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220 références de livres avec le Troubadour du Livre

Comme chaque mois, Philippe Subrini nous gratifie de sa lettre d’information. Ce mois-ci 220 livres sont présentés. 450fm vous propose de télécharger la Lettre de Philippe.

Philippe Subrini

Maîtres maçons & Magiciens : La Loge Invisible

De notre confrère freemason.com

« Je suis un grand admirateur du mystère et de la magie. Regarde cette vie – tout mystère et magie. » 
(Harry Houdini)

Avec des siècles de tradition et des millions de membres à travers le monde, la franc-maçonnerie est unique pour sa capacité à rassembler des hommes de différents horizons dans la poursuite de valeurs partagées. Compte tenu du nombre de membres aux intérêts variés, il n’est donc pas surprenant que des organisations maçonniques , dont beaucoup ici même dans l’Ohio, se soient formées pour explorer plus profondément les enseignements et les liens de la franc-maçonnerie. 

L’un de ces groupes uniques est The Invisible Lodge , un groupe international d’hommes qui sont à la fois des maîtres maçons et des maîtres illusionnistes. Fondée par le célèbre illusionniste Sir Felix Korim en 1953, la Loge Invisible se décrit comme « l’association honoraire des magiciens maçonniques au travail sous la juridiction du monde connu et inconnu ». Au cours des près de 70 ans depuis sa formation, cette confrérie a compté de nombreux membres célèbres, dont certains ont créé des tours notoires tels que la Dame flottante, le tapis volant et scié une femme en deux.

Texte alternatif : Harry Houdini menotté devant une foule
Le célèbre magicien Harry Houdini était également franc-maçon

Franc-Maçonnerie et Magie

Bien qu’il ait créé la Loge Invisible, Sir Felix Korim n’était pas le premier magicien maçonnique célèbre. En effet, 30 ans avant la création de la Loge Invisible, le grand Harry Houdini rejoint la fraternité. Avant de devenir franc-maçon en 1923, Houdini a été président de la Society of American Magicians (alias SAM) de 1917 jusqu’à sa mort neuf ans plus tard. Il joue un rôle central dans la croissance significative de son mandat, faisant avancer le domaine de la magie et établissant un réseau national de magiciens. Houdini a été initié à St. Cecile Lodge à New York en 1923 et a été élevé les 31 juillet et 21 août 1924. Il a utilisé sa renommée pour soutenir la communauté maçonnique de New York, se produisant pour la Scottish Rite Valley de New York devant plus de 4 000 personnes à la cathédrale de rite écossais. Il a notamment utilisé l’argent qu’il a collecté pour soutenir d’autres francs-maçons dans le besoin. Après être devenu maître maçon, Houdini a rejoint le Mecca Shrine Temple à New York.

Au sommet de sa carrière, Houdini a parcouru les États-Unis sans relâche, inspirant de nouvelles générations d’illusionnistes à suivre ses traces, dans la maçonnerie et la magie. Aujourd’hui, les magiciens maçonniques suivent les traces de frères célèbres comme Alexander Hermann, Harry Kellar, Howard Thurston et Dante. Parmi les autres magiciens maçonniques notables qui sont des membres confirmés de la Loge Invisible, citons Lee Grabel, John Calvert, Harry Blackstone Sr., Peter Reveen, Sid Radner, Carl Balentine, Herb Zarrow et Fielding West.

Rejoindre la Loge Invisible

L’Invisible Lodge International est une organisation unique en son genre, et a donc des conditions d’adhésion uniques qu’un homme doit remplir pour faire une demande d’adhésion. Tout d’abord, vous devez être un maître maçon en règle avec le statut actuel de Blue Lodge. Ensuite, vous devez prouver au conseil d’administration de The Invisible Lodge que vous êtes un magicien ou un poursuivant d’une forme d’art alliée. Il est satisfaisant d’être un professionnel, semi-professionnel ou amateur confirmé dans le domaine de la magie ou des arts connexes, avec une preuve de performance, d’auteur, de collectionneur ou d’appartenance à une organisation internationale, nationale ou régionale.

Adhésion à la Loge Invisible

La Loge Invisible a commencé comme une petite cohorte de magiciens francs-maçons qui, au fil du temps, est devenue une organisation couvrant une demi-douzaine de pays. Aujourd’hui, ce corps maçonnique accueille des magiciens ainsi que des praticiens des arts connexes qui comprennent des ventriloques, des cracheurs de feu, des clowns et des hypnotiseurs. À la base, l’adhésion à The Invisible Lodge nécessite un respect pour le mystère, le symbolisme et le secret de l’artisanat.

Il n’y a pas de loge centrale de cette organisation maçonnique, ce qui signifie que les membres se réunissent lors de conventions magiques à travers le monde. Il y a une cérémonie d’initiation à laquelle les candidats peuvent participer à tout moment et à n’importe quelle réunion Invisible Lodge dans le monde.

Lors des rassemblements d’Invisible Lodge Internationals, les membres échangent des conseils, testent de nouveaux matériaux et offrent des performances pour se divertir mutuellement. Plus récemment, les membres ont créé un rituel d’initiation pour les nouveaux membres. Bien que l’initiation puisse être effectuée lors d’une réunion en mosaïque, il est important de noter que la Loge Invisible est un groupe d’affinité, ce qui signifie que la plupart des grandes loges ne le reconnaissent pas officiellement.

Malgré son statut d’organisme d’affinité, la Loge Invisible offre à ses membres des accessoires et des pratiques maçonniques standard, notamment des signes et des symboles, des postes d’officier, des smokings et des hauts-de-forme. Comme la plupart des organismes maçonniques, la loge offre à ses membres un prix pour l’ensemble de leurs réalisations appelé le prix Harvey. Ce prix porte le nom du célèbre film de Jimmy Stewart sur un homme dont le meilleur ami est un lapin invisible de six pieds de haut. 

Frères, êtes-vous membre de la Loge Invisible ? Envoyez-nous un e-mail à OhioLodgeLife@freemason.com pour partager votre expérience avec nous !

Les Templiers-Des croisades au bûcher

Arnaud de la Croix, en 2013

Arnaud de la Croix, à qui nous devons de nombreux ouvrages allant du Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine sur des sujets aussi divers que l’ésotérisme, la franc-maçonnerie, les sociétés secrètes ou encore les ordres chevaleresques, nous transporte au temps des moines-soldats et nous conte l’énigmatique histoire de l’ordre du Temple. Des origines à la chute. Et bien plus encore en traitant, dans sa troisième et dernière partie de la légende. Sans doute bien plus mystérieuse encore que l’histoire de l’ordre des Pauvres Chevaliers du Christ. En paraphrasant cette ancienne acclamation, devenue familière, « Le roi est mort, vive le roi ! », nous pourrions écrire « Le Temple est mort, vive le Temple ! »

Arnaud de la Croix – Racine, 2022, 168 pages, 25 €

Les Templiers
Les Templiers

Pour mieux connaître cet ordre religieux et militaire qui avaient pour mission de protéger les pèlerins en Terre sainte, il nous faut commencer par le début. En vérité les origines qui pour certains demeurent encore relativement incertaine.

Hugues de Payns, 1841, château de Versailles

Arnaud de la Croix entame d’ailleurs son prologue par une phrase qui ravira tous les historiens. Si l’on veut comprendre l’histoire du Temple, il faut impérativement la replacer dans son contexte, celui des croisades. Tout débutant avec le discours d’appel aux croisades du 159e pape de l’Église catholique Urbain II, le 27 novembre 1095. « Dieu le veut ! », c’est par ce cri que les chevaliers, avec élan et allégresse, répondirent à l’appel.

