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« Dans les marges, 30 ans du fonds Michel Chomarat » à la BML, à Lyon  

Aux origines du fonds Michel Chomarat : un notable marginal

Michel Chomarat

Né dans une famille ouvrière lyonnaise, imprégné de la Résistance et du communisme, Michel Chomarat a été typographe avant de travailler dans la communication. Autodidacte, passionné par l’histoire du livre, il a fondé et dirigé plusieurs revues, s’est épanoui dans des collaborations avec des artistes et des écrivains. Défenseur du patrimoine, il s’est également engagé dans la vie politique lyonnaise.

Homosexuel et franc-maçon, meurtri par l’épidémie du Sida, activiste engagé dans de multiples causes, il se distingue par un goût aigu de la confrontation publique, de la provocation, voire de la conflictualité. Tout à la fois notable et marginal, passionné par Pier Paolo Pasolini et Jean Genet, il se plaît à être celui qui secoue les institutions, qui ébranle le consensus.

Indéfectiblement lié à Lyon, il n’a cessé d’interroger l’image qu’a la ville d’elle-même, la perception que partagent ses habitants. Le dépôt de son fonds à la bibliothèque de Lyon, non sans tensions parfois, participe de ce projet : comme il l’écrit en 2001, il s’agit d’interroger « l’histoire officielle de notre ville » qui « a fait l’impasse depuis trop longtemps sur l’importance du rôle de ces communautés qui avaient le tort d’être plus ou moins “en marge”. »

L’exposition est divisée en six thèmes :

  • Aux origines du fonds Michel Chomarat : un notable marginal ;
  • Populaire : vies et formes culturelles oubliées ;
  • Normes, marges & groupes stigmatisés ;
  • Occultisme, ésotérisme et prédictions, avec trois sous-thèmes :
  • Nostradamus,
  • Sectes et dérives sectaires,
  • Magie, astrologie, prédictions et spiritisme.
  • Jeux, Chansons et Bataille des murs et des rues ;
  • LGBTQI+.

Et tout particulièrement la partie « Occultisme, ésotérisme et prédictions »

Les pratiques occultes et ésotériques, les prédictions et pronostics se situent à l’intersection de multiples intérêts du fonds Chomarat. Elles peuvent constituer des pratiques banales de la vie quotidienne, méprisées par la science et le savoir. Honoré de Balzac, dans Le Cousin Pons (1847), opposait aux disciplines scientifiques du Collège de France les habitudes du peuple de Paris. « On ne se figure pas ce que sont les tireuses de cartes pour les classes inférieures parisiennes, ni l’influence immense qu’elles exercent sur les déterminations des personnes sans instruction. […] La croyance aux sciences occultes est bien plus répandue que ne l’imaginent les savants, les avocats, les notaires, les médecins, les magistrats et les philosophes. » Pratiques douteuses voire dangereuses, elles ont fait l’objet d’une surveillance et d’un contrôle, voire d’une répression.

Occultisme et ésotérisme nourrissent une large fascination culturelle, et de multiples représentations au fil des siècles. Ainsi que l’illustrent les éditions de Nostradamus, ils sont aussi liés à l’histoire du livre : la multiplication des pronostics et almanachs, parfois contrefaits, accompagnés d’illustrations et de riches planches, a profité de la circulation massive de l’imprimé et a nourri une abondante production.

En savoir plus sur la biographie de Michel Chaumarat https://bit.ly/3faoLd2

La vidéo de présentation https://www.youtube.com/watch?v=syyDBbqb6vc

La Bibliothèque municipale de Lyon (BML)

C’est une bibliothèque municipale classée répartie sur seize sites à travers la ville de Lyon. Outre les missions classiques des bibliothèques, elle assure également le dépôt légal régional relatif aux imprimés de la région Rhône-Alpes (Bibliothèque de la Part-Dieu).

Son siège, la Bibliothèque de la Part-Dieu, compte parmi les plus grandes bibliothèques publiques d’Europe avec une surface de 27 700 m2, regroupant différents départements et salles thématiques autour d’une tour de stockage, le « silo » de conservation de 17 étages. Ses collections de manuscrits, d’incunables, de livres anciens, de livres d’artistes, d’estampes et de photographies constituent le deuxième ensemble le plus important de France, après celui de la bibliothèque nationale de France et regroupent environ 3,8 millions de documents.

Nostradamus

Le Fonds Michel Chomarat

Le fonds Michel Chomarat est le nom donné aux collections (livres, manuscrits, partitions musicales, estampes, dessins d’artistes (Scanreigh), périodiques, , etc.) déposées par Michel Chomarat à la Bibliothèque municipale de Lyon, sous la forme juridique d’un dépôt à usage (du public), par une convention signée entre Michel Chomarat et la Ville de Lyon, le 17 février 1992.

Aujourd’hui, si plus de 45 000 documents, du XVe siècle à nos jours, ont été catalogués par Jean-Paul Laroche et sont accessibles sur le site de la Bibliothèque municipale de Lyon, les acquisitions se poursuivent, mais une grande partie du fonds est toujours en cours de catalogage.

Infos pratiques :

Du 15 septembre 2022 au 28 janvier 2023 – Entrée libre

Bibliothèque municipale de Lyon (BML) – La Galerie – BM Part-Dieu

Horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 10h à 19h/le samedi de 10h à 18h

Accès : bibliothèque de la Part-Dieu, 30 boulevard Vivier-Merle Lyon 3e/entrée côté Cuirassiers (Centre commercial)/entrée côté Vivier-Merle (face Gare Part-Dieu)

Pour toutes informations, contacter le service des publics : 04 78 62 18 00 ou mail bm@bm-lyon.fr.

Source : site BML

Les Madrilènes font la queue pour visiter la Grande Loge d’Espagne

De notre confrère espagnol elconfidencialdigital.com

Le week-end dernier s’est tenue à Madrid la huitième édition d’Open House 2022, le festival international d’architecture qui permet au public de visiter plus d’une centaine de bâtiments emblématiques de la capitale, ainsi que des studios d’architecture auxquels les citoyens ne fréquentent normalement pas, ils n’ont pas à y accéder.

Cette expérience est célébrée dans plus de 40 villes à travers le monde. Plus précisément, dans la capitale de Madrid, elle est réalisée depuis 2015 et met à la disposition des citoyens un répertoire de 93 bâtiments, 33 studios, huit itinéraires, sept activités et dix autres itinéraires. De la Banque d’Espagne, à l’Institut du patrimoine historique espagnol, en passant par la Casa de Cisneros et même l’Ateneo de Madrid.

Comme El Chivato a pu le vérifier, le siège de la Grande Loge d’Espagne, l’une des principales organisations de la franc- maçonnerie, a connu un certain succès. Samedi après-midi, les longues files d’attente qui se sont formées à la porte de l’immeuble ont attiré l’attention de tous ceux qui passaient par la rue Juan Ramón Jiménez.

