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Après la flèche de Notre-Dame, les Compagnons réalisent la charpente médiévale et les beffrois

De notre confrère nouvelles-du-monde.com et surtout de sudouest.fr

Comme pour la flèche, le maître Compagnon a fédéré autour de lui plusieurs jeunes Compagnons itinérants, Clément Serrat, 24 ans, Émile Dorey, 27 ans, Armand Latreuille 21 ans et Baptiste Guiraud, 20 ans. Tout a commencé par un minutieux travail de recherche de documents, afin de réaliser un ouvrage le plus proche possible de l’original. En l’absence de plan officiel, les Compagnons ont eu recours à des photos et à des éléments d’information retrouvés dans différentes archives publiques.

En hommage à la mère

Il y a eu ensuite la phase de dessin et de réalisation numérique en trois dimensions, avant le traçage des épures et le lancement de la fabrication. Dans le local mis à leur disposition par Jean-Michel Hourcade, Clément Serrat et Émile Dorey ont réalisé chacun un beffroi et le tréteau qui supporte la charpente médiévale, tandis qu’Armand Latreuille et Baptiste Guiraud confectionnaient la charpente du XIIIe siècle.

Des Compagnons établis sont venus prêter main-forte. Georges Mauduis pour le tournage des balustres et épis et Jean-Claude Ayçaguer pour le laquage de la façade, Jean-Michel Hourcade et Dominique Arotce se chargeant des décors de façade.

Ce projet était particulièrement cher au cœur des Compagnons du Tour de France d’Anglet qu’ils l’ont dédié à Solange Ithurreria, Mère de la cayenne d’Anglet (maîtresse de maison du foyer logement d’Anglet) pendant 30 ans, entre 1981 et 2021.

Bientôt des cloches

Beffrois et charpente ne sont pas encore tout à fait prêts à suivre le chemin de la flèche, qui se trouve actuellement au musée du Compagnonnage à Tour, après être passée au Carrousel du Louvre dans le cadre du 26e Salon international du patrimoine culturel en octobre 2021, puis à la médiathèque de la Canopée, au Forum des Halles et à l’exposition immersive sur Notre-Dame-de-Paris, « Éternelle Notre-Dame », à l’espace Grande Arche de la Défense.

Calais : un don de 15 000 € à la Maison des femmes Simone-Veil

De notre confrère lavoixdunord.fr – Par Simon d’Arcy (CLP)

Inaugurée mercredi, la Maison des femmes Simone-Veil, rue Hélène-Boucher, a bénéficié d’une grosse donation de la part de la Fondation du Grand Orient de France.

Ce samedi, Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France, accompagné d’une délégation de responsables maçonniques, est venu à Calais pour remettre un chèque d’un montant de 15 000 € à ce nouvel équipement calaisien. La Maison des femmes Simone-Veil est destinée à accueillir les femmes en difficulté, isolées, jeunes mamans ou victimes de violences ou de harcèlement.

Pour rappel, la Maison Simone Veil est uniquement destinée à accueillir les femmes du lundi au vendredi de 9 h 30 à 18 h où une coordinatrice et une assistante seront présentes. L’accès des locaux se fait à l’arrière du bâtiment et non à l’ex-entrée de l’école des Cascades, rue Hélène-Boucher.

Communiqué du DROIT HUMAIN pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

 Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes le 25 novembre 2022

La violence à l’égard des femmes est présente dans toutes les sociétés du monde, dans toutes les cultures, dans toutes les religions, à tous les niveaux de revenus et d’éducation. Une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles.

Cette situation est d’autant plus intolérable que nous disposons depuis 2011 d’un outil puissant pour lutter contre ce fléau. Il s’agit de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Cette convention est le premier instrument international juridiquement contraignant ouvert à tous les pays du monde, qui prévoit un ensemble complet de mesures pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

En outre, cette année, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté un nouveau programme de développement durable qui, pour la première fois, comprend des objectifs et des indicateurs spécifiques pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes.

Au-delà de notre pays, nous pensons plus particulièrement cette année aux femmes victimes de viols pendant les conflits, à la population iranienne en lutte pour la démocratie et contre le patriarcat religieux, aux femmes afghanes privées de leurs droits.

Partout où ils se trouvent les francs-maçons de la Fédération Française du DROIT HUMAIN, dans la continuité de l’action entreprise par Maria Deraismes et Georges Martin, s’engagent contre ces violences et le respect de la dignité humaine.

