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Lieu symbolique : La vallée de Chevreuse, ses forêts secrètes, ses croyances et légendes fabuleuses…

La vallée de Chevreuse, nichée dans le cœur de la région Île-de-France, est un lieu empreint de mystère et de légendes, où le patrimoine naturel et historique se mêle à des récits séculaires.

Dans l’écrin mystérieux de vallons enveloppés de brume et au cœur de nos forêts recelant des secrets, les contes, les légendes et les récits ancestraux ont gravé leurs marques indélébiles… Entrons dans les voies qui nous sont désormais pénétrables.

Le dolmen de la Pierre Ardoue à Saint-Léger-en-Yvelines

Ce monument mégalithique, témoin silencieux d’une époque révolue, est enveloppé de mystère. Le dolmen de la Pierre Ardoue, avec ses imposantes pierres dressées, est souvent associé à des rites ancestraux et à des croyances en des forces telluriques. La légende raconte que ce lieu était un site sacré pour nos ancêtres, où ils se rassemblaient pour des cérémonies liées à la fertilité de la terre et à la vie après la mort.

Plus prosaïquement, la Pierre Ardoue, avec ses variantes de nom Pierre Ardroue ou Pierre Ardoué, est un site fascinant de par son histoire et sa description. Côté histoire, la première mention de ce dolmen remonte à 1764 sur une carte de Berthier. Et à la fin du XVIIIe siècle, il a été vidé et modifié pour servir d’abri pour des animaux pour être finalement classé monument historique le 23 mai 1906, avec un classement confirmé en 1924.

Situé au cœur de la forêt de Rambouillet, près du village de Saint-Léger-en-Yvelines et des Buttes Rouges, il est constitué d’une table en grès, avec les dimensions actuelles de la table étant de 3 m de long sur 3,60 m de large d’un côté et 2,40 m de large de l’autre, avec une épaisseur moyenne de 0,55 m. La table était plus grande à l’origine mais a été réduite d’environ un cinquième de son volume à la fin du 18e siècle. Ce dolmen représente donc un élément important du patrimoine historique et archéologique de la région, malgré les modifications qu’il a subies au fil du temps et l’absence de découvertes significatives en termes d’artefacts ou de restes humains. Son emplacement et sa structure restent des sujets d’étude précieux pour comprendre la préhistoire de cette partie de la France.

Le Lavoir de la source aux Fées à Saint-Forget

Le Lavoir de la source aux Fées, caché au creux d’un écrin de verdure, est réputé pour ses eaux cristallines censées avoir des propriétés curatives. Selon la légende, des fées bienveillantes habiteraient ces lieux, offrant protection et guérison à ceux qui viennent y puiser de l’eau. Ce site enchanteur continue d’attirer les curieux, désireux de ressentir la magie des lieux.

Sainte Anne et la fontaine vertueuse à Bullion – Hameau de Moutiers

La fontaine vertueuse, dédiée à Sainte Anne, est réputée pour ses vertus miraculeuses, notamment pour guérir les maladies des yeux. La tradition veut que l’eau de cette source sacrée, bénie chaque année lors d’un pèlerinage, possède des pouvoirs de guérison transmis par Sainte Anne elle-même. Ce lieu de recueillement attire les pèlerins en quête de soulagement et de bénédiction.

La fontaine vertueuse à Bullion

Qualifiée de source druidique, la fontaine Sainte-Anne était aussi réputée pour guérir la stérilité et protéger les récoltes. On lui prête aussi la faculté d’exaucer les vœux en lançant une pièce dans le bassin.

Le taureau et la statue de la Vierge / Abbaye Notre Dame de la Roche à Lévis-Saint-Nom

Près de l’abbaye Notre-Dame de la Roche se trouve une statue de la Vierge, au cœur d’une légende fascinante liant le sacré et le profane. On raconte qu’un taureau, en labourant le sol, aurait découvert cette statue, la rendant ainsi aux fidèles. Ce récit symbolise la révélation divine cachée dans la simplicité de la nature, unissant les croyants dans leur foi.

La Fontaine Saint-Thibaud, source de fertilité à l’Abbaye des Vaux de Cernay

La Fontaine Saint-Thibaud est réputée pour être une source de fertilité. Les couples désireux d’avoir des enfants viennent y puiser de l’eau, espérant que la bénédiction du saint patron de la fertilité exauce leurs vœux. Entourée d’un cadre paisible, cette source est un lieu chargé d’espoir et de foi pour de nombreux visiteurs.

L’eau miraculeuse de la source Saint Fort à Poigny-la-Forêt

La source Saint Fort est connue pour ses eaux miraculeuses, ayant le pouvoir de guérir et de protéger. Selon la légende, Saint Fort, par ses prières, fit jaillir cette source dans un geste de compassion pour les habitants de la région. Les eaux de cette source sont depuis lors synonymes de guérison et de protection divine.

Chacun de ces lieux, ancré dans les traditions et les croyances locales, témoigne de la richesse culturelle et spirituelle de la vallée de Chevreuse, faisant de cette région un véritable livre ouvert sur l’histoire et les mystères de la France.

Prieuré des Moulineaux et fontaine oratoire Saint-Fort

En savoir + sur les sites légendaires du parc naturel de la vallée de Chevreuse.

Cambodge : Création d’une nouvelle loge à Phnom Penh

De notre confrère lepetitjournal.com – Par  Lepetitjournal Cambodge

Raoul Jennar souhaite créer une loge, en adéquation avec les idées du Grand Orient de France (GODF). Il est à la recherche de trois autres frères maîtres, qui souhaiteraient le rejoindre et s’investir pleinement.

Il existe actuellement à Phnom Penh deux loges francophones appartenant à deux obédiences différentes de la Franc-Maçonnerie : la Grande Loge de France (GLDF) et la Grande Loge Nationale Française (GLNF). La Grande Loge de France (GLDF) et la Grande Loge Nationale Française (GLNF) sont deux des principales obédiences maçonniques en France qui partagent plusieurs similitudes. Notamment dans le fait qu’elles poursuivent des buts similaires en termes de développement personnel, de recherche spirituelle et morale, et de contribution aux progrès de valeurs humanistes. cette nouvelle loge entend accorder la primauté à la liberté de conscience et à la laïcité.

En 1894 se crée ainsi la Grande Loge de France. La seconde voit le jour en 1913 sous le nom Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies Françaises (GLNIR) prenant le nom de Grande Loge Nationale Française en 1948. Elle est reconnue dès sa création par la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA). Il s’agit, avec des degrés divers dans les deux cas, de maintenir une référence à Dieu, Grand Architecte de l’Univers. Elles travaillent toutes deux sur des questions philosophiques et symboliques. Rappelons-nous qu’en 1877, le Grand Orient de France abandonne l’obligation de croire au GADLU, le GODF ouvre ainsi ses portes à une approche plus humaniste et met l’accent sur les valeurs éthiques et morales sans souffrances les ancrer dans un contexte théiste.

Ces deux obédiences sont exclusivement masculines contrairement au Grand Orient qui est mixte et au sein duquel on débat à la fois de questions spirituelles, mais aussi de sujets de société.

Raoul Jennar souhaite créer une loge , en adéquation avec les idées du Grand Orient de France. Mais pour que la loge puisse être reconnue par le Grand Orient de France, il faut qu’elle regroupe dix maîtres (un grade propre à la franc-maçonnerie). Or, il n’est pour l’instant accompagné que de sept maîtres. Il est donc à la recherche au moins de trois autres maîtres, qui souhaiteraient les rejoindre et s’investir pleinement.

Cette loge portera le nom de Filles et Fils de Chatomouk et sera donc mixte. 

