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L’aide des francs-maçons aux réfugiés ukrainiens dépasse le million de livres

De notre confrère anglais essexmagazine.co.uk

Des milliers de réfugiés ukrainiens vivant dans des communautés à travers l’Angleterre et le Pays de Galles recevront un soutien pratique grâce à une subvention de 500 000 £ de la Masonic Charitable Foundation (MCF, l’association caritative des francs-maçons), en partenariat avec UK Community Foundations.

La subvention fait suite à une subvention similaire de 500 000 £ en avril de cette année à la Croix-Rouge britannique, à l’UNICEF et à d’autres organisations travaillant avec des réfugiés ukrainiens sur le terrain en Ukraine, en Pologne, en Roumanie et en Moldavie. Un autre don séparé de 50 000 £ a été fait peu de temps après l’invasion russe en février. Cette dernière subvention signifie que les francs-maçons ont donné plus d’un million de livres sterling aux réfugiés ukrainiens depuis le début de la guerre.

Le nouveau programme de subventions verra 10 fondations communautaires soutenir des organisations caritatives locales et des organisations communautaires qui fournissent activement un soutien immédiat aux réfugiés arrivant d’Ukraine, ainsi qu’à celles qui développent un soutien à plus long terme pour l’intégration des Ukrainiens qui sont déjà ici.

Les fondations communautaires qui recevront chacune des subventions allant jusqu’à 50 000 £ de la part des francs-maçons sont :

  • Community Foundation Wales
  • East End Community Foundation
  • Essex Community Foundation
  • Sussex Community Foundation
  • Hampshire & Isle of Wight Community Foundation
  • Heart of England Community Foundation
  • Community Foundation for Surrey
  • Kent Community Foundation
  • Community Foundations for Lancashire and Merseyside
  • Hertfordshire Community Foundation

Plus de 100 000 Ukrainiens ont été hébergés par des familles britanniques avec le soutien du gouvernement, mais beaucoup d’entre eux étaient des arrangements de six mois qui arrivent maintenant à leur terme. En conséquence, beaucoup d’entre eux sont confrontés à l’itinérance au moment même où l’hiver commence.

Près de 150 000 Ukrainiens sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de la guerre en février, soit une petite fraction des quelque huit millions d’Ukrainiens qui ont fui leur pays. Huit millions de personnes supplémentaires ont été déplacées à l’intérieur de l’Ukraine.

La subvention de la Masonic Charitable Foundation est financée par des francs-maçons, leurs familles et amis, de toute l’Angleterre et du Pays de Galles.

Rosemary Macdonald, PDG de UK Community Foundations, a déclaré :

« Nous sommes très reconnaissants à l’organisme de bienfaisance des francs-maçons pour leur généreuse subvention, qui donnera un coup de pouce majeur aux organismes de bienfaisance locaux qui font tant pour accueillir les Ukrainiens dans leurs communautés. Ce sont les petits organismes de bienfaisance et les groupes locaux qui connaissent leur région qui sont les mieux placés pour écouter les nouveaux arrivants et les aider à trouver les ressources et le soutien dont ils ont besoin. »

Les Hutchinson, directeur général de la Masonic Charitable Foundation, a déclaré :

« Je suis très heureux que nous ayons pu fournir une aide substantielle aux Ukrainiens dans le besoin à travers le pays. Il y a eu une vague de soutien sans précédent pour les Ukrainiens de la part du public britannique, mais il reste encore beaucoup à faire. Ce sont des gens qui ont tout laissé derrière eux dans un pays subissant les effets d’une guerre dévastatrice et je suis fier que l’aide apportée par les francs-maçons ait maintenant dépassé le million de livres. »

La franc-maçonnerie reconnaît le recteur Rosa Devés avec la médaille Francisco Bilbao à l’occasion du 180e anniversaire de l’Université du Chili

De notre confrère chilien radio.uchile.cl

Le Grand Maître Sebastián Jans Pérez a souligné la contribution de la maison d’études au pays. De son côté, l’universitaire a valorisé les liens qui unissent les deux institutions depuis le début de la République.

Sous la devise « Pour un avenir avec tous« , l’Université du Chili commémore ses 180 ans de vie au cours du mois de novembre. Ce jalon, qui réunit année après année l’université et la communauté nationale dans le but de mettre en lumière les différentes dimensions, domaines, missions et disciplines de son travail, ainsi que de renouveler l’engagement sociétal de l’institution, a une signification particulière pour la Grande Loge du Chili.

Les deux institutions entretiennent une tradition historique importante, basée sur des liens profonds tissés dans des valeurs qui marquent les deux institutions, telles que la défense de la laïcité et de la liberté de pensée dans le domaine de l’enseignement supérieur en particulier, mais aussi projetées dans la société chilienne en général. .

La Maison de Bello et la franc-maçonnerie chilienne ont été dans des domaines et des objectifs communs au fil du temps, notamment l’amélioration des personnes et de la société. C’est pourquoi l’Université du Chili est reconnue comme une puissante lumière de connaissance qui a illuminé la liberté de pensée et le chemin vers la connaissance dans notre pays, une tâche qu’elle maintient aujourd’hui.

Reconnaissance

Dans ce contexte de fraternité entre les deux institutions, la Grande Loge du Chili a célébré ce lundi son 180e anniversaire avec les hautes autorités de l’université, lors d’une cérémonie tenue au Grand Temple de l’édifice maçonnique, situé à Santiago.

A cette occasion, le Grand Maître de la Grande Loge du Chili, Sebastián Jans Pérez, a remis à l’actuel recteur de l’Université du Chili, Rosa Devés Alessandri, la Médaille d’Honneur Francisco Bilbao, une reconnaissance accordée aux personnes qui apportent une contribution significative au savoir séculaire et à la tradition du pays.

Dans son discours, Jans Pérez a assuré que l’invitation à la cérémonie « est en rapport avec la réalité imposée par la transcendance vigoureuse d’une université, qui a historiquement représenté une affirmation de la connaissance et de la pensée, pendant 18 ans, où une culture républicaine a été construite en soutien professionnel pour le pays et ses grands besoins, où s’est également formé le grand leadership nécessaire pour relever les plus grands défis, et enfin où s’est constituée une chaire d’inspiration morale de libre-pensée ».

« Une université qui a eu dans son empreinte le but humaniste, et comme le disent ses valeurs, effectivement nationale et étatique, avec des niveaux élevés de qualité, de pluralisme, d’équité sociale et de genre, et de pertinence pour aborder socialement, de manière critique et éthiquement consciente responsable, relevant les défis en termes d’enseignement supérieur, de recherche, de création, de vulgarisation et de liens avec l’environnement, au service du pays », a ajouté le Grand Maître de la Grande Loge du Chili.

Pour sa part, la rectrice Devés a remercié la reconnaissance et assuré que « l’Université du Chili et la Grande Loge du Chili partagent une histoire qui nous lie aux débuts de la République et nous invite à continuer à travailler ensemble pour un Chili imprégné des principes de liberté, égalité et fraternité. Les deux institutions s’accordent sur leur véritable vocation de contribuer au développement de l’instruction publique et sur la volonté de contribuer au progrès de notre République, aspirant toujours à un objectif plus grand d’ordre universel. »

« L’éducation publique, laïque et diversifiée, doit continuer à s’approfondir grâce à un soutien déterminé de l’État. Et c’est ainsi que la Grande Loge l’a exprimé, dans le livre ‘La franc-maçonnerie propose au Chili’. Dans un pays qui demande plus d’inclusion, l’éducation publique joue un rôle fondamental pour contrer les inégalités et éviter la ségrégation. Cette préoccupation se traduit d’ailleurs par une plus grande intégration à égalité des femmes dans la vie publique. Pour cette raison, je célèbre l’accord signé par la Grande Loge du Chili et avec la Grande Loge féminine du Chili il y a quelques années », a déclaré l’universitaire.

Mgr Helder Câmara et la franc-maçonnerie brésilienne de son temps

De notre confrère corrispondenzaromana.it

Le Serviteur de Dieu Mgr Hélder Pessoa Câmara (1909-1999), prêtre depuis 1931, évêque auxiliaire (1952-1955) et archevêque coadjuteur de Rio de Janeiro (1955-1964), puis archevêque d’Olinda et Recife (1964-1985) , parmi les fondateurs de la Conférence épiscopale brésilienne et de la Conférence épiscopale latino-américaine (voir ici ), fut sans aucun doute « un protagoniste de l’Église en Amérique latine » ( ici ). 

Mgr Câmara, « précurseur de la théologie de la libération » (voir ici ; sur la théologie de la libération, je renvoie à un de mes articles : https://allchristian.it/2017/03/17/teologia-della-liberazione-anno- 1971-p -paolo-m-siano-teologia-della-liberazione-anno-1971/ ), a été défini par le Sunday Times : « l’homme le plus influent d’Amérique latine après Fidel Castro » (voir ici ). 

Du 3 mai 2015 au 19 décembre 2019 s’est déroulée la phase diocésaine de sa cause de béatification ( ici ). Puis à partir de 2019 la « phase romaine » de la Cause a commencé ( ici ). 

Début novembre 2022, les archives de la Servante de Dieu ont été déclarées « patrimoine national » par le Gouvernement de l’Etat brésilien de Pernambuco ( ici ).

1. Un évêque progressiste

Pour avoir une image plus complète de la figure du Serviteur de Dieu, il est bon de relire un article du savant Massimo Introvigne (2008) qui montre que Mgr Câmara :

 a) dans les années 1930, il était membre et secrétaire général de l’Action intégriste brésilienne (AIB) de Plinio Salgado (1895-1975), ou « l’équivalent brésilien du fascisme » ;

b) il a joué « un rôle fondamental » pendant le Concile Vatican II, même s’il n’a jamais pris la parole dans les séances conciliaires. En fait, elle joua un grand rôle (« magna pars ») dans « l’Opus Angeli », sorte d’« association » très privée qui cherchait à influencer le Concile « avec des méthodes un peu curieuses : réunions conspiratrices, contacts privilégiés avec les médias, des noms en code car on ne sait jamais qui lit ou écoute au téléphone ». Le cardinal Suenens, « le principal porte-parole des idées de Câmara dans les débats conciliaires », est presque toujours appelé « le père Miguel». Il semble que l’Opus Angeli ait été dirigé par le théologien autrichien Ivan Illich (1926-2002) qui vivait alors au Mexique, à Cuernavaca, dont l’évêque était Mgr Sergio Mendez Arceo (1907-1992) ;

c) il était en faveur de la contraception et des contraceptifs déjà pendant le Concile. Mgr Câmara et ses amis ont sévèrement critiqué le refus du pape Paul VI de faire se prononcer le Concile sur la question des contraceptifs. Câmara a défini ce refus comme une erreur destinée à « torturer les épouses, troubler la paix de nombreux foyers », et même « la mort du Conseil » ! Puis aussi Mgr Câmara, avec beaucoup d’autres ecclésiastiques, était en désaccord avec l’encyclique Humanae vitae promulguée par Paul VI en 1968 ( ici ). 

