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Vanités ou Vanité 

La vanité, l’un des sept péchés capitaux que l’on associe à l’orgueil et dont il est dit qu’il est le péché le plus grand et donne naissance à tous les autres. Vanité ou orgueil, c’est l’attribution de nos propres mérites considérés comme des dons !

Il est dit aussi de l’orgueil ou de la vanité qu’il s’agit du caractère de ce qui n’a pas de sens, de ce qui est futile.

Le cabinet de réflexion, lieu de méditation du profane avant son initiation, laisse supposer quel va être le sens de l’initiation.   Tout est là, tout y est dit mais à cet instant précis, impossible au profane de saisir le sens, les sens, de ce qu’il voit, de ce qu’il lit.

Dans cet espace clos, sous une pâle lumière, objets et sentences avertissent le profane avant ses premiers pas d’initiés. Mais comment comprendre ce jour-là que le franc-maçon en devenir, va apprendre le sens du mot vanité et qu’il va devoir pas à pas apprendre à dépasser la vanité, l’orgueil et de relativiser la légèreté des représentations sociales de la vie profane.

Pour mieux cerner et comprendre le mot Vanités, je m’appuierais sur l’expression artistique et picturale de ce que l’on appelle LES VANITÉS.

Qu’appelle-t-on Vanités dans le monde de l’art ?

  • Une nature morte
  • Une composition métaphorique
  • Un tableau à message
  • Une valeur argumentative
  • Une remise en question face aux doutes

La vanité, du latin Vanitas, de Vanus, signifie « vide, creux, vain, futile », est une catégorie artistique qui apparaît à la fin du XVIème siècle. Elle s’inscrit dans le genre des Memento Mori, c’est à dire du « Souviens-toi que tu vas mourir ».

Les Vanités : une nature morte

Dans l’Antiquité un genre d’art nouveau voit poindre des tableaux représentant des objets, des fleurs, des fruits qui donnent l’illusion de la réalité. Ces tableaux furent appelés rhyparographie[1]. Au XIVème siècle, Giotto peint des trompes l’œil, un siècle plus tard on verra des natures mortes sous formes de miniatures. Plus tard encore, la nature morte va devenir un véritable style avec des bouquets, des fruits, des cuivres…

C’est d’Espagne que viendront complexité et austérité dans ces expressions picturales. Le fond est souvent noir, la lumière, violente, arrive latéralement et donne un aspect tranchant. Un certain mysticisme rationnel, diront les critiques de l’époque.

Que sont ces natures mortes que les peintres affectionnent ? Diderot les disait « inanimées ». Oui, il s’agit de peintures représentant artistiquement des objets inanimés. Les vanités, seraient donc de simples natures mortes ? Pas vraiment. Elles représentent des objets porteurs d’un sens particulier avec un message rappelant à l’homme son passage éphémère sur cette terre. Ni naturalistes, ni expressionnistes, elles expriment  « l’insoutenable légèreté de l’être [2]», donc, de la vie humaine.

Les natures mortes françaises émergent du groupe de Saint Germain des Près[3], au XVIIe. Des peintures austères influencées par le milieu protestant. Les coupes de fruits, corbeilles ou bouquets, aiguières et tissus font florès.

Les Vanités : une composition métaphorique

La particularité des « Vanités » vient de leur composition et du sens métaphorique des objets tout autant que du caractère éphémère de la vie, comme un crâne, une bulle de savon, une bougie qui se consume. Elle dit à celui qui regarde, que les plaisirs terrestres sont des leurres, des divertissements qui le détournent de la véritable spiritualité. Analogie avec le cabinet de réflexion : bougie, crâne, intériorisation… 

Les vanités mettent en scène, des objets représentatifs de la vie quotidienne. On y trouve des éléments allégoriques symbolisant les moments de plaisirs. Certaines de ces créations prendront une tournure érotique qui peut aller jusqu’à l’obscénité. Tous ces objets, très artistiques, ne parlent généralement que de plaisirs futiles, passagers et peu empreints de spiritualité.  À la façon de Malherbe qui, dans le poème à son ami Perier à propos de la mort de sa fille : « commun trépas » écrit « Mais elle était du monde où les plus belles choses ont le pire destin ». On peut aussi évoquer Rimbaud qui ne cesse de parler au travers de métaphores de la fragilité de la vie, et de sa fulgurance. Tels sont les messages métaphoriques des « Vanités ».  La lumière de ces tableaux ajoute au mystère, un objet reçoit toute la lumière ou presque, le reste est dans l’ombre.

Les Vanités : un message à faire passer.

 Quel objectif ont donc Les Vanités ? Amener l’individu à une prise de conscience sur les choses terrestres et tenter de le guider vers un esprit supérieur, une force cosmique, Dieu pour certains. La philosophie maçonnique ne cesse de le prôner avec cette petite phrase qui revient à chaque tenue : nous avons laissé nos métaux à la porte du temple. Les vanités mettent cette sentence en peinture pour nous rappeler que les choses matérielles ne doivent pas devenir le but de la vie, le but de notre vie puisque celle-ci est éphémère.

Ces tableaux nous disent que la mort est tout simplement la fin de notre histoire ici et maintenant, la fin d’une histoire personnelle. La mort fait partie de la vie. 

