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Juliette Gréco : « Mon grand-père Jules était compagnon, donc sans doute franc-maçon »

À l’occasion de la disparition de Juliette Gréco (1927-2020), chanteuse et actrice, qui reste à jamais une figure emblématique de la chanson française à textes, le journal Le Monde publiait un très bel article. Extrait :

« Chanteuse et actrice, Juliette Gréco est morte le 23 septembre, à Ramatuelle (Var), à 93 ans. Elle fut la muse du Saint-Germain-des-Prés de l’après-guerre et l’interprète inoubliable de Brel, Gainsbourg, Vian, Roda-Gil, Miossec ou Biolay […]. Un temps installées rue de Seine à Paris avec leur mère, les deux enfants sont ensuite confiées à leur grand-père. « J’ai un vieux fond révolutionnaire solide, constant, confiait la chanteuse. Mon grand-père Jules était compagnon, donc sans doute franc-maçon. Il portait des bottines, et j’adorais les lui délacer le soir. Il mettait sa main sur ma tête, comme cela [elle fait le geste], légèrement. C’était un homme de bien, architecte à Bordeaux. Il pensait encore qu’un ouvrier était une personne d’importance, ce que l’on apprend dans la magnifique école du compagnonnage… J’ai toujours entendu des propos républicains dans mon enfance. Mais, à l’âge de 3 ans, j’ai assisté à une scène terrible, ahurissante : ma grand-mère a mis à la porte une domestique, et avant qu’elle quitte son service, déjà avec sa robe de voyage, sa valise, elle lui a fait laver les marches du perron, et j’ai été complètement révoltée… »

Peu de connaissance de son action et celle de sa famille durant la Seconde Guerre mondiale. Elle fut Commandeur de la Légion d’honneur‎ (2012), Grande officière de l’ordre national du Mérite (2015) et Commandeur des Arts et des Lettres‎ (2016).

Elle repose au cimetière du Montparnasse (division 7), auprès de son dernier époux, Gérard Jouannest, mort en 2018.

Juliette Gréco – Opening of the Wiener Festwochen (Vienna Festival) 2009

Source :  Le Monde https://bit.ly/3hXOwsM

Les Ouvriers d’Hiram Abiff : La Couleur Bleue

De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

En retraçant l’histoire de l’être humain, dans les différentes cultures et civilisations, on peut se rendre compte qu’ils ont utilisé des « couleurs » pour distinguer et différencier certains aspects de leur vie. La couleur rouge symbolise la force et le sang versé dans leurs conquêtes. Les sénateurs de Rome portaient une robe blanche, symbole de pureté. La couleur verte est un symbole de la nature et est également utilisée comme couleur de l’uniforme militaire, nous pouvons également voir comment la couleur bleue est utilisée dans la police et les banques. 

On peut également observer le bleu dans la nature dans la voûte céleste. Ceux qui ont eu l’occasion de sortir de notre planète Terre ont observé sa couleur, et c’est pourquoi on l’appelle « la planète bleue« . Et ainsi de suite, certaines régions du monde se caractérisent par leurs couleurs et il est important de souligner, que les couleurs pour identifier un pays sont symbolisées dans la couleur de son drapeau, certaines en ont plusieurs et d’autres sont uniques. A cette occasion, nous allons réfléchir sur la couleur bleue et son influence sur le chemin spirituel. Préhistoire, histoire ancienne, chimie et physique convergent dans les travaux de recherche menés à la recherche de l’origine de la couleur bleue, qui semble avoir été l’une des premières couleurs « stables » pour l’art.

Palette de couleurs

Selon les anciens chercheurs égyptiens, la couleur bleue provient d’une pierre semi-précieuse appelée « lapis-lazuli » (aluminosilicates de calcium et de sodium, sodalite, calcite et pyrite) dont un pigment de teinte bleue a été extrait, texturé et durable. Pratiquement tout le lapis-lazuli utilisé dans les temps anciens en Eurasie (c’est un terme qui définit une zone géographique ou un continent qui comprend l’Europe et l’Asie réunies) a été obtenu à partir de carrières situées dans les montagnes d’Afghanistan et est encore exploité aujourd’hui. 

La poudre minérale, azurite ou lazurite, fournissait un pigment bleu, très apprécié des grands peintres de la Renaissance pour sa durabilité. Léonard de Vinci, Albrecht Dürer et Fra Angelico ont qualifié la poudre de lapis-lazuli (formule CaCuSi4O10) d' »or bleu », égal au prix de l’or. Et sa réputation suit quelque chose de similaire aujourd’hui dans les bijouteries. 

Les Égyptiens et d’autres cultures utilisaient la couleur bleue pour les masques funéraires, car pour eux, elle symbolisait la pureté, la noblesse et comme amulette. 

La couleur est due à la présence de complexes CuO46 et en tant que pigment, elle apparaît en Egypte 3600 ans avant JC. C. et suivi par les Grecs et les Romains. Dans la couronne du buste de la reine Néfertiti, il contient cette couleur bleue. (Travaux publiés dans Inorg.Chem 54, 192-2015), et la recherche inclut également la Chine sous la dynastie Han, et les Grecs et les Romains suivent. 

Crayons de couleurs

La couleur « bleue » chez l’être humain exprime la confiance, l’honnêteté, la loyauté et la sécurité. Avec des sentiments comme l’amour, il exprime la sympathie, l’harmonie et la confiance. De manière générale, elle transmet aux êtres humains calme, sérénité et repos. Le sixième chakra qui se situe entre les sourcils (sur le front), sa couleur bleue, est connu sous le nom de « troisième œil« , qui est lié à « la conscience ouverte« , la sagesse et contrôle les émotions et les sentiments. La couleur « bleu » nous apporte finalement : la paix, la sérénité, l’harmonie, la sincérité, l’espoir, la vérité, la miséricorde, la justice et la propreté. « Bleu » calme l’esprit et détend le système nerveux et est inspirant. 

Il nous relie à notre être intérieur. Dans la nature, il existe trois couleurs primaires : le jaune, le bleu et le rouge, ces couleurs proviennent de la terre elle-même et ne sont pas le produit d’une combinaison d’autres couleurs. Le bleu a toujours été associé comme la couleur de l’esprit, de la dévotion, inspire la réflexion et les idéaux élevés, la prière et la contemplation. 

La sagesse du bleu clair provient d’une forme supérieure d’intelligence, qui est alignée sur une perspective spirituelle. 

Historiquement, la couleur bleue fait partie des cultures les plus diverses, depuis le XIIIe siècle, le manteau du sacre des rois de France était bleu lumineux, aujourd’hui appelé bleu roi. Selon certains historiens, l’incorporation de la couleur bleue dans la franc-maçonnerie est due à des allusions bibliques, à l’alchimie, à la cabale, à la culture égyptienne. Pour les Anglais, l’Écosse et l’Irlande, les couleurs des officiers de loge sont tirées des ordres chevaleresques et mobiles traditionnels, et de nombreux maçons étaient membres de ces domaines. 

