Un prolifique sémantisme, très ancien, étendu dans tout le domaine indo-européen.
Le sanskrit Veda désigne l’ensemble des textes de la tradition révélée, dont l’origine remonterait au moins au deuxième millénaire avant l’ère chrétienne.
Le grec *oida, *idein fait référence au savoir en tant que connaissance théorique, d’où l’idée, dans le domaine philosophique, l’idéologie plutôt politique, ou encore l’idole religieuse. Avec une légère modification orthographique, l’histoire définit l’enquête, dont l’historien Hérodote (480-425 av.JC.) offre la première rédaction, parce qu’il porte témoignage de ce qu’il a vu par lui-même au cours de ses nombreux voyages dans l’espace méditerranéen. Il est au sens propre celui qui sait pour l’avoir vu, *istôr.
Le latin *videre reprend la même idée de connaissance, qui est bien plus que le simple acte de voir.
Le champ lexical qui en est issu est très vaste, vidéo,bévue et entrevue, voyeurisme. Voici le belvédère.Voilà bien des visions dignes d’un voyant !
*Visus désignela vision, faculté de voir ou d’être vu, ce qui est visuel, visible, l’aspect, l’apparence.
Par les yeux, évidemment. Au milieu du visage, en vis-à-vis de l’autre qu’on envisage, avec les réflexions à tous sens du terme qui accompagnent ce regard appuyé. Au point de le dévisager, jusqu’à en endommager les traits, à le défigurer, comme si cette insistance excessive tentait de le priver de visage.
Cette tonalité maligne se retrouve dans le latin *invidia, l’envie qui est une sorte de mauvais oeil que l’on jette par jalousie, un sort funeste.
La *providentia a toujours une connotation religieuse, parce qu’elle s’apparente à la prophétie, au don de double vue, puisqu’elle se porte sur le futur dont on n’a aucune connaissance tangible. Comment en effet prévoir les aléas qui surgissent à l’improviste sur le chemin, même si, par prudence, on est enclin à certaines précautions ?
Réduit à un « pourvu que… » bien hasardeux, à une improvisation sans garantie.
De quoi souvent réviser ses avis péremptoires sur les gens, les circonstances et autres.
La visite, qui fait banalement partie du vocabulaire contemporain, a perdu sa valeur ecclésiastique première. En effet, elle décrivait naguère l’attitude presque suspicieuse des hommes d’Eglise qui avaient l’œil sur leurs ouailles pour les contrôler, éventuellement les châtier en cas de manquement aux règles. La visite, au XIXe siècle, devient une manie de courir la ville et les salons, visites en passant dont on ne laissera que la trace de sa « carte de visite » justement. Un geste dénué de sincérité, puisqu’il ne s’agit en réalité que de se faire remarquer, de faire croire à un carnet d’adresses bien rempli, à une riche vie sociale, un peu à l’aune des « like » sur réseaux sociaux… Il existe même une fonction de « poseur de cartes », que remplit un domestique. Un jeu de convenances hypocrites dont personne n’est vraiment dupe, mais qui dispense d’envisager concrètement quelqu’un.
Pourtant le visage, n’est-ce point ce qui délimite les contours d’autrui qui me regarde et que je regarde, anatomique par les yeux, le nez, la bouche qui le composent, expression plurielle des sentiments qui l’animent ? Envisager l’autre, n’est-ce point m’offrir sans prévention ni défense à l’autre qui accepte la réciprocité ? N’est-ce point y puiser les sources de l’identité et de l’humanité en chacun ?
Annick DROGOU
*Weid- englobe le champ de la vision en tant qu’elle sert à la connaissance.
À force de circuler, les mots s’usent comme de vieux billets de banque et, s’ils donnent encore le change, ils sont bien dévalués. Aurions-nous oublié la force du mot envisager ?
Retour à la simplicité. Retrouvons le sens des mots : pour l’homme du XVIe siècle, envisager, c’est regarder le visage de l’autre. On envisage quelqu’un, on le prend en considération. Mais, engoncés dans l’individualisme moderne et cadenassés derrière nos peurs contemporaines, nous n’osons plus envisager quiconque, sauf à le dévisager ou l’envisager comme le prédateur se projette sur sa proie. On connaît le mot de Sacha Guitry et sa réponse à une femme qu’il regardait lourdement : « Monsieur, arrêtez de me dévisager.
– Madame, je ne vous dévisage pas, je vous envisage ».
Non, envisager celui ou celle qui est en face de moi, qui me présente sa face et à qui, à mon tour, je fais face, c’est contempler son mystère. Rien d’intrusif. C’est prendre l’autre au sérieux dans cette altérité qu’a si bien décrite Emmanuel Levinas, ici davantage poète que philosophe. Ô visage, miroir de l’âme ! Que dire du regard que nous portons sur le visage de l’autre, ce que nous voulons y lire de son mystère et de notre humanité commune, de nos fêlures et de nos plénitudes au-delà de tout masque. Envisager en se rappelant les mots de la Genèse : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa » (Gn. 1,27), ce qu’André Chouraqui a traduit : « Elohîms crée le glébeux à sa réplique, à la réplique d’Elohîms, il le crée ». Envisager, c’est donc répliquer, entrer dans un dialogue silencieux, un échange sacré, une triangulation d’amour où s’orienter, comme dans ces mots de Max Picard, le grand poète du visage : « Quand deux hommes parlent ensemble, il y en a toujours un troisième parmi eux : le silence qui écoute ».
On conseille aux sportifs de visualiser l’épreuve qu’ils vont vivre pour entrer dans sa pleine réalité. Le champion se fait visionnaire, présent à ce qui va advenir, jusqu’à en devenir un élément, ne faire qu’un avec cette réalité. Être pleinement humain, c’est avoir le courage, la force du cœur, de visualiser. Pour envisager la réalité, et même l’envisager jusqu’à la réalité ultime qu’on ne peut voir. C’est ne jamais baisser les yeux. Et accepter d’être soi-même à visage découvert.
