Cet évènement ouvert au public a eu lieu à l’Auditorium de l’ancien couvent de Corpus Cristhis, à Vila Nova da Gaia, samedi à 17h30. Les 24, 25 et 26 mars, la 2e Conférence continentale des juridictions humanistes écossaises – Europe s’est tenue à Porto.
La conférence comprend, en plus de ses travaux réservés aux participants, une rencontre ouverte au public sous le thème « Transhumanisme », dans l’Auditorium de l’ancien couvent de Corpus Cristhis, à Vila Nova da Gaia, à 17h30.
L’initiative, ouverte au public, est promue par l’Associação Cale Mater et présente le professeur Rui Nunes comme l’un des orateurs.
La Conférence Continentale des Juridictions Humanistes Écossaises a lieu tous les deux ans dans les pays européens qui en font partie, le Portugal étant le pays choisi cette année pour l’organisation de cette 2ème Conférence.
Le Suprême Conseil du Rite Écossais Ancien et Accepté est un organe composé d’éléments cooptés parmi les francs-maçons détenteurs du 33e degré du rite.
Lundi dernier, nous l’avions écrit « Semaine 13, c’est le GO qu’il vous faut ! ». Et pour cause…
Sceau du GODF
Cette fois-ci, le Grand Orient propose une médaille. Et quelle médaille ! Une médaille commémorative portant symboles et gravures représentant, en face, un dessin épuré du sceau de 1773 et, en revers, la commémoration des 250 ans de l’appellation GODF.
Saut du 1er Registre de la Chambre d’Administration 1773
L’adoption de l’appellation Grand Orient de France en 1773 marque une étape importante dans le processus de construction progressive de l’obédience. Celle-ci trouve son origine en 1728 par la désignation du duc de Wharton comme premier grand maître des francs-maçons en France. La constitution de loge en une première forme obédientielle en 1737, engagea la progression vers la forme aboutie de 1773 qui inscrit la fédération de la franc-maçonnerie française au cœur de la période des Lumières.
Cette étape fut franchie par la transformation de la première Grande Loge de France en un « Grand Orient » qui en est continuation. Elle marque le caractère libéral et adogmatique de l’obédience qui s’illustre par l’abolition de la propriété de la patente par le seul maître de la loge, la renonciation aux fonctions ad vitam et la pratique de l’élection pour les fonctions tenues dans les loges. Alors, l’obédience était prête à engager son chemin sur la voie de la liberté absolue de conscience et sur celle de l’engagement laïque et républicain qui marque aujourd’hui le Grand Orient de France.
Ainsi à l’expression de Pierre Mollier , qui nous explique qu’« au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie était l’école du soir de la démocratie », nous pouvons nous pouvons ajouter son rôle de sentinelle de la République pendant la période de fort engagement de ses membres dans la société et pour la période contemporaine celle de porteuse de l’espérance universaliste de préservation de la nature et de l’humain. »
Au recto, la médaille commémorative illustre l’ancrage de l’obédience au cœur des Lumières par la reprise du graphisme, que l’on nomme « Premier saut de 1773 ». Après étude, il s’avère qu’il s’agit probablement des armoiries de l’obédience, qui firent fonction de saut par impression dans le premier registre de la Chambre d’Administration en 1773. Une fois débarrassées des codes couleurs de l’héraldique, figurés par des traits et des pointillés, ces armoiries redessinées sous une forme épurée, présente un trait très moderne que reproduit pour la première fois cette médaille.
Au verso, la médaille évoque la permanence de la symbolique maçonnique qui signale, au travers des trois années : 1728 – 1773 – 2023, les étapes marquantes de son développement qui sont l’arrivée de la franc-maçonnerie en France, celle de sa constitution en obédience structurée et enfin la période contemporaine.
Cette médaille estampée de 60 millimètres de diamètre, finition vieil argent, a été réalisée par la maison Drago Paris, héritière avec Arthus Bertrand, du savoir-faire de la fabrication de la Légion d’honneur. Drago Paris est une référence nationale et internationale en matière de médailles et d’insignes.
La médaille commémorative est disponible au tarif de 60 € : – À la boutique du musée de la franc-maçonnerie ; – Sur les sites qui accueillent les événements « 250 ans de l’appellation du Grand Orient de France » (règlement par carte bancaire ou chèque à l’ordre du Grand Orient de France) ;
Musée de la franc-maçonnerie, labellisé « Musée de France ».
– Par réservation auprès du musée de la franc-maçonnerie en vue d’un retrait sur place (Renseignement au 01 45 23 74 09) ; – Par correspondance après expédition par colissimo suivi recommandé (règlement par chèque au prix de 60 € + 10 € de frais de port). La commande sera adressée à musée de la franc-Maçonnerie, 16 rue Cadet, 75009 Paris.
Des nouvelles du tour de France des 250 ans
Récemment, à Lyon, pour les 250 ans du Grand Orient de France, puissance symbolique régulière souveraine, Georges Sérignac, son grand maître, déclare au Progrès « notre objectif, c’est d’être mieux connu ». L’obédience, offrant un vrai projet pour la société et forte de ses 53 000 membres dont 8000 femmes maçonnant au sein de 1381 loges, souhaite rayonner à l’extérieur de ses temples (cf. notre article du 6 février dernier « GODF, une appellation de 250 ans d’âge »).
Pour de très nombreux non maçons, il s’agit d’aller à la rencontre de la plus ancienne et de la plus importante des obédiences en France. D’une manière générale, le grand maître intervient autour de la thématique « La Franc-Maçonnerie d’hier à demain, entre Tradition et Modernité». Il est précédé par un exposé du précieuxmaçonnologue qu’est Pierre Mollier, historien et conservateur du musée de la franc-maçonnerie.
L’expression Majestic 12 aussi connu sous les noms de Majestic Trust, M12, MJ 12, MAJI ou MJ XII, serait le nom de code d’un groupe secret formé de scientifiques, chefs militaires et dirigeants d’États, fondé en 1947 selon le souhait du président des États-Unis Harry S. Truman.
Leur objectif serait d’étudier les indices d’activité extraterrestre et l’éventuelle présence d’OVNI au sein de notre monde, notamment après l’affaire de Roswell au Nouveau-Mexique, où un engin extraterrestre se serait écrasé en juillet 1947. L’existence même de ce groupe, sujette à caution, est pourtant présentée comme un élément de preuve décisif par les partisans de la théorie du complot, tandis que les sceptiques y voient plutôt une expression du syndrome du vrai croyant.
Les documents Majestic 12 sont des passionnés d’OVNI légendaires. Ces documents, qui semblent être des mémos officiels déclassifiés du gouvernement américain écrits en 1947, semblent confirmer tout ce que beaucoup de la communauté des OVNIS croient : que les États-Unis savent tout sur les extraterrestres visitant la Terre dans leurs soucoupes volantes. Beaucoup disent que les documents sont un canular ; d’autres disent que les prétendants au canular font tous partie de la dissimulation. Mais peu importe ce qui est vrai, Majestic 12 a eu un impact majeur sur tout le cours de la croyance OVNI dans la culture populaire. Aujourd’hui, nous allons voir si nous pouvons savoir d’où ils viennent.
En décembre 1984, une enveloppe manille est tombée dans la fente à lettres de la porte d’entrée de Jaime Shandera, écrivain et ufologue. Il contenait un rouleau de film 35 mm. Le cachet de la poste sur l’enveloppe ne lui disait pas grand-chose ; il venait d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, mais il n’y avait aucune adresse de retour ou indication de qui aurait pu l’envoyer ou de quoi il s’agissait. Shandera a appelé son partenaire dans la recherche sur les ovnis, l’auteur Bill Moore. Ils ont développé le film et ont découvert que chaque image était une photographie d’une page d’un document. Imprimé, il a formé ce qui est devenu connu sous le nom de documents Majestic 12, généralement abrégés MJ-12.
Le document prétendait être une note écrite en 1952 par le directeur de la CIA, informant le président Eisenhower de l’existence d’un groupe de douze scientifiques et responsables militaires qui ont été réunis en 1947 sur les ordres du président Truman pour enquêter sur l’écrasement du vol soucoupe à Roswell . La note informait le président de l’importance du groupe Majestic 12 et suggérait de poursuivre le projet.
Moore et Shandera ont décidé de garder les documents secrets, ne les partageant qu’avec quelques ufologues sélectionnés, dont Stanton Friedman, l’auteur original de la mythologie de Roswell. Le mot a commencé à fuir dans la communauté OVNI que certains documents existaient, mais Moore, Shandera et Friedman ne les partageaient pas. En 1986, une source anonyme a décrit les documents à l’auteur britannique d’OVNI Jenny Randles, mais elle les a refusés. En 1987, les documents ont été reçus anonymement par un autre auteur britannique d’OVNI, Timothy Good. Il les a publiés dans son livre Above Top Secret. Moore s’est rendu compte que le temps du secret était révolu et il les a rendus publics lors d’une conférence sur les OVNI en juin de la même année. Tout à coup, tout le monde était au courant du MJ-12, et même les médias grand public en ont parlé.
