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21/09/22 :  Conférence Bartholdi sur « Presse et Franc-Maçonnerie » à La Garde (Var)

Mercredi 21 Septembre 2022 au Temple de La Garde à 19 h,

La Respectable Loge Bartholdi vous invite à la conférence publique et gratuite qui aura pour thème « Presse et Franc-Maçonnerie, des pamphlets aux marronniers…une tumultueuse histoire » par Laura Laloux, diplômée en Sciences Politiques et l’École de Journalisme et de Communication d’Aix-Marseille.

Cette jeune seynoise de 26 ans, au brillant parcours universitaire, a rédigé son mémoire de cinquième année sur ce thème. Un exercice récompensé d’abord dans son Institut par le prix du meilleur mémoire de l’IEP d’Aix en Provence. Laura Laloux a été aussi lauréate de l’Institut d’Études et de Recherches Maçonniques (IDERM) du Grand Orient de France, puis du prix Bruno Étienne du Grand Collège des Rites Écossais-Suprême Conseil du 33e degré en France.

Au-delà de la reconnaissance universitaire, celle de ces instances maçonniques atteste de la qualité de ses travaux « La Franc-maçonnerie de papier : une étude socio-historique du traitement pamphlétaire, journalistique et communicationnel de la Franc-maçonnerie en France », titre du mémoire de

Laura Laloux, actuelle community manager de la Grande Loge de France.

La conférencière traitera des points suivants :

  • Le cadre historique : la Franc-Maçonnerie et la presse d’antan, une lutte idéologique de papier ?
  • De la crainte des Jacobites aux attaques postrévolutionnaires puis de l’affaire Dreyfus au régime de Vichy ;
  • Des pamphlets servant l’antimaçonnisme religieux ;
  • Les journaux au service de l’antimaçonnerie politique qui caractérisent près d’un siècle de cette relation tumultueuse !
  • Des années 1990 à aujourd’hui cette relation oscille entre informer ou jouer du mythe ;
  • La tentation d’une représentation collectivement ancrée, comme en témoignent les « Unes » de nos grands hebdomadaires ;
  • Le journalisme 2.0 et le Web qui rythment depuis 2016 la rhétorique du fait maçonnique à l’heure d’Internet et du Social Web.

Il s’agit de la huitième et dernière conférence de l’année.

Infos pratiques : Mercredi 21 septembre 2022, à 19 heures

Grande Loge Nationale Française – Grande Loge Provinciale de Provence/Temple de La Garde, 64 rue Cugnot – 83130 LA GARDE

Conférence publique gratuite et ouverte à toutes et à tous/Ticket repas en vente sur place : 20 €

Pour tous renseignements : Henri Couilliot : henri.couilliot@orange.fr

Dominique Didier : didier.dominique@icloud.com

Grande Loge Provinciale de Provence, Temple de La Garde

1/10/22 à Pornic avec le DH : « Pourquoi être franc-maçon ? »

« Pourquoi être franc-maçon au 21ème siècle » ? A l’initiative de la Loge du DROIT HUMAIN « Fraternité en Retz » de Pornic, une conférence-débat organisée le 1er octobre 2022 à 15h à l’Espace Culturel de Préfailles répondra à cette interrogation sous la houlette de Georges VOILEAU, ancien Grand Maître National de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN.

Georges VOILEAU, ancien Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN

Entrée libre. Inscription souhaitée via dhfrat44@gmail.com – Un verre de l’amitié clôturera cet évènement. https://www.droithumain-france.org/pornic-franc-maconnerie-conference/

La Loge Maçonnique fête ses 175 ans

De notre confrère regionalheute.de

La Loge de franc-maçon Johannis « Wilhelm zu den Drei Pfeilen » réside dans l’ancienne maison des officiers de justice à la Kanzleistrasse 4. Jeudi, une exposition sur le sujet sera inaugurée au Musée des citoyens.

Wolfenbuettel. Cette semaine, il y a un anniversaire spécial dans l’ancienne maison des officiers de justice de la Kanzleistraße 4 à Wolfenbüttel : la Loge de franc-maçon Johannis « Wilhelm zu den Drei Pillars » qui y réside célèbre sa 175e fête de fondation. L’anniversaire sera dûment célébré avec plusieurs événements dans la ville. La loge en informe dans un communiqué de presse.

Le public intéressé est invité à une exposition de huit semaines sur l’histoire et le présent de la franc-maçonnerie au Musée des citoyens de la ville de Wolfenbüttel, Prof.-Paul-Raabe-Platz 1. Le spectacle ouvrira officiellement le jeudi 8 septembre, à 11 heures, exactement le jour de « l’anniversaire » de la fondation de la loge en 1847. Le sens et le contenu de la franc-maçonnerie, la tradition de la loge de Wolfenbüttel et l’intégration de cette confrérie dans la vie sociale de la ville sont présentés.

Cérémonie au Lessingtheater

La cérémonie centrale de la loge avec environ 200 invités aura lieu le samedi 10 septembre à 17h au Lessingtheater. L’administrateur du district Christiana Steinbrügge et le maire Ivica Lukanic seront parmi ceux attendus. Une discussion scénique entre Prof. Dr. Isabell Vanessa Reinwand-Weiss, directrice de l’Académie fédérale pour l’éducation culturelle à Wolfenbüttel et professeur d’éducation culturelle à l’Université de Hildesheim, et le franc-maçon Bastian Salier de Leipzig, éditeur, auteur et publiciste et rédacteur en chef du magazine maçonnique « Humanity ». Ce dialogue est destiné à aborder le développement social à attendre. Au cours de la discussion, il convient de déterminer à quels changements pertinents, en particulier régionaux, les loges doivent s’adapter à l’avenir et comment elles doivent y réagir. Des événements internes sont également prévus.

La Loge « Wilhelm zu den Drei Pillars » compte actuellement environ 70 membres – de Wolfenbüttel et de la région et de toutes les couches de la société. Ils s’appellent « frères » et se regroupent en trois grades : apprenti, compagnon et maître. L’actuel président et maître de la chaire est le Dr. Georg Backhaus, ancien agronome et spécialiste en phytomédecine.

Le premier franc-maçon de Wolfenbüttel : Lessing

La ville de Wolfenbüttel a été touchée pour la première fois par la franc-maçonnerie par Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781), qui a travaillé comme bibliothécaire ducal à Wolfenbüttel de 1770 jusqu’à sa mort. Probablement le poète le plus important des Lumières allemandes a été admis à la Loge « Zu den Drei Rosen » à Hambourg en 1771, mais il n’a pas été autorisé à fonder une loge maçonnique à Wolfenbüttel à l’époque. Elle dura jusqu’en 1847 : Le 8 septembre, un mercredi, le maître du fauteuil de la Loge Braunschweig « Carl à la colonne couronnée », Franz Heinrich August Lachmann, installa la Loge Wolfenbüttel « Wilhelm aux trois colonnes ». Le directeur du tribunal de district Hermann Voges est devenu le premier maître de la chaire. Auparavant, le duc Wilhelm von Brunswick, d’où le nom de la loge, avait repris la protection.

Les frères Wolfenbüttel ont acquis la Loge de la Kanzleistraße en 1882. Le bâtiment représentatif juste à côté de l’ancienne Chancellerie du Reich (aujourd’hui : Braunschweigisches Landesmuseum) a été construit en 1597 dans le style Renaissance. Il servit d’abord de maison des huissiers de justice (1597-1770), puis de résidence privée jusqu’en 1851 et enfin de tribunal de district. Aujourd’hui, la maison représentative occupe une place particulière dans l’ensemble bâti classé de la ville avec ses plus de 1 000 maisons à colombages. Et il est considéré comme l’un des plus beaux pavillons de toute la Basse-Saxe.

Le Château Vodou de Strasbourg : magique et déroutant

UNE COLLECTION VODOU UNIQUE AU MONDE,  UN MUSÉE INSOLITE

Le Château Vodou est un musée privé atypique : il présente la plus grande collection d’objets vodou ouest-africains au monde. Implanté dans un écrin exceptionnel, un château d’eau de 1878, il est géré par une association.

Le Vodou est une religion qui englobe un vaste champ de pratiques, de rituels et de croyances. Il est originaire d’Afrique de l’Ouest et il puise plus précisément ses racines dans l’ancien royaume du Dahomey. Il s’est fixé dans la forme que nous lui connaissons aujourd’hui aux alentours du XVIIème siècle.

Il encadre les moments clefs de la vie (naissances, unions, morts) mais vise aussi à guérir les maladies. Elle vise à maintenir une harmonie entre le monde visible, terrestre, de la nature, et le monde invisible des divinités et des ancêtres via la divination du Fa, des cérémonies, mais aussi des objets de culte.

Tous les objets présentés ont été utilisés dans des pratiques religieuses. La collection de plus de 1200 objets appartient aux fondateurs du musée : Marc et Marie Luce Arbogast.

Venez à Strasbourg, à la rencontre d’Hébiéso (divinité de la foudre), de Mami Wata (déesse de l’océan), d’Aguin (génie de la brousse) et de toutes les autres figures du panthéon vodou.

* Accessible aux enfants. 

L’initiation pour devenir membre de la Grande Loge du Congo nécessite désormais de coucher avec les religieuses catholiques

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Du site (pas très sérieux) sacer-infos.com – Par Stany Frank

Nous savons tous que l’initiation est une épreuve qui impose parfois quelques sacrifices. Les ennemis de la Franc-maçonnerie nous accusent d’utiliser des chats noirs ou parfois quelques jeunes vierges. Il semblerait que les épreuves au Congo se soient enrichies d’une nouvelle forme d’épreuve, car il faudra désormais coucher avec une religieuse catholique.

L’article que nous vous livrons ci-dessous, qui de toute évidence est issu d’un antimaçon, ne nous dit pas si la sœur doit être consentante ou pas ?

Selon une note interne à la Grande Loge du Congo, il est recommandé aux jeunes ayant adhéré nouvellement de coucher avec des sœurs religieuses pour renforcer leur initiation. Patrick M, un jeune d’une vingtaine d’années s’est dit indigné par toutes les conditions qu’il découvre depuis que son parrain l’initie, mais ne peut reculer au risque de tout perdre.