« Vanités, tout est vanité », voilà une raison impérieuse et incontestable qui devrait pousser les êtres humains à se retourner vers l’universalité, vers une puissance cosmique, religieuse, en franc maçonnerie nous parlerons du Grand Architecte de l’Univers. Quel que soit le mode choisi, le but : tenter de rechercher la spiritualité qui aide à se dépasser et à ne pas s’en laisser conter par des idoles humaines, par de fausses images, par l’orgueil par la vanité…

Victor Hugo l’a fort bien dit :

Quoi ! Hauteur de nos tours, splendeur de nos palais,
Napoléon, César, Mahomet, Périclés,
Rien qui ne tombe et ne s’efface !
Mystérieux abime où l’esprit se confond !
À quelques pieds sous terre un silence profond
Et tant de bruit de surface

Des tableaux à valeur argumentative

N’oublions pas que ces symboles se voulaient, alors, empreints de religieux. L’observateur devait comprendre que pour dépasser la crainte de la mort il fallait se tourner vers autre chose que vers les satisfactions matérielles. Le crâne, tel celui du cabinet de réflexion, se trouve dans quasiment tous ces tableaux. Il renvoie au crâne d’Adam, traditionnellement représenté au pied de la croix dans les images de la passion du Christ, afin de rappeler que la mort est un châtiment infligé par Dieu aux hommes pour le péché originel.

L’éphémère beauté de la vie terrestre face à l’éternité céleste ne doit pas devenir un objectif ni un but de vie. Georges de La Tour nous renvoie fort bien la sensation de ce passage terrestre au travers de Marie-Madeleine. Marie-Madeleine, courtisane pour ne pas dire prostituée, pardonnée, se trouve dans ce tableau, absorbée dans une rêverie méditative. Rarement personnage, était représenté dans les Vanités.

Une chandelle qui brûle devant des livres entassés, sa main appuyée sur un crâne, symbolise de la vanité des choses de ce monde. Un regard intériorisé telle une réflexion simple et directe de cette femme méditant sur sa jeunesse et sa beauté qui elles aussi ne sont que passagères. Deux éléments éphémères de la vie d’un être humain, de la fulgurance des choses terrestres face à l’éternité des choses spirituelles. Aucun accessoire ne vient brouiller cette image. Marie-Madeleine est dépouillée de tout signes extérieurs. Elle semble concentrée dans une profonde méditation, face à ces objets.

Ces peintures ont souvent une valeur argumentative bien plus forte que les mots.

Les Vanités : une remise en question

Si l’on tente de mettre en concordance l’art pictural des œuvres dites Vanités et le cabinet de réflexion, il est clair que bien des similitudes apparaissent quant au message à transmettre. À savoir : observer, analyser, méditer, réfléchir.

Le testament philosophique demandé à la profane ne représente rien moins que l’abandon de ses métaux, le désir d’une vie plus spirituelle et l’espoir de laisser derrière elle un message empreint d’humanité et de bienveillance. La mort, très présente dans les Vanités se trouve aussi dans le cabinet de réflexion pour donner conscience à la future initiée qu’elle va devoir laisser derrière elle les futilités de la vie profane et s’engager sur un nouveau chemin.

Chemin qui conduit vers la Lumière, vers la Vérité sachant que ni la Lumière, ni la Vérité ne sont accessibles à l’être humain. Pourtant l’initiée ne perdra jamais espoir, elle avancera sur le chemin, pas à pas, en espérant toujours soulever un peu plus le coin du voile pour renaître à une nouvelle vie empreinte de spiritualité.

« Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel intérêt a l’homme à toute la peine qu’il prend sous le soleil ?»

(L’Ecclésiaste).

Ah ! Qui que vous soyez, vous qui m’avez fait naître, 
Qu’on vous nomme hasard, force, matière ou dieux, 
Accomplissez en moi, qui n’en suis pas le maître, 
Les destins sans refuge, aussi vains qu’odieux.

Faites, faites de moi tout ce que bon vous semble, 
Ouvriers inconnus de l’infini malheur, 
Je viens de vous maudire, et voyez si je tremble, 
Prenez ou me laissez mon souffle et ma chaleur !

Et si je dois fournir aux avides racines 
De quoi changer mon être en mille êtres divers, 
Dans l’éternel retour des fins aux origines, 
Je m’abandonne en proie aux lois de l’univers.

René François Sully Prudhomme. 1875


[1] Représentation artistique et picturale de scènes obscènes ou mortifères

[2] Milan Kundera, « L’insoutenable légèreté de l’être »

[3] Le faubourg St Germain devient au XVIIe le lieu où se retrouvent les artistes, les peintres, les écrivains. Ils se réunissent dans des cafés et notamment au Procope.

Connaissez-vous : Le Grand Bazar Maçonnique ?

De notre confrère thesquaremagazine.com

Grand Bazar Maçonnique (1895) ; pour lever des fonds pour effacer la dette contractée par « Mère Kilwining » lors de la reconstruction de leur loge.

Alors que j’éditais l’article intitulé Une visite à la Loge Mère d’Écosse  par Carlos Oliveira Santos, je cherchais joyeusement des images lorsque je suis tombé sur ce petit bijou : le guide du Grand Bazar maçonnique qui s’est tenu à Glasgow en décembre 1895 pour collecter des fonds pour la restauration de Mother Lodge Kilwinning, n° 0.

Mother Lodge Kilwinning, n° 0. : l’hon. Thomas Cochrane, député, RW Master et PG Master d’Ayrshire. Guide du bazar. Grand Bazar maçonnique dans le Trades’ Hall, Glassford Street, Glasgow. Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 décembre 1895.

Un livret de 17 x 22 cm, avec 80 pages de texte, d’illustrations et de publicité imprimées partout.

L’OBJET DU BAZAR était de récolter la somme de 1 500 £ pour effacer le reste de la dette contractée par « Mère Kilwining » pour la reconstruction de leur Loge.

Le nouveau bâtiment a été érigé sur un site attenant à la loge Did, présentée par Lord Eglinton, et a été consacré à la maçonnerie le 30 septembre 1893.