Arnaud de la Croix retrace la vie de l’ordre du Temple qui restera à jamais un modèle de chevalerie chrétienne dans l’Occident médiéval. Nous revivons les grandes heures de cet ordre religieux et militaire depuis l’époque de son fondateur et premier maître Hugues de Payns (1074-1136) jusqu’au siège de Saint-Jean-d’Acre, en 1291, qui se solda par la prise de la ville par les mamelouks et la fin du royaume de Jérusalem. Puis vint le procès de 1307 à 1312…

Le maréchal Matthieu de Clermont défend Ptolémaïs – peinture de Dominique Papety, 1845, salles des Croisades, Château de Versailles
 

 Cet événement qui représente la perte des dernières positions latines en Orient est fréquemment considérée par les historiens comme marquant la fin de la période des croisades médiévales.

Un très intéressant chapitre, le huitième, intitulé « 1209-1229, les Templiers face aux cathares ».

Colombe cathare. La colombe étant symbole de l’Esprit de Dieu

Beaucoup sont encore désireux de connaître l’attitude des tout-puissants moines-soldats face aux « parfaits/bonshommes » qui voulaient juste mener une vie conforme aux enseignements du christianisme originel. L’histoire nous rapportant qu’ils finirent tous emprisonnés ou brûlés sur les bûchers de l’Inquisition… Arnaud de la Croix y répond et étanche notre soif de curiosité.

Le bûcher

La troisième partie, « La légende », relate, le 11 ou le 18 mars 1314, la malédiction que Jacques de Molay, dernier grand maître de l’ordre du Temple, lance du haut de son bûcher à ses juges et bourreaux, le pape Clément V et le roi de France Philippe IV, dit « le Bel » qui fit arrêter les Templiers dans le but de leur confisquer leurs biens – l’ordre étant devenu trop riche et trop puissant à ces yeux alors qu’ils avaient initialement fait vœu de pauvreté – : « Pape Clément ! Chevalier Guillaume ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître devant le tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment. Maudits ! Maudits ! Soyez tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! » L’auteur revient sur ce fait historique ou ce mythe inventé de toutes pièces. En sachant que le pape, tout comme le roi, décédèrent tour à tour dans d’étranges circonstances quelques mois après cette imprécation. Nous vous proposons aujourd’hui de revenir sur ce célèbre épisode de l’Histoire de France.

Karl Gotthelf von Hund und Altengrotkau (1722-1776). fondateur de la Stricte Observance dite templière

L’auteur aborde aussi deux points clés de cette légende. Celui de la filiation templière à travers la Franc-Maçonnerie du XVIIe siècle et plus précisément, à compter de 1751, de la Stricte Observance. Mais aussi que l’idée d’une résurgence/survivance de l’ordre, après les XIXe et XXe siècles, persiste encore et toujours. Des ordres se prétendant authentiques perpétuant les règles et statuts originaux depuis la création d’ordre du Temple, il y en a eu, il y en a et il y en aura encore…

Montsaunès – Église Saint-Christophe-des-Templiers

Nous aimons tout particulièrement le cahier central présentant 28 magnifiques illustrations dont 10 proposent une belle cartographie permettant d’analyser, de définir et d’interpréter tout l’espace géographique couvert au fil de siècles et des différentes croisades – de la première à la huitième –, par les Templiers. Sans oublier celle de Montsaunès, village haut garonnais de ce beau pays de Comminges, connu pour son patrimoine architectural – classée dès 1846 au titre des monuments historiques –, qu’est l’église Saint-Christophe-des-Templiers, remarquable par les chapiteaux de ses portails et par son décor peint intérieur dont les murs et la voûte offrent des peintures à l’iconographie très variée qui ont souvent donné lieu à des interprétations ésotériques.

Montsaunès – la voûte

L’épilogue est suivi de la liste chronologique des 23 maîtres de l’ordre du Temple, récapitulant le nom, les dates de maîtrise et la région d’origine. Ainsi qu’une bibliographie qui permettra au lecteur de persévérer dans sa quête, si tel est son désir.

Le capitaine Valéri, alias Marcel P. : médecin humaniste, socialiste et franc-maçon

Du site ripostelaique.com – Par Eric de Verdelhan

[Avertissement

Voici que le Docteur Petiot, de sinistre mémoire, aurait été franc-maçon, ce que l’article monte en épingle, sans alléguer le moindre fait, en rebondissant comme par évidence sur une actualité qui mettrait en cause, non l’horrible tueur en série, mais le dernier propriétaire « d’un château délabré situé sur la commune de Trébons (Hautes-Pyrénées) », qui, du reste – insigne différence –, «  n’était pas connu des services de police et de gendarmerie », mais « dont l’appartenance à la Franc-maçonnerie est établie »… ce qui permet à l’auteur, au moyen de ce ricochet, de répandre insidieusement  une autre et pure calomnie ![1]

Le titre du papier accompagné d’une vidéo indique simplement : « Une enquête ouverte après la découverte d’un mystérieux temple par le youtubeur Jo Urbex ». Il est disponible sur le site du Parisien à la date du 2 décembre 2022[2]. Si des ossements « probablement humains » ont été prélevés sur les lieux pour analyse, « la gendarmerie soupèse l’hypothèse criminelle avec beaucoup de scepticisme ». En tout cas, rien à voir avec celui qui se faisait appeler « le bon docteur Eugène » et qui avait acheté, au nom de son fils, dans le XVIe arrondissement de Paris, au № 21 de la rue Le Sueur, un hôtel particulier, occupé précédemment par la comédienne Cécile Sorel, dont les fumées noires et nauséabondes alertèrent deux policiers en patrouille, en mars 1944 (le bâtiment fut démoli, dans les années ’50, pour édifier au même emplacement un immeuble collectif qui s’y trouve toujours).

Ce coq-à-l’âne tiré par la crête et le crin, que pratique avec arrogance notre féroce plumitif, vise à un pitoyable amalgame, sachant qu’aucun élément, aucun indice, aucun commencement de preuve n’atteste la réception de Marcel Petiot dans une quelconque Loge maçonnique et que le Docteur Nicolas Katkoff est, d’après les témoignages recueillis, un parfait honnête homme. Le procédé est grossier et suinte la haine mais, visiblement, M. de Verdelhan n’a cure des « détails », le terme ayant, d’ailleurs, fait florès à l’extrême droite depuis que Jean-Marie Le Pen l’avait employé pour qualifier les chambres à gaz des camps nazis, ce qui lui valut une condamnation pénale définitive.

Il faut dire que l’auteur publie son article sur un site dont le titre résume la posture : ripostelaique.com, depuis que cette mouvance d’opinion se pose en rempart de la laïcité, la gauche s’enlisant dans de funestes contradictions à ce sujet. En l’occurrence, l’impudence de son propos est sans limite. Voyant que M. de Verdelhan se définit lui-même comme « nationaliste chrétien »,  nous aurions pu lui suggérer de choisir, par exemple, dans l’édition du même jour du même quotidien, l’un ou l’autre des papiers suivants: Emmanuel, abusé par un prêtre pendant 7 ans : «L’Église ne veut toujours pas faire le ménage»  ou « Trois figures de l’ultradroite condamnées pour l’agression de journalistes de Quotidien ». Espérons qu’alors, son commentaire nous eût plus savamment éclairés …

Comme il est aisé de le comprendre, nous reproduisons l’article ci-dessous, dans toute sa vulgarité, pour mettre en garde, contre un anti-maçonnisme qui a, certes, culminé sans entrave pendant la Seconde Guerre mondiale mais qui n’en continue pas moins à sataniser sans vergogne les « Enfants de la Veuve », ainsi dénommés en référence aux mystères d’Isis. (N.d.l.R.)


