La rédaction de 450.fm a publié le 13 avril, un article sur les pratiques magiques de la veuve de Jean-Pierre Pernaut. Est-ce une allusion aux fake news véhiculées par les complotistes persuadés que les secrets maçonniques occulteraient des dérives de magie opérative ? Notre ami JISSEY confirme ces dérives. Avec son humour au second degré… Of course !!!
Venue d’Angleterre au milieu du 18e siècle, la Franc-Maçonnerie y a apporté son goût du secret qui a alimenté tous les soupçons, les fantasmes et les théories du complot qui ont servi de prétexte à sa persécution pendant l’occupation. Avec Roger Dachez, président de l’Institut maçonnique de France.
Le 14 juin 1940, le jour même où elle entrait dans Paris, l’armée allemande occupait et réquisitionnait le siège du Grand Orient de France, rue Cadet. Comme Hitler l’avait fait en Allemagne en arrivant au pouvoir, il fallait que disparaisse aussi en France cette société secrète dont le pouvoir était tel, disait-on, qu’on l’accusait d’avoir entraîné le monde dans la Seconde Guerre mondiale. C’était un des nombreux complots dont on a soupçonné la franc-maçonnerie depuis sa naissance, 200 ans plus tôt. Venu d’Angleterre en France, au milieu du 18e siècle, il y avait apporté ses idéaux, ses rites étranges et son goût du secret qui ont alimenté tous les soupçons, tous les fantasmes et servi de prétexte à la persécution dont la franc maçonnerie a été victime pendant l’occupation. Dès le 13 août 1940, à Vichy, Pétain décidait de dissoudre les loges maçonniques. Et deux mois plus tard, en octobre, les objets confisqués par les Allemands à la rue Cadet étaient exposés à Paris.
PATRICE GELINET 2009ABRAMOWITZ/RADIO FRANCE
Patrice Gélinet : Dans un livre coécrit avec Alain Bauer, Nouvelle histoire des francs maçons en France, l’Occupation, dites-vous , a été sans doute la période la plus sombre de la franc maçonnerie, à l’époque où elle était accusée par les Allemands et par le régime de Vichy d’avoir entraîné la France dans la guerre. Un des nombreux complots dont on l’a soupçonné tout au long de son histoire pendant plus de 200 ans. Comment est-ce qu’on peut expliquer la méfiance, l’hostilité et les théories du complot dont elle a fait l’objet pendant si longtemps ?
Roger Dachez : Je crois que la raison fondamentale, c’est que la maçonnerie n’est pas une société secrète, puisque son existence a toujours été connue et même l’identité de ses membres les plus éminents a toujours été publique. Mais c’est une société à secrets, au pluriel, c’est-à-dire qu’elle a des secrets qui sont en quelque sorte fonctionnels, qui permettent à son organisation de vivre en interne. En 1744, à Paris, on publie pour la première fois un petit ouvrage qui d’ailleurs rencontre un très grand succès public et qui s’appelle Le secret des francs-maçons. C’est la raison pour laquelle j’ai l’habitude de dire que tous les secrets des francs-maçons sont en vente dans les bonnes librairies depuis 280 ans. Et ce petit livre, qui donc a un grand succès, commençait par quelques vers de mirliton dans le style du 18e siècle qui disait ceci: pour le public, un franc-maçon sera toujours un vrai problème qu’il ne saurait résoudre à fond qu’en devenant maçon lui-même. Et au fond, le complotisme, c’est un peu le fruit de cette attente de devenir franc-maçon, souvent déçu ou qu’on n’ose pas obtenir. Alors on fantasme, on imagine. Et de cela naît le complot maçonnique.
Et dès l’apparition de la franc-maçonnerie en France au milieu, et même en 1738, vers 1720, elle est attaquée d’abord par la religion, en tout cas par l’Église catholique qui se méfie d’elle. Lorsque le pape Clément XII excommunie les francs -maçons en 1738, au moment même où elle vient d’apparaître en France.
Oui, alors la maçonnerie, la franc-maçonnerie moderne, est née dans les îles Britanniques à la fin du 17e et au début du 18e siècle, et elle arrive en France, à l’initiative d’ailleurs de Britanniques exilés à Paris vers 1725. Elle a toutes les raisons d’inquiéter les pouvoirs publics. Les deux raisons majeures, c’est d’abord qu’elle est constituée principalement de sujets britanniques, en plus des jacobites, c’est à dire des gens qui sont révoltés contre la nouvelle monarchie Hanovrienne qui s’est établie en 1714. Donc le pouvoir royal vient de faire des complots politiques sur notre territoire, mais aussi parce qu’elle est née dans un pays, l’Angleterre, qui est un pays protestant et de liberté religieuse. Or, à cette époque, en France, non seulement c’est l’absolutisme royal, mais c’est également un régime de révocation, c’est-à-dire qu’en 1685, par l’édit de Fontainebleau, on a révoqué l’édit de Nantes. Il y a donc pas de liberté religieuse pour au moins ces deux raisons . La franc-maçonnerie peut être aussi suspecte.
Alors qu’elle ne l’est pas dans les pays où elle est née, l’Angleterre, à plus forte raison les États-Unis, où elle apparaît très vite, avant même l’indépendance des États-Unis, avec le président George Washington, avec tous les pères fondateurs des États-Unis, avec même La Fayette qui vient avec l’armée française. La franc-maçonnerie n’a donc jamais eu de problème dans les pays anglo-saxons de l’origine jusqu’à nos jours…
Par ailleurs, la franc-maçonnerie a rarement fait l’objet de critiques, tout simplement parce qu’elle est totalement intégrée à l’establishment, même si ça fait sourire. On peut mentionner qu’aujourd’hui encore, le Grand Maître de la Grande Loge unie d’Angleterre, qui se présente comme la Grande Loge, mère de toute la franc-maçonnerie mondiale, est le duc de Kent, cousin de la reine Élisabeth II. Donc elle est totalement intégrée à l’establishment. Vous avez mentionné que Washington et la plupart des treize autres signataires de la déclaration d’indépendance sont des francs-maçons. Dans ces pays-là, la franc-maçonnerie fait partie du paysage politique, historique et culturel.
Avec « Les infox de l’Histoire« , la deuxième saison du podcast de la Fondation Descartes en partenariat avec franceinfo, est un voyage à travers les époques au cœur des grands épisodes de désinformation. Patrice Gélinet et ses invités exposent et analysent les infox qui ont défrayé la chronique de l’antiquité à nos jours. Complotisme, désinformation, rumeurs, calomnies, emballements médiatiques… Une saison 2 de 8 épisodes pour décrypter les mensonges de l’Histoire.
Enveloppée de mystère, la franc-maçonnerie est-elle une société secrète ou une forme de religion ? Trouve la réponse !
Créée en Europe au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie est une société secrète, qui s’est peu à peu répandue dans le monde. Au sein de cette organisation, les membres sont appelés francs-maçons ou francs-maçons. Ses principes et ses croyances sont empreints de symbolisme et de rituels inspirés de l’art et de l’architecture des carrières, et il croit en un pouvoir suprême.