Comme rien n’est clair sur les différentes origines de certains aspects de la franc-maçonnerie, les commentaires ne manquent pas qui lient les couleurs primaires de notre Auguste Institution aux différents processus révolutionnaires et à l’indépendance au XVIIIe siècle : La couleur « blanche » exprime la recherche de la justice. Le « bleu » exprime l’altruisme et la recherche d’idéaux et le « rouge » exprime le sang versé pour la liberté et les idéaux républicains, qui ont trouvé leur projection dans les nouveaux « Drapeaux » nationaux issus de ces processus. Le « bleu » est une couleur fondamentale pour Notre Ordre Maçonnique, les trois premiers Degrés, au sein du système du Symbolisme, se réunissent sous le nom de « Franc-Maçonnerie bleue », qui font référence aux trois Degrés Symboliques de Saint Jean, couleur liée au chemin spirituel que l’Initié doit suivre le long de l’escalier en colimaçon, développant les vertus de tolérance, de loyauté et d’honnêteté. Selon Goethe, dans sa « Doctrine des Noyaux« , le Bleu des Temples maçonniques revient à chasser quelque chose qui nous fuit. 

Cette recherche constante nous conduit à l’évolution de l’esprit et du mental. La couleur du drapeau maçonnique est « bleu ».

Je suis franc-maçon depuis plus de 20 ans : voici ce que vous ne saviez pas sur notre société

De notre confrère actu.fr – Par  Amandine Mehl

Gérant d’une librairie ésotérique à Nancy, Denis, 72 ans, est également franc-maçon depuis plus de 20 ans. Il se livre sur « ces choses » que les non-initiés ignorent. Depuis de nombreuses années, Denis, 72 ans, est à la tête d’une librairie articulée autour de l’ésotérisme et de la spiritualité, à Nancy.

Passionné par la géographie sacrée, autrement dit l’étude d’un lieu sous un angle religieux ou encore symbolique, le gérant s’est, en parallèle de son activité, lancé dans l’écriture. Mais, il ne se doutait pas que la publication de ses écrits allait radicalement changer sa vie.

Repéré par ceux qu’il appelle aujourd’hui « ses frères francs-maçons » , il y a plus de 20 ans maintenant, le septuagénaire a sauté le pas à son tour et a fait son entrée dans la franc-maçonnerie. Pour Lorraine Actu, Denis se livre sur « ces choses » que les non-initiés ignorent.

« La franc-maçonnerie n’est pas une secte »

Dès le début de nos échanges, Denis insiste : « la franc-maçonnerie n’est pas une société secrète, mais une société discrète. » Et, encore moins une secte, selon le principal intéressé. 

Il y a une grande différence entre une société discrète et une secte. Une secte, on y entre très facilement, mais pour en sortir, c’est une autre affaire. En revanche, il est « difficile » de devenir franc-maçon, mais on peut tout arrêter sans avoir besoin de se justifier.

Mais, justement, comment devient-on franc-maçon ? À l’instar de Denis, il est possible d’être repéré. On peut également être appuyé par un « parrain » . « Si dans son entourage un franc-maçon estime qu’une personne est susceptible d’apporter des choses à la société, il peut le conseiller aux membres de la loge. » Plus classique cette fois : les intéressés peuvent envoyer une lettre de candidature

L’épreuve du passage sous le bandeau

Pour autant, comme le soulignait Denis, ce n’est pas parce que l’on envoie une lettre de candidature, ou encore que l’on a l’appui d’un parrain, que l’on devient franc-maçon en un claquement de doigts. D’abord, vient le temps de l’enquête

Dans un premier temps, il y a une enquête. On ne peut pas devenir franc-maçon si l’on a un casier judiciaire, par exemple. Ensuite, trois membres de la loge vont interroger le candidat afin d’en savoir plus sur ses aspirations. Si l’entretien est concluant, il est soumis à l’épreuve du passage sous le bandeau. Pour faire simple : le profane est convoqué au temple et on lui met un bandeau sur les yeux afin de préserver l’identité des personnes présentes. Là, il subit une rafale de questions. Cela peut être : « croyez-vous en dieu ? Que pensez-vous du racisme ? Quelle est l’importance de la tolérance ?« 

Une fois l’épreuve terminée, vient le vote. « Les francs-maçons présents, après avoir entendu les réponses du candidat, se prononcent. Le vote se fait à l’aide de boules blanches et noires. S’il y a 75 % de boules blanches, alors la personne est admise. Dans le cas contraire, sa candidature est refusée » précise Denis.

Après l’initiation, le candidat devient apprenti franc-maçon et suit des « cours ». Et, s’il souhaite passer au grade supérieur, il devra le mériter.

Au bout de deux ou trois ans, l’apprenti doit se lancer dans un travail écrit sur une thématique donnée. Si cela convient à l’assemblée des maîtres, alors il passera au grade supérieur : celui de compagnon. Mais, encore une fois, cela ne se fait pas comme ça. Il y a un vrai travail derrière. Pour l’anecdote, un ancien président souhaitait devenir franc-maçon. Mais, il ne voulait pas passer par les grades d’apprenti ou de compagnon. Il voulait être maître. Ce qui n’a pas été possible, même si monsieur était président de la République.

S’il souhaite rester franc-maçon, l’apprenti devra se « tenir à carreaux ». Car, il est tout à fait possible d’être radié de la société.

Chez les francs-maçons comme ailleurs, il y a des règles. Si un membre a des problèmes avec la justice, il peut être viré. Même chose s’il ne respecte pas le secret maçonnique : s’il révèle à autrui, par exemple, que son voisin est franc-maçon. On peut dire que l’on est franc-maçon, mais on ne doit surtout pas dire que telle ou telle personne l’est.

Un millier de francs-maçons à Nancy

D’après Denis, Nancy compte près d’un millier de francs-maçons. Des hommes comme des femmes. Et, s’ils ne le portent pas sur eux, le septuagénaire, lui, est en mesure de les reconnaître.

Entre nous, on se reconnaît par des phrases qui sont significatives. Mais aussi par ce que l’on appelle l’attouchement franc-maçonnique, une manière particulière de se serrer la main. Tout cela est indispensable, car nous ne pouvons nous risquer à parler en présence d’un profane.

D’ailleurs, si les profanes ne peuvent assister à des cérémonies, ils sont parfois invités au sein des temples.