L’auteur sceptique d’OVNI Philip Klass a envoyé une copie des documents au FBI, qui a immédiatement enquêté sur leur authenticité. Dans son rapport daté de décembre 1988, le FBI déclare :
Le Bureau des enquêtes spéciales de l’US Air Force a informé le 30 novembre 1988 que le document avait été fabriqué. Des copies de ce document ont été distribuées dans diverses régions des États-Unis. Le document est complètement faux.
Bien sûr, même si le document était authentique, sa large diffusion publique pourrait bien persuader le gouvernement de prétendre qu’il est faux. Comment savoir ? Un exercice utile pourrait être de regarder le contexte plus large dans lequel le document a été livré aux auteurs d’OVNIS.
Les détracteurs de cette émission m’accusent souvent d’être un agent de désinformation, employé par les pouvoirs en place pour discréditer et cacher certaines vérités : les capacités paranormales sont réelles, la médecine alternative est plus efficace que la vraie médecine, les théories du complot sont réelles ; à peu près n’importe quelle croyance étrange est leur vache sacrée particulière. Notre première réaction à de telles accusations est généralement de rouler des yeux et de sourire, mais en fait, la propagation délibérée de la désinformation est une chose très réelle. Il provient généralement de la sécurité nationale et est courant en temps de guerre. La propagande est un type de désinformation. Nous avons parlé d’un certain nombre de campagnes de désinformation sur Skeptoid dans le passé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les pilotes mangeaient des carottes pour leur donner une meilleure vision nocturne . Pendant la guerre froide, ces campagnes de désinformation sont devenues extrêmement importantes, car nous étions à l’ère nucléaire, et l’espionnage entre les États-Unis et l’Union soviétique était une question de vie ou de mort. Voyons donc comment la désinformation liée aux OVNI a influencé le mouvement OVNI.
Le profil de l’amateur d’OVNI typique est longtemps resté cohérent. Il s’agit généralement d’un homme blanc d’âge moyen, politiquement conservateur, méfiant à l’égard du gouvernement et intensément patriotique. Il croit que le gouvernement cache des informations sur les ovnis et les extraterrestres, que c’est immoral et que ce secret représente une menace pour notre liberté et notre sécurité. Compte tenu de ce profil, il n’est pas surprenant que les croyants en OVNI aient une longue histoire de jalonnement des bases de l’US Air Force et d’autres endroits où ils pensent que le gouvernement collabore avec des extraterrestres. Dans de nombreux cas, ils ont leurs appareils photo et leurs jumelles et espèrent recueillir des preuves de cette collaboration, faire sauter le couvert et rendre cette information publique. Ils croient que c’est leur obligation morale et patriotique de le faire.
Pendant les premiers jours de la guerre froide, l’Armée de l’Air s’est inquiétée du fait que de tels groupes d’OVNI pourraient éventuellement collecter des informations sensibles réelles sur les capacités classifiées de l’Armée de l’Air. Il allait de soi que des espions soviétiques – qui n’étaient pas des mannequins – pourraient raisonnablement tenter d’infiltrer de tels groupes. Il était parfaitement plausible que les groupes d’OVNIS en surveillance aient formé un pipeline d’informations classifiées pour les espions soviétiques. Et donc, dans une tournure ironique, les groupes d’OVNIS, qui avaient l’intention de soutenir la sécurité nationale en révélant ce qu’ils pensaient être une menace extraterrestre, sont en fait devenus eux-mêmes la menace pour la sécurité nationale.
C’était une menace réaliste. Les groupes d’OVNI avaient tendance à se concentrer sur les installations de l’Air Force dans le sud-ouest américain, telles que Kirtland AFB et Holloman AFB au Nouveau-Mexique, et bien sûr le National Classified Test Facility au Nevada, mieux connu sous le nom de Area 51 . La zone 51 est depuis longtemps l’endroit où de nouvelles conceptions expérimentales sont testées, notamment les avions espions A-12 et SR-71 et le chasseur furtif F-117A. Une fois qu’ils ont été testés et sont devenus opérationnels, les chasseurs furtifs sont entrés en service à Holloman AFB même s’ils peuvent encore être classifiés. Kirtland ne pilote pas de conceptions expérimentales, mais ils ont développé et testé des bombardiers modifiés pour transporter des armes nucléaires et un certain nombre d’autres systèmes aéroportés. Sans aucun doute, l’Air Force ne voulait pas que des photographes avec de longs objectifs campent autour de ces bases.
Comment l’Air Force devait-elle gérer cette fuite potentielle ? Ils auraient pu arrêter les types d’OVNIS, mais parmi les différents types de retombées qui en résulteraient, il y avait le fait que de telles arrestations certifieraient à tout espion soviétique que l’information était effectivement précieuse. Une autre façon de traiter cela était la désinformation, pour discréditer les groupes d’OVNI en les persuadant que leurs observations concernaient effectivement les extraterrestres, et non les capacités réelles de l’Air Force. Les espions soviétiques étaient beaucoup moins susceptibles de s’intéresser aux allégations de soucoupes volantes qu’ils ne l’étaient aux films d’avions F-117A américains. Ainsi, l’Air Force Office of Special Investigations (AFOSI) a développé une nouvelle expertise : fournir aux passionnés d’ovnis une fausse information sur les extraterrestres et les ovnis, indiquant que les États-Unis avaient effectivement des relations profondes avec les extraterrestres. Dans certains cas,
En 1989, cela faisait presque cinq ans que Bill Moore avait été la deuxième personne à voir les documents du Majestic 12. Cela a surpris tout le monde lorsque, lors d’une conférence du MUFON (Mutual UFO Network), il a annoncé publiquement que pendant des années, avant même d’avoir vu MJ-12, il avait conclu de tels accords avec l’Air Force. Il avait fourni toutes sortes d’informations sur ses pairs OVNIS à l’AFOSI en échange du matériel qui figurait dans ses livres sur les OVNIS. Il pensait qu’on lui avait donné le MJ-12 en récompense de ses années de travail acharné à espionner ses collègues ufologues. Moore était considéré comme un traître et méprisé pour sa complicité, et a ensuite quitté la communauté OVNI.
L’une des actions révélées par Moore est devenue tristement célèbre. Ce fut le cas de Paul Bennewitz, propriétaire de Thunder Scientific dont le siège est à Albuquerque, qui a construit des instruments sensibles pour des clients dont l’Air Force. L’écoute clandestine de l’Air Force est devenue une obsession pour Bennewitz. Convaincu que des extraterrestres vivaient à l’intérieur d’Archuleta Mesa près de Dulce, au Nouveau-Mexique, au nord de Kirtland AFB, Bennewitz a fait voler son petit avion et a pris d’innombrables photos de choses qu’il croyait être des extraterrestres, les fournissant consciencieusement à l’armée de l’air car il estimait que c’était son devoir civique. . Un jour de 1985, il a photographié un avion à aile delta écrasé et l’a signalé à Bill Moore, qui à son tour a remis les photos à l’AFOSI. C’était au milieu des années 1981 à 1988 lorsque le F-117A, un engin à ailes delta, opérait à partir de Holloman mais était toujours un secret bien gardé. C’était une véritable fuite que l’Armée de l’Air devait discréditer. Ils ont confirmé les soupçons de Bennewitz selon lesquels des extraterrestres étaient impliqués, ont dispersé plus d’épaves et ont même construit des choses à photographier, et lui ont donné toutes sortes d’histoires sur les extraterrestres souterrains. Moore a affirmé qu’une partie de son travail avait consisté à conduire le Bennewitz déjà délirant dans une dépression psychologique complète, ce qui s’est finalement produit. Bennewitz a dû être hospitalisé et a vécu le reste de sa vie en reclus. Moore a affirmé qu’une partie de son travail avait consisté à conduire le Bennewitz déjà délirant dans une dépression psychologique complète, ce qui s’est finalement produit. Bennewitz a dû être hospitalisé et a vécu le reste de sa vie en reclus. Moore a affirmé qu’une partie de son travail avait consisté à conduire le Bennewitz déjà délirant dans une dépression psychologique complète, ce qui s’est finalement produit. Bennewitz a dû être hospitalisé et a vécu le reste de sa vie en reclus.
C’est dans cet environnement que les documents du Majestic 12 sont soudainement apparus. Le libellé du rapport du FBI est un peu vague : « (L’AFOSI) a indiqué… que le document a été fabriqué », cela ne signifie pas nécessairement qu’ils l’ont fabriqué , mais cela est généralement interprété comme tel. Quoi qu’il en soit, celui qui a créé les documents les a envoyés à au moins trois auteurs éminents d’OVNIS jusqu’à ce que l’un d’eux les rende finalement publics. Ils ont été écrits pour être claironnés partout.