Les francs-maçons suivent des valeurs éthiques et morales, se consacrent à la recherche de la connaissance de soi et du développement personnel, ainsi qu’à la charité et à la solidarité. La franc-maçonnerie est organisée en loges, où les francs-maçons se réunissent pour effectuer des rituels et discuter de questions d’organisation. C’est une institution non religieuse, mais certains de ses rituels et symboles peuvent s’inspirer de diverses traditions spirituelles.
Parce qu’elle est secrète, il est difficile de déterminer avec certitude qui en est membre, mais malgré tout, de temps en temps, certains noms sont pointés du doigt comme pratiquants de la franc-maçonnerie. Rencontrez-en quelques-uns.
Arthur Conan Doyle – L’écrivain britannique bien-aimé est devenu franc-maçon en 1887 et a même été nommé membre honoraire de la grande franc-maçonnerie d’Écosse.
John Elway – L’athlète double champion du Super Bowl a rejoint l’ordre maçonnique en 1998 après avoir pris sa retraite du football.
George VI
George VI – Le roi d’Angleterre et père de feu la reine Elizabeth II est devenu membre de la franc-maçonnerie navale en 1919. Plus tard, d’autres membres de sa famille ont rejoint le même ordre.
John Wayne – L’acteur bien-aimé, populaire pour ses films de style occidental, était membre de la Masonic Society depuis les années 1970.
George Washington – En plus d’être le premier président américain, George Washington était également un maître maçon. Il aurait été membre depuis 1752, alors qu’il n’avait que 20 ans.
Steve Wozniak – Steve est l’un des co-fondateurs d’Apple, il est devenu franc-maçon dans les années 1980.
Franklin D. Roosevelt – Un autre président américain, Roosevelt était maçon depuis 1911, quelques années avant sa première élection en 1932.
Buzz Aldrin – Considéré par beaucoup comme un héros, Aldrin est connu pour être le deuxième homme à avoir marché sur la lune. Il y a même des rumeurs selon lesquelles en marchant sur le sol lunaire, Buzz aurait avec lui le drapeau de la société maçonnique.
Oscar Wilde – Oscar a été initié aux voies de la franc-maçonnerie par le prince Léopold, avec qui il était très proche.
Mozart – Connu pour ses compositions géniales, Mozart était si adepte de la franc-maçonnerie qu’il a même créé des mélodies spécifiques à utiliser dans les réunions de la société.
Simón Bolívar – Simón Bolívar était l’un des plus grands noms de l’histoire de l’indépendance du Pérou, de la Bolivie, de l’Équateur, du Venezuela et de la Colombie. En tant que franc-maçon, il a également pris de l’importance, ayant atteint le 33e degré.
Clark Gable – L’acteur du classique « Autant en emporte le vent » était connu pour être un membre qui ne suivait pas strictement les préceptes de la société.
Michael Richards – Comme Simón Bolívar, l’acteur, célèbre pour son rôle dans la série Seinfeld, appartenait au plus haut niveau de l’ordre, le 33e degré.
Winston Churchill – Churchill a rejoint la société secrète à l’âge de 26 ans et en était un membre régulier. Au cours de ses années en tant que franc-maçon, il rencontrera Oscar Wilde et Buzz Aldrin dans la même loge. Selon les spéculations, le premier ministre britannique aurait abandonné l’ordre lorsqu’il a commencé sa vie politique.
Philippe d’Édimbourg – Philip, époux de la reine Elizabeth, a suivi les traces de son beau-père, le roi George VI, et a rejoint la maçonnerie navale en 1952.
Mark Twain – Un autre membre de l’ordre maçonnique, Mark Twain a même inclus des références maçonniques dans certaines de ses œuvres.
Comment identifier un membre de la franc-maçonnerie ?
Identifier un franc-maçon peut être un peu difficile, car la franc-maçonnerie est une société secrète et ses membres sont encouragés à ne pas révéler publiquement leur appartenance. Cependant, certains signes peuvent indiquer que quelqu’un est franc-maçon.
L’un des signes les plus courants est l’utilisation de bijoux maçonniques, tels que des bagues, des colliers et des bracelets, qui peuvent avoir des insignes ou des symboles maçonniques. Certains maçons peuvent également porter des tabliers ou des chapeaux avec des symboles maçonniques lors des réunions.
Un autre signe est la présence d’une loge maçonnique dans la ville ou la région où vit la personne. Les loges sont des lieux où les francs-maçons se réunissent pour effectuer des rituels et discuter de questions d’organisation. Ils peuvent être situés dans des bâtiments publics ou privés, mais ont généralement un signe ou un symbole maçonnique sur le devant pour indiquer leur emplacement.
Il est également courant que les maçons s’impliquent dans des causes et des projets caritatifs ou caritatifs promus par d’autres maçons.
La franc-maçonnerie utilise divers symboles et gestes pour communiquer des concepts et des idées importants pour l’organisation. Certains des plus connus sont :
L’étoile à cinq branches : C’est un symbole qui représente l’union des cinq sens physiques (vue, ouïe, toucher, odorat et goût) avec les cinq sens spirituels (intuition, raison, âme, esprit et conscience).
La boussole et l’équerre : ce sont des instruments utilisés par les maçons pour tracer des lignes droites et courbes, et représentent la mesure et l’équilibre. Le compas est utilisé pour tracer des cercles, tandis que le carré est utilisé pour tracer des lignes droites.
L’Oeil qui voit tout : C’est un symbole qui représente la présence de Dieu en tous lieux et en toutes choses, et symbolise la connaissance et la sagesse.
Le Tapis Vert : Utilisé dans les loges maçonniques, il symbolise l’espoir, l’innocence et la pureté.
Le Geste de Reconnaissance : Geste utilisé par les francs-maçons pour se reconnaître. Elle consiste à toucher le pouce droit avec les autres doigts de la main droite, formant un triangle. Le geste est utilisé pour démontrer l’unité et la fraternité entre les francs-maçons.
Cependant, il est important de rappeler que ces signes ne sont qu’indicatifs et ne garantissent pas qu’une personne est franc-maçon. Le seul moyen d’être sûr est de demander.
Certificat de maître maçon d’Oscar Wilde.
Sir Winston Churchill
Mozart
Mark Twain photographié par Napoléon Sarony en 1895.
Les ampoules douloureuses, les températures inférieures à zéro et les genoux endoloris ne sont que trois des problèmes douloureux que ce brave franc-maçon a combattus dans son défi épique de collecte de fonds.
Chris Jones, de Woodhall Spa, a entrepris une marche autour de la Grande-Bretagne en janvier , dans le but de collecter jusqu’à 100 000 £ pour l’association caritative des francs-maçons, la Masonic Charitable Foundation (MCF).
Il estime qu’il faudra jusqu’à 18 mois pour terminer le défi de 7 000 milles, et lorsque le Horncastle News l’a contacté en février un mois après le début de son défi , il avait déjà fait de bons progrès et avait marché jusqu’à Co. Durham.
Maintenant plus de trois mois après son défi, collectant des fonds pour l’association caritative qu’il attribue pour lui avoir sauvé la vie pendant ses problèmes de santé mentale, Chris a déclaré qu’il ressentait définitivement la douleur.
La vue de Chris depuis sa tente.