Le public ne se souciait pas de l’attente tant qu’il accédait au dépôt de l’héritage historique que le Grand Orient de l’État espagnol, dont la fondation remonte à 1889, conserve dans l’édifice après son retour d’exil lorsqu’il a été fusionné avec l’obédience.

Il convient de noter que les Loges sont ouvertes – explique la franc-maçonnerie espagnole – à ceux qui, fondés sur le respect des croyances particulières de chacun, « font de la connaissance un principe avec lequel rechercher, analyser et débattre ». D’autre part, ils se caractérisent par le fait de faire de leur morale une base pour « la construction d’une éthique et d’un humanisme universels ».

L’héroïsme au village d’Orgosolo

Sur un mur à l’entrée d’Orgosolo, village sarde de la haute montagne de l’île méditerranéenne, au large de l’Italie, une inscription est lisible par tous les arrivants : « heureux le peuple qui n’a pas besoin de héros », et l’affirmation est illustrée par la représentation d’un vieillard courbé sur sa canne, assis sur sa chaise, en habits amples et simples, certes accablé par les ans mais l’œil vif sous le sourcil broussailleux !

A priori, une représentation et une formule qui pour le moins intriguent et questionnent !

Historiquement le mot héros en grec ancien et le mot Héra, qui est le nom de l’épouse de Zeus ont la même origine. Depuis sa préhistoire le héros place sur un pied d’égalité Zeus et Héra, un homme et une femme, tous deux divinités du Panthéon et dans la même capacité d’accomplir des choses extraordinaires suscitant l’admiration des mortels. En dérivant cette puissance sur les hommes, le héros d’origine s’est sécularisé. Devenu sujet de la littérature épique de l’Iliade d’Homère, toujours montré comme un modèle, il est entré ensuite dans les romans médiévaux de Chrétien de Troyes. Depuis, d’autres formes artistiques relaient et répondent toujours à ce goût intemporel pour les épopées qui magnifient les êtres humains dans leur exceptionnelle façon d’agir !

Même si nos héros ne ressemblent plus à ceux d’hier, tels Ulysse, Roland de Roncevaux, Rodrigue, Cyrano…, bien des adultes, toujours un peu enfants ou adolescents, continuent à admirer des héros mais ceux-ci portent des noms différents : Zorro, Batman, James Bond, Spiderman, Wonder Woman, Luke Skywalker, etc. Certains d’entre nous se choisissent même « des dieux vivants » qu’ils veulent toucher, approcher, saisir en proximité par l’entremise de « selfies » en posant à leurs côtés. Serait-ce pour partager, à travers le cliché photographique, un peu de leur célébrité ?

Nos héros d’hier et d’aujourd’hui témoignent toujours de l’engouement populaire et de joie de voir un être humain affronter des événements inouïs avec des comportements fascinants !

Chaque époque, chaque culture fait émerger une pluralité de superpuissants, de mythes vivants qui nous délient de nos faiblesses en nous permettant de nous transformer en ce qu’ils sont. Alors, pourquoi devrions-nous nous détourner de la race de ces héros qui nous enchantent ? Les compensations que nous développons à les faire nôtres, par admiration ou identification, si elles nous équilibrent, ne nous aident-elles pas à épanouir notre propre personnalité ?

Il est vrai qu’en arrière-plan de l’image peinte du vieillard d’Orgosolo assis sur sa chaise on aperçoit deux hommes estropiés, appuyés l’un sur l’autre, sans doute de retour d’une guerre longue et affligeante. Était-ce une guerre pour combattre le fanatisme, l’injustice, la barbarie ? Sans doute une guerre qui a mobilisé autoritairement autant le paysan de la plaine, le berger de la montagne, l’ouvrier que le bourgeois citadin pour les enrôler tous en brigades et régiments et les conduire vers des zones de combats meurtriers !

Où se situe dès lors l’héroïsme ? Comment s’exprime-t-il ? Le faire entrer dans ce réel rude n’est probablement pas une qualité parmi d’autres mais plutôt une solidarité à l’œuvre, une fraternité qui se partage, qui ne s’expose pas mais se comprend avec le cœur et l’esprit et laisse sa trace dans la mémoire.

Dans l’Iliade, le héros troyen le plus loué est Hector. Pourquoi ? Parce que ce valeureux guerrier déclare précisément aller au combat animé par l’amour de sa famille et de sa patrie. De fait, une telle attitude n’est pas donnée. Comme tous les héros, dit Homère, « ils ont appris à être braves ». Le courage n’est pas inné, il s’acquiert ou, plutôt, se conquiert. Un destin héroïque est passé par l’éducation : c’est elle qui inculque un fort sentiment de responsabilité, et qui ne cache pas les efforts à déployer « pour gagner une gloire ». C’est la leçon des héros de l’Iliade et de l’Odyssée dont la gloire rejaillira sur leurs aïeux et sur l’ensemble de la cité.

De même en Franc-maçonnerie – mais toutes proportions gardées car dans les temples on entend peu le bruit du canon ! – toute personne initiée peut être un héros qui se fabrique et cherche à se maintenir sur une ligne exigeante d’efforts personnels puisqu’il contracte une alliance avec une « famille universelle, celles d’hommes et de femmes éclairés, pour travailler en commun au perfectionnement intellectuel et moral de l’humanité ».

Un tel engagement renvoie à des affrontements avec ses interrogations, à la canalisation de ses craintes, à l’obligation de dégager son esprit de la confusion. Si « rien de grand ne se fait sans passion » (aux dires du philosophe Hegel), cette passion particulière doit se fortifier par le franchissement d’obstacles majeurs. D’où l’insistance du rite à presser tous les initiés à savoir se contrôler, à dominer des pulsions négatives, à se délivrer de la tentation d’esquiver les difficultés de tous ordres, d’abandonner chemin faisant son idéal, par fatigue ou par lassitude. Il s’agit bien de cultiver un mode d’Être et de donner du sens à sa vie en évitant autant le compromis, la lâcheté que la vanité. Autant pour soi que pour faire partager la force de l’espérance, et autant dans le Temple qu’en dehors du Temple …

À dire vrai, pour que le peuple soit heureux et gagne en félicité, il faut bien que quelques-uns ou quelques-unes ouvrent la voie et montrent le bénéfice de ce que peut être une vie exemplaire. D’une certaine façon si le culte de l’héroïsme croise la voie initiatique qui s’ouvre, il ne vise rien de moins que de « fuir le vice et de pratiquer la vertu », d’être « ami du riche et du pauvre s’ils désirent l’un et l’autre notre même idéal ». Même si cet idéal ne peut jamais s’atteindre parfaitement, il pousse, il bouscule, il fait entreprendre… Rien donc de calme ni de tranquille sur le chemin de l’initié : nous y sommes dans la situation d’un Sisyphe condamné à faire rouler son rocher jusqu’au sommet de la montagne, rocher qui roule et redescend tout aussitôt, mais sans faire perdre pour autant à Sisyphe l’obstiné, sa quiétude et son orgueil d’homme.

