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02/12/22 : Bauer/Dachez en dédicace chez DETRAD

L’encyclopédie des franc-maçonnes et des francs-maçons, un remarquable ouvrage, indispensable à tous maçons, sera dédicacé par leurs auteurs.

Alain Bauer, célèbre criminologue, grand maître du Grand Orient de 2000 à 2003, auteur, entre autres, du Dictionnaire amoureux de la franc-maçonnerie (Plon, 2010) et Roger Dachez, médecin et universitaire, président de l’Institut Maçonnique de France (IMF) et auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Histoire illustrée du Rite Écossais Rectifié (Dervy, 2021) et de la Nouvelle histoire des francs-maçons en France-Des origines à nos jours (Tallandier, Coll. Texto, 2020).

Retrouvez notre recension https://bit.ly/3DI882k

La librairie DETRAD vous invite à venir à la rencontre d’Alain Bauer et Roger Dachez à l’occasion de leur dernier ouvrage paru chez Gründ, une maison d’édition française établie à Paris et créée en 1894 par Ernest Gründ. 

DETRAD, depuis sa création en 1980, en plus de fabriquer des décors, des bijoux et d’éditer des ouvrages maçonniques ou encore la célèbre revue indépendante d’information et de documentation inter-obedientielle Le maillon de la chaîne maçonnique, a toujours su faire gagner en visibilité les auteurs en les promouvant à travers des séances de dédicace ! Grand merci pour ce beau partage de culture maçonnique !

DETRAD vous propose aussi son service de « DÉDICACE EN LIGNE » et recevez votre ouvrage dédicacé par l’auteur. Rendez-vous sur www.detrad.com

Infos pratiques : Vendredi 2 décembre 2022, à partir de 17h – DETRAD – 18, rue Cadet 75009 PARIS

30/11/1900 : Passage à l’Orient Éternel d’Oscar Wilde

Le 30 novembre 1900, à Paris, meurt l’écrivain irlandais Oscar Wilde dont le nom complet est Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde. Né le 16 octobre 1854 à Dublin en Irlande, Oscar Wilde est le fils d’un chirurgien irlandais de réputation internationale. Sa mère, Jane Francesa Elgee, est une poétesse pleine de ferveur nationaliste, qui dans les années 1840, soutient la cause irlandaise face à l’Angleterre.

Blason Trinity College, Dublin
John Ruskin, en 1882

Après des études classiques au Trinity College à Dublin, où déjà il fait preuve d’une forte personnalité et se distingue des autres étudiants par l’extravagance de ses vêtements, Oscar Wilde est admis à l’université d’Oxford. Le poète y fait des études brillantes et a notamment comme professeur l’écrivain, poète, peintre et critique d’art britannique John Ruskin (1819-1900), l’un des porte-paroles d’un mouvement culturel qui estime que l’art ne doit être que recherche du Beau, sans aucune préoccupation morale ou sociale. Oscar Wilde est un élève brillant et distingué. Il a les cheveux longs, porte des cravates lavallière et orne les boutonnières de ses costumes d’un œillet, d’un lis ou d’un chrysanthème. Il se lance ensuite dans une carrière littéraire.

Oscar Wilde, 3 avril 1876 par Hills & Saunders,_Rugby
Oscar Wilde, 23 mai 1889, par W. and D. Downey

Esprit subtil et excentrique, dandy d’une rare élégance, sa célébrité devient grande dans les milieux culturels et aristocratiques londoniens qui accueillent avec ravissement ses premiers Poèmes (1881). Il devient très vite l’un des théoriciens de « l’art pour l’art », et le chef de file des « esthètes ». Il est ainsi invité à donner une série de conférences aux Etats-Unis sur l’esthétisme.

On lui doit notamment, publié dans sa première version le 20 juin 1890, Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray), ou encore Le Fantôme de Cantervilleer  et autres nouvelles (Lord Arthur Savile’s Crime and Other Stories), à partir de 1887.

Signature d’Oscar Wilde

Sa vie a été ponctuée par le scandale Queensberry. En 1891, Oscar Wilde rencontre Lord Alfred Douglas de Queensberry, s’en éprend, commençant ainsi une relation intime. Tous deux menèrent alors une vie débridée en affichant en public leur homosexualité.

Il est condamné à la peine maximale de deux ans de travaux forcés en 1895. L’écrivain irlandais décède à Paris dans le plus grand dénuement en 1900.

Il repose depuis 1909 au cimetière du Père-Lachaise, division 89. Son tombeau surmonté d’un monument s’inspirant d’un taureau ailé assyrien conservé au British Museum. Il est l’œuvre du sculpteur expressionniste Sir Jacob Epstein.

La tombe d’Oscar Wilde au Père-Lachaise

Dans un premier temps, il est modestement inhumé à Bagneux dans les Hauts-de-Seine. Mais en 1909, sa dépouille est transférée dans la nécropole parisienne grâce au soutien financier d’admirateurs et d’amis qui se portent acquéreur d’une concession au nom de la famille. Le mausolée réalisé par Jacob Epstein (1880-1959), pionnier de la sculpture moderne, représente un sphinx ailé, allégorie de la poésie.

Ce motif inspiré par le taureau androcéphale assyrien de l’époque classique fait allusion au poème de Wilde « « La Sphinge ». Le visage présente une ressemblance frappante avec celui de l’écrivain. Depuis 1950, le monument abrite également les cendres de Robert Ross, dernier compagnon et légataire d’Oscar Wilde. L’œuvre-hommage imaginée par Jacob Epstein a été un objet de scandale dès sa révélation. Les esprits pudibonds de l’époque se sont sentis offensés par la générosité de l’appareil génital du sphinx. Depuis, la sculpture a été castrée dans des circonstances qui demeurent encore énigmatiques.

À la fin des années 1990, un étrange rituel s’est répandu parmi les visiteurs. Afin de se donner de la chance en amour, ils se sont mis à embrasser le monument les lèvres fardées de rouge. Les empreintes grasses s’accumulant, les pigments vermillon laissant des traces indélébiles et les nettoyages successifs rendant poreuse la matière, la pierre s’est détériorée au point qu’une rénovation a été nécessaire pour sauver le sphinx d’Oscar Wilde. En 2011, le monument a été nettoyé en profondeur. Désormais, une enceinte de verre infranchissable le protège des effusions.

Oscar Wilde, New York, en 1882 par Napoléon Sarony

Le parcours maçonnique de Oscar Wilde

Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde (Dublin, 1854 – Paris, 1900) a été approché en février 1875 par John Edward Courtenay Bodley pour rejoindre Apollo University Lodge # 357. Wilde était lui-même en excellents termes avec le prince Leopold (1853-1884), duc d’Albany et comte de Clarence, membre de la famille royale britannique, initié au sein de la même Loge en 1874 et qui en devint 1er Surveillant en 1875, année qui le vit également accéder à la charge de Grand Maître Provincial de l’Oxfordshire.