 

Raoul Jennar, un érudit belge amoureux du Cambodge

Raoul Jennar est né en 1946 en Belgique. Il a suivi des humanités gréco-latines, puis des études de littérature et d’histoire ainsi que de science politique. De 1968 à 1988, il est professeur de français, puis conseiller au gouvernement et au parlement belge. À la suite d’une visite dans les camps de réfugiés de plusieurs pays du sud-est asiatique, il se familiarise avec l’histoire et les enjeux politiques des pays de la péninsule indochinoise. 

De 1989 à 1999, il part vivre au Cambodge en tant que consultant pour des ONG, ensuite pour l’Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC), puis pour l’UNESCO, où il a été chargé de mettre en œuvre le programme Culture de Paix. En 1997, il fut appelé à servir comme consultant auprès de l’Union européenne, suite aux événements politiques de cette année-là.

De 1999 à 2007, il est de retour en Belgique où il utilise son expertise au sein du réseau Oxfam International. Il travaille sur de nombreuses problématiques liées à la mondialisation et s’intéresse plus particulièrement aux dossiers de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il est ensuite rappelé par le gouvernement cambodgien en 2007 et travaille comme consultant pour les questions de frontières. Il s’installe définitivement dans le pays. Il sera expert de l’ONU auprès du tribunal Khmers rouges en 2008-2011.

Son parcours professionnel a ainsi été marqué par son fort engagement, notamment dans la promotion de la paix, ainsi que par sa capacité à naviguer dans des contextes multiculturels et politiquement sensibles.

Raoul Marc Jennar
Raoul Marc Jennar

Un engagement franc-maçon de longue date 

Parallèlement à son parcours professionnel, il a rejoint en 1974 la loge de Bruxelles appelée « Les Amis Philanthropes ». C’est l’une des deux plus anciennes loges de la ville. Fondée en 1798 comme loge militaire, elle fait partie du Grand Orient de Belgique (GOB). Elle est à l’origine de la création de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et notamment de la rédaction de la loi de dépénalisation de l’avortement.

Quand il déménage en France, Raoul rejoint d’autres loges maçonniques du Grand Orient de France. Mais lorsqu’il part vivre au Cambodge, il ne se résigne pas à ne plus fréquenter de loges maçonniques, aucune n’existant qui soit rattachée au Grand Orient.

 

Histoire et idées de l’obédience maçonnique du Grand Orient

L’obédience du Grand Orient de France (GODF) a une histoire riche et complexe qui remonte au début du XVIIIe siècle, dans le contexte philosophique du siècle des Lumières. Fondée en 1728, elle a pris son nom actuel en 1773 à Paris. Elle est l’une des plus anciennes et des plus influentes obédiences maçonniques.

Dès ses débuts, le Grand Orient de France était fortement influencée par les idéaux des Lumières, prônant la tolérance religieuse, la liberté de pensée et le progrès social. Il a joué un rôle clé dans la diffusion de ces idéaux humanistes à travers la franc-maçonnerie en Europe.

Au fil des siècles, le Grand Orient de France a été le théâtre de nombreux débats et controverses internes, notamment sur des questions liées à la spiritualité, à la politique et aux relations avec d’autres obédiences maçonniques. Ces débats ont souvent reflété les tensions et les évolutions sociales de la société française.

Dans les années qui ont précédé la Révolution française, le Grand Orient de France a été un foyer d’activisme politique, comptant parmi ses membres de nombreux philosophes et adeptes des réformes démocratiques. Au début de la Révolution, de nombreux membres de l’obédience ont joué un rôle actif dans les événements qui ont conduit à la chute de l’Ancien Régime, en particulier la création de la première assemblée nationale et la La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Selon Raoul Jennar, “au cours du XIXe siècle, le Grand Orient de France a continué à jouer un rôle important dans la vie politique et sociale de la France, en soutenant des réformes telles que la laïcité de l’État et la séparation des Églises et de l’État en 1905. Au XXe siècle, le Grand Orient de France a été confronté à de nouveaux défis, notamment pendant la montée du fascisme et la répression par le régime de Vichy qui a envoyé des milliers de Maçons dans les camps d’extermination nazis. Malgré ces défis, il est resté un acteur majeur de la vie publique française, promouvant les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de liberté de conscience. Aujourd’hui, le Grand Orient de France continue de jouer un rôle important dans la société française, en promouvant la laïcité, la démocratie et les droits de l’homme. Bien que son influence puisse avoir fluctué au fil du temps, son héritage en tant qu’institution engagée dans la recherche de la vérité, de la justice et du progrès reste profondément ancré dans l’histoire de la franc-maçonnerie française.”

N’hésitez pas à contacter Raoul Jennar à l’adresse suivante si vous êtes intéressé(e)s pour rejoindre cette nouvelle loge du Grand Orient à Phnom Penh : godfffc@gmail.com

Le mot du mois : « Exil »

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Ce mot étrange et dérangeant s’est vu, dès l’Antiquité, affecté d’une double étymologie. Les Grecs y voyaient un avatar de la racine *el-, qui désigne le mouvement qui pousse quelqu’un, que l’on retrouve dans le prosélyte, celui qui s’ajoute aux habitants du pays. Le latin *ambulare exprime initialement l’idée d’aller de tous côtés. *Exul est, au sens propre le « mouvement hors de-« . Les Latins l’ont rapproché, jusqu’à l’assimiler, de *ex-solium, insistant ainsi sur l’idée de quitter un sol natal, contraint et forcé par un décret juridique d’éloignement prononcé à l’encontre d’un individu présumé dangereux pour la société civile, en raison de ses convictions, de ses prises de position politique, de ses actes subversifs.

Bannissement, ostracisme, expulsion du gêneur. Déportation, exode collectif loin de la servitude, de la misère et de la famine. 

L’exil est toujours une condamnation, celle d’un homme, et l’exode contraint un peuple à fuir la servitude vers un ailleurs douloureux, la catastrophe des éléments naturels ou des ennemis déchaînés. Hors de soi, hors du confort coutumier. Au nom d’une différence, réelle, présumée ou instituée.

Quand on sait combien l’identité, à la différence de nos sociétés contemporaines plus nomades et mixtes ethniquement et géographiquement, passe avant tout par l’insertion de l’individu dans un tissu familial, traditionnel, dans une collectivité locale, on peut imaginer sans peine la douleur de cet éloignement forcé.

Il est à noter que l’allemand Elend, la misère, garde trace de ce sens premier d’exil.

Le pouvoir bannit hors du ban, juridiction féodale protectrice, il exile les gêneurs dont la parole, satirique ou trop bien informée, dévoile les agissements délictueux de personnages influents et corrompus. Ce fut le cas, jusqu’au XVIIIe siècle, des « nouvellistes » à la langue bien pendue. Voltaire prit la route de la Suisse, Victor Hugo celle des îles anglo-normandes. Ovide, ami très proche, trop proche sans doute, de l’empereur romain Auguste, se vit exilé sur les rives ombreuses de la Mer Noire.

Et leur exil offre à la littérature les témoignages de leur nostalgie. Entre autres, Les Tristes d’Ovide.

D’autres, tels Dédale et son fils Icare, fuient la vindicte du roi Minos en prenant le chemin des ciels, quitte à y laisser la vie par intempestif plongeon comme le fils, ou d’autres avatars de labyrinthe comme le père. Mais, toujours, les conquérants du ciel échouent dans leur entreprise. Le roi babylonien Etana lâche l’aigle qui l’emporte. Bellérophon, fils de Poséidon, échappant au roi lycien Iobatès qui l’asservit, tue la Chimère, grâce au cheval ailé Pégase, mais Zeus foudroie l’orgueil de cette monture volante.

Comme si l’exil stigmatisait le privilège de ces hommes en recherche de l’absolu, au prix de la douleur, du tourment de l’esseulement, d’une détresse que rien ni personne ne viendra vraiment consoler.

