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Le sens de la maladie dans l’univers initiatique

Il n’est pas nécessaire d’être médecin pour prendre conscience des interférences entre la maladie et le processus initiatique !

Cette première approche a pour objectif de soulever le voile d’un aspect particulier de l’univers initiatique.

Ce billet rentre dans le cadre des réflexions qui ne peuvent manquer à l’occasion du Ramadan, de la semaine sainte et de Pessa’h (débuté le 5 avril).

En franc-maçonnerie, si nous travaillons de midi à minuit c’est aussi en relation avec la souffrance (voir un développement sur ce sujet).

Il est clair que cela ne concerne que celles et ceux qui sont intimement convaincues de la réalité du processus initiatique.

Cette précision est importante parce qu’il ne faut pas croire que cela aille de soi. Si on s’intéresse par exemple à la franc-maçonnerie, toutes les francs-maçonnes et tous les francs-maçons ne sont pas sur le même niveau de conviction par rapport au sens qu’ils donnent de la réalité initiatique.

Pour un certain nombre, l’initiation est assimilée au démarrage d’un processus d’acquisition d’une connaissance , pour d’autres il s’agit d’une réelle entrée dans un monde fantastique ; cette re-naissance s’annoncant riche de transformations.

L’univers initiatique ne se limite naturellement pas à la franc-maçonnerie ; il comprend bien d’autres démarches ; des aventures mystiques, occultistes, alchimistes, animistes ou chamaniques, pour ne citer que les plus connues, appartiennent aussi à cet univers.

Pour celles et ceux qui vivent l’initiation comme une « renaissance », la relation entre la maladie et l’initiation se comprend dans la mesure où dans les deux cas on retrouve le moi profond. Dans l’usage des mots, ne parle-t-on pas de mort et de renaissance en imaginant que l’initiation implique l’émergence d’un être nouveau ?

Dans cet univers initiatique la maladie a un sens ; bénéfique ou perturbante, mais toujours elle questionne !

Si d’un point de vue médico-psychologique, l’initiation peut s’analyser comme un transfert, et la maladie comme un désordre fonctionnel, dans une approche initiatique la maladie apparaît comme le stade nécessaire et indispensable où l’auto-transformation est en œuvre.

Ce stade que l’on pourrait rapprocher de l’épreuve de la terre est inhérent au processus initiatique.

Quatre types de situations initiatiques dans lesquelles la maladie intervient peuvent être décrits !

La maladie est déniée et la perturbation du raisonnement qui est observée est vécue comme un exercice normal ; pour le sujet en cause, tout va bien et si on semble insinuer qu’il y a un problème, c’est qu’on ne le comprend pas ou qu’on veut du mal à la personne en cause.

On retrouve ce mode de fonctionnement dans tout ce qui implique un délire ou un fétichisme.

La maladie a constitué un élément essentiel du processus initiatique. En surmontant l’épreuve qu’elle a constituée, la personne concernée a pu accéder à un niveau de conscience supérieur.

Globalement, on retrouve cette définition de la maladie que l’on doit à Nelly Sevin, psychothérapeute : « La maladie est un message émis par le corps pour que l’on prenne conscience qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans notre façon de penser, d’agir ou de prendre soin de soi. »

La maladie est un élément de l’initiation. Ce qui est vécu comme une maladie par d’autres personnes est intégré comme une composante de l’initiation ; la maladie et la mort qui s’en suivra sont inhérentes au processus initiatique.

C’est par exemple le pouvoir attribué à la folie en Afrique. La personne considérée comme folle est dotée d’un pouvoir qui lui donne sa place sociale ; elle seule a accès à certaines connaissances ; il faudra donc bien prêter attention à ce qu’elle dit et à ce qu’elle fait !

Le pouvoir de guérir la maladie, considéré comme le témoin de la qualité initiatique.

Dans le paragraphe précédent, la personne malade possède des dons qui lui permettent d’accéder au statut d’initié ; dans un autre cas de figure, on reconnaîtra l’initié-e à sa capacité de guérir, par exemple par l’imposition des mains pour soigner les brûlures ou les dermatoses.

Mais celui qui sait maîtriser la maladie sait aussi rendre malade ! On retrouve là, la difficile limite entre un pouvoir bénéfique et la capacité maléfique.

Ce pouvoir de guérir ou de manipuler la maladie (en jetant des sorts par exemple) donne un statut d’initié-e qui sous-entend la capacité d’accéder à un niveau de connaissance supérieure.

On retrouve cette qualité de l’initié-e dans une lecture médicale particulière du Tarot de Marseille.

Ces différentes intrusions de la maladie dans le processus initiatique se retrouvent dans l’univers initiatique de façon plus ou moins subtile ; ce n’est pas un sujet qui est facilement abordé car il se heurte parfois avec les connaissances rationalistes du monde médical. On l’a vu dernièrement en ce qui concerne la maladie covid ou dans l’approche des obligations vaccinales.

En loge, c’est un sujet que l’on aborde en petit comité ou lors des agapes ; on apprend ainsi qu’un tel ou qu’une telle possède un « pouvoir » ! Et c’est ainsi que se développe parfois une activité de consultation.

Cette interprétation de la maladie comme une composante de l’univers initiatique est une réalité anthropologique qui coexiste avec l’univers scientifique. On comprend bien que cela nécessite une grande prudence et beaucoup de retenue.

Le principal intérêt de cette lecture du processus initiatique est de permettre d’expliquer la grande variété des approches du processus initiatique et l’absence d’homogénéité qui ne favorise pas l’agrégation.

La relation entre souffrance, maladie et initiation est un classique et nombreuses sont les citations qui relèvent la proximité entre ces trois termes !

La franc-maçonnerie est peut-être la moins homogène des approches de l’initiation ; historiquement, socialement et intellectuellement nous marquons une réelle réticence à assumer la logique du processus initiatique et notre côté bon vivant ne nous rend pas très crédible !

Mais cela n’interdit pas des engagements sincères et authentiques de soeurs et de frères qui sont en demande d’une telle orientation.

Pour aller plus loin :

Lieu symbolique : Chapelle des Templiers de Fourches, trésor caché de la forêt de Fontainebleau

Un véritable trésor, car le plus ancien sanctuaire templier d’Île-de-France !

