Étudier l’histoire des membres, c’est une façon de mieux connaitre l’histoire de l’ile.
Le musée de la Franc-maçonnerie de la Triple Espérance, à Port Louis, a ouvert ses portes au public, hier. Les visiteurs ont eu l’occasion de découvrir les différentes pièces qui ont traversé plus de 230 années d’histoire de l’ile.
Fondée en 1778, la Loge de la Triple Espérance est la plus ancienne de la région, et elle a été l’objet de toutes sortes de rumeurs, dans le passé. Ses responsables ont jugé utile d’organiser cette activité suivie d’une conférence avec le conservateur du musée de la Franc maçonnerie à Paris, pour rétablir certains faits.
Il y a bientôt deux ans, la rédaction de 450fm alertait les lecteurs du scandale du modérateur quasi unique, qui valide les contenus des contributeurs de Wikipedia sur les pages de la Franc-maçonnerie. Vous pouvez relire ce dossier spécial sur cette page.
20 mois plus tard, la rédaction a voulu faire un point sur l’évolution de la situation. Force est de constater qu’absolument rien n’a changé ! Nous aurions pu penser que les Obédiences allaient s’unir pour agir lors d’un déjeuner des Grands Maîtres afin de se fédérer autour d’une commission réunissant les 8 plus grandes Obédiences.
En vérité… toujours rien en vue et les esprits sont ailleurs. Pourtant les enjeux sont de taille, tel que nous allons vous l’expliquer.
Il est incontestable que des sujets comme « le droit à mourir dans la dignité», « la Laïcité », « l’égalité des droits hommes – femmes »… sont des thèmes qui ne doivent pas laisser les maçons insensibles. Pourtant, avant d’œuvrer aux changements du monde extérieur…
ne serait-il pas utile de commencer par balayer devant la porte de nos Temples pour assainir la source des informations qui nous concernent ?
Résumons le problème :
Tout le monde sait désormais que l’Intelligence Artificielle va devenir incontournable dans les prochaines années. Lorsque vous utilisez le célèbre outil ChatGPT4 via Copilot de Microsoft afin poser la question suivante : « Que représente exactement le pasteur James Anderson pour les Francs-maçons », l’origine de l’information fournie par l’IA provient de 6 sites Web différents, dont 3 sont : en.wikipedia.org – fr.wikipedia.org – fr.wikipedia.org. Cela signifie que la moitié de la réponse est issue de l’encyclopédie Wikipedia. Chacun comprendra qu’il est donc fortement urgent de s’interroger sur la manière dont Wikipedia se nourrit et obtient ses sources pour remplir ses pages d’encyclopédie.
La réponse à cette question se divise en deux parties :
– 1° Les sources maçonniques de Wikipedia sont toutes filtrées, soit par l’algorithme qui efface vos contributions s’il estime que votre apport ne lui convient pas (sur quel critère concret ? Nul ne le sait)… soit, cette gestion est assurée par le fameux Frère KAgaoua du GOdF de Marseille, qui règne en Cerbère sur les pages maçonniques, faute de combattants pour venir l’épauler.
– 2° Les sources issues de la Presse nationale, ce qui veut dire que « Capital » ou « Paris Match » de Vincent Bolloré, ou encore « Le Figaro » du Groupe Dassault sont pour Wikipedia des éléments crédibles. En revanche, un article dans « Le Maine Libre » ou dans « Ouest France » ne sont pas reconnues, car la presse régionale n’a pas de crédit (étonnant non ?).
Avouez que dans les deux cas, nous sommes face à une hérésie totale !
Comment peut-on faire confiance à un seul homme (même bien intentionné) ou encore, se reposer sur les groupes financiers propriétaires des média nationaux pour nourrir l’IA ?
Lorsqu’on comprend que l’IA s’alimente sur une source très partiale et subjective (le Frère KAgaoua qui filtre) ou totalement influencée (Groupes de presse nationale ci-dessus), il y a lieu de s’inquiéter, non ?