Le Conseil National de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN

https://arretonslesviolences.gouv.fr

https://www.droithumain-france.org/journee-international-pour-lelimination-de-la-violence-a-legard-des-femmes-le-24-novembre-2022/

10 Brésiliens célèbres qui ont été francs-maçons… ou le sont toujours

De notre confrère brésilien segredosdomundo.r7.com – Par Adelina Lima

La franc-maçonnerie est une société discrète qui n’intéresse que ses membres, comme les célèbres francs-maçons brésiliens de cette liste. Certains voudraient faire remonter l’origine de la franc-maçonnerie au Moyen Âge européen, où il existait des Maîtres bâtisseurs. Ceux-ci maîtrisaient l’art de construire des cathédrales et gardaient jalousement les secrets de la construction, qui étaient enseignés dans des confréries appelées loges.

Cette sociabilité et ces règles secrètes ont été utilisées par des personnes éduquées aux idées de la Renaissance et aux critiques du catholicisme dominant dans la culture pour se réunir et échanger des idées.

Au fil du temps, quatre loges se sont réunies à Londres pour fonder la Grande Loge de Londres, le 24 juin 1717. Plus tard, en 1723, la première constitution maçonnique a été rédigée, où les règles et les rites symboliques de l’institution ont été établis, en particulier le tolérance religieuse.

Ses membres se sont distingués au XVIIIe siècle par leurs idéaux des Lumières et leur soutien aux causes républicaines, tant en France qu’aux États-Unis, adhérant aux idéaux de la Révolution française : liberté, égalité et fraternité. De même, son influence se retrouve dans plusieurs loges maçonniques à travers le Brésil.

Par conséquent, dans l’article d’aujourd’hui, nous énumérerons certains des Brésiliens célèbres que vous ne connaissiez peut-être pas.

10 célèbres francs-maçons brésiliens

1. Dom Pedro I

Pedro Gatimozin

Pedro Gatimozin, comme il avait l’habitude de signer la correspondance maçonnique, effectua son initiation en août à la Loge Comércio e Artes, à Rio de Janeiro. Incidemment, l’empereur occupait même le poste de Grand Maître.

2. José Bonifácio

José Bonifácio

Naturaliste, homme d’État et poète luso-brésilien, connu sous l’épithète de Patriarche de l’Indépendance pour son rôle décisif dans l’Indépendance du Brésil. Son initiation maçonnique eut lieu le 20 mai 1822.

3. Antonio Francisco Lisboa, Aleijadinho

Antonio Francisco Lisboa

Pour ses travaux et sa grande ténacité, il a été immortalisé dans l’histoire du Brésil. Sculpteur, architecte, il est ainsi considéré by comme l’artiste brésilien le plus important de la période coloniale.

4. Luiz Gonzaga

Luiz Gonzaga

Le roi de Baião a rejoint l’ordre en avril 1971 par l’intermédiaire de la Paranapuan Lodge, sur Ilha do Governador. Incidemment, sa chanson ‘Acácia Amarela’, de 1982, apporte des références claires à la franc-maçonnerie

5. Florian Peixoto

Florian Peixoto

Militaire et homme politique de la ville d’Ipióca (AL). Consolidation de la République brésilienne. Il a été président en remplacement de Deodoro da Fonseca. Dans son gouvernement, il fait face à de nombreuses révoltes avec fermeté et énergie, recevant pour cela, le surnom de « maréchal de fer ».

6. Pixinguinha

Arrangeur, instrumentiste et compositeur brésilien. Auteur des choros ‘Carinhoso’ et ‘Rosa’. En outre, il a également popularisé des instruments africains tels que la cuíca et le tambourin.

7. Hamilton Mourao

Hamilton Mourao – Foto: Romério Cunha/ VPR

Général de réserve de l’armée brésilienne et actuel vice-président du Brésil, depuis 2019. Franc-maçon depuis plus de 20 ans, Mourão est désormais titulaire du 32e degré du rite écossais.

Il occupait déjà le poste de grand inspecteur. Actuellement, il est le sublime prince du secret royal, un tres haut niveau dans la franc-maçonnerie brésilienne, poste si peu occupé avant.

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8. Santana, la chanteuse

Chanteur, compositeur et musicien brésilien. Référence du forró pé de serra au Brésil. Tout au long de sa carrière, il a enregistré plus de 10 albums. Avec une voix et un timbre similaires à ceux de Luíz Gonzaga, il se lie d’amitié avec Rei do Baião, où il participe et chante longtemps dans ses spectacles.