L’émigré, qui fuit ce qui constitue sa géographie mentale, familiale, historique, linguistique, trouvera peut-être un lieu propice à son immigration, sans toutefois être en mesure de renoncer au plus profond de lui à ce qui a tissé ses attaches. Emigré, immigré, avec un statut peut-être reconnu.

Mais le migrant sera toujours celui qui est « en train de migrer », condamné à l’errance, sans lieu où « poser sa valise », celui qu’on ne voit pas, qui en devient transparent à force de non-identité.

Tel le Poète, que Baudelaire compare à l’Albatros, dans le poème éponyme : « Exilé sur le sol au milieu des huées, / Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. »

Mais tout le monde n’est pas poète…

Annick DROGOU

Comme un manque, une absence. En exil de quoi ? D’un paradis perdu, d’une terre promise ? L’exil suppose un retour, au moins rêvé. Pas d’installation définitive. L’exilé ne plante pas d’arbres pour les générations futures. L’exilé se souvient.

En exil de soi ? Peut-être faut-il accepter des exils volontaires, les espérer et les susciter pour ne pas se satisfaire du mol assoupissement des jours, pour comprendre et savoir que nous resterons nomades, éternellement de passage. Se savoir en exil de soi dans la distance qui interdit l’hubris. Renoncement à l’embourgeoisement satisfait, comme un assèchement, une ascèse salutaire.

Jamais installé, jamais arrivé. Dans l’exil ne garder que la patrie du cœur, celle de l’amour. En écho aux mots de Simone Weill : « Aimer un étranger comme soi-même implique comme contrepartie : s’aimer soi-même comme un étranger. » Dans le proche et le lointain. En partance vers l’horizon jamais atteint mais toujours dépassé.

Tous les exilés, les expatriés, les migrants, se savent en exil de sensations familières, du rythme des saisons, de l’odeur d’une cuisine, de la musique d’une langue. Et pourtant tous reconnaissent le même, le toujours-là des émotions universelles, des mêmes inquiétudes des mères sous toutes latitudes, du même besoin de commerces et de rencontres qui font nos vies uniques et semblables. Dans le ciel de nuit de l’exil, les étoiles ont changé d’adresse mais le mystère demeure. Entier. Où que l’on se trouve, où que l’on se perde. 

Jean DUMONTEIL

« Le château étoilé et la parole perdue-Surréalisme & Franc-maçonnerie », au musée de la franc-maçonnerie

« Le château étoilé et la parole perdue-Surréalisme & Franc-maçonnerie », tel est le thème de cette exposition qui se tient au musée de la franc-maçonnerie (Musée de France). Elle se tiendra du 26 avril au 22 septembre 2024 et met en lumière la connexion entre le surréalisme et la franc-maçonnerie. Les artistes du mouvement surréaliste d’André Breton y exposeront leurs œuvres.

Nous vous invitons à prendre connaissance de la présentation par Guillaume Trichard, Grand Maître du Grand Orient de France, Président du Musée de la franc-maçonnerie :

« Le 15 octobre 1924, paraissait, sous la plume d’André Breton, Le Manifeste du surréalisme.

L’année 2024 marque donc le centième anniversaire de la naissance de ce grand mouvement artistique et poétique qui a exercé une influence majeure sur la création et la culture du XXe siècle ; en France, bien sûr, mais aussi dans beaucoup d’autres pays. À côté de nombreuses manifestations organisées pour ce centenaire, le Musée de la franc-maçonnerie propose lui aussi une exposition autour du surréalisme. Il s’agit moins de commémorer que de saisir une occasion de comprendre le questionnement essentiel que mettaient sur la table de la modernité André Breton et ses amis, au lendemain du drame de la Première guerre mondiale.

Présente dans notre pays depuis près de trois siècles – et particulièrement active sous la IIIe République – il n’est guère étonnant que des artistes aient, à un moment ou à un autre, croisé la franc-maçonnerie. Mais il y a plus que cela et c’est ce qui donne la matière de cette exposition. L’origine même du terme surréalisme touche un peu à la franc-maçonnerie. C’est en effet, en 1917, dans une lettre de Guillaume Apollinaire au poète Paul Dermée qu’apparaît le mot. Or Dermée (Camille Janssen, 1886-1951) est non seulement franc-maçon mais aussi un des cadres du Grand Orient de France. L’homme est un, et Dermée ne vit pas ses choix artistiques indépendamment de son implication en loge. De même, quelques années plus tard, il y a des résonances entre le travail littéraire de Philippe Soupault, co-inventeur avec Breton de l’écriture automatique, et son engagement au Grand Orient de France.

Grand Maître du Grand Orient de France, Président du Musée de la franc-maçonnerie 

L’exposition s’intéresse à une période moins étudiée – et peut-être même volontairement un peu oubliée – du surréalisme : l’après Seconde guerre mondiale. Dès ses débuts, André Breton témoigne d’une vraie curiosité pour l’hermétisme. Il y voit une approche qui permet d’accéder à des profondeurs méconnues de la psyché humaine et de féconder une création poétique nouvelle. Cet intérêt se manifeste ostensiblement en 1945 avec la publication d’Arcane 17 puis, en 1957, avec ce livre inclassable et fascinant qu’est L’art magique.

Entre 1945 et jusqu’à sa mort en 1966, Breton va rassembler autour de lui de jeunes artistes dont le travail se nourrit des traditions initiatiques et symboliques. Beaucoup d’entre eux sont francs-maçons et font de leur pratique maçonnique une source de leur production poétique.

C’est à la découverte de cette rencontre inattendue entre surréalisme et franc-maçonnerie que nous convions le visiteur. Cette manifestation se situe dans le prolongement de l’exposition « Surréalisme et alchimie » organisée l’été dernier par La Rose Impossible pour l’inauguration de la Maison André Breton à Saint-Cirq-Lapopie. Nous avons été particulièrement heureux et fiers de participer à la réouverture de ce lieu magnifique et dorénavant si important pour l’Histoire de l’art du XXe siècle.

Bienvenue dans ce voyage entre symboles, imaginaire et poésie ! »

Un « musée de France » pour découvrir et mieux comprendre la franc-maçonnerie

Pierre Mollier
Laurent Segalini

Curateurs de l’exposition : Patrick Lepetit/Pierre Mollier & Laurent Segalini, Musée de la franc-maçonnerie/Yoan Armand Gil, Venus d’Ailleurs

Consultants : Emmanuel Bauchard, Camille Coppinger, Marie-Dominique Massoni, David Nadeau

Partenaires de l’exposition : La Rose Impossible et le CISCM

Contact presse : Lucie Masse, chargée des publics et de la médiation – 01.45.23.74.09

Renseignements pratiques : Musée de la franc-maçonnerie – Siège du Grand Orient de France – 16 rue Cadet 75009 Paris Tél : 01.45.23.74.09 – Le musée, le site.

Métros : Cadet (ligne 7) ou Grands Boulevards (lignes 8, 9)/Station Vélib’ : Cadet (24-26 rue Cadet) – Contact musée

Horaires : Le musée est ouvert : – du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-18h00 – le samedi : 10h00-13h00 / 14h00-19h00 – le dimanche : 10h00-12h30 / 14h00-18h00 – Fermeture les lundis et jours fériés.

Voyage au cœur de l’étrange : Une plongée dans le « Dictionnaire de l’Occulte »

Rien que le titre soulève une véritable gageure. Commençons par voir ce qui peut s’entendre par occulte, insolite et fantastique, un art ou un genre littéraire où dominent des éléments surnaturels ou non vraisemblables…

Occulte, du latin occultus, qui signifie caché ou secret, dans son usage le plus courant fait référence à des connaissances ou des pratiques qui sont cachées ou secrètes, souvent en lien avec le surnaturel ou l’ésotérique. L’occultisme englobe une variété de phénomènes mystiques, magiques ou paranormaux, ainsi que les études et pratiques associées à ces phénomènes (magie, alchimie, astrologie, mysticisme, divination). C’est ainsi que l’occultisme a souvent été associé à des sociétés secrètes et à des écoles de pensée qui préservent des savoirs ésotériques accessibles uniquement à leurs initiés.

