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La CPA maçonnique du dimanche 30 juin 2024

Ce dimanche, nous vous proposons un emblématique symbole d’union entre la République indivisible, laïque, démocratique et sociale assurant l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion et respectant toutes les croyances et la franc-maçonnerie universelle.

Notre description de la carte postale ancienne (CPA), la Marianne « maçonnique »

L’apparence et son symbolisme

Cette carte postale ancienne présente un buste de Marianne, symbolisant la République française, mais avec une particularité maçonnique distincte. Ce buste est orné d’attributs maçonniques, marquant l’intersection entre les idéaux républicains et maçonniques. La statue, intitulée « La République maçonnique », montre Marianne portant un bonnet phrygien, symbole de liberté, et une écharpe, dans sa première version, décorée de symboles maçonniques. Ici, il s’agit d’une deuxième version de la Marianne de Jacques France où les symboles maçonniques sont remplacés par les grandes dates de la République : 1789, 1848 et 1870.

Histoire et genèse

Le buste de la Marianne maçonnique, visible sur cette carte postale, est une œuvre de Paul Lecreux1, également connu sous son nom d’artiste Jacques France. Il a réalisé ce buste à la demande de loges maçonniques et pour célébrer les idéaux républicains, souvent partagés par les francs-maçons de l’époque.

Cette sculpture porte des inscriptions évoquant les trois grandes étapes de la République française : 1789 (la Révolution française), 1848 (la Deuxième République), et 1870 (la Troisième République). Ces dates soulignent l’évolution et la consolidation des idéaux républicains en France, tout en mettant en avant la contribution des francs-maçons à ces mouvements historiques.

Pour un franc-maçon, les trois grandes étapes de la République française sont bien plus que des jalons historiques ; elles représentent une progression vers l’accomplissement des idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, profondément enracinés dans la tradition maçonnique.

Au centre, on peut voir l’arrestation du gouverneur de la Bastille, Bernard René Jourdan, marquis de Launay (1740-1789)

1789 – La Révolution française

Cette année emblématique, où le peuple de France se libéra des chaînes de la monarchie absolue, est synonyme de renouveau et de rupture avec le passé. La Révolution de 1789, avec la proclamation des droits de l’homme et du citoyen, incarne la quête maçonnique pour la liberté et l’égalité. Pour les frères, cet événement est la manifestation concrète de leurs principes, où l’humanité fait un pas audacieux vers la lumière et la justice. La participation active de nombreux maçons dans ce bouleversement politique et social est un témoignage vibrant de leur engagement à transformer la société.

Lamartine devant l’Hôtel de Ville de Paris, le 25 février 1848, refuse le drapeau rouge – Peinture de Félix Philippoteaux

1848 – La Deuxième République

Cette seconde insurrection est une effusion de l’esprit de 1789, mais avec une intensité renouvelée pour la justice sociale. La révolution de 1848, qui voit la naissance de la Deuxième République, porte en elle l’espoir d’une fraternité universelle. Les francs-maçons voient dans cette période une avancée significative de leurs idéaux, avec des réformes démocratiques et sociales qui cherchent à redresser les inégalités et à renforcer la solidarité entre les citoyens. C’est une époque où la fraternité maçonnique trouve une expression vibrante dans les aspirations de la société.

1870 – La Troisième République

Enfin, 1870 marque l’instauration de la Troisième République, la plus stable et durable des républiques françaises. Pour les maçons, c’est l’aboutissement d’un rêve républicain, où les valeurs de laïcité, de justice et de démocratie sont solidifiées. La séparation des Églises et de l’État, réalisée sous cette république, résonne profondément avec la philosophie maçonnique qui prône la liberté de conscience et l’égalité de tous devant la loi. La Troisième République devient le bastion des idéaux maçonniques, un modèle de gouvernance éclairée et juste.


Jaurès à la tribune – © Assemblée nationale

En rétrospective, ces trois moments clés de l’histoire de la République française symbolisent pour les francs-maçons une marche inéluctable vers une société plus éclairée, plus juste, et plus fraternelle. Ils sont des phares de progrès dans la nuit des oppressions passées, illuminant le chemin vers un avenir où les idéaux maçonniques sont pleinement réalisés.