Le peuple, comme nous-mêmes, apprécions la beauté de l’acte héroïque non parce qu’il est harmonieux et agréable, mais parce qu’il suscite une émotion profonde qui invite à l’imitation et au dépassement de soi. Il est beau « en soi » !

La béatitude évangélique du message des Sardes : « heureux le peuple… » semble suggérer de l’intérêt de savoir nous déprendre des nombreux faussaires : qu’un héros est peut-être d’abord tenu pour véritable et supérieur que s’il rabaisse ses thuriféraires, soumet ses adulateurs et accomplit le chemin de sa propre transcendance ?

Le portrait du vieillard du mur d’Orgosolo est le premier de la grande rue de ce petit village où dans les ruelles et carrefours, quatre cents œuvres actuelles colorent depuis ces dernières années, le crépi des maisons de ses habitants. Le choix de réaliser ces représentations picturales ont été retenues initialement par chaque propriétaire d’habitations à la suite d’un projet d’artistes locaux ou venus d’ailleurs. Elles veulent signifier qu’ici, le vol de bétails, les séquestrations contre rançons et toutes formes de vendetta ou de violences physiques, ont été collectivement bannis pour adopter un autre mode de vie sans pour autant se défaire de l’attitude de rébellion devant un pouvoir abusif, ni oublier le souci de la réputation animé par un devoir de solidarité et de fraternité.

Autant de mots et d’images fortes pour dessiller nos yeux et nous convaincre définitivement de prendre le parti du cœur, de la tendresse, mais aussi de la lutte pour la dignité et la liberté de tous, quels que soient les lieux où nous vivons sur cette terre…

28/09/22 : diffusion TV de « Pétain et les francs-maçons »

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Du site memoiredeshommes de la Défense Nationale

Mercredi 28 septembre 2022 à 22h10 sur HISTOIRE TV

À l’occasion du cycle « Le mystère franc-maçon » HISTOIRE TV diffuse, ce mercredi 28 septembre, « Pétain et les francs-maçons ». Un documentaire historique réalisé par Jean Barat et co-écrit avec l’historien Laurent Joly, spécialiste de Vichy. Fondé sur des documents d’archives inédits, « Pétain et les francs-maçons » met en lumière un pan peu connu du régime pétainiste, sa lutte contre les francs-maçons. Coproduit par l’ECPAD et HISTOIRE TV, ce documentaire a reçu le soutien financier du ministère des Armées, dans le cadre de sa politique de soutien à l’audiovisuel.

Le réalisateur, Jean Barat, nous propose une approche nouvelle de la Collaboration. Sujet de nombreux fantasmes, la franc-maçonnerie subit de plein fouet, dès le début de l’Occupation, la politique répressive du maréchal Pétain. Ce documentaire de 52 min retrace et décrypte les parcours des principaux acteurs de l’antimaçonnisme d’État tout en évoquant ceux de francs-maçons engagés dans la Résistance.

Pour réaliser ce documentaire Jean Barat s’est servi de documents d’archives inédits, provenant notamment du musée de la Franc-maçonnerie du Grand Orient et de l’ECPAD. Cette collaboration, entre le réalisateur et l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), a permis d’illustrer, avec des archives d’images nouvelles, cette répression instituée par le régime de Vichy.

Pour plus d’informations, lisez cette interview de Jean Barat accordée à l’ECPAD.

Le réalisateur revient sur son travail, sur sa collaboration avec l’ECPAD et l’apport de ces archives d’images dans l’élaboration de son documentaire. https://www.ecpad.fr/actualites/trois-questions-a-jean-barat-realisateur-de-petain-et-les-francs-macons/

Diffusion TV “Pétain et les francs-maçons“

Mercredi 28 septembre 2022 à 22h10 sur HISTOIRE TV

Réalisateur : Jean Barat

Société : Movie Da Production

Coproduction : Histoire TV et ECPAD

Genre : Documentaire- 52 min

Diffuseur : Histoire TV

La Direction de la mémoire, de la culture et des archives, au sein du Secrétariat général pour l’administration du ministère des Armées met en place des actions de soutien financier aux productions audiovisuelles (documentaires historiques). Elles traitent essentiellement de l’histoire militaire de la France et de la mémoire des conflits du XXe siècle et permettent de valoriser le patrimoine du ministère ou participent au renforcement du lien armée-nation. Pendant ces trois dernières années, plus de cent productions audiovisuelles ont été soutenues.

Société Secrète… Broederbond

L’Afrikanerbond ou Afrikaner Broederbond ou simplement Broederbond (afrikaans pour « Ligue des frères afrikaners ») est une organisation fraternelle secrète et une « société d’entraide », vouée à la promotion des intérêts de la communauté afrikaner en Afrique du Sud.

Cette organisation secrète fut particulièrement impliquée dans la montée du nationalisme afrikaner et dans la réflexion et la mise en place du dogme de l’apartheid par le Parti national. Durant la période de gouvernement nationaliste entre 1948 et 1994, les ministres, les officiers militaires, la plupart des hommes de l’église calviniste, des universitaires, des enseignants et des officiers de police étaient membres de cette organisation secrète.

La plupart des décisions importantes du gouvernement sud-africain, concernant notamment l’imposition puis le démantèlement de l’apartheid, auraient été d’abord discutées et décidées en son sein.

Depuis le début des années 1990, la ligue s’est ouverte aux femmes et aux personnes de couleur de la communauté afrikaans. Elle s’est fait également connaitre du grand public et continue d’exercer son influence comme médiateur entre les afrikaners et l’élite noire de l’ANC.

En mai 1918, une association est fondée à Johannesbourg par trois jeunes Afrikaners dont le but est la défense des membres de leur communauté afin de recouvrer les droits perdus en 1902 à la fin de la Seconde guerre des Boers. D’abord baptisée Jong Suid-Afrika, puis Afrikaner Broederbond (Ligue des frères Afrikaners), cette association qui rassemblait à son origine des pasteurs calvinistes, des employés des chemins de fer et des policiers, devient en 1921 une fraternité secrète, recrutant un nombre croissant d’instituteurs, de professeurs, d’universitaires et de politiciens. Ses membres ne sont que des hommes blancs et les conditions de sélection sont rigoureuses. Il faut être un Sud-Africain de langue maternelle afrikaans et membre de l’Église réformée hollandaise, être âgé de plus de 25 ans, avoir un revenu confortable et être parrainé par au moins deux membres de la fraternité.