Quant à l’insolite, il s’agit d’un terme provoquant l’étonnement, la surprise par son caractère inhabituel, contraire à l’usage, aux règles ou par sa conduite inattendue. Faisant souvent référence à des événements,  des comportements – actions ou des rituels qui semblent étranges ou inexpliqués aux yeux des observateurs non initiés –, lieux étranges se distinguant par leur architecture, leur histoire ou leur environnement naturel, mais aussi aux histoires ou légendes avec des récits qui contiennent des éléments fantastiques souvent racontés pour leur aspect spectaculaire ou mystérieux. L’insolite accentue l’aspect de mystère et de découverte, invitant à une exploration plus profonde de ce qui est peu compris ou peu documenté dans les études de l’occulte.

Vous avez dit fantastique ? Ce terme colporte quelques caractéristiques clés telles que l’intrusion du surnaturel – phénomènes qui ne peuvent être expliqués par les lois naturelles de l’univers –, des sujets explorant fréquemment des thèmes tels que l’identité, la mort, l’inconscient, et les limites de la connaissance humaine, etc.

Tout cela se trouve dans cette réédition de ce passionné depuis l’adolescence par les civilisations disparues, et en tout premier lieu par l’Égypte, qu’est Jean-Louis Bernard1

L’édition de 1998

Une très belle initiative d’Entremises Éditions2 car le Dictionnaire de l’insolite et du fantastique publié au Édition du Dauphin en 1998, dans sa collection Ésotérisme, est désormais épuisé.

Ce Dictionnaire de l’occulte, de l’insolite et du fantastique, publié en 2022 par Entremises Éditions, se présente comme une ressource incontournable pour tous ceux qui cherchent à explorer les dimensions plus mystérieuses et moins tangibles de notre existence. À travers 390 pages, cet ouvrage ambitionne d’ouvrir des portes sur des horizons vastes et exaltants, loin des confinements d’une civilisation moderne souvent perçue comme aliénante.

En cette époque où la philosophie traditionnelle et la religion semblent perdre de leur prégnance, l’occulte, l’insolite, et le fantastique émergent comme des refuges prometteurs pour l’esprit humain, offrant des perspectives renouvelées sur le spirituel et le mystique. Jean-Louis Bernard y voit un nouveau romantisme, qui transcende le sentimental pour plonger dans les profondeurs du spirituel.

Le livre est le fruit d’un quart de siècle de recherches assidues, d’expériences personnelles, de voyages et d’échanges avec des chercheurs opérant aux frontières des connaissances conventionnelles. En excluant soigneusement les égarements de la mythomanie et de l’imposture, l’auteur s’efforce d’apporter une structure à un domaine intrinsèquement complexe et évasif.

L’approche du dictionnaire est flexible, invitant le lecteur à la découverte spontanée par une ouverture au hasard ou à une exploration méthodique via la lecture alphabétique. Les entrées sont conçues pour stimuler l’esprit par des associations de mots et des renvois internes, reflétant la profondeur et l’interconnexion des sujets abordés. Pour ceux désireux d’une exploration plus structurée, l’ouvrage suggère des points de départ spécifiques selon les intérêts du lecteur, qu’ils soient tournés vers l’archéologie fantastique, la philosophie occulte, ou d’autres domaines de la connaissance ésotérique.

En intégrant une dimension presque kabbalistique à l’agencement des lettres et des mots, Jean-Louis Bernard invite à une réflexion plus profonde sur les liens entre le langage, le savoir, et le mystère. Ce dictionnaire se positionne donc non seulement comme un guide à travers l’étrange et l’inconnu, mais aussi comme une invitation à contempler la richesse infinie de l’univers à travers le prisme de l’occulte.

Dans son introduction Jean-Louis Bernard engage le lecteur dans une réflexion sur l’importance de l’occulte, de l’insolite et du fantastique dans un monde où la philosophie et la religion semblent perdre leur emprise. Il propose que ces domaines offrent à l’homme de la rue une échappatoire – salvatrice ? – face à une civilisation qui écrase les âmes avec ses rythmes implacables.

Jean-Louis Bernard suggère que l’art et la littérature fantastiques nous connectent à un univers d’étrangeté réelle, pleine de paradoxes qui défient la logique conventionnelle, en nous forçant à remettre en question nos perceptions et nos croyances. L’insolite est décrit comme un élément indissociable du quotidien, infusant notre vie de poésie et d’émerveillement dans le banal.

Abeille
Zombi

Le livre – qui nous conduit d’Abeille à Zombi – se positionne comme une clé pour déchiffrer cet univers énigmatique, étant le résultat de vingt-cinq ans de recherches et d’expériences. Bernard écarte délibérément tout ce qui pourrait être jugé comme banal ou frauduleux, cherchant à donner de l’ordre à ce qui peut paraître chaotique.

L’auteur recommande au lecteur d’aborder le dictionnaire de manière ouverte, en choisissant des mots au hasard ou en suivant l’ordre alphabétique, qui lui-même est doté de sa propre magie issue de la kabbale des lettres. Pour une étude plus structurée, des points de départ sont suggérés, orientant les lecteurs vers des thèmes spécifiques tels que l’archéologie fantastique ou la philosophie occulte.

En somme, Jean-Louis Bernard nous invite à embrasser l’insolite comme une fenêtre ouverte sur des horizons plus larges et à voir au-delà des apparences, dans une quête de sens qui nous est intrinsèquement humaine. Il nous exhorte à reconnaître la valeur de l’inexplicable et du mystérieux, et à percevoir le potentiel de ces domaines à enrichir notre compréhension du monde et de nous-mêmes.

Sphinx ensablé, non rénové (1867)

1Jean-Louis Bernard, un homme alsacien de cœur et lyonnais d’adoption, est né à Belfort le 3 novembre 1918. Depuis sa jeunesse, il était fasciné par l’Égypte, un pays qui a grandement influencé ses rêves et ses visions de la vie dans l’ancienne civilisation, le guidant vers une compréhension plus profonde des civilisations disparues et des lois occultes qui gouvernent les sociétés.

Sa carrière professionnelle a commencé dans l’enseignement en tant qu’instituteur après des études à l’École Normale catholique d’Obernai. Son parcours l’a mené à voyager en Afrique du Nord et au Maroc, où il a écrit des nouvelles pour un journal local et a créé une revue ésotérique. Il a également servi dans l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale et a été démobilisé à Mogador en mars 1945.

Après la guerre, Jean-Louis Bernard a poursuivi sa carrière d’enseignant dans le Bas Dauphiné avant d’être invité à enseigner en Égypte, où il a approfondi son initiation au yoga des derviches. De retour en France, il s’est immergé dans les cercles théosophiques et a donné des conférences sur ses sujets de prédilection comme l’égyptologie et l’ésotérisme.

En 1957, il publie son premier livre, L’Égypte ou la genèse du surhomme, et plus tard s’installe à Paris où il continue d’écrire et de contribuer à des revues ésotériques. Il voyage à travers le monde, donnant des conférences et écrivant sur l’occulte et le fantastique.

Toujours attentif aux signes de la vie, Jean-Louis Bernard cherchait à équilibrer les pôles féminin et masculin de l’existence, un équilibre qu’il considérait comme essentiel à la condition humaine. Il est décédé en 1998 après avoir écrit L’Esotérisme politique et Faust et l’éternel féminin, laissant derrière lui un héritage de connaissances et une vie dédiée à la recherche de la vérité spirituelle et historique. Jean-Louis Bernard a notamment été́ publié aux éditions Albin Michel, Guy Trédaniel, comme en 1995 son Mystères égyptiens,et Robert Laffont.