L’ancienne loge a été construite en 1779, et après avoir été la maison de la loge mère d’Écosse pendant 114 ans, il a été jugé nécessaire, en raison de son état dangereux, soit de la réparer, soit de construire une nouvelle loge. D’où le nouveau bâtiment.

Près de 2 000 £ ont été dépensées pour la construction et l’ameublement du bâtiment, et 2 000 £ ont déjà été souscrites par les frères pour couvrir les frais.

Les membres de la Loge font maintenant appel aux francs-maçons d’Écosse et à leurs amis pour les aider à les soulager. « Mère Kilwining » de cette dette, et ils sont convaincus qu’ils ne feront pas appel en vain.

LES PUBLICITÉS TOUT AU LONG DU LIVRET METTENT EN VEDETTE LES COMMERÇANTS DU BAZAR…

IL Y A AUSSI DES PORTRAITS DE CERTAINS MEMBRES…

ET LEURS FEMMES QUI AIDAIENT SUR LES STANDS…

IL COMPREND ÉGALEMENT : « HISTOIRE DE LA LOGE MÈRE, KILWINNING. « MÈRE KILWINING », PAR LE RÉVÉREND WILLIAM LEE KER, MA, AUMÔNIER », AUX PAGES 11 À 34 – NOUS PRÉSENTERONS LA TRANSCRIPTION COMPLÈTE DANS L’ÉDITION DU MOIS PROCHAIN.

ARTICLE DE : Philippa Lee. Éditeur

Philippa Lee (écrit sous le nom de Philippa Faulks) est l’auteur de huit livres, éditrice et chercheuse.

Philippa a été initiée à la Fraternité Honorable des Anciens Francs-Maçons (HFAF) en 2014.

Sa spécialisation est l’Égypte ancienne, la franc-maçonnerie, les religions comparées et l’histoire sociale. Elle a plusieurs livres en cours sur le thème de l’Égypte ancienne et moderne.  Sélection de livres en ligne sur Amazon

Cérémonie d’élévation sous les étoiles… en Australie

Les francs-maçons de Central West et la Loge Highway ont collaboré pour donner vie à l’expérience théâtrale complète de la cérémonie du troisième degré dans le cadre de l’événement « Une élévation sous les étoiles ».

Cet événement unique, qui aura pour toile de fond une vaste ferme en activité de 3 500 acres à Cowra, promet d’être un mélange de tradition, de nature et de célébration communautaire, prévu pour la soirée enchanteresse du 24 février 2024.

Sous la vaste étendue du ciel nocturne, cette réunion de loge pas comme les autres vise à transcender le cadre habituel de nos cérémonies, en offrant une expérience profonde et immersive. L’environnement serein et tranquille est destiné à renforcer l’impact de la cérémonie, créant une atmosphère rare et captivante pour l’accomplissement du troisième degré.

L’organisation d’un tel événement n’est pas une mince affaire. Au cours de l’année écoulée, une planification méticuleuse a permis de s’assurer que la cérémonie respecte les anciens repères et coutumes, tout en mettant en valeur la beauté de l’environnement naturel. Aucune pierre n’a été oubliée en ce qui concerne l’engagement des organisateurs à préserver le caractère sacré et la sécurité de la franc-maçonnerie.

Connue pour son riche symbolisme et ses enseignements introspectifs, la cérémonie du troisième degré prend une dimension inégalée dans ce théâtre. Les frères présents ne se contenteront pas d’observer, mais participeront à une cérémonie qui donne vie aux enseignements maçonniques. Le cadre promet d’ajouter une couche de solennité et de grandeur à ce rituel déjà profond.

Après la cérémonie maçonnique, l’agape festive se déroulera dans la splendeur naturelle du Central West et sur les rives pittoresques de la rivière Lachlan. Les participants se régaleront d’un somptueux banquet et participeront à la fraternité, à la joie et à l’esprit fraternel.

Compte tenu des préférences variées des participants, les possibilités d’hébergement vont du camping sur place à l’hébergement confortable en ville. Le motel Alana est recommandé aux frères qui préfèrent rester en ville, afin que chacun trouve sa place dans cette expérience unique.

Cet événement est une invitation ouverte à la communauté maçonnique à assister à un mélange unique de tradition ancienne et d’exécution moderne. C’est l’occasion de faire partie d’une tradition vivante, de découvrir l’unité et la fraternité que représente la franc-maçonnerie, le tout sous le ciel envoûtant de Cowra.

« A Raising Under The Stars » témoigne de l’attrait durable des valeurs de la franc-maçonnerie et de sa capacité à être plus qu’une simple cérémonie, mais une célébration de l’héritage, une communion avec la nature et une démonstration de la pertinence intemporelle des enseignements maçonniques dans le monde d’aujourd’hui.

Détails :
Inscrivez-vous ici : https://www.trybooking.com/COERO
Lieu : Lachballin – 1212 Darbys Falls Rd, Cowra NSW 2794

Samedi 24 février
– Arrivée : 18 heures
– Départ : 7:15pm
– Conseil festif : 21h30

Hébergement :
– Canton de Cowra
– Sur place : Camionnette, remorque ou tente

Ennemi intérieur : les vieux démons de l’Amérique

De notre confrère belge telepro.be – Par Charles Neuforge

De la chasse aux sorcières de Salem à celle des espions bolchéviques ou islamo-gauchistes, l’«ennemi de l’intérieur» fait partie intégrante de l’histoire du pays. Ce mardi à 22h55, Arte diffuse le documentaire «États-Unis, la guerre intérieure».