MAIS ALORS, COMMENT FAIRE ?
La solution est assez simple :
Il suffit que les 8 plus grandes obédiences françaises se mettent autour d’une table et que chacune délègue un contributeur Wikipedia permanent.
Ainsi, un contrepoids permettra de rendre la gestion de l’information maçonnique juste et équitable.
Les maisons concernées sont : Grand Orient de France (GODF) – Grande Loge de France (GLDF) – Grande Loge nationale française (GLNF) – Grande Loge de l’Alliance maçonnique française (GL-AMF) – Le Droit humain (DH) – Grande Loge féminine de France (GLFF) – Grande Loge mixte de France (GLMF) – Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra (GLTSO).
Si un groupe d’une dizaine de Frères et Sœurs de tous horizons, pouvait contribuer à nourrir les informations qui alimentent l’IA et qui se diffusent quotidiennement sur tous les réseaux, l’avenir de la communication de notre Art s’en trouverait probablement transformé.
Faute d’une autogestion efficace des Obédiences, faudra t-il que 450fm se charge d’organiser cette table ronde ou mieux… prenne en charge cette mission avec les Sœurs et Frères des Obédiences concernés ? La question se pose sérieusement car à ce jour, aucune Obédience n’a pris la mesure de ce problème.
La Parole est aux Obédiences… et surtout à leurs membres.
Pour la troisième fois depuis octobre dernier, Le Poing a découvert que la Ville de Montpellier faisait la promotion d’associations douteuses sur son portail des assos et sur le site de l’Antigone des assos. Cette fois-ci, il s’agit d’une “astrologue Sophianique”, concept inventé par Pierre Lassalle, sulfureux leader du controversé mouvement “Kaya Team Universe” sur lequel nous avons déjà enquêté.
Agde a sa voyante ventriloque, Montpellier son “astrologue Sophianique”. Si elle n’intervient pas auprès du maire, celle-ci, via son association “Kairona”, figure néanmoins sur le portail des Assos de Montpellier et est répertorié sur le site de l’Antigone des associations, évènement ayant lieu en septembre pour présenter les différentes associations de Montpellier.
Capture d’écran du portail des assos de la Ville de Montpellier réalisée le 23 avril 2024.Capture d’écran du site d’Antigone des associations réalisée le 23 avril 2024.
Sur le site de Sylvianne Attard, créatrice de Kairona, on peut lire : “Je pratique l’astrologie sophianique créée par Pierre Lassalle apporte une vision globale et vivante de l’être humain et de son évolution, incluant sa dimension physique, psychologique, spirituelle et karmique.” Le site renvoie également à Kaya Team Universe, mouvement de l’auteur ésotérique Pierre Lassalle, sur lequel nous avons déjà écrit deux papiers. Sylvianne Attard revendique par ailleurs faire partie d’une “Ligue” (groupe au sein du mouvement Kaya Team).
En 2018, La Voix du Nord donnait la parole à Charline Delporte présidente du Centre national d’accompagnement familial et de formation face à l’emprise sectaire. Elle avait déclaré que « Pierre Lassalle est quelqu’un de très dangereux », et avait livré au quotidien du nord un témoignage glaçant : « C’est un leader sectaire à caractère thérapeutique, un homme dangereux qui attire des gens grâce à l’art, à ses livres… J’ai suivi l’histoire d’une jeune femme il y a quelques années. Élise était jeune kiné au CHR. C’était une fille intelligente, d’ailleurs les disciples de M. Lassalle ne sont pas du tout idiots. Elle avait envie de faire de la méditation, elle était fatiguée et a suivi une conférence de Pierre Lassalle. Au bout de sept formations, elle s’est suicidée. Elle en était arrivée à tirer les tarots pour savoir si elle pouvait soigner ou non tel jour. »
Dans un témoignage que nous avons recueilli, une ancienne adepte de Kaya Team Universe racontait avoir été victime d’emprise mentale, sur fond de théories conspirationnistes homophobes et antivax. « Cela m’a appauvrie, je préférais m’inscrire à des stages que payer mon loyer », nous avait-elle raconté.