À partir de 1927 (date de la renonciation au républicanisme par le premier ministre James Barry Hertzog), le Bond va accroître son activisme et étendre son influence et son audience au sein de la communauté de langue afrikaans. Il va définir l’identité de l’Afrikaner duquel il placera les intérêts au-dessus de toutes les autres communautés d’Afrique du Sud. Son but est ainsi d’assurer le baasskap, c’est-à-dire la domination des Afrikaners sur les différentes ethnies du pays. Il préconise de développer la culture afrikaans, l’économie afrikaans et d’infiltrer puis de prendre le pouvoir politique aux Afrikaners modérés et aux anglophones. Le Broedebond s’investira notamment dans la SANLAM (South African National Life Assurance Company), une compagnie d’assurance afrikaner fondée en 1918 et chargée de récolter l’épargne afrikaner refusée par les banques britanniques. Le Bond créa des fondations culturelles comme la Federasie van Afrikasse Kultuurverenigings (FAK) auxquelles s’affilièrent 4 000 associations afrikaners, la fondation Voortrekker (scoutisme), la Volkskas (banque du peuple), une banque coopérative ou encore l’Afrikaanse Handelsinstituut (Chambre de commerce afrikaner).

En 1934, la fusion du Parti national de Hertzog avec le Parti Sud africain de Jan Smuts dans le Parti uni provoque une véritable consternation parmi les Afrikaners radicaux qui se regroupent derrière Daniel François Malan et son parti national purifié. En fait, Malan et les députés qui l’avaient suivi pour maintenir en vie le Parti national étaient essentiellement des membres du Broederbond. Débarrassé des modérés qui avaient suivi Hertzog au Parti Uni, le Parti national devenait la vitrine politique du Broederbond. C’est ainsi que dans le Transvaal et l’État libre d’Orange, la plupart des affiliés du NP étaient des « frères ». La ligue se servira ainsi du Parti national comme outil politique et courroie de transmission de ses résolutions.

En 1947, le Broederbond prit le contrôle du bureau sud-africain des affaires raciales (South African Bureau of Racial Affairs – SABRA). C’est en son sein que le concept de ségrégation totale au travers du dogme de l’apartheid est finalisé.

Les circonscriptions électorales sont alors redécoupées favorisant les circonscriptions rurales. Aux élections de juin 1948, bien que minoritaire en voix, le Parti national remporta alors les élections générales avec leurs alliés du Parti afrikaner grâce à la surreprésentation des votes ruraux aux dépens des votes citadins favorables au Parti uni. Dans le premier gouvernement afrikaner de Daniel Malan, seuls deux ministres n’étaient pas membres du Broederbond (Eric Louw et Nicolaas Havenga).

De 1948 à 1994, tous les premiers ministres et présidents furent membres du Broederbond ainsi que près de 80 % des membres des gouvernements afrikaners. En 1982, les tensions au sein du Broederbond furent traduites aussi en politique avec la création du Parti conservateur mais l’organisation resta liée au parti national. C’est aussi en son sein que le démantèlement de l’apartheid fut d’abord approuvé tout comme les négociations constitutionnelles avec l’ANC

La fin du secret

En 1993, le Broederbond mit fin au secret. Il se rebaptisa Afrikanerbond, s’ouvrit aux femmes et aux différentes ethnies. Son but est dorénavant de : »(a) mobiliser les talents et le leadership des membres de langue afrikaans;(b) être au service des Afrikaners et des intérêts de tous les Sud-africains;(c) aider à la protection et à la promotion des intérêts de la communauté de langue afrikaans;(d) de promouvoir la justice, l’honnêteté, l’égalité en droit, la loyauté et les valeurs éthiques. »

La filiation avec le parti national prit fin en 1994. La ligue se veut dorénavant apolitique.

Sa langue de communication et de débat demeure l’afrikaans.

Structure interne

Le Broederbond se composait de 5 structures :

  • le Bondsraad : la plus haute autorité qui se réunit annuellement avait une fonction législative. Composée des représentants de toutes les cellules et du Conseil Fédéral (Uitvoerende Raad), elle discutait et votait sur les rapports et les recommandations avancées par le conseil fédéral, sur les résolutions proposées par les cellules et actait sur tout ce qui concernait la religion, l’économie et la politique. Ses membres déterminaient le budget et élisaient ceux du conseil fédéral. Tous les membres du Bond avaient vocation à être membres du Bondsraad mais seuls ceux du conseil fédéral étaient habilités à voter.
  • le Uitvoerende Raad (conseil fédéral): le gouvernement exécutif du Bond composé de 11 membres élus et de 5 membres cooptés. Il se réunit 5 à 6 fois par an.
  • le Dagbestuur : organe de direction du conseil fédéral, chargé de la gestion courante et des affaires urgentes
  • le Streeksrade et le Sentrale Komitee : conseil régional et central
  • les cellules : composées de 5 à 20 membres et réparties sur tout le territoire sud-africain

Présidents du Broederbond

  • H.J. Klopper de 1918 à 1924
  • W. Nicol de 1924 à 1925
  • J.H. Greybe de 1925 à 1928
  • J.W. Potgieter de 1928 à 1930
  • L.J. du Plessis de 1930 à 1932
  • J.C. van Rooy de 1932 à 1938
  • Nicolaas Johannes Diederichs de 1938 à 1942
  • J.C. van Rooy de 1942 à 1952
  • H.B. Thom de 1952 à 1960
  • P.J. Meyer de 1960 à 1972
  • Andries Treurnicht de 1972 à 1974
  • Gerrit Viljoen de 1974 à 1980
  • Carel Boshoff de 1980 à 1983
  • J.P. de Lange de 1983 à 1993
  • T.L. de Beer depuis 1993 –

Membres du Broederbond

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Ce film présente une découverte fondamentale qui ébranle les bases de l’égyptologie classique, fait vaciller l’Histoire elle-même, et oblige l’Homme à reconsidérer tant son passé que son avenir…

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Le documentaire sur la catastrophe de la Terre (cataclysme solaire à venir)

D’abord, combinez Chan Thomas, Charles Hapgood, Major White, August Dunning, Robert Felix, Robert Shoch, Albert Einstein, Randall Carlson et Douglas Vogt. Ensuite, combinez la mythologie, la religion, 4 domaines de l’astrophysique, 8 domaines de la géophysique, l’archéologie et la paléontologie. Ajoutez ensuite les signes du désastre qui se déroule actuellement sur la terre, les autres planètes, le soleil, les étoiles proches… et réalisez que le timing du cycle est à nouveau parfait maintenant.