Le contexte maçonnique

Marianne est souvent utilisée comme un symbole de la République, mais dans cette version maçonnique, elle représente également les valeurs de la franc-maçonnerie : liberté, égalité, fraternité. Les attributs maçonniques présents sur l’écharpe de Marianne incluent des symboles tels que le compas, l’équerre et d’autres iconographies maçonniques, qui ajoutent une dimension de sagesse, de travail et de moralité à la représentation républicaine.

Marianne « maçonnique » avec, sur son baudrier, des attributs symboliques

Le buste a été adopté par le Grand Orient de France en 1882 et est devenu un emblème populaire dans les loges. Il symbolise non seulement l’allégeance à la République, mais aussi l’engagement des francs-maçons à défendre et promouvoir ces idéaux dans la société.

La réception et l’impact de la Marianne « maçonnique »

La Marianne « maçonnique » a connu un succès notable dans les milieux maçonniques et républicains. Elle a été largement diffusée sous différentes formes, incluant des versions sans attributs maçonniques pour les institutions municipales. Cette diffusion a contribué à enraciner l’image de Marianne comme un symbole de la démocratie et de la République française, tout en soulignant l’influence de la franc-maçonnerie dans la propagation des idéaux républicains.

En résumé, cette carte postale ancienne du buste de Marianne maçonnique est un témoignage fascinant de l’interaction entre l’art, la politique et la franc-maçonnerie à la fin du XIXe siècle. Elle illustre comment les symboles peuvent être utilisés pour promouvoir des valeurs communes et renforcer les liens entre différentes sphères de la société.

Montmartre vers 1860

1Paul Lecreux, connu sous son nom d’artiste Jacques France, était un sculpteur et franc-maçon français renommé pour ses œuvres patriotiques et maçonniques. Originaire de Lille, Paul Lecreux abandonna des études de médecine pour se consacrer entièrement à l’art. Il s’installa à Montmartre et Barbizon, où il développa ses talents de peintre avant de se tourner vers la sculpture.

Paul Lecreux dirigea également une entreprise de fonderie, « L’Union Statutaire », située à Asnières, où il produisit des œuvres pour plusieurs artistes de renom. Il est particulièrement célèbre pour ses représentations de Marianne, symbole de la République française. Sa version maçonnique de Marianne, ornée de symboles maçonniques, fut adoptée par le Grand Orient de France en 1882 et devint un emblème répandu dans les loges maçonniques ainsi que dans les institutions municipales.

Barbizon (Seine-et-Marne, en région Île-de-France) – Source CPArama-com

Parmi ses œuvres notables, on trouve le buste de la République des Communes, des médaillons de la République, des médailles commémoratives, et diverses sculptures patriotiques. Son art reflétait son profond engagement républicain et maçonnique.

Malheureusement, vers la fin de sa vie, Paul Lecreux fut impliqué dans des affaires judiciaires qui le ruinèrent financièrement. Après avoir été emprisonné et acquitté pour une tentative d’assassinat, il se suicida le 3 juillet 1894 à Paris.

Paul Lecreux laisse derrière lui un héritage artistique important, notamment ses œuvres maçonniques et républicaines qui continuent de symboliser les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cette nouvelle rubrique plaît beaucoup à nos lecteurs. Si vous disposez de CPA et si vous souhaitez les voir présenter dans notre actualité estivale, n’hésitez pas à nous les envoyer sous forme JPG. Même sans explication, nous jetterons toujours un regard, pour ne pas dire un œil, maçonnique et bienveillant en vous en proposons une interprétation toute symbolique…

Bannière du GODF

Cette femme, aurait combattu au Moyen-âge aux côtés des moines guerriers contre les musulmans

De notre confrère caminteresse.fr – par Emma Derome

Jeanne d’Arc n’est pas la seule à avoir repoussé les Anglais. Les archéologues ont découvert les corps d’une vingtaine de guerriers chrétiens, dont celui d’une femme combattante, dans un château médiéval en Espagne. Il est possible qu’elle ait également participé aux batailles contre les Almohades.

Cette découverte a eu lieu dans un château espagnol, autrefois un bastion défensif et théâtre de confrontations entre chrétiens et musulmans au Moyen Âge. Les archéologues ont trouvé ces corps dans les fortifications de Zorita de Los Canes, situées au sommet de la vallée du Tage, à Guadalajara, au cœur de l’Espagne. Les restes de 25 individus, ayant vécu entre le XIIe et le XVe siècles, ont été analysés par des chercheurs de l’Université Rovira i Virgili (URV) en Catalogne et de l’Institut Max Planck en Allemagne. Leurs études montrent que tous, hommes et femmes, sont morts au combat.