[1] D’après les témoignages suivants, il ne s’agit pas même d’un château ni d’un individu dangereux :

De doudou65 : « Situé sur les hauteurs de Trébons, la maison de Nicolas Katkoff est restée, selon son expression, « une ruine neuve ». Jamais achevée et abandonnée aux ronces. Il a fait construire un véritable temple souterrain, creusé dans la roche » qui a même servi un jour à la célébration d’une messe pour des scouts. Certains se souviennent de leur initiation maçonnique, descendu par un treuil manuel dans le cabinet de réflexion pour « visiter l’intérieur de la terre ». Le symbolique allié à la réalité. Nicolas Katkoff, que j’ai connu et apprécié, était un chercheur de sagesse, un passionné de franc-maçonnerie qui a évolué vers le martinisme, courant philosophique, initiatique et ésotérique judéo-chrétien. Passionné de sophrologie et de méditation…. Un sage et un cherchant de sagesse et d’absolu ! Heureusement qu’on lui rend hommage… J’apprends sa disparition : une affectueuse pensée pour Monique. »

De Arctos : J’ai bien connu Nicolas, j’ai même été invité à Trébons et à Soues, le présenter comme un individu inquiétant m’exaspère et me dégoutte, je puis dire que ce fut un excellent médecin et un humain admirable (j’étais chirurgien et lui anesthésiste, je crois donc savoir de quoi je parle)

V. https://www.ladepeche.fr/2022/11/29/hautes-pyrenees-des-youtubeurs-decouvrent-un-crane-humain-et-des-ossements-dans-un-temple-maconnique-a-trebons-10835308.php

[2] V.  https://www.leparisien.fr/video/video-on-est-tombe-sur-une-sorte-de-culte-sataniste-jo-urbex-raconte-sa-decouverte-dun-mysterieux-temple-franc-macon-02-12-2022-K7CFAUUML5DBXLX77AART2H3IA.php]

« Un crâne et des ossements…ont été découverts dans la nuit de vendredi à samedi dernier, dans un château abandonné situé sur la commune de Trébons (Hautes-Pyrénées), à une quinzaine de kilomètres de Lourdes. …Crâne, scalpels, échantillons de peau.… Au fil de leur exploration nocturne, (ils) finissent par faire une découverte glaçante : un crâne et des os probablement humains sont disposés et éparpillés à la façon des pièces d’un puzzle à même le sol. « Est-ce qu’il y a eu des sacrifices, s’interroge l’un d’eux. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont mené des rituels »…L’ex-propriétaire des lieux, dont l’appartenance à la Franc-maçonnerie est établie, n’était pas connu des services de police et de gendarmerie… »

(Le Parisien du 2 décembre 2022)

Un ami m’a fait parvenir cette information qui provient d’un coin des Hautes-Pyrénées que je connais bien car j’ai passé mon enfance à Tarbes où mon père était en garnison. On aurait trouvé des ossements humains dans un château en ruines appartenant autrefois à un médecin franc-maçon.

L’affaire n’a pas fait grand bruit dans la presse. Comme j’ai l’esprit mal tourné, je ne peux m’empêcher d’imaginer le tintamarre médiatique auquel nous aurions eu droit si cette demeure avait appartenu à un notable d’Action Française, un édile du Front national ou mieux, si l’on avait fait cette macabre découverte dans un monastère catholique. Mais cette histoire glauque concerne un « fils de la veuve », un « frère la gratouille » comme disait Mitterrand, or la Franc-maçonnerie est un milieu qui aime avant tout la discrétion, bien qu’il s’en défende.

Malgré les efforts d’Alain Bauer, Grand Maître du « Grand Orient de France » de 2000 à 2003, pour réhabiliter la Franc-maçonnerie, je connais son rôle – ô combien néfaste – dans la Révolution française et dans à peu près tous les scandales qui ont émaillé nos Républiques (surtout la III°, dite « République des Francs-maçons » et la V° où ils sont partout).

« La Secte » ayant  la fâcheuse habitude de traîner en justice ceux qui osent la dénigrer, je me garderai bien de mettre tous les « frères trois points »  dans le même panier. Il existe sans doute des Maçons désintéressés, honnêtes et intègres, mais, tel le mouton à cinq pattes ou le poisson-volant, ils ne représentent pas forcément  la majorité de l’espèce. Depuis le « Carrefour du développement » des Frères Nucci et Chalier ou l’Affaire Urba-Gracco du frère Monate, et malgré la volonté d’une presse complice d’étouffer ou de minimiser les scandales, les affaires louches ou crapuleuses impliquant des Maçons se suivent, année après année, avec une régularité de métronome.

Mais je ne vais pas m’attarder sur le sujet, Ghislaine Ottenheimer(1) ou Sophie Coignard(2), qui ne passent pas pour des journalistes d’extrême-droite, ont écrit des choses édifiantes sur cet État dans l’État que d’autres s’entêtent à ne pas voir.

Ce fait divers survenu dans une ruine pyrénéenne m’a donné l’idée de vous parler aujourd’hui d’un autre médecin franc-maçon, une belle conscience de gauche, un humaniste, qui a été maire de son patelin puis conseiller général de son canton et, de surcroît, un grand résistant puisque, comme officier FFI, il était chargé de faire la chasse aux collabos à la Libération. J’ai raconté cette histoire dans un de mes livres (3), mais il va sans dire que je ne fais absolument « pas d’amalgame » et que ce récit ne saurait « stigmatiser » la communauté maçonnique.

Marcel P. (conservons-lui pour l’instant l’anonymat) naît à Auxerre le 17 janvier 1897. Il est l’aîné de Félix P., employé des postes, et de Marthe Bourdon, sans emploi. Il est issu de la petite bourgeoisie bourguignonne, car son géniteur s’embourgeoise en devenant  receveur des postes de Joigny. Dès l’enfance, Marcel manifeste une intelligence vive – à 5 ans, il lit comme un enfant de 10 ans -, et une forte précocité, mais il est sujet à des accès de violence.

Esprit retors, il serait allé jusqu’à distribuer des images pornographiques à ses condisciples de classes primaires, aurait tiré au revolver en pleine classe et aurait ébouillanté un chat. Ces racontars sur sa délinquance précoce ne sont cependant pas attestés, il peut s’agir de potins malveillants.

Par la suite, il est renvoyé de plusieurs écoles ou collèges pour indiscipline.

À 17 ans, il est arrêté pour avoir fracturé des boîtes aux lettres, non pour voler les mandats mais pour y lire les lettres et cartes postales. Il n’est pas condamné, un psychiatre l’ayant déclaré inapte à être jugé, estimant qu’il a une personnalité « bipolaire ».

La Grande Guerre éclate et Marcel devance l’appel le 11 janvier 1916. Il est blessé au pied, d’un éclat de grenade, le 20 mars 1917. Accusé de vol à l’hôpital, il fait un premier séjour à la prison militaire d’Orléans avant son transfert en psychiatrie à Fleury-les-Aubrais. Là, les psychiatres le déclarent « neurasthénique, dépressif et paranoïaque ». Mais le pays a besoin de « chair à canon » et, malgré son état, il est renvoyé au front en 1918, avant d’être réformé pour troubles psychiatriques. La commission de réforme de Sens fixe son invalidité à 40 % et le déclare « réformé temporaire ». En 1920, une autre commission fixe son incapacité à 100 %, ramenée à 50 % en mars 1921.

Chose surprenante, Marcel a repris des études de médecine entre temps : il obtient son doctorat de médecine de la Faculté de Paris, le 15 décembre 1921, avec mention « très bien ».

En 1922, il ouvre un cabinet à Villeneuve-sur-Yonne où il devient rapidement très populaire en offrant aux indigents, consultations et vaccinations. Car Marcel penche à gauche : il se dit socialiste et « humaniste ». Jean-Marc Varaut (4) écrit qu’il est soutenu par des « forces occultes », c’est un doux euphémisme pour dire qu’il est devenu Franc-maçon.

Très vite, cet étrange docteur se fait remarquer par des tendances à la cleptomanie. Ses détracteurs l’accusent aussi de pratiquer des avortements clandestins et de fournir de la cocaïne aux drogués. Mais nous sommes sous la III° « Ripoux-blique » et sa réputation sulfureuse ne l’empêche pas d’être élu conseiller municipal en 1925, puis maire en 1926.

Le 4 juin 1927, il épouse, à Seignelay, Georgette Valentine Lablais, fille d’un commerçant local, également  propriétaire du restaurant parisien « Chez Marius », situé  rue de Bourgogne.

