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Comment fabrique t-on un Tablier de Maître maçon ?

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Savez-vous comment fabriquer un tablier de franc-maçon ? Dans cette vidéo vous saurez comment un tablier maçonnique est assemblé dans l’unité de production de Wannat Group. Dans cette vidéo, un tablier Craft Master Mason est en cours de fabrication.

Le tablier Craft Master Mason est en cuir blanc. Il a un ruban moiré bleu ciel sur la bordure. Il a 2 glands en chaîne plaqués argent. Il a 3 rosettes de ruban bleu ciel. Il a une doublure en tissu fin bleu ciel au dos. Il a une poche intérieure arrière pour les gants. Il a une ceinture ajustable bleu ciel avec une fermeture serpent en métal argenté et un ajusteur. Taille 14″ de haut X 16″ de large. Excellente qualité

Fonctionnalités
1 – En cuir blanc
2 – Ruban moiré bleu ciel en bordure
3 – 2 pompons chaîne plaqué argent
4 – 3 rosaces ruban bleu ciel
5 – Doublure en tissu bleu ciel au dos
6 – Poche arrière pour gants
7 – Ceinture ajustable bleu ciel avec métal chromé
fermeture serpent et ajusteur
8 – Taille 14″ haut X 16″
9 – Excellente qualité

La rédaction de 450.fm conseille à ses lecteurs d’acheter des tabliers fabriqués localement pour faire travailler nos entreprises françaises

Bergerac : le monde de la franc-maçonnerie attire toujours autant le public

De notre confrère sudouest.fr – Par Jean-Luc Chanteau

Les curieux étaient encore nombreux lors des Journées du patrimoine le week-end des 17 et 18 septembre. Le doute n’est pas permis, la franc-maçonnerie titille la curiosité du public. Pour preuve, dans le cadre des Journées du patrimoine à Bergerac, pour la seule journée de samedi 17 septembre, ce sont quelque 500 personnes qui ont franchi les portes de l’édifice maçonnique, situé 14, rue du Docteur-Gaston-Simounet. Et le succès ne s’est pas démenti.

Au fil du week-end, les « frères » maçons se sont succédé pour proposer une visite en deux temps.

Dès 1747

L’assistance était tout d’abord accueillie dans la salle de réunion du rez-de-chaussée, pour une présentation générale de la franc-maçonnerie, retraçant son histoire et ses buts, avec une volonté affirmée de démystification. Un accent était mis, notamment, sur la réflexion de groupe sur les problèmes sociétaux. L’occasion aussi de noter que la loge de Bergerac fut la première de Dordogne, établie vers 1747.

Dans la salle de réunion, une présentation générale de la franc-maçonnerie était faite aux visiteurs.
Dans la salle de réunion, une présentation générale de la franc-maçonnerie était faite aux visiteurs.Jean-Luc Chanteau

La seconde partie de la visite se déroulait à l’étage, dans le temple et son agencement symbolique, sous la « voûte étoilée ». L’occasion pour le public de découvrir une partie des symboles propres à la pratique (certains étaient cachés), mais également un agencement de locaux où chacun trouve place en fonction de son grade. De quoi attiser davantage la curiosité de certains.

La franc-maçonnerie cherche à s’ouvrir à la société

De notre confrère menorcaaldia.com

La franc-maçonnerie cherche à s’ouvrir à la société avec une série de dialogues à l’Ateneu de Maó*. Les loges comptaient 900 frères aux XIXe et XXe siècles sur l’île.

Minorque était un bastion de la franc-maçonnerie espagnole aux XIXe et XXe siècles. Cette fraternité est arrivée sur l’île avec les dominations britanniques du XVIIIe siècle et s’est fortement enracinée à Minorque. Sa splendeur maximale est venue après la révolution de 1868 et le premier tiers du XXe siècle où jusqu’à 900 personnes étaient affiliées aux loges réparties dans toute l’île, mais après la guerre civile et la dictature de Franco, tout a disparu. Maintenant, il y a à peine deux loges à Minorque plus quelques groupes de diplômes supérieurs.

Dans le but de récupérer cette partie du passé de l’île et d’ouvrir la franc-maçonnerie à la société insulaire, l’Ateneu de Maó organisera un cycle de dialogues tous les mardis d’octobre. En eux, l’orateur Adolfo Alonso parlera avec certains invités sur des sujets tels que l’histoire de la franc-maçonnerie à Minorque, la relation avec les religions et la spiritualité, les droits civils tels que l’information ou le franquisme et la répression.

A partir de ces dialogues, il est prévu de faire réfléchir les Minorquins sur leur passé si lié à cette fraternité mondiale et comment il y a eu l’éloignement ultérieur sur l’île. Selon les mots d’Adolfo Alonso « ces dialogues ne sont pas pour la franc-maçonnerie, mais de la franc-maçonnerie pour tous, pour revenir à la mémoire de nos ancêtres maçonniques, vos parents sur l’île, et récupérer cette ligne intellectuelle d’illustration et de culture pour tous. »

Alonso souligne également que « notre objectif est de tendre la main, d’affirmer que la franc-maçonnerie du 21e siècle n’est un démon pour personne, que nous sommes des citoyens pacifiques de notre pays et de nos communautés, que nous essayons d’apporter ce que nous avons pour une société meilleure, égalitaire et juste et retrouver les Minorquins qui nous ont précédés ».

Tous ces dialogues seront modérés par Jordi Ribera.

* L’ Université scientifique, littéraire et artistique de Maó est située dans un bâtiment qui surplombe deux rues et la place Esplanada à deux étages. Il suit un style architectural traditionnel des demeures seigneuriales des  XVIIIe et XIXe siècles à Maó. À partir de 1906 , il prend en charge le Menorca Magazine , publié depuis 1888.

Au premier étage se trouvent la salle d’assemblée A. Victory Taltavull, le musée d’histoire naturelle, la salle Màrius Verdaguer, la salle de discussion Fernando Rubió i Tudurí , deux salles de bibliothèque, la Sala Vives Llull et d’autres dépendances administratives. Au deuxième étage, il y a des salles de classe où sont enseignés des cours de peinture, de dessin, de musique et de langue.

Elle a été officiellement créée en 1905. Des entités telles que la Chambre de commerce, la Chambre d’agriculture, le Groupe philharmonique (1916), les premiers centres insulaires de garde d’enfants et de lutte contre la tuberculose, un orphelinat et des groupes de randonneurs et de sportifs, tels comme l’ Unió Esportiva Maó.

Mystères et privilèges de l’honorable société de la Franc-maçonnerie

De notre confrère idealmaconnique.com

« […] un candidat […] se présente aujourd’hui librement et de son plein gré […] pour solliciter humblement d’être admis aux mystères et privilèges de la Franc- maçonnerie. »(Rites Émulation et Standard d’Écosse).

Cependant, ceux qui ignorent ce qu’est vraiment la Franc-maçonnerie et qui en parlent sans rien en savoir, en répandent souvent une image qui ne lui correspond pas.

Rétablissons la réalité.

La Franc-maçonnerie est un mouvement historique ayant son propre caractère:

  • une raison d’être de construction d’une fraternité universelle ;
  • le recours à un corpus de symboles et secrets faisant référence aux métiers de Maçonnerie, divulgués aux initiés par voie de cérémonies traditionnelles de réception, sans jamais avoir fait appel aux savoirs secrets de type « hystériques[1] » qui ne la concernent pas ;
  • l’appropriation des signes d’investitures appartenant à certains anciens ordres patriarcaux, sacerdotaux ou chevaleresques, jalousement conservés par eux (titulatures, blasons, et autres objets identitaires), attestant ainsi le glissement des cercles fermés vers des groupes semi-publics : les loges, dont l’admission est ouverte à tous ceux qui en ont le désir et les dispositions personnelles requises de liberté et de bonne réputation.

Les cérémonies d’admission, les instructions maçonniques, les mystères et secrets constituent un spectacle initiatique, un enseignement à fond philosophique, des outils d’élévation morale et spirituelle, et qui sont autant de lumières de l’esprit, que les initiés vont explorer et dont ils vont débattre, qu’ils vont mettre en question, à l’image des sages de l’Antiquité.

