Taux vibratoire élevé ou normal ? Sur quelle fréquence de vibration vivez-vous ? Comment savoir quel est votre taux vibratoire ? On vous dit tout sur cette notion clé en ésotérisme et en énergie !
Chacune des choses qui nous entourent possède des vibrations électromagnétiques. Pour connaître le taux vibratoire d’un humain, il est possible d’utiliser l’échelle de Bovis. Vous pourrez ainsi savoir si votre taux vibratoire est normal ou s’il est plus élevé, comme c’est le cas pour le taux vibratoire d’un guérisseur.
Taux vibratoire, mesuré à l’échelle de Bovis.
Comment avoir un taux vibratoire élevé ?
Le taux vibratoire d’un humain doit se trouver au-dessus de 6500 Unités Bovis(UB). En-dessous de ce taux, l’énergie de cette personne est considérée comme négative. Un faible taux vibratoire peut être signe de maladie. Pour bien faire, il faut un taux vibratoire spirituel entre 8000 et 10.000 UB. Afin d’augmenter votre taux vibratoire, il est possible de faire appel à un magnétiseur. Autrement, vous pouvez choisir un mode de vie plus sain pour élever votre taux vibratoire de manière simple et naturelle. Par exemple, méditer de manière régulière, faire du sport ou du yoga, réaliser des rituels spirituels… Tout ce qui permet de développer son estime de soi, travailler son énergie positive et de pratiquer la pleine conscience au quotidien (être dans le moment présent) sont des pratiques qui pourront également vous aider. Il est aussi important de se protéger des personnes qui ont tendance à vous pomper de l’énergie, les fameux vampires d’énergie.
Comment connaître mon taux vibratoire ?
La radiesthésie est un bon outil qui vous permettra de prendre des décisions en conscience mais aussi de connaître votre taux vibratoire spirituel. Pour calculer son taux vibratoire, il faut un pendule et une planche de Bovis, tout simplement. Après avoir compris les principes de base de la radiesthésie, vous pourrez facilement utiliser votre pendule au-dessus du biomètre de Bovis. Si le pendule vous révèle un taux vibratoire un peu trop faible à votre goût, sachez que vous pourrez toujours l’augmenter en travaillant sur vous-même jour après jour.
Pourquoi avoir un taux vibratoire élevé ?
Si votre taux vibratoire est élevé, vous développerez votre intuition mais aussi vos dons divinatoires. Vous pourrez ainsi mieux repérer les synchronisations et les heures miroirs qui se révèlent dans votre vie. Vous pourrez plus facilement vous préparer à un voyage astral ou à une décorporation mais vous pourrez tout aussi bien vous rapprocher de votre ange gardien afin que la communication entre vous et lui se fasse plus naturellement. Bien entendu, vous pouvez augmenter votre taux vibratoire simplement pour améliorer votre quotidien et ouvrir votre conscience.
Ce samedi 15 avril, à 11 heures, Xavier Daney, le maire, a accueilli l’ancien président de la République, François Hollande, pour un hommage solennel à la mémoire de Jean Zay. Il sera accompagné de Hélène Mouchard-Zay, la fille du résistant.
Assassiné par la milice en juin 1944, Jean Zay, avocat au barreau d’Orléans, a occupé les fonctions de ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Beaux-Arts en 1936, dans le gouvernement du Front populaire.
Portrait de Jean Zay Photo mairie Arès
Il rejoint l’armée française puis gagne Bordeaux en juin 1940 pour la dernière session du Parlement, replié en zone libre, qui doit débattre du transfert du gouvernement en Afrique du Nord. Aucune décision n’est prise et Jean Zay embarque au Verdon, avec Pierre Mendès-France, pour Casablanca. Arrêté pour désertion le 15 août, il est interné à Clermont-Ferrand et devient le bouc émissaire de la campagne antisémite de Vichy.
Philippe Henriot, ministre de l’Information, réclame sa condamnation à mort comme juif, franc-maçon et anti-hitlerien ! Condamné à la déportation à vie, Jean Zay est assassiné par le milicien Charles Develle lors de son transfert à Melun.
A l’occasion de la semaine sainte j’ai voulu partager cet article d’une étude sur le fond basée sur les plus anciennes pièces connues des maçons dits opératifs. La franc-maçonnerie trouve son origine dans les anciens manuscrits maçonniques (900 AD – 1500 AD EV), qui par la nature de leur contenu les rattachent à une racine biblique.
Dans un premier temps, les francs-maçons étaient regroupés en corporations de bâtisseurs généralement liés au roi et à l’Église. A cette époque l’autorité religieuse était catholique, avec le temps elle serait anglicane, ainsi les francs-maçons à cette époque étaient connus sous le nom de maçons, leur travail ne différait pas de celui des autres, ils étaient associés dans des corporations de bâtisseurs ou de maçons. Aussi à cette époque les métiers étaient associés à la religion, on dirait que le maître d’œuvre des francs-maçons était l’Église catholique.
Les maçons maîtrisaient la règle et le compas, qui sont aujourd’hui d’usage courant, sinon à l’époque médiévale ces instruments étaient très sophistiqués, ils servaient à la préparation de plans et de calculs. Un parallélisme à notre époque serait comme gérer un programme de calcul de construction ou d’architecture sur l’ordinateur, donc ces artisans spécialisés avaient généralement pour tâche de construire les églises, ce sont les cathédrales bien connues que l’on voit en Espagne, en France et en Angleterre , donc en raison de la nature de leur position, ils avaient une sorte d’immunité dans le sens où ils avaient le privilège de laisser-passer, ce qui évitait le péage des alcabalas entre les fiefs. Ainsi, lorsque le service d’un maçon est requis dans une certaine église, les francs-maçons installaient leurs loges aux abords de l’édifice, c’était le nom de l’atelier, où ils organisaient le travail, et même enseignaient. On sait qu’en interne, ils fonctionnaient avec un maître et ses apprentis, et que la lettre de travail est obtenue par l’intermédiaire du chef de la guilde des artisans, qui est ce qui serait aujourd’hui le Grand Maître. Observez qu’il y a une similitude avec le mode de fonctionnement actuel des loges, car ce qu’on appelle aujourd’hui la franc-maçonnerie est un héritage de ce qu’on appelait hier la franc-maçonnerie opérative. Ainsi dans ces loges on donnait des instructions et on enseignait aux apprentis les différents arts qu’ils devaient maîtriser pour devenir maîtres maçons ou maçons.
Il existe des informations sur l’origine des premières loges maçonniques dans des manuscrits anciens. Les premiers documents maçonniques sont connus entre 1400 et 1500, appelés le poème de Regius. Le poème commence par décrire comment Euclide qualifiait la maçonnerie de « géométrie » pour l’emploi des fils de la noblesse dans l’Égypte ancienne. Puis il relate la diffusion de l’art de la géométrie dans son document « Terres de conducteurs ». Le poème raconte comment le commerce de la maçonnerie a été introduit en Angleterre sous le règne du roi Athelstan (924-939). Il raconte comment tous les maçons du pays sont venus voir le roi pour obtenir des conseils sur leur propre bon gouvernement, et comment Athelstan, avec la noblesse terrienne, a forgé les quinze articles et quinze points pour son gouvernement. S’ensuit une quinzaine d’articles à suivre par l’enseignant sur la conduite morale, on en citera quelques-uns (ne pas héberger de voleurs, ne pas accepter de pots-de-vin, aller régulièrement à l’église, etc.) et aussi des articles sur la gestion des travaux sur un chantier de construction (dont ne faites pas travailler vos maçons de nuit, formez correctement les apprentis, n’acceptez pas des travaux que vous ne pouvez pas faire, etc.). Il y a quinze points pour les artisans qui suivent un schéma similaire. Les avertissements de punition pour ceux qui enfreignent les ordonnances sont suivis de dispositions pour les assemblées annuelles. Il y a quinze points pour les artisans qui suivent un schéma similaire. Les avertissements de punition pour ceux qui enfreignent les ordonnances sont suivis de dispositions pour les assemblées annuelles. Suivent la légende des Quatre Martyrs Couronnés, une série d’aphorismes moraux, et enfin une bénédiction. Les avertissements de punition pour ceux qui enfreignent les ordonnances sont suivis de dispositions pour les assemblées annuelles.