Les blessures sont similaires L’objectif initial était de déterminer le régime alimentaire et le mode de vie de ces moines guerriers avant leur mort. Les résultats, publiés dans la revue Scientific Reports, révèlent également que parmi les 23 individus morts de manière violente, se trouvaient des moines guerriers, probablement de l’Ordre chevaleresque de Calatrava, ainsi qu’une combattante qui semble avoir lutté à leurs côtés. Les blessures mortelles, causées par des perforations ou des objets contondants, ont été trouvées sur les parties les plus vulnérables et les moins protégées par les équipements de l’époque, notamment « la partie supérieure du crâne, les joues et la partie interne du bassin », précise Carme Rissech, chercheuse au département des sciences médicales fondamentales de l’URV, dans un communiqué.

C’est en analysant les proportions osseuses des chevaliers que la spécialiste a identifié la présence d’une femme parmi eux. En effet, les os du visage et du bassin la distinguent nettement des autres. Elle avait une stature moyenne, ni élancée ni trapue, mesurait 1m50 et était âgée d’environ quarante ans. Les blessures qu’elle a subies n’indiquent pas qu’elle était moins bien protégée que ses compagnons masculins. « Elle est peut-être morte de manière très similaire aux chevaliers masculins, et il est probable qu’elle portait une sorte d’armure ou de cotte de mailles », a-t-elle ajouté. L’absence de signes de guérison autour de ses blessures montre qu’elle n’a pas survécu à ses blessures.

Une guerrière avec un régime alimentaire moins riche en protéines

En analysant le régime alimentaire de ces guerriers, appartenant à la haute société médiévale, une différence notable a été observée. Les moines guerriers de l’Ordre bénéficiaient d’un apport conséquent en protéines animales et en poissons marins, malgré la distance de leur position par rapport à la côte. En revanche, un niveau de consommation de protéines plus faible a été découvert chez cette femme, suggérant qu’elle avait un statut social inférieur. Une hypothèse envisagée est qu’elle ait été une servante appelée à prendre les armes. Cependant, cette piste n’est pas privilégiée : « son travail de servante aurait laissé des traces sur ses os, des indicateurs de certains types d’activités physiques que l’on pourrait désormais identifier », explique Carme Rissech.

Son squelette, en revanche, présentait des caractéristiques similaires à celles des autres moines guerriers, notamment des traces d’entraînement au maniement de l’épée. « Je pense que ces restes appartiennent à une guerrière, mais une analyse plus approfondie est nécessaire pour déterminer dans quelle mesure cette femme est contemporaine des autres chevaliers », a indiqué la chercheuse.

L’Ordre de Calatrava, fondé en Espagne en 1158, était similaire à celui des Templiers. Ces combattants étaient recrutés parmi la basse noblesse et, en devenant chevaliers de l’ordre, faisaient vœu de protéger les forteresses construites par les musulmans et reprises par les chrétiens, telles que celle de Calatrava ou le château de Guadalajara, qui a changé de mains à plusieurs reprises dans ce contexte de guerre. Ces chevaliers faisaient également vœu de pauvreté, mais, comme l’a montré cette étude, ils continuaient à se nourrir comme des nobles.

Bugarach : Trois Femmes, trois destins, un monde de mystères

La série télévisée « Bugarach » est une nouvelle production fantastique diffusée sur France 3 et France.tv depuis le 31 mai 2024. Réalisée par Fabien Montagner et scénarisé avec Philippe Paumier, cette mini-série explore des thèmes tels que la jeunesse, les relations familiales, et les préoccupations environnementales.

L’histoire se déroule dans la petite ville d’Occitanie où l’héroïne, Émilie, est une étudiante enquêtant sur la mort mystérieuse de son père dans le crash d’un hélicoptère. Avec ses amies Justine et Tessa, elle découvre un vortex au sommet du mont Bugarach, ouvrant sur des réalités parallèles. Cette découverte permet à Émilie de non seulement changer son destin mais aussi celui de ses proches, tout en tentant de prévenir une catastrophe écologique majeure liée à l’extraction de gaz de schiste sous le mont Bugarach.

La série se compose de 8 épisodes de 26 minutes chacun et met en vedette Marilyn Lima (Émilie), Lula Cotton Frapier (Justine), et Lisa Do Coutu Teixeira (Tessa), entre autres. Elle est produite par Cantina Studio en association avec France 3 Occitanie et d’autres partenaires régionaux et nationaux.