Nuit tombante, ciel d’orage. Un éclair zèbre l’armée menaçante de nuages qui cerne le 310 Essex Street à Salem, Massachusetts. Elle a de quoi donner le frisson cette grande bâtisse coloniale bardée de bois. À vrai dire, son nom à lui seul suffit à intimider les plus intrépides. «La Maison de la sorcière» («The Witch House»).

Coup de tonnerre. En 1692, le juge Jonathan Corwin l’habite, le juge des sorcières de Salem. Nouveau grondement de tonnerre. Terminé pour la mise en scène, place aux faits. À l’époque, Corwin est chargé d’enquêter sur des suspicions de sorcellerie. Il entend notamment les trois premières accusées. Une véritable hystérie s’empare de la ville. Les délations pleuvent. Au total, 141 suspects sont reconnus coupables de sorcellerie, quatorze femmes et six hommes sont exécutés. L’intervention du gouverneur sera nécessaire pour calmer les choses. «Une explosion de puritanisme», n’hésiteront pas à dire certains, amenés à se prononcer sur les motivations réelles de ce déferlement de violence. «Paradoxe d’une société où la plupart des Américains sont disposés à croire le pire les uns sur les autres», déclare le journaliste David von Drehle dans les colonnes du quotidien Le Monde. Pour souder sa population, cette société a besoin d’ennemis extérieurs, voire intérieurs.

Red Scare

L’histoire des États-Unis est jalonnée de chasses à d’autres sorcières que celles de Salem. L’une des plus célèbres remonte aux années 1950. À l’époque, le sénateur républicain du Wisconsin Joseph McCarthy lance le pays dans une véritable croisade contre toute personne soupçonnée d’avoir des sympathies pour le communisme. Sous prétexte de protéger la sécurité nationale, des milliers d’enquêtes sont menées sur des personnes supposées «agents communistes» infiltrés dans le pouvoir fédéral, membres d’organisations subversives, homosexuelles… De nombreuses personnalités comme Charlie Chaplin (soupçonné d’être un espion au service des communistes) ou Robert Oppenheimer (le «père de la bombe atomique», lui aussi suspecté de travailler pour l’Union soviétique) comptent parmi les victimes de cette inquisition aujourd’hui synonyme d’intolérance.

De JFK à Clinton

L’ennemi intérieur peut donc prendre de multiples visages. Tour à tour, c’est un service de renseignement, «le complexe militaro-industriel», une mafia, la franc-maçonnerie, une confrérie secrète, les extraterrestres. L’assassinat du président Kennedy en 1963 à Dallas continue par exemple à alimenter les théories les plus folles, soixante ans plus tard. Au regard d’événements qui ont suivi (de la guerre du Vietnam jusqu’à l’épidémie de sida…), sa mort est attribuée à telle organisation, groupement ou individu. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Donald Trump n’a pas hésité à accuser la candidate démocrate Hillary Clinton d’être à la tête d’un réseau pédophile qui se réunissait dans les sous-sols d’une pizzeria de Washington (Pizzagate).

Trump remet ça

L’ancien président américain semble d’ailleurs bien décidé à faire revenir en scène «l’ennemi intérieur» pour les prochaines présidentielle. L’immigré ? L’élite ? Les médias ? Il y a le choix. Vous en doutez ? «La menace de forces extérieures est bien moins sinistre, dangereuse et grave que le danger de l’intérieur», a-t-il déclaré dans un discours le 11 novembre dernier. 

Cet article était déjà paru dans le Télépro du 28/12/2023

Plongée dans l’univers enchanteur des « Allégories Arborées »

Trois ans après Paroles d’Arbres, Claude Cuvelier nous invite à partager ses Allégories Arborées. L’allégorie étant une figure de style souvent utilisée pour donner une dimension symbolique ou afin de transmettre un message de façon plus accessible. Pour le franc-maçon, la transmission est avant tout un processus par lequel les connaissances, les symboles, les rituels, les valeurs et les enseignements de la franc-maçonnerie sont passés d’une génération à l’autre…

Quant au mot arboré, connaissant la passion de l’auteur pour cette thématique, nous ne doutons pas, au-delà de sa référence aux arbres, qu’il abordera toute la charge symbolique, avec la connaissance et la connexion entre le ciel et la terre, dans les différents cultures et traditions.

L’arbre est le roi du règne végétal auquel l’homme, en raison de son orgueil, se compare souvent. Il incarne le mieux le lien entre le monde où habite la divinité et le monde inférieur : le domaine des humains, voire le monde souterrain où il plonge ses racines. Cette dernière livraison de Claude Cuvelier est dédiée à toutes celles et ceux qui voient dans l’arbre, symbole de croissance, de vie et de régénération, un chemin reliant la terre au ciel. L’arbre est une connexion entre le ciel (le domaine spirituel ou divin) et la terre (le monde), avec des racines s’enfonçant dans la terre que les branches vers le ciel, formant un pont entre les mondes terrestre et céleste…  Un thème exploité dans diverses croyances et religions où les arbres sont souvent vus comme incarnant des divinités ou ayant une signification spirituelle profonde.

Après ses « Histoires de Sephirot » où l’auteur développe sa thèse de l’« Arbre à six branches » –           connaissance de l’arbre mystique, allusion au rituel REAA (du 15e au 33e degré) –, le maçon sera particulièrement intéressé par le chapitre, 60 pages tout de même, consacré à la « ​Maçonnerie Spéculative dans l’Arbre ». Une profonde et belle connexion entre le matériel et le spirituel, le temporel et l’éternel.

Comme une exploration de la franc-maçonnerie moderne, dite spéculative, où l’imaginaire et la symbolique de l’arbre servent de pont entre les enseignements maçonniques et la quête spirituelle et morale les maçons du XXIe siècle. Après tout, l’arbre de la connaissance ne représente-t-il pas la quête de la sagesse et de la compréhension ?