À l’instar des associations fondées sur le secret, mais cela seulement sur leur modèle, la Franc-maçonnerie est organisée en une hiérarchie strictement initiatique et non administrative ou d’autorité, comportant des échelles de grades.

La fonction spécifique de la Franc-maçonnerie est de sélectionner, au travers d’une série d’épreuves particulières et traditionnelles, une minorité d’élus aptes à bénéficier d’enseignements spirituels non dogmatiques de plus en plus élevés, peu accessibles au commun.

Mais contrairement aux initiations anciennes à mystères, par lesquelles les classes privilégiées par la naissance, la position sociale ou les réseaux repliés sur eux-mêmes, se voyaient conférer une habilitation au pouvoir, la Franc-maçonnerie se situe purement sur un terrain dans lequel l’initiation ne peut apporter qu’une transformation éthique, morale et spirituelle, sans incidence politique, religieuse ou sociale.

À tous ceux qui ont le désir sincère de connaître les bienfaits de l’initiation et qui travaillent dans un esprit de fraternité universelle et de progrès individuel, la Franc-maçonnerie offre, sans restriction de naissance, de rang ou de religion,la promesse d’une élévation bienheureuse, ce qui était à l’origine un privilège exclusivement de classe.

Cependant, en dépit de cette démocratisation d’un privilège autrefois strictement réservé à quelques « happy few », l’initiation maçonnique traditionnelle continue de se placer en dehors de toute publicité. Elle réserve cette lumière qui ouvre l’accès à une vie intérieure intense, compatible avec sa confession de foi religieuse, son état professionnel et les lois de l’État, aux initiés qui s’extraient eux-mêmes de la condition ordinaire.

L’initiation maçonnique devient ainsi pour eux une puissance spirituelle visant à transformer l’individu indépendamment de l’ordre social, à réaliser en lui une sorte de nouvelle naissance qui l’arrache au statut commun et le fait accéder à un plan de vie différent. La Franc-maçonnerie se situe ainsi dans une voie de sagesse permettant de transformer l’homme, du dedans, de l’élever à une condition supérieure, d’en faire un être unique et unifié en lui-même, bienveillant et bienfaisant pour ses semblables.

Pour ce faire, la Franc-maçonnerie substitue aux rites mystériques d’initiation d’autres épreuves sur le long cours : une règle de vie, un chemin d’ascèse, une voie de recherche intérieure, et, par-dessus tout, le sentiment de faire partie d’une chaîne de fraternité bénéfique à l’humanité, par son esprit constructif « sans frontières ».

Ce sont là les véritables mystères et privilèges de l’honorable société de la Franc-maçonnerie.

« Permettez-moi de vous féliciter d’avoir été admis comme membre de notre ancienne et honorable Institution. Elle est ancienne, en effet, car elle a existé de temps immémorial. Elle est honorable, il faut le reconnaître, car elle contribue à rendre tel celui qui suit ses enseignements. Aucune Institution, en effet, ne peut se vanter d’être établie sur des bases plus solides que ne l’est la Franc-maçonnerie, puisqu’elle est fondée sur la pratique de toutes les vertus morales et sociales, et, telle est la considération dont elle jouit que, dans tous les temps, des monarques eux-mêmes ont cultivé notre Art et n’ont pas cru déroger en échangeant le sceptre contre la truelle. Ils ont protégé nos mystères et se sont joints à nous dans nos assemblées [2]. » (Rite Émulation).

[1] Il a existé dans l’Antiquité une grande diversité de rites mystériques : orphiques, dionysiaques, gnostiques, mystères d’Éleusis, d’Isis et d’Osiris, etc. Leurs pratiques, fort différentes entre elles, sont le plus souvent polythéistes, personnification d’idées abstraites (vertu, sagesse, foi, concorde, maîtrise de soi, etc.), pratiques bachiques, orgiaques, transes, actes sacrificiels, etc.

[2] Plusieurs rois de France (de Louis XV à Louis-Philippe) sont réputés avoir été membres de la Franc-maçonnerie ou l’ont protégée ; et encore aujourd’hui plusieurs monarques régnants ou de rang royal en sont membres, certains en sont même Grands Maîtres.

NDLR : Notre frère Alan B. est membre de la Grande Loge Indépendante de France

La franc-maçonnerie est-elle incompatible avec la foi catholique ?

De notre confrère catholicculture.org – par Wlodzimierz Redzioch

Dans cette interview, le père Zbigniew Suchecki, professeur à la Faculté pontificale de théologie Saint-Bonaventure à Rome, ainsi qu’expert en franc-maçonnerie, donne une brève explication de l’enseignement de l’Église sur le sujet. La position de l’Église catholique n’a pas changé. C’est ce qu’a déclaré Monseigneur Gianfranco Girotti, proche conseiller du pape Benoît XVI, lors d’une conférence sur le thème Franc-maçonnerie et Église catholique à la Faculté théologique pontificale Saint-Bonaventure de Rome le 1er mars de cette année.

La vision et la philosophie de la franc-maçonnerie sont incompatibles avec la foi catholique et l’appartenance à l’Église catholique, a déclaré Girotti.

La réunion, présidée par Girotti, comprenait Carlo Giovanardi, le professeur Zbigniew Suchecki des Frères Mineurs Conventuels, le professeur Domingo Andres, le professeur Pietro Amata et d’autres.

La franc-maçonnerie de tous types – régulière ou irrégulière, légitime ou « détournée » – a été condamnée par de nombreux papes dans un total d’environ 600 documents. La question est cependant pertinente aujourd’hui, car de nombreux catholiques sont devenus francs-maçons. J’ai demandé au professeur Suchecki, un expert en franc-maçonnerie, de discuter de la question.

En bref, qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?

PROF. ZBIGNIEW SUCHECKI : Le mot franc-maçonnerie est dérivé du français maison maître (« maître d’une maison »). Les Normands l’apportèrent en Angleterre, où il devint franc-maçon.

Dans diverses études, les origines de l’institution remontent à l’Antiquité, et cela est soutenu par diverses légendes.

Les francs-maçons de Londres ont fondé la Grande Loge d’Angleterre dans l’église Saint-Jean-Baptiste le 24 juin 1717.

La création de la Loge de Londres, dont les membres étaient appelés Modernes, marqua une division dans la franc-maçonnerie. La Loge de Londres s’opposait à l’ancienne Grande Loge des Maçons Libres et Acceptés, dont les membres, selon les Anciennes Institutions, étaient appelés Anciens. La déclaration de déisme figurait parmi les principales différences entre la Grande Loge de Londres et la Grande Loge de France. La Grande Loge de France était parmi les plus violemment anticléricales du monde. . .

Alors l’anticléricalisme, c’est-à-dire l’hostilité à l’Église catholique, est une caractéristique principale de la franc-maçonnerie ?

SUCHECKI : C’est vrai. Le père Mariano Cordovani, dans un article publié en première page de L’Osservatore Romano (M. Cordovani, La Chiesa e la Massoneria, 19 mars 1950), écrivait : « La franc-maçonnerie, avec son hostilité croissante à l’égard de l’Église catholique, est parmi ces groupes qui renaissent et gagnent en force non seulement en Italie. »

Pourriez-vous nous donner quelques exemples des attitudes anticléricales de la franc-maçonnerie ?

SUCHECKI : Le 10 septembre 1952, L’Osservatore Romano publie un article, La Grande Loge de France contre l’Église catholique, traitant des résolutions prises par la Grande Loge de France à cette époque. Il citait les résolutions comme suit :« Le Convent de la Grande Loge de France, voyant que la liberté humaine est en danger du fait des agissements cléricaux du Vatican en France, dans les pays d’outre-mer de l’Union française et dans le monde entier, décide… de démasquer par tous les moyens la subtile intrigue du Secrétariat d’État du Vatican, qui vise à imposer la tutelle honteuse de la dictature religieuse et politico-économique à l’ensemble de l’humanité… et à accepter, dans la lutte acharnée contre le cléricalisme, toute alliance compatible avec l’idéal maçonnique. « 

Néanmoins, certains représentants de la franc-maçonnerie ont rencontré des catholiques. . .