2. Mgr Câmara défend les francs-maçons

Toujours en ce qui concerne le discernement du Serviteur de Dieu, son jugement trop indulgent envers les membres de sa famille de la franc-maçonnerie est hautement discutable. Il a lui-même révélé dans les années 1970 que son père (João) et son grand-père (João Edoardo), tous deux journalistes, étaient également francs-maçons. João Câmara, franc-maçon et catholique, voulait que ses enfants reçoivent les sacrements et participent activement à la vie de l’Église catholique de la ville. De plus, tout au long du mois de mai, João a prié Notre-Dame et a chanté des chants religieux en famille (cf. Anselmo Palini, Hélder Câmara , Editrice Ave – Fondazione Apostolicam Actuositatem, Rome 2002, pp. 20-21). 

En voyant le père franc-maçon et catholique, Mgr Câmara déclare (vers 1979) : « C’est pourquoi j’ai toujours mis en doute les graves accusations portées contre les francs-maçons… C’est lui qui m’a appris qu’on peut être bon sans être religieux. Plus tard, j’ai compris par moi-même qu’il est possible d’être catholique pratiquant et en même temps égoïste. 

Quand je repense à mon père, j’ai l’impression que lui, son père, ses frères, toute sa famille appartenaient à la franc-maçonnerie par attitude anticléricale et non antireligieuse voire antichrétienne. Ce n’était en aucun cas une attitude contre les « vrais » prêtres. Il me semble, aujourd’hui comme alors, que c’était plutôt une réaction contre certaines attitudes de l’Église dans tel ou tel domaine et peut-être contre certains prêtres » ( ivi , p. 21, italique du texte).

Donc, selon le Serviteur de Dieu, puisque son père maçon était bon et dévoué dans la famille, alors les accusations généralement portées contre les maçons ne seraient pas vraies… Il semblerait qu’à la lumière de son expérience familiale (grand-père, père et oncles, tous maçons), Mgr Câmara estime qu’être initié à la franc-maçonnerie n’aurait rien d’anti-religieux ou d’anti-chrétien mais serait simplement une conséquence ou une réaction au cléricalisme de l’Église et des prêtres…

Je me permets de dire que ce discernement de la Servante de Dieu est confus et erroné. C’est certainement une bonne chose pour un franc-maçon de faire preuve de gentillesse, de respect et de bienveillance envers les membres de la famille catholique dans la famille, mais cela ne suffit pas pour excuser ou justifier l’appartenance des catholiques à la franc-maçonnerie. Une chose est le comportement de l’individu franc-maçon, une autre est la structure initiatique et rituelle de la franc-maçonnerie. Et c’est cela qu’il faut prendre en compte pour un discernement authentique au sujet de la franc-maçonnerie.

J’offre donc ici quelques données sur la franc-maçonnerie brésilienne de l’époque où vécut la Servante de Dieu, en évitant de m’appuyer sur des publications anti-maçonniques, comme par exemple celle du P. Antonio Miranda, O segrêdo da Maçonaria (Editora « O Lutador », Manhumirim (Minas) 1947), qui définit la franc-maçonnerie comme une association composée de nombreuses sectes secrètes, inspirées par le diable, qui veut fonder un nouvel ordre et une civilisation anti-chrétienne (cf. p. 17) .

Au lieu de cela, je préfère les sources maçonniques d’où l’incompatibilité entre la franc-maçonnerie et l’Église émerge de manière incontestable.

3. La franc-maçonnerie brésilienne vue de l’intérieur

Entre 1974 et 1976, la maison d’édition « Editora Artenova » de Rio de Janeiro (Brésil), publie l’ouvrage en 4 volumes, Grande Dicionário Enciclopédico de Maçonaria and Symbology (GDEMS) du franc-maçon Nicolas Aslan (1906-1980). Né en Grèce en 1906, de nationalité italienne, résidant au Brésil depuis 1929, Aslan est depuis 1956 membre de la franc-maçonnerie brésilienne régulière, la Grande Oriente do Brasil (GOB). Au moment du GDEMS, Aslan a obtenu le 32e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA). Puis il recevra le 33ème et dernier degré du REAA.

Dans la revue jésuite italienne La Civiltà Cattolica du 21 mai 1977, le massonologue P. Giovanni Caprile (1917-1993) présente Nicolas Aslan comme un « expert sérieux et honnête en historiographie maçonnique » (An 128, Vol. II, Quaderno 3046, p. . 411) et cet ouvrage comme « un outil utile pour la connaissance la plus adéquate du phénomène maçonnique » (p. 411), ou un ouvrage qui contribue « à la clarté, à l’exactitude, au dialogue serein » (p. 412). Mais, au-delà du dialogue, l’incompatibilité entre la franc-maçonnerie et la foi chrétienne ressort précisément du dictionnaire encyclopédique maçonnique d’Aslan.

Parmi les écrivains maçonniques cités par Aslan, il y a des experts en ésotérisme maçonnique comme Albert Gallatin Mackey 33e, Albert Pike 33e, Oswald Wirth 33e… On retrouve aussi des concepts typiques de la culture ésotérique (cabale juive, alchimie, hermétisme…).

Aslan explique la doctrine kabbaliste selon laquelle la bisexualité ou androgynie est en Dieu et dans l’Adam Primordial ou Adam Kadmon. De plus, la doctrine kabbalistique de l’Adam Kadmon et des Séphiroth est présente dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté (cf. GDEMS, vol. I, 1974, p. 47).

L’Alchimie, en tant que gnose secrète qui interprète les dogmes du Christianisme de manière Hermétique (selon l’Hermétisme), influence les Hauts Degrés Maçonniques, en particulier le REAA (cf. GDEMS, I, pp. 74-75). L’influence kabbaliste se trouve dans la liturgie maçonnique (cf. GDEMS, I, p. 84).

Aslan 32 écrit que « l’ Antéchrist » est le pôle négatif nécessaire à toute Manifestation et au Progrès : « C’est le pôle négatif nécessaire à toute manifestation et à tout progrès » (GDEMS, I, p. 109).

Aslan explique que le bouc « Baphomet », symbole templier ou néo-templier, est un symbole d’initiation (cf. GDEMS, I, p. 164), un symbole hermétique, alchimique, magique et panthéiste de l’Absolu (cf. GDEMS , I, p. 150-151).

Au Premier Degré d’Apprenti Franc-Maçon se trouve le Cabinet de Réflexion (« Câmara das Reflexões ») : un cabinet sombre, symbole du centre de la terre, avec des symboles mortuaires et alchimiques, dans lequel le candidat à la Franc-Maçonnerie reçoit la mort initiatique qui correspond à la putréfaction ou transmutation alchimique. L’homme profane meurt et renaît maçon (cf. GDEMS, I, pp. 198-200). 

La Loge du Troisième Degré du Maître Maçon est appelée la « Chambre du Milieu » et est le lieu où a lieu la seconde mort initiatique, l’éternelle reconstruction (cf. GDEMS, I, p. 200)…

Le Point dans le Cercle est un symbole important de la franc-maçonnerie anglo-saxonne : il représente Dieu au centre du cosmos mais a aussi une « significação phallique », c’est-à-dire qu’il représente « le principe de génération » (cf. GDEMS, I, p .247).

Aslan soutient également la Dualité cosmique (Dieu-Diable, Lucifer porteur de lumière et porteur de ténèbres…) et l’union des contraires : Tout vient de l’Un et Tout retourne à l’Un (cf. GDEMS, I, p. 327). La dualité (ex. : Bien-Mal, Dieu-Satan…) peut être complétée par un troisième élément (cf. GDEMS, I, p. 341)…

Aslan nie la doctrine catholique sur l’éternité de « l’ Enfer  » : la peine, s’il y en a, est longue mais limitée (cf. GDEMS, Vol. II, 1974, p. 505)…

Aslan précise que la Franc-Maçonnerie a son « Ésotérisme », elle a sa « part ésotérique », elle a « l’aspect ésotérique et iniciatique », mais tous les Maçons ne la comprennent pas donc s’arrêtant à l’aspect social de la Franc-Maçonnerie (cf. GDEMS, II, p 385).

Déjà en 1974, Aslan savait que dans le nouveau Code de droit canonique (en cours de révision après le Concile Vatican II), les canons (par exemple le can. 2335) qui condamnaient ouvertement la franc-maçonnerie n’apparaîtraient plus (cf. GDEMS, II, pp 409-410) .

Aslan réitère la bisexualité de la Divinité suprême (cf. GDEMS, II, pp. 525-526), ​​​​et donc de « Jéhovah » (cf. GDEMS, II, pp. 535-536).

Aslan 32° précise que le Principe du Feu que l’on retrouve dans les Hauts Degrés maçonniques, c’est-à-dire le pouvoir universel de régénération, peut aussi être appelé « Lucifer » (cf. GDEMS, II, p. 604)…

Le Maître Maçon atteint l’état de véritable initié lorsqu’il prend conscience de ne faire qu’un avec « l’Energie de Vie Universelle» (cf. GDEMS, Vol. III, 1975, p. 686).

Les Officiers de Loge peuvent correspondre aux 10 Séphiroth (émanations divines) qui forment l’Arbre de Vie Kabbalistique (cf. GDEMS, Vol. IV, 1976, pp. 1005-1010).

Aslan précise que dans le symbolisme maçonnique il y a aussi le Serpent, symbole de l’énergie universelle, symbole de l’harmonie des contraires, le grand agent magique (cf. GDEMS, IV, pp. 1020-1021)… Le Serpent Uroboros des Gnostiques et alchimistes est un symbole de l’Unité absolue et du retour de tout à l’Unité (cf. GDEMS, IV, pp. 1144-1145)…

Le  » Tao  » correspond au cabalistique  » En-Soph  » hébraïque et au  » Parabrahm Hindou  » et apparaît sous la forme de  » Yang  » et  » Yin « ,  » Pur  » et  » Impur « , masculin et féminin… (cf. GDEMS, IV, p. 1074).

