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Hiram, roi de Tyr, un personnage méconnu en Franc-maçonnerie

Hiram roi de Tyr est le fils du roi Abchal, contemporain et allié de David et de Salomon.

La Franc-maçonnerie retient du roi de Tyr la triangulation qu’il compose avec le roi Salomon et le maître Hiram, en particulier par la fourniture de bois de cèdre du Liban qui entrèrent dans la construction du Temple de Jérusalem.

Et aussi Hiram, roi de Tyr, envoya ses serviteurs à Salomon, lorsqu’il eut appris qu’on l’avait sacré roi à la place de son père; car, de tout temps, Hiram avait été ami de David (IRois 5, 15). Et maintenant, donne des ordres pour qu’on me coupe des cèdres du Liban; mes travailleurs aideront les tiens, dont je te paierai le salaire selon ce que tu me diras. Car, tu le sais, il n’y a personne chez nous qui soit habile à couper les arbres comme les Sidoniens, (IRois 5, 20) La flotte de Hiram, qui avait apporté de l’or d’Ophira, apporta aussi du bois de santal, en fort grande abondance, et des pierres précieuses.Et de ce bois de santal le roi fit des balustrades pour la maison de YHWH et pour la maison royale, et des harpes, et des lyres pour les chantres. Il n’était point venu tant de bois de santal, et on n’en a point vu ainsi, jusqu’à ce jour (1 Rois 10,11-12).

De nombreux textes de la tradition rabbinique accordent à ce roi une place privilégiée peu évoquée par les francs-maçons.

Hiram de Tyr (le Talmud a une légende selon laquelle Hiram a obtenu 600 ans de Paradis pour récompense des Cèdres du Liban qu’il a fournis à la construction du Temple de Salomon) figure parmi les dix justes qui «sont entrés vivants dans le jardin d’Éden : Énoch fils de Jared, Eliézer le serviteur d’Abraham, Bithiah la fille de Pharaon, Seraḥ la fille d’Asher, le prophète Élie, le Messie fils de David, Ḥiram roi de Tyr, Eved l’Ethiopien, le serviteur du roi, Javetz b. Rabbi, et Yehoshua b. Levi.» (Jean-Yves Legouas Le messie dans la littérature biblique et rabbinique.

Josèphe, dans son traité contre Apion nous informe, sur le témoignage de Ménander, que le roi Hiram a reconstruit le temple de Melkart [le dieu Ba’al de Tyr]. Si Hérodote est correct dans ses données, il doit alors avoir existé pendant plus de dix-sept siècles. Hiram aurait, alors, abandonné le vieux Tyr et a pris sa résidence sur le île adjacente, entourant la place de la ville avec de hauts murs de pierre de taille.  D’où le temple qu’Hérodote aurait vu eut été celui d’Hiram.

Le livre « Yalkutt » (qui est une compilation du Midrash) dit qu’Hiram s’est construit, au milieu de la mer, un paradis de sept cieux (comme Babel), et que pour le punir de sa grande fierté, Youd a envoyé Nabuchodonosor contre lui qui aurait détruit son paradis et l’a démoli en morceaux quand il avait environ 600 ans (John Yarker, The Arcane schools).

Le Rav Touitou David raconte la vie de ce roi et rapporte aussi la fin tragique d’Hiram après sa défaite contre Nabuchodonosor. 

À huit kilomètres à l’est de la ville de Tyr se trouve le Tombeau du roi Hiram de Tyr. C’est un imposant mausolée et l’un des monuments les plus intéressants de Terre Sainte. Il est moins remarquable pour sa beauté et ses ornements que pour sa grandeur et sa durabilité. Couronnant une gracieuse colline, il se compose d’un piédestal et d’un sarcophage. Le premier est composé de quatre couches d’immenses blocs de calcaire, d’environ dix pieds de haut; ce dernier est taillé dans un bloc solide et mesure douze pieds de long, huit de large et six de haut et est surmonté d’un couvercle pyramidal de cinq pieds d’épaisseur. Les extrémités du couvercle sont biseautées, le haut arrondi et il est ajusté avec autant de soin qu’il est difficile de le retirer. Sur le côté nord du monument se trouve une voûte voûtée de 20 pieds carrés et 12 de profondeur, qui a sans aucun doute servi de lieu pour le repos final de la famille royale. (John P. Newman,  From Dan to Beersheba, Chap. XIV, 1892.

Quelques mots sur les fameux cèdres du Liban

Les cèdres sont avant tout des arbres «sacrés». Le narrateur les a liés de manière inséparable à bon nombre des événements les plus grandioses de l’histoire de la Bible. Ce sont les «arbres du Seigneur», les «cèdres du Liban qu’il a plantés», (Ps. civ., 16.). Voici le reste de cette forêt dont le bois a été pris pour le Temple de Dieu à Jérusalem; (IRois, 5 et 6).