SUCHECKI : Le dialogue catholique-maçonnique a commencé par des rencontres informelles entre des représentants catholiques et maçonniques en Autriche, en Italie et en Allemagne. Le représentant de la franc-maçonnerie Karl Baresch rencontra informellement le cardinal Franz Konig à Vienne le 21 mars 1968. Une commission mixte fut ensuite nommée, qui rédigea un document, la Déclaration de Lichtenau, à caractère informatif, à l’intention des autorités romaines (le Saint-Père et le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Cardinal Seper). La déclaration de Lichtenau, qui contenait de graves défauts en termes philosophico-théologiques et, surtout, historiques, n’a jamais été reconnue officiellement par le cardinal König ni par l’Église.

Dans les années 1974-1980, les évêques allemands nommèrent une commission officiellement chargée d’examiner l’incompatibilité entre l’appartenance à l’Église catholique et la franc-maçonnerie. La commission a pris les Rituels des trois niveaux de la Franc-Maçonnerie, dont les textes leur avaient été permis d’avoir par les Francs-Maçons, et les a soumis à un examen long et minutieux.

Dans les déclarations finales, les raisons de l’incompatibilité entre l’Église catholique et la franc-maçonnerie ont été rapportées. L’appartenance à cette dernière questionne les fondements de la vie chrétienne. Un examen attentif des Rituels de la Franc-Maçonnerie et de la manière d’être Franc-Maçon exclut la possibilité d’une double appartenance. Dans la vision du monde de la franc-maçonnerie, une attitude humanitaire et éthique prévaut. Ce type de subjectivisme ne peut s’accorder avec la foi en la parole révélée de Dieu authentiquement interprétée par l’Église.

La franc-maçonnerie nie la possibilité d’une connaissance objective de la vérité. Le franc-maçon rejette toute foi dans les dogmes ; il n’en admet pas même dans sa propre Loge. Il est tenu d’être un homme libre sans soumission au dogme ni à la passion. Ce concept est incompatible avec la notion catholique de la vérité en termes de théologie naturelle et révélée. La représentation d’un Architecte Universel qui domine, éloigné de l’homme, sape les fondements de l’idée catholique d’un Dieu qui rencontre l’homme comme Père et Seigneur.

Les francs-maçons se vantent souvent de leur tolérance. . .

SUCHECKI : L’idée de tolérance de la franc-maçonnerie découle de son concept de vérité. Par tolérance, les catholiques entendent la sympathie et la compréhension de leurs voisins. Les francs-maçons considèrent la tolérance comme le respect des idées des autres, aussi différentes soient-elles. Cette idée de tolérance sape la fidélité du catholique à sa foi et son acceptation des enseignements de l’Église.

Pourriez-vous nous dire quelque chose sur les rituels des francs-maçons ?

SUCHECKI : Les Rituels des trois grades d’Apprenti, de Compagnon et de Maître, dans leurs mots et leurs symboles, ressemblent aux sacrements chrétiens. Ils donnent l’impression que l’homme se transforme par des gestes symboliques. Les rituels maçonniques sont une initiation symbolique de l’homme qui est intrinsèquement en compétition avec la transformation opérée par les sacrements. Selon ces rituels, l’objectif ultime de la franc-maçonnerie est d’améliorer l’homme au plus haut degré, tant sur le plan éthique que spirituel. Cela soulève le doute que l’amélioration morale de l’homme est séparée de la grâce à un degré tel qu’il ne laisse aucune place à la justification telle qu’interprétée par la doctrine chrétienne. Quelle transformation la communication sacramentelle du salut de l’homme dans le baptême, la confession et l’Eucharistie s’opèrent-elles si l’illumination et la défaite de la mort s’accomplissent à travers les trois Rituels ? De plus, la franc-maçonnerie exige une allégeance totale et inconditionnelle de ses membres, jusqu’à la mort. Ce caractère totalitaire rend la franc-maçonnerie incompatible avec l’Église catholique. L’étude des loges même bien disposées a décelé des difficultés insurmontables.

Dans le nouveau Droit canonique, la Franc-maçonnerie n’est pas explicitement mentionnée, contrairement au Code précédent. La position de l’Église a-t-elle changé ?

SUCHECKI : La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a été interpellée à ce sujet à plusieurs reprises. Le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation, a expliqué que la non-mention de la franc-maçonnerie était imputable à un critère éditorial, également suivi pour d’autres associations qui n’avaient pas été mentionnées, car elles avaient été incluses dans des catégories plus larges. Des clarifications sont contenues dans le document pertinent de la Congrégation, Déclaration sur la franc-maçonnerie, 26 novembre 1983. (Quaesitum est)

La Déclaration sur la franc-maçonnerie de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a été brièvement illustrée par L’Osservatore Romano du 23 février 1985. Le journal a publié un article en première page : Réflexions un an après la Déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. La foi : incompatibilité entre la foi chrétienne et la franc-maçonnerie. L’article rapporte les raisons officielles de la position de la Congrégation sur la franc-maçonnerie : « Depuis que l’Église a commencé à exprimer sa position sur la franc-maçonnerie, ses opinions ont été inspirées par plusieurs raisons, à la fois pratiques et doctrinales. Non seulement elle a tenu la franc-maçonnerie pour responsable d’activités subversives contre elle, mais, depuis les premiers documents pontificaux sur le sujet, et dans l’encyclique Humanum genus par Léon XIII, elle a dénoncé des idées philosophiques et des concepts moraux contraires à la doctrine catholique. Selon Léon XIII, ils pourraient essentiellement être attribués à un naturalisme rationaliste, qui a inspiré les plans et les activités de la franc-maçonnerie contre l’Église. Dans sa lettre au peuple italien, Custodi, il écrit : « Rappelons-nous que le christianisme et la franc-maçonnerie sont essentiellement incompatibles, de sorte que rejoindre le premier implique de quitter le second. »

Un chrétien ne peut donc pas avoir une double relation avec Dieu : une relation humanitaire, extra-confessionnelle, et une relation chrétienne intérieure ; il ne peut pas non plus exprimer sa relation à travers un double symbolisme. Seul Jésus-Christ est en fait Maître de Vérité, et ce n’est qu’en Lui que les chrétiens peuvent trouver la lumière et la force pour mener à bien le plan de Dieu en travaillant pour le bien de leur prochain.

La symbolique du compas

Du site COMPAS PASSION

Le compas est certainement l’outil le plus représenté comme symbole, et ce depuis des siècles. Pour nous occidentaux, le compas représente l’emblème des sciences exactes mais aussi de la rigueur mathématique. Dans l’ésotérisme et dans la Chine antique, le compas, la plupart du temps associé à l’équerre, est un important symbole cosmologique servant à tracer le cercle tandis que l’équerre sert à tracer le carré. Chez nous, comme en Chine, le compas et l’équerre évoquent respectivement le Ciel et la Terre.

Reproduction en céramique d'une estampe réalisée par William Blake (1757-1827) montrant la création du monde, ici le compas symbolise l’esprit créateur.
Reproduction en céramique d’une estampe réalisée par William Blake (1757-1827) montrant la création du monde, ici le compas symbolise l’esprit créateur.

Dans le dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant (Robert Laffont 1988), nous pouvons lire : « Le compas peut être interprété comme l’image de la pensée dessinant ou parcourant les cercles du monde. Le compas est devenu le symbole du dynamisme constructeur, l’attribut des activités créatrices ».

Une gravure du XIIIe siècle, présente, au centre, le maître d’œuvre tenant une équerre, symbole de rigueur, et un compas, symbole de création, il se trouve placé entre l’autorité royale donneuse d’ordres et les ouvriers exécuteurs des travaux.

Au Moyen-Age, le compas et bien souvent l’équerre figuraient sur les emblèmes de la plupart des corporations.

