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Rochefort : Journées Européennes du Patrimoine

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Un Temple classé monument historique

Lieu atypique ! En passant devant la façade anonyme du 63 avenue La Fayette à Rochefort, nul doute que se trouve l’un des plus beaux Temples francs-maçons classé à l’inventaire des Monuments historiques. Alors ne manquez pas l’occasion de visiter ce bijou du patrimoine maçonnique lors des Journées européennes du patrimoine !

Au programme :

– Visite d’un Temple maçonnique unique en France, possédant encore un ensemble de décors maçonniques classiques datés et complets. La Loge qui s’y réunit est nommée L’Accord Parfait. Fondée en 1776, elle a été un acteur important de l’essor de la Franc-maçonnerie dans l’Hexagone, car située dans un port maritime. Certains disent même que la Loge aurait été fréquentée par un certain La Fayette…

Quand ? Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022 :10h00 à 11h00 – 11h00 à 12h00 – 14h00 à 15h00 – 15h00 à 16h00 – 16h00 à 17h00 – 17h00 à 18h00 – 18h00 à 19h00.

Où ? 63, avenue La Fayette – 17300 Rochefort

Accès : Entrée libre limitée à 19 personnes par visite. Inscription possible : accord-parfait-gldf@laposte.net

Contact : accord-parfait-gldf@laposte.net

Elizabeth II fut initiée barde dans l’Ordre des Druides le 12/08/1946

Le philosophe irlandais John Toland (1670-1722) crée le Druid Order (Ordre des Druides), le mercredi 22 septembre 1717. Il s’agit d’un mouvement néo druidique promouvant le retour aux sources et la paix sur la Terre. Nous ne savons toutefois pas s’il s’agit réellement de cette mouvance à laquelle la défunte reine fut affiliée le 12/08/1946 comme vous pouvez le voir dans les images du film Pathé ci-dessous.

Ancien Ordre des Druides.

En effet, en Angleterre, il existe une multitude de courants néo-druidiques, se revendiquant d’une tradition primordiale, comme toujours fantaisie ou folklore peuvent caractériser certains pseudos ordres peu sérieux. Nous ne doutons pas qu’Elizabeth II avait fait le choix d’une juste et parfaite filiation remontant au temps immémoriaux.

Le Druid Order est un ordre fraternel druidique contemporain, fondé en 1909 par George Watson MacGregor Reid au Royaume-Uni. Au cours du temps, il a également été connu sous le nom de « The Ancient Druid Order », « An Druidh Uileach Braithreachas » et « The British Circle of the Universal Bond ». Les membres initiés sont appelés compagnons au Royaume-Uni.

Blason* de l’Ordre des Bardes, des Ovates et des Druides

Différents groupes néo-païens de différents pays se réfèrent à cet ordre ou sont directement issus de ce dernier. Ronald Hutton écrit que le Druid Order a commencé vers 1909 ou 1912 lorsque George Watson MacGregor Reid (c. 1862-1946) a dirigé le groupe, influencé par le mouvement des universalistes. Lorsque Thomas Maughan (1901-1976) a été élu chef en 1964, certains membres seniors et le Maenarch (président) de l’Ordre Ross Nichols (1902-1975) sont partis pour former l’Ordre des Bardes, Ovates et Druides.

REGARDEZ CE FILM DE LA CÉRÉMONIE

Les druides lèvent l’épée ancienne et sacrée au-dessus de leurs têtes pour la cérémonie au National Eisteddfod of Wales à Dyffryn Park. Plans en plongée de la cérémonie en cours. La princesse Elizabeth (plus tard la reine Elizabeth II), vêtue de robes anciennes, est conduite auprès de l’archidruide pour devenir barde, tout le monde l’applaudit. M/S alors que l’archidruide boit dans la « corne d’abondance ». Plans individuels C/U de divers druides dans l’ancien costume blanc de la vocation. C/U de la princesse Elizabeth vêtue des robes d’un noviciat. Divers plans de la cérémonie. M/S en tant que dame d’honneur ajuste l’ancienne coiffe de la princesse Elizabeth. 

Le drapeau du pays de Galles – officiel depuis 1959 – s’appelle le Dragon rouge (Y Ddraig Goch en gallois, Red Dragon en anglais)

* Les « awen », les trois rayons.

Dans la langue celtique, le mot « awen » signifie essence ou inspiration. Pour la prononciation, on peut dire « ah-when », « ou-when » ou « ah-oo-en ».

Il s’agit d’un symbole néo druidique dont l’invention est attribuée à un poète gallois du XVIIIe siècle, Iolo Morgannwg. Il représente la lumière. Les trois rayons menant à un chemin vers un point culminant de trois points tous entourés de trois cercles.