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B A M les bâtisseurs de l’ancien monde

Antarctique – Programme Spatial Secret allemand

L’attrait des Nazis pour les sciences occultes et les phénomènes extra-terrestres était indéniable.
De même que l’intérêt porté à ces sujets par les nations alliées de la seconde guerre mondiale. Les états-majors se sont empressés de capturer le plus de savants allemands possibles dans ces domaines, de collecter tous les documents et pièces ayant trait aux recherches de pointe et à l’ésotérisme.
Ainsi, dans les années qui suivirent le conflit, on assista à des recherches et des fouilles tous azimuts.
Un exemple troublant est l’expédition de Richard BYRD en 1947, entièrement financée par l’US Navy, l’opération « High Jump » (grand saut) dans l’Antarctique. Pourquoi troublante? Car celle-ci était prévue à la base pour six mois, et qu’au bout de deux mois seulement, ils se sont littéralement échappés perdant un navire et des dizaines d’hommes! Et pas seulement pour cela, convenez-en : un porte-avion, douze bâtiments de surface, un sous-marin, vingt avions et hélicoptères et environ cinq mille hommes ! Du propre aveu de BYRD, ce n’est pas une expédition scientifique mais militaire! De retour devant le Congrès, l’amiral BYRD dit : « Dans le cas d’une nouvelle guerre, l’Amérique pourrait être attaquée par un ennemi ayant la capacité de voler d’un pôle à l’autre à une vitesse incroyable ».
Pendant la guerre, les allemands aussi ont envoyé plusieurs expéditions en Antarctique…mais pourquoi l’Antarctique? Pourquoi cette curiosité soudaine pour ce bout du monde, dont l’amiral DOENITZ dira plus tard : « Mes hommes y ont trouvé le paradis sur terre »?
Des rivières chaudes circulent sous le sol de ce continent, des grottes et tunnels y cheminent aussi avec un air ambiant à 18°, le Führer y aurait-il fait construire l’ultime abri, la plus sécurisée de toutes les bases militaires ?
Et les américains ne recherchaient-ils pas cette mine de savoir?
A la fin de la guerre, des centaines de savants allemands, une centaine de sous-marins ont disparus, comme volatilisés…ne seraient-ils pas dans une ville sous-terraine secrète sous les glaces, but tant convoité des recherches alliées?
Selon les dires de BYRD et d’autres témoins oculaires dignes de foi, sur place, l’US Navy a rencontré une résistance extraordinaire basée sur une technologie inconnue, des avions et soucoupes volantes aux vitesses de déplacements vertigineuses causant d’énormes dégâts aux navires alliés. Car il faut bien envisager un autre but éventuel à cette expédition américaine : la destruction d’un gigantesque repaire allemand sous les étendues glacées!

Unacknowledged

Le Docteur Steven Greer, grande figure de l’ufologie, interroge des témoins et présente des documents confidentiels concernant l’existence d’extraterrestres. « Unacknowledged » se concentre sur les fichiers historiques du Disclosure Project et comment le secret OVNI a été impitoyablement appliqué – et pourquoi. Les meilleures preuves de contacts extraterrestres, remontant à des décennies, sont présentées avec des témoignages directs top secrets, des documents et des images d’OVNIS, dont 80% n’ont jamais été révélés nulle part ailleurs. La recherche en coulisses et les réunions de haut niveau convoquées par le Dr Steven Greer exposeront le degré d’opérations illégales et secrètes au cœur du secret OVNI. Des briefings avec le directeur de la CIA, les principaux généraux et amiraux du Pentagone, au briefing du président Obama via le conseiller principal John Podesta, président de la campagne Hillary Clinton, nous emmenons le spectateur derrière le voile du secret et dans les couloirs du pouvoir réel où le Les secrets d’OVNI résident.

MONDES INTÉRIEURS, MONDES EXTÉRIEURS

Il existe un champ vibratoire reliant toutes choses On l’a appelé Akasha, le son originel Om, les perles du collier d’Indra, l’harmonie des sphères et des milliers d’autres noms lui furent attribués à travers l’histoire.
Les professeurs anciens enseignaient le Nada Brahma – l’univers est vibration. Le champ vibratoire est à la source de toute véritable expérience spirituelle et de toute recherche scientifique. Il s’agit du même champ ésotérique que des saints, des bouddhas, des yogis, des mystiques, des prêtres, des chamanes, des prophètes ont observé par introspection.
Bon nombre d’imminents penseurs de l’histoire tels que Pythagore, Keppler, Léonard de Vinci, Tesla et Einstein approchèrent le seuil du mystère. Dans la société moderne, la majeure partie de l’humanité a perdu la sagesse ancienne.
Nous nous sommes trop égarés dans le domaine de la pensée, ce que nous percevons comme le monde extérieur de la forme.
Nous avons perdu notre lien vers les mondes intérieurs. Cet équilibre, appelé « la voie moyenne » par le Bouddha et « le juste milieu » par Aristote, est le droit de naissance de chaque être humain. C’est la source commune de toutes les religions et le lien entre nos mondes intérieurs et extérieurs.

Les trois champs pour vivre la fraternité maçonnique

Deux hommes de religions, Jean-Théophile Desaguliers et James Anderson, eurent une intuition vaste comme le génie humain. Ils durent constater l’évidence que l’animal humain est agressif, violent et cruel. Comment chacun(e) s’en sortait-il(elle) à cette époque ? Par la croyance en un Dieu miséricordieux et juge suprême des bons et des méchants. La foi, parce que commune, rassemblait en frère et sœurs ceux et celles dont la piété les rapprochait. Mais James et Jean-Théophile retournèrent cet acte de foi en une « vapeur divine » …

            Et si cette violence humaine nous la cherchions au cœur de l’humain ? C’est en lui qu’il faut changer les impulsions agressives et méchantes. Pour cela nous devons apprendre la fraternité ; à savoir l’affection vraie grâce à un voyage initiatique. Et Dieu dans tout cela ? Il devient un indéfinissable « Grand Architecte De l’Univers » comme emblème de cette fraternité ; car elle avait besoin, comme dans tous les mouvements, d’un symbole fédérateur. Mais à ceci près que la fraternité maçonnique devint vite le maître mot de notre démarche. Tout, dans nos habillages et arcanes chantent, en différents airs, l’aria de la fraternité ; ce qui n’est pas un but pour la majorité des parcours initiatiques dans le monde. La fraternité ? Une perle de l’histoire humaine, de cet « humanimal ». Alors, ce n’est pas dans les vastes nuées galactiques qu’il faut commencer, mais pas soi : sa méchanceté maquillée, sa violence, sous bien des aspects, justifiée. Et sans oublier de faire lever, pas par un nom divin, mais par la descente intérieure, la bonté, la solidarité, l’entraide, l’affection… Bref, la Fraternité.

            Mais l’esprit humain est compliqué, distinguons, dans notre Maçonnerie, les trois champs de cette fraternité ; ces champs indispensables pour faire avancer les Frères et les Sœurs, au-delà des mouvements parfois chaotiques et merveilleux aussi, vers le sens qu’ils prêtent à leur vie et surtout à celle des autres. Pour y parvenir, les membres de la Loge ont à se saisir des méthodes et des conduites qui mènent à ce genre de but. Aussi je distingue trois champs progressifs qui tracent la Voie maçonnique.