Le Compagnonnage utilisera, lui aussi, ces deux outils dans sa symbolique, la plupart du temps accompagnés d’outils plus spécifiques au métier.

Blason des compagnons boulangers  du musée du compagnonnage de Tours
Blason des compagnons boulangers du musée du compagnonnage de Tours

Il en sera de même pour la Franc-Maçonnerie.

Pour ces deux institutions, le compas et l’équerre, symboles du masculin et du féminin, du ciel et de la terre, du temps et de l’espace, de l’esprit et de la matière, sont toujours associés et figurent sur les sceaux de loges ou de sociétés compagnonniques.

L’équerre et le compas, entrelacés sont également brodés sur les écharpes de compagnons, les cordons et tabliers des maîtres maçons, mais aussi sur les bannières des loges.

Bannière des compagnons charpentiers du Devoir de Liberté de Tours
Bannière des compagnons charpentiers du Devoir de Liberté de Tours
Bannière de la loge maçonnique “Les Démophiles” de Tours
Bannière de la loge maçonnique “Les Démophiles” de Tours

D’autres groupes humains ont choisi le compas comme symbole, mais sans l’équerre.  

Ainsi, certaines sociétés de Libre Pensée du début du XXe siècle, telle celle du Mans, utilisaient le compas, symbole de l’esprit créateur d’une nouvelle société, associé au pic, outil de démolition, symbolisant l’idée de mettre à bas la société obscurantiste et cléricale de l’époque.

Sceau de la Libre Pensée du Mans au début du XXe siècle
Sceau de la Libre Pensée du Mans au début du XXe siècle

Sur la médaille décernée aux Meilleurs Ouvriers de France, apparaît un compas tenu par un travailleur manuel. Ici encore, le compas symbolise le dynamisme constructeur, la perfection dans le travail et l’emprise sur la matière justement dosée par son utilisateur, grâce à cet instrument de précision.

Le compas, symbole du travail intellectuel, était associé au marteau, symbole du travail manuel, au centre du drapeau de l’ex-République Démocratique Allemande (RDA), mais aussi sur les pièces de monnaie et les documents officiels de ce pays.

Pièce de l'ex R.D.A.
Pièce de l’ex R.D.A.

Le compas peut donc figurer sur un drapeau, mais aussi sur le blason d’une ville, comme sur celui de Rieumes, en Haute-Garonne.

Merci pour ses informations et ses photos à compas-passion.jimdofree.com que nous vous conseillons de visiter.

Trouver sa place

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Une piscine bordée de cocotiers, près du bar, dans un club de vacances. Sur le plongeoir miroitant sous le soleil, une blonde adolescente en maillot rose regarde l’eau trois mètres plus bas, avec appréhension. Une nouvelle fois, elle prend son élan et saute dans le grand bain, les yeux fermés, toute droite, en se pinçant le nez, puis ressort ruisselante par l’escalier, pour recommencer. Comme ses camarades qui sans cesse rebondissent sur la planche et « piquent une tête » en un joyeux et continuel ballet aquatique, la jeune nageuse voudrait bien savoir aussi plonger du tremplin.

Obstinée, appliquée, patiente, elle a décidé cet après-midi d’apprendre seule. « Je ne suis pas plus maladroite qu’une autre, je vais réussir » lit-on sur son visage déterminé. Au fil de ses sauts, elle s’assouplit, sa peur se dissipe visiblement. Maintenant, elle plie les genoux et bascule dans l’eau les bras en avant, les mains jointes…au prix de quelques réceptions claquantes sur le ventre et de grandes éclaboussures qui, bien entendu, font tordre de rire sa bande moqueuse autour du bassin ! Qu’importe. Concentrée, apparemment indifférente aux regards, sourde aux quolibets, elle s’enhardit, affine son coup de pied en prenant bien appui sur le bord de la planche pour se lancer, courbe son corps et, la tête en bas, les bras bien profilés et les jambes serrées, s’efforce de mieux pénétrer l’onde turquoise.

Il lui faudra plus de deux heures, de multiples essais encore, pour réussir un plongeon acceptable, puis un autre meilleur, un troisième enfin quasi parfait, tel un gracieux et luisant dauphin, sous les applaudissements des copains. Quelle joie dans ses yeux, après cette victoire sur elle-même !

Je me souviens de cette scène estivale, dont, il y a quelques années, allongé sur ma chaise longue de « vacancier », je fus le spectateur ravi et fier. A la fois parce que la naïade si volontaire m’avait donné un bel exemple de persévérance et aussi, je me permets de le dire, parce que c’était ma fille !

Volonté, courage, discipline, désir de réussite, nombre de ces vertus définissent ensemble les composants de la confiance en soi. Mais aussi caractérisent, et de fait, « activent » l’être humain, parmi ses semblables au cours de quatre stades successifs : l’observation, la comparaison, l’imitation et la répétition ! C’est leur lent exercice qui lui permet, généralement, de trouver et prendre sa place dans la société.

Le regard de l’autre

Œil bleu de femme
Œil bleu de femme

Au vrai, notre condition d’animal social est pour le moins paradoxale. Par nature, nous désirons être indépendants mais, par nécessité nous sommes dépendants. Comme individu, chacun de nous éprouve la nécessité de se différencier, d’être autonome, mais en même temps notre instinct grégaire nous attire, nous conduit vers « l’autre » dont nous avons besoin pour vivre. Son regard, son attention, mieux sa considération, en plus de sa solidarité, nous importent au plus haut point, quoi qu’on en pense. Nous « apprenons de lui » parce qu’il est tout à la fois :

  • Le miroir qui nous renvoie notre image, et en quelque sorte, nous permet de constater notre existence.
  • Le censeur, indispensable témoin, qui évalue nos paroles et nos actions, donc nous gratifie ou nous blâme.
  • Le concurrent qui peut certes nous supplanter, mais dont la rivalité – en tant que modèle – nous est utile pour « prendre notre mesure ».
  • Le partenaire qui nous apporte son concours dans toute réalisation et contribue à nous donner notre sentiment d’appartenance au groupe.

 De la sorte, n’est-il pas logique qu’ainsi exposé, en clair au jugement, nous puissions vivre notre relation à autrui tel un rapport de forces ? Et éprouver dans ce cas – en créant un enjeu – doute de soi et crainte de l’autre ?

L’autodépréciation : Ce nécessaire « regard de l’autre » que nous souhaitons, autant que nous le redoutons, est à même de nous révéler des faiblesses réelles mais aussi imaginaires. Lorsque nous pensons que notre semblable lit en nous comme dans un livre, et donc nous juge sur le champ, nous croyons qu’il attend de nous la perfection. Et nous nous sentons alors bien démunis, incapables de le satisfaire ! Ce mécanisme dévalorisant, créé par nous de toutes pièces, est évidemment générateur de gêne, de manque d’assurance et de confiance en soi.

La surestimation d’autrui : En plus de cette faculté de nous déshabiller du regard, nous prêtons souvent à l’autre des pouvoirs et des intentions – bien entendu mauvaises – qu’il n’a pas. De cette façon, avec la conviction d’être instantanément « deviné » et dévalorisé, nous le ressentons comme une menace. Pour peu que nous habite quelque timidité constitutionnelle ou acquise, nous montrons à notre interlocuteur, soumission et infériorité, attitudes en l’occurrence inopportunes. Méfions-nous donc de notre trompeuse imagination, cette « folle du logis », telle que la dénommait les penseurs antiques.

Dites-moi que vous m’aimez…

Jeune garçon et son chien
Jeune garçon et son chien

Nous sommes des êtres de soifs. Parmi tous nos besoins, nous éprouvons impérativement celui d’être aimé, reconnu par l’autre, de diverses façons. Nous dépensons ainsi une énergie considérable tout au long de notre vie, pour recevoir la tendresse de nos parents, l’amour de nos frères et sœurs, de notre conjoint, de nos enfants, l’attention de nos éducateurs, la considération de nos employeurs, la cordialité de nos amis. En somme, la promesse d’une affection inconditionnelle ! Nous voulons, avec raison, être appréciés pour ce que nous faisons, mais encore pour ce que nous sommes…et nous ne sommes pas toujours récompensés !