Lors de sa confession de 1989 à la conférence du MUFON, Bill Moore a déclaré :
La désinformation est un jeu étrange et bizarre. Ceux qui y jouent sont parfaitement conscients que le succès d’une opération dépend de la diffusion de fausses informations sur une cible ou une « marque », de telle sorte que la personne l’acceptera comme la vérité et la répétera, voire la défendra aux autres comme si elle étaient vraies… Une fois l’information crue, le travail de contre-espionnage est terminé. Ils peuvent simplement se retirer dans la confiance que le sale boulot de répandre leurs graines vénéneuses sera fait par d’autres.
Et fidèles à leur forme, les documents MJ-12 sont encore promus à ce jour par de nombreux fidèles ufologues. Il s’agissait de désinformation classique, de faux documents créés pour jouer un rôle dans la véritable sécurité nationale. Ils ont été conçus et écrits pour des marques spécifiques qui en ont fait exactement ce à quoi ils étaient destinés. Ils ont profité de patriotes bien intentionnés qui voulaient une sécurité nationale renforcée et qui, en étant faciles à tromper, ont fini par fournir exactement cela.
Controverse
En 1988, deux services du FBI ont reçu des versions similaires d’un mémo intitulé « Opération Majestic-12 » qui prétendait être un document secret du gouvernement des États-Unis. La note de service semblait être un briefing pour le nouveau président Eisenhower concernant un comité secret créé pour exploiter la récupération d’un aéronef extraterrestre et pour cacher son existence au public. Une enquête de l’US Air Force a déterminé que le document était un faux. Certains adeptes de la théorie du complot pensent toutefois qu’il s’agit d’une conspiration du silence.
Certains documents sont disponibles sur le site du FBI, mais beaucoup de phrases ont été noircies.
Majestic 12 dans la culture populaire
Dark Skies : L’Impossible Vérité
Dark Skies : L’Impossible Vérité, série américaine de science-fiction créée en 1996 et diffusée sur NBC présente les Majestic 12 comme une organisation luttant contre une menace extra-terrestre.
Dans l’épisode Le Complot de la série X-Files, l’employé du Ministère de la Défense Michael Kritschgau révèle à Mulder que celui-ci est victime d’une vaste manipulation des militaires visant à maintenir une menace perpétuelle contre les États-Unis. Le but étant selon Kritschgau de maintenir l’économie américaine à flot. Michael Kritschgau évoque notamment le Projet Majestic, et un document portant le titre « Opération Majestic 12 » peut être aperçu à l’écran.
Dans la série d’animation Serial experiments Lain, le MJ12 y est évoqué dans l’épisode 9 en y détaillant l’activité de certains membres groupe.
Dans le film Engrenage mortel, Jeff (Michael Sean Tighe) demande, à travers l’interphone, un mot de passe à Joshua (Cuba Gooding Jr.) pour lui permettre de rentrer. Ce dernier lui donne alors le code « Majestic 12 ». Jeff lui ouvre alors la porte.
Alien Dominion : Majestic 12, pseudo documentaire sorti en 2020 et réalisé par O. H. Krill et scénarisé par Simon Oliver, traite du sujet d’un secret bien gardé par le gouvernement américain. Le dossier révèle l’existence de la présence d’extra-terrestres qui sont parmi nous via le dégagement accordé au comité secret UFO « eyes only » possédant les plus hauts niveaux de sécurité, même au-dessus du Président des États-Unis.
Livres
Erik L’Homme en dédicace lors du salon du livre 2012.
Le livre d’Erik L’HommePhaenomen II, plus près du secret, publié chez Gallimard en 2007, le MJ12 cherche à capturer les héros du roman, quatre adolescents dotés de pouvoirs surnaturels.
L’auteur français de science-fiction Jimmy Guieu, dans son livre Nos Maîtres les Extraterrestres (1992), explique la part que prendraient les Majestic 12 dans la marche de notre monde.
Jeux
Dans la série des jeux vidéo Destroy All Humans! (THQ, Pandemic Studios), il est fait mention d’une organisation nommée Majestic dont les agents sont des « hommes en noir », visant à contrôler la menace alien. L’organisation serait dirigée par une femme.
Le jeu vidéoDeus Ex met en scène les Majestic 12 comme une forme de société secrète dominant le monde.
Dans le mode zombie du jeu vidéo Call of Duty: Black Ops les Majestic 12 auraient travaillé sur des vestiges d’une technologie avancée utilisée par les Allemands.
Le jeu de rôleDelta Green, supplément indépendant du jeu de rôle L’Appel de Cthulhu présente Majestic 12 comme l’organisation chargée de la gestion des rapports avec les extra-terrestres présents sur Terre.
Musique
during Rocco del Schlacko 2016 at , Püttlingen, Saarland, Germany on 2016-08-12, Photo: Sven Mandel
Le groupe de Stoner rockClutch y fait référence dans Animal Farm présente sur l’album éponyme du groupe sorti en 1995.
Le chanteur Tom DeLonge conclut la chanson Aliens Exist de Blink-182 par « Twelve majestic lies ».
En février dernier, nous consacrions un article au phénomène de Chat GPT, une des intelligences artificielles de pointe. La rédaction a reçu ces derniers jours une invitation pour une Tenue innovante, puisque le travail présenté était issu de cette intelligence artificielle. La question de fond qui anime chaque maçon est bien évidement « Où commence et où s’arrête l’apport de la technologie dans le travail maçonnique ? ». Cet outil s’inscrit dans la mouvance des Loges qui organisent des Tenues en visioconférences.Peut-on parler de progrès ou de régression ?
Loge SPLENDOR SOLIS
La Loge SPLENDOR SOLIS à Tours a proposé « La première planche rédigée par l’intelligence artificielle Chat GPT lue en Tenue ». Cette Loge travaille à l’Orient de Tours depuis plus de 10 ans. Elle a rejoint la Grande Loge Franco-Maltaise.
Au cours de sa dernière Tenue, et pour la première fois en Touraine, le Frère 1er diacre a lu une planche rédigée par Chat GPT en complément de la planche sur la Triquetra (symbole constitué de trois vesicae piscis, parfois accompagné d’un cercle intérieur ou extérieur. Cette forme a été utilisée pour symboliser des groupes de trois objets ou de trois personnes) présentée par le Frère Chancelier. La Loge entend ainsi s’inscrire dans une démarche maçonnique résolument contemporaine alliée à la symbolique celte.
D’autres lieux maçonniques se posent cette même question, puisque le Grand Orateur de la Loge Liberté des suisses Alpina abordait ce thème dans un discours du 16 janvier dernier. Il concluait par ces mots : « …l’IA est un outil puissant qui peut nous aider à atteindre nos objectifs les plus élevés, mais c’est notre propre sagesse qui nous permettra de l’utiliser de manière responsable et éthique. En tant que maçons, nous continuerons à explorer les implications de l’IA tout en poursuivant notre quête de la vérité et de la sagesse. »
Il n’est pas possible d’ignorer cette nouvelle technologie. Tous les pans de l’activité seront impactés dans les prochains mois ou prochaines années.
La semaine dernière, les créateurs de Chat GPT annonçaient que tous les métiers seraient impactés et pour « rassurer », ils dressaient la liste des 34 métiers qui seraient épargnés.
Tout cela est fortement anxiogène pour les esprits en quête de repères et de certitudes. Comment les maçons peuvent-ils utiliser cette technologie pour améliorer leur travail ? Cette question nouvelle va certainement en conduire certains à interroger Chat GPT pour répondre à leur place. Avant de vous proposer des pistes, nous vous laissons méditer sur ce thème. A très bientôt avec un développement sur ce sujet et son évolution.
« La responsabilité est constitutive de la vie sociale : elle est ce par quoi nous nous concevons comme des personnes morales capables de suivre des règles, d’agir et de juger l’attitude d’autrui sur la base de celles-ci. Mais cette notion présuppose la liberté du sujet : je ne peux être responsable que d’un acte que je suis libre de réaliser (volonté libre) et capable de juger de façon autonome (libre-arbitre). Enfin, nulle responsabilité sans contrainte: la responsabilité est obligation de respecter les critères de cette responsabilité sous peine de sanctions. » (Emmanuel Diet , psychanalyste)
En faisant le pas de l’initiation maçonnique, le profane qui devient franc-maçon s’engage.
Il s’engage d’abord à se perfectionner, à devenir « meilleur », et aussi à œuvrer pour dans le monde profane.
Chacun peut comprendre que cette responsabilité est énorme !