Une interprétation est que les lignes extérieures principales symbolisent à la fois l’homme et la femme tandis que la ligne intérieure représente l’équilibre.

Le symbole celtique et sa signification

De loin la signification la plus populaire de l’Awen est celle des trois rayons de lumière. Le nombre trois est un nombre sacré non seulement en druidisme, mais aussi dans la culture celtique. La signification de chaque rayon de lumière a des significations différentes dans la culture. Certains croient qu’ils représentent trois divisions de l’âme (le mental, le corps et l’esprit).
D’autres croient qu’il représente les trois royaumes que nous habitons (terre, mer et ciel). Le monde souterrain, le monde moyen et le monde supérieur aussi.
Amour, Sagesse et Vérité ou encore Nature, connaissance et vérité
Un symbole devenu très populaire dans les temps modernes.

Piolenc : Journées Européennes du Patrimoine

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Un magnifique écrin

Lieu atypique ! De magnifiques décors ornent les murs de ce Temple ouvert au début des années 2000, en remplacement de celui d’Orange détruit par un incendie. Ce beau projet a été porté par les Maçons de la Grande Loge de France, aidés par les Frères et Sœurs de toutes Obédiences, sous la tutelle de notre regretté Frère Serge BOYER. Un ouvrage Le Bercail des colimaçons en Provence, coédité par la Grande Loge de France en 2017, met en lumière cet écrin spirituel.

Quand ? Samedi 17 septembre 2022 de 14 h à 17 h – Dimanche 18 septembre 2022 de 9h00 à 12h30 et 13h30 à 17h30.

Au programme : 

– Visites guidées du Temple aux somptueux décors maçonniques.

– Présentation générale de la Maçonnerie, de la Grande Loge de France, explications sur les Temples, les Tenues, les décors, les symboles…

Où ? Parvis d’Arausio – 380, boulevard de l’Aygue – Crépon sud – 84420 Piolenc

Contact : sagesse.perseverance@gmail.com

Société : En marche vers l’« aide active à mourir » – Des grandes Obédiences approuvent

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Le Comité consultatif national d’éthique vient de rendre public son avis n°139 intitulé « Questions éthiques relatives aux situations de fin de vie : autonomie et solidarité »[1]. Voté en comité plénier le 30 juin 2022 après une auto-saisine un an auparavant, il ne fait toutefois pas l’unanimité au sein de ses membres.

3 Obédiences majeures approuvent le rapport et signent : GLDF – GLFF – GODF ; elles étaient 5 en mars 2021 à signer « pour une fin de vie digne et choisie ». Quide du dh, de la glmu et de la glmf ?

Le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, souvent abrégé en Comité consultatif national d’éthique (CCNE), dirigé depuis 2016 par Jean-François Delfraissy, est un organisme consultatif français ayant le statut d’autorité administrative indépendante, dont la mission est de « donner des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé ».

Les soins palliatifs et l’« aide active à mourir » mis sur un même plan

Dans son avis, le Comité fait deux recommandations majeures : renforcer les mesures de santé publique dans le domaine des soins palliatifs et poser les bases d’« une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir [2] ». Le CCNE recommande également la mise en place d’un débat national, en précisant le rôle des différentes instances. Il donne ainsi un appui à la promesse d’une convention citoyenne du candidat Emmanuel Macron qui devrait voir le jour dès le mois d’octobre, pour une durée de six mois (cf. « Convention citoyenne » sur la fin de vie : une consultation en trompe l’œil ?).

Ainsi, le CCNE semble mettre sur un même plan euthanasie et soins palliatifs, reprenant par-là la rhétorique des associations militantes, et étant sourd aux alertes maintes fois réitérées par les soignants (cf. Claire Fourcade : « Je suis médecin, la mort n’est pas mon métier »). Pourtant l’antagonisme est fondamental. Le « modèle belge » l’a montré : l’autorisation de l’euthanasie a pris le pas sur la mise en place d’une politique ambitieuse en matière de soins palliatifs (cf. Claire Fourcade : « Le débat public doit se fonder sur des données fiables et dénuées de toute instrumentalisation »)

En matière d’« aide active à mourir », le Comité veut poser un « cadre ». Seraient concernées « les personnes majeures atteintes de maladies graves et incurables, provoquant des souffrances physiques ou psychiques réfractaires, dont le pronostic vital est engagé à moyen terme [3] ». Souffrances physiques et psychiques sont déjà au menu, sans omettre les personnes handicapées : « Laisser en dehors du champ de la loi ceux qui ne sont physiquement plus aptes à un tel geste soulèverait un problème d’égalité des citoyens qui constitue en lui-même une difficulté éthique majeure », estime le CCNE.