Ils expriment la grandeur, la force, la puissance et la gloire. Mais en dénonçant les jugements du Seigneur sur les orgueilleux et les arrogants, le prophète déclare: «Car le jour du Seigneur des armées sera sur tous  ceux qui sont orgueilleux et élevés, et sur tous ceux qui sont élevés, et il sera ramené bas; contre tous les cèdres élancés et majestueux du Liban et les chênes du Basan »(Isa, 2,12-13). Comme une illustration du mécontentement de Jéhovah avec la fierté royale, Il demande à Ezéchiel de parler ainsi au roi d’Égypte, et à sa cohue: «Voici, il était sur le Liban un cèdre superbe, aux belles branches, à la frondaison ombreuse, haut de stature; sa cime perçait les nuages…» (Ezéchiel, 31,3-14) Briser les cèdres et secouer l’énorme masse sur laquelle ils poussent, sont des figures choisies par le psalmiste pour exprimer la majesté terrible et la puissance infinie de Dieu. «La voix du Seigneur est puissante; la voix du Seigneur est pleine de majesté. La voix du Seigneur brise les cèdres; oui, le Seigneur brise les cèdres du Liban.» (Ps. 29., 4, 5).

Les forêts de l’Est, toujours près du point d’allumage sous les rayons intenses d’un soleil vertical, sont fréquemment incendiées par l’insouciance de ceux qui se sont réfugiés dans leurs recoins, et l’élément dévoreur continue ses ravages jusqu’à ce que de vastes plantations soient consommées. À une telle conflagration, le prophète Zacharie compare les opérations destructrices des armées romaines sous Vespasien et Titus contre les Juifs, lorsque les nobles et les dirigeants ont été abattus, la ville et le temple réduits en cendres, le peuple soit mis à l’épée, soit vendu en esclavage, et tout le pays dévasté. «Ouvre tes portes, ô Liban! Que le feu exerce ses ravages parmi tes cèdres! Lamente-toi, cyprès, car le cèdre est tombé, les fiers géants sont abattus!» (Zach., 11 ; 1-2). JOHN P. NEWMAN, D.D., LL.D., Dan to Beersheba, Chap XV, 1892.

Dans le deuxième partie du Manuscrit Dumfries (p.14/16) il est écrit : Quel est le mystère du bois de cèdre ? Le bois de cèdre, de cyprès et d’olivier n’est pas sujet à la putréfaction et ne peut pas être dévoré des vers ; ainsi la nature humaine du Christ ne fut pas atteinte par la putréfaction et la corruption.

La franc-Maçonnerie d’adoption, centrée sur Noé, évoque l’analogie entre l’incorruptibilité du bois de cèdre et le vrai maçon vertueux p.54

Illustration de l’article : Frontispice de Navigatio Salomonis ophiritica illustrata de Martin Lipen, XVIIe siècle

Quand l’œil maçonnique devient regard

Et si apprendre et comprendre relevait d’une question de regard sur les activités humaines !

La franc-maçonnerie est précisément une société de pensée qui, avec ses quelque 4 millions de maçons et maçonnes répartis en loges sur la planète, observe et interprète les « choses de la vie » jusqu’à contribuer à leur transformation, si nécessaire. En soi, un grand, très grand pari à tenir sur les possibilités actives de l’intelligence de ses membres ! Et qui dit observation et interprétation, dit questionnement et quête de sens.

A l’échelon individuel, l’initié (e) comme tout Homme, a besoin de réponses à ses « pourquoi », qui le caractérisent. Comme il a besoin de pain et d’eau, de se soigner, de se protéger et de se reproduire, il, elle, est aussi en demande de récits, fussent-ils légendaires, et d’explications du monde, aussi diverses soient-elles. En ce début de 21ème siècle, les médias lui fournissent largement ces dernières parmi les innovations !

Des foyers de sens

Ce même initié, cette même initiée, sont ainsi témoins des grands bouleversements de notre époque. Qu’il s’agisse de l’implantation et de la pénétration mondiales du numérique, professionnel et domestique qui supprime le temps et les distances ou de la substitution progressive de l’essence par l’électricité pour tous les véhicules routiers. Qu’il s’agisse du réchauffement climatique et d’une prise de conscience écologique qui partant, nous impose une bonne utilisation de l’eau (dont nous consommons individuellement 150 litres par jour en moyenne) ce trésor liquide à préserver.

Par ailleurs s’impose avec bonheur mais non sans résistance encore d’une certaine gente masculine, l’égalité « hommes-femmes ». Un avènement qui donne enfin à celles-ci accès au pouvoir et avec lui le partage des tâches, des avantages et des responsabilités. Cette parité se traduit en maçonnerie par, à la fois, non seulement l’existence de loges féminines mais la mixité possible de celles qui le souhaitent. Sans omettre l’accès aux degrés subliminaux des rites, jusque-là, il faut bien le dire, réservé aux hommes.

S’ajoutent à ces « foyers de sens », celui de l’allongement de la vie. Associé à l’accroissement démographique, ce phénomène n’est pas sans bouleverser le fonctionnement social et sociétal avec la prolongation nécessaire de la durée des « carrières » et des parcours professionnels individuels. A preuve, les conflits qui en résultent entre les instances gouvernementales et syndicales. Les premières, tenantes du financement – et arguant le principe de réalité – désirent imposer un temps de travail supplémentaire, les secondes, avançant la pénibilité liée à l’âge – une réalité aussi – veulent obtenir la diminution des annuités de labeur.

Enfin, l’initié (e) n’est pas indifférent aux grands problèmes continentaux. Notamment aux désirs d’élargissement de territoires des grandes puissances. La tentative hégémonique de la Russie qui veut annexer l’Ukraine par la force guerrière est un exemple de ce nationalisme néfaste, aux retentissements humains et économiques mondiaux. Dès lors, plus que jamais, la paix menacée et les libertés fondamentales demandent à être défendues. La France, – consciente du danger en tant que partie intégrante de cette Europe agressée – est sur ses gardes. Elle multiplie ses efforts de conciliation entre les belligérants.