Le manuscrit de Matthew Cooke est le deuxième document ancien. S’ouvrant après une prière d’ouverture d’action de grâces, le texte énumère les sept arts libéraux, en donnant la priorité à la géométrie, qu’il assimile à la maçonnerie. Suivez l’histoire des fils de Lamech, développée à partir du livre de la Genèse. Jabal a découvert la géométrie et est devenu le maître maçon de Caïn. Jubal a découvert la musique, Tubal Caïn a découvert le travail des métaux et l’art du forgeron, tandis que la fille de Lamech, Naamah, a inventé le tissage. Découvrant que la terre serait détruite soit par un incendie soit par une inondation, ils inscrivirent tout leur savoir sur deux piliers de pierre, l’un qui serait insensible au feu et l’autre qui ne coulerait pas. Des générations après le déluge, les deux piliers ont été découverts, l’un par Pythagore et l’autre par le philosophe Hermès. Les sept sciences ont été transmises par Nimrod, l’architecte de la tour de Babel, à Abraham, qui les a enseignées aux Égyptiens, y compris Euclide, qui à son tour a enseigné la maçonnerie aux enfants de la noblesse en tant que discipline pédagogique. Le métier est ensuite enseigné aux enfants d’Israël, et du Temple de Salomon, il trouve son chemin vers la France, et de là vers l’Angleterre de Saint Alban. Athelstan fait désormais partie d’une lignée de rois qui soutiennent activement la maçonnerie. Son plus jeune fils, ici sans nom, est d’abord présenté comme un chef et un mentor de maçons.
Dans le troisième manuscrit de Dowland l’histoire est similaire à celle du manuscrit de Cooke. Dans ce cas, on nous dit que les premières accusations proviennent des instructions d’Euclide sur les fils des seigneurs égyptiens. Le maître maçon dans la construction du temple de Salomon est un fils du roi Hiram de Tyr nommé Avnon. Encore une fois, la franc-maçonnerie se répand depuis le Temple et pénètre dans l’Angleterre de Saint Alban depuis la France. La science souffre dans les guerres après la mort d’Alban, mais est restaurée sous Athelstan. Son fils, maintenant nommé Edwinne, est l’expert en géométrie qui remporte la charte de son père pour une réunion annuelle des maçons, qui devrait être «renouvelée de Kinge à Kinge». L’assemblée sous Edwin est d’abord identifiée comme ayant eu lieu à York. Les objets et les points sont désormais remplacés par une série de charges, sous la forme d’un serment.
Le manuscrit de la Grande Loge 1 date du milieu des années 1500. Dans ce manuscrit, nous trouvons un curieux maçon nommé Naymus Grecus, qui avait participé à la construction du temple de Salomon et qui enseigna la maçonnerie à Charles Martel avant qu’il ne devienne roi de France, apportant ainsi la maçonnerie en Europe.
Et ainsi de suite, la franc-maçonnerie s’est construite à travers des documents anciens qui font référence à des passages de la Bible. L’exigence que chaque nouvelle admission soit assermentée aux anciens offices de la Bible.
On a l’impression que la maçonnerie opérative a cessé de fonctionner entre une période où l’innovation technologique et l’enseignement universitaire ont écarté le travail des maçons, probablement entre 1500 et 1600 ; Cependant, son essence a perduré à travers les soi-disant loges acceptées, qui étaient une sorte de sociétés secrètes composées de quelques maçons opérationnels et d’invités intéressés à connaître le travail des maçons, généralement des intellectuels, des érudits et des courtisans. Pour que les loges soient passées de guildes à des clubs de conversation et de discussion pratiquement fermés, le secret de la franc-maçonnerie opérative a été transféré au nouveau logis, à l’intérieur des loges ont tenu des débats sur des sujets d’intérêt, une histoire à partager était la visite que Mozart a faite à Prague.
La cantate de Mozart, intitulée Die Maurerfreude-Masonic Joy , est créée en 1785 dans la loge viennoise de La Esperanza Coronada en hommage au géologue Ignatz von Born à l’occasion de sa décoration par l’empereur Joseph II, l’un des représentants du despotisme éclairé. Alors, cette franc-maçonnerie née des entrailles de la franc-maçonnerie opérative fonctionnait fondamentalement à un niveau immatériel, les églises et les cathédrales n’étaient plus construites, mais au contraire aspiraient à construire un être humain meilleur.
Puis, le 4 juin 1717, quatre loges londoniennes se sont réunies dans la taverne El Ganso y la Parrilla et ont formé la première Grande Loge « Spéculative » (Kaplan D., 2014, « La franc-maçonnerie comme terrain de jeu pour le nationalisme civique »). Quand la première Grande Loge a pris de l’ampleur, le révérend James Anderson a été chargé de gérer les «constitutions gothiques» sous une forme plus compréhensible. Le résultat, en 1723, fut les premières constitutions imprimées. Alors que les constitutions manuscrites continuaient d’être utilisées dans les loges non affiliées, leur condensation imprimée les a fait disparaître à la fin du siècle. L’introduction d’Anderson annonçait une histoire de la franc-maçonnerie depuis le début du monde.
Alors qu’il existe plus de 100 « constitutions » manuscrites, les documents détaillant le rituel proprement dit sont beaucoup plus rares. Le premier, datant de 1696, est le manuscrit de la Scottish Edinburgh Register House [MS], qui donne un catéchisme et un certain nombre de rituels de l’apprenti inscrit et une cérémonie Fellow Craft. Il a été nommé d’après le bâtiment dans lequel il a été découvert, qui abrite les Archives nationales d’Écosse. Le manuscrit du Trinity College, découvert à Dublin, en Irlande, mais clairement d’origine écossaise, datant de l’année 1710, est sensiblement le même dans son contenu. Le Airlie MS récemment découvert et daté de 1705 est donc le deuxième plus ancien rituel de tailleur de pierre écossais connu.
Bien qu’appelés rituels, ces manuscrits sont aussi des mémoires auxiliaires ou des « fiches d’instructions ». Ainsi, ils ont trois fonctions, mais pour plus de commodité, ils sont communément décrits comme des « rituels ». L’importance de ces trois rituels réside dans le fait qu’ils sont d’origine écossaise, basés sur les cérémonies utilisées par les maçons écossais et qu’ils sont antérieurs à l’existence de toute Grande Loge. Collectivement, ils sont connus sous le nom de «l’école écossaise».
Ces rituels sont présumés provenir d’une loge de maçons en activité, ce document contient de nombreuses caractéristiques de rituel spéculatif. Salué comme le plus ancien rituel maçonnique au monde, le manuscrit de 1696 de l’Edinburgh Register House commence par un catéchisme pour prouver qu’une personne qui a la parole est vraiment un maçon. Entre autres choses, la personne qui demande à entrer doit nommer sa loge Kilwinning, en attribuant l’origine à la Kilwinning Mother Lodge dans l’Ayrshire. La première loge est attribuée au portique du temple du roi Salomon, et la forme de la loge est décrite dans une séance de questions-réponses, la forme des réponses étant souvent très allégorique. Un navire artisanal. On s’attend à ce que vous connaissiez et expliquiez une étreinte maçonnique appelée les Cinq Points de Communion.