2Entremises Éditions – votre lien de connaissance – est une maison d’édition indépendante qui défend une ligne éditoriale à la fois qualitative et ouverte à un large public : l’idée est de proposer aux lecteurs de tous horizons des ouvrages à la fois profonds et accessibles. Or, seuls des spécialistes, qui donc maîtrisent leur sujet, peuvent rendre compte de la complexité de leurs recherches dans un langage accessible aux profanes : aussi, ce sont leurs livres que nous publions.

Des livres de petits formats, lisibles en deux heures environ/Des essais sur tous les sujets (histoire, philosophie, sciences, spiritualité, géopolitique, société, etc.)/De nombreuses collections déjà existantes/Une collection “ Carte Blanche ” propose des livres de format moyen sans limite de nombre de pages.

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DICTIONNAIRE DE L’OCCULTE, DE L’INSOLITE ET DU FANTASTIQUE

Jean-Louis BernardEntremises Éditions, 2022, 390 pages, 15,90 €

Disponible dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre. Achetez dans votre zone, chez votre libraire préféré, pour qu’il continue à vous conseiller, à vous inspirer, à vous faire rêver et, surtout, à animer votre quartier !  

01/05/24 : Rassemblement en hommage aux Martyrs de la Commune de Paris, pour la République et la Laïcité

Monument conçu par l’architecte Jean Camille Formigé comprenant un portique double et se développant autour du crématorium avec un total de 26 606 cases pour accueillir les urnes, c’est, comme l’an dernier, au centre du Columbarium du cimetière du Père-Lachaise, à Paris, que rendez-vous est donné à 9h30.

Crématorium
Rassemblement 2023

Les francs-maçons sont traditionnellement associés aux valeurs libérales et républicaines, en harmonie avec les principes de la République et de la laïcité célébrés par les Martyrs de la Commune de Paris. Lors de la Commune, ils ont tenté une conciliation avec le gouvernement, qui a échoué. Par la suite, ils ont ouvertement soutenu la Commune, démontrant leur engagement envers ses idéaux. Le 1er mai, symbole des droits sociaux et des travailleurs, correspond à ces valeurs républicaines et revêt donc une signification particulière pour les francs-maçons qui partagent cet héritage de quête de justice sociale et de gouvernance laïque.

Columbarium
Sépulture Oscar Wilde

Un hommage sera rendu à :

1. Roger Verlomme (1890–1950) : Ancien chef de cabinet de préfet, sous-préfet et préfet, membre de la Résistance. Il fut impliqué dans la gestion administrative et politique de différentes régions françaises ;

2. Léon Richer (1824-1911) : Journaliste libre-penseur et féministe français. Hubertine Auclert le considérait comme le « père du féminisme » et Simone de Beauvoir comme son « véritable fondateur » ;

3. Marie Béquet de Vienne (1854–1913) : Féministe, militante sociale et franc-maçonne. Elle est la créatrice de la société pour l’allaitement maternel et des refuges-ouvroirs pour femmes enceintes en détresse et est à l’origine de la loi Strauss sur la protection et l’assistance obligatoire des femmes en couches ;

4. Oscar Wilde (1854–1900) : Écrivain, dramaturge et poète irlandais, connu pour « Le Portrait de Dorian Gray » et « L’Importance d’être Constant ». Il est une figure emblématique de l’esthétisme et du décadentisme ;

5. Jean Allemane (1843–1935) : Syndicaliste et homme politique socialiste français. Il est un pionnier du syndicalisme et leader ouvrier non marxiste et fut très actif pendant la Commune de Paris et déporté en Nouvelle-Calédonie.

Musée de la franc-maçonnerie - Photo © YG
Musée de la franc-maçonnerie – Photo © YG

La cérémonie se conclura devant le Mur des Fédérés avec un discours du Grand Maître du Grand Orient de France Guillaume Trichard et le Maire du 20e arrondissement, suivis de l’ouverture exceptionnelle et gratuite du musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) et des temples, rue Cadet l’après-midi pour les visiteurs.

Si vous êtes intéressés, il faut vous inscrire avant le jeudi 25 avril ICI.

Bannière GODF

Renseignements pratiques : Mercredi 1er mai 2024 de 10h00 à 12h00 – Cimetière du Père-Lachaise 75020 Paris

Entrée la plus proche, par la rue des Rondeaux (entrée Porte Gambetta).

(Métro Gambetta, puis prendre l’avenue du Père Lachaise en direction du cimetière).

Métro Ligne 3 et 3bis, sortie Père Lachaise ; bus 26, 60, 61, 66, 69 et 102 – arrêt Place Gambetta. Illustrations : Yonnel Ghernaouti, rassemblement 2023

Musée de la franc-maçonnerie
Musée de la franc-maçonnerie – Photo GODF

Accompagnement de la fin de vie : le Grand Orient y est favorable

De notre confrère magcentre.frPropos recueillis par Jean-Paul Briand

En 1978, le franc-maçon Henri Caillavet déposait sans succès une proposition de loi relative au droit de vivre sa mort. En 2024 la loi sur l’aide à mourir commence son parcours législatif. Il a semblé important d’interroger Gilles Kounowski, conseiller au Grand Orient de France, sur ce débat qui dure depuis près d’un demi-siècle.

Magcentre : Votre frère du Grand Orient de France (GODF), Henri Caillavet, en tant que parlementaire, a été le défenseur de nombreuses lois : la loi Veil sur l’interruption de grossesse, la loi qui porte son nom sur les greffes d’organes, celles de la commission de l’informatique, du divorce par consentement mutuel, pour la lutte contre les discriminations envers les homosexuels, etc. Néanmoins, sa proposition de loi d’avril 1978 « relative au droit de vivre sa mort » fut rejetée. Aujourd’hui, 46 ans plus tard, quasiment jour pour jour, le projet de loi « relatif à l’accompagnement des malades et à la fin de vie », promis par le président Macron, vient d’être enfin présenté en Conseil des ministres après son passage en Conseil d’État. Répond-il aux attentes du GODF dont vous êtes le Grand Orateur ?

Gilles Kounowski

Gilles Kounowski : Je vous remercie tout d’abord d’avoir cité les considérables apports du sénateur Henri Caillavet aux évolutions sociétales que vous avez rappelées. Membre éminent du GODF, il a aussi contribué à susciter dans nos Ateliers (nos loges), et ce depuis le milieu des années 1970, un travail de réflexion sur les questions liées à la fin de vie. Grâce à lui, au moment où la société française aspire à une évolution de la législation sur ce thème, notre propre réflexion, qui a longuement cheminé et maturé, entre en résonance avec le souhait d’une très grande majorité de nos concitoyens.


Magcentre : Autoriser le suicide assisté et l’euthanasie, même si le président Macron refuse ces termes, est une rupture majeure dans notre rapport à la mort ? Quel est le positionnement du GODF ?


GKI :
 On touche ici à l’intime. Ce « rapport à la mort » que vous évoquez, est aussi pour chacun un rapport au stade ultime de sa vie. Et ce qui nous parait ici essentiel, c’est que chacun puisse, en conscience, choisir la façon dont il ou elle souhaite y trouver un terme. Cette « ultime liberté », ce droit nouveau à bénéficier d’un accompagnement de sa fin de vie, lorsque les circonstances et selon des modalités à déterminer par la loi, seront réunies, n’a vocation à n’enlever aucun autre droit à ceux qui souhaitent emprunter un autre chemin. 

Les francs-maçons Grand Orient de France sont logiques avec leur défense infatigable de la liberté absolue de conscience, et au droit à chaque individu de disposer de son corps, de la naissance à la mort.