Nous humains avons souvent confondu la quête du bien-être et celle du bonheur. La première est un préalable à la seconde, mais il faut volontairement passer de l’une vers l’autre, sans quoi de désagréables déconvenues nous attendent. Explications.
Beaucoup d’entre nous sont devenus maçons parce que nous avions « une quête ». Il peut s’agir de la quête de l’absolu, de la vérité ( ou en tous cas sa vérité ), du progrès, la justice, et toutes ces valeurs éventuellement assorties d’une majuscule. L’humain lambda, lui, c’est plutôt le bonheur qu’il recherche. Enfin, ça c’est plutôt chez nous en Occident.
Les grecs déjà faisaient observer que le philosophe fait nécessairement partie des riches, l’exception notable étant Diogène de Sinope. Le philosophe moyen, lui, a besoin d’argent et d’esclaves pour accomplir les tâches qui le laisseront, repu, propre et avec ses autres besoins physiologiques satisfaits, afin qu’il dispose du temps pour réfléchir à toutes ces nobles choses philosophiques. Quelques siècles plus tard, la pyramide de Maslow nous résume l’ordre de priorité des besoins.
Privilégiés que nous sommes, nous oublions allègrement que les esclaves d’antan sont remplacés par une surconsommation d’énergies, dont certaines déstabilisent la surface de notre pauvre planète.
Ces énergies sont absorbées par plein de technologies dont nous critiquons les quelques défauts, sans rien changer à nos consommations compulsives. Et pour finir, il y a toutes ces mains invisibles qui au bout du monde, nous confectionnent pour un salaire de misère, ces objets que nous remplacerons au premier accroc.
Le terme « quête » induit l’idée que la satisfaction définitive n’existe pas, ou disparaît rapidement. Ceci avait attiré l’attention de l’économiste Richard Easterlin dans les seventies. L’étude qu’il avait menée avait ramené l’observation qu’il existe bien, comme attendu, une corrélation positive entre PIB par habitant et leur évaluation de leur niveau de bonheur. Mais la corrélation était faible, ce qui est étonnant puisque, entre autres, la qualité de la médecine suit l’écart des niveaux de richesse. La corrélation existe aussi à l’intérieur d’un pays, entre riches et pauvres qui se côtoient. Cela me fait immanquablement penser à mon supérieur hiérarchique qui disait « à quoi ça sert d’être heureux si les autres ne sont pas malheureux ». Humour grinçant qui m’a longtemps fait douter de la bienveillance moyenne de l’humain.
L’étude a finalement été nommée « le paradoxe d’Easterlin » car montrant que sur une période donnée, on n’observe pas de relation entre un accroissement de richesse et le bonheur .
Les historiens de l’humanité ne sont pas choqués de cette constatation : un cas similaire s’est produit lors du passage du Paléolithique des chasseurs-cueilleurs au Néolithique des agriculteurs-éleveurs. En effet, l’agriculture a certes diminué les famines et permis à la population de croître en stockant des denrées, mais les inégalités sont apparues à ce moment, de même qu’une soumission plus forte aux rythmes imposés par la nature ou les hiérarchies, les épidémies, les guerres à grande échelle, etc.
Une première explication au paradoxe d’Easterlin vient de ce que le bonheur est en quelque sorte « plafonnable» : quand on est comblé, on ne peut plus en rajouter. C’est peut-être pour cela que le marketing a été inventé : histoire de créer des besoins artificiels, permettant ensuite de fourguer de quoi les satisfaire. Et cela a marché, quand on voit que l’effet de mode et la pub permettent de convaincre une bonne partie de la population de remplacer plein d’appareils, vêtements et autres accessoires parfaitement opérationnels par des plus neufs mais sans apport de nouvelles fonctionnalités. Et tant pis pour les ressources de la planète…
Deuxième explication : le bonheur est relatif. On retrouve ce que nous évoquions plus haut : l’importance des inégalités pour bien apprécier les choses. Ce n’est pas un constat très reluisant à propos de l’humain, mais oui il a besoin des inégalités. Cela concerne l’appréciation du bonheur, mais de plus la compétition, conséquence des inégalités, est appréciée. On peut supposer que c’est pour son apport d’adrénaline : cela expliquerait le succès des coupes du monde . Mais cela éclaire aussi le fait que l’on tolère les excès inégalitaires du capitalisme, alors que les actions égalitaristes font bailler d’ennui.
Le « pain et les jeux » du peuple tirent leur succès de la tension de la compétition, qui se double de l’avantage d’ « occuper », c’est-à-dire d’éviter un des risques les plus détestés : celui de s’ennuyer.
Troisième explication. Notre cerveau est une compilation de circuits archaïques, que nous partageons avec une bonne partie des animaux supérieurs, et de parties plus spécifiquement humaines, comme le cortex et ses facultés de raisonnement. Les sciences humaines ont montré que les parties archaïques, comme les émotions et leurs circuits, dominent le plus fréquemment dans nos prises de décision comportementales. En particulier, le circuit de la récompense, avec le striatum comme centre principal, et la dopamine comme neurotransmetteur, crée une sensibilité court-terme au plaisir . Ce circuit est responsable des addictions, sauf que le phénomène de l’ « habituation » viendra, à stimulation constante, diminuer assez vite la sensation de plaisir. La première tentation est alors d’augmenter les doses pour maintenir le plaisir… en vain, bien sûr, d’où le plafonnement du « bonheur », si on a confondu plaisir et bonheur. En termes de consommation il faut donc beaucoup gaspiller avant de comprendre que la solution n’est pas là. Et les ressources de la planète sont gaspillées elles aussi, le temps que l’addiction soit maîtrisée.
Un problème supplémentaire vient de ce que le circuit de la privation passe par d’autres organes, comme l’amygdale ou l’insula.