En 2014, l’association Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques (CRDMA) de Saint-Mammès achète la chapelle de Fourches-en-Gâtinais, au cœur de la forêt de Fontainebleau.

Localisation du Vaudoué dans le département de Seine-et-Marne.

Voici ce que nous en dit, en 1971, La Revue de Moret et de sa région – créée en 1959 et publiée trimestriellement à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne) jusqu’en 1997- et le bulletin monumental d’Albert Bray, architecte en chef et conservateur du domaine de Fontainebleau :

« Non loin de la sortie du village, à main gauche, un chemin forestier vous conduira après quelques kilomètres de marche, devant les ruines émouvantes d’un très ancien ermitage, celui de la chapelle Saint-Blaise de Fourche.

Cet ermitage fût à l’origine une maladrerie, fondée par les Templiers, passée après leur suppression aux chevaliers de Malte et rattachée par eux à leur commanderie de Beauvais. La maladrerie comportait, dans un enclos entouré de terres cultivables, dont le plan d’intendance nous donne le tracé tel qu’il subsistait au XVIIIème siècle, les maisonnettes des lépreux, avec sa chapelle dédiée à Saint Blaise, la maison du chapelain et le cimetière. »

Blason de Le Vaudoué.

Le site templier se trouve sur le territoire de la commune de Le Vaudoué (Seine-et-Marne).

Il est actuellement constitué d’une chapelle, d’une cave, de latrines et de l’ancienne prison. Dans le cimetière, de nombreuses sépultures ont été découvertes – 10 dans la chapelle et 63 dans les ruines du cimetière – ainsi que différents objets (une croix de Jérusalem et des céramiques). Les corps ont été laissés à leur place « par respect pour les vœux des défunts d’être enterrés à cet endroit ».

Le CRDMA au secours de la chapelle

Avec le temps, la chapelle se dégrade

Claude-Clément Perrot.

Sa toiture effondrée, la chapelle est progressivement recouverte par la végétation. En 1974, le Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques de Saint-Mammès (fondé en 1967 et dirigé par Claude-Clément Perrot*, homme de savoir, de savoir-faire et de transmission) est interpellé par son état de délabrement. Des investigations archéologiques sont alors entreprises.

Outre des campagnes de fouilles et de restauration dans d’autres sites, comme pour le ponceau de Villecerf et la restauration d’une cave à Moret-sur-Loing, le CRDMA se propose d’entretenir régulièrement et bénévolement la chapelle de Fourches.

« Les premiers travaux entrepris par les membres du CRDMA consistèrent à l’élimination de la végétation luxuriante qui étouffait et disloquait les ruines de la chapelle. Ensuite, on entreprit les travaux de consolidation d’urgence… »

L’association devient propriétaire de la chapelle

Le 9 décembre 2014, soit 42 ans après le début des travaux sur le site, le CRDMA devient propriétaire de la chapelle de l’ancienne commanderie. C’est grâce à un appel aux dons que l’opération a pu être menée à bien.

« Plus que jamais, il incombe au CRDMA de sauvegarder et d’animer ces ruines que beaucoup considèrent comme les plus attachantes et les plus romantiques du massif de Fontainebleau. »

Les travaux d’entretien et de consolidation des vestiges de la commanderie se sont poursuivis par un traitement du haut des murs de la chapelle et une reprise en maçonnerie des parties les plus dégradées.

Les vestiges archéologiques mis au jour par le passé (latrines, prison, cave) sont désormais couverts par des protections durables. Les substructions du bâtiment aux lépreux, mises au jour dans les années 1980, avaient pratiquement disparues sous l’humus et la végétation, elles viennent d’être à nouveau dégagées et vont être rehaussées d’un rang de pierre.

Tout au long de l’année, le centre organise également des visites guidées thématiques, des expositions, ainsi que des conférences afin de sensibiliser le public au patrimoine culturel et l’encourager à entreprendre des chantiers de restauration, afin de « transmettre aux générations futures l’héritage précieux de notre histoire ».

Site CRDMA

Actuellement et régulièrement, les membres du CRDMA continuent les travaux d’entretien de la chapelle et procèdent à des fouilles de fondations des cellules des moines et des caves encore enfouies. C’est grâce aux actions d’hommes et de femmes passionnés(es) et attachés(es) à leur patrimoine que les petits et grands projets se concrétisent ! Sauver son patrimoine, c’est possible ! Il faut bien entendu de la patience et du courage mais surtout de la passion.

Mairie de Saint-Mammès.

Si vous souhaitez aider l’association et participer à la préservation de la chapelle, vous pouvez envoyer vos dons à : Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques – Mairie de Saint-Mammès – 2, rue Grande – BP 30 – 77814 MORET-SUR-LOING

Le CRDMA, le siteLe bulletin de décembre 2021

La chapelle en 7 datés clé :

  • XIIe siècle : Fondation de la commanderie de Fourches-en-Gâtinais.
  • 1312 : Suppression de l’ordre du Temple, qui passe aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
  • 1621 : Plusieurs ermites de l’ordre de Saint-Antoine y séjournent jusqu’en 1790.
  • 1792 : La toiture de la chapelle s’effondre, elle est transformée en carrière de pierres.
  • 1926 : Inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.
  • 1973 : Les bénévoles du CRDMA obtiennent l’autorisation d’entreprendre le sauvetage du site, alors en friche, et de procéder aux premières fouilles.
  • 2014 : Acquisition du site par le CRDMA.

*Claude Clément Perrot. Un homme exceptionnel, qui commence avec son équipe du centre de recherche et de documentation Médiévales et Archéologiques de Saint Mammès ses recherches, en 1974 en l’église de Fourches.

Passionné, il consacre tout son temps et son énergie à la restauration de monuments anciens. Créé en 1967, le centre de recherche avec l’aide de bénévoles organise des campagnes de fouilles et de restauration, comme le ponceau de Villecerf, la restauration d’une cave à Moret sur Loing, l’entretien régulier de la Chapelle de Fourches.

Sur Instagram, la vidéo de la plus vieille chapelle des Templiers…

Sources : www.levaudoue.fr ; https://actu.fr/ile-de-france/le-vaudoue , Instagram ; Temple de Paris ; www.patrimoine-religieux.fr ; https://www.xn--unregarddiffrentsurlanature-moc.com/

Jean-Paul Lahache Photographie

Remerciements pour les photos à :  ©RSM77/Y.V., Yoann VALLIER ; aux sites cités en « Sources » ; Jean-Paul Lahache Photographie.

