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Initiation à la franc-maçonnerie et aux Illuminati avec le plus puissant et plus grand maître marabout, le plus compétent médium et voyant Papa Kayassi

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La rédaction de 450.fm reçoit régulièrement des demandes farfelues concernant les initiations magiques, les propositions mirobolantes… nous venons de trouver enfin l’annonce qui surpasse toutes les autres, avec le marabout Papa Kayassi. Comme vous pourrez le constater, ses pouvoirs sont infinis.

Mieux vaut en rire, n’est-ce-pas ?

La question qu’il convient de se poser est : « Qui sont les victimes d’un tel charlatan ? »

Texte issu de son site internet

Étant donné que le Professeur VOYANT KAYASSI est l’un des grands guides spirituels, le plus puissant du monde . La franc-maçonnerie, le maître et puissant VOYANT KAYASSI vous offrent une opportunité jamais vue sur terre en ce qui concerne l’Initiation à la franc-maçonnerie la secte la plus puissante du monde bien avant la Rose Croix.

LA franc-maçonnerie est la secte mystique et magique la plus puissante du monde.

Avec plus de 15 millions à 25 millions de disciples dans le monde, la franc-maçonnerie est une secte mystique qui consiste à donner une certaine puissance mystique et magique et naturelle à celui qui est disciple ou membre de la franc-maçonnerie. Vous devez toutefois savoir que tous les disciples de la franc-maçonnerie sont des hommes financièrement riches et spirituellement puissants.

Notez aussi que la franc-maçonnerie est une secte très puissante et très fermée qui ne se révèle pas à n’importe qui ! Toutefois vous avez déjà entendu parler de cette puissante secte franc-maçonne, mais vous ne voyez pas comment devenir membre ?

C’est très simple grâce au partenariat du maître VOYANT KAYASSI et la grande et puissante secte franc-maçonnerie vous serez membre et vous bénéficierez des prières et des cultes au sein du temple franc-maçon Du Bénin.

La franc-maçonnerie est un secte qui est très cachée et qui ne se révèle pas à n’importe qui . Seuls les hommes riches et puissants accèdent à cette secte mystique pour renforcer leurs richesses et développer les pouvoirs mystiques et le charisme naturel qui sont en eux. La franc-maçonnerie est composée d’hommes puissants de ce monde comme par exemple : les présidents de ce monde, les grands hommes d’affaires de ce monde, les grands chanteurs et chanteuses de renommée internationale, les grands footballeurs de ce monde et encore plus ….. Seuls tous ceux qui dirigent ce monde ou ceux qui ont une certaine renommée ou autorité dans le monde accèdent à la grande secte de la franc-maçonnerie.

Ainsi donc , Etant DONNÉ que je suis l’un des grands prêtres et juge de la franc-maçonnerie Et le 7èmE Représentant de la secte de la franc-maçonnerie En Afrique et le deuxième prêtre de la secte de la franc-MAÇONNERIE au Bénin, j’ai enfin décidé d’ouvrir la porte a touS ceux qui désirent devenir membre.

Vous devez savoir qu’une fois que vous serez dans la secte, tous vos problèmes seront résolus car vous allez apprendre le secret de la richesse et de la prospérité, vous apprendrez comment créer de l’argent grâce à la magie et vous deviendrez très riche et très puissant comme certains grands disciples de la franc-maçonnerie tel que : Bill Gates ou encore Carlos Slim…

Vous saurez tout sur vous et comment réveiller la puissance qui est en vous. Vous serez en mesure d’acquérir du pouvoir mystique et occulte qui vous sera enseigné au sein de la secte de la franc-maçonnerie et vous deviendrez l’un des nos disciples et vous pourrez même à votre tour amené à devenir quelqu’un d’autre.

etc etc. le texte est encore long et avec les mêmes stupidités. Regardez maintenant ses deux vidéos promotionnelles (très convaincantes évidement)

Le groupe maçonnique face au défi de la dynamique de groupe du XXIe siècle !

Une loge maçonnique est constituée d’un groupe d’environ 15 à 50 êtres humains (parfois plus). On ne peut comprendre son fonctionnement d’une loge que si on se réfère aux grandes règles de fonctionnement des groupes humains que l’on a coutume de regrouper dans l’expression  « la dynamique de groupe » !

Lorsque la franc-maçonnerie s’est créée, il est clair qu’on ne se préoccupait pas des ressorts de cette dynamique ; mais aujourd’hui c’est différent ! Les connaissances dans le domaine de la psychologie collective permettent de mieux se connaître aussi bien à titre personnel qu’au niveau collectif.

Le groupe humain, comment fonctionne-t-il ?

Avant d’évoquer le cas du groupe maçonnique, rappelons les grandes lignes des connaissances sur le fonctionnement du groupe humain.

Elles sont plutôt les fruits des travaux de l’école anglo-saxonne.

Le mot « group dynamic » apparaît pour la première fois dans un article de Kurt Lewin (1890 — 1947)  de 1944.

Parmi les cherchants qui ont laissé des travaux importants dans cette discipline citons Raymond Bernard Cattell (1905-1998), Wilfred Bion (1897-1979), Elton Mayo (1880-1950), Roger Mucchielli (1919-1981), Didier Anzieu (1923-1999), Bruce Wayne Tuckman (1938-2016).

Que dire aujourd’hui à propos d’un groupe :

  • On définit plusieurs sortes de groupes humains selon le nombre de ses membres et aussi selon la nature des liens entre les membres ;
  • Les membres d’un groupe interfèrent entre eux de façon consciente et inconsciente ;
  • Un groupe se crée des codes qui lui sont spécifiques ;
  • Des sous-groupes peuvent se créer à l’intérieur d’un groupe ;
  • Le groupe influence ses membres pouvant entraîner une certaine dépersonnalisation (cf. l’effet de meute).

Les différentes fonctions à l’intérieur d’un groupe :

  • Le pouvoir, l’autorité ;
  • L’état d’esprit du groupe et ses changements ;
  • La prise de décision ;
  • La communication de l’information ;
  • Les relations interpersonnelles (affinité, dépendance, créativité, résistance au changement).

Les différentes étapes de la vie d’un groupe (selon Bruce Wayne Tuckmann)

  • Formation du groupe : rencontre des membres, apprentissage de leurs personnalités, premiers positionnements.
  • Tension : confrontations, divergences.
  • Normalisation : règlement des conflits, stabilisation, structuration.
  • Production : coopération, fixation d’objectifs, réalisation.
  • Dissolution : objectifs atteints, séparation.

Le groupe maçonnique : la loge

C’est un groupe de taille moyenne qui se caractérise par plusieurs spécificités :

  • Une taille modeste (de 10 à 50 membres environ) ;
  • C’est un groupe très structuré avec plusieurs niveaux de responsabilité et une certaine rotation des fonctions ;
  • Un mode de fonctionnement plutôt dirigiste voire autoritaire avec une emprise plus ou moins importante d’un rituel directif avec demandes et réponses formalisées sans aucune improvisation des interventions ;
  • Une « coloration » obsessionnelle avec une plus ou moins grande obligation de respecter de nombreux codes ;
  • Un groupe exigeant vis-à-vis de ses membres : cotisation financière élevée, assiduité importante, soumission à l’autorité ;
  • Un groupe teinté par l’âge de ses membres avec une majorité de seniors ;
  • Des membres aux niveaux de revenus plutôt élevés ;
  • Un groupe avec une hiérarchie interne très pesante entre les membres et peu de démocratie ;
  • Une tendance à la fragmentation des groupes suite à des conflits fréquents ;
  • Un découragement des membres avec un fort taux de démissions !

Qu’apporte les connaissances de la dynamique de groupes ?

Elle explique pourquoi le groupe maçonnique, groupe très exigeant et instable, est traversé par de nombreux conflits internes qui fragilisent son fonctionnement.

La première explication est à trouver dans l’hyper-dirigisme et le peu de démocratie interne de la loge maçonnique. Ces caractéristiques favorisent la soumission, le refoulement et l’irruption des affects.

C’est aussi pour cela que le groupe maçonnique semble rejeter la participation des jeunes.

Que faire ?

Si les membres d’une loge souhaitent améliorer leur cohésion, déminer les relations conflictuelles ou l’absentéisme, il est possible de :

  • Prendre en considération les membres dans leurs dimensions personnelles ;
  • Responsabiliser les officiers et donner au collège une dimension collective sans prééminence du ou de la vénérable ;
  • Introduire plus de démocratie dans le fonctionnement ce qui suppose des réunions dites de comité pour favoriser l’expression ;
  • Ne pas confondre symbolisme et hiérarchie.

Les autres groupes maçonniques

Selon le nombre des participants on pourrait parler :

  • du convent ou de la tenue de Grande Loge avec des groupes de plusieurs centaines de membres ;
  • des commissions avec un nombre plus réduit de membres.

Selon le type d’activités :

  • les conseils de l’ordre ;
  • Les réunions en fonction des degrés ;
  • Les réunions à thèmes : juridique, caritatif, etc.

Plus le groupe est important plus la dépersonnalisation est forte !

Imaginer qu’une réunion comme le convent ou la Tenue de Grande Loge puisse être un lieu de réflexion et d’échanges est un leurre ; son seul intérêt c’est de conforter la cohésion du groupe (cf effet « grande messe »)

En conclusion

On peut se satisfaire d’un fonctionnement des groupes maçonniques repliés sur eux-mêmes cultivant l’entre-soi et s’auto-gratifiant !

On peut aussi considérer que la devise « Un-e maçon-ne libre dans une loge libre ! » a un sens !

Pour préserver cette liberté, il est clair qu’il faut se méfier de la capacité du groupe à induire une dépersonnalisation telle qu’on la voit dans le fonctionnement sectaire !

L’intérêt de la dynamique de groupes c’est d’offrir une grille de lectures qui permet un diagnostic !

La dynamique de groupes offre aussi des pistes pour améliorer l’harmonie interne, éviter les incompréhensions, craindre la dépersonnalisation et magnifier notre idéal.

Le groupe maçonnique avec son collège des officiers, sa règle de prise de parole, son corpus idéologique a toutes les potentialités pour faire régner la Paix et l’Harmonie au sein de la loge ! Encore faut-il que les biais sont évités !

Aujourd’hui force est de constater que ce n’est pas le cas !

Il serait du devoir des officiers d’accepter de se remettre en cause afin d’introduire les changements nécessaires dans leurs modes de fonctionnement.

Espérons !

Pour aller plus loin

THE PSYCHOLOGY OF FREEMASONRY

LOGES ET PSYCHOPATHIES

Emulation Ritual 13e éd., désormais en numérique. Une grande première !

Les livres électroniques en anglais, il en existe ! Plein, plus de 56 en vérité. Ils sont répertoriés sur le célèbre site londonien Lewis Masonic https://www.lewismasonicdigital.com/ebooks/

Il existait bien sûr Lewis Masonic Digital. Dès cette nouvelle rentrée maçonnqiue, vous trouverez le rituel du Rite Anglais Style Émulation ! En anglais, of course !

Les rituels en numérique

Lorsque James Hogg a produit sa première publication à succès sous le pseudonyme A.Lewis en 1864, le téléphone venait juste d’être inventé. L’idée que le rituel puisse être stocké dans une autre forme de mémoire que celle des frères de sa loge lui aurait semblé pour le moins fantaisiste.

Il était cependant passionné d’aider ses collègues maçons à apprendre le rituel et la modernisation de la maçonnerie. En fait, il avait vu que les exposés maçonniques étaient utilisés par les maçons comme une aide à l’apprentissage, et pensait qu’un livre rituel approprié devrait être produit. Cela permettrait aux maçons d’apprendre le rituel officiel sans la corruption et la confusion liées à l’utilisation d’éditions produites par des opposants au métier.

C’est cette inspiration qui l’a amené à publier le tout premier livre rituel maçonnique produit dans le commerce, intitulé Perfect Working.

À l’ère moderne, Lewis Masonic a les mêmes objectifs : aider les frères dans leur éducation maçonnique et s’assurer que les frères apprennent le véritable rituel maçonnique, plutôt que des rituels contrefaits de mauvaise qualité produits numériquement et diffusés sans scrupules.

C’est pour cette raison que nous avons créé Lewis Masonic Digital. Le seul site Web auquel vous pouvez faire confiance pour produire des ebooks des rituels officiels les plus récents pour la maçonnerie Craft et Royal Arch dans un format électronique téléchargeable facile à utiliser.

Ce livre contient la 13e édition officielle du rituel d’émulation des trois degrés de la franc-maçonnerie artisanale et la cérémonie d’installation avec des notes et des directives sur la procédure et la pratique rituelles.

Tous les livres électroniques sont protégés par Glassboxx . Cela vous permet d’obtenir très simplement et rapidement les livres que vous avez achetés à l’aide de l’application Glassboxx sur vos téléphones et tablettes Android ou iOS.

À propos de Lewis Masonic

Lewis Masonic est une entreprise établie de longue date, fondée au XIXe siècle, spécialisée dans la publication de textes maçonniques. Alors appelée A Lewis, l’entreprise se concentrait exclusivement sur les rituels, les diplômes du Craft, le Métier, tant des grades bleus que des nombreux ordres parallèles maçonniques.

Au fil des ans, le nom de la société a lentement changé de « A Lewis » à « Lewis Masonic ». De nos jours, les rituels sont toujours une priorité pour Lewis Masonic, mais l’objectif de l’entreprise s’est élargi pour couvrir tous les domaines de l’édition maçonnique. Avec une très belle gamme d’ouvrages.

Lisieux : l’association d’aide aux migrants reçoit 4000 € du Grand Orient de France

De notre confrère actu.fr – De Julien Lagarde

La Fondation du Grand Orient de France a remis un chèque de 4000 € à l’Association de solidarité envers les immigrés de Lisieux (Calvados), jeudi 15 septembre 2022.

Depuis 2019, l’Asil (association de solidarité envers les immigrés de Lisieux) accompagne des migrants qui ont besoin d’être logés et qui ne peuvent pas bénéficier des structures d’accueil. « Le logement, c’est la base de tout. Une fois qu’on a trouvé un toit, on peut travailler avec les familles sur l’apprentissage de la langue et les démarches administratives » souligne le président, Alain Arrouet.

Alain Arrouet

Mais louer un appartement à plus ou moins long terme a un coût. Et pour ce faire, l’association s’appuie sur un solide réseau de partenaires et de 108 donateurs.

Quatre familles hébergées

Parmi eux : le Grand Orient de France. Le secrétaire général de la Fondation du GODF, Michel Brochard, s’est rendu à Lisieux jeudi 15 septembre 2022 pour remettre un chèque de 4 000 euros à l’Asil. « Pour cette année, notre bureau a souhaité axer ses actions autour de quatre thèmes prioritaires : le handicap, la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, la lutte contre la nouvelle précarité de la jeunesse et l’aide aux migrants. Alors, quand un ami commun nous a mis en relation, nous avons tout de suite pris en compte la demande de cette association » explique Michel Brochard.

Pour les bénévoles de l’Asil, ce chèque est le bienvenu. Quatre familles venues d’Albanie, de Géorgie et d’Azerbaïdjan sont hébergées actuellement à Lisieux grâce à l’association.

24/09/22 : « TEMPLE OUVERT » à la GLFF

Comme depuis plusieurs années maintenant, à cette même époque de l’année, la Grande Loge Féminine de France ouvrira ses portes aux profanes, à Paris, ce samedi 24 septembre à 14 h 30, pour un moment un peu particulier.

« Temple ouvert », est l’opportunité pour le public, et sans doute plus spécifiquement pour les femmes, de découvrir la franc -maçonnerie féminine.

C’est voir, en réel, comment travaillent les Franc-maçonnes de la Grande Loge Féminine de France. Plusieurs planches (travaux) sont ainsi proposées, et présentées par leurs auteures. Précision importante, il ne s’agit pas de travaux écrits spécialement pour cette manifestation mais bien de planches réellement données en loge, lesquels sont suivis d’échanges.

Nous espérons, ainsi, permettre à toutes et à tous de mieux nous connaître.

Inscription obligatoire par mail : temple.ouvert.75@gmail.comSite Internet

GRAND TEMPLE GLFF

L’un des plus grands partisans de Trump veut que le monument de Washington soit démoli

De notre confrère nouvellefr.com

L’un des principaux partisans de Donald Trump dit qu’il veut que le Washington Monument* soit retiré du National Mall de la même manière que les terroristes de l’État islamique – aussi appelé Daech, organisation terroriste politico-militaire, d’idéologie salafiste djihadisteont détruit les temples des idoles religieuses, contredisant les affirmations de Trump selon lesquelles la gauche politique est celle qui cherche à supprimer les monuments.

Après qu’un vandale a défiguré l’obélisque de pierre éponyme du président américain George Washington tard lundi soir, Ali Alexander** – l’un des principaux organisateurs du rassemblement Stop the Steal (opération éclair sur Facebook des pro-Trump contre Biden) du 6 janvier 2021 à Washington, D.C. – a déclaré à ses partisans sur Truth Social qu’il pensait que la structure devrait être détruite , tout en assimilant apparemment le premier président américain à une fausse idole.

« On dirait que l’extrême gauche a attaqué et défiguré l’Obelisk Monument de Washington ce soir », a posté Alexander. « Pour être clair, je pense que l’obélisque devrait être retiré, donc je m’en fiche. Comme lorsque les djihadistes de l’État islamique ont détruit les anciens temples du faux dieu Baal. »

Alexander faisait référence à la démolition par l’État islamique de nombreux sites antiques à travers le Moyen-Orient construits en l’honneur du dieu sémitique Baal, une divinité vénérée dans de nombreuses anciennes communautés du Moyen-Orient. En 2015, l’État islamique a provoqué l’indignation internationale après avoir détruit un temple de Palmyre considéré comme l’un des exemples les mieux conservés de l’architecture ancienne de la région, lors d’une série d’attaques stratégiques contre des sites du patrimoine culturel.

Bien qu’il ne dise pas explicitement pourquoi il n’aime pas le Washington Monument, il semble suggérer dans ses réponses au message qu’il pense qu’il s’agit d’un monument à l’occulte, évoquant des théories du complot sur la franc-maçonnerie et ses liens présumés avec l’occultisme.

« La beauté et l’ordre ne valent que s’ils reflètent Dieu et ses normes », a déclaré Alexander à un adepte critique de son message. « Agir comme si le pervers valait la peine d’être préservé, c’est ainsi que les lucifériens vous jouent. »

Des foules se rassemblent pour le rassemblement Stop the Steal le 6 janvier 2021 à Washington, D.C. Après qu’un vandale a défiguré l’obélisque de pierre éponyme du président américain George Washington tard lundi soir, Ali Alexander, l’un des principaux organisateurs du rassemblement Stop the Steal, a déclaré à ses partisans sur Truth Social, il pensait que la structure devait être détruite.

Mais c’est aussi une rupture brutale avec l’un des plus grands partisans de Trump et la rhétorique de Trump lui-même. Avant le jour du scrutin, Trump a faussement accusé Washington, DC, la mairesse Muriel Bowser de vouloir démolir le monument, tandis qu’un compte Twitter géré par l’équipe de campagne de Trump a tweeté une photo du monument en cours de démolition, en disant « Ce serait l’Amérique de Joe Biden. »

Mais Alexander, qui a comparu lors d’un rassemblement politique dans le Nebraska lundi soir, a des antécédents de revendications qui le mettent en désaccord avec son parti. Lors d’une apparition en podcast plus tôt cette semaine, Alexander a annoncé qu’il ne voterait probablement pas aux prochaines élections de mi-mandat, affirmant qu’il ne pensait pas que le Parti républicain en avait fait assez pour gagner son vote.

« Mon vote n’a pas été mérité à un niveau personnel », a-t-il déclaré. « Si nous vivons dans une république, mon vote doit être courtisé. »

Alexander n’a pas pu être joint pour un commentaire.

*Le Washington Monument est une tour en forme d’obélisque de plus de 169 mètres de haut, inaugurée le 21 février 1885 en l’honneur de George Washington, le premier président des États-Unis, et située à Washington, D.C. Les travaux de construction ont duré presque quarante ans, de 1848 à 1885.

**Ali Alexander, né Ali Abdul-Razaq Akbar en 1984 ou 1985, un des deux enfants nés d’une mère chrétienne afro-américaine Lydia Dews et d’un père musulman, est un militant américain d’extrême droite, une personnalité des médias sociaux et un théoricien du complot. Alexander est un organisateur de Stop the Steal , une campagne visant à promouvoir la fausse théorie du complot selon laquelle la fraude électorale généralisée a conduit à la victoire de Joe Biden sur Donald Trump en l’ élection présidentielle américaine de 2020. Il a également aidé à organiser l’un des nombreux rassemblements qui ont précédé la prise d’assaut du Capitole des États-Unis en 2021.

Les inspirations et l’intrigue derrière l’opéra de Mozart « La Flûte enchantée »

De notre confrère cpr.org

Les francs-maçons et le mystère de qui a tué Mozart font partie de la tradition entourant la création de l’opéra de Mozart « La Flûte enchantée ». Dans cet épisode de Mozart Snapshots , la pianiste Katie Mahan nous emmène vers deux sources d’inspiration pour l’opéra le plus réussi de Mozart. Dans les bois à l’extérieur du quartier riche d’Aigen à Salzbourg, il y a une grotte autrefois utilisée comme lieu de rencontre par les francs-maçons et les Illuminati qui, selon les érudits, a été la source d’inspiration pour la mise en scène originale de l’opéra.

« Quand les gens comparent cet endroit aux conceptions originales des décors de ‘La Flûte enchantée’, il y a des similitudes évidentes », a déclaré Mahan. « C’est une histoire bien connue ici à Salzbourg, que cet endroit a vraiment été l’inspiration. »

Mahan dit que l’on sait que Mozart et toute sa famille fréquentaient la forêt où se trouve la grotte, et donc l’idée que Mozart ait utilisé la petite grotte aqueuse comme source d’inspiration n’est pas si farfelue. « Mozart avait été associé aux francs-maçons bien avant qu’il ne devienne lui-même franc-maçon, car son grand-père et son oncle étaient tous deux francs-maçons. »

Toujours dans cet épisode, Katie nous emmène au chalet où Mozart a écrit une grande partie de « La Flûte enchantée« . Le chalet était à l’origine situé sur le terrain derrière le théâtre viennois où l’opéra était joué, à une certaine distance de la résidence de Mozart. Le propriétaire du théâtre et librettiste de l’opéra, Emanuel Schikaneder, a donné à Mozart le chalet pour qu’il ne perde pas de temps à faire la navette entre la maison et le théâtre. La rumeur veut que lorsque le temps s’est rapproché de la soirée d’ouverture, Schikaneder a même enfermé Mozart dans le cottage jusqu’à ce qu’il ait terminé la partition.

Ce n’est qu’un des nombreux mythes et mystères entourant « La Flûte enchantée », qui incluent une théorie sur la mort inattendue de Mozart survenue lors de la première partie de l’opéra. C’est une torsion sur la spéculation que quelqu’un a tué un Mozart par ailleurs en bonne santé. 

Présentation de Khandro Rinpoche

La Vénérable Khandro Rinpoche est la fille de Sa Sainteté Mindrolling Trichen, chef de l’école Nyingma du Bouddhisme tibétain, et l’un des lamas tibétains les plus renommés parmi ceux enseignant actuellement en Occident.

Elle est une exception, à savoir, un enseignant éminent du bouddhisme tibétain en étant une femme.

Née en 1967 dans la famille du prestigieux Mindröling Trichen, un chef religieux de haut rang dirigeant la plus ancienne lignée bouddhiste du Tibet, la lignée Nyingmapa, Khandro Tséring Paldrön a a été reconnue à l’âge de deux ans par Sa Sainteté le seizième Karmapa comme la réincarnation de la Grande Dakini de Tsurphu, une autre Tibétaine d’exception, Urgyen Tsomo. Cette dernière fut l’une des compagnes mystiques du 15e karmapa (1871-1922), dirigeant d’une prestigieuse lignée spirituelle du haut plateau, celle des Karma-Kagyüpas. Et Urgyen Tsomo était elle aussi perçue comme la manifestation de l’une des plus importantes figures féminines du Tibet, Yéshé Tsogyal, qui, au VIIIe siècle, avait été la compagne de Padmasambhava, l’un des principaux artisans de l’introduction de la religion indienne par-delà l’Himalaya

La famille de Khandro Rinpoche est réputée non seulement pour ses maîtres spirituels masculins, mais aussi pour avoir donné régulièrement naissance à des maîtres féminins. Le monastère d’hommes de Mindröling, siège spirituel de la lignée à laquelle son père appartient, est ainsi au fil du temps devenu indissociable de la nonnerie de Samten Tsé, bâtie non loin de là par la première des grandes figures féminines du lieu, Jétsun Mingyur Paldrön (1699-1774).
Rares sont les réincarnations féminines dans l’univers tibétain, mais rares aussi sont les femmes reconnues comme des maîtres spirituels. Quelques-unes étaient célèbres mais la plupart vivaient dans l’ombre d’un maître. Ces femmes ne pouvaient être que compétentes, au contraire des hommes auxquels on reconnaissait tacitement le droit d’avoir des faiblesses, sexisme ambiant oblige. Khandro Rinpoché est donc un personnage hors du commun à double titre.

La présente Khandro Rinpoché en est venue à détenir les lignées des écoles Nyingma et Kagyu.

Elle est reconnue comme une des manifestations humaines d’une « dakini », khandro en tibétain. Elle est celle qui « vogue dans l’espace » et si la tradition a parfois pris l’expression au pied de la lettre, elle renvoie en fait à une des dispositions naturelles de l’esprit, celle de l’espace intérieur, radieux, vaste et sans limites.

Elle pourrait presque être tenue pour militante de la cause féministe. Elle connaît bien la discrimination socioculturelle que l’on retrouve dans le bouddhisme. Son rang et sa famille pourraient laisser penser qu’elle a bénéficié de privilèges. En réalité, il lui a parfois fallu insister pour obtenir les enseignements qu’elle souhaitait recevoir.

Khandro Rinpoché a reçu des enseignements et des transmissions de certains des maîtres les plus accomplis du XXe siècle, y compris S.S. le Dalaï-Lama, S.S. Mindrolling Trichen, S.S. Dilgo Khyentse Rinpoché, S.E. Trulzhig Rinpoché, S.E. Tenga Rinpoché, S.E. Tsetrul Rinpoché et S.E. Tulku Ugyen Rinpoché.

Rinpoché enseigne dans le monde entier depuis douze ans. Elle enseigne de manière extensive en Europe et en Amérique du Nord, délivrant des enseignements des écoles Kagyu et Nyingma. C’est également elle qui a établi et dirige le Centre de Retraite Samten Tse à Mussoori, en Inde, qui offre un lieu d’études et de retraite pour les pratiquantes, qu’elles soient monastiques ou laïques – là, étudiantes d’Orient et d’Occident vivent ensemble dans une communauté spirituelle. 50 nonnes et 25 étudiantes occidentales sont actuellement résidentes à Samten Tse.

Rinpoché dirige également divers projets caritatifs ainsi que des projets d’éducation et de bourses bouddhistes, offrant aux pratiquants occidentaux – monastiques et laïques – la chance de travailler côte à côté dans une multitude de situations stimulantes. Il s’agit par exemple de projets pour les soins et l’éducation à la santé dans des régions reculées, tel que le projet de léproserie, et le Dharmashri Journal, un journal regroupant des écrits de maitres tibétains. Rinpoché est également impliquée de façon active dans le monastère Mindrolling en Inde.

En 2003, le premier livre de Khandro Rinpoché, intitulé This Precious Life: Tibetan Buddhist Teachings on the Path to Enlightenment (« Cette précieuse vie : Enseignements du Bouddhisme Tibétain sur le Chemin vers l’Eveil »), a été publié par Shambhala Publications (en anglais).

Le fait que Khandro Rimpoche soit l’héritière de deux lignées est déjà extraordinaire en soi. Que le maitre dont elle est le tulku reconnu ait été une femme démontre qu’il y a des femmes réalisées dans le bouddhisme tibétain, ce dont on pourrait douter vu l’absence de références les concernant.

Que son père l’ait jugée digne de transmettre son enseignement est d’autant plus intéressant dans le contexte culturel tibétain où, comme en Chine et en Inde, les femmes se voient répéter que la meilleure chose qui puisse leur arriver est de renaitre en homme pour qu’enfin elles puissent « vraiment » pratiquer sérieusement…
L’existence même de Khandro Rimpoche dément ce genre de préjugés qui, nous ne le répéterons jamais assez, se révèle être un obstacle de taille pour les pratiquantes qui ne peuvent, dans ces conditions, que douter d’elles-mêmes.

Ida Radogowski

Ida a créé avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaitent connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

23/09/2022 : Marie-Thérèse Besson en conférence publique à Beaune

Ce vendredi 23 septembre à 19 H, l’association SEULLE de Beaune reçoit Marie-Thérèse Besson, ancienne Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, pour une conférence publique sur le thème « Franc-Maçonnerie féminine, entre tradition et progrès ».

Cette conférence publique a pour but de mieux faire connaître l’approche de la Franc-Maçonnerie aux femmes de tous âges, désireuses de se construire de façon plus personnelle et intime. 
Elle aura lieu à la Maison des Associations, salle Tour Marie de Bourgogne, 14 rue Poterne 21200 BEAUNE. Entrée libre.

Jazzmen Francs-Maçons – épisode 7 – Ben Webster (Membre de la Pioneer Lodge n° 1 – Prince-Hall St. Paul)

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Né à Kansas City dans le Missouri le 27 mars 1909 – mort à Amsterdam (Pays-Bas) le 20 septembre 1973 à l’âge de 64 ans. Benjamin Francis « Ben » Webster fut surnommé « The Frog », la grenouille. S’il n’est pas le musicien le plus connu du grand public, il n’en reste pas moins un des piliers, voir un des trois fondateurs du saxophone ténor moderne. Les amateurs de jazz, les saxophonistes, tous les jazzmen le connaissent et savent ce qu’ils lui doivent.

Dans cette trilogie, il y a évidemment Coleman Hawkins « l’inventeur » du sax ténor, et Lester Young. Hawkins était surnommé le « Haricot » (Bean) ou encore le faucon (Hawk), Lester « le Président » ou Prez. Ben figure donc dans cette trilogie de tête de l’art royal du sax ténor en petite et grande formation.

Ben Webster commença par étudier le violon, apprit à jouer le blues au piano de Pete Johnson et reçut ses premières leçons de saxophone de Budd Johnson (sans lien de parenté entre les deux).

Dans le milieu et la fin des années 30, il va jouer avec les plus grands de l’époque. Il va enregistrer avec Blanche Calloway, la sœur de Cab (hélas injustement sous-estimée), devint membre de l’orchestre de Bennie Moten, dont faisait partie Count Basie (voir mes précédents articles) Hot Lips Page et Walter Page (là encore sans lien de parenté).

Il joua également dans les orchestres de Willie Bryant, du superbe altiste Benny Carter, Cab Calloway, Fletcher Henderson, Andy Kirk, et du pianiste Teddy Wilson. Le gratin en somme.

Il entre ensuite comme soliste dans l’orchestre du Duke Ellington dès les années quarante, et apparaît dans la revue Cotton Tail (le fameux lapin américain à la queue blanche en forme de boule de coton). Ben Webster dira que Johnny Hodges fut une de ses influences majeures, qui selon le musicologue et compositeur Gunther Schuller, lui permit de s’affranchir de l’inspiration originelle de Coleman Hawkins. Il noua une relation très proche avec deux nouveaux venus dans l’orchestre de Duke, l’extraordinaire et hélas météorique contrebassiste Jimmy Blanton, sans-doute le fondateur de la contrebasse moderne, mort en 1942 à l’âge de 23 ans de la tuberculose, et celui que Duke appela son alter ego, le pianiste et compositeur Billy Strayhorn.

Duke, Ben, Jimmy Hamilton au Carnegie Hall en 1948

Mais Ben n’était pas d’un caractère très facile et ça ne se passa pas très bien avec Duke. Selon le fils de Duke, Mercer, tous les deux ne pouvaient pas rester dans une pièce sans que la discussion monte. De fait Ben quitta l’orchestre de Duke après qu’il ait, sans doute à cause d’un verre de trop, découpé une des vestes de sport de son chef avec un rasoir. Mais selon Clark Terry, plus vraisemblablement après l’avoir giflé.

Pour autant il continua à jouer et notamment de fréquenter la fameuse 52e rue à New-York City. Pendant cette période il enregistra comme leader ou comme sideman et collabora avec Raymond Scott, John Kirby, Bill De Arango, Sid Catlett, Jay Mc Shann, Jimmy Witherspoon, et Duke, apparemment peu rancunier, le réembaucha brièvement en 1948.

Le producteur Norman Granz (dont j’ai déjà évoqué le nom dans un article précédent) le fit enregistrer en 1953 en compagnie du pianiste et TCF Oscar Peterson dont la collaboration entre eux dura une bonne décennie. C’est avec Oscar, le trompettiste Harry Sweet Edison ainsi que de nombreux prestigieux musiciens, que Norman Granz va organiser ses tournées du JATP, Jazz At The Philarmonic aux USA (Quelques faces gravées témoignent de l’incroyable énergie musicales émanant de ces sessions en public, lequel avec une grande intelligence relançaient les musiciens dans leurs joutes).

En 1956 il enregistre avec le trio du légendaire pianiste Art Tatum, et en 1957, le 15 décembre exactement, un album que je considère comme un pur chef d’œuvre absolu (à emporter sur une île déserte) en collaboration avec son confrère Coleman Hawkins.

La section rythmique compte Oscar Peterson au piano, Ray Brown (l’ex mari d’Ella Fitzgerald) à la contrebasse et Alvin Stoller à la batterie. Enfin réunis deux géants du ténor qui se connaissaient depuis leur première rencontre à Kansas City.

À la fin des années 50 il forme un quintet avec le saxophoniste baryton Gerry Mulligan et jouent régulièrement au club Renaissance de Los Angeles.

On retrouve tout ce petit monde au début décembre 1957, dans la désormais légendaire émission de télévision CBS  The Sound of Jazz  où il a joué avec Count Basie, Billie Holiday, Gerry Mulligan, et également Coleman Hawkins et Lester Young, la seule occasion où ils ont joué ensemble. Je cite très souvent ce film et cette séquence car elle est d’un intensité émotionnelle extrêmement forte en voyant cette incroyable brochette de tant de célébrités dans une fraternelle étreinte musicale.

EUROPE

Malgré ses engagements états-uniens, Ben Webster s’envole pour la vieille Europe en 1964 et va jouer avec ses collègues expatriés ainsi que des musiciens locaux. Jouant maintenant à son rythme, il va habiter un temps à Londres, environ trois ans à Amsterdam et part définitivement s’installer à Copenhague en 1969.

Il apparaît également en 1970 comme saxophoniste d’un club minable dans un film érotique danois intitulé « Quiets Days In Clichy », adapté du livre d’Henry Miller « Jours Tranquilles à Clichy ».

Ben Webster et une deudeuche…Un contraste savoureux. Europe 1967.

Duke décidément très gentil, le fait jouer dans son orchestre en 1971 pour deux concerts au Tivoli Gardens de Copenhague. Il enregistre la même année avec le TCF Earl Hines en France, et aussi avec l’arrière garde toujours vaillante comme Buck Clayton, Bill Coleman et Teddy Wilson.

En septembre 1973 après deux concerts en Hollande, il succombera à une crise cardiaque. Il sera incinéré et ses cendres reposent au cimetière de Copenhague.

Sa collection de disques figure à la bibliothèque de l’Université du Sud Danemark à Odense.

CURIOSITÉS

Ben Webster utilisa le même saxophone tout au long de sa carrière, de 1938 à 1973. Il laissa des instructions pour que personne n’en joue après sa mort. Il est exposé au Jazz Institute de la Rutgers University de Newark dans le New Jersey.

Il a une rue à son nom dans le sud de la ville de Copenhague, Ben Websters Vej.

 FONDATION

Durant ses huit ans où il vécut au Danemark, Ben Webster ne bénéficia d’aucun agent pour s’occuper de sa carrière ni de ses droits d’auteurs. En 1972 il rejoignit Billy Moore qui était arrangeur pour Jimmie Lunceford. Moore fit le tri dans la discographie de Ben afin d’assurer ses royalties. C’est ainsi qu’il créa la fondation Ben Webster, une organisation à but non lucratif dont le seul héritier légal de Webster, Harley Robinson de Los Angeles, a volontiers cédé ses droits à la fondation.

Cette fondation a été adoubée par sceau royal de la reine du Danemark en 1975. La devise de cette fondation est : la promotion du jazz au Danemark. Elle gère également les droits d’auteurs annuels et un prix est décerné pour le musicien le plus remarquable. Le prix n’est pas très élevé en argent, mais très prestigieux en notoriété. Plusieurs musiciens célèbres ont ainsi participé à son financement en donnant des concerts ou en enregistrant des albums.

Parmi eux ont peut citer Sonny Rollins, Charles Lloyd, Benny Carter, Harry Sweets Edison, Mercer Ellington, Yusef Lateef, Clark Terry.

On trouve également de prestigieux lauréats gagnants du prix Ben Webster et on peut citer : Jesper Thilo (membre honoraire), Simon Spang Hansen, Ernie Wilkins, Jesper Lungaard, Marylin Mazur, Doug Raney (le fils de Jimmy, hélas disparus tous les deux), Alex Riel (qui était le batteur de Bill Evans lorsqu’il tournait en Scandinavie), NHØP (le célèbre contrebassiste Niels Henning Ørsted Petersen, simplement appelé dans le milieu « ènachopé »), Horace Parlan, Bob Rockwell, les frères Niels et Chris Minh Doky, et récemment le contrebassiste très demandé Thomas Fonnesbæk.

HÉRITAGE

Avec un son puissant, granuleux, mais tendre quand il le faut avec un souffle donnant une âme à son chant, Ben Webster aura laissé une empreinte considérable dans l’histoire du jazz et du saxophone. Il avait un swing infaillible, et jamais son discours n’était mièvre ou gratuitement démonstratif. Chaque note était pensée et sa maîtrise du son était un modèle du genre. Beaucoup de très grands musiciens se revendiquent de son héritage comme Archie Shepp, Lew Tabackin (le deuxième mari de la pianiste, compositrice, cheffe d’orchestre Toshiko Akiyoshi, son premier mari était le fantastique altiste Charlie Mariano), Scott Hamilton, Bennie Wallace, David Murray… et j’en oublie.

Je pense sans beaucoup me tromper, que tous les saxophonistes ténor, mais pas seulement, ont écouté Ben Webster, s’en sont inspirés et transmettent dans leur jeu, même modernisé, une part de ce qu’il a apporté comme pierre fondatrice irréversible au jazz, toutes époques confondues. Cette façon de faire grogner l’instrument (le « growl » en anglais), le souffle, le legato des notes, tous les musiciens modernes utiliseront ces procédés, lesquels devenus classiques, furent des inventions d’une incroyable audace à l’orée des années 40. Ben fait partie du panthéon des plus grands jazzmen qui ont construit cette musique. Assurément un grand homme un peu trop oublié à mon goût.

ANECDOTES ET AUTRES FARIBOLES

Du point de vue personnel on ne connaît pas grand-chose de sa vie. Il était qualifié de solitaire et on lui a prêté une liaison orageuse avec la chanteuse Billie Holiday. Selon le New-Yorker il s’était marié brièvement une seule fois dans les années 40 et n’a pas eu d’enfants. Ce que l’on sait par contre, c’est que son addiction à la boisson lui valut le surnom de « The Brute », car doux comme un agneau quand il était sobre, devenait un pitbull enragé une fois la dose prescrite dépassée. Le seul qui pouvait lui parler lorsqu’il était dans cet état était Benny Carter. Du point de vue maçonnique selon la mémoire du contrebassiste Milt Hinton, il fit partie d’un groupe de jazzmen francs-maçons qui ont insisté pour que Cab Calloway soit initié. C’était en 1937 à Minneapolis, on peut donc supposer que Ben l’avait été un peu avant.

Enfin dernière anecdote amusante : vers la fin de sa vie, la boisson l’avait fait énormément grossir et ses jambes étaient en mauvais état. Lors d’un de ses derniers concerts à Oslo en 1971, le prince héritier du Danemark assista à la représentation. L’assistant du prince fit un certain nombre de présentations des musiciens dans la loge royale. Ben qui ne marchait plus qu’avec des cannes arriva difficilement après que tout le monde se fut retiré. L’assistant présenta Ben Webster en pointant nerveusement son doigt vers le musicien en retard et disant : « Votre Altesse, voici Ben Webster ! » Et Ben en filant un grande claque dans le dos du prince héritier, lui répondit en gueulant comme un putois : « Ben Webster le Roi des Ténors, ravi de vous rencontrer Prince ! »

DISCOGRAPHIE

Elle comporte environ 45 albums sous son nom de 1953 à 1973, dont 17 sont parus après sa disparition, et près d’une trentaine en tant que musicien invité (sideman).

Aucun album de Ben Webster n’est à jeter, et il est difficile de choisir.

Je vous les conseille tous évidemment, mais je peux subjectivement vous en proposer quelques uns.

Ben Webster Meets Oscar Peterson

Gerry Mulligan Meets Ben Webster

Plusieurs pochettes ont été éditées, celle-ci est la plus courante.

Autum Leaves, avec un trio français que j’affectionne toujours, bien que tous disparus, à savoir Georges Arvanitas le génial pianiste, Charles Saudrais à la batterie, et Jackie Samson à la contrebasse.

Il figure parmi les tous derniers enregistrements du saxophoniste et le producteur était un personnage cher à mes yeux, car il s’agissait de Gérard Terronès, qui fut mon prédécesseur à Radio Libertaire dans son émission Jazz en Liberté, remplacée par la mienne en 2010 sous le nom de Jazzlib’.

On le trouve aussi dans les faces avec l’orchestre du Duke, avec l’altiste Johnny Hodges (qu’on surnommait le lapin), et ensuite dans une liste absolument incroyable de musiciens aussi célèbres que prestigieux, comme nos Très Chers Frères Count Basie, Benny Carter, Harry Edison, Dizzy Gillespie, Lionel Hampton, Woody Hermann, Illinois Jacquet, Barney Kessel, Les Mc Cann, Mundell Lowe, Carmen Mc Rae, Oliver Nelson, Buddy Rich, Clark Terry, etc.

Les deux rois. Ben et Coleman Hawkins.

Et mon choix du roi, la version complète en double album avec Coleman Hawkins, qui est tout sauf un duel, mais au contraire une constante émulation que ce soit sur les tempos rapides ou les balades les plus sensuelles, une pure beauté, un diamant dans votre discothèque s’il n’y en avait qu’un seul à avoir, ce serait celui-là.

À lire également : Someone To Watch Over Me The Life and Music Of Ben Webster de Frank Büchemann-MØller (non traduit)

Jazz et Franc-Maçonnerie une Histoire Occultée Yves Rodde-Migdal éd. Cépaduès

Playing the Changes Milt Hinton (en anglais)

Milt Hinton avait une mémoire sans défaut. Il n’était pas
seulement un excellent contrebassiste, mais un photographe averti.
Son livre malheureusement non traduit est une mine d’or.

À voir sur la toile les 5 heures et quelques, en quatre parties, du documentaire (en anglais) sur Ben réalisé par le National Jazz Museum de Harlem :

À écouter ou réécouter, une récente émission sur France Musique en date du 5 juin 2022 dédiée à un concert de Ben en France avec le trio de Georges Arvanitas (le même trio que l’album Autumn Leaves) au studio 105 de la Maison de la Radio le 4 novembre 1972 (Dont je me rappelle très précisément l’écoute en direct dans ma chambre étant étudiant à cette époque, avec beaucoup d’émotion, car mon ressenti reste intact 50 ans après) :

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/les-legendes-du-jazz/ben-webster-au-studio-105-de-la-maison-de-la-radio-le-4-novembre-1972-5044598

Le site de la fondation : https://benwebsterfoundation.com/

Yves Rodde-Migdal