A côté de cette guerre dont l’agresseur veut taire le nom, surgissent maintenant des problèmes sociétaux qui interrogent et atteignent l’Homme au plus profond de son être. De l’identité sexuelle mise en cause par la théorie du genre à l’euthanasie qui, au-delà des croyances individuelles, « profanise » la sacralité de la vie. Autant de graves violences anthropologiques à même d’aboutir, dans leur déroulement, à une forme de déshumanisation. Le sacré est précisément une manière de respecter et d’honorer l’Homme, mais encore le mystère de l’univers. Il n’est pas une création pour seulement croire mais aussi pour ressentir, éprouver, vivre une spiritualité dite « laïque » afin de se démarquer du « religieux ».

La loge, un ilot d’humanitude

Que pouvons-nous faire, nous francs-maçons et franc-maçonnes, soldats aux mains nues, devant ce funeste « enfièvrement » planétaire, devant cette sorte de « dégradation » soudaine des « ressentis humains » ?

« Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien, commence à le faire. Qui t’en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi. Fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira… » nous répond Carl Jung (citation également attribuée à Lanza del Vasto, philosophe français d’origine italienne).

Ce monde, l’initié (e) peut – toutes proportions gardées – participer à son édification en loge. Avec les pierres symboliques à la disposition des frères et des sœurs qui y sont réunis pour trouver du sens. Tentons leur inventaire : Le rituel d’abord, dont l’ordonnancement, désarme, apaise, concentre, régule, discipline le corps, réjouit le cœur et nourrit l’âme. La « culture maçonnique » ensuite, qui s’exprime au fil des planches et des échanges oraux. Elle existe, ne nous le cachons pas, parce que la maçonnerie est une grande emprunteuse !

Ainsi s’invitent les sciences humaines, dont la philosophie, porteuse de sagesses, tant grecque que romaine et la psychanalyse, tant freudienne que lacanienne, ici exploratrice du langage et non une thérapie. Ainsi vit en loge, une spiritualité, affranchie des religions, qui n’hésite pas à utiliser l’humour pour éviter de se prendre trop au sérieux et faire jaillir le sens. Sont aussi convoquées l’esthétique et le style – propre à chaque loge – lesquels contribuent à l’harmonie intérieure de chaque participant (e), et à l’ambiance générale. Pour obtenir ce fameux « égrégore » – cet esprit collectif ou encore cet agrégat d’énergie – qu’en d’autres lieux, telle l’entreprise, se nomme la « dynamique de groupe ».

 Au moment de l’histoire de l’homo sapiens où le génie humain propose le « transhumanisme (l’Homme augmenté, à la vieillesse sans pathologies et à la mort retardée) et met en place l’intelligence artificielle » (l’Homme remplacé par des cerveaux extérieurs autonomes), il est bon que demeurent, ce que j’appellerais des « ilots d’humanitude ». La loge maçonnique en est un, où l’Homme demeure cet Homme, lentement créé et façonné par la seule Nature, en chair et en os, avec ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts !

La loge, ce lieu où s’exerce notre fraternité, demande, non quelque manipulation génétique, mais pourquoi pas, un nouveau regard. Nous y sommes frères et sœurs de hasard. A une fratrie de sang se substitue une fratrie de sens. Chacun, chacune arrive en loge avec son histoire, ses habitudes, sa façon d’être, son aptitude relationnelle, voire son « besoin d’adversaires » pour exister ! Il serait ainsi faux de dire que l’on devient « copains d’enfance » sur le champ !

Faire famille

Si la mythologie regorge d’oppositions et de drames fraternels (Abel et Caïn, Remus et Romulus, Etéocle et Polynice, entre autres), cela ne signifie pas que la sororité en soit exempte ! En maçonnerie comme ailleurs, il n’est d’être qu’en relation. Et la relation est le lieu même du conflit (intérêts divergents, sentiments blessés, désirs opposés, jalousie persistante). La discorde entre le roi actuel d’Angleterre et son frère en est l’illustration !

En ce sens, le conflit est preuve de vie ! Nous avons tous une carte d’identité alors qu’elle devrait être une carte de différences ! Les discordes naissent souvent d’opinions divergentes (au vrai destructrices) là où il conviendrait d’avoir plutôt des idées (à visée constructrices). De fait, nous abordons ici l’altruisme. Il en existe au moins quatre formes : l’élan vers l’autre, par intérêt (pour obtenir), par devoir (au nom de la morale), par amitié (sympathie), par charité (générosité).

 Nous l’avons dit, la fraternité maçonnique – centrée elle sur la sympathie précitée – ne va pas de soi immédiatement. Il s’agit d’abord de se jauger, de s’apprivoiser, de se connaître, pour s’apprécier. Ou non, lorsque la jalousie s’en mêle autour de la couleur des tabliers ! Il y a fort à parier que si nous aimions notre frère, notre sœur de loge, comme nous aimons nos enfants, le courant passerait d’emblée ! En clair, si nous regardions l’autre comme nous regardons ceux que nous aimons avec affection, et si cet autre nous regardait de la même façon, l’amour règnerait tout naturellement. Ce qui s’appelle « faire famille ». Certes, en l’absence de « sentiments-parasites » !