Le père d’Oscar Wilde, sir William Robert Wills Wilde avait lui-même été un franc-maçon actif en Irlande. Il avait été initié à la Shakespeare Lodge #143 à Dublin en 1838 (Compagnon et Maître en 1839, Vénérable Maître en 1841).

Ce fut donc le 16 février 1875 qu’Oscar Wilde fut proposé à l’Appolo University Lodge par Sinclair Franklin Hood et John Edward Courtenay Bodley. Le vote revint favorable. Wilde dut bénéficier d’une dérogation car il avait moins de 21 ans. Il fut initié la semaine suivante.

Certificat maçonnique d’Oscar Wilde

Il passe au deuxième grade le 24 avril 1875 et est élevé à la Maîtrise le 25 mai de la même année. Il rejoignit la Churchill Lodge en novembre 1875. Il y remplit des charges de Inner Guard, c’est à dire garde intérieur, en 1876 et de Junior Deacon, second diacre, en 1877. Membre affilié au Oxford University Chapter N° 40, qui travaille au REAA, il devint, par la suite, Rose-Croix , soit 18e degré du REAA.

La carrière maçonnique d’Oscar Wilde commença et se termina au Magdalen College d’Oxford. Elle dura donc quatre années pendant lesquelles il participa à de nombreuses cérémonies. En fait, il ne payait plus son dû à l’Appolo University Lodge et fut expulsé de la Chruchill Lodge pour les mêmes raisons financières.

Son œuvre ne contiendrait qu’une allusion maçonnique dans le 1er act de Vera of the Nihilists avec un échange de mots de passe lors d’une réunion de conspirateurs.

Catalogue de l’exposition

Le Petit Palais, à Paris, lui a consacré du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017 une très belle exposition temporaire « Oscar Wilde-L’impertinent absolu ». Dirigé par Dominique Morel, conservateur au Petit Palais et Merlin Holland, petit-fils d’Oscar Wilde, un magnifique catalogue fut édité pour l’occasion.

Une des citations du poète : « L’égoïste n’est pas celui qui vit comme il lui plaît, c’est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plaît ; l’altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie, sans intervenir. »

Sources : L’internaute histoire ; www.alalettre.com ; https://www.parisladouce.com/

Société secrète… Francs-Créoles

L’Association des Francs-Créoles forme, au début des années 1830, une société secrète de Bourbon, une île du sud-ouest de l’océan Indien désormais connue sous le nom de La Réunion, et qui est alors une colonie française en pleine crise économique.

Le monument funéraire de Nicole Robinet de La Serve, où reposent les restes de Nicole Robinet de La Serve, à Saint-André.

Fondée en 1831 dans l’habitation de Quartier Français où est né Nicole Robinet de La Serve, son initiateur, elle rassemble en quelques mois un grand nombre de planteurs de la classe moyenne créole de la Côte au Vent, voire de l’ensemble de l’île, parmi lesquels Jean-Baptiste Renoyal de Lescouble et François-Auguste Vinson. Inspiré par le carbonarisme, auquel son fondateur s’est frotté en France métropolitaine à la fin des années 1820, le mouvement compte parmi ses membres beaucoup de francs-maçons.

Les Francs-Créoles réclament une série de réformes, parmi lesquelles l’établissement de la liberté de la presse, qu’ils s’arrogent en imprimant clandestinement un titre de presse appelé Le Salazien. Ils visent en particulier la création à Bourbon d’une assemblée élue à la manière de celles qui existent alors dans les départements français. Ce faisant, leur mouvement s’oppose au gouverneur Étienne-Henri Mengin du Val d’Ailly, qui est rapidement informé de son existence, au point qu’il invite plusieurs responsables à s’expliquer lors de repas. Les Francs-Créoles finissent par obtenir gain de cause avec la création du Conseil colonial de Bourbon.

Sabine Thirel pour zinfos974.com nous offre un article des plus complets sur cette histoire :

Les Francs-Créoles s’appuyant sur la charte mise en place par Louis-Philippe en France, en réclament l’application à Bourbon. Trois années de lutte de la classe moyenne libérale contre le pouvoir du Gouverneur et de l’aristocratie foncière locale nommés par le Roi, mèneront en 1832 à la mise en place d’un conseil colonial élu.

Vestiges de l’usine du Colosse

En juillet 1830 à Paris, Charles X est renversé et remplacé sur le trône par Louis-Philippe plus libéral. Celui-ci édicte la Charte par laquelle il « institue en métropole l’élection pour la formation des conseils généraux des départements, et la liberté de la presse » (cf. O. Caudron)

A Bourbon depuis 1815, la vie politique et économique est gérée par « la grande société » de la colonie comme Desbassayns et Villèle. La classe moyenne en est écartée. Nicole Robinet de la Serve,  propriétaire de l’usine « idéale » du Colosse, basée sur un modèle social qui se traduit rapidement par un échec économique, écrit en janvier 1833 : « une prétendue noblesse créole, qui vient on ne sait d’où et qui s’appuie sur on ne sait quoi, se considère pourtant comme formant exclusivement la classe des gens comme il faut…».

Nicole Robinet de la Serve n’est pas un inconnu dans l’île, puisque déjà en 1809, il prend le commandement contre la première attaque anglaise de Saint-Paul. Lorsque l’ile devient anglaise, il refuse l’allégeance à l’occupant et s’exile à Paris. En 1814, il s’associe aux parisiens pro Napoléon, pour interdire l’accès de la ville aux armées de la coalition. Sous la Restauration, opposant libéral, il lutte encore contre Louis XVIII. Avocat,il continue son combat, de retour à Bourbon en 1824.

L’économie de l’île est catastrophique suite aux cyclones de 1829 et de 1830.

Usine de Quartier Français

Le gouverneur Duval d’Ailly, fraichement nommé par Charles X, est récalcitrant aux changements. Le Conseil privé (gouvernement local) se compose du commissaire ordonnateur, du directeur de l’Intérieur, du procureur général et deux notables (Blancs, riches et conservateurs). Mais les libéraux réclament le droit de participer aux décisions locales par l’élection  de représentants de «la petite société» et la liberté de la presse.  
Ainsi, les propriétaires petits ou moyens non détenteurs du pouvoir économique veulent une partie du pouvoir politique. Ils vont manœuvrer pour prendre part aux décisions.
Sous l’impulsion de Robinet de la Serve, en 1830 une association secrète «les Francs-Créoles» siège au Quartier Français Sainte-Suzanne. Leur devise est : « Attachement à la France – Garantie des droits acquis – Etablissement d’une assemblée coloniale« .

