Ecrit il y a plus de 1000 ans, ce manuscrit était la propriété d’un Musée de la Bible aux Etats-Unis depuis 2011. Dérobé lors de la Première Guerre mondiale, il est de retour en Grèce.
L’Eglise orthodoxe grecque récupère un objet inestimable. Brian Hyland, conservateur d’un Musée de la Bible (MOTB) américain, l’a en effet qualifié comme «l’un des plus anciens manuscrits de l’Evangile au monde». Il a été rédigé il y a plus de 1000 ans. Volé par les troupes bulgares dans un monastère grec en 1917, ce manuscrit biblique était jusqu’ici dans la collection du MOTB, basé à Washington. Le musée l’a en effet acquis en 2011 lors d’une vente aux enchères organisée par Christie’s.
Après un long travail d’enquête, le Musée de la Bible l’a officiellement remis à l’Eglise orthodoxe de Grèce. Le monastère de Kosinitza, dans le nord du pays, organisera une cérémonie le 29 septembre, en présence de représentants du MOTB. En signe de gratitude, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier, leader mondial de l’Eglise orthodoxe de Constantinople, a prêté trois autres manuscrits au MOTB, selon le musée.
L’origine du Musée des Métiers de Saint-Laurent-de-la-Plaine, commune déléguée de Mauges-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire, remonte à la fin des années soixante.
La petite histoire veut que Victor Perrault, charpentier du village, rencontre un soir en rentrant du travail le forgeron, Abel Delaunay qui avait rassemblé dans sa brouette des anciens outils dont il ne se servait plus suite à la modernisation de son atelier… Après discussion, les deux amis décident finalement de conserver leurs anciens outils afin de transmettre ce patrimoine aux générations futures.
Les premiers outils sont tout d’abord présentés dans le grenier de la mairie puis dans le théâtre du village. Ces premières expositions rencontrent un vif succès.
« Que le musée réchauffe le cœur des anciens et fasse jaillir une étincelle de curiosité chez les plus jeunes », Victor Perrault.
L’histoire des lieux
L’Ancien presbytère
C’est en 1974 que l’Ancien presbytère du village, un bâtiment datant de 1779, partiellement incendié à la Révolution française, est restauré et mis à la disposition de l’association qui gère les collections, devenant ainsi un embryon de musée.
Les grands travaux
Informés de l’existence du musée, les donateurs issus de l’Anjou et bientôt d’autres régions de France, multiplient les dons, legs ou mises en dépôt.
Rapidement, les locaux sont trop exigus. Victor Perrault, qui dirige à Saint-Laurent-de-la-Plaine, une entreprise de menuiserie avec ses deux frères, entreprend alors un premier agrandissement en s’appuyant sur le savoir-faire de son entreprise ainsi que sur les bonnes volontés du village. Il trouve un soutien précieux en la personne de Monsieur Henri Enguehard, architecte du Département de Maine-et-Loire et des Monuments historiques, qui l’aide tant pour la conception des bâtiments que pour l’obtention des fonds nécessaires, notamment auprès du Conseil Général de Maine-et-Loire.
1984 : la grange et la maison de la mode
Les bâtiments, construits dans le style du XVIIIe siècle, avec les matériaux locaux, ardoises, tuffeaux, charpentes en chêne, sols en terre cuite…, à l’image du presbytère, s’étendent sur 2 700 mètres carrés, divisés en 12 salles d’exposition.
1987 : la rue pavée
Suite à la construction de la rue pavée, le Musée des Métiers compte 20 salles d’exposition et s’étend sur 4 500 mètres carrés.
2001 : le bâtiment d’accueil
Ce dernier bâtiment porte la surface du musée à 5 000 mètres carrés, pour une collection d’environ 40 000 objets, illustrant plus de 35 métiers
Le musée est géré par l’association des Amis de Métiers de Tradition (Loi 1901).
Les bâtiments du musée appartiennent à la commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine depuis 2003, aujourd’hui commune déléguée de Mauges-sur-Loire.