Comme dans les années 1970, il y a encore aujourd’hui au sein de l’Église des clercs et des laïcs qui sont très actifs dans une opération continuelle visant à amener la hiérarchie ecclésiastique à déclarer licite ce qu’elle a toujours rejeté, comme par exemple : la contraception et les contraceptifs (également défendus par Mgr Câmara), la franc-maçonnerie (défendue au Concile Vatican II par Mgr Sergio Mendez Arceo, un ami de Mgr Câmara), l’homosexualité ou les théories du genre et LGBT (défendues par le clergé progressiste)   Que l’Esprit Saint, par l’intercession de Marie Très Sainte Mère de l’Église, aide les pasteurs à résister à cette opération diabolique et à garder et transmettre fidèlement ce que saint Jean-Paul II appelait : « le dépôt de la foi », «le précieux dépôt de la doctrine chrétienne » (cf. SS Jean-Paul II, Constitution apostolique Fidei Depositum , 11 octobre 1992, in https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/apost_constitutions/documents/hf_jp -ii_apc_19921011_fidei-depositum.html ).

Le dessin de la semaine de Jissey : VADE RETRO

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Yonnel Ghernaouti a fait le 25 novembre une superbe recension sur l’ouvrage de Jean François Blondel « Le diable dans les cathédrales »…. ce qui a naturellement inspiré le lundi humoristique de JISSEY

Qui sont les Vampires ?

Un vampire est une créature légendaire qui mord les humains pour boire leur sang. Une fois mordue, la victime devient aussi un vampire. Toujours selon la légende, si l’on veut tuer un vampire, il faut lui planter un pieu dans le cœur. Le vampire est un être immortel, appartenant au sous-groupe des morts-vivants.

Le vampirisme est l’intérêt pour ces créatures imaginaires. Ces personnages très populaires ont été beaucoup utilisés dans des légendes, des histoires, des livres, et même au cinéma. Il est donc normal qu’il existe plusieurs versions sur les vampires.

Historique

La soirée démoniaque

Château Dracula

Selon une légende, le célèbre poète anglais Lord Byron passait, en juin 1816, ses vacances en Suisse, avec des amis écrivains. Mais un gros orage éclata, les empêchant de profiter de leurs vacances. Byron eut alors l’idée, pour s’occuper, de proposer à ses amis d’écrire chacun une histoire qui fait peur, pour se la raconter le soir. Seuls Mary Godwin — qui ne s’appelait pas encore Mary Shelley — et Bram Stoker y arrivèrent : Mary Shelley écrivit Frankenstein, tandis que Bram Stoker, de son côté, raconta l’histoire du plus célèbre vampire : le comte Dracula.

À l’époque, les vampires n’étaient pas encore très bien connus : Bram Stoker s’inspira du folklore traditionnel européen et décrivit un inquiétant comte roumain vivant la nuit, presque immortel, se nourrissant du sang de ses victimes, et capable de se transformer en loup, en chauve-souris, ou de commander la tempête.

Selon une autre version, Bram Stoker ne faisait pas partie des invités cette nuit-là ; c’est un autre écrivain, James Polidori, qui écrivit une courte nouvelle, intitulée Le Vampire, et qui aurait inspiré Bram Stoker pour écrire Dracula.

Le vampire traditionnel

Vampire

Il existe des vampires dans un certain nombre de légendes originaires principalement d’Europe centrale, et notamment du nord de la Grèce. Le vampire de ces légendes est une sorte de démon, vivant la nuit et se nourrissant du sang de ses victimes. Il est très proche de quelques autres monstres légendaires, comme la lamie ou l’empuse.

Le vampire classique

Le vampire des contes classiques ne ressemble plus tellement à ce monstre bestial ; il s’inspire grandement de la description que Bram Stoker fait de Dracula : il ressemble à une personne normale et possède deux canines plus pointues, comme des crocs, qui lui servent à mordre le cou de ses victimes. Il vit la nuit, se déplace silencieusement, porte une cape et peut se transformer en chauve-souris.

Le vampire moderne

Le cinéma et la télévision ont aujourd’hui grandement adapté le personnage du vampire. Dans les films Vampires, de John Carpenter, et Une nuit en enfer, de Robert Rodriguez, ainsi que dans la série Buffy contre les vampires, de Joss Whedon, les vampires sont un mélange de vampire classique et de vampire du folklore traditionnel : ils ressemblent à des gens normaux, mais se transforment en monstres dotés de grandes incisives !

Description du vampire

Même s’il est difficile de décrire un vampire, tant il existe de versions de la légende, certains points reviennent régulièrement :

  • Le vampire est un mort-vivant : habituellement, quand une personne mordue par un vampire meurt, à la suite de ses blessures, elle ressuscite et devient un vampire à son tour.
  • Le vampire vit la nuit : il ne supporte pas la lumière du soleil, qui le brûle mortellement. Il passe la journée à dormir dans un cercueil, bien caché.
  • Le vampire possède des canines très longues, comme des crocs, qui lui servent à mordre le cou de ses victimes, pour boire leur sang. Dans certaines versions, il a toutes ses dents très longues.
  • Le vampire est généralement représenté vêtu d’une cape et d’un costard.
  • Le vampire est très fort : il peut briser facilement des objets, porter des choses très lourdes et sauter très haut.
  • Le vampire peut ramper le long d’une surface verticale, la tête en bas, et même au plafond ! Dans certaines versions, il peut voler.
  • Le vampire aime bien les animaux qui font peur, notamment les chauves-souris : selon les versions, il peut contrôler les chauves-souris, ou même se transformer lui-même en chauve-souris, parfois en d’autres animaux. Dracula était capable de contrôler les rats et de se transformer en loup.

Lutter contre un vampire

Vampire et son château

Le vampire est un personnage extrêmement dangereux ; mais, d’après les légendes, il existerait un certain nombre de moyens de lutter contre lui :

  • Le vampire a peur des crucifix et s’enfuit quand il en voit un.
  • Le vampire déteste l’ail, et on peut s’en servir pour l’empêcher d’approcher.
  • L’eau bénite brûle les vampires comme de l’acide.
  • Si l’on parvient à tuer un vampire, il peut ressusciter (c’est un mort-vivant). Pour éviter cela, il faut lui planter un pieu dans le cœur. Selon certaines légendes, il faut plutôt lui couper la tête, ou parfois les deux.
  • Le meilleur moyen de se débarrasser d’un vampire est de l’exposer à la lumière du jour, si l’on trouve sa cachette. Le soleil le brûle et le réduit à l’état de cendres.
  • Dans certaines légendes, un vampire n’a pas de reflet dans un miroir, ce qui est un bon moyen de le démasquer. Selon d’autres versions, les vampires ont peur des miroirs.
  • Certaines légendes affirment également que les vampires craignent les armes en argent, un peu comme les loups-garous.

Chauve-souris vampires

Il existe des espèces de chauve-souris qui se nourrissent du sang d’autres animaux. Comme elles ne vivent qu’en Amérique du Sud, ce n’est qu’au cours du xviiie siècle qu’on en a connu l’existence en Europe, alors que le mythe des vampires existait depuis longtemps. Leur régime alimentaire fait qu’on les a appelées des vampires ou chauve-souris vampires.

C’est sans doute après qu’on a connu ces espèces qu’on a ajouté des chauve-souris dans les histoires et les images de vampires.

Provenance

Le mythe du vampire pourrait provenir de maladies : la porphyrie est une maladie qui rend très maigre et très sensible à la lumière, les personnes atteintes de cette maladie ne sort donc pas au soleil et ont une peau très blanche. Cette maladie fait aussi se rétracter les gencives, ce qui fait apparaître les dents plus grandes. Cette maladie aurait effrayé les gens de l’époque qui aurait attribué ces caractéristique à une créature maléfique : le vampire. D’autres maladies auraient pu inspirer le mythe du vampire comme la tuberculose qui fait cracher du sang aux individus atteints ou encore la rage qui rend la bouche mousseuse et qui rend les gens sensibles aux odeurs fortes comme celle de l’ail. Une personne atteinte de la rage peut même être effrayé par son propre reflet dans le miroir.

Vampires étrangers

Des statues de jiangshi exposées au quai Branly

Le mythe du vampire varie selon les pays : il existe le jiangshi, un vampire chinois qui saute pour capturer ses victimes et aspirer leur énergie vitale. Dans les caraïbes, il existe le mythe du loogaroo, une femme ayant vendu son âme au diable et qui aspire le sang des gens la nuit. Le jour, elle ressemble à une vieille femme. Les mythes des vampires varient donc selon les pays et les traditions

Connaissez-vous « Cave canem »?

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Attention au chien ! « Cave canem » ! Ce banal impératif, inscrit sur une mosaïque à l’entrée d’une villa romaine à Pompei datant du 2ème siècle avant J.-C., a défié le temps ! Au-delà même du conseil de prudence face à l’espèce canine figurée sur la pierre (celle d’un chien prompt à bondir), l’avertissement embarque le prestige philosophique accordé aux citations latines – surtout quand elles sont courtes et concises ! L’interjection s’entend désormais comme une métaphore universelle tenant pour suspecte autant l’espèce canine que toute personne possiblement en état de faire éclater sa rage, voire sa méchanceté primitive !

S’iI est vrai qu’au cours du temps, le chien a gagné une grande place en tant que représentation symbolique, cette allégorie témoigne aussi de l’ambiguïté des sentiments que semblent lui avoir porté les sociétés humaines. Protecteur et gardien inflexible pour certains, malfaisant et démoniaque pour d’autres, la perception du chien évolue et progressivement l’ambivalence disparaît dans les civilisations modernes. Même si la force défensive du chien fait trace dans nos mémoires, notre considération s’éloigne de la crainte ou de l’épouvante.

Chien du pharaon sur fond blanc

Dès l’Égypte antique le chien fut associé au monde des enfers, au monde du dessous, aux empires invisibles et énigmatiques, où il était en état de maintenir son rôle de gardien et de protection. Ainsi guidait-il l’homme dans la mort après avoir été son compagnon fidèle dans la vie. Dans cette représentation, de nombreuses mythologies attribuaient au chien le rôle de psychopompe, guide des âmes dans l’autre monde, qu’on le nomme Anubis, au temps de l’Égypte Antique, ou Cerbère, au temps de la Grèce ancienne. Le premier gardait la porte des lieux sacrés, le second servait d’intercesseur entre le monde visible et le monde caché…

Pour hanter les carrefours, dans le monde des ténèbres et des fantômes, Hécate, la déesse de l’ombre lunaire, prenait la forme du chien et elle était souvent suivie d’une meute infernale. Considérée comme une déesse redoutable, elle terrorisait sous cet aspect canin les âmes en errance dans le creux de la nuit.