Troisième fois depuis octobre
Car ce n’est pas la première fois que la Ville fait la promotion d’associations douteuses sur son portail des Assos ou à l’Antigone des assos. En octobre dernier, nous écrivions que la Ville faisait la promo d’une association de l’association de développement de l’anthroposophie. Mouvement spirituel pseudo-scientifique fondé au début du XXe siècle par l’occultiste autrichien Rudolph Steinner, l’anthroposophie est souvent identifiée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires comme pouvant présenter des risques pour la santé des personnes. Nous relevions aussi la présence d’une “médium et magnétiseuse” et autres “« rituels de dégagement énergétique par le plomb » au forum des associations d’Antigone. La Ville avait alors supprimé l’association de promotion de l’anthroposophie de son portail des Assos.
A quoi joue la Ville, alors que François Villette, directeur adjoint au cabinet de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, écrivait sur Facebook le 14 avril dernier que “la plus grande menace pesant sur nos libertés ne vient pas de l’État mais de groupes sectaires” ?
Quelques recherches rapides (ça nous a pris environ dix minutes avec un ordinateur et une connexion Internet) permettraient de remonter jusqu’à Pierre Lassalle, et donc de se poser quelques questions sur la probité de cette association. Que fait le service vie associative de la Ville de Montpellier ? Y-a-t-il un contrôle à priori sur les associations répertoriées à l’Antigone des associations ? Si oui, comment fonctionne-t-il ? Si non, ne serait-ce pas pertinent d’en effectuer ?
Des questions que nous avions déjà posé deux fois à la mairie de Montpellier, qui n’a toujours pas répondu à nos sollicitations, mais qui a supprimé les pages capturées ci-dessus. (Va-t-on devoir les éplucher une par une pour leur envoyer ?)
Organisation, par l’association « Les Copains de Lagos », d’une conférence ouverte à tous, en français sur le thème de « La Franc- Maçonnerie au Portugal ». Celle-ci aura lieu le jeudi 23 mai à 16h00 à la bibliothèque municipale de Lagos (12, R. Dr. Júlio Dantas 2, Lagos,)
Pour cette conférence, le Grand Maitre de la Grande Loge Unie du Portugal, élu depuis le 18 septembre 2021, le Dr. José Manuel Moreira sera présent.
Il a été l’un des fondateurs de la GLUP, Grande Loja Unida de Portugal, constituée le 4 juillet 2016 au sein de laquelle il a assumé plusieurs fonctions :
Grand Maitre adjoint
2ème Vice Grand Maitre
Président de l’association GLUP
1er Vice Grand Maitre
Le nombre de places étant limité, pour vous inscrire, merci d’adresser un mail à l’adresse de l’association : lescopainsdelagos2023@gmail.com
De notre confrère ladepeche.fr – Par Géraldine Jammet
Mardi 30 avril, la Grande loge de France organise une conférence publique à l’Ancien collège. Perry Wiley, grand maître Honoris Causa, explique comment la franc-maçonnerie s’ouvre à l’extérieur et attire de plus en plus de 25-35 ans « en quête de sens dans un monde compliqué ».
La franc-maçonnerie fascine autant qu’elle rebute. Depuis des années, les différentes obédiences démultiplient les actions d’ouverture au monde pour lever un voile encore opaque pour beaucoup. Ainsi, ce mardi 30 avril, à 19 heures, la Grande loge de France organise une conférence publique à l’Ancien collège*. Intitulée « Pourquoi devenir franc-maçon en Grande loge de France au XXIe siècle ? », elle sera dirigée par Perry Wiley, grand maître Honoris Causa qui anime l’émission « Divers aspects de la pensée contemporaine », sur France Culture.
Comment démystifier la franc-maçonnerie ?