Les missions du musée
– La conservation et la valorisation des collections
– L’accueil du Public : visiteurs individuels, visiteurs en groupes adulte, visiteurs en groupes scolaires (offre d’animations pédagogiques)
– L’action culturelle : mise en place d’expositions temporaires avec un programme d’animations (démonstrations d’artisans, ateliers, visites théâtralisées…)
L’équipe du musée
Le fonctionnement du musée repose à la fois sur deux salariés à temps plein et sur une équipe de bénévoles dynamiques, qui assure l’accueil et le guidage des visiteurs, ainsi que l’entretien du musée et des collections.
Chargé des collections et de la gestion administrative : gestion administrative et financière du musée, gestion et conservation des collections, mise en place des expositions, programmation culturelle et accueil du public.
Jeanne Vielville, médiatrice culturelle : gestion des activités pédagogiques (création, réservations, animation…), communication, mise en place des expositions, programmation culturelle et accueil du public.
De plus, nous accueillons régulièrement stagiaires et volontaires en service civique.
Une grande première pour ses 39es Journées Européennes du Patrimoine ayant pour thème : « Patrimoine Durable ». La Grande Loge Provinciale Vallée du Rhône de la Grande Loge Nationale Française (GLNF) ouvre ses temples de Rillieux-la-Pape (métropole de Lyon) et de Vienne (Isère).
Une belle occasion de découverte… Mais aussi la possibilité d’entendre la causerie initiatique de Jean-François Blondel et Yonnel Ghernaouti.
Jean-François Blondel
À Rillieux-la-Pape, le samedi 17 septembre à 15 h sur « Corporations, confréries et sociétés initiatiques ». Le résumé : les métiers d’autrefois se regroupaient en corporations et en confréries à caractère charitable et religieux. C’est probablement sur les chantiers des cathédrales naissantes aux XIIe et XIIIe siècles, que sont nées les confréries de bâtisseurs riches d’une tradition née dans la poussière des chantiers sacrés, alors que s’élevaient toujours de plus en plus haute les ogives des cathédrales.
Ces confréries de la pierre avaient-elles des rites de nature ésotériques et initiatiques ? Il semblerait que oui, dans la mesure où la Franc-maçonnerie naissante au tout début du XVIIIe siècle, leur a largement emprunté toute une symbolique de l’outil et de la pierre, qui perdure encore aujourd’hui dans ses rites. La causerie se termine par un tour de France des différentes sociétés initiatiques dont la Franc-Maçonnerie en général et la Grande loge Nationale Française en particulier.
Yonnel Ghernaouti
À Vienne, le dimanche matin 18 septembre à 11 h sur « Vigne, vin et sociétés initiatiques ». Le résumé : l’histoire de la vigne et du vin, de ses symboles à travers les différentes civilisations, religions, cultures, confréries et usages rituéliques dans les sociétés initiatiques dont la Franc-maçonnerie régulière de tradition.
Dans les deux Orients, Jean-François Blondel dédicacera ses ouvrages.
À la recherche d’une formule magique et insaisissable. Au début du 14ème siècle, l’écrivain Nicolas Flamel, fait un rêve étrange. Un ange lui apparaît et lui montre une série de symboles et d’images curieuses révélant, dit-il, le secret de la fabrication d’un élément magique ayant le pouvoir de transformer les métaux vils en or pur. Ainsi, Nicolas Flamel rejoindra le cercle secret des alchimistes qui vouent leur vie à la recherche d’une formule magique et insaisissable.
Nicolas Flamel (vers 1330 ou 1340, peut-être à Pontoise – 22 mars 1418 à Paris) est un bourgeois parisien du xive siècle, écrivain public, copiste et libraire-juré.
Sa carrière prospère, son mariage avec Pernelle, une veuve ayant du bien, et ses spéculations immobilières lui assurèrent une fortune confortable, qu’il consacra, à la fin de sa vie, à des fondations et constructions pieuses. Cette fortune, que la rumeur amplifia, est à l’origine du mythe qui fit de lui un alchimiste ayant réussi dans la quête de la Pierre philosophale permettant de transmuter les métaux en or. À cause de cette réputation, plusieurs traités alchimiques lui furent attribués, de la fin du XVe siècle au XVIIe siècle, le plus célèbre étant Le Livre des figures hiéroglyphiques paru en 1612. Ainsi, « le plus populaire des alchimistes français ne fit jamais d’alchimie.