Cette quête de reconnaissance, aussi légitime et compréhensible soit-elle, nous entraîne souvent à chercher sans cesse à faire plaisir, parfois même à flatter l’autre outre mesure, pour être gratifié en retour. Au vrai, nous craignions de perdre son affection. Qu’il ne semble plus nous manifester d’intérêt, et nous voilà déstabilisés, frustrés, inquiets, coupables même. Pourquoi ne me regarde-t-il plus ? Quelle faute ai-je commise ? Comment me faire aimer de nouveau ?

Prendre conscience de cette dépendance au long cours, c’est déjà commencer à s’en libérer ! Et moins solliciter le « regard de l’autre », c’est renforcer sa propre autonomie !

 D’où viens-je ?

L’homme descend du singe et le singe descend de l’arbre, aimions-nous répéter au temps de nos culottes courtes, ravis de nos premiers jeux de mots. Cette plaisanterie n’est précisément pas si « bête » en soi. Les hominidés ne grimpaient-ils aux arbres, en circulant de branches en branches, il y a trois millions d’années ?

D’australopithèques en préhumains, d’Homos Erectus en Néandertal puis en Homo Sapiens, notre lente évolution nous a conduits vers 40 000 ans, à un homme peu différent de celui d’aujourd’hui, l’homme de Cro-Magnon. Entre autres rites, nous lui devons l’enterrement des morts et comme le souligne le paléontologue Yves Coppens, « la prise de conscience de chaque être est unique et ne peut être remplacé : la disparition d’un être est un drame sans retour ». On le voit : cette notion de « place de l’individu » dans le groupe est donc très ancienne !

Ces bons sentiments n’empêchent pas sieur Cro-Magnon de montrer à son prédécesseur Néandertal une disposition belliqueuse. S’installent alors la peur de l’autre et le doute de soi, les notions de rivalité et de défense du territoire. A l’âge de fer, deux mille ans avant notre ère, se confirment batailles et guerres entre les hommes. Et cet affrontement devenu Sapiens contre Sapiens n’a jamais cessé depuis. L’Homo Modernus est-il vraiment passé de l’animalité à l’humanité ? L’actuel conflit en Europe permet beaucoup d’en douter !

Si, aux temps préhistoriques, la nature se chargeait de former l’Homme, de nos jours, c’est la socio-culture qui le façonne dès l’enfance. Les institutions familiale et scolaire sont évidemment les deux premières à même de donner au petit Sapiens un viatique pour partir à la découverte du monde. De leur côté les outils médiatiques apportent leur complémentarité, quand ils ne se posent pas en concurrents directs de l’enseignement !

La famille

Famille heureuse dans la cuisine à table
Famille heureuse dans la cuisine à table

Dans l’idéal, le cocon familial est décrit comme un véritable espace d’amour, d’échanges, où chacun des membres du « clan » (père, mère, enfants) vit en confiance – a sa place et son rôle – se sent protégé et vient se ressourcer, après ses contacts extérieurs.

En réalité, chaque famille obéit à un mode de fonctionnement qu’elle construit, avec des règles spécifiques. Elle peut ainsi constituer cette douillette cellule de base, chaleureuse, aimante et sécurisante : il en existe bien entendu des millions sur la planète. Mais elle peut être également, ne nous le cachons pas, un lieu de difficultés par définitions mal vécues, à type de frustrations et de conflits. Nous en sommes environnés.

Sans vouloir établir ici une typologie familiale, ou estimer un système meilleur ou moins bon qu’un autre, il est clair que l’on ne communique pas de la même manière dans une famille nombreuse, restreinte ou monoparentale. Il est sûr également que les usages sont différents dans une famille « ouverte » ou « fermée » et certain que les parents dits « surprotecteurs », « rigoristes » ou « permissifs » ont une optique tout à fait personnelle sur l’éducation de leur progéniture. Et que celle-ci – selon l’amour qui y circule ou non – s’y sent « intégrée », « rejetée » voire « abandonnée », au sens clinique du terme !

Quant à la fratrie – avec ses statuts éventuels qui s’imposent, de « frère aîné », « cadet », de « grande sœur » ou de « petit dernier » -synonyme de « chouchou » – avec ses joies intenses mais aussi ses inévitables drames que représentent les enjeux, intrigues, jalousies et rancœurs – elle constitue le creuset même, soit de la sérénité permanente, soit de névroses blessantes à vie. L’ambiance est certes bien différente dans les familles unies, égalitaires, illuminées par la joie partagée et celles assombries par la discorde, la violence ou l’alcool. « Quand les parents boivent, les enfants trinquent » dit un cynique proverbe. A l’évidence, alors que le bonheur signifie rapprochement, en l’occurrence le danger dicte la fuite. Tout le contraire de notre propos centré sur la place individuelle dans le cercle familial ! Mais qui montre – sans généraliser les écarts possibles – ce qui constitue son ciment : la responsabilité de chacun de ses membres.

L’école

Chuuuut ! Cette sifflante et impérative injonction au silence est la première d’une longue série que, généralement, l’enfant reçoit en France pendant sa scolarité. Alors qu’aux Etats-Unis, et dans beaucoup de pays anglo-saxons l’expression verbale est favorisée dès le plus jeune âge – et l’aisance individuelle avec – notre pays, très marqué par une longue civilisation de l’écrit (Le droit romain au moins jusqu’à la fin du 18ème siècle), fait encore largement peiner ses écoliers sur leurs cahiers, au détriment de la parole et de la gestuelle. Par ailleurs, l’irruption de la récente « écriture inclusive » – soucieuse d’égalité entre les genres féminin et masculin – ne facilite ni l’orthographe ni la prononciation des mots. Voire provoquerait des désordres psychologiques individuels en « dégenrant » le vocabulaire ! Résultat, au-delà même de ces perturbations éventuelles : Nombre d’étudiants produisent des écrits constellés de fautes et sont souvent terrorisés par les épreuves orales des examens !

Le cadre professionnel

cocktail au travail discussion
cocktail au travail discussion rencontre

La récente et durable épidémie de Covid 19 a modifié la trame du tissu social ! Le schéma classique des « 35 heures » de travail effectués en entreprise est désormais concurrencé par une autre forme d’activité : le télétravail. Il désigne l’activité qui, au lieu d’être exécutée dans les locaux d’un employeur, est effectuée par un salarié à l’extérieur, généralement à son domicile. Pour l’effectuer, celui-ci utilise les technologies de l’information et de la communication. Autrement dit un ordinateur personnel.

Ces deux dernières années, caractérisées par le confinement, ont changé les habitudes de vie de nombreux collaborateurs d’entreprises. Le travail à distance, tout en supprimant le temps et les inconvénients du transport, aller et retour – ainsi que les dépenses afférentes – leur a aussi évité la fatigue et redonné du temps personnel. Et du même coup, terminé le phénomène « métro-boulot-dodo » : sans pression hiérarchique, hors de ce climat d’urgence souvent propre « aux grosses boîtes » et facteur de stress, ce job « nouvelle formule » leur a offert une nouvelle liberté, traduisible en qualité de vie. Notamment pour qui peut quitter la grande ville. Loin du béton, près de la verdure !

Certes, obtenir et vivre son indépendance, c’est perdre du lien social, s’éloigner des collègues. Finis les pause-café, les joyeux déjeuners au restaurant collectif et les comités d’entreprise souvent festifs. Mais en restant chez soi, qui plus est en campagne, c’est gagner une heure de sommeil quotidienne et réentendre les oiseaux chanter ! C’est, selon les jours et l’envie, marcher dans la forêt voisine et cueillir une brassée de marguerites ou un panier de champignons. C’est tout simplement renouer avec la nature, qu’on avait plus ou moins perdu de vue. Avant de s’asseoir et d’ouvrir son ordinateur pour y dessiner le graphique des ventes hebdomadaires ou la maquette d’une enseigne commerciale. A envoyer par mail au siège de la compagnie en un clic de souris. Et en silence. Une autre vie !