Les francs-maçons sont avant tout des êtres humains confrontés aux difficultés de la vie quotidienne, aux passions, aux désirs et aux frustrations.
Théoriquement, pour aider l’initié à évoluer sur le chemin du perfectionnement, le travail en loge maçonnique est censé apporter une méthode, un soutien et un accompagnement.
Pratiquement, c’est très aléatoire car on sait bien que cela suppose de nombreuses conditions à remplir.
Le rite pratiqué importe peu ; certains sont plus exigeants que d’autres sur la gestuelle mais on est plus dans le formel.
L’essentiel, à mon humble avis, c’est la difficulté à assumer cette responsabilité qui nous tombe sur les épaules et dont on ne parle que très rarement.
« Quelle place a la responsabilité quand le désir s’est substitué à la morale ? » (Emmanuel Diet , psychanalyste)
La 1ère responsabilité c’est de faire ce qu’il faut pour apprendre !
Celles et ceux qui croient que le bavardage est suffisant pour demander la parole se trompent. Chacun et chacune peut avoir une opinion sur n’importe quel sujet mais en quoi cela mériterait d’être partagé ?
En loge il n’y a pas de contrôle des connaissances maçonniques et philosophiques et on estime que chaque membre de la loge doit savoir ce qu’il a à faire !
La réalité, c’est que pour de multiples raisons, mais il me semble que la principale c’est le manque de disponibilité, il n’y a pas une réelle homogénéité et les échanges ne peuvent être que biaisés.
Apprendre, c’est lire, écouter, questionner, se faire expliquer ; c’est à la loge de faciliter ce travail d’acquisition des connaissances ! Combien de loges le font ? La loge n’est-elle pas irresponsable d’initier des profanes sans les accompagner dans leur parcours de connaissances ?
Comment s’étonner qu’une proportion importante d’apprentis et de compagnons démissionnent lorsqu’on donne le sentiment que tout cela n’est pas très sérieux ?
Une autre responsabilité : le savoir vivre !
Si nous sommes des francs-maçons et des francs-maçonnes rassemblés pour faire vivre un idéal, n’oublions pas que nous sommes des êtres humains qui avons à respecter un « savoir être » et un savoir vivre !
La familiarité ne justifie pas le laisser-aller, le non respect des codes de la politesse élémentaire et l’absence de discrétion !
Que cela soit en tenue, sur les parvis ou aux agapes, c’est pas toujours « la classe » ! L’ambiance 3ème mi-temps n’est pas faite pour élever le niveau ! Il suffit d’un fort en gueule, à l’humour facile pour imposer le style sans que personne ose s’en étonner !
Autre responsabilité : Que celles et ceux qui acceptent une charge l’assument !
C’est évident mais pour beaucoup c’est « Courage fuyons ! » « D’accord pour les honneurs mais pour le reste, j’ai d’autres choses à faire » !
Des archives qui traînent chez les uns ou les autres ou perdues, une bibliothèque de vieux livres poussiéreux, etc.
Ces trois déclinaisons d’une obligation morale pourraient être complétées par d’autres !
Les obédiences maçonniques sont manifestement handicapées par cette irresponsabilité chronique qui affecte plus ou moins tous les niveaux de la structure ! Heureusement, il y a des êtres conscients qui jouent complètement leurs rôles ! Que d’abnégation leur faut-il pour persévérer !
L’irresponsabilité c’est finalement la démission lente et progressive devant tout effort ! Quelle tristesse !
Comment redonner sa place à la responsabilité dans le parcours maçonnique ?
Quelques idées :
Rien de tel que l’exemple ! L’exemple est pédagogique !
Former les officiers ! Aujourd’hui il n’y a aucune formation sérieuse des officiers d’une loge ; pourquoi ne pas imaginer que la fonction d’officier ne serait accessible qu’à condition de suivre une formation d’un week-end organisée par la Région ou le conseil de l’Ordre ?
Soumettre les travaux présentés en loge à une commission de « sages » de la loge chargée d’évaluer son intérêt.
Proposer que les échanges consécutifs à la présentation d’une planche soit réalisés après la tenue sur une boucle d’échanges type « Telegram« .
Etre très sélectif sur les qualités morales des candidats aux fonctions ordinales, en particulier par les travaux personnels et l’engagement sociétal.
L’architecte Hiram comme chaque soir parcourait lentement le chantier du Temple commandé par le roi Salomon. Il scrutait avec attention et évaluait l’état d’avancement de la cour des lévites et de l’autel des sacrifices. Il prenait aussi la peine de vérifier où en était le stock des cèdres et de cyprès venus du Liban, mais aussi la quantité de matériaux qui arrivait chaque semaine des montagnes.
Son souci était également que les magnifiques pierres de taille pour les fondements du Saints des Saints soient bien gardées par des vigiles qu’il avait lui-même choisis dans la confrérie de ses gardes. Vérifier que les feux continuent à être entretenus dans les fours pour cuire l’argile des briques et travailler le coulage du fer et du bronze, et que les pigments des peintures ne sèchent pas dans les nombreuses vasques des grands ateliers où des ouvriers restaient à pied d’œuvre toute la nuit…
Hiram trouvait ce soir-là que le palais du Roi s’édifiait bien et selon les règles de l’art et que Salomon serait content de s’y installer avant l’entrée de l’hiver. Le bois de cèdre à l’intérieur de la maison offrait déjà des sculptures de coloquintes et de fleurs épanouies. L’or pur restait cependant à poser pour rendre l’endroit éclatant, ainsi que les chérubins de bois d’olivier sauvage à sculpter sur les dix coudées de hauteur proposées aux grands prêtres.
Avec trois des meilleurs compagnons qu’il avait placés à ses côtés, il lui semblait que les choses progressaient selon ses vues et son idée de perfection sur cet énorme chantier, le plus grand de l’Antiquité. Il avait consenti à faire redoubler les cadences des manœuvres, des tailleurs de pierres, des charpentiers et des chaudronniers, mais Hiram, Architecte du Grand Salomon, restait intransigeant sur la qualité de l’œuvre, n’hésitant pas à faire refaire si malfaçon il y avait, fût-elle légère !
Avec la surveillance qu’il exerçait, il fallait reconnaître que son souci du beau et du sublime n’arrangeait pas l’humeur des artisans, des artistes ou des ouvriers diversement qualifiés, qui s’arcboutaient avec ardeur sur la tâche d’édification du Temple et de ses péristyles. Selon l’avis de ces milliers attachés au projet divin, une étape des engagements pris avec Salomon avait été pourtant bien réalisée, mais leur paye était loin de tenir le compte de toutes ces heures accomplies pour satisfaire les strictes exigences de l’architecte en chef !
Ses trois collaborateurs préférés, l’un pour coordonner et contrôler l’approvisionnement des matériaux, l’autre pour conduire les lourds travaux de taille et de soutènement des murs, le dernier pour superviser, conseiller, maîtriser les travaux délicats, étaient auprès de lui des hommes fidèles et zélés. Hiram les aimait comme des fils. D’ailleurs ne chuchotait-on pas (avec quelque raison) sur la gigantesque place encore bien encombrée, que ces trois là étaient ses fils illégitimes ? D’ailleurs, Hiram ne cachait pas sa fierté de les voir tous les trois reconnus pour leur savoir-faire, chacun dans son domaine, par tous les corps de métiers assemblés.
Reconstruction du Temple (illustration de Gustave Doré d’après La Sainte Bible de 1866).
De fait si les ouvriers grondaient et si ses fils veillaient de manière avisée sur le triangle d’or de la gestion de ce projet prestigieux et inédit, Hiram ne lâchait rien sur l’excellence des livrables du gros œuvre comme sur la justesse de la taille et l’assemblage des poutres, la beauté du cisèlement et du polissage de l’orfèvrerie, la grandeur des colonnes Jakin et Boaz « en préparation », ni sur « les finitions peinture » des parois de la chambre des Nazirs, dédiée aux ascètes ou de celle des lépreux, anciens malades.
Dès que l’éclat du jour avait chassé les ténèbres, avec ses « fils », Hiram effectuait un suivi rigoureux de l’avancement des travaux et des rampes d’accès au site, mais c’est seul qu’il définissait si tout était satisfaisant pour pouvoir plaire à Salomon qui, de son côté, répondait lui directement et en secret à l’Éternel.
Depuis quelque temps, Hiram n’ignorait pas que le Roi s’agaçait de l’insupportable lenteur d’accomplissement des lots et des tranches de travaux prévues dans ses plans ambitieux d’occupation du mont Moriah. Il savait aussi que le Roi s’adressait de plus en plus à ses trois et chers collaborateurs, en espérant gagner quelques années sur les livraisons attendues… Mais il fut tout de même surpris, ce soir-là, quand au détour de la cour du coin Est, près de la loge où se gardaient les plans et les outils, le premier de ses compagnons aimés, lui infligea un coup de règle sur la tête qui l’étourdit mais qu’il réussit avec habileté à détourner sur l’épaule gauche… Pourquoi cette agressivité de son premier fils ? Lorsqu’il vit le second surgir à son tour, non pas pour lui porter secours, mais pour lui asséner un grand coup de levier qui l’atteignit sur la nuque du cou, il soupira…
Vous deux, mes fils ensemble contre moi ?