Les sœurs religieuses détiendraient-elles des pouvoirs surnaturels au point d’attirer autant les francs-maçons du Congo ? L’une des recommandations de la Grande Loge du Congo aux nouveaux membres est celle d’avoir des rapports sexuels avec elles, selon une note interne qui a fuité.

Des jeunes hommes qui aspirent à faire leur entrée dans le monde socio-politique congolais dominé par les francs-maçons se voient initier dans cette secte par le parrain désigné. Ce parrain impose un certain nombre des conditions à ses initiés qui frisent le ridicule tel que sacrifier sa famille et maintenant avoir des relations sexuelles avec des religieuses.

La Grande Loge du Congo est l’une des deux branches de la franc-maçonnerie que dirigent Denis Sassou Nguesso et Jean Dominique Okemba, lesquels y ont introduit la sorcellerie africaine. Ils ont aussi fait de la pratique de la franc-maçonnerie le tremplin à toute réussite professionnelle au Congo.

Dans l’opinion nationale, la franc-maçonnerie est considérée comme une secte diabolique qui nuit au bien-être des citoyens directement ou indirectement. Nombreux sont ceux qui se sont éloignés des siens devenus membres de la Grande Loge du Congo.

Les autres articles du site SACER sont du même acabit

En feuilletant les pages du site source de cette révélation assez accablante, un article très certainement lui aussi très fouillé et profondément sérieux a attiré notre attention. Nous vous livrons son titre, sans vous en dire plus. Vous vous ferez une idée par vous-même :

« Congo : des jeunes filles francs-maçons ramènent des spermes pour les pratiques à la Loge »

Après ce genre de révélation, on comprend tout de suite mieux pourquoi certains frères sont réfractaires à la mixité en Loge. Tout cela reste donc à être vérifié et nous songeons à dépêcher sur place un de nos chroniqueurs.

Les fabuleux jardins suspendus de Babylone : histoire et reconstruction

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De notre confrère realmofhistory.com – Par DATTATREYA MANDAL

Mythe, histoire et magnificence – les jardins suspendus de Babylone tracent la fine ligne entre toutes ces avenues pour émerger comme l’une des sept merveilles du monde antique d’Hérodote. Et tandis que le nom lui-même évoque une rêverie d’une construction colossale avec une végétation luxuriante accompagnée d’une multitude kaléidoscopique de fleurs et d’herbes, malheureusement, il existe très peu de preuves archéologiques pour soutenir l’échelle massive présumée de ces légendaires jardins suspendus de l’ancienne Mésopotamie.

Un cadeau « merveilleux » du monde antique

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Compte tenu du statut quasi mythique des jardins suspendus de Babylone, nous revenons à une légende particulière qui raconte comment le roi babylonien Nebucadnetsar II a peut-être construit les jardins au 6ème siècle avant J-C, en cadeau à sa reine Amytis. Il est à noter qu’à cette époque, la ville était le fleuron de l’empire néo-babylonien ascendant.

Or, au-delà de la nature gargantuesque de ce « cadeau », c’était la pensée qui comptait – puisqu’Amytis venait de Médie, la zone correspondant à peu près à la partie nord-ouest de l’Iran actuel. La reine avait apparemment le mal du pays pour les vallées verdoyantes et les prairies de montagne de sa terre natale. Le roi a donc trouvé la solution de créer une «merveille» épanouie pour sa femme au cœur même de la Mésopotamie – l’ancienne Babylone.

D’un point de vue historique, certaines de ces légendes ont été décrites pour la première fois par Bérose (apparemment dans son livre Babyloniaca ), un prêtre chaldéen qui a vécu à la fin du 4ème siècle avant JC (ou 3ème siècle avant JC). Par la suite, de nombreux écrivains anciens (y compris des historiens grecs ) ont également fourni des descriptions écrites de cette merveille gargantuesque ; citant parfois le travail de Berossus et à d’autres moments paraphrasant d’autres sources.

Par exemple, Diodorus Siculus (l’auteur de la célèbre Bibliotheca Historica ) a peut-être consulté les textes du 4ème siècle avant JC de Ctesias de Cnide, puis a fait cette description de l’ancienne merveille au 1er siècle avant JC –

Il y avait aussi, à côté de l’acropole, le Jardin suspendu, comme on l’appelle, qui a été construit, non par Sémiramis, mais par un roi syrien ultérieur pour plaire à l’une de ses concubines ; car elle, dit-on, étant Perse de race et désirant ardemment les prairies de ses montagnes, demanda au roi d’imiter, par l’artifice d’un jardin planté, le paysage distinctif de la Perse.

Le parc s’étendait sur quatre pléthres de chaque côté, et puisque l’approche du jardin était inclinée comme une colline et que les différentes parties de la structure s’élevaient les unes des autres étage sur étage, l’aspect de l’ensemble ressemblait à celui d’un théâtre.

Quand les terrasses ascendantes avaient été construites, on avait construit au-dessous d’elles des galeries qui portaient tout le poids du jardin planté et s’élevaient peu à peu les unes au-dessus des autres le long de l’approche ; et la galerie la plus haute, qui avait cinquante coudées de haut, portait la plus haute surface du parc, qui était rendue au niveau du mur d’enceinte des remparts de la ville.

De plus, les murs, qui avaient été construits à grands frais, avaient vingt-deux pieds d’épaisseur, tandis que le passage entre chacun des deux murs avait dix pieds de large. Le toit au-dessus de ces poutres avait d’abord une couche de roseaux posés en grandes quantités de bitume, sur ces deux rangées de briques cuites liées par du ciment, et comme une troisième couche de revêtement de plomb, à la fin que l’humidité du sol ne pourrait pas pénétrer dessous.

Sur tout cela encore de la terre avait été entassée à une profondeur suffisante pour les racines des plus grands arbres ; et le sol, une fois nivelé, était abondamment planté d’arbres de toutes sortes qui, par leur grande taille ou d’autres charmes, pouvaient donner du plaisir au spectateur.

Et puisque les galeries, chacune en saillie l’une sur l’autre, recevaient toutes la lumière, elles renfermaient plusieurs logements royaux de toutes sortes ; et il y avait une galerie qui contenait des ouvertures menant de la surface la plus élevée et des machines pour alimenter les jardins en eau, les machines élevant l’eau en grande abondance de la rivière, bien que personne à l’extérieur ne puisse voir cela se faire. Or ce parc, comme je l’ai dit, était une construction postérieure.

L’incroyable exploit de l’ingénierie ancienne

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Cependant, comme nous l’avons mentionné précédemment, au-delà des descriptions anciennes, il existe très peu de preuves physiques réelles pour soutenir la notion d’un jardin structurel géant sur les rives de l’Euphrate. Et si nous prenons la route de la conjecture, la merveille du monde insaisissable a peut-être été construite (si elle a été construite du tout) pour reproduire une montagne avec un éventail de jardins en terrasses.

Et comme nous pouvons le discerner d’après la description de Siculus – la structure présentait peut-être un agencement habile de hautes terrasses en pierre à plusieurs étages, leurs réseaux étant soutenus par des colonnes faites de briques spécialement cuites (composées d’un mélange d’argile et de pailles) qui étaient ( éventuellement) utilisé en raison de la rareté relative des carrières de pierre en Mésopotamie.

Les ingénieurs babyloniens auraient alors rempli ces colonnes, fixées par du mortier de bitume, dans la terre pour la croissance du riche feuillage des arbres et des plantes. À cette fin, de nombreux chercheurs ont souligné comment une telle prouesse technique aurait nécessité un système d’irrigation complet composé de pompes, de citernes et de shadufs (un ancien dispositif de levage d’eau actionné manuellement) – afin de transporter l’eau précieuse de l’Euphrate à proximité. au sommet des jardins.

Et au fil du temps, l’alimentation (et la croissance) de ces spécimens de faune multiformes leur aurait permis d’être suspendus aux différents niveaux, présentant ainsi les façades fascinantes d’un sommet de montagne artificiel avec des fleurs épanouies et une végétation luxuriante suspendue.

Siculus mentionne également l’utilisation de dalles de pierre comme plates-formes drapées de couches de roseau, d’asphalte et de tuiles. Celles-ci ont peut-être été faites pour annuler l’humidité de l’eau affectant les briques des colonnes de support.

Les rares preuves des jardins suspendus

Crédit : Vieux Monde

Maintenant, en gardant ces conjectures de construction de côté, les archéologues ont en fait découvert un complexe palatial à l’intérieur de Babylone qui avait sa juste part de voûtes et de puits. Mais l’emplacement de cette structure apparemment monumentale n’est pas proche des rives de l’Euphrate, ce qui contredit plutôt les descriptions des auteurs grecs anciens. De plus, ces grands segments faisaient peut-être partie d’énormes réserves pour la ville antique florissante.

D’autre part, les chercheurs ont également découvert des ruines de superpositions de murs de 82 pieds de large avec des drains connectés au bord de la rivière. Et bien que cela fasse allusion à la possibilité d’une structure substantiellement grande qui a été construite pendant les temps anciens, malheureusement, aucune de ces ruines n’indique directement l’existence réelle des incroyables jardins suspendus de Babylone.

Mais sans doute, le cas le plus accablant pour les jardins suspendus de Babylone vient des œuvres littéraires (ou de leur absence) du royaume babylonien alors contemporain. À cette fin, les historiens n’ont trouvé aucune source mentionnant l’existence de l’ancienne merveille. Ceci est en contraste frappant avec la vaste couverture littéraire consacrée aux autres réalisations infrastructurelles et architecturales du roi Nabuchodonosor II.

Cela a conduit à une conjecture relative à la façon dont Bérose, qui était lui-même également prêtre de Marduk , a «inventé» les jardins suspendus de Babylone pour des raisons politiques. De son vivant, Babylone a déjà été capturée par les armées hellénistiques d’Alexandre. De plus, il peut aussi s’être inspiré des légendes d’autres jardins monumentaux.