Une suite déjà jalonnée ?

Mais ce ne serait qu’un début. Ainsi l’avis recommande d’évaluer la loi « dans un délai maximum de cinq ans après sa mise en œuvre ». Et de la « réévaluer ultérieurement ». Le CCNE ne s’en cache pas, ce n’est que le commencement. Certaines « questions complexes » n’ont pas été traitées dans cet avis, telles que « l’aide active à mourir lorsqu’elle est demandée par une personne mineure ou par une personne souffrant de troubles psychiques ou cognitifs altérant mais n’empêchant pas sa capacité à exprimer son avis » (cf. Euthanasie : la Belgique, un « modèle » ?).

Didier Sicard président d’honneur du Comité national d’éthique (2014)

Il soulève également le cas des « personnes dans l’incapacité d’exprimer leur volonté, dépendantes de traitements qui les maintiennent en vie ». « Lorsque l’arrêt de ces traitements est décidé au titre d’une obstination déraisonnable et au terme d’une procédure collégiale, il arrive que le décès, attendu, ne survienne pas dans un délai légal correspondant à la notion de court terme et que la personne présente des signes d’inconfort voire de souffrance, réfractaires aux traitements mis en œuvre. » Autrement dit, on ne meurt parfois pas assez vite, notamment lorsqu’une sédation continue maintenue jusqu’au décès est mise en place, accompagnée d’un arrêt de l’alimentation et de l’hydratation (cf. Vincent Lambert : « C’est aussi la loi française qui sera jugée, en ce qu’elle permet l’euthanasie déguisée des personnes handicapées »).

Un sujet loin de faire consensus, même au sein du CCNE

Mais alors que la société serait prête, que des sondages s’en feraient l’écho, le constat est clair : le sujet ne fait pas consensus (cf. Euthanasie : « ne pas se laisser enfermer dans le piège du choix truqué entre mourir ou souffrir »). Même au sein du CCNE. En effet, huit de ses membres[4] ont fait ajouter une « réserve » à cet avis. Partageant le constat, ils diffèrent sur la réponse. Selon eux, aucune « évolution législative » n’est pas envisageable sans avoir, d’abord, mis en œuvre « un accès aux soins palliatifs et un accompagnement global et humain pour toute personne en fin de vie ». Et analysé précisément les demandes d’« aide active à mourir ».

Car le risque est grand. Et il implique toute la société. « Nous nous inquiétons d’une revendication d’autonomie du sujet qui tendrait à dénier que cette évolution, à la jonction de l’intime et du collectif, ne nous concerne pas seulement en tant qu’individu mais en tant que parties d’un corps social et interroge plus largement le rapport de ce corps à la mort et à la vie », expliquent-ils. « Quel message enverrait une telle évolution législative aux personnes gravement malades, handicapées ou âgées ? », interrogent-ils, pointant le risque de susciter « une forme de culpabilité, voire un complexe de vivre chez des personnes souffrant déjà d’une exclusion sociale » (cf. Euthanasie : « Ce prétendu droit m’enlève ma dignité, et tôt ou tard, me désigne la porte »).

Enfin ces voix dissonantes interrogent sur le message envoyé aux soignants, dans un contexte de crise du système de santé. « La mise en place d’une aide active à mourir risquerait de représenter pour eux une abdication signifiant l’incapacité collective à prendre réellement en charge la fin de vie ». Parmi ses recommandations, le CCNE envisage une clause de conscience. Mais assortie d’« ‘une obligation de référer le patient à un praticien susceptible de donner suite à la demande du patient ».

[1] Cet avis a été rendu au terme d’un certain nombre d’auditions indiquées en annexe 2 de l’avis du CCNE :

Jacques Bringer et Claudine Esper : Président et Vice-Présidente du Comité d’éthique de l’Académie Nationale de Médecine

Marion Broucke, Infirmière en équipe mobile de soins palliatifs, AP-HP – GHU ParisSaclay ; MSc Recherche en médecine palliative

Alexis Burnod, Médecin urgentiste, département de soins de support, Institut Curie

Aline Chassagne et Danièle Leboul, Pôle Recherche, Maison médicale Jeanne Garnier et CIC CHU Besançon

Anne-Claire de Crouy-Chanel, Médecin en médecine physique et réadaptation, CHU Kremli-Bicêtre

Sarah Dauchy, Présidente du Conseil d’orientation stratégique du Centre National Pour les Soins Palliatifs et la Fin de Vie (CNSPFV), département médico-universitaire de psychiatrie et d’addictologie, AP-HP Centre-Université de Paris