S’exprimant le Vendredi saint juste à l’extérieur de Montrose sur la côte est de l’Écosse , il a déclaré: «Cette dernière ampoule était une vraie puanteur – je suis allé voir un chiropraticien quand je suis rentré à Woodhall Spa la dernière fois parce que j’avais un problème avec mes articulations et tendons, et il m’a dit d’obtenir des supports plus hauts – ce qui a soulevé mes pieds plus haut dans mes bottes, et je n’ai pas apporté ma trousse de premiers soins ou mes bâtons avec moi ce jour-là.
« C’était la première et la dernière fois que je pars sans mon kit complet ! »
La marche constante a, naturellement, fait des ravages sur les jambes et les genoux de Chris, mais il a dit qu’il essayait juste de marcher lentement et régulièrement pour éviter de mettre trop de pression sur ses articulations :
« Mes genoux ont définitivement joué, mais j’ai utilisé beaucoup de Deep Heat et j’ai utilisé mes bâtons pour soulager la pression sur mes genoux.
Les bottes bien usées de Chris à Anstruther près de Fife, en Écosse,
« Je ne fais rien de stupide non plus, je prends juste les choses en main. »
Chris a continué à être soutenu par des francs-maçons et des partisans en Angleterre et en Écosse au cours de son voyage jusqu’à présent, avec de nombreuses loges maçonnes organisant des dîners en son honneur et des invitations à rester chez d’autres pour lui éviter de dormir dehors pendant une nuit dans sa tente.
« J’ai eu quelques offres d’hébergement, et j’ai établi une règle pour accepter les offres parce que les gens ne les offriraient pas s’ils ne le pensaient pas », a-t-il déclaré. « Mais je trouve aussi l’équilibre entre payer de l’argent pour des chambres d’hôtes si je le sens et camper dans ma tente car le temps s’améliore et je veux l’aventure.
« J’ai eu de nouvelles nuits où il faisait environ -6°c, ce qui m’avait rendu frileux de sortir de mon sac de couchage ! Mais je n’ai pas rencontré de neige heureusement. »
La vue sur Abedour.
Chris pourra ensuite faire une pause dans ses aventures lorsqu’il reviendra à Woodhall Spa pendant quelques jours en mai, et il espère atteindre Cumbria en juillet ou août à temps pour des vacances en famille – ce qu’il espère ne pas faire. Ça n’implique pas d’escalade ou de randonnée…
Il a maintenant collecté plus de 10 000 £ pour le MCF. Vous pouvez continuer à suivre les progrès de Chris en visitant https://www.walktheedgemcf.com/
En 1825, une vague d’arrestations entre Pesaro et le reste de la province. Les adeptes réclamaient liberté et statuts, attaquaient l’absolutisme.
La Carboneria est importante dans la phase initiale du Risorgimento italien, et une importante association sectaire existait également à Pesaro et dans sa province. Mais qui l’a rejoint et dans quel but ? Ou plutôt : la Carboneria a-t-elle vraiment existé ou était-ce un paravent maçonnique, une sorte de franc-maçonnerie simplifiée pour la « foule la plus basse » ?
Dans la nuit du 11 juin 1825, une vague d’arrestations pour sédition et association sectaire est déclenchée à Pesaro sur ordre de Rome. Les personnes arrêtées – Francesco Perfetti, Giulio Leonardi, Antonio Bianchi, Saverio Artazù, Gaetano Togni, etc. – sont placés « au secret » (c’est-à-dire à l’isolement) dans les prisons du palais et dans la forteresse. D’autres arrestations ont également suivi à Fano, Fossombrone, Cagli, Urbino, Macerata Feltria, etc., où existe une association secrète très répandue qui se qualifie de « société du carbone » (carbonaro est le membre de la coterie, carbonic est l’adjectif correspondant).
Que demandent ses followers ? Liberté et statut. Nous traduisons : nous voulons que les États italiens, qui sont gouvernés par leurs propres dynasties (seulement dans le royaume de Lombardie-Vénétie, le roi est l’empereur d’Autriche), tempèrent l’absolutisme par des statuts. C’est une revendication qui est encore loin de l’organicité révolutionnaire du programme de Mazzini – unité nationale et république – qui sera annoncé dans quelques années.
L’unification de la Péninsule est encore au-delà de l’horizon, même si certains arrêtés ont en tête qu’il s’agit du « beau royaume italien » de Napoléon, mort une dizaine d’années plus tôt. Bref, le programme politique des Carbonari est limité et confus, ils se contenteraient probablement d’un statut accordé. Nous suivons une histoire.
L’enquêteur demande à Gaetano Togni, 32 ans, géomètre, arrêté à Sant’Angelo in Lizzola où il était engagé dans des estimations de recensement, pourquoi il est en prison (c’est ainsi que cela fonctionnait à l’époque). Peut-être pour avoir « imprudemment rejoint la société Carbonari sous la vente du soi-disant régent Leonardi », admet le prévenu. Qui raconte avoir été introduit dans la secte quelque temps auparavant par le susmentionné Leonardi, qui, avec Antonio Bianchi, l’emmena dîner un soir dans une maison derrière la cathédrale, via della Canonica, où l’on pouvait faire un peu de bruit sans gêner les voisins. Plusieurs personnes participent.
Là on lui bande soudain les yeux, puis on frappe à une porte, puis il entend ce dialogue : « Grand centurion, il se bat contre les profanes », « Maestro primo reggitore, demande qui est ce profane qui vient troubler nos travaux paisibles » , « Et ‘ un païen perdu dans notre forêt demandant à faire partie de notre société. »
Le rendez-vous de la carbonara
Ils l’introduisent dans une pièce où Giulio Leonardi – il reconnaît sa voix – lui demande qui l’a inspiré à être si audacieux, derrière son dos, ils lui proposent de dire « Ma volonté », mais comme il hésite, ils répondent pour lui. Alors Leonardi leur ordonne de l’emmener en « voyage »: en le soutenant pour qu’il ne trébuche pas, ils lui font traverser les buissons du jardin, puis rentrent dans la maison et à genoux ils lui font jurer allégeance et secret, ou il serait tué, son corps brûlé, cendres dispersées, etc.
À ce moment-là, ils le soulèvent et quelqu’un derrière lui déclare que le profane demande la lumière : « Qu’il soit accordé », ordonne Leonardi, puis ils le déshabillent. Une vingtaine de personnes gardent leurs poignards tournés vers lui : s’il n’est pas loyal et réservé, lui disent-ils, ces armes l’atteindront. Il est alors « baptisé » : à genoux, ils lui touchent la tête avec un fer sur lequel ils frappent de légers coups avec un autre fer tandis que Leonardi déclare : « Au nom du rédempteur de l’univers et pour les pouvoirs qui m’ont été accordés Je te baptise et je fais de toi un frère du devoir. »
Un rituel grossièrement maçonnique, comme on peut le voir, qui se répétait de nombreuses fois dans les pièces isolées des auberges et des tavernes, à Pesaro et dans d’autres villes. Mais Togni est pour l’instant un « frère du devoir », un Carbonaro qu’il deviendra plus tard.
À l’initiative du Grand Orient de France, les francs-maçons de toutes obédiences se retrouvent le 1er mai au cimetière parisien du Père-Lachaise pour rendre hommage aux martyrs de la Commune de Paris de 1871.