Maison Desbassayns de Villèle-St-Gilles les Hauts

Leurs premières actions sont de lancer des pétitions  pour que « le Conseil général soit une véritable assemblée représentative de tous les citoyens». Mais ne peuvent être électeurs que les propriétaires d’au moins 12 hectares de terres et de 10 esclaves, ce qui limite l’accès de l’Association également aux Blancs pauvres.
L’association officialisée le 15 mai 1831, trouve à sa tête Diomat, De Jouvancourt et Camoin. Elle regroupe essentiellement les petits ou moyens planteurs de l’Est (avant d’être rejointe par ceux de toute l’île) comme Elie, Beaumont, Campenon, Salesse, Laclos, Robert, Charles et David de Floris, Dioré, Abadie, Sigoyer, Arthur Leclos, Cotteret, Lepervanche aîné, Dary Loupy, Nicolas Hibon et aussi entre autres, Jean-Baptiste Renoyal de Lescouble et François-Auguste Vinson.

On dit que la plupart d’entre eux était Francs-maçons mais pour olivier Caudron « cela reste à vérifier ».

Flangourin -Musée Stella Matutina

Pour les Francs-Créoles, « tous les Français, créoles ou européens, âgés d’au moins vingt-cinq ans et habitant la colonie depuis au moins trois ans, devront bénéficier de droits politiques et ce quelle que soit leur couleur». Aussi, «l’Association reconnait l’égalité sans distinction aucune, de tous les hommes libres sur le sol de Bourbon». Mais qu’en est-il de la population esclave.   
D’après Olivier Caudron « s’il apparait acquis que Robinet de la Serve était abolitionniste, l’Association dans son ensemble ne l’était pas ; l’émancipation aurait d’ailleurs signifié la ruine de beaucoup de ses membres ».
Les Francs-Créoles pensent ausssi que l’esclavage participe au maintien de l’ordre social. « Le Franc-Créole considère l’esclavage comme un fait que le temps seul et les causes morales peuvent améliorer. Les lois ou règlements qui auraient pour but de porter atteinte à l’esclavage doivent être repoussées comme attentatoires à l’ordre public … dangereuses pour la sûreté et la prospérité du pays. »

Pour le Franc-Créole « la métropole est un mauvais juge des intérêts coloniaux ». Les habitants de la colonie  sont seuls à pouvoir décider de ce qui les concerne. Il clame à qui veut l’entendre « l’existence d’une patrie créole » et aussi qu’il est « Français mais colon avant tout ». Ni démocratie, ni aristocratie, il réclame un pouvoir politique intermédiaire appuyé sur la classe moyenne. Il précise aussi que l’Association peut accueillir des « Européens qui auront épousé les sentiments et les intérêts insulaires». Les libéraux axent leur association sur : la spécificité de la colonie. De plus, chaque membre doit adopter la « profession de foi des Francs-Créoles ».

Leur presse clandestine « imprimerie des Salazes » apparait en janvier 1832. Selon Louis Brunet, l’imprimerie des Salazes fonctionnait dans les caves de la maison de Sigoyer au Quartier Français, « mais parfois on la transportait de nuit » pour éviter les recherches de la police, et elle fonctionnait en plein champ, les autorités ne parvinrent pas à la saisir (cf. O.Caudron). En avril 1832, Le Furet, journal clandestin des Francs-Créoles sort des presses de l’imprimerie des Salazes. Cette presse a évidemment servi à répandre les idées de l’Association.

Ils obtiennent gain de cause avec la création du conseil colonial de Bourbon élu  directement, apte à « décider l’impôt, à régler les affaires intérieures ». Sont dans la première assemblée, les Francs-Créoles suivant : Patu de Rosemond,   Hibon,   de Mahy,  Hubert Delisle, Le Coat de Kervéguen, Auguste Pajot, Valombreuse Dehaulme, Nicolas Hibon, Félix Vergoz. Ils obtiennent 15 sièges sur 36 à pourvoir. Non majoritaires, ils n’obtiennent ni législature locale, ni liberté de la presse, ni publicité des débats. C’est un cuisant échec. A l’arrivée du nouveau gouverneur Cuvellier, son objectif principal obtenu, l’Association est dissoute.

De la Serve qui ne parle plus de Francs-Créoles mais de Parti colonial, continue de lutter pour la liberté de la presse refusée par le nouveau gouverneur, en publiant Le Salazien qui édite 130 feuilles entre 1832 et 1833. Mais malgré les déménagements nocturnes, la presse est saisie par la police en juillet 1833. Cependant, un flangourin équipé de lettres servira encore pour l’impression quelques autres exemplaires du Salazien. Il s’arrêtera définitivement semble-t-il pour des raisons techniques puisque les dernières lignes de l’exemplaire N° 24 sont manuscrites. En 1880, la presse coloniale sera assimilée juridiquement à la presse nationale.

Les "Francs-Créoles"

Sources :
Les Francs-Créoles de l’Ile Bourbon (1831-1833) Olivier Caudron – Cahiers de notre histoire – Editions CNH
– « Voyage aux colonies orientales » Jean Baptiste Lescouble  
– « Le grand livre de l’histoire de La Réunion » Tome 1 – D. Vaxelaire – Orphie
– Le mémorial de La Réunion – Les Francs-Créoles dans la mélée – Tome 2 – Henri Morin et Jacques Lentge  
– « L’énergumène créole » Robinet de la Serve biographie – Marc Bressant  (de son vrai nom, Patrick Imhaus)    – 2007 (ci-contre)

10/12/2022 : Rencontres de la Grande Loge Féminine de France au Palais du Luxembourg

Colloque SPORT & REPUBLIQUE | OUVERT A TOUT PUBLIC

Ce colloque avec comme sous-titre « agir dans la cité pour l’universalisme et contre les communautarismes »  démontre comment la laïcité dans le sport est un facteur déterminant de liberté, d’égalité et de fraternité.

Comme chaque année autour du 9 décembre, date de la promulgation de la loi de 1905, dite loi de séparation des Églises et de l’État, la GLFF propose un colloque autour du principe de laïcité. Cette année le thème est le sport.

PROGRAMME

Accueil à partir de 14H30

Introduction, par Véronique BURY-DAGOT, présidente de la Commission Nationale de la Laïcité de la GLFF

La citoyenneté en acte par le sport, par Jean-Louis BOUJON, Ancien Directeur de l’Union Nationale du Sport Scolaire, Ancien Vice-Président de la Fédération Française de Rugby

École, sport, laïcité, tous gagnants, par Jean-Michel Sautreau, Ancien Président de l’Union Sportive de l’Enseignement du Premier degré, Ancien membre du Conseil d’Administration du Comité National Olympique et Sportif Français

La laïcité garante de l’universalité des droits dans le sport, par Marie-Georges BUFFET, Ancienne Ministre des Sports, Ancienne Députée

Conclusion, par Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France

Le soutien des francs-maçons après les inondations pourrait atteindre 1 million de dollars

De notre confrère australien riverineherald.com.au – Par Murray Silby

Difficile à comprendre : L’ampleur des inondations dans certaines parties de la vallée de Goulburn a été écrasante et les francs-maçons de Victoria se sont engagé à aider à la reprise. Les francs-maçons de Victoria affirment qu’ils pourraient contribuer jusqu’à 1 million de dollars aux programmes de récupération après les inondations dans l’État, y compris dans la vallée de Goulburn.