Et les souffrances liées à la privation sont bien plus durables que les plaisirs court-terme évoqués plus haut. L’humain se battra donc fort pour conserver ses « droits acquis » . Si on en revient à la consommation, tout nouveau confort ( ex : la 5G ) crée un effet cliquet qui contrecarrera les velléités de sobriété environnementale.
Nous les maçons disposons, avec notre méthode éprouvée, d’une caisse à outils qui réussit à produire du sens même dans le plus frugal des environnements. Faut-il le rappeler, notre méthode agit au niveau individuel comme au niveau collectif, combine le progrès personnel et le progrès collectif tout en privilégiant l’universalisme.
Il s’agit maintenant, dans la période troublée qui est devant nous, de désamorcer les effets délétères des privations qui sont devant nous. Par exemple, renforçons au maximum nos actions de promotion de la fraternité universelle. Un but pratique pourrait être de viser partout à décourager le réflexe si humain de recherche des boucs émissaires.
Plus de détails et de preuves scientifiques sur les mécanismes exposés ci-avant ? Consultez le très documenté « Pourquoi détruit-on la planète ? Le cerveau d’homo sapiens est-il capable de préserver la terre ?» de Thierry Ripoll, aux éditions Le bord de l’eau.
Pour toutes les Sœurs et Frères intéressés, nous vous recommandons la lecture de ce remarquable très beau livre « De Midi à Minuit-Les maîtres horlogers » (Watchprint.com, 2015) de Didier Gottardini, par ailleurs fondateur du site l’Argus des Montres, un expert connu et reconnu. Un ouvrage qui comprend notamment un avant-propos d’Alain Bauer, grand collectionneur devant l’Éternel – dont vous pouvez voir une partie de sa collection de montres au musée de la franc-maçonnerie, rue Cadet à paris – et ancien Grand Maître du GODF.
De notre confrère italien tp24.it – Par Egidio Morici
L’hypothèse qu’un franc-maçon se cachait derrière le soi-disant « monstre de Florence » n’est pas nouvelle. Et c’est lié à la mort d’un médecin de Pérouse. Il s’agit du Dr Francesco Narducci, appartenant au Grand Orient d’Italie, décédé en 1985 dans des circonstances mystérieuses. C’est l’année où ont cessé les doubles meurtres qui sévissaient depuis 1968 contre des couples qui s’étaient isolés en voiture dans la campagne de la province de Florence, où les fétiches étaient retirés des corps féminins par des incisions. Parties intimes jamais retrouvées.
Le Dr Giuliano Mignini , ancien procureur adjoint de Pérouse, en a fait part à la Commission parlementaire anti-mafia , invitée à donner sa contribution sur les loges couvertes et sur les soi-disant « doubles appartenances ». Contribution contenue dans le rapport de la Commission, rendu public le 16 novembre.
Tout commence par une histoire qui est arrivée à une esthéticienne de Foligno qui, au début des années 2000, a été prise pour cible par des usuriers, qui ont tenté de l’intimider par des appels téléphoniques menaçants. Elle commence à les enregistrer, jusqu’à ce qu’une arrive où deux voix parlent, une masculine et une féminine :
M : « Salope ! Il n’y a pas de limite au mal, à la haine, au pouvoir de Satan ! Votre fils… nous le prendrons !
F : « Votre vagin sera complètement fendu comme les sacrifices de Pacciani, lui aussi est un grand traître ! »
M : « Vous finirez par être tués comme ces traîtres Pacciani et le grand professeur Narducci, qui ont fini dans le lac, étranglés ! »
Jusqu’à ce moment, tout le monde savait que le Dr Narducci s’était noyé dans le lac Trasimène en octobre 1985 . Un malheur ou un suicide. Et donc, face au contenu de ces menaces, le procureur adjoint de Pérouse de l’époque procède à la notification à l’autorité judiciaire florentine par le biais du soi-disant « modèle 45 », c’est-à-dire avec l’entrée de faits qui ne sont pas encore devenus des nouvelles d’une criminalité. À ce stade, le Dr Mignini a appris qu’aucune autopsie n’avait été pratiquée sur Narducci. Après l’avoir placé, malgré les réticences de la famille du défunt, il s’avère que le médecin de Pérouse a bien été étranglé :« Après de nombreuses heures de travail patient et méticuleux, cette fracture frappante de la corne supérieure gauche du cartilage thyroïde a été mise en évidence », une indication claire de la mort par strangulation et non par noyade.
Mais il y a plus. Le docteur Mignini (nous sommes en juin 2002), une fois le cercueil ouvert, s’attendait à trouver un cadavre en très mauvais état. Au lieu de cela, lit-on dans le rapport de la Commission, « un corps corifié avec des cheveux a été retrouvé ».
Par ailleurs, un détail saute immédiatement aux yeux : le corps de Narducci, sous son pantalon, « portait un drap ou un tablier (…), d’une certaine épaisseur, avec des dessins en forme de pentagramme ». Une feuille que le professeur Introvigne a interprétée comme un « rituel maçonnique archaïsant (…) qui avait une fonction punitive », comme si « ce sujet avait été dégradé ».
Un tissu qui n’était pas présent sur le corps retrouvé à Trasimène, car les travailleurs du funérarium qui l’avaient habillé n’avaient apposé aucun tablier.
Et puis, autre détail non négligeable, il était apparu que le corps retrouvé dans le lac mesurait environ un mètre soixante, alors que Narducci mesurait plus d’un mètre quatre-vingts. « Un cadavre d’une personne mesurant 1,82, comme l’était Narducci – a affirmé Mignini – ne peut pas perdre 20 centimètres de long après la mort ».
Et encore, le corps déposé sur le quai le 13 octobre 1985 était « brachycéphale (avec un crâne plus aplati, ndlr), sans poil, avec un tour de ventre assez robuste… Au lieu de cela, celui de Narducci était sous-dolichocéphale (avec un crâne plus allongé, ndlr ), il avait les cheveux clairs, aucune diatomée n’a été trouvée (un type particulier d’algue, ndlr), il avait ce petit pantalon taille 48 qui lui permettait aussi d’avoir le tissu en dessous ».