« Bugarach » tire son inspiration de la région éponyme en Occitanie, un lieu entouré de légendes et de mystères. Le mont Bugarach, souvent appelé « la montagne inversée », est un sommet du massif des Corbières, culminant à 1230 mètres. Sa particularité géologique, où les couches de roches plus anciennes se trouvent au-dessus des couches plus récentes, a alimenté de nombreuses théories et légendes.

Légendes et mythes de Bugarach

Le mont Bugarach est souvent associé à des phénomènes inexpliqués et à des légendes. Certains croient que c’est un lieu où se cache une base extraterrestre ou encore qu’il abrite un portail vers d’autres dimensions. Cette montagne a attiré l’attention des ésotéristes, des ufologues et des curieux du monde entier.

En 2012, Bugarach a gagné une renommée mondiale lorsque des rumeurs ont circulé selon lesquelles le mont serait l’un des rares endroits à survivre à l’apocalypse prédite par le calendrier maya. Cette croyance a attiré des milliers de personnes convaincues que la montagne les protégerait de la fin du monde.

Certains visiteurs et habitants locaux parlent d’énergies mystiques ressenties autour du mont. Des histoires de guérisons miraculeuses et d’expériences spirituelles ont renforcé la réputation mystique de Bugarach.

Cette série exploite ces légendes pour tisser une histoire captivante autour de thèmes contemporains comme les préoccupations environnementales et les relations familiales. L’héroïne, Émilie, découvre un vortex* sur le mont Bugarach, qui permet de naviguer entre des réalités parallèles. Cette intrigue fantastique est profondément ancrée dans les mystères et les mythes de la région.

Thèmes et personnages

Émilie : protagoniste principale, elle enquête sur la mort mystérieuse de son père et découvre le vortex sur le mont Bugarach.

Justine et Tessa : amies d’Émilie, elles l’accompagnent dans ses aventures et ses découvertes.

Contexte écologique : la série aborde la question de l’extraction de gaz de schiste sous le mont, soulignant les préoccupations environnementales actuelles.

La production

La série, tournée principalement en Occitanie, a bénéficié du soutien de la région et de diverses institutions cinématographiques françaises. Elle vise un public jeune en traitant des thèmes modernes et en utilisant le cadre mystique de Bugarach pour explorer des questions de destin et de responsabilité personnelle.

L’œil du franc-maçon

Les initiés attachent une grande importance au symbolisme et à l’ésotérisme. Le mont Bugarach, avec ses légendes de vortex et de réalités parallèles, pourrait être perçu comme un symbole puissant de quête de connaissance et de découverte de soi, des thèmes chers à la franc-maçonnerie.

La franc-maçonnerie valorise la quête de la vérité et le processus initiatique. Le parcours d’Émilie dans la série, à la recherche de réponses sur la mort de son père et explorant des mondes parallèles, peut être vu comme une métaphore de l’initiation maçonnique, où l’individu cherche à percer les mystères de l’univers et de lui-même.

Le fantôme

La série aborde des questions environnementales, comme la menace d’une catastrophe écologique due à l’extraction de gaz de schiste. Les francs-maçons, souvent engagés dans des causes sociales et humanitaires, pourraient apprécier cet aspect de la série qui reflète une conscience et une responsabilité sociales.

En fin de compte, la franc-maçonnerie encourage la quête de sagesse et de connaissance. La série « Bugarach » pourrait être vue comme une exploration des multiples dimensions de la réalité et de l’impact de nos choix, alignant ainsi avec les valeurs maçonniques de réflexion profonde et de recherche de la vérité.

Blason de l’Occitanie

Le maçon croit souvent en la capacité de l’individu à façonner son propre destin tout en étant conscient de ses responsabilités envers la société. L’intrigue de la série, où Émilie a la possibilité de changer son destin et celui des autres, résonne avec cette philosophie de l’auto-détermination et de l’impact collectif de nos actions.

« Bugarach » pourrait donc être vue par les fils de la lumière comme une série riche en symbolisme et en thèmes de quête initiatique, alignée avec leurs valeurs de recherche de vérité, de responsabilité sociale, et de découverte personnelle.