Une à deux fois par an, et je prends ici l’exemple d’une loge réservée aux hommes, les épouses, et parfois les époux, sont invités à partager un repas. À la fin du dîner, on explique aux convives qu’ils n’ont pas prêté serment, mais qu’ils ont côtoyé des francs-maçons. On leur offre donc une rose, d’où l’expression « ne pas révéler le pot aux roses« , afin qu’ils taisent ce qu’ils ont pu voir et entendre.

« Il y a une vraie fraternité chez les franc-maçons »

À l’instar des clubs sportifs, une cotisation à l’année est demandée à tous les francs-maçons, entre 200 et 300 euros d’après Denis. Et, contrairement aux idées reçues, « il n’y a pas que des personnes aisées financièrement ».

Dans la franc-maçonnerie, on retrouve toutes les classes sociales. Des pharmaciens, des notaires, des menuisiers, des ouvriers… Toutes les corporations sont représentées. Pour ce qui est de la cotisation, elle sert à payer les locaux, à l’acquisition des décors et à financer les repas. Car, chaque assemblée, (il y a une à deux assemblées par mois), se termine par un repas.

Un fonds de solidarité existe également. Et Denis est bien placé pour le savoir puisqu’il en a profité à l’ouverture de sa librairie.

Chez les francs-maçons, il y a une vraie fraternité. Lorsque j’ai lancé mon commerce, j’ai connu des mois difficiles. Un jour, j’en ai parlé à un frère de ma loge et il m’a répondu « de combien as-tu besoin ? » Je lui ai ensuite dit que quand ma situation serait meilleure, je procéderai à un remboursement. Il m’a répondu que ce n’était pas la peine.

Et l’entraide ne s’arrête pas là. « Imaginons qu’un gérant de société est franc-maçon et qu’un frère cherche un travail. Si des emplois sont à pourvoir, il le choisira bien plus volontiers, car il sait qu’ils partagent les mêmes valeurs » ajoute le septuagénaire.

« Je suis sur le droit chemin »

Franc-maçon depuis plus de 20 ans, Denis ne regrette absolument pas son choix. « Ma vie a changé à partir du moment où je suis devenu franc-maçon. J’ai rencontré des gens, des pointures qui, par leur travail, leur façon d’être, leur attitude, sont parvenus à me convaincre que j’étais sur le droit chemin. »

Devenir franc-maçon m’a permis de me perfectionner, de mieux me connaître. Je suis plus respectueux des traditions, des choses qui m’entourent. Je suis aussi plus attentif et moins dans « l’action, réaction« . En maçonnerie, on nous apprend à envisager la thèse, l’anti-thèse et à faire la synthèse. Ainsi, les décisions que l’on prend sont plus réfléchies.

Autrement dit, Denis ne compte pas quitter la franc-maçonnerie de sitôt.

Garder la Loge du Temple

De notre confrère italien expartibus.it – De Rosmunda Cristiano

Le postulat est fondamental : ce que vous allez lire dans cet article ne veut déclencher aucune sorte de polémique, c’est le seul résultat d’un long militantisme maçonnique et de la chance d’avoir occupé le poste de couvreur en Loge et hors de la Loge plusieurs fois. Une clarification sur les lieux où nous, Frères francs-maçons, nous rencontrons doit être faite pour comprendre l’importance que les Copritori ont au sein de toute la pyramide hiérarchique maçonnique.

Le Temple de la Loggia est représenté par deux lieux différents. Alors que le premier est le sacré par excellence, où toutes les invocations sont faites à l’AGDGADU, le second est un espace considéré comme non sacré, plus proche de la salle des Pas Perdus, où l’on peut « être libre ».

La Couverture Extérieure prend place devant la porte du Temple, est armée d’une épée, éloigne les intrus et s’assure que les non-initiés qui ont l’intention d’entrer sont adéquatement préparés.

La Couverture Intérieure siège à l’Ouest du Temple, entre les deux colonnes, face au Vénérable Maître, attendant ses ordres et, grâce à lui, le Temple est fermé « hermétiquement« .

Si la couverture extérieure empêche les étrangers d’entrer, la couverture intérieure empêche les frères de sortir. Les deux personnages représentent une sorte de Gardien du seuil commun à la Loggia del Tempio et, dans l’Antiquité, ils avaient une véritable fonction qui les engageait physiquement : ils défendaient le Temple et chassaient ennemis et badauds.

Lorsque la franc-maçonnerie de « Operative » est devenue « Speculative« , le rôle que chaque Frère joue a pris quelque chose de philosophique, y compris celui des Coverers.

Ces derniers agissent aujourd’hui comme un filtre, entre le désordre et le chaos qui règnent dans le monde profane et la sacralité et le silence du Temple maçonnique.

Armée d’une épée, la couverture extérieure ne chasse plus les curieux et les ennemis, mais est devenue une sorte « d’observateur », qui veille sur le Temple et ses travaux, mais, en même temps, veille à ce que la curiosité du monde profane n’obscurcit pas le caractère sacré des Rituels. En pratique, elle se situe entre deux dimensions profondément différentes.

Souvent, elle assume également la fonction de Tegulator, car elle est appelée à assurer la régularité des frères visiteurs : elle pose des questions et s’assure que les signes et les touchers sont corrects et rituels.

Elle ne le fait pas seulement pour entretenir cette aura de secret qui plane autour de la franc-maçonnerie, mais elle a cette attitude de protection et de méfiance pour que les passions capables de troubler sa paix n’entrent pas dans le Temple.

Sa position est toujours fondamentale, elle l’est encore plus lors des initiations et des augmentations de salaire.

La Couverture Intérieure est considérée comme la Gardienne du seuil du Temple. Elle est souvent identifiée au dieu Janus Double-face, ce dieu capable de regarder à la fois le monde profane et le monde sacré maçonnique, gardien du voile d’Isis, lui aussi a pour tâche de veiller à ce que le chaos généré par le monde profane ne pénètre pas dans le Temple.

Les Gardiens du Temple ont souvent été exaltés par quelques-uns, ignorés par la plupart, maltraités par beaucoup, en un mot ils ont été « sous-estimés ».

Dans les petites Loges, ces offices disparaissaient souvent, tandis que dans les nombreuses, ils tendaient à être confiés à des compagnons ou du moins à de jeunes Frères, maçonniquement immatures.

Plus rien de mal !

Ces postes devraient être conférés à des Maîtres « âgés » ou, mieux encore, à un ancien Vénérable Maître. En effet, sa maturité maçonnique lui permettrait de pouvoir fusionner en une seule « énergie » la sagesse et les trois pouvoirs : Beauté, Force et Sagesse.

Cette énergie lui permettrait de « protéger » le Temple de toute forme d' »attaque » du monde profane et, en même temps, permettrait à tous les autres Frères de pouvoir travailler dans la paix et la sérénité.