Le gonfanon baussant.

France TV propose une série de 11 films sur l’Égypte – À voir maintenant

De notre confrère France.tv

Secrets d’Égypte : Les pharaons livrent leurs derniers mystères

Considérée comme étant le berceau de la civilisation, l’Égypte des pharaons a vu le jour il y a 5000 ans. Elle est l’une des civilisations les plus longues et les plus prospères de l’antiquité. Pourtant, de nombreux mystères entourent encore son histoire… Ses fondements, son architecture colossale et sa religion fascinent toujours autant les archéologues, scientifiques et non-initiés. À travers une série de documentaires, des experts vont tenter de percer les derniers secrets d’Égypte. Du tombeau de Toutankhamon àla cité oubliée de Ramsès II en passant par la vallée des Reines, par quelle merveille débuterez-vous votre aventure ?

Accéder au sommaire des 11 films ou voir le détail ci-dessous

La cité oubliée de Ramsès II

Diffusé le 06/04/23 à 21h05  Disponible jusqu’au 13/10/23

Ramsès II a été le plus grand pharaon de l’Egypte antique ; il a régné plus de six décennies et a édifié à travers tout le pays une myriade de monuments, tous plus imposants les uns que les autres. Mais le véritable joyau de ce pharaon bâtisseur était sa capitale mythique : Pi-Ramsès. Redécouverte à la fin du XXe siècle dans le delta du Nil, après trois millénaires d’oubli, cette cité est depuis fouillée chaque année par les archéologues et révèle de nouveaux secrets. En 2022, pour la première fois, une équipe d’archéologues menée par le professeur Henning Franzmeier entreprend des fouilles dans le palais même de Ramsès II.

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Égypte, les secrets de la Vallée des Reines

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 06/06/23

La vallée des Reines, moins célèbre que celle des Rois, abrite pourtant près d’une centaine de tombes. Des archéologues tentent de percer les mystères de cette nécropole qui n’abritait pas que des épouses royales mais aussi des princes et d’autres membres de leurs familles. Si certains tombeaux ont été pillés dès l’Antiquité, d’autres sont encore richement décorés. Des scientifiques expliquent les techniques utilisées pour obtenir les splendides couleurs qui ornent encore aujourd’hui la tombe de Néfertari, pourtant vieille de 3000 ans. Les reines d’Egypte, ces femmes puissantes, étaient pour certaines d’entre elles détentrices du pouvoir religieux et politique, à l’instar de leurs maris pharaons.

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Le palais des hiéroglyphes – Sur les traces de Champollion

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 06/06/23

Il y a deux siècles, un jeune savant français, Jean-François Champollion, réussit l’impossible : déchiffrer le code des hiéroglyphes, restés muets pendant plus d’un millénaire. Grâce à cette clé, c’est toute une civilisation enfouie sous le sable de l’Égypte qui a pu renaître. Dans le sud du pays, près de Louxor, un temple de hiéroglyphes intrigue les égyptologues : la tombe d’un prêtre dénommé Padiamenopé, la plus monumentale d’Egypte, plus grande que celles des pharaons. Un accès exclusif au coeur de la mission archéologique de l’Institut Français d’archéologie orientale révèle leurs dernières découvertes.

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Au royaume des pharaons noirs

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 13/10/23

À Méroé, au Soudan, d’étranges pyramides s’élèvent vers le ciel en plein milieu du désert. Le pays possède près de deux fois plus de pyramides que l’Egypte voisine. Les plus connues sont très certainement celles qui se trouvent sur ce site unique à 200 km de Khartoum. Leur construction a démarré près de 2000 ans après la grande pyramide de Gizeh dans le royaume de la Koush, un ancien royaume africain qui avait pris son essor dans l’actuel Soudan et la Nubie égyptienne. Une équipe d’archéologues a récemment rouvert des chambres funéraires dans l’une des pyramides royales. Leur enquête les mène jusqu’en Égypte où les pharaons noirs ont régné pendant plusieurs siècles.

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Le tombeau de Toutânkhamon, un mystère révélé

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 13/10/23

Près de cent ans après la découverte du tombeau de Toutankhamon dans la Vallée des Rois, ce documentaire redonne vie aux images et aux photographies prises en 1922 grâce aux dernières technologies de coloration. 13h de films documentaires et 14 000 photos ont permis de recréer le plus grand évènement archéologique du XXe siècle sous un angle totalement inédit. Ce film permet de redécouvrir cette aventure extraordinaire comme l’ont vécu Howard Carter et Lord Carnarvon lors qu’ils ont retrouvé le trésor. Les images ont été immortalisées par le caméraman anglais, Harry Burton.

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Les secrets du temple d’Abou Simbel

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 13/10/23

Ancré dans une imposante falaise de grès, Abou Simbel est l’un des sites les plus impressionnants de l’Égypte ancienne. Il a été conçu comme le témoignage éternel des accomplissements de Ramsès II, qui a régné pendant 66 ans. Une équipe d’experts déchiffre les hiéroglyphes et les sculptures, afin de révéler, bloc par bloc, les plus grands mythes et mystères que renferme le temple du plus grand de tous les pharaons.

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Égypte, un charme éternel

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 05/07/23

Des étendues de sable immenses sous un ciel cristallin. Rarement un pays n’aura suscité autant de rêves, d’aventures et de découvertes. Voyager le long des berges du Nil, en Égypte, c’est aller à la rencontre des trésors laissés par les différentes dynasties de Pharaons. Mais l’Égypte ce sont aussi les immanquables pyramides de Gizeh et d’Alexandrie, les ruelles du Caire, la mer Rouge, des hommes et des femmes fiers de cet héritage culturel qu’ils aiment partager.

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Pharaon des deux terres

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 30/05/23

Pour la première fois, le musée du Louvre a réuni dans une exposition exceptionnelle les plus beaux objets produits par les artistes de la XXVe dynastie égyptienne, celle des pharaons kouchites qui étaient aussi les rois de Napata. Ceux-ci ont régné à la fois sur le nord de l’actuel Soudan et sur l’Égypte entre 775 et 656 avant notre ère. Ces rois africains ont légués à la postérité des temples, des pyramides et des objets d’un grand raffinement. Grâce aux nouvelles technologies et à l’impression 3-D, certaines statues de ces pharaons renaissent et permettent de lever un peu le voile sur cette civilisation née aux frontières sud de la grande Égypte pharaonique.