Pour un personnage de l’époque n’appartenant pas à la noblesse, une documentation relativement importante existe sur Nicolas Flamel : les actes de la paroisse de Saint-Jacques-la-Boucherie, réunis au XVIIIe siècle, divers documents personnels de lui et de sa femme dont son testament, ainsi que des descriptions et des illustrations, postérieures à sa mort, des bâtiments et monuments religieux qu’il fit bâtir.
Google a annoncé une série de nouvelles fonctionnalités. Une d’entre elles permet de signaler qu’il n’y a pas vraiment de résultats pertinents pour une requête.
Il y a des questions existentielles dans la vie — et la plupart du temps, on se tourne vers Google pour trouver une réponse. Mais, dans le cas de requêtes telles que « Comment rentrer en contact avec les Illuminati », il n’y a pas vraiment de bonnes réponses. Et, c’est exactement ce que la nouvelle mise à jour de Google va permettre de souligner.
Le moteur de recherche a annoncé dans une publication sur son blog le 11 août 2022 qu’il allait dorénavant apporter des précisions sur la nature des résultats lorsque ceux-ci sont douteux. La mise à jour a également pour but de lutter contre la désinformation.
Une fonctionnalité pour les questions absurdes et pour les fake news
La nouvelle fonctionnalité permet à Google d’afficher un message d’avertissement en haut de la page des résultats. Il s’affichera lorsque les systèmes de Google ne « font pas confiance à la qualité des résultats pour une requête », est-il indiqué sur le blog. Le message d’avertissement apportera du « contexte » aux résultats affichés, tout en permettant d’y accéder. Le message ne visera pas une page en particulier.
Le message indiquera qu’il « n’y a pas l’air d’avoir des résultats très pertinents pour cette requête », et que « les résultats ci-dessous correspondent à votre recherche, mais certains pourraient ne pas avoir d’informations fiables sur ce sujet ».
Google indique que ce message pourra être utilisé pour lutter contre les « vides d’informations », un phénomène exacerbé par les fake news. « Parfois, les évènements vont plus vite que les fact checks, et il n’y a pas encore assez d’informations fiables en ligne sur un sujet particulier », indique le moteur de recherche. Ce sont ces situations de « vides d’informations » contre lesquels Google veut lutter avec ces messages d’avertissement.
L’exemple pris par Google, la recherche d’informations sur les Illuminati, peut prêter à rire, et cela souligne bien l’absurdité de la requête. Mais, dans le cas d’un évènement grave en train de se dérouler, la situation est plus chaotique — et c’est justement dans ces situations que les fake news se répandent le plus vite.
Dans des cas où les informations changent très fréquemment, Google indiquera « qu’il serait mieux de revenir vérifier la fiabilité de l’information plus tard, lorsque plus de sources sont disponibles ». Par exemple, quand les Illuminati auront enfin mis à jour leur page de contact.
Cathédrales, églises, chapelles, abbayes… la France recèle près de 90 000 édifices religieux, dont certains remontent au IVe siècle. Nombreux sont classés au patrimoine mondial de l’humanité. Ce document dévoile les secrets des plus emblématiques d’entre eux, de l’église carolingienne édifiée à Chauvigny à la chapelle du Rosaire conçue et décorée par Matisse, à Vance, de 1948 à 1951.
Dans « Retour aux sources », autour du documentaire « Franc-maçonnerie. L’obsession des Dictateurs », Élodie de Sélys vous propose une passionnante discussion sur la question avec l’historien Hervé Hasquin et le philosophe Arnaud de la Croix.