Dans n’importe quel rituel que vous recherchez, en effet, vous ne trouverez pas de grandes « blagues » prononcées par le Copritori si ce n’est celle dans laquelle, avec quelques mots, il rassure toute la Loge.

La Couverture Intérieure se déplace près de la porte du Temple, qui ne s’ouvre pas, frappe trois coups distincts, auxquels la Couverture Extérieure répond. Il se tourne vers le Vénérable Maître et déclame : Vénérable Maître le Temple est Couvert !

Regard sur… la Théosophie

La théosophie est une attitude philosophique et religieuse, et une forme spécifique de recherche spirituelle, qui signifie étymologiquement « sagesse de Dieu ». Le terme « théosophie » revêt néanmoins deux significations distinctes. La première fait référence à un ensemble de doctrines ésotériques qui auraient traversé l’Antiquité et se seraient continuées en Occident, à travers notamment la théosophie chrétienne allemande représentée par Jacob Boehme au XVIIe siècle. La seconde désigne la « théosophie moderne », ou « théosophisme », se référant alors à la Société théosophique.

Théosophie antique

La théosophie (theosophia — en grec : theos, divin et sophia, sagesse) a été fondée par des auteurs de l’Antiquité. L’origine du terme se trouve chez les philosophes d’Alexandrie, les philalèthes (en grec : phil, qui aime et aletheia, la vérité). Le terme en tant que tel date du iiie siècle de l’ère chrétienne et fait son apparition avec Ammonios Saccas et ses disciples, qui fondèrent le système théosophique éclectique. La méthode consiste, d’une part, à raisonner en termes d’analogies — on appelait les disciples d’Ammonios Saccas les « analogistes » en raison de leur habitude d’interpréter les légendes, mythes et contes sacrés selon une logique d’analogie et de correspondances — et d’autre part, à connaître l’expérience du divin par l’extase spirituelle et l’intuition directe.

Pour Porphyre, le theosophos est « un être idéal unissant en lui-même la qualité d’un philosophe, d’un artiste et d’un prêtre du plus haut niveau ».

Certains affirment qu’on pourrait voir une continuité du principe théosophique depuis la Grèce antique dans différents écrits comme ceux de Platon (427-347 av. J.-C.), Plotin (204/5-270) et d’autres néoplatoniciens, jusqu’à Jacob Boehme (1575-1624), ainsi qu’en Iran.

Théosophie chrétienne

Au XVIIe siècle on appelait Jacob Boehme « le prince de la théosophie chrétienne », dans une Allemagne en plein désarroi religieux. En s’inspirant de sa pensée, Johann Georg Gichtel écrit le Theosophia practica qui paraîtra de façon posthume en 1722.

On peut rattacher à ce courant Valentin Weigel (1533-1588), Heinrich Khunrath (1560-1605) et Johann Arndt (1555-1621)

Doctrine

Antoine Faivre
Antoine Faivre (1934-2021)

Avec l’œuvre de Boehme, la théosophie acquiert, au-delà d’un certain pluralisme doctrinal, ses caractéristiques définitives, qu’Antoine Faivre a synthétisées en trois points :

  • Dieu, l’homme et la nature sont associés pour faire l’objet d’une spéculation fondée sur des phénomènes d’illumination ;
  • les aspects mythiques de la révélation chrétienne sont privilégiés par le théosophe, lequel met en scène Adam, Lucifer, les anges, mais aussi la Sophia ou l’androgyne primitif ;
  • l’être humain possède la capacité d’accéder immédiatement au monde divin, de sorte qu’il peut espérer, avec une interpénétration du divin et de l’humain, associer son esprit à un corps de lumière afin de connaître une seconde naissance.

Le succès que la théosophie rencontra à l’époque peut s’expliquer par divers facteurs :

  • le libre examen mis à la mode par le luthéranisme ;
  • l’opposition à un magistère plutôt hostile au prophétisme ;
  • le désir de renouveler la spiritualité, cent ans après la Réforme ;
  • le va-et-vient entre discours rationnel externe et expérience intérieure personnelle ;
  • le besoin, caractéristique de cette période, de globaliser la science et la morale ;
  • l’apparition de la physique cartésienne (mécanisme), qui provoque, en réaction, la reprise de l’idée de correspondances universelles (le microcosme dans le macrocosme).

À la suite de Boehme, le XVIIe siècle européen connaît d’autres théosophes :

Interprétations

Parce qu’il fait une large place à l’intuition imaginative (illumination) et à la démarche analogique (correspondances), ainsi qu’au savoir disponible à un homme de son milieu (christianisme réformé et alchimie théorique), le syncrétisme de Böhme reçoit des éclairages ou des interprétations qui diffèrent selon l’angle de vue adopté, mais se complètent pour couvrir l’ensemble des domaines concernés et livrer l’essentiel de l’enseignement théosophique :

Émile Boutroux en 1908.
  • Pour Emile Boutroux (1845-1921), dans le cadre d’une histoire de la philosophie, le point de départ de Böhme réside dans une tentative de conciliation concernant les fins de l’homme, entre l’optimisme des mystiques (accéder au Royaume de Dieu) et le pessimisme luthérien (participer à un monde corrompu). Pour découvrir comment Dieu peut renaître en ce qui s’est violemment séparé de lui, le théosophe recherche comment le Divin s’est engendré, pourquoi il a créé le monde, et quelle est l’origine du mal. L’originalité de la démarche se manifeste dans le fait que l’auteur s’intéresse à des opérations et non à des essences ; bien plus, la connaissance étant définie comme conscience de l’action, il s’agit, pour connaître, de prendre part à l’opération divine qui a pour terme l’épanouissement et le règne de la personnalité.
  • Pour Serge Hutin (1929-1997), dans le cadre d’une présentation de l’alchimie, Böhme est influencé par le système contemporain des Frères de la Rose-Croix, lesquels associaient illuminisme, mysticisme, astrologie et alchimie proprement dite. Sur ce modèle, Böhme a étayé ses propres conceptions métaphysico-religieuses en utilisant la symbolique et l’imagerie des alchimistes : à titre d’exemple, la Quintessence, l’Œuf ou l’Androgyne. Ce rapprochement entre religion et ésotérisme était facilité par l’idée selon laquelle les opérations de l’Ars Magna nécessitaient une démarche ascétique et mystique.

Françoise Bonardel
  • Pour Françoise Bonardel (1945-), dans le cadre d’un panorama des sagesses universelles, Boehme met en exergue la prise de conscience par l’être humain de sa ressemblance avec la Déité. Devient alors possible la régénération de l’homme, définie sur le modèle de la transmutation alchimique, alliant la matière à l’esprit. Il s’agira, dans le même temps, de laisser Dieu naître en soi et de le connaître, non pas théoriquement, mais en explorant sa nature paradoxale (amour et colère), en scrutant ses signatures dans la nature, en se laissant emporter au cœur de la roue divine.