De plus, son initiation s’est faite dans une loge du Grand Orient du Brésil. Plus tard, il rejoint la loge maçonnique « Berceau de lumière » à Recife.

9. Michel Temer

Michel Temer

L’ancien président du Brésil, Michel Temer (MDB), a été membre de la franc-maçonnerie pendant 14 ans, entre 2001 et 2015. Son initiation a eu lieu à la Loja Symbolica Colunas Paulistas, à São Paulo, où il fut maître en 2004.

10. Fabio Junior

Enfin, un autre des célèbres francs-maçons brésiliens est le chanteur-compositeur Fábio Júnior. Bien qu’il ne se soit jamais officiellement déclaré, il s’est produit à plusieurs reprises lors d’événements spéciaux dans des loges maçonniques au Brésil.

Tout comme Luiz Gonzaga, le père de Fiuk a aussi une chanson qui fait référence à la franc-maçonnerie, qui est ‘Inspira Pirâmide, Inspira-me, Espalha Energia’.

Sources : Uol , JCNE , Buzzfeed

Le revenu universel inconditionnel, un espoir pour lutter contre la pauvreté !

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C’est dans la première phrase du préambule de la déclaration des droits de l’homme de 1948 que l’on peut prendre connaissance de l’importance de la dignité humaine : « Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »

Reconnaître la « Dignité » à tous les membres de la famille humaine implique la reconnaissance de droits ; c’est ce que fait la déclaration des droits de l’homme avec ses trente articles. Mais malheureusement cette reconnaissance juridique et philosophique n’a pas suffi !

74 ans plus tard, cette dignité reconnue, inhérente à tous les membres de la famille humaine,  n’empêche pas  des centaines de millions d’êtres humains de vivre dans des conditions indignes. Que faire ? Comment expliquer cette situation ?

Une approche politique donne une réponse, en incriminant les grands groupes capitalistes mondiaux et les états impérialistes et autocrates. Mais, une autre réflexion peut nous intéresser ; elle a été initiée en 1516 par Thomas More  (1478-1535), érudit anglais, une des figures de l’humanisme, qui, dans son ouvrage « L’utopie », théorisa un monde différent avec la possibilité pour un individu de percevoir un revenu de la communauté indépendamment de son activité !

Bien d’autres penseurs ont poursuivi cette réflexion sur le revenu universel, malgré le dénigrement dont il a été victime ; il a été accusé de favoriser l’inactivité et la paresse. Il a été opposé à la notion de travail, considéré comme la seule valeur source de liberté. Aujourd’hui, devant la persistance d’inégalités sociales discriminantes, devant la pauvreté de millions de personnes de nombreux états sous-développés, le revenu universel a reconquis des lettres de noblesse.

Yoland Bresson, économiste français, (1942 – 2014 ), membre du GODF

Le revenu universel ne peut être compris si on oublie que tout individu inscrit son existence dans le cadre d’une communauté. Toute communauté se révèle être une entité culturelle, parfois politique, mais aussi économique.  Elle rassemble l’ensemble des pouvoirs économiques de ses membres qu’ils soient des particuliers ou des entreprises.

Aujourd’hui, pour de nombreux pays, la communauté c’est bien sûr la nation et l’état, mais cela peut aussi être des entités plus réduites, la commune, le canton ou le département. On pourrait définir la communauté comme un ensemble de structures institutionnelles et sociales dans lesquelles les membres vivent et développent une activité et un travail permettant à cette communauté de s’organiser et faciliter le vivre ensemble.

On peut dire que le revenu universel a vocation à réinventer le contrat social qui lie les individus et leur communauté. Ce n’est pas un chèque en blanc versé avec générosité de façon irresponsable !

Dans les pays riches, où, malgré des aides sociales, persistent des ilots de paupérisation sociale, le débat sur le revenu universel s’est polarisé sur la capacité ou non pour l’Etat de prendre en charge un revenu universel d’un montant équivalent au seuil de pauvreté. Rappelons que « le seuil de pauvreté est fixé par convention à 60 % du niveau de vie médian de la population. En France, il correspond à un revenu disponible de 1 102 euros par mois pour une personne vivant seule et de 2 314 euros pour un couple avec deux enfants âgés de moins de 14 ans » (source insee).