Son état d’hébétement redoubla lorsqu’il vit se jeter sur lui son troisième et dernier fils en hurlant avec un lourd maillet et en le frappant violemment au front…
Hiram déclara dans un murmure en les regardant tous les trois se pencher sur son corps chu sur la dalle froide de l’esplanade :
Mais pourquoi ? Pourquoi mes fils tant aimés ?
Et sa voix exprimait alors autant d’affliction que d’étonnement… Les trois se penchant vers lui répondirent :
Père, Père, rien de personnel ! Mais nous perdons trop de temps avec votre goût du parfait, et le roi ne croit plus que vous tiendrez les délais ! Nous n’avons rien contre vous Papa : ce sont juste les contraintes du chantier.
Siège et destruction de Jérusalem par les Romains (peinture de 1850 de David Roberts).
Et ils lui assénèrent tous les trois ensemble un dernier coup fatal !
Avant d’expirer, les dernières paroles de l’architecte pinailleur furent :
Ah, je m’excuse, je ne voulais pas vous mettre en difficulté, c’est vrai que j’aime pinail…, aïe, aïe.
Ce fut son dernier souffle…
Note : ci-dessus, exemple même de faits réels d’une affaire interprétée plus tard différemment lors du complot judéo-maçonnique !
Qu’en pensez-vous aujourd’hui ? 450 FM attend vos conclusions personnelles …
Arc de Titus montrant le butin du temple de Jérusalem.
La Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, Catherine Lyautey, sera à L’Ile Maurice du 29 mars au 1er avril. Elle rencontrera des sœurs et des femmes qui voudraient découvrir la franc-maçonnerie féminine. Ce déplacement se fait dans le cadre du 40e anniversaire de La rose de l’aurore, première loge de la Grande Loge Féminine de France dans l’océan Indien. Dans cet entretien accordé à Le Dimanche/L’Hebdo, elle explique les objectifs de la franc-maçonnerie et brise quelques mythes.
Depuis quand êtes-vous dans la franc-maçonnerie ? Je suis maçonne depuis un peu plus de trente ans.
Qu’est-ce qui vous a attirée et incitée à entrer dans la confrérie ? J’avais 40 ans et comme beaucoup de personnes arrivées à ce moment, je me suis demandé quel sens donner à ma vie. Pourquoi sommes-nous sur cette terre ? Quelle empreinte peut-on laisser ? Comment peut-on aider ce monde à s’améliorer ? Comment m’améliorer ? C’est à la suite d’une rencontre avec un ami que j’ai découvert la franc-maçonnerie, que je ne connaissais absolument pas.
Quelle image aviez-vous de la franc-maçonnerie avant d’y entrer ? Je dois vous dire que je ne connaissais rien du tout. C’était une découverte totale. Je n’en avais même pas entendu parler, donc je suis entrée sans aucun préjugé.
Comment êtes-vous entrée ? C’est ce collègue de travail qui m’a mise en contact avec ce qu’on appelle chez nous une sœur. Elle m’a parlé de la démarche maçonnique…
Quel parcours avez-vous suivi pour devenir Grande Maîtresse de la Grande Loge féminine de France ? J’ai suivi les degrés-étapes de la formation d’une maçonne. Je ne dévoile rien en disant qu’il y a trois étapes : apprenti, compagnon et maître. Je me suis toujours intéressée à ce qu’il se passait dans ma loge. Je m’intéressais aussi à ce qu’il se passait dans ma région, car on travaille par région. Puis, comme j’étais très curieuse de notre institution, je me suis intéressée à elle. C’est comme ça que j’ai fait un premier mandat de ce qu’on appelle conseillère fédérale. C’est-à-dire que j’étais membre du conseil d’administration.
Ensuite, j’ai présenté ma candidature pour être élue Grande Maîtresse. Car chez nous, tout se passe de façon très démocratique. J’ai donc été élue à ce poste en mai 2021. C’est un mandat d’un an renouvelable deux fois, soit un maximum de trois ans.
Il y a plein d’idées préconçues. C’est probablement parce que nous sommes discrets. Mais nous ne sommes pas secrets. Nous sommes avant tout une école de perfectionnement, une école de questionnement
Que devenez-vous après avoir été Grande Maîtresse de la Grande Loge féminine de France ? Vous redevenez sœur de base et vous retravaillez avec toutes les autres sœurs. Je retournerai dans ma loge d’origine et je reprendrai ce que je faisais avant. Je m’investissais beaucoup dans des commissions d’études qui travaillent sur différents sujets. Elles abordent le droit des femmes, la laïcité, les rituels et le patrimoine. Je retournerai travailler dans les commissions dans lesquelles j’avais l’habitude de travailler.
Y a-t-il une attirance, un intérêt accru de la part des femmes pour la franc-maçonnerie ? Oui, je pense qu’il y a une appétence de la part des femmes à s’accorder du temps pour la réflexion. Elles approfondissent qui elles sont, abordent des sujets de société à travers le regard d’autres femmes, et échangent avec d’autres femmes. Donc oui, il y a une demande en ce moment, parce qu’il y a une recherche de sens. Il y a une quête personnelle, spirituelle, pour le perfectionnement de soi et de l’humanité.
Depuis quand la Grande Loge féminine de France existe-t-elle ? Nous avons été créées en 1945, le jour où les femmes sont devenues des citoyennes à part entière et ont mis un bulletin de vote dans l’urne. C’était un symbole très fort.
Qui sont derrière sa création ? Elle a été créée par une association de femmes. Dans notre histoire d’avant la Grande Loge féminine de France, on était ce qu’on appelait des loges d’adoption. C’est-à-dire qu’on travaillait sous l’aimable protection de nos frères de la Grande Loge de France. Donc, il y a toujours eu des femmes maçonnes et en 1945, nous avons décidé de devenir indépendantes.
Beaucoup d’obédiences masculines étaient présentes à Maurice. C’est en partie parce que c’est une île et qu’il y avait des marins. Beaucoup de marins étaient maçons
La Grande Loge féminine de France est-elle la principale loge qui regroupe des femmes ? C’est la première obédience féminine mondiale en tant qu’obédience mono genre féminin.
Que faut-il comprendre par obédience ? C’est un regroupement de loges. Il y a de grandes obédiences en France comme le Grand Orient de France et la Grande Loge de France, par exemple.
Combien de membres, réparties dans combien de pays, la Grande Loge féminine de France compte-t-elle ? Nous sommes 13 000 membres réparties dans 450 loges et nous couvrons la métropole et les départements et territoires d’outre-mer, l’Afrique, le Maghreb, l’Europe de l’Est. Nous sommes répartis partout dans le monde. Nous avons été à l’origine de la création d’autres obédiences féminines nationales que nous appelons, entre nous et très gentiment, nos filles.
Et qu’en est-il pour Maurice ? Maurice a toujours été une terre maçonnique, mais surtout masculine. Et les femmes se sont intéressées à la maçonnerie comme partout dans le monde.
Dans notre structure, dès le début de notre existence, on a créé la loge La rose des vents. Comme son nom l’indique, cette structure permet, là où il n’y avait pas de loge de la Grande Loge féminine de France, d’aider des femmes. Elles étaient dans des territoires éloignés et pouvaient ainsi créer leur loge avec un accompagnement pour prendre leur envol. C’était le cas de la première loge à Maurice. Par la suite, il y a eu deux autres loges.
Donc, la Grande Loge féminine de France compte trois loges à Maurice… C’est tout à fait ça. Il y a La rose de l’aurore, Le flamboyant et La Shooting Star. La rose de l’aurore va avoir 40 ans. Le flamboyant a été créée en 2004 et La Shooting Star a vu le jour en 2015.
Maurice a trois loges féminines. Il y a La rose de l’aurore, Le flamboyant et La Shooting Star. La rose de l’aurore va avoir 40 ans. Nous avons 120 à 150 soeurs
Combien de membres y a-t-il à Maurice ? Nous avons 120 à 150 sœurs.
Dans quelles circonstances La rose de l’aurore a-t-elle vu le jour ? Plusieurs femmes avaient envie de créer une loge et c’est comme ça que La rose de l’aurore a été créée. C’est pour pouvoir, comme nous disons avec nos termes, apporter la lumière à des femmes qui étaient en quête.