Le manuscrit Graham, datant d’environ 1725, propose une version de la légende des Maîtres Maçons en contradiction avec celle désormais transmise aux Maîtres Maçons modernes, cette version implique Noé (Noé de l’Arche dans l’Ancien Testament) au lieu d’Hiram Abiff. Le manuscrit de Graham semble avoir été écrit en 1726. Le document est intitulé : L’ensemble de l’institution de la franc-maçonnerie ouverte et testée par la meilleure tradition et encore quelques références aux Écritures. Un examen suit, sous la forme d’un catéchisme de type questions-réponses vu dans les rituels antérieurs. Dans ce qui semble être l’examen d’un maître maçon, l’intimé raconte ce que les maçons modernes reconnaîtraient comme cette partie de la légende d’Hiram Abiff traitant de la récupération de son corps, mais dans ce cas, le corps est celui de Noé, déterré par ses trois fils dans l’espoir d’apprendre un secret, et la parole du maçon est dérivée de manière cryptique de son corps en décomposition. Hiram Abiff est mentionné, mais seulement en tant que maître artisan de Salomon, inspiré par Bezalel, qui remplissait la même fonction pour Moïse. La tradition de dériver la franc-maçonnerie de Noé semble être partagée avec Anderson, qui a également attribué la franc-maçonnerie primitive à Noé dans ses constitutions de 1738.
L’éminent franc-maçon William Hutchinson, dans son livre The Spirit of Freemasonry (1775), a reçu le titre de « père du symbolisme maçonnique ». Le livre a obtenu la sanction de la Grande Loge d’Angleterre et a connu neuf éditions au cours de sa vie. Selon Hutchinson, les francs-maçons ont découvert la connaissance de Dieu et son salut, et nous avons été rachetés de la mort du péché et du tombeau de la contamination et de l’injustice. Le maître maçon représente un homme, selon la doctrine chrétienne, sauvé du tombeau de l’iniquité et élevé à la foi du salut.
Eh bien, j’espère vous avoir suffisamment éclairé sur la valeur du christianisme dans la franc-maçonnerie. Nous continuons à lire jusqu’à un nouvel épisode à El Nacional.
Cette semaine, les francs-maçons de Cumbria ont fait un merveilleux don à Suicide Bereavement Support Cumbria. Suicide Bereavement Support (SBS), Penrith, a été créé en 2019 et a été construit par des personnes de tous horizons qui ont elles-mêmes été touchées par le suicide, une expérience qui leur permet de se connecter avec les autres.
Bela lodge (Milnthorpe) a fait don de 1 200 £ pour aider Suicide Bereavement Support à gérer son service bénévole et à atteindre son objectif de fournir une plate-forme permettant aux personnes de trouver un soutien sous la forme qui leur convient.
Neil Dixon, de Cumbria Freemasons, a déclaré : « C’est une association caritative incroyable à soutenir et cela fera vraiment une grande différence. L’association est gérée par des bénévoles qui ont tous été touchés par le suicide, nous sommes donc très fiers de pouvoir aider et soutenir ce travail important.
Dans le cadre de l’édition 2023 des Journées Européennes des Métiers d’Art, Vendée vitrail projetait, au cinéma de Mortagne-sur-Sèvre, Compagnons, un long-métrage de François Favrat. Une projection suivie d’un débat avec des compagnons et des apprentis compagnons qui forment un vivier d’artisans d’art.
UNESCO – Patrimoine culturel immatériel
Comment devient-on compagnon ? Qui peut devenir compagnon ? Qu’est-ce que le tour de France ? Qu’est-ce que le chef-d’œuvre ? Combien de métiers le compagnonnage regroupe-t-il ? Combien y a-t-il de femmes ? Ce sont quelques-unes des questions du public, posées à l’issue de la projection de Compagnons, un film de François Favrat, avec, notamment, Agnès Jaoui, dans le rôle d’une compagnonne qui prend sous son aile Naëlle (Najaa), jeune fille passionnée de street-art, mal embarquée dans une histoire de dettes de drogue dans une cité de Nantes, pour la former au métier de vitrailliste, à la Maison des compagnons de cette ville.
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Le compagnonnage : un apprentissage de l’excellence
Tout le monde peut devenir compagnon , commence Jérémie Mosnier, ébéniste et prévôt de la Maison des compagnons de Cholet, avant de détailler les différentes étapes de recrutement des apprentis compagnons. Mais ce qui est essentiel, c’est la motivation, l’envie de faire de ses mains , ajoute-t-il. J’ai découvert le compagnonnage par le bouche-à-oreille , précise Marceau Lheureux, apprenti compagnon tailleur de pierre et précédemment diplômé d’une école d’ingénieurs.
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Mes parents m’ont dit que si je voulais faire un métier manuel, il fallait que je passe par les compagnons , raconte Rafaël O’Reilly, 20 ans. Apprenti compagnon carrossier pour assouvir [sa] passion d’enfance de restauration des véhicules anciens , il est en passe aujourd’hui de se réorienter en serrurerie-métallerie, toujours au sein des compagnons.
Serrurier-métallier, c’est le métier d’art de Franck Chartrain, 52 ans, compagnon depuis l’âge de 17 ans , fondateur d’un premier atelier à New York , une vingtaine de salariés aujourd’hui, et d’un second, à Saint-Macaire-en-Mauges, La forge de style France, de taille identique. Je remercie mes profs de collège qui m’ont dit que je n’étais pas fait pour les études , plaisante Franck Chartrain, qui travaille aujourd’hui pour les grandes marques de luxe, et dont l’art rayonne à Hong Kong, Singapour… .
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Titouan Demailly, 18 ans a, lui, choisi la plomberie et entamera bientôt son tour de France avec un titre de Meilleur apprenti de France décroché en 2022. Un tour de France qui peut aussi avoir des allures de tour du monde, à l’image du futur voyage en Égypte de Marceau Lheureux. Ce périple d’ apprentissage de l’excellence d’une durée moyenne de 5 ans est obligatoire pour être consacré compagnon, au même titre que la réalisation d’une œuvre de réception , plus communément appelée “chef-d’œuvre”.
JEMA 2023 : la transmission des savoir-faire
On peut être aujourd’hui compagnon dans 36 métiers, 26 en 2012. Vigneron, fromager, charcutier, jardinier-paysagiste sont les derniers à y avoir été admis. L’ambition est de faire perdurer les savoir-faire », indique Jérémie Mosnier, dont la maison accueille 27 filles sur 80 apprentis. Elles n’étaient que 8 l’année dernière .
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Au nombre également des intervenants, Baptiste Guignard. Lui n’est pas compagnon mais artisan d’art, vitrailliste en l’occurrence et salarié, à 28 ans, d’un ancestral atelier angevin, Barthe-Bordereau, 180 ans d’existence. J’ai d’abord fait des études de géologie et d’histoire des sciences à l’université avant de me réorienter vers les vitraux », indique le jeune homme qui s’apprête à prendre la responsabilité du chantier de rénovation et restauration des vitraux de la cathédrale du Mans.
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Les uns et les autres présentaient leurs métiers et travaux lors des Journées Européennes des Métiers d’Art, à Vendée vitrail, structure de découverte de l’art des vitraux, installée dans l’église Saint-Hilaire de Mortagne-sur-Sèvre.
Pour en savoir plus sur les Journées Européennes des Métiers d’Art 2023 dans les Pays de la Loire, cliquez
Dans un article précédent : « Un vieux complet veston sur un corps d’Apollon » ou « Un vieux chemisier sur un corps de Minerve », j’ai présenté les trois composantes de la fraternité : l’affection, l’empathie et la gratitude. Selon mon expérience, bien sûr ! Des livres, des planches, des échanges et des jugements foisonnent. Quelle crédibilité ont donc ces louanges quand, dans sa Loge, on sent de l’animosité, de la prétention, des pressions.