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Les aventuriers du monde oublié (1/2)

Diffusé le 23/10/22 à 13h20  Disponible jusqu’au 18/07/25

En 2022 sont célébrés le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes de la pierre de Rosette et le centenaire de la découverte du tombeau de Toutânkhamon. Des exploits scientifiques signés par le Français Jean-François Champollion et le Britannique Howard Carter. Destins croisés…

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Les aventuriers du monde oublié (2/2)

Diffusé le 23/10/22 à 14h08  Disponible jusqu’au 18/07/25

En 2022 sont célébrés le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes de la pierre de Rosette et le centenaire de la découverte du tombeau de Toutânkhamon. Des exploits scientifiques signés par le Français Jean-François Champollion et le Britannique Howard Carter. Destins croisés…

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L’Égypte, une passion française

Diffusé le 28/09/22 à 21h08  Disponible jusqu’au 05/07/23

A l’occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion et du centenaire de la découverte du tombeau de Toutankhamon Carole Gaessler se lance dans un voyage dans le temps à la découverte de l’Egypte antique. « Champollion et Ramsès II : rencontre sur le Nil ». 27 septembre 1822. Jean-François Champollion entre dans l’histoire en perçant le mystère des hiéroglyphes. Six ans plus tard, il réalise son rêve, et effectue son seul et unique voyage en Égypte, d’Alexandrie jusqu’au temple d’Abou Simbel, en passant par Thèbes et Karnak. – « L’égyptomanie, une passion française »: La fascination pour l’Egypte antique que le XIXe siècle a nommé « égyptomanie » est née dès le retour de Bonaparte de sa campagne d’Égypte en 1801.

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Transmutation alchimique à Montauban !

À l’Orient d’un lieu très fort, très éclairé et très régulier, où règnent le silence, la concorde et la paix, en l’an 2023 de la vraie lumière maçonnique 6023, le 1er jour du deuxième mois, s’est déroulé un colloque sur l’Alchimie sous le point géométrique de la voûte azurée, connu des seul initiés Francs-Maçons.

Les conférenciers

Du Grand Œuvre ! Réservé aux Sœurs et Frères de toutes les Obédiences du Grand Sud-Ouest et organisé par l’association Les Conférences de Midi à Minuit, il a connu un immense succès.

Arnaud des BRUNIS

Ce fut d’abord Arnaud des BRUNIS, ancien Professeur de Classes Préparatoires aux Grandes Écoles, alchimiste à ses heures depuis longtemps et auteur d’un récent « Une Histoire Alchimique du Monde », qui ouvrit les travaux en s’attachant aux passerelles entre Science contemporaine et Alchimie.

Jean-François BLONDEL

Puis, Jean-François BLONDEL, auteur et spécialiste du Moyen Âge, détailla les éléments visibles mais trop souvent ignorés ou déformés de L’Alchimie dans les cathédrales.

Jean SOLIS

Jean SOLIS, auteur du tout nouveau L’Alchimie expliquée aux Francs-Maçons, sur la base d’un diaporama inédit, présentant les principales phases opératives de la Voie du Cinabre, put ainsi circonscrire ce qui, dans cet autre Art Royal qu’est l’Alchimie,  participe de la démarche maçonnique.

Jean SOLIS, en conférence.

Le public, captivé, se rua littéralement, en fin de matinée, sur les ouvrages des différents conférenciers en vente dans l’espace librairie pour obtenir ensuite des dédicaces avant de retrouver la nourriture matérielle du buffet fraternel préparé par une Sœur restauratrice réputée de la région.

Françoise BONARDEL

L’après-midi, la Professeur émérite de Philosophie des religions et experte de l’hermétisme, Françoise BONARDEL, proposa un développement lumineux sur Actualité de l’Alchimie : Comment être opératif aujourd’hui ? Ce fut un grand moment pour accéder simplement à la portée philosophique de l’Alchimie et entrevoir ainsi la pratique pour tout cherchant qui s’en donne la peine à un perfectionnement réel.

Henri-Étienne BALSSA

Pour conclure, un grand débat, entre tous les conférenciers, sur Alchimie et Hermétisme, animé par le Frère Henri-Étienne BALSSA, mit en exergue l’intérêt de l’Alchimie dans une démarche initiatique.

À l’issue du pot fraternel de clôture, les nombreux participants purent échanger directement avec les quatre conférenciers et ne manquèrent pas de mentionner leur plaisir d’avoir enfin pu obtenir des éclaircissements sur les différents aspects et questionnements qu’engendre cette matière.

L’espace librairie rencontra un vif succès.

La salle put, en effet, durant toute cette journée, loin des clichés habituels, des salmigondis abscons ou des approximations trop souvent rencontrées par ailleurs, participer activement à un grand partage précis et documenté. Preuve qu’on peut présenter très sérieusement un sujet si complexe sans se prendre au sérieux.

Franc succès ! Salle comble.

Après la remarquable conférence du maçonnologue Pierre MOLLIER, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France, conservateur du musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) et  rédacteur en chef de la revue d’études maçonniques et symboliques Renaissance Traditionnelle (RT) à Cahors en octobre dernier.

Une assistance passionnée par les conférenciers.

Fort de ce nouveau succès, rendez-vous est pris, désormais, pour la prochaine conférence de l’éminent historien de la Maçonnerie, Roger DACHEZ, Grand Maître des Loges Nationales Françaises Unies (LNFU) et président de l’Institut Maçonnique de France (IMF),à l’occasion de la commémoration du Tricentenaire des Constitutions d’Anderson, le 30 septembre prochain, en Aveyron probablement cette fois !

Renseignements, sur le lien suivant : https://forms.gle/NhCUbnyWDZL4runX8 ou par courriel : confmidiminuit@gmail.comCrédit photos : Damien CABROL

Les Conférences de Midi à Minuit
Les Conférences de Midi à Minuit, le logo.