Mais, rapidement, il est poursuivi pour plusieurs délits : fausses déclarations à l’assurance maladie, détournements d’argent, utilisation frauduleuse de fonds publics en sa qualité de maire…

« Médecin des pauvres », Marcel est déjà riche et choisit comme avocat un ténor du Barreau, maître René Floriot, lequel lui évite, à chaque fois, la prison ferme. Révoqué de son mandat de maire, en 1931, il se fait aussitôt élire conseiller général de son canton mais il est définitivement déchu de tout mandat électif, en 1934, pour avoir  trafiqué… son compteur électrique. C’est décidément un drôle d’oiseau ce toubib socialiste et humaniste ! Il commence sérieusement à sentir le soufre même auprès de ses « frères maçons ».  Sitôt révoqué, plusieurs affaires inexpliquées suscitent des rumeurs dans sa ville, entre autres, la disparition de sa bonne, Louisette, qui fut aussi sa maîtresse et l’incendie, pour le moins suspect, de la laiterie « Debove », dans lequel est morte la patronne de l’entreprise. Poursuivi par la justice pour plusieurs  délits, Marcel part s’installer à Paris en 1933. Et personne ne cherche à le retrouver. « Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ! »

À son arrivée dans la capitale, il ouvre un cabinet médical au premier étage du 66 rue de Caumartin, juste au-dessus d’un magasin d’objets religieux.

Son entreprise est vite florissante : il inonde son quartier de tracts publicitaires dignes d’un charlatan, pour s’attirer des patients crédules et souffrant des maux les plus divers. Il y vante sa pratique de l’électrothérapie. Il se prétend également spécialiste en désintoxication, ce qui lui permet de délivrer des ordonnances de complaisance à des toxicomanes.

En 1936, il est arrêté pour vol à l’étalage à la librairie Joseph Gibert, dans le quartier latin. Il affirme à ses juges qu’« un génie ne se préoccupe pas de basses choses matérielles ». Déclaré aliéné mental, il échappe à la prison mais est interné à la maison de santé d’Ivry pendant sept longs mois. La question de son état mental se pose alors : est-il fou ou a-t-il simulé la folie pour éviter la prison ?

Un premier expert psychiatre le déclare « délirant et irresponsable » mais un second voit en lui « un individu sans scrupules, dépourvu de tout sens moral ». Rendu à la liberté en février 1937, il reprend ses consultations comme avant son internement et continue à s’enrichir.

Le 11 août 1941, en pleine Occupation, il acquiert un hôtel particulier, à Paris, au 21 rue Le Sueur. Il y réalise d’importants travaux avec l’idée, dit-il, d’en faire une clinique.

À partir de 1942, « le bon docteur des pauvres » devient résistant : il propose un passage vers l’Argentine à des gens poursuivis par la Gestapo. Les candidats au départ sont invités à se présenter chez lui, de nuit, munis d’une valise contenant bijoux, espèces et argenterie.

Sous le pseudonyme de « docteur Eugène », il recrute deux rabatteurs : un coiffeur, Raoul Fourrier, et un artiste de music-hall raté, Edmond Pintard. Les candidats au voyage disparaissent tous, mystérieusement, sans atteindre l’Amérique du Sud. Une première victime disparaît le 2 janvier 1942.

Il s’agit de Joachim Guschinow, un fourreur juif, voisin de Marcel. Il aurait donné à ce dernier l’équivalent de 300 000 euros en diamants. Yvan Dreyfus, prisonnier juif missionné par la Gestapo pour infiltrer le réseau  du « docteur Eugène » disparaîtra lui aussi sans laisser de trace.

Après les personnes isolées, Marcel s’en prend à des familles entières en leur proposant des « tarifs de groupe ». Les victimes sont essentiellement des Juifs, mais aussi des malfrats désireux de se faire oublier. D’autres individus, risquant de le dénoncer, s’évanouissent dans la nature.

Les services allemands finissent par découvrir le « réseau Eugène » grâce à un indicateur : un Français nommé Beretta. Marcel est arrêté, interrogé et torturé.

Interné  pendant huit mois à la prison de Fresnes, il n’avoue rien et pour cause : il n’a aucun lien, aucun contact réel, avec la Résistance. Il est libéré le 13 janvier 1944, « contre une caution » (5).

On est en droit de se demander, à une époque où les Allemands fusillaient ou déportaient le moindre suspect, pourquoi on l’a relâché si facilement. Encore une bizarrerie !

On suppose qu’il décide alors de faire disparaître des indices compromettants : le 11 mars 1944, les pompiers sont alertés par des voisins qu’incommodent, depuis plusieurs jours, les odeurs pestilentielles provenant d’une cheminée de la maison (à l’abandon) située au 21 rue Le Sueur. Ils fracturent une fenêtre et pénètrent dans l’immeuble. Ils sont aussitôt alertés par le ronflement d’une chaudière. Dans la cave, ils découvrent des corps humains découpés, dépecés et prêts à être incinérés dans deux énormes chaudières-calorifères à bois.

Pour la suite, il existe plusieurs versions des faits : certains auteurs prétendent que Marcel serait arrivé à bicyclette, se serait fait passer pour son frère Maurice, puis aurait quitté les lieux. Henry Sergg (6) suppose que Marcel se serait rendu au 93 rue Lauriston, au siège de la Gestapo française.  Son chef, Henri Lafont, aurait découvert ses crimes et, par chantage, l’aurait  contraint à travailler pour lui. Mais cette affirmation fantaisiste ne repose sur rien.

Quoi qu’il en soit, Marcel s’est volatilisé ! Lors de perquisitions ultérieures, on découvrira rue Le Sueur un débarras contenant 72 valises et  655 kilos d’objets dont 1760 pièces d’habillement.

En fuite, Marcel rejoint, sous une fausse identité, les FFI dans lesquelles il est intégré comme lieutenant. Qui lui a procuré cette fausse identité ? Qu’est-ce qui justifiait son grade ? Toujours est-il qu’« on » s’empresse… de le nommer capitaine (à quel titre ?) : le « capitaine Valéri » (7).

Il est affecté à la caserne de Reuilly. Là, le capitaine Valéri, (qui prendra également le nom de « docteur Westerwald ») est nommé officier de Sécurité Militaire, chargé de l’épuration des traîtres et des collaborateurs : ce « grand résistant », torturé par les Allemands et, à ce titre, respecté par ses subalternes, trouve que l’épuration est trop tendre et pas assez expéditive; on croît rêver !

À la Libération de Paris, un mandat d’arrêt est lancé contre Marcel qui reste introuvable. En septembre 1944, Jacques Yonnet, lieutenant à la DGER, publie dans le journal « Résistance » un article provocateur intitulé « Marcel P….., soldat du Reich ». Marcel, imprudent, utilise son droit de réponse. En adressant au journal une lettre manuscrite, il tombe dans un piège. Le journal n’est diffusé que dans la capitale et en banlieue, la police en déduit donc qu’il se cache à proximité et sans doute au sein de la Résistance. Elle compare son écriture – facilement identifiable – à celle de tous les officiers FFI parisiens. Finalement, l’inspecteur Henri Soutif  l’arrête le 31 octobre 1944 à la station de métro  « Tourelle ». On trouve sur lui un revolver chargé, une carte des « Milices Patriotiques » et plusieurs cartes d’identité. Cette arrestation traduit les ambiguïtés de cette époque : celui qui a failli l’arrêter, le commissaire Massu, est en prison. Dans l’entre-deux-guerres, il était le «flic le plus célèbre de France». Il avait servi de modèle à Georges Simenon pour créer son personnage de Maigret. A la Libération, Massu, « l’homme  aux 3257 arrestations », est arrêté, accusé de collaboration. En prison, il fait une tentative de suicide. Blanchi, il sort de Fresnes, après huit mois d’internement. C’est un homme brisé, qui part en retraite quelques mois plus tard. Et celui qui a finalement arrêté Marcel, Henri Soutif, était en fuite lors du procès. Poursuivi pour crimes de collaboration, il ne sera jamais retrouvé.