Que penser de cette cratophilie, comme l’écrivait mon maître Daniel Beresniak pour désigner l’amour du pouvoir. Il est vrai que l’organisation pyramidale naturelle de la meute humaine ne favorise pas trop les relations fraternelles dans la Loge ; mais il est vrai aussi que l’entraide, la bienveillance et l’empathie sont aussi natives chez les hominidés. C’est pour cela que nous ne cessons d’en parler, car nous sentons que nous recelons en nous ce trésor. Très bien tout cela. Mais transmettons-nous vraiment la fraternité, en la vivant au fil des tenues ? Parfois. Je trouve que souvent elle est laissée en état de friches dans le cœur de chacun, qui est persuadé qu’il est fraternel. Alors, à ce Frère, à cette Sœur, je pose la question cruciale : « Depuis que tu es initié(e), que fais-tu, concrètement de fraternel que tu ne faisais pas avant d’entrer chez nous ? ». Mon Frère, ma Sœur, lecteur, quelle est ta réponse ?
Pour l’avenir, dans les troubles tremblants des changements de civilisations, la fraternité riche sera une porte d’accès majeur entre les êtres. Raison de plus, pour les Francs-maçons, de la vivre entre eux. Pour accomplir leur devoir : la transmission dans le monde profane. Qu’elle ne s’attarde plus sur les étendards flottants des belles paroles. Qu’elle descende à la pratique de la marche réelle dans les sentiers fleuris et boueux de la vie en Loge.
Je suis un ancien, par l’âge et par la date de mon initiation. Pas de quoi se glorifier, je connais des Apprentis qui sont allés plus loin que moi. Mais ce que j’ai certainement, c’est l’expérience accumulée lors de mes voyages maçonniques. J’ai regardé, apprécié , noté beaucoup de pratiques fraternelles, modestes dans leurs apparences, mais efficaces dans leurs résultats. C’est ce que je vais maintenant te présenter. Tu reconnaîtras des pratiques qui existent dans ta Loge. Tu en découvriras d’autres qui sont expérimentées ailleurs. Mais surtout ne pense et ne dis pas : « Ce n’est pas dans le rituel ». La résistance au changement, c’était hier. Demain, la Loge sera créative, innovante et différente dans sa vie et son destin. Et avec des pratiques nouvelles dont celles que je présente ci-après. Prépare-toi !
Le message collectif aux absents – Après la tenue, l’Hospitalier fait circuler une feuille blanche. Y sont inscrites en haut, à côté du sceau de la Loge, quelques lignes du genre : « Ma Sœur, mon Frère, tu nous a manqué. Et l’égrégore n’était pas parfait mais nous t’adressons ce message de fraternité. Ainsi, par la pensée, tu fus avec nous ». Et chacun y va de deux, trois mots et de sa signature. Si une telle feuille t’arrive un jour, car tu as été absent pour une raison d’importance, tu ressentiras comme cela fait du bien. De fait j’ai entendu, plusieurs fois, des remerciements de satisfaction.
Le rouleau des anciens disparus dans la canne – Lors des passages et autres tenues importantes, le Maître des cérémonies, devant tous, range dans le pommeau de la canne un papier qui contient le nom des membres décédés que l’on a connus. À défaut de pommeau, fixer le papier avec un ruban bleu ou noir[1].
L’accueil des visiteurs – Certaines Loges le font impeccablement ; d’autres ont vraiment à progresser. Voici ce qui se fait. D’abord chacun sur les parvis embrasse les visiteurs qu’il ne connait pas et échange les prénoms. Puis après l’ouverture solennelle le Vénérable les accueille collectivement. Enfin, à la fin de l’appel, le Secrétaire qui a recueilli les noms les appelle. Quand je suis Secrétaire, je demande que le visiteur donne le nom de son rite ; celui de l’obédience s’il(elle) y tient. Afin de marquer qu’il n’y a pas de frontières organisationnelles chez nous. La Franc-maçonnerie n’est-elle pas universelle ?
Au Rite Standard d’Écosse, la réception des visiteurs m’éblouit à chaque fois. Le Vénérable descend, va chercher chaque visiteur l’un après et l’autre et le mène au centre de la Loge. Là, il lui prend les deux mains et lui fait un compliment de bienvenue. Comme je me suis senti accueilli !
Notre Frère Jean Mourgues a écrit cette belle phrase : « Reconnaître son Frère sans l’avoir vu, l’honorer sans le connaître et l’aimer pour ce qu’il est sans l’avoir choisi personnellement, c’est là le tour de force de la fraternité initiatique. »
Le remerciement – Contrairement à une idée très sotte qui circule depuis une dizaine d’années, il est non seulement utile de dire « merci » en tenue mais indispensable pour le renforcement de la fraternité. Cela a été démontré mille fois par Seligman et son école : la psychologie positive. Mais des Maçons l’ont deviné ; à preuve cette déclaration que l’on trouve au Standard d’Écosse, déjà cité : « La bienfaisance jouit d’un double agrément du ciel, car elle bénit autant celui qui donne, que celui qui la reçoit. » Dire « merci » est une sorte de bienfaisance.
Ce qu’il faut absolument éviter en tenue est le jugement ; par exemple sur la qualité d’une planche. Des phrases comme « Je te félicite, ma Sœur pour la clarté de ta planche » sont à proscrire. Ou à l’inverse « Mon Frère, tu aurais dû revenir au rituel plusieurs fois ». Pourquoi ? parce que le jugement crée une relation d’autorité entre le juge et le jugé. De ce fait, ce dernier risquera de perdre de la liberté d’expression.
Choisir sa place aux agapes – Si tu as le bonheur de faire des agapes assises, alors choisis bien ta place ; pas auprès d’un adepte que tu connais bien. Non ! Près d’un visiteur, d’un initié de la Loge en privilégiant ceux et celles pour lesquels tu ressens peu de sympathie ; quel que soit son degré bien entendu. N’oublions pas que c’est d’abord le corps qui parle, puis les émotions, enfin la raison. S’asseoir ainsi est déjà un mouvement fraternel.
Écouter sans couper la parole – Tu vas me dire : « Mais c’est le « B-A BA » de la politesse. Certes, certes ! Mais le devoir est encore plus impérieux entre nous. Certains peuvent améliorer leur performance, me semble-t-il. Qui n’a éprouvé que se sentir écouté est un plaisir tel, qu’il déclenche souvent notre gratitude. C’est une des clefs principales, la première, peut-être, de cette qualité dont on parle tant : l’empathie. Sans couper la parole, mais sans oublier de regarder le Frère, la Sœur avec attention. Il(elle) le ressentira positivement.
Fêter les anniversaires d’initiation – Bien sûr, dans certaines Loges, l’Hospitalier fête les anniversaires profanes. Cela se défend, mais je préfère ce qui se fait aussi : la mention de la date d’anniversaire d’initiation. Ne compare-t-on pas cette cérémonie à une renaissance, après l’oubli du vieil Homme ? Évidemment l’Hospitalier peut se charger de l’affaire mais je crois que la marraine, le parrain peuvent aussi la prendre en charge. C’est moins formel et plus affectueux.
Embrasser vraiment – Là, je trouve que nous avons des efforts à faire. La tradition anglo-saxonne qui s’est peu répandue chez nous veut que ce soit une « accolade fraternelle », sans mention du baiser. Comme le disent joliment les Compagnons du Tour : le baiser de paix. Or point n’est besoin d’être grand clerc pour ressentir un baiser sur la joue comme une marque d’affection. Maintenant, depuis le milieu du XXe siècle les scientifiques n’hésitent plus : le corps et le psychisme sont complètement intriqués. Et tout part du corps qui engendre l’émotion qui monte à la conscience, le cas échéant, et qui déclenche la raison[2]. Conséquence pour les trois baisers : faire semblant d’embrasser en touchant, avec distance, les pommettes, est reçu par le destinataire comme un manque d’intimité. Plus simplement comme une distance affective, une vulgaire habitude politesse. Ce qui, reconnaissons-le, est ennuyeux pour un groupe qui prône la fraternité.