Rodney Lavin, de la Freemasons Foundation, était récemment à Shepparton pour contribuer au financement de l’équipement de santé pour hommes chez GV Health et a parlé des plans de l’organisation pour soutenir les personnes touchées par les inondations.

« La Freemasons Foundation a engagé 500 000 dollars et Freemasons Victoria, qui est notre côté opérationnel, a investi 200 000 dollars », a déclaré M. Lavin.

Il a dit qu’au départ, les frères francs-maçons touchés par les inondations recevraient des paiements à titre gracieux, mais que la communauté au sens large en bénéficierait également à une date ultérieure.

« Nous apporterons des contributions importantes de centaines de milliers de dollars, mais à des groupes ici (Shepparton), que ce soit par le biais d’organisations gouvernementales locales, ou autre, qui ont déjà les systèmes en place », a-t-il déclaré.

« Donc, pour le public, c’est comme ça que nous allons aider, mais pour les francs-maçons, ils le font directement via leurs loges. »

Photo de Rechelle Zammit

Engagement financier : Rodney Lavin, de la Freemasons Foundation, affirme que la contribution de l’organisation à la récupération après les inondations pourrait atteindre 1 million de dollars.

M. Lavin a déclaré qu’il y avait eu une forte réaction des francs-maçons à travers le pays qui avaient été émus par la dévastation et voulaient aider les communautés touchées par les inondations.

« Nous avons reçu beaucoup de dons de nos frères, des francs-maçons. Par exemple, un de nos frères, en pension complète âgé de 80 ans m’a remis 50 $ en espèces dans le cadre de l’appel aux inondations me rappelant que 50 $ c’est beaucoup d’argent quand on touche une pension, », a-t-il déclaré.

« J’ai également demandé à l’un de nos frères de faire un don de 50 000 $. Nous avons des francs-maçons interétatiques qui contribuent tous à notre appel, donc nous pensons qu’en fin de compte, cela pourrait être 800 mille, 900 mille ou 1 million de dollars que nous consacrerons aux victimes des inondations. »

« Beaucoup de gens ne réalisent pas que les francs-maçons existent toujours. Souvent, nous ne soufflons pas dans notre propre trompette, mais les francs-maçons sont bien-là . »

Pierre Ngolo : malheureusement la franc-maçonnerie aliène la classe politique congolaise

Du site très peu sérieux sacer-infos.com et du très peu crédible Stany Frank

Nous avions partagé il y a quelques semaines, des informations de type fake news émanant de ce site mentionné ci-dessus à propos des jeunes initiés qui devaient coucher avec les religieuses catholiques. Voici donc cette semaine, encore un infox que nous vous invitons à découvrir avant de l’oublier très vite tant elle est futile.

Une autre déclaration du président du Sénat Congolais, Pierre Ngolo malgré son caractère de membre influent du pouvoir actuel. Admettons avoir rejeté toutes les propositions d’adhésion à la Grande Loge du Congo, Pierre Ngolo estime que la jeunesse congolaise doit avec toutes ses forces pour combattre la franc-maçonnerie qui est en train d’aliéner la classe politique.

« Je ne comprends pas comment des gens qui croient aux pouvoirs ancestraux peuvent-ils aussi facilement être aveugléS par une obédience venue d’ailleurs ? »

Le président du Sénat du Congo, a rappelé avoir été combattu lors de son passage à la tête du PCT pour avoir refusé de faire allégeance à la Grande Loge du Congo que dirigent Sassou Nguesso et Dominique Okemba. Ces deux-là ont tout fait pour l’éjecter à la tête du parti de Marien Ngouabi pour placer la marionnette de Pierre Moussa.

« La première chose à laquelle la jeunesse congolaise doit s’attaquer est la franc maçonnerie, une obédience qui est à la base de tous les MAUX dont le Congo souffre depuis son institutionnalisation officieuse…. Confiscation de nos biens, aliénation mentale de nos dirigeants, menaces et sacrifices humains de nos frères naïfs qui en deviennent membres »

estime Pierre Ngolo.

Pour lui, tant que les dignitaires congolais emprunteront la spiritualité des étrangers pour prétendre bien diriger leur pays, ils seront des soumis comme des esclaves. Il faut revenir à nos traditions pour mettre en contribution nos ancêtres afin d’avoir des solutions durables à nos problèmes.

Le christianisme est le bras séculaire de la franc-maçonnerie. Se débarrasser d’eux à l’heure actuelle est difficile, car, ils contrôlent la religion, l’éducation, la santé, la communication, la politique, l’économie, le circuit monétaire, le sport et les loisirs…

La franc-maçonnerie est utilisée pour dominer et rouler les dirigeants Congolais dans la farine. Soit on croit au Seigneur Dieu, créateur de l’univers, soit on croit en nos coutumes.

Le Congo doit d’abord s’attaquer à la corruption, au mimétisme et à l’autoflagellation ! On doit restaurer les valeurs traditionnelles et arrêter l’acculturation. À l’exemple de l’Asie (Chine, Inde, etc.) qui a su anéantir toutes ces influences néfastes.

Pour le président du Sénat, les dirigeants actuels du Congo respectent et craignent plus la franc-maçonnerie que la constitution de leur pays.

Les francs-maçons font la promotion du musée d’expérience Aha

De notre confrère allemand regionalheute.de

Le musée veut utiliser l’argent pour la prochaine exposition sur le thème de l’eau. Wolfenbuettel, la Loge Maçonnique « Guillaume aux Trois Colonnes » soutient le Musée de l’Aventure Aha pour les enfants et les jeunes à hauteur de 8 000 euros. Cela a été annoncé par la loge mardi. Une délégation a visité le musée lundi soir et a remis le chèque. Son président, Georg Backhaus, a rendu hommage au travail de l’institution dans la promotion de l’éducation scientifique et culturelle des jeunes.

Annette Goslar, directrice du musée et fondatrice de l’association, a été « submergée » par la « somme incroyable ». L’argent sera utilisé à bon escient, entre autres, pour l’exposition sur l’eau prévue l’an prochain. Le don consiste en des générosités des francs-maçons de Wolfenbüttel dans le cadre du 175e anniversaire de leur loge cette année, dont un ajout de la loge amicale « Glück auf zum lichten Tag » (Salzgitter) et 1 000 euros de la « Freemasonry Relief Organisation » (Berlin).

Cette Loge existe depuis 1847

Après la remise officielle des dons, l’équipe du musée a invité les participants à faire un tour. On disait que jouer dans les nombreuses stations du musée était accepté par les francs-maçons avec curiosité et intérêt. L’équipe avait également préparé de la soupe à la citrouille et des gaufres pour se rafraîchir.