Au sein même du monde effrayant d’Hadès, le Dieu des Enfers, Cerbère, son chien dévoué, avait trois têtes hurlantes (voire cinquante selon le poète grec Hésiode, et même une centaine ou presque pour Pindare qui décrit à sa manière l’entrée des Enfers !) La fonction du chien, quel que soit son nombre de têtes, souvent gueule ouverte et crocs menaçants, ne changeait pas : empêcher les morts de s’échapper de l’antre souterrain et faire obstacle aux vivants aventureux qui tenteraient de récupérer certains morts.

Un Cerbère horriblement angoissant pour ceux qui déclaraient l’avoir rencontré à l’entrée du troisième Cercle de l’Enfer ! Dante décrit ainsi la bête : « ses yeux sont rouges, sa barbe grasse et noire, son ventre large, ses mains onglées : il griffe les esprits, les écorche, les dépèce ». Ça fait froid dans le dos !

Cette vision pétrifiante et légendaire, inévitablement connue par la communauté des vivants, avait conduit certains à trouver la bonne façon de se garder de la morsure des gueules vociférantes. Comment ? En leur lançant les gâteaux de miel soigneusement placés dans leurs tombeaux à l’heure de leur mort par des proches prévoyants et aimants !

Loin de cette perception affligeante du chien, une race canine se différencie : celle du lévrier. Depuis l’Antiquité voire dès la préhistoire, ce chien élancé, d’allure fine et agile, est apprécié par l’homme pour son courage extrême, sa fidélité et sa loyauté.

Sa beauté si particulière, noble et altière, est souvent présente sur les tombes funéraires, sur des tableaux de scènes de chasse, des sculptures, ou sur des vases et des poteries. On en trouve dans des temples, sur des colonnes, sur des murs ou des mosaïques. Pour chaque artiste, quelles que soient les civilisations, le lévrier demeure un animal à part : il séduit les créateurs et inspire leur œuvre…

Dans l’iconographie du Moyen Âge, à son aspect gracile, s’attache un engouement pour le Beau et la Vertu. Ainsi dans les tapisseries composant la Dame à la Licorne, on voit ces chiens longilignes aux corps souples et légers, assis, debout, ou alanguis dans un décor idyllique. Leur emplacement entre ciel et terre, leurs postures différentes génèrent toujours pour ceux qui contemplent l’œuvre finement tissée, des questionnements sur leur fonction symbolique dans l’imagination mystique.

Quant aux sculpteurs, beaucoup d’entre eux ont fait le choix de représenter l’animal en relief, seul ou par couples, figés dans la pierre ou le bronze près des gisants, notamment au pied de leurs maîtresses défuntes, gardiens sûrs et attentifs pour toute l’éternité !  

À cet égard, le tombeau à la cathédrale de Nantes des gisants des parents de la Duchesse Anne de Bretagne reste un chef d’œuvre absolu où un lévrier blanc porte un collier orné d’hermine et tient entre ses pattes les armoiries de Bretagne…

Dans la Divine Comédie, Dante veut également croire en la puissance du lévrier. Ainsi, lorsqu’au début de sa montée dans la forêt obscure, le poète fait la malheureuse rencontre d’une louve, si haineuse, avide et affamée qu’à sa vue il est saisi de frayeur, il se rassure en apprenant qu’un jour le lévrier, « il veltro », le vautre, viendrait dans toute sa force, tel un sauveur providentiel, pour faire mourir la louve dans les plus grandes souffrances, en la nourrissant de « sagesse, amour et vertu » !

D’autres se montrent plutôt fascinés par l’étonnante aptitude du lévrier d’assurer « un galop volant » où, durant un court instant, s’offre à nous la vision d’un animal terrien qui quitte le sol tel un oiseau. Dans cette sorte de don performant, qui le distingue des chiens vulgaires, entrevoient-ils une espèce vivante de nature divine ? Ou le jeu féerique d’une métamorphose ?

Plus simplement, c’est en plein cœur que nous touchent les tendres et nostalgiques sentiments déclarés par Lamartine à son chien, « une levrette blanche, au museau de gazelle, au poil ondé de soie, au cou de tourterelle, à l’œil profond et doux comme un regard humain …. » De retour à la maison, elle se jetait sur ses pieds comme sur une proie, l’enfermait en courant dans des cercles de joie, et répondait au for intérieur agité de son maître par la manifestation d’un amour inconditionnel. Par l’évidence de cet attachement et de sa bonté, ne répondait-elle pas à son plus cher désir de fraternisation ? À sa difficulté d’être par l’aisance d’aimer, ne le projetait-elle pas dans une autre dimension, à l’apogée d’une entente entre deux êtres vivants, vrais et appariés ?

At si canis, discite agnoscere eam !

(« Si tu regardes le chien, apprends à le reconnaître ! »)

∞∞∞

Sources : blog http://galgohistoria.over-blog.com/2018/11/sur-les-traces-des-levriers-nantais.html

http://galgohistoria.over-blog.com/2019/05/les-levriers-de-toutankhamon-chasseurs-et-guerriers.html

Célébration de l’Action de grâces et service de reconsécration

De notre confrère anglais westlancsfreemasons.org.uk

Le service annuel de «célébration de l’action de grâces et de reconsécration» du groupe Warrington a de nouveau eu lieu à l’église St. Elpins, Warrington. L’église Saint-Elphin est un lieu de culte et est présente sur le même site depuis environ 650 après JC. La présence d’un prêtre à Warrington a été enregistrée dans le Domesday Book. Selon la tradition, Saint Oswald a construit la première église pour son compagnon Elphin, qui est resté le premier prêtre jusqu’à sa mort en 679 après JC.

À son arrivée, le maire de Warrington, Cllr Jean Flaherty a été accueilli par plusieurs grands officiers et invités de marque, dont le président du groupe du sud-est Gareth Jones, l’assistant des grands directeurs provinciaux Malcolm Alexander, le président du groupe Warrington Andrew Barton, l’ancien grand maître provincial adjoint Kevin Poynton, Graham Williams, l’intendant général de la Croix-Rouge de Constantine Western Lancashire et plusieurs dames francs-maçonnes, dont Elizabeth Cartledge, Grand porte-épée de St Clare Chapter No 29 et Ann Hunt, grand porte-drapeau de Lodge St Clare No 204.

Andrea Millman et Paul Rigby
Andrea Millman et Paul Rigby

Boteler Lodge No 7367 était la loge désignée cette année pour accueillir le service garantissant que tous les invités distingués, frères et invités étaient bien assis en leurs qualités. Le directeur des cérémonies, Gwilym Jones, a commencé le service par une procession dans l’église qui était dirigée par la bannière du groupe Warrington, puis les bannières de chaque loge, suivies d’une procession de membres seniors de l’artisanat et d’autres ordres maçonniques, membres seniors de l’Ordre Des femmes francs-maçonnes, accompagnées d’invités de marque, ainsi que des responsables du groupe et du clergé.

Le service a été dirigé par le recteur de Warrington, la révérende chanoine June Steventon et la révérende Debbie Lovatt. Le révérend Canon June Steventon a donné un discours stimulant sur l’état actuel du pays et a réitéré l’importance de la maçonnerie dans notre vie quotidienne, soulignant l’importance d’être reconnu comme ambassadeur de la maçonnerie et de ne pas oublier nos vies maçonniques loin des salles maçonniques, tout en étant engagé dans nos activités quotidiennes.

WM Rod Wilson et IPM Paul Santus ont prononcé les lectures de cette année, Rev Lee Marsh a prononcé le sermon et pour compléter le service, Stephen Derringer a joué de l’orgue. Une collecte a eu lieu et tous les fonds ont été généreusement versés aux fonds de l’église. Après le service, tous ceux qui ont assisté ont été invités à retourner au Warrington Masonic Hall pour des rafraîchissements légers.

Sur la photo, de gauche à droite, sont : Gareth Jones, Malcolm Alexander, Andrew Barton, Terry Flaherty, Jean Flaherty, Margaret Killen, Elizabeth Cartledge, Ann Hunt, Kevin Poynton et Graham Williams.
Sur la photo, de gauche à droite, sont : Gareth Jones, Malcolm Alexander, Andrew Barton, Terry Flaherty, Jean Flaherty, Margaret Killen, Elizabeth Cartledge, Ann Hunt, Kevin Poynton et Graham Williams.

Connais-toi toi-même… ou FREUD, encore et toujours

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Le cerveau, ce mystérieux continent : Parmi les « parts d’ombre » qui demandent à être éclaircies dans le cerveau humain (où il y a encore tellement à découvrir, de l’avis même des spécialistes !) existe le vaste domaine du « croire ». Pour tenter d’en savoir un peu plus sur cette « disposition », il est judicieux de se reporter au postulat de Freud, à savoir l’existence dans ce cerveau de trois instances, par lui nommées le CA (réservoir de l’énergie psychique) le MOI (lieu de la conscience) et le SURMOI (entité de censure). Elles sont constituantes de notre appareil mental. Cette hypothèse demeure toujours pertinente, puisqu’aucune autre à ce jour n’est venue démentir le « père de la psychanalyse ».

Après l’élaboration de plusieurs modèles, Freud a définitivement retenu un Moi « poreux » en deux parties : le Moi préconscient (donc en partie inconscient) et le Moi conscient (entité vigile, nommée aussi le Moi-corps). Parmi de multiples fonctions, le MOI est à la fois le siège, pour le préconscient, de nos identifications imaginaires et symboliques, et pour le conscient, de la raison et du « bon sens », de notre perception d’être et de la réflexion (autrement dit la vie de l’esprit, l’une des définitions de la spiritualité).

Le MOI est ainsi une instance mouvante, en perpétuelle réélaboration, pris en tenaille entre le CA (noyau de notre être, siège « hors du temps » de l’inconscient, c’est à dire des instincts reptiliens, pulsions, passions, intuitions, plaisirs, etc.) et le SURMOI (siège du « juge interne », de la morale, de la culture – donc des croyances- de la civilité, des interdits, de la tradition) en soi « la voix de la conscience ». De la « grosse voix », résume Freud.

Autrement dit, le Moi, cet « évaluateur permanent » tente de gérer au cas par cas, au jour le jour, le rapport entre « le principe de plaisir » (cet instinct de satisfaction, propre au CA, qui cherche toujours à dominer en nous) et « le principe de réalité », que les circonstances du vécu, ici et maintenant, nous impose. Pour faire image, le MOI a ainsi pour mission d’élargir sans cesse la conscience du sujet, avec la machette de la raison, sur son chemin de vie, en écartant les ronces du ça d’un côté et les buissons du Surmoi de l’autre. Car dans la jungle quotidienne de la société des hommes, le chemin n’existe pas, chacun de nous le crée en marchant devant lui !