J’emploierai plutôt le terme de démythifier car bien souvent, ceux qui en parlent ne sont pas francs-maçons et relaient des préconçus. On organise beaucoup de conférences et colloques partout en France et même, à l’étranger. J’ai l’honneur d’animer une émission sur Radio France et on ouvre toutes nos loges pour les Journées du patrimoine, ce qui attire toujours un public nombreux. Autant que possible, on essaie de dire ce que l’on est.
À savoir ?
Une loge est un endroit pour mieux se connaître. On y retrouve toutes les classes sociales, tous les corps de métiers, des demandeurs d’emploi et peu importe les croyances ou non. À la Grande loge de France (GLDF), qui rassemble 935 loges pour 31 000 membres, nos deux piliers sont la spiritualité et l’humanisme. Ce n’est pas un syndicat, une ONG ou un parti politique. Ce n’est pas non plus un lieu pour faire des affaires, j’insiste. C’est plutôt une école à penser, sans aucun dogme. On se pose beaucoup de questions sur l’Homme, sur ce que nous sommes. Le but, c’est d’améliorer l’humanité.
Pour quelles actions concrètes ?
Nos textes disent bien que « nous avons à poursuivre au-dehors l’œuvre commencée dans le temple ». En ce moment, sur la base de la question posée chaque année par le Grand maître, on travaille sur l’intelligence artificielle. Comme l’an dernier sur la question de la fin de vie, on transmettra ensuite notre synthèse sous forme de livre blanc à l’ensemble du gouvernement, des députés et sénateurs. Nous avons aussi envoyé de l’aide aux sinistrés des tremblements de terre au Maroc, en Turquie, Syrie, du matériel médical en Ukraine, de l’aide à des chercheurs sur le VIH. Je pense aussi à Pierre Simon, professeur en gynécologie et ancien Grand maître, qui fut l’artisan de la loi IVG aux côtés de Simone Weil.
Pourquoi les rites et le fameux secret maçonnique sont-ils importants ?
Il n’y a pas de secret, rien n’est caché. Le rite et les rituels qui rythment et ordonnent nos réunions, que nous appelons tenues, nous permettent d’établir cette méthode de travail qui nous différencie d’un club philosophique ou autre. En apprenant à mieux se connaître, en écoutant tous les autres, le frère de la GLDF peut alors agir dans la cité avec plus de pertinence.
La Grande loge n’est pas mixte, cela ne fait pas très moderne et XXIe siècle…
On peut le changer par le biais de notre pouvoir législatif et des assemblées générales. Cela fait 40 ans que je suis à la GLDF et le sujet n’a jamais été sollicité. Est-ce que les frères sont passéistes ? Le problème peut aussi être retourné : à la Grande Loge Féminine de France, il n’y a que des femmes… Et on organise régulièrement des rencontres et des colloques tous ensemble.
Comment être franc-maçon dans la région ?
On peut se faire parrainer mais pas seulement. Il est possible de candidater spontanément par le biais de notre site Internet. Il faudra alors expliciter ses motivations, c’est très facile. Il faut aussi être dans une commune qui dispose d’un temple et ils sont nombreux dans le Sud-Ouest. Il y en a notamment à Moissac et Montauban où se trouvent les loges organisatrices de la conférence de mardi. La Grande Loge Féminine de France est aussi à Montauban. Désormais, de plus en plus de jeunes âgés de 25 à 35 ans nous rejoignent car ils sont en quête de sens, de dialogue et de valeurs. Mais ce n’est pas toujours simple non plus, l’antimaçonnisme étant encore fort. D’ailleurs, les extrêmes dont on voit poindre le bout du nez à chaque élection ne sont pas tendres avec nous. Mais le franc-maçon reste un optimiste. Lucide mais pas béat.