  • Pour Michel Cornuz, dans le cadre d’une encyclopédie du protestantisme, Boehme (dont il souligne que l’œuvre fut mise à l’index par l’orthodoxie luthérienne) pose une dualité entre le bien et le mal dans la nature, ou encore entre l’angoisse et la joie chez l’homme, cette dualité étant, par le jeu des correspondances, le signe hiéroglyphique d’une dualité en Dieu même. À tous les niveaux de l’être s’observe ainsi une dialectique qui répète le Mysterium magnum, à savoir la naissance de Dieu, qui triomphe de l’Ungrund (sans fond) de l’abîme, pour établir ordre et harmonie dans l’univers.
Jean-Marc Vivenza en 2018
  • Pour Jean-Marc Vivenza (1957-), dans le cadre d’une monographie consacrée au théosophe, Boehme confie un rôle capital à la figure gnostique de la Vierge Sophia, présente et agissante aussi bien lors de la génération de Dieu (passage de l’abîme sans fond à l’Un primordial, lequel prélude à la formation de la Trinité), qu’au cours du processus de régénération de l’homme par la pénitence, la prière et la contemplation. Sophia est en effet donatrice d’être : sagesse de Dieu, elle dédouble le Logos, constituant d’ailleurs le corps spirituel du Christ ; miroir de Dieu, elle exprime le monde divin à l’intérieur de la nature ; désir de Dieu, elle suscite, par la prise de conscience des êtres, leur émergence active à la plénitude de l’existence.
  • Pour Anselm Grün (1945-), dans le cadre d’une initiation à la mystique chrétienne, Böhme manifeste le désir de pénétrer progressivement dans le mystère de Dieu, au fondement de tout être, et ce par le biais de la nature, car c’est en elle que se révèlent par excellence la beauté de Dieu et l’amour qu’il porte à l’homme. Cette référence à la nature vient compléter de manière intuitive les Écritures, pour imaginer une entité formée de Dieu, de l’homme et de l’univers, dans laquelle, cependant, Dieu ne peut être confondu ni avec l’un ni avec l’autre (panthéisme). Le visible est ainsi miroir de l’Invisible : pour se révéler, le Dieu caché utilise une sorte de langage naturel qui peut être compris et vécu comme une expérience mystique, même de ceux qui ne se reconnaissent pas dans le christianisme

Théosophie moderne / Théosophisme

Emblème de la société théosophique.
Les cinq symboles visibles dans le sceau sont l’Étoile de David, l’Ânkh, le Sauvastika, l’Ouroboros et, au-dessus du sceau, le signe Aum.
Autour du sceau sont écrits les mots : « Il n’y a pas de religion supérieure à la Vérité ».

Le terme « théosophie » correspond également à un système de croyances modernes et a été spécialement utilisé par Helena Blavatsky au XIXe siècle pour définir thématiquement la doctrine de ses maîtres, les Mahatma. Avec Henry Steel Olcott et William Quan Judge, elle fonde la Société théosophique en 1875. Elle souhaite une renaissance moderne du principe théosophique ancien qui se fonde sur un syncrétisme à base de traditions de l’hindouisme et du bouddhisme, que ces théosophes modernes affirment reposer sur un « Corps de Vérité » commun à toutes les religions : la Tradition Primordiale. La théosophie, précisent-ils, représente un aspect moderne du Sanatana Dharma, « la Vérité Éternelle », comme religion en soi. On peut lire dans une brochure de la Société Théosophique de 1979 : « La Théosophie n’appartient pas à la Société théosophique ; au contraire la Société théosophique appartient à la Théosophie. »

La Loge Unie des Théosophes fondée en 1909 à l’initiative de Robert Crosbie (1849-1929) s’en tient à la Théosophie telle que transmise par Helena Blavatsky et William Quan Judge, en réaction à la Neo-Theosophy considérée comme une forme dévoyée de la doctrine originelle de Blavatsky.

René Guénon proposera l’utilisation du terme « Théosophisme » pour éviter toute confusion entre la Théosophie et la Société théosophique : « Mme Blavatsky, a pu avoir une connaissance plus ou moins complète des écrits de certains théosophes, notamment de Jacob Boehme, et y puiser des idées qu’elle incorpora à ses propres ouvrages avec une foule d’autres éléments des provenances les plus diverses, mais c’est tout ce qu’il est possible d’admettre à cet égard ». Il ajoute :

René Guenon

« Si les prétendus théosophes dont parle M. Oltramare ignorent à peu près tout des doctrines hindoues et ne leur ont emprunté que des mots qu’ils emploient à tort et à travers, ils ne se rattachent pas davantage à la véritable théosophie, même occidentale ; et c’est pourquoi nous tenons à distinguer soigneusement « théosophie » et « théosophisme ». Mais, laissant de côté le théosophisme, nous dirons qu’aucune doctrine hindoue, ou même plus généralement aucune doctrine orientale, n’a avec la théosophie assez de points communs pour qu’on puisse lui donner le même nom ; cela résulte immédiatement du fait que ce vocable désigne exclusivement des conceptions d’inspiration mystique, donc religieuse, et même spécifiquement chrétienne. La théosophie est chose proprement occidentale ; pourquoi vouloir appliquer ce même mot à des doctrines pour lesquelles il n’est pas fait, et auxquelles il ne convient pas beaucoup mieux que les étiquettes des systèmes philosophiques de l’Occident ? »

— René GuénonL’Homme et son devenir selon le Vêdânta (1925)

Une critique de cet ouvrage de Guénon a paru en 1922, signée « Paul Bertrand », pseudonyme du professeur universitaire suisse Georges Méautis.

Un certain nombre d’auteurs contemporains utilisent ce néologisme dans leurs écrits comme Antoine Faivre et Pierre A. Riffard.

Ouvrage à redécouvrir

« La Société Théosophique » Jean IoziaRedécouvrir l’interview sur son ouvrage

L’ouvrage

La théosophie, traitée de « théosophisme » et de pseudo-religion par l’érudit polémiste René Guénon véhicule cependant une philosophie d’une étonnante actualité. S’il existe de nombreux ouvrages sur la fondatrice Helena P. Blavatsky et sur les divers fondateurs comme le colonel Henry S. Olcott ou encore Annie Besant pionnière de l’obédience maçonnique du Droit Humain international, cet ouvrage se signale comme un livre de référence. Une recherche pour laquelle l’auteur a poussé ses investigations historiques et géographiques jusqu’en Inde.

L’ouvrage est enrichi d’un cahier iconographique exceptionnel de plus de 100 photos et documents inédits ainsi que de la publication inédite du rituel des sept plumes ou « sat Bhai » en sanscrit. Rituel de la société théosophique :  jamais publié à ce jour.

Jean Iozia - La société Théosophique
Jean Iozia – La Société Théosophique

Le Temple-sur-Lot : Une journée sous le signe des templiers

De notre confrère sudouest.fr – Par Françoise Yrieix

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, le village a axé la journée du samedi 17 septembre sur les ateliers médiévaux avec les Frères du feu sacré, des passionnés de l’histoire des Templiers qui animent souvent au château de Bonaguil. Ces frères ont séduit un public nombreux et intéressé par leur simplicité, leurs connaissances et leur prévenance. Les enfants étaient ravis de porter les habits des Templiers et d’essayer leurs armes.

Un repas médiéval était également organisé, avec deux cochons qui tournaient à la broche. Quelque 60 personnes en ont profité, avec les membres du Conseil municipal qui servaient en tenue d’époque. Les époux Demange, en tenue également, ont été particulièrement présents puisque leur bar-épicerie était transformé en taverne du village.

Le château de Bonaguil est un ancien château fort, du xiiie siècle, fortement remanié au xve siècle, qui se dresse sur la commune française de Saint-Front-sur-Lémance dans le département de Lot-et-Garonne, en région Nouvelle Aquitaine.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste des monuments historiques classés provisoirement et éditée en 1862. Il est également mentionné dans les listes de 1875, 1889, 1900, 1910, ainsi que dans celle du journal officiel du 18 avril 1914.

Le château de Bonaguil est situé à la charnière de l’Agenais et du Quercy, sur la commune de Saint-Front-sur-Lémance, dans le département français de Lot-et-Garonne, mais il est la propriété de la commune de Fumel.

Il est situé sur un éperon calcaire qui domine d’une trentaine de mètres le confluent de deux étroites vallées, sur un affluent de la Thèze, appelée de trois noms : le ruisseau de Caupenne2, la Petite Thèze et ruisseau de Bonaguil. Il présente la particularité de ne pas être sur une position stratégique : le château ne défend pas une ville, ni le passage d’un fleuve, ni une vallée importante ou une route commerciale.

Le château de Bonaguil, avec les transformations de Bérenger de Roquefeuil, intègre les dernières améliorations dans la construction des châteaux forts, mais la barbacane qui en protège l’entrée annonce les transformations qui vont être nécessaires pour résister à l’artillerie qui passe à la fin du xve siècle des boulets de pierre aux boulets de fonte.

Sa construction débute au xiiie siècle, avant 1271, puis il est entièrement repris à la fin du xve siècle et au début du xvie siècle par le baron Bérenger de Roquefeuil qui lui ajoute tous les perfectionnements défensifs du Moyen Âge finissant. Il intègre à partir de 1480 les derniers perfectionnements de la défense au moyen de l’artillerie tant pour utiliser celle-ci que pour s’en prémunir : imposante barbacane couvrant l’accès au château, canonnières par dizaines tant dans les six tours que dans les courtines, chambres de tir casematées (« voûtées ») à l’abri des boulets adverses et permettant des tirs bas et rasants, « moineau » casematé interdisant toute circulation au fond du grand fossé, terrasses d’artillerie étagées au pied du corps de place qui constituent autant d’enceintes successives à forcer, aménagement à des fins défensives d’une grotte naturelle située sous l’éperon rocheux.

Le Temple-sur-Lot, blason

À son achèvement vers 1510, il apparaît cependant obsolète. En effet, à cette époque du début de la Renaissance, les grandes familles nobles ainsi que le roi et ses proches commencent à construire les premiers châteaux de la Loire et, dans tout le royaume, de nombreuses forteresses médiévales de la petite et moyenne aristocratie, même si elles conservent quelques dispositifs défensifs, sont peu à peu transformées en résidences d’agrément par abattage d’une partie des tours de flanquements et des courtines afin de les ouvrir sur la lumière et la campagne.

Hormis la perte de ses charpentes pendant la Révolution française, le château de Bonaguil est aujourd’hui dans un bon état de conservation. Il n’eut jamais à subir d’attaque et fut habité jusqu’à la Révolution.

Le nom signifierait « Bonne Aiguille » ou « Bonne Eau » et désigne le site défensif : un promontoire rocheux et escarpé de calcaire urgonien, convenant parfaitement à l’établissement d’un château fort. Ce site est préféré aux éperons proches de plus grande altitude par la présence d’un point d’eau.

Le saviez-vous ?

Le château de Bonaguil ferait partie des dix lieux les plus hantés de France. Avec une figure emblématique, celle de Marguerite de Fumel, alias la Dame blanche de Bonaguil, la dernière chatelaine…

La légende de Marguerite de Fumel, la Dame blanche du château

Béranger de Roquefeuil homme cruel et redouté dans la région, prenait un malin plaisir à faire pendre les partisans de la rébellion paysanne. Sa fille, Marguerite ne pouvant plus supporter les délires tyranniques de son père, espérait partir avec son amant afin de ne plus assister à ces crimes odieux et surtout à s’enfuir de son emprise. Mais le seigneur Béranger avait d’autres plans pour sa fille : un mariage avec un vieux comte très riche, afin de renforcer les liens et les biens familiaux. Rebelle, Marguerite s’enfuit du château en larmes. L’histoire nous raconte qu’on ne vit plus jamais la jeune femme. D’autres ont raconté qu’elle ne serait jamais sortie de l’enceinte du château. Ainsi on peut voir, chaque soir de novembre, son fantôme, tout de blanc vêtue, arpenté le château en pleurant. Chaque mois de novembre, la dernière chatelaine, Marguerite de Fumel reviendrait hanter le château de Bonaguil et déambulerait en effet dans les couloirs du château…

Légendes locales: les habitants de St Neots remercient un franc-maçon « incroyable » dont l’association caritative soutient les sans-abris et les personnes vulnérables

De notre confrère anglais cambridge-news.co.uk

Mick Pescod a fondé l’association caritative pour les sans-abris Three Pillars après avoir rencontré un sans-abri à Londres.

Quand j’ai commencé à chercher des légendes locales à St Neots , un nom revenait sans cesse – Mick Pescod. Membre fondateur de l’association caritative « Three Pillars: Feeding the Homeless », sa générosité est bien connue dans toute la ville de Cambridgeshire et au-delà.

« Le travail qu’il fait pour les gens est incroyable », m’a dit un habitant de St Neots. Un autre a déclaré: « Si quelqu’un a des problèmes, soit lui, soit les Trois Piliers sont appelés ».

L’organisme de bienfaisance livre de la nourriture et d’autres biens aux sans-abris et aux personnes vulnérables de St Neots, Huntingdon et Peterborough . La majeure partie provient de dons de la population locale et d’entreprises telles que Tesco et Aldi.