Le Mur des Fédérés, souvenons-nous…
Le Mur des Fédérés.
Le samedi 27 mai 1871, les troupes versaillaises parviennent à investir le cimetière du Père-Lachaise, les communards résistent au point que les combats se sont parfois terminés au corps à corps et à l’arme blanche, entre les tombes, non loin des sépultures de Nodier, Balzac et Souvestre.
Bannière du GODF, puissance symbolique régulière souveraine.
Cent quarante-sept communards faits prisonniers sont fusillés contre le mur Est de l’enceinte du cimetière. Dans les heures et les jours qui suivent, les corps de milliers d’autres fédérés sont ensevelis à leurs côtés, dans les fosses communes utilisées à l’époque.
En leur mémoire, une section de cette muraille est appelée, dès 1871, le « Mur des Fédérés ».
En savoir + avec Commune de Paris et Franc-maçonnerie, ou les rendez-vous du 1er Mai (Conform édition, n° 19, 2019) de Pascal Joseph, avec une préface de Philippe Foussier, Grand Maître du GODF de 2017 à 2018.
Extrait : « Pour être à la hauteur du combat de tous ces magnifiques héros, célèbres ou inconnus, qui se sont battus pour leur liberté et la nôtre, pour leur émancipation et la nôtre, ces « artisans du progrès social » comme le stipule l’invitation diffusée par le Grand Orient de France chaque année, plus que jamais travaillons à l’avènement de la République sociale et universelle. Dans son discours de 2013, Pascal Joseph nous adressait une recommandation que je reprends volontiers à mon compte. Soyons, francs-maçons, aux avant-postes ! »
Le 20 juin, les députés du tiers état réunis dans la salle du jeu de paume à Versailles jurent de ne pas se séparer « jusqu’à ce qu’une constitution soit établie ». Le roi cède le 27 juin et les états généraux deviennent assemblée constituante. Aussitôt, un comité de cinq députés (1) est chargé de préparer l’élaboration d’une constitution. Celui-ci propose le 9 juillet 1789 de la faire précéder d’une déclaration des droits naturels de l’homme ; La Fayette en propose un premier projet le 11 juillet, suivi de ceux des députés Targuet, Mounier, Sieyès ou Mirabeau.
Les discussions s’enlisent toutefois à l’assemblée. Les émeutes antiseigneuriales qui ont agité le royaume en juillet (la Grande Peur) et l’abolition des privilèges le 4 août relancent l’entreprise, car il convient de fonder le nouveau contrat social qui en découle par une proclamation solennelle. Le texte est finalement adopté le 26 août par l’assemblée au terme de débats vifs sur chacun des dix-sept articles et n’est promulgué par le roi que le 3 novembre, sous la pression des députés et des journées révolutionnaires d’octobre. Les 5 et 6 octobre, les Parisiens et Parisiennes ont en effet marché sur Versailles et obligé le roi à abandonner son château pour Paris. Jean-Jacques François Le Barbier, membre de l’Académie des beaux-arts, est connu pour ses peintures historiques. En 1789, l’assemblée lui en commande plusieurs. On ne peut affirmer qu’il s’agit ici d’une commande officielle, et sa taille modeste n’en fait d’ailleurs pas un tableau destiné à orner un espace public. Le Barbier le dédie toutefois « aux représentants du peuple français ». Le tableau a appartenu à Clemenceau qui en fit don à la ville de Paris en 1896.
ANALYSE DES IMAGES
De modernes Tables de la loi
D’emblée, la reprise du thème iconographique des Tables de la Loi transmises par Dieu à Moïse pose la sacralité fondamentale des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Les tables sont surmontées du delta, un triangle avec en son centre un œil, qui s’inspire davantage de la Raison de l’iconographie franc-maçonne que de certaines représentations de Dieu dans la tradition chrétienne. À gauche, l’allégorie au manteau fleur-de-lysé de la monarchie constitutionnelle délivre le citoyen de ses chaînes et à droite celle de la Liberté ailée par un double mouvement place les droits de l’Homme et du citoyen sous le seul signe de la Raison. Sous le titre, est peint un ouroboros, serpent se mordant la queue, qui signifie l’éternité des droits inaliénables inscrits dans la Déclaration. Au centre de la Table, la lance est entourée des faisceaux que les licteurs (2) portaient devant un magistrat romain pour signifier son pouvoir. Elle représente la puissance de la nation unie, une nation de citoyens libres puisque la lance est surmontée du bonnet phrygien que les esclaves affranchis portaient à Rome. Comme pour souligner encore davantage la souveraineté de la nation, une tresse de laurier, symbole à la fois de la gloire du vainqueur et du pouvoir, encadre le texte.
INTERPRÉTATION
Une déclaration fondatrice
Jean-Jacques-François Le Barbier (dit l’Aîné, attribué à, 1738-1826). « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. La Monarchie, tenant les chaînes brisées de la Tyrannie, et le génie de la Nation, tenant le sceptre du Pouvoir, entourent le préambule de la déclaration ». Huile sur bois. Paris, musée Carnavalet.
La lumière qui écarte les nuages en haut du tableau évoque une ère nouvelle. En effet, le préambule de la déclaration tourne la page de l’Ancien Régime et pose que le but de toute institution politique est le « bonheur de tous ». L’image des Tables de la loi souligne la portée universelle de la déclaration, le préambule et l’article premier établissant les droits naturels et sacrés de l’Homme.
Le texte fonde ainsi un ordre social nouveau qui met fin à la société d’ordres. Les choix iconographiques du peintre soulignent les deux thèmes forts du texte : la souveraineté nationale et la liberté. La souveraineté nationale, empruntée à Jean-Jacques Rousseau, est établie par l’article 3 de la Déclaration. Elle réside fondamentalement dans le droit des représentants du peuple à voter les impôts (art. 14). Les faisceaux au centre de l’image symbolisent la nation comme association politique volontaire, principe premier de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 dont La Fayette s’est inspiré. Les articles 4, puis 7 à 11 du texte, sont quant à eux consacrés à la liberté, en rupture avec l’arbitraire de la monarchie absolue. La liberté est garantie par un État de droit (art. 5 : « tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché ») comme l’avaient formulé les juristes des Lumières influencés par Beccaria (3). L’affirmation de l’égalité est absente du tableau et d’ailleurs plus modeste dans le texte : égalité devant la loi (art. 6) et devant l’impôt (art. 13). Lors des débats en effet, les députés qui défendaient la primauté de la liberté et du droit de propriété l’ont emporté sur ceux inspirés par Rousseau, qui estimaient que l’égalité devait être l’objectif premier du contrat social passé entre les citoyens (Sur l’origine et les fondements de l’inégalité). Le titre de la Déclaration comme l’image ne retiennent pas le principe de devoirs du citoyen, alors que pour certains députés comme l’abbé Sieyès, l’intérêt général supposait des devoirs du citoyen envers la nation. Toutefois, le texte de la Déclaration y fait référence dans les bornes que fixe la loi et dans la contribution publique que doit tout citoyen, l’impôt.