Claude Cuvelier – Source Jacques Carletto.

L’intérêt de Claude Cuvelier pour Mère Nature nous fait réfléchir autrement sur notre temps marqué par le changement climatique mais aussi sur la perte de la biodiversité ou encore sur la déforestation. Face à ces défis, son œuvre ouvre des portes vers une nature source d’inspiration spirituelle. Pour de nombreux peuples et cultures, la nature est une source constante d’inspiration spirituelle. Jusqu’au terme d’éco-spiritualité reposant sur l’idée que le bien-être de la terre est intrinsèquement lié à la santé spirituelle de l’humanité…

Allégories Arborées

Claude Cuvelier – Numérilivre, 2023, 208 pages, 18 €

Le complot maçonnique et la NASA… ou la Franc-maçonnerie dans les étoiles

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Du site crowdbunker.com

Nous savions déjà que la NASA n’a jamais mis les pieds sur la Lune, tout a été tourné en studio avec la complicité de Stanley Kubrick… et des 400 000 autres personnes qui ont participé directement ou indirectement à cette aventure. Dans cette vidéo nous allons enfin avoir les preuves que les Francs-maçons sont les complices tout désignés. Accrochez votre ceinture…

Les 3 points en Franc-maçonnerie

De notre confrère thesquaremagazine.com

Trois points (ou points) dans une forme triangulaire verticale ∴ sont plus communément connus sous le nom de signe « donc » – alors pourquoi est-il utilisé dans la franc-maçonnerie ?

« Dans  l’argumentation logique  et  la preuve mathématique , le  signe donc ,  ∴ , est généralement utilisé avant une  conséquence logique , telle que la conclusion d’un  syllogisme .

Le symbole est constitué de trois points placés dans un triangle vertical et se lit  ‘donc ‘. Bien qu’il ne soit généralement pas utilisé dans l’écriture formelle, il est utilisé en  mathématiques  et  en sténographie .

Le symbole est également utilisé en météorologie, le signe ‘donc’ est utilisé pour indiquer ‘pluie modérée’ sur un  modèle de station ; le   symbole  typographique similaire astérisme  ( ⁂ , trois  astérisques ) indique une neige modérée.

Source : – Wikipédia

UN DOCUMENT MAÇONNIQUE EN FRANÇAIS UTILISANT UN CERTAIN NOMBRE D’ABRÉVIATIONS. – PAR CHRISTOPHE DIOUX – TRAVAIL PERSONNEL
IMAGE LIÉE : WIKIMEDIA ATTRIBUTION 4.0 INTERNATIONAL (CC BY 4.0)

Cependant, en franc-maçonnerie, le symbole est utilisé pour indiquer une abréviation maçonnique.

Albert G. Mackey, dans son Encyclopédie de la Franc-maçonnerie, explique la signification et l’usage des « trois points » [points] :

Les abréviations de termes techniques ou de titres officiels sont d’un usage très répandu en Maçonnerie.

Ils étaient cependant rarement employés dans les publications maçonniques antérieures.

Par exemple, on n’en trouve aucun dans la première édition des Constitutions d’Anderson.

Au cours d’une période relativement récente, ils ont considérablement augmenté, surtout parmi les écrivains français, et une familiarité avec eux est donc essentiellement nécessaire à l’étudiant maçonnique. Fréquemment, chez les auteurs anglais et toujours chez les auteurs français, une abréviation maçonnique se distingue par trois points  en forme triangulaire suivant la lettre, marque particulière qui fut utilisée pour la première fois, selon Ragon, le 12 août 1774, par le Grand Orient de France, dans une adresse à ses subordonnés.

Aucune explication faisant autorité sur la signification de ces points n’a été donnée, mais on peut supposer qu’ils font référence aux trois lumières autour de l’autel, ou peut-être plus généralement au chiffre trois et au triangle, deux symboles importants dans le système maçonnique.

Avant de donner une liste des principales abréviations, on peut observer que le doublement d’une lettre est destiné à exprimer le pluriel du mot dont la lettre unique est l’abréviation.

Ainsi, en français F∴ signifie « Frère », ou « Frère », et FF∴ « Frères », ou « Frères ».

Et en anglais L∴ et LL∴ pour désigner « Loges ». Cette remarque est faite une fois pour toutes, car je n’ai pas jugé nécessaire d’augmenter la taille de la liste des abréviations en insérant ces pluriels.

Si le lecteur trouve S∴ G∴ I∴ Souverain Grand Inspecteur, il ne saura pas que SS∴ GG∴ II∴ doit désigner « Souverain Grand Inspecteur »… [p.2]

Trois points sous forme triangulaire (∴) sont placés après les lettres dans un document maçonnique pour indiquer que ces lettres sont les initiales d’un titre maçonnique ou d’un mot technique en maçonnerie, comme G∴ M∴ pour Grand Maître, ou G∴ L. ∴ pour la Grande Loge.

Ce n’est pas un symbole, mais simplement une marque abrégée.

La tentative, par conséquent, de le faire remonter aux trois yods hébreux, à un signe kabbalistique du Tétragramme, ou à tout autre symbole ancien, est vaine.

C’est une abréviation, et rien de plus ; bien qu’il soit probable que l’idée ait été suggérée par le caractère sacré du chiffre trois en tant que chiffre maçonnique, et ces trois points pourraient faire référence à la position des trois officiers dans une Loge française.

Ragon dit ( Orthod . Macon., p. 71, ) que la marque fut utilisée pour la première fois par le Grand Orient de France dans une circulaire émise le 12 août 1774, dans laquelle on lit « G∴ O∴ de France ».