Le montant du revenu universel est destiné à être fixé en fonction des capacités financières réelles de la communauté. Cela suppose une expertise indépendante. Dans les pays en voie de développement, avec le même principe, le débat est tout autre.

D’abord, nous sommes confrontés, dans certains secteurs de la population, à une situation dramatique où l’extrême pauvreté impose sa loi ; la dignité reconnue en théorie fait figure d’utopie. Le mal être suscite la révolte et aussi la fuite !

On peut comprendre que dans nos pays occidentaux où la grande majorité de la population a un niveau de vie élevé, on n’ait pas conscience de ce vécu de millions d’êtres humains en particulier africains !

Mais l’actualité, elle, ne les oublie pas ! Cette extrême pauvreté, elle alimente l’immigration clandestine, l’économie parallèle avec le trafic des stupéfiants ! Elle transforme notre démocratie pépère en mettant au pouvoir les ennemis de la démocratie, c’est ce qu’on appelle l’illibéralisme qui devient de plus en plus une réalité

En un mot, l’extrême pauvreté associée à une démographie galopante transforme les relations pacifiques en conflits permanents ! L’Europe s’en trouve déstabilisée, la paix dans le monde n’est plus qu’un vœu pieu !

Le revenu universel inconditionnel, en permettant à ces populations de sortir de l’extrême pauvreté et de vivre dignement au village, peut être la solution !

C’est dans le cadre de la commission nationale d’étude du revenu universel inconditionnel du GODF que cette réflexion a abouti à l’idée de proposer une expérimentation sur un secteur communal du Sénégal !

Un groupe de sœurs et frères de différentes loges du Grand Orient de France s’est engagé dans cette réflexion ; une association profane a été créée ; elle est dénommée « Digne avec le revenu universel inconditionnel » !

Aujourd’hui, le projet est construit ; il s’agit d’expérimenter et d’évaluer la pertinence de la délivrance d’un revenu universel inconditionnel en Afrique ; si on prend l’exemple de ce que l’ONG « Give directly » fait au Kenya, il s’agira d’un revenu universel inconditionnel de l’ordre de 20 €/mois sur une période d’environ 5 ans pour une population communale de plus de 3000 habitants – A titre d’information ce devrait être un budget de réalisation de l’ordre de 30 millions d’Euros.

Une commune du Sénégal profond est volontaire : c’est Ethiolo !

Une ONG reconnue accepte d’être maître d’œuvre du projet : C’est ENDA GRAF SAHEL, une branche d’ENDA TIERS MONDE !

Une évaluation du coût nécessaire à l’étude préalable et au recueil des informations indispensables au montage du projet a été faite : 50 000 Euros sont nécessaires !

Si vous souhaitez donner un sens à votre engagement, c’est possible ! Différentes possibilités s’offrent à vous dans la mesure de vos possibilités !

Nous avons six mois pour réussir ce pari !

Si nous réussissons nous pourrons tous être fiers d’avoir permis de faire ce premier pas qui permettra d’avoir une idée claire des retombées possibles du revenu universel inconditionnel !

Agissez en cliquant ici

Grande Loge Féminine de France : Communiqué de presse

25 NOVEMBRE, JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION
DE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES

TOUJOURS ET ENCORE

La Grande Loge Féminine de France rappelle qu’il y a plus de vingt ans, l’ONU a instauré en 1999 la journée pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Aujourd’hui, quelles avancées, quels retours en arrière, quelles menaces ?
Les femmes continuent de mourir sous les coups d’un mari, d’un compagnon, d’un frère.
Les violences sont multiples : intrafamiliales, sociales, professionnelles, politiques, partout où le fait d’être femme entraîne sexisme, discrimination, emprise et entrave à leur émancipation et à leur autonomie de vie

Les féminicides n’épargnent aucun pays, tout comme prolifèrent ces dernières années :
• les violences infligées aux femmes afghanes qui demandent le droit de vivre libres
• les menaces qui s’abattent sur les droits des femmes et sur leur libre choix à l’avortement dans de nombreux pays
• les viols de guerre en Ukraine et ailleurs
• les meurtres politiques et religieux en Iran

En outre, la Grande Loge Féminine de France rappelle que certains outils de lutte existent comme la Convention dite d’Istanbul en Europe, mais seule une volonté politique sans
faiblesse peut prévenir la violence, soutenir les victimes, initier les poursuites pénales nécessaires et le suivi sur le long terme des familles et des enfants témoins. Pour cela, des moyens importants doivent être mobilisés, dans notre pays et partout où nous pouvons agir.