La loge « Guillaume aux Trois Colonnes » a été fondée en 1847 : le maître du fauteuil de la loge Braunschweig « Carl à la Colonne Couronnée », Franz Heinrich August Lachmann, a installé la loge Wolfenbüttel « Guillaume aux Trois Colonnes ». Le directeur du tribunal de district Hermann Voges est devenu le premier maître de la chaise. Auparavant, le duc Wilhelm von Brunswick, d’où le nom de la loge, avait repris la protection. La franc-maçonnerie, qui est répandue dans le monde entier et compte environ 2,6 millions de membres (Allemagne : environ 15 000), est une alliance de vie et d’amitié à orientation éthique. Les idéaux de base sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance et l’humanité, a-t-il déclaré. L’intention des frères maçonniques est de porter ces idéaux et ces valeurs dans la société.

Le musée veut rendre les problèmes complexes plus faciles à comprendre

L’association de soutien du musée a été fondée en 2000 sous le nom de « Aha-Experience Children’s Museum » et s’appelle depuis 2008 « Aha-Experience Museum for Children and Young People ». L’objectif de l’association est de faciliter la compréhension de faits complexes pour les enfants et les jeunes dans des paysages de jeu passionnants en touchant, en essayant et en expérimentant. La durabilité est un objectif important, a-t-il déclaré.

 I- En voir de toutes les couleurs

S’il n’est pas rare que des recherches portent sur les couleurs des tabliers et des cordons, moins souvent, cette réflexion est élargie à la notion de couleur. On le comprend tant ce qui pourrait en être dit est écrasant par l’ampleur de son champ d’investigation.

J’ai confié à l’érudition justement renommée de Michel Pastoureau une grande part de l’aide qui m’est indispensable dans cette difficulté, vous sélectionnant quelques-unes de ses conférences qui racontent les couleurs. Les heures de plaisir que vous en retirerez justifient ce partage.

Et tout d’abord, qu’est-ce qu’une couleur ?

C’est une sensation physique et mentale provoquée par une longueur d’onde de propagation de la lumière réfléchie par un objet[1]. Les couleurs que nous observons dans les objets sont produites soit par absorption, soit par l’interférence de quelques-uns des rayons qui forment la lumière blanche dans leur combinaison. Si tous les rayons colorés de la lumière solaire sont réfléchis dans la proportion voulue, la couleur d’un objet est blanche ; s’ils sont tous absorbés, elle est noire. Par exemple, si les rayons bleus sont seuls absorbés, la couleur qui apparaît est le rouge orangé, et en général, lorsque nous voyons un objet d’une couleur quelconque, c’est que les rayons colorés complémentaires de cette couleur sont absorbés par lui. (Revue internationale des sciences, p.16).

Toutes les boules sont de la même couleur derrière les rayures

La perception de cette sensation est très personnelle et même influencée suivant que l’œil a ou n’a pas été exposé à la lumière. L’éclairage d’un objet ne variant pas, la coloration de cet objet est donc perçue différemment.

Newton a introduit l’équivalence entre couleur des rayons et leur degré divers de réfrangibilité dans un milieu d’indice donné. Il retint sept couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. Six de ces couleurs correspondent à un champ chromatique bien défini ; il ajouta l’indigo pour que le nombre corresponde à celui des noms de notes de la gamme musicale :

Pourtant, le mythe d’Osiris, les Travaux d’Héraclès et bien entendu les récits des Évangiles ont une forte analogie entre douze couleurs et les notes de la gamme tempérée en musique. Chacun de ces cycles est fondé sur le nombre douze qui symbolise l’achèvement de l’expérimentation terrestre et son ouverture vers un nouveau cycle ou vers la Lumière. En effet, la lumière blanche, diffractée par le prisme, laisse apparaître subtilement douze couleurs ; la gamme chromatique comporte douze notes, sept tons et cinq demi-tons, nécessaires et suffisants pour exprimer toutes les musiques. ‎

La couleur est une vibration d’une certaine longueur d’onde.

Les mêmes vibrations de l’éther, que l’œil perçoit comme lumière, la peau les perçoit comme chaleur. La couleur est une onde vibratoire capable de pénétrer notre peau, ce qui permet aux aveugles de les différencier. Chacune d’elles a son propre pouvoir. Les oscillations de l’air que la peau perçoit comme des vibrations, l’oreille les perçoit comme des sons. La dissemblance de l’impression est si grande ici que les physiciens n’acceptèrent l’idée que des agents paraissant aussi différents que la lumière et la chaleur rayonnante pussent être similaires et en partie identiques, qu’après que des expériences répétées eurent prouvé la complète similitude de leur nature. Ainsi «si l’on voulait représenter musicalement les différents bleus, on dirait que le bleu clair ressemble à la flûte, le bleu foncé au violoncelle et en fonçant de plus en plus, qu’il évoque la sonorité moelleuse de la contrebasse» (Wassily Kandinsky).

Parce que la couleur est une vibration, dans son livre Le jeu des perles de verres, (1943), Hermann Hesse peut établir un lien de sept couleurs avec d’autres vibrations, avec celles des sept notes de la gamme musicale auxquelles sont associées sept qualités précises : blanc, do, amour ; jaune, ré, joie ; orange, mi, humilité ; rouge, fa, maîtrise de soi ; violet, sol, honnêteté ; bleu, la, bonté ; vert, si, vérité.

Quant aux chinois, ils associent les couleurs avec les points cardinaux, les éléments, et des zones du corps tels que : noir, nord, eau, dos ; rouge, sud, feu, poitrine ; vert, est, bois, bouche ; blanc, ouest, métal, genou ; jaune, milieu, terre, pied.

Une classification biologique des couleurs des organismes vivants se prête à la répartition suivante en cinq groupes : 1. animaux protégés d’une manière particulière 2. animaux sans protection, qui imitent ceux du groupe1 ; 3. Couleurs sexuelles ; 4. Couleurs typiques (des espèces ou des genres). 5. Couleurs attrayantes.

Comment les sociétés ont-elles apprécié les couleurs ?

Le BLANC

En hébreu, le noir, schahar (  ( שׁ חַ רsignifiant aussi l’aurore (et chercher), dont le rapport avec le nom de la couleur blanche, tsahor  (רַ הֳ צָ), paraît évident, désigne l’attente du profane qui cherche et voit briller les premières lueurs de l’aurore (Frédéric Portal, Les symboles des égyptiens comparés à ceux des hébreux, p. 123)

La couleur blanche est celle des Initiés parce que l’homme qui abandonne les ténèbres pour suivre la lumière passe de l’état profane à celui d’Initié, de pur ; il est, spirituellement, rénové. Dans sa qualité symbolique de couleur de deuil le Blanc peut, du fait qu’il évoque une absence provisoire destinée à être comblée, laisser suggérer qu’en quelque sorte l’esprit du mort demeure en nous et que l’esprit prendra chair.