Mais alors, si le corps exhumé en 2002 était bien celui du docteur Narducci, de qui était-il sorti du lac Trasimène en 1985 ?
Après un certain temps, selon l’audience contenue dans le rapport, il a été concrètement émis l’hypothèse que ce premier corps était celui d’un citoyen mexicain mort d’un meurtre.
Mignini avait entamé une collaboration avec les magistrats qui s’occupaient du « monstre de Florence », mais le lien entre les deux enquêtes a été interrompu car le procureur adjoint de l’époque a été à son tour enquêté avec le Dr Giuttari de la police d’État, qui s’occupait de l’affaire. Une procédure qui s’est terminée par un acquittement et un délai de prescription.
Sur cette affaire, la position de la franc-maçonnerie pérugienne de l’époque n’était pas unanime. Les francs-maçons de l’époque étaient divisés en deux : une partie était encline à la transparence (plusieurs personnages liés au GOI offraient leur contribution à l’enquête) ; un autre voulait garder le secret le plus strict.
Francesco Narducci, ainsi que son père et son beau-père étaient inscrits au GOI dans la même loge, le « Bruno Bellucci », où se trouvait également Sergio Casoli, alors recteur de l’Université de Pérouse, maire de la ville , sénateur de la République et ancien magistrat.
Il est clair que les rites sanglants ou les châtiments archaïques ne pourront jamais appartenir au Grand Orient, ni à aucune autre obédience maçonnique de type ouvert, dûment enregistrée.
Mais selon le Dr Mignini, celles-ci, ainsi que sur l’entraide, seraient également fondées sur la présence du « secret intérieur », puisque « les maçons de grade inférieur, devant achever leur parcours initiatique, n’ont pas une pleine connaissance de quels sont les objectifs complexes de telles organisations ».
Cependant, cette incroyable histoire semble s’inscrire dans le cadre de la soi-disant « double appartenance » et de l’existence de la « frange franc-maçonnerie ». Pérouse serait, selon ce que Mignini a déclaré à la Commission, un carrefour de mouvements magiques, tels que les Rose-Croix et l’Église agnostique. Même l’avocat Giacomo Borrione, l’un des plus grands représentants de la franc-maçonnerie, qu’il connaissait personnellement, « appartenait à une loge maçonnique de type égyptien, mais il était aussi « évêque » de l’Église agnostique ».
Bref, quiconque gravite autour de la franc-maçonnerie marginale serait généralement affilié à une loge régulière, qui alors, avec d’autres, donnerait vie à des « conventicules de type déviant qui ne se reconnaissent presque plus dans la régularité maçonnique originelle ».
Un monde difficile à explorer. « Je me souviens de gens qui se sont mis à pleurer devant moi – ajoute Mignini – et m’ont supplié de ne pas leur poser de questions sur ce qui se cache au-delà de la réalité des « compagnons de collation » (le groupe de Pacciani, ndlr) ».
Un monde fait de doubles appartenances. Et, dans l’obscure situation de l’affaire Narducci, aussi d’un double cadavre.
La question demeure : le monstre de Florence était-il vraiment Narducci ? On parle aussi d’une lettre retrouvée chez le médecin, immédiatement après sa mort. Une lettre vue par la bonne et son mari, dans laquelle il a avoué avoir été l’auteur des crimes de Florence, demandant pardon au monde entier.
Mais lorsque Mignini, lors de l’audition des témoins, a tenté de fixer ce témoignage, la bonne a changé sa version : ce n’était qu’une carte de visite. Le mari n’a ni confirmé ni nié. Parce qu’entre-temps, lui aussi était mort.
George Clooney va produire et pourrait tenir le rôle principal du thriller « The Monster of Florence ».
George Clooney va produire et pourrait tenir le rôle principal du thriller The Monster of Florence. Adapté du roman de Douglas Preston et Mario Spezi, The Monster of Florence raconte l’histoire du Jack l’éventreur florentin qui assassina pas moins de 7 couples entre 1974 et 1985, et qui ne fut jamais arrêté par la police. L’écrivan Douglas Preston et le journaliste italien Mario Spezi ont décidé d’enquêter pour les besoins du roman, mais de nombreux dirigeants ont tenté de leur mettre des bâtons dans les roues. Douglas Preston a été accusé de complicité de meurtre, d’entrave à la justice et menacé d’arrestation s’il remettait les pieds en Italie, Mario Spezi a pour sa part été accusé d’être lui-même le Monstre de Florence. Le projet, déjà annoncé en 2008, devait au départ être produit par Tom Cruise. Si pour le moment aucun réalisateur n’est attaché au long métrage, le scénario de The Monster of Florence sera adapté par Christopher McQuarrie (Usual Suspects) et Nathan Alexander (Walkyrie).
Laëtitia Forhan avec Variety
Suite de la saga
Le criminologue Francesco Bruno est décédé, il s’est occupé de l’affaire Sampieri Scicli
Rome – Le professeur Francesco Bruno, l’un des criminologues italiens les plus connus et professeur à l’Université La Sapienza, est décédé. Matteo Lettieri, maire de Celico, le centre de Cosentino d’où Bruno était originaire, l’annonce avec un post sur son profil Facebook. Il avait 74 ans.
«Ce matin – écrit Lettieri – Celico pleure la perte de l’un de ses concitoyens les plus illustres, le prof. Francesco Bruno, médecin et criminologue de renommée internationale. Le professeur. Bruno était un luminaire, engagé dans la résolution des crimes italiens les plus odieux. Grâce à ses études, il avait été possible de lier les meurtres du monstre de Florence à l’ésotérisme». Diplômé du lycée classique en 1967, Bruno s’inscrit à la faculté de médecine et de chirurgie de l’Université de Rome dont il sort diplômé en 1973. Au début des années 1980, sous l’impulsion de Vincenzo Parisi, alors directeur du SISDE, il publie le premier université d’étude qui relie les meurtres commis au « Monstre de Florence » avec l’ésotérisme et le but sacrificiel. Bruno avait acquis une grande notoriété en collaborant à diverses émissions télévisées consacrées aux tueurs en série, dont «Delitti» (La7), «Porta a Porta» (Rai 1) et «Maurizio Costanzo Show» (Canale 5).
