de progrès vers la compréhension de soi-même, des autres et du monde, dans l’ajustement du multiple et l’aspiration à l’un. Rien n’est, cependant, joué d’avance.

La complaisance à une description détaillée de figures et de principes peut privilégier des raffinements culturels dont les subtilités se complexifient à loisir et détournent indéfiniment leurs adeptes de toute perspective pratique, de sorte que l’action entreprise au-dedans n’a plus même l’ambition de se prolonger au-dehors, sauf en des tours de passe-passe et des jeux de miroirs, où le merveilleux se satisfait de la stérilité, où des agrandissements inattendus tiennent lieu de réalités tangibles.

C’est pourquoi certains délaissent d’emblée la symbolique pour le « sociétal », transformant de proche en proche les exercices vécus lors des tenues, en débats qui trouveraient tout aussi bien leur place dans des cafés philosophiques, sans avoir besoin des incitations et des protections des rituels. D’autres formes de langues de bois y fleurissent alors. Les anathèmes et les exclusives sont prompts à s’y redéployer, abolissant la grande tâche de l’initiation qui consiste à voir plus loin, de plus haut, en rapprochant les contraires.

De là, la diversité de l’offre maçonnique ; de là, des incompréhensions persistantes entre frères et sœurs ayant réglé leurs préférences plutôt dans un sens ou plutôt dans l’autre. Ces désaccords et ces méfiances réciproques sont liés, de mon point de vue, à deux promesses complémentaires qui, dissociées, se soldent, en définitive, par deux paresses inverses : d’un côté, celle qui consiste à manquer de patience dans le travail sur soi, à ne pas tant chercher à enraciner son idéal dans des vertus intimes qu’à croire aux sortilèges d’une action collective qui aplanirait par miracle les dérives inhérentes à tout pouvoir et, d’un autre côté, cette paresse qui consiste à se réfugier dans une prudente course à sa propre vérité, sans qu’un engagement corrélatif dans le monde n’ait besoin d’y apporter la sanction concrète de la vie.

Parce que ces deux paresses voudraient se faire oublier en reposant chacune sur la demi-exigence qui manque à l’autre, les promesses contrastées qui les caractérisent ne sauraient conduire à cette harmonie globale à laquelle, pourtant, leurs champions respectifs prétendent se vouer, se condamnant ainsi, sur des plans différents, à n’être que de bons apôtres…

7e Salon Maçonnique de Toulouse, la presse en a parlé… 450.fm aussi !

La Dépêche du Midi, en mode abrégé DDM, souvent simplement nommée La Dépêche – où figure toujours la mention Le journal de la démocratie –, historiquement liée à la laïcité et au radicalisme, est un grand quotidien régional diffusé dans neuf départements de la région Occitanie ainsi que dans un autre de la Nouvelle-Aquitaine.

Une remarquable communication de la part de l’Institut Toulousain d’Études maçonniques (ITEM) qui a su afficher, haut et fort, les couleurs de la Franc-Maçonnerie. De toutes les Francs-maçonneries !

La Dépêche du Midi, samedi 26 novembre 2022
La Dépêche du Midi, samedi 26 novembre 2022

Toulouse a connu, ce week-end dernier, une très grande et belle manifestation maçonnique organisée par l’ITEM. Avant de vous faire retour sur ce magnifique et désormais incontournable événement maçonnique – comme toujours ! –, nous souhaitons vous faire partager ce que la presse régionale en disait au matin de l’inauguration du Salon par Jean-Paul Bouche, conseiller délégué de Toulouse, maire de quartier et représentant de M. Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Georges Méric, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne et Mme Rachida Lucazeau, conseillère régionale d’Occitanie, représentant de Mme Carole Delga, présidente de la région Occitanie depuis 2016.

Buste féminin avec sautoir de Vénérable Maître avec delta rayonnant – Rite Écossais Ancien Accepté (REAA)

La Dépêche, en version papier :

  • La Une : Qui sont les francs-maçons ?
  • Page 2 : Francs-maçons : l’ouverture contre les caricatures et Transmettre et reconstruire, thème du 7e Salon maçonnique de Toulouse
  • Page 3 : « Au sein des loges, la possibilité de découvrir de nouveaux horizons » et Mais quel est le lien entre rugby et franc-maçonnerie
« Rugby et fraternité », thématique d’une des conférences…

La Dépêche, en version numérique :

  • VIDEO. Francs-maçons : l’ouverture contre les caricatures https://bit.ly/3XBMFQp (Une belle vidéo/interview de notre TCF Gérard Soulier de 2:54, après les annonces)
  • Rugby et fraternité : un sport et des valeurs qui puiseraient leur origine dans la franc-maçonnerie anglaise https://bit.ly/3gFm4kZ
  • Salon maçonnique de Toulouse : combien de femmes sont Franc-maçonnes en Occitanie ? https://bit.ly/3F9e31a
  • Transmettre et reconstruire, thème du 7e Salon maçonnique de Toulouse https://bit.ly/3ARX2FZ

Quant à 450.fm, vous pouvez retrouver :

Étoile flamboyante, temple GODF Toulouse
  • Le 19 novembre dernier : Exclusif : Interview vidéo de Gérard Soulier, Commissaire général du 7e Salon Maçonnique de Toulouse https://bit.ly/3Vc5l7K
  • Le 29 octobre 2022 : 26-27/11/22 : 7e Salon Maçonnique de Toulouse ! https://bit.ly/3DGY2xu
  • Le 25 octobre 2022 : Trace de Liberté, une expo de François Boucq à Toulouse https://bit.ly/3gEX1hv
  • Le 30 juin 2022 : 26-27/11/22 : Save The Date ! 7e Salon Maçonnique de Toulouse https://bit.ly/3Fa60ko
Gérard Soulier, Secrétaire général de l’ITEM et Commissaire général du Salon Maçonnique de Toulouse

Nous reviendrons, bien naturellement, sur cette manifestation qui a rencontré, en 2022 aussi, son public. Notons-le , 30 % de non maçons ont fréquenté les allées du Salon !

Et comme il y a belle lurette qu’en centre-ville, à Toulouse, le siège de l’A.L.G.O.T. (Association des Loges du Grand Orient de Toulouse) – où se réunissent les membres du GODF depuis 1865 -, est connu de tous, nous ne manquerons pas, un jour, de vous faire visiter ce lieu mémorable. Un temple au riche passé qui a su accueillir des Loges exilées du Grand Orient d’Espagne et subir l’outrage des heures sombres de l’Occupation où les locaux furent pillés et la façade dégradée. Pourchassée par les nazis, la Maçonnerie ne survit que dans la clandestinité des réseaux de la Résistance…