Ce terme de blanc avait été choisi pour des raisons philosophiques très profondes. La couleur blanche, la plupart des langues l’attestent, a toujours désigné la noblesse, la candeur, la pureté. Suivant le Dictionnaire Manuel hébreu et chaldéen de Genesius, hur, heur, signifie être blanc ; hurim, heurim, désigne les nobles, les blancs, les purs. Cette transcription de l’hébreu plus ou moins variable (hur, heur, hurim, heurim) conduit au mot heureux. Les bienheureux, ceux qui ont été régénérés et lavés par le sang de l’Agneau, sont toujours représentés avec des robes blanches. Bienheureux est encore l’équivalent, le synonyme d’initié, de noble, de pur. Or, les initiés étaient en blanc, les nobles s’habillaient de même.

En Égypte, les mânes étaient aussi vêtus de blanc. Phtah, le Régénérateur, était de même gainé de blanc pour indiquer la nouvelle naissance des Purs ou des Blancs. Les Cathares, secte à laquelle appartenaient les Blancs de Florence, étaient les purs. En latin, en allemand, en anglais, les mots weiss, white, veulent dire blanc, heureux, spirituel, sage.

La tragédie antique masquait de blanc les acteurs. Cela permettait, outre l’identification cathartique aux personnages, la possibilité de laisser surgir le tragique c’est-à-dire de doubler les significations et les situations qui se rapportent à l’homme.

D’un point de vue initiatique nous savons que le blanc, synthèse des couleurs de l’arc-en-ciel, évoque la lumière spirituelle. Le blanc, couleur initiatique, devient la couleur de la grâce de la transfiguration qui éblouit, éveillant l’entendement. Aux premiers temps du christianisme le baptême se nommait illumination. Et c’était après qu’il eut prononcé ses vœux que le nouveau chrétien, né à la vie véritable, endossait, selon les termes de  Denys l’Aréopagite, des habits d’une éclatante blancheur, en échappant, par une ferme et divine constance, aux attaques des passions et, aspirant avec ardeur à l’unité, ce qu’il avait de déréglé rentre dans l’ordre, ce qu’il avait de défectueux s’embellit et il [le nouveau chrétien] resplendit de toute la lumière d’une pure et sainte vie. Cela peut aussi s’appeler le perfectionnement de l’être. L’inverse du mot diable, el-baïd [a] désigne la blancheur. Pendant la plus grande partie du Moyen Âge, l’opposé du blanc fut, non le noir, mais le rouge.

La couleur or est un blanc encore plus blanc. De là l’importance de la blancheur, du blanchiment dans la science hermétique de l’Œuvre (voir le texte, La Blancheur, d’Arnau de Méeus à partir de la page 85 du n°2 de la Revue Arca, 2018)

Le ROUGE

Cette couleur a toujours été associée aux caractéristiques masculines, spécialement chez les Étrusques et les Hindous. En hébreu, rouge se dit Adom (םאָדוֹ), même racine qu’Adam, le premier homme et que le sang, dam (םדָ). La pensée juive identifie le fruit mangé par Adam à la grenade dont les 613 grains rouges correspondant aux 613 mizvot (devoirs ou bonnes actions) qui ouvrent le seuil de la sagesse, c’est-à-dire qui permettent d’élever la conscience depuis la matière.

La couleur du quatrième principe dans l’homme -Kâma, le siège des désirs est représenté par le rouge.

Cependant, la couleur rouge qui s’associe au crabe n’est pas le rouge diurne, mâle centrifuge, mais le rouge femelle, la carapace, nocturne centripète, là où s’opère la digestion, le mûrissement, la régénération de l’être ou de l’Œuvre.

Si le rouge est dyonisiaque, le bleu est apollonien.

Le BLEU

Les anciens Égyptiens enseignaient que la couleur réelle du Soleil était d’un bleu pur avant qu’il atteigne l’horizon et disparaisse au-dessous. Il est curieux de noter à ce propos le fait que ce n’est que depuis 1881 que les physiciens et astronomes ont découvert que « notre soleil est réellement bleu ». Le professeur Langley a réussi à prouver que la couleur jaune orange du Soleil n’est due qu’à l’effet d’absorption exercée par son atmosphère de vapeurs, surtout métalliques ; mais que la pure et simple vérité est que ce n’est pas un « soleil blanc mais bleu », c’est-à-dire quelque chose que les prêtres égyptiens avaient découvert, sans aucun instrument scientifique connu, il y a des milliers d’années !

Jusqu’au XIIe s. , l’or est la couleur de la lumière divine. Devant sa pénurie, le bleu va la remplacer. C’est le bleu des cieux divins et physiques. Ainsi s’utilisent en contraste le bleu de cobalt et le bleu de manganèse

C’est au XIIe siècle que des progrès dans la teinture du bleu vont permettre de répondre à la mode de cette époque. Le manteau de la vierge est peint en pigment de lapis-lazuli, hors de prix, enjeu cultuel et culturel.

De Tradition immémoriale, on raconte que, dans des temps très anciens, des colorants d’une couleur bleue très particulière provenant d’une sorte de «poisson» si rare et si recherché, furent réservés aux seuls puissants. Selon les époques, les textes nous affirment même, qu’ils se vendaient jusqu’à 20 fois le prix de l’or. La Septante traduit le terme Tékhelèt (תְּכֵלֶת), par un mot uachinthinos υαχινθινοσ, qui désigne des objets variant entre bleu et violet (yacinthe). La seconde traduction de référence est celle dite de la Vulgate de St Jérôme vers l’an 400, celle-ci en langue latine, puisque entre-temps la Méditerranée était devenue romaine. Le mot employé n’est pas très original hyachintinum, reprenant l’étymologie et le sens grec. C’est cette couleur seule qui permet le contact avec Yahwéh, elle signale le plus haut degré de sainteté, révèle la Présence indicible, colore la fonction la plus éminente du Temple, c’est-à-dire celle du Grand Prêtre et l’emballage des choses saintes (Exode, 39,1). Cette couleur Tékhelèt vient d’une racine trilitère hébraïque TKL signifiant à la fois le but, la quête, et la totalité.

Dans la symbolique héraldique l’azur signifie la justice, la loyauté.

En associant les couleurs des vitraux correspondant  à la lune (bleu) et au soleil (rouge), on obtient du violet, dernière couleur visible du spectre et première couleur d’un monde au-dessus (l’ultra-violet), couleur de la spiritualité.

https://youtu.be/MO2fghnrfiU et

Le VERT

Jusqu’aux 16ème– 17ème siècles, le vert était le symbole de l’eau. Depuis la fin du XVIIIe, il symbolise la vie naturelle et universelle.

Il oppose, à la force du rouge, le calme, la permanence et l’apaisement des tensions ; mais aussi tout ce qui est changeant ou instable (l’enfance, l’amour, la chance, le hasard, le destin). Le vert constitue un retour à l’état primordial. Il personnifie aussi l’espoir, le retour des cycles naturels. Il est la couleur de l’éternel retour, de la résurrection, et de la renaissance.