La franc-maçonnerie est un sujet qui captive encore et toujours un vaste public, entre mystères, ésotérisme, puissance et influence avérés… ou pas ? Pour ses adeptes, cette philosophie n’a rien de secrète, elle est discrète… Nombre de francs-maçons ne cachent pas leur appartenance à une Loge. C’est le cas d’Hervé Hasquin mais aussi de Jean van Win, auteur de l’ouvrage « Bruxelles maçonnique : faux mystères et vrais symboles »… Car la discrétion cultivée autour de la maçonnerie donne lieu à diverses interprétations de sites et monuments…
Au registre des pseudos – ou avérés – éléments maçonniques que recèle Bruxelles, la première place du podium revient à son parc. Conçu au cours du dernier tiers du XVIIIe siècle dans le grand plan de réhabilitation du site de l’ancien palais du Coudenberg détruit par l’incendie de 1731, nombre d’auteurs voient dans son plan la majeure partie des outils de la Loge : ciseau, compas, équerre, maillet, marteau, niveau, perpendiculaire, règle (ou levier) et truelle…
Jean van Win n’est pas seul à penser que l’arrière-plan maçonnique du parc de Bruxelles n’est que pure élucubration. L’auteur y voit l’usage probable de la Croix de Lorraine, ancienne version, avec ses deux traverses d’égale longueur. Selon lui, le tracé du parc serait purement urbanistique, ce qui est exact : l’espace vert a été pensé comme articulation principale du nouveau quartier, destiné à faciliter la circulation en dégageant des perspectives vers divers artères et bâtiments marquants existant ou à venir.
Il y a d’abord le futur palais des États de Brabant, l’actuel palais de la Nation, édifié en 1783. De l’autre côté, il y a la place Royale, qui finira par s’ouvrir sur la rue de la Régence en 1827 avant d’être prolongée en 1872 vers le palais de Justice de Poelaert. Autre axe en devenir, la rue Héraldique qui allait se dessiner entre les futurs hôtels Bender et Belgiojoso qui, plus tard, seront réunis pour constituer le palais royal de Guillaume Ier des Pays-Bas, notre futur palais royal… Enfin, le dernier axe s’ouvre sur le nouveau quartier à édifier en dehors des anciens remparts, via l’actuelle place du Trône…
Quant à l’actuel palais de la Nation, sièges de la Chambre et du Sénat, il recèle bel et bien quelques éléments de toute évidence maçonniques. Le fronton du palais a été sculpté par le franc-maçon Gilles-Lambert Godecharle. Voici sa clé de lecture : au centre, la Justice distribue les vertus avec l’aide de la Sagesse et avec celle de la Force, condamne les Vices, une image se retrouvant dans les anciens rituels maçonniques : « Que venez-vous faire en loge ? Je viens construire des temples à la vertu et creuser des cachots pour le vice ».
Corps central du Palais de la Nation, Bruxelles. monument.heritage.brussels-région de Bruxelles-Capitale/Inventaire du patrimoine architectural.
À gauche du corps central de l’édifice, le trophée sculpté à droite de l’entrée de la Présidence du Sénat est aussi parfaitement maçonnique. L’œil du Grand architecte de l’univers domine un compas, une équerre, la Bible et une colonne tronquée ; étrangement, on y découvre aussi le gourdin d’Hercule…
Via la place Royale, avant d’emprunter le Mont-des-Arts, le promeneur est dominé par la statue de Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens de 1741 à son décès en 1780. À côté se dresse ce qui demeure de son palais et sa chapelle où, la légende veut que des tenues maçonniques aient été organisées par le Gouverneur franc-maçon…
Jean van Win conteste formellement l’appartenance de Charles de Lorraine à la maçonnerie, pour la simple raison qu’il était Grand Maître de l’ordre Teutonique qui, dans ses statuts, interdisait à ses membres de faire partie d’aucun autre ordre !
Quant aux cérémonies maçonniques dans la chapelle du palais, ç’aurait été tout bonnement impossible car, le rite de l’époque impliquait dans ses trois premiers Grades, l’utilisation d’épées dégainées, inadmissible dans un lieu consacré. De plus, pourquoi utiliser la chapelle alors que le palais, ancien palais de Nassau, acquis en 1756, dont l’aile remplacée par un bâtiment au goût du jour comptait suffisamment de vastes salles aptes à accueillir des cérémonies importantes ?
La superbe Rotonde du premier étage du palais possède un riche pavement. Au centre, une rose compose un échantillonnage des marbres que proposait la Belgique du temps de Charles de Lorraine. Autour d’elle, un damier de marbre blanc et noir fait penser au Pavé mosaïque se trouvant dans toute loge maçonnique… Vrai ou faux ?