L’ALCHIMIE FAIT DONC SALLE COMBLE À MONTAUBAN. Bravo et merci aux Conférenciers.

Montauban, « la plus rose des villes roses ». Montauban, ville de tradition, d’art et d‘histoire. Montauban, capitale du Quercy, désormais alchimique ! En vérité, je vous le dis « On ne devrait jamais quitter Montauban » !

Source : Les Conférences de Midi à Minuit

Diaporama lors de la conférence d’Arnaud des BRUNIS.

Un franc-maçon dans le monde profane

De notre confrère italien expartibus.it – Par Chrétien de Rosemunda

Les francs-maçons sont toujours appelés à « rendre compte » du « travail » qui anime leur existence et cela se produit, en premier lieu, tout au long de la vie elle-même. Il ne s’agit pas d' »adapter » l’attitude maçonnique au monde profane et à ses perspectives, mais d’agir dans le monde à partir de la lumière, de la force et de la sérénité qui viennent d’être libres penseurs.

L’expérience quotidienne de travailler sur soi et pour le bien du pays et de l’humanité, en communion avec les autres, peut transformer le cosmos en une fraternité qui chemine ensemble dans l’espoir de « nouveaux cieux et d’une nouvelle terre ».

Devenir franc-maçon est une façon unique de se connaître et de connaître la réalité qui nous entourait jusqu’à ce moment : une perspective qui aboutit au blasphème, mais qui, en même temps, ouvre un horizon vers le haut et une vie bien remplie.

De toute évidence, ce point de vue particulier n’élimine pas comme par magie la souffrance et les échecs, la douleur et la mort, mais parvient à guider et à donner confiance pour les affronter avec une approche différente et avec une vision renouvelée.

Alors que signifie être franc-maçon dans la vie profane ?

Les attitudes acquises au Temple peuvent être obtenues progressivement et absorbées par le milieu familial et par le lieu où nous grandissons et vivons, provoquant des transformations profondes comme une véritable « conversion ».

Pour un franc-maçon, il est crucial de reconnaître et d’accepter le changement qui s’est produit en lui-même comme un bouleversement positif dans sa vie.

La profession de franc-maçon, pas seulement en Loge, est le centre qui unit les Frères, au-delà des formes diverses et infinies de vivre concrètement l’Institution, qui dépendent souvent de contextes disparates.

L’admettre, c’est s’engager, exprimer une décision qui distingue le rapport à soi et à la création, un choix qui engage donc sa conscience et sa praxis.

Se reconnaître dans l’Atelier et s’y confier ne sont pas seulement des actions abstraites, mais se déroulent en rapport étroit avec le profane. Il ne s’agit pas seulement d’honorer un serment, mais c’est un authentique acte de confiance, vécu concrètement, à l’intérieur et à l’extérieur du Temple.

Si, donc, la vie maçonnique est menée quotidiennement avec un œil vers le GADLU, suivant les enseignements des Maîtres qui nous ont précédés, exerçant aussi avec force le travail sur la Pierre brute, celui fait sur nous-mêmes, alors, aussi le contexte social , familial, professionnel, économique, politique, religieux et culturel devient une occasion d’exprimer la responsabilité d’être franc-maçon.

Alors la franc-maçonnerie nous aide-t-elle à mieux vivre le blasphème ?

Notre connaissance maçonnique et notre confiance dans ce que nous faisons réellement dans le Temple nous stimulent à libérer des énergies, des synergies et des attitudes pour une autre réalité.

L’identité du Frère se construit aussi à travers le comportement maçonnique. Des situations se présentent toujours où vous devez décider, une fois de plus, si vous voulez suivre votre cœur ; ce sont des moments où la tentation et la révélation sont très proches.

Dans ces cas, l’appartenance à une institution initiatique telle que la franc-maçonnerie peut être un critère pour évaluer si notre « foi » est vivante ou non.

Élargir nos connaissances maçonniques, c’est en quelque sorte faire confiance à une Obédience considérée comme obsolète dans notre monde actuel, mais qui, en même temps, est moderne et extrêmement actuelle.

Être franc-maçon, c’est stimuler et libérer des énergies qu’on ne pensait pas avoir, vers une nouvelle vie, modifier ces comportements qui, jusqu’à la veille, nous semblaient justes, pour découvrir ensuite qu’il faut tout changer, abandonner même les certitudes plus ancrées en nous-mêmes.

Le résultat de l’érosion progressive de la sphère du sacré, est aujourd’hui comparable à ce que Nietzsche appelait l’invité dérangeant, le nihilisme : le but manque, la réponse au pourquoi manque, tout est dévalorisé, tandis que la résignation et le désengagement dominent.

La seule valeur de plus en plus idolâtrée est celle du dieu de l’argent et son corrélat naturel, le consumérisme, est appelé à combler les lacunes existentielles et culturelles qui ont émergé avec force ces derniers temps.

Être francs-maçons dans le monde profane signifie qu’il existe une petite minorité qui, insatisfaite de cette situation sordide, parce qu’elle sent ou perçoit intuitivement un vide, choisit librement.

C’est une dimension distincte et complètement différente de celle triviale de la routine , qui exprime le rapport de l’homme à l’absolu ; c’est l’orientation vers l’inconditionné.

Je trouve éclairant les paroles prononcées par un frère bien connu, John Fitzgerald Kennedy, à la fin de son discours d’investiture, après avoir prêté serment en tant que 35e président des États-Unis :

Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays !

Dans cette phrase la clef de voûte… le franc-maçon, dans le monde profane, se demande chaque jour ce qu’il peut faire pour son pays et, chaque jour, il travaille à rendre le monde meilleur.

Que la force le soutienne

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La force dont parle cet ouvrage concerne essentiellement la force morale. Une force qui aide à vaincre les passions tristes, encourage au travail et rallume celle du cœur. Ne confondons pas la force et la puissance. Le contraire de la force n’est pas la faiblesse mais la lâcheté. La force qui soutient l’édifice est le courage. Elle l’achève grâce à cet élan chevaleresque du cœur qui révèle le sixième sens de l’initié : le sens de dedans ou sens ésotérique. Le sens qui révèle la Sagesse et la Beauté dans l’amour fraternel.

Le libre arbitre du maçon (2)

Suite et fin de l’article n°1 de notre confrère folhadolitoral.com.br

Si vous n’avez pas lu la première partie, nous vous invitons à la découvrir sur ce lien.