Il est urgent de combattre les dégâts de l’idéologie patriarcale et de renforcer une éducation complète à la sexualité et contre le sexisme chez les filles et les garçons afin de sortir des stéréotypes de genre qui reproduisent les schémas de discrimination et de casser la reproduction des violences de génération en génération.

Paris, le 25 novembre 2022

CONTACT
Marie-Christine Lecomte
01 87 89 73 97
communication@glff.org

25 et 26/11/2022 : Conférences publiques du DROIT HUMAIN à la Réunion

Les vendredi 25 et samedi 26 novembre 2022, Amande PICHEGRU, Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN animera deux conférences publiques à La Réunion sur le thème “Être franc-maçon en mixités” :

  • à Saint -Pierre le vendredi 25 novembre à 18h – dans les Salons d’honneur de la Mairie
  • à Saint-Denis le samedi 26 novembre à 15h – dans le Salon du Conseil de la Mairie

Entrée libre – sans inscription – pot de l’amitié à l’issue de l’évènement –

INSCRIPTION SUR : ce lien

A l’invitation et sur l’organisation des loges du DROIT HUMAIN de la Réunion, ces deux conférences publiques du Grand Maître National s’inscrivent dans le cadre d’une semaine très dense en rencontres entre Frères et Sœurs du DROIT HUMAIN et diverses tenues maçonniques de tous degrés sur l’île. A cette occasion, la Fédération française s’exprimera dans plusieurs media locaux de la presse télévisée et écrite (à suivre sur les réseaux sociaux du DROIT HUMAIN).

26/11/2022 : Lille fait son Académie Maçonnique

Dans le cadre de son cycle annuel de conférences, réservées aux Sœurs et aux Frères, l’Académie Maçonnique de Lille vous propose, ce samedi 26 novembre 2022 de 9 h à 13 h, un programme aux petits oignons ! Rien que pour vous, avec pour thème les « Apports des philosophies et des religions à la Franc-Maçonnerie ».

Au programme :

Michel de Montaigne, par Robert Florent (GLDF) sur « La vie heureuse » 

Michel Eyquem de Montaigne, seigneur de Montaigne, plus connu sous la simple dénomination de Montaigne, né le 28 février 1533 et mort le 13 septembre 1592 au château de Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne), est un philosophe, humaniste et moraliste français de la Renaissance, ainsi qu’un écrivain érudit.

Académie Maçonnique
Académie Maçonnique

Illustration : portrait présumé de Montaigne par un auteur anonyme (anciennement attribué à Dumonstier) repris par Thomas de Leu pour orner l’édition des Essais de 1608. Ce portrait, dit de Chantilly car acquis par le duc d’Aumale en 1882, est aujourd’hui conservé au musée Condé. Les vêtements et décorations désignent le détenteur de l’ordre de Saint-Michel qui lui fut attribué en 1577.

Gottfried Wilhelm Leibniz, par Monique Rigal (GLFF) sur « La Quête de l’Harmonie »

Gottfried Wilhelm Leibniz, né à Leipzig le 1er juillet 1646 et mort à Hanovre le 14 novembre 1716, est un philosophe, scientifique, mathématicien, logicien, diplomate, juriste, bibliothécaire et philologue allemand. Esprit polymathe, personnalité importante de la période Frühaufklärung, il occupe une place primordiale dans l’histoire de la philosophie et l’histoire des sciences (notamment des mathématiques) et est souvent considéré comme le dernier « génie universel ». Illustration : portrait de Leibniz peint par Christoph Bernhard Francke.

Francis Bardot

Pierre Teilhard de Chardin par Francis Bardot (GL-AMF) sur « L’Esprit Matière »

Pierre Teilhard de Chardin en 1953

Né le 1er mai 1881 à Orcines dans le Puy-de-Dôme et mort le 10 avril 1955 à New York aux États-Unis, Pierre Teilhard de Chardin est un prêtre jésuite français, chercheur, paléontologue, théologien et philosophe. Scientifique réputé, théoricien de l’évolution, Pierre Teilhard de Chardin est à la fois un géologue, spécialiste de la Chine du Carbonifère au Pliocène et un paléontologue des vertébrés du Cénozoïque. Sa fréquentation régulière des paléoanthropologues qui étudiaient les premiers hominidés, tout juste découverts, l’incita à réfléchir à l’encéphalisation propre à la lignée des primates anthropoïdes.