Mais d’autres viennent des francs-maçons – soit des loges, soit des particuliers – dont Mick est membre depuis 30 ans. En fait, l’association elle-même est une organisation maçonnique. Les « Trois Piliers » de la franc-maçonnerie sont la sagesse, la force et la beauté, que ses membres sont censés défendre.

Les maçons ne sont « pas une société secrète », m’a dit Mick, ajoutant que « vous pourriez le comparer au Rotary Club ou quelque chose comme ça ». Mais ils ont des rituels secrets.

« N’importe qui peut rejoindre les francs-maçons à condition de n’avoir aucun casier judiciaire« , a déclaré Mick. (La plupart des loges n’acceptent pas les femmes, cependant, mais les hommes de plus de 18 ans de n’importe quelle race ou religion peuvent, en théorie, adhérer.)

« Et l’un des objectifs fondamentaux est de collecter des fonds pour des œuvres caritatives. Nous envoyons également beaucoup d’argent en Ukraine pour les réfugiés. Nous, aux Trois Piliers, avons envoyé six gros camions de marchandises en Ukraine, par exemple. »

« Nous sommes donc très solidaires », a-t-il poursuivi. « Ce n’est pas une société secrète mais nous ne divulguons pas toujours ce que nous faisons. Cela dure depuis 300 ans maintenant et nous gardons toutes les traditions identiques, donc cela peut sembler un peu étrange à un étranger qui regarde. »

J’ai pressé Mick sur ce point, imaginant des hommes chantant en longues robes. « Eh bien, je veux dire, la cérémonie initiale est un secret et quand les gens entrent, ils ne savent pas ce qui va se passer« , a-t-il déclaré.

Volontaires des Trois Piliers
Bénévoles des Trois Piliers (Image : Mick Pescod)

« Il n’y a rien d’extraordinaire, mais c’est un secret. Ensuite, lorsque vous entrez, il y a trois niveaux et vous progressez d’une place chaque année jusqu’à ce que vous deveniez Maître de la Loge. C’est le but ultime, mais vous pouvez obtenir d’autres promotions car il y a une grande Grande Loge à Londres et vous pouvez en faire partie. »

L’impulsion de Mick pour aider les gens est la raison pour laquelle il a rejoint la société et pourquoi il a établi les Trois Piliers aux côtés de son partenaire Ged Dempsey, dit-il. Cela lui donne aussi « un buzz » et l’occupe pendant sa retraite (il a commencé sa vie comme laitier avant de devenir conseiller financier).

L’association fonctionne depuis six ans maintenant et est née d’une rencontre entre Mick et un sans-abri à Londres. Après lui avoir acheté un repas, Mick dit qu’il a commencé à se demander « mais qu’en est-il de demain » ?

Il a donc commencé à déposer de la nourriture aux sans-abris dans la camionnette de son gendre avant d’acheter la sienne pour continuer l’aventure. Lui et Ged ont ensuite construit l’organisation jusqu’à ce qu’ils aient une soixantaine de bénévoles et une liste de donateurs, dont Greggs, l’hôtel Chocolat, le conseil municipal de St Neots et le club de golf de St Neots.

Bien que soutenir les sans-abris soit un travail important, je me suis demandé si Mick avait jamais été frustré par sa prévalence et lui ai demandé s’il pensait que les personnes à qui il fournissait de la nourriture et d’autres produits essentiels étaient abandonnées par le système. Mais Mick voit son travail, auquel il consacre environ 30 heures par semaine, sous un jour beaucoup plus positif.

« Pour être juste, le conseil de Huntingdon est très favorable« , a-t-il déclaré. « Ce matin même, j’ai eu une femme qui a dû quitter sa maison parce qu’elle avait été vendue alors qu’elle y vivait. »

« Elle n’a pas trouvé d’endroit où rester et j’ai téléphoné à la mairie et en une demi-heure, ils lui avaient proposé un hôtel pour la nuit et un logement temporaire le lendemain. Donc c’est vraiment bien. Cela vous donne une sorte de buzz parce qu’elle était si bas ce matin et maintenant elle se sent heureuse« .

Mick connecte également les gens aux ressources dont ils ont besoin via la page Facebook Three Pillars qui compte près de 5 000 membres. Sa générosité n’est pas passée inaperçue – il a récemment reçu une plaque violette pour les services à la communauté par l’Office for National Statistics. C’est accroché dans sa maison et il se sent « très fier ».

St Neots est clairement très fier de lui aussi. Il s’est fait un nom en tant qu’homme de confiance pour aider les personnes dans le besoin, faisant de lui une légende locale très célèbre.

Fraternitas de La Araucanía rassemble les hautes autorités régionales

De notre confrère chilien granlogia.cl

La franc-maçonnerie de la région de La Araucanía au Chili a tenu sa première version de Fraternitas de la República dans le Templo Mayor de la Maison maçonnique de Temuco, une instance dans laquelle les principales autorités régionales, représentants des pouvoirs de l’État, Recteurs des Universités et personnalités de la société civile et des Forces Armées et de l’Ordre se sont réunis pour réfléchir sur la Fraternité comme paradigme de la société que nous voulons.

Le Grand Délégué du Grand Maître pour la Juridiction de Cautín, Gustavo Rocha, a déclaré: «tout comme un garçon ou une fille quelque part dans ce beau territoire en septembre lève un cerf-volant en papier dans l’espoir qu’il atteindra haut, le plus le plus haut possible et y rester pour toujours, aujourd’hui, nous, la franc-maçonnerie de la région, vous invitons à garantir le vol de ce cerf-volant de rêve, à penser notre vie républicaine avec une plus grande compréhension commune ».

De même, une importante délégation de la Fraternité des jeunes Alpha Pi Epsilon, dirigée par le Grand Chef de l’institution, Javiera Espinoza, a apprécié le message délivré par la franc-maçonnerie dans cette région, notamment en raison du contexte dans lequel elle vit au quotidien.

Plus tard, la VM de la Loge Kintün Antü n°27 de la Grande Loge Féminine, Sonia Méndez Caro a exprimé « Liberté, Egalité et Fraternité, trois principes indivisibles et fondamentaux de la Franc-Maçonnerie, une trilogie de lumière, qui nous guide dans la construction d’une une société plus juste, plus solidaire, plus inclusive, respectueuse de la diversité et des différentes expressions politiques et religieuses des différentes cultures et ethnies. 