Malgré les différences conceptuelles, il est possible d’affirmer que la question du libre arbitre est directement liée à notre compréhension de la nature humaine et des conséquences de nos choix.

Nous avons vu la semaine dernière que le concept philosophique de libre arbitre fait l’objet d’investigations depuis l’Antiquité, évoluant au fil des siècles, sans forcément faire consensus aujourd’hui. Malgré les différences conceptuelles, il est possible d’affirmer que la question du libre arbitre est directement liée à notre compréhension de la nature humaine et des conséquences de nos choix. 

A titre d’exemple, imaginons qu’une personne s’engage personnellement à être végétarienne, sentant qu’elle a pris une décision consciente et autonome et que, par conséquent, elle exerce son libre arbitre. Il faut cependant s’attendre à ce que ce choix soit le résultat d’autres choix antérieurs, pour des raisons environnementales, éthiques ou sanitaires, qui fixent déjà en eux-mêmes les contours et les limites de la liberté de choix individuelle. 

Cette même personne végétarienne peut, à un moment donné après son libre choix d’être végétarienne, se retrouver dans la situation sociale d’être avec d’autres personnes, comme lors d’une fête de famille ou d’un dîner d’affaires, où elle peut ressentir une pression pour manger de la viande, soit pour ne pas paraître impoli ou pour ne pas causer de remous dans la situation sociale, surtout si d’autres personnes autour de vous mangent de la viande. S’il reste ferme dans son engagement végétarien, cela démontrera que sa décision initiale a été influencée uniquement par ses convictions personnelles et non par la pression sociale. En revanche, si vous cédez, vous aurez paradoxalement exercé votre liberté de choix, votre libre arbitre de changer d’avis, mais cette fois avec de nouvelles prémisses incompatibles avec les précédentes.

Cet exemple illustre comment les engagements sociaux et éthiques peuvent influencer le libre arbitre d’un individu dans des situations spécifiques. Bien que la pression sociale puisse être forte, l’individu a toujours la capacité de prendre une décision autonome et de suivre ses valeurs et principes personnels, ou, au contraire, d’exercer également le libre arbitre de revoir ses concepts, en passant simplement par un moment une déviation de conduite ou même l’abandon définitif de son engagement éthique. 

La responsabilité et les implications éthiques du libre arbitre soulignent l’importance de la réflexion et de la conscience dans la prise de décision libre, en supposant que l’individu a la capacité de choisir librement entre différentes options et est également capable de peser les conséquences de ses choix, y compris les pressions sociales .

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle qui n’a pas de position officielle sur le libre arbitre, reconnaissant que ses membres peuvent avoir des points de vue différents sur ce concept et d’autres questions philosophiques et religieuses. Cependant, en valorisant la liberté de pensée et l’individualité, l’Ordre soutient généralement l’idée que chaque individu a le droit de choisir son propre chemin dans la vie et de prendre ses propres décisions.

Cependant, la franc-maçonnerie encourage ses membres à respecter un ensemble de hautes valeurs morales et éthiques, y compris la responsabilité personnelle et l’obligation d’agir pour le bien de l’humanité dans son ensemble. Puisque les francs-maçons sont incités à agir conformément à ces valeurs et à considérer les conséquences de leurs choix, on peut comprendre qu’il n’y a pas de libre arbitre absolu, mais une limitation soulignée par l’importance de la responsabilité personnelle et du service à l’humanité. .

En résumé, si la franc-maçonnerie respecte la liberté individuelle de ses membres et n’impose pas de vision particulière sur les questions philosophiques, elle encourage ses membres à agir conformément à cet attachement initialement pris à l’ensemble des valeurs éthiques et morales qui finalement balisent la libre prise de décision qui vous amène à rester ou non vraiment franc-maçon.

Basé sur openai.com, plato.stanford.edu, wikipedia.org et les travaux de JM Fischer, R. Kane, T.Pink et S.Nichols/G.Caruso.

Responsable : Perseverança Masonic Lodge – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com ) 

06/04/1943 : « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry voit le jour à New York

Quatre-vingts ans, quel bel âge ! Le Petit Prince, écrit à New York pendant la Seconde Guerre mondiale et illustré avec les propres aquarelles d’Antoine de Saint-Exupéry, est publié en 1943 à New York, puis en France chez Gallimard en 1946, à titre posthume. Ce conte philosophique, empreint à la fois de légèreté et de pessimisme vis-à-vis de la nature humaine, devient très vite un immense succès mondial.

Traduit en cinq cent trente-cinq langues et dialectes différents, Le Petit Prince est l’ouvrage le plus traduit au monde après la Bible. Il s’en est vendu plus de 200 millions d’exemplaires à travers le monde. Succès planétaire !

À date anniversaire, revenons sur la publication de Le Petit Prince et l’Astronome Turc de Francesco Palla, illustré par Sylvie Duvernoy, que vous pouvez suivre sur Instagram. Nous devons la traduction à Arianne Palla.

Le Petit Prince et l’Astronome Turc

Francesco Palla

Francesco Palla était un spécialiste en astrophysique de la faculté de physique de l’Université La Sapienza de Rome. Il a travaillé dès 1980, avec le professeur Franco Pacini, à l’Observatoire d’Arcetri (Osservatorio Astrofisico di Arcetri), observatoire astronomique professionnel italien appartenant à l’Istituto nazionale di astrofisica, situé à Arcetri, à l’orée de la ville de Florence, en Italie, le quartier même de la maison de réclusion de Galilée (Villa le Gioiello).

Instagram Sylvie Duvernoy.

Ces recherches ont embrassé divers domaines de la formation et de l’évolution stellaire, la physique et la chimie de la matière interstellaire, la cosmologie et la formation stellaire dans l’univers primordial. Il est l’auteur de plus d’une centaine de travaux publiés dans des revues professionnelles spécialisées. De 2005 à 2011, il est le directeur de cet observatoire.


Instagram Sylvie Duvernoy.