Claire Fourcade et Elise Perceau-Chambard, Médecins en soins palliatifs, Présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) et membre du conseil scientifique de la SFAP

Véronique Fournier, Médecin de santé publique et cardiologue, centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin

Norbert Ifrah, Professeur d’hématologie et cancérologie, CHU d’Angers ; Président du Conseil d’administration de l’Institut National du Cancer (INCa)

Claude Jeandel, Médecin gériatre, CHU de Montpellier ; président du Conseil national professionnel de gériatrie ; Fondation Partage et Vie

Olivier Lesieur, Praticien Hospitalier en Réanimation Groupement Hospitalier La Rochelle, président de la commission d’éthique de la Société de réanimation de langue française (SRLF)

Didier Sicard, Professeur de médecine, Université Paris-Descartes, Président honoraire du CCNE

Sophie Moulias, Praticien hospitalier en médecine interne, gériatrie, CHU Ambroise Paré

Lionel Naccache et Marie-Germaine Bousser, Médecins neurologues, membres du CCNE

Fabrice Michel et Pierre-François Perrigault, Médecins anesthésistes, membres du comité d’éthique de la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR)

François Salachas, Médecin neurologue, Unité Nerf périphérique, Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), Pitié Salpêtrière

Marie de Hennezel, Psychologue, psychothérapeute, écrivaine

Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale, Université Paris Saclay, directeur de l’Espace éthique de la région Île-de-France

Corine Pelluchon, Philosophe, Professeure de philosophie, Université Paris-Est

Sadek Beloucif, Président du conseil d’orientation à la Fondation de l’islam de France, chef du service d’anesthésie-réanimation à l’hôpital Avicenne.

Monseigneur Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes

Haïm Korsia, Grand Rabbin de France

Jean-Gustave Hentz, Praticien hospitalier émérite des hôpitaux universitaires de Strasbourg et président de la Commission éthique et société de la Fédération protestante de France.

Jonathan Denis et Anne Vivien, Président et Vice-Présidente de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)

Tugdual Derville, Caroline Roux, Jeanne Bertin-Hugault, Délégué général et membres de l’association Alliance Vita ; SOS Fin de vie

Elisabeth Hubert, présidente d’HàD France, présidente de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD)

Olivier de Margerie, Président de la Fédération Jusqu’à la mort accompagner la vie (JAMALV)

Philippe Petit, membre de l’Union Nationale des Associations de Familles de Traumatisés crâniens et de Cérébro-lésés (UNAFTC)

Catherine Deroche, Présidente de la Commission des affaires sociales du Sénat

Fadila Khattabi, Présidente de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale

Jean Leonetti, Médecin cardiologue, député honoraire, auteur de deux lois sur la fin de vie (2005, 2016)

Strasbourg et président de la Commission éthique et société de la Fédération protestante

de France.

Jean-Louis Touraine, Professeur de médecine, député, à l’origine d’une proposition de loi

« portant sur la fin de vie dans la dignité »

Pascale Fombeur, Conseillère d’état, Présidente d’une chambre de la section du contentieux du Conseil d’Etat

François Stasse, Conseiller d’état honoraire, ancien directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris

Gilles Raoul-Cormeil, Professeur de droit privé et sciences criminelles, Université de Bretagne occidentale

Grande Loge Féminine de France

Sceau GLFF

Grande Loge de France

Grand Orient de France

[2] Englobant euthanasie et suicide assisté

[3] C’est-à-dire quelques mois

[4] Gilles Adda/Michel Badré/Sophie Crozier/Annabel Desgrées du Loû/Emmanuel Didier/Sylvie-Anne Goldberg/Marion Muller-Colard/Dominique Quinio

Paris : GLDF – Journées Européennes du Patrimoine

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Un ancien couvent des récollets

Crédit photo Yonnel Ghernaouti

Lieu atypique ! L’Hôtel de la Grande Loge de France est installé dans les bâtiments d’un ancien couvent des Récollets, acquis par notre Obédience en 1911. Vous découvrirez l’histoire surprenante de ce lieu atypique du XVIIe arrondissement, qui a été tour à tour : un cinéma (Le Féeric), une salle du célèbre bal musette, un hôpital pendant les années de guerre… Et, aujourd’hui, le plus important site de l’Obédience avec de magnifiques Temples et une impressionnante bibliothèque proposant plus de 25 000 documents.

Quand ? Samedi 17 septembre 2022 de 10h00 à 17h00 et dimanche 18 septembre 2022 de 11h00 à 17h00.