Magcentre :
 Une grande partie de la communauté médicale et en particulier celle qui est impliquée quotidiennement dans les soins palliatifs est très circonspecte voire opposée au projet de loi qui devrait être examiné en mai prochain. Que dites-vous à tous ces professionnels de santé pour les rassurer voire les convaincre ?


GKI :
 Il serait absurde d’opposer soins palliatifs et accompagnement de la fin de vie. En Belgique, qui a mis en œuvre il y a déjà près de 20 ans, une législation extrêmement aboutie offrant sous de sévères conditions une possibilité d’euthanasie assistée par une équipe médicale, cette législation s’inscrit dans la logique des soins palliatifs. Elle en est l’une des possibilités, lorsque les conditions sont réunies. 

Quoi qu’il en soit, et dans un souci de préserver la liberté de conscience des soignants qui ne sont pas disposés aujourd’hui à mettre en œuvre une solution visant à accompagner de façon active la fin de vie de patients répondant aux critères de la loi, la voie de la dépénalisation qui avait été empruntée par Simone Veil pour ouvrir le droit à l’IVG peut être un exemple pertinent.


Magcentre : 
Vous rencontrez les élus parlementaires, sénateurs et députés de la région, au sujet de cette prochaine loi. Quelles sont les propositions et modifications que le GODF souhaite que les législateurs défendent lors de sa discussion ?


GKI :
 Ces rencontres permettent simplement de rappeler les valeurs et principes de liberté défendus par le GODF. Nous sommes bien trop respectueux des prérogatives des représentants de la Nation que sont les députés et les sénateurs, pour suggérer d’éventuelles modifications à apporter au projet de loi qu’ils auront prochainement à examiner. Ce sont eux qui sauront y apporter les compléments, les précisions, les corrections qu’ils jugeront utiles.

Notre préoccupation première, est qu’ils y parviennent rapidement, pour répondre à une bien longue attente.

 Le V.I.T.R.I.O.L. ça décape ! d’un nouveau soi ?

2

« Les mythes sont à la religion ce que la poésie est à la vérité, des masques ridicules posés sur la passion de vivre »

Albert Camus (1938- « Le désert », noces)

Nous allons vivre dangereusement avec le navire Vitriol : le risque du naufrage sur le rocher de l’alchimie et de nous y noyer est constant. En effet, la tentation est forte de lâcher la bride à notre imaginaire vers des spéculations qui relèvent plus de la magie que de l’approche de ce qui n’est qu’une orientation psycho-philosophique.

 Le « Je me voyage » des poètes va nous confronter à la rencontre des « folles du logis » et tenter de déjouer la tentation, somme toute comique, de croire que mes poches remplies de plomb, vont être remplies d’or à l’arrivée ! Bien entendu, je ne soupçonne pas des Maçons contemporains de se laisser aller à des tentatives de passage à l’acte dans de sombres laboratoires au sein de non moins sinistres demeures ! Mais, la tentation moderniste serait grande cependant de faire de cette formule une sorte de « mantra » qui nous conduirait de l’ « oeuvre au noir » au rayonnement d’une parfaite lumière céleste, l’éblouissement de l’alpiniste de la fameuse caverne de Platon dans la République, en quête du titre, que dis-je ?, de l’obtention du diplôme de philosophe ! Autorisons-nous à suivre les conseils d’Emmanuel Kant quand il nous dit (1) : « Il n’y a pas de danger à permettre à ses sujets de faire un usage public de leur propre raison et de produire publiquement à la face du monde leurs idées touchant une élaboration meilleure de cette législation même au-travers d’une franche critique de celle qui a déjà été promulguée ». Comme si la première opération alchimique consistait à accepter et pratiquer la liberté de conscience face au tamis des lieux communs, des contraintes et des catéchismes divers ! Comme le disait Sénèque dans son « Eloge de l’oisiveté » (2) : « L’esprit a besoin qu’on le déroule et qu’on secoue de temps à autre ce qu’on y a déposé, pour le trouver prêt quand le besoin l’exigera ». Notre remue-méninges, côté interprétation de cette formule, nous porterait plutôt vers quelque chose qui se rapprocherait de la psychanalyse, bien que nous montrions une certaine réticence à accoler des pensées et pratiques étrangères voire opposées dans leur finalité. « Sapere Aude » !

La première remarque que nous pouvons nous faire est la signification de V.I.T.R.I.O.L. dans le cabinet de réflexion, juste avant l’initiation, cette seconde naissance symbolique, ce remake, fait étrangement par des hommes qui s’approprient ainsi la maternité, puissance de création chez la femme, la dépassant ainsi (où la réduisant à l’impuissance), ou dans les loges féminines ou mixtes où la maternité se joue ou rejoue par puissance créatrice symbolique interposée. Drôle d’alchimie !

Une porte mystérieuse
Une porte mystérieuse – Escalier qui monte vers la porte de la Lumière

Mais, revenons à la formule qui nous concerne. D’emblée, elle ne nous rassure pas car elle est étrangère à l’atmosphère fœtale de l’instant, où nous sommes dans cette attente de sortir vers l’air et la lumière, mais en craignant se « mettre au monde » qui va nous arracher au bien-être amniotique, où nous ne faisions qu’un avec la mère-porteuse pour nous jeter dans les problématiques d’un vivant en mouvement constant. Et puis le mot vitriol n’est pas sans nous rappeler la très dangereuse composition en acide sulfurique concentré qui, au-delà de ses utilisations chimiques, fit les gros titres d’affaires criminelles par projection du produit sur autrui. Qui est donc menacé d’être défiguré ? Emmanuel Levinas ne peut nous être d’aucun secours : momentanément, je ne lis plus rien sur le visage de l’autre qui est absent d’ailleurs et que je crains, dans mon fantasme : il peut me défigurer, ne me connaissant pas, ou si peu, à-travers mon pauvre testament philosophique. Et puis, moi qui dépends tellement d’un désir de sécurité avant de «re- naître » dans l’initiation, je commence à comprendre ce à quoi V.I.T.R.I.O.L. m’invite : « Visite l’intérieur de la Terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ». Cet impératif introduit bientôt le doute en nous : notre besoin de faire Un avec l’organisme qui nous accueille, en en adoptant les pratiques, le langage, l’esprit de famille symbolique, vole en éclats. Avant de naître en Maçonnerie, nous prenons conscience que ce n’est pas dans le contenant que se trouve la vérité et la sécurité, mais en descendant en nous pour y faire le ménage « alchimique » et couper le cordon ombilical, sans espoir de retour. Nous sommes là, en plein dans le « Traumatisme de la naissance » qu’ Otto Rank (3), a si bien analysé.

Mais alors, en quoi va constituer cette épuration de nous-mêmes ? Nous pourrions répondre : en faisant le tri, en nous, de ce qui relève du surmoi et de ce qui relève de notre propre désir. Dès l’initiation, cette opération se met en route dans la contradiction profonde entre deux instances qui vont faire renaître en nous un déchirement enfantin à peine cicatrisé. Le troc entre parents et enfants repose sur l’adoption de l’acceptation d’une loi commune dictée par les désirs parentaux qui sont souvent des comblements de ce qu’ils n’ont pas réalisés eux-mêmes (« Tu seras médecin, ingénieur ou un grand artiste mon fils ! »). Naturellement, pour être aimé et bénéficier de la sécurité, nous nous dupons nous-mêmes en faisant nôtres les valeurs inculquées. Nous reculons, au maximum, de passer du nom du père, au non au père !