La superbe Rotonde du premier étage du palais possède un riche pavement. Au centre, une rose compose un échantillonnage des marbres que proposait la Belgique du temps de Charles de Lorraine. Autour d’elle, un damier de marbre blanc et noir fait penser au Pavé mosaïque se trouvant dans toute loge maçonnique… Vrai ou faux ?
Jean van Win rejette totalement cette idée. Le Pavé mosaïque d’une loge est toujours rectangulaire. Le pavement du palais de Lorraine est d’un type assez répandu au XVIIIe siècle et n’est, en aucun cas, à comparer avec un hypothétique Pavé de Loge. Pas plus d’ailleurs que celui identique du salon Italien ou Rotonde du château royal de Laeken, par ailleurs restauré de fond en comble à la suite de l’incendie du 1er janvier 1879…
Enfin, autre idée : le fronton du château de Laeken, sculpté par Godecharle, serait d’essence maçonnique. Pour Jean van Win, il s’agit d’une allégorie d’ordre mythologique exprimant le temps qui passe. Mais, pour certains, les trois Parques qui déroulent le fil de la vie illustreraient l’appartenance d’Albert de Saxe-Teschen, époux de la gouvernante générale des Pays-Bas autrichien, Marie-Christine d’Autriche, sœur de Joseph II à une Loge.
Corps central du château royal de Laeken, Bruxelles. monument.heritage.brussels-région de Bruxelles-Capitale/Inventaire du patrimoine architectural.
Certes, le duc de Saxe-Teschen faisait bien partie d’une loge de Dresde, « Zu den drei Schwerdtern », « Les Trois Épées ». Ceux qui expliquent le point de vue maçonnique du fronton confondent avec la loge « Zu den Drei Schwestern », « Les Trois Sœurs », en relation erronée avec les trois Parques… un simple D devenu S change d’évidence, bien des choses !
Il reste difficile de prouver bien des hypothèses faisant de tel monument ou de tel un lieu ou un symbole maçonnique. Ainsi, Joël Goffin, dans son ouvrage « Le Quartier Royal de Bruxelles, un chef-d’œuvre maçonnique» (Édition Samsa) propose une étude fouillée sur le parc de Bruxelles et le quartier qui l’environne… Bonne découverte !
Quelques propositions de lectures ?
» Hitler et la franc-maçonnerie « , par Arnaud de la croix, Tallandier, 2020.
« Un roi franc-maçon : Léopold Ier de Belgique », par Jean van Win, préface d’Arnaud de la Croix, Éditions Télélivre, 2015.
A voir dans « Retour aux sources », samedi 10 septembre à 20h35 sur La Trois, le documentaire « Franc-maçonnerie. L’obsession des dictateurs », de Luigi Maria Perotti, en deux parties entrecoupées par l’entretien d’Élodie de Sélys avec Hervé Hasquin et Arnaud de la Croix.
Jean-François Blondel – Éditions Dervy, Coll. Les outils maçonniques du XXIe siècle, 2022, 120 pages, 9,90 €
Passionné par l’histoire des métiers et des sociétés initiatiques, Jean-François Blondel nous invite, dans son dernier opus, à un voyage à travers l’alchimie. Somme toute en quoi peut-elle aider le Maçon, en quête d’élévation spirituelle et de perfectionnement moral, à devenir meilleur ?