Au programme :

– Visites guidées des Temples les plus emblématiques – le Grand Temple Pierre Brossolette et le Temple Franklin Roosevelt – pendant lesquelles les Frères de notre Obédience vous présenteront la Franc-maçonnerie en général et la Grande Loge de France en particulier. Ils vous expliqueront notamment la vie d’une Loge, la démarche spirituelle propre à notre Obédience et comment la rejoindre.

Crédit photo Yonnel Ghernaouti

Exposition « Épées, glaives et poignards » : une grande première mettant en lumière près d’une centaine de pièces originales des XVIIIe et XIXe siècles, collection du regretté Frère Michel RENONCIAT. Cet événement muséographique a été magnifiquement mis en scène dans la salle du Patrimoine, par le Musée-Archives-Bibliothèque de la Grande Loge de France.

Où ? Hôtel de la Grande Loge de France – 8, rue Puteaux – 75017 Paris

Crédit photo Yonnel Ghernaouti

Le mot du mois : Parvis et Paradis

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Le parvis. Les enclos paroissiaux bretons offrent de nombreux exemples de cette place située devant l’église, à l’origine protégée par des murs plus ou moins élevés, qui interdisent l’accès aux quadrupèdes qui iraient volontiers paître l’herbe tendre et les jolies fleurs qui ornent les tombes qui y sont parsemées. On est en terre sanctifiée, en sécurité sur ce parvis où les statues, sur chacun des côtés de la façade du sanctuaire roman ou gothique, racontent l’histoire sainte pour l’édification de ceux qui s’en approchent dans la révérence qui sied au pêcheur. Le but est de l’impressionner par la double représentation de la béatitude extatique et des supplices infernaux.

Qui se douterait, à ce titre, de l’origine du mot Olibrius ? Ce gouverneur de Gaule romaine du Ve siècle, bravache, incapable et fanfaron, se fit le tourmenteur de Sainte Marguerite, – ou Sainte Reine ?-, et faute de parvenir à la contraindre à abjurer sa foi, il la fit décapiter. C’est ainsi qu’on le représente sur le parvis des cathédrales.

L’église est un jardin clos, pour saints et martyrs, où se côtoient la vie et la mort, comme l’atteste la présence des tombes et des ossuaires.

Un jardin, tel le pairi-daeza, mot iranien dont est issu le *paradeisos grec, le paradis. Dans la tradition persane, on y trouve initialement des animaux sauvages, avant qu’il ne devienne un jardin plus pacifique.

La tradition chrétienne médiévale oriente cette notion vers le Jardin d’Eden (Genèse, 2,4 et 3,24).Quitte à intégrer dans une visée eschatologique (qui définit la fin des temps), quelque peu abusive, le roi macédonien Alexandre le Grand (356-323 av. J.C.)… Ainsi les Voyages au Paradis racontent-ils comment, après sa conquête de l’Inde, il s’embarque sur le Gange avec 500 hommes et atteint, un mois plus tard, une cité emmurée où séjournent les âmes des Justes jusqu’au Jugement dernier…!

La grande question des cartographes et des géographes chrétiens a toujours été de localiser cet Eden. Le Paradis terrestre y est figuré avec Adam et Eve et le serpent entourés d’une haute muraille ou de montagnes, un jardin des délices ceint d’un mur de feu qui s’élève jusqu’au ciel. Au centre de ce paradis, un Arbre de vie procure l’immortalité. Mais on ne saurait oublier que le désert, qui sépare ce jardin de l’homme, est rempli de bêtes sauvages et de serpents.

Le jardin des délices, Eden en hébreu, est placé par Dieu sur une hauteur, sur les bords de l’orbite lunaire, pour que le Paradis soit protégé des eaux du Déluge. Quatre fleuves « paradisiaques » y figurent sur les cartes chrétiennes les plus anciennes, vers 550, qui coulent sur une Terre évidemment plate, Indus, Nil, Tigre et Euphrate.

L’islam, n’échappant pas à la tradition, promet dans le paradis des fleuves de vins qui n’aigrissent pas et de lait qui ne caille pas. Et une profusion de vierges consenties, sinon consentantes.

Détail amusant, le paradis désigne aussi le « poulailler », dernier étage d’un théâtre, d’où s’échappent les apostrophes jubilatoires et gouailleuses du public peu fortuné ! Il n’est que de se régaler du film de Marcel Carné, Les Enfants du paradis.

Parvis de l’église, parvis du théâtre, le mot s’est inversé par rapport à la notion de paradis. On y est à la porte et non dans l’enceinte, dans l’impatience d’être admis au spectacle, profane ou sacré.