L’enquête met au jour la complicité du frère de Marcel, Maurice, commerçant à Auxerre ; de sa femme Georgette ; de sa belle-fille et maîtresse Léonie Arnaux ; d’Albert Neuhausen, marchand de cycles à Courson-les-Carrières, chez qui ont été retrouvées des valises. Avant l’ouverture du procès, on inculpe son épouse et Neuhausen de recel et son frère d’homicide involontaire. Ils bénéficieront finalement d’un non-lieu. Ce n’est jamais qu’une bizarrerie de plus dans cette affaire !

Celui que la presse baptise « docteur Satan » est jugé du 18 mars au 4 avril 1946, par la Cour d’assises de la Seine, pour 27 assassinats, dont ceux de 12 israélites et de 4 proxénètes accompagnés chacun de sa « gagneuse ». Dès le deuxième jour du procès, par fanfaronnade, il revendique 63 meurtres. Il affirme qu’il s’agit de cadavres de traîtres, de collaborateurs et d’Allemands. Jusqu’au bout, il prétend avoir tué « pour la France ». Il explique, le plus sérieusement du monde, que son réseau, nommé « Fly Tox » – marque très connue d’un insecticide et allusion ironique à la chasse aux mouchards – avait été démantelé par les Allemands.

Durant les auditions, il montre une attitude désinvolte et va même jusqu’à s’endormir.

Malgré la plaidoirie de six heures prononcée par maître René Floriot, il est condamné à mort pour 24 meurtres. Au matin de l’exécution, l’avocat général Pierre Dupin le réveille en lui disant : « Ayez du courage, c’est l’heure », il rétorque : « Tu me fais chier ! ». Et quand il lui demande s’il a quelque chose à déclarer, il répond : « Je suis un voyageur qui emporte ses bagages ». Ses paroles rappellent étrangement celles de Landru. Le 25 mai 1946, il est guillotiné dans la cour de la  Santé.

La fortune amassée par Marcel… Petiot – vous aurez compris que c’est de lui qu’il s’agit – n’a jamais été retrouvée mais, après la guerre, sa famille est partie vivre en Amérique latine. On se demande, bien sûr, avec quel argent  elle a pu émigrer puis vivre confortablement là-bas ?

L’histoire tient parfois à peu de choses : si, le 11 mars 1944, des voisins n’avaient pas été incommodés par les odeurs et les fumées sortant de l’hôtel de la rue Le Sueur, on peut supposer que le « capitaine Valéri » (sans doute devenu colonel entre temps ?) aurait continué sa carrière avec les honneurs dus à un grand résistant. Peut-être serait-il devenu député  ou sénateur ? Peut-être même le « docteur Eugène » (ou « Westerwald ») aurait-il écrit ses mémoires et – pourquoi pas  – l’histoire  du réseau de Résistance « Fly-tox » ? Peut-être même aurait-il laissé son nom à des rues, des places, des avenues… ou une Loge ? Mais avec des « Si », c’est connu, on mettrait Paris en bouteille.

Eric de Verdelhan

Éric de Verdelhan est né en juillet 1949, dans une famille « nombreuse et désargentée », dit-il, de la petite aristocratie cévenole. « Enfant de troupe » à 11 ans, il sert
ensuite dans les parachutistes et s’initie au parachutisme sportif . Rendu à la vie civile, il entame une carrière d’inspecteur d’assurances, poste dont il gravira tous les 
échelons. Inspecteur général honoraire, il est diplômé de l’École Nationale d’Assurance et titulaire d’un 3ème cycle « Assurances » du CNAM. En dehors de ses activités professionnelles, il se passionne pour les sports de l’air (parachutisme, ULM, parapente). Il cultive d’autres hobbies : les voyages, l’histoire, les armes anciennes, la gastronomie et les vieilles motos. Politiquement, il se définit lui-même comme « nationaliste chrétien » et admirateur de Maurice Barrès.
En retraite depuis 2010, il se lance dans l’écriture par « devoir de mémoire ». Il publie en 2011 « Au capitaine de Diên-Biên-Phu » en hommage à son père. Puis, en 2012, « Requiem pour l’Algérie française » (épuisé), « Un homme libre » en 2013 (épuisé), en 2014 « Au capitaine de Diên-Biên-Phu » est réédité chez SRE-éditions à Annecy (www.sre-editions.com ). En 2015, il a publié « Le coeur chouan et l’esprit para » (déjà épuisé), livre dont le titre résume assez bien l’état d’esprit de l’auteur.

1)- « Les Frères invisibles » de Ghislaine Ottenheimer (avec Renaud Lecadre) ; Albin Michel ; 2001.

2)- « 100 questions sur les francs-maçons », de Sophie Coignard ; La Boétie ; 2013.

3)- « Mythes et Légendes du Maquis » publié aux éditions Muller ; 2019.

4)- « L’abominable docteur Petiot » de Jean-Marc Varaut ; Paris ; Balland ; 1974.

5)- « L’affaire Petiot » de Jacques Perry et Jane Chabert ; Paris ; Gallimard ; 1951.

6)- « Petiot : le docteur diabolique » d’Henry Sergg ;  Éditions Dualpha ; 2008.

7)- Valéri est parfois orthographié Valéry.  

Autres sources :

« Le cas du Dr Petiot » d’Albert Massui ; Bruxelles, EDC, 1944. – Ouvrage publié du vivant de Petiot.

« L’affaire Petiot. Le crime ne paie pas » de Claude Barret ; Gallimard ; 1958.

« Les assassins » d’Alain Decaux ; Perrin ; 1986.

« L’effrayant docteur Petiot : fou ou coupable ? » de Claude Quétel ; Perrin ; 2014.

« Le Secret des Francs-maçons ». Éditions de Chiré, 1979.

« Un État dans l’État : Le contre-pouvoir maçonnique ». Paris, Éd. Albin Michel, 2009.

« Les Francs-maçons sous l’Occupation ». Paris, Éd. Albin Michel, 2016.

Anglet : les Compagnons du Tour de France étaient au rendez-vous du Téléthon

De notre confrère sudouest.fr – Par Félix Dufour

La Fédération compagnonnique a pris part au Téléthon, samedi 3 décembre, sous la forme d’un marché de producteurs, à Anglet

Pour Jean-René Dithurbide, directeur de la Fédération compagnonnique d’Anglet-Lons et Christophe Augeard, le président de la structure association de la Fédération, cette deuxième participation au Téléthon, ce samedi 3 décembre, s’inscrit dans la logique de la maison. « Le projet de Montbrun était de déconstruire et reconstruire un bâtiment avec quatre pôles, rappelle le président. Un pôle dédié à la culture, un autre à la formation, l’hébergement et la restauration, dans un esprit d’ouverture et de croisement des publics. »

Marché de producteurs

Les Compagnons devant la reproduction d’un beffroi, leur dernière réalisation.
Les Compagnons devant la reproduction d’un beffroi, leur dernière réalisation.Félix Dufour

« Et je pensais, ajoute Jean-René Dithurbide, que le mouvement compagnonnique, autour de la solidarité, de l’entraide, ne pouvait qu’accompagner une manifestation comme le Téléthon. C’est démontrer aussi au grand public la place du compagnonnage au XXIe siècle. »

Ainsi, un marché de producteurs locaux était proposé dans les locaux d’Anglet. Douze artisans, du fromage Ossau-Iraty d’Urcuit à un stand de sophrologie en passant par un atelier de bien-être ont payé leur emplacement, comme dans un marché, mais l’intégralité du montant a été remise au Téléthon.

Ils ont reçu le renfort d’un groupe vocal venu animer les lieux sur les coups de midi et, à l’extérieur, un food truck avait pris place. Samedi, Compagnons rimait bien avec Téléthon.

Lieu symbolique : Le pech de Bugarach ou la fin du monde en 2012 !