Le télétravail

Conférence Zoom en visio sur ordi portable
Conférence Zoom en visio sur ordi portable

Le télétravail, une pratique passagère ou une tendance de fond ? Les milliers de collaborateurs qui choisissent cette nouvelle façon d’exercer un métier dans l’Hexagone tendraient à prouver qu’il s’agit, en tant que mouvement de masse, d’un fait social durable, donc à prendre en compte. Notamment par les administrations et entreprises, contraintes de se réorganiser en conséquence (replanification des tâches).

Au vrai, ne s’agit-il pas avec ce mouvement …de la découverte – ou redécouverte – de l’artisanat ? Qu’il soit bijoutier, horloger, cordonnier, serrurier, opticien, relieur, boulanger, qu’elle soit fleuriste, couturière, céramiste, graphiste, décoratrice, vannière, l’artisan et l’artisane, penchés sur un établi, une machine ou un pétrin, ce créateur, cette créatrice, « à son compte » traversent, – le plus souvent seuls – le temps et les modes. Certes, pour le collaborateur d’entreprise, passer soudain du travail en groupe à l’activité solitaire devant un ordinateur, c’est se retrouver pareillement face à soi-même. C’est se regarder dans les yeux. L’écran devient miroir. Si des milliers de collaborateurs (trices) en font le choix, c’est bien qu’ils, qu’elles y trouvent mieux qu’un avantage, un intérêt. Pas seulement financier.

Reste à savoir si démissionner pour monter sa « start-up » – jusqu’à bouleverser actuellement le marché de l’emploi – ne va pas aboutir à terme à un effet rebond du chômage. Car devenir fournisseur d’un produit, quel qu’il soit, suppose une clientèle à créer et à suivre. Que l’on travaille en entreprenariat ou en « free-lance ». L’indépendance n’échappe pas à la dépendance !

En tout cas, cette « grande démission » des travailleurs sans bureau remet en question la « valeur travail » et son sens même. La crise sanitaire, en maintenant les gens à domicile – donc en « déplaçant » les activités – leur a permis de constater le nécessaire équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Même ramené à 35 heures, le temps de travail auquel s’ajoute celui du transport, raccourcit le temps libre. Que veut dire « donner du sens » au travail ? Il ne s’agit pas uniquement d’augmenter les rémunérations mais encore de procurer un « bien-être » au salarié. Sa bonne santé mentale, son équilibre professionnel passe par :

  • Le besoin d’être respecté et compris, reconnu et estimé, l’envie de réaliser et de me réaliser (je ne suis pas un numéro mais une personne)
  • Le sentiment d’être utile et d’exprimer mon potentiel (participation au fonctionnement de l’entreprise) et de faire partie d’une équipe (sentiment d’appartenance)
  • La fierté de travailler pour une société de bonne réputation (image de marque)
  • La circulation de l’information interne (savoir pour quoi et pour qui je travaille) complète et en temps réel (pas de culture du secret)
  • Le constat d’être écouté mieux qu’entendu (suggestions prises en compte, association aux décisions)
  • Les entretiens réguliers avec la hiérarchie (évaluation des résultats, connaissance de la concurrence, moyens à disposition)
  • La réception de compliments (pour les réussites) et même de réprimandes (si elles sont justifiées !)
  • La possibilité de progression (formations, créations de postes, nouveaux produits)

 Alors et seulement, avec la manifestation de ces signes de reconnaissance, en soi véritables « transfusions de sens », l’entreprise peut espérer mieux « retenir les talents » et « garder en place » les collaborateurs (trices) qui en sont porteurs. A noter que le travail à distance peut être valorisé, sinon de la même façon, avec une stratégie adaptée (téléphone, mails, visio-conférence)

 Et la franc-maçonnerie dans tout ça ?

La Zélée - photo de la Loge publiée dans Sud Ouest
La Zélée – photo de la Loge publiée dans Sud Ouest

 Il est évident que cette véritable « déferlante » du télétravail atteint aussi les rives de « l’associatif » et notamment de la franc-maçonnerie par le biais de ses acteurs. Se présentent maintenant en loge, entre autres, des « pratiquants » de cette méthode dans le monde profane. Comme tout citoyen, toute citoyenne, le frère, la sœur, en manque de contacts, et aussi en quête de spiritualité, vient frapper à la porte du Temple avec ses dons et apports, ses besoins et désirs. Mis en verbes, ceux-ci tiennent sur les cinq doigts de la main : Donner, se donner des satisfactions, recevoir, demander, refuser.

Isolé (e) à l’extérieur par définition, c’est avec un ou plusieurs de ces besoins (notamment besoin d’appartenance, d’estime et de réalisation de soi) que l’initié(e) s’assoie précisément à sa place et à son office. En tant que membre de la loge, la façon dont il, elle, se présente, et se révèle (aptitude relationnelle), la qualité de ses contacts, le climat crée, ses besoins seront comblés ou non. Et il, elle, trouvera sa place parmi ses homologues. Certes, même si le groupe et la ritualisation sécurisent, il est bon de rappeler que la loge n’est ni un site de rencontres sentimentales, ni un lieu de thérapie. Elle est avant tout un « foyer de sens », et partant, un « centre d’apprentissages ». De soi, des autres, des disciplines humaines. De la vie. En cela, chacun, chacune peut y trouver, avec sa place, le sens recherché. Et partant, joie et sérénité.

Prenez place, Mes Frères, mes Sœurs. Cette phrase, prononcée par le Vénérable Maître, animateur de la loge, ne relève pas du hasard. A la fois invitation et injonction, elle appelle les membres de la loge à s’asseoir, mais pas de façon ordinaire. Tout y étant symbole, il s’agit pour chacun d’eux, au-delà du geste physique, de « prendre », donc d’occuper aussi leur place spirituelle. C’est à dire, individuellement, de descendre en soi pour permettre l’expression de l’Homme intérieur. Transposée en questionnement, cette « manœuvre intime » revient à passer mentalement, sur place, du classique « Qui Suis-je ? » au « Que Suis-je ? ». Etre, exister ainsi pleinement dans cet espace symbolique, c’est répondre au « Connais-toi toi-même » socratien par le « Sois qui tu es ». L’assertivité présente consistant à s’affirmer sans crainte mais avec humilité. Ce qui pourrait s’entendre ici comme un oxymore relève en fait de cet art qu’est – lorsque la lumière fait place à la lucidité – la maîtrise de soi.

Etre a sa place et à son office n’est pas qu’une formule rituelle. Elle signifie aussi l’ajout de l’équité à l’égalité, car en loge, il n’y a pas de hiérarchies, mais que des fonctions. Les « postes » ne sont jamais honorifiques, quoi qu’on en pense. Pour ce faire, dans la loge qui est une représentation de l’univers, chaque chose est à sa place, précisément pour créer un espace « réfléchi », donc organisé, cohérent, harmonieux. Ainsi, le Vénérable Maître siège à l’Orient et fait face à l’assemblée, les Officiers exercent à leurs places « opérationnelles » sur les côtés, les Apprentis occupent le deuxième rang de la « colonne du Nord », les Compagnons, le deuxième rang de la Colonne du Midi et les Maîtres sont répartis de manière équilibrée.

Dans ce cadre fonctionnel, ce n’est pas un hasard si les bancs de la loge sont généralement disposés en deux blocs vis -à -vis. Chacun, chacune, peut ainsi, de sa place, se voir et se sentir exister dans le « regard de l’autre » qui lui fait face. Si le franc-maçon, la franc-maçonne, est invité(e) à la réflexion solitaire, il, elle, n’est ainsi jamais livré (e) à la solitude ! Il, elle est toujours en compagnie. Et accompagné (e).

 A dire vrai, il y a très peu de lieux de réunions aujourd’hui où un individu est à même, à la fois, de pouvoir exprimer sa pensée, de prendre la parole, d’être entendu et écouté sans être interrompu. Sans être conspué, sans être critiqué, sans être désavoué. Les débats et interviews télévisés sont souvent l’exemple de ces séquences « passionnées » de communication « malmenée ».