Y a-t-il beaucoup d’intérêt de la part des femmes pour rejoindre la franc-maçonnerie ? Je pense qu’il y a des intérêts partout dans le monde de la part des femmes pour devenir maçonnes.
Vous avez dit que Maurice a toujours été une terre maçonnique. Qu’est-ce que cela veut dire ? Il y avait beaucoup d’obédiences masculines qui étaient présentes à Maurice. C’est en partie parce que c’est une île et qu’il y avait des marins. Beaucoup de marins étaient maçons, car la maçonnerie s’est aussi développée par les voies maritimes.
En quoi la franc-maçonnerie féminine se distingue-t-elle de la franc-maçonnerie masculine ? La méthode symbolique est exactement la même. Nous sommes un ordre initiatique. Le terme peut surprendre, mais il faut surtout retenir : initiation. Et ce qui diffère avec une obédience mixte ou une obédience masculine est que l’initiation est donnée par des femmes pour des femmes. Donc c’est très différent, mais sinon nous sommes des maçonnes avec les mêmes rituels et symboles.
De temps en temps, les gouvernements peuvent nous demander des avis sur différents sujets. Nous parlons juste de nos valeurs et de nos principes
Si une Mauricienne veut devenir franc-maçonne, que doit-elle faire ? Nous sommes entre tradition et modernité comme tout le monde. Elle peut se rendre sur notre site où elle aura des informations et où elle pourra envoyer sa candidature. Une des sœurs, d’une des loges de Maurice, la contactera pour lui faire préciser pourquoi elle souhaite entrer en franc-maçonnerie. Parce que parfois une personne ne sait pas très bien exprimer sa demande. On lui demandera d’expliquer sa démarche, ce qu’elle pense qu’on peut lui apporter et ce qu’elle peut nous apporter pour cheminer ensemble.
À Maurice, il y a beaucoup de mystère et de mythes autour de la franc-maçonnerie. Est-ce le cas ailleurs aussi ? C’est partout, je pense. Il y a plein d’idées préconçues. C’est valable partout. C’est probablement parce que nous sommes discrets. Mais nous ne sommes pas secrets. Certains ont l’impression qu’il y a plein de choses qui se passent, alors que ce n’est absolument pas le cas. Nous sommes avant tout une école de perfectionnement, une école de questionnement. Et nous travaillons pour que l’humanité soit plus juste, plus égale et pour que l’être humain soit au centre des préoccupations.
Il y a la perception de réseau qui permettrait d’influer sur des décisions importantes dans un pays. Qu’est-ce que vous répondez à cet argument ? Si la franc-maçonnerie a eu un pouvoir d’influence, c’était sous la 3e République française. C’était évident. Depuis, les choses ont énormément évolué. Il y a eu la Seconde Guerre mondiale avec les décrets anti francs-maçons bien avant les décrets anti-juifs. Depuis, nous avons préféré travailler dans la discrétion et nous focaliser sur ce qu’est la franc-maçonnerie. C’est-à-dire la recherche de savoir qui nous sommes et comment nous pouvons nous perfectionner. C’est pour partager avec l’extérieur ce que nous portons en nous.
Mais à titre individuel, je dirais que chaque maçonne ou chaque maçon peut, dans son entourage, apporter des réflexions qu’il ou elle a entendues dans le temple. Ce qui n’a pas un pouvoir de pression.
Certes, de temps en temps, les gouvernements peuvent nous demander des avis sur différents sujets. Il n’y a pas très longtemps, ce fut le cas sur la fin de vie en France, mais nous ne donnons jamais une position. Nous parlons juste de nos valeurs et de nos principes. Et nous travaillons toujours sur ce sujet à travers le prisme de liberté, d’égalité et de fraternité.
Beaucoup de gens pensent qu’il faut être quelqu’un d’important, de riche, pour pouvoir entrer dans la franc-maçonnerie. Que répondez-vous à cela ? La notion d’élitisme est une idée absurde et totalement fausse. On demande à n’importe quel aspirant-maçonne ou maçon d’être sincère dans sa démarche, de dire qu’il veut s’améliorer et de savoir ce qu’il est. Il doit être en quête d’une recherche spirituelle hors des dogmes puisque nous sommes des obédiences adogmatiques.
Alors, que vous soyez surdiplômée, vendeuse ou fonctionnaire, si votre démarche est sincère, vous pouvez venir nous rejoindre. Comme on dit chez nous, vous pouvez frapper à la porte du temple.
Pourquoi continuer en 2023 avec cette discrétion ? Est-ce qu’il n’est pas temps de lever le voile ? Je pense qu’on essaie toujours de lever le voile dans beaucoup d’endroits. Nous donnons énormément de conférences publiques. Il nous paraît important de parler de nous-mêmes directement, plutôt que de faire parler les autres à notre place. Nous faisons beaucoup de colloques en visioconférence, beaucoup de choses pour justement lever le voile.
Il y a une autre idée reçue à Maurice qui veut qu’un franc-maçon ne peut se révéler… La franc-maçonne ou le franc-maçon peut tout à fait révéler son appartenance. Il n’y a aucun souci. Par contre, ce qu’il ou elle ne peut pas faire, c’est révéler l’appartenance à la franc-maçonnerie de quelqu’un d’autre. Une sœur, un frère peut dire je suis franc-maçon, je suis fier d’être franc-maçon, mais il ne dira pas : mon voisin est franc-maçon.
Pourquoi votre visite à Maurice ? C’est pour fêter les 40 ans de la première loge féminine de Maurice. Je vais rencontrer les sœurs, échanger avec elles. Et je vais leur assurer qu’elles sont membres à part entière de la Grande Loge féminine de France, malgré la distance.
La réflexion éthique est une interrogation sur les actes et les abstentions. La morale gouverne les actes et les abstentions mais aussi les intentions, même si elles restent à l’état caché. La déontologie guide les actes et les abstentions. Le droit s’intéresse aux actes.
« Bon appétit, Messieurs! ô ministres intègres ! Conseillers vertueux! Voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillez la maison. »
Non, il ne sera pas question de Ruy Blas, quoique… mais vous êtes invités à une lecture, ni pieuse ni religieuse, des versets qui se trouvent au 2ème chapitre de la Genèse versets 16 et 17. Il y est question de l’interdit de manger de l’Arbre de la connaissance. Ce texte est traité, en général, de manière réductrice, à la limite de la magie. Si on demande à tout un chacun ce qui se passe autour de ces versets il dira : Dieu avait donné un ordre de ne pas manger d’un certain arbre, comme si les autres étaient comestibles. Adam et Ève ont transgressé et ont changé l’histoire de l’humanité. Comme si, n’ayant pas su résister à cette seule tentation, ils auraient modifié l’ordonnancement de l’humanité et nous auraient mis dans un sale pétrin.
Et pourtant, des enseignements par des commentaires de ces versets répondent pour nous aider à mieux comprendre notre vie et nos comportements au regard de ce texte, car il ne s’agit pas, à proprement parler, d’un interdit alimentaire, mais de la première injonction morale à l’humanité.
Alors essayons de reprendre les choses. Après avoir créé l’homme, mais avant de créer la femme, D. donne Un seul ordre à Adam au 2ème chapitre verset 16 et 17, ce fut sa première parole à l’humain : « L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu mangeras de tous les arbres du jardin, et tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras». Adam, seul auditeur doit transmettre cette loi à ceux qui viendront après lui, en l’occurrence Ève. Dans le 3ème chapitre, suite à l’échange avec le serpent, Ève répond : « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin, Mais, « quant au fruit de l’arbrequi est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. La femme cueillit de son fruit et en mangea; puis en donna à son époux, et il mangea« . Cherchez l’erreur de l’ordre originel : l’homme a mal enseigné à la femme et elle communique dans l’erreur avec le tentateur et si faute il y a, c’est parce qu’il y a faute sur la transmission (comme s’il y avait rupture entre Hochmah et Binah, les séphiroth de la dualité primordiale). Cependant, Adam et Ève en mangent mais ne meurent pas de suite. Ici la mort n’est donc pas qu’un phénomène physique. Mais leur conduite dans l’histoire entraînera l’existence de la mort et en perspective le meurtre d’Abel.
Que signifie alors manger de la connaissance ?
Sans occulter le mot «arbre» qui évoque tout ce qui monte de la nature, nous rappellerons seulement que du point de vue symbolique, nous le savons bien ici, l’arbre peut évoquer aussi l’humain dressé entre ciel et terre. Le sachant, ne pas manger de la connaissance, c’est ne pas manger tout ce que symbolise l’arbre. Ce n’est pas l’objet de la nature (les fruits etc…) qui est évoqué ici. Mais alors, que veut dire «manger»? Que veut dire «connaître»?