À lire ou à relire notre article du 9 Décembre 2022 « Lieu symbolique : Le pech de Bugarach ou la fin du monde en 2012 ! »

Panoramique

*Un vortex est un phénomène naturel caractérisé par un mouvement tourbillonnaire autour d’un axe central. Les vortex peuvent se produire dans différents milieux, comme l’air ou l’eau, et sont souvent observés dans les tornades, les cyclones, et les tourbillons d’eau.

Pour plus d’informations sur la série « Bugarach » et les légendes du mont Bugarach, vous pouvez consulter les pages de France.tv.

Entre lumière et mystères, plongez dans la spiritualité du Rite Écossais Ancien et Accepté

Dans son ouvrage Méditations sur la spiritualité de l’Art royal dans la tradition du R.E.A.A., Pierre Vajda explore la dimension spirituelle de la franc-maçonnerie à travers le prisme du Rite Écossais Ancien et Accepté (R.E.A.A.), l’un des rites les plus répandus et les plus pratiqués en France. Il se distingue par sa structure et son système en trente-trois degrés, qui fournissent un cadre approfondi pour l’exploration spirituelle, morale et philosophique. L’auteur, initié à la Grande Loge de France en 1990, s’appuie sur son expérience pour offrir une réflexion profonde sur les mystères maçonniques, de son premier jusqu’au trente-troisième degré.

Couverture 3D – La Tarente

Pascal Joudiou, actuellement le Grand Maître des Dépêches du Suprême Conseil de France (SCDF) pour le Rite Écossais Ancien et Accepté (R.E.A.A.), signe la préface. Un rôle crucial au sein de la juridiction pour le bon fonctionnement et la cohérence du SCDF, assurant que le R.E.A.A. continue d’être une voie de développement spirituel et moral pour ses membres.

Pascal Joudiou souligne que Pierre Vajda est un frère de la Grande Loge de France et du Suprême Conseil de France ayant gravi l’ensemble des degrés du R.E.A.A. Il témoigne de la connaissance parfaite de Pierre Vajda de l’esprit et du symbolisme du Rite. Il souligne que l’importance d’intégrer l’essence du Rite est mise en avant, allant au-delà de la simple communication des degrés. L’auteur partage ainsi un parcours personnel authentique, non représentatif nécessairement des institutions mais reflétant une compréhension profonde du symbolisme maçonnique. Dans ses écrits, la préfacier indique que diverses méthodes peuvent mener au même objectif initiatique, enrichissant ainsi la diversité des expériences au sein de l’Ordre.

L’ouvrage aborde la méditation comme un moyen essentiel de progression initiatique. La méditation, souvent négligée dans la vie moderne, est présentée comme une pratique permettant une compréhension plus fine et corporelle de la voie initiatique.

Pour lui, ce livre permet une meilleure compréhension de la voie maçonnique, en particulier du R.E.A.A., tant pour les profanes éclairés que pour les jeunes frères. Il s’adresse également aux frères plus anciens, leur offrant la possibilité de comparer leur parcours initiatique avec celui de Pierre Vajda. Il met en évidence les différentes approches de l’initiation, encourageant une étude approfondie des rites et symboles maçonniques comme vecteurs authentiques de la Tradition. Pascal Joudiou positionne ainsi l’ouvrage de Pierre Vajda comme un guide précieux et complet pour ceux qui cherchent à progresser sur leur chemin initiatique au sein du R.E.A.A.

L’ouvrage est structuré en neuf méditations centrées sur des concepts clés tels que la Lumière, le Grand Architecte de l’Univers, la Tradition, le Sacré, la Vertu, la Justice, l’Amour, l’action et la mort symbolique. Ces thèmes servent de fondement à la quête initiatique maçonnique, visant à approfondir la compréhension de la spiritualité et de la transformation personnelle.

Les concepts clés du R.E.A.A. sont essentiels pour comprendre la spiritualité maçonnique dans cette tradition. Chacun de ces thèmes est profondément enraciné dans la symbolique et les enseignements maçonniques, et ils offrent un cadre pour l’exploration spirituelle et éthique des initiés.

Explorons quelques concepts, à commencer par la lumière que l’auteur associe à la vérité, orthographié Vérité selon les circonstances. Et de débuter, afin de dissiper les malentendus par une définition puisée dans Le Petit Robert. Dans le contexte maçonnique, la lumière symbolise la connaissance, la sagesse et l’illumination spirituelle. La chercher est souvent associé à la quête de compréhension et de vérité, permettant aux initiés de dépasser l’ignorance et de voir au-delà des apparences matérielles.