*Maison de la culture, 25 allées de l’Empereur à Montauban. Inscriptions : www.gldf.org
A la lecture de l’article sur la Franc-Maçonnerie continentale avant 1723, on ne sait plus si les « guerres de régularité » ont encore un sens. Quoi qu’il en soit – légende ou pas – JISSEY reste un apôtre de la paix universelle, particulièrement en maçonnerie…
Alors que notre confrère d’HIRAM.BE levait le voile sur les candidatures à la présidence du CLIPSAS le 18 février dernier, un nouveau candidat émerge de la Grande Loge Libérale de Turquie : le Frère Cüneyt KALPAKOGLU. Sa candidature, à première vue régulière au regard du règlement général, contraste avec celles des Frères Stéphane BAÑULS et Louis DALY qui ne semblent pas totalement légales.
Toutefois, un élément troublant surgit :
Son implication directe dans le développement du logiciel de vote du CLIPSAS.
En effet, lors de l’Assemblée Générale à Istanbul, la Grande Loge Libérale de Turquie, via l’entreprise Endpoint-labs dirigée par KALPAKOGLU, a offert gracieusement son logiciel de votation pour toutes les assemblées futures. Mais le hic, c’est que le chef de cette entreprise est aussi candidat à la présidence.
Comment un candidat à la Présidence peut avoir accès en tout temps aux résultats des élections?
La situation soulève un conflit d’intérêts potentiel et des questions éthiques et légales considérables. Endpoint-labs, sous la tutelle de KALPAKOGLU, ayant conçu le logiciel de vote utilisé par le CLIPSAS tout en présentant sa candidature pour en devenir le président, expose le processus électoral à un risque de manipulation. L’accès de KALPAKOGLU au code source du logiciel lui donne théoriquement la capacité de suivre qui vote pour qui. Dans un contexte où l’anonymat et la confidentialité des votes sont cruciaux, cette situation compromet gravement l’intégrité de l’élection.
De plus, la capacité même théorique de modifier les résultats des votes interpelle et jette une ombre sur la légitimité de sa candidature. La séparation claire entre les fournisseurs des outils électoraux et les candidats est essentielle pour préserver l’intégrité des élections.
En termes de gouvernance et de conformité éthique, il serait judicieux que le CLIPSAS envisage des mesures pour garantir que les entreprises développant des technologies électorales n’aient pas de liens directs avec les candidats ou les campagnes. Cela inclurait l’examen et potentiellement la révision des contrats et des obligations de confidentialité imposées à de telles entreprises pour éviter tout abus potentiel de pouvoir.
Il est crucial de s’interroger sur les conséquences potentielles de la relation entre Cüneyt Kalpakoglu, fondateur et président d’Endpoint-labs, et le président turc, Recep Tayyip Erdoğan (voir source), notamment parce que KALPAKOGLU a collaboré directement avec le président sur des projets informatiques antérieurs.
Cette proximité historique soulève des questions sérieuses sur la neutralité technologique et l’indépendance de son entreprise, surtout dans le contexte où cette dernière a développé le logiciel de vote utilisé par le CLIPSAS. Cette situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on considère le contexte électoral en Turquie sous l’administration ERDOĞAN, marqué par des allégations de manipulation des médias et de pression sur l’opposition.
Le contrôle gouvernemental sur 90% des médias, comme indiqué par plusieurs rapports, offre à l’administration une capacité considérable de façonner le discours public et de minimiser les critiques (Chatham House).
La répression des médias et des voix d’opposition en Turquie est bien documentée, avec des actions telles que le retrait de la Convention d’Istanbul et les tentatives de suppression des partis d’opposition, qui démontrent une stratégie pour maintenir le pouvoir en limitant la portée des contre-pouvoirs démocratiques (Human Rights Watch). Ces actions posent la question de savoir si une figure ayant des liens étroits avec ERDOĞAN, comme KALPAKOGLU, pourrait exercer une influence similaire dans le contexte du CLIPSAS, où il a développé le logiciel de vote.
Dans cette optique, il est impératif que le CLIPSAS prenne la décision de ne pas utiliser le logiciel de vote développé par Endpoint-labs pour ses prochaines élections. L’enjeu de conflit d’intérêts incarné par la double casquette de Cüneyt Kalpakoglu, à la fois développeur du logiciel et candidat à la présidence, est trop significatif pour être ignoré.