Parce que l’entrée du profane souillerait la sacralité de la nef, c’est sur le parvis des cathédrales, au Moyen Âge, qu’on représente annuellement les Mystères et les Passions, dans un décor de pierres sculptées, hiératiques et évocatrices. Sujet religieux mais théâtralisation humaine. Parvis pluriels que hantent aussi les mauvais compagnons, les impétrants, avant de franchir la barrière des colonnes du temple.

Ne nous privons pas, pour conclure, des préventions qu’a souvent suscitées la pratique un peu trouble du jardinage. Edifiants sont, à ce propos, les Conseils pratiques de jardinage pour les dames, d’une certaine Anglaise, Mrs Loudon, en 1841 :  une femme respectable peut jardiner toute seule, avec précautions et sans surveillance masculine, mais sans trop d’énergie, en utilisant des outils légers et surtout en ne restant jamais debout au-dessus d’un terrain humide, de peur que les émanations humides et malsaines ne remontent le long de ses jambes… (sic)

Décidément, Adam aurait mieux fait d’en prendre connaissance, avant de laisser Eve gambader, nue, à la merci du serpent…

Annick DROGOU

Le parvis, c’est le déjà là et le pas encore. C’est l’espace intermédiaire, un sas entre le profane et le sacré. Mais à la différence de la porte qui tourne sur ses gonds, porte « cardinale » qui nous fait passer subitement d’un espace à l’autre, le parvis suppose une démarche progressive, il est lui-même un espace qui s’étend et un temps qui se déroule pour le passage.

Traditionnellement, les parvis sont ces places ou cours devant un édifice sacré, parvis de cathédrale, parvis virtuel et symbolique d’avant la tenue maçonnique ou triple parvis du Temple de Jérusalem qui comptait le parvis des gentils, celui d’Israël et enfin le parvis des prêtres. Tout est affaire d’intervalle. Le parvis n’existe jamais tout seul. Bien qu’il s’agisse d’un espace ouvert, il a toujours besoin d’un adossement. Et ce n’est pas un lieu où on s’établit. Même si on peut s’y attarder, on finit toujours par le traverser et en ressortir.

Où commence le parvis ? On sait où il finit : dans l’espace sacré, mais faut-il fixer une limite à l’ouverture du parvis ? Il commence dès que nous imaginons l’espace par rapport au sacré. Faut-il et peut-on espérer l’extension de son domaine ? Tout est parvis à celui qui regarde le temple qu’il connaît déjà. Le parvis est alors un lieu d’accommodement comme on dit que nos yeux, passant subitement de la lumière à l’ombre, doivent accommoder.

S’il partage l’étymologie du paradis, le parvis n’est jamais un enclos. Il est associé à l’espace urbain, aux communs, quand bien même ce serait déjà la « Cité de Dieu ». Vive le parvis, ce lieu d’urbanité et de fraternité, place publique ouverte sur trois côtés, accessible à tous, espace de la rencontre qui invite au franchissement, invite seulement sans capturer, sans enfermer et nous place toujours devant l’essentiel, si on veut bien le reconnaître pour tel.

Jean DUMONTEIL

La GLFF entretient-elle des liens avec des personnalités du féminisme institutionnel ?

De notre confrère Mos Majorum avec le commentaire de la GLFF au dessous

Nous vous proposons tout d’abord un reportage vidéo de « Mos Majorum » (qui date un peu) sur les liens présumés entre la GLFF et plusieurs personnalités du féminisme institutionnel. Selon lui, il s’agit d’un féminisme devenu institutionnel en république, car transpirant directement des loges.

Ensuite, vous pourrez découvrir l’intervention de la GLFF qui commente la situation après avoir pris connaissance de ce reportage.

La Grande Loge Féminine de France, présidée par Catherine Lyautey, (photo ci-dessous) a pris connaissance de cet étonnant documentaire qui de manière caricaturale met l’accent sur son supposé  rôle « d’influenceuse ». 

Catherine Lyautey Grande Maîtresse de la GLFF

Elle tient à rappeler que des femmes de progrès, ont souvent rejoint les loges maçonniques et sont des militantes éprises de liberté. Elles combattent avec ardeur les inégalités et les injustices et veulent être actrices de leur vie. 

Si la GLFF est auditionnée par les instances gouvernementales pour certains sujets comme les droits des femmes, la fin de vie, la laïcité, etc.… c’est parce que les Sœurs de la GLFF travaillent depuis des années sur ces sujets, afin d’œuvrer au respect des droits des femmes, condition indispensable à l’universalité des droits humains. 

Dans les lieux de réflexion que sont les loges, les femmes francs-maçonnes de la Grande Loge Féminine de France s’efforcent de contribuer à l’édification d’un monde plus juste et plus éclairé. 