Manger, c’est satisfaire un besoin corporel, consommer de la nourriture, de la culture, du sexe, c’est ramener à soi le monde pour satisfaire son quant-à-soi, son égo. C’est faire sien, c’est avoir la maîtrise, la domination des choses. Connaître est à l’opposé de manger. Plus on connaît, plus des richesses sont découvertes et laissent apparaître de la complexité et sans s’approprier cela. L’objet de la consommation trouve vite sa satisfaction, on a vite fait le tour, et on a besoin de renouveler le champ du désir. On a besoin alors d’aller connaître ailleurs, au-delà de ce que l’on connaît déjà, dans un ailleurs toujours ailleurs. Pour pouvoir être dans la continuité de la relation à l’autre, cela nécessite de ne pas le réduire à l’objet de notre satisfaction première mais de l’accompagner loin de soi et de lui conserver son étrangeté à nous-mêmes. Nous entendons donc que l’acte de connaître ne peut pas se laisser consommer.
Et pourtant on ne peut dissocier l’acte de manger de l’acte de connaître. Prenons un exemple simple, manger du pain. C’est se rassasier, mais ce morceau de pain peut-être aussi nécessaire à celui qui a faim. Il s’agit d’accommoder mon besoin et de connaître, par rapport à cette nourriture que je consomme, le besoin de celui qui est autre que moi-même. N’est-ce pas le sens du partage du pain au début du banquet d’ordre ? Le pain se dit en hébreu לחם de valeur 78. Partager en deux (39) il devient le kouzou (כוזו), la mise en mouvement du tétragramme (en faisant avancer d’un pas chaque lettre du יהוה cela donne כוזו de valeur 39) mais aussi la rosée tal (טַל de valeur 39). Parce qu’il y a partage du pain et du vin, il y a surgissement par l’éthique de la métaphysique, secret de l’eucharistie. À remarquer qu’en hébreu, «je suis avec [le] pain a pour valeur guématrique 144 de même valeur que l’expression אחלקה qui veut dire «Je partagerai». C’est ce qu’Emmanuel Lévinas développe magistralement dans son livre Le temps et l’autre. Au centre de la pensée kabbaliste, il y a le pain quotidien, le pain azyme, le pain du ciel et le pain de la honte.
Le pain est présent dans le cabinet de réflexion. Il prend sens comme nourriture des Mystères, comme triomphe de la vie sur la mort comme dans le tombeau égyptien, comme dans la résurrection évoquée dans la Bible ; oui, pareille à la rosée (39) du matin est ta rosée (39) : grâce à elle, la terre laisse échapper ses ombres (Isaïe 26,19). Remarquons que le sel (ח ל מ) et le pain (מ ח ל), en hébreu ont la même valeur guématrique, 78, et sont des anagrammes l’un de l’autre. Mais le mot (מ ח ל) signifie aussi la guerre !
À chaque fois que l’on mange, il s’agit de prendre en compte les besoins qui composent la société qui nous entoure. C’est à cela que sert de dire une bénédiction avant chaque repas. Pas seulement pour remercier une hypothétique providence, mais pour considérer, dans le respect de l’égalité en dignité de tous les hommes, que les besoins des autres ne sont pas moins légitimes que les miens, pour qu’il n’y ait pas d’injustice des destins et qu’il y ait un minimum d’équité pour que les autres aient leur part de survie. C’est ce qu’enseigne le père à son fils le soir de la Pâque juive : au « Quel est le sens des lois de témoignage, des décrets et des lois sociales mentionnés dans la Torah ? », le père répond : « On ne mange plus après l’afikomane » (ce morceau de matsa consommé après le repas, qui symbolise l’agneau pascal et qui marque la fin de toute consommation jusqu’au lendemain). La réponse paraît étrange face à la question. En fait, le père ajoute : « Mon fils si tu veux saisir le sens des commandements il suffit de comprendre le sens de l’afikomane : mettre une limite à son appétit de vivre, à sa jouissance totalitaire». La limite permet de se situer, certes, par rapport à D. qui a donné l’ordre, mais surtout par rapport au prochain qui lui aussi à son propre appétit de vivre. Accepter ou pas un profane est du même ordre. N’a-t-il pas, lui aussi, le droit à la chance d’être F\M\ s’il est libre et de bonnes mœurs ?
La Franc-Maçonnerie ne nous appartient pas.
Chaque fois que je consomme, je prive le monde de ce que je viens de détruire. Manger de la connaissance c’est ignorer cela et ce serait la mort de la société. Dès que l’on a conscience d’être au monde, se joue, pour moi, le problème suivant : ne suis-je pas en train de consommer le monde en ignorant ce que je dois connaître pour que le monde survive ?
Dans le premier ordre d’hominisation donné à Adam, dans cette loi tout fut dit. À cause de son échec de la comprendre, elle fut redonnée à Noé, sous la forme des 7 lois noachides.
C’est une liste de sept impératifs moraux, considérée comme le code civil le plus ancien de l’humanité, avec comme commandements :. établir des tribunaux,. l’interdiction de blasphémer,. l’interdiction de l’idolâtrie,. l’interdiction des unions illicites,. l’interdiction de l’assassinat;. l’interdiction du vol,. l’interdiction de manger la chair arrachée à un animal vivant.
Faute de respect, la loi fut répétée dans les 10 commandements et encore diffractée dans les 613 commandements de la loi mosaïque. Les 613 préceptes normatifs délivrés à Moïse, dont 248 positifs (qui imposent certains actes) et 365 négatifs (qui en interdisent d’autres), sont formulés dans les chapitres du Deutéronome12 à 27. Le nombre 365, celui des préceptes négatifs, est, en plus des jours de l’année, le nombre des nerfs et des tendons dans le corps humain, tandis que le nombre 248, celui des préceptes positifs, correspond au nombre des ossements du corps humain. Le respect de ces commandements, par les juifs pieux, seraient la réparation de la supposée faute de la dégustation de l’arbre de la connaissance et de l’ignorance des lois noachides. En pratique, aucune liste définitive expliquant les 613 lois n’a pu être établie et leur pratique est presque impossible.
Alors, David vint et les réduisit à 11, ainsi qu’il est dit :
. « Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable, et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, il ne se rétracte point, s’il fait un serment à son préjudice. Il n’exige point d’intérêt de son argent, et il n’accepte point de don contre l’innocent. (Psaumes 15:1-5).»
Isaïe vint et les réduisit à six :
. « Marcher dans la justice, parler selon la droiture, mépriser un gain acquis par extorsion, secouer les mains pour ne pas accepter un présent, fermer l’oreille pour ne pas entendre des propos infamants, et se bander les yeux pour ne pas voir le mal…» (Isaïe 33:15).
Michée vint et les réduisit à trois :
. pratiquer la justice,. aimer la miséricorde,. marcher humblement. (Michée 6:8).
Isaïe vint encore une fois, et les réduisit à deux :
. observer ce qui est droit, . pratiquer ce qui est juste. (Isaïe 56:1).
Dans les Actes des Apôtres, Luc raconte que, lors du concile de Jérusalem, sous la présidence de Jacques et en présence de Pierre, on convint d’imposer aux païens qui se convertissaient à la religion de Jésus (qui ne s’appelait pas encore le christianisme), des obligations dont il donne à trois reprises la liste et qui ressemble fort aux commandements noachides :
. s’abstenir des viandes immolées aux idoles (comparer la troisième loi noachide: interdiction de l’idolâtrie),
. s’abstenir de l’impudicité (comparer la quatrième loi noachide: interdiction des unions illicites, c’est-à-dire l’inceste),
. s’abstenir des animaux étouffés, c’est-à-dire des viandes non-saignées (à comparer à la dernière loi noachide, dont la formulation rabbinique, toutefois, ne correspond pas exactement: interdiction d’arracher un membre d’un animal vivant),
. s’abstenir du sang (comparer la cinquième loi noachide; interdiction de l’assassinat).
Vus comme des devoirs, formalisant une morale sociétale, les commandements élaborés par le judéo-christianisme et leurs avatars s’imposèrent par l’exhortation, l’excommunication, la torture, le feu, la lapidation et autres exactions.
Depuis les versets 16 et 17, l’homme a cherché à se donner, d’abord, des devoirs de sociabilisation puis des droits immanents et supérieurs, des droits «inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés», droits naturels, et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir, à travers une législation qui, aujourd’hui, pose heureusement, en principe, la séparation des pouvoirs religieux et judiciaire à partir d’un socle développé au XVIIIe siècle et qui évolue encore de nos jours : La première génération fut celle des droits de l’homme civils et politiques ; puis la deuxième génération celle des droits économiques et sociaux ; la troisième génération celle des droits de solidarité ; la quatrième génération celle des droits globaux. Aujourd’hui, les principes des devoirs de l’homme sont devenus, en Europe, les droits de l’Homme inscrits dans la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, usuellement appelée Convention européenne des droits de l’homme. Les principes sont articulés en 18 articles que l’on peut regroupés en grands thèmes parmi lesquels :
. la personne physique (Art. 2 : droit à la vie, Art. 3 : interdiction de la torture, Art. 4 : interdiction de l’esclavage, Art. 5 : droit à la liberté et à la sûreté) ,
. la personne et l’esprit (Art. 9 : liberté de pensée, de conscience et de religion, Art. 10 : droit à la liberté d’expression, Art. 11 : droit à la liberté de réunion et d’association),
. la vie privée et familiale de la personne (Art. 8 : droit au respect de la vie privée et familiale, Art. 12 : droit au mariage),
. le droit au procès équitable et les garanties procédurales (Art. 6 : droit à un procès équitable, Art. 7 : légalité des peines, Art. 13 : droit à un recours effectif),
. la non-discrimination (art. 14).