C’est l’actualité télévisuelle qui nous fait vous présenter le pech ou pic de Bugarach – en occitan, puèg de Bugarag, pic des Pyrénées françaises situé dans l’Aude, en région Occitanie.

En effet, « Bugarach » est une toute nouvelle série de France Télévisions en cours de tournage depuis ce lundi 5 décembre 2022 à Toulouse (Haute-Garonne). Une série fantastique dans laquelle jouent entre autres, Marilyn Lima, Jérémy Banster – connu du grand public pour son rôle de Julien Bastide dans la série de France 2 Un si grand soleil – et Linda Hardy, Miss France 1992.

Rappelons juste qu’une œuvre est de genre fantastique quand elle relate des événements totalement étranges, le plus souvent irrationnels ou incompréhensibles, hors d’atteinte de la puissance humaine ou de l’explication rationnelle (apparition de doubles, de fantômes, de spectres ou de revenants ; labyrinthes étranges ; rêves ou prémonitions ; réincarnation ; événements maléfiques inexpliqués ou apparition de démons ; apparition d’anges ou d’anges gardiens ; objets usuellement inertes mais devenus vivants, etc.).

En savoir plus sur France 3 Occitanie

Le pitch est le suivant : « de nos jours dans une petite ville d’Occitanie, Émilie, une étudiante au caractère imprévisible, décide d’enquêter sur la mort suspecte de son père, suite au crash de son hélicoptère. Avec l’aide de ses trois amis, elle part explorer le mont Bugarach où l’accident a lieu et découvre un portail ouvrant sur des mondes parallèles. Émilie pourra-t-elle changer le cours de son destin et sauver la région, menacée par une catastrophe écologique majeure ? »

Parapente au-dessus du « fantôme »

Bugarach…

C’est un petit village de 200 âmes situé à quelques kilomètres de Carcassonne. S’il suscite autant d’attentions, c’est parce que son pic sacré serait l’unique refuge pour échapper à l’apocalypse, prévue dans le calendrier maya le 21 Décembre 2012.

… et son pech

Le pech est le point culminant des Corbières avec 1 230 mètres d’altitude. De son sommet, le panorama s’étend des Pyrénées à la montagne Noire et de la Méditerranée à la haute vallée de l’Aude. Le site du « Puech de Bugarach et de la crête nord du synclinal du Fenouillèdes » a été classé en 2017.

Sa toponymie

Selon certaines sources, son nom pourrait provenir de Bulgare – « bougres ou boulgres ») – nom donné au Moyen Âge aux ancêtres des Cathares, mais selon Charles Rostaing et Albert Dauzat, les auteurs du Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France (Larousse, 1963), il vient du « nom d’homme germain Burghar » avec le suffixe -aticum.

Pic de Bugarach, versant Sud

Le pech de Bugarach, pittoresque et historique

Le critère pittoresque : la montagne isolée qu’est le Pech de Bugarach, avec sa forme très originale et curieuse,est un point d’attrait dans le paysage des Corbières, perceptible depuis le Canigou, le Madres ou la plaine du Lauragais. Les châteaux de Peyrepertuse et Quéribus par exemple, occupent de remarquables situations sur des crêtes calcaires abruptes, traversées de failles qui amplifient l’impression de verticalité.

Michel Roquebert

Michel Roquebert (1928-2020), l’écrivain qui popularisa ces châteaux languedociens dans les années 1960, les qualifie de « citadelles du vertige ». De plus, l’utilisation des roches du site même pour la construction des châteaux produit un effet d’intégration au site avec son substrat.

Le critère historique : ancienne frontière entre les royaumes de France et d’Aragon, châteaux dits cathares (existence mentionnée dès le XIᵉ siècle), col de St-Louis (passage « royal », château des Maures), ermitage de St-Antoine de Galamus, patrimoine divers (ponts romans ou autres, ruines de Mouillet).

Côté occultisme

Le mont Bugarach est dans le courant New Age, réputé avoir des propriétés telluriques particulières, abriter un trésor caché et être associé à une activité OVNI.

Les sept chakras dans la représentation du New Age

Pour mémoire, le New Age, ou Nouvel Âge, est un courant spirituel occidental des XXe et XXIe siècles, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l’humanité. Ce mouvement est répandu aux États-Unis et dans les autres pays occidentaux.

À la fin 2010, le maire de la commune de Bugarach se plaint de l’arrivée massive de visiteurs. Prétendant que seul ce village pourrait échapper à la destruction du monde en décembre 2012 telle qu’elle aurait été prédite selon certaines interprétations du calendrier maya*.

Traces d’anciens graffitis évoquant la fin du monde

Le 13 octobre 2012, à Salses-le-Château, la Fédération Européenne des Centres de Recherche et d’Information sur le Sectarisme (FECRIS) – créée le 30 juin 1994 à Paris est une association de droit français qui regroupe des associations européennes de défense et d’information sur le phénomène sectaire – réunit divers acteurs de la lutte contre les sectes pour faire le point sur « le dossier de l’apocalypse de Bugarach », au moment même où un arrêté municipal interdit l’accès au pic pendant le mois de décembre.

Rocher gravé sur le sentier du Pech

Sur place, le ministère de l’Intérieur avait prévu « un bouclage complet du site » mais la décision a finalement été « d’accompagner le rassemblement plutôt que de tenter de l’interdire », avec le peloton de gendarmerie de haute montagne(PGHM) d’Osséja, en Cerdagne, et 45 pompiers du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP), entre autres pour surveiller l’accès à deux réseaux de galeries naturelles à l’intérieur de la montagne, le Bufo Fret et le Font de Dotz, les deux plus grosses des 50 cavités de la montagne.

Souvenons-nous, il y a 10 ans déjà, des illuminés attendaient la fin du monde !

Calendrier maya

* Le calendrier maya était la version maya du calendrier mésoaméricain, composé de différents systèmes calendaires évoluant de manière concomitante. Il se composait d’un calendrier sacré, Tzolk’in (ou Bucxok), cyclique sur 260 jours, d’un calendrier solaire, Haab, cyclique sur 365 jours, et du compte long qui faisait le lien entre les deux précédents calendriers.

Le mayanisme et d’autres courants du New Age, parmi lesquelles les mouvances millénaristes, prédisaient des changements radicaux voire la fin du monde pour 2012 en se basant sur le Tzolk’in, la situant généralement plus précisément le 21 décembre (et d’autres auteurs, encore, évoquaient une erreur de calcul qui déplacerait la date). Ces dates correspondraient à la fin d’un cycle du calendrier maya et marqueraient, selon les partisans de la théorie, un changement dans la conscience mondiale et le début d’un nouvel âge.

Calendrier maya

Cette prophétie avait été rejetée par les scientifiques, tout comme les autres prédictions de fin du monde, pour son caractère pseudo-scientifique. En effet, aucune inscription maya n’évoquait la moindre prédiction de fin du monde ou de quelque bouleversement majeur pour cette date-là. De plus, ce qui était considéré par les partisans de cette prédiction comme la fin du calendrier maya n’est en fait que la fin d’un cycle, tout comme chaque 31 décembre marque la fin du cycle d’une année dans le calendrier grégorien, sans que cela n’implique de fin définitive du calendrier, et encore moins la fin du monde.

Vue prise de Força Réal, village de Lesquerde

Une découverte en mars 2010 de peintures murales, de hiéroglyphes et du plus ancien calendrier lunaire maya (1200 ans) sur le site de Xultun, révélés en mai 2012 dans un article publié par la revue scientifique Science, est venu par ailleurs contredire la date de 2012 comme fin d’un cycle ou du monde, les murs étant couverts de calculs allant au-delà de cette date, certains jusqu’à 7000 ans.

« Les anciens Mayas prédisaient que le monde continuerait et que dans 7000 ans, les choses seraient exactement comme elles étaient alors », explique l’archéologue William Saturno de la Boston University dans un article de Science. Mais, selon l’épistémologue André Cauty, il n’est pas possible de définir une table astronomique, les éphémérides ou un calendrier après la découverte archéologique de signes mayas à Xultun au Guatemala.