La Déclaration de 1789 est le résultat de longs débats et le fruit d’un compromis à grand renfort d’amendements : la « nécessité d’une force publique » (art. 12) garantie d’ordre, le droit de propriété « inviolable et sacré » (art. 17). Du reste, les députés avaient prévu de poursuivre l’élaboration de la Déclaration, une fois la constitution rédigée. Or, le peintre la présente comme un texte définitif est immuable. Dépassant les débats et les crispations qui ont accompagné sa rédaction, Le Barbier a cherché à lui donner la solennité du texte fondateur d’un nouvel ordre social et politique. C’est sans doute ce qui vaut à son tableau d’avoir été, dès 1789, reproduit à l’infini sous forme d’estampes et de gravures coloriées.
Source : Guillaume BOUREL, « La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, 1789 », Histoire par l’image.
Arrivés au Japon depuis la Chine à la fin du VIIIe siècle, les nouveaux enseignements du bouddhisme ésotérique ont rapidement gagné de nombreux fidèles à la cour impériale. Durant les siècles qui ont suivi, les principales écoles de l’ésotérisme, Tendai et Shingon, ont coexisté comme rivales, toutes deux profondément entrelacées avec les structures de pouvoir de l’État et de la noblesse.
Il manquait au Japon une vision d’ensemble du bouddhisme
Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, le Japon du VIIIe siècle avait réussi à importer les trois éléments (les images bouddhiques, le « dharma » ou loi, et le « sangha » ou la communauté de moines) dont il avait besoin pour devenir un pays bouddhiste. Malgré cela, la forme japonaise de cette religion est restée bien différente des doctrines et des disciplines établies par le Bouddha historique Shakyamuni en Inde des siècles auparavant. L’avènement des nouveaux écrits Mahayana avait donné naissance à une multitude de différents bouddhas et boddhisatvas dans l’archipel.
Ils étaient traités comme de véritables objets d’adoration et imprégnés de mystérieux pouvoirs similaires à ceux des kami des traditions indigènes shintô du Japon. Les prêtres bouddhistes étaient révérés comme des personnalités puissantes, capables de lancer des invocations et des rituels pour invoquer les pouvoirs magiques des bouddhas. Dans le clergé japonais, il n’y avait que peu de traces de la communauté des moines telle qu’elle avait été envisagée dans le bouddhisme des origines : le sangha, dont les membres dévoueraient leur vie aux pratiques spirituelles pour échapper à leurs désirs illusoires et se libérer de leurs souffrances.
Depuis Nara, la capitale impériale, la cour avait fait construire des écoles et demandé à des moines d’étudier les doctrines bouddhiques afin de diffuser les enseignements dans tout le pays, mais également dans l’objectif de capitaliser sur les pouvoirs « magiques » de cette religion pour protéger l’État. Les philosophies et les lois du bouddhisme étaient divisées en six domaines et enseignées séparément. On croyait alors que les étudiants capables de maîtriser certaines doctrines obscures possédaient les habiletés nécessaires pour devenir prêtre bouddhiste. Les six domaines d’étude étaient connus sous le nom de Sanron, Jôjitsu, Hossô, Kusha, Kegon and Ritsu.
Chacun d’entre eux révélait un aspect secret des enseignements de Bouddha. Ces doctrines seront plus tard connues comme les Six écoles du sud. Les académies offraient un curriculum conçu pour former les prêtres et pour leur permettre de recevoir des qualifications reconnues par l’État, ce n’était donc pas des systèmes philosophiques complets qui auraient permis aux fidèles de comprendre l’univers bouddhique dans sa globalité. À cette période, le Japon manquait toujours d’un cadre philosophique permettant de réfléchir à l’essence de la religion, et d’avoir une véritable vision d’ensemble du bouddhisme.
Enryaku-ji – Daikodo.
L’école Tendai et le sutra du lotus
Cette situation a perduré de la fin du VIIIe siècle jusqu’au début du IXe, époque autour de laquelle la capitale impériale a été déplacée vers Kyoto. Autour de cette période, deux nouvelles philosophies qui semblaient encapsuler les enseignements bouddhiques avaient été introduites au Japon par des moines. Ces derniers avaient voyagé avec des ambassades vers la Chine des Tang pour étudier les derniers enseignements continentaux. L’un était le bouddhisme Tendai (« Tientai » en chinois), initié par Saichô (762-822). L’autre était l’école Shingon, amené par Kûkai (774-835). Ces deux courants allaient former le noyau du bouddhisme japonais pour les siècles à venir.
L’école Tendai représentait la forme la plus avancée de la philosophie religieuse de l’époque. Elle incorporait toutes les diverses formes de pensées bouddhiques qui avaient été importées depuis l’Inde vers la Chine dans une longue série d’échanges depuis le premier siècle de l’ère chrétienne. Contrairement aux écoles précédentes, l’école Tendai a établi des relations logiques compliquées entre ses différentes doctrines, et a cherché à atteindre une compréhension plus complète de l’univers bouddhique dans sa globalité.
Bien sûr, puisque ces doctrines avaient été créées par diverses personnes vivant en Inde à différentes époques, il n’y avait pas de façon claire de les combiner pour en faire un tout cohérent. Une fois mises ensemble, elles ne faisaient plus vraiment sens. Mais cela n’a pas empêché l’école Tendai d’utiliser toute la logique et les arguments à sa disposition pour tenter de les unir, et le sutra du lotus se trouvait au sommet de la compréhension du bouddhisme, selon ce courant de pensée. Tendai était une école chinoise née en dehors de l’histoire distincte de la religion en Asie de l’est. Il incorporait tous les différents sutras dans une hiérarchie ordonnée des textes, et le sutra du lotus était le plus vénérable de tous.
Ces nouveaux enseignements ont été adoptés dès leur introduction, et enseignés de manière systématique par Saichô. Le vaste cosmos bouddhique, que les Japonais n’en avaient eu alors qu’un aperçu, se révélait enfin dans toute sa gloire, dans une forme qui pouvait être comprise comme un seul système cohérent.
Enryaku-ji -Shoro.
L’enseignement suprême
Peu après ces événements, Kûkai est rentré au Japon depuis la Chine avec un nouvel ensemble de doctrines qui a formé les bases de l’école Shingon (mantra). Contrairement aux enseignements Tendai, le Shingon n’était pas une compilation des précédentes doctrines, c’était une nouvelle interprétation de la religion, connue sous le nom de bouddhisme ésotérique (mikkyô, ou « enseignement secret » en japonais).
Bâtie sur un nouvel ensemble d’écrits tantriques, cette école représentait la dernière étape de l’évolution du bouddhisme en Inde. Son apparition a marqué le point culminant d’un procédé historique durant lequel la religion s’est développée et a changé en incorporant et en surpassant les enseignements précédents. En tant que résultat final de ce procédé, le bouddhisme ésotérique s’est présenté comme une forme possédant le pouvoir spirituel suprême. Il a par conséquent pris place au sommet de toute la pensée bouddhique qui existait jusqu’alors.