 La loge maçonnique, elle, fait partie de ces espaces privilégiés où – le respect de la personne primant – celle-ci peut en toute liberté et bien sûr en respectant les autres elle-même, développer un argumentaire, profitable à tous et toutes. Et ce, dans un silence remarquable, en l’occurrence signe d’attention et de bienveillance des auditeurs. Ce climat exceptionnel bénéficie aux locuteurs en deux occasions principales : lorsque, conférencier (e) d’un soir, un frère ou une sœur présente une « planche » et quand « la parole circule » pour faire place aux commentaires individuels corrects après l’audition dudit exposé. Une parfaite démonstration de l’expression et l’échange verbal ordonnés, donc possibles entre les Hommes, sans qu’ils soient forcément du même avis.

 Trouver notre place parmi nos semblables, y être accepté et reconnu, utile et satisfait, c’est notre souhait. Nous y réaliser, c’est notre bonheur ! Cette sensation d’accomplissement, de plénitude, de proximité avec l’autre, cet autre Moi, nous l’éprouvons, avant la fermeture des travaux, lors de ce moment si particulier et chaleureux qu’est la chaîne d’union, en soi un cercle d’Amour.

Serrés les uns contre les autres, les pieds en équerre, nos mains jointes, nous sentons passer une énergie bienfaisante alors que résonnent les paroles d’espérance, prononcées par le Vénérable Maître. Chacun, chacune, se recueille dans son temple intérieur. Avant de repartir vers le monde profane, nous sommes invités à nous élever vers notre Idéal. Il faut toujours avoir un rêve d’avance.

Drôles de poignées de main ? Signes secrets ? Les francs-maçons s’ouvrent au public avec des photos uniques

De notre confrère expressandstar.com – Par Mark Andrews

Que représente la franc-maçonnerie pour vous ? Poignées de main étonnantes et signes secrets ? Pour beaucoup de gens, ce qui se passe à l’intérieur d’une loge de maçons reste empreint de mystère. Dans un effort pour dissiper certains mythes et rumeurs, l’une des plus anciennes loges du Shropshire ouvre ses portes au public ce mois-ci.

La franc-maçonnerie est plus répandue qu’on ne le pense. Stephen Rogers, responsable des communications pour les francs-maçons du Shropshire, estime qu’il y a environ 1 200 maçons dans le Shropshire, avec des loges à Wellington, Shrewsbury et Oswestry. Cela signifie qu’environ une personne sur 400 est franc-maçon.

L’organisation remonte à plus de 300 ans, lorsque les guildes locales réglementaient les tailleurs de pierre qui construisaient les grands châteaux et cathédrales de Grande-Bretagne.

Maître Russell Price, au centre, avec l'ancien maître Shaun Willocks et l'aumônier de la Loge David Foulkes
Maître Russell Price, au centre, avec l’ancien maître Shaun Willocks et l’aumônier de la Loge David Foulkes

Mais M. Rogers dit que si la plupart des gens ont entendu parler des francs-maçons, beaucoup ne savent pas ce qu’ils font ni pourquoi ils le font.

Pour donner aux gens une meilleure compréhension de qui sont les francs-maçons et de ce qu’ils font – et pour répondre aux questions sur les « poignées de main étranges » et autres – la Salopian Lodge of Charity ouvrira les portes du Freemasons’ Hall à Crewe Street, Shrewsbury, le dimanche.

M. Rogers, 71 ans, a rejoint les francs-maçons dans les années 1980, après avoir été présenté par un ami qui avait servi avec lui à la Table ronde.

« À cette époque, ils vous ont chassé de la Table ronde lorsque vous avez eu 40 ans, alors je me suis retrouvé à chercher quelque chose à faire avec mon temps », dit-il.

Maître Russell Price, aumônier de la loge, David Foulkes, et l'ancien maître Shaun Willocks se préparent pour une journée portes ouvertes au Shrewsbury Masonic Hall.
Maître Russell Price, aumônier de la loge, David Foulkes, et l’ancien maître Shaun Willocks se préparent pour une journée portes ouvertes au Shrewsbury Masonic Hall.

« Un de mes amis a suggéré les francs-maçons, disant qu’ils faisaient beaucoup de choses caritatives que nous faisions à la Table ronde, et j’ai été invité à une réunion. »

M. Rogers dit que la journée portes ouvertes donnera aux gens la chance de voir de première main le travail caritatif que l’organisation fait dans la communauté.

« Les francs-maçons accordent des subventions aux hospices dans tout le pays », dit-il.

L’organisation contribue également 1 million de livres sterling par an à la recherche médicale et est l’un des principaux bailleurs de fonds de la Midlands Air Ambulance.

Maître Russell Price et l'ancien maître Shaun Willocks se préparent pour une journée portes ouvertes à Shrewsbury Masonic Lodge
Maître Russell Price et l’ancien maître Shaun Willocks se préparent pour une journée portes ouvertes à Shrewsbury Masonic Lodge

M. Rogers dit que les histoires sur les francs-maçons étant une société secrète sont en grande partie mythiques, bien que certaines cérémonies restent secrètes.

« D’une manière générale, les francs-maçons sont heureux de parler de ce qu’ils font, il n’y a rien de secret là-dedans », dit-il.

« Il y a des rituels qui doivent être accomplis en secret, mais la plupart des choses dont nous sommes heureux de parler.

« Nous avons différentes poignées de main que nous utilisons dans certains rituels, mais nous disons aux gens de ne pas les utiliser pour s’identifier.

Maître Russell Price et Chaplin de la Loge David Foulkes regardant le portrait de James Mansfield, fondateur et premier Maître de la Salopian Lodge of Charity
Maître Russell Price et Chaplin de la Loge David Foulkes regardant le portrait de James Mansfield, fondateur et premier Maître de la Salopian Lodge of Charity

« Cela a peut-être duré pendant la guerre, mais ce n’est pas quelque chose qui se passe aujourd’hui, nous interdisons cela en dehors des réunions de loge »

« LES POIGNÉES DE MAIN NE SONT LÀ QU’À L’INTÉRIEUR DE LA RÉUNION POUR IDENTIFIER À QUEL NIVEAU VOUS VOUS TROUVEZ. TOUT EST TRÈS TRADITIONNEL. »

Une grande partie des rituels de l’organisation est liée à ses origines dans les guildes historiques de tailleurs de pierre et à la reconnaissance de leur progression de carrière.

Les maçons commencent en tant qu’apprentis entrés et seront plus tard, lors des cérémonies différentes , passés au second degré ou compagnon, puis maître maçon. Lors de chacune de ces cérémonies, le candidat doit d’abord assumer les nouvelles obligations du degré , puis se voir confier des connaissances secrètes comprenant mots de passe, signes et prises – poignées de main secrètes – cantonnées à son nouveau grade.

La Salopian Lodge of Charity a vu le jour en 1810 en tant que loge itinérante dans la milice du Shropshire pendant les guerres napoléoniennes, mais depuis 1815, elle est basée à Shrewsbury. Son père fondateur, ou «Père de la Loge» comme il a été désigné en 1811, était James Mansfield, bien que ses antécédents fassent l’objet de débats.

La journée portes ouvertes comprendra une visite guidée de la loge, basée dans l’ancienne église St Michael à l’arrière du siège du service d’incendie du Shropshire, et une explication des origines de la franc-maçonnerie et des rôles des différents officiers de la loge.

« Les membres de la Loge expliqueront ce qui les a motivés à devenir franc-maçon et ce qu’ils apprécient d’être membre »

explique M. Rogers.

Il dit que l’une des choses qu’il apprécie dans l’organisation est sa nature égalitaire, où les gens de tous les horizons entrent sur un pied d’égalité.

« Le duc d’Édimbourg était un franc-maçon de premier plan, mais au sein de l’organisation, cela ne fait aucune différence que vous soyez membre de la royauté ou un humble avocat du Shropshire », dit-il.