Nous revenons ici au sacré, dont l’authentique définition est ce pour qui on se sacrifierait. Ce sacrifice est évidemment en l’occurrence le ou les êtres chers pour lesquels nous donnerions notre vie, s’il le fallait. De la sorte, au lieu de disserter à l’infini pour savoir si la loge est ou pas un lieu sacré, il convient mieux de penser que ses membres sont, eux, effectivement sacrés ! Il en est de même sur le parvis du temple, en observant nos frères et nos sœurs en humanité vaquer dans la Cité. Oui, l’Homme, quel qu’il soit, où qu’il soit, de l’enfant au vieillard, est sacré ! Donc, intouchable, inviolable. Cet aspect de vénération absolue devrait faire partie de l’éducation et de l’instruction, dès le plus jeune âge.

Nous nous retrouvons ainsi, avec cette considération à la fois respectueuse et affectueuse, quand l’œil devient regard… pères et mères fictifs les uns des autres ! La pensée magique peut parfois se convertir en une astucieuse mais précieuse réflexion!

 Partant, comment ne pas approuver le philosophe américain William James quand il disait au siècle dernier : « La plus grande révolution, c’est d’avoir découvert qu’en changeant leurs tournures d’esprit, les humains peuvent modifier les conditions extérieures de leur vie ».

Une citation toujours d’actualité.

13/04/23 : Laïcité et constitution, LE colloque !

Ouvert à toutes et à tous, cette réunion publique porte sur l’opportunité de préciser le principe laïque dans notre constitution. Nous attendons une assistance nombreuse.

On y retrouvera beaucoup de laïques républicains, qui estiment nécessaire aujourd’hui de réaffirmer ce principe essentiel de la République. Une proposition de texte d’« Opinion internationale » a déjà circulé. D’autres propositions de modification de la constitution sur ce sujet ont déjà été formulées. Ainsi, celle du GODF demandant d’inscrire dans la Constitution les deux premiers articles de la loi de 1905, ou la proposition plus récente du sénateur Pierre Ouzoulias. Qu’on soutienne ou pas exactement les termes de ces propositions, il parait utile d’en débattre à l’heure où les laïques ont plus que jamais besoin du soutien d’une règle juridique clairement posée, et où l’approche juridique est de plus en plus prégnante dans notre vie politique.

Geoffroy Boulard.

La conférence-débat est organisée par Geoffroy Boulard, Maire du 17e arrondissement, et par Patrick Pilcer, Secrétaire Général de la Fédération de Paris du Parti radical.

En présence de : Laurent Hénart, Président du Parti radical ; Catherine Michaud, déléguée nationale à la Laïcité du Parti radical ; Stéphane Le Rudulier, sénateur des Bouches-du-Rhône Les Républicains ;

Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du Parti Socialiste, député honoraire ; Caroline Yadan, Députée de Paris Renaissance ; Pierre Ouzoulias, Sénateur des Hauts-de-Seine Parti communiste ; Sophie Elizeon, Préfète, déléguée interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) ;

Jean Javanni, Président de l’association de défense des laïques (AD3L) et vice-président du Comité Laïcité-République (CLR) ; Catherine Kintzler, philosophe ; Frédéric Thiriez, avocat

Michel Taube.

Le débat sera modéré par Michel Taube, fondateur d’Opinion Internationale.

Infos pratiques : Mairie du 17ᵉ arrondissement de Paris/16-20 rue des Batignolles, 75017 Paris

Tél 01 44 69 17 17

Bandeau Facebook AD3L

Les francs-maçons donnent leur mémoire à la Ville de Besançon

De notre confrère estrepublicain.fr – Par Philippe SAUTER

Plus de 800 documents, 20 mètres linéaires à répertorier : les francs-maçons de Besançon ont décidé de faire donation de leurs archives à la bibliothèque municipale.

Le conseil municipal de ce jeudi devrait accepter officiellement l’importante donation dont fait l’objet la Ville. La loge maçonnique bisontine a, en effet, fait le choix récent de transmettre sa mémoire. Une mémoire, principalement de papiers, répartie sur vingt mètres linéaires déjà installés dans un des bâtiments de la bibliothèque municipale. « J’ai répertorié entre 800 et 1 000 documents », explique Sandrine Natter, archiviste, qui a tout particulièrement travaillé sur cette donation, durant près d’une année.

C’est précisément le Cercle patrimonial bisontin désormais ex-propriétaire qui a fait don de cet ensemble exceptionnel pour la connaissance de l’histoire des francs-maçons dans la ville. Il s’agit de la totalité des archives recueillies par la loge maçonnique « Sincérité, Parfaite Union et Constante Amitié Réunies ». Derrière cette subtile appellation, la sixième plus ancienne loge maçonnique de France. Les archives recueillies remontent à 1764.

Les femmes : Proudhon contre, Laclos pour !

Parmi les documents, une lettre particulièrement précieuse, c’est dans cette loge à Besançon où a été utilisée, pour la première fois, la tri-ponctuation, les fameux trois points.

On pourra découvrir, également, une signature de Lafayette, mais aussi la présence de maçons devenus célèbres, Pierre-Joseph Proudhon ou Choderlos de Laclos, l’auteur des  Liaisons dangereuses qui écrivit l’essentiel de son chef-d’œuvre à Besançon.