La Convention a évolué au fil du temps et comprend plusieurs protocoles. Par exemple, le protocole N° 6 interdit la peine de mort, excepté en cas de guerre. C’est la Cour européenne des Droits de l’Homme qui est chargée d’en sanctionner leurs transgressions, elle concerne les habitants des 47 pays signataires. Toute personne s’estimant victime d’une violation de la Convention peut la saisir afin de recevoir une indemnisation, contrairement à la Charte universelle des droits de l’ONU de 1948, qui ne prévoit aucune sanction.
Si d’un point de vue personnelle ce sont des droits, par leur observance, ils n’en sont pas moins des devoirs, des obligations, puisque leur transgression est sanctionnée. Comme l’écrit Nietzsche « Nos devoirs, ce sont les droits que les autres ont sur nous » (Aurore, 1881).
La Convention postule une identité de règles universelles parce qu’elles concernent l’humain. En tant qu’unité, on peut donc dire qu’on on retrouve avec la Convention une supra loi morale des temps modernes régissant les divers systèmes juridiques nationaux. À la différence de la morale religieuse qui veut élever l’humain vers le «vivre ensemble» et surtout vers Dieu, la morale des droits de l’Homme protège l’Homme contre la société, pour lui permettre d’y vivre en égalité de dignité. Le ciel a laissé place à la terre.
Ainsi les quelques 140000 articles de loi, répartis dans les Codes, qui dirigent notre droit français aujourd’hui et qui sont soumis aux 18 principes fondamentaux de la Convention, ne seraient-ils pas l’image fractale du premier commandement du texte de la genèse pour nous obliger à devenir encore plus humain ?
Tu ne mangeras pas du fruit de la connaissance, c’est la reconnaissance de la valeur absolue d’autrui. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe, la nature ; pour règle, la justice ; pour sauvegarde, la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.
Alors mangeons pour nous nourrir de la conscience de l’autre en réalisant la congruence ponctuelle du manger et du connaître et Abel sera épargné. Bon appétit mes frères et mes sœurs, mes compagnons.
Découvrez cette interview de Jean Staune réalisée par VERTICAL PROJECT MEDIA (https://vertical-project.com/) et menée par Jocelin Morisson.
L’intervenant nous dévoile des éléments extrêmement bien documentés sur son dernier ouvrage intitulé : « Jésus, l’enquête », édité chez Plon. Que l’on soit croyant ou non, il est clair que Jésus est la personnalité ayant eue le plus d’impact sur l’histoire de l’humanité. Mais que sait-on exactement de lui ?
Cet ouvrage est une enquête qui ramène le lecteur 2000 ans en arrière, basée sur des sources réelles indiscutables, mais souvent peu connues, même par les plus passionnés.
Pendant longtemps, l’expression populaire « Paroles d’Evangile » montrait que l’on prenait leur contenu au pied de la lettre. Puis, avec la modernité est venue la critique des textes, et certains auteurs, y compris chrétiens, en sont venus à dire que, finalement, on ne savait que très peu de choses sur Jésus, et encore moins sur les paroles qu’il avait prononcées. Mais est-ce vrai ou juste un a priori de notre époque ? Ne serait-ce pas extraordinaire si l’on pouvait avoir sur lui un témoignage de première main dont on pourrait montrer qu’il est extrêmement fiable jusque dans d’infimes détails ?
En menant une véritable enquête haletante « à la Hercule Poirot » , à partir de l’analyse de l’ensemble des ressources disponibles dans les premier et deuxième siècles de notre ère qu’il a analysé, Jean Staune nous montre que c’est bien le cas avec le 4e Evangile, qui est fort différent des trois autres.
Mais cela implique quelque chose de stupéfiant : le principal disciple de Jésus, celui qui se présente comme le « Disciple que Jésus Aimait » n’a jamais été l’un des Douze Apôtres !
Cela ouvre des perspectives nouvelles et inattendues sur les origines du christianisme.
Mais surtout, à partir du moment où l’on prend ce témoignage et les propos de Jésus qu’il contient au sérieux, cela implique une compréhension nouvelle de la nature de Jésus qui surprendra même les chrétiens, qui pourtant placent déjà la barre très haut en le considérant comme « le fils de Dieu ». Cela nous dévoilera aussi des choses essentielles sur notre propre nature et notre propre destinée.
A l’opposé de toute « démarche à la Da Vinci code », cette enquête, qui ramène le lecteur 2000 ans en arrière, est basée sur des sources réelles indiscutables, mais souvent peu connues, même par ceux passionnés par les origines du mouvement qui a le plus impacté l’histoire humaine.
Les habitants de Joigny dans l’Yonne, ville d’Art et d’Histoire, reçoivent ce mardi soir le Grand Maître du GODF avec une intervention dont la thématique sera : « éclairer les profanes sur les fausses informations qui circulent sur les loges… »
Elles sont suffisamment rares ces initiatives, il ne faut donc point les ignorer. D’autant qu’elles répondent à un seul et unique objectif : en finir avec l’image véhiculée par ces structures auprès de l’opinion publique, entre secrets, complots et mystères ! La Franc-maçonnerie s’attèle à faire toute la lumière ou presque sur ce qu’elle représente, à travers ses valeurs et celles de la République française. Ce sera précisément la thématique choisie par le grand maître du Grand Orient de France, Georges SERIGNAC, en conférence exceptionnelle ce 28 mars à Joigny.
JOIGNY : Démystifier et expliquer ce qu’est réellement la Franc-Maçonnerie dans la France d’aujourd’hui ! Voilà en filigrane l’objectif avoué du Grand Orient de France (GODF) qui proposera le 28 mars prochain à la salle Claude Debussy une passionnante conférence animée par le plus haut dignitaire de ses représentants, le grand maître national, Georges SERIGNAC.
En évoquant les valeurs de cet ordre philosophique au service de la République française, le Grand Orient de France (GODF), l’une des obédiences maçonniques en exercice dans le pays – elle a été la première de ces structures prônant les vertus de la fraternité à avoir été créée sous la direction du duc d’Orléans – entend bien remettre les pendules à l’heure de la véracité, éradiquant au passage toutes les rumeurs les plus folles circulant sur la toile, depuis l’assimilation à une secte ou à une religion, voire un réseau de conspirateurs, étroitement liés, aux « Illuminatis » !
« Cette conférence a pour but de montrer ce qu’est vraiment la Franc-Maçonnerie, explique l’un des membres de la loge auxerroise des « Frères Unis », à l’origine de ce rendez-vous oratoire, beaucoup de choses se propagent sur Internet renforçant l’opinion négative de nos initiés… ».
Une plongée maçonnique à travers l’histoire de la France…
Lors de cette soirée, le grand maître du Grand Orient de France montrera le rôle essentiel de la Franc-Maçonnerie aux XIXème et XXIème siècle dans la proposition de lois sociales. En effet, les membres du Grand Orient de France ont abordé de nombreux sujets sociétaux, notamment par ses travaux. Ceux-ci sont à l’origine de grandes avancées sociales et républicaines comme par exemple : la séparation des Eglises et de l’Etat, la liberté d’association, la protection sociale, les mutuelles, les congés payés, le planning familial, le droit à l’avortement, la contraception, le mariage pour tous, la dignité en fin de vie, etc.
Seront également évoqués les œuvres des maçons célèbres à l’instar de Victor SCHOELCHER, Jules FERRY, Léon BOURGEOIS, Henri LAUGIER, Jean ZAY, Henri CAVAILLET,…
Bref, le public pourra découvrir la réalité de cette structure associative et son rôle au service de l’humanité.
Grand Orient de France – Liberté-Égalité-Fraternité – Faire avancer concrètement la société
En savoir plus :
Conférence publique du Grand Orient de France le mardi 28 mars à 18h30 à la salle Claude Debussy 61, rue Saint Jacques à Joigny sur « Les valeurs de la Franc-Maçonnerie et la République Française ».
Elle sera animée par le Grand Maître du Grand Orient de France, Georges SERIGNAC.