Alors qu’il devait être nommé président de la European Astronomical Society, il décède en 2016. Outre son travail de scientifique, Francesco Palla consacre beaucoup de temps à la vulgarisation de la connaissance en astrophysique auprès d’un grand public et des écoliers. À ce titre, il a reçu, à titre posthume, le prix Gulio Preti, décerné par la Toscane aux grands vulgarisateurs scientifiques. L’International Astronomical Union a rebaptisé l’astéroïde 296928, découvert en Italie en 1994, en (296928) Francescopalla.

Francesco Palla nous explique dans son introduction qu’il avait eu une expérience extraordinaire à la lecture du livre de Saint-Exupéry. Il a ressenti chez le Petit Prince, cet « extraterrestre », un réel émerveillement pour le ciel, que ce soient les astéroïdes ou les étoiles. À travers le texte et les illustrations, le guide choisi par l’auteur pour nous faire revivre cette belle expérience n’est autre qu’un astronome turc.

Il apparaît d’ailleurs dans Le Petit Prince de la manière suivante :

« Que regarde l ’astronome dans sa lorgnette ? Une étoile, malencontreusement absente de l’édition française. Et que dire des écritures de l’homme d’affaires et des formules inscrites sur le tableau de l’astronome; elles n’ont rien en commun, assurément. […] Cet astéroïde n’a été aperçu qu’une fois au télescope, en 1909, par un astronome turc… »

Un Astronome Turc qui avait donc observé sans doute l’astéroïde B 612, planète d’où venait le Petit Prince…

Cet astronome est le fil rouge du roman de Palla qui nous conduit à la découverte du ciel comme avec ces deux brillantes étoiles que sont Castor et Pollux – dans la mythologie grecque, fils jumeaux de Zeus et de Léda. Et d’expliquer pourquoi on les a appelés les Gémeaux. La découverte de notre univers étant tellement immense qu’il nous faut bien accepter pour guide cet Astronome Turc. Car la planète, d’où vient le petit prince est riche en surprise. Le maçon y retrouvera ses repères en allant de haut en bas.

Le zénith, point imaginaire le plus élevé surplombant l’observateur à la verticale au nadir, point imaginaire situé le plus bas. Une verticalité descendante répondant à celle ascendante.


Instagram Sylvie Duvernoy.

Mais notre guide ne peut faire l’impasse sur le règne animal. C’est pourquoi Francesco Palla nous fait croiser le serpent, nous décrit ce qu’est une hydre, d’après la légende d’Hercule. Tuer l’hydre de Lerne est, en vérité, le deuxième travail que dut accomplir Hercule/Héraclès, héros de la mythologie gréco-romaine. Il s’agissait d’un énorme dragon au corps de reptile qui possédait neuf têtes. Elle vivait dans le sombre marais de Lerne. Il nous parle aussi des qualités du renard, cet animal très intelligent.


Instagram Sylvie Duvernoy.

Ce conte que nous devons à Palla sera pour le lecteur l’occasion de redécouvrir notre voûte céleste, avec ses constellations et ses nébuleuses.

Après tout, le maçon ne travaille-t-il pas sous la voûte étoilée ? Une voûte lumineuse et impénétrable…. À la fois source de beauté mais aussi d’émotion et interrogation. Devant le macrocosme, nous prenons conscience de notre juste place.

Grâce à Francesco Palla et son conte philosophique, nous ne regarderons plus les étoiles de la même façon. Victor Hugo n’écrivait-il pas  : « on regarde une étoile pour deux motifs, parce qu’elle est lumineuse et impénétrable ».

Devenons cette étoile, pour mieux rayonner de par le monde !

Hubert Reeves, en 2010.

Notons une quatrième de couverture de la main du célèbre astrophysicien et militant écologiste Hubert Reeves.

Nous laissons à votre méditation sans doute les plus belles citations du Petit Prince

Photo prise à l’Hôtel de ville de Montréal, détail.

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »/« C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. »/« C’est véritablement utile puisque c’est joli. »/« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent. »/« Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. » Antoine de Saint-Exupéry

Bandeau Facebook Z4 Éditions.

Dirigée par Daniel Ziv, Z4 Éditions est une maison d’édition indépendante qui publie les livres qu’elle juge importants, quels que soient la langue, le pays tant qu’ils vont dans un sens humaniste. Ses champs d’activité sont vastes, politique, philosophie, littérature, poésie, astrophysique, mathématiques, photographies et tant d’autres. Z4 Éditions a déjà publié plusieurs ouvrages écrits par des Frères.

Logo Facebook Z4 Éditions.

Le Petit Prince et l’Astronome Turc

Francesco Palla – Sylvie Duvernoy (Illustrateur) – Arianne Palla (Traducteur)

Z4 Éditions, 2022, 106 pages, 14 €

Sources : Wikipédia, Wikimedia Commons, Z4 Éditions

Certains oublient que l’unification de l’Italie est l’oeuvre de Francs-maçons

De notre confrère italien adhocnews.it – Par Carlotta Andrea Buracchi Bresciani

Cela fait sincèrement sourire avec combien de zèle certaines forces politiques, hier, ont travaillé pour célébrer l’anniversaire de l’unification de l’Italie, sanctionnée par un acte réglementaire le 17 mars 1861. Cela fait sourire parce que ce sont les mêmes qui envisagent l’interdiction d’affiliation à la franc-maçonnerie dans leurs statuts ou, qui il y a quelques semaines à peine, ont en fait sanctionné l’incompatibilité entre affiliation maçonnique et administration locale dans un communiqué.

Peut-être serait-il utile de leur rappeler, si effrayés par la « perception qu’il est possible d’agir selon la logique de petits groupes », que l’engagement politique, l’héritage des valeurs, ce que certains appellent avec mépris « l’ingérence dans l’exercice de les fonctions des administrations publiques » de la franc-maçonnerie cela n’a pas toujours été mauvais pour ce pays.

Il faut rappeler que l’unification italienne – résultat d’un long et laborieux processus diplomatique mis en œuvre par la classe politique de l’époque, héritière de la tradition du Risorgimento – a vu un apport fondamental de la franc-maçonnerie, protagoniste d’abord des luttes du Risorgimento, puis de l’indéniable progrès social, civil, politique de la nouvelle Italie. Cette franc-maçonnerie qui, dans l’État unitaire naissant, n’était plus le lieu privilégié de l’aristocratie du XVIIIe siècle mais un point de rassemblement de la classe dirigeante libérale-progressiste, de la gauche constitutionnelle de Depretis et de Crispi, de la composante radicale de Bertani. 