Le bouddhisme original du Bouddha historique Shakyamuni enseigne qu’une personne doit se regarder de l’intérieur, et changer sa vie et sa destinée par ses propres efforts. Dans un monde dans lequel nul sauveur extérieur n’existe, il n’y a aucune autre solution. Mais durant les siècles qui ont suivi sa création, le bouddhisme Mahayana a commencé à être mis au premier plan, et des croyances mystiques et magiques sont venues s’ajouter aux enseignements originaux. Dans la forme ésotérique de cette religion, qui représente l’étape finale de cette évolution, les enseignements étaient si transformés qu’ils disaient désormais que l’on pouvait devenir Bouddha simplement en étant conscient de sa propre connexion avec l’énergie fondamentale de l’univers. Cette philosophie était presque impossible à différencier de l’hindouisme.
Enryaku-ji – Monjuro.
Les doctrines étaient devenues obscures et mystiques, et leurs secrets les plus profonds ne pouvaient être divulgués qu’aux individus qui avaient complété certains tests ou passé certains rites d’initiation. Et on croyait alors que cette expérience de l’union avec l’énergie de l’univers était quelque chose qui ne pouvait être exprimé ou expliqué avec des mots.
Kûkai avait apporté le bouddhisme ésotérique au Japon en tant que tout intégré, un système de pensée robuste et unique. Jusqu’alors, la forme japonaise de la religion avait été un mélange de pratiques et de rituels importés, appréciés en particulier pour leurs pouvoirs spirituels, presque magiques. Le bouddhisme ésotérique a donc été une révélation : c’était la version la plus profonde et la plus puissante de ces enseignements que quiconque avait encore connu au Japon. Cela semblait également plus cohérent que les doctrines de l’école Tendai, qui essayaient de combiner différents enseignements et de les présenter comme un tout unifié. Les fidèles de Saichô avaient également senti cela, et ils avaient commencé à ajouter ces éléments à leurs propres doctrines, dans le but de teinter de manière graduelle les enseignements de Tendai par l’ésotérisme.
C’est ainsi que deux formes différentes du bouddhisme ésotérique ont commencé à exister côte à côte au Japon : l’école Tendai, qui avait ajouté un peu d’ésotérisme à une fusion de différentes doctrines issues des écoles précédentes, et l’école Shingon, qui avait apporté les enseignements ésotériques au Japon en tant que tout unifié.
Fondateur
Temple principal
Enseignements
Tendai
Saichô
Enryaku-ji, mont Hiei (entre Kyoto et Ôtsu, dans la préfecture de Shiga)
Tous les sutras sont arrangés par hiérarchie, avec le sutra du lotus au sommet.
Shingon
Kûkai
Kongôbu-ji, Kôyasan (préfecture de Wakayama)
Le dernier stage de l’évolution historique du bouddhisme en Inde. Les fidèles cherchent à ne faire qu’un avec l’énergie de l’univers.
Les gens ordinaires en admiration devant les « Bouddhas vivants »
Il est important de rappeler que les Japonais de cette époque n’étaient pas au courant des changements qui avaient affecté le bouddhisme au fil du temps. Puisque les écrits bouddhiques qui avaient été apportés au Japon étaient les mots de Shakyamuni lui-même, ils étaient tous vus comme des parties légitimes de ses enseignements, bien que les religieux aient été d’accord pour admettre certaines différences de profondeur entre ces derniers. Les diverses écoles avaient toutes des réponses différentes à la question : « De toutes les saintes écritures, laquelle représente le mieux les paroles que le Bouddha essaye de transmettre ? » La réponse de Tendai était le sutra du lotus (en japonais Myôhô Renge-kyô ou Hokekyô, interprété de manière ésotérique). Pour Shingon, les documents les plus importants étaient les écrits tantriques tels que le sutra Mahavairocana (Dainichikyô) et le sutra Vajrasekhara (Kongôchô-kyô). À cette époque, l’histoire de la religion était méconnue, et les fidèles ignoraient pourquoi et comment ces traditions s’étaient développées. Les gens ne voyaient pas le bouddhisme ésotérique comme la dernière interprétation des enseignements, ou comme la dernière étape d’une longue évolution qui avait pris place tout au long de l’histoire bouddhique.
Kongôbu-ji – Temple Koyasan
Le bouddhisme ésotérique tend à valoriser la hiérarchie et l’autorité. Un de ses enseignements de base est que n’importe qui peut atteindre l’illumination au cours de sa vie en s’éveillant à la nature du Bouddha présent dans chaque être humain, et ce faisant, ne faire qu’un avec l’énergie de l’univers. Mais dans la réalité, cette expérience n’était possible que pour des gens possédant certaines qualités spéciales, et pour ceux qui avaient accompli des pratiques spirituelles rigoureuses, hors d’atteinte des gens ordinaires. Cela signifiait donc que la plupart des gens ne pouvaient espérer atteindre l’illumination par leurs propres efforts. À la place, ils devaient faire preuve d’admiration envers ces individus avec des pouvoirs extraordinaires et leur demander de l’aide pour obtenir une partie de leur mérite ici et maintenant. Le bouddhisme ésotérique enseigne qu’il y a essentiellement deux types de personnes dans le monde : une minorité d’êtres saints, ou de « bouddhas vivants », qui ont réussi à s’unir à l’univers, et une masse de gens ordinaires dont le meilleur espoir est de recevoir le don du bonheur en rendant hommage au petit nombre de personnes bénies dotées de talents particuliers. Le monde était donc bâti sur un système hiérarchique. Dans un sens, cette structure peut être vue comme une conséquence naturelle du fait que cette version du bouddhisme s’était développée sous une forte influence de l’hindouisme, qui comporte un système de caste sanctionné par la religion.
Dans les siècles qui ont suivi, les courants du bouddhisme japonais ont tous hérité de cet aspect du bouddhisme ésotérique. Ils se sont donc développés dans le même cadre de base, qui divisait le monde en deux groupes : une minorité de personnes spéciales dotées de qualités et de dons extraordinaires, et une masse de gens ordinaires dont le seul espoir était de recevoir un peu de leur mérite en les vénérant. Un exemple classique de cette tendance a pu être observé durant la Seconde Guerre mondiale, quand les écoles bouddhistes du Japon ont toutes acceptées d’accorder à l’empereur une autorité et un pouvoir quasi-divin, et ont collaboré à la poursuite de la guerre. Ce comportement émanait de cette même compréhension des enseignements bouddhiques.
Kongôbu-ji – Koyasan.
Le bouddhisme ésotérique et les nobles de la cour
À partir du VIIIe siècle, les écoles Tendai et Shingon ont joué un rôle déterminant dans le développement du bouddhisme japonais. Puisque ces deux écoles avaient beaucoup de respect pour l’autorité, elles avaient naturellement tendance à valoriser les relations de proximité avec le pouvoir d’État, incarné par la figure de l’empereur. Il serait juste de dire que les deux écoles ont lutté l’une contre l’autre dans un jeu de tir à la corde afin d’obtenir les faveurs de l’empereur. Pendant ce bras de fer, les écoles du bouddhisme de Nara se sont alliées à Shingon, en réaction à ce qu’elles estimaient être un manque de respect de la part de l’école Tendai : cette dernière avait établi son temple principal à proximité d’eux, dans la ville de Kyoto.
JKongôbu-ji – ardin de pierres.