Maison des associations, Ronchin

Infos pratiques :

Site de la Grande Loge de France à Ronchin, maison des associations (59). Ce lieu atypique offre une architecture extérieure volontairement sobre, reflétant un souci de discrétion, mais la décoration symbolique des Temples qu’il héberge est empreinte de l’esprit des Maçons qui y travaillent.

Inscriptions :

Lieu symbolique : Menhirs, dolmens et mégalithes en Bretagne

La Bretagne est réputée pour ses spécialités culinaires, ses paysages magnifiques ainsi que pour sa culture particulièrement riche. Mais c’est également une terre où l’Histoire se mêle aux légendes.

Et « Quand la légende est plus belle que la réalité, on imprime la légende ! ». Cette phrase, elle-même entrée dans la légende du cinéma, est une réplique du superbe film états-unien de 1962 L’homme qui tua Liberty Valance, l’avant-dernier western de John Ford, qui réunit à l’écran les deux légendes hollywoodiennes John Wayne et James Stewart. Mais revenons à nos mégalithes !

Les menhirs, dolmens et autres pierres dressées ont largement alimenté les contes et mythes qui entourent le folklore celte.

Retrouvez le PDF gratuit de Thomas William Hazen Rolleston (1857-1920) sur Mythes et légendes des Celtes, traduit par William Romieux, sur https://www.arbredor.com/ebooks/MythesCeltes.pdf (Celtic Myths and Legends également intitulé Myths & Legends of the Celtic Race ; 1911, réimprimé 1917, 1990).

fresque murale, Bruxelles

Contrairement à l’imagerie populaire selon laquelle les Gaulois auraient été des tailleurs et porteurs de menhirs, il faut remonter quelques millénaires avant la naissance d’Obélix* pour retrouver la trace des bâtisseurs.

Carnac, alignements

Les menhirs de Carnac, dans le Morbihan, sont datés du Vᵉ millénaire avant J.-C. et constituent le monument néolithique le plus imposant et gigantesque de la Bretagne. On compte aujourd’hui 2733 menhirs alignés sur plus d’une dizaine de files le long de 4 kilomètres aux abords de la baie de Quiberon. Il est cependant probable que les alignements de Carnac aient fait en réalité le double de taille.

La plupart des visiteurs viennent pour les alignements de Kermario et du Ménec. L’alignement de Kermario comporte les plus gros menhirs de Carnac. Ces imposants blocs de granit font toujours leur effet en photos ! Le Géant du Manio qui s’y trouve est un menhir de 6 mètres de hauteur qui vaut largement le coup d’œil.

Dol-de-Bretagne : menhir du Champ Dolent avec ses 9,30 m de haut

Dans Mémoires d’un touriste, l’écrivain Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme de Stendhalinitié le 3 août 1806 au sein de la Loge « Sainte-Caroline », à l’Orient de Paris – se demande « Par quel mécanisme les Gaulois, que nous nous figurons si peu avancés dans les arts, ont-ils pu transporter une masse de granit longue de quarante pieds et épaisse de huit ? Comment l’ont-ils dressé ? »

Comme beaucoup de romantiques et de celtomanes, Stendhal se figurait les menhirs en provenance de l’Antiquité. Celte sans jamais imaginer qu’ils purent être bien plus anciens. Le menhir du Champ Dolent est sans doute l’un des menhirs les plus imposants encore debout avec ses 9,30 mètres de hauteur. Situé à la périphérie de Dol-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine, le mégalithe breton et ses 50 tonnes de granit ont alimenté les légendes locales pendant des siècles de christianisation et de folklore.

Dolmen de la Roche-aux-Fées, en Ille-et-Vilaine

Les visiteurs de la Bretagne n’auront pas à aller bien loin ! Le dolmen de la Roche-aux-Fées se trouve en Ille-et-Vilaine, au sud-est de Rennes. Parmi les dolmens en Bretagne, celui de la Roche-aux-Fées est sans doute l’un des plus impressionnants.

Cette construction étonnamment bien conservée a amené les habitants locaux du XVIIIᵉ siècle (et probablement avant) à l’appeler comme telle car la petite histoire prétend que les pierres ont été apportées une à une par les fées, comme souvent dans les légendes liées aux mégalithes bretons.