Arts libéraux

Nous nous agrippons à l’ « hénologie » (4) qui est une métaphysique de la transcendance radicale qui met l’UN, l’unité, au-dessus de tout et qui apparaît dans la philosophie de Plotin. Une tentative de mettre en place une unité symbolique qui comblerait la déchirure initiale de l’homme chez Platon. Dans le fond, l’alchimie est la quête de l’unité perdue, mais aussi son échec : le clivage, la « Spaltung » demeure dans le sujet, malgré ses tentatives de le raccommoder. La dialectique même ne résout en rien la problématique : thèse et antithèse ne trouvent pas d’issue dans une synthèse qui devient sujet de controverse à son tour par l’action même de trouver une unité satisfaisante, mais qui ne l’est jamais ! Ainsi, l’homme replongé dans la permanence de la contradiction tente, à-travers la relation à l’autre ou à la connaissance, de chercher celui qui serait le « Grand Rassembleur ».

Entrer en Maçonnerie est une démarche qui prend racine dans le manque : trouver l’unité d’une famille symbolique où régnerait enfin l’unité, où la part sombre de la révolte (ou de la non- révolte) nous a séparée d’une unité consensuelle mais opprimante et que nous mettions en place notre propre autonomie du Moi. Dans ce jeu nous sommes toujours perdants : où nous enfermons notre Moi dans le désir des autres pour répondre à l’image qu’ils voudraient que j’ai, et je joue un personnage qui n’est pas moi (l’idéal du Moi, le Surmoi) avec son contingent de névroses, ou, rejetant ce désir de l’autre, j’instaure ce qu’il en est de la réalité de mon propre désir (Moi idéal), mais je crée alors la distance, voire la rupture. D’où, pour chaque sujet, le combat permanent entre libre-arbitre et prédestination.

Le livre de la connaissance
Le livre de la connaissance

Pour échapper à la tension permanente de la contradiction, il semble que le symbolique en soit la tentative de sortie en s’affiliant à une nouvelle famille, mais bientôt la problématique se reproduit : « être dans la ligne du parti » est retomber dans la problématique de l’enfance, où j’aurai ce sentiment unitaire protecteur sous réserve de taire ce qu’il en est de ma propre individualité. Ce à quoi V.I.T.R.I.O.L. nous invite : ou demeurer dans l’étouffoir ou choisir l’option du poète indien Kabir (5) : « Enfourche la monture de tes pensées, et place ton pied dans l’étrier de l’absolu »… En tout cas la formule alchimique ne nous conduit pas dans l’imaginaire d’une unité où nous retrouverions le « Tout » d’avant la naissance. L’alchimie ne gère en rien la disparition de l’œuvre au noir, elle nous incite seulement à la gérer…

  NOTES.

– (1) Kant Emmanuel et Mendelssohn Moses : Qu’est-ce que les Lumières ? Paris. Ed. 1001 Nuits.2023. (page 26).

– (2) Sénèque : Eloge de l’oisiveté. Paris. Ed. 1001 Nuits. 2023. (page 35)

– (3) Rank Otto : Le traumatisme de la naissance.Paris. Ed. Payot . 2002.

– (4) Reprenant cette vision plotinienne, le philosophe allemand Karl Christian Friedrich Krause (1781-1832) inventera le terme de « Panenthéisme » qui se voulait faire un pont entre panthéisme et théisme dans sa propre doctrine théologique. Il développait essentiellement cette tension vers l’unité totale du cosmos et de Dieu.

  BIBLIOGRAPHIE.

– La Revue Lacanienne : Famille je vous aime ? Les complexes familiaux aujourd’hui. Ed. Eres/ Association lacanienne internationale. (N° 19) Paris. 2018.

– Pontalis Jean-Bertrand : L’enfant des limbes. Paris. Ed. Gallimard. 1998.

« Cathares » : L’expo rendez-vous avec l’Histoire, Toulouse et l’Occitanie !

C’est avec un immense plaisir que nous vous présentons cette remarquable exposition temporaire.

Armoiries de Toulouse

Le contexte historique et la thématique

INÉDITE ! L’exposition « Cathares » représente un événement culturel et historique majeur, étant la première envergure de ce type en France dédiée à l’histoire des Cathares. Ce mouvement religieux médiéval, également connu sous le nom de « bons hommes » ou « bons chrétiens », a profondément marqué le sud de la France, notamment lors de la croisade contre les Albigeois au début du XIIIe siècle.

Objectifs et portée de l’exposition

Cette exposition cherche à plonger les visiteurs dans l’époque tumultueuse de la croisade contre les Cathares, un moment critique de l’histoire religieuse et politique européenne. Elle vise à offrir une compréhension nuancée de ce groupe religieux et de son impact à long terme sur la région et au-delà.

Le contenu de l’exposition

« Cathares » est divisée en plusieurs sections, chacune explorant différents aspects de la vie, de la culture et de la spiritualité cathare, ainsi que les réponses brutales qu’ils ont suscitées :

Site de l’exposition temporaire

origines et croyances : découvrez les racines du catharisme, ses croyances distinctives et ses pratiques, à contre-courant de l’Église catholique, apostolique et romaine dominante de l’époque.

la vie quotidienne des Cathares : une immersion dans le quotidien des adeptes, illustrée par des artefacts, des manuscrits et des reconstructions de scènes de vie.

Site de l’exposition temporaire

la croisade contre les Cathares : un focus détaillé sur les conflits, avec des cartes interactives, des chronologies et des récits d’époque.

Toulouse et les Cathares : examinez le rôle central de Toulouse dans la résistance et l’histoire cathare à travers des documents et des œuvres d’art uniques.

l’art et l’influence cathare : explorez l’influence du catharisme sur l’art et la culture régionale à travers des œuvres inspirées de leurs motifs et thèmes.

Colombe de Montségur, symbole de résistance et de spiritualité cathare

Les activités connexes

Conférences et séminaires : des experts du catharisme, des historiens et des archéologues partageront leurs connaissances et leurs dernières découvertes.

Ateliers éducatifs : ateliers destinés aux écoles et au grand public pour mieux comprendre le catharisme à travers des activités interactives.

Visites guidées thématiques : visites spécialisées du musée et du Couvent des Jacobins pour approfondir certains thèmes de l’exposition.

L’ouvrage exposé les 12-13-14 avril 2024 au Festival du Livre de Paris – Photo YG

Un beau livre accompagne l’exposition

À l’occasion de l’exposition, un livre richement illustré intitulé « Toulouse dans la croisade » a été publié. Ce volume collectif réunit les contributions de plusieurs spécialistes et offre une analyse approfondie de l’impact de la croisade contre les Cathares spécifiquement à Toulouse et dans ses environs. Il sert à la fois de guide de l’exposition et de source complémentaire pour les passionnés d’histoire.

Site de l’exposition temporaire

Sous la direction de Laure Barthet, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée Saint-Raymond, et de Laurent Macé, professeur d’histoire médiévale, université Toulouse Jean-Jaurès, (Framespa – UMR 5136), ce catalogue scientifique (472 pages édité par le Musée Saint-Raymond, 390 illustrations, 42 €) regroupe les contributions de près de 90 auteurs propose de textes généraux et les notices des œuvres et objets présentés dans l’exposition.

L’exposition « Cathares » au Musée Saint-Raymond et au Couvent des Jacobins est une opportunité exceptionnelle de redécouvrir un chapitre crucial mais souvent méconnu de l’histoire médiévale française. Elle offre une fenêtre fascinante sur un passé complexe et dramatique, dont les résonances se font encore sentir aujourd’hui.

Musée Saint-Raymond, Toulouse
Couvent des Jacobins 

Renseignements pratiques : Du 5 avril 2024 au 5 janvier 2025

Couvent des Jacobins et Musée Saint-Raymond, musée d’archéologie de Toulouse

Billet d’entrée unique : Accédez une fois aux deux sites (Couvent des Jacobins & Musée Saint-Raymond) pendant toute la durée de l’exposition, dans l’ordre de votre choix/Horaires : Du mardi au dimanche, de 10h à 18h. Fermée les 1er mai, 25 décembre et 1er janvier/Tarifs : Plein tarif : 12 €/Tarif réduit : 8 € (enfants de 6 à 17 ans, étudiants, personnes âgées, détenteurs de la carte Toulouse Culture)/Gratuité : enfants de moins de 6 ans, détenteurs du Pass Tourisme, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur/Réservation en Ligne : Pour éviter les files d’attente, réservez votre billet en ligne ici.