Enfin, il y a aussi peu de chances que les restes réels des jardins suspendus de Babylone soient éventuellement submergés sous l’Euphrate. À cet égard, il convient de noter que l’eau coulait à l’est de son cours actuel pendant les temps anciens. En conséquence, la partie ouest de l’ancienne Babylone n’a pas été entièrement fouillée.

Les jardins suspendus de Ninive

‘Les monuments de Ninive’ par Sir Austen Henry Layard. Source : British Muséum

Dans une autre tournure de l’histoire , selon le Dr Stephanie Dalley, chercheuse honoraire de l’Oriental Institute de l’Université d’Oxford, les jardins suspendus du monde antique étaient réels. Mais le chercheur affirme que toute l’étendue monumentale, avec sa végétation luxuriante et ses plantes exotiques, n’était même pas située à Babylone.

Stephanie Dalley a fait une analyse comparative de pas mal de textes anciens en cunéiforme. Elle a conclu que les jardins suspendus ont été construits au début du 7ème siècle avant JC, à 300 miles au nord de Babylone, dans la ville royale assyrienne de Ninive.

Certaines des traductions font allusion au roi assyrien Sennachérib comme celui qui aurait pu commander la construction de l’immense projet de construction de son propre complexe palatial. Peu de textes avec l’angle assyrien mentionnaient également l’utilisation de vis de levage d’eau en bronze qui auraient pu fonctionner de manière similaire à la célèbre vis d’Archimède.

Quant à la perspective archéologique de cette hypothèse, les chercheurs ont découvert les ruines d’un impressionnant système d’aqueduc entourant Ninive (près de l’actuelle Mossoul) qui servait à acheminer l’eau des montagnes. La portée est encore complétée par des représentations picturales dans le bas-relief (vers le 7ème siècle) à l’intérieur du Palais Royal d’Assurbanipal qui représente un jardin verdoyant (avec des arcs ornés de plantes suspendues) arrosé par cet aqueduc.

Et au-delà des simples inscriptions, il y a un aspect pratique à considérer. À cette fin, le terrain montagneux entourant Ninive aurait facilité le transport de l’eau (par des différences de niveau) par opposition aux plaines de Babylone. Selon les recherches de Dalley, les «jardins suspendus de Ninive» ont probablement été construits en empilant une série de terrasses, comme un amphithéâtre, qui a finalement abouti à un lac artificiel au fond.

Des photos satellites ont montré les vestiges d’une structure similaire à proximité, qui mesure environ 300 pieds de large et 60 pieds de profondeur dans diverses sections. Essentiellement, la majorité du monde universitaire est convaincue des jardins luxuriants de l’ancienne Ninive – le bastion même de l’empire assyrien, l’une des premières superpuissances du monde antique.

Conclusion – Fable ou réalité ?

Oeuvre de JR. Casals

Maintenant, malgré de telles découvertes, la question se pose naturellement : comment tant d’auteurs anciens ont-ils confondu Ninive avec Babylone ? À cet égard, Dalley mentionne comment, après avoir conquis Babylone en 689 av. J.-C., les Assyriens ont nommé leur propre ville royale de Ninive « New Babylon » (ou « Old Babylon » dans certaines sources). Par exemple, même les portes de la ville de Ninive ont été nommées d’après les entrées de Babylone, reflétant ainsi le patrimoine culturel vénéré de l’ancienne Babylone.

Cela aurait pu créer une erreur étymologique de traduction puisque le premier récit des Jardins suspendus n’a été écrit que des siècles après sa date de construction présumée. De plus, il existe des sources littéraires qui mentionnent la présence d’autres jardins monumentaux anciens dans des royaumes proches, notamment au Moyen-Orient, en Inde et en Chine.

Un excellent exemple concernerait le jardin royal de Pasargades – la première capitale fondatrice de l’ empire perse sous Cyrus le Grand. Des preuves archéologiques, accompagnées de récents relevés aériens et géophysiques, ont mis en lumière l’ampleur massive de ces jardins en Perse.

En conclusion, bien qu’il n’y ait aucune preuve physique des jardins suspendus de Babylone, nous ne pouvons pas simplement annuler la présence d’une telle structure (ou d’un complexe architectural similaire) – d’autant plus que certaines parties de la ville n’ont pas été entièrement excavé entièrement.

Cependant, comme mentionné précédemment, la nature plus insaisissable de l’ancienne merveille provient d’un manque de sources indigènes appropriées. Cela fait allusion à la façon dont les jardins suspendus étaient peut-être la combinaison «romantisée» de légendes et d’inspirations d’autres jardins quasi contemporains.

Reconstitution des jardins suspendus de Babylone

En tout cas, les gens de Lumion 3D ont essayé de reconstruire virtuellement ce monument presque mythique de l’Antiquité – et les résultats sont pour le moins époustouflants (bien qu’avec quelques licences artistiques).

Des chercheurs de l’Université de Northampton ont également créé une courte reconstruction du complexe de jardins vraisemblablement grand –

Et enfin, un autre GIF de Budget Direct reconstruit également la plus insaisissable parmi les sept merveilles antiques d’une manière primitive –

Pour des reconstitutions brillamment animées de l’ancienne ville de Babylone, vous pouvez jeter un coup d’œil à ce poste .

Source vidéo : YouTube

Sources (pour l’article) :  AncientEncyclopedia / UNMuseum / History.com

La connexion maçonnique manquante

De notre confrère dhr.virginia.gov

Beaucoup a déjà été écrit sur l’histoire du démantèlement et de l’ouverture de la boîte de pierre angulaire récupérée de la section du piédestal de ce monument, cependant, d’une importance particulière pour certains, étaient les artefacts maçonniques qu’il contenait. Dès mes premières conversations, avec les personnes très aimables du Département des ressources historiques de Virginie, il est devenu évident que les termes « maçonnique » et « franc-maçonnerie » étaient reconnus, mais n’étaient pas bien compris.  

Washington comme maçon.  , Californie.  1868. Publié par Currier Ives.  Image reproduite avec l'aimable autorisation de la Bibliothèque du Congrès
Washington en maçon vers 1868. Publié par Currier Ives. Image reproduite avec l’aimable autorisation de la Bibliothèque du Congrès

Avec cet article, j’espère clarifier ces termes, car une recherche rapide sur Internet vous présentera une multitude de désinformations. Savoir ce qu’est vraiment la franc-maçonnerie aidera mon explication, plus loin dans ce commentaire, des artefacts découverts dans la boîte en cuivre de la pierre angulaire.

La franc-maçonnerie (ou maçonnerie) est la plus ancienne organisation fraternelle au monde et est tout sauf une société secrète ! Bien que ses origines remontent aux tailleurs de pierre et aux constructeurs de cathédrales de l’époque médiévale, la franc-maçonnerie reste une force vitale dans la vie quotidienne de millions d’hommes à travers le monde.

À travers une série de diplômes et de cérémonies, les valeurs de la franc-maçonnerie sont transmises de génération en génération, de maçon à maçon, dans un effort intemporel et inlassable pour rendre meilleurs les hommes bons. Ces diplômes fournissent un cadre qui affecte tous les aspects de la vie moderne et sont basés sur les valeurs d’amour fraternel, de soulagement et de vérité.

Chaque année, dans pratiquement toutes les villes et villages d’Amérique, des milliers d’hommes rejoignent les rangs de la franc-maçonnerie. Des hommes d’honneur et d’intégrité. De charité et d’obligation. Chacun avec le vœu d’être le meilleur possible.  

Les principes éthiques de la franc-maçonnerie concernent la compassion et la tolérance envers toute l’humanité.

Les francs-maçons n’utilisent pas leur position dans la fraternité pour faire avancer un programme, qu’il soit politique, professionnel, religieux ou laïc.[1]

[1] https://grandlodgeofvirginia.org/about/being-a-mason/

Certificat d'adhésion des francs-maçons.  Californie.  1861. Image reproduite avec l'aimable autorisation de la Bibliothèque du Congrès
Certificat d’adhésion des francs-maçons. Californie. 1861. Image reproduite avec l’aimable autorisation de la Bibliothèque du Congrès

Aujourd’hui, les États-Unis sont le plus grand pays maçonnique du monde. En moyenne, les maçons américains donnent un peu plus de 2 600 000 $ par jour à des œuvres caritatives.

Alors que tous les maçons appartiennent à une loge locale, un enrichissement personnel supplémentaire pour le maçon de base peut être obtenue en rejoignant des organes auxiliaires au sein de la famille maçonnique. Il s’agit principalement de Shriners International, de la branche Scottish Rite – Rite Écossais dans ses Ateliers supérieurs – et de la branche York Rite. Ces branches couvrent différents aspects de la franc-maçonnerie, qui à leur tour contiennent des organes supplémentaires. Par exemple, The York Rite a la Loge à sa base, qui progresse vers les maçons de l’arche royale qui, à leur tour, peuvent progresser vers les Templiers.  

Tous ces corps maçonniques soutiennent actuellement des œuvres caritatives notables. Les principaux sont :

La Loge => La maison maçonnique de Virginie

Shriners International => les hôpitaux Shriners pour enfants

Rite Écossais => les centres d’orthophonie

L’Arche Royale => l’association Alzheimer

Knights Templar => la Fondation des yeux des Templiers

De cette très brève introduction à la franc-maçonnerie, on peut déterminer que les maçons sont de bons hommes avec un fort soutien de nombreuses organisations philanthropiques. En effet, bon nombre des artefacts découverts dans la boîte en cuivre appartiennent à la Loge, aux Shriners International, aux Royal Arch Masons et aux Knights Templar. Alors pourquoi les maçons déposeraient-ils de tels objets sous la base d’un personnage très connu qui n’était pas un maçon ? Rien n’indique que le général Robert E. Lee s’intéresse même à la franc-maçonnerie !

La réponse réside dans le fait que le monument Lee avait une pierre angulaire.  

Depuis qu’elles existent, les pierres angulaires ont eu un objectif de construction important, qui a ensuite évolué vers un objectif hautement symbolique. Les pierres angulaires, comme tous les grands blocs de construction, sont taillées dans la roche solide. Elles sont particulièrement lisses, carrées et précises. La pierre angulaire est la première pierre posée dans la construction d’une fondation en maçonnerie. Toutes les autres pierres sont serties en référence à cette pierre ; ainsi, il détermine la position de toute la structure.