Les deux écoles principales du bouddhisme ésotérique, Tendai et Shingon, ont alors poursuivi une coexistence difficile en tant que rivaux au sein d’une structure d’autorité avec au sommet, l’empereur et la cour des nobles. Les principales caractéristiques du bouddhisme japonais à cette étape étaient les suivantes.
Il n’y avait pas de sangha mené selon le code disciplinaire du Vinaya Pitaka, et pas de règles strictes pour gouverner les vies quotidiennes des moines et des prêtres. Ceci continue à être une des caractéristiques du bouddhisme japonais aujourd’hui encore.
En terme de philosophie, la forme japonaise de la religion a hérité des traditions de l’école Mahayana, mais elle a essentiellement évolué dans le cadre du bouddhisme ésotérique, qui faisait une discrimination entre une petite caste de personnes ayant des capacités spéciales et un entraînement particulier, et le commun des mortels.
La religion avait été amenée à former des alliances et des liens étroits avec le pouvoir et l’autorité politique. Cette situation a continué ainsi pendant trois siècles, jusqu’à ce que le pouvoir commence à s’éloigner de la cour des nobles pour arriver dans les mains des samouraïs, et plus tard, du peuple.
Le bouddhisme lui-même a commencé à changer, donnant naissance à une grande diversité de courants. Dans les prochains articles de cette série, nous étudierons les circonstances et les conséquences de cette évolution.
(Photo de titre : une statue de Kûkai, qui a introduit le bouddhisme ésotérique de l’école Shingon au Japon)
De notre confrère lepoing.net – Par Naile Ducsarab
Parmi eux, on retrouve Pierre Barnérias , le réalisateur de « Hold-Up », et plusieurs membres de la communauté d’extrême droite issus du groupe les Brigandes.
L’évènement doit se tenir du 19 au 21 mai, au château de Flaugergues, à Montpellier. Il se présente comme un sommet, intitulé « demain c’est aujourd’hui », est et présenté par M.E.E.T., (Mouvement Energétique pour l’Evolution Terrestre), une association qui promeut le développement durable et l’écologie avec des penchants spirituels new-age. L’association a d’ailleurs monté un fonds d’investissement pour construire un « centre expérimental » dans le Sud de la France, axé sur « un centre de soin alternatif, d’enseignement libre et d’un centre de recherche à énergie libre ».
Au programme du salon : maison écolo, forêt nourricière, (jusqu’ici tout va bien), mais également Reiki, astrologie, « radioactivité spirituelle », « homéopathie chamanique », féminin sacré, conférence sur les « mensonges de l’histoire » et autre mémoire de l’eau… Selon les organisateurs, 3 000 entrées ont déjà été vendues.
Pseudos-sciences et vrais fachos…
Mais quand on se penche sur la liste des intervenants, le « bien-être » penche vite vers le développement personnel à la sauce gourou new-age et vers le conspirationnisme tendance facho. Par exemple, on retrouve parmi les invités Pierre Barnérias, le réalisateur du documentaire complotiste Hold-up, Antoine Duvivier, le « secrétaire et documentariste » du groupe de musique/communauté d’extrême-droite les Brigandes, qui viendra présenter une conférence sur « les mensonges de l’Histoire : civilisations disparues VS théorie de l’évolution », ainsi que Ruedi Füllemann, l’ancien producteur des Brigandes et médecin axé sur la spiritualité new-age.
Pour rappel, le groupe, basé à La-Salvetat-sur-Agout, avait notamment fait parler de lui en diffusant leurs clips dans leur local donnant sur une rue du village, clips avec des noms évocateurs comme « Monsieur Le Pen » ou « France notre terre ».
Ils sont tous les deux à l’origine de la revue Uranus, émanation médiatique de la « communauté de la rose et de l’épée » qu’ils ont fondée avec les Brigandes, qui porte sur la « révolution spirituelle », « le great-reset », « la franc-maçonnerie » et la « politique occulte ». À noter que d’autres intervenants du salon sont collaborateurs de cette revue, comme Maxime Billaud, qui proposera une conférence sur la « radioactivité spirituelle ».
Selon la Gazette de Montpellier, deux membres du groupe Les Brigandes, Irène Seignez et Chrystelle Gordeaux, animeront également un atelier de peinture pour les enfants.Quand à l’organisatrice du salon, Hélène Labruyère, de l’association M.E.E.T, elle n’est autre que la petite nièce « éloignée » de Joël Labruyère, le fondateur des Brigandes, mais certifie « qu’il n’a aucun lien avec l’association M.E.E.T. »
On y trouve aussi le très controversé médecin Jean-Pierre Willem, cité dans le média Les Jours à propos des charlatans qui vendent des livres de médecine alternative dans une série consacrée aux complotisme. En 2006, il avait déclaré sur la très à droite Radio Courtoisie que l’on pouvait guérir du sida avec des huiles essentielles. (Il a d’ailleurs été cité dans le Rapport annuel de 2010 de la Miviludes,-mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires-, p. 177).
Moins orientés politiquement, mais tout aussi discutables, on peut également citer l’autoproclamée chamane Claudia Reynaud, qui donne une conférence sur le « féminin sacré » (mouvance dont les dérives sectaires sont également dans le viseur de la Miviludes), Jean-Christophe Dumas, le peusdo-inventeur révolutionnaire d’un objet « permettant de se passer de facture d’électricité », dont la supercherie avait été dévoilée par l’Obs, ou encore le très critiqué astrophysicien Jean-Pierre Petit, connu pour sa douteuse théorie cosmologique de la bigravité et de ses délires complotistes autour du 11 septembre 2001.
… Dans un château
Le château de Flaugergues, situé dans le quartier du millénaire, est tenu par des héritiers de la famille Colbert (celle du conseiller de Louis XIV), connus pour être notoirement de droite. Ce domaine avait d’ailleurs accueilli des réunions de la Manif’ pour Tous, et avait servi de lieu d’organisation du commando d’extrême-droite qui a agressé des étudiants à la faculté de droit en mars 2018. À la suite de cet évènement, nous avions contacté Pierre de Colbert, le propriétaire du château, qui avait alors répondu :
« Je ne voudrais pas m’exprimer sur le fait qu’on reçoive ou pas la Manif’ pour Tous ou autre mouvement, on a reçu différentes formations, nous avons accueilli le dépouillement de la primaire des verts aux municipales, nous avons reçu l’équipe de campagne de Mohed Altrad, également Olaf Rokvam, candidat RN à la mairie de Montpellier… mais aussi Aurélie Filippetti, France Jamet (candidate RN aux législatives dans l’Hérault), Louis Alliot… On n’a pas à politiser notre action, on a un restaurant, on a une activité commerciale, et donc uniquement un lien commercial avec ces gens là ».
Contacté par rapport à l’organisation de ce salon, il n’a pas donné de suites à nos sollicitations.