Les risques liés à la manipulation potentielle des résultats, ainsi que la possible surveillance des votes, compromettent non seulement l’intégrité des élections mais aussi la confiance des membres envers l’organisation. Il est crucial que le CLIPSAS se dote de mesures rigoureuses pour garantir une élection juste et transparente.
Outre les audits indépendants déjà recommandés, le CLIPSAS devrait envisager de suspendre l’utilisation de ce logiciel jusqu’à ce que des garanties complètes de neutralité et de sécurité puissent être établies. La mise en place d’un logiciel alternatif développé par une tierce partie indépendante pourrait être une solution pour éviter toute perception de biais ou de manipulation. Cette démarche assurera que l’organisation puisse maintenir son intégrité et renforcer la confiance dans ses processus électoraux.
La Grande Loge Féminine de Memphis-Misraïm est une Obédience féminine, qui pratique exclusivement le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm. Elle a été fondée en 1981. Elle compte aujourd’hui une quarantaine de loges et 700 Sœurs réparties sur tout le territoire français et belge.
Lors de son Assemblée Générale du 15 mars 2024 organisée à Marseille, la Grande Loge Féminine de Memphis-Misraïm a renouvelé son Conseil d’Administration et élu une nouvelle Présidente.
Les Députés ont porté les votes de l’ensemble des membres de la fédération qui ont élu leur nouveau Sérénissime Grand Maître, Michelle Autès.
Qui est Michelle Autès ?
Michelle AUTES, aujourd’hui retraitée, a consacré la plus longue partie de sa vie professionnelle à la promotion touristique de la Région PACA à l’international. Directrice marketing, elle a œuvré dans le domaine de la presse, de l’évènementiel et durant quelques années celui de la Règlementation du Tourisme. Entre « deux voyages », elle a été élue Adjointe à l’environnent dans une petite commune de 6 000 habitants, sur la Côte Bleue. Et a été Sapeur-Pompier volontaire, durant 10 ans dans la même commune.
A la GLFMM depuis 24 ans, elle a été membre fondateur de 3 Ateliers symboliques et d’une LDP. Elle a également été Grand Maitre Adjoint Sud, puis Grand Chancelier, puis récemment Grand Argentier à la GLFMM.
Quelle est sa feuille de route pour aborder cette année ?
L’une des priorités de Michelle Autès est de maintenir les valeurs de la Grande Loge Féminine de Memphis-Misraïm dans le respect des grands principes de la Constitution, de la conservation du Patrimoine spirituel de l’Obédience, en assurant sa pérennité et son développement. Elle envisage notamment de réanimer la Loge de Recherche Julienne BLEIER qui fût le premier Grand Maitre de la Grande Loge Féminine de Memphis-Misraïm et de mettre en place une Académie qui a pour objectif le rayonnement du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm.
L’influence des francs-maçons sur la politique mondiale et les événements importants est généralement évoquée avec ironie. Les sociétés secrètes, dans lesquelles se trouverait le destin de l’humanité, suscitent souvent le scepticisme de la société, car de nombreuses histoires liées à la franc-maçonnerie ressemblent davantage à des fantasmes de théoriciens radicaux de la conspiration, convaincus que la Terre est plate, et que Covid-19 n’a en fait pas existé. Cependant, l’histoire connaît des faits lorsque les loges maçonniques supervisaient secrètement l’ensemble du pays. La Voix de l’Europe parle du financier Licio Gelli et du scandale Propaganda Due.
Licio Gelli est un financier, entrepreneur et écrivain italien. Il est né en 1919 à Pistoia, en Italie. Dans les années 1930, il se porte volontaire pour aller combattre en Espagne lors de la guerre civile espagnole, où il lutte contre les forces communistes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il était chargé de la liaison entre l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie, conseillant le Troisième Reich. Il a continué à soutenir Mussolini jusqu’à la fin de la guerre, malgré les grèves de masse et le renversement du dictateur en 1945.