En alchimie, le lion de couleur verte ouvre la matière (mélange des acides sulfuriques du fer et du cuivre, du jaune et du bleu). La matière métallique attaquée par le lion vert se décompose ; son résidu est appelé tête de mort, la caput mortem du cabinet de réflexion. Le lion vert est le «fruit vert et acerbe, comparé au fruit rouge et mûr. C’est la jeunesse métallique, sur laquelle l’Évolution n’a pas ouvré, mais qui contient le germe latent d’une énergie réelle, appelée plus tard à se développer» (Fulcanelli, Le mystère des cathédrales). C’est l’arsenic et le plomb à l’égard de l’argent et de l’or. De couleur rouge, le lion lie le sel sous forme d’un combat qu’il doit gagner sur le dragon blanc.

Le vitriol est un minéral composé d’un sel acide et d’une terre sulfureuse ; il y en a quatre espèces, bleu, vert, blanc et rouge. Ce dernier est appelé colcothar naturel, ou chalcitis ; on tient que c’est un vitriol vert calciné par quelque feu souterrain ; il est le plus rare de tous les vitriols.

L’église et la couleur 

La couleur du vitrail médiéval est donnée, non par réflexion, mais par interférence. La lumière passant à travers le verre va se réfracter sur des miroirs de poudre métallique incorporés dans la pâte de verre, changer de fréquence et apparaître colorée : poudre d’or pour donner le rouge, poudre d’argent pour donner le bleu, etc.

Mais, «ce qui est important dans le vitrail, ce n’est pas la scène qu’il représente, ni même les couleurs employées, mais le fait que ce vitrail représente un fragment de la Bible elle‐même, c’est à dire la parole de Dieu. La lumière intérieure est sacrée parce qu’elle est littéralement filtrée par la parole de Dieu, et c’est cette filtration qui en modifie profondément la nature.» (François Gruson)

Pour donner quelque idée de l’extension que prit la symbolique des couleurs, – et spécialement des trois majeures de l’Œuvre, – notons que la Vierge est toujours représentée drapée de bleu (correspondant au noir), Dieu de blanc et le Christ de rouge (Fulcanelli, Le mystère des cathédrales, p. 46).

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On ne saurait évoquer les couleurs sans quelques mots sur les COULEURS de l’ŒUVRE

Au travers des trois couleurs, le noir, le blanc et le rouge, le Rebis (du latin res bina, matière double) signifie aussi l’ensemble de l’œuvre alchimique qui, dans l’union des polarités, aspire au dépassement des états particuliers de la matière.

Héraclite d’Éphèse mentionne le premier les couleurs de l’œuvre à la fin du VIe siècle av.  J.-C. (Le grimoire du jour de Saturne, par Jean-Francois Blondel, éd. Jean-Marc Savary, 2011, p.67).

Fulcanelli rapporte (p.45) que : « Paracelse, au Livre des Images, parle ainsi des colorations successives de l’Œuvre : Quoiqu’il y ait, dit-il, quelques couleurs élémentaires, car la couleur azurée appartient plus particulièrement à la terre, la verte à l’eau, la jaune à l’air, la rouge au feu, cependant, les couleurs blanche et noire se rapportent directement à l’art spagirique, dans lequel on trouve aussi les quatre couleurs primitives, le noir, le blanc, le jaune et le rouge.»

  Les quatre étapes de l’œuvre sont associées à quatre couleurs : 

  • l’Œuvre au noir (nigredo) : la matière originelle, l’Azoth, passe à l’état de noirceur par la calcination, la putréfaction, la décomposition ; sa duplicité est symbolisée par le corbeau ;
  • l’Œuvre au blanc (albedo) : la pierre est lavée de ses impuretés, apparaît l’argent, le blanc ; le métal s’organise. En voie sèche, les lignes de la cristallisation convergent en formant une étoile à 5 branches, la matière recomposée est symbolisée par la licorne ou le cygne ;
  • l’Œuvre au jaune (citrinitas) : la sublimation, les éléments simples sont recombinés ;
  • l’Œuvre au rouge (rubedo) : la rubéfaction, l’incandescence de laquelle naîtra la pierre dont la puissance qualitative est multipliée, sa représentation est le phénix.

En alchimie régner c’est régir, régir c’est gouverner, gouverner c’est conduire les opérations de l’Œuvre ; voilà pourquoi on parle de quatre âges ou règnes. Quatre saisons correspondent ainsi au quatre âges qui sont :

L’âge d’or d’où règne Saturne (Œuvre au noir, couleur noire associée au plomb).

L’âge d’argent d’où règne Jupiter (œuvre au blanc car le blanc c’est la couleur de l’argent ou de l’étain qui est le métal associé à Jupiter, parfois associé aussi à la lune).

L’âge du cuivre d’où règne Vénus qui correspond à l’Œuvre au jaune.

L’âge du fer d’où règne Mars et qui est associé à la couleur rouge.

La Papesse du Tarot est assise entre les deux piliers. Des deux colonnes, l’une est rouge et l’autre bleue. La première correspond au Feu (Ardeur vitale dévorante, activité mâle, Soufre des Alchimistes) ; la seconde se rapporte à l’Air (souffle qui alimente la vie, sensibilité féminine, Mercure des Sages).

L’origine des Couleurs du drapeau français est objet de controverse.

Elles auraient été composées par le franc-maçon Jacques-Louis David pour qui le bleu foncé représente la bourgeoisie, le blanc le peuple des pierrots ou des paysans, le rouge la baillie ou la royauté.

D’autres hypothèses en donnent d’autres origines.

Le 17 juillet 1789 quand, venant de Versailles, Louis XVI fut arrivé au perron de l’Hôtel de Ville de Paris, au milieu d’une haie de gardes nationaux, et qu’il eût accepté et attaché lui-même à son chapeau la cocarde parisienne que lui présenta le maire Bailly comme signe distinctif des Français, il monta l’escalier de l’Hôtel-de-Ville sous une voûte d’acier. Cette cocarde fut d’abord bleue, couleur de la ville de Paris, selon les arrêts des 12 et 13 juillet 1789, approuvés le 16 par le roi, et qui ordonnaient le rétablissement de l’ancienne milice parisienne sous le titre de garde nationale. Le 26 juillet, le général Lafayette, commandant de cette garde, joignit la couleur des lys à celles adoptées, et fit arborer la cocarde tricolore, comme signe de l’union des trois ordres et des vertus qui font le patriotisme, à savoir : le rouge, couleur du tiers-état, emblème du courage qui entreprend ; le bleu couleur du clergé, symbolisait la constance qui persévère  et la couleur blanche de la noblesse désignait la pureté qui justifie. La Maçonnerie peut aussi revendiquer l’idée de ces trois couleurs ,les grades symboliques ont fourni le bleu, couleur de cordon de maître les grades chapitraux, le rouge, couleur du cordon de Rose Croix; et les grades philosophiques le blanc, couleur de l’écharpe du Grand Inspecteur, 33e degré (J.M. Ragon, Cours philosophique et interprétatif des initiations anciennes et modernes, p.380)

Une autre interprétation serait celle où le blanc représenterait la royauté, le bleu et le rouge les couleurs des armoiries de Paris ; la corporation des marchands de l’eau qui était, alors, la plus puissante imposa son blason comme étant celui de Paris (le 1er Empire le confirmera en reconnaissant ce blason comme armoirie de la capitale, d’où la présence d’une nef et sa devise : fluctuat nec mergitur).