Dans sa première partie, l’auteur donne quelques clefs pour la compréhension de l’influence alchimique dans les grades symboliques, tant les analogies sont nombreuses. Jean-François Blondel, en vulgarisateur, nous fait connaître et comprendre comment alchimie et Franc-Maçonnerie ont vu, plus d’une fois dans l’Histoire, se croiser leurs routes. Commençant par définir ce qu’est l’alchimie, il analyse pourquoi elle est un outil dans la démarche maçonnique, tout en passant en revue les emprunts que fit la Franc-Maçonnerie. Gardons à l’esprit que l’Art Royal a constamment, au fil du temps, calqué emblèmes et symboles à des sources traditionnelles extérieures, dont celle du magnum opus. C’est ainsi que si une certaine forme d’alchimie, qualifiée de spirituelle – à appliquer dans le domaine de l’esprit – toute la démarche de l’alchimie, dite opérative, sera, avec profit, utilisée par les Maçons comme outil sur les chemins de l’initiation. De l’origine et du but de l’alchimie, avec ses trois principes et quatre éléments, de sa philosophie et de ses méthodes, Jean-François Blondel nous montre clairement les références faites à cet autre Art Royal. Et de commencer par le cabinet de réflexion au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) – l’impétrant n’est-il pas enfermé dans un athanor – et l’acronyme VITRIOL ne nous fait-il pas penser à la Pierre cachée des Sages façonnée à partir de la materia prima ? Et la purification par les éléments de l’impétrant au REAA (Air : premier voyage ; Eau : deuxième voyage ; Feu : troisième voyage) n’est-elle pas semblable à celle connue dans le démarrage de l’œuvre alchimique ? L’auteur décrypte tout cela, pour notre plus grand profit et plaisir.
Des épreuves de la cérémonie d’initiation jusqu’à la Parole « perdue » des Francs-Maçons, ressemblant fort à la Parole « délaissée » des alchimistes, en passant par l’Étoile flamboyante guidant le Compagnon – à l’image de celle qui rayonne à la surface du compost, indiquant à l’adepte qui a suivi le bon chemin – Jean-François Blondel met en parallèle le même procédé opératoire, celui de l’œuvre au noir.
Dans sa seconde partie, il donne un éclairage, dans les grades au-delà de celui de Maître, sur l’interpénétration des signes et symboles. Notamment au sein des Ateliers de Perfection, du degré de Maître Secret (4e degré) à celui de Grand Élu de la Voûte Sacré (14e degré) et de Chevalier Rose-Croix (18e degré). Tout le processus, cette fois-ci, de l’œuvre au rouge. Mais c’est surtout avec le 28e degré de Chevalier du Soleil que Jean-François Blondel envisage que le Maçon aboutit à l’adeptat, stade de celui qui a atteint le Grand Œuvre. Mais a-t-il alors atteint la Connaissance suprême ? S’achevant avec des orientations bibliographiques, cet ouvrage permettra sans doute aux Maçons d’appréhender encore mieux le sens de son évolution/élévation et de prendre conscience de la présence de l’alchimie dans sa démarche.
Les réseaux sociaux – Facebook, Twitter et Instagram –, ainsi que le site public de la Grande Loge Nationale Française https://www.glnf.fr/ ont publié, ce vendredi 10 septembre 2022, le post suivant, intitulé
« Message de condoléances du TRF Jean-Pierre Rollet adressé aux Frères du Commonwealth, membres de la GLNF
« Tous les Frères de la Grande Loge Nationale Française et moi-même, TRF Jean-Pierre ROLLET, Grand Maître, partageons la douleur de tout le Royaume-Uni, à la suite du décès de Sa Majesté la reine Elizabeth II, duchesse de Normandie. Nous nous sentons proches, de nos Frères en deuil, dans tout le Commonwealth.
Nous souhaitons respectueusement au roi Charles III, une longue vie.