« Proudhon était totalement opposé à la présence des femmes dans les loges, alors que pour Choderlos de Laclos, c’était exactement le contraire, explique Lionel Estavoyer. Il a même créé l’une des toutes premières loges de femmes en France, à Salins-les-Bains. »

La terre et le feu

Souvenir de cette période très difficile pour les frères, ce grand livre en mauvais état, « il a probablement été enterré durant la guerre », précise Lionel Estavoyer, « et il y a sûrement eu une tentative de le faire disparaître par le feu, il reste cette odeur de brûlé », ajoute Sandrine Natter. Le précieux livre, comme d’autres, sera numérisé.

Si l’essentiel de cette donation est bien fait de papiers, on trouve aussi quelques diplômes gravés et des plaques photographiques anciennes dont des portraits réalisés par un photographe local et, lui-même maçon, Antoine Lumière, père des frères Lumière.

Avec Henry Ferreira-Lopes, directeur de la bibliothèque municipale , il était déjà évoqué la possibilité d’organiser prochainement une exposition consacrée à ces précieux documents dans les locaux de la bibliothèque.

Le retour de la Lumière : l’équinoxe vernal

De notre confrère italien expartibus.it – De Christiane de Rosemunda

Les traditions et le cheminement inspirateur suivis par les francs-maçons ne sont pas marqués par le calendrier officiel, mais varient selon les différents « rites ». Derrière une simple date se cache un parcours particulier, une philosophie, une histoire. Certes, certains événements sont communs à toutes les traditions, voire modulent en quelque sorte l’essence même du voyage : ce sont les solstices et les équinoxes.

Il y a quelques jours à peine, l’équinoxe de printemps s’est produit, le point d’équilibre où les hémisphères nord et sud reçoivent la même quantité de lumière solaire et, par conséquent, le jour et la nuit ont exactement la même durée.

« Perséphone, reine des enfers, retourne à la lumière, rend visite à sa mère Déméter, reste près d’elle pendant six mois. Tel est le bonheur de Déméter d’embrasser à nouveau sa fille, de parsemer la Terre de fleurs et de fruits, jusqu’à l’arrivée de l’automne, moment auquel Perséphone retourne aux enfers ».

L’équinoxe de printemps représente donc un moment de grandes fêtes, la renaissance et le renouveau sont célébrés, le mariage entre le Soleil et la Terre.

La nature est en ébullition, elle se remplit d’une nouvelle énergie et se pare du trèfle, qui, pour les francs-maçons, est la représentation de la cyclicité cosmique, puisqu’elle est constituée de trois segments réunis en une seule spirale, en un seul point, qui forme un tourbillon.

Pour la culture celtique cette plante herbacée était associée au temps, à l’équilibre et à l’énergie, éléments essentiels au sein d’une Loge, et, compte tenu de sa facilité à s’épanouir abondamment, nous espérons la même croissance pour nos Ateliers.

Cette année aussi nous reconnaissons la grande importance de l’équinoxe de printemps, pour la valeur symbolique des cycles et du temps, qui doivent être rapportés dans des paramètres bien définis, ceux de « l’éternel retour » et de « l’éternel présent ».

Pour le nouvel initié, il indique l’héritage du passé, un guide pour l’avenir, un flambeau qui illumine la vie.

Pour les maîtres, c’est comme faire le point sur la situation, méditer sur le bout de chemin parcouru, planifier celui à traverser et, parfois, retrouver celui qui est perdu.

Célébrons-le comme nous le ferions avec ce voyage que nous avons rêvé de faire et que nous avons enfin entrepris. Avec le même enthousiasme.

Et peu importe que vous veniez d’être initié ou que vous soyez un vieux maître, c’est le moment de l’équilibre intérieur, de la perception exacte des deux éléments, qui, en se manifestant et en s’intériorisant ésotériquement, permettent la continuation de notre être francs-maçons.

Quand tu te connaîtras, tu seras connu et tu sauras que tu es un enfant de Dieu, mais si tu ne te connais pas, alors tu seras et tu vivras dans la privation et tu seras la privation toi-même.
Extrait de l’évangile copte de saint Thomas

L’éternelle lutte entre la Lumière et les ténèbres trouve un moment d’équilibre et, dès le lendemain de l’équinoxe, la Lumière durera chaque jour plus longtemps, répandant ses bienfaits sur tous.

En tant que francs-maçons nous sommes conscients que cette lutte cosmique est « cyclique », sachant bien cependant que les ténèbres, lentement mais sûrement, l’emporteront ; pourtant, ces « ombres » nous trouveront compacts, alignés et armés pour défendre le Soleil et la Vie.

Se connaître soi-même est le commencement de toute sagesse ; profitons de ce moment pour nous demander, encore une fois, où et comment recommencer.

Je sais que le changement fait peur, c’est normal ; mais être franc-maçon c’est aussi cela, mourir pour renaître, pour être une meilleure personne. En un mot : agissez.

Je vous souhaite un joyeux équinoxe et je le fais par la bénédiction de la Saint-Patrick :

Que la route soit à vos côtés, le vent toujours dans votre dos, que le soleil brille sur votre visage et que la pluie tombe doucement sur les champs environnants et, jusqu’à ce que nous nous revoyions, que Dieu vous garde dans la paume de sa main.