L’abréviation est désormais constamment utilisée dans les documents français et, bien que non acceptée par les maçons anglais, a été très généralement adoptée dans d’autres pays.

Aux Etats-Unis, l’usage de cette abréviation s’étend progressivement… [p.815]

Dans les rites français et écossais, les Surveillants sont à l’Ouest, les Seniors au Nord-Ouest et les Juniors au Sud-Ouest ; mais en tout, la position triangulaire des trois officiers les uns par rapport aux autres est conservée ; car un triangle étant formé à l’intérieur du carré de la Loge, le Maître et les Surveillants occuperont chacun l’un des trois points. [p.866]

Il existe également une expression Frére/s Trois-Points qui est un terme péjoratif anti-maçonnique signifiant « Franc-maçon », qui fait encore référence aux « trois points disposés en triangle constituant un symbole lié à la Franc-maçonnerie ». . 

L’usage de ces trois pointes s’est répandu dès le XVIIIe siècle pour la signature de documents confidentiels ».

Le célèbre auteur anti-maçonnique Léo Taxil a utilisé le terme dans le titre de son livre « Révélations complètes sur la franc-maçonnerie – Les Frères Trois-Points » (1885).

PAGE DE TITRE DU LIVRE ANTI-MAÇONNIQUE DE TAXIL (1885)

Lectures complémentaires :

La liste complète des abréviations maçonniques de l’Encyclopédie Mackey de la franc-maçonnerie

Source : Wikipédia

Note de l’éditeur :  les 3 points se retrouvent actuellement souvent sur les réseaux sociaux.   Les utilisateurs de Linked-in utilisent souvent les 3 points .: ou .’. pour signifier qu’ils sont francs-maçons.   L’emoji est également utilisé pour signifier le « brin d’acacia », signe d’un franc-maçon. Les caractères /G\ sont également utilisés pour désigner un franc-maçon]   

ENCYCLOPÉDIE MACKEY DE LA FRANC-MAÇONNERIE

Par : A Mackey

Le Dr Albert G. Mackey, également auteur du Lexique de la franc-maçonnerie, apparaît comme l’auteur de cette « Encyclopédie de la franc-maçonnerie et de ses sciences apparentées », qui, étant une bibliothèque en elle-même, a remplacé la plupart des ouvrages maçonniques tolérés par le artisanat, principalement parce qu’il n’était pas possible d’obtenir de mieux.

Ici, dans un volume géant, se trouve un ouvrage qui répond à l’espoir qui a soutenu l’auteur pendant dix ans de travail littéraire, que, sous une seule couverture, il « fournirait à tout maçon qui pourrait consulter ses pages les moyens d’acquérir une connaissance de toutes les questions liées avec la science, la philosophie et l’histoire de son ordre.

Depuis plus de trente ans, le Dr Mackey a consacré des études et des recherches sérieuses et constantes à l’histoire, aux objets et à l’état de la maçonnerie.

Dans l’œuvre actuelle, couronnement et résultat heureux des travaux de toute une vie, il n’a reçu l’aide de personne.

Il dit : « Chaque article a été écrit par moi-même », et il ajoute, ce qui atténuerait les erreurs s’il en était tombé : « Pendant douze mois aussi, pendant le temps consacré à cet ouvrage, j’ai souffert d’une affection de la vue. , qui interdisait tout usage des yeux à des fins d’étude.

Pendant ce temps, heureusement passé, toutes les autorités étaient consultées par les yeux bienveillants de mes filles : tout écrit était fait de leurs mains.

J’ai réalisé pendant un certain temps le tableau si souvent peint du barde aveugle dictant ses vers sublimes à ses filles », et sa préface se termine par ces mots : « Si je devais consacrer ce travail, ma dédicace devrait être : à l’affection filiale. »

Jusqu’à présent, la littérature moderne de la franc-maçonnerie a été diffuse, lourde, peu fiable et hors de proportions raisonnables.

La criminalité maçonnique au XIXe siècle à travers deux exemples

De notre confrère espagnol nuevatribuna.es – Par EDUARDO MONTAGUT

Dans cet article, nous voulons expliquer ce qu’on entendait par crime dans la franc-maçonnerie du XIXe siècle à travers deux exemples, l’un uruguayen et l’autre espagnol. Pour ce faire, nous nous sommes tournés tout d’abord vers le  Code maçonnique pour les officiers du Círculo del Gran Oriente de l’Uruguay , dans une édition de Montevideo, de l’année 1864. La troisième partie dudit Code est consacrée au droit pénal. Deuxièmement, nous nous tournons vers les  Constitutions de la franc-maçonnerie espagnole  dépendante du Grand Orient Lusitanien, publiées en 1870.

Dans le Code uruguayen, il était dit que, puisque la franc-maçonnerie a établi des droits et des obligations pour tous ses membres, elle doit, pour les préserver et pour la protection des francs-maçons eux-mêmes , utiliser les moyens de répression des actions qui pourraient soit désorganiser, soit dissoudre. l’Ordre. , comment offenser et nuire aux francs-maçons.

La notion de crime maçonnique nous semble intéressante à aborder car elle génère un possible conflit conceptuel. La franc-maçonnerie défend la perfection de ses membres dans le domaine moral, mais pourraient-ils commettre un crime en son sein ? Il est évident que oui, car les francs-maçons étaient et sont des êtres humains, et la franc-maçonnerie serait une institution créée par des hommes. Par conséquent, des actions considérées comme des crimes et des délits pouvaient être commises et, en tant que société aspirant à la perfection, elle devait articuler des mécanismes de justice et de réparation des dommages générés. Nous allons donc tenter de voir ce que serait un crime dans la Franc-Maçonnerie , à travers l’exemple de l’Ordre en Uruguay, et au XIXème siècle.