Bernard de Clairvaux, Église Fontaine-les-Dijon – Source Wikipédia

Avec « Le Grand Architecte de l’Univers » (G.A.D.L.U.), la deuxième méditation commence par une épigraphe de Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153), moine cistercien et l’un des personnages les plus influents de l’Église au XIIe siècle, connu pour sa théologie mystique et son rôle dans la fondation de nombreux monastères. Épigraphe titrée de De la Considération, cette série de lettres écrites – avant tout une réflexion sur les devoirs et la vie spirituelle du pape, et plus largement, de tout ecclésiastique – par Saint Bernard à son ancien disciple et ami, le Pape Eugène III. Ce texte est avant tout une réflexion sur les devoirs et la vie spirituelle du pape, et plus largement, de tout ecclésiastique.

Le G.A.D.L.U. désigne une entité suprême ou une force créatrice universelle. Il ne se réfère pas nécessairement à un dieu spécifique, mais plutôt à un principe divin qui sous-tend et structure l’univers. Cela permet aux maçons de diverses croyances religieuses de trouver un terrain d’entente spirituel.

La troisième méditation est consacrée à la Tradition, avec un ‘’T’’ majuscule. En langage maçonnique, elle renvoie aux enseignements, rituels et coutumes transmis à travers les générations. Elle est considérée comme une voie de transmission de la sagesse ancienne, essentielle à la perpétuation et à l’évolution continue de la franc-maçonnerie.

Le concept du sacré, avec un ‘’s’’’ minuscule, dans l’art royal, fait référence à ce qui est digne de respect et de vénération. Cela inclut les rites, les symboles, et les lieux de travail maçonniques qui sont traités avec révérence et qui servent à élever spirituellement les membres.

Pierre Vajda

La Vertu, associée aux termes engagement et sacrifice, est au cœur de la pratique maçonnique, englobant des qualités telles que l’intégrité, la tempérance, le courage, et la prudence. La cultivation de la vertu est vue comme essentielle pour le développement personnel de l’initié et pour son impact positif sur la société.

La Justice, au coeur de l’initiation, est accolée au mot si doux d’amour. Pour le maçon du R.E.A.A., la justice va au-delà de la légalité pour embrasser l’équité et la moralité. Cela implique souvent un engagement envers l’égalité et l’impartialité, ainsi que la responsabilité de défendre ces principes dans la vie quotidienne. Et l’amour maçonnique se réfère souvent à l’amour fraternel, qui est le principe d’harmonie et de solidarité parmi les maçons. Cela encourage les membres à se soutenir mutuellement et à étendre leur bienveillance au-delà de la loge.

L’action, septième méditation, est la manifestation concrète des principes et valeurs maçonniques. Cela implique de mettre en pratique les enseignements reçus, que ce soit à travers le service communautaire, l’engagement civique, ou le développement personnel.

L’avant dernière méditation – en maçonnerie, la méditation est une pratique spirituelle et introspective visant à approfondir la compréhension des symboles, des rituels et des enseignements maçonniques permettant aux maçons de se connecter de manière plus profonde à l’essence et à la signification de leur parcours initiatique – parle de « Morts symboliques et mort biologique ». Un concept représentant l’idée de renoncement à l’ego et aux passions basées, ce qui permet une renaissance spirituelle. La mort symbolique est souvent interprétée comme une étape nécessaire pour atteindre une véritable illumination et intégrer pleinement les enseignements maçonniques.

Ces concepts ne sont pas seulement théoriques ; ils sont intégrés dans les rituels et les pratiques maçonniques, formant un cadre cohérent qui guide les initiés dans leur parcours spirituel et éthique au sein du R.E.A.A.

Le livre ne se veut pas un guide des degrés maçonniques ni un exposé détaillé des rituels, mais plutôt une réflexion sur les leçons spirituelles et éthiques que l’on peut tirer de cette tradition séculaire. Il s’adresse tant aux non-initiés, curieux de comprendre les principes de la franc-maçonnerie, qu’aux maçons désirant approfondir leur propre parcours.

Pierre Vajda, avec sa double expertise en sciences économiques et son expérience dans la haute fonction publique, apporte une perspective unique à la compréhension de la spiritualité maçonnique. Son engagement dans le microcrédit montre également son inclination vers des applications pratiques de principes éthiques et spirituels, ce qui enrichit d’autant plus sa discussion sur l’engagement et l’action dans le cadre maçonnique.