Dans les faits, il s’agit d’un ensemble mégalithique plutôt récent, datant de la fin du Néolithique (entre 3000 et 2500 avant J.-C.), qui était recouvert de terre afin d’en faire un tumulus funéraire aligné avec le lever du soleil lors du solstice d’hiver.

Trois des morceaux du Grand menhir brisé et, à l’arrière-plan, le cairn d’Er Grah.

Grand menhir brisé d’Er Grah à Locmariaquer en Bretagne

Le site mégalithique de Bretagne est le plus célèbre est celui du Grand menhir brisé d’Er Grah, également appelé en breton : Men ar hroëc’h (Pierre de la Fée). Située à Locmariaquer, dans le Morbihan, cette immense pierre déchue mesurait autrefois 18,5 mètres de hauteur lorsqu’il était dressé (20,4 m partie en terre comprise), 3 m de largeur, masse estimée entre 270 et 330 tonnes selon les meilleures estimations.

Le Grand menhir brisé d’Er Grah photographie de Séraphin-Médéric Mieusement, 1893

Ce menhir, dont l’érection remonterait au milieu du Ve millénaire av. J.-C. est aujourd’hui à terre et brisé en quatre fragments. Il se dressait au milieu d’un ensemble monumental associant exceptionnellement, en un même lieu, les trois familles de monuments mégalithiques : le tumulus d’Er Grah, le cairn de la Table des Marchand, le grand menhir brisé.

Les raisons de la chute du menhir de Locmariaquer ont beaucoup varié : foudre, érosion, brisé par son propre poids… Une hypothèse plus probable émerge cependant : les différents séismes auraient progressivement fait incliner la pierre jusqu’à la faire tomber et la briser en quatre morceaux. Érigé au milieu du Vᵉ millénaire avant J.-C., le menhir serait tombé à la fin du Néolithique. Il est classé monument historique depuis 1935.

Question de vocabulaire : différence entre menhir, dolmen et mégalithe

Dolmen et menhir sont tous deux des mégalithes : des structures construites et taillées à base de grandes pierres. Mais comment les différencier ?

Menhirs, Carnac

Menhir provient du breton et signifie « longue pierre ». Un menhir est un monolithe, un bloc de pierre taillé ou brut qui avait pour vocation de servir de repère. Il s’agit d’une des hypothèses les plus probables mais dont on n’est pas encore totalement assuré.

Dolmen, Crucuno

Dolmen est également un mot breton signifiant « table en pierre » du fait de la forme du monument. Un dolmen est une structure de plusieurs monolithes disposés horizontalement et verticalement afin de créer le squelette d’une sépulture. En effet, les dolmens étaient autrefois recouverts de terre et mortier, formant alors un tumulus.

Mégalithe provient de mégas, μέγασ, « grand » et λίθοσ, lithos, « pierre » en grec ancien, est une construction monumentale liée au mégalithisme (au sens strict et archéologique du terme), constituée d’une ou de plusieurs pierres brutes de grandes dimensions peu ou pas taillées, érigées sans mortier ni ciment pour fixer la structure.

Où peut-on voir des menhirs en France ? Alignements, dolmens, menhirs, la France abrite de nombreux monuments plurimillénaires, souvent méconnus. Il n’y a pas que Carnac ou la Bretagne… Mais c’est une autre histoire ! À découvrir, ensemble, si tel est votre désir.

Source : bretagne.com

La carrière à menhirs d’Obélix – studios Bavaria, complexe cinématographiques allemands situé à Geiselgasteig, près de Munich en Bavière

*Obélix est un personnage de fiction créé par René Goscinny et Albert Uderzo dans la bande dessinée Astérix en 1959. Il est le meilleur ami d’Astérix et l’accompagne dans chacune de ses aventures, excepté la première (Astérix le Gaulois).

EXCLUSIF : Interview de Francis Wolff, professeur émérite de philosophie à l’ENS

Le week-end prochain se tient à Toulouse l’évènement maçonnique le plus important de l’année ! Le 7e Salon Maçonnique, organisé par l‘Institut Toulousain d’Études Maçonniques (ITEM).

Une conférence inaugurale E-X-C-E-P-T-I-O-N-N-E-L-L-E 

Au cœur de ville, samedi 26 novembre à 9 h 45, le salon ouvre avec une conférence plénière du philosophe de l’École normale supérieure (ENS) Francis Wolff, spécialiste reconnu de l’universalisme. Il traitera du sujet « La raison de l’Universel », thème issu des travaux que l’on retrouve dans son ouvrage Plaidoyer pour l’Universel (Hachette, Coll. Pluriel, 2021). Un texte lumineux contre le relativisme d’aujourd’hui.