Depuis la création de la Grande Loge Féminine de France, leur engagement dans une voie pour l’émancipation et l’épanouissement des femmes, a ouvert le champ des possibles  

Nous remercions toutes nos Grandes Maîtresses qui, inlassablement, au fil des années, avec une égale douce obstination, ont défendu les droits des femmes et qui continuent !  

Elizabeth II était-elle une franc-maçonne ou est-ce une infox ? Les relations de la famille royale britannique et de la franc-maçonnerie

De notre confrère espagnol tradicionviva.es – Par Javier Urcelay

Quelles sont les véritables relations de la famille royale britannique avec la franc-maçonnerie ? De nombreux messages ont circulé ces jours-ci décrivant feue la reine Elizabeth II comme une « franc-maçonne« . Mais où est la vérité ? Réalité ou pas ? 

L’origine de la franc-maçonnerie au Royaume-Uni remonte au 24 juin 1717, lorsque la première Grande Loge fut créée à Londres. C’est donc une institution vieille de 300 ans, étroitement liée à l’histoire britannique.

La franc-maçonnerie compte quelque cinq millions de membres dans le monde, dont quelque 200 000 au Royaume-Uni sont membres de la United Grand Lodge of England.

La relation de la famille royale anglaise avec la franc-maçonnerie est connue et évoquée depuis longtemps, bien qu’une partie seulement en soit connue, comme il sied à la proverbiale discrétion d’une organisation secrète.

Jusqu’à six monarques britanniques ont été reconnus comme membres d’une loge maçonnique. 

  • James VI – Fellowcraft Freemason (Lodge Scoon and Perth No. 3 in Perth) (1601-1625)
  • George IV – Grand Master of the Premier Grand Lodge of England (1790-1813)
  • William IV
  • Edward VII – Grand Master of the United Grand Lodge of England (1874-1901)
  • Edward VIII
  • George VI – Grand Master of the Grand Lodge of Scotland (1936-1937)

D’innombrables membres de l’aristocratie, de la politique ou de la haute bourgeoisie.

George IV a été le second roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande à être initié en tant que franc-maçon.

Son successeur, William IV, rejoignit la franc-maçonnerie le 9 mars 1786 dans la loge n ° 86 du prince George à Plymouth, et fut plus tard Grand Maître de la Loge du prince de Galles de 1827 à 1830, date à laquelle il cessa lors de son accession au trône.

4è de couverture de l’ouvrage du Dr Hawkins : « La famille royale et la franc-maçonnerie par le Dr John Hawkins »

Au cours des 209 années qui se sont écoulées depuis l’Union des Première et Anciennes Grandes Loges pour former la Grande Loge Unie d’Angleterre, on retrouve un membre de la Famille Royale comme Grand Maître pendant plus de 150 ans.

Sceau de la Grande Loge Unie d’Angleterre

L’Union elle-même en 1813 a été facilitée par les chefs de les deux grandes loges constitutives étant toutes deux des princes royaux – les frères les ducs de Sussex et de Kent. Avant l’Union, les membres de la famille royale avaient déjà été grands
Maîtres de la Premier Grand Lodge depuis plus de 30 ans. 

La connexion royale remonte encore plus loin que cela, avec Frederick Lewis, prince de Galles et fils aîné du roi George II, ayant été initié en 1737. L’actuel duc de Kent est Grand maître du « Craft », le Métier, depuis 1967 – United Grand Lodge of England, soit la Grande Loge Unie d’Angleterre – et

Sceau de la Grande Loge des Maîtres Maçons Mark d’Angleterre et du Pays de Galles et ses Districts et Loges à l’étranger

le prince Michael de Kent Grand Maître de la  Grande loge des Maçons de Marque d’Angleterre, du Pays de Galles & Overseas depuis 1982. Cette conférence traite non seulement des membres de la famille royale dont les contributions à l’artisanat restent bien connues aujourd’hui, dont le roi Édouard VII et le duc de Connaught sont des exemples, mais d’autres membres qui sont maintenant moins dont on se souvient, comme les malheureux ducs de
Albany et Clarence. 

Les membres de la famille royale qui n’étaient pas des francs-maçons ont néanmoins soutenu ses œuvres caritatives et reconnu sa force pour le bien, de sorte que la reine Victoria et le prince Albert, le prince consort, ne soient pas omis.

La pierre angulaire, symbole des maitres maçons de la marque.

L’auteur a reçu un accès sans précédent aux archives de United Grand Lodge et s’est également inspiré de documents des Archives royales de Windsor et de reportages contemporains.