Ce livre est susceptible d’intéresser non seulement les francs-maçons pratiquant le R.E.A.A. et les chercheurs en études maçonniques, mais aussi le public général intéressé par les questions de spiritualité et d’éthique. L’approche pédagogique de Pierre Vajda rend le texte accessible, offrant des solutions pertinentes sur comment les enseignements maçonniques peuvent être intégrés dans la vie quotidienne pour naviguer dans un monde en perte de repères où nombre de personnes éprouvent un sentiment général de désorientation et d’incertitude.

1re de couv., détail
Jean-Paul Agosti

Notons la très belle première de couverture « Pont, terre et ciel » de Jean-Paul Agosti. Né en 1948 à Paris, c’est un artiste peintre formé à l’École nationale supérieure des beaux-arts. Fils du galeriste Paul Facchetti, il a été influencé dès sa jeunesse par des figures comme Max Ernst et Alberto Giacometti, et a plus tard intégré les théories fractales de Mandelbrot dans son art. Agosti, reconnu pour ses œuvres arborescentes et ses collaborations en vitrail, expose aujourd’hui internationalement, notamment à la Galerie Guillaume à Paris et au Milwaukee Art Museum.

Cet enrichissant ouvrage invite à la réflexion sur les valeurs universelles et sur la manière dont elles peuvent être cultivées et exprimées à travers la tradition maçonnique. La perspective de Pierre Vajda, à la fois introspective et tournée vers le monde extérieur, propose une voie méditative pour comprendre et vivre l’initiation.

Méditations sur la spiritualité de l’Art royal dans la tradition du R.E.A.A.

Pierre Vajda – Édition de la Tarente, Coll. Fragments maçonniques, 2024, 100 pages, 16,00 € / ISBN 13 : 9782494823150

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4e de couverture

Trouver date de Chambre du milieu…

Réunir « ce qui est épars »

Il était une fois, entre équerre et compas,
Dans un lieu retiré et vraiment très secret,
Quelques âmes soudées, de bonnes intentions,
Qui cherchaient une date pour fixer réunion.

Sous le regard du GADLU, la tâche fut drue.
En chambre du milieu, les sages réunis,
De croiser agendas, en avaient le tournis,
Horaires se mordant, dure serait l’issue…

A ante-méridien versus post-méridien,
A chacun ses contraintes et ses priorités,
Aucun créneau possible ne semblait s’imposer. 
Il s’en fut donc de peu pour accoucher d’un rien !

Mais un sage avisé, plutôt bien connecté,
Dans cette confusion si généralisée,
De cette nébuleuse, lança brillante idée :
Et visio conférence fut organisée !
  • « J’peux pas ! »
  •  « Une date… Comme vous voulez mais pas jeudi, j’ai escrime! »
  •  « J’ai pas compris… On se réunit lundi ou mercredi ? »
  •  « Samedi ? J’ai piscine ! »
  •  « C’est toujours les mêmes qui planchent, non ? Lundi, j’peux pas mais mardi, c’est bien ! »
  •  « On doit le finaliser quand le plan parfait ? »
  •  « Bon, je ne peux pas mardi, mercredi, vendredi… »
  •  « Alors, c’est quelle heure ? »
  •  « Et si on faisait une visio ? »

France 3 : « Démystifier la franc-maçonnerie » : le grand maître du Droit Humain était en Corse

De notre confrère france3-regions.francetvinfo.fr –  Par Julia Sereni

Sylvain Zeghni, Grand Maître National de la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Le Droit Humain, était à Bastia ce jeudi 27 juin, pour une conférence publique destinée à mieux faire connaître l’obédience sur l’île. Il a répondu aux questions de France 3 Corse Via Stella.

France 3 Corse Via Stella : Vous êtes à la tête de l’ordre maçonnique Le Droit Humain, comment le définiriez-vous en quelques mots ?

Sylvain Zeghni : Le Droit Humain a été fondé en 1893 par Maria Deraisme et Georges Martin. Cette obédience vise à promouvoir la mixité, c’est d’ailleurs la première obédience mixte au monde. Sa deuxième caractéristique est d’être internationale : nous sommes présents dans 60 pays des cinq continents.

Il y a donc une mixité des genres, mais aussi des cultures. Nous avons 15 000 membres en France, 30 000 à travers le monde. En Corse, nous comptons 240 membres sur un total de 2 000 maçons sur l’île environ, toutes obédiences confondues, ce qui représente donc 10% des maçons insulaires.