Le dessin de… Jissey : « Chrétien & Maçon »

Les liens chrétiens avec la Franc-Maçonnerie, un article de la Rédaction du 9 avril sur 450.fm, nous apprend que dès 1775 le Franc-Maçon anglais William Hutchinson expliquait que « le Franc-Maçon est sauvé du tombeau et de l’iniquité et élevé à la foi du salut selon la doctrine chrétienne. » Pas étonnant que le clergé catholique français, encore de nos jours, le retrouve PARTOUT… ce qui a fait sourire notre ami JISSEY

Pâques et la Franc-maçonnerie

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Pour les francs-maçons, Pâques invite à la réflexion et à la méditation sur les valeurs que la date symbolise, comme le renouveau, la résurrection et la rédemption.

Parce qu’elle représente la résurrection de Jésus-Christ, Pâques est l’une des célébrations les plus importantes du christianisme, mais son symbolisme remonte à d’anciennes traditions religieuses païennes, telles que le mithraïsme, une religion qui a émergé dans l’Empire romain et s’est largement répandue dans toute l’Europe au cours du Ier siècle après J.-C. au IVe siècle après J.-C. L’une des principales célébrations du mithraïsme était la fête de Mithra, en l’honneur du mythe persan Mithra (dieu du soleil et de la lumière), symbole de renouveau et de vie. Organisée fin mars ou début avril, la fête romaine du « Dies Natalis Invicti Solis », ou « Anniversaire du Soleil Invincible », marquait le retour de l’éclat du soleil à la fin de l’hiver (dans l’hémisphère nord), et donc , le début du printemps et la renaissance de la nature avec le retour de la lumière. 

A son tour, la « Pessa’h » – la Pâque juive, ou Pâque de la libération -, célébrait le départ des Hébreux d’Egypte grâce à Moïse, et le début de leur voyage vers la terre promise. Avec l’avènement du christianisme, Pâques a acquis un nouveau sens, indiquant le passage de la mort à la vie par Jésus et le passage à une nouvelle vie pour les chrétiens, libérés du péché. Par sa mort et sa résurrection, le Christ a offert la promesse du salut, du renouveau et de la victoire de la vie sur la mort.

Pâques est une fête aux traditions pleines de symbolisme, comme celle d’offrir des œufs décorés. Le lapin et l’œuf sont des symboles de renaissance et de fertilité, rappelant les anciennes fêtes de l’arrivée du printemps. Dans la culture chrétienne, l’œuf représente le tombeau de Jésus, qui s’est ouvert pour révéler sa résurrection, et les œufs colorés sont aussi une façon de célébrer la joie de la résurrection et l’arrivée du printemps. 

Un autre symbole important de Pâques est l’agneau, associé au sacrifice de Jésus-Christ sur la croix. Dans la tradition chrétienne, l’agneau symbolise l’innocence et la pureté de Jésus. Dans la tradition juive, l’agneau symbolise le sacrifice offert lors de la célébration de la Pâque, représentant la libération du peuple juif de l’esclavage en Égypte. Le pain et le vin sont d’autres symboles importants, représentant le sacrifice du corps et du sang de Jésus-Christ sur la croix.

Pour les maçons, Pâques conduit à la réflexion et à la méditation sur les valeurs que la date symbolise, telles que le renouveau, la résurrection et la rédemption. Les symboles de Pâques tels que les œufs et l’agneau peuvent également être interprétés de manière maçonnique. Les œufs, par exemple, en tant que symboles de fécondité et de fertilité, représentent l’idée que la vie est toujours renouvelée et régénérée. L’innocence et la pureté, représentées par l’agneau, sont des valeurs très prisées en franc-maçonnerie.

La recherche de la vérité, de la sagesse et de l’illumination spirituelle peut également être considérée comme une recherche de la vie éternelle et d’un espoir renouvelé. La vie, la mort et la renaissance sont également des thèmes fondamentaux pour la franc-maçonnerie, qui apprend à réfléchir sur la nature de l’existence et à œuvrer pour l’amélioration de l’homme et du monde qui l’entoure, visant à construire une société plus juste et fraternelle.

La croyance maçonnique en l’immortalité de l’esprit et la perfection morale de l’individu est conforme à la résurrection de Jésus-Christ en tant que symbole de l’immortalité de l’âme et de l’espoir en la vie éternelle. La recherche constante de l’amélioration morale et de la perfection est l’un des piliers de la franc-maçonnerie, et Pâques est l’occasion de réfléchir à ce sujet.

D’après des informations provenant de ancient.eu; britannica.com ; gllp.pt; glomaron.org.br ; masonariaparatodos.wordpress.com ; wikipedia.com.br

Les valeurs du Rite Français – Une culture issue des Lumières

Présentation de l’éditeur

Cet ouvrage collectif dirigé par Cécile Révauger, montre la filiation directe entre les Lumières et le Rite français, à la fois pour les loges bleues et les ateliers de hauts grades du Rite Français, aujourd’hui connus sous le vocable « Ordres de Sagesse du Rite Français ».

Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Vénérable du GCG-RF du GODF.

L’avant-propos est signé par Georges Sérignac, le Grand Maître du Grand Orient de France. La préface est signée quant à elle par Philippe Guglielmi et salue le résultat du travail collectif réalisé par vingt et un des meilleurs spécialistes de la franc-maçonnerie dans le monde.