La LDH tire la sonnette d’alarme
Voyant que le site Internet touristique de la Région et que celui de la Ville de Montpellier faisaient la promotion du salon, la section héraultaise de la Ligue des droits de l’Homme a saisi les directeurs de cabinet de ces institutions par mail pour les alerter sur la présence d’intervenants d’extrême-droite, en arguant que « nous sommes depuis maintenant plusieurs années face à un développement de l’extrême droite tant vers les milieux politiques de la droite classique et identitaire, catholique traditionaliste que vers les réseaux sectaires, ésotériques et conspirationnistes.La promotion de ces idéologies et des risques que cela comporte nous apparaît contraire tant aux règles s’imposant aux collectivités territoriales qu’aux valeurs politiques de Madame la Présidente de Région et de Monsieur le Maire de Montpellier. »
Depuis, ces autorités ont retiré la promotion de l’évènement de leurs sites internet respectifs, mais n’ont pour l’instant pas accédé aux demandes d’entretiens formulées par la LDH.
M.E.E.T. répond
Contactée, Hélène Labruyère, l’organisatrice du salon, explique « Qu’il faut faire la part des choses entre l’humain et le conférencier », en prenant l’exemple « d’une prof de yoga qui fume des pétards, mais qui donne des cours qui font du bien aux gens », tout en précisant que « s’il y a un violeur d’enfants, on ne le mettra pas au programme. » (Ouf, nous voilà rassurés.)
À propos de la présence de médecins controversés comme Jean-Pierre Willem, celle-ci rétorque : « Les rapports scientifiques disent pas forcément la vérité, il y a tellement de lobbies… on va pointer le négatif et ne pas montrer les personnes qu’il a pu soigner. Chacun a ses sources. Moi, je ne crois pas à la théorie de Darwin sur l’évolution par exemple. » Elle évoque également des « médias manipulés […]qui nous bassinent sur les retraites alors qu’il se passe plein de choses positives. » Concernant les Brigandes, elle répond « ce n’est pas ce qui définit mon salon. Certes certains de mes intervenants ont des partis-pris, mais qu’il ne faut pas enlever le côté humain derrière.»
Décidément, il y a des coups de pieds occultes qui se perdent…
Une tour d’une valeur de 400 millions de dollars qui sera située sur le site existant de Freemasons Hall dans le CBD d’Adélaïde atteindra désormais 183 mètres de hauteur après que les plans ont été retravaillés et que 120 millions de dollars supplémentaires ont été ajoutés au budget de construction.
Les francs-maçons d’Australie du Sud ont également annoncé un partenariat stratégique avec le développeur familial Pelligra Group pour lancer la construction.
Une fois terminé, le bâtiment sera le tout premier gratte-ciel d’Adélaïde selon les définitions actuelles des exigences de hauteur minimale. La structure prendra le titre de Crown Plaza Adelaide, le plus haut bâtiment d’Adélaïde.
Avec un budget de 300 millions de dollars – contre 120 millions de dollars au départ – les partenaires chercheront à faire approuver les plans du gratte-ciel par les francs-maçons à travers une « grande communication » prévue en juin. Avant cela, les autorisations d’urbanisme seront déposées en mai.
Les plans de la version plus petite du bâtiment sur North Terrace ont été approuvés par les membres de Freemasons SA en 2021, l’idée derrière la propriété étant d’assurer un héritage et une présence physique continus à Adélaïde pour les francs-maçons – l’une des plus grandes organisations caritatives non religieuses au monde.
Selon l’organisation, les premières indications suggèrent que les dons annuels des francs-maçons aux organisations à but non lucratif pourraient passer de 2,6 millions de dollars à plus de 5 millions de dollars une fois le bâtiment terminé.
Les plans actuels de la tour comprennent une terrasse d’observation de trois étages, 240 nouvelles chambres d’hôtel, des salles de conférence, un salon d’affaires et une retraite de bien-être. Un hall d’accueil de deux étages avec salle à manger toute la journée accueillera également les visiteurs à l’entrée.
Un rendu de la tour proposée, via Freemasons SA/NT
« Les francs-maçons font partie de l’Australie-Méridionale depuis sa fondation et prévoient de continuer longtemps dans le futur », a déclaré le président du Freemasons Property Trust, Henry Davis.
« Nous avons mené une recherche nationale et internationale pour trouver le bon partenaire, et Pelligra a été le grand gagnant en raison de sa capacité d’investissement et de son intérêt pour l’Australie-Méridionale, de ses trois générations d’expérience dans le développement, de sa profonde appréciation du patrimoine et de son engagement à long terme, à construire des développements de haute qualité qui résisteront à l’épreuve du temps.
« Ce projet créera un impact économique important par rapport au coût et sera une expérience unique et mémorable. La tour Keystone est en passe de devenir un symbole de la franc-maçonnerie et une célébration de l’héritage durable de la fraternité. Il offrira un ajout magnifique et significatif à l’horizon d’Adélaïde, symbolisant l’importance de lutter pour des valeurs morales élevées et de vivre au service des autres.
Le Grand Maître des francs-maçons SA / NT David Booker a déclaré que le maintien de l’héritage de la salle des francs-maçons existante était de la «plus haute importance» pour l’organisation.
Cependant, le Grand Maître note qu’il a été découvert en 2020 que le bâtiment avait un cancer du béton étendu. Néanmoins, le hall du rez-de-chaussée du gratte-ciel conservera la grandeur du hall arrière qu’il remplace, avec 90 % de la surface au sol à conserver.
De plus, le bâtiment principal donnant sur North Terrace recevra une restauration estimée à 8 millions de dollars, en conservant tous les aspects du patrimoine bâti et en lui redonnant sa « gloire d’origine de 1927 ».
« La protection du patrimoine du bâtiment est primordiale pour l’organisation, et nous nous engageons à préserver l’attrait et l’accès au bâtiment », a déclaré Booker.
La façade existante du Freemasons Hall sur North Terrace, via Freemasons SA/NT.
En outre, l’organisation a l’intention de transformer le Great Hall en un musée d’histoire de l’Australie du Sud d’Adélaïde (AMoSAH). Selon les Freemsasons, l’organisation a « travaillé en étroite collaboration » avec History Trust of SA sur une proposition d’AMoSAH et des discussions ont eu lieu avec des responsables gouvernementaux concernés pour explorer la construction du musée d’histoire sociale sur North Terrace.
Inside the front doors of Freemasons’ Hall, North Terrace, Adelaide -Twitter.
Ross Pelligra, dont la société de développement possède un portefeuille de plus de 1 200 projets à Victoria, en Australie-Méridionale, en Nouvelle-Galles du Sud, dans le Queensland, aux Philippines et en Chine, a déclaré que la société était ravie d’étendre son empreinte d’investissement dans le sud.
« Nous sommes fiers de nous associer aux francs-maçons et de contribuer au paysage culturel de l’Australie du Sud », a déclaré Pelligra.
« Le développement de la tour Keystone est l’occasion de créer un bâtiment historique inspiré de l’architecture classique qui enrichira la vie des Australiens du Sud et des visiteurs en offrant un ajout magnifique et significatif à l’horizon d’Adélaïde, symbolisant l’importance des valeurs morales élevées et de la communauté. »
South Australia and Northen Territory A. F. & A. M. est fondée le 16 avril 1884. Au 1er janvier 2020, cette Grande Loge régulière et de tradition, reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre comptait 2430 frères et cent respectables loges. Elle n’hésite d’ailleurs pas à louer ses salles pour un large éventail d’événements publics (la soirée d’après-première du film « Shine », les performances du Fringe et du Festival d’Adélaïde) et privés (mariages, fêtes, Halloween, danse, etc.).