Selon mon expérience, la fraternité est un ensemble qui regroupe : la courtoisie, la confiance, la transparence, l’empathie et l’affection. Si tu es d’accord avec cette proposition, alors embrasse vraiment ton Frère, ta Sœur : trois baisers avec la bouche, sur les joues. Certains d’entre nous vont se rebeller car ils n’aiment pas la proximité des corps. Ils vont trouver de bonnes raisons. Je crois qu’ils ont intérêt à se poser la question : « Pourquoi je fuis le contact ? ». C’est une question fondamentale dans son introspection, recommandée vivement dans notre Ordre.
Toucher une partie du corps de l’autre : la main, le bras, l’épaule pour le rendre plus réceptif C’est tout à fait recommandé quand on s’adresse à lui, à elle, pour un message important. C’est largement démontré en quelques circonstances que ce soit : le serveur qui effleure l’épaule de son client a nettement plus de chance de recevoir une parole gentille, un meilleur pourboire. Expérience classique. À mettre en pratique en tous lieux, avec les membres de sa Loge, sur les parvis, bien sûr ; mais aussi avec tout le monde : tu déclencheras de la sympathie pour toi. Sauf évidemment avec les peureux du contact physique. Et encore c’est à voir, avec l’habitude affectueuse développée entre nous.
Résumer la pensée de l’autre et lui poser une question – C’est une des bases de l’empathie. Pas si naturel que ça. En fait, cette écoute de qualité s’apprend. Nécessité d’abord d’être patient quand le vis-à-vis parle. Surtout ne pas l’interrompre par un « Pour moi, tu sais, c’est la même chose » ou « Ce n’est pas du tout pareil pour moi ! Je vais te dire… ». L’autre évidemment ne sent pas une attention dirigée vers et pour lui. D’ailleurs, tout petits, ne nous a -t-on pas seriné : « On ne coupe pas la parole ». Pourtant, avec la croissance, l’ordre de courtoisie est parfois relégué au fond des souvenirs opaques.
Ce n’est pas tout, pour arriver à un chef d’œuvre de l’écoute : d’abord ne pas interrompre, nous venons de le voir. Ensuite, et ce n’est pas facile, reprendre en quelques phrases ce que vient de dire son interlocuteur.
Ne pas se courber en deux quand on salue le Vénérable ou un dignitaire quelconque – Lors d’une entrée ou sortie de Loge, ou en toute autre occasion. Bien sûr plusieurs d’entre nous vont se récrier : « Mais enfin il s’agit d’une marque de respect envers quelqu’un qui a une fonction plus importante que soi. » En rajoutant souvent : « Surtout à une époque où le respect existe de moins en moins. » Mon avis est complètement différent : pour une Voie initiatique qui prône la liberté et l’égalité, respecter l’autre est une évidence ; pour des motifs altruistes et de bienveillance. Mais surtout pas par soumission au dispositif et aux coutumes dépassées de l’organisation. Oui, le Siècle des Lumières nous a légué des valeurs sûres mais souvent habillées du fatras culturel de l’époque. Par exemple, ôter son chapeau et se courber devant une personne de plus haut rang que soi. Toutes ces histoires ne tiennent plus la route périlleuse qui s’ouvre à l’humanité.
Le passage des mains à l’initiation – Comme j’ai été ému la première fois où j’ai participé à ce serrage des mains de l’impétrant aux yeux bandés. Voici la séquence. En deuxième partie de l’initiation avant le dévoilement de la Lumière, les initiés agissent ainsi : l’Expert fait faire, au candidat les yeux bandés, le tour de la Loge, où les Frères et Sœurs, en cercle sont debout. Puis l’impétrant est avancé vers le premier adepte. Celui-ci, celle-là prend les deux mains du nouveau et les serre. Comme chacun a un corps qui parle fort, le serrage n’est pas seulement le même à chaque fois. Sous son aspect répétitif, la poignée des deux mains transmet un message personnel, sans intervention de la conscience, dans le registre nu des sensations. C’est de corps à corps que la fraternité, l’accueil affectueux se transmet. Comme je regrette que ce geste rituel n’ait pas existé lors de mon initiation, en 69. La spiritualité qui mêle sensations, émotions, et prises de conscience n’était guère à l’ordre du jour dans la plupart des rites.
Chanter à la chaîne d’union – D’abord souligner que la chaîne d’union est un symbole très fort car fondé clairement sur le physique. Quand je pense que des Loges l’ignorent encore. C’est le premier point. Le second, c’est : « Que chante-t-on ? ». On pourrait laisser le choix à la discrétion de la Loge. Une coutume s’impose pourtant : le chant écossais « Auld lang syne », XVIIIe siècle, traduit en français par « Ce n’est qu’un au revoir ».
Chanter avec les autres est une joie profonde, qui transporte ailleurs, hors les murs de l’atelier. Avec l’espoir, l’entente sans réserve, le partage immaculé ! À entonner après la lecture du texte, à la fin, avant le « Dénouons nos mains ». Petite remarque : dans un des couplets suivants les deux premiers qui sont seuls chantés, le nom de Dieu est prononcé, mais on se contente de chanter les deux premiers couplets. On trouve alors la jouissance d’être ensemble, une unité.
Pour l’Orateur, terminer les conclusions par une note positive ou d’espoir – Car cela dispose bien les auditeurs. C’est une des conséquences résultant de l’effet « Zeigarnik ». Il a été étudié scientifiquement en premier, par Bluma Zeigarnik. C’est une des clefs du maintien du moral des groupes, une Loge en particulier. Alors l’Orateur doit le mettre en place avec une ou deux phrases à la fin de ses conclusions. Si tout s’est bien passé, le dire clairement. Si la tenue fut médiocre, ne pas terminer dans la grisaille du constat triste mais par une ou deux phrases dans le genre : « Nous pourrions, à la prochaine tenue, faire ceci ou cela. Ainsi nous nous améliorerons encore ». Ou « Notre chemin de Loge n’est pas toujours très facile mais les difficultés que nous rencontrons sont de belles occasions de nous perfectionner ». Il va de soi que le Vénérable, de son côté, renforce brièvement cette note d’espoir. Ainsi s’assure-t-on que les Sœurs et les Frères partiront en bonne forme.
Aller visiter un honoraire qui ne vient plus, parce qu’il est trop âgé ou/et malade – Qui fait la démarche ? Un Maître qui l’a bien connu et un Apprenti qui ne l’a jamais rencontré. Rien de tel pour honorer les anciens. Rien de tel pour démontrer ce qu’est une chaîne « qui vient du passé et tend vers l’avenir ». La Loge où j’ai appris ce dispositif fraternel et affectueux, le mettait en œuvre une fois l’an. Mais la fréquence peut être modulée selon les cas. Je t’assure, voir des éclairs de joie dans les yeux d’un ancien est émouvant !