Francesco Bruno
Francesco Bruno et le meurtre d’Elisabetta Ciabani à Sampieri Elisabetta Ciabani a étudié l’architecture à Florence. Elle avait 22 ans lorsque le 22 août 1982, elle a été retrouvée morte dans la buanderie de Baia Saracena, à Sampieri. Le corps, complètement nu, a été retrouvé avec un couteau planté dans la région du sein gauche. Le cadavre présentait d’autres blessures autour du nombril et une coupure de 12 cm qui remontait jusqu’au pubis. Aucune trace de violence ou de lutte n’a été trouvée. L’affaire a été rejetée comme un suicide.
En 1996, la réouverture de l’affaire À Florence, ils recherchent le monstre qui a tué seize fois et de Raguse, ils offrent un cadavre pour la solution du jaune.
« Et la victime n°17 », a plaidé le professeur Francesco Bruno, persuadé que le tueur en série de la forêt de Scopeti avait également tué, parmi les bungalows d’un village touristique sicilien entouré de figuiers de barbarie et d’agrumes. Une mort mystérieuse, une histoire jamais élucidée : le corps d’une jeune fille torturée par des coups de couteau, retrouvée nue dans la buanderie de la « Baia Saracena » à Scicli. La lame et le manche étaient profondément enfoncés dans le pubis. C’était il y a 14 ans. Quoi qu’il en soit, personne n’a alors cherché un tueur. Ou peut-être que personne ne voulait. C’était en août 82, période des vacances. Des enquêteurs ennuyés ont rejeté l’affaire comme un suicide, au grand étonnement des journalistes qui, dans leur empressement à être des détectives, avaient rempli leurs rapports de thèses suggestives. Un avant tout : celui du maniaque, comme le suggère le rituel macabre des parties intimes cicatrisées. Elisabetta Ciabani, la jeune fille retrouvée morte, avait vingt-deux ans, étudiait l’architecture à Florence, sa ville, et était une amie de Susanna Cambi, l’une des victimes du monstre. Une circonstance longtemps passée inaperçue et aujourd’hui relancée par le professeur Bruno, professeur de psychopathologie médico-légale à la Sapienza. Selon Bruno, Elisabetta Ciabani serait une autre victime du monstre de Florence. Pour le spécialiste, qui a trouvé des oreilles sensibles chez le procureur de Florence Piero Luigi Vigna, il y aurait suffisamment d’éléments pour croire que Susanna Cambi connaissait l’identité du maniaque et qu’elle a confié ses inquiétudes à son ami. Après la mort de Susanna, tuée le 22 octobre 1981 alors qu’elle était seule avec son petit ami Stefano Baldi, et après le massacre d’un autre couple, Antonella Migliarini et Paolo Mainardi, survenu l’année suivante, Ciabani aurait décidé de révéler ses suspects, probablement en parler autour de vous. Et devenir un témoin très dangereux. « Il y en a assez pour que l’affaire soit rouverte », lit-on dans une note de la maison d’édition Arbour qui évoque également la légèreté avec laquelle ils ont été examinés et ont répondu aux rapports médico-légaux. Bruno estime qu’une relecture attentive de ce crime (il n’emploie même pas le mot suicide) peut aider les magistrats florentins à dépouiller tout le lest d’investigation de seize années d’enquêtes pour retrouver le « vrai » monstre. Il n’a jamais douté de Pacciani : l’intelligence très raffinée dont l’exterminateur inconnu est certainement doté, capable de railler l’appareil d’investigation qui s’est si longtemps porté sur le terrain, ne peut être attribuée à un paysan de ce genre avec un énorme déploiement des forces. Le professeur Bruno ne se limite pas à formuler des critiques. En connaisseur, il propose également les coups pour débusquer la bête et clore définitivement la partie.
La Commission des droits de l’homme et du citoyen de la Grande Loge de France vous invite à la « Cérémonie du Devoir de Mémoire – VIGILANCE ! », avec :
Mario Stasi
Mario Stasi*, avocat & président de la Ligue contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA) ;
Le père Patrick Desbois**, président de l’Association Yahad-In Unum***.
En présence de Thierry Zaveroni, Grand Maître
Thierry Zaveroni
Avec la participation d’Antoine Bagdikian, représentant des Arméniens de France & des délégations des Obédiences Maçonniques Françaises.
Temple Pierre Brossolette – 8, rue Puteaux 75017 Paris
Métro Rome (ligne 2) ou bus 66, 28, 94 Rome-Batignolles
* Mario Stasi, né le 8 juin 1968 à Paris, est un avocat français, associé du cabinet Obadia & Stasi. Il préside la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme depuis 2017.
Père Patrick Desbois
**Le père Patrick Desbois, dont le grand-père avait été déporté au stalag 325 à Rava Ruska, a entrepris depuis six ans un travail méthodique et de longue haleine sur l’histoire de l’extermination d’un million et demi de Juifs d’Ukraine : identifier et expertiser tous les sites d’exterminations des Juifs perpétrées par les unités mobiles nazies en Ukraine pendant la Seconde Guerre mondiale dans le but ultime d’offrir une sépulture décente à ces Juifs fusillés en Ukraine.
Ce travail, entrepris avec l’association Yahad-In Unum, créée en janvier 2004 à l’initiative du cardinal Jean-Marie Lustiger et du cardinal Jean-Pierre Ricard d’une part, et de M. Israël Singer d’autre part, et dont le père Patrick Desbois, directeur du Service Episcopal pour les relations avec le Judaïsme, est le président, bénéficie du soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du pape Benoit XVI dans une lettre du 12 novembre 2005 adressée au cardinal Lustiger.