Le Rite Français, modelé par la culture des Lumières, est porteur de ses valeurs. En droite ligne du rite pratiqué en Angleterre par la Grande Loge des Modernes au XVIIIe siècle, le Rite Français incarne les valeurs de tolérance, de libertés individuelles et collectives, de rationalisme et d’universalisme, au sein du Grand Orient de France mais aussi dans d’autres pays d’Europe et dans des obédiences féminines telles que le Grand Chapitre Général Féminin de France. Il ne s’agissait pas seulement de souligner les valeurs des Lumières, il fallait montrer leur application concrète au XXIe siècle. Plus que jamais face aux menaces qui pèsent sur la liberté, l’égalité et la fraternité, face à l’intolérance et au fanatisme religieux, les Lumières permettent aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui de se ressourcer.

Ont contribué à la rédaction de cet ouvrage : Pierre Yves BEAUREPAIRE, Stéphanie ROZA, Cécile REVAUGER, Margaret JACOB, Pierre MOLLIER, Philippe FOUSSIER, Jean Christophe GARRIGUES, Luis PLA ALOS, Laure CAILLE, Rui LOPES, Joachim GRAVE DOS SANTOS, Joe WAGES, Christophe DEVILLERS, Paul LEBLANC, Didier MOLINES, Gérard CONTREMOULIN, Charles COUTEL, Jean MONDOT, Éric SAUNIER, Felipe CORTE REAL DE CAMARGO, Roger DACHEZ, Colette LÉGER, Héléna TRONCARD, Michel PARY, Marcel ROOZE

[NDLR : Le 10 février dernier, nous vous proposions la souscription de cet ouvrage au format quasiment A4. Publié avec le soutien du GODF et du Grand Chapitre Général-Rite Français du GODF,

Paul Rich

L’ouvrage débute avec des remerciements qui sont adressés au Frère Paul Rich – coprésident de la Conférence mondiale sur le fraternalisme, la franc-maçonnerie et l’histoire (WCF) et président de l’Université George Mason – qui depuis plusieurs années, organisent tous les deux ans un colloque international sur l’histoire de la franc-maçonnerie en alternance à Washington D.C. et à Paris. Sous sa houlette, sont réunis à chaque fois des chercheurs de tout pays permettant ainsi des échanges fructueux sur l’Art Royal. Des remerciements qui s’adressent aussi à Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France, et à Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Vénérable du GCG-RF du GODF. La Chambre d’Administration du Grand Chapitre Général a apporté son concours dans la préparation du colloque reproduit dans cet opus. De son avant-propos intitulé « Pour une renaissance des Lumières » à la fin du livre présentant l’ensemble des contributrices et contributeurs, avec une brève biographie, nous sommes plongés, en cinq parties, dans l’histoire du Rite Français sous toutes ses facettes – culture des Lumières et culture maçonnique ; le Rite Français dans le sillage des Lumières ; des premières pierres dudit rite au Grand Chapitre Général ; les valeurs ; le rayonnement du rite dans le monde.

Cette dernière partie traite d’un sujet qui sans doute est finalement peu connu des Sœurs et des Frères, à savoir le Rite Français au féminin, mais aussi au sein de la maçonnerie espagnole de nos jours, ou encore à partir des archives de l’Inquisition portugaise et enfin tel que pratiqué en Belgique. Avec une présentation des prémices du renouveau des Ordres de Sagesse qui s’amorcent au début des années 2000.

Philippe Foussier, posant avec la Marianne maçonnique.

Vous pouvez retrouver certains contributeurs déjà cités que 450.fm : Gérard Contremoulin, Philippe Foussier, Cécile Révauger, Éric Saunier.

Et relire, si tel est votre désir, La grande histoire du Rite Français 1773-2023, qui, avec cette dernière livraison, sont deux essentiels pour qui pratique le Rite Français soit dans les grades symboliques soit au sein des Ordres de Sagesse, nom donné aux hauts grades du Français.

Cécile Révauger a ditigé cet ouvrage.

Les valeurs du Rite Français-Une culture issue des Lumières/Collectif – Conform édition, 2023, 29 €

Prix de vente : 29€ + 6€ de frais de port, disponible sur le site de l’éditeur.

Maltraitance des enfants au Japon : Les autorités enquêtent sur les Témoins de Jéhovah

De notre confrère rfi.fr – Par Bruno Duval

Au Japon, jour après jour, les témoignages accablants se succèdent, relatifs aux mauvais traitements que de nombreux adeptes des Témoins de Jéhovah, mouvement religieux d’obédience chrétienne, infligent à leurs propres enfants. Les récits terribles de ces violences physiques et psychologiques choquent les Japonais.

Le ministère des Affaires sociales a convoqué en urgence les plus hauts dirigeants de l’aile japonaise des Témoins de Jéhovah qui revendiquent quelque 250 000 fidèles dans l’archipel. La Direction de la protection de l’enfance a sommé l’organisation religieuse de rappeler à tous ses membres que les traitements inhumains, cruels et dégradants sont interdits et passibles de lourdes peines de prison.

Ce sont les témoignages de ces personnes, notamment, qui ont conduit les autorités à réagir.