Commander en Uruguay

Premièrement, il était considéré comme un crime d’élever la voix contre un membre ou d’utiliser des expressions inappropriées après avoir été réprimandé et rappelé à l’ordre.

Deuxièmement, c’était également un crime de troubler la paix et l’ordre ou d’utiliser des expressions offensantes pendant le travail.

Le troisième crime concernait le fait d’influencer, d’utiliser des promesses ou des menaces, ou de demander un soutien de toute autre manière, afin que les postes électifs tombent ou cessent de tomber sur certaines personnes. Dans la franc-maçonnerie, on ne pouvait pas faire de prosélytisme pour réaliser quelque chose ou être élu à un poste ou à une fonction interne, ni, bien sûr, critiquer ou influencer négativement dans les mêmes buts.

Pratiquer toute action considérée comme offensante à la moralité et aux bonnes mœurs , ou utiliser des titres ou des décorations que l’on n’avait pas, seraient les actions qui constitueraient le quatrième type de délits.

La franc-maçonnerie nécessite du dévouement, des efforts et de l’engagement

Le cinquième type d’actes criminels concernait la négligence , l’omission ou l’abandon dans l’exercice d’un poste. La franc-maçonnerie nécessite du dévouement, des efforts et de l’engagement.

Un autre crime important était l’insulte ou la calomnie contre un autre maçon, ou la menace.

Il était également considéré comme un crime de juger ou de procéder de manière abusive ou incompétente, outrepassant les pouvoirs d’une fonction, ainsi que de dissimuler ou de tolérer d’autres crimes.

La franc-maçonnerie considérait comme un crime le fait de s’approprier ou de perdre des bijoux , des métaux, des bijoux ou tout autre objet confié à un franc-maçon en fonction de sa position.

Un crime était de tenter ou de promouvoir directement par des discours ou des textes écrits la désorganisation ou la destruction de la franc-maçonnerie , d’offenser un dignitaire, de s’opposer ou de résister à l’exécution des ordres légaux ou de leur désobéir, ajoutant également l’insulte à la désobéissance.

Cas espagnol

Qu’est-ce qu’un crime maçonnique dans le cas espagnol ? Le premier article du premier chapitre de la partie Droit pénal des deuxièmes Constitutions que nous avons traitées l’a dit très clairement :

« Est un crime maçonnique la commission ou l’omission d’un acte contraire aux obligations imposées par les Statuts Généraux de l’Ordre, les Constitutions, les Règlements particuliers, ou contracté spontanément dans l’acte de prêter serment, ou qui manifeste un manque de zèle. , mépris et indolence envers tout moyen convenu pour réaliser les objectifs élevés de l’Ordre .

Les responsables des crimes et délits seraient les auteurs eux-mêmes, mais aussi les complices ou complices.

Une fois défini de manière générale ce qu’était un crime maçonnique et qui en était responsable, le droit pénal de cette obédience maçonnique en précisait jusqu’à trente et un , c’est-à-dire de manière exhaustive, sûrement pour essayer de couvrir tout ce qui pouvait arriver, et démontrant à quel point la franc-maçonnerie était stricte. à ce moment-là:

 » YO. Présentez-vous au travail à un autre moment que celui désigné.

II. Manquer une séance sans motif justifié.

III. Présentez-vous sans les insignes de votre grade respectif.

IV. Interrompez le silence pendant le travail.

V. Utiliser le mot sans l’avoir obtenu.

SCIE. Manque de subordination et de discipline interne.

VII. Ignorez les avertissements du Vénérable.

VIII. L’insulte ou la calomnie faite à un Frère ; le manque de considération et de respect des opinions exprimées en Loge.

IX. La rupture grave dans toute discussion.

X. Révélez ce qui s’est passé lors d’une séance ordinaire aux Frères qui n’appartiennent pas à votre Atelier.

XI. La révélation du secret maçonnique, entendu comme manifestant au Profane, non seulement le nom d’un autre Frère, mais aussi sa propre qualité maçonnique.

XII. La falsification ou le vol de documents.

XIII. L’abus d’autorité.

XIV. Le parjure.

XV. Invoquer le nom de l’Ordre pour formuler des revendications profanes.

XVI. Formez des réunions en dehors d’elle au sein de n’importe quelle Loge, ou réunissez-vous en commission sans autorisation du Vénérable.

XVII. Poursuivre devant les tribunaux ordinaires, ou accuser pénalement un Frère sans l’avoir exprimé au Vénérable et épuiser tous les moyens possibles de conciliation.

XVIII. Défaut de se présenter à trois séances consécutives sans motif justifié.

XIX. Nous devons à la Loge trois mois en espèces des frais établis.

XX. Arrêtez de vous conformer à la peine qui a été imposée.

XXI. Le non-respect des obligations imposées à l’article 7 du chapitre II de ces Constitutions.

XXII. Signer ou porter des insignes maçonniques en public.

XXIII. Conférer des diplômes ; initier ou s’affilier sans compétence pour le faire.

XXIV. La provocation envers le Frère.

XXV. La révélation de secrets qui pourraient compromettre l’existence de l’Ordre.

XXVI. Facturer des frais indus pour l’initiation ou l’augmentation de salaire.

XXVII. Le détournement de fonds.

XXVIII. Immoralité dans sa vie profane.

XXIX. La commission de tout crime puni par les lois du pays.

XXX. La persécution de l’Ordre occupant une position officielle.

XXXI. « Tout acte contre l’Ordre et qui, par ses conséquences, falsifie les principes fondamentaux de l’Ordre. »

Eh bien, jusqu’à l’article sept, les crimes étaient considérés comme mineurs et seraient réprimés sur place par le Vénérable , c’est-à-dire par le chef de la loge. Mais si l’un d’eux se répétait, cela devenait un crime grave . Ce type de crime conduirait à un « procès maçonnique ».