Au passage au deuxième degré, faire une pause et partager le vin et le pain dont chacun déchire un morceau qu’il offre à un autre – Symbole de fraternité inscrit dans la réalité physique : tout le monde le comprend. Bien sûr, inspiration de la Cène, puis du rituel de la messe, qui l’a rendu abstrait : c’est l’officiant qui boit et donne « à manger » les hosties. Dans le rite qui pratique ce simple et beau symbole fraternel, on arrête la cérémonie. Tout le monde se lève dans le désordre. Le Vénérable, le premier, boit le vin rouge dans une grande coupe et la tend ensuite à son voisin. Puis il partage le pain en prélevant une bouchée pour lui. Point de commentaire quand la scène est terminée. Une nouvelle fois, les mythes et les symboles qui s’ancrent dans la réalité physique n’ont point besoin d’explications. Ce qui n’empêchera pas le Second Surveillant d’échanger sur ce moment avec ses Compagnons, lors d’une « séance d’instruction », comme on le dit encore, aujourd’hui, hélas, à la mode du XIXe siècle. Pas d’érudition : ce qu’ils ont vécu et ressenti.
Des agapes fraternelles – Souvent on dit que les agapes font partie de la tenue et c’est bien vrai. On sait aujourd’hui que l’organique, l’émotionnel et la conscience sont étroitement mêlés. Ils sont enlacés dans la moindre de nos attitudes et comportements. Les agapes, c’est d’abord l’organique, bien sûr ; mais elles peuvent être le moment d’exhausser la fraternité de deux manières. À mettre en place pour les Loges qui ont des agapes assises, hélas pas toutes et c’est bien dommage.
D’abord, dans toute la mesure du possible, les agapes sont préparées par plusieurs membres de la Loge, à tour de rôle. C’est le rôle du Maître des banquets que de faire la répartition. Pas facile, me diras-tu ! Nous travaillons et, avec la vie familiale, il n’y a guère de temps. J’ai vécu tout cela mais je t’assure qu’au-delà de l’aspect contrainte, préparer le plat, le dessert, apporter le pain, le vin… te renvoie, en pensée, inévitablement aux FF\ et aux SS\. En cela, tu marques un point concret de fraternité. Les Loges qui se retrouvent à table au siège de l’obédience n’ont pas cette possibilité. Dommage ! Ensuite, un minuscule détail peut avoir le même effet fraternel en toute discrétion. Voici : Bien souvent, l’agapeur pose les plats sur la table et attend que chacun se serve. Trois façons de procéder. Les plats restent au milieu et on se sert en tendant le bras. Mais on fait souvent mieux : le plat est passé de l’un à l’autre. Beaucoup plus courtois. Le mieux ? Quand le plat m’arrive, je ne me sers pas en premier et je propose à mon voisin, ma voisine de le servir. C’est ainsi que les agapes peuvent faire partie de l’arsenal fraternel.
Faire le signe d’ordre – L’usage, dans les Loges que j’ai fréquentées, est toujours le même mais je ne crois pas qu’il faille généraliser. La Sœur, le Frère qui entre dans une tenue en cours parce qu’il est retardataire ou parce que la cérémonie l’exige, se met à l’ordre, fait les pas. Il, elle fait le signe pendant la marche ou à la fin, ce n’est pas ce qui importe. Ce que j’ai observé ce sont les Vénérables et les deux Surveillants, à ce moment-là : ils restent assis et font le signe avec leur maillet. Cela m’a toujours choqué. D’abord le signe réclame impérativement, vu sa force symbolique, d’être accompli debout. Ensuite, je me demande pourquoi les trois officiers usent de cette dérogation. Et on me répond, presque tout le temps : « C’est pour bien marquer la hiérarchie dans la Loge. » Ahurissant pour deux raisons : d’abord confirmation de la structure pyramidale du pouvoir comme dans la vie profane où certains commandent à ceux qui sont censés leur obéir. Ce qui, quand on y réfléchit bien, ne me semble guère maçonnique Ensuite, c’est une violation du principe d’égalité entre tous les Maçons du globe. Là je trouve cela grave. Et pourtant, je n’ai jamais réussi à changer cette pratique. Toi, je le souhaite.
L’Hospitalier n’est pas le seul à prendre des nouvelles des absents – Si nous prétendons que la fraternité est la pierre de touche de la Voie, ce que je crois, alors joindre les absents malades est le devoir de tous. Voici ce que j’ai observé une fois : l’Hospitalier demande une assistance : Trois membres de la Loge, tour à tour, joignent aussi le Frère, la Sœur malade. Le mieux est, bien sûr, d’aller le voir mais la vie moderne ne nous rend pas aisée cette tâche. Alors le mèl, le téléphone visuel si possible viennent à la rescousse.
Citer les absents en début de la chaîne d’union. Si besoin, rappeler les causes de leur absence. Ne surtout pas oublier les honoraires.
Nous ne cessons de répéter, en France particulièrement, que la Franc-maçonnerie est universelle. En cela, la chaîne d’union, peut-être une belle occasion de le démontrer – Comment ? Ceux et celles qui parle une langue étrangère seront invités à lire le texte de la chaîne dans cette langue. Peu importe que l’on ne comprenne pas ladite langue. Tout le monde ne connaît-il pas cet appel à la fraternité universelle ?
Voilà donc 21 possibilités d’accroître la fraternité entre les adeptes d’une Loge. Et, ce faisant, de développer un climat général de courtoisie, d’attention et d’empathie. Ne serait-ce pas une des composantes essentielles du fameux « égrégore » ? C’est mon avis. Quand l’atmosphère de la tenue est ainsi rendue plus ouverte et chaleureuse, chacun se livre avec plus de détente. Il, elle donne ainsi à voir ce qu’il est, ressent plus que ce qu’il pense. Et alors la voie royale de l’introspection s’ouvre à tous ceux qui cherchent vraiment à devenir eux-mêmes, dans le tourbillon des émotions croisées et affectueuses.
La rédaction de 450 fm sélectionne régulièrement des articles assez insolites pour traiter de problèmes habituellement graves. Aujourd’hui, il s’agit d’un docteur vaudoologue du Québec.
Lumière sur le monde a pour but d’amener des pistes de réflexion, afin de contribuer à l’avancement des peuples noirs. Cette émission est présentée par le Dr Jean Fils-Aimé, P.H.D. Jean Fils-Aimé est un animateur depuis plus de 35 ans, dont 20 ans à la radio CPAM à Montréal (Canada) et chroniqueur politique sur Radio Centre-Ville. Il est titulaire d’un doctorat en théologie de l’Université de Montréal (2003), une maîtrise en histoire médiévale (M.A.) de l’Université McGill (1997), une maîtrise en administration publique (M.A.P.) avec une spécialisation en Management International de l’École Nationale d’Administration Publique de l’Université du Québec (2012). Il est aussi auteur de plus de 14 ouvrages, chercheur en management interculturel et analyste politique. Il vit au Québec depuis plus de 30 ans.
Cérémonie vaudou
Un vaudoulogue est un spécialiste du culte vaudou, en Haïti, par exemple, culte animiste greffé sur une croyance monothéiste et selon lequel il vaut mieux s’adresser aux dieux qu’à Dieu, trop lointain et trop respectable. Il s’agit d’un syncrétisme de rites animistes africains et de rites catholiques.
De notre confrère italien expartibus.it – Par Christiane de Rosemunda
Quelques jours se sont écoulés depuis le 10 mars, date que la franc-maçonnerie du Grand Orient d’Italie consacre à la commémoration des Frères passés en Orient éternel. La décision de ne pas faire coïncider ce souvenir avec la célébration officielle reconnue par l’Église n’est pas accidentelle, mais rend hommage au décès du grand représentant du Risorgimento italien Giuseppe Mazzini.
La trace de son initiation n’a jamais été retrouvée, mais ses écrits envers la famille, la patrie, l’humanité et la diffusion des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, qui exaltent le grand héritage des valeurs maçonniques, le font reconnaître comme tel , même s’il n’avait jamais prêté serment.
Nous sommes, entre autres, également proches de l’équinoxe de printemps, le moment où tout redevient « vivant » après une période où tout est « mort ».