Une autre hypothèse : le drapeau tricolore serait la conséquence d’une révolte de marins bretons.

Pour Michel Pastoureau (que l’on entend au cours de cette vidéo) le tricolore proviendrait de la révolution américaine, à la mode en Europe (dans les années 1780) pour ceux qui adhèrent au mouvement des libertés, tricolore lui-même britannique provenant de 1603, lorsque le roi Jacques VI d’Écosse devient aussi roi d’Angleterre. La bannière d’Écosse bleue et blanche est fusionnée avec la bannière d’Angleterre rouge et blanche donnant l’Union Jack qui eut par la suite une forte influence sur les drapeaux.

Pour Jean-Marie Ragon, la Franc-maçonnerie peut aussi revendiquer l’idée de ces trois couleurs : les grades symboliques ont fourni le bleu du cordon de maître, les grades chapitraux, le rouge du cordon de rose-croix, le blanc de l’écharpe du grand-inspecteur du 33e degré.

Vous avez quelque chose à teindre ?

N’hésitez pas à vous servir des expériences de M. du Fay qu’il a présentées à L’Académie des sciences en… 1737. 

Dans l’article de la semaine prochaine, je reviendrai sur l’usage des couleurs en Franc-maçonnerie.


[1] Une onde rouge a une longueur d’onde de 0,8 micromètres, jaune 0,6 micromètres, verte 0,55 micromètres, violette 0,4 micromètres.

Les Birds s’attaquent aux Francs-maçons

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Birds ont pour parents Nicolas Demange et Adeline Ruel. Ce sont des volatiles bleus au caractère bien trempé habitant les États-du-Nid. Perchés sur leur fil, ils sont les spectateurs du monde et surtout de ses habitants : nous. Très prompts au cynisme et à l’humour noir et grinçant, ils osent dire tout haut ce que les internautes pensent tout bas. Cette semaine, c’est aux Francs-maçons qu’ils s’adressent.

Ils n’aiment pas grand-chose, ne font pas grand-chose… en revanche, qu’est-ce qu’ils causent ! À l’heure où les réseaux sociaux ont pris le pas sur les bistrots, ils sont en quelque sorte une version moderne et désopilante des Brèves de comptoir. En tout cas, ils représentent déjà un véritable phénomène !

Quelques chiffres pour s’en convaincre :

• Près de 400 000 visiteurs uniques affichent plus de 4 millions de pages par année.
• La page officielle Facebook compte près de 50 000 fans et grossit en moyenne de 600 nouveaux fans chaque semaine.
• La BD la plus virale a eu une portée de plus de 1,2 million de visiteurs uniques en une seule semaine.
• 17 000 inscrits sur le site publient près de 30 000 BD par an, à une moyenne de 70 par jour.
• Près de 100 000 BD sont créées au total sur le site en une année…

L’aide des francs-maçons aux réfugiés ukrainiens dépasse le million de livres

De notre confrère anglais essexmagazine.co.uk

Des milliers de réfugiés ukrainiens vivant dans des communautés à travers l’Angleterre et le Pays de Galles recevront un soutien pratique grâce à une subvention de 500 000 £ de la Masonic Charitable Foundation (MCF, l’association caritative des francs-maçons), en partenariat avec UK Community Foundations.

La subvention fait suite à une subvention similaire de 500 000 £ en avril de cette année à la Croix-Rouge britannique, à l’UNICEF et à d’autres organisations travaillant avec des réfugiés ukrainiens sur le terrain en Ukraine, en Pologne, en Roumanie et en Moldavie. Un autre don séparé de 50 000 £ a été fait peu de temps après l’invasion russe en février. Cette dernière subvention signifie que les francs-maçons ont donné plus d’un million de livres sterling aux réfugiés ukrainiens depuis le début de la guerre.

Le nouveau programme de subventions verra 10 fondations communautaires soutenir des organisations caritatives locales et des organisations communautaires qui fournissent activement un soutien immédiat aux réfugiés arrivant d’Ukraine, ainsi qu’à celles qui développent un soutien à plus long terme pour l’intégration des Ukrainiens qui sont déjà ici.

Les fondations communautaires qui recevront chacune des subventions allant jusqu’à 50 000 £ de la part des francs-maçons sont :

  • Community Foundation Wales
  • East End Community Foundation
  • Essex Community Foundation
  • Sussex Community Foundation
  • Hampshire & Isle of Wight Community Foundation
  • Heart of England Community Foundation
  • Community Foundation for Surrey
  • Kent Community Foundation
  • Community Foundations for Lancashire and Merseyside
  • Hertfordshire Community Foundation

Plus de 100 000 Ukrainiens ont été hébergés par des familles britanniques avec le soutien du gouvernement, mais beaucoup d’entre eux étaient des arrangements de six mois qui arrivent maintenant à leur terme. En conséquence, beaucoup d’entre eux sont confrontés à l’itinérance au moment même où l’hiver commence.

Près de 150 000 Ukrainiens sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de la guerre en février, soit une petite fraction des quelque huit millions d’Ukrainiens qui ont fui leur pays. Huit millions de personnes supplémentaires ont été déplacées à l’intérieur de l’Ukraine.

La subvention de la Masonic Charitable Foundation est financée par des francs-maçons, leurs familles et amis, de toute l’Angleterre et du Pays de Galles.

Rosemary Macdonald, PDG de UK Community Foundations, a déclaré :

« Nous sommes très reconnaissants à l’organisme de bienfaisance des francs-maçons pour leur généreuse subvention, qui donnera un coup de pouce majeur aux organismes de bienfaisance locaux qui font tant pour accueillir les Ukrainiens dans leurs communautés. Ce sont les petits organismes de bienfaisance et les groupes locaux qui connaissent leur région qui sont les mieux placés pour écouter les nouveaux arrivants et les aider à trouver les ressources et le soutien dont ils ont besoin. »

Les Hutchinson, directeur général de la Masonic Charitable Foundation, a déclaré :

« Je suis très heureux que nous ayons pu fournir une aide substantielle aux Ukrainiens dans le besoin à travers le pays. Il y a eu une vague de soutien sans précédent pour les Ukrainiens de la part du public britannique, mais il reste encore beaucoup à faire. Ce sont des gens qui ont tout laissé derrière eux dans un pays subissant les effets d’une guerre dévastatrice et je suis fier que l’aide apportée par les francs-maçons ait maintenant dépassé le million de livres. »