La croix occitane, fut un « symbole de ralliement cathare », puisqu’elle fut la croix des armoiries des comtes de Saint-Gilles, devenues celle des comtes de Toulouse, puis du Languedoc, avant la croisade catholique et l’Inquisition visant à éradiquer le catharisme.
Site de l’exposition temporaire

Les mystères de la radiesthésie dévoilés par l' »ENCYCLOPÉDIE DES PENDULES »

L’ouvrage Encyclopédie des Pendules-Plus de 200 pendules de radiesthésie – Choix et utilisation de Jocelyne Fangain, auteure de nombreux ouvrages aux éditions Trajectoire, constitue un guide exhaustif explorant l’univers des pendules de radiesthésie. Cette ressource unique répertorie plus de 200 pendules, offrant un éclairage sur leurs diverses caractéristiques et leurs usages spécifiques.

Pour certains, la radiesthésie sera une découverte. Parlons donc de son importance et de sa pratique.

La radiesthésie, art ancestral devenu discipline ésotérique, joue un rôle pivot dans les pratiques contemporaines. Elle sert de pont entre les connaissances ancestrales et les quêtes spirituelles modernes, offrant aux praticiens des outils pour explorer le monde invisible. Cet article explore la place centrale de la radiesthésie dans l’ésotérisme d’aujourd’hui, soulignant son universalité, sa versatilité et son intégration dans le développement personnel et spirituel.

La radiesthésie se distingue aussi par son universalité. Pratiquée à travers le monde, elle transcende les cultures et les époques, s’adaptant aux besoins et aux croyances de chaque praticien. Cette universalité est due à la simplicité des outils requis, comme le pendule, accessibles à tous. De plus, la radiesthésie ne demande pas de dons particuliers, affirmant que chacun possède une capacité innée à capter les énergies subtiles de l’univers. Cette démocratisation rend la radiesthésie particulièrement attractive dans les milieux ésotériques contemporains, où la quête de spiritualité s’ouvre à tous, sans barrière ni prérequis.

Elle s’applique dans des domaines variés de la géobiologie, qui étudie les influences des lieux sur le vivant, à la recherche d’objets perdus, en passant par le diagnostic énergétique des individus. Cette polyvalence fait de la radiesthésie un outil précieux, capable de s’intégrer à d’autres pratiques comme la magie, la guérison énergétique ou la divination, enrichissant ainsi l’éventail des techniques à la disposition des praticiens. La radiesthésie fonctionne souvent en symbiose avec d’autres disciplines, permettant de créer des passerelles entre différents courants ésotériques et de renforcer l’efficacité des pratiques spirituelles.

Au cœur des pratiques ésotériques contemporaines, la radiesthésie est, encore et toujours, particulièrement appréciée pour son potentiel de développement personnel et spirituel. Elle encourage l’introspection et la méditation, outils clés dans la quête de soi et de la connaissance universelle. En se connectant aux énergies subtiles, le radiesthésiste développe son intuition et sa sensibilité, affinant sa perception du monde invisible. Cette harmonisation avec les forces de l’univers ouvre la voie à une compréhension plus profonde des lois cosmiques et de leur impact sur la vie quotidienne.

La pratique régulière de la radiesthésie renforce la confiance en ses propres ressentis et intuitions, valorisant l’autonomie spirituelle dans un monde souvent dominé par le rationalisme. Elle offre un espace de liberté où chaque questionnement trouve un écho, chaque recherche une direction. La radiesthésie devient ainsi un compagnon de voyage pour ceux qui explorent les mystères de l’existence, un outil de transformation personnelle qui guide vers un équilibre plus profond et une harmonie avec l’environnement.

L’Encyclopédie des Pendules est le guide ultime pour tous ceux qui s’intéressent à la radiesthésie, qu’ils soient néophytes ou pratiquants avancés. Avec plus de 200 pendules présentés, cet ouvrage de 220 pages offre un panorama exhaustif des outils utilisés dans cette discipline fascinante. Jocelyne Fangain explique avec précision les fonctions des pendules récepteurs, émetteurs, ainsi que ceux qui combinent les deux capacités, offrant ainsi une compréhension approfondie de leur utilisation en radiesthésie. Chaque pendule, qu’il soit en métal – comme celui en goutte d’eau, le Luzi en cuivre ou celui du célèbre abbé Mermet –, en bois (en ébène ou en buis), en pierre magnifiant le monde minéral, de style égyptien, en forme de boule ou de cône, est décrit en détail, permettant au lecteur de choisir l’outil le plus adapté à ses besoins spécifiques.

Cette encyclopédie ne se limite pas à la présentation des pendules ; elle est aussi une source précieuse de conseils pour leur utilisation efficace, que ce soit en présence ou à distance. L’auteure classe les pendules en trois types principaux : les récepteurs, qui capturent les énergies liées à l’objet de la recherche ; les émetteurs, conçus pour envoyer des ondes vers un objet ; et les pendules à double fonction, capables à la fois de recevoir et d’émettre, bien qu’ils soient réputés pour être plus complexes et délicats à utiliser.

Écrit par une experte reconnue, forte de vingt-cinq ans de pratique et d’enseignement, ce livre est un incontournable pour quiconque souhaite explorer ou approfondir sa connaissance de la radiesthésie. Son objectif est de servir d’ouvrage de référence pour identifier les principaux modèles disponibles, permettant aux lecteurs, quel que soit son niveau, de sélectionner l’outil le mieux adapté à leurs besoins.

Ses contributions ont solidifié sa réputation comme l’une des professionnelles les plus éminentes dans ces disciplines, faisant de cette encyclopédie un incontournable pour toute personne intéressée par ou pratiquant la radiesthésie.

Nous devons, entre autres, à Jocelyne Fangain, fidèle aux éditions Trajectoire Radiesthésie, minéraux et lithothérapie, Planches-Cadrans de radiesthésie médicale, Cours complet de géobiologie1, L’esprit guérisseur du corps, Cours complet de radiesthésie – Tome 1et 2, Actions à distance par la radiesthésie et magnétisme, Cours complet de magnétisme, Cours complet de radiesthésie médicale et Cours complet de télépathie.

Jocelyne Fangain

Ces ouvrages couvrent un large éventail de sujets liés à la radiesthésie et aux pratiques connexes, et sont destinés à un public allant des débutants aux praticiens expérimentés.

Trajectoire, pour explorer les mystères et savoirs occultes

Les éditions Trajectoire se sont imposées depuis 1987 dans le domaine de l’ésotérisme grâce notamment à des ouvrages de référence sur le magnétisme, la radiesthésie, les arts divinatoires, la cartomancie, les traditions, la franc-maçonnerie, la religion et la spiritualité, mais aussi grâce à un large choix de coffrets combinant un livre et un oracle, un tarot ou divers accessoires (pendule, pierres, runes) : Le Pendul’Or, Pouvoirs magiques de la sauge, Oracle Belline ou Tarot de Marseille (entre autres). La maison d’édition présente un catalogue de 300 titres parus, dont une quarantaine de coffrets, et publie une vingtaine de nouveautés chaque année.

Les éditions Trajectoire font partie du groupe éditorial Piktos, dont le siège est basé en région toulousaine.

ENCYCLOPÉDIE DES PENDULES

Plus de 200 pendules de radiesthésie – Choix et utilisation

Jocelyne FangainÉdition Trajectoire, 2024, 220 pages, 20 €

Édition Trajectoire, le site. Pour commander.

Disponible dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre.

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