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Le Dessin de Jissey… Remerciements

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Suite au très engagé article de Jacques Fontaine du 05 décembre 2022, valorisant l’acte de gratitude fraternel : « remercier en franc-maçonnerie », le toujours moqueur JISSEY nous propose un acte de gratitude maçonnique & féministe ….

Et le « GADLU » dans tout ça ?

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Evoquer le Grand Architecte de l’Univers, c’est évoquer l’Homme. Et précisément, celui à qui la franc-maçonnerie spéculative a emprunté sans doute cette expression. En l’occurrence, Philibert de L’Orme, un architecte-écrivain de la Renaissance, né à Lyon (1510-1570). Il appartient à une famille de maîtres-maçons, d’où, nous pouvons le penser, son goût pour la construction. C’est à son retour de Rome en 1536, où il a fait ses études d’architecte pendant trois ans, qu’il s’attache à donner à cette profession ses titres de noblesse en France. On lui doit ainsi d’avoir fait passer le Maître d’œuvre, formé sur les chantiers des cathédrales, au statut d’architecte. Comment ? Après l’acquisition de la sérieuse formation et de la culture que ce titre requiert déjà à l’époque (connaissance des matériaux, savoir mathématique et géométrique, dessin, confection de plans, instruction philosophique et théologique).

Philibert de l’Orme a collaboré à l’édification de nombreux châteaux (dont ceux de Fontainebleau, Saint-Maur, Anet, Meudon, Saint-Germain en Laye) et monuments religieux (dont les Chapelles du Château de Villers-Cotterets et du Château de Vincennes). Sur demande de Catherine de Médicis, il a tracé le Palais des Tuileries. Théoricien de l’architecture, poète à ses heures, il est l’auteur de nombreux ouvrages techniques de première importance. C’est dans le premier tome de son traité de l’Architecture qu’apparaît l’expression Grand Architecte de l’Univers (1567).

La vie en question

la joie « vient » du coeur

Ce parcours est intéressant à suivre, car il nous installe à la fois dans le monde de la construction terrestre et, par l’expression « Grand Architecte de l’Univers », Philibert de l’Orme émet l’hypothèse d’un « principe architectonique ». Il présiderait, selon lui, à la construction de notre Univers, selon les règles même d’une organisation architecturale de l’espace !

Le principe en cause a été repris par la franc-maçonnerie spéculative, dès l’édition des premières Constitutions, en 1923. Elles disent expressément : « Adam notre premier père créé à l’image de Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, dut avoir les sciences libérales gravées dans le coeur… ». Même esprit dans l’édition de 1738, qui précise : « Le Tout-Puissant Architecte et Grand Maître de l’Univers ayant créé toutes choses en accord avec la Géométrie… ».

A part quelques obédiences et organisations maçonniques, ayant choisi de ne pas imposer une croyance déiste à leurs membres, le plus grand nombre conserve aujourd’hui cette notion de « Principe créateur ». Soit sous la forme d’un Grand Architecte de l’Univers « révélé », soit sous une forme symbolique, chacune, chacun des membres de l’institution en cause, y mettant la représentation de son choix.

Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Je sais d’où je viens par ma filiation native et où je vais, par destination finale. Mais, en revanche, savoir qui je suis, en dehors de la connaissance de mon enveloppe charnelle, et de mes perceptions sensorielles, est plus délicat : mon psychisme, autrement dit ma faculté de penser – donc de raisonner, d’imaginer et de croire – ne m’apporte pas de réponse précise, comme mon esprit curieux le souhaiterait. Certes, je suis conscient d’être conscient, je pense que je pense, je vis que je vis. Comme tous les humains, grâce aux découvertes de la science – c’est à dire des scientifiques – j’apprends de plus en plus de choses sur le « vivant ». Mais je ne sais toujours pas ce qu’est le phénomène de la vie. Et encore moins, ce qu’est celui de la mort. Et au fait, qui a créé la vie ? Et qui a créé le Créateur, s’il y en a un ? Et au final, pour quoi faire ? Sans réponse, j’en conclus que la vie n’a pas de sens, et que pour vivre – et si je veux vivre le mieux possible ce temps qui m’est alloué – c’est à moi… de lui trouver et donner du sens !

Alors, mon esprit curieux ajoute trois autres questions : Pourquoi suis-je là ? Qu’est-ce que je fais là ? Dans quel monde j’évolue ?
Si nous nous interrogeons toujours sur le mystère de la vie, nous pouvons également être étonné par les motivations de notre société humaine, toujours plus importante en quantité, sur une planète en train de devenir trop petite. Pour sept milliards d’habitants et bientôt huit ! Les progrès technologiques n’ont jamais été aussi rapides, aussi stupéfiants. Ils nous offrent, certes, un meilleur confort d’existence dans tous les domaines et au quotidien : santé, communication, production, transport, informatique, culture, loisir, etc., …mais la machine, le robot, si prompts à le servir, supplantent trop souvent l’homme maintenant, et le chômage s’amplifie dramatiquement. Par ailleurs, alors que cette « qualité de vie » devrait rapprocher les hommes, la discorde (la « rivalité mimétique », précise le philosophe René Girard) entre eux n’a jamais été aussi forte ! La guerre sous toutes ses formes – dont le terrorisme aveugle – qui profite aussi des avancées technologiques, est toujours autant présente. La créativité, qui pourrait être synonyme de paix universelle et de bonheur, sait aussi devenir perverse et se mettre au service de la destruction et du malheur. Si bien que dans la même journée, la télévision – cette fenêtre sur le monde – peut nous montrer, en direct, une intervention cardiaque pour sauver un enfant et la décapitation de prisonniers, jugés infidèles, par des barbares ivres de sang ! Bref, plus la vie est facilitée, plus, parallèlement, la mort est valorisée ! Et le plus souvent, maintenant, au nom d’un dieu punitif !

L’horloge et l’horloger

La nature a horreur du vide, dit le philosophe Friedrich Nietzsche. Et précisément, la nature de l’homme, de son côté, ne supporte pas un ciel vide ! Alors il l’a rempli de divinités depuis des siècles. Qui dit divinités, dit croyances. Sur terre, symétriquement, s’est donc installé et même agrandi au même rythme, le domaine du « croire » correspondant. Tous les goûts sont dans la nature, affirme le proverbe ! Encore faut-il s’entendre sur une définition de la nature : pour les uns, c’est l’ensemble du réel. Pour les autres, cet ensemble englobe tout l’univers, tous les phénomènes naturels, à savoir les marées, les vents, le circuit des astres. Elle comprend les trois règnes, minéral, végétal et animal. Pour d’autres encore, la nature est uniquement et tout simplement, la collection des êtres vivants. Sauf à l’assimiler à une divinité omnipotente, tel le philosophe Baruch Spinoza, la nature n’est pas en soi une puissance créatrice, encore moins une personne.

Par abus de langage, on lui prête la réalisation de beaucoup de choses, comme s’il s’agissait d’une entité intelligente. Le constat que des lois vérifiables la régissent ne fait pas forcément d’elle l’auteur de ces lois. Un mécanisme matériel n’en engendre pas d’autres de lui-même. L’horloge à laquelle la nature est souvent comparée ne s’est pas créée toute seule. Voltaire n’a-t-il pas raison de dire que s’il existe une horloge, il existe un horloger ! Celui-là même que nous nommons, pour notre part, le Grand Architecte de l’Univers. Mais non-localisable, invisible et muet, absent par définition, ce « principe d’explication de l’existence du monde » peut justifier par différence, le questionnement, donc le doute des hommes. Et par là-même, je dirai, la palette des croyances. Et bien sûr les cultes, en quelque sorte, compensateurs de l’absence en cause. Il est clair que si ce principe créateur se manifestait matériellement, il n’y aurait plus besoin de croire, puisqu’il serait là, visible et audible. Il n’y aurait plus besoin non plus de religions, en tout cas dans leur forme actuelle, qui authentifie l’invérifiable.

Si le grand mouvement de l’univers obéit à un commandement énigmatique, à un principe actif, si j’ose dire, il existe un autre principe, non moins opérant et efficace s’il en est : celui qui préside à la reproduction des êtres vivants. Bien avant l’apparition de l’homme sur la planète Terre, existait déjà les saisons. Au printemps, saison des amours, c’est le réveil de la nature, dit le poète : nombre d’animaux, sur terre, sur mer et dans les airs, avec chacun leur mode de parade nuptiale, se cherchent, se rapprochent et s’accouplent pour se reproduire. Comment expliquer tous ces œufs pondus, couvés et éclos sur la surface du globe pour donner naissance à des petits, poussins, tortues ou oisillons – qui se mettent à marcher, ramper et voler pour rejoindre souvent des points précis sans apprentissage – sinon qu’une « programmation » est à leur origine ?!

Les végétaux, quant à eux, s’exposent fièrement après les froidures de l’hiver, en se parant de feuilles et de fleurs. La sève monte dans les arbres : comme par l’effet d’une baguette magique, les cerisiers deviennent roses et les pommiers blancs ! Des fleurs du printemps naîtront les fruits de l’été.

Après 3,5 milliards d’années du long processus de la vie, l’homme est arrivé, bon dernier sur la terre ! Voisinant aujourd’hui dans le monde du vivant avec 3 millions d’espèces végétales et quelque 8 millions d’espèces animales, il est bien entendu animé lui-même par cette « force de vie universelle », Nous savons ce qui entretient en chacun de nous notre intense « vouloir-vivre » : le sentiment de satisfaction, de contentement, de bonheur même, ce que, dans sa description du fonctionnement de l’appareil psychique, Freud nomme le principe de plaisir. Il lui oppose le principe de réalité, autrement dit les exigences du monde réel, auxquelles nous devons faire face. Il s’agit donc d’atteindre en permanence un équilibre entre le plaisir et la réalité : il est réalisé, autant que faire se peut par le principe de constance, processus régulateur en soi qui permet la libre circulation de notre énergie mentale. Ainsi est obtenu, par l’appareil psychique, nous dit Freud, un exercice normal de la pensée. Et par contre coup, la satisfaction complète de l’organisme.

Puisque la vie se perpétue depuis plusieurs milliards d’années, c’est bien que la « programmation » ci-dessus évoquée – et si elle existe – inclue la reproduction du vivant. Nous venons de voir que le plaisir est une condition essentielle à la réalisation de cet acte chez l’homme. Il convient toutefois de fournir à son corps l’énergie, physique cette fois, déjà pour vivre, et pour répéter ce plaisir à visée reproductive. Le « programmateur » présumé a donc ajouté la faim et la soif, à la sexualité. Nous éprouvons ainsi trois besoins fondamentaux, que nous n’assumerions pas forcément, s’ils n’étaient pas assortis de la satisfaction de les combler. Nous mangeons avec gourmandise une succulente cuisse de poulet rôti, nous buvons avec délectation un excellent vin de Bordeaux ! Nous obéissons à notre système hormonal qui nous entraîne dans le plaisir de l’acte sexuel.

De la vie, la mort

Il est permis de penser que cette perpétuation du vivant durera tant qu’existera le système solaire. A moins que par l’inconscience des humains, le changement climatique ou pire encore une explosion nucléaire anéantisse la fragile boule de porcelaine sur laquelle nous vivons et nous reproduisons ! Si nous voulons être optimistes – il faut l’être ! – et parions sur notre intelligence positivement utilisée, alors notre ronde intersidérale autour du soleil continuera encore. Même si nous savons que les planètes meurent aussi un jour ! La vie humaine n’est qu’un point dans l’éternité, nous rappelle l’une des vérités gnostiques. L’homme, lui-même poussière d’étoile, et conscient de sa petitesse, n’en a sans doute que plus de mérite de reproduire cette vie et de perpétuer ainsi son espèce !

Certes, malgré notre obstiné « vouloir-vivre » qui nous entraîne irrésistiblement d’un désir à l’autre – au sens volontaire du terme – … vivre est toutefois difficile ! Les pièces qui composent notre organisme ne sont pas inusables et on ne peut pas encore toutes les remplacer ! Depuis Pasteur, nous n’ignorons pas, par ailleurs, que nous sommes à même d’être attaqués, de l’extérieur et de l’intérieur, par plus petit que nous : bactéries et virus ! Heureusement, notre organisme dispose d’un système de défense avec des « anticorps », véritables gendarmes internes, prêts à intervenir sur n’importe quelle partie du corps. Et les immenses progrès de la pharmacopée, nous donnent aujourd’hui, avec les antibiotiques et antalgiques notamment, de puissantes armes extérieures pour nous soigner. Et augmenter notre espérance de vie, sous réserve de la conduire sainement.

A l’instar de la nature, nous connaissons quatre saisons. Printemps, été, automne, hiver, qui jalonnent cette vie que nous savons limitée. Une certaine hypocrisie contemporaine veut que la mort soit cachée, en tout cas camouflée le mieux possible. Il s’agit pourtant d’accepter avec courage ce changement d’état à venir, que nous, francs-maçons, appelons « passage à l’Orient éternel », en soi promesse d’un autre soleil. Il peut être agréable de songer que nous survivrons dans la pensée et la parole de nos proches. « Le vrai tombeau des morts est dans le cœur des vivants », dit Tacite.

De la vie, la mort. De la mort, la vie. Ce cycle de métamorphose perpétuelle qui caractérise la nature nous incite, encore et toujours, au questionnement : L’univers existe-t-il de tout temps ? Ou est-il né du big-bang ? S’il est né de celui-ci, qui l’a déclenché ? Après l’installation du règne minéral, comment sont survenus les règnes végétal et animal ? L’homme étant donc arrivé le dernier dans cette succession, il n’a pas pu être témoin de leur élaboration. Dès lors, être doué de conscience, d’intelligence et de curiosité – pour paraphraser Nietzsche, sa nature ayant horreur du vide – il a comblé son manque d’informations par des récits, mythes, légendes et autres allégories. La poésie et la religion nous ont fait entrer dans le monde du merveilleux et du surnaturel.

Darwin et le transformisme

Darwin

Si l’imaginaire, ainsi peuplé de personnages et d’aventures, a pu être satisfait, la raison n’y a pas trouvé son compte ! Sont alors entrés en scène – progressivement puis de façon affirmée à partir du 19ème siècle – botanistes, naturalistes et autres scientifiques, pour rechercher l’origine de la vie et, si l’on peut dire, les « mécanismes du vivant ». Le botaniste Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829) affirme que la fonction crée l’organe. De la sorte, selon lui, le serpent a perdu ses pattes au fil du temps, à force de ramper. Le cygne, le flamant et l’oie ont étiré leur cou en le plongeant à répétition dans la vase pour saisir des vers. Les bêtes à cornes en ont été lentement équipées pour le combat, avec la perte de la fonction de mordre de leurs mâchoires. La girafe a allongé son cou en s’obstinant à atteindre les feuillages de plus en plus hauts. C’était trop beau, presque poétique ! Cette théorie sera reniée par Lamarck lui-même par la démonstration de la non-hérédité des caractères acquis.

Intervient alors le naturaliste Charles Darwin (1809-1882) qui lui propose deux théories liées entre elles : la théorie de la sélection naturelle et la théorie de l’évolution. La première avance que toutes les espèces vivantes proviennent d’un ancêtre commun par le phénomène de la seconde, laquelle suggère que ces espèces apparaissent successivement les unes à partir des autres. C’est l’environnement qui sélectionne les individus – d’où l’expression « sélection naturelle » – et non leur comportement dans la nature. Il n’y a pas eu subitement une girafe au long cou, mais, sur la durée, plusieurs girafes avec différentes tailles de cou. Ainsi, celles qui ne pouvaient atteindre dans les arbres le feuillage spécifique à leur alimentation ont disparu, par le processus même de ladite sélection naturelle.

Autrement dit, au cours des milliers d’années pendant lesquelles s’est déroulée la vie sur terre, les mutations spontanées ont produit une variation d’individus, à son tour productrice d’espèces différentes, d’où la diversité biologique sur la planète. Il en est de même pour l’histoire de l’homme. Si cette théorie de l’évolution a été acceptée du vivant de Darwin, sa théorie de la sélection naturelle n’a rencontré l’adhésion de la communauté scientifique que dans les années 1930. Même si elle constitue toujours aujourd’hui le socle de la théorie contemporaine de l’évolution, elle connaît depuis sa naissance une opposition. Déjà de la part des églises et tenants d’une lecture littérale de la Bible, toute entité créatrice étant absente de cette théorie.

Le créationnisme

Chapelle Sixtine à Rome (Italie)

Au concept de « transformisme » qui résume la pensée darwinienne en 1859 (cf son livre « L’origine des espèces ») s’oppose dès 1860 « le créationnisme », précisément en réaction violente contre Charles Darwin et ses théories. Ce mouvement, au départ d’obédience protestante, prétend que les espèces ont été créés sous leur forme actuelle, sans évolution ! Il concède que certaines espèces se sont éteintes, mais, d’après lui, aucune autre ne lui a succédé. L’idée centrale du créationnisme est toute simple : la création du monde est expliquée dans la Bible (Livre de la Genèse) à savoir que le monde a été créé en sept jours par un Etre suprême, Dieu, il y a 6000 ans et que l’Homme descend d’Adam et Eve.

Cette théorie, née aux Etats-Unis, y est soutenue par un courant évangéliste. Certes, il ne s’agit que d’une croyance qui pourrait se limiter à l’engagement de ses adhérents. Mais là où il y a danger, c’est avec sa propagation, notamment en milieu scolaire. Non seulement, la théorie darwiniste de l’évolution y est discréditée par les évangélistes précités, mais ceux-ci réussissent souvent à faire modifier les programmes de sciences naturelles, en s’appuyant sur des chefs d’établissement et proviseurs chrétiens. Ils y parviennent d’autant mieux qu’aux Etats-Unis, toute prestation de serment se fait sur la Bible !
Il faut noter que les offensives créationnistes se sont multipliées depuis le début du XXIème siècle dans de nombreux pays d’Europe (Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Pologne, Grèce, Italie, Suisse.

En France, qui n’est pas exclue de la « stratégie », nombre d’élèves musulmans manifestent leur opposition à l’enseignement de l’évolution, qu’ils affirment contraire à leur croyance. Soit par objection frontale, soit par l’absentéisme. L’Islam considère bien la position de Darwin comme une supputation, mais précisément pas comme une vérité. Il ne peut accepter que cette théorie de l’évolution comprenne le passage de l’animal à l’homme. La religion musulmane n’est d’ailleurs pas seule à rejeter l’idée que l’homme descendrait du singe ! Elle n’est pas supportable pour beaucoup de gens !

L’intelligent design (ou Dessein intelligent)

Faisceaux lumineux en ville
Faisceaux lumineux en ville

Depuis les années 1960, les sciences telles la géologie, l’archéologie, la paléontologie, la biologie moléculaire, ont beaucoup progressé, notamment grâce aux nouvelles technologies. Le génie génétique, – à même d’introduire précisément des variantes génétiques au détriment d’autres pour obtenir des organismes de mieux adaptés – est un exemple de ladite progression. Elles ont pu ainsi largement confirmer les thèses de Darwin, et partant …affaibli celles du créationnisme ! Celui-ci a réagi en évoluant à son tour !

C’est ainsi qu’est né aux Etats-Unis un nouveau courant créationniste : « L’Intelligent Design » (Dessein intelligent). Vu les travaux scientifiques probants, il accepte en partie la théorie darwiniste de l’évolution – qu’il ne peut donc pas nier ! – mais la juge insuffisante pour vraiment expliquer l’origine, la complexité et la diversité des phénomènes du vivant ! Pour « l’Intelligent Design », ces « mécanismes naturels » de l’évolution ne peuvent pas fonctionner sans cause surnaturelle, autrement dit sans l’intervention d’une intelligence supérieure. Pour être clair : sans Dieu ! « L’astuce », pour ce mouvement, est de se rapprocher, entre autres, de biologistes, de biochimistes, de zoologistes et de médecins réputés, pour lui donner une couleur scientifique ! Et obtenir la caution de la communauté savante.

Ce rapprochement permet aussi au mouvement « ID » d’utiliser le doute, propre à tout scientifique. C’est à dire l’interrogation constante et le scepticisme. C’est cette forme de « travestissement » du créationnisme en science, qui lui permet d’être encore plus efficace auprès d’un certain public et d’affirmer que la complexité du vivant est telle qu’elle ne peut être que le dessein d’un architecte non-humain de haut niveau !

L’Intelligent Design rejoint la position du Darwinisme sur un point : la complexité de construction des organes humains, tels l’œil et l’oreille, en soi des « merveilles techniques » de haute précision. Mais ils ne sont pas d’accord sur la nature du constructeur ! Le premier évoque Dieu et le deuxième l’évolution. Cet Intelligent Design est notamment soutenu par un biologiste américain de renom, Michaël Behe, de l’université de Pennsylvanie. Son idée de remettre en cause la théorie darwinienne en cherchant des organismes échappant à la « sélection naturelle », est tout à fait recevable, ne serait-ce que pour faire progresser la science. Sauf qu’il lui est reproché d’effectuer cette recherche d’un « dessein intelligent » au titre d’une « religion » …aux desseins particuliers !

A chacun sa croyance, en tant que conviction et pratique personnelle, donc privée. Mais si l’enjeu des deux formes de créationnisme était, comme l’avancent scientifiques et observateurs indépendants – outre de s’introduire dans le domaine de l’éducation, écoles et universités – d’instaurer une « théocratie », d’abord aux Etats-Unis, puis dans les autres pays du monde, il y aurait vraiment à prendre garde ! Certaines sectes participeraient d’ailleurs à ce projet, tels les Témoins de Jéhovah, les Adventistes du 7ème jour, et les Raéliens. Et les religions monothéistes s’en rapprocheraient, notamment les créationnistes pratiquant la religion musulmane. Sous réserve de vérification, évidemment, d’où mon utilisation du conditionnel.

Le fixisme

En l’occurrence, il existe tout de même un fait précis, concret. On ne peut pas, en effet, évoquer le créationnisme et ses dérivés, sans citer le prédicateur turc Arun Hahya (pseudonyme de Adnan Oktar). Il édite depuis une trentaine d’années de nombreux ouvrages sur la création du monde. Il a précisément publié en 2007 un luxueux et volumineux « Atlas de la création » (7 volumes, 45000 pages, 30000 illustrations, 6 kg !), agrémenté de citations du Coran et remarquablement illustré afin de… dénoncer et réfuter la théorie de Darwin. Pour ce « naturaliste » la terre s’est bien formée il y a 4, 5 milliards d’années, mais les formes de vie, végétales et animales, n’ont pas évolué. Pas de transformation des règnes en cause, pas de modifications des espèces, pas de changement de la structure de l’univers : c’est la définition même du « fixisme ». Duquel dérive le créationnisme.

A la différence de celui-ci, la thèse de Arun Hayha écarte toutefois la question de l’origine. L’univers n’a pas de début, il est de tout temps, affirme-t-il. D’après lui, les espèces n’ont pas évolué depuis 6000 ans, et il exhibe des photos d’insectes fossiles pour appuyer son affirmation…sauf qu’il est prouvé qu’elles sont des faux ! Le danger de cette pensée truquée est qu’elle aurait déjà pénétré dans 75% des lycées de Turquie. Ce prédicateur accuse par ailleurs Darwin avec des propos délirants : Il le rend responsable, non seulement du stalinisme et du nazisme, mais aussi des attentats contre les Twin Towers, du 11 septembre 2001 ! Heureusement, en France, pays laïque, le ministère de l’Education Nationale de l’époque a fait barrage à l’entrée de cet ouvrage, aussi bien dans les établissements scolaires que les bibliothèques.

Le programmisme

Professeur Pierre Rabischong

En attendant, le mystère de la création reste entier ! L’homme, qui n’a heureusement pas perdu sa curiosité au fil des siècles, est toujours, obstinément, en quête de l’origine de l’univers, donc de la sienne. Et il continue de se reproduire et d’avancer dans le temps, de générations en générations. Avec ce regard qui le caractérise et se démultiplie : De l’observation, la raison, l’imagination, l’intuition. Et avec les deux « outils » qui en découlent et que son intelligence a mis en place pour traverser au mieux sa durée de vie …mais qui ne cessent de s’affronter. La religion dictée par ses croyances, et la science née de son désir de savoir !

« L’homme n’a pas construit l’homme. Nous avons la solution et pas le problème ». Ces deux phrases qui débutent le livre du Professeur Pierre Rabischong, neuro-anatomiste (Le programme Homme – Editions PUF 2003), s’inscrivent bien dans l’une des vérités gnostiques qui constate la Création : « Il existe un principe premier, inconnaissable, impénétrable, pénétrant l’Univers dans tous les plans ». A ce titre, sa pensée mérite un intérêt particulier, dans la ligne même du REAA.

Nous sommes ici en présence d’un médecin, remarquable analyste du corps humain, qui a consacré plus de vingt ans de sa vie avec des ingénieurs pour créer des équipements à l’usage des handicapés. Ce qui lui permet d’affirmer que l’homme peut être considéré comme une machine ultraperfectionnée qui répond à une logique spécifique de construction, dans laquelle l’aléatoire n’a pas sa place. En ce sens, lui aussi, tout en reconnaissant la qualité de brillant naturaliste de Darwin, remet en cause sa théorie transformiste (par exemple, le passage des reptiles aux oiseaux). Il avance que la filiation « interspécielle » n’a jamais été démontrée par aucun laboratoire… opinion qui le rapproche évidemment de celle de « l’intelligent Design ». Sauf que la thèse de Pierre Rabischong – même si elle cite également l’œil et l’oreille comme de prodigieuses réalisations (scientifiquement présentées dans son livre), même si elle sous-entend de ce fait et entre autres, une transcendance, donc un « constructeur » – … elle n’adhère à un aucun mouvement religieux. Ce qui n’empêche pas une frange de la communauté scientifique – dès qu’apparaissent théisme ou déisme – d’installer un fort soupçon sur ladite thèse et de la colorer immédiatement de créationnisme !

Au transformisme de Darwin, ce praticien oppose (sans agressivité, pour sa part !) le « programmisme », une théorie consistant, selon ses termes, à accepter l’existence d’une programmation intelligente visant à la mise en place progressive (succession historique sans filiation) de toutes les espèces qui restent des communautés reproductives exclusives empêchant le chaos dans la nature. L’homme est donc un programme original avec des capacités mentales qui font sa grande différence d’avec les animaux.

En clair, Pierre Rabischong oppose une « biogénèse dirigée » à la « biogénèse spontanée ». Sa théorie, centrée avant tout sur l’homme, l’a fait entrer dans la philosophie des sciences, en nous offrant une véritable « invitation à penser », loin de toute dérive sectaire. Avec cette biogénèse dirigée, il nous renvoie précisément à une notion de finalité en citant plusieurs philosophes, tel Aristote : « Toutes choses réunies se sont constituées, comme si elles avaient été faites pour quelque chose ». Ou bien Gottfried Lebnitz qui évoque une « harmonie préétablie ». Et encore Arthur Schoppenhauer : « La finalité manifeste de toutes les parties de l’organisme animal montre avec trop d’évidence pour qu’on n’ait jamais pu le contester, que ce n’est point là, l’œuvre de forces naturelles contingentes et anarchiques, mais bien d’une Volonté ».

Un modèle philosophique

Statue de Socrate en penseur Grec
Statue de Socrate en penseur Grec assis dans un grand fauteuil sur fond de ciel bleu

Cette notion de finalité conduit Pierre Rabischong à nous rappeler…notre finitude ! Entre notre naissance et notre mort, il y a une existence à rendre la plus acceptable possible. Partant, dans un deuxième livre (Le Constructeur – Editions Books on Demand) il nous suggère une conduite de vie, à partir du « Connais-toi toi-même de Socrate » (…que nous connaissons fort bien depuis le 1er degré du REAA !). Etre sans chercher à paraître, et agir dans la limite de nos possibilités, peut nous amener à l’application de trois morales, dit-il. Elles sont, à l’évidence, des règles de bon sens. A savoir :

Une morale biologique. Basée sur la recherche des satisfactions, elle nous conseille, au temps de l’activité, de compenser nos travaux répétitifs, par des loisirs favoris (de la lecture au jardinage, de l’écriture à la peinture et au sport, etc.). Et au moment venu de la vieillesse, d’accepter la lente transformation du « vêtement-peau », sans recourir à quelque chirurgie esthétique, présentant le risque d’accroître la dégradation.

Une morale civique. Il s’agit d’une autre acceptation : celle de la vie en société qui impose les lois du pays où l’on vit. Même si l’on sait que la trilogie républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » montre autour de soi des écarts au quotidien, il est préférable, pour vivre tranquille, d’avoir comme ligne, l’honnêteté et le respect de la dignité. La sienne et celle des autres. Les hommes de loi, les députés, les sénateurs, les policiers sont nécessaires à l’équilibre social.

Une morale transcendantale. Les grandes religions monothéistes sont utiles car elles dispensent chacune des « principes de vie » positifs. La religion juive rappelle les dix commandements – en soi préceptes d’instruction civique – reçus par Moïse et figurant dans l’ancien Testament. La religion chrétienne prêche principalement l’amour du prochain avec la communion comme symbole fort. La religion musulmane (Islam) recommande à ses fidèles, la loyauté, l’obéissance, l’endurance, l’aumône aux pauvres. Le Bouddhisme, pour sa part, non dépendant d’un dieu, prescrit à ses adeptes le détachement (distance prise vis à vis des réalités quotidiennes) et le dégagement (levée des obstacles qui affectent l’esprit). La position des athées (qui nient l’existence de Dieu) et des agnostiques (qui ignorent mais restent ouverts à l’hypothèse de Dieu) est concevable vu que le constructeur est invisible et muet).
Le programmisme apparaît en fait, – en s’appuyant sur les avancées scientifiques – comme un modèle philosophique, totalement ouvert, à notre connaissance sans endoctrinement…au programme ! Tout en donnant le nom de « Constructeur » au hasard, il n’impose rien en termes de croyances, mais recommande, dans le cadre de notre libre-arbitre, la préservation de la santé et l’entretien de l’amour. Comment ne pas être d’accord avec lui sur ces points ?! S’il juge possible la concorde entre science et foi, c’est dans le but d’une même quête : celle de la vérité.

Darwinisme, Créationnisme, Dessein Intelligent, Fixisme, Programmisme : nous venons de constater – sur une durée de 150 ans – entre l’hypothèse d’une évolution spontanée et celle d’une évolution dirigée, à la fois les limites de la pensée rationnelle de l’homme et sa capacité « compensatrice » à un vagabondage de l’esprit illimité ! Dans le doute, se chamaillent toujours en lui, ses trois fées turbulentes, que connaissaient déjà les philosophes antiques, et citées précédemment : Raison, Imagination, Intuition ! D’où, à l’évidence, les querelles entre les tenants des diverses théories qui oublient vite que…théorie n’est que spéculation. Et que, de son côté, la science est cumulative, donc sujette aussi à nouvelles données. Autrement dit à remises en cause ! Ce que le Bouddhisme nomme très bien « l’impermanence des choses ».
L’imagination est prompte à prendre le relais de la raison. Et cette préscience qu’est l’intuition, prête à succéder à son tour à la science, lorsque celle-ci n’est pas en mesure de répondre au questionnement. Alors l’idée de la probabilité d’une intelligence supérieure invisible, ayant agi ou agissante sur l’évolution humaine, s’impose quasi-naturellement. Avec le sentiment prégnant d’un lien à cette entité. Priver l’homme de « reliance », serait l’amputer de lui-même, dit le poète.

Le Principe créateur

En postulant que le degré de complexité de tous les systèmes vivants exclue leur origine spontanée, et en militant en faveur de l’existence d’une aide extérieure, directive et intelligente, le programmisme ci-dessus évoque bien l’existence d’un Principe créateur. Et, partant, il rejoint en soi le point de vue de la franc-maçonnerie déiste. A savoir, très précisément, la décision de onze Suprêmes Conseils de Rite Ecossais Ancien et Accepté, qui a adopté ce Principe créateur, sous le nom de « Grand Architecte de l’Univers », en convent à Lausanne, le 6 septembre 1875.
Cette appellation de Grand Architecte de l’Univers a d’abord désigné exclusivement un Dieu révélé en franc-maçonnerie, ce qui signifiait, dans le contexte de l’époque, des francs-maçons tous croyants, catholiques ou protestants. Avant que ce « GADLU » ne soit vu également comme un symbole, aux diverses interprétations possibles. Donc non rattaché obligatoirement à une foi en un Dieu personnel et transcendant. En loge de REAA, ce terme de « GADLU » est devenu de nos jours un terme générique. Il incite – hors des systèmes religieux – à y dépasser lors des tenues, la vision d’un ciel anthropomorphique pour le considérer selon les options de chacun, tel un kaléidoscope, aux multiples facettes. Il s’agit de différencier le temple maçonnique de l’église, tout respect gardé pour elle.
Le GADLU est à la fois abstraction et concept : Son invocation à l’ouverture et à la fermeture des travaux en loge, ne correspond ni à une demande, ni à une prière pour obtenir une faveur, ni à une interrogation. Sa glorification revient à constater l’ordre, l’harmonie, l’esthétique de la création, et par mimétisme, à exprimer notre volonté d’être en adéquation avec elle, avec les mêmes qualités. Il ne faut pas confondre invocation et incantation.

Le GADLU, par définition, n’est pas incarné. Il ne distribue donc ni commandements, ni récompenses, ni punitions. Il ne répond pas aux questions. En tant que symbole, il devient un miroir : il renvoie les images que nous lui présentons. Sa représentation, précisément, – un œil sans paupière dans un delta rayonnant – qui orne la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et que l’on retrouve en loge, au-dessus de la chaire du Vénérable Maître, s’offre à nos interprétations individuelles.

L’œil sans paupière, donc qui ne dort jamais, évoque, entre autres et selon celui ou celle qui le regarde : Dieu, l’univers, le soleil, la raison, la providence, la vigilance, l’omniprésence, l’omniscience. C’est cette symbolique même qui constitue la notion de Grand Architecte de l’Univers. Le triangle qui le contient et protège, rappelle pour sa part, outre les multiples significations trinitaires, l’égalité entre les hommes. Pour faire image encore, de l’horloge et l’horloger de Voltaire, nous passons avec cette collection de symboles donnés à voir… à la vitrine du bijoutier où les montres exposées, offertes à notre choix, donnent une heure différente ! Mais l’astre central nous ramène heureusement à l’unité fédératrice avec « l’heure du soleil », la même pour chaque maçonne, pour chaque maçon !

De la croyance à l’amour

Que retenir d’essentiel de ce Grand Architecte de l’Univers, sur le parvis du temple ? En le glorifiant, consciemment ou inconsciemment, nous projetons sur ce concept nos souhaits répétés de liberté, égalité, fraternité. Notre volonté de nous comporter en gens de bien et, avec nos moyens, de combattre le mal. Notre désir d’atteindre, sinon le nirvana, des moments renouvelés de satisfaction et de plénitude, dans les turbulences de la vie quotidienne. Et au moment de regagner la cité, le GADLU nous renvoie l’image de nos espoirs : notre liberté d’être et de penser, notre faculté de bien nous conduire, notre possibilité de continuer de nous instruire et de nous construire, sont là, dans le miroir ! Il nous suffit de le traverser, puisqu’en vérité, nous sommes l’architecte de nous-mêmes ! Et la construction de soi, qui passe par celles des autres, est une œuvre commune permanente.

La déperdition des valeurs morales et le déclin des cultes en Occident ont respectivement affaibli la raison et « déplacé » les croyances. Nous assistons par contre coup à une recrudescence sans précédent du marché de la divination et du soi-disant « épanouissement personnel » sous toutes ses formes : les médiums, marabouts, mages et gourous ont envahi l’espace Internet ! Et les tenants de diverses philosophies prometteuses de bonheur à vie, enchaînent les conférences. Malheureusement, en parallèle, l’obscurantisme trace son chemin, comme une traînée de poudre, en dévoyant la conscience fragile d’une certaine jeunesse sans repères ! Et, au nom d’un Dieu guerrier se multiplient d’horribles attentats en Europe et dans le monde !
Toutes proportions gardées, la franc-maçonnerie – réunissant les hommes et les femmes de bonne volonté – est une chance dans notre société en désordre, devenue si irrespectueuse, si violente et dont le tissu social est déchiré. Ne nous plaignions pas de la diversité obédientielle, de la multiplication des Suprêmes Conseils, de la floraison de loges souveraines et indépendantes et ainsi de nombreux courants de pensée, pour le profit même des rites. Si toutefois ils sont pratiqués dans le vrai cadre initiatique, en bonne entente, sans obligation d’allégeance ni objectif hégémonique. Il ne faut pas confondre devoir et pouvoir !

Une franc-maçonnerie bien menée et bien comprise, nous permet d’assurer notre rôle accepté « d’aiguilleur », de passeur de valeurs, précisément, et de transmetteurs du « sacré » – qu’il soit laïque ou religieux – dont la cité à tellement besoin ! Sans détourner quiconque de ses convictions confessionnelles, sans prétendre changer les autres – car on ne change personne ! – nous pouvons tout de même tenter « d’élargir les esprits ». Et partant, de changer leurs visions du monde. Il s’agit de transmettre avant tout, du désir d’être et de faire !

Dans le manifeste du convent de Lausanne de 1875 précité, l’un des principes précise : Aux hommes pour qui la religion est la consolation suprême, la Maçonnerie dit : Cultivez votre religion sans obstacle, suivez les inspirations de votre conscience ; la Franc-Maçonnerie n’est pas une religion, elle n’a pas un culte ; aussi elle veut l’instruction laïque, sa doctrine est toute entière dans cette belle prescription : Aime ton prochain.

Le concept de Grand Architecte de l’Univers, par sa fonction fédératrice même, nous indique que le verbe Croire n’est pas suffisant. Il faut effectivement l’assortir du verbe Aimer.

Alors, comme par magie, le pavé mosaïque s’agrandit sous mes yeux. Parce qu’aimer l’autre, cet autre Moi, c’est élargir jusqu’à lui ma pensée et mes actes. Et l’arête sur laquelle je chemine, s’élargit aussi. Alors s’écarte le mal du bien. Des contraires surgissent les complémentaires. Et, dans mon rêve éveillé, apparaissent soudain, entre les dalles blanches et les dalles noires, toutes les nuances de l’arc en ciel, représentation lumineuse de renaissance, de concorde et de paix.

Puissions-nous ressentir le Principe créateur, qui est dans l’univers et, partant en chacun de nous aussi, comme une force symbolique, génératrice d’amour entre les Hommes. Croire, c’est imaginer. Aimer, c’est vouloir, c’est donner. Et c’est vivre la vie en couleurs !

Le créateur des SIMPSONS serait un Franc-maçon du 33e degré ?

Tout le monde connait les Simpson. 450fm avait consacré un article intitulé Quand « Les Simpson » intègrent une société secrète… en janvier dernier. Matt Groening est le créateur de la célèbre série. Cette semaine, les réseaux sociaux annonçaient son appartenant à la Franc-maçonnerie. Pour le moment Matt Groening n’a pas réagi.

Matthew Abram Groening, né le 15 février 1954 à Portland (Oregon), est un dessinateur, scénariste et producteur de télévision américain. Il est le créateur du comic strip Life in Hell et des séries télévisées d’animation Les Simpson, Futurama et Désenchantée.

Matt Groening débute avec Life in Hell, publié dans le magazine Wet dès 1978, et qui est toujours présent dans deux cent cinquante revues hebdomadaires. Life in Hell attire l’attention du cinéaste James L. Brooks, qui contacte Matt Groening en 1985 pour lui proposer de travailler pour l’émission The Tracey Ullman Show, diffusée sur la Fox. Initialement, Brooks voulait que Groening adapte l’univers de Life in Hell à la télévision. Cependant, craignant de perdre ses droits de publication, Groening décide de créer un nouvel ensemble de personnages en 1986, la famille Simpson, en nommant les membres d’après sa propre famille, mis à part pour Bart. La série de courts métrages qui met en vedette cette famille typiquement américaine est par la suite devenue une série à part entière, Les Simpson, toujours diffusée aujourd’hui après plus de sept cents épisodes.

En 1997, Matt Groening s’associe à David X. Cohen pour développer Futurama, une série d’animation se déroulant dans les années 3000, qui débute en 1999. Après quatre années de diffusion, la Fox décide d’arrêter la série en 2003, mais Comedy Central commande seize nouveaux épisodes pour une sortie directement en vidéo. En juin 2009, Comedy Central demande vingt-six nouveaux épisodes, pour qu’ils soient diffusés en deux nouvelles saisons.

Matt Groening a remporté douze Primetime Emmy Awards, dix pour Les Simpson et deux pour Futurama, ainsi qu’un British Comedy Award pour sa contribution à la comédie en 2004. En 2006, il remporte le National Cartoonists Society Reuben Award pour Life in Hell.

Hollywood Boulevard, étoile à l’entrée du site

Il a reçu une étoile sur le Hollywood Walk of Fame le 14 février 2012.

Les olympiens spéciaux se rendent à Hamilton pour les Jeux nationaux d’été des francs-maçons

De notre confrère néozélandais nzherald.co.nz – Par Héraut de Waikato

Les athlètes Special Olympics de toute la Nouvelle-Zélande se rendent à Hamilton cette semaine pour les Jeux nationaux d’été des Freemasons New Zealand Special Olympics, qui se sont ouverts le jeudi 8 décembre et dureront cinq jours.

Plus de 1000 athlètes Special Olympics concourront dans 10 disciplines sportives aux Jeux, qui seront le plus grand événement multisports de l’année en Nouvelle-Zélande.

Les athlètes concourront sur huit sites différents de Hamilton et apporteront une foule massive de visiteurs et de plaisir à Hamilton.

La directrice générale de Special Olympics New Zealand, Carolyn Young, a déclaré que les Jeux nationaux d’été, qui sont l’événement sportif par excellence pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, attireront des milliers de visiteurs à Hamilton, notamment des athlètes, des entraîneurs, des bénévoles et des supporters. Les Jeux nationaux d’été ont évolué pour devenir l’une des plus grandes compétitions sportives du pays depuis la tenue des premiers Jeux en 1985.

Les athlètes des Olympiques spéciaux du club Te Awamutu et les bénévoles des Jeux nationaux d’été célèbrent le compte à rebours d’un mois avec la mairesse adjointe de Hamilton, Angela O’Leary (robe rouge).

« Les Jeux nationaux sont notre événement quadriennal phare, et bien qu’il ait été décevant pour nos athlètes, entraîneurs et bénévoles que nous ayons dû reporter l’événement l’année dernière en raison de la pandémie, l’année supplémentaire a donné à chacun l’occasion de rattraper son retard. formation [et] entreprendre plus de collecte de fonds et de planification, nous nous attendons donc à ce que les Jeux soient spectaculaires », a déclaré Young.

La mairesse de Hamilton/Kirikiriroa, Paula Southgate, accueillera chaleureusement l’arrivée des athlètes des Jeux olympiques spéciaux à Hamilton.

« Les athlètes ont déployé beaucoup d’efforts pour être ici à concourir. Ils sont excités et moi aussi. J’ai hâte de regarder différents événements à travers la ville et de les encourager ! »

« Nous avons une belle ville avec de superbes endroits à voir et de bons restaurants, alors j’espère que nos visiteurs auront le temps de profiter de leur temps ici. »

Young dit que Hamilton devrait être très fier de la façon dont il soutient les jeux.

« Nous avons besoin de plus de 600 bénévoles pour gérer les sports et autres logistiques, ainsi que les programmes de dépistage des athlètes en bonne santé. La plupart de ces bénévoles viennent de Hamilton, alors un grand merci à ceux qui donnent de leur temps pour s’assurer que nos athlètes peuvent concourir et passer un merveilleux moment aux Jeux », dit-elle.

Un grand nombre de ces volontaires seront fournis par Freemasons New Zealand, qui est le sponsor des droits de l’événement, mais qui fournira également un soutien bénévole vital et une solide expertise en matière de collecte de fonds.

« Pour de nombreux athlètes, les Jeux nationaux d’été sont l’un des moments forts de leur vie, nous voulons donc nous assurer qu’ils sont bien traités et qu’ils vivent une expérience formidable », a déclaré Young.

Plus de 150 bénévoles, la plupart issus de professionnels de la santé, offriront des dépistages de santé et un programme d’éducation – le programme Healthy Athlete – à l’ensemble des 1000 athlètes, qui comprendra des soins dentaires, podiatriques, auditifs, visuels et de promotion de la santé en général.

Les équipes de basket-ball Waikato Special Olympics et les invités spéciaux lorsqu'ils ont marqué 200 jours avant les Jeux nationaux d'été à Hamilton.  Photo / Fourni
Les équipes de basket-ball Waikato Special Olympics et les invités spéciaux lorsqu’ils ont marqué 200 jours avant les Jeux nationaux d’été à Hamilton. Photo / Fourni

Les premiers athlètes arrivent aujourd’hui au Village des Athlètes, la cérémonie d’ouverture aura lieu à Claudelands jeudi à 16h. Les jeux se termineront lundi soir par une cérémonie de clôture et une discothèque avant le début des préparatifs pour les Jeux nationaux d’été de 2025 à Christchurch.

Special Olympics New Zealand (SONZ) est un mouvement communautaire qui crée un lieu sûr et inclusif pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. Le travail du mouvement promeut une société plus inclusive et connectée où les personnes handicapées mentales sont visibles et valorisées.

Grâce au pouvoir du sport, les personnes ayant une déficience intellectuelle découvrent de nouvelles forces, compétences et succès.

Special Olympics célèbre le courage de nos athlètes et les défis qu’ils surmontent chaque jour. Les athlètes trouvent le succès, le plaisir, la confiance et l’épanouissement sur le terrain de jeu dont ils se souviendront pour le reste de leur vie. Ils inspirent également les membres de leurs communautés à construire un Aotearoa qui place l’inclusivité au cœur et accueille la contribution de chacun.

Special Olympics New Zealand permet aux personnes ayant une déficience intellectuelle de révéler leur for intérieur. Pour en savoir plus, rendez-vous sur https://specialolympics.org.nz .

Antimaçonnisme : Communisme et Franc-maçonnerie

Du journal de réinformation catholique medias-presse.info – Par  Pierre-Alain Depauw

Encore un article antimaçonnique qui pour une fois nous lie aux communistes, cela change un peu :

Un sénateur communiste voudrait inscrire dans la Constitution la séparation des Églises et de l’État : Les élus de l’anti-France s’étaient déjà mobilisés pour inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. Voilà maintenant qu’un sénateur communiste, Pierre Ouzoulias, voudrait inscrire dans la Constitution un rappel de la loi laïciste de 1905.

Officiellement, l’objectif du sénateur communiste est d’empêcher les collectivités de subventionner les cultes.

Mais l’initiative du sénateur communiste des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias de déposer une proposition de loi constitutionnelle visant à consacrer l’article 2 de la loi de 1905 dans la Constitution doit avant tout se comprendre comme une nouvelle offensive de la franc-maçonnerie. Il faut en effet souligner que Pierre Ouzoulias appartient au Grand Orient de France, tout comme Jean-Luc Mélenchon. Le sénateur Pierre Ouzoulias est actif au sein de la très maçonnique Société Fraternelle Les Amis de l’Egalité et ne manque pas une occasion de rappeler les liens entre communisme et franc-maçonnerie, comme l’illustrent les deux invitations ci-dessous.

Le texte du sénateur franc-maçon Pierre Ouzoulias a été signé par l’ensemble de ses collègues communistes du Sénat, qui souhaitent « continuer de tracer le chemin laïque que Fabien Roussel a emprunté durant la campagne présidentielle ».

La preuve irréfutable que le footballeur Kylian Mbappé est Franc-maçon

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Chaque semaine, nous vous présentons une sélection de sites antimaçonniques. Le choix de la semaine est pour le moins « perché ». En effet, les auteurs de la vidéo ci-dessous nous fournissent les preuves irréfutables que le footballeur international français Kylian Mbappé,

qui évolue au poste d’attaquant au Paris Saint-Germain (PSG), en Ligue 1 et qui est la star actuelle du mondial au Qatar dans l’équipe de France, est un Franc-maçon de la Grande Loge de France.

Vous le constaterez par vous-même, qu’il est difficile de contester de telles preuves. Il est juste à regretter que l’auteur de la vidéo n’ait pas pris quelques cours de français avant de commencer à commenter ses images.

https://youtu.be/1fo85uAPp0I

Un mémorial commémorant les francs-maçons tués à la guerre découvert dans un étang

De notre confrère canadien cbc.ca – Par Chris Ensing

Quand on lui a dit que le mémorial maçonnique de Malden Park avait été enlevé et retrouvé dans un étang, Gene Lotz était très contrarié. « N’oublions pas, les gens qui ont fait cela ont oublié ce qu’est un mémorial de guerre », a déclaré Lotz, membre de la Fraternité maçonnique et président de l’effort de construction du mémorial. « L’effort pour l’arracher de sa base, le traîner sur une colline et le jeter dans un étang a pris beaucoup d’énergie. »

« Et pour quoi ? Pour rien. »

Lotz a reçu un e-mail et un appel téléphonique d’un ami samedi au sujet de l’incident. Lotz et son ami ont d’abord essayé de retirer le mémorial de l’étang, mais ils l’ont trouvé trop lourd. Heureusement pour eux, quelqu’un d’autre était à proximité.

Un socle en pierre avec une tablette de granit manquante
Le Mémorial maçonnique n’est plus à Malden Park. Gene Lotz, membre de la Fraternité maçonnique, a déclaré qu’il croyait que ceux qui ont fait cela ont oublié les sacrifices consentis par les soldats canadiens pendant la guerre. (Soumis par Gene Lotz)

« Un employé de la ville se trouvait là », a-t-il déclaré. « Le lendemain, quand nous y sommes allés, il a été sorti de l’eau et mis quelque part. »

Lotz a récemment publié un livre contenant tous les noms des plus de 1 300 soldats du comté de Windsor-Essex qui ont été tués en temps de guerre. Le mémorial de Malden Park ne contenait que les noms des soldats francs-maçons.

Le mémorial a été rénové il y a deux mois, selon Lotz. Il a déclaré que le mémorial avait subi de l’usure et du vandalisme mineur depuis son inauguration par la ville de Windsor le 11 novembre 2000.

Jason Moore, directeur principal des communications et du service à la clientèle de la ville de Windsor, a déclaré qu’il contacterait le personnel des parcs et des loisirs afin qu’il puisse enquêter sur l’incident.

Le retrait du mémorial « m’a brisé le cœur »

Lotz, qui croit que le vandalisme est un problème dans tous les parcs de Windsor, a déclaré que cet incident « m’a brisé le cœur ».

« J’ai un faible pour les vétérans qui ont donné leur vie pour défendre notre pays », a déclaré Lotz. « Voir leur mémoire [oubliée], le degré de… je ne peux même pas trouver de mots pour ça. Ça fait vraiment mal. »

Bien qu’il ne sache pas qui a enlevé le mémorial, Lotz veut qu’ils sachent que ce qu’ils ont fait n’a aucun sens pour « prouver que vous êtes un dur à cuire ».

« J’espère qu’ils apprécient le coût que ces personnes ont abandonné pour notre avenir, notre sécurité et nos communautés », a-t-il déclaré.

Nostradamus, l’éternel retour

De notre confrère histoire-image.org – Par Alexandre SUMPF

CONTEXTE HISTORIQUE : Une légende des temps moyenâgeux

Au début du XIXe siècle, l’éditeur Pellerin, qui fera le succès de l’image dite d’Épinal, reproduit en lithographie un « portrait véritable » de Michel Nostradamus qui n’a d’authentique que la représentation qu’on se fait alors de la Renaissance. Michel de Nostradame (1503-1566) a bien existé et est resté fameux pour ses Prophéties publiées à Lyon en 1555. Il fait partie des astrologues favoris de Catherine de Médicis, qui ne décidait de rien sans avoir consulté Nostradamus ou l’un de ses concurrents.

Alors que l’époque est à l’humanisme, l’apothicaire provençal rattache son art divinatoire à l’Antiquité et puise son inspiration dans plusieurs écrits oubliés du Moyen-Âge. Son style hétéroclite mêlant latin, grec, provençal et moyen français, fait beaucoup pour nimber de mystère ses prédictions, encourager la bataille entre exégètes et susciter des compléments apocryphes. L’intérêt ne tarit pas avec des ouvrages à son sujet en 1589, 1672, 1701, 1710, 1824 et 1860, date à laquelle Henri Torné-Chavigny publie L’Histoire prédite et jugée par NostradamusTexte de l’édition de 1566, à Lyon, par Pierre Rigaud. Preuves tirées des auteurs les plus connus. C’est dans ce contexte que Charles Canivet, graveur pour la maison Pellerin au début du siècle, réalise une image souvent reproduite depuis. Quand Léon Saussine (?-1899) ou ses successeurs commanditent le jeu de société Les prédictions de Nostradamus, les illustrateurs maisons s’inscrivent dans une autre tradition picturale, celle du mage médiéval. À cette époque, signe que l’aura du médecin de Salon-de-Provence ne faiblit pas, Michel Zevaco (1860-1918) lui consacre un feuilleton à succès publié par épisodes du 16 avril au 26 août 1907. Après une carrière de journaliste de terrain, Zevaco s’est spécialisé dans le roman-feuilleton et, très vite en 1905, Maurice Buno-Varilla le recrute au Matin, dont il est l’auteur vedette avec Gaston Leroux. La page commentée est un tiré à part dont l’image servira à la couverture de l’édition en volume dans la collection « Livre populaire » chez Fayard.

ANALYSE DES IMAGES

Portrait cubiste du mage

Anonyme. Paris, Bibliothèque nationale de France (BnF).

Entre le début du XIXe siècle et le début du XXe siècle, Nostradamus revêt divers costumes témoignant à la fois des modes littéraires et de l’évolution des représentations du passé. Canivet opte pour un portrait en pied dans un cadre stylisé, avec un titre insistant sur la célébrité du personnage et une brève biographie en pied de page. L’un de ses distiques fameux est imprimé à la hauteur de sa tête. Les couleurs franches rouge, vert et or parent à la fois son costume d’époque et le sol qu’il foule, métaphore de ses nombreux voyages. Sur fond blanc constellé de quatre étoiles, le personnage à l’étrange cape fourrée et au petit chapeau de colporteur se dirige vers la gauche, c’est-à-dire le passé, le doigt levé. Cette silhouette barbue se trouve multipliée avec un avatar regardant le ciel à travers une lunette, à gauche, et un autre rédigeant ses prophéties (le doigt levé) à sa table, à droite.

Un siècle plus tard, la scène se situe en intérieur, entre décor de cour et cabinet d’astrologue que vient donc visiter rien moins que Catherine de Médicis (détail). La reproduction méticuleuse des costumes d’époque contraste avec l’amalgame des époques dans la partie où se tient Nostradamus. Entretenant la confusion avec l’étude des astres (astronomie), le dessinateur insère des détails relevant de la science (lunette, livres, fioles, globe astral) et de la magie (figure de femme dans les flammes, costume d’enchanteur à chapeau pointu). Si la barbe est devenue blanche, le doigt reste levé.

Quant à l’illustration en couleurs vives offerte aux lecteurs du Matin en 1907, elle déroge très nettement du style habituel en présentant un personnage guerrier sur son cheval cabré, noble, en train de sauver des griffes d’écorcheurs du bas peuple une jeune femme pure (blonde et vêtue de blanc), à coups d’épée rageurs

INTERPRÉTATION

Sciences occultes et émotions populaires

Le choix fait par l’illustrateur du Matin de ne pas figurer le mage sous un jour fantastique peut étonner, puisque depuis au moins le Roman de la Momie, de Théophile Gautier, la traduction des nouvelles de Poe par Baudelaire et les romans de Jules Verne, ce genre est très prisé. Sans doute s’agissait-il de ne pas désorienter le lectorat avide d’un roman historique à la Pardaillan, qui pourrait s’étonner du détour inattendu de Zevaco par la parapsychologie et l’alchimie. En revanche, alors que les lieux de spectacle se multiplient et que de nouveaux genres apparaissent chaque jour, l’éditeur de jeux Saussine ne se prive pas d’en appeler à un double imaginaire : celui, historique, des périodes sombres de l’histoire nationale, et celui, plus récent, des illusionnistes. L’orientalisme aidant, la figure de la « diseuse de bonne aventure » s’impose dans les mentalités. Après l’araignée devineresse de Victor Sies, Saussine dépose en 1870 un brevet de jeu magnétique dont il produit des versions en fonction de la mode, depuis le Moustachu Bensassi à l’oiseau bleu en passant par la tortue devineresse et l’Ange Gabriel. Ces jeux magnétiques d’oracle (truqué) jouent à la fois sur le spiritisme et les croyances ésotériques profitant de l’affaiblissement de la foi chrétienne, de la situation politique et diplomatique tendue qui aiguise le besoin de savoir de quoi sera fait l’avenir, de la profusion d’informations aussi sensationnelles que contradictoires – le Matin en était le grand spécialiste. Ce contexte singulier, qui n’est pas sans rappeler le début du XIXe siècle entre guerres révolutionnaires et impérialisme français, réactive le personnage ambigu de Nostradamus, assez célèbre pour figurer dans la galerie des grands hommes de Pellerin, mais à cheval entre histoire et légende.

Bibliographie

Denis Crouzet, Nostradamus. Une médecine des âmes à la Renaissance, Paris, 2011.

Jean-Marie Lhôte, Histoire des jeux de société, Flammarion, Paris, 1993.

Pierre Riffard, Dictionnaire de l’ésotérisme, Paris, Payot, 1993.

Glossaire

Imagerie populaire : Née avec les techniques d’impression mécanique qui permettent la reproduction d’une même image à l’infini et sa diffusion à moindre coût et au plus grand nombre à des fins d’information, mais également de propagande. L’un des principaux centres de fabrication de ces gravures populaires est Épinal – on parle en ce cas d’images d’Épinal.

Renaissance : Mouvement artistique né au XVe siècle en Italie et qui se diffuse dans le reste de l’Europe au XVIe siècle. Il repose sur la redécouverte, l’étude et la réinterprétation des textes, monuments et objets antiques. À la différence de la pensée médiévale qui donne à Dieu une place centrale, c’est l’homme qui est au cœur de la pensée de la Renaissance.

Pour citer cet article

Alexandre SUMPF, « Nostradamus, l’éternel retour », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 10/12/2022. URL : histoire-image.org/etudes/nostradamus-eternel-retour

La franc-maçonnerie au Venezuela de Maduro : persécutions, arrestations, disparitions et exécutions

De notre confrère vénézuelien elnacional.com – Par Stéphane Oria

L’essai « Origines de la franc-maçonnerie au Venezuela » de Luis Capecchi aborde les phases de la franc-maçonnerie au cours des différentes étapes politiques, des XVIIIe, XIXe et une grande partie du XXe siècle. Il s’agit d’un ouvrage descriptif académique d’intérêt politique extrêmement utile, étant donné qu’il permet de comprendre le comportement de la Grande Loge du Venezuela et quel a été le rôle joué par les intérêts politiques dans les organes institutionnels de la franc-maçonnerie à leurs époques respectives.

On sait que l’indépendance du Venezuela et du reste des colonies a été dirigée par des francs-maçons, dans le cas de Francisco de Miranda, Simón Bolívar, José de San Martín, O’Higgins. Au Venezuela, la franc-maçonnerie du XIXe siècle a eu son premier Grand Maître à Diego Bautista Urbaneja, de son premier président José Antonio Páez à Ignacio Andrade ils étaient francs-maçons, c’est le président Antonio Guzmán Blanco qui a terminé le Grand Temple situé des Jésuites à Maturín. On dit qu’une bonne partie des projets gouvernementaux ont été réalisés dans les loges. C’est avec la chute de la période connue sous le nom de libéralisme jaune que la présence de la franc-maçonnerie dans les espaces de pouvoir a diminué, pour finir par disparaître avec l’arrivée du général Joaquín Crespo.

La franc-maçonnerie au temps de Gómez

La perte d’influence maçonnique s’est poursuivie avec le général Gómez au pouvoir. Ce que Capecchi dit du régime Benemérito, c’est que « le Gomecismo n’a jamais persécuté la franc-maçonnerie. Il a préféré l’ignorer. »

J’ai trouvé intéressant de partager avec vous la transcription de la conversation entre le Grand Maître Jacobo Bendhan Chocrón et Juan Vicente Gómez. Selon Capecchi, « le Dr Bendhan tremblait en pensant à La Rotonde et à d’autres choses qui lui passaient par la tête », mais le dialogue était court et amical :

« Alors, vous êtes le chef de la franc-maçonnerie ? », lui a demandé Gómez.

« Oui, je suis le Grand Maître de la Grande Loge de la République du Venezuela, mon général.

« Et qu’est-ce que tu fais en franc-maçonnerie ?

« Nous nous sommes rencontrés pacifiquement pour parler de l’importance des vertus et de la moralité. Nous inculquons également l’amour du travail, le respect du pays et la pratique des bonnes coutumes.

« Aha, j’aime ça. » Tant qu’ils prêcheront l’amour du travail, le respect de la patrie et la pratique des bonnes mœurs, ils ne seront jamais inquiétés.

« Et est-il vrai que le libérateur Bolivar était un franc-maçon ? »

« Oui, Votre Excellence. Le libérateur Bolívar était membre de la franc-maçonnerie.

« Aha, très bien, ils me l’ont déjà dit. »

Capecchi conclut que ce niveau de reconnaissance institutionnelle de la franc-maçonnerie au régime Benemérito leur a permis de fonctionner en temps de dictature. Il dit dans l’essai: « Les espions du dictateur et certains francs-maçons qui occupaient des postes élevés ou étaient ses partenaires, l’ont constamment informé de ce qui se faisait dans la Confédération maçonnique, où les réunions étaient anodines et ne représentaient aucun danger pour le régime » .

Une fois Gómez mort, il a été remplacé par le général Eleazar López Contreras, qui a apporté de profonds changements au gouvernement, en commençant par la libération des prisonniers politiques et en permettant le retour des exilés, y compris un groupe de dirigeants politiques importants qui sont également des francs-maçons.

Capecchi souligne qu’il y avait des frictions entre les factions de Gomez qui s’opposaient aux changements, l’une des plus amères étant celle dirigée par le général León Jurado, un éminent franc-maçon. De lui on dit que sa ténacité et sa cruauté étaient célèbres, mais il s’est également distingué par ses dons d’humanité, libérant chaque année des prisonniers politiques. La vérité était que López Contreras l’a démis de ses fonctions avec d’autres gomecistas furieux et les a remplacés par d’éminents démocrates Rómulo Gallegos, Alberto Adriani, Alberto Smith et d’autres.

Francs-maçons présents en 1948

Avec l’arrivée au pouvoir du général de division Isaías Medina Angarita à la suite d’une élection au second degré au Congrès national, son gouvernement a légalisé les partis politiques, autorisé le fonctionnement des syndicats, mis en œuvre la fixation des salaires et promulgué la loi sur la sécurité sociale obligatoire, et de nombreuses avancées sociales ; cependant, il n’a pas soutenu la réforme constitutionnelle pour permettre l’élection directe, universelle et secrète du Président de la République que les partis politiques réclamaient. Cela a déterminé son renversement le 18 octobre 1945 par un coup d’État civilo-militaire mené par les militaires, regroupés dans l’Union patriotique militaire, en partenariat avec les dirigeants du parti Action démocratique, parmi lesquels se distingue son chef Rómulo Betacncourt.

La période s’appelle le triennat adeco, c’est la période qui inaugure le modèle de démocratie représentative au suffrage universel au Venezuela. Le président élu est Rómulo Gallegos, certains des membres de son gouvernement étaient membres de la franc-maçonnerie (…) Alejandro Oropeza Castillo (franc-maçon), Raúl Leoni (franc-maçon), Valmore Rodríguez (franc-maçon) et Luis Beltrán Prieto Figueroa (franc-maçon).

Dans le cas du franc-maçon Luis Beltrán Prieto, son travail en tant que ministre de l’Éducation du gouvernement Betancourt se démarque, une période qui a institutionnalisé le programme laïque de l’éducation vénézuélienne. Prieto a été co-auteur du premier projet de loi sur l’éducation en 1948, il a déclaré à l’époque : « Tout État responsable doté d’une autorité réelle assume l’orientation générale de l’éducation comme sa fonction. Cette orientation exprime sa doctrine politique et, par conséquent, façonne la conscience des citoyens.

Pour Capecchi, la Grande Loge du Venezuela n’a pas joué un rôle notable tout au long de cette transition, étant donné qu’elle avait une histoire de coopération avec le gouvernement Gómez dont elle ne pouvait se séparer.

Pendant le régime de Gómez, des personnalités qui se sont ensuite distinguées dans le gouvernement Gallegos et qui étaient des francs-maçons ont été gardées en prison : Alejandro Oropeza, envoyé comme prisonnier au château de Puerto Cabello en 1928 et Valmore Rodríguez, emprisonné au château de San Carlos.

Dans le cas de Raúl Leoni, qui était un autre franc-maçon éminent, la tyrannie de Gómez l’a maintenu en exil jusqu’à ce qu’il puisse revenir en 1941 grâce au processus d’ouverture et de légalisation des partis qui a eu lieu dans le gouvernement d’Isaías Medina Angarita. Le franc-maçon Raúl Leoni a été ministre du Travail dans le gouvernement Gallegos.

Un autre franc-maçon éminent était Andrés Eloy Blanco, qui en 1946 a été élu président de l’Assemblée nationale constituante a appelé à la réforme de la Constitution, qui établit le suffrage universel, direct et secret. Dans le gouvernement Gallegos, il a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères. Il a commencé la franc-maçonnerie en 1925, dans la Respectable Candor Lodge n ° 27, à San Fernando de Apure, travaillant dans le Rite Écossais Ancien et Accepté.

Au cours de la période triennale adeco, une commission a été créée pour enquêter sur les allégations de torture de détenus politiques, les enquêtes ont conclu qu’il y avait des cas de violations des droits de l’homme. La junte gouvernementale révolutionnaire procède à la destitution des responsables de leurs postes. Le 11 janvier 1947, le gouvernement libère tous les prisonniers politiques qui affirment avoir été torturés.

Les luttes intestines entre les militants des partis Acción Democrática et Copei fournissent des excuses à une junte militaire pour retirer les Gallegos du pouvoir, les envoyant en exil. Le coup d’État a été dirigé par Marcos Pérez Jiménez, avec Carlos Delgado Chalbaud, qui a établi une dictature militaire.

Raúl Leoni et d’autres dirigeants démocrates de premier plan ont tenté de restaurer la république en installant un nouveau gouvernement provisoire, mais il a été capturé et emprisonné pendant 8 mois, plus tard, il serait également expulsé en exil.

Selon l’essai de Capecchi, pendant la dictature de Pérez Jiménez, la franc-maçonnerie institutionnalisée dans la Grande Loge a de nouveau joué le même rôle qu’à l’époque de Gómez.

L’essai de Capecchi met en évidence que des trois soldats qui ont participé au renversement du gouvernement de Rómulo Betancourt, l’un était franc-maçon, c’était Felipe Llovera Páez.

Dans l’essai, on lui attribue de bonnes relations avec les autorités de la Grande Loge : « Il a été bienveillant avec certains francs-maçons emmenés en prison pour avoir participé à des activités subversives, on peut en dire autant du célèbre Bachiller Castro, bras droit de Pedro Estrada, chef de la sécurité nationale. Beaucoup prétendent que Bachiller Castro a sauvé de la torture et d’autres atrocités de nombreux opposants qu’ils ont identifiés comme des francs-maçons.

Au temps de Pérez Jiménez

Apparemment, d’une certaine manière, la connexion du haut niveau maçonnique avec les chefs de la répression dictatoriale a été utile, Capecchi rapporte que « pendant la dictature de Pérez Jiménez, l’atmosphère politique raréfiée, la suspicion et la méfiance qui prévalaient à tous les niveaux, ont produit trois camps de francs-maçons bien différenciés : les démocrates et les progressistes situés dans la résistance, les partisans du gouvernement et les entrepreneurs étrangers qui profitaient des avantages que leur accordait le régime, et les indifférents qui ne se préoccupaient que de vivre leur vie sans diriger aucune type de risques », très similaire à la réalité actuelle avec Maduro.

Concernant le Grand Maître de l’époque de Pérez Jiménez, Capecchi dit que « Parmi ses plans personnels, il avait en tête de faire démolir le Grand Temple maçonnique pour la construction d’un bâtiment, un plan qui a été frustré lorsque l’entreprise avec laquelle il planifiait pour réaliser le Les travaux n’offraient pas les garanties nécessaires.

La période de la démocratie

Selon l’essai de Capecchi, avec l’arrivée de la démocratie en 1958 et la récupération de l’institutionnalité, les gouvernements démocratiques ont ignoré la franc-maçonnerie institutionnelle vénézuélienne, apparemment elle n’a pas pu se débarrasser de sa réputation liée aux dictatures ; A cet égard, la phrase de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu a toute sa place : « Si vous êtes neutre dans des situations d’injustice, cela signifie que vous avez choisi le côté oppressif ».

Avec l’avènement de la démocratie après la chute de la dictature de Marcos Pérez Jiménez, le franc-maçon Raúl Leoni est retourné au Venezuela en devenant le premier président du Sénat et du Congrès de la République entre 1959 et 1963, et le deuxième président du Venezuela de 1964 à 1969.

Capecchi dit que l’ordre a perdu de son influence de manière significative, « aucune de ses références historiques n’a suffi à attirer l’attention des dirigeants du siècle dernier et ce qui se passe dans celui-ci. La politique erronée d’isolement systématique l’a marginalisée des grands mouvements d’opinion, où une institution méritoire, comme la franc-maçonnerie, avec des dirigeants habiles aurait pu obtenir un prestige et un pouvoir retentissants ». Phrase Capecchi, « toutes ces années de l’ère démocratique vénézuélienne, auraient dû être le cadre propice à l’agrandissement de la franc-maçonnerie, mais nous répétons le manque de leadership, d’imagination, de sens de l’opportunité, d’organisation moderne et d’utilisation intelligente des ressources humaines,

Actuellement, la Grande Loge maintient une reconnaissance institutionnelle du gouvernement Maduro et on soupçonne que sous certaines facettes, les autorités ont collaboré aux enquêtes des trois principaux bureaux de police du régime dans la persécution des francs-maçons opposés au régime, ces policiers sont les DGCIM connu sous le nom de Direction du contre-espionnage militaire, SEBIN, le Service de renseignement bolivarien et le Corps d’enquête criminelle et scientifique criminelle du CICPC.

Le régime de Maduro est considéré par la communauté internationale comme répressif et violateur systématique des droits de l’homme. Des organisations telles que les Nations unies l’ont dénoncé et ses rapports font partie du dossier de preuves conservé par le parquet de la Cour pénale internationale, où une enquête a été ouverte sur le régime Maduro pour crimes considérés comme contre l’humanité. Parmi les affaires faisant l’objet d’enquêtes figurent des exécutions extrajudiciaires et des disparitions forcées de maçons.

Dans ce que nous avons lu de l’essai de Capecchi, il ressort que la conduite de neutralité politique assumée par la Grande Loge du Venezuela contre des régimes totalitaires tels que ceux de Gómez et Pérez Jiménez, l’a ébranlée au point qu’elle a été ignorée dans la période démocratique.

Avec l’arrivée de Chávez au pouvoir, il y a eu un rapprochement progressif, mais il s’est consolidé sous le régime de Maduro avec le mandat du Grand Maître Ubaldo Jiménez Silva. C’est sous l’administration de José Bericotte que la Grande Loge décrète trois jours de deuil dans toutes les loges de sa juridiction à la mort d’Hugo Chávez. Dans leur récit, ils ont déclaré que la disparition physique de Chávez « affecte à un degré superlatif à la fois le sentiment national et l’engagement patriotique du nom vénézuélien ».

La Grande Loge otage de Maduro

L’histoire des francs-maçons assassinés par Maduro est connue de la communauté, il s’agit d’anciens fonctionnaires Oscar Pérez et José Pimentel, affiliés à la loge Santiago Mariño N 208. Lorsque le franc-maçon Oscar Pérez s’est rebellé contre Maduro, le 27 juin 2017, une série d’événements se sont déclenchés en parallèle dans la Grande Loge du Venezuela.

Trois heures ne se sont pas écoulées depuis la transmission de la vidéo d’Oscar annonçant sa désobéissance civile par l’application de l’article 350 de la constitution, alors que le vénérable maître de sa loge, le vénérable maître Rubén Rodríguez, convoquait les membres de l’atelier pour une tenue réunie dans le but de le poursuivre.

Je me souviens d’avoir été l’un de ceux qui ont reçu cet appel, étant donné que je faisais partie du même atelier qu’Oscar Pérez. Naturellement, nous étions tous inquiets, cela nous a pris par surprise, c’était l’un des nôtres qui avait pris la décision d’affronter le tyran, connaissant le personnage de Maduro, fondamentalement la réputation criminelle de son appareil policier, le moins que nous puissions attendre était des conséquences pour nous tous qui connaissions Oscar.

Lors de la conversation téléphonique que j’ai eue avec Rodríguez, il m’a dit que le procès était l’idée des autorités de la Grande Loge, en particulier du Grand Procureur.

Au cours des jours précédant le procès, un document prétendument signé par Ubaldo Jiménez et Alfredo Tovar en tant que secrétaire de la Grande Loge a circulé, dans lequel ils accusaient Oscar du crime de « traître à la patrie ». J’ai pu lire cette brochure, et cela m’a semblé être une blague, mais malheureusement le crime est typifié dans le Statut de poursuite de la Grande Loge, frère Tovar s’est justifié qu’il n’a pas signé ce document et qu’il est faux.

Selon moi, déclarer un traître à la patrie relève de la responsabilité d’un gouvernement, la franc-maçonnerie ne doit pas s’impliquer ou obéir à ce type de législation, les circonstances concernant la qualification de traître sont subjectives et cela dépend de qui l’argumente ou le signale, en le cas du régime de Maduro, pour eux, un traître au pays est quiconque n’est pas d’accord, pour ce crime présumé, de nombreux Vénézuéliens ont été condamnés à de terribles peines de prison, d’autres ont été persécutés, disparus et même assassinés.

Concernant ce document, je vais partager une partie de ce texte qui a circulé sur les réseaux sociaux :

Le Très Resp :. Grand Maître de la Très respectable Grande Loge de la République du Venezuela R:.H:. JUAN UBALDO JIMENEZ SILVA, en vertu des pouvoirs dont il est investi et par l’autorité de la loi au nom de la Haute Chambre maçonnique de justice, je remplis le devoir de publier cette déclaration,

CONSIDÉRANT

1. La constitution de la Grande Loge de la République du Venezuela dans ses articles 4, titre IV, du rite des francs-maçons qui exprime « Tous les hommes régulièrement initiés dans l’une des Loges de la Juridiction de la République du Venezuela sont des francs-maçons, ou dans tout autre atelier relevant de la juridiction d’une Puissance maçonnique régulière » et l’article 16 « Tout Franc-maçon, même s’il n’est pas affilié, est soumis au gouvernement de la fraternité et peut être jugé et puni par l’une quelconque des Loges de la juridiction où il réside. ».

2. Que l’article 18 dudit titre précise « Les devoirs des Francs-Maçons sont : 1) Veiller à l’Intégrité de la Patrie, 2) Obéir aux lois du pays où ils résident, et 3) Respecter l’honneur et la propriété d’autrui. De même, l’article 20 mentionne « La qualité de franc-maçon se perd : 1) pour trahison contre la patrie, 2) pour action déshonorante ; et celui dont la perte de ladite qualité a lieu dans une sentence définitive prononcée dans un procès maçonnique conformément à l’article 21 de notre constitution.

3 que l’une des attributions en tant que Grand Maître conformément aux dispositions de l’Ordre Juridique Positif est d’agir comme Juge et de présider le tribunal au Statut du Procès Maçonnique.

ACCORD ET DURÉE

1. Tenez procès contre Q:.H:. Oscar Alberto Pérez, carte d’identité N 15943499, après avoir évalué la conduite dans les différents événements où le Q:.H:. Oscar Alberto.

Je ne suis pas allé au prétendu manque d’affiliation d’Oscar, en tant que politologue, je comprends ce qui s’en venait comme une purge et même à ce moment-là, je craignais la persécution politique, je suis pratiquement entré dans la clandestinité.

Le procès maçonnique remporté par Oscar Pérez

Un témoin de l’événement me dit qu’il n’y a pas eu de procès maçonnique contre Oscar en termes strictement juridiques, à la place le vénérable maître a mis en place une table ronde, où chaque frère a donné son avis sur le maintien ou le renvoi d’Oscar Pérez et José Pimentel, selon La version J’ai, la plupart des personnes présentes étaient en faveur de ne pas irradier les frères Oscar Pérez et José Pimentel.

Malgré cette position, le vénérable maître ainsi que trois dignités ont pris des décisions exécutives qui impliquaient en pratique qu’Oscar Pérez avait été irradié.

L’une de ces décisions controversées a été de refuser l’entrée de l’atelier à Oscar Pérez et José Pimentel fin juillet 2017, lorsqu’ils l’ont visité après l’acte de rébellion.

Un témoin m’a fait savoir que le vénérable professeur Ruben Rodríguez avec trois dignités de l’atelier, c’étaient le procureur et le frère expert, par respect pour l’un d’eux dont je suis devenu un grand ami, je ne le citerai pas, l’autre frère est décédé, tous les trois ont pris la décision de refuser l’accès à Oscar Pérez, sans aucun doute un acte honteux et répréhensible ; être emporté par leur fanatisme pour Chávez a probablement contribué notamment à entraîner l’atelier dans cette direction insensée. Un quatrième frère, le Vénérable Maître par intérim de 2018 Jesús Betancourt, serait responsable de la collecte de signatures pour soutenir le document émis par la Grande Loge sur la Grande Maîtrise du Colonel Jiménez Silva,

Au sujet des rébellions contre l’État menées par les francs-maçons, les constitutions des francs-maçons de 1723 citent ce qui suit :

Des devoirs d’un franc-maçon. Chapitre II Du chef de l’État et de ses subordonnés.

« …Ainsi, si un frère se révolte contre l’État, il ne faut pas le soutenir dans sa rébellion, même s’il est plaint d’un tel malheur ; et s’il n’est reconnu coupable d’aucun crime, même si la Fraternité loyale devait condamner la rébellion et ne pas donner au Gouvernement le moindre motif de soupçon ou même le moindre fondement à ce sujet, ils ne pourront pas l’expulser de la Loge et sa relation avec lui reste intacte.

Cette loi a plus de deux cents ans, au moment où elle a été rédigée, elle constituait une avancée significative, il s’agissait de la reconnaissance du droit de conscience à une époque régie par des monarchies absolues, mais depuis sa rédaction, il y a eu des changements importants dans droit constitutionnel, ainsi que pour avoir une interprétation adéquate de ces frontières, il est nécessaire de les concilier avec le présent, cela explique la participation des francs-maçons à l’élaboration de documents importants en faveur des droits de l’homme, en particulier il convient de souligner l’œuvre d’Henry Laugier, secrétaire général adjoint de l’ONU, affilié au Gram Orient français, qui a joué un rôle clé dans le processus qui a conduit à l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme le 10 décembre 1948.Ami fidèle de René Cassin et proche d’Éléonore Roosevelt, épouse du franc-maçon Franklin Delano Roosevelt, tous deux promoteurs de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Lors de la réunion des 50 nations au Palais de Chaillot à Paris, Laugier s’est adressé aux délégués en ces termes « La mission de la Commission des droits de l’homme consiste à poursuivre, en temps de paix, la lutte que les peuples libres ont menée pendant la guerre, en défendant les droits et la dignité de l’homme contre toutes les atteintes et en élaborant une déclaration internationale des droits de l’homme qui, par son efficacité, peut triompher de tous les obstacles ».

C’est cela la franc-maçonnerie, la formation de leaders capables de comprendre le présent afin de conduire des processus de changement profond en faveur de l’humanité. Il est clair que les frères qui ont adopté la position de désaffiliation d’Oscar l’ont fait en interprétant les lois sous leur propre prisme, sans en considérer les conséquences.

Le ministère public admet le procès d’Oscar

Une communication qui m’a été envoyée à l’époque par le conférencier fiscal essaie de justifier ses décisions en se basant sur le système juridique en vigueur au Venezuela. Commettre sans doute la terrible erreur de ne pas comprendre la portée du droit international humanitaire. Tout ce qu’il avance peut être démenti par les faits.

Le confrère argumente et je cite :

Partout sur la planète, une personne qui vole un hélicoptère et se met à tirer des armes automatiques de guerre et à larguer des bombes sur une ville ouverte est accusée d’être un TERRORISTE (…) 3) Frère Oscar n’a jamais été radié de l’Ordre par la Loge. Je vous rappelle que l’article 16 de la Constitution du Venezuela se lit comme suit : Tout franc-maçon, même non affilié, est soumis au gouvernement de la fraternité et peut être jugé et puni par l’une des loges de la juridiction (…) Article 18 des devoirs des francs-maçons sont : (…) 2.- Obéir aux lois du pays 3.- Consacrer les principes de l’inviolabilité de la vie, de l’égalité de tous les hommes devant la loi et combattre la tyrannie, l’intolérance, le fanatisme et les superstitions sous toutes leurs formes (…) Gardez, même au prix de sacrifices de votre part, l’harmonie et la fraternité qui doivent régner entre tous les membres de la grande famille maçonnique et utiliser tous les moyens à leur disposition pour éviter tout préjudice à l’ordre, à leurs frères ou à leurs sympathisants. Le frère Oscar Pérez a été jugé pour violation de ces articles. Frère (se référant à moi) vous êtes politologue, je suis très étonné de votre attitude et de votre ignorance de ce qu’est une dictature. Ce gouvernement ne me plaît pas, mais vous et moi savons que ce gouvernement (le régime Maduro) n’est même pas semblable à celui de Pinochet au Chili, à celui de Franco en Espagne (…) dans ces dictatures il n’y avait pas de liberté de la presse et Tu sais qu’ici tu peux dire et publier ce que tu veux, la répression des guarimbas d’opposition n’était pas telle, c’était du confinement,

C’est assez d’informations pour comprendre que le frère locuteur est ancré dans sa vision du pays, donc, je peux comprendre qu’il est pratiquement inébranlable dans sa position, comme de nombreux partisans et responsables du régime Maduro, qui, je présume, vivent au sein du Grand Lodge, ce qui, à mon avis, peut expliquer les prétendues omissions et collaborations survenues dans le cadre de la persécution contre Oscar Pérez.

Ce qui m’exaspère le plus à la lecture de votre version des faits, c’est l’absence de reconnaissance des violations flagrantes des droits de l’homme, surtout alors qu’elles auraient été commises de manière flagrante sous vos yeux, dans le cas des convocations qui ont été délivrées à cinq des membres de la loge (les noms des personnes concernées sont Yhonny Calderón, Rubén Rodríguez, Galian Sánchez, Jameson Jiménez et Marcial Jiménez), qui ont été détenus dans les bureaux du Cicpc -Police scientifique- pendant plus de 11 heures, selon une plainte émise en conférence de presse de Mme Portillo, épouse de l’un des francs-maçons touchés Jameson Jiménez. Mais ce serait le premier des outrages contre les maçons, début janvier 2018, l’enlèvement de Jameson Jiménez et son arrestation ultérieure et la recherche et la capture de Yhonny Calderón ont eu lieu.

Dans une Grande Loge dont l’administration est réputée respectueuse des droits de l’homme, tous ces événements constituent, en eux-mêmes, des preuves suffisantes pour pouvoir les dénoncer devant les organisations compétentes dans le domaine des droits de l’homme, ainsi que pour fournir des avocats de la défense aux maçons touchés. ; Cependant, rien de tout cela ne s’est produit, bien au contraire, ils se sont tus et ont nié, ils ont utilisé les moyens à leur disposition pour se réconcilier afin de déformer la vérité, c’est tellement excessif qu’ils ont même donné des directives aux loges affiliées afin de permettre accès aux informations de leurs fichiers pour soutenir les enquêtes des répresseurs dans la figure des forces de police dans l’état de Maduro.

Un tribunal militaire condamne un franc-maçon

Comme je vous l’ai déjà dit, en juillet 2017, le régime Maduro avait arrêté le franc-maçon Ramon Delgado, un apprenti membre de la loge Santiago Mariño N 208, qui soi-disant quelques jours auparavant avait rencontré Oscar Pérez chez lui.

Sa déclaration devant le tribunal militaire qui l’a poursuivi a été publiée sur le site Internet de la Cour suprême de justice, et peut donner un indice sur la nature de la persécution initiée par le régime Maduro contre les francs-maçons.

Interrogé par le juge, le major Claudia Carolina Pérez Mogollón, le suspect présumé Ramón Delgado a répondu : « Je nie les accusations portées contre moi, j’étais à Santa Fe, dans la maison d’Oscar Pérez, pour le groupe de la franc-maçonnerie. Je l’invite dans un groupe skao, pour des activités cinéma, nous avons rassemblé des livres et des idées, nous avons échangé pour passer au niveau supérieur. Ils se rencontraient le 25 juin 2017, à Santa Fe, il m’invite à monter dans l’hélicoptère puis à tourner. C’est quand je réponds « tu es fou ? ».

« En conséquence, le citoyen juge militaire a accordé le droit de parler au citoyen Freddy Jesús Velásquez en sa qualité de défenseur privé du citoyen afin qu’il pose les questions qu’il devait poser au citoyen accusé et a répondu en conséquence : oui, je souhaite poser des questions à l’accusé. Dites votre relation avec le citoyen Oscar Pérez? Il a répondu : Il a eu 3 mois de relation maçonnique. Illustre au Tribunal sur la franc-maçonnerie ? Il a répondu : C’est pour l’être intérieur et le bien-être de tous. Quels sujets y sont abordés ? Il a répondu : Nous avons parlé du travail qui va être fait. Pour quelle raison? Il répondit : Avec des mouvements pour monter au grade supérieur. C’est tout… »

Le tribunal a ordonné des mesures privatives de liberté pour crime de rébellion. Le procès-verbal apparaît signé le 16 juillet 2017. Il est frappant que la déclaration de l’accusé mentionne à plusieurs reprises la franc-maçonnerie dans le cadre d’un procès militaire du régime Maduro. Nous savons qu’historiquement les régimes totalitaires ont cherché des excuses pour persécuter les francs-maçons.

La chasse aux sorcières de Maduro

Maduro avait commencé sa persécution contre les francs-maçons précisément au mois de juillet avec les convocations de la police, la non-affiliation présumée à l’exécutif d’Oscar fin juillet et début août, j’ai pris la décision de quitter le pays fin juillet et j’ai acheté le billet le 1er août avec départ le 18 août.

L’action du régime contre les francs-maçons s’est concentrée sur la loge Santiago Marino N 208, mais une fois qu’ils ont atteint leur objectif d’assassiner Oscar Pérez, ils ont poursuivi leur recherche d’alliés d’Oscar dans d’autres loges du pays et dans d’autres régions de l’Est, une nouvelle largement diffusée. couvert par les médias.

La police de Maduro a pu retracer le refuge d’Oscar Pérez dans un chalet d’un quartier populaire de Caracas connu sous le nom d’El Junquito, où il était entouré de plus de 500 agents des forces publiques.

Bien qu’il se soit rendu, il a été assassiné de manière extrajudiciaire par des responsables de Maduro. Tous les événements ont été diffusés en ligne via les réseaux sociaux depuis le téléphone d’Oscar Pérez.

Les Grandes Loges condamnent les crimes de Maduro

Ce crime a acquis une notoriété mondiale en raison du fait que la plupart des agences de presse du monde ont largement couvert les événements. J’ai personnellement pris sur moi d’informer certaines Grandes Loges du statut de franc-maçon d’Oscar Pérez, puisqu’elles ne le savaient pas.

En particulier, j’ai communiqué avec les autorités de la Grande Loge de l’Équateur et ce sont précisément elles, dans la figure de leur Grand Maître Humberto Plaza, qui ont publié le premier des communiqués condamnant le régime Maduro pour ce crime horrible commis contre deux membres de la franc-maçonnerie vénézuélienne. .

Les condamnations se sont poursuivies dans les puissances maçonniques du continent, parmi lesquelles je me souviens étaient la Grande Loge du Paraguay, le Chili, le Pérou, le Brésil, l’Espagne, la République dominicaine, la Colombie, le Mexique, l’Uruguay, le manifeste de la Confédération maçonnique interaméricaine était également assez frappant. soulignant un appel à l’attention sur la Grande Loge du Venezuela pour son rôle dans ce contexte historique, voici ce que dit la déclaration et je cite :

« Il est également connu que le Grand Maître de la Grande Loge de la République du Venezuela a publié le Communiqué n° 02, daté du 9 janvier, dans lequel il informe de la poursuite maçonnique et de l’expulsion de l’Ordre du Frère susmentionné, arguant de la figures juridiques de « trahison contre la patrie et crimes de droit commun ».

Lors de la commémoration du 70e anniversaire de la fondation de la Confédération maçonnique interaméricaine, en avril 2017, la Lettre d’Asunción a été publiée, où l’un des points saillants était l’appel à l’attention sur la situation que vit la République du Venezuela. sous le régime dictatorial actuel et exhortant « les membres de la franc-maçonnerie régulière vénézuélienne à rester fermes dans les principes de l’idéologie maçonnique, en luttant calmement mais fermement pour le respect inexcusable de la Constitution nationale et des valeurs du système démocratique.

Le concept de liberté est quelque chose pour lequel de nombreux maçons et non-maçons ont sacrifié leur vie. Par conséquent, la franc-maçonnerie universelle place cette précieuse valeur dans le social le plus élevé; Pour cette raison, la franc-maçonnerie interaméricaine a parmi ses objectifs la défense de la liberté, des droits de l’homme et de la justice. Et pour cette raison, il n’est pas possible de garder le silence face à une situation aberrante comme celle-ci.

Ce qui pour certains est catégorisé comme une trahison, pour d’autres c’est vu comme un combat pour la liberté et comme la seule voie possible pour récupérer les droits perdus à cause de l’ignorance, de l’indifférence, des abus de pouvoir et d’autres maux qui rongent les fondements et le structure même de ces pays latino-américains qui portent encore le drapeau d’un populisme pervers et raté ».

La vérité est que toutes les grandes loges se sont prononcées pour condamner le régime Maduro, à la seule exception de la Grande Loge du Venezuela. Ils ont fait le contraire, leurs autorités dans une lettre émise sous la cote 01, ont émis une directive aux loges affiliées de leur est de « comparaître devant ces instances », en référence à la DGCIM, au FAES et au SEBIN, organisations qui ont été accusées d’exécuter Oscar Pérez et son groupe.

Le communiqué en question cite que « puisqu’il n’y a rien à cacher, il est recommandé que les membres des loges collaborent à l’enquête menée par les forces de sécurité de l’Etat (…) dire la vérité par rapport aux affaires qui sont traitées avec dans nos tenues et, en général, comme ils le jugent convenable et nécessaire ».

Pour comprendre le contexte des décisions qui ont émergé dans la Grande Loge dans le cadre des actions du franc-maçon Oscar Pérez, il est nécessaire de savoir qui était le Grand Maître, le colonel Ubaldo Jiménez Silva.

C’est un colonel de la Garde nationale qui avait été secrétaire de l’Université nationale expérimentale des forces armées, un poste de confiance dans le régime Maduro. De lui, on sait qu’il avait été favorisé par une mesure judiciaire rendue par la Cour suprême de justice, un arrêt de la chambre de cassation pénale rendu le 11 juillet 2000, qui dans un de ses paragraphes fait référence à « l’annulation d’une affaire mise en cause ». peine », où, en 1999, le « tribunal martial l’aurait condamné à 11 ans de prison pour la commission des crimes de vol de fonds appartenant aux forces armées, commis de façon continue et d’abus d’autorité ».

Après l’assassinat contre les francs-maçons Oscar Pérez et José Díaz Pimentel, le régime Maduro, par l’intermédiaire de ses tribunaux, a pris des mesures conservatoires pour la libération des francs-maçons arrêtés Jameson Jiménez, Yohny Calderón et Ramon Delgado. Je comprends que certains d’entre eux étaient soumis à des mesures de présentation qui ont ensuite été supprimées, dans le cas du franc-maçon Jameson Jiménez, il a pu s’échapper du Venezuela et a reçu l’asile politique en Espagne.

Endry Méndez dénonce la disparition des francs-maçons de la Grande Loge

Mi-2018, alors que le souvenir des meurtres d’Oscar Pérez et Pimentel était frais, la disparition de deux autres francs-maçons affiliés à des loges rattachées à la Grande Loge de la République du Venezuela était connue, leurs proches se sont rendus à la Grande Loge pour demander aider à clarifier leurs allées et venues.

J’ai reçu l’information d’une plainte partagée avec moi par le franc-maçon et détective Cicpc Endry Méndez. Selon son témoignage, c’est le secrétaire de la Grande Loge, Alfredo Tovar, qui lui a demandé de s’occuper des épouses des maçons disparus et d’ouvrir une enquête privée.

Les disparus étaient Wilmer Muñoz, commissaire du Service de renseignement militaire bolivarien, connu sous l’acronyme Sebin, et le lieutenant-colonel Juan Antonio Hurtado Campo, commandant attaché au parc d’armes de la garde d’honneur présidentielle.

Le détective me dit qu’il a pu obtenir l’emplacement du dernier contact du commissaire Muñoz grâce au suivi des appels dans la région au vent connue sous le nom d’El Guapo. Tout en enquêtant sur l’affaire, il a eu recours à diverses sources pour recueillir des données, de la même manière qu’il a demandé le soutien de sa propre unité d’enquête au CICPC, cependant, il a obtenu des refus qui l’ont amené à se confronter à la directive de la police dirigée par la figure de son directeur Douglas Rico, directeur du Criminal and Forensic Scientific Investigation Corps.

Le détective soupçonne que le commissaire Muñoz a peut-être été dans les contacts téléphoniques d’Oscar Pérez et a la théorie selon laquelle il a fait l’objet de représailles ou promu sur une liste d’élimination présumée par des responsables du régime.

L’enquête menée par le détective Endry sur le lieutenant-colonel Juan Hurtado a également manqué de soutien des organes compétents, mais a même soulevé des soupçons contre lui au sein des organes de sécurité de l’État.

Sobre Hurtado, supe de una fuente, que el teniente coronel estuvo presuntamente vinculado a la desaparición de un armamento bajo su custodia, que posteriormente lograron encontrar, la fuente me confirmo que se había puesto la denuncia ante los organismos competentes en materia de derechos humanos en États-Unis. C’est la raison pour laquelle sa disparition est passée en revue et dénoncée par le bureau des droits de l’homme des Nations unies, figurant dans le rapport Bachelet du 21 novembre 2021.

Le détective commente qu’il a reçu un appel d’un haut responsable militaire pour l’avertir qu’à la suite de son enquête, il était surveillé par le contre-espionnage militaire et qu’il valait donc mieux arrêter l’enquête.

En ce qui concerne la cause de la disparition du lieutenant-colonel Hurtado, le détective Endry Méndez est parvenu à la même conclusion, à savoir que les deux maçons figuraient sur la liste de contacts d’Oscar et auraient pu être confondus et victimes des pratiques de disparition forcée des agences de contre-espionnage de Maduro dont tant est mentionnés dans les rapports sur les droits de l’homme.

Le détective Méndez avait informé Alfredo Tovar et Ubaldo Jiménez de la situation, il a également demandé leur protection car il pensait que son enquête l’exposait au régime Maduro, donc sa vie était en danger, la réponse qu’il a obtenue a été l’abandon à sa propre chance.

L’enquête menée par le détective Endry Méndez à la demande du gfran Lodge a fini par lui coûter l’exil au Paraguay, où il a été blessé alors qu’il conduisait un taxi dans un vol de véhicule présumé ; la balle lui a effleuré le coeur. Endry a été soigné par la médecine paraguayenne et a été soutenu par la fraternité des francs-maçons, qui l’ont aidé à se rétablir et à s’installer dans la société paraguayenne.

À l’heure actuelle, le témoignage d’Endry Méndez fait partie du recueil qui aide le système judiciaire international à clarifier les faits des violations des droits de l’homme au Venezuela.

Se référant à cette affaire, dans une démonstration de cynisme, le ministre de la Défense Vladimir Padrino López a publié une affiche du ministère déclarant le lieutenant-colonel Juan Hurtado déserteur pour avoir omis de se présenter à ses fonctions au commandement.

C’est ça le régime Maduro, ils font disparaître des gens et ensuite ils font comprendre qu’ils n’ont rien à voir avec ça. Ils sont également habiles à atteindre les proches des victimes pour les contraindre à changer leurs versions ou à cesser de rechercher leurs proches.

Les francs-maçons constitués en un groupe ad hoc Commission maçonnique internationale des droits de l’homme ont notifié les deux disparitions à la Mission d’établissement des faits des Nations Unies et au Procureur de la Cour pénale internationale.

Une autre situation qui a gagné en notoriété dans la persécution des francs-maçons par Maduro est la plainte déposée par l’avocat pénaliste William Jiménez contre des responsables du régime. L’avocat était membre invité de la loge n° 208 de Santiago Mariño, celle-là même à laquelle était affilié Oscar Pérez. Il était présent en sa qualité de coordinateur du Service national de médecine et de médecine légale, Senamecf, alors que l’autopsie a été pratiquée sur les corps d’Oscar Pérez, José Pimentel et le reste des compagnons, et il a pu assister à une série de graves irrégularités.

L’avocat Jiménez a dénoncé la tentative d’incinération des corps des victimes par des fonctionnaires sous les ordres de Diosdado Cabello. Il a également été le premier à dénoncer la cause de l’exécution des victimes du massacre puisqu’il a pu assister à l’autopsie.

Dans un de mes articles les plus récents je l’ai interviewé et j’évoque la chaîne de commandement présente lors de l’autopsie. William Jiménez a partagé avec moi le rapport de la procureure Luisa Ortega Díaz qui a été présenté à la Cour pénale internationale, et j’ai eu l’occasion de lire le rapport des experts et des experts ainsi que les plus de 300 images, étant choqué par le la dureté et la gravité des dommages aux corps, j’ai également pu lire les preuves d’exécution, qui ne laissent aucun doute sur le fait que Maduro et ses fonctionnaires ont commis un crime contre l’humanité.

Toutes ces dénonciations ont été dûment publiées dans ma chronique d’opinion dans El Nacional , que je couvre depuis plus de trois ans conformément au suivi que j’ai fait de l’affaire Oscar Pérez.

Ces travaux ont servi à documenter les abus auxquels nous, francs-maçons au Venezuela, avons été exposés, les prétendues irrégularités des responsables du régime Maduro ont été démontrées, mais aussi les fautes commises par des membres de la franc-maçonnerie au détriment de ses propres frères.

Le franc-maçon Ángel Fajardo reçoit une protection internationale

J’ai récemment eu l’occasion de m’entretenir avec Ángel Fajardo, membre de la loge Santiago Marino N 208, qui a obtenu l’asile politique en France, qui a reconnu le rôle joué par la presse et l’a favorisé dans son cas, en pouvant démontrer par notitia criminis que sa vie Il était en danger parce qu’il faisait partie du même atelier que le député de l’opposition Oscar Pérez.

Le juge du tribunal des droits de l’homme a pu lire la documentation et les communiqués de presse, impressionné par la dureté des images, ainsi que par la violence exercée par le régime contre les maçons vénézuéliens.

Le frère Ángel n’a pas pu se rendre à la franc-maçonnerie vénézuélienne pour servir de témoin, étant donné qu’on soupçonne qu’elle est infiltrée par Maduro. Il n’existe aucun document officiel de la Grande Loge qui dénonce les violations des droits de l’homme susmentionnées. On peut supposer que si certaines des victimes restent toujours sur le territoire vénézuélien, c’est peut-être parce qu’elles ont conclu une sorte d’accord avec le régime pour rester dans le pays.

Le dossier d’asile du franc-maçon Ángel Fajardo a eu ses inconvénients, lorsqu’il a été refusé en première instance au bureau des migrations. Apparemment, l’agent de migration n’a pas compris le danger que sa vie courait pour avoir fait partie de la même loge où Oscar Pérez a fréquenté ; Cependant, il a fait appel de la décision devant la Cour des droits de l’homme, son avocat de la défense a utilisé les articles de presse qui avaient été publiés sur la persécution des francs-maçons et les a partagés avec le juge, de sorte qu’il avait une vision beaucoup plus large et plus complète de la situation. de la franc-maçonnerie au Venezuela. Ainsi, le verdict était en faveur de l’asile politique, devenant ainsi le premier franc-maçon vénézuélien de l’histoire à recevoir l’asile pour persécution politique d’une loge.

Ce que dit le procès-verbal du juge, c’est que les requérants « demandent au tribunal d’annuler la décision du 19 juin 2018 par laquelle le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté leur demande d’asile et la reconnaît ». comme réfugiée ou, à défaut, lui accorder le bénéfice de la protection subsidiaire ».

Cette demande de protection subsidiaire n’était pas un asile politique, le frère Ángel demandait seulement à la France de reconnaître sa vulnérabilité et au moins de prolonger le délai, mais le juge est allé beaucoup plus loin.

Je vais vous partager ce que le Juge a écrit de sa déclaration afin que vous compreniez la gravité de ce qu’a fait Nicolas et notamment pour les négationnistes au sein de la Grande Loge :

(…) Monsieur FAJARDO GONZALEZ était membre de la franc-maçonnerie. Depuis avril 2017, il fréquente le Santiago Lodge. Marino, qui a été officiellement incorporé le 2 septembre, où il a rencontré Óscar Pérez, un opposant au régime de Nicolás Maduro. En apprenant que ce dernier avait fui, il dit à l’un des membres de sa loge qu’il pouvait aider le fugitif à rejoindre la frontière colombienne. Sa proposition est cependant restée sans réponse. Il a également écrit un article relatif aux notions de liberté, d’égalité, de fraternité et de démocratie qui a été diffusé au sein de sa loge.

Le 6 décembre 2017, lui et sa femme ont quitté leur pays pour rendre visite à leur fille. En France, où ils ont appris que le 15 janvier 2018, Oscar Pérez avait été assassiné par les autorités vénézuéliennes, qui recherchent actuellement des complices ou sympathisants de ce dernier, considéré comme un terroriste. Ils ont également appris que la franc-maçonnerie faisait l’objet de représailles pour avoir dénoncé ce meurtre, ils ne peuvent retourner sans crainte dans leur pays, en proie à l’insécurité et l’un de leurs fils vient de fuir.

4. De ses déclarations privées il ressort qu’il est membre de la franc-maçonnerie, le requérant a rejoint la loge de Santiago Marino en 2017 dont l’opposant au régime Óscar Pérez était membre. Il a également pu évoquer le contexte dans lequel il se trouve. Il rencontra plusieurs fois dans sa loge ce dernier dont il partageait les idées.

Il a également évoqué en termes spontanés sa propre opposition au régime de Nicolás Maduro. En outre, des sources publiques disponibles, y compris des articles de presse, révèlent que la mort d’Óscar Pérez a été condamnée par les loges maçonniques d’Amérique latine et que le régime de Nicolas Maduro a exercé des représailles contre des personnes liées à ces dernières (Oscar Perez), y compris des maçons. Articles du journal vénézuélien TalCual et du site El Pitazo, datées de janvier 2018, pointent notamment une enquête menée par la Direction générale du contre-espionnage militaire du Venezuela contre des alliés potentiels d’Óscar Pérez au sein des loges maçonniques. Ainsi, il résulte de ce qui précède que, dans les circonstances particulières de l’affaire, M. Fajardo González était à juste titre craint, au sens des dispositions précitées de la Convention de Genève.

Les principes généraux du droit applicable aux réfugiés, résultant notamment des dispositions de la convention de Genève, imposent, en vue de garantir pleinement au réfugié la protection prévue par ladite convention, que le même statut soit reconnu à la personne du même nationalité, qui était mariée à un réfugié à la date à laquelle ce dernier a demandé le statut de réfugié ou entretenait avec lui une relation suffisamment stable et continue pour fonder avec lui une famille,

IL A DÉCIDÉ:

Article 15 : — Les décisions du directeur général de l’OFPRA du 19 juin 2018 sont annulées

Article 2 : Le statut de réfugié est reconnu à M. Ángel Ricardo FAJARDO GONZALEZ et à Mme XXXXXXXX XXXXXX.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à Monsieur Angel Ricardo FAJARDO GONZALEZ, à Madame XXXXXXXXXXXX et au Directeur Général de l’OFPRA.

Délibéré à l’issue de l’audience du 22 novembre 2018, au cours de laquelle se sont réunis :

– M. Rouvière, président ; . .

– Mme Morillon, désignée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour

réfugiés; un

– Mme Fathi, personnalité désignée par le vice-président du Conseil d’Etat.

C’est de cela qu’il s’agit quand la vérité est communiquée.Quand j’ai contacté le Grand Maître de l’Equateur Humberto Plaza, je l’ai fait de bonne foi, avec l’idée qu’en partageant des informations avec lui, il parlerait avec sa Grande Loge des crimes des frères Oscar Pérez et Pimentel, et en effet, les grandes loges se sont prononcées contre Maduro.

Je suis fier que ma contribution soit devenue un moyen d’aider à sauver des vies, car ce sont ces condamnations prononcées par les Grandes Loges contre Maduro qui ont donné de la crédibilité aux cas de persécution politique contre les francs-maçons.

Bien sûr, il était conscient de l’erreur historique que commettaient la Grande Loge du Venezuela et ses autorités, à cause d’eux personne ne l’aurait su et nos frères étaient en danger de mort. Sans aucun doute, j’ai reçu des menaces de responsables de Maduro, même de francs-maçons, très malheureux.

Les Pays-Bas accordent l’asile politique au franc-maçon William Jiménez

Une autre nouvelle que j’ai le plaisir d’annoncer est l’octroi de l’asile politique par le Royaume des Pays-Bas au franc-maçon William Jiménez. C’est une affaire que nous combattons côte à côte, comme le frère Ángel Fajardo, qui s’est également vu refuser l’asile en première instance. Je comprends que vous n’avez pas été en mesure d’avoir une représentation juridique adéquate, par conséquent, vous n’avez pas été en mesure de communiquer l’état de votre situation de peur crédible à l’agent d’immigration. Guillaume avait un vol pour l’Espagne mais avec une escale en Hollande, à Madrid il était attendu par un groupe de frères maçonniques ; cependant, comme les deux pays appartiennent au même espace Schengen, il a été contraint de demander l’asile aux Pays-Bas car c’était sa première escale.

Lorsqu’ils lui ont refusé l’asile, ce qui s’est passé, c’est que William a fait appel de la condamnation, il a trouvé un nouvel avocat, d’un cabinet d’avocats de professionnels du droit humanitaire qui s’est intéressé à son cas, il a partagé tous les articles de presse avec le des dénonciations publiées sur la persécution des francs-maçons au Venezuela, ainsi que des vidéos avec des témoignages sur leur situation. C’est ainsi que la justice de l’immigration des Pays-Bas lui a accordé un passeport de réfugié et donc l’asile politique.

J’ai récemment pu discuter via Zoom avec William et Ángel, qui ont tous deux reconnu le rôle fondamental que les médias ont joué dans l’approbation de leurs cas, en particulier le travail qui a été fait depuis ma chronique dans le journal El Nacional Franchement, je suis assez satisfait que notre travail sauve des vies.

William Jiménez a eu le soutien et fait partie du groupe ad hoc International Masonic Human Rights Commission.

Juan Guaidó exige d’emmener Oscar Pérez au Panthéon National

En mars 2020, le président en charge du Venezuela Juan Guaido partageait sur son compte twitter la volonté d’emmener la dépouille d’Oscar Pérez au Panthéon national, où reposent les personnalités publiques les plus prestigieuses du Venezuela.

Juan Guaidó est membre de la franc-maçonnerie vénézuélienne qui a été reconnu comme tel par les plus importantes Grandes Loges régulières du continent, il a eu une réception d’État lors de sa visite au Brésil où il a visité le temple de la Grande Loge du Brésil où il a été récompensé l’Ordre de l’Amitié Maçonnique, « pour les services rendus pour le bien de l’Humanité, de l’Ordre et de la Patrie »

Le Grand Orient du Brésil a affiché son « soutien inconditionnel » au président par intérim du Venezuela. « Il est du devoir de chaque franc-maçon de prendre position contre ceux qui portent atteinte à la dignité humaine et aux idéaux de liberté d’un peuple », rappelle le Grand Orient, qui demande à ses membres de « dans le respect des principes de démocratie et de paix, dans leur capacités politiques et sociales, travailler pour la stabilité politique au Venezuela et soutenir notre frère Guaidó ». Pendant la période où Juan Guaidó a joui d’une reconnaissance internationale, il n’a jamais été reçu par la Grande Loge du Venezuela. A ma connaissance, il n’y avait pas non plus de canal protocolaire pour le recevoir, contrairement aux relations qu’ils ont entretenues avec le régime de Maduro, avec lequel ils entretiennent une reconnaissance institutionnelle.

En ce qui concerne la proposition de Guaidó, cela a du sens si nous lisons l’héritage d’Oscar Pérez en tant que figure précurseur de la liberté au Venezuela de la tyrannie du régime Chávez-Maduro. Sa place au Panthéon national est un scénario tout à fait logique, à côté des tombes de 139 illustres vénézuéliens, dont 39 francs-maçons. Les francs-maçons du Panthéon sont :

Lisandro Alvarado Marchena, Raimundo Andueza Palacio, Francisco Aranda, Juan Bautista Arismendi Subero, Francisco de Paula Avendaño López, Andrés Bello López (cénotaphe), José Francisco Bermúdez Figuera, Andrés Eloy Blanco Iturbe, Rufino Blanco Fombona, José Félix Blanco, Simón Bolívar Palacios , Luis Brión Detrois, Manuel Ezequiel Bruzual, Juan José Conde, Lino de Clemente Palacios, Manuel María Echeandía, Juan Crisóstomo Falcón Zavarce, Antonio Leocadio Guzmán Agueda, Antonio Guzmán Blanco, Tomás Lander Acala, Francisco Linares Alcántara, Santiago Mariño Carige, Francisco de Miranda Rodríguez (cénotaphe), José Gregorio Monagas Burgos, José Tadeo Monagas Burgos, Juan de Dios Monzón, Daniel Florencio O’Leary Burke, José Antonio Páez Herrera, Juan Antonio Pérez Bonalde, Judas Tadeo Piñango Mellado, Luis Razetti Martínez, José Félix Ribas Herrera,Simón Rodríguez, José Tomás Sanabria Meleán, José Laurencio Silva Flores, Carlos Soublette Jerez, Antonio José de Sucre Alcalá (cénotaphe), Diego Bautista Urbaneja Sturdyl José María Vargas Ponce.

Maduro et son obsession pour les symboles maçonniques

Je ne voulais pas écarter cet article sans vous dire ce qui manquait à Maduro. Il a laissé libre cours à son obsession, en l’occurrence il s’agit de faire comme les autres dictateurs mais par d’autres moyens. Si vous avez lu mon article sur « Le totalitarisme et l’Holocauste inconnu », vous savez que j’ai fait référence aux expositions itinérantes d’Hitler et de Mussolini avec leur propre version d’une loge maçonnique, mettant en place des squelettes en robe noire pour servir de dignités. L’idée de toute cette propagande était de ridiculiser et de semer la haine envers les francs-maçons. Dans le cas de Maduro, en utilisant les technologies, il a réalisé une bande dessinée où il s’est dessiné en héros : Superbigote, qui se bat contre des méchants clairement distinguables dans l’opposition vénézuélienne, attirant l’attention sur le plus grand méchant qu’ils localisent aux États-Unis. , avec des traits similaires à ceux de Trump et arborant sur sa poitrine un logo clairement identifié aux francs-maçons. C’est l’œil qui voit tout. Très mauvais pour Maduro, prônant la haine contre l’ordre, ce qui semble anodin est particulièrement nocif.

Sur ce que je pense de la franc-maçonnerie au Venezuela

L’héritage historique des francs-maçons est irremplaçable et inaliénable. Seule la liste des grands hommes qui reposent au Panthéon national donne une dimension de leur apport historique ; De plus, nous devons ajouter ceux qui se sont battus plus récemment depuis les tranchées pour améliorer notre société en apportant la démocratie au Venezuela. Parmi les personnalités les plus en vue de la politique récente, les noms de Prieto Figueroa, Valmore Rodríguez, Raúl Leoni (président vénézuélien), Jaime Lusinchi (président vénézuélien), Octavio Lepage (président vénézuélien), Andrés Eloy Blanco et enfin Juan Guaidó (président du Venezuela ) se démarquent. en charge du Venezuela).

Mon opinion sur la franc-maçonnerie institutionnelle représentée dans la Grande Loge du Venezuela est qu’elle a échoué, tout comme ses prédécesseurs l’ont fait à l’époque des dictatures de Gómez et de Pérez Jiménez.

Cependant, je crois que cette franc-maçonnerie peut être conciliée avec les valeurs de la franc-maçonnerie universelle, déclarant en principe son attachement aux valeurs de liberté, dénonçant, comme l’ont fait d’autres institutions, dont l’Église catholique, la dictature de Maduro. .

Il est important que cette institution laisse un précédent public irréfutable, en commençant par condamner les crimes commis contre les maçons par le régime Maduro, en se référant notamment aux cas des maçons Oscar Pérez et José Pimentel. De plus, la Grande Loge devrait accompagner les familles des victimes dans leurs demandes de justice, demander une enquête formelle devant les organisations internationales sur les maçons disparus, demander des réparations pour les victimes de la dictature, ceux qui ont subi des traitements cruels, qui ont été torturés, déplacer les fichiers de données des maçons dans un autre pays, mettre ces informations en lieu sûr.

Je n’ai aucun doute que la chasse aux francs-maçons de Maduro est toujours active, cherchant paranoïaque ce qu’ils appellent des putschistes, tout arbitraire du régime doit être dénoncé.

Enfin, je tiens à vous informer que toutes les plaintes précitées ont été dûment transmises et officiellement reçues tant par la Cour Pénale Internationale que par le bureau de la Mission Indépendante des Nations Unies, leur traitement rapide est attendu aux fins pour lesquelles nous sommes convoqués. témoigner et qui inclut toutes les parties y compris toutes celles mentionnées dans le cadre de la présomption. Pour en savoir plus sur le processus que mène le parquet de la Cour pénale internationale, je laisse ce lien, ils ont fourni un lien à cet effet : https://www.icc-cpi.int/court-record/icc- 18/02-21?s=09 .

Ci-dessous, je partage la vidéo avec une conversation avec les deux Vénézuéliens à qui l’Europe a reconnu la protection politique de leur statut de francs-maçons dans l’affaire Oscar Pérez.

Nous avons terminé ce billet, sans doute assez complet, nous le lirons une prochaine fois dans El Nacional.

Le Gouvernement de Tocantins reçoit la Confédération maçonnique en célébration des 33 ans de l’Institution dans l’État

De notre confrère brésilien roraimanarede.com.br – par Luiz Valerio

En plus des membres de Tocantins, des représentants de la franc-maçonnerie des États de SC et MG et du Paraguay visiteraient le siège du gouvernement de l’État et réaffirmeraient les partenariats dans les actions sociales et philanthropiques sur le territoire de Tocantins.

À l’occasion du 33e anniversaire de la Grande Loge maçonnique du Tocantins, le Gouvernement de l’État, représenté par le secrétaire du gouvernorat, Jairo Mariano, a reçu les autorités de l’Institution, Alexandre Modesto Braune et Vanessa Flores Lima Braune, au siège de la pouvoir exécutif vendredi matin 2 décembre. La réunion, de nature institutionnelle, a réuni la sénatrice élue Dorinha Rezende, le secrétaire au Tourisme et à la Culture Hercy Filho, ainsi que les autorités franc-maçonniques des États du Minas Gerais, Sérgio Quirino, et de Santa Catarina, Flávio Graff, ainsi que le représentant de la Loge maçonnique du Paraguay, Nestor Kawata.

« Nous les avons reçus ce matin pour renforcer davantage cette relation et renforcer ce lien important et institutionnel pour la continuité de nombreuses actions qui sont développées par le gouvernement de Tocantins et par la franc-maçonnerie », a déclaré Jairo Mariano, à l’époque représentant le gouverneur Wanderlei Barbosa. Jairo Mariano a également rappelé que la franc-maçonnerie à Tocantins a un rôle très important dans l’État, avec une participation et une contribution directes à divers faits historiques. « Fondamentalement, elle mène une action philanthropique dans le domaine social, en plus d’être partenaire du Gouvernement du Tocantins », a-t-il précisé.

La plus haute autorité de la Loge maçonnique des Tocantins, Alexandre Modesto Braune, a remercié l’opportunité de la rencontre. « Pour nous, ce contact institutionnel est très important, car c’est le moment d’apporter au Gouvernement la vision, les propositions et les idéaux maçonniques pour qu’il serve d’appui, peut-être même, aux décisions gouvernementales », a-t-il rapporté, rappelant que cet idéal maçonnique c’est avant tout l’attention aux couches sociales les moins favorisées.

« La Grande Loge, qui fête ses 33 ans, est extrêmement active sur le territoire Tocantins, avec plusieurs œuvres philanthropiques à travers l’État. Des maisons de retraite à une école, en plus de soutenir certains Apaes et des campagnes sporadiques telles que l’aide à l’hôpital do Amor. C’est donc le moment de fédérer une idée qui vise à améliorer la situation de la population du Tocantins », a souligné Alexandre Modesto.

Le travail de soutien développé par la loge maçonnique dans les écoles et les jardins d’enfants, en particulier à l’intérieur de l’État, a été souligné par la sénatrice élue Dorinha Seabra Rezende. Elle, qui a dirigé pendant neuf ans le portefeuille de l’Éducation dans le Tocantins, a souligné qu’elle a accompagné la plupart de ces actions. « Cette institution est respectée dans tout le Brésil, et à Tocantins ce ne serait pas différent. Je le vois avec respect, surtout pour célébrer leur présence dans le Tocantins et, pour nous, c’est très important, surtout avec la possibilité d’élargir ces partenariats qui se complètent dans les domaines de la santé, de l’éducation et du social », a-t-il énuméré.

Franc-maçonnerie au Brésil

L’histoire de la Loge maçonnique au Brésil se confond avec l’histoire politique du pays et, en plus de ce lien direct avec les pouvoirs institutionnalisés, elle développe d’importantes œuvres philanthropiques et sociales, avec une attention particulière à la partie de la société qui vit dans une situation vulnérable. .

Le Gouvernement de Tocantins reçoit la confédération maçonnique en célébration des 33 ans de l'institution dans l'Etat
En plus des membres de Tocantins, des représentants de la franc-maçonnerie des États de SC et MG et du Paraguay visiteront le siège du gouvernement de l’État et réaffirmeront les partenariats dans les actions sociales et philanthropiques sur le territoire de Tocantins – Aldemar Ribeiro/Governo do Tocantins
Le Gouvernement de Tocantins reçoit la confédération maçonnique en célébration des 33 ans de l'institution dans l'Etat
C’est le moment de rassembler une idée qui vise à améliorer la situation de la population du Tocantins », a souligné Alexandre Modesto – Aldemar Ribeiro/Governo do Tocantins
Le Gouvernement de Tocantins reçoit la confédération maçonnique en célébration des 33 ans de l'institution dans l'Etat
« Nous les avons reçus ce matin pour renforcer davantage cette relation et renforcer ce lien important et institutionnel pour la continuité de nombreuses actions qui sont développées par le Gouvernement de Tocantins et par la Franc-Maçonnerie », a déclaré Jairo Mariano – Aldemar Ribeiro/Gouvernement de Tocantins

Le Tocantins est un des États du Brésil. Il a été créé en 1988 aux dépens de la partie nord du Goiás et nommé d’après le rio Tocantins. La construction d’une nouvelle capitale, Palmas, débuta en 1989, même si plusieurs villes de l’État datant de l’époque de la colonisation portugaise auraient pu prétendre à ce titre, Araguaína étant la ville la plus importante. En 2019, l’État, qui compte 0,75 % de la population brésilienne, est responsable de 0,5 % du PIB du pays.

Carte de l’État du Tocantins (en rouge) à l’intérieur du Brésil