Vous l’avez dit, le Droit Humain se différencie notamment des autres obédiences par sa mixité, quel est l’apport de cette mixité selon vous ?

La mixité, c’est apprendre à penser en commun, à dépasser les tabous, les idées reçues. Cela peut paraître très simple de nos jours, mais en 1893, il faut rappeler que les femmes étaient considérées comme mineures et n’avaient pas le droit de vote. Aujourd’hui, il y a d’autres obédiences mixtes, le travail se fait de façon naturelle, mais lorsque nous l’avons développée il y a 130 ans, la mixité était une révolution.

L’idée, c’est de réfléchir ensemble et non plus chacun de son côté. C’est pourquoi la mixité n’est pas uniquement celle des genres, elle est aussi sociale et culturelle : nous sommes une obédience où toutes les catégories sociales sont représentées et toutes les cultures également, puisque nous sommes présents à l’international.

Vous organisez des conférences publiques à travers le pays sur les Jeux Olympiques ou encore sur le réchauffement climatique, c’est une volonté de s’ouvrir et d’aller vers tous les publics ?

C’est une démarche de démystification de ce qu’est la franc-maçonnerie, c’est-à-dire un cheminement personnel vers son propre perfectionnement intellectuel, moral et spirituel, mais qui s’ouvre aussi sur la société, pour l’améliorer. L’idée est de s’ouvrir afin de provoquer, de stimuler l’intérêt pour la franc-maçonnerie.

C’est l’occasion aussi de rappeler que nous intervenons sur des sujets philosophiques mais également plus sociétaux : les Jeux Olympiques, la fin de vie, l’environnement… Cela nous paraît important de montrer que les francs-maçons ne sont pas des gens qui se réunissent pour parler entre eux de thèmes philosophiques, mais des gens ouverts sur le monde qui réfléchissent à des sujets contemporains, qui touchent l’ensemble de la population.

Une conférence est organisée à Bastia.
Une conférence est organisée à Bastia. • © Le Droit Humain

Dans le contexte politique particulier que connaît la France, marqué par la dissolution de l’Assemblée nationale et les nouvelles élections législatives qui en découlent, entendez-vous participer au débat public ?

Une obédience n’a pas vocation à se positionner sur un plan politique, mais à rappeler un certain nombre de valeurs auxquelles nous sommes attachés : liberté, égalité, fraternité, laïcité, ouverture vers le monde.

Nous défendons ces principes, mais nous ne donnons pas de consignes de vote. En revanche, nous appelons à exercer le droit de vote, et à être vigilants sur le respect des valeurs humanistes que nous défendons. C’est en ce sens que nous participons à la vie publique.

En Corse, avez-vous prévu d’échanger sur les sujets spécifiques à l’île, notamment le processus d’autonomie, même si celui-ci est en pause ?

Je ne suis pas un spécialiste de ces questions, mais effectivement, cela me semble important de parler des sujets qui préoccupent les hommes et femmes de l’île depuis plusieurs années. Ces questions, vues du continent, sont parfois traitées de manière simpliste, alors qu’il s’agit de véritables débats.

Mais il convient aussi de réfléchir sur l’ensemble des sujets qui concernent les Corses. À ce titre, échanger avec des acteurs de la vie politique et sociale insulaire est primordial.

Outre les questions institutionnelles, considérez-vous que certains sujets doivent être abordés particulièrement sur l’île ?

Les problématiques environnementales, migratoires, tout ce qui peut concerner la Corse sera abordé, afin de voir comment nous pouvons échanger avec la société insulaire pour atteindre une forme de consensus.

Je pense notamment aux questions environnementales en Méditerranée : ces phénomènes ont des implications encore incertaines, mais peuvent pourtant avoir des conséquences multiples, notamment sur l’économie corse. Il faut pouvoir en discuter et déterminer comment résoudre ces problèmes, ou en tout cas essayer de les circonvenir.

L’étranger est un mythe… qui peut rapporter gros

Nous savons tous quelle est la fonction des mythes ! Que de planches pour parler de la mythologie ! Qui parmi nous n’a pas entendu parler de René Girard ?

Et bien l’actualité politique française nous permet de prendre conscience de la puissance que procure l’utilisation d’un mythe dans la communication avec « le peuple »
.

Rappelons la définition :

« Récit relatant des faits imaginaires non consignés par l’histoire, transmis par la tradition et mