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Société secrète… Illuminés de Bavière

Les Illuminés de Bavière (ou parfois Illuminati de Bavière) (en allemand Illuminatenorden) sont une société secrète allemande du xviiie siècle qui se réclamait de l’Aufklärung et plus généralement de la philosophie des Lumières. Fondée le 1er mai 1776 par le philosophe et théologien Adam Weishaupt à Ingolstadt, elle eut à faire face à des dissensions internes avant d’être interdite par un édit du gouvernement bavarois en 1785 et de disparaître peu après.

De nombreux mythes et théories du complot ont prétendu que l’ordre survécut à son interdiction et qu’il serait responsable, entre autres, de la Révolution française, de complots contre l’Église catholique romaine ainsi que de la constitution du nouvel ordre mondial.

Histoire

Création

Symbole des Illuminés de Bavière, 1776, avec la chouette de Minerve

Cette société, mouvement éphémère de libres penseurs, rationalistes et progressistes, la mouvance la plus radicale du siècle des Lumières1 a été fondée le 1er mai 1776 par Adam Weishaupt, professeur de droit canonique à l’université d’Ingolstadt, dans le royaume de Bavière, où l’Électeur conservateur Charles Théodore succéda en 1777 au progressiste et éclairé Maximilien III Joseph. Weishaupt avait l’idée de créer un Ordre où le savoir serait partagé et où des connaissances ésotériques pourraient être transmises aux membres des grades les plus élevés. Tout d’abord École secrète, le groupe fut d’abord baptisé Bund der Perfektibilisten (Cercle des Perfectibilistes) puis Illuminatenorden (Ordre des Illuminés).

Le but de cette société était d’encourager le perfectionnement de l’humanité selon les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. D’après l’historien Stéphane François, Adam Weishaupt avait pour objectif, dans une Allemagne catholique « dominée par l’ordre des Jésuites, très conservateur, qui formaient les futures élites de l’État », de « devancer [les] forces conservatrices en formant une élite progressiste », et en particulier de lutter contre la Rose-Croix d’or d’ancien système, société secrète « paramaçonnique de nature conservatrice ».

Adam Weishaupt, fondateur des Illuminés de Bavière.

Organisation
Cette organisation pyramidale ne se réclame pas de la franc-maçonnerie, que son fondateur observe avec un certain dédain. Weishaupt y porte le titre de « général » et est assisté par un « Conseil suprême » formé de ses premiers compagnons, qu’il appelle « aréopagites ». Seule la direction de l’organisation connaît ses secrets et ses objectifs matérialistes et anticléricaux. Les nouveaux recrutés, les « Novices » doivent observer une période probatoire d’environ deux ans avant d’accéder au grade de « Minerval » après une initiation qui reprend des thèmes et des dénominations de l’antiquité. Le recrutement reste limité à la Bavière et ne dépasse pas quelques dizaines de membres jusqu’en 1780, date à laquelle Weishaupt décide de renforcer son organisation en reprenant certaines formes maçonniques et en infiltrant quelques loges allemandes, notamment la loge « A la Prudence » dans laquelle il entra en février 1777 bien qu’elle défendît des conceptions mystiques très différentes des siennes, et la loge « Théodore au Bon Conseil » de Munich à laquelle s’affilièrent deux autres membres dirigeants de son ordre.

Réorganisation : apport de Knigge

Adolf von Knigge

Alors que le projet n’attire d’abord que « peu de personnes, surtout des proches et d’anciens élèves » d’Adam Weishaupt, le baron Adolf von Knigge, membre des Lumières, rejoint le mouvement en 1780. Franc-maçon depuis 1773, il réorganise l’ordre des illuminaten en trois classes :

Première classe – Pépinière :
Cahier préparatoire
Noviciat
Minerval
Illuminé Mineur
Deuxième classe – Franc-maçonnerie :
Apprenti
Compagnon
Maître
Illuminé majeur ou Novice écossais
Illuminé dirigeant ou Chevalier écossais
Troisième classe – Mystères :
Petits Mystères – Prêtre
Petits Mystères – Régent ou Prince
Grands Mystères – Mage
Grands Mystères – Roi
Knigge donne à l’ordre une direction philosophique moins anticléricale et plus rousseauiste, fondée sur un idéal d’ascétisme et de retour de l’homme à l’état de nature.

De plus, « il décide qu’il faut investir les loges maçonniques pour y recruter de nouveaux membres », et « cible non pas de futurs fonctionnaires, mais des personnes qui sont déjà en poste », stratégie qui permet aux Illuminés de passer « de quelques dizaines de membres à plus de 1500 ».

Le 25 octobre 1782 est constituée une Grande Loge provinciale. La société atteint alors son apogée, se répandant dans les pays rhénans, en Autriche et en Suisse. Cependant, le conflit entre Knigge et Weishaupt s’envenime, et le premier, que le second accuse de « fanatisme religieux » se retire en avril 1784 en publiant un mémoire condamnant les conceptions anticléricales de Weishaupt et de la majorité des dirigeants de l’ordre.

Répression

Charles Théodore de Bavière, prince-électeur et duc de Bavière. Il approuva l’édit ordonnant la dissolution des Illuminés de Bavière.

À partir de 1782, « certains francs-maçons hostiles aux Illuminés dénoncent leur présence au sein des loges ».

En 1784, Joseph Marius von Babo, dans sa lettre Ueber Freymaurer, a accusé l’ordre bavarois des Illuminés de Bavière de vouloir commettre un complot contre l’État, et a été l’une des premières raisons de l’interdiction officielle et de l’autodissolution de l’ordre et de la persécution de ses membres.

Le 22 juin 1784, l’électeur de Bavière, Charles Théodore, bannit toutes les sociétés secrètes, ce qui inclut les Illuminati et la franc-maçonnerie. En février 1785, Weishaupt est destitué de sa chaire universitaire et banni de Bavière. Il se réfugie alors à Gotha, sous la protection du duc de Saxe, l’électeur Frédéric-Auguste III, (que Napoléon fera Frédéric-Auguste Ier, roi de Saxe).

C’est alors le journaliste Johann Bode qui devient de fait le chef de l’ordre. En 1787, il se rend en France, à Strasbourg, puis à Paris, où il rencontre des membres des « Philalèthes ». Selon son « Journal de voyage », certains d’entre eux constitueront alors un noyau secret de « Philadelphes », ressemblant aux Illuminaten allemands.

Traqués, assimilés à des criminels, les Illuminés de Bavière disparaissent totalement du Sud de l’Allemagne dès 1786, seuls quelques foyers résistent en Saxe jusqu’en 1789.

Membres

D’après une liste complète des membres sûrs et supposés de l’ordre des Illuminés de Bavière (ne sont donnés ici que les noms de membres sûrs)

Membres des Illuminés de Bavière

Simon Mayr, compositeur

Johann Georg Schlosser

Franz Schmelzer, alias Manetho, chanoine et vicaire à Mayence.

Freiherr Philipp von Schmid, alias Horatius, chanoine à Straubing.

Euloge Schneider (1756-1794), moine franciscain, devenu accusateur auprès du tribunal criminel de Strasbourg pendant la Révolution française22.

Freiherr Friedrich von Schröckenstein, alias Mahomet, chanoine à Eidistatt.

Franz Thomas von Schönfeld (1753-1794), de son vrai nom Moses Dobruška23.

Valentin Schumann, alias Gustav Wasa, chanoine à Mayence.

Comte Joseph Anton von Seeau, alias Apollo, intendant à Munich.

Prosper Seifert, alias Liviusaugustin à Brunn.

Comte Max Joseph von Seinsheim (1751-1803), alias Alfred, vice-président du gouvernement de l’Oberland à Munich.

Xaver Fernand Semer, alias Cortez, professeur à Ingolstadt.

Johann Friedrich Simon, alias Hazon, professeur à Neuwied puis à Strasbourg.

Nikolaus Simrock (1751-1832), alias Jubal, éditeur de musique et musicien de la cour à Bonn.

Joseph Socher (1755-1834), alias Hermes Trismegistos. inspecteur scolaire à Landsberg/Haching.

Joseph von Sonnenfels (1732-1817), alias Fabius – Numa Pompilius romanus, juriste et écrivain. Il quitta l’ordre en 1786.

Ludwig Th. Spittler (1752-1810), alias Bayle, professeur et historien à Göttingen, plus tard ministre d’état.

Freiherr Friedrich Lothar von Stadion (1761-1811), alias Romulus, plus tard ministre plénipotentiaire à Munich.

Comte Johann Martin zu Stolberg-Rossla (1728-1795), alias Ludovicus Germanicus/Campanella de Neuwied.

Maximilian Stoll (1742-1788), médecin.

Comte Alois Ludwig von Taufkirch, alias Agesilaus, commandant à Wasserburg.

Comte Anton von Törring zu Seefeld (1725-1812), alias Ulysses, président de la chambre de la cour, conseiller secret à Munich.

Marquis Donato Tommasi (it) (1761-1831), alias Giano Gioviano Pontano, franc-maçon, fondateur de la Loge de Naples Philantropia, premier ministre du Royaume des Deux-Siciles.

Ernst Leopold Tropenegro, alias Coriolanus, conseiller de commerce à Munich.

Joseph von Utzschneider (1763-1840), alias Hellenicus Lesbius, professeur et conseiller de la cour à Munich, secrétaire intime de la duchesse-mère de Bavière.

Comte Philipp Franz von Waldersdorf (1739-1810), alias Walsingham, chanoine à Trèves, puis évêque de Spire.

Adam Weishaupt (1748-1830), alias Spartacus, professeur de droit canonique à l’université d’Ingolstadt, fondateur, en 1776, du Bund der Perfektibilisten, préfiguration de l’Illuminatenorden, plus tard conseiller de la cour à Gotha.

Johann Georg Wendelstadt, alias Eucharius, conseiller de la cour et médecin à Neuwied.

Erasmus von Werner, alias Menelaus, conseiller de révision à Munich.

Johann von Wlaskowitz, alias Aurelius Cotta, premier lieutenant à Brünn.

Franz Xaver Woschika alias Astiages, musicien à Munich.

Gottfried Würschmidt, alias Abraham, chanoine et curé à Mayence.

Karl Kasimir Wundt (1744-1784), alias Raphael, professeur à Heidelberg.

Franz Xaver von Zwack (1755-1843), alias Cato, président du gouvernement de Munich et Spire, aréopagite de l’ordre.

Théories conspirationnistes

Malgré la faible durée de vie de l’organisation (une décennie), les Illuminati de Bavière ont toujours eu une image ténébreuse dans l’histoire populaire, à cause des écrits de leurs opposants. Les allégations lugubres de théories conspirationnistes qui ont façonné la vision de la franc-maçonnerie ont pratiquement occulté les Illuminati. En 1798, l’abbé Augustin Barruel publia les Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme qui soulignaient la théorie d’une grande conspiration regroupant les Templiers, les Rosicruciens, les Jacobins et les Illuminati. Simultanément et de manière indépendante, un Maçon écossais et professeur d’histoire naturelle, John Robison sortait en 1798 Les Preuves d’une conspiration contre l’ensemble des religions et des gouvernements d’Europe. Quand il vit le travail similaire réalisé par Barruel, il ajouta une multitude de notes pour compléter son essai. Robison prétendait montrer la preuve d’une conspiration des Illuminati œuvrant au remplacement de toutes les religions par l’humanisme et de toutes les nations par un gouvernement mondial unique.

La génèse de la théorie du complot s’appuie principalement sur :

Dès 1786, Ernst August von Göchhausen, dans son livre Révélations sur le système politique cosmopolite, dénonça un complot maçonnique sous infiltration des Illuminés de Bavière manipulés par les jésuites et prédit d’« inévitables révolutions mondiales » trois ans avant le déclenchement de la révolution française.
En 1789, Jean-Pierre-Louis de Luchet, marquis de La Roche du Maine, dit aussi « le marquis de Luchet », publie son Essai sur la Secte des Illuminés où il dénonce les dirigeants des Illuminés de Bavière comme contrôlant l’espace maçonnique européen en général et français en particulier.
En 1798, l’abbé Augustin Barruel publia les Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme qui soulignaient la théorie d’une grande conspiration regroupant les templiers, les rosicruciens, les francs-maçons, les jacobins et les illuminati. Barruel attribue la paternité de la société des Illuminati autant à Adam Weishaupt qu’à Emmanuel Swedenborg, mystique suédois ; il affirme qu’elle existe toujours, qu’elle demeure très influente sur la franc-maçonnerie et qu’elle a pour projet la destruction de tout ordre et de toute religion. Jean-Joseph Mounier lui apporte une réponse en 1801 en publiant De l’Influence attribuée aux philosophes, aux francs-maçons et aux illuminés sur la Révolution de France ; il se voit accusé par Barruel d’être un agent des Illuminati.
En 1798, simultanément et de manière indépendante, un franc-maçon écossais, professeur d’histoire naturelle, John Robison sortait Les Preuves d’une conspiration contre l’ensemble des religions et des gouvernements d’Europe. Quand il vit le travail similaire réalisé par Barruel, il ajouta une multitude de notes pour compléter son essai. Robison prétendait montrer la preuve d’une conspiration des Illuminati œuvrant au remplacement de toutes les religions par l’humanisme et de toutes les nations par un gouvernement mondial unique.

La franc-maçonnerie s’inquiète du « manque de confiance croissant » des citoyens dans les institutions

De notre confrère portugais dn.pt

Fernando Cabecinha a envoyé un message « aux citoyens portugais » un an après avoir été élu Grand Maître de la Grande Oriente Lusitano*. Le Grand Maître du Grand Orient Lusitanien, Fernando Cabecinha, s’inquiète du « manque de confiance croissant » des Portugais dans les institutions au moment où il voit des régimes démocratiques « challengés » par leurs « ennemis traditionnels ».

Blason GOL

Le Grand Orient Lusitanien constate avec une grande inquiétude la méfiance croissante des citoyens portugais dans les institutions fondamentales de gouvernance, dans leurs dirigeants, dans les élus, dans la justice et dans l’autorité de l’État, dont la mission est de faire respecter la loi et assurer l’ordre public », écrit le chef de cette obédience maçonnique, un an après son élection, dans un message « aux citoyens portugais ».

De l’avis de Fernando Cabecinha, « il est impératif que soient déclenchées de toute urgence des actions appropriées pour rapprocher les citoyens de leurs gouvernants, en promouvant une citoyenneté active et responsable ; pour atteindre cet objectif, tous les titulaires de charges publiques doivent élever le niveau d’exigence dans leur intervention afin que leurs actes ne soient pas dévalorisés pour des raisons de légalité ou de conduite inappropriée ».

« L’examen préalable des incompatibilités et la transparence ne doivent pas empêcher, mais favoriser, la bonne gouvernance » , défend le Grand Maître.

Fernando Cabecinha prévient que « les libertés, l’égalité des chances entre les hommes, les régimes démocratiques et libres qui respectent les droits de l’homme sont à nouveau remis en question par leurs ennemis traditionnels ».

Entrée principale de la Grande Oriente Lusitano sur la Rua do Grémio Lusitano, à Lisbonne, Portugal

En outre, « les mauvaises pratiques économiques, industrielles et financières polluent profondément l’environnement et favorisent des déséquilibres critiques qui mettent l’humanité en danger et facilitent la germination d’idées antidémocratiques qui semblent être des solutions faciles aux problèmes auxquels nous sommes tous confrontés.La mondialisation, malgré des effets positifs, amplifie actuellement des pandémies et des guerres à l’échelle planétaire et, comme il ne pouvait en être autrement, affecte aussi gravement notre pays ».

Avertissant qu’« aucun être humain n’est à l’abri des méfaits de l’époque dans laquelle nous vivons », le Grand Maître souligne : « C’est, ici et maintenant, le moment pour la franc-maçonnerie de contribuer, comme il se doit en principe — et tous les francs-maçons le savent et le désirent –, d’inverser le cours de la destruction et de la dégradation croissantes de l’Humanité en tant que groupe d’êtres humains , de l’humanité qui existe en chacun d’eux , de la Planète en tant qu’écosystème qu’il est important de préserver comme support de toute vie », souligne-t-il.

Le Grand Orient Lusitanien « lance une alerte sur les indicateurs de développement humain, de bien-être social et économique qui nous éloignent de la convergence européenne, accentuant les inégalités entre les citoyens en matière d’accès à la santé et au logement, ainsi qu’à une éducation de qualité accessible à tous ».

Fernando Cabecinha considère que « les formes de représentation populaire doivent être enrichies, renforcées dans toute leur ampleur, pour que les citoyens se sentent intégrés , respectés et fiers de la République »; ce qui requiert « un cadre législatif toujours de qualité et dans la rigueur des règles , afin de ne pas donner le sentiment que les Lois et leur application ne protègent que des personnes et des organisations puissantes qui disposent de nombreux moyens financiers et économiques ».

Le chef de file de cette obédience maçonnique affirme que « les jeunes ont besoin que le pays ait un agenda politique qui leur ouvre des horizons », mais également « un impératif de solidarité générationnelle », par une politique sérieuse d’encadrement des seniors « pour éviter qu’ils ne se sentent abandonnés. « Quiconque oublie ou méprise ses seniors, est indigne de son propre pays », prévient-il.

Le Grand Maître de cette loge maçonnique prévient que « l’économie sauvage, la spéculation effrénée, s’attaquent aux valeurs fondamentales de Liberté, d’Egalité et de Fraternité et épuisent des ressources malheureusement limitées ». Il critique « toute activité commerciale prédatrice des ressources » qui soutiennent la vie tout en compromettant à la fois le présent et l’avenir de l’humanité ».

Il considère itou que « l’heure est inquiétante avec des extrémismes qui profitent de la lassitude des citoyens par rapport aux formes actuelles d’exercice de la politique si souvent démagogiques, de leur aliénation en termes de participation pour favoriser le discours de haine, de peur, d’arrogance, qui utilisent simultanément les règles démocratiques pour gagner le pouvoir et conditionner les gouvernements nationaux et locaux afin d’affirmer des programmes que tous les francs-maçons du monde devraient dénoncer ».

« Nous sommes, en tant que francs-maçons, en première ligne de combat contre ces idéologies extrémistes et totalitaires qui se manifestent, à degrés évolutifs dans divers pays démocratiques, et malheureusement aussi chez nous », souligne-t-il, tout en espérant un « journalisme libre et responsable » qui « ne cèdera ni au sensationnalisme ni aux intérêts personnels et collectifs » dans le strict but de préserver le « faisceau maître » de la défense des valeurs démocratiques qu’est la liberté d’opinion.

Panneau à l’entrée principale du Grande Oriente Lusitano, Rua do Grémio Lusitano, 25, Lisbonne, Portugal

*La Grande Oriente Lusitano – le Grand Orient Lusitanien – est la plus ancienne obédience maçonnique portugaise, fondée en 1802.

Sebastião José de São Paio devient le premier Grand Maître. L’Obédience fait état d’une huitaine de Loges maçonniques à Lisbonne et de plusieurs dans les provinces et colonies, dont quelques-unes au Brésil.

Si la Franc-Maçonnerie au Portugal existe depuis 1727, il est à noter que le GOL s’inscrit dans le courant adogmatique et libéral de la Franc-Maçonnerie mondiale. Ayant toutefois porté le nom de Grand Orient du Portugal entre 1849 et 1867, il connait diverses périodes de développement et d’interdiction en lien avec l’histoire politique du pays, dans laquelle elle est parfois impliquée.

Célébration du 25/04/75, en 1983 à Porto par Henrique Matos

La Maçonnerie est interdite dès 1935. Mais après la Révolution des Œillets du 25 avril 1974, elle reprend force et vigueur au sein, justement, du Grand Orient Lusitanien. En précisant qu’avec le retour de la démocratie de nombreuses obédiences se créent de nouveau.

À ce jour, concernant la Franc-Maçonnerie au Portugal, il nous faut préciser que les scissions au sein de la Franc-Maçonnerie dite régulière du courant anglo-saxons conduisent à la création d’Obédiences diverses comme la Grande Loge du Portugal en 1986 et plus tardivement en 1990 à la Grande Loge régulière du Portugal. La Franc-Maçonnerie mixte, présente depuis 1980, est rejointe par une Franc-Maçonnerie féminine au travers de la Grande Loge féminine du Portugal. C’est ainsi qu’en 2016, l’ensemble des courants de la franc-maçonnerie sont présents au Portugal.

Le courant d’une Maçonnerie libérale, proclamant la liberté absolue de conscience et l’adogmatisme semble majoritaire dans le pays. D’ailleurs, le Grand Orient Lusitanien est reconnu par le Grand Orient de France et appartient également au CLIPSAS.

Les prix de la Laïcité du Grand Chapitre Général du Rite Français du GODF

1

Ce jeudi 8 décembre 2022, à l’occasion de la journée de la laïcité en commémoration de la loi promulguée le 9 décembre 1905, loi concernant la séparation des Églises et de l’État, le Grand Chapitre Général (GCG) du Rite Français (RF) du Grand Orient de France (juridiction des Ordres de Sagesse, grades au-delà de la maîtrise) remettait, Temple Groussier rue Cadet, cinq prix : trois « prix Laïcité France » ainsi que deux « prix Laïcité internationaux Iran ».

Rappelons, tout d’abord, que cette loi proclame la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et encadre la pratique religieuse dans l’espace public. La loi de 1905 proclame en premier lieu la liberté de conscience : « La République assure la liberté de conscience ». Elle a pour corollaire la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

Elle pose en second lieu le principe de la séparation des Églises et de l’État : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Elle met fin au Concordat instauré en 1802 qui régissait les relations entre l’État et les cultes. Jusqu’alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres du culte et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.

Temple Groussier – photo YG

Pour cette année, la présidence du jury était confiée à Jean-François Nys est professeur à l’université de Limoges, directeur de l’Institut d’administration des entreprises (IAE).

L’attribution des traditionnels prix de la Laïcité se fit en présence de M. Olivier Klein, Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé de la Ville et du Logement.

Le palmarès de l’édition 2022

Le prix de la Laïcité (France et International) du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, sous la présidence de Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Grand Vénérable, qui prononça quelques mots avant la remise officielle.

Entrée en cortège de Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Grand Vénérable – photo YG

Extraits :

Il communique que Jean-François Nys ouvrira la cérémonie et nous informera du programme. Il salue plus particulièrement M. Olivier Klein qu’il a côtoyé dans son département, en profitant pour présenter son parcours et relevant notamment, comment ce dernier a résolu dans sa commune de Clichy-sous-Bois la crise des banlieues en 2005. Un homme qui sait conjuguer laïcité et valeurs républicaines. Il salue aussi le Grand Commandeur du Suprême Conseil du Rite Écossais et sa délégation ainsi que toutes les autres délégations de hauts grades du GODF.

Philippe Guglielmi précise aussi que nous sommes à la veille de la commémoration de la promulgation de loi de 1905, ce qui donne à ce prix une forte charge symbolique. Il précise aussi dans quelle école de pensée se situe, à son sens, le Grand Chapitre Général gestionnaire des hauts grades du Rite Français. Il s’agit d’une société initiatique en amont qui s’inscrit dans la résolution du fait social en aval, qui se veut progressiste dans sa méthode initiatique, progressiste dans ses projets et laïque et républicaine dans ses valeurs. Ce projet porte en lui l’essence des valeurs humanistes et de la franc-maçonnerie du siècle des Lumières. Il se situe dans le prolongement des trois siècles d’histoire du Grand Orient de France. Nous savons d’où nous venons, tout en portant notre regard vers l’avenir.

Il croit qu’il faut que le franc-maçon crée un espace philosophique nouveau. Les ésotéristes des années 60 nous ont parlé de nouvelles frontières et d’un monde nouveau. Il croit qu’il faut aller vers un nouvel univers. Un univers de la pensée qui ne soit pas limité à la seule portée de notre regard…

Laurent Kupferman

Prix Laïcité France :

Laurent Kupferman (prix spécial droits humains). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur la franc-maçonnerie, entre autres, en collaboration avec Emmanuel Pierrat, Les Grands Textes de la franc-maçonnerie décryptés (First, 2010), Ce que la France doit aux francs-maçons et ce qu’elle ne leur doit pas (First, 2012), Le Paris des francs-maçons (Cherche-Midi, 2013) et, coécrit avec Jacques Ravenne, Les Aventuriers de la République – Ces francs-maçons qui ont fait notre histoire (Fayard, 2015). Laurent Kupferman est nommé Directeur des activités culturelles de l’agence de publicité Brand Station en mars 2018. Il est à l’initiative de la pétition « Osez Joséphine au Panthéon ! »

l’association ACTISCE (Actions pour les Collectivités Territoriales et Initiatives Sociales, Sportives, Culturelles et Educatives) qui recherche, étudie, diffuse et met en œuvre, par tous moyens adéquats, toutes les formules susceptibles d’améliorer et de développer des actions sociales, éducatives, culturelles ou de loisirs, notamment en direction des jeunes, représentée par Nathalie Zennou

Statue du chevalier de La Barre, Montmartre, détail

l’association « Le Chevalier de la Barre », association pour la promotion de la laïcité, la liberté de conscience et d’expression, représentée par Daniel Benichou

Prix Laïcité internationaux Iran :

Parya Vatankhah, artiste plasticienne (peinture, dessin, photographie) et vidéaste franco-iranienne vivant désormais à Paris ;

Vidéo de Parya Vatankhah – photo YG

Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, grand reporter spécialiste du monde arabe, basée à Istanbul et ayant publié plusieurs ouvrages, lauréate, en 2006, du prix Albert-Londres pour une série d’articles sur l’Irak et l’Iran.

Georges Sérignac, grand maître du GODF – photo YG

Une belle et riche soirée qui s’acheva avec la prise de parole de Georges Sérignac, Grand Maître et de M. Oliver Klein. À cette heure, nous ne savons si vous pourrez revivre, comme l’an passé, la cérémonie sur le YouTube GODF.

M. Olier Klein, Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé de la Ville et du Logement – photo YG

Nous remercions Philippe Goethals, conseiller de l’ordre pour les deux photos. En en-tête, de gauche à droite, Olivier Klein, ministre, Georges Sérignac, Grand Maître du GODF, Delphine Minoui, Nathalie Zennou, Parya Vatankhah, Philippe Guglielmi, TSPGV du GCG, Laurent Kupferman et Daniel Benichou

Photo Philippe Goethals, conseiller de l’ordre
Photo YG
Bannière du GCG du RF du GODF – photo YG
Temple Groussier – photo YG

Rappelons que le grand temple, portant le n° 1, prend le nom d’Arthur Groussier le samedi 4 mai 1957 à l’occasion de la tenue funèbre qui rend hommage à celui qui fut le grand maître emblématique du Grand Orient – 1925-1926 Arthur Groussier député, vice-président de la Chambre (1er mandat) ; 1927-1930 (2e mandat) ; 1931-1934 (3e mandat) ; 1936-1940 (4e mandat) ; 1944-1945 (5e mandat).

Un délicate attention attendait le public. Sur fauteuil était disposé une plaquette présentant le Grand Collège Général. Nous la reproduisons volontiers ci-dessous.

À Tours, une soirée pour se souvenir que la laïcité est un fondement républicain

Du quotidien lanouvellerepublique.fr

Le 9 décembre 1905, la loi sur la laïcité était adoptée. Cet anniversaire sera marqué par une soirée organisée par le Collectif laïcité 37 à l’hôtel de ville de Tours, jeudi 15 décembre 2022, à 20 h 30.

Elle a été votée le 9 décembre 1905. La loi de séparation des Églises et de l’État reconnaît la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

Avec l’évolution de la société en cent dix-sept ans, les principes de la laïcité ont connu plusieurs avancées : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi, quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

Joséphine Baker, un symbole

Ce sont ces principes que le Collectif laïcité 37 (qui réunit les loges du Grand Orient de France d’Indre-et-Loire) veut rappeler en organisant, à l’hôtel de ville de Tours, une soirée à la fois théâtrale et d’échanges sur le sujet, jeudi 15 décembre 2022, à 20 h 30.

En première partie de soirée, Pierrette Dupoyet présentera Joséphine Baker, un pli pour vous… Un spectacle théâtral qui raconte le destin de Joséphine Baker qui, toute sa vie, a lutté contre les discriminations et s’est battue pour la liberté de tous, quelle que soit sa couleur de peau, son origine sociale ou sa religion.

Outre le fait qu’elle a été une grande résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a toujours défendu ses idéaux et a réalisé son rêve de fraternité et d’universalisme en adoptant douze enfants de nationalités différentes.

Des échanges sur les thèmes de la laïcité et de la fraternité

Après le spectacle, une table ronde permettra de discuter sur les thèmes de la laïcité et de la fraternité. Avec deux intervenants : Laurent Kupferman et Gilbert Abergel (ancien Grand Maître du Grand Orient) et président du comité Laïcité République.

Laurent Kupferman

« La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une. » Qui mieux que Laurent Kupferman, essayiste et écrivain, initiateur de la pétition « Osez Joséphine ! » qui a abouti à l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, il y a un an, le 30 novembre 2021, peut en parler ?

« Elle donne une leçon de vie »

« Joséphine Baker est pour moi un symbole de fraternité, confirme Laurent Kupferman. La première initiative de faire entrer Joséphine Baker au Panthéon est de Régis Debray. François Hollande n’avait pas donné suite. Joséphine me touche parce que c’était une femme profondément libre. Elle s’est toujours battue. Pour quitter son ghetto noir. Ensuite pour chanter puis pour quitter son pays où le racisme est institutionnalisé, celui de la ségrégation où elle est trop blanche pour les uns et trop noire pour les autres. Elle arrive en France sans connaître personne. Elle y trouvera sa place. Cette femme est un symbole d’universalité, elle donne une leçon de vie libre et incarne l’idéal républicain en prônant l’égalité des chances pour tous. » Quand il s’agit de parler de Joséphine Baker, Laurent Kupferman est intarissable…

Gilbert Abergel est un défenseur de la laïcité républicaine. « On a pensé acquise la laïcité, or elle est remise en question, ce qui met en danger le pacte républicain. C’est pourquoi il est si important d’en parler, de l’expliquer et de la comprendre pour la défendre. »

Salle des fêtes de l’hôtel de ville, jeudi 15 décembre, à 20 h 30. Entrée libre.

Connaissez-vous l’Hyperempathie ?

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L’hyperempathie est la capacité surdéveloppée à se mettre à la place de l’autre de façon consciente ou inconsciente. Les nombreux témoignages, conseils et exercices proposés dans cet ouvrage aident le lecteur à identifier les émotions qui ne sont pas les siennes pour mieux ressentir et percevoir sans douter de ses compétences. Objectif : faire de l’hyperempathie une force et un atout dans tous les domaines et à chaque étape de sa vie. Révéler et développer ce don extraordinaire qui est une merveilleuse boussole afin de sentir ce qui est juste.

ANNE LANDRY est psychanalyste holistique. A travers les consultations qu’elle donne, elle met en évidence le lien étroit qui relie les troubles de ses patients à leur hyper-empathie, jusque là ignorée. Elle consulte en cabinet et anime des ateliers qui ont pour but d’accompagner les personnes hyperempathiques à développer leurs capacités et à s’adapter dans leur  singularité.

Aux origines d’un mot très composite : franc-maçon

L’expression « maçon libre » est entrée en usage au XIVe siècle. Jusqu’au XVIIIe siècle, il apparaît sous de nombreuses formes : frey-masson pour l’abbé de la Garde dans son gazetin en 1737 ; Frimaçon pour Pierre De Billy dans sa lettre du 27 mars 1737 et souvent comme synonyme d’autres noms : maçon, architecte, maçon libre, franc-maçon, maçon en pierre libre, Gentleman mason, etc.  On trouve l’écriture  Phranc-maçon dans le Rituel de Swedenborg  dont la pensée affirme que tout a un sens, mais que Dieu seul peut révéler celui-ci aux hommes. Le sens interne de la Genèse et de l’Exode est capital et le premier chapitre de la Genèse expose spirituellement la renaissance et la régénération de l’être humain.

Franc-maçon : mot calqué sur l’anglais free mason, maçon libre ; du francique franc, libre, et du germain makôn, préparer l’argile pour la construction. Selon la thèse de doctorat d’Ivan Alsina (p. 16) le terme « Free-mason » serait apparu en 1376 dans la patente de la Compagnie des Masons de Londres pour en désigner les membres [la Worshipful Company of Masons ?]. David Taillades réfute cette hypothèse, précisant : « il n’y a aucune preuve documentaire de l’existence de la compagnie à Londres avant le XVe siècle. Il y a des maçons présents dans la ville mais pas de corporation ou guilde dénommée Compagnie des maçons de Londres. Avant 1200, il y a les Brothers of the Bridge, membres de la bridge gild, comme on le voit dans les Pipe Rolls, qui construisent le pont de Londres en pierre, mais rien ne permet de les relier à la future compagnie londonienne ».

François-Timoléon Bègue Clavel relate au XIXe siècle dans Histoire pittoresque de la Franc-maçonnerie et des sociétés secrètes anciennes et modernes (p.81) : « Vers l’an 714 avant notre ère, Numa institua à Rome des collèges d’artisans (collegia artificum), en tête desquels étaient les collèges d’architectes (collegia fabrorum). On désignait aussi ces agrégations sons les noms de sociétés, de fraternités (sodalilaies, fralernitales). De la même époque datait, à Rome, l’établissement des libérales, ou fêtes de Bacchus. Lorsque les corporations franches se constituèrent en une seule grande association ou confrérie, dans le but d’aller exercer leur industrie au-delà des Alpes, les papes secondèrent ce dessein : il leur convenait d’aider à la propagation de la foi par le majestueux spectacle des vastes basiliques et par tout le prestige des arts dont ils entouraient, le culte. Ils conférèrent donc à la nouvelle corporation, et à celles qui se formèrent par la suite avec le même objet, un monopole qui embrassait la chrétienté tout entière, et qu’ils appuyèrent de toutes les garanties et de toute l’inviolabilité que leur suprématie spirituelle leur permettait de lui imprimer. Les diplômes qu’ils délivrèrent à cet effet aux corporations leur accordaient protection et privilège exclusif de construire tous les édifices religieux ; ils leur concédaient le droit de relever directement et uniquement des papes. Les membres des corporations eurent le privilège de fixer eux-mêmes le taux de leurs salaires, de régler exclusivement, dans leurs chapitres généraux, tout ce qui appartenait à leur gouvernement intérieur.» De nombreux historiens affirment que le terme «franc» ne s’appliquerait pas à la personne mais au «métier ». Est franc ce qui fait partie d’un « franc mestier ». Étienne Boileau, prévôt de Paris, dans Le livre des Métiers, écrit en 1268, que les tailleurs de pierre bénéficiaient de la franchise, mais non les maçons, ou les charpentiers.

On consultera pour compléter cet aperçu le chapitre premier (Origine de la Franc-maçonnerie) du susdit ouvrage ainsi que le chapitre Histoire Critique de la Franc-maçonnerie et sectes mystiques, à partir de la page 134 de l’ouvrage Histoire des religions et des mœurs de tous les peuples du monde. Tome 6, 1819 avec la fameuse gravure en taille douce des Loges depuis 1691 jusqu’en 1735. Pour bien agrandir la gravure, cliquez sur le lien ci-devant.

Beswick, le fondateur du Rite de Swedenborg, utilise le terme Phremason plutôt que Freemason. Selon lui, ce terme viendrait de deux anciens mots « Phre » (ou Pi-re) qui voudrait dire « la lumière » et « mason » qui voudrait dire « chercher » ou « tâter quand on est aveugle ». Le Phremason serait donc, selon Beswick, un candidat aveugle, ou perdu, et cherchant son chemin vers la lumière ; le phranc-maçon éclairé serait celui qui a reçu l’initiation. Ceci explique la graphie de phranc-maçon utilisée dans la traduction française.

« En 1646, il existait à Londres deux Sociétés distinctes : l’une de maçons constructeurs (qui possédait une grande salle de réunion) et l’autre de Frères rose-croix ayant pour chef le célèbre antiquaire Elias Ashmole qui cherchait un local à sa convenance. Les deux sociétés fusionnèrent pour n’en former qu’une seule, et n’eurent plus qu’un seul temple, celui des Maçons constructeurs. En revanche, les Frères rose-croix rectifièrent les formules de réception des maçons, et y substituèrent un mode d’initiation calqué en partie sur les initiations de l’Égypte et de la Grèce. Enfin, pour constater d’une part la différence de la Société nouvelle avec la maçonnerie de construction, et d’autre part, l’acceptation des frères rose-croix par les maçons constructeurs, les membres de cette nouvelle Société prirent le titre de maçons francs et acceptés. De là, la dénomination abrégée de francs-maçons. » Cette version de l’usage du nom est donnée avec une autre nuance dans l’Acta Latomorum par Claude Antoine Thory.

Dans certaines des vieilles conférences du XVIIIe siècle, « gentleman mason » était utilisé comme équivalent franc-maçon spéculatif. On trouve leur le catéchisme suivant : « – Qu’est-ce que vous apprenez en étant un gentleman Maçon ? – Le secret, la moralité et la bonne fraternité. Qu’apprenez-vous en étant maçon opératif ? Tailler, l’équerre, la pierre moulée, poser un niveau et élever une perpendiculaire.» Comme l’écrit Mackey, on voit bien la différence et, comme le fit observer E. Ward, freemason n’est pas Free-Mason. Le mot Free, dans Free-Mason ou Free and Accepted Mason, fait simplement référence au fait que ces « nouveaux » Maçons sont « libres » à l’égard du Métier, c’est-à-dire tout simplement étrangers au Métier… Si nous envisageons les premiers témoignages concernant les Maçons non-opératifs anglais et écossais du XVIIe siècle (admis en Loge entre 1600 et 1634 sous le nom de gentlemen masons ou accepted masons), nous observons que ces Accepted Masons sont aussi indifféremment désignés par les mots Free Masons, ou Free-Masons, avec ou sans tiret mais toujours en deux mots.  Il apparaît alors clairement que dès la fin du XVIIe et le début du XVIIIe les termes Accepted et Free devinrent équivalents pour désigner des Maçons non-opératifs.

Parmi les origines possibles du mot franc-maçon, retenons :

  • La contraction verbale de free stone mason, « travailleur en pierre libre ». Beaucoup de pierres de carrière utilisées dans les murs, les fondations et les bâtiments isolés étaient inégales en dureté, à grain grossier, à grain tordu, à grain qui coulait comme le grain dans une planche de pin. La pierre utilisée pour la sculpture n’avait pas de grain, ou un grain très fin, elle pouvait être coupée dans n’importe quelle direction sans fendre ou écailler ; elle prenait une surface plane et un poli. On l’appelait free stone. Chez les tailleurs de pierre flamands, on la trouve accolée au titre de Compagnon et de Maître : Vrije Meester, Vrije Gesel. En Angleterre, l’Apprenti qui passait Compagnon était déclaré : Free of the Craft ; dans les Pays-Bas : Gcvrijd in t’Ambacht, littéralement «affranchi dans le métier». En réalité, franc, dans le langage du temps, signifie privilégié ; celui dont la liberté est garantie par une franchise.Ainsi, l’épithète de franc se retrouve appliquée aux ouvriers d’autres professions ;
  • Les maçons locaux étaient confinés à leurs propres paroisses, du moins, dans les circonstances habituelles et normales. Les maçons de la cathédrale et de l’église n’étaient pas ainsi astreints, mais étaient libres de se déplacer ;
  • Un apprenti était lié à son maître pendant des années. À la fin de son contrat, il était mis en liberté. Tout maître Maçon était en ce sens un maçon libre ;
  • Une fois qu’une ville avait reçu une charte des libertés, de franchise (1266), elle devenait virtuellement indépendante du pouvoir seigneurial.  Au cours du temps, chaque résident d’une telle ville devenait un citoyen.  En dehors des murs demeurait le servage, à l’intérieur était la liberté. Cette liberté appartenait aux «libertés» de la ville. Dans une telle ville, le membre d’une Compagnie de Maçons, était un citoyen et donc était libre ; alors qu’un maçon hors des murs ne l’était pas. Dans de nombreuses villes, des étrangers venant s’y installer pouvaient recevoir cette liberté au bout d’un an et d’un jour ;
  • On a supposé que les papes avaient accordé à la Fraternité Maçon une charte pour voyager à volonté selon les règles locales de la paroisse ;
  • Il n’y a aucune preuve pour l’existence d’une fraternité séparée du voyage. D’un pays à l’autre. Ils étaient libres de voyager en quête de travail ;
  • Les autorités civiles et ecclésiastiques ont utilisé, pendant des siècles, la méthode d’impression («le groupe de presse») pour recruter, non seulement des marins et des soldats, mais aussi pour recruter des ouvriers. Dans ces «publicités», les francs-maçons étaient considérés comme une classe spéciale d’artisans, libres de beaucoup de restrictions et d’indignités qui ont souvent conduit d’autres ouvriers à la désespérance et la révolte ;
  • Il existe un type psychologique et éthique (ou les deux combinés) de l’homme libre, qui est libre de l’ignorance, libre de la superstition, libre de servilité, et donc un homme libre, rencontrant les autres comme égaux, même en appartenant socialement à l’un des soi-disant ordres inférieurs. Il est probable que ce fut cette liberté que les francs-maçons ont sentie et appréciée plus profondément que tout autre ;
  • On a voulu voir dans le terme de Francs-Maçons une allusion technique à l’utilisation de la pierre franche (variété de pierre qui se coupe librement) : Maçons de franche pierre,  Freestone Masons. Ce qui réfute cette interprétation, c’est que le terme complet Free and accepted Mason (adopted) qui désignait les membres des loges au XVIIe siècle, qui n’avaient aucun lien apparent avec le métier fut réduit en Free-mason. La charte octroyée en 1260 par l’évêque de Bâle aux tailleurs de cette ville renferme la clause suivante : « Les mêmes conditions sont applicables à ceux qui n’appartiennent pas au métier et qui désirent entrer dans la Fraternité. » Laurence Dermott précise dans une lettre aux membres de la confraternité (ajoutée à la 3ème édition de sa Constitution Ahiman Rezon), sur la différence qui existe entre l’ancienne et la moderne Maçonnerie en Angleterre : «les maçons de métier…furent formés en 1410 sous les nom et titre de Société des Fr.-maçons, et William Hankstow second roi d’armes, leur accorda des armes en 1477. Les maçons modernes se sont arrogé ce titre ; mais, seule la Confrérie susdite a le droit de prétendre au nom de francs-maçons d’Angleterre. Jamais les anciens et acceptés maçons ont-ils prétendu à un autre titre ? Celui qu’ils ont adopté est le titre de Francs et acceptés maçons. »

Peut-être est-ce une de ces significations du mot « franc-maçon » qui a trouvé son chemin dans les anciennes Constitutions, les Old Charges. En tout cas, le mot avait alors, comme il continue d’avoir, un sens polysémantique.

Les Francs-maçons du Rite forestier s’appellent des francs-charbonniers.

Portraits maçonniques

Le vécu maçonnique, c’est d’abord des rencontres. Rien ne m’aurait permis de côtoyer des êtres évoluant dans d’autres milieux que le mien. Des centaines de rencontres réalisées que reste-t-il au bout de plus de 40 ans de maçonnerie ?

Que cela soit dans sa propre loge ou lors de « visites » ou à l’occasion de diverses cérémonies maçonniques, quelle que soit l’obédience, avec le temps, on s’aperçoit vite que des typologies de personnalités se retrouvent.

Tout se passe comme si une sélection naturelle s’opérait et que la franc-maçonnerie attirait préférentiellement certains profils. Une psychanalyste en a même conclu que la franc-maçonnerie sélectionnait la structure obsessionnelle !

Ces femmes et ces hommes ce sont des trajets de vie que l’on apprend à connaître.  On pourrait les rassembler en huit sous-groupes en fonction de points communs.

La sélection que je vous propose a été réalisée sur le mode intuitif et ne rentre pas dans les méthodes habituellement utilisées ; pour infos je vous en présente deux sous forme d’illustrations.

Commençons par le sous-groupe des « Partis de presque rien » 

Ce sous-groupe m’apparaît très représentatif d’un certain nombre de franc-maçonnes et de francs-maçons.  Gilbert en est l’exemple type ; retraité  aujourd’hui, il aime à raconter son enfance dans un milieu ouvrier déstructuré et pauvre. Bien qu’intelligent et éveillé, ne pouvant faire d’études prolongées, il dut travailler très jeune. Travailleur, débrouillard et malin, il comprit très vite qu’il fallait chercher les opportunités pour passer d’un métier à l’autre. Son instinct de « commercial » aidant, après une succession de métiers, il aboutit à créer une petite entreprise de services dans lequel il prospéra pour prendre sa retraite avec le statut de millionnaire !  Rentré dans une loge maçonnique sur le tard, vers l’âge de 60 ans, il s’y plut et suivit un parcours complet en accédant aux hauts grades de son rite. « Gilbert » est fier de pouvoir se lier d’amitié avec des intellos, des politiciens, des médecins et autres bourgeois ! Avant d’entrer en loge, cela lui paraissait inaccessible ! Aujourd’hui, il se retrouve conseiller de l’ordre de son obédience et, bien qu’il se défende d’avoir une telle ambition, il pourrait bien être le prochain Grand Maître. Un bâton de maréchal en quelque sorte !

Ils savent aussi jouer de leurs origines modestes : « Tu comprends moi je n’ai pas fait d’études », alors « si je m’exprime maladroitement faut pas m’en vouloir ! Je ne suis pas comme toi… ».

Ce sont surtout des hommes mais il y a aussi des sœurs qui peuvent avoir ce même profil !

J’ai rencontré beaucoup de « Gilbert » même si tous n’en sont pas au même niveau. Ce qui les caractérise, c’est ce vécu d’ascension sociale voire de « revanche » sociale à laquelle l’appartenance maçonnique participe !

Un autre sous-groupe, les besogneux ! 

Gloire à eux, car c’est souvent grâce à eux que « l’ordinaire » est pris en charge ; que cela soit le ménage et l’entretien du temple, les agapes, le rangement et toutes les tâches où il faut se déplacer, ils répondent présent ! Ils sont discrets, prennent rarement la parole en tenue, mais le ou la VM peut compter sur eux !

Il y a aussi de « grandes gueules »

Ce sont aussi souvent des « intouchables » ! Ils se permettent d’être provocateur en troublant le déroulement habituel d’une tenue en lançant à tue-tête une expression inhabituelle ! Ils prennent facilement la parole, sont péremptoires ! Doués d’une qualité oratoire, ils sont redoutables ! Comme en plus, ce sont des personnages au parcours profane dans des sphères de réussite personnelle, ils sont pratiquement intouchables ! Dans la loge, ils ont souvent une cour d’affidés qui savent applaudir à leurs « bons » mots ! Pour une loge, ce sont des présences terribles, des boulets qui stérilisent toute tentative d’être un peu sérieux ! Heureusement, il arrive souvent qu’ils se lassent de venir en loge ! 

Psychologiquement, ils donnent l’impression de n’attacher aucune importance à la démarche maçonnique rituelle et au symbolisme !  Souvent très intéressés par les fonctions de représentation dans les instances dirigeantes, ils adorent se pavaner avec des cordons de dignitaires !

Et si on en venait aux « timides » ! 

Ils sont plutôt des gentils, le plus souvent avec peu d’années de maçonnerie mais pas que ! Demandant rarement la parole, plutôt assidus, on les voit participer aux différentes commissions ; ils sont faciles à vivre et ne posent pas de problèmes !

Les insatisfaits

Ils forment un autre sous-groupe et il est assez important ; ce sont les futurs démissionnaires. Ils peuvent aimer rouspéter en s’élevant contre des détails ou rester dans l’ombre ! On les reconnait au fait qu’ils sont souvent en marge du groupe de la loge. Souvent absents, un jour viendra où ils présenteront leur démission. C’est comme cela que malgré les initiations effectuées les effectifs restent globalement stables ! Leurs reproches se fondent principalement sur l’impression d’un décalage entre les paroles et les actes, sur le manque de sérieux des travaux et sur les combats d’égos et de cordonite !

Les « commerciaux »

Elles/eux sont là pour le réseau ; l’important c’est le carnet d’adresses ! Après la loge, ce sont les fraternelles. Intelligents, ils ont l’œil aux aguets. Avec eux pas de problèmes, tout est en douceur ! Naturellement, le symbolisme n’est pas leur tasse de thé et ils sauront rester silencieux !  Serviables et fraternels, comme il faut, juste ce qu’il faut ! Parmi les « commerciaux » on trouve les enseignants et autres fonctionnaires ! Chez eux aussi le carnet d’adresses sélectives importe !