Panoramique à 360° (seulement) depuis le pech…

L’énigme Bugarach, est un documentaire (0h57) sur le mystère qui entoure ce fameux lieu nommé la montagne sacrée où, entre la légende Cathare, le trésor des Templiers et de celui de l’abbé Saunière, les reliques saintes, ainsi que les témoignages d’apparitions d’OVNIs extraterrestres, ou encore un site qui serait énergétique, il y a de nombreuses versions et interrogations toutes intrigantes et sans réelles réponses.

ANTIMAÇONNISME : « Illuminati », le tout premier salon/bar expérimental de luxe vient d’ouvrir

Du site Qactus – (qactus.fr) est un site web complotiste francophone géré anonymement et publiant des fausses informations liées notamment à QAnon.

À savoir pour comprendre, les Illuminati ont été fondés par le jésuite Adam Weishaupt. Les intentions des Illuminati incluaient le contrôle de la franc-maçonnerie. Leur monde inversé devient de plus en plus MK Ultra restez sur vos gardes, cela devient urgent.

Ça ne s’invente pas et ça n’a jamais été aussi présent et pressant qu’en ce moment. C’est officialisé maintenant dans le monde, comme s’il fallait convertir un maximum d’âmes avant la destruction finale, à vous de juger. « Illuminati », le tout premier salon/bar expérimental de luxe des Émirats arabes unis, a ouvert ses portes le dimanche 18 novembre 2022 au V Habtoor Hotel Shaikh Zayed Road – Dubaï.

« Satanique », ci-dessous : Welcome to the new life = Bienvenue dans la nouvelle vie. Ah oui étonnant non ? Le satanisme des illuminati est la nouvelle vie ? Quant l’on vous dit qu’il faut le voir pour le croire.

Aujourd’hui, aux Émirats arabes unis, abrégés en EAU ou Émirats, environ 80 % de la population locale est musulmane, et 100 % des locaux le sont. On compte environ 8 % d’hindous, environ 5 % de chrétiens, ainsi que quelques minorités bouddhistes et sikhs.

« Voyez le pitch publicitaire de ce concept expliqué par eux-mêmes , c’est ahurissant tant ces gens veulent vous faire croire que tout est normal pour eux, le crédule sera embringué dans leur système, quant aux sataniques sur place, ils sauront les initier , certainement à goûter la chair fraiche ? » Dormez tranquilles, tout est normal et sous contrôle MK Ultra.


« Le premier salon expérimental de luxe des EAU, Illuminati, est lancé à l’hôtel V Habtoor, grâce à l’IA et à la technologie. »

Fusionnant nourriture et décor, une expérience gastronomique immersive avec un menu sans frontières, des concepts thématiques, des performances en direct et une cartographie murale 3D futuriste invite les connaisseurs de la cuisine moderne.

Dubaï, Émirats Arabes Unis : Illuminati, un salon révolutionnaire axé sur l’intelligence artificielle et la technologie, a été inauguré au V Habtoor Hotel et offre une expérience de restauration inégalée qui redéfinit l’excellence culinaire. Ce concept unique de salon est un prodige d’Unstoppable Concepts – une startup passionnée par les espaces de restauration exceptionnels. Avec ses thèmes variés et ses expériences immersives, la marque est prête à accueillir une clientèle exigeante pour un voyage culinaire qui va au-delà du menu pour s’imprégner de l’ambiance et du décor.

Destiné à devenir un restaurant, un bar et un salon unique en son genre, Illuminati incarne l’inspiration et le mysticisme des « Illuminati », une société exclusive fondée au XVIIIe siècle en Allemagne. Qu’il s’agisse de la nourriture, du décor ou du concept de salon, l’ensemble du restaurant est conçu pour transporter ses clients dans un monde d’expériences intrigantes qui brouillent les frontières entre mythe et réalité. Parmi les caractéristiques uniques, citons un club d’élite, l’ « Illuminati Society », entièrement sécurisé par un mot de passe qui ouvre la voie à des espaces immersifs à 360 degrés et en 3D.

À propos du concept de salon, Mehmat Ohran, directeur général d’Illuminati, a déclaré : « Les Émirats Arabes Unis sont connus pour avoir un public exigeant qui est prêt à expérimenter des expériences de style de vie. Afin d’élever le niveau des choix hyper-personnalisés de restauration, nous avons créé Illuminati qui propose des fusions culinaires pour amener le monde dans votre assiette, avec une ambiance sublime pour compléter l’expérience. À l’Illuminati, nous nous efforçons d’en faire une expérience culinaire futuriste sans pareille, afin de placer Dubaï sur la carte mondiale des expériences culinaires surréalistes. L’Illuminati original se manifeste dans tous les aspects de ce concept de salon, qu’il s’agisse de la nourriture, du décor, de la technologie ou du service ; tout dans l’Illuminati sera une expérience captivante. »


Les illuminati, c’est qui, quoi : Voici un exemple de leur charte succincte trouvée sur Telegram qu’ils ont aussi infiltré, ce que nous aimons pour ceux qui suivent, c’est leur nom carrément explicite « illuminati 666 », et vous disent dans leur charte écrite que nous avons traduite “que les sacrifices ne sont pas dans leur doctrine” ah oui ? « 666 » alors c’est quoi, qui ? Allez pourrir en enfer, car vous le savez très bien.


Quand Angelina Jolie avait 23 ans, un ami l’a filmée décrivant en détail son rituel d’initiation illuminati, qui comprend de violentes tortures sexuelles, un viol collectif et, apparemment, un serpent. Angelina Jolie parlant avec désinvolture de son initiation à l’ordre.


Regardez ce Drop 2538 du 04 déc. 2018 qui nous expliquait très bien :

« [la politique] du DOJ ne traite pas des enquêtes en cours.
La majorité des fuites [par eux] servent à leur avantage.
Certaines ne le font pas.
Certaines sont conçues pour offrir au public un «aperçu» dans l’ombre.
Aperçu > Effet de levier.
Effet de levier > Panique.
Panique > RATS.
Dark to Light. 
»
Q

« Dark to Light » ne parle pas de trouver la lumière dans la victoire, mais fait directement référence aux ILLUMINATI, de les EXPOSER et de les placer directement dans la [KILL BOX] à coup de DÉCLAS dans le long et laborieux processus du GRAND RÉVEIL.

La passion des pierres-homo lapidibus

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Depuis la nuit des temps les pierres précieuses fascinent l’humain. Le Franc-Maçon ne peut que s’interroger sur la taille de ces pierres. Au fil des pages on découvre les pierres célèbres, leur pouvoir merveilleux ou maléfique, porté par l’imaginaire ésotérique voire occulte, tant dans leur recherche, leur taille ou leur possession que dans le symbolisme qu’elles véhiculent. Il y a des pierres sacrées, des concordance astrologiques, il y a un culte des pierres, il y a une médecine par les pierres. Tous les grands politiques ou conquérants les ont portées ou collectionnées, comme les initiés ou les religieux, depuis la nuit des temps. Un panoramique sur l’histoire humaine et sur les mythes de notre monde.

L’AUTEURE : Anne de Jouvenel-Tugny développe très tôt sa passion pour l’étude des pierres précieuses. En effet, étudiante, elle décide de se spécialiser dans ce domaine en obtenant le Brevet Professionnel de Gemmologie. Attachant une importance toute particulière à la transmission des savoirs, et toujours désireuse de faire partager au plus grand nombre son amour des minéraux, alors qu’elle occupe la fonction d’adjointe au directeur des Etudes de l’Institut National de Gemmologie, Anne de Jouvenel-Tugny dispensera des cours variés destinés à la préparation du Brevet national de Gemmologie et sera guide au Museum d’Histoire Naturelle.