La puissance de l’imaginaire

Imaginaire

Puisque le premier homme n’est pas né d’un autre être humain, mais du processus de la vie, notre imaginaire – en mal d’origine – a voulu combler ce manque. Il a précisément supposé des « forces supérieures », à partir de ces impressionnants (voire terrorisants) phénomènes naturels que sont les quatre éléments en mouvement continu (air, eau, feu terre). En quelque sorte, pour les conjurer, il a ainsi créé au fil du temps, la magie, les mythes, les légendes, les allégories puis les religions et leurs paraboles (si l’on peut dire, tout respect gardé, « avatars » de la magie primordiale, premier système de pensée de l’hominidé). A noter que les mythes sont à « fin ouverte », pour pouvoir être prolongés et « complémentés » indéfiniment, contrairement au roman, qui lui, est clôturé par le mot FIN. C’est bien le cas de la légende d’Hiram, qui devient mythe d’Hiram, après le 3ème degré du REEA, pour en permettre un « déroulement » en 33 degrés.

Partant, depuis « la mise en place de la pensée et de l’imaginaire », s’est enracinée dans notre cerveau, une disposition aux croyances. Le domaine du croire précité se décline en « tenir pour vrai », auto-persuasion, autosuggestion (cf méthode Coué, si moquée en France !), convictions, opinions, etc., autant de mots pour désigner les mécanismes qui ont « confectionné » la certitude individuelle. Celle-ci établie – par adhésion personnelle, religieuse ou philosophique – peut s’exercer sans la preuve par le fait : les notions de Dieu, de divin, de divinités, d’Etre suprême, de principe créateur, de Grand Architecte de l’Univers, ces créations humaines poétiques, en sont le meilleur exemple. Les « forces de l’esprit » peuvent même, à l’extrême, conduire le sujet, au gré de rites lancinants et répétitifs, à des « états modifiés de conscience », tels l’extase et la transe. Il s’agit de fait ici, d’une forme d’autohypnose, provoquée notamment par l’irruption dans le sang de diverses hormones, dont nos propres « opiacés » circulants (entre autres, inducteurs d’euphorie à fonction antalgique).

Nous le savons, les théories freudiennes (valorisées et « augmentées » par Lacan) et les concepts des penseurs modernes, doivent beaucoup aux préceptes et légendes de la Grèce antique et à ses philosophes. Du célèbre « Connais-toi toi-même » du sage Chilon, attribué à Socrate (qui avant toute introspection signifie : « Prends conscience de tes limites ») aux personnages mythiques, tel Œdipe. Préceptes et personnages qui nourrissent toujours notre franc-maçonnerie. Les sages antiques, avaient aussi postulé avec lyrisme, que nous sommes habités par trois fées turbulentes qui se disputent en nous, mais inséparables : raison, intuition, imagination. Elles sont encore d’actualité et nous pourrions d’ailleurs les masculiniser en trois lutins modernes, avec pour nom : le Logicien (rigoureux), l’Expert (averti) et le Poète (rêveur).

Constat : Il nous serait impossible de vivre sans notre imaginaire (siège du rêve, de l’imagination, de la création, de l’invention, de l’innovation, de l’enthousiasme). Et cet imaginaire n’est autre que l’irrationnel (à comprendre non comme le contraire de la raison mais n’en relevant pas : les mythes, les légendes et les religions procèdent évidemment de l’irrationnel !).

Certes l’irrationnel a son versant négatif, et sa mauvaise réputation (superstition, passion excessive, violence, folies meurtrières dont les guerres, etc.), mais il est incontestable que ce même irrationnel a également la faculté « d’amplifier l’esprit » (l’esprit souffle où il veut, dit le poète !). Sans l’irrationnel, la raison s’assècherait : aucune grande réalisation (scientifique ou autre) ne peut faire l’économie de l’imagination et de l’intuition. Sans l’imaginaire, la franc-maçonnerie – entre autres sociétés de pensée – campée sur son socle mythique, n’existerait pas ! Einstein le confirme : « l’imagination est plus importante que la raison ! ».

La peur et la perte

Il n’est pas étonnant que de ce milieu psychique en « interactions » permanente, émerge en nous des doutes, des hésitations, des craintes. Alors même que nous devons gérer au quotidien notre peur existentielle, elle-même constitutive de notre Moi. Nous apprenons cette peur dès notre irruption au monde, avec l’intériorisation d’un dispositif de défense propre au vivant : l’instinct de conservation. Puis, en grandissant et adulte devenus, nous avons constamment peur, de la crainte de traverser la rue à celle de tomber malade, donc de souffrir, de mourir. Puis encore, nous avons peur de perdre nos proches, conjoint, enfants, parents, amis. Nous sommes aussi taraudés par les peurs « modernes » qui vont de la perte d’emploi au manque d’argent, de la privation de nourriture à la disparition du confort matériel. Et partant, nous craignions de ne plus exister aux yeux des autres, car indépendants par nature, nous sommes dépendants par nécessité ! En vérité, l’être humain n’est pas conditionné, préparé à « la perte », comme la plupart des animaux.

Dès lors, exposés comme tout un chacun aux aléas de l’existence, comment prétendre à quelque certitude, à une « vérité vraie » ?! Même les modèles mathématiques les plus sophistiqués sont tous contestables et remplaçables par d’autres. Il vaudrait donc mieux parler de réduire la part d’incertitude (théorie du modèle et de l’écart). Ainsi pour nous francs-maçons, qui nous inter-enseignons le doute, il convient de nous méfier et même de nous éloigner de toute « attitude de surplomb ». Qui consisterait (au fil de nos degrés encore trop souvent confondus avec des grades !) à nous donner hiérarchiquement en loge des leçons assorties de bons ou mauvais points, et en ville revenus, à vouloir y jouer à toute force l’exemplarité !

Pour faire image encore, je pense en matière de surplomb précisément, que « notre vérité », ne réside pas dans l’aplomb du fil mais dans ses oscillations « métaphoriques » : c’est à dire, dans le « tic-tac » du balancier de la vie même et donc dans notre comportement entre la frustration et la satisfaction, la maladie et la guérison, l’orgueil et l’humilité, de la colère à l’apaisement, de la haine à l’amour ! Tout comme notre lutte quotidienne pour « devenir meilleur » est dans l’angle entre les deux branches mobiles du compas. Comme le chemin entre notre besoin éperdu d’être aimé et d’autres êtres à aimer que soi est dans l’espace séparant les deux branches de l’équerre. Ou encore, quand il est question de la recherche de l’âme sœur, le parcours menant de la solitude à la rencontre est dans la distance entre le maillet et le ciseau ! Pour créer l’œuvre ensemble. Bref, nos tentatives d’accès à la certitude sont dans le mouvement productif, non dans le « regardez-moi », la domination, l’attente ou l’immobilisme !

C’est en sortant du paraître, que l’on finit par être !

Ainsi, il s’agit, selon la règle psychologique des 3P, empruntée à l’Analyse Transactionnelle (Puissance, Protection, Permission) de se donner les moyens de penser et d’agir, de prendre soin de soi et de s’autoriser à être et à faire. Ainsi, il n’y a pas meilleure autorité pour contrôler, que soi-même ! Au nom de l’estime de soi et des autres. Alors et seulement l’appréhension et l’angoisse font place à la confiance en soi, la culpabilité s’efface devant la responsabilité, et le sens de la vie devient enfin le sens de ma vie !

Parce que la seule véritable certitude que nous ayons est celle de notre finitude. Donc un encouragement, un engagement, à vivre le mieux possible notre éternité sur terre. La mort des autres, bien entendu, nous renvoie sans cesse à la nôtre. Faut-il la craindre ? Rappelons-nous, en guise d’apaisement, la belle et noble formule d’Epicure : « La mort ne nous concerne ni morts ni vifs. Vifs, parce que nous sommes, morts, parce que nous ne sommes plus! »

L’antimaçon de la semaine : François Lebon, conseil national de la Fraternité Pentecôte

Du magazine Internet fraternitepentecote.fr

Comme chaque semaine, la rédaction à sélectionné son antimaçon. Celui-ci est à tendance catho. Il appartient à une des nombreuses branches de l’église catholique et comme vous allez le constater, n’est pas forcément dans l’amour universel et la fraternité. Son avis est assez tranché. Même les Francs-Maçons en prennent pour leurs grades.

Dangers spirituels de l’occultisme :  ça commence dès l’horoscope !

Chant : “En toi j’ai mis ma confiance, ô Dieu très Saint, Toi seul est mon espérance et mon soutien, (c’est pourquoi je ne crains rien, j’ai foi en toi ô Dieu très Saint,) bis …”

En qui mettons-nous notre confiance ? 

Epître du jour (Rom 10) « Si de ta bouche tu affirmes que Jésus est Seigneur, si dans ton cœur tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé … quiconque met sa foi en Lui ne connaîtra pas la honte. »

J’ai pris, devant le Seigneur, un engagement. Chaque fois que l’on me demande de quel signe zodiacal je suis, je réponds « je suis du signe de croix ». A qui d’entre vous, n’a-t-on jamais demandé de quel signe êtes-vous ? Qui ne connaît pas ici, son signe du zodiaque ? Et pourtant nous sommes entre chrétiens ! Et certains d’entre nous connaissent mieux ces 12 signes que le nom des 12 apôtres !

Mes propos d’aujourd’hui seront

– d’éclairer sur les effets négatifs de toutes les formes d’occultisme

– de mieux comprendre pourquoi l’Église met en garde contre de telles pratiques

– de prévenir des risques réels qu’encourent ceux qui s’y adonnent

Beaucoup, y compris parmi les chrétiens, sont attirés par les sciences occultes. Au lieu de procurer le bonheur ou les bienfaits recherchés, elles sont souvent cause d’angoisses, de malheurs et de dépendance.

Pour situer l’ampleur de l’occultisme, sachez qu’à Villeneuve d’Ascq, j’ai recensé 17 voyants, à comparer à nos quelques prêtres. Kalo Lamine, Victoria As, Professeur Diaby, Ardivine, Cabinet Rose Voyance, Marie-Madeleine, etc… là ce ne sont que les déclarés … Il y a environ 15 millions de consultations de voyants par an, en France. Et 100.000 mediums.

Aux USA, on dénombrerait au moins 150.000 groupes ou groupuscules sataniques. En France, 25.000 satanistes dont 80% ont moins de 21 ans.

QU’EST-CE QUE L’OCCULTISME ? Il se présente comme :

– une recherche de connaissance portant sur l’avenir, l’inconnu ou l’au-delà, par des moyens non scientifiques et souvent magiques, en vue d’une main-mise sur le destin.

– une recherche de puissance magique pour agir contre la maladie ou un mal ou bien pour faire du mal à d’autres.

Le mot occulte vient du latin occultus dont le sens est dissimulé, caché, mystérieux, secret. L’occultisme conduit à entrer en connivence avec des forces cachées, mais se soucie-t-on de savoir si ces forces sont mauvaises, et d’où viennent-elles.

QUE COMPREND L’OCCULTISME ?

  • la divination : cartomancie, chiromancie, radiesthésie, astrologie.
  • le spiritisme : les médiums, la recherche de contact avec les morts ou les esprits.
  • certains aspects de la parapsychologie : précognition, psychokinésie
  • la magie blanche : la conjuration magique des maladies par les guérisseurs le magnétisme guérisseur.
  • la magie noire, le satanisme, les sociétés secrètes comme la Rose-Croix ou la franc-maçonnerie.
  • La magie rouge, pour obtenir des liens affectifs et sexuels.

L’ASTROLOGIE : SES ORIGINES

Remontent au 3ème millénaire avant J-C, en Mésopotamie  : les savants, notamment les prêtres astronomes, avaient définis le zodiaque, c’est-à-dire la région du ciel dans laquelle au cours de la trajectoire annuelle du soleil, demeuraient des planètes et des étoiles visibles à l’œil nu et ses douze constellations, organisées comme un immense bestiaire dans lesquels on découvre les figures du Scorpion, du Bélier, du Lion, etc… Ces êtres fabuleux constituèrent les premières cartes astronomiques du ciel, pour devenir, parallèlement et ce jusqu’à nos jours, un support symbolique privilégié de la pratique de l’astrologie, croisé avec les positions des seules planètes alors connues parce que visibles à l’œil nu : Jupiter, Vénus, Saturne, Mars et Mercure.

QUE VAUT L’ASTROLOGIE FACE A LA SCIENCE ? Tous les astronomes et des astro-physiciens rejette les prétentions scientifiques de l’astrologie. Toutes les bases de l’astrologie reposent sur des bases anciennes :

  • le soleil qui tourne autour de la terre alors que c’est le contraire, on le sait depuis Copernic !
  • les horoscopes ne tiennent pas compte de près de la moitié des planètes susceptibles de nous influencer, parce que depuis, on a découvert des planètes telle Uranus, en 1781, ou Neptune, Pluton ou plus récemment, en 1977, Chiron.
  • l’astrologie ne tient pas compte du phénomène de la précession des équinoxes. Comme une toupie, la terre à la fois tourne sur elle-même et à la fois effectue un mouvement giratoire, en 25.800 ans environ. L’effet de ce mouvement gyroscopique est de faire glisser les signes astrologiques au cours des temps : un peu plus de 2000 ans par signe. Ainsi, un enfant naissant en avril il y a deux mille ans était Bélier, actuellement il serait Poisson ! Les astrologues, connaissant cela, ne parlent donc plus de constellation Sagittaire, par exemple, mais de signe Sagittaire qui ne représente plus qu’un emplacement totalement fictif dans le firmament !
  • autre réalité : les constellations sont des illusions de perspectives. Les effets de perspective rapprochent dans le ciel des étoiles ou des planètes très distantes les unes des autres et, inversement, éloignent des étoiles beaucoup plus proches les unes des autres.

Je ne voudrais pas m’étendre de manière plus exhaustive sur les aspects prétendus scientifiques de l’astrologie : elle part de quelque chose de vrai pour en tirer des conclusions injustifiées et farfelues ! (cf. mon horoscope du jour, à mourir de rire !)

Il est évident que le soleil et la lune ont des influences sur la vie terrestre, il suffit de constater l’importance des phases lunaires sur les marées par exemple, ou du climat sur notre comportement, mais les astres ne peuvent pas conditionner notre intelligence ou notre volonté, ni notre vie amoureuse ou financière ! La planète Mars est rougeâtre et porte le nom d’un dieu de la guerre qui lui a été donné par les hommes, mais ce n’est pas pour autant qu’elle possède des vertus guerrières, ni qu’elle provoque des conflits !

Par contre, abordons ce qui sépare l’astrologie du christianisme, à la fois à partir des textes bibliques et à partir de la doctrine !

Reconnaissons d’abord notre Dieu Créateur et Sauveur : Génèse 1-16 : « Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit, qu’ils servent de signes tant pour les fêtes que pour les jours et les années, et qu’ils servent de luminaires au firmament du ciel pour illuminer la terre, pour présider au jour et à la nuit et séparer la lumière des ténèbres. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eu un matin, ce fut le quatrième jour. »

L’Ancien Testament ne cesse de chanter la grandeur de Dieu : N’est-il pas au plus haut des cieux ? Ne voit-il pas la tête des étoiles ? Il a fait l’Ourse, les Pléiades et les chambres du Sud …

Cependant, Dieu met en garde son peuple contre l’idolâtrie. Isaïe 44 : « Ainsi par le Seigneur qui te rachète, qui t’a formé dès le sein maternel : c’est moi, le Seigneur, qui fais tout ; j’ai tendu les cieux, moi tout seul, j’ai étalé la terre, qui m’assistait ? Je neutralise les signes des augures, les devins je les fais divaguer, je renverse les sages en arrière et leur science, je la fais délirer ».

Jérémie 10 : « Ne vous mettez pas à l’école des païens ! Devant les signes du ciel, ne vous laissez pas accabler ! Les principes des païens sont absurdes. Parmi tous les sages des nations, il n’y a personne comme toi. Tous, sans exception s’abrutissent et perdent le sens. Formés par les absurdités on en arrive là ! »

Dans le Deutéronome au chapitre 4 : « N’allez pas vous corrompre en vous pratiquant une forme quelconque de divinité, l’image d’un homme ou d’une femme, l’image de n’importe quelle bête de la terre ou de n’importe quel oiseau qui vole dans le ciel, l’image de n’importe quelle bestiole qui rampe sur le sol ou de n’importe quel poisson qui vit dans les eaux sous la terre. Ne va pas lever les cieux vers le ciel, regarder le soleil, la lune et les étoiles, toute l’armée des cieux, et te laisser entraîner à te prosterner devant eux et à les servir ! »

Si l’idolâtrie nous éloigne du Seigneur, la contemplation nous y conduit, par la louange : « Louez le Seigneur dans son sanctuaire, louez-le dans le firmament. Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur, soleil et lune, bénissez le Seigneur, étoiles du ciel, bénissez le Seigneur ! » (Daniel 3). L’astrologie, dans ses fondements, supprime l’analogie qui existe entre le Créateur et le créé. C’est cette suppression de l’analogie qui mène à l’idolâtrie.

Il n’y à qu’à voir comment des personnes vénèrent l’horoscope, les astrologues et leurs prédictions. Saviez-vous que Giscard, Mitterand et Chirac les consultaient, notamment avant de prendre de grandes décisions, que bien des hommes et femmes politiques font de même ? Et l’on s’étonne ensuite du déclin de la France ?

Voyez quelle place, au pays de Descartes, peut-être des cartes à tirer, oui je suis pince sans rire, normal je suis scorpion, les horoscopes occupent dans les médias. Une fois, j’ai écrit à la Voix du Nord pour leur demander si, à côté de l’horoscope, il ne pourrait y avoir chaque jour un verset de la Bible, n’occupant qu’un 64ème de la place prise par l’horoscope … pas de réponse !

Voyez le nombre de fois, dans les rencontres quotidiennes, où l’on vous demande à quel signe appartenez vous …

Que préférez-vous ? Être du signe de croix ou être sous la coupe d’un signe astral, d’une configuration planétaire ou d’un simple horoscope qui vous prive de votre liberté intérieure ? En effet, si l’ensemble de nos actes bons ou mauvais échappaient totalement ou en partie à notre responsabilité, à cause de notre heure de naissance, ou d’une éventuelle influence astrale, cela réduirait à néant notre liberté profonde ! J’ai une sœur jumelle et nous nous aimons beaucoup. Pourtant nous sommes si différents ! Alors que nous avons les mêmes signes astraux !

Dieu nous demande « de marcher par la foi, non par la vue » (2 Col 5-7), sans chercher à connaître notre avenir, en nous confiant à son amour fidèle et providentiel. Ta parole, une lumière sur mes pas …

“Bolivie : alors qu’avec des amis boliviens, de nuit nous étions sur une piste de montagne au bord d’un précipice, soudainement nous fumes confrontés à un éboulement de la piste. Impossible de faire demi-tour, la piste faisait juste la largeur de la voiture ! Avec ma petite lampe de poche, je guidais le chauffeur pour son recul pendant plus d’un kilomètre ! Une lumière sur mes pas, non pas une lumière à un kilomètre” . Nous aimerions que Dieu nous éclaire sur notre avenir, à court terme, à moyen terme, à long terme. Non, il nous demande la confiance, il nous éclaire pas à pas !

Avec l’astrologie, on risque une dépendance.

Dirigeant un établissement de personnes âgées, j’ai eu un jour la plainte d’une résidente qui me signalait que son magazine télé déposé à sa place à table, était toujours ouvert :…… ce sont deux agents de services s’y précipitaient pour lire leur horoscope ! Celui-ci, m’ont-elles expliqué par la suite, était déterminant pour l’organisation de leur week-end : sortir ou non, inviter ou non, faire les magasins ou non, avoir des relations avec leur mari ou non ! Imaginez la tête du mari ! Une migraine, soit, mais l’horoscope !

Cette dépendance se crée déjà par le simple coup d’œil à l’horoscope du jour : même si l’on y croit guère, il peut nous influencer inconsciemment.

Si on ne fait rien sans consulter son horoscope quotidien, on finit par perdre l’usage normal de la réflexion et la mise en œuvre normale de l’esprit d’initiative. On peut ainsi se plonger dans une paralysie malsaine qui s’enracine dans la peur et dans l’angoisse. Enfin, on peut passer très rapidement de l’horoscope à la divination.

A la question « de quel signe êtes-vous ? », je vous invite fortement à répondre comme je le fais « je suis du signe de croix ».

Qui veut s’engager aujourd’hui à faire systématiquement de même ?

LA DIVINATION : Deux questions :

  • certaines personnes peuvent-elles deviner, lire mon passé ?
  • mon avenir est-il écrit quelque part ?

A la 1ère question , je réponds oui !

L’histoire de Lydie. “Un soir, une amie vient me trouver en mon bureau, totalement affolée. Le matin, au marché, une gitane a voulu lui lire les lignes de la main. Devant sa réticence, la gitane la rassura en lui disant que ça serait gratuit. Et elle lui révéla la mort récente de son mari, par suicide ! Ce qui était vrai ! Et puis elle la mit en garde contre la venue d’un “homme très brun” qui viendrait lui demander un service dans l’après-midi. En effet, un ami commun, vénézuélien, vint lui demander le prêt d’un four à émaux qu’elle possédait. Elle refusa donc et dut faire face à la totale incompréhension de cet ami. Je lui ai donc expliqué qu’elle était déjà prisonnière, ne pouvant plus exercer son libre arbitre ! Et qu’en rentrant, j’allais prier avec mon épouse Élisabeth. Dans la prière nous reçûmes Actes 16, 14-18. D’abord l’histoire d’une riche marchande qui, convertie, invite Paul dans sa maison. Puis celle d’une fille qui avait un esprit de divination ! Paul, excédé, chasse l’esprit de divination, au nom de Jésus. La marchande s’appelait … Lydie. Ayant rappelé … Lydie, elle comprit qu’elle était l’objet d’un combat. Elle rappela notre ami commun et lui prêta ce qu’il demandait.”

Certaines personnes sont capables de pénétrer dans notre psychisme, dans notre mémoire, pour y connaître des éléments vécus dans le passé. Elles peuvent même le faire avec force détails, ce qui évidemment nous plongera dans la stupéfaction. Nous nous sentirons devinés, victimes d’un viol psychique, ce qui peut laisser des traces sur le plan psychologique et spirituel ! Ces capacités de lire dans notre mémoire, ne sont pas purement paranormales, mais toujours d’origine diabolique. Elles ont très fréquemment le fruit de pratiques occultes antécédentes, de toute nature.

A la seconde question, je réponds non, mon avenir n’est écrit nulle part !

Les choses qui peuvent être dites sur l’avenir soit sont de pures inventions, soit les conséquences seront de pures inventions. « Si tu fais ceci, tu auras du bonheur » ou « ne fais pas cela, il t’arrivera grand malheur ».

Donc, si une personne révèle l’avenir de quelqu’un, on est soit face à une supercherie, soit à des mensonges, soit face à des manœuvres diaboliques.

La personne à qui le passé a été révélé, croira d’autant plus en l’avenir qui a été révélé : elle est prisonnière, elle est spirituellement liée.

Non, je ne suis pas programmé à l’avance. Ce que je devrai faire dans trois jours, dans trois mois ou dans trois ans n’est pas prévu au point que quelqu’un puisse en obtenir l’information.

Ma vie se tisse jour après jour au carrefour de l’exercice de ma liberté, de celle des personnes qui m’entourent, et des circonstances que la vie me présente.

  • L’amour de Dieu n’étouffe jamais ma liberté au point de la contraindre.
  • Dieu à une idée sur ma vie. Mais jamais il me force à rentrer dedans. Au contraire, je reste libre.
  • Fuyons donc toutes les formes de divination que sont la cartomancie, la chiromancie, la radiesthésie.
  • Voici l’annonce de l’un d’entre eux, trouvé dans ma boîte à lettres : …
  • Une chose m’étonne : pourquoi des personnes qui auraient le don de voyance n’en usent-elles pas pour jouer au tiercé, au loto ou au poker dans un casino, ou à la Bourse ? Vous n’allez tout de même pas les croire si elles vous répondent que c’est par honnêteté ?
  • Cauterets, dans les Pyrénées, je suis en cure thermale pendant mes congés payés, avec Elisabeth et les enfants. Samedi et dimanche en mairie et sur le parvis, “Grand festival de la voyance”. Démonstration publique sur le parvis, j’y vais ! On demande un volontaire, je fonce et on me donne le micro ! On m’interroge ! Fausse date de naissance, je raconte que je vis un cauchemar : couple, travail, santé, etc … rien ne va ! Tout est faux, bien sûr ! Alors des “voyants” commencent à raconter mon avenir ! Tordant, je n’arrive plus à retenir mon fou-rire ! “Mais monsieur, pourquoi riez-vous ?” … “Ben, vous êtes voyants ou non ? Parce que tout ce que je vous ai raconté est un vaste bobard !”. La foule, environ 300 personnes, éclate de rire ! Bon, je me suis vite sauvé et le lendemain, à part une sortie pour la messe, je me suis fait extrêmement discret dans la ville …

LE SPIRITISME : Quand j’avais 17 ans, au cours d’un séjour en plein hiver dans une auberge de jeunesse dans les Ardennes, j’ai vu de jeunes spirites faire tourner les tables, bouger les verres !  Heureusement, je n’ai pas pratiqué ! J’étais devenu croyant, mais pas pas pratiquant !

  • Qu’on ne vienne pas me dire, comme me disait une fois une permanente d’aumônerie … ou l’exorciste de mon diocèse, que le Diable n’existe pas ! (Un nouvel exorciste a été nommé depuis, merci Seigneur !)
  • Quand on fait appel aux esprits, quand on veut faire parler les esprits, les démons peuvent bien sûr se manifester puisque l’on est ouvert à cette éventualité !
  • Dans Lv 19-31 , il est écrit : « Ne vous tournez pas vers les spectres et ne recherchez pas les devins, ils vous souilleraient. Je suis Yahvé votre Dieu. »
  • Un jour je m’aperçus que dans la MJC de ma ville, la plus grande MJC au nord de Paris, une activité s’y déroulait : “Le Chaînon” qui n’est autre que d’invoquer l’esprit des morts. Croisant le président du Conseil d’Administration, je lui posa cette question : ” Jean-Pierre, accepterais-tu qu’un groupe de prière se réunisse à la MJC ? Explications sur la laïcité, etc … “Ben, alors, pourquoi acceptes-tu un groupe de prière satanique ?”. Explications sur le sujet, etc … Deux semaines après, le “Chaînon” était exclu !”

LES GUERISSEURS : qui sont-ils ? Ce sont des personnes qui font disparaître la douleur : brûlures, zona, verrues, hémorragies, etc… et ce de manière quasi-instantanée ! Oui, ils font disparaître la douleur mais non la cause de la douleur.

  • Ce sont parfois des personnes de bonne foi, qui se disent croyantes, c’est rassurant. Dans leur maison, on trouve généralement des objets religieux (statues de la Vierge, crucifix, images pieuses, bougies, photo du Pape, etc).
  • Certaines font cela de temps en temps, pour rendre service à un voisin ou à un membre de la famille. D’autres ont un intérêt évident pour votre porte-monnaie ou cherchent aussi à établir une véritable domination sur vous.
  • Les guérisseurs agissent à partir de « prières » qui sont souvent des formules magiques. Ces formules contiennent souvent le nom de Judas. Elles sont donc marmonnées à voix basse pour qu’on ne les comprenne pas.
  • Même s’il y a des charlatans, beaucoup ont un réel pouvoir de supprimer la douleur et c’est la raison pour laquelle on retournera les voir !
  • Alors s’agit-il d’un pouvoir de guérison qui viendrait de Dieu ?
  • D’abord, il ne s’agit pas d’une guérison mais de la disparition des symptômes. Mais à quel prix ? Très souvent, au prix d’autres souffrances soit physiques, « le mal se déplace » comme on dit, soit psychologiques (angoisse, cauchemars, tristesse, dépression, envie de suicide), soit spirituelles (difficultés de prier ou d’approcher toute chose religieuse).
  • Ecrit par Marie-Claude et reçu suite à un enseignement : “J’étais chrétienne mais pas pratiquante, seulement lors des fêtes. Je ne savais pas que lire l’horoscope et d’aller voir une voyante était dangereux pour moi et les miens. J’avais acheté des livres sur l’astrologie. Je faisais beaucoup de cauchemars. Quand maman est morte, ou je partais avec elle, ou je sombrais dans l’alcool. J’ai demandé au Seigneur de me rapprocher de Lui et de l’Eglise, ce qu’il a fait ! En effet, une amie m’a invitée à son groupe de prière. Depuis, ma vie a changé ! Un soir, François est venu donner un enseignement sur l’ésotérisme. J’étais ahurie de voir que ce que je faisais n’était pas bon pour moi ! Le soir même, en rentrant, j’ai tout brûlé, comme le recommandait François, en priant : tout ce qui était de l’astrologie, des jeux de cartes, des livres que j’avais achetés, etc … Depuis, je ne fais plus de cauchemars ! Et maintenant, quand des amis me proposent de tirer les cartes, je dis “pas de ça chez moi” et je leur explique. ”
  • Pourquoi ? Parce qu’il ne s’agit jamais d’une « guérison » d’origine divine. Dieu n’agit jamais ainsi. Jamais la guérison divine n’a cet automatisme, elle n’est jamais soumise à la seule volonté de l’homme et encore moins à des pratiques ou des rites magiques. On est bien dans la magie blanche, cette magie qui s’affirme comme ne voulant que le bien … Le chrétien, lui, ne possède pas de pouvoir. Et s’il a un don, un charisme, il ne lui appartient pas et Dieu peut lui reprendre du jour au lendemain.
  • De Rémi Scappacher, prêtre dominicain, qui exerce un fort charisme de libération : “Un jour, je rencontre un guérisseur qui prétend que nous avons le même don ! Qu’il y a des statues de Marie, des crucifix chez lui. “D’accord, tu viens prier avec moi à l’Eglise ?”. Devant le tabernacle, je dis : “Seigneur, tu donnes et tu reprends, tout vient de toi, tout est à toi. Si tu veux me reprendre ce don, prends-le, il est à toi.“. Puis, me tournant vers le guérisseur : “Vas-y, fais la même chose !”. Il est parti en courant !”
  • Mais si ce pouvoir de guérisseur ne vient pas de Dieu, de qui vient-il ? Ces personnes l’ont souvent reçu de leur famille, par hérédité, ou par initiation de la part de quelqu’un d’autre. Certains ont acheté les formules, pactisant ainsi, parfois sans le savoir, avec Satan.
  • C’est incroyable comme de nombreux chrétiens vont voir des guérisseurs, allant jusqu’à oublier que l’Eglise a reçu de Jésus-Christ cette mission : dans Mc 16 : « Allez dans le monde entier proclamer l’Evangile. Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons, ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. ». Oui, de nombreux chrétiens oublient qu’à travers les sacrements, notamment l’Eucharistie, le sacrement de réconciliation, le sacrement des malades, mais aussi à travers la prière pour les malades, le charisme de guérison ou le charisme de délivrance, Jésus se révèle Jésus Sauveur.
  • Bolivie : à la fin de chaque messe, les prêtres imposent les mains aux malades. Et il y a des guérisons ! Faut dire qu’il n’y a ni sécu, ni mutuelle, ni assedic, ni allocations ! Alors, la foi en Dieu est vive ! Et l’Esprit-Saint, qui est Dieu agissant, est à l’œuvre ! Je rêve d’une Eglise, qui à la fin de chaque messe, après avoir proclamé la Bonne Nouvelle et communié au Corps du Christ, prierait pour les malades … Croyez-moi , Dieu agirait et nos églises se rempliraient. Il n’y a qu’à voir le succès des messes avec ceux qui souffrent … En 2009, alors que j’expliquais cela lors d’une rencontre diocésaine à Amettes, diocèse d’Arras, en présence de Mgr Jean-Paul Jaegher, celui-ci, à l’issue de l’Eucharistie qu’il célébrait en fin de journée, m’invita à imposer les mains avec lui à tous ceux qui le désiraient !

QUE DIT L’EGLISE PAR RAPPORT AUX PRATIQUES OCCULTES ?

  • Catéchisme de l’Eglise Catholique, page 437, article 2115 à 2117.

QUELS SONT LES SYMPTOMES DE CEUX QUI ONT PRATIQUE L’OCCULTISME ?

  • Avoir ces symptômes ne signifient pas pour autant que l’on ait contracté des liens occultes. Et personne n’a l’ensemble de ces symptômes !
  • Au plan psychique : insensibilité, égoïsme, repliement sur soi, humeur querelleuse et colérique, sexualité exacerbée et anormale, tendance à la violence, dépendance de plus en plus grande à ces pratiques occultes, fuite des responsabilités concrètes, mélancolie, obsession, cauchemars répétés, crises d’angoisse, idées de suicide.
  • Au plan spirituel : disparition de la prière, incrédulité à l’égard de la Parole de Dieu et de l’Eglise, haine de l’Eglise, haine de Dieu, pensées blasphématoires.

SI VOUS AVEZ PRATIQUE , OU QUE VOUS PRATIQUEZ ENCORE L’OCCULTISME, QUE FAIRE ?

  • Il est important de manifester librement le désir d’être libéré de tout lien occulte.
  • Il faut ensuite demander la prière de libération des liens occultes à un prêtre ayant ce ministère, ou à des personnes clairement identifiées dans l’Église qui vivent ce ministère de libération en lien avec le prêtre.
  • Il faut demander pardon à Dieu. Le sacrement de réconciliation est bien entendu la meilleure manière de demander pardon à Dieu.
  • Toutes ces démarches doivent se concrétiser par une rupture ferme et définitive avec toute forme de pratique occulte et une destruction de tous les supports matériels qui peuvent y contribuer : livres, pendules, boule de cristal, cartes, toutes formules, tout horoscope, toutes images ou bijoux représentant votre signe astral, tout gri-gri ou autres objets de superstition, bouddha rieur, etc…
  • Enfin, il faut rechercher ou mieux s’ouvrir à la plénitude de l’Esprit-Saint et désormais marcher « selon l’Esprit-Saint » comme le dit Saint-Paul dans sa lettre aux Galates au chapitre 5 : « Ecoutez-moi, marchez sous l’impulsion de l’Esprit et vous n’accomplirez plus ce que la chair désire. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi sous l’impulsion de l’Esprit.»

ET SI NOUS NE PRATIQUONS PAS L’OCCULTISME , QUE FAIRE ? P R I E R !

  • “Il y a près de trente ans, un jeudi midi au courrier il n’y avait que deux choses, : la revue “Feu et Lumière”, avec en titre un témoignage “Des sables mouvants de la divination à la mouvance de l’Esprit-Saint”, et un journal de petites annonces, “Le bon coin” n’existait pas encore, avec en couverture : “Grand festival de la voyance au Café de Paris, de samedi à mercredi”. Berger du groupe de prière de Valenciennes à l’époque, le lendemain je m’adresse à lui : “Il faut faire quelque chose ! Qui veut m’accompagner pour aller distribuer le témoignage de “Feu et Lumière” ? Sur 70 personnes, 2 doigts se lèvent ! “Bon, OK, mais alors tous les autres vont d’abord prier pour nous, et ensuite prier et jeûner ! “. Quand y aller ? Hélas, le seul créneau possible entre nous trois n’était que le lundi midi ! Le lundi matin, coup dur, Jean-François appelle, il n’est plus disponible ! Me voici donc avec Jean, montant les marches du premier étage où se déroulait le festival. A vrai dire on n’en menait pas large ! Et là le patron du café de Paris nous interpelle : “Où allez-vous ?”. “Ben, au festival de la voyance !”… “Ah, je suis désolé, ils sont tous partis hier dimanche, car personne n’est venu !” … “Personne, vous voulez dire, pas assez de monde ?” … “Non, personne de personne, vous êtes les premiers !” … “Ne soyez pas désolé, on va vous expliquer pourquoi  nous sommes là. Voilà, nous sommes et catholiques et …”. PUISSANCE DU JEÛNE ET DE LA PRIERE !!! Le Café de Paris n’a jamais plus accepté ce festival !”

Le Christ est lumière, il libère l’homme dans toutes ses dimensions. En Lui, point de ténèbres. Jésus est venu pour nous sauver et nous procurer le vrai et le seul bonheur.

Chant repris : en toi, j’ai mis ma confiance …

« La franc-maçonnerie, c’est s’obliger à la réflexion » : Paul Dedieu, 95 ans, l’un des plus vieux membres de la loge à Toulouse

De notre confrère france3-regions.francetvinfo.fr – Écrit par Sylvain Duchampt

L’Occitanie compte 22.000 francs-maçons dont 3000 à Toulouse. Parmi-eux, Paul Dedieu. Malgré ses 95 ans, le Toulousain continue à « plancher » au sein du Grand Orient. Ce vénérable participe le week-end du 26 novembre 2022 au 7e salon de la franc-maçonnerie à Toulouse. Rencontre.

Il y a près de 70 ans, en 1953, Paul Dedieu, rédigeait son testament philosophique dans un cabinet de réflexion avant qu’on ne lui ouvre les portes de la loge du Grand Orient, à Toulouse (Haute-Garonne). Les rites initiatiques qu’il a passés ont fait de lui un « frère » : un franc-maçon. Aujourd’hui âgé de 95 ans, l’ancien résistant et instituteur, est l’un des plus vieux membres toulousains de la franc-maçonnerie parmi les 3000 de la Ville Rose.

Jean Dedieu
Jean Dedieu • © Mohamed Errami – FTV

De Maître à Vénérable du Grand Orient de Toulouse

« Je jouis d’une retraite assez longue avec la chance de conserver presque intactes mes capacités intellectuelles » souligne-t-il l’oeil malicieux.

C’est un ami et collègue qui lui a proposé de rejoindre ses rangs. « Avant d’accepter, je souhaitais avant tout que l’on ne me juge pas pour mes opinions politiques et que l’on ne m’oblige pas à voter pour un tel plutôt qu’un autre. J’ai accepté, car je savais de quoi il s’agissait et comment cela fonctionnait, notamment ce qu’était une loge. Je ne savais rien en revanche du rituel. »

L’instituteur va faire son apprentissage. Il va progressivement monter en grade obtenant celui de Maître, d’officier puis de Vénérable de la loge du Grand Orient de Toulouse. Une pièce décorée de symboles comme l’équerre, le compas, l’œil de la Providence, le sol en damier noir et blanc, une corde à nœuds se déployant tout le long des murs et un plafond bleu étoilé représentant une voûte étoilée, loin du regard du monde extérieur et de ces affres.

La loge du Grand Orient à Toulouse, dans le département de Haute-Garonne.
La loge du Grand Orient à Toulouse, dans le département de Haute-Garonne. • © THIERRY BORDAS / MAXPPP

Réfléchir et débattre sur tous les sujets de société

C’est dans cet environnement et à travers des rites, demeurés secrets pour la plupart, que Paul Dedieu va « s’obliger à la réflexion » : « Chacun a ses motivations personnelles pour être franc-maçon, estime-t-il. J’ai trouvé là le lieu où l’on pouvait s’exprimer en toute liberté, de penser. C’est un lieu qui m’a aussi obligé à travailler sur le plan de la réflexion philosophique. Cela m’a obligé intellectuellement. La franc-maçonnerie m’a obligé à la réflexion. Nous devons en tant que franc-maçon présenter des planches, c’est-à-dire des travaux sur l’humanisme essentiellement, une réflexion sur qu’est-ce que l’homme? Cela m’a empêché de dormir intellectuellement. » 

Le changement du climat, l’avenir de l’humanité, le transhumanisme, mais aussi le sport, les loisirs, la misère, l’emploi, le chômage, les religions. Tous les sujets de société sont abordés et débattus au sein des loges. « Les francs-maçons s’intéressent à l’actualité dans une démarche toujours critique. Actuellement, par exemple, je travaille sur les impératifs moraux. Cela nous fait remonter jusqu’à Kant. Je suis en train d’établir une planche en loge, que je présenterai un jour ou l’autre » révèle l’instituteur à la retraite.

Casser l’image d’une franc-maçonnerie à l’influence tentaculaire

L’expérience va lui permettre également de vivre « la fraternité » au sein de sa loge comme en dehors. Des liens qui viennent entacher régulièrement l’image de la Franc-maçonnerie, accusée d’étendre son influence dans les sphères politiques et professionnelles.

Paul Dedieu le reconnaît : « Cela a été un réseau d’influence. Cela l’est beaucoup moins aujourd’hui. Quand je suis rentré, 8 sur 10 étaient engagés politiquement. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Alors à la question, est-ce que la franc-maçonnerie est un lieu de conspiration ? Moi, je ne l’ai jamais connu. »

Mais la franc-maçonnerie du siècle dernier n’est plus la même que celle d’aujourd’hui. « Il y a un siècle, c’était un engagement dans la société, explique Daniel Chartagnac, président de l’Institut Toulousain d’Études Maçonniques. Aujourd’hui, c’est plus un domaine de réflexion. Cela correspond à une époque de déconstruction et d’interrogations. Au 19e siècle, on s’engageait autour de l’âge de 20 ans. Aujourd’hui, c’est autour de l’âge de 40 ans. Lorsque les choses commencent à être posées. Lorsque l’on a une famille, un travail stable. C’est aussi un lieu de formation individuelle, pour en savoir un peu plus sur les autres que sur soi-même. »

D’ailleurs, les francs-maçons se font moins discrets. Un peu à l’image des Anglo-saxons qui ont pignon sur rue, ils s’ouvrent de plus en plus vers l’extérieur, comme avec ce 7e salon de la franc-maçonnerie à Toulouse le week-end du 26 novembre 2022, afin de mieux se faire connaître, faire disparaître les préjugés, les peurs. « La principale idée de la franc-maçonnerie, c’est la liberté individuelle, la liberté de choix » assure Paul Dedieu qui défendra cette philosophie jusqu’à son dernier souffle.