Aujourd’hui est un jour historique, pour la première fois cette célébration républicaine a lieu dans la région de La Araucanía, notre région bien-aimée, belle pour sa beauté naturelle et géographique mais douloureuse et confuse par les actes de violence qui se produisent en permanence Cela nécessite notre plus grand écoute et engagement. »

Le Grand Bibliothécaire et Archiviste de la Grande Loge du Chili Nabor Urzúa Becerra a délivré un message axé sur le principe de fraternité en indiquant que « nous sommes intéressés à contribuer, à mettre résolument nos vertus au service du pays afin de construire une communauté fraternelle et un dialogue patriotique qui construit le consensus et une disposition d’harmonie des esprits. « Nous le faisons à partir de notre conception laïque, mais inclusive, résolument fraternelle où nous aidons tous de notre diversité à la tâche commune d’assurer le bien-être de tous ».

Pour sa part, le Délégué Présidentiel Régional, Raúl Allard Soto, a prononcé les salutations du gouvernement et a apprécié la réalisation de cette instance de réflexion

« Je voudrais souligner les valeurs de tolérance, de liberté, de fraternité qui ont été évoquées et précédemment valorisées pour représenter à la franc-maçonnerie et représenter des éléments importants pour la construction d’un dialogue fraternel entre les représentants des pouvoirs de l’État et les citoyens ».

Enfin, le gouverneur régional, Luciano Rivas Stepk, en plus de remercier et de souligner l’organisation de Fraternitas, a déclaré « la récolte du pays ne peut naître que de semailles fraternelles et j’apprécie beaucoup la possibilité d’être avec vous, je crois que ce que vous faites et qu’ils ont fait pendant longtemps dans des domaines si importants pour notre pays, comme l’éducation et la santé, par exemple, et tout ce qu’ils ont fait avec de grands hommes dans notre pays, c’est ce qui a fait de notre pays ce qu’il est aujourd’hui et dans ce sens je crois que c’est la ligne dans laquelle nous devons continuer à travailler ».

La cérémonie a été diffusée en streaming sur la chaîne YouTube de la Grande Loge du Chili.

27/09/22 : GLNF – Conférence-débat « Franc-Maçonnerie et spiritualité au XXIe siècle » à Orléans

La Grande Loge Provinciale du Val de Loire de la Grande Loge Nationale Française vous invite, le mardi 27 septembre 2022 à 19 h, à une conférence-débat gratuite et ouverte à toutes et à toute sur le thème « Franc-Maçonnerie et spiritualité au XXIe siècle ».

Dans sa communication, la Grande Loge Provinciale du Val de Loire précise que « La Grande Loge Nationale Française, seule obédience régulière et de tradition en France, qui proscrit toutes discussions politiques ou religieuses en son sein, met en avant les valeurs de travail, de foi et de connaissance de soi à travers l’étude des symboles de la Franc-Maçonnerie ».

Si vous êtes désireux d’en savoir davantage, vous êtes cordialement invité à venir échanger avec les Frères du Val de Loire. Une soirée qui s‘annonce sous les meilleurs auspices et en présence du Grand Maître Provincial.

Toute de demande de renseignements : conforleansglnf@gmail.com

Le musée des Beaux-Arts

Le musée des Beaux-Arts d’Orléans est l’un des plus anciens musées français de province. Il a été fondé en 1797. Il présente des œuvres d’art couvrant une période allant du XVe au XXe siècle. La collection se compose de 2 000 peintures, 700 sculptures, plus de 1 200 objets d’art, 10 000 dessins et 50 000 estampes. 700 œuvres sont exposées de manière permanente.

Infos pratiques :

Mardi 27 septembre 2022 à 19 h

Musée des Beaux-Arts

Salle de l’auditorium, 1 rue Fernand Rabier – 45000 ORLÉANS

Société Secrète… Foresters Friendly Society

La Foresters Friendly Society (en français : Société amicale des forestiers) est une société amicale britannique qui a été créée en 1834 en rapport à l’Ancient Order of Foresters (AOF) dont l’origine se situe dans le Yorkshire entre 1745 et 1790. Au 31 décembre 2015, la société comptait 78 109 membres et son actif total s’élevait à 263,6 millions £. Son siège social est situé à Southampton, plus grande ville du Hampshire et située sur la côte sud de l’Angleterre.

Cette nouvelle société a été créée à Rochdale dans le comté du Grand Manchester en août 1834, quand plus de 300 succursales de la Royal Foresters Society établie au XVIIIe siècle ont formé le nouvel « Ancient Order of Foresters ».

En 1874, les forestiers américains et canadiens se séparent de l’Ancient Order of Foresters et mettent en place l’Independent Order of Foresters (IOF). Le fonctionnement de l’IOF au Royaume-Uni est maintenant appelé Forester Life, basé à Bromley dans le Grand Londres.

La Foresters Friendly Society fut reconnue le 1er janvier 2003 en conformité avec les dispositions de la Loi sur les sociétés amicales de 1992. Elle a acquis les sociétés d’assurance Tunstall Assurance Friendly Society et Leek Assurance Collecting Society . En 2014, elle a acquis le Post Office Insurance Society (POIS) ajoutant 21 000 membres à son groupe.

Les branches locales de la société sont appelées « tribunaux » plutôt que « loges » comme dans les autres sociétés amicales, d’après les anciens tribunaux de Forêt royale et elles pratiquent un rite forestier, l’ancien rituel de l’AOF. La plus célèbre fut la Court LUD n °10100, qui a été formée en 1947, par les membres du London District Management Committee (comité de gestion de district de Londres). Toutefois, en raison du manque de membres, elle a disparu en 2004. Depuis la société est devenue une corporation à cause de la diminution du nombre de « tribunaux ». Au juin 2016, il y avait encore 190 « tribunaux » dans les îles Britanniques.

La société a son propre magazine Foresters Miscellany existant de 1862 à 2008, et devenu depuis The Forester. À la fin de 2016 la publication de Foresters Miscellany a démarré avec le numéro 1618.

Le directeur général est John Instance qui a été nommé en 2016, venant de la Financial Reporting Council d’Irlande en 2012. Le High Chief Ranger (ce qui équivaut au président) pour la saison 2016/17 est Glyn Carpenter.

En décembre 2012, la société a annoncé son parrainage officiel avec les équipes de tir à l’arc de la Grande-Bretagne aux Jeux olympiques et paralympiques. En novembre 2013, elle a renouvelé son parrainage pour les Jeux olympiques d’été de 2016 à Rio de Janeiro.

Produits d’assurance

La société fournit à ses membres des polices d’assurance maladie et d’assurance vie. Il existe également des produits pour les enfants (régime d’épargne-enfants éthique, un régime d’épargne exonéré d’impôt pour enfants, etc.). En plus de cela, elle est également le fournisseur d’assurance collective à plusieurs forces de police au Royaume-Uni, le Service de police d’Irlande du Nord étant l’un des plus grands, et l’assurance-médicale de Guernesey. La société est réglementée au Royaume-Uni par la Financial Conduct Authority (FCA).