  • La compréhension de ce qui se dit est rationnellement dans les échanges verbaux ou pas. La démarche de communication est spontanée et plus ou moins bien ajustée. La compréhension n’est que celle des échanges ordinaires entre personnes. Les linguistes l’appellent la fonction « phatique ». Mais cette communication est plus ou moins claire et précise chez certain(es). En tenue si une planche est rationnelle, si les émotions sont contenues au profit de l’analyse et de la démonstration, alors elle nous plaît. C’est pour cela que nous aimons qu’une planche soit compréhensible et bien claire pour notre entendement. Comme cela nous fait du bien ! Ne nous sentons-nous pas plus « intelligent » ? C’est ainsi que la supposée complicité de la compréhension plus ou moins commune donne une impression de fraternité. En fait, c’est un accord intellectuel qui donne cette impression. Mais bien d’autres Loges privilégient un autre champ que ces postures où la raison et le savoir sont chefs d’orchestre ; il s’agit des émotions, le deuxième champ de la fraternité.
  • Au-dessus des formes de la compréhension, les émotions, ces reliances qui nous permettent d’exister ensemble. Tu sais qu’aujourd’hui, les chercheurs dans ce domaine, assurent que ce sont les relations émotionnelles qui nous guident dans tous les aspects de notre vie, même les plus apparemment raisonnables, comme l’on dit. Alors, les Maçons en prirent conscience et dépassèrent le champ de la raison sèche pour l’affectueuse fraternité. Nous ne sommes pas avares dans nos délivrances d’émotions : la tolérance, le courage, l’engagement, la liberté… et surtout, en vedette capitale, la fraternité, la pierre d’angle du Temple, dans le monde entier ; le trait d’union de tous les styles maçonniques. Cette fraternité est a priori tout imbibée d’émotions. En fait, tu sais qu’il y a une ribambelle de fraternités vécues ; la plus formelle étant : « Nous sommes tous des Frères, des Sœurs ». Ce qui ne se discute pas en Maçonnerie en dépit des violences sourdes et partagées que nous devons, en théorie, ne cesser de travailler. Car on sait que cette fraternité hautement déclarée et retentissante est parfois bien malmenée dans la réalité. Je n’évoquerais pas la complainte silencieuse de ceux et celles qui ont besoin de soutien : les malades, la démunis, les honoraires… D’ailleurs me répliquera-t-on, nous avons justement un Hospitalier pour tous ces cas difficiles. Mais ne sommes-nous pas toutes et tous Hospitaliers ? Mais heureusement pour plusieurs la fraternité n’est pas un jeu de dés jetés au hasard C’est vrai aussi, la fraternité, entre nous, est parfois frissonnante d’affection. C’est l’acmé de notre chemin pour les plus avancée(es) dans l’Art Royal. Mais ils sont en résonance assourdie dans le bruyant concert des obédiences, ces lieux de pouvoir de carton-pâte. Et au-delà des émotions ? Comme toi, je connais quelques-uns(es) qui ont franchi, dans le silence le dernier avatar de notre Voie : la communion, au-delà de la conscience.
  • La communion. Nous sommes tous fascinés, le sachant ou pas, par la communion universelle des « humanimaux ». Car voici le terreau où naît une fraternité spirituelle, dans le partage des vécus enfouis dans la chair et les émotions primaires : peur, caresses, se remplir et se vider… Celle de l’inconscient collectif humain, fondé sur la vie fœtale jusqu’à 7 ans environ. Là, resplendissent des trames symboliques ordinales vécues du ventre de la mère à nos sept ans. Les trames ? J’appelle ainsi les fondations collectives : nos arcanes avec les émotions primaires. Plus que conscientes les trames universelles sont au fond de tous les humains. Ils(elles) les ressentent intuitivement, dans leur chair. Exemple : la porte basse résonne avec la sortie du ventre. Jakin et Boaz nous mènent à la verticalité conquise par le tout petit enfant. La coupe amère, corrigée en doux breuvage chantent en nous, le dégoût et le plaisir liés ; le bandeau est, pourquoi pas, la douceur, enveloppante et sombre ? À retenir absolument ! Il n’est pas du tout question de savoirs, ni même de relations mais des trames, ces socles issus de la chair et des émotion primitives. Cet inconscient collectif est la pierre de fondation de la fraternité involontaire et soudaine. L’esprit de chacun(e), soit de nous tous, l’accueille. Nous nous réjouissons de ce bien-être exquis ressenti hors de toute réflexion et d’émotions nommables.

            Pour mémoire : l’immersion le champ ultime. L’élu, le méditant, le croyant, l’ermite, le randonneur… parviennent à ce niveau : l’oubli de leur singularité humaine et l’extase de la sensation ultime ; être dans la nature, être la nature, fondu dans le cosmos. Ce n’est pas l’affaire de la Voie maçonnique.

            Les Francs-Maçons, sauf rares exceptions, ne sont pas très incités à résonner à l’appel. La compréhension, ça va sans problème, les émotions, fondatrices de la relation interpersonnelle ? oui, assez souvent. Quant à la communion dans les uniques trames humaines, elle est bien plus rare. Il faut dire que les responsables de la Loge ne sont pas formés(es) à soutenir l’appel, en tenue. Le rituel y pourvoit, c’est vrai mais un soutien animateur sera nécessaire. Notre originalité, « une spiritualité pour agir », a besoin de parvenir à la communion des inconscients individuels baigné dans l’inconscient collectif. Car le génie exceptionnel de notre Franc -Maçonnerie est de lier deux dimensions de l’être : la spiritualité pour soi et l’action pour les autres. Notre panoplie incomparable de symboles tend sans cesse à nous chanter : « Va plus loin, toujours plus loin » dans cette « spiritualité pour agir ».

J’invite ceux et celles qui me lisent à écouter la chanson sublime « Un peu plus haut, un peu plus loin », de Jean-Pierre Ferland, avec les voix de Ginette Reno et de Céline Dion. Tout y est dit de la compréhension, puis des émotions et de la communion. Je suis à peine un bagagiste de cette merveille mais j’ai rencontré, dans notre fraternité, des sages, deux ou trois, qui agissaient. Tout comme cet homme qui me sert silencieusement de guide étoilé : François d’Assise, l’homme qui parle aux oiseaux et fonde un couvent dans une humilité radieuse. Me promener lentement dans Assise me fait frissonner.

Le mot du mois : Curiosité

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Quel rapport y a-t-il entre la sécurité et la curiosité ? On y verrait presque un antagonisme, la curiosité indiscrète allant fouiner dans ce qui ne la regarderait pas et mettant ainsi à mal la sécurité des secrets jalousement gardés. Et pourtant…

L’étymologie latine de *cura désigne le soin, le souci que l’on prend de soi et de l’autre. De ce qui n’intéresse pas, ne dit-on pas « je n’en ai cure » ? A l’encontre du curé, qui se soucie du salut des âmes qui viennent lui parler du mal-être de leur présent et de l’éternité de leur au-delà. On assure, on rassure. Nombre de compagnies d’assurances anglaises, moyennant paiement substantiel, allaient jusqu’à garantir leurs assurés contre la menace d’un post mortem infernal… Le paradis n’a pas de prix…

Eh oui, *securus, exempt de soucis, *securitas, absence de soucis, tranquillité, ouvrent le champ lexical de la sécurité, de ce qui est sûr, *sine cura, sans souci.