Ces recherches, qui jusqu’à aujourd’hui se sont étendues sur un tiers environ du territoire concerné, ont permis de lever le voile sur les conditions exactes de cet assassinat de masse.
***Yahad-In Unum (« Dans l’union » en hébreu et en latin) est une association française créée pour localiser les sites de fosses communes des victimes juives et roms assassinées par les nazis en Europe de l’Est durant la Seconde Guerre mondiale, principalement les crimes des Einsatzgruppen commis en Ukraine, Biélorussie, Russie, Lituanie, Pologne, Roumanie et Moldavie. Elle est fondée à Paris en 2004 par des dirigeants des communautés catholique et juive.
La semaine dernière notre confrère Hitek avait présenté les différents sorciers et sorcières qui pourraient apparaître dans le Marvel Cinematic Universe (MCU) à l’occasion de la sortie de la prochaine série de Marvel Studios, à savoir Agatha : Coven of Chaos. Car une chose est sûre, la magie occupe une place importante dans l’univers de Marvel Comics, et c’est pourquoi il existe de nombreux personnages dotés de pouvoirs magiques incroyables. Voici donc une sélection non-exhaustive de personnages qui disposent d’une puissance mystique hors du commun. À noter que dans cette liste en question ne figureront pas les personnages déjà cités dans l’article mentionné précédemment, à l’instar de Docteur Strange, la Sorcière Rouge, Wiccan ou encore Frère Vaudou.
1) DORMAMMU
Cette entité interdimensionnelle est notamment connue pour être l’un des ennemis récurrents de Docteur Strange. Il est issu de la dimension de la Faltine, cette dernière faisant référence à une race extra-dimensionnelle comprenant des entités énergétiques extrêmement puissantes, composée de magie pure. Après avoir été bannie avec sa sœur Umar de sa dimension d’origine, il partira à la recherche d’autres dimensions, et trouvera ainsi la Dimension noire, dont il finira par devenir le souverain.
Dormammu étant composé de pure énergie mystique, il possède alors d’incroyables pouvoirs, parmi lesquels on retrouve notamment la téléportation interdimensionnelle, mais aussi la transmutation de matière, ou encore le contrôle de divers éléments. De plus, Dormammu peut également voir son pouvoir accroître lorsqu’il est vénéré par d’autres personnes. Enfin, c’est lorsqu’il est dans la Dimension noire qu’il possède ses pleins pouvoirs, ayant alors accès à toutes les ressources présentes dans la dimension qu’il gouverne.
2) CYTTORAK
Cyttorak est une puissante entité mystique qui fait partie des Principats, des entités dotées de vastes pouvoirs magiques et aux origines diverses, souvent extradimensionnelles, et qui semblent partager des caractères que l’on retrouve autant chez les dieux que chez les démons. Il fut notamment vénéré en tant que démon par d’ancien habitants de la Terre. Mais après avoir été banni de la planète, Cyttorak sera emprisonné dans un monde extra dimensionnel intemporel connu sous le nom de Cosmos pourpre (ou Cosmos écarlate), dont il deviendra le souverain.
En sa qualité d’entité mystique quasi divine, Cyttorak est virtuellement immortel, et possède à ce titre une immense puissance magique. Il est notamment capable d’accorder une grande puissance à ceux qui l’invoque, mais aussi des pouvoirs physiques hors du commun. C’est lui qui sera à l’origine de la création du Fléau de Cain Marko, après que ce dernier ait découvert l’ancien temple du Principat mystique avec son demi-frère, Charles Xavier. Car lorsque Marko s’est emparé du rubis magique surnommé « la Pierre de Cyttorak », il est alors devenu son avatar et l’incarnation la plus violente de Cyttorak.
3) CLÉA
Cléa est née dans la Dimension Noire, et est la fille d’Umar et d’Oniri, ce dernier étant le fils d’Olnar, qui n’était autre que le souverain en place avant l’arrivée des membres de la Faltine. Elle est donc par conséquent la nièce de Dormammu. Elle sera également la Sorcière Suprême de la Dimension Noire, avant de devenir la Sorcière Suprême de la Terre après la mort du Docteur Strange, son ancien mari.
Étant moitié Faltine et moitié humaine de la Dimension noire, Cléa dispose de nombreux pouvoirs magiques, notamment ceux de voler et léviter. Elle peut également puiser dans différentes sources d’énergies mystiques, et son entraînement aux arts mystiques lui permet ainsi d’utiliser la projection astrale, la télépathie et de nombreux autres sorts.
4) ABRAXAS
Connu comme étant le Destructeur de dimensions, Abraxas est né au sein d’Eternité, une entité abstraite qui remplit le rôle d’incarnation du temps. Ses actions seront constamment mises en échec par Galactus, mais la mort de ce dernier dans l’univers de la Terre-616 lui laissera alors le champ libre, lui permettant ainsi d’aller d’une dimension à une autre, représentant alors une menace pour la stabilité du multivers.
En sa qualité d’entité cosmique, Abraxas dispose alors d’une puissance presque illimitée. On sait qu’il est capable de traverser et de manipuler les dimensions à sa guise, mais qu’il peut également restructurer la matière, ou encore manipuler toutes les formes d’énergies existantes. Il représente ainsi la pure incarnation de la destruction, et apparaît comme l’antithèse de sa progénitrice, Eternité.
5) SHAMAN
De son vrai nom Michael Twoyoungmen, Shaman est issu d’une longue lignée de mystiques des Sarcee (ou Tsuut’ina), une des premières nations amérindiennes du Canada. Mais ne croyant pas à la magie au départ, Michael renoncera à son héritage et fera des études de médecine, devenant alors l’un des meilleurs chirurgiens canadiens. Il se trouvera alors une femme, Kathryn, avec qui il aura une fille, Elizabeth. Mais lorsque son grand-père, un shaman tribal, lui demandera de reprendre son rôle de sorcier alors qu’il se trouve à l’article de la mort, Michael refusera. En parallèle, Kathryn était tombée gravement malade, et Michael cherchait sans relâche un moyen de la soigner.