N’oublions pas les mystiques et autres délirants

Parfois très portés sur les extra-terrestres. C’est un jardin secret auquel on n’accède pas facilement et il faut voir montrer patte blanche ! Beaucoup plus nombreux que l’on croit, très cultivés ils développent un délire très organisé et structuré ! Les zones d’intérêt sont variés en particulier l’occultisme, le complotisme, la kabbale, l’astrologie, la science-fiction.

Le malin (la maligne) 

Très intelligents, ils ont tout compris ; avant tout connaître la règle du jeu ; qui fait qui ? Qui contacter ? Connaître le règlement général ? Comment se faire rembourser des frais ? Comment être honoraire ? Etc. avec elles/eux vous saurez tout sur le fonctionnement de votre obédience et comment en profiter !

Il serait excessif de dire qu’il n’y a en loge que des personnes appartenant à ces huit sous-groupes ; bien des individualités différentes s’y retrouvent aussi mais ces sous-groupes me semblent bien présents.

C’est peut-être aussi ce qui donne la tonalité générale du « dynamisme » maçonnique : plutôt pragmatique et réaliste, bien ancré dans les réalités, plutôt dans l’ombre que dans la lumière, bien dans les « affaires » et pas trop attiré par la réflexion intellectuelle, bon vivant !

On pourrait dire que c’est la prima materia sur laquelle s’exercice la magie du rituel maçonnique !  Avouons que la transformation a parfois du mal à s’opérer !

Cette catégorisation schématique montre bien que les membres des loges sont représentatifs de la société actuelle. On pourrait dire que notre chance à tous c’est d’avoir accès à des outils de perfectionnement.

Les francs-maçons continuent de soutenir les communautés de Chicago – Chicago Magazine

De notre confrère canadien news.gerona.ca – Par Stewart

ERIS Brewery & Cider House occupe un imposant bâtiment en briques rouges de quatre étages au coin d’Irving Park Road et de Tripp Avenue. Solide, sobre et encombrant, il ressemble à une ancienne école primaire ou à un commissariat. Regardez au-dessus des portes pour voir sa provenance réelle : une paire de compas renfermant la lettre G. C’était autrefois le Myrtle Masonic Temple, construit en 1910 et abandonné par les francs-maçons au début des années 1970.

L’ancien temple a été occupé pendant des décennies par une église coréenne, ce qui lui a permis de tomber en ruine. Certains voisins voulaient le voir démoli, mais l’associée directrice d’ERIS, Michelle Foik, a vu « une très bonne structure ». Les fondations de ce bâtiment sont incroyables. Vous aviez des experts qui les construisaient. Les maçons savaient ce qu’ils faisaient. Ce ne sont que des bâtiments solides, si vous pouvez trouver un moyen de les convertir.

ERIS a transformé l’ancienne salle de banquet en bar. Et il reconnaît l’histoire du bâtiment en affichant des emblèmes maçonniques, y compris un coffre-fort et un tablier donnés par un franc-maçon qui appartenait à une loge qui se réunissait dans le temple. Le projet a remporté un prix d’utilisation adaptative de Landmarks Illinois.

« Nous voulons faire partie de la communauté », a déclaré Foik. « C’était l’origine de la communauté ». La Chicago Women’s Society faisait partie du bâtiment.

Il y a cent ans, presque toutes les communautés de Chicago avaient un temple maçonnique. Un annuaire de la ville de 1910 en répertorie des dizaines, dont le grand temple maçonnique de 21 étages situé dans les rues Randolph et State, le plus haut bâtiment de la ville. Les organisations fraternelles étaient alors populaires, et aucun ordre n’était plus populaire ou plus important que les francs-maçons, dont les membres comprennent 14 présidents, à commencer par George Washington.

« Si nous remontons à l’année 1900, un adulte protestant blanc sur trois aux États-Unis était un franc-maçon« , a déclaré l’historien maçonnique local Martin Starr. Ensuite, il n’y avait ni télévision ni Internet. Les maisons étaient petites. Les familles étaient nombreuses. Les parents voulaient sortir de la maison quelques heures la nuit. (L’Église catholique interdisait à ses membres de devenir maçons et les Afro-Américains appartenaient à un ordre nommé d’après Prince Hall, un abolitionniste noir libre de Boston. Les deux groupes sont maintenant représentés dans les loges maçonniques.) En 1959, il y avait encore 4,5 millions de francs-maçons. aux États-Unis, leur nombre est maintenant tombé à environ 1 million. Les francs-maçons se réunissent encore dans les temples de Jefferson Park et Montclare, et dans une loge à Prince Hall à Bronzeville, mais presque tous les temples de cet ancien répertoire de la ville ont été démolis, abandonnés, ou transformé en quelque chose de nouveau. (Ce journaliste est membre du Hesperia Lodge, qui se réunit à Jefferson Park.)

La Société internationale pour la conscience de Krishna*, également connue sous le nom de Hare Krishnas, a acheté le temple de Rogers Park au 1716 W. Lunt Ave. et a converti l’auditorium en temple hindou, avec une statue du fondateur de la secte, Swami Prahupada, et un autel. dont les peintures murales de fleurs tropicales lumineuses sont bien plus colorées que tout ce que les francs-maçons protestants blancs auraient conçu. Adam, un dévot de Hare Krishna, pense qu’un ancien temple maçonnique est une maison parfaite pour Hare Krishna.

« Le mouvement Hare Krishna concerne la progression de l’humanité, tout comme la franc-maçonnerie« , a-t-il déclaré.

(Un article de journal encadré sur l’inauguration du temple en 1917 décrit le bâtiment comme « un modèle de beauté et de compétence architecturale« , et l’auditorium comme une pièce de 20 pieds de haut, ayant une grande scène au nord et un balcon au nord. « ouest » – parfait pour les cérémonies religieuses.)

Intérieur du temple bouddhiste, Imperial Lodge Hall 1710 W. Cornelia Ave.

Imperial Lodge Hall, au 1710 W. Cornelia Ave., est maintenant un temple bouddhiste zen. Un temple des Chevaliers de Pythias où les maçons se réunissaient autrefois au 9231 S. Cottage Grove Ave. abrite l’église Bethlehem Star. L’église baptiste Armitage se réunit dans un ancien temple maçonnique au 2451 N. Kedzie Blvd. sur la place Logan.

Le temple maçonnique de Ravenswood, au 4601 N. Paulina Ave., a été pendant de nombreuses années le centre des Indiens d’Amérique. Le centre a déménagé à Albany Park en 2017 car il ne pouvait plus entretenir le bâtiment. C’est maintenant Paulina Street Lofts. Le Paul Revere Lodge à proximité au 1521 W. Wilson Ave., une structure en bois construite en 1880, est devenu le temple bouddhiste Chua Truc Lam après l’installation des francs-maçons dans les années 2000. Il a été démoli en 2017 par Preservation Chicago, il n’a pas pu trouver d’acheteur pour préserver le bâtiment. Le Constellation Temple, au 3900 N. Damen Ave., a été converti en Byron Lofts.

Certains temples maçonniques sont encore vides, des décennies après le départ des maçons. Des vignes poussent au-dessus de la porte cadenassée du South Chicago Masonic Temple, au 2939 E. 91st. Des panneaux « À louer » et « Espace disponible » sont collés sur la façade ornée d’un temple au 1557 W. 47th St. à Back of the Yards.

Cependant, il existe un ancien temple qui est sur le point de jouer un rôle important dans l’histoire de Chicago. Le temple de Medinah, 600 N. Wabash Ave., a été construit par les Shriners en 1912 et orné de leurs images mauresques. Son auditorium à double balcon de 4 200 places a accueilli le Shrine Circus annuel. Cependant, même les Shriners n’ont pas pu le garder. Ils ont déménagé en 2000 et Bloomingdales a déménagé son magasin d’articles ménagers et de meubles. L’année prochaine, le temple deviendra la résidence temporaire du premier casino de Chicago, tandis que Bally’s construit quelque chose de permanent à River West.