On verra une naïveté incurable dans cette crédulité, qui préfère payer cher une garantie illusoire, plutôt que s’interroger sur les causes objectives de ses peurs, et peut-être ainsi s’en prémunir. Sinon, c’est la mise en curatelle assurée, mentale et physique. Au profit malsain d’un éventail de curieux mal intentionnés.

Et voici toute l’ambiguïté de la curiosité.

Souvent indiscrète, voire perverse, la curiosité peut manifester cependant une appétence de savoirs et d’objets, aussi divers qu’étranges. En témoigne la mode des « cabinets de curiosités », qui firent florès dès le XVIIe siècle, surtout en Allemagne. Nombre d’esthètes raffolaient de l’hétéroclite et du bizarre et accumulaient ainsi des collections singulières, sans projet préconçu, au hasard de leurs cheminements. En amont, il y avait surtout un regard curieux, amusé, porté sans réticence sur le monde alentour.

Et on se prend à regretter qu’une telle curiosité, saine et sans prévention, ouverte à toute rencontre, fasse cruellement défaut dans nos sociétés actuelles. Une « curiosité de dictionnaire » entraînait enfants et adultes boulimiques de savoirs dans une déambulation « anarchique » au fil des pages de ces trésors volumineux qu’ils butinaient d’un doigt hasardeux. Dans l’incurie totale et de la rumeur du monde et du temps qui passait. D’où la question un peu nostalgique : les moteurs de recherche, si rapides et efficaces puissent-ils être dans leur ciblage des attentes, et justement parce qu’ils les devancent, procurent-ils un tel plaisir de nonchalance et de disponibilité, que récompense la rencontre inopinée ?

Dans l’insécurité généralisée des cohabitations contemporaines entre individus, entre nations, la course contre le temps, la soif de vitesse, l’efficience recherchée de la réponse avant même d’avoir réfléchi à la question, ne sont-elles pas l’antinomie absolue de la curiosité à l’égard de l’autre, du différent, de ce qui nous ouvrirait le champ de l’inédit, de l’inattendu plein de saveurs ? Une marche sans hâte, physique et mentale, une flânerie buissonnière…

Annick DROGOU

Non, la curiosité n’est pas un vilain défaut, comme on le dit trop souvent aux enfants curieux qui veulent tout connaître du monde qui les entoure, tout comprendre, et se brûlent les doigts en les approchant de la flamme. La curiosité fonde l’expérience et l’expérience est le plus sûr accès à la connaissance.

Oui, la curiosité est une qualité, la vertu de l’éveil. « Frappez et on vous ouvrira ». « Cherchez et vous trouverez ». Cet empressement à découvrir de nouvelles choses, cette appétence à la rencontre de l’inconnu est le propre de l’homme. L’explorateur Bertrand Picard a une belle formule : « Conquérir, on le fait pour avoir ; explorer, on le fait pour savoir ». Savoir et découvrir. Découvrir aussi parfois ce qu’on ne s’attendait pas à trouver. C’est la magnifique sérendipité, ce mot qui attise lui-même la curiosité. Car être curieux, c’est accepter la surprise, le sel de la vie. Oui, la curiosité s’éveille, elle s’attise. Vraiment, ce mot ne peut pas être mauvais.

Il y a de la gourmandise, de l’appétit dans la curiosité. La gourmandise n’est pas non plus un défaut, un péché. Notre langue est trop pauvre et ne fait pas assez la différence entre la gourmandise et la gloutonnerie qui, elle, est toujours une triste passion. De même, sachons faire la différence entre la curiosité et le voyeurisme, cette minable curiosité des autres. Curieux mais pas voyeur. Toujours conscient que la curiosité de l’autre suppose aussi le respect, la pudeur. Contre tous les fantasmes de fascination pour les monstruosités, contre l’attrait pathétique du bizarre et du mal qui fait ralentir l’automobiliste qui se repaît lâchement de la douleur de l’accidenté.

Choisissons toujours la curiosité du beau, la contemplation du mystère de la beauté où s’exerce la seule curiosité qui vaille, celle qui nous donne de participer à la Création. L’univers est un infini cabinet de curiosités.

Jean DUMONTEIL

Francs-Maçons : l’obsession des dictateurs (Video)

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5 minutes du reportage d’Histoire TV

Puissants, sûrs d’eux et porteurs d’une vérité absolue… Hitler, Mussolini et Franco avaient tous en commun une obsession qui les hanta jusqu’à leurs derniers jours : les francs-maçons. Que complotent les hommes en tablier dans les temples ? Quels complots ourdissent-ils contre la nation ? Considérée comme un ennemi, la franc-maçonnerie est mise hors la loi et les francs-maçons sont persécutés dans toute l’Europe, avec la bénédiction de l’Église catholique. Comment survivre à la fureur des dictateurs ? Francs-maçons : l’obsession des dictateurs revient sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale racontée par l’association secrète la plus célèbre de l’histoire.

Passé sur les écrans le 21 septembre à 20h50 sur Histoire TV. (Site Internet)

LE MYSTÈRE FRANC-MAÇON

Voici le programme passé des 21 et 28 septembre (Site Internet)

FRANCS-MAÇONS, L’OBSESSION DES DICTATEURS inédit le 21 septembre à partir de 20h50
(2×45′) Produit par GA&A et Histoire TV. Réalisé par Luigi Maria Perotti (2022) Italie
Replay 60 jours
Pourquoi Mussolini, Hitler et Franco ont-ils tous trois persécuté les francs-maçons ? Les meilleurs experts répondent.

DANS LES SECRETS DES FRANCS-MAÇONS le 28 septembre à 20h50
(80′) Un film de Léa Schlesinguer
Replay 7 jours
Reconnaissable grâce à l’équerre et au compas, la franc-maçonnerie est l’une des confréries les plus anciennes et mystérieuses de l’Histoire. Adeptes de légendes bibliques, ils pratiquent des rituels qui intriguent.
Depuis leur apparition au XVIIIe siècle, les francs-maçons et les règles qu’ils s’imposent dérangent. Encore aujourd’hui, ils sont soupçonnés par leurs détracteurs les plus farouches d’être une secte au service de forces qui nous dépassent, à la tête d’un complot cherchant à dominer le monde. Pour démêler le vrai du faux, des francs-maçons français et britanniques ont accepté de témoigner et d’ouvrir les portes de leurs temples les plus prestigieux à Paris et à Londres, pour prouver que la Franc-maçonnerie accepte aujourd’hui de s’ouvrir au grand public.