Le président George Washington pose la première pierre du Capitole des États-Unis en 1793 par John D. Mellius, trente-troisième degré franc-maçon.  Domaine public
Le président George Washington pose la première pierre du Capitole des États-Unis en 1793 par John D. Mellius, trente-troisième degré franc-maçon. Domaine public

Une telle pierre est devenue symbolique lors de la construction du temple du roi Salomon, achevée en 957 av. J-C. C’est de la construction de ce Temple que les francs-maçons tirent leur symbolique à la fois « opérative » et « spéculative ». Les francs-maçons ont une longue histoire de pose de pierres angulaires avec beaucoup de cérémonie. En effet, le 13 octobre 1792, le président George Washington posa la première pierre de la nouvelle résidence présidentielle, la Maison Blanche. Un an plus tard, le 18 septembre 1793, il posa la première pierre du bâtiment du Capitole des États-Unis, encore une fois avec tous les rites maçonniques. (George Washington a été le premier des quatorze présidents des États-Unis qui étaient des francs-maçons.)

Ainsi, tout au long de l’histoire récente des États-Unis, des pierres angulaires ont été posées lors de la construction de structures importantes. En 1887, le monument Robert E. Lee était considéré comme une structure très importante. Donc, il avait une pierre angulaire. Qui de mieux placé pour superviser la pose d’un élément aussi important que les francs-maçons ; ils étaient experts en la matière.

Semblable à de nombreuses organisations, la personne clé pour faire quoi que ce soit est le secrétaire.   

L’extrait suivant est tiré du Richmond Magazine : 

«William B. Isaacs, grand secrétaire des maçons, a demandé que des objets et artefacts uniques liés à la guerre civile ou à Richmond soient placés à l’intérieur de la capsule Lee – et Richmond a répondu. George Fisher a contribué une histoire de l’église monumentale. Cyrus Bossieux a ébréché sa collection de boutons confédérés. JW Talley a fait don d’une équerre et d’un compas fabriqués à partir d’un arbre poussant sur la tombe de Stonewall Jackson. JW Randolph & English, éditeurs, ont fait don d’un exemplaire de « Detailed Minutiae of Soldier Life in the Army of Northern Virginia » de Carlton McCarthy, ainsi qu’un guide de Richmond avec des cartes de la ville et de la Virginie, entre autres. Lors de la planification du monument Lee, il a été convenu qu’une capsule de cuivre d’environ 14 pouces sur 14 pouces sur 8 serait créée par le capitaine JE Phillips, l’un des ingénieurs embauchés pour creuser la propriété. Cette boîte et son contenu seraient placés à l’intérieur de la pierre angulaire du piédestal Lee, qui a été taillée par Thomas J. Smith and Associates, puis scellée avec un couvercle épais. La pierre, mesurant 48 x 48 x 24 pouces, avec le capuchon de près de 18 pouces de profondeur, serait ensuite placée dans la fondation du piédestal lors d’une cérémonie élaborée prévue pour le 27 octobre 1887. « [2]

[2] Brumfield, Dale. Richmond Magazine, A Monument Avenue Mystery : La base de la statue de Robert E. Lee recèle-t-elle un étrange trésor ? 3 décembre 2017.

Très Vénérable Frère Isaacs, n’était pas seulement le Grand Secrétaire de la Grande Loge de Virginie, mais aussi un membre du Richmond Royal Arch Chapter et un membre de la Richmond Commandery No. 2, Knights Templar. Il n’est donc pas surprenant de trouver les artefacts suivants contenus dans la boîte en cuivre de la pierre angulaire. 

Il est à noter qu’il y avait jusqu’à vingt-deux articles maçonniques séparés confinés dans la boîte en cuivre. Beaucoup d’entre eux sont des livres et des papiers, toujours conservés dans des congélateurs en attendant d’être traités et analysés par les experts. Les artefacts référencés ci-dessous sont ceux qui ont été photographiés, en très haute résolution, et transmis à l’auteur pour commentaire.

Lettre du Shrine Recorder à WB Isaacs :

Ce document, écrit à la main sur du papier à lettres du sanctuaire, est de William H. Sands, l’archiviste du sanctuaire de Richmond, au grand secrétaire de la grande loge de Virginie, WB Isaacs. Ça lit:  

« 24 octobre 1887  

Vénérable WB Isaacs 

Cher Monsieur et Frère,

Je joins l’avis de convocation de l’ACCA. Temple Nobles of the Mystic Shrine et contribuez-le pour la boîte dans la pierre angulaire.

Fraternellement vôtre,

William H. Sands, 

Enregistreur. »

Lettre de sable et recto du programme.  Image reproduite avec l'aimable autorisation du Département des ressources historiques
Lettre de sable et recto du programme. Image reproduite avec l’aimable autorisation du Département des ressources historiques
Lettre de sable et programme inverse montrant l'image de Lee.  Image reproduite avec l'aimable autorisation du Département des ressources historiques
Lettre de sable et programme inverse montrant l’image de Lee. Image reproduite avec l’aimable autorisation du Département des ressources historiques

Cette lettre a été écrite trois jours seulement avant la pose de la pierre angulaire et, en raison de sa brièveté et du moment de celle-ci, semblerait être une considération de dernière minute.

Avis de convocation de l’ACCA Richmond Temple :

Ce document n’est pas seulement un « avis » mais également le programme de leur première réunion de l’année et devait initier les candidats à devenir de nouveaux membres du sanctuaire. Certains des noms des candidats sont répertoriés. Il convient de noter en particulier que la réunion de 19h00 devait avoir lieu le même jour que la pose de la pierre angulaire du monument Lee.  

Robert E. Lee et la pierre angulaire ne sont référencés que sur la couverture arrière de ce programme. Cela peut indiquer qu’il s’agissait également d’une considération tardive, l’imprimante ayant surimprimé un programme terminé. La quatrième de couverture, cependant, a un contenu intéressant :

Le titre se lit « Le Gris, assisté par le Bleu »,   je ne doute pas qu’il s’agisse d’une référence directe au fait que Robert E. Lee a servi dans les armées de l’Union et des Confédérés, portant des uniformes gris et bleus. Elle révèle également le fait que la représentation confédérée était considérée comme prenant les devants et n’était « assistée » que par la délégation syndicale.

Directement sous le titre, il y a une « gravure » du général Lee qui a été commandée en mars 1864. Il est intéressant de noter qu’en tant que général à part entière, il ne portait que trois étoiles, contre quatre aujourd’hui.

Le bas de la page continue avec : 

« Sera

Consacrer et poser la pierre angulaire

du

Monument Lee

Ce jour-là.

Je trouve « On This Day » un peu étrange, car aucune date réelle n’est donnée nulle part. Est-il possible qu’au moment de l’impression, le jour précis n’ait pas été connu, ou a-t-il été arrangé pour être à la date de la première réunion du Sanctuaire cette année-là ?   

Richmond Commandery No. 2, Knights Templar Card :

Cette petite carte de poche pliante est intéressante, en ce sens qu’elle n’a qu’un seul but. Cela reviendrait à déclarer les officiers et les membres de la commanderie de Richmond n° 2 pendant un an. L’année suivante, tous les officiers gravissaient généralement un poste, rendant cette carte obsolète.  

Le fait que Sir Knight James H. Capers ait signé son nom au dos de cette carte, en utilisant le suffixe « PEC » signifiant « Past Eminent Commander », conduit à suggérer que cette carte date d’une année avant 1890, et n’était pas la carte actuelle, car il est répertorié comme le « Commandant » à l’intérieur. (Pour en savoir plus sur les cartes d’appel trouvées dans la boîte de pierre angulaire, consultez notre autre article à leur sujet sur https://www.dhr.virginia.gov/blog/cornerstone-contributions-calling-cards-an-introduction-from-the- passé/)

Sans compter les membres honoraires, la commanderie No.2 de Richmond a eu la chance de compter 179 membres pour une si jeune commanderie, il n’y avait que 7 anciens commandants au moment de l’impression.

Chartes :

Deux formulaires de charte sur parchemin ont été trouvés dans la boîte en cuivre.  

  1. Une Charte vierge de la Grande Loge de Virginie.
  2. Une charte vierge du Grand Royal Arch Chapter of Virginia.
Formulaire de charte du Grand Arch sur parchemin.  Image reproduite avec l'aimable autorisation du Département des ressources historiques
Formulaire de charte du Grand Arch sur parchemin. Image reproduite avec l’aimable autorisation du Département des ressources historiques
Formulaire de Charte de la Grande Loge sur parchemin.  Image reproduite avec l'aimable autorisation du Département des ressources historiques
Formulaire de Charte de la Grande Loge sur parchemin. Image reproduite avec l’aimable autorisation du Département des ressources historiques

Une fois dûment remplie, une telle charte deviendrait la possession du prix de la loge ou du chapitre de l’arche royale pour laquelle elle avait été créée. Sans ces Chartes, ladite Loge ou ledit Chapitre ne pourrait exister. En effet, si l’un ou l’autre corps cessait d’être en mesure de fonctionner, ou était impliqué dans une situation non maçonnique, le Grand Maître ou le Grand Souverain Sacrificateur pouvait annuler la Charte, provoquant ainsi immédiatement la cessation d’existence de cet organe.

En cas de décès d’un membre, il est d’usage de draper la Charte d’un tissu noir jusqu’à la prochaine réunion indiquée, ou au moins un mois. Il existe une cérémonie pour mener à bien cette tâche dans une Loge, un Chapitre Royal Arch et une Commanderie de Templiers.

Enveloppe contenant deux sculptures en bois :

L’inscription au crayon à l’extérieur de l’enveloppe indique :

« Drapeau de bataille + équerre + boussole fabriqués à partir de l’arbre qui a été pris de Jacksons Grave à Lexington, en Virginie par le capitaine JW Talley »

L’enveloppe elle-même est imprimée dans le coin supérieur gauche et indique :

« Si vous n’êtes pas appelé dans dix jours, retournez voir William B. Isaacs, Grand Secrétaire, Richmond, VA. »

Il semblerait certainement que la présence du Vénérable Frère Isaacs puisse être trouvée dans de nombreux endroits !