Francis Wolff a bien voulu répondre à nos questions.

450.fm : Francis Wolff, vous êtes actuellement professeur émérite de philosophie à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. Vos écrits rencontrent de plus en plus un écho plus que favorable parmi les francs-maçons. Pourquoi d’après-vous ?

Francis Wolff : Depuis une dizaines d’années, mon travail s’est progressivement recentré autour de la notion d’humanité: les vicissitudes de son histoire scientifique, politique et morale, et les remises en cause contemporaines qu’elle traverse. 

Ainsi, un de mes derniers livres (Plaidoyer pour l’universel) est sous-titré: Fonder l’humanisme. Je n’ignorais pas que cette notion est au centre de la réflexion des francs-maçons, mais ma recherche était purement philosophique, comme le suggère l’idée de « fondement » . 

Il me semble en effet que nous avons perdu tous les fondements traditionnels (un Dieu créateur qui aurait fait tous les hommes égaux à son image; une Nature généreuse qui nous aurait accordé les mêmes droits à tous et à chacun(e)) qui permettaient d’asseoir l’adhésion en l’humanisme: comment y croire encore à l’heure de l’antispécisme et du transhumanisme ? 

Je pense donc que les francs-maçons ont trouvé dans mes travaux de quoi alimenter leurs réflexions, discuter leurs convictions et chercher à en affermir les bases. C’est ce qu’on appelle « philosopher ». Je ne l’ai pas cherché, mais je m’en réjouis vivement.

450.fm : Comment « La raison de l’Universel », thème de votre conférence inaugurale du 7e Salon maçonnique de Toulouse s’inscrit-elle dans la thématique « Transmettre et reconstruire » ?

FW : J’ignore quel était le but des organisateurs en me faisant l’honneur de me confier cette conférence inaugurale. Ce que je peux vous dire, c’est que je ressens moi aussi cette double nécessité, de transmettre et de reconstruire. 

Transmettre le sens de l’humanité, c’est-à-dire non pas seulement l’enseigner ou l’expliquer verticalement, mais aussi le faire vivre horizontalement par le dialogue et l’argumentation. 

Reconstruire les valeurs universelles, à l’heure où elles sont remises en question, à droite comme à gauche: à droite avec la montée des nationalismes et des replis xénophobes, à gauche, avec la montée des revendications identitaires aux lieu et place des revendications égalitaires.

450.fm : Chez Fayard et toujours dans cette belle collection « Histoire de la pensée« , vous avez, en 2017, publié Trois utopies contemporaines. Dans cet opus, vous nous dites que nous avons perdu les deux repères qui permettaient autrefois de nous définir entre les dieux et les bêtes. Quels seraient selon-vous, dans notre période post Covid, les repères qui doivent jalonner la démarche de notre Humanité.

FW : Je ne vous cacherai pas que j’ai vu dans cette pandémie comme la confirmation de ce que j’avais écrit dans Trois utopies contemporaines et dans Plaidoyer pour l’universel. 

Nous avons avec les pandémies et les crises écologiques la preuve que les pires maux sont désormais globaux et qu’ils menacent l’humanité comme telle, ce qui rend un peu dérisoires tous les replis identitaires, même s’ils apparaissent comme un « sauve qui peut » généralisé. 

En outre, nous avons pu constater l’inanité des apologies naïves du « vivant » auxquelles on assiste depuis quelques années. Nous avons vu que tous les vivants ne se valent pas. Qu’est-ce que cette pandémie, sinon le fait qu’une espèce vivante ou se comportant comme telle (virus, bactérie), par son mode d’évolution, d’adaptation à son milieu, de reproduction indéfinie, de mutations permanentes, de création illimitée de variants, menace une autre espèce vivante (l’humanité). Il faut donc choisir entre les vivants. 

Ce sont deux des leçons du Covid.

Et pour répondre plus précisément à votre question, je vous propose trois repères qui sont pour moi la définition de l’humanisme et qu’il s’agit donc d’approfondir ou de fonder. Un : l’humanité est une communauté morale. Deux : l’humanité est la seule source de valeurs. Trois: tous les êtres humains ont une valeur égale.