En 1965, Jelly rejoint le mouvement néo-fasciste et, en 1970, participe au coup d’État néo-fasciste manqué, où il se voit attribuer un rôle distinct dans la prise du pouvoir de l’État. Dans le même temps, l’homme d’affaires a été accusé (mais sans preuve) d’avoir organisé des attentats terroristes et des assassinats de militants radicaux de mouvements de gauche. Des journalistes ont également accusé Jelly que ses activités anti-gauche étaient financées par les services de renseignement américains, mais, comme dans le cas des attaques terroristes, cela n’a pas pu être prouvé.
Gelli avait des relations dans les pays d’Amérique latine et était un homme influent et riche. Il possédait des villas en Italie et en Amérique latine, était négociant en pétrole et contrôlait de nombreux médias du pays.
Mais la renommée mondiale de Jelly n’a pas été acquise en tant qu’homme d’affaires, mais en tant que figure de proue du scandale maçonnique le plus retentissant du XXe siècle.
La loge maçonnique italienne Propaganda due existe depuis la fin du 19ème siècle et cette communauté ressemblait plutôt à un club philosophique. Cependant, en 1974, Licio Gelli, grâce à « P2 », a commencé à gagner de l’influence parmi les autres membres de Propaganda due.
Gelli a fait connaissance avec la franc-maçonnerie en 1965, lorsqu’il a rejoint l’une des loges romaines du Grand Orient d’Italie. En 1967, il a été placé à la tête de la loge « P2 » par le Grand Maître du WSI de l’époque, Giordano Gamberini.
Mais « P2 » n’a pas cessé son travail et, au contraire, a gagné en popularité en même temps que son chef. En 1980, Licio Gelli, dans l’une de ses interviews, a parlé par inadvertance de son influence dans la franc-maçonnerie italienne. Après cela, les frères des loges romaines du Grand Orient d’Italie ont tenu une réunion du tribunal maçonnique, à la suite de laquelle Gelli a été expulsé de l’ordre et Propaganda due a été fermée.
Cependant, les problèmes de l’influent franc-maçon ne s’arrêtent pas là. En mars 1981, dans l’une de ses villas « Wanda », la police italienne effectue des perquisitions liées à des allégations d’une série de falsifications. Au cours de ces perquisitions, les forces de l’ordre ont trouvé 30 carnets dans lesquels étaient compilés des dossiers sur tous les membres de la loge maçonnique dirigée par Gelli. La liste « P2 » comprenait 962 noms, dont ceux d’hommes politiques influents, de financiers, d’hommes d’affaires, de journalistes et de fonctionnaires.
Sur la base des notes de Gelli, la police avait des raisons de croire que P2 était liée à des organisations mafieuses, à des terroristes et à des trafiquants d’armes internationaux. En outre, la loge était accusée d’être impliquée dans l’enlèvement du leader du parti démocrate-chrétien Aldo Moro en 1978 et dans l’attentat à la bombe de la gare de Bologne en 1980, qui a fait 85 morts. La P2 a également été soupçonnée d’entretenir des liens avec la CIA pour lutter contre les forces communistes.
Les enquêteurs Giuliano Turone et Guido Viola rédigent un rapport adressé au président de l’Italie, dans lequel ils signalent que « la documentation trouvée indique l’existence d’une organisation secrète dangereuse pour les institutions publiques » et la liste est transmise au Premier ministre du pays Arnaldo Forlani, qui, après l’avoir lue, décide de publier une liste de personnes appartenant à l’organisation illégale.
Après la publication de la « liste Gelli », le cabinet de Forlani a été supprimé. Comme l’ont montré les preuves, la « P2 » comprenait le ministre du Travail Franco Foschi, le ministre du Commerce extérieur Enrico Manca, le secrétaire politique du Parti social-démocrate italien Pietro Longo, le vice-ministre de la Défense Pasquale Bandiera, le chef du service de renseignement SISMI, le général Giuseppe Santovito, l’un de ses collaborateurs, le général Pietro Musumeci, le procureur de Rome Carmelo Spagnuolo ; L’amiral Giovanni Torrisi, chef de l’état-major général ; Ugo Desiletti, vice-président du Conseil supérieur de la magistrature ; Sempirini, chef du cabinet du Premier ministre ; et le général Vito Micheli, ancien chef des services secrets italiens, impliqué dans la tentative de coup d’État néo-fasciste de 1974.