Des représentants de certaines des organisations caritatives qui ont reçu un soutien maçonnique montreront également comment leur travail a profité à la communauté.

M. Rogers se dit particulièrement fier du travail accompli par les francs-maçons du Shropshire au début de la pandémie de coronavirus, produisant de grandes quantités de vêtements de protection pour le personnel médical à l’aide de la technologie d’impression 3D.

Les maçons du comté ont également collecté plus de 1,2 million de livres sterling pour des œuvres caritatives sur une période de cinq ans, ajoute-t-il.

Les maçons brésiliens offrent des kits pour bébés

De notre confrère brésilien pmvc.ba.gov.br

L’hôpital municipal Esaú Matos a reçu ce mardi 20, une autre visite du Clube das Pétalas Loja Masônica União e Liberdade Conquistense. Le groupe est formé par les épouses des francs-maçons de Loja União et Liberdade Conquistense et fait périodiquement des dons de kits aux mères nécessiteuses qui accouchent à l’hôpital. Cette fois, 30 kits complets ont été donnés, comprenant une baignoire, des vêtements pour bébé et des produits d’hygiène pour les nouveau-nés.

La visite a également été suivie par les francs-maçons, parmi eux, le Vénérable Maître de la Loge, George Challub. Il a expliqué que le travail du Clube das Pétalas est déjà réalisé depuis quelques années par les belles-sœurs et a été adopté par la franc-maçonnerie, gagnant encore plus de force avec le soutien et la participation des ouvriers de la loge. Il a également souligné le rôle de soutien, l’un des piliers de la franc-maçonnerie : « Ce soutien doit s’étendre non seulement aux frères francs-maçons, mais à la société en général. Ce travail tente de sauver la dignité de ces êtres humains au moment de la naissance et, aussi, à travers leur mère qui accouche et se sent réconfortée, se sent soutenue », a-t-il ajouté.

L’objectif principal du Clube das Pétalas est de promouvoir la solidarité à travers le potentiel fraternel de la franc-maçonnerie, ce qui va dans le sens du travail réalisé à Esaú Matos, qui a en accueil humanisé l’une des plus grandes bannières de l’hôpital, en prenant mieux soin des gens et en se rapprochant de plus en plus de la population. Ce partenariat a donné de bons résultats et s’est renforcé de plus en plus précisément en raison de l’objectif commun de soutenir l’ensemble de la famille, qu’il s’agisse de prendre soin des nouveau-nés ou d’accueillir les parents et les membres de la famille. Le choix de l’hôpital pour recevoir les dons n’était pas un hasard : « ce choix fait par le Clube das Pétalas est dû précisément à cette étreinte qu’Esaü donne à ces mères qui sont en situation de vulnérabilité, incapables de se préparer à l’arrivée du bébé ou pour apporter plus de confort.

Les dons du Clube das Pétalas sont déjà devenus une tradition à l’hôpital Esaú Matos, car ils apportent une aide aux familles en situation de vulnérabilité, qui, parfois, ne pouvaient pas accueillir les nouveau-nés avec le minimum nécessaire pour garantir leur bien-être et, par conséquent, votre santé. Les kits sont le résultat de dons collectés en interne à la Loge maçonnique elle-même et, également, de la tenue d’une feijoada qui collecte des fonds pour l’achat d’articles. « Depuis juin de l’année dernière, jusqu’à présent, le nombre de kits donnés a déjà dépassé le montant des quatre dernières années », déclare le Vénérable George, ajoutant : « Le projet doit gagner en visibilité afin que nous ayons plus de personnes qui aident ».

Ce fut un moment unique qui a renforcé l’engagement des francs-maçons, main dans la main avec l’hôpital Esaú Matos et la Fondation de la santé publique, en aidant à développer davantage cette noble initiative du Clube das Pétalas. Une action humaine et sensible pour soulager les besoins des autres avec un si grand geste de dévouement et de solidarité.

MAÇONNERIE : philosophie et liberté

La franc-maçonnerie compte parmi ses principes « la liberté des individus et des groupes humains, qu’ils soient des institutions, des races, des nations »

Pour le philosophe français René Descartes (1596-1650), la liberté « consiste uniquement à affirmer ou à nier, à exécuter ou à envoyer ce que l’entendement nous prescrit, nous agissons de manière à sentir qu’à aucun moment, aucune force extérieure ne nous contraints ». Le chroniqueur et professeur Claudio Piotto enseigne que « dans son sens négatif, la liberté signifie l’absence de restrictions ou d’interférences. Le sens positif de la liberté signifie la possession de droits, impliquant l’établissement d’un large éventail de droits civils, politiques et sociaux. La croissance de la liberté est conçue comme un accomplissement de la citoyenneté.

Compris comme la « condition de celui qui est libre ; capacité d’agir pour soi-même; autodétermination; indépendance; autonomie », la liberté doit être l’objet d’un zèle constant de la part des initiés à ce qu’on appelle « l’art véritable ». Parmi les divers aspects de la liberté, le franc-maçon doit maintenir comme non négociable pour lui-même et pour la société, en particulier la liberté de pensée, un droit prôné à l’article XVIII de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui établit à l’article XVIII que « chacun a le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion (…) ».

La liberté de pensée « est la liberté qu’ont les individus de maintenir et de défendre leur position sur un fait, un point de vue ou une idée, indépendamment de l’opinion d’autrui ». Ce droit « comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idéaux de toutes sortes, sans considération de frontières, oralement, par écrit, sous forme d’art ou par tout autre procédé de son choix« . (STF)

Selon le franc-maçon Aildo Carolino, la liberté « d’un point de vue éthique, n’est rien de plus que le droit de la personne humaine de choisir et d’agir, indépendamment de toute limitation extérieure, c’est-à-dire qu’ici l’individu ne doit respecter que ce qui lui dicte sa conscience. (…) D’un point de vue éthique, cependant, nous devons préciser que la liberté de penser est un droit de choisir et d’agir que possède tout être humain, indépendamment de toute ingérence extérieure et que son exercice signifie la victoire contre les préjugés, l’ignorance et la superstition.

La libre pensée « est la vision, philosophique ou autre, qui soutient que les phénomènes et toutes choses doivent être formés à partir de la science, de la logique et de la raison et ne doivent être influencés par aucune tradition, autorité ou aucun dogme. » La liberté de conscience est complémentaire et étroitement liée à d’autres libertés, telles que la liberté d’expression et la liberté religieuse. 

Dans un article publié en août 2021, le journaliste, écrivain et professeur Ricardo Viveiros indique que « la philosophie est essentielle à l’émergence de la pensée critique, un questionnement sain capable de générer une discussion sur différentes vérités. L’attitude philosophique fait partie de la vie de chacun d’entre nous lorsqu’il s’agit de débattre de l’existence mais aussi du monde et de l’univers. C’est penser, penser librement. Pour ceux qui s’imaginent que le philosophe est un utopiste : « La philosophie apprend à agir, pas à parler », disait il y a près de 2 000 ans Sénèque, sage stoïcien et l’un des juristes, écrivains et intellectuels les plus célèbres de l’Empire romain.

La conclusion de Viveiros, que nous adoptons ici : « Il est temps de sauver l’importance de la philosophie. Sans libre pensée, nous tombons dans l’ignorance, la médiocrité, l’obscurantisme, la violence et l’irrespect humain. Nous avons commencé à défendre des idées préconçues, discriminatoires, totalitaires et sans lumière. La philosophie est ce qui ouvre de nouvelles opportunités, encourage la réflexion et éveille la créativité. Se libérer du « plus du même » et casser le couvercle de la « petite boîte », c’est sortir de la caverne de Platon. C’est découvrir qu’il n’y a pas qu’un petit monde, mais un univers immense à explorer. Il est à toi.« 

Basé sur des œuvres d’Aildo Carolino, Claudio Piotto et Ricardo Viveiros. Sites Internet consultés : Ambientelegal.com.br ; gob-pr.org.br ; gob-rj.org.br ; jdv.com.br ; fr.wikipedia.org ; stf.org.br Responsable : Perseverança Masonic Lodge – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com )