Le lien entre la famille royale et la franc-maçonnerie est un sujet populaire de recherche maçonnique depuis plus de 100 ans, mais c’est de loin l’ouvrage le plus complet et le plus abondamment illustré sur le sujet à avoir été publié à ce jour. Dr Jim Daniel, Prestonian Lecturer, 2017 John Hawkins est un chercheur indépendant et un auteur qui s’intéresse à l’art, à l’histoire familiale, locale, maçonnique, militaire et sociale, ayant publié dans la plupart de ces domaines et d’autres.

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Montpellier : Journée Européennes du Patrimoine

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Une exposition inédite sur les pierres…

Lieu atypique ! À l’extérieur ? Une architecture ultramoderne en béton comme la pierre brute à tailler des Francs-maçons. À l’intérieur ? Une décoration symbolique, des Temples sobres à l’image des Maçons qui y travaillent.

Quand ? Samedi 17 septembre 2022 de 14h30 à 19h00 et dimanche 18 septembre 2022 de 9h30 à 19h00.

Au programme :

« La Symbolique des pierres » : une exposition à ne pas manquer !

Une explosion de couleurs… Une myriade de formes… Un hymne à la beauté de la nature… Cette belle initiative, proposée dans le cadre des projets délocalisés du Musée-Archives-Bibliothèque de la GLDF, met en scène l’étonnante collection de pierres de Philippe DOUILLET et les magnifiques photos de Jocelyne FORGEOT. 70 minéraux, dont des pyrites, des agates et des jaspes, sont exposés pour une véritable invitation à voyager à l’intérieur de la terre.

– Visite guidée de l’Hôtel de la Grande Loge de France, complétée par une exposition sur les décors maçonniques de différents rites et grades.

Autres temps forts au zénith :

Samedi 17 septembre 2022 à 16h30 : conférence publique « Dialogues allégoriques : Guerre des étoiles, histoires d’initiations ».

– Dimanche 18 septembre 2022 à 17h00 : musique avec le Choeur Régional Francis Poulenc qui interprétera une sélection de l’œuvre de GabrielFAURÉ. Et chants sacrés interprétés par Pasqualino FRIGAU.

Où ? Hôtel de la Grande Loge de France de Montpellier – 2546, avenue de Maurin – 34070 Montpellier (quartier Garosud)

Contact : Gérard FRANCALANCI, président du Centre culturel languedocien : gfrancalanci@orange.fr – 06 10 17 43 47.

Lien d’inscription :

Franc-maçonnerie féminine : « ce n’est pas une institution de cloître, mais citoyenne et civique »

De notre confrère argentin diariolavanguardia.com

Samedi, une réunion sur la franc-maçonnerie féminine a eu lieu. María Elena Castillo, Grand Maître de la Loge Féminine, a déclaré que « depuis l’histoire de notre Argentine, différents héros et hommes ont appartenu à la franc-maçonnerie, travaillant sans relâche pour une patrie libre, juste et souveraine. En même temps et à partir de lieux et de rôles différents, les femmes ont cherché le même objectif, comprenant que tous les êtres humains qui habitent le sol argentin et le monde en général ont besoin de réflexions constructives pour créer des sociétés meilleures, diverses et inclusives », a-t-elle déclaré.

D’autre part, elle a mentionné que « la franc-maçonnerie est une institution qui assemble des connaissances philosophiques et prend aussi l’art de la construction et ses outils, pour apprendre, à travers le symbole, à ses membres à aller dans un processus d’assemblage à partir de quelque chose de concret qui peut être la géométrie. L’idée est la recherche de la vérité à travers des enquêtes qui ne sont soumises à aucun dogme, religion ou autorité ».

Dans ce contexte, le grand Maître a soutenu que « la franc-maçonnerie cherche à former des citoyens engagés dans leurs géographies et leur temps historique à travers un processus de recherche d’amélioration, de connaissance de soi et de capacité à découvrir quelles sont leurs vertus, leurs défauts et la possibilité de se nourrir de ces valeurs pour faire ressortir le meilleur potentiel de l’être humain. Dans cette recherche, le progrès spirituel fonctionne, mais avec un engagement social, c’est pourquoi la franc-maçonnerie n’est pas une institution de cloître, mais une institution citoyenne et civique, qui vise cet objectif », a-t-il déclaré.

La place des femmes dans la franc-maçonnerie

« Le rôle des femmes ou des subjectivités féminines doit être sur un pied d’égalité aujourd’hui, le travail en commun est important pour l’amélioration intellectuelle, sociale, culturelle et économique des femmes et des subjectivités féminines afin qu’elles soient vraiment libres. Pour que ces équilibres inégaux et la grande vulnérabilité qui existent encore dans les sociétés de tout le pays s’équilibrent et disparaissent, un travail fraternel et égalitaire est proposé », a expliqué María Elena Castillo.