C’est ainsi tout logiquement qu’entre 1999 et 2004, elle proposera à travers différents organismes (citons par exemple, le centre de formation des métiers de la bijouterie ou l’AFEDAP) des formations de gemmologie adressées aussi bien aux amateurs qu’aux professionnels en quête de perfectionnement. Dans le cadre prestigieux de l’Institut national de Gemmologie, elle crée le « Club », cercle d’initiés, au sein duquel elle prendra plaisir à l’organisation de tournois de gemmologie et à l’animation de conférences et de visites autour de ses thèmes de prédilection. Depuis 2000, Anne de Jouvenel-Tugny met ses connaissances, son expérience, et son amour pour la gemmologie au service des auditeurs de Drouot Formation.

Parallèlement, dans ce même souci de diffusion des savoirs, Anne de Jouvenel-Tugny a publié « Le Guide des Pierres de Rêve », (Flammarion), et « Fred joaillier » (éditions du Mécène). Elle est aussi co-auteur de « Initiation à la gemmologie » :  « Emeraude enfer de Colombie » (éditions Planète), « Minéraux et pierres de collection » (éditions Atlas), « Dictionnaire International du bijou » (Editions du Regard), et « Van Cleef & Arpels, l’Art de la Haute Joaillerie », publié aux éditions des Arts Décoratifs.

Le convent de la GLMN a servi à signer de nouveaux traités d’amitié

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Cette année le convent annuel s’est déroulé à Marseille dans une ambiance chaleureuse et sereine.

Après les rapports moraux des différents officiers et un bilan positif au niveau des adhésions, (la GLMN reste la première obédience symbolique mixte multi-rites en termes de membres), le Sérénissime Grand Maître Jean-Marc MILAN a été reconduit dans ses fonctions et entame donc sa deuxième année de mandat sous le signe de la continuité, de l’union et de la fraternité.

Dans son discours de clôture, il a réaffirmé l’ADN de l’obédience, son engagement à réunir ce qui est épars, mutualiser les esprits et les forces afin de retrouver le chemin de la fraternité universelle.

C’est dans cette idée que l’obédience souhaite tendre la main vers les autres structures petites et grandes et laisser la porte ouverte à celles qui voudraient développer de puissantes valeurs d’union.

Travailler ensemble, valoriser les échanges, construire une fraternité vraie

Ce convent a vu la signature de 4 traités d’amitié avec :

  • Prince Hall France
  • la Grande Loge Mixte du Maroc,
  • la Grande Loge Franco-Haïtienne et
  • la Grande Loge des Traditions Initiatiques d’Afrique et d’Europe.

Notre SGM Jean Marc Milan a également procédé à la nomination du Passé GMi Olivier CHEBROU de LESPINATS, en tant que Président des Rites d’York et Emulation ainsi des Degrés Additionnels (Side-degrees).

Mais ce convent a aussi abrité un geste de fraternité et d’une émotion rare, puisqu’il a permis la signature de traités entre des obédiences amies :

Ainsi la Grande Loge Franco Haïtienne a signé un traité avec la Grande Loge Mixte du Maroc et la Grande Loge des Traditions Initiatiques d’Afrique et d’Europe.

En plus des obédiences signataires des traités, étaient présentes à l’orient la Grande Loge Française de Misraïm, la Grande Loge Symbolique des Rites Unis, la Grande Loge Initiatique Féminine Francophone, et le Directoire des Rites. La GLMN a été très heureuse de participer à cet événement et de la rendre possible car il est reflet de sa philosophie profonde. Unir ce qui est épars.

L’avenir de la franc-maçonnerie et du pays passe aussi par ici – l’Ordre Demolay

De notre confrère brésilien sosergipe.com.br – Par Hernán Centurion

Il y a des milliers d’années, le philosophe et mathématicien Pythagore annonçait déjà que pour assurer un avenir prospère à l’humanité, il était fondamental « d’éduquer les enfants, afin de ne pas avoir à punir les adultes ».

Le 10 Février 2022, à propos des DeMolays, la rédaction avait titré : « EXCLUSIF : Connaissez-vous ces 18 ordres paramaçonniques ? »

Hernán Centurion (*)

Réfléchissant peut-être à ce contexte philosophique et avec l’intention de promouvoir une voie basée sur des principes moraux, civiques et religieux, la franc-maçonnerie a fondé, il y a plus d’un siècle, par l’intermédiaire du frère Frank Shermanland, l’Ordre Demolay, dans lequel de jeunes hommes américains, dont beaucoup qui ont perdu leurs parents lors de la 1ère guerre mondiale et sont ainsi devenus vulnérables socialement et psychologiquement, ont été dûment accueillis par les francs-maçons, offrant désormais un environnement harmonieux et propice à l’élaboration de futurs hommes libres, de bonnes mœurs et pourvoyeurs de leurs familles désolées.

Un tel exploit rapporterait des lauriers extrêmement gratifiants, se répandant rapidement dans plusieurs pays du monde, apparaissant actuellement comme la plus grande institution non gouvernementale pour la jeunesse de l’histoire mondiale récente. Au Brésil, ce ne serait pas différent ! L’illustre frère gobien* Alberto Mansur l’a introduit sur les terres brésiliennes au début des années 1980, l’étendant peu après à diverses loges maçonniques de toutes les puissances régulières nationales dans tous les États de la Fédération.

Imprégnés du même espoir que le philosophe, le frère franc-maçon nord-américain qui l’a créé et ce pionnier dans notre pays, des dizaines de frères bien-aimés de la loge symbolique Augusta et respectable Clodomir Silva do Oriente de Aracaju ont accueilli, le 28 novembre 2020, quelques jeunes garçons dans le chapitre nouvellement créé de Demolay Profª Zenilde de Melo Dias, dont le nom de sa patronne corrobore la pertinence de l’éducation comme étant l’un des moyens d’édifier le changement dans la société, si dépourvue de principes et de valeurs.

Pour qu’il y ait un Demolay et, par conséquent, un Chapitre de cet Ordre , il est fondamental que les « oncles » maçons et leurs Loges respectives soient responsables, non seulement par des conseils, des instructions et des enseignements, mais aussi de la provision financière garantissant la pratique d’activités récréatives, étudiantes et philanthropiques, permettant ainsi une autonomie et un sens des responsabilités pour ces garçons en pleine formation physique-intellectuelle-morale.

Cette proximité entre « neveux » et « oncles », sans doute, favorise des liens de pure affection filiale, ainsi que renforce l’admiration mutuelle, préparant la jeunesse quelque peu éblouie à des thèmes superflus, favorisant ainsi des membres probables extrêmement préparés au renouveau de la franc-maçonnerie et, surtout tous, la société civile, toujours basée sur les 7 principes cardinaux qui guident chaque membre de Demolay : amour filial, respect des choses sacrées, courtoisie, camaraderie, fidélité, pureté et patriotisme.

Ordre de DeMolay
Demolay Order Profª Zenilde Melo Dias

Compte tenu de ce qui précède, je ne peux que féliciter les frères de l’ARLS Clodomir Silva pour la brillante initiative et, en particulier, le Chapitre Demolay Profª Zenilde de Melo Dias pour les deux années de sa fondation et de son installation. Vos actions audacieuses dans cette brève période d’existence nous ont déjà permis de renforcer les liens fraternels de toute la famille maçonnique, le renforcement des colonnes des Loges et, surtout, le développement de nouveaux leaders potentiels qui, dans peu de temps, nous guiderons dans la recherche d’un avenir propice pour toute l’humanité.

Je conclus par la phrase d’auteur suivante : « L’éducation est comme le vent, invisible mais intense, qui pousse la caravelle de la connaissance sur la route de la vérité, explorant ainsi l’immense mer de la liberté !

*gobiano : franc-maçon affilié au Grand Orient du Brésil (GOB)

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(*)  Hernan  Augusto  Centurion  Sobral est chirurgien et coloproctologue. Maître Maçon de la Loge Maçonnique Clodomir Silva 1477, occupant actuellement le poste de conférencier.