Le futur dirigeant de longue date de l’Italie, le Premier ministre Silvio Berlusconi, et ses alliés politiques figuraient également sur la liste.
Crainte de poursuites pénales et d’emprisonnement, Jelly quitte le pays et s’enfuit en Suisse en 1982. Là, alors qu’il tente de retirer une somme importante d’un de ses comptes bancaires, il est arrêté par les forces de l’ordre.
Sous peine d’être extradé vers son pays d’origine et jugé, Licio soudoie un garde et s’évade de prison. En passant par la France et Monaco, avec l’aide de ses anciens soutiens, il s’est rendu en Amérique latine, où il avait déjà noué des liens avec des dictateurs et acheté des biens immobiliers. L’ancien franc-maçon possède ainsi des villas en Uruguay, en Argentine et au Chili.
Une commission parlementaire spéciale a conclu que les activités de P2 tombaient sous le coup de l’article 18 de la Constitution italienne, qui interdit les « organisations secrètes qui poursuivent, même indirectement, des buts politiques en créant une structure de nature militaire ». Cependant, l’enquête a été interrompue par une série de décès. Par exemple, des témoins clés, des juges, des avocats et des journalistes menant leurs propres enquêtes ont été tués afin de dissimuler les détails du fonctionnement de la loge.
Lors du congrès du Grand Orient d’Italie en mars 1982, aucun des Grands Officiers impliqués dans ce scandale n’a été réélu pour un nouveau mandat.
Cinq ans après son évasion, Gelli revient inexplicablement en Suisse, où il se rend aux autorités locales. L’homme d’affaires est extradé vers l’Italie, où il est emprisonné, jugé et condamné à de nouvelles peines pour trahison de secrets d’État, contrebande d’argent et obstruction à l’enquête sur l’attentat terroriste de Bologne.
En 1996, Jelly parvient à faire commuer sa peine et est assigné à résidence. Deux ans plus tard, craignant d’aller à nouveau en prison, Gelli échappe à l’arrestation et se cache. En 2013, le nom de l’entrepreneur apparaît à nouveau dans les médias lorsqu’un tribunal italien confisque les villas de l’ancien franc-maçon pour fraude financière à grande échelle.
Licio Gelli est décédé en 2015 dans sa villa de Toscane des suites d’une maladie à l’âge de 96 ans.
DESCRIPTION : – Table ronde avec les obédiences maçonniques :
– Fédération française du droit humain – M. Sylvain Zeghni, Grand Maître national, président du conseil national de la Fédération française du droit humain, et Mme Martine Baissas, responsable de la commission éthique-bioéthique – Grande Loge de France – MM. Michel Hannoun, représentant du Grand Maître et Gilles Kounowski, Conseiller de l’Ordre, Grand orateur – Grande Loge féminine de France – Mme Catherine Lyautey, Grande Maîtresse et Mme Frédérique Moati, présidente de la commission nationale éthique bioéthique – Grand Orient de France – M. Guillaume Trichard, Grand Maître
● ORATEURS : – Mme Agnès Firmin Le Bodo – M. Olivier Falorni – M. Sylvain Zeghni – Mme Martine Baissas – M. Michel Hannoun – Mme Catherine Lyautey – M. Guillaume Trichard – M. Didier Martin – Mme Laurence Maillart-Méhaignerie – Mme Laurence Cristol – Mme Caroline Fiat – Mme Frédérique Moati – M. Jocelyn Dessigny – M. Christophe Bentz – Mme Élise Leboucher – Mme Danielle Simonnet – M. René Pilato – M. Patrick Hetzel – M. Jean-Pierre Vigier – Mme Sandrine Rousseau