Les pensées volent vers le grand philosophe Epicure, selon qui ce n’est pas la mort elle-même qui impressionne, mais c’est la peur de la mort qui alimente ce sentiment qui nous dérange, nous empêchant d’atteindre la sérénité intérieure tant désirée.
Parmi toutes ses merveilleuses réflexions, je cite, ci-dessous, deux :
La mort n’est rien pour nous.
Quand on vit, il n’y a pas de mort. Quand elle est là, nous ne sommes pas là.
Quand je repense aux frères que j’ai rencontrés, déjà à l’âge adulte, qui physiquement ont quitté le Temple et ne pouvaient plus « parler », j’aime à les imaginer dans la Grande Loge de l’Orient Éternel.
Leur travail se poursuit à travers ceux qui travaillent aujourd’hui avec persévérance et fierté, amour et tolérance dans le Temple. Ils sont en nous et nous sommes en eux, forts des idéaux qu’ils nous ont transmis et fiers de suivre leur brillant exemple.
Les individus meurent, mais qu’une grande partie de la vérité qu’ils ont pensée, qu’une grande partie du bien qu’ils ont fait n’est pas perdue avec eux : l’humanité la recueille et les hommes qui marchent sur leur tombe la font leur. Joseph Mazini
En ce jour très important, il faut se souvenir des francs-maçons qui ont passé une partie de leur vie terrestre à renforcer l’antique et inoxydable chaîne de fraternité, ceux qui, avec une grande passion, constance, sacrifice, humilité et persévérance, ont déposé leur grand ou petit « brique », qui a d’abord servi à construire le Temple personnel puis à agrandir l’espace que nous partageons tous, immense, universel, intemporel et sans frontières.
Nous parlons de la mort, car cela signifie parler de la vie et vice versa.
En franc-maçonnerie la pensée de la mort est un fait réaliste et concret et le néophyte au sein du cabinet de réflexion la sent immédiatement, même si elle l’effraie au départ, car elle est encore trop liée au blasphème. Au cours de son parcours initiatique, il va cependant changer d’approche et comprendre à quel point il est important de mourir et de renaître plusieurs fois, avec une conscience en constante évolution.
Même lorsqu’un franc-maçon passe les Vals célestes, il ne meurt jamais réellement ; nous percevons seulement qu’un maillon de la Chaîne s’est rompu pendant un temps relativement court, laissant un vide qui devient un appel à un autre Vampire pour le combler.
Naturellement, son départ terrestre entraîne des souffrances pour ceux qui restent, mais se souvenir de lui signifie supprimer la douleur, célébrer la vie, donc exclure la mort.
Nous, francs-maçons, disons souvent que « tout est juste et parfait », mais en réalité nous savons très bien que « tout est juste, oui, mais perfectible » ; lorsqu’un Frère abandonne sa dépouille mortelle, il nous laisse le soin de tout rendre « juste et parfait ». Un héritage important pour ceux qui restent.
Le passage à l’Orient Éternel est une transposition de la Lumière et là où il y a la Lumière, il y a la Force, il y a la Vie et la compacité de la Chaîne est renforcée.
Le mot n’a pas disparu, il est seulement perdu, les Frères ont le devoir de le retrouver.
L’important est que la mort nous retrouve en vie. Marcellus Marchesi
En déplacement dans le Gers (Occitanie), Georges Serignac, le Grand Maitre du Grand Orient de France, confie à Actu.fr les enjeux et le contexte de la franc-maçonnerie en 2023.
Actu : Combien y-a t-il de Francs-maçons en Occitanie, et quel est le profil type ?
Georges SERIGNAC : En Occitanie, nous comptons environ 4 000 frères et sœurs dont 2 300 au Grand Orient de France. Chaque loge compte environ 40 membres. Au Grand Orient, le profil est plutôt la classe moyenne. Nous avons par exemple des professeurs, des professions libérales et des élus. On a souvent l’image d’une élite mais cela n’est pas vrai. La franc maçonnerie n’est ni élitiste, ni élitaire. D’autant que dans les loges, les classes sociales n’existent plus; il n’y a donc pas de différenciation entre membres. L’image élitiste vient de l’origine de la franc-maçonnerie. En effet, lorsqu’elle a été fondée en Angleterre elle rassemblait alors l’élite scientifique.
Ces dernières années le Grand Orient perdait des adhérents. S’agit-il d’une baisse structurelle et comment l’expliquez-vous ?
GS : Nos derniers chiffres sont très encourageants. Ils montrent que nous avons retrouvé tous nos effectifs d’avant Covid. C’était donc une baisse conjoncturelle due à la réduction de l’activité de nos loges en raison du contexte sanitaire. Aujourd’hui, nous comptons 53 000 membres et nous avons un très grand nombre de personnes qui veulent nous rejoindre, de manière plus importante qu’avant covid. Nous verrons si c’est un effet de rattrapage. En tout cas, c’est très réjouissant. L’âge moyen d’entrée en maçonnerie est de 45 ans. Ces derniers mois, nous observons un rajeunissement des candidats, ce qui est un signal positif dans le contexte de vieillissement que nous observions jusqu’alors.
Quelle est la spécificité de votre obédience ?
GS : C’est d’abord la première historiquement. Elle a trois siècles d’existence. Elle prend le nom de « Grand Orient de France » en 1773, il y a 250 ans. C’est l’obédience la plus importante en nombre d’adhérents. Nous avons abrogé l’obligation de croyance en 1877, ce qui était révolutionnaire à l’époque. Nous pouvons parler de politique et de sujets de société en loge, ce qui n’est pas le cas des obédiences traditionnelles. Nous avons à ce titre accompagné la République dans les grands débats sociétaux, y compris sur la laïcité. Outre le fait de rester un ordre initiatique, nous attachons une grande importance à la liberté de conscience et à l’engagement dans la cité.
Pourquoi s’engager aujourd’hui en franc-maçonnerie ?
GS : Je pense qu’à notre époque il y a peu de points d’ancrage républicains. Des lieux dans lesquels les principes républicains sont défendus, respectés sans la moindre ambiguïté. Outre cela, la méthode que nous pratiquons en franc-maçonnerie n’a pas d’équivalent ailleurs. Nous nous écoutons; nous ne nous interrompons pas; nous avons un respect mutuel les uns envers les autres. Il y a aussi le travail sur soi. Enfin, c’est un lieu de convivialité et nous tissons des liens forts entre adhérents. Aujourd’hui, nos valeurs et notre méthode sont de précieux atouts dans le tumulte de l’époque.
Tout le monde peut-il rentrer dans une loge ? Le processus de sélection semble très ardu.
GS : Tout le monde peut candidater y compris par internet via notre site. Vous êtes ensuite redirigé vers une loge à proximité de votre domicile. Le président de la loge vous rencontrera et il pourra ensuite lancer la procédure d’admission qui comprend trois entretiens avec des membres de la loge. Suivra le mythique « passage sous le bandeau »: l’impétrant sera alors interrogé sur ses motivations sans pouvoir voir les membres autour de lui, car il faut garantir le secret des membres en cas d’un échec éventuel du candidat lors du vote de la loge. La très grande majorité des candidats est acceptée à l’issue du processus. Pour rentrer au Grand Orient de France, il n’est pas nécessaire d’être un universitaire de haut rang, ni d’avoir fait de grandes études. Il faut juste être en phase avec les grands idéaux républicains.
Le Grand Orient de France fête cette année son 250ème anniversaire. Des rendez-vous avec le grand public sont prévus partout en France.
Lors d’une visite dans la région de Biobío, le Grand Maître de la Grande Loge franc-maçonne du Chili, Sebastián Jans, s’est entretenu avec Diario Concepción de divers aspects du travail national et régional, dans le cadre de l’installation du Triangle maçonnique, qui est le premier ID, à San Javier de Loncomilla.