Finalement, les deux mourront le même jour, ce qui laissera Michael dévasté. Après avoir confié sa fille qui le détestait à des amis, Michael deviendra un ermite pendant près d’une décennie, jusqu’à ce qu’il ouvre un paquet laissé par son défunt grand-père, dans lequel il trouvera un crâne mystique et une sacoche magique. Cette dernière, qui s’avère être un passage vers une autre dimension magique baptisée « Le Vide », lui permet alors de faire apparaître des objets mystiques ou des sorts.
6) MORGANE
Également connue sous le nom de la Fée Morgane, cette dernière est un personnage dérivée de la fée Morgane issue de la légende arthurienne. Dans l’univers de Marvel Comics, Morgane est une demi-fée, une ancienne race liée à la magie et originaire d’une dimension baptisée Hors-le-monde. Elle est aussi la demi-sœur d’Arthur Pendragon. Elle deviendra notamment la grande prêtresse du Darkhold, mais également la reine de Gorre, un petit royaume britannique.
Grâce à sa nature hybride féérique, Morgane est considérée comme l’une des sorcières les plus puissantes de l’histoire de la Terre. Son héritage elfique lui ayant accordé l’immortalité, elle a utilisé ce temps pour maîtriser les arts mystiques, notamment l’occultisme et la magie noire. Elle dispose ainsi de nombreuses capacités, parmi lesquelles on retrouve le vol, la métamorphose, le contrôle mental, la projection astrale et bien d’autres.
Et pour continuer dans la même thématique et découvrir les formes de magies les plus puissantes du MCU, consultez le précédent article sur le sujet, juste ici.
Plus de 250 personnes âgées recevront un soutien pour se faire des amis et faire partie de leurs communautés, grâce à une subvention de 60 000 £ des francs-maçons de Londres à l’ association caritative Link Age Southwark .
Le projet vise à trouver des liens et des amis pour les personnes âgées et les personnes atteintes de démence dans la communauté, ce qui réduira la solitude et l’isolement social, améliorera la santé et le bien-être et aidera les personnes à vivre de manière autonome dans leur propre maison.
L’un des principaux projets de Link Age Southwark est son service d’amitié, qui associe chaque année plus d’une centaine de personnes âgées et de personnes atteintes de démence à des bénévoles à la recherche d’amis ou de relations locales. Le temps est consacré à la création des meilleurs centres d’intérêt, la plupart des relations durant entre cinq et dix ans.
Nous sommes extrêmement reconnaissants aux francs-maçons de Londres pour leur généreuse subvention qui aidera à lutter contre l’isolement que vivent si souvent les personnes âgées, en particulier celles atteintes de démence. Aider les gens à établir des liens et des amitiés peut faire une énorme différence pour leur santé et leur bien-être.
Sophie Wellings, directrice générale de Link Age Southwark
L’âge moyen des bénéficiaires est de 81 ans, ils vivent généralement seuls et manquent de liens familiaux locaux ou de réseaux sociaux. Leur âge signifie souvent qu’ils peuvent avoir de nombreux besoins de santé complexes et faire face aux difficultés de vivre de manière autonome. Plus de 30% sont issus de communautés ethniques minoritaires du Royaume-Uni, ce qui reflète la diversité de l’arrondissement dans lequel l’organisme de bienfaisance opère.
Les personnes âgées peuvent être orientées vers le service gratuit par des médecins généralistes, des membres de leur famille, des professionnels de la santé et des organisations partenaires locales. Des amis bénévoles rendront visite aux bénéficiaires à leur domicile ou prendront contact par téléphone une fois par semaine et encourageront les bénéficiaires à participer à des sorties dans la communauté et à des activités.
Je suis ravi que nous ayons pu aider Link Age Southwark avec leur merveilleux programme pour encourager les personnes âgées à socialiser et à améliorer leur santé et leur indépendance. La pandémie a laissé de nombreuses personnes âgées isolées et seules, nous sommes donc très heureux que des organisations caritatives comme Link Age Southwark soient là pour les soutenir après quelques années particulièrement difficiles.
L’adjectif phrygien renvoie à la Phrygie. « Il existait un culte mystérieux des Phrygiens en l’honneur de Cybèle (la nature féconde) et de son fils Atys. Atys est un prêtre divinisé qui apprit aux Phrygiens les mystères de la nature ; il représente le soleil, et subit, dans la légende qui forme la base de l’initiation, le même sort qu’Osiris et qu’Adonis ; c’est toujours la mort fictive du soleil et sa résurrection » (Rebold, Histoire Générale De La Franc-Maçonnerie, 1850. Cette allégorie mythique est une des interprétations de la cérémonie d’attribution du 3ème degré.
On peut voir la représentation du prince Pâris, sur un sarcophage romain, avec le bonnet phrygien parce que sa mère, Hécube, était une phrygienne.
Le nom de « bonnet phrygien » est dû aux Grecs qui l’appelaient aussi « bonnet oriental ». Ce bonnet n’était pas [cependant] propre aux Phrygiens. Il coiffait un grand nombre de tribus iraniennes, aussi bien celles de la Cappadoce à l’ouest que les Scythes (Sakas) de l’Asie centrale. Les représentations de ce bonnet et de ses variantes sur les bas-reliefs de Persépolis en témoignent. Par ailleurs, selon des récits chinois, un marchand zoroastrien originaire de Samarcande, qui voyageait en Chine au 8e siècle de notre ère, portait l’habit typique des Sogdes, dont un bonnet phrygien.
Ce genre de feutre, nommé libéria dans les Mithriaques, pileus par les romains, pilos chez les grecs désignait autrefois les esclaves affranchis dont on les coiffait.