Les francs-maçons ne sont plus ce qu’ils étaient, ni ce qu’ils étaient, mais ils ont certainement laissé derrière eux une architecture fabuleuse.

*En Inde, le mouvement Hare Krishna est considéré par certains hindous comme une branche de l’hindouisme, en Occident il est souvent qualifié de secte.

La franc-maçonnerie ne supporte pas le putsch

De notre confrère brésilien dm.com.br – Par HELMITON D’ARGENT

« Un franc-maçon doit être une personne pacifique, soumise aux lois du pays où il se trouve, et ne pas prendre part ou se laisser entraîner dans des émeutes ou des complots dirigés contre la paix et la prospérité du peuple, ni se montrer rebelle. à une autorité inférieure, car la guerre, les effusions de sang et les troubles à l’ordre ont toujours été désastreux pour la franc-maçonnerie ». La constitution d’Anderson

Le Brésil a connu des élections générales cette année-là et la majorité des électeurs ont choisi un nouveau représentant pour le pays, démontrant la démocratie et le plein fonctionnement des institutions. La justice électorale a agi avec force contre la diffusion de fausses nouvelles, a combattu les abus de pouvoir politique et économique, a assuré la transparence sur l’ensemble du processus de vote et de dépouillement sous le contrôle des institutions internationales et des organes nationaux de contrôle. La démocratie a gagné et tout rentre dans l’ordre.

Malheureusement, des poches d’insatisfaction persistent quant au résultat de l’élection, ce qui a suscité des inquiétudes quant aux prochaines étapes de la pacification du pays. Une partie idéologiquement identifiée aux segments défaits aux urnes bouge depuis la proclamation du résultat et agite la scène politique avec des demandes hors du contexte démocratique. Ils remettent en cause la régularité des élections, critiquent la Justice électorale, mettent en doute la légitimité des urnes électroniques et tirent des conclusions sur le droit des candidats et des élus à prendre leurs fonctions.

Mais, le pire suit à un autre niveau après l’interrogatoire. Campés à l’extérieur des casernes, ils sont mécontents et demandent l’intervention des forces armées, prétextant qu’il y a un risque que le Brésil soit repris par des « communistes » et que « la gauche » va mettre en place un régime au Brésil. Ils plaident pour la démocratie, la liberté et la défense des valeurs patriotiques et familiales. Comme si les militants des candidatures défaites ne suffisaient pas, ils sont rejoints par des maçons actifs et réguliers qui n’hésitent pas à se déguiser en séances rituelles et à arborer des banderoles se réclamant de la défense du Droit et de la Justice et que la La « franc-maçonnerie » aspire aussi à l’intervention militaire.

Ceux qui insistent sur cette tentative de coup d’État contre la stabilité politique s’en prennent à l’ensemble de la population et démontrent une difficulté à vivre dans la paix et l’harmonie, ne sachant pas vivre avec les différences. Pire encore lorsque des hommes qui se disent « libres et de bonnes mœurs » recourent à la prédication de l’insubordination aux lois et à l’ordre pour tenter d’accorder une situation qu’ils n’ont pas obtenue en persuadant.

La franc-maçonnerie ne défend strictement pas les coups d’État et n’est pas d’accord avec les interventions, les casernes, les dictatures et les impositions de la force surmontant le débat des idées. La Constitution Anderson, publiée en 1723 – donc sur le point de terminer 300 ans – a été rédigée par James Anderson, maître maçon de la Grande Loge de Londres et a été adoptée comme principale base juridique et code de conduite de la franc-maçonnerie universelle depuis lors. Le diktat inscrit dans son article II est cristallin et facile à comprendre, notamment en ce qui concerne le respect des lois et l’interdiction de ne pas se mêler de complots ou de complots.

Le problème est que de nombreux francs-maçons refusent catégoriquement de lire et d’étudier, étant réticents à lire même les couvertures de livres, ce qui est inadmissible dans le cas d’une fraternité qui recherche l’amélioration morale, spirituelle et intellectuelle de l’homme. Le « dégrossissage de la pierre brute » implique nécessairement une étude constante et le respect de nos traditions et règlements et la connaissance de la Constitution d’Anderson est une prémisse de base pour continuer dans l’Ordre Sublime Maçonnique. La lutte contre la tyrannie, les préjugés et les erreurs doit être une pratique constante et surveillée afin de ne pas permettre de déformer la pratique démocratique ni de provoquer l’instabilité de la nation. Ce qui n’est pas permis, c’est d’encourager ou de défendre la tyrannie, la dictature et l’intervention militaire.

Prêcher la destitution d’un Pouvoir légitimement installé et défendre une intervention militaire est une totale contradiction avec laquelle la Franc-Maçonnerie n’est pas d’accord et n’approuve pas. La franc-maçonnerie a été durement persécutée par les dictatures à divers moments de l’histoire. Des francs-maçons ont été tués dans l’Allemagne nazie, en Espagne sous la désastreuse dictature de Franco, en Russie bolchevique, au Portugal, au Brésil sous Getúlio Vargas, dans l’armée post-64 et même sous Dom Pedro I, qui a fermé des temples et expulsé les francs-maçons du pays. . Être d’accord avec le coup d’État, c’est attaquer la mémoire des frères qui sont tombés en défendant la liberté, c’est se moquer de nos enseignements et prouver que vous n’avez rien lu, ou si vous l’avez fait, vous n’avez rien compris.

Hélmiton Prateado est un maçon du 33e degré

Découvrez la Loge du petit-déjeuner du Père Noël à Albany

De notre confrère des USA democratherald.com

Noël n’arrive pas avant deux semaines, mais cela n’a pas empêché le Père Noël de venir déjeuner le samedi 10 décembre à Corvallis.

Petit-déjeuner du Père Noël à Cleveland

Mia Cleveland, bénévole de l’Ordre international de l’arc-en-ciel pour les jeunes leaders de St. Marys, écrit sur une pancarte le samedi 10 décembre 2022, avant le début du petit-déjeuner avec le père Noël à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Petit Déjeuner du Père Noël Britton

Laura Britton, du Liban, remplit des pancartes le samedi 10 décembre 2022, avant le début du Petit-déjeuner avec le Père Noël à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Petit Déjeuner du Père Noël Hardin

Le maître maçon Paul Hardin décrit l’architecture du temple Corvalls Mason et le lien entre l’architecture et la fondation des maçons dans les guildes de constructeurs lors du petit-déjeuner avec le père Noël le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

3 Père Noël Miller

McKenzie Miller, 15 ans, du Liban, porte des bois et regarde un mur d’anciens dirigeants maçonniques locaux le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Étirement du petit-déjeuner du Père Noël

Le Père Noël fait une pause après près de deux heures sans visite avec des enfants le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

1 Salle de petit-déjeuner du Père Noël

Le maître maçon Paul Hardin prend une photo de Darrin Taylor, de Salem, qui s’est déguisé en Père Noël pour un petit-déjeuner de collecte de fonds le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Petit déjeuner du Père Noël Ramsey

Emily Ramsey, de Philomath, prend son petit-déjeuner habillée en Père Noël le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis. Ramsey est à la recherche d’un rôle de leadership dans la Marys River Masonic Lodge No. 221 et a précédemment servi dans une organisation de leadership civique pour les jeunes parrainée par la loge.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Pancartes du petit-déjeuner du Père Noël

Les tables étaient dressées, le petit-déjeuner préparé, un organisme de bienfaisance aligné pour recevoir les bénéfices, mais peu ont assisté au petit-déjeuner avec le Père Noël le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis. L’événement a été bien fréquenté les années précédentes et devra reconstruire sa popularité après trois ans d’absence sous des restrictions liées aux coronavirus, ont déclaré les organisateurs de l’événement.Alex Powers, médias de la vallée médiane

2 Père Noël petit-déjeuner Père Noël

Darrin Taylor, un franc-maçon de Salem, déguisé en Père Noël pour un petit-déjeuner de collecte de fonds le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis. Taylor a joué le rôle du Père Noël pendant des années, a-t-il dit, et a remplacé le concert de Corvallis lorsqu’un ancien Père Noël n’était pas disponible. « J’avais tout ce qu’il fallait et j’étais prêt à partir », a déclaré Taylor.Alex Powers, médias de la vallée médiane