Dans ces années-là, une très grande partie des députés de la gauche libérale présents au Parlement étaient membres de la franc-maçonnerie et ne s’en cachaient certainement pas : la franc-maçonnerie italienne renaissante retrouvait cette « nouvelle Italie » d’origine bourgeoise qui depuis les émeutes du 20- 21 avait regardé avec optimisme et espoir en un avenir unifié, on respirait ici des valeurs laïques, libérales, progressistes, plutôt que démocratiques, républicaines, radicales.

Cela aiderait à évoquer non pas tant la figure de Garibaldi – élu Grand Maître du Grand Orient d’Italie en 1864 et seulement le plus célèbre des célèbres francs-maçons italiens -, mais plutôt les nombreuses réformes que le nouvel État a mises en place pour provoquer un changement d’époque de l’entreprise à la fois au niveau national et local. Des réformes menées par les francs-maçons et délibérément inspirées des valeurs fondatrices de la franc-maçonnerie universelle : l’école gratuite, obligatoire et laïque voulue par Coppino en 1877, le premier code de la santé visant à améliorer la santé publique par Crispi en 1888 mais aussi les nombreux combats pour la laïcité , l’autonomisation des femmes, la légalisation de la crémation et nous pourrions continuer.

Peut-être serait-il utile de rappeler les mots employés par Costantino Nigra, ambassadeur du Royaume d’Italie à Paris, collaborateur de l’homme d’État et plus Cavourien parmi les Cavouriens, dans la lettre avec laquelle en 1861, il accepta la nomination de Grand Maître : « Il ne doit pas oublier que l’Association , en plus de son but général, doit avoir celui d’aider le mouvement politique de l’Italie et de tout autre pays tendant d’une part à l’unité nationale et à l’indépendance et d’autre part à l’égalité et à la liberté des ordres politiques, religieux et sociaux […] ¹, signifiant en cela le progrès d’une nation naissante encore loin de l’achèvement de l’unité.

Ou peut-être le fameux discours (unique) prononcé le 16 mai 1925 par Antonio Gramsci, alors Député du Royaume pour le Parti Communiste d’Italie, dans une Chambre des Députés qui s’apprêtait à instituer la mise hors la loi des activités des Loges et des associations populaires : « […]  compte tenu de la faiblesse initiale de la bourgeoisie capitaliste italienne, la franc-maçonnerie a été le seul parti réel et efficace que la classe bourgeoise ait eu pendant longtemps »².

Mais peut-être, malgré les valeurs professées être universellement partagées, dans ce climat de mystification continue de l’histoire perpétrée principalement par ceux qui ont le devoir d’informer de manière non partisane, suffirait-il de s’inspirer de cette citation, à vrai dire plutôt abusé dans le milieu politique, qui se lit comme suit : « Le seul danger social, c’est l’ignorance ».

Pour ceux qui veulent en savoir plus :• « 

Histoire de la franc-maçonnerie en Italie. De 1717 à 2018. Trois siècles d’ordre initiatique « , Aldo Alessandro Mola, Bompiani-Giunti, Florence-Milan, 2018• « 

La franc-maçonnerie et l’unification de l’Italie. La franc-maçonnerie et la construction de la nation », édité par Marco Novarino et Fulvio Conti• « 

Histoire de la franc-maçonnerie italienne. Du Risorgimento au fascisme « , Fulvio Conti, Il Mulino, Bologne, 2003•  » 

La franc-maçonnerie et la sphère publique dans l’Italie libérale, 1859-1914  » par Fulvio Conti dans  » 

Franc-maçonnerie « , édité par GM Cazzaniga, Turin, Einaudi, 2006•  » 

Pour l’histoire de la franc-maçonnerie dans le Risorgimento italien  » dans  » 

Revue historique du Risorgimento « , 1914/1, Adolfo Colombo• « 

L’Italie des francs-maçons. Petites biographies de francs-maçons célèbres « , Vittorio Gnocchini, Mimesis, Rome, 2005• “ 

A l’Est de Turin. La renaissance de la franc-maçonnerie italienne entre modératisme cavourien et  révolutionnisme garibaldien », Marco Novarino, Bibliothèque Chiari, Florence, 2003• «

 La libération de l’Italie dans l’œuvre de la franc-maçonnerie » édité par Aldo A. Mola, Foggia, Bastogi, 1990.• « 

Frères d’Italie. Mémoire des relations entre la franc-maçonnerie et le Risorgimento à l’occasion du 150e anniversaire de l’unification de l’Italie (1861-2011) » édité par Maurizio Del Maschio, Stefano Momentè, Claudio Nobbio, Foggia, Bastogi, 2011.


¹ Revue historique du Risorgimento, Ans I – LXXXVIII (1914-2001), disponible au lien suivant : http://www.risorgimento.it/rassegna/index.php?id=73&ricerca_inizio=0&ricerca_query=&ricerca_ordine=DESC&ricerca_libera=

² A. Gramsci, Actes parlementaires, Chambre des députés, XXVIIe législature, vol. IV, Débats, p.365

Bahia organise une cérémonie pour les Ateliers de Perfection

De notre confrère brésilien ubatanoticias.com.br

Samedi 25 mars , la Loge de Perfection Noé Bonfim a organisé un cocktail pour honorer l’initiation de 16 membres à un degré supérieur de franc-maçonnerie. La Loge a été fondée en 1990 par Antônio Cláudio Ribeiro (Kaká); elle est actuellement présidée par Genildo Florentino Arruda et a comme maître dirigeant Gutemberg Nascimento Lobo. Il a d’ailleurs remercié pour le soutien de la loge maçonnique Acácia Ubatense, dont le vénérable maître est Gutemberg Nascimento Lobo. La cérémonie a eu lieu dans la salle noble « Jeová Amaro Benjoino ».

— Photo : Divulgation

L’initiation à un degré supérieur de franc-maçonnerie est un moment important dans la vie d’un franc-maçon, et l’événement a été marqué par beaucoup d’émotion et de solennité. Au cours de la cérémonie, les nouveaux membres ont été reçus avec les honneurs et ont reçu des conseils à suivre dans leur parcours en franc-maçonnerie. (Nouvelles d’Ubata)