« J’ai été maltraité tout au long de mon enfance et de mon adolescence. Chaque jour, mes parents me donnaient des coups de martinet sur les fesses pour me punir de ne pas être assez pieux », raconte un premier témoin. « Ils me forçaient aussi à me gargariser avec de l’eau de Javel. Cela me purifiait, disaient-ils. À l’époque, je connaissais un petit garçon dont les parents étaient également des croyants fervents. Eh bien, régulièrement, ils gravaient dans son dos, à même la peau, le mot Jéhovah écrit en lettres capitales à l’aide d’une aiguille à coudre. Sur laquelle ils appuyaient bien fort afin que cela fasse très mal. »

« Ma mère me dénudait puis me fessait sous le regard de mes frères et de mon père »

Une femme explique à son tour : « Tous les jours quasiment, ma mère me déculottait et me donnait la fessée avec une ceinture cloutée ou des câbles électriques. C’était terrible. Après, j’avais si mal que c’était un cauchemar, en classe, de rester assise pendant toute la journée à mon pupitre. » Puis, elle ajoute : « Le pire, ce fut pendant ma puberté. Mon corps changeait, j’en avais honte, et ma mère me dénudait puis me fessait sous le regard de mes frères et de mon père. J’en étais traumatisée. Au point de n’avoir qu’une envie : me suicider. »

« Après la classe, tous les enfants du quartier allaient jouer au base-ball ou s’amuser au parc mais, moi, ma mère me l’interdisait. Dès l’âge de 6 ou 7 ans, j’ai dû faire du porte-à-porte avec elle dans le voisinage afin de “l’évangéliser”, comme elle disait », se rappelle un troisième témoin. « La Bible à la main, en chemise blanche et costume-cravate, je sonnais chez les gens puis récitais tout un laïus ésotérique que j’avais dû apprendre par cœur et auquel je ne comprenais pas grand-chose. De retour à la maison, ma mère me fouettait quand elle jugeait que je ne m’étais pas montré assez persuasif ou souriant. Et puis, elle hurlait très fort que j’allais brûler en enfer à force d’être un aussi mauvais croyant. Cette perspective de mourir dans de telles souffrances a hanté toute mon enfance. »

Un collectif de victimes réunis pour faire réagir les autorités

Les Témoins de Jéhovah assurent ne pas cautionner les châtiments corporels infligés aux enfants et dénoncent une campagne de désinformation orchestrée.

Mais 200 victimes de mauvais traitements se sont déjà fait connaître. Avec l’aide de ténors du barreau, elles ont constitué un collectif et réclament que les autorités prennent des mesures afin que de telles pratiques éducatives cessent dans ce mouvement religieux.

Comment développer son taux vibratoire de manière naturelle ?

De notre confrère voici.fr – Par Églantine Werner

Taux vibratoire élevé ou normal ? Sur quelle fréquence de vibration vivez-vous ? Comment savoir quel est votre taux vibratoire ? On vous dit tout sur cette notion clé en ésotérisme et en énergie !

Chacune des choses qui nous entourent possède des vibrations électromagnétiques. Pour connaître le taux vibratoire d’un humain, il est possible d’utiliser l’échelle de Bovis. Vous pourrez ainsi savoir si votre taux vibratoire est normal ou s’il est plus élevé, comme c’est le cas pour le taux vibratoire d’un guérisseur.

Taux vibratoire, mesuré à l’échelle de Bovis.

Comment avoir un taux vibratoire élevé ?

Le taux vibratoire d’un humain doit se trouver au-dessus de 6500 Unités Bovis(UB). En-dessous de ce taux, l’énergie de cette personne est considérée comme négative. Un faible taux vibratoire peut être signe de maladie. Pour bien faire, il faut un taux vibratoire spirituel entre 8000 et 10.000 UB. Afin d’augmenter votre taux vibratoire, il est possible de faire appel à un magnétiseur. Autrement, vous pouvez choisir un mode de vie plus sain pour élever votre taux vibratoire de manière simple et naturelle. Par exemple, méditer de manière régulière, faire du sport ou du yoga, réaliser des rituels spirituels… Tout ce qui permet de développer son estime de soitravailler son énergie positive et de pratiquer la pleine conscience au quotidien (être dans le moment présent) sont des pratiques qui pourront également vous aider. Il est aussi important de se protéger des personnes qui ont tendance à vous pomper de l’énergie, les fameux vampires d’énergie.

Comment connaître mon taux vibratoire ?

La radiesthésie est un bon outil qui vous permettra de prendre des décisions en conscience mais aussi de connaître votre taux vibratoire spirituel. Pour calculer son taux vibratoire, il faut un pendule et une planche de Bovis, tout simplement. Après avoir compris les principes de base de la radiesthésie, vous pourrez facilement utiliser votre pendule au-dessus du biomètre de Bovis. Si le pendule vous révèle un taux vibratoire un peu trop faible à votre goût, sachez que vous pourrez toujours l’augmenter en travaillant sur vous-même jour après jour.

Pourquoi avoir un taux vibratoire élevé ?

Si votre taux vibratoire est élevé, vous développerez votre intuition mais aussi vos dons divinatoires. Vous pourrez ainsi mieux repérer les synchronisations et les heures miroirs qui se révèlent dans votre vie. Vous pourrez plus facilement vous préparer à un voyage astral ou à une décorporation mais vous pourrez tout aussi bien vous rapprocher de votre ange gardien afin que la communication entre vous et lui se fasse plus naturellement. Bien entendu, vous pouvez augmenter votre taux vibratoire simplement pour améliorer votre quotidien et ouvrir votre conscience.