« Le bonnet phrygien, qui coiffait les sans-culottes et constituait une sorte de talisman protecteur, au milieu des hécatombes révolutionnaires, était pourtant le signe distinctif des Initiés. »… Le savant Pierre Dujols écrit qu’ « au grade d’épopte, (celui qui était arrivé au troisième et dernier grade dans l’initiation aux mystères d’Éleusis), on demandait au récipiendaire s’il sentait la force, la volonté et le dévouement requis pour mettre la main au Grand Œuvre. Alors, on lui posait un bonnet rouge sur la tête (marque suprême de l’Initiation), en prononçant cette formule : « Couvre-toi de ce bonnet, il vaut mieux que la couronne d’un roi. » (Fulcanelli, Le mystère des cathédrales…, note p 31.) »
Il était porté par les alchimistes comme l’a dessiné Julien Champagne en illustration de ce même ouvrage.
La position en avant, en arrière ou dressée, de la protubérance donne au bonnet phrygien le sens de son allégorie.
Pour évoquer l’érotisme, la position en avant évoque le sexe masculin comme sur le tableau de David, L’amour d’Hèlène et de Paris.
Priape était souvent représenté avec un tel bonnet phrygien.
Remarquons que le bonnet phrygien portée par les figurations féminines de Marianne est toujours en position vers l’avant ; une façon de lui donner tout de même de la virilité ?
Dès le Moyen Âge, « prépuçant » est le nom donné au bonnet phrygien dont on affublait les juifs sur les sculptures, les désignant ainsi comme « sans prépuce ». Ainsi, sur le tympan méridional de l’abbatiale St Pierre de Beaulieu-sur-Dordogne (début XIIe s.), les juifs portent un prépuçant et même certains dévoilent leur circoncision judaïque.
« Durant la révolution française, les premiers bonnets phrygiens apparurent sur la tête des français, quelques mois après la prise de la Bastille. Ils étaient faits de tissu rouge, et s’accordaient aux vêtements rayés des plus fervents révolutionnaires, les sans-culottes. Il semblerait qu’un bonnet pratiquement identique coiffait les marins et les galériens de la Méditerranée, et il est possible que les révolutionnaires venus du Midi les aient amenés à Paris. Porter le bonnet phrygien était en effet une façon d’afficher son patriotisme. Ce bonnet fut également l’un des traits marquants du 20 Juin 1792, jour historique qui vit le peuple envahir les Tuileries. La foule en colère parvint à atteindre le roi lui-même, et un officier municipal nommé Mouchet tendit au monarque un bonnet phrygien au bout d’une pique. Le roi, sidéré, ne savait comment réagir. Il s’empara du bonnet, et le posa sur sa tête. »
À l’occasion du choix de la mascotte des jeux olympiques de 2024 à Paris, Pierre Ropert a publié un article sur Les origines du bonnet phrygien.
Illustration de l’article : Nouveau Pacte de Louis XVI avec le Peuple, le 20 Juin 1792, l’An 4e de la Liberté. Estampe anonyme : Musée Carnavalet, Histoire de Paris.
Norfolk est une ville indépendante américaine. Fondée en 1682, elle est située sur la côte Est des États-Unis, dans l’État de Virginie. Mardi, certains habitants de Norfolk ont exprimé leurs inquiétudes concernant un récent pic de cambriolages de voitures.
Blason de l’État de Virginie
Les résidents qui vivent au Belmont at Freemason Apartments ont déclaré qu’ils préféraient ne pas se garer dans leur garage de la rue York en raison des cambriolages . « Rien ne sera fait tant que quelqu’un n’aura pas été assassiné dans cet immeuble. »
Il n’est pas offensant de constater que les francs-maçons et franc-maçonnes, à travers les rites et rituels, vivent en loges un « ici et maintenant » composé largement d’un « ailleurs et autrefois » mythique et légendaire !
Les tenues sont ainsi « formatées » et bien occupées par le « commentaire de rites », nécessaire mais insuffisant. Nous voulons devenir meilleurs pour rendre le monde meilleur : il nous faut pour cela continuer de travailler avec les outils du passé, certes, mais aussi avec ceux de notre temps.
A côté de la précieuse philosophie (quoi qu’en disent les « ritolatres !) qui sait traverser le temps, les sciences humaines sont à notre disposition (Psychanalyse, Psychologie, Analyse Transactionnelle, Linguistique, etc). Les planches actuelles témoignent de cet « accompagnement » possible. « Connais-toi toi-même » … avant de connaître les autres ! Vouloir éventuellement les changer implique que l’on change d’abord soi-même !
Il s’agit d’entrer dans le troisième millénaire et de préparer « la franc-maçonnerie de nos enfants » ! Qui en parle ? Le développement des « loges indépendantes » sur le territoire (terme préférable à « loges sauvages ») ainsi que des Suprêmes Conseils non souchés sur une Obédience (Ex : Suprême Conseil de Méditerranée – Suprême Conseil d’Aquitaine) et leurs essaimages en cours permet de penser à une nouvelle « carte maçonnique » dans la prochaine décennie.
Une actualisation des rituels est aussi souhaitable. Sans les dénaturer, il convient d’ajouter aux valeurs morales et spirituelles qu’ils véhiculent, les valeurs existentielles. Vouloir le bien d’autrui, bien se conduire, c’est bien, penser en plus la condition humaine (le quotidien, l’ennui, la maladie, le deuil, la finitude, etc.) avec lucidité et raison, c’est encore mieux. Pour, malgré tout, vivre « une vie bonne » comme disaient les philosophes antiques. Ces questions peuvent aussi être abordées en loge. Encore faut-il en prendre la liberté en sortant du « format » !
Oswald Wirth
L’ésotériste Oswald Wirth (1860-1943) nous indique une direction : Il fut membre du Grand Orient puis de la Grande Loge de France. Insatisfait, hostile à toute orthodoxie maçonnique, il invite cette dernière – dans les années 1880 – à pratiquer les rites avec intelligence, à former des penseurs et assurer ainsi l’avenir de la République. Et il édicte cette belle formule visionnaire : « Un maçon libre dans une loge libre ».