Sincèrement et fraternellement. »
« All the Brethren of the Grande Loge Nationale Française and I, MW Bro Jean-Pierre ROLLET, Grand Master, wish to share the sorrow of the whole of the United Kingdom, following the sad passing of Her Majesty Queen Elizabeth II, duchess of Normandy. We feel close, to our Brethren in mourning, throughout the Commonwealth. We respectfully wish, king Charles III, a long Life. Sincerely and fraternally.«
Le duc de Kent
Et ce samedi le post suivant, accompagné de la photo du prince Edward, duc de Kent, comte de St. Andrews et baron Downpatrick, membre de la famille royale, Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre depuis 1967 :
« Tous les Frères de la Grande Loge Unie d’Angleterre fortement émus par la disparition de la reine Elizabeth II
« C’est avec une profonde tristesse que la Grande Loge Unie d’Angleterre a appris le décès de Sa Majesté la Reine Elizabeth II, notre souveraine au règne le plus long. […] God Save the King. »
Comme tous les Britanniques, les Frères de la GLUA (qui compte 200 000 membres) ont été bouleversés d’apprendre la disparition de leur souveraine et ont tenu à exprimer publiquement leur émotion au travers d’un communiqué publié sur le site Internet de l’Obédience. La GLUA rappelle à cette occasion les liens privilégiés qui unissent la famille royale d’Angleterre avec la Maçonnerie régulière. Le père de la reine Elizabeth, le roi George VI (1895-1952), ainsi que son mari, le duc d’Édimbourg, décédé en avril 2021, étaient tous deux Francs-Maçons et l’un des cousins de la reine, le prince Michael de Kent, fut élu Grand Maître de la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque d’Angleterre et du Pays de Galles en 1982. Un autre cousin de la reine Elizabeth II, le duc de Kent, actuel Grand Maître de la GLUA, a fait parvenir un message de condoléances, au nom de tous les Francs-Maçons du Commonwealth, au nouveau roi Charles III. »
Blason GLUA
Pour information, la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) avait publié, à l’attention de ses membres – plus de 200 000 – ce message en date du 9 septembre courant.
Le Facebook United Grand Lodge of England titre, en date du 8 septembre courant, « Thank you for your service, Ma’am ».
De son côté, la Grande Loge d’Écosse, fondée en 1736, publie ceci : « DÉCÈS DE SA MAJESTÉ LA REINE ELIZABETH II
La Grande Loge des Antient Free and Accepted Masons of Scotland tient à exprimer sa grande tristesse suite au décès de Sa Majesté la Reine et à adresser ses plus sincères condoléances à la famille royale.
La plupart d’entre nous sont nés et ont grandi pendant son règne de 70 ans et pendant ce temps, elle a été une inspiration constante et merveilleuse pour nous tous. »
Le président sortant de la Fraternelle des Écrivains maçonniques Franck Fouqueray, officiait pour la 50e et dernière réunion afin d’organiser l’assemblée générale annuelle en vue du remplacement du bureau. Il y a 5 ans, il avait lui-même remplacé l’écrivain Jacques Fontaine. Cette discrète Fraternelle maçonnique nommée « La Chaîne d’Union », se réunit le midi de douze à quatorze heures depuis une trentaine d’années chaque deuxième jeudi du mois. Son objet est d’échanger sur le monde de l’édition, de l’écriture, de la diffusion… enfin tout ce qui touche au monde littéraire maçonnique.
Pas de jeu d’influence ou de pouvoir dans cette association, la bonne ambiance et l’harmonie règnent. Une cinquantaine de membres s’y retrouvent mensuellement pour échanger sur leur passion commune. Le président sortant a rappelé dans son discours que la Fraternelle avait traversé quelques moments difficiles durant ces dernières années avec la crise Covid-19. Cela n’a pas empêché les membres de se réunir à distance grâce aux moyen de la visioconférence. Ainsi, aucune réunion n’a été annulée et chaque mois, les membres ont eu droit à leur conférencier comme à l’accoutumée.
Le bureau sortant et son président Franck Fouqueray ont donc procédé au vote du nouveau bureau. C’est notre Très Chère Soeur Marie-Dominique Massoni qui présidera désormais À LA DESTINÉE DE la Fraternelle durant les 5 prochaines années.
Ce n’est pas une inconnue. Elle est membre de la Grande Loge Féminine de France, créatrice et ancienne directrice de publication de la collection « Voix d’initiées ». Ancienne rédactrice en chef de la revue biannuelle et interobédientielle «Le maillon de la chaîne maçonnique». Elle fut la première Vénérable Maîtresse de la Loge Nationale de recherche « Bathilde Vérité » de la GLFF. Autrice de plusieurs livres dont « Du Féminin et de sa quête en franc-maçonnerie », « Que la beauté l’orne». Son chemin est en partie lié avec le surréalisme. Elle est lauréate du prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France en 2015, catégorie Essai-Symbolisme. Elle se partage entre Paris et la Corse.
Nous lui souhaitons un bon mandat et longue vie à cette Fraternelle qui contribue de belle manière à la transmission de l’héritage maçonnique.