Les artefacts en bois eux-mêmes sont petits, mesurant un peu plus de 2″ à leur plus grande dimension. Le drapeau de bataille confédéré n’a aucune signification ou utilisation maçonnique. L’équerre et le compas, en revanche, sont très significatifs. L’équerre et le compas sont le symbole universel de la franc-maçonnerie. Ils font allusion aux outils de travail des tailleurs de pierre d’origine, que les francs-maçons utilisent maintenant dans le symbolisme de leurs cérémonies.

Le fait que les deux artefacts en bois aient été sculptés dans un arbre prélevé sur la tombe du général Jackson est en soi très symbolique, liant ainsi post mortem deux généraux confédérés. (Pour en savoir plus sur ces deux artefacts en bois, lisez notre autre article https://www.dhr.virginia.gov/blog/cornerstone-contributions-reconciliation-and-reconstruction-in-two-hand-carved-wooden-keepsakes/ )

En résumé :

Il semblerait certainement que William B. Isaacs ait vu une opportunité en créant une boîte de pierre angulaire à la demande de la pose solennelle de la pierre angulaire du monument Lee. Pour sa défense, il a non seulement obtenu des souvenirs maçonniques, mais également de nombreux éléments de la riche histoire et de l’état culturel de Richmond.

De plus, je suis absolument certain que William B. Isaacs et le capitaine JE Phillips n’ont jamais envisagé que leur boîte métallique voie le jour en seulement 134 ans. Lorsqu’ils ont été enterrés sous le piédestal de Lee, ils ont dû penser qu’il était caché depuis mille ans. Le monument a été construit pour durer aussi longtemps.

Sir Knight Peter R. Spring, KCT

Très éminent ancien Grand Commandeur

La Grande Commanderie des Templiers de Virginie

D’autres articles de la série Cornerstone Contributions peuvent être trouvés dans les archives des blogs d’archéologie de DHR . 

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[1] https://grandlodgeofvirginia.org/about/being-a-mason/

[2] Brumfield, Dale. Richmond Magazine, A Monument Avenue Mystery : La base de la statue de Robert E. Lee recèle-t-elle un étrange trésor ? 3 décembre 2017.

« Pharaons Superstars » au Mucem (Marseille)

Au Mucem, la nouvelle exposition « Pharaons Superstars » nous plonge dans l’Egypte ancienne. Un parcours sur 5 000 ans qui mène le visiteur à la découverte des exploits et surtout de la notoriété posthume de ces personnages exotiques que sont les pharaons.

Entre histoire et légende, à la découverte des exploits et de la notoriété posthume de ces personnages exotiques que sont les pharaons Khéops, Néfertiti, Toutankhamon, Ramsès et Cléopâtre sont des noms qui nous sont familiers, des milliers d’années après la mort des souverains qui les ont portés. Mais qui se souvient aujourd’hui de Téti, des Sésostris ou de Nectanebo ?

L’exposition « Pharaons Superstars » raconte comment quelques rois et reines de l’Égypte ancienne sont devenus, de nos jours, des icônes internationales, tandis que d’autres, qui ont connu leur heure de gloire dans l’Antiquité, sont presque tombés dans l’oubli.

L’ancienne reine divinisée Ahmès Néfertari, Deir el-Médina, Égypte, 13e siècle av. J.-C. Bois de karité peint. Musée du Louvre, Paris © Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Christian Decamps

Ce parcours sur 5 000 ans mène le visiteur à la découverte des exploits et surtout de la notoriété posthume de ces personnages exotiques que sont les pharaons. Ces derniers peuvent servir de parabole pour illustrer la nature et les voies de la célébrité, rappelant que la renommée est éphémère, versatile et n’a pas toujours à voir avec le mérite historique.

Des hiéroglyphes égyptiens à la musique pop en passant par les enluminures médiévales et la peinture classique, l’originalité de cette exposition est de réunir une grande variété d’œuvres d’art, de documents historiques et d’objets de consommation contemporains. Tous témoignent de la popularité des pharaons, de leur nom ou de leur image, et en disent souvent davantage sur nos sociétés contemporaines, notre imaginaire et nos aspirations.

L’exposition présente près de 300 pièces issues des fonds du Mucem et des plus grandes collections françaises et européennes, dont le musée du Louvre (Paris), la Bibliothèque nationale de France (Paris), le musée d’Archéologie méditerranéenne (Marseille), le British Museum (Londres), les Musées royaux d’Art et d’Histoire (Bruxelles), le Kunsthistorisches Museum (Vienne), le Museo Egizio (Turin), le musée Calouste Gulbenkian (Lisbonne), l’Ashmolean Museum (Oxford), le musée d’Orsay (Paris), et les bibliothèques de la Ville de Marseille.

Après le Mucem à Marseille, elle sera présentée au musée Calouste Gulbenkian à Lisbonne (du 24 novembre 2022 au 6 mars 2023).

Cette exposition, initialement prévue au Mucem pour l’été 2020, avait dû être ajournée en raison des circonstances.

Commissariat : Frédéric Mougenot, commissaire général, conservateur du patrimoine, collections Antiquités et Céramiques, Palais des Beaux-Arts de Lille et Guillemette Andreu-Lanoë, commissaire associée, directrice honoraire du département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre.

Scénographie : Émilie Delanne et Amélie Lauret, Graepheme Scénographie

Partenaires : Roc-Eclerc Funecap, Ametis Provence Alpes Côte d’Azur

En coproduction avec la Fondation Gulbenkian de Lisbonne et le Musée de la Civilisation de Québec.

Entretien avec Frédéric Mougenot et Guillemette Andreu-Lanoë, commissaires de l’exposition

Éditions : Catalogue d’exposition « Pharaons Superstars » Mucem / Actes Sud

En trois mille ans de règnes, quels sont les pharaons restés célèbres, comment ont-ils – ou pas – œuvré à leur gloire et comment s’est construit, dans le temps, le récit pharaonique ? Quels sont les souverains dont la littérature grecque et romaine a permis de conserver le souvenir, une fois le dernier temple polythéiste fermé, au IVe siècle de notre ère ?

Sont-ils les mêmes que ceux que nous connaissons aujourd’hui, depuis que Champollion a permis de retrouver la mémoire grâce au déchiffrement des hiéroglyphes ? Saviez-vous que le pharaon Nectanébo est le père légendaire… d’Alexandre le Grand ?

Après la découverte du fabuleux trésor de Toutânkhamon et parallèlement à la passion égyptienne qui anime toujours l’Occident, quels rapports ont les Égyptiens, de nos jours, avec leurs lointains ancêtres ?

Le catalogue reprend le contenu de l’exposition, en accompagnant son cheminement par des dossiers thématiques très illustrés et en permettant au lecteur d’aller plus loin grâce à cinq essais éclairants signés de grands noms de l’égyptologie et de l’égyptomanie.

Sous la direction de : Frédéric Mougenot et Guillemette Andreu-Lanoë

Avec les contributions de Guillemette Andreu-Lanoë, Michel Chauveau, Simon Connor, Annie Forgeau, Fayza Haikal, Jean-Marcel Humbert, Bernard Mathieu, Frédéric Mougenot, Vincent Rondot.

Découvrez un avant-goût de l’exposition « Pharaons Superstars » en suivant notre émission spéciale en avant-première https://www.youtube.com/watch?v=myy8s3Ic8e8

La bande-annonce de l’exposition « Pharaons Superstars » https://www.youtube.com/watch?v=eeAJWt-tb7w&t=13s

Infos pratiques :

Exposition « Pharaons Superstars », jusqu’au lundi 17 octobre 2022 — niveau 2

Mucem – Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée

7 promenade Robert Laffont (esplanade du J4) 13002 Marseille – France

+33 (0)4 84 35 13 13 – Ouvert tous les jours sauf mardi.

https://www.mucem.org/

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Regard sur… le New Age ?

Le New Age est un courant spirituel occidental des xxe siècle et xxie siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l’humanité. Ce mouvement est répandu aux États-Unis et dans les autres pays occidentaux.

Dans son livre Les Enfants du Verseau (1980) qui théorisa le New Age, Marilyn Ferguson définit ce dernier comme « l’apparition d’un nouveau paradigme culturel, annonciateur d’une ère nouvelle dans laquelle l’humanité parviendra à réaliser une part importante de son potentiel, psychique et spirituel. »

Considéré comme une tentative de « réenchantement du monde » face à la crise des idéologies et au refus de la croissance industrielle et du consumérisme, le New Age fait partie du phénomène global des nouveaux mouvements religieux nés à partir des années 1960, tout en se fondant sur des éléments doctrinaux antérieurs, notamment empruntés à la théosophie. Ce retour à la spiritualité se caractérise par un approfondissement du sentiment religieux ou encore par le sentiment d’une quête intérieure, hors de toute structure historiquement constituée.

Des courants du New Age présents dans certains milieux écologistes développent des théories Gaïa.

Le phénomène du Nouvel Âge s’est avéré difficile à définir, avec de nombreux désaccords scientifiques quant à ce qu’il recouvre. Les chercheurs Sutcliffe et Gilhus suggèrent qu’il reste « parmi les catégories les plus contestées dans le domaine de l’étude de la religion ».

L’historien des religions Olav Hammer qualifie le mouvement de « dénominateur commun d’une variété de pratiques et de croyances assez hétéroclites qui sont apparues et se sont développées à la fin des années 1970 et qui ont en commun des liens historiques, un discours proche et un « air de famille » ».

Le sociologue des religions Michael York a décrit le Nouvel Âge comme « un terme générique qui inclut une grande variété de groupes et d’identités qui sont unis par leur attente d’un changement majeur et universel reposant principalement sur le développement individuel et collectif du potentiel humain ».

Selon Aupers et Houtman, la plupart des représentations du New Age qui ont cours actuellement en sociologie restent cependant proches des conceptions de Luckmann, présentée en 1976 dans un livre intitulé The Invisible Religion.