PÉTAIN ET LES FRANCS-MAÇONS inédit le 28 septembre à 22h10
(52′) Une coproduction Movie Da Productions, Histoire TV et ECPAD. Un film de Jean Barat (2022) France
Replay 60 jours
Pétain et les francs-maçons décrypte ce que fut l’antimaçonnisme vichyste, la seule politique répressive directement impulsée par le maréchal Pétain, chef de l’État français. Découvrez le parcours des principaux acteurs de l’antimaçonnisme d’État en le croisant avec celui de francs-maçons engagés dans la Résistance. En mettant au jour l’aversion maladive de Pétain à l’égard des francs-maçons, ce documentaire inédit apporte un éclairage nouveau sur le régime de Vichy – son fonctionnement, ses rivalités internes et ses rapports avec l’occupant.

Le Sceau dit de Salomon

Le nombre 6 (et ses dérivés) réfère aux 6 jours de la création et à « tout ce qu’elle contient ».

C’est à cela que font allusion les proportions bibliques du Temple de Salomon. Tous les temples édifiés par la suite seront toujours, symboliquement, des résumés de la création. Selon Saint Augustin : « Dieu créa toutes choses en 6 jours parce que ce nombre est parfait ». La notion de nombre parfait sera étendue à tout nombre égal à la somme de ses diviseurs autres que lui-même (6=1+2+3).

La représentation de ce nombre est l’hexagone et l’hexagramme (l’étoile à 6 branches).

L’hexagone dans la symbolique antique et dans la symbolique chrétienne, est le chiffre de la mort. L’octogone, au contraire, est le chiffre de la résurrection. Hexagonal ou octogonal, le baptistère est le lieu de la mort du « vieil homme », de la naissance, de la résurrection, de l’homme nouveau. La chambre octogonale au centre du labyrinthe est alors, de toute évidence, le lieu de la résurrection, à laquelle on aboutit lorsqu’on a parcouru ce labyrinthe et triomphé des obstacles que l’on y a rencontrés.

Le sceau de Salomon est une figure hexaédrique formée de deux triangles entrelacés, l’un pointe en haut, l’autre pointe en bas et représentant l’univers créé, le point central du cercle circonscrit compte pour un septième élément de la forme. Depuis des millénaires, ce sceau, hautement protecteur, était connu de l’Inde depuis des millénaires qui le nomme «la marque de Vishnou».

Le double triangle de l’Étoile de David (Maguèn David) est appelé sceau de Salomon parce qu’il est rapporté que le Roi Salomon l’utilisait dans ses pratiques magiques. «Dans les légendes médiévales juives, islamiques et chrétiennes, le sceau de Salomon était un anneau magique que le roi d’Israël Salomon (Sulaymân repris dans la version islamique) était censé avoir possédé, et qui lui donnait simultanément le pouvoir de commander les démons, les Éfrits et les génies (djinn) ou de parler avec les animaux. Ce sceau est par exemple central dans le récit du Testament de Salomon : gravé sur une bague, il permettait de contrôler et d’enfermer les démons en son sein. Également, le Coran, sans citer explicitement le Sceau, fait une large part à ces légendes concernant les pouvoirs de Salomon. En outre, dans un des Contes des Mille et Une Nuits, un mauvais génie a été emprisonné pendant 1 800 ans dans une bouteille de cuivre scellée d’un bouchon de plomb estampillé par l’anneau».

Le sceau de Salomon, ou étoile à six pointes, représente l’univers et ses deux ternaires, Dieu et la nature ; il est, pour cette raison, appelé le signe du macrocosme, ou grand Monde, par opposition à l’étoile à cinq pointes qui est le signe du microcosme, ou petit Monde, ou Homme. Le sceau de Salomon constitue une somme de la pensée hermétique. Il contient les quatre éléments (eau, air, terre, feu) en correspondance avec leurs propriétés (humide, chaud, froid, sec) opposées deux à deux. Il englobe aussi les sept métaux de base et les sept planètes principales (mercure-Mercure; plomb-Saturne; étain-Jupiter; argent-Lune; cuivre-Vénus; fer-Mars; or-Soleil). Surtout, par une vertigineuse combinaison de correspondances, il symbolise la synthèse des opposés et l’expression de l’unité cosmique, réduisant la diversité de la matière du multiple à l’un. Il est la réconciliation des contraires et aussi l’amitié entre les ennemis, un sceau de paix ; Salomon signifiant paix ( שָׁ ל וֹ ם).

Il est composé de deux triangles. Celui dont le sommet est au-dessus représente tout ce qui monte; il symbolise le feu et la chaleur, le masculin ; psychiquement, il représente les aspirations de l’Homme vers son créateur; matériellement, il représente l’évolution des forces physiques, du centre de la terre au centre de notre système planétaire, le soleil. En un mot, il exprime le retour naturel des forces morales et physiques au principe dont elles émanent. Le triangle dont la pointe est en bas représente tout ce qui descend ; c’est le symbole hermétique de l’eau et de l’humidité, du féminin. Dans le monde spirituel, il représente l’action de la divinité sur ses créatures ; dans le monde physique, il représente le courant d’involution partant du soleil, centre de notre système planétaire, et allant au centre de la terre. Combinés, ces deux triangles expriment non seulement la loi de l’équilibre, mais encore représentent le mouvement perpétuel de la génération et la régénération incessantes par l’eau et par le feu, c’est-à-dire par la putréfaction, terme usité jadis à la place du mot plus scientifique de fermentation. Fulcanelli considère cette « union du feu et de l’eau, ou du soufre et du mercure assemblés en un seul corps, qui génère l’astre à six pointes, comme l’hiéroglyphe de l’Œuvre par excellence et de la Pierre Philosophale réalisée » (p.111).

Je m’attarderai davantage sur les quatre éléments dans un prochain article.

Dans sa forme, ce sceau rappelle celle du nœud de Salomon dont les boucles fermées se croisent à angle droit. Le nœud exprime l’alliance énergétique entre le divin et l’homme.

Le sceau de Salomon est donc l’image parfaite de la création, c’est avec cette signification que Louis Claude de St martin l’a placé dans son pentacle universel.

Le sceau de Salomon ne serait-il pas la trace de la façon dont fut établie la coudée royale pour la construction de la pyramide de Khéops ? Le problème de l’unité de mesure de la construction était qu’il leur fallut trouver un référent fixe (les parties du corps de pharaon, pieds, coudées,…) changeant à chaque nouveau règne ; ce fut le diamètre d’une goutte d’eau du Nil qui fut retenue. Sa dimension sur une surface imperméable est constante et mesure un centimètre ; ils nommeront cette unité «doigt royal» (dix doigts royaux s’appelleront « main royale », le décimètre, 100 doigts royaux seront nommées « jambe royale », le mètre).À partir du sixième de la circonférence d’un cercle de diamètre égal à la jambe royale, la mesure de l’arc – soit 52,36 – deviendra la constante royale. Toute l’Égypte aurait eu ainsi, pour étalon des constructions, une constante universelle nommée la coudée royale.

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L’hermétisme chrétien du Moyen-Âge voyait, entre autres choses, dans les deux triangles de l’hexagramme une représentation de l’union des deux natures divine et humaine dans la personne du christ.