Blason de la Gran Logia de Chile A. F. & A. M.
Comment voyez-vous que la franc-maçonnerie a influencé l’évolution de la région du Biobío vers la décentralisation ?
Une essence maçonnique très puissante de contribution qui signifie des jalons importants dans le développement régional et l’affirmation régionale, en ce sens ce qui a été construit historiquement par une franc-maçonnerie extrêmement importante. Il y a des jalons culturels et éducatifs, des jalons du point de vue de la résolution de certains problèmes de santé. Nos frères étaient très importants pour avoir un système de santé publique vigoureux dans cette Région. Dans l’éducation, nous connaissons le lien qui existe dans le processus de gestation, de développement et de permanence dans le projet de l’Université de Concepción, Coemco elle-même, qui a des écoles à Concepción, à Chiguayante, à San Pedro de la Paz, le Comental qui est à Talcahuano, des écoles extraordinaires. Il y a des présences politiques dans l’histoire de la région où il y a toujours eu des francs-maçons qui, à partir de différentes perspectives idéologiques, ont indiqué un modèle de développement. La participation maçonnique à ce que signifiait le développement de l’industrialisation est très importante. Mais aujourd’hui, il y a aussi une affirmation sur ce que signifie concevoir une vision autour de l’éducation au processus de régionalisation et nous sommes très concentrés depuis nos loges sur la contribution aux développements qui se produisent précisément dans la Région, de la province, et, bien sûr, de la ville.
En 2022, la Grande Loge du Chili fêtait ses 160 ans.
Nouvelle constitution
Comment pensez-vous que le processus de la Nouvelle Constitution devrait être mené ?
Il devrait y avoir des débats sereins, tournés vers des réalisations vraiment fructueuses représentant la démocratie et la pluralité. La franc-maçonnerie condamne clairement les moyens violents de résoudre les conflits sociaux, elle condamne les manifestations dans le fanatisme, car évidemment cela n’apporte pas de résultats, personne ne peut s’attendre à ce que ce soit une bonne voie. Nous sommes ouverts à contribuer fortement aux dialogues pour la construction d’un tissu social sain, nous sommes pratiques, nous n’avons aucune réserve quand il faut clairement apporter une contribution à cet égard.
Lorsque l’éclosion sociale s’est produite, nous avons tenu une convention nationale dans le cadre d’un débat auquel toutes les loges ont participé et qui s’est terminé par une réunion nationale. Là, l’une des résolutions importantes, était la nécessité que nous, les maçons, croyons, à savoir que la constitution devait avoir une nouvelle formulation et être issue d’un processus démocratique. Par conséquent, lorsque l’accord précédent a été conclu, nous avons fermement soutenu ce qui s’est passé en novembre avec l’accord politique. Tout cela signifiait que nous avions apporté une contribution au processus précédent, et il semble qu’évidemment, ce n’était pas ce qu’il fallait faire pour arriver à un résultat vraiment acceptable pour les citoyens. Nous continuons d’insister sur la nécessité d’être recherché et dans des conversations avec différents acteurs politiques exprimant cette opinion.
Grande Loge du Chili – Bandeau Twitter.
Quel est votre appel à ce processus ?
Notre appel est justement aux différentes instances qui ont été créées à cet effet de faire les meilleurs efforts pour exprimer et respecter les points établis par l’accord politique, parce que c’est très important, il y a des points essentiels qui ont été le fruit d’un grand débat au sein des partis politiques. Je crois que cela doit aboutir à un bon résultat. Nous sommes optimistes et soutenons clairement cette voie. Ce qui nous intéresse, c’est qu’elle soit effectivement une constitution qui réponde aux préoccupations de la société que la constitution actuelle ne contient pas, ce qui a à voir avec un État laïc nous semble très important.
Par exemple…
Il s’agit de garantir l’éducation, non seulement en tant que principe général, mais aussi en termes de qualité pour tous. Lorsque nous parlons de la vie, il est important de garantir la santé, non seulement le droit à la vie, mais la bonne expérience de la vie, car aujourd’hui, il y a des gens qui meurent à cause desquels le système de santé n’a pas été en mesure de fournir la maladie réponse. Cela montre vraiment que, ayant un très bon système de santé pour la réalité de l’Amérique latine, il y a des lacunes qui doivent être résolues et je pense que quand on parle de la vie et de la protection de la vie, il faut penser à tout le processus de la vie de la naissance à la mort.
On ne peut pas non plus avoir une constitution pleine de garanties, c’est une autre affaire, mais il y a des choses qui sont fondamentales par rapport à la vie des gens, le droit à une éducation de qualité je pense est fondamental.
Comment analysez-vous l’exercice du gouvernement actuel ?
Nous n’avons pas l’intention de nous sentir réprimés par certaines autorités, ce n’est pas notre objectif. L’objectif est que nos frères qui participent à des activités gouvernementales ou qui remplissent des rôles dans n’importe quel cas où nos principes sont fortement représentés. Que les valeurs soient exprimées dans les différentes options qui sont canalisées. Nous avons un nombre important de nos frères qui participent au gouvernement ou à différentes instances, aux services les plus larges, aux seremías et aux instances supérieures du gouvernement. Oui, il est important de souligner ces principes essentiels, comme la tolérance, le dialogue, comme la liberté de conscience, sa préservation et son assurance. Ces aspects sont essentiels pour nous car ils sont toujours dans les débats dans la manière dont ils s’expriment comportementalement en politique.
Grande Loge du Chili, fondée le 24 mai 1862. Son siège est à Santiago du Chili.
Comment avez-vous observé ce qui s’est passé avec l’urgence due aux incendies de forêt et comment la franc-maçonnerie agit-elle en réponse ?
Sur l’origine même de cette situation d’urgence, je crois que des règlements doivent être établis pour éviter qu’elle ne se reproduise. Il est nécessaire de travailler sur la réglementation et de parvenir à un consensus avec les différents acteurs pour une réglementation qui rende la situation des feux de forêt plus maîtrisable. Il faut être conscient que nous ne faisons pas quelque chose de bien en tant que pays, en ce qui concerne la façon dont les plantations sont faites et comment les grands risques éventuels que les grandes plantations impliquent sont efficacement protégés. Dans la situation du changement climatique qui va apporter de nouveaux épisodes, il faut y penser, et il faut que ce soit rapide. D’une part, deuxièmement, les dommages, l’impact que cela produit économiquement sur les personnes, sur les entreprises, sont dramatiques. Il y a des gens qui ont perdu tous leurs animaux, qui ont acheté un lopin de terre pour leurs vieux jours et qui se sont retrouvés sans rien.
Plaquette de présentation, détail – Au 01/01/2020, la Grande Loge du Chili comptait 13 534 Frères et 241 Loges.
Ensuite…
Cela a un impact énorme sur lequel il est nécessaire de promouvoir des politiques efficaces et rapides. La question de la perte des écoles est très importante pour nous, d’ailleurs c’est une région avec un énorme potentiel et aussi des retards importants. Dans ce domaine, notre premier effort a été de soutenir ceux qui affrontaient les incendies. Nous avons fourni un soutien très important aux pompiers en rations alimentaires de base pendant qu’ils travaillaient, ce qui signifiait la livraison d’eau pour tous les membres de la brigade et les pompiers, un excellent travail a été fait à cet égard. Aujourd’hui, notre travail de soutien est de savoir comment nous pouvons collaborer aux processus de reconstruction des sphères sociales et collaborer dans tout ce que nous pouvons pour compléter ce que les organisations gouvernementales font à cette fin. Nous avons une conversation en cours avec la déléguée à la reconstruction, Paulina Saball, pour voir comment nous pouvons aider le processus de reconstruction selon nos moyens. Cela coûte beaucoup en temps et en exige beaucoup de sérénités.