Nous continuerons à enquêter sur les crimes de la franc-maçonnerie, pour passer ensuite à l’analyse des pénalités et des sanctions et du processus de justice, ou processus maçonnique.

Témoignages et explications d’un ex « frère » décédé de façon inexpliquée

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NDLR : Comme nous avons l’habitude de le faire, voici un article antimaçonnique assorti d’une vidéo d’une heure trente. Notez qu’au début, une coupure son, vous oblige à passer directement de la minute 2 à 8:50. Le reste vaut son pesant d’or en terme de complotisme ou d’absurdités maçonniques ou antisémites. Notez aussi que nous avions déjà braqué nos projecteurs sur ce personnage et quelques autres dans cet article que vous trouverez sur ce lien.

La franc-maçonnerie évoque à chacun d’entre nous diverses références. Stéphane Blet était membre des plus hautes loges, il a témoigné et cela lui a semble-t-il été reproché car perçu par ses ex « frères » comme une trahison ultime.

Stéphane Blet aujourd’hui décédé

Harcelé de toutes parts, il a souvent fait polémique après avoir rejoint les penseurs et artistes auto-proclamés antisionistes. Il explique la différence entre la Torah et la Kabbale (magie et interprétations extraites de la torah) et pourquoi les sionistes, qui se basent sur cette dernière et sont très puissants dans l’organisation maçonnique mondiale notamment au travers du B’né b’rith loge interdite aux non « juifs », représenteraient un lien secret entre l’occident et Israël.

Interdit de scène en France puis dans le monde, Stéphane Blet a été rejeté de la scène médiatique et artistique qui l’avait pourtant récompensé et encensé durant ses années de maçonnerie. Je vous propose une vidéo qui illustre ses propos et diverses informations au sujet de la puissance de la franc-maçonnerie

« Les races n’existent pas MAIS… », où comment confronter histoire et réalité

Le dernier livre de Charles Susanne, personnalité éminente dans le domaine de l’anthropologie et de la génétique humaine, aborde des thématiques essentielles relatives au racisme, à l’humanisme, et à l’éducation.

Susanne souligne l’importance de veiller à ce que les évolutions sociales, scientifiques, technologiques et économiques soient au bénéfice de tous, et non exclusivement au profit de certaines nations ou classes sociales élevées. Il insiste sur l’idée que les progrès doivent être qualifiés d’humanistes uniquement s’ils répondent à cette condition d’équité et d’inclusion​

L’auteur explore également la problématique du racisme, tant dans son contexte historique que dans sa manifestation actuelle. Cette perspective historique et contemporaine offre une compréhension plus profonde des dynamiques du racisme et de ses implications dans la société moderne​

​​En outre, Susanne discute de l’utopie de l’humanisme, soulignant combien la paix perpétuelle et la concorde entre tous les humains sont difficiles à atteindre. Il met en lumière le rôle crucial de l’éducation dans la promotion de rassemblements plus fraternels et de la fraternité humaine, en particulier dans le contexte actuel marqué par des tendances communautaristes culturelles, ethniques et religieuses​.

Le sous-titre « Le racisme d’hier et d’aujourd’hui » indique clairement que l’auteur aborde non seulement la question de la race et de son inexistence biologique, mais aussi la persistance et l’évolution du racisme à travers le temps. Il examine comment les notions obsolètes de race ont influencé et continuent d’influencer les attitudes, les politiques et les pratiques sociales. En reconnaissant que les races en tant que catégories biologiques distinctes n’existent pas, Susanne met en lumière le caractère construit et social du racisme. Il analyse comment ce racisme, bien qu’ayant évolué, reste un problème significatif dans la société contemporaine, affectant les vies et les droits de nombreux individus à travers le monde.

Rappelons qu’en anthropologie et dans les études sociales, le concept de race a historiquement été utilisé pour catégoriser les humains en groupes basés sur des caractéristiques physiques comme la couleur de la peau, la forme du visage, etc. Cependant, ce concept est aujourd’hui largement réfuté par la communauté scientifique.

Et Charles Susanne de bien définir le concept de race – faisant référence à des groupes de groupes de classés principalement sur la base de caractéristiques physiques, comme la couleur de la peau, la forme du visage et d’autres traits corporels et le terme d’ethnie – définie davantage par des facteurs culturels et sociaux que par des traits biologique –, renvoyant à un groupe de personnes qui s’identifient ou sont identifiées par d’autres sur la base de caractéristiques culturelles partagées, pouvant inclure la langue, l’origine géographique, la religion, les traditions, les pratiques culturelles, l’histoire et parfois des éléments d’ascendance commune.

Charles Susanne.

Charles Susanne offre une exploration profonde et éclairée sur un sujet souvent mal compris : la notion de race dans le contexte humain. Les races n’existent pas MAIS… est un ouvrage essentiel pour quiconque souhaite comprendre en profondeur les dynamiques de la diversité humaine, loin des clichés et des simplifications. C’est un livre qui éclaire, qui challenge et qui invite à une réflexion plus nuancée et informée sur ce que signifie vraiment être humain dans toute notre diversité. Une lecture incontournable pour ceux qui cherchent à enrichir leur compréhension du monde et de ses habitants.

Les races n’existent pas MAIS… Le racisme d’hier et d’aujourd’hui

Charles SusanneNumérilivre, 2023, 258 pages, 24 €