Selon Thomas Luckman, la société moderne occidentale a vu l’érosion du monopole chrétien et l’émergence concomitante d’un « marché de la signification ultime » dans lequel chacun a tendance à élaborer pour lui-même une construction spirituelle strictement personnelle, en fonction de goûts et de préférences personnelles. Le New Age illustrerait cette « tendance au bricolage individuel en rassemblant des éléments qui peuvent provenir du champ psychologique, thérapeutique, magique, marginalement scientifique, comme de vielles notions ésotériques, pour ensuite les reconditionner et les proposer à la consommation individuelle et un syncrétisme privé plus poussé ».

Selon la miviludes, les newagers ne se revendiquent généralement pas comme tels, le terme a le plus souvent une acception péjorative. Il s’agit cependant d’un ensemble dans lequel le discours utilise plusieurs invariants : aspiration au changement de paradigme, conception holistique de la réalité, spiritualité ésotérique et syncrétique, rejet de la « modernité ». Des idées apparues au tournant des années 1960 sont ainsi présentes dans le mouvement du développement humain que la miviludes considère comme typique du new-age : un postulat de départ est que l’être humain n’exploite pas la majeure partie de ses « ressources intérieures », qu’il est dès lors nécessaire pour lui de les développer en cherchant à accéder à des « états supérieurs de conscience » ou en usant de techniques spécifiques visant à la « transformation de soi »

Éléments clés

La spiritualité du Nouvel Âge est un phénomène composite dans lequel trois éléments suivants sont souvent présents.

Moi mystique

L’existence d’un moi spirituel supérieur au plus profond de chaque individu. Toutes les activités et tous les textes du New Age sont axés sur la transformation intérieure de l’individu ; plus précisément, sur l’éveil du moi spirituel, désigné sous différents termes (moi supérieur, moi véritable, étincelle divine, essence cosmique, etc.). En suivant une définition courte mais puissante des idées du New Age offerte par Jeremy Tarcher (cité dans Heelas, 1995 : 226), cette idée peut être condensée en deux hypothèses de base : Premièrement, il existe un soi divin supérieur caché dans chaque être humain, qui est une manifestation de sa nature divine supérieure. Deuxièmement, cette nature supérieure peut être éveillée et devenir le centre de la vie quotidienne de l’individu.

Millénarisme

Le millénarisme, qui inclut l’idée de l’arrivée prochaine d’une nouvelle ère pour l’humanité – pour certains courants appelée l’ère du Verseau – qui sera radicalement différente de l’ère précédente caractérisée par des luttes pour la domination. La transition vers cette ère implique des changements radicaux sur les plans sociaux et individuels. Plutôt que d’être conflictuel, le nouvel âge attendu sera celui de l’harmonie du monde entier.

Holisme

L’holisme, qu’il faut entendre selon Flere et Kirbis comme une approche de la vérité distincte de celle qui découle des méthodes analytiques caractéristiques de la science moderne : cette approche exige au contraire une immersion profonde pour comprendre la réalité, et ne croit pas en la validité ou l’efficacité d’une recherche de la vérité passant par l’addition de découvertes fragmentaires. Cette vision est à rapprocher de l’idée holistique selon laquelle tout est imprégné d’une énergie universelle, que la réalité étant entièrement constituée d’énergies interconnectées. Selon cette conception, la vie dans son ensemble, au-delà des différences de forme, est constituée d’un même flux d’énergie interconnectée. Des références à des notions de physique modernes sont parfois mobilisées comme arguments pour appuyer cette thèse.

Selon la théosophe Alice Bailey, les principes du New Age dans « l’ère du Verseau » devaient déterminer « le type de culture et de civilisation » ainsi que « l’avènement d’une nouvelle religion mondiale (qui) prendra la forme d’une approche de groupe, unifiée et consciente, du monde des valeurs spirituelles » comme cela se serait produit, selon elle, « dans l’ère chrétienne des Poissons ou la période antérieure gouvernée par le Bélier.

Courants principaux

Rassemblement à Stonehenge en Angleterre.

Selon l’étude de Wouter Hanegraaff, cinq courants ou thèmes principaux pourraient cependant être distingués plus ou moins précisément dans la mouvance New Age :

  • le channeling : le fait de recevoir et de transmettre des informations, des messages, des révélations par une autre source que sa propre conscience (comme des anges ou autres entités assimilées) ;
  • la guérison et le développement personnel (voir psychologie transpersonnelle et mouvement du potentiel humain) ;
  • la « science New Age » (ou l’utilisation du langage ou des principes de la science dans les thèses du New Age, comme dans le mysticisme quantique, par exemple) plus proprement, une philosophie de la nature (l’intégration du discours scientifique dans celui du New Age a conduit à l’appellation de pseudo-science de la part des sceptiques et d’une partie du milieu scientifique) ;
  • le néopaganisme ;
  • le thème de l’avènement d’un nouvel âge.

Les divers courants New Age sont associés par contiguïté plutôt que par similarité. Ils ne se rapprochent pas toujours sur la base de caractéristiques communes mais par des relations structurelles et fonctionnelles (comme le seraient par exemple « les divers animaux vivant sur une même parcelle de terre »).

Channeling

Le channeling désigne dans la littérature New Age un procédé de communication entre un humain et une entité appartenant à une autre dimension. Par extension, le terme peut désigner l’ensemble des croyances et des pratiques qui se sont formées, à partir des années 1980 aux États-Unis, autour de ce procédé pour constituer un courant particulier, interne au mouvement New Age.

Apparenté à la notion de médiumnité en vogue à la fin du xixe siècle au sein du mouvement spirite, l’idée de fond du channeling recoupe une thématique très ancienne d’expériences visionnaires : chamanisme, prophétisme.

Développement personnel

Un rassemblement « Rainbow Gathering ».

Le développement personnel renvoie à toutes les activités proposant de développer une connaissance de soi, de valoriser ses talents et potentiels, de travailler à une meilleure qualité de vie, et à la réalisation de ses aspirations et de ses rêves.

Les travaux du psychiatre suisse Carl Gustav Jung en psychologie ont été récupérés par les divers courants New Age. L’intérêt de Jung pour le yoga notamment, et globalement pour les croyances orientales, va permettre tout le syncrétisme que l’on retrouve dans le New Age. Selon le sociologue Paul Heelas, dans The New Age Movement, Jung est l’« une des trois plus importantes figures du New Age » avec Blavatsky et Gurdjieff.

Philosophie de la nature

Les théories Gaïa considèrent la Terre comme une entité ayant développé une autorégulation où l’existence de chaque être vivant est supposée régulée au profit de l’ensemble de l’écosphère. Les êtres vivants ont une influence sur la totalité de la planète sur laquelle ils se trouvent. Gaïa, référence à la « terre mère » antique, n’est cependant pas considérée comme une déesse dans le New Age. Elle n’a pas de cultes ou de rituels, mais est en quelque sorte considérée comme une entité vivante, avec laquelle il faut être en harmonie.

L’expérience de Findhorn, considérée comme une des origines du New Age, fut connue pour son travail avec les plantes, dans ce qu’ils appelèrent une « communication subtile avec les Devas » de la nature.

Néopaganisme

La question de voir dans le néopaganisme un courant du New Age est discutée.

Syncrétisme universaliste, il se distingue du néopaganisme du type ethnico-religieux tel que le néodruidisme ou l’Ásatrú par son absence de références ethniques. Il serait plus proche de la Wicca, autre assemblage de références éclectiques prônant des valeurs féministes et écologistes.

Avènement d’un nouvel âge : concept d’Ère du Verseau

Le New Age stricto sensu désigne l’attente d’une nouvelle ère à venir ou en cours. Ce millénarisme se distingue des millénarismes traditionnels par le fait que le changement à venir ne serait ni abrupt, ni violent, ni même issu d’une force supérieure, mais qu’il nécessiterait la participation des êtres humains. L’apparence de cette nouvelle ère est celle d’un monde de paix et de justice, hérité de la contre-culture californienne des années 1960, « d’amour et de lumière ».

Le New Age puise son inspiration première dans les livres d’Alice Bailey (adepte de la théosophie) des années 1920-1930. Cette dernière annonce le « retour du Christ » et lance l’idée de groupements dits « de bonne volonté mondiale ». Ce ne sont pas des communautés organisées mais plutôt des rassemblements périodiques de personnes indépendantes ayant pour but de hâter l’évènement tant espéré au moyen d’une méditation collective à grande échelle (la Grande Invocation).

Une seconde inspiration est L’Ère du Verseau de Paul Le Cour (1937) sur le plan astrologique. Celui-ci lance le concept d’« Ère du Verseau », le nouvel âge sur la Terre qui devrait marquer une transformation des valeurs de l’humanité par l’avènement des valeurs spirituelles.

Le déplacement du « point vernal » le long du zodiaque en astrologie, est un élément clé utilisé pour la théorie historique du New Age. Le passage de ce point depuis la constellation des Poissons jusqu’à celle du Verseau en raison de la précession des équinoxes indiquerait le début d’une Ère du Verseau de paix universelle et d’harmonie retrouvées.

Selon certains principes du New Age, le fait que le poisson a été le symbole des premiers chrétiens est significatif et certains astrologues pensent que les valeurs du Verseau, comme l’altruisme, seront à l’œuvre dans l’apparition d’une nouvelle forme de spiritualité, en rupture avec les valeurs classiques du modèle occidental, survenue dans les années 1970.

L’année d’entrée dans l’« ère du Verseau » est variable selon les différentes écoles. Pour certains, elle aurait commencé en 1962. L’année 2012, qui correspondrait à la fin de cycle du calendrier des Mayas, est souvent citée comme point culminant de cette période de transformation, ou « ascension » de l’humanité.

Aspects religieux

Conceptions de Dieu dans le New Age

2 doigts qui se touchent
2 doigts qui se touchent – Symbole de Dieu, puissance divine

Les pratiquants du New Age ont une tendance générale à rejeter les définitions qu’ils considèrent « rigides » ou doctrinales de Dieu et leur préfèrent une absence de définition remplacée par la notion d’« expérience ». Dans le New Age, on ne doit pas « croire » en Dieu mais « faire l’expérience » de Dieu. Ce dernier est plus souvent vu comme une « force de vie » que comme une « personne ». Des termes fréquents pour le désigner sont « océan d’unité », « esprit infini », « courant primordial », « principe universel », « essence unique », etc.. Le New Age se distancie tout particulièrement du Dieu qui juge et qui punit des grands monothéismes. Tout autant, cette perception peut cohabiter avec des conceptions issues des traditions orientales (divinités personnelles multiples) ou du paganisme (principes féminins et masculins de la divinité). En tout état de cause, dans le New Age, le divin peut être trouvé « en soi ». Les êtres humains contiendraient une étincelle divine, une divinité intérieure qu’il s’agirait de contacter afin d’accomplir le but de cette existence terrestre. Le cadre globalement moniste du New Age laisse peu de place à un Créateur qui se tiendrait en dehors de sa création

Critiques

À l’instar de la communauté hippie qui a contribué à lui donner son essor, le New Age a longtemps bénéficié d’une image d’un courant naïf et inoffensif. Un panel de sympathisants du New Age le décrit comme un mouvement pacifique, alternatif et écologique, marqué par « le travail sur soi », une utopie d’harmonie planétaire et de paix mondiale.

Cependant un certain nombre de critiques ont été portées sur le mouvement, et notamment sur des courants tardifs se réclamant de cette nébuleuse et de son image culturelle et artistique pour mener à bien des activités sectaires, pseudo-médicales ou simplement de charlatanerie.

Absence de définition réelle du mouvement

Selon la commission de l’Assemblée Nationale sur les dérives sectaires (MIVILUDES), « le New Age est un champ culturel au contour flou, que l’on ne peut rattacher ni à une origine unique, ni à un dogme établi, ni à une communauté historique déterminée, et l’appellation même New Age est loin d’être toujours revendiquée par ses adeptes ». En conséquence, n’importe qui peut se réclamer de ce courant sans qu’il soit possible de prouver le contraire, ce qui tend à faire de cette formule une panchreste vide de sens, voire une simple étiquette commerciale pour couvrir des activités parfois douteuses.

Critiques sur les dérives sectaires associés au mouvement

De nombreuses communautés et courants de pensée d’inspiration New Age ont vu le jour aux États-Unis à partir des années 1960, et certaines ont évolué dès les années 1970 vers une dérive sectaire manifeste, avec parfois des conséquences dramatiques (Ordre du Temple solaire, Heaven’s Gate, etc.).

Plus récemment, certains mouvements associés au courant New Age furent répertoriés comme sectes dans le rapport parlementaire français de 1995 sur les sectes, et la revendication New Age de nombreux courants spirituels (ainsi que des méthodes para-thérapeutiques ou de « développement personnel ») à fort risque de dérive sectaire a fait l’objet d’une mise en garde dans le rapport 2014 de la commission de l’Assemblée Nationale sur les dérives sectaires (MIVILUDES), qui y consacre une large synthèse documentaire illustrée par de nombreux exemples.

La miviludes note qu’il faut se garder de dénoncer l’intérêt du public pour le développement personnel, mais qu’il est de sa mission de « souligner le risque de la banalisation de certaines conceptions et de l’accoutumance du public à certains termes ou pratiques qu’il n’interroge plus, créant ainsi un terreau favorable à des dérives sectaires ».

Le danger viendrait alors de l’abandon de tout esprit critique , parce que la pensée New Age est une pensée qui pousse à l’extrême la démarche relativiste et volontariste, car «non seulement elle affirme : « À chacun sa vérité », mais également : « Ma réalité est ce que je veux qu’elle soit»».

Selon l’UNADFI, les adeptes du New Age « ne se posent pas les bonnes questions », ils tentent de se rassurer, ils sont comme des « narcodépendants ».

Menace pour le lien social par son influence sur l’Internet

Selon le sociologue Philippe Breton, le New Age serait l’un des éléments qui entraînerait une vision du lien social fondée sur la séparation des corps et la collectivisation des consciences. Elle se manifeste à travers une certaine conception d’Internet. Il y voit une menace pour le lien social.

Critiques émanant des cultures dont s’inspire le New Age

Le New Age se veut syncrétique, et emprunte (ou attribue) des éléments variés à un grand nombre de religions et de spiritualités différentes, avec parfois un degré de compréhension des concepts relativement faible ou caricatural, qui a pu irriter les membres de ces cultures.

Des critiques émanent d’adhérents des cultures traditionnelles orientales revendiquées par le New Age, en Chine et ailleurs : un certain nombre d’écoles orthodoxes de yoga, tantrisme, qi gong, médecine traditionnelle chinoise, ayurveda et d’arts martiaux (les familles traditionnelles du tai-chi-chuan par exemple), des groupes dont la pratique est vieille de plusieurs centaines d’années et qui acceptent mal le New Age occidental et la récupération de leur discipline sans en avoir une bonne compréhension et souvent en la déformant.

Une des critiques sur l’éclectisme New Age vient d’auteurs issus des communautés amérindiennes. La Declaration of War Against Exploiters of Lakota Spirituality est l’une des manifestations les plus claires du rejet de ce courant par les leaders de ces communautés.

Liens supposés avec le néo-libéralisme

Le New Age est souvent mis en parallèle avec le néolibéralisme qu’il dénonce. Le philosophe Michel Lacroix voit dans le New Age un développement de l’individualisme, tendance que l’on retrouve à l’Institut Esalen ou dans le Mouvement du potentiel humain. Dans un autre livre, il développe le rapport entre le développement personnel et la gestion de l’entreprise. Martin Geoffroy, un autre universitaire qui s’est intéressé au New Age, fait état de la volonté du mouvement New Age d’infiltrer la formation professionnelle, où les stages d’entreprises reprennent deux idées marquantes que sont la culture de soi et l’intégration dans un tout holiste, appliqués au monde de l’entreprise.

Dans un article du Monde diplomatique publié en mai 2005, Slavoj Žižek propose de voir le New Age comme une approche complémentaire du capitalisme : « Le taoïsme est en passe de devenir l’idéologie hégémonique du capitalisme mondial. Une sorte de “bouddhisme occidental” se présente désormais comme le remède contre le stress de la dynamique capitaliste. Il nous permettrait de décrocher, de garder la paix intérieure et la sérénité, et fonctionnerait en réalité comme un parfait complément idéologique ».

Liens supposés avec une démarche positiviste

Le New Age promeut le retour de la spiritualité contre les dérives technicistes du monde. À ce titre, certains, comme Abraham Maslow, cherchent à donner une caution scientifique à la méditation à travers encéphalogrammes et ondes alpha. D’après Michel Lacroix, le Nouvel Âge serait en train d’ouvrir à la science tout l’espace de la spiritualité, mais en visant non plus un « réenchantement du monde » mais à intégrer le spirituel dans le système technicien. Le Nouvel Âge serait ainsi le fer de lance d’une philosophie positiviste particulièrement agressive, réalisant ce que le réductionnisme du xixe siècle n’avait pas osé tenter : l’enfermement de toute spiritualité dans la rationalité, l’arraisonnement de l’être par des méthodes techno-scientifiques. Cette vision sans doute pertinente pour qualifier telle ou telle démarche s’applique à une partie seulement de ce courant assez disparate. En France par exemple, l’appellation « New Age » n’est quasiment revendiquée par personne alors que ce courant existe et imprègne une part non négligeable de la société (voir les « créatifs culturels »).

Liens supposés avec une conspiration mondiale

Certains partisans de la théorie du complot dite « mondialiste » (de type Illuminati) pensent que le système de croyance du Nouvel Âge, en particulier sa vision holiste du monde qui tend à nier l’importance de l’individu, est la composante spirituelle du Nouvel ordre mondial totalitaire.

Cette analyse se retrouve en particulier dans certains milieux activistes chrétiens aux États-Unis. Dans l’un des premiers livres écrits sur ce thème, Constance Cumbey pointe du doigt l’influence de la Lucis Trust, qui tire son nom de Lucifer, une organisation non gouvernementale internationale accréditée par les Nations unies. Ainsi le courant fondamentaliste chrétien aux États-Unis accuse les ONG qui œuvrent dans les milieux du New Age de travailler en parallèle avec la mondialisation pour construire un état totalitaire global.

Dans un autre milieu conspirationniste, plus proche de l’ufologie, Lynn Picknett, qui donne des conférences sur le « paranormal », pense que le New Age tente de mettre en place un syncrétisme religieux (une religion globale) pour un nouvel ordre mondial basé sur d’anciens cultes égyptiens.

Quelques auteurs et penseurs associés à ce courant de pensée

Et enfin, notre consœur La Maçonne avait commis un article sur ce thème en 2015. Vous pouvez le lire sur le lien ci-dessous

FRANC-MAÇONNERIE : VERS UN « NEW AGE » ?

Les difficultés de la Franc-maçonnerie en Chine

De notre confrère thesquaremagazine.com – Par Carlos Francisco Ortiz

La Franc-maçonnerie en Chine a traversé de nombreuses épreuves et tribulations, de nombreux frères ont été persécutés et tués pour avoir recherché la lumière de la libre pensée et de la vérité.

Essayer d’écrire sur la Franc-maçonnerie en Chine n’est pas facile, car il n’y a pas d’histoire documentée complète de la Franc-maçonnerie pour la région depuis sa création.

Le Q ∴ H ∴ George W. Chen, PGM, illustre maçon et grand érudit de la Franc-maçonnerie en Chine, précise que quiconque souhaite approfondir l’étude de l’histoire maçonnique de la Grande Chine, de manière générale, peut le faire en essayant suivre la division en trois périodes, à savoir :

La première période va de 1767 à 1949, étudiant principalement l’existence de loges en Chine qui fonctionnaient sous des juridictions étrangères.

La seconde de 1930 à 1949, dont l’étude porte sur le développement de la franc-maçonnerie chez le peuple chinois.

La troisième période est à partir de 1949 et met l’accent sur l’étude de l’occupation et de la prise du pouvoir par le communisme et ses actions à l’égard de la franc-maçonnerie.

La culture chinoise, millénaire en sagesse, nous donne un aperçu de la façon dont le travail des grands et vénérables frères maçonniques a contribué à maintenir vivante la lumière de la Franc-maçonnerie universelle.

La Grande Loge de Chine中國美生總會

La création de la Grande Loge de Chine a été réalisée sous le patronage de la Grande Loge des Philippines, consacrée le 18 mars 1949 à Shanghai.

Pour l’existence et le fonctionnement de la Grande Loge de Chine, six Loges jusqu’alors constituées et subordonnées à la Grande Loge des Philippines ont été remises et relocalisées sous sa juridiction, à savoir :

Avec la création de la Grande Loge de Chine, les loges américaines, anglaises, écossaises et irlandaises existant dans l’est du pays, l’ont approchée pour demander une autorisation qui leur permettrait de continuer à fonctionner, ce qui leur a été accordé à la condition qu’elles n’acceptent aucun chinois citoyen à être initié ou affilié à leurs diplômes maçonniques. 

La Grande Loge de Chine a eu une brève existence à Shanghai jusqu’en 1951, car avec l’arrivée du communisme au pouvoir, la Grande Loge de Chine a été forcée de cesser de fonctionner, étant son Grand Maître à cette époque le Q ∴ H ∴ MW Bro. TF Wie.

La Grande Loge de Chine a déménagé à Hong Kong en réussissant à transporter furtivement des dossiers et des insignes, tout cela grâce aux efforts de qui était son premier Grand Maître le Q ∴ H ∴ MW Bro. David K. Au.

Les archives et les insignes ont été apportés à Taiwan en 1954 et la Grande Loge de Chine a été réactivée à Taipei en 1955. 

TEMPLE MAÇONNIQUE DE TAIPEI
CRÉDIT IMAGE : AMITY LODGE N°1 HTTPS://AMITYLODGEGLOC.ORG/AMITY-HISTORY/

Il est historiquement intéressant de noter qu’en plus de la Grande Loge de Chine et de ses six Loges subordonnées, la formation d’un Square & Compasses Club a également été établie à Taiwan au début de 1951, à l’initiative d’un groupe de Frères Maçons.

Son dîner d’inauguration a réuni plus de trente maîtres maçons, devenant ainsi la première organisation maçonnique à Taiwan, qui pourrait bien être appelée le «berceau du maçon», en tant que bastion de la Chine libre.

Le Q ∴ H ∴ Oliver Todd, directeur principal d’International Lodge, Peiping, est devenu le premier président de Square & Compasses.

Des années plus tard, les clubs Square & Compasses ont été formés dans des endroits comme Tainan en 1956 et à Taichung en 1965.

En tant qu’activité maçonnique du Square & Compasses Club, l’approbation unanime de ses membres se démarque pour la création d’une loge à Taiwan, une initiative du Q ∴ H ∴ Herbert Schenck (Head of USAID, Taiwan).

Cette demande a été envoyée à la Grande Loge de Chine et au Grand Maître MW Bro. TF Wei, en compagnie d’autres frères illustres et puissants, arriva à Taipei en provenance de Hong Kong en août 1952, pour consacrer la Loge qui s’appellerait Liberty Lodge No. 7 , qui reçut sa Lettre le 17 novembre 1956.

Liberty Lodge n ° 7 a eu ses premières initiations en 1953; son premier initié le Q ∴ H ∴ TT Tuan.

Au cours de l’année 1961, un groupe de frères maçonniques a commenté l’importance et la nécessité de traduire le rituel maçonnique des trois premiers degrés en langue chinoise, ce qui a abouti avec succès après une tâche ardue de près de treize ans.

Han Lodge No. 8 , avec une lettre datée du 26 octobre 1972, travaille son rituel en langue chinoise, étant une loge exemplaire qui remplit de fierté les maçons chinois dispersés sur la face de la terre.

La Grande Loge de Chine, à ses débuts, n’avait établi des relations fraternelles qu’avec douze Grandes Juridictions Étrangères, parmi lesquelles la Grande Loge des Philippines, la Californie, le Michigan, le Brésil, le Panama, la Belgique, la Grèce, entre autres.

Aujourd’hui la Grande Loge de Chine entretient des relations fraternelles avec 87 Grandes Juridictions étrangères et comprend les 49 Grandes Juridictions des États-Unis, la Grande Loge du Ceará (Brésil), la Grande Loge du Piauí (Brésil) et la Grande Loge d’Afrique australe ( 1974), United Grand Lodge of England entre autres.

EN HAUT À GAUCHE : SUN MOON LODGE N° 13
EN HAUT À DROITE : HARMONY LODGE N° 10
EN BAS À GAUCHE : HIGH SUN LODGE N° 11
EN BAS À DROITE : FOEDERIS ARCA LODGE N° 18

Activité maçonnique avant la création de la Grande Loge de Chine 

Avant la création de la Grande Loge de Chine, il y avait des Loges autorisées en Chine sous des juridictions étrangères, qui fonctionnaient principalement pour le travail des maçons étrangers.

La Franc-maçonnerie libre et acceptée a été introduite pour la première fois en Chine par Amity Lodge n ° 407, en vertu de la Constitution anglaise à Canton, province de Kwangtung en 1767.

Plus tard en 1788, la Loge Elizabeth poursuit l’œuvre maçonnique en Chine, sous la Constitution suédoise.

Amity Lodge n ° 407 et Lodge Elizabeth ont cessé leurs activités après la fin du 18e siècle.

Après une longue période de silence maçonnique dans la Grande Chine, au cours de l’année 1844, la Grande Loge Unie d’Angleterre autorisa la Royal Sussex Lodge n° 735, qui tint ses réunions dans la province de Kwangtung, dans la ville de Canton.

Par la suite, des loges ont été établies en Chine sous au moins neuf juridictions étrangères, à savoir : l’Angleterre, l’Écosse, l’Irlande, le Massachusetts et la Californie, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et les Philippines.

À titre de données historiques, certaines des Loges américaines en Chine opérant sous la Constitution du Massachusetts étaient :

– Ancient Landmark Lodge, Shanghai, 1864.
– Sinim Lodge, Shanghai, 1903.
– Shanghai Lodge, Shanghai, 1904.
– International Lodge, Pékin (Peiping) 1916.

Le Sinim Lodge, sous une dispense spéciale, fonctionne actuellement à Tokyo, au Japon.

Il est important de souligner que bon nombre des loges qui opéraient autrefois en Chine l’ont fait sous la juridiction de puissances maçonniques étrangères, pendant une période de plus de deux cents ans.

L’adhésion à des loges étrangères était limitée exclusivement à des citoyens étrangers spécifiques et à des maçons.

Ce n’est qu’en 1930 qu’un groupe de maîtres maçons américains et chinois, tous initiés à l’étranger, décide de former une loge à Shanghai dans le but d’initier les citoyens et aspirants chinois à la Franc-maçonnerie.

POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU MASONIC HALL À SHANGHAI, EXTRAIT DE THE ILLUSTRATED LONDON NEWS, 1865
CRÉDIT IMAGE : AMITY LODGE N°1 HTTPS://AMITYLODGEGLOC.ORG/AMITY-HISTORY/

Les frères fondateurs de la première loge maçonnique chinoise comprenaient:

– Q∴ H∴ George A. Fitch
– Q∴ H∴ NF Allman
– Q∴ H∴ Alfred TC Kao
– Q∴ H∴ Mei Hua-Chuan
– Q∴ H∴ IJ Rawlinson
– Q∴ H∴ James IE Chow

Tous ces chers frères étaient membres de Loges aux USA à l’exception de Frère Chow qui appartenait à une Loge Britannique en Jamaïque.

Les frères qui ont fondé la première loge maçonnique en Chine ont demandé une dispense à la Grande Loge du Massachusetts, qui a été refusée.

Après avoir été rejetés par la Grande Loge du Massachusetts, les frères ont insisté et ont été dispensés cette fois par la Grande Loge des Philippines.

En raison de cette dispense de la Grande Loge des Philippines, la Grande Loge du Massachusetts a rompu pendant de nombreuses années les relations fraternelles avec la Grande Loge des Philippines.

La première Loge à recevoir sa Lettre de la Grande Loge de Chine fut Amity Lodge No. 106, à Shanghai, le 27 janvier 1931.

Plus tard, d’autres loges ont suivi, à savoir:

– Nanking Lodge n° 108
– Pearl River Lodge n° 109
– Szechwan Lodge n° 112
– West Lake Lodge n° 113
– Sun Lodge n° 114

Au cours des années 1930, et sous l’agression japonaise persistante, ajoutée plus tard à Pearl Harbor, la Franc-maçonnerie chinoise est tombée dans l’obscurité dans tout l’Extrême-Orient.

Des années plus tard, un groupe de braves Maîtres Maçons de la Chine libre forma le Square & Compasses Club, demandant en 1943 une dispense à la Grande Loge de Californie pour former une Loge, dispense qui fut approuvée, fondant ainsi en 1943 la Fortitude Lodge UD à Chungking, qui a fonctionné pendant quelques années.

Plus tard, la vie et l’activité maçonniques dans la Grande Chine ont été reprises par six Loges constituées sous la Grande Loge des Philippines, qui ont établi les plans de création et d’établissement de la Grande Loge de Chine.

Comme données historiques, on peut ajouter que la première Loge maçonnique constituée à Canton, en Chine, sous la Grande Loge d’Angleterre il y a plus de deux cents ans, et la première Loge maçonnique constituée à Shanghai, en Chine, sous la Grande Loge de Chine, portent le nom de « Amitié ».

Pour conclure, je tiens à remercier très fraternellement mon très Cher Frère Kail Tseng, Grand Secrétaire, Grande Loge F&AM de Chine, pour son aide dans la documentation historique demandée.

Crédits image :  Sauf indication contraire, les images et les emblèmes proviennent du site Web de la Grande Loge de Chine http://www.freemason.org.tw/index.php

Plus d’informationhttp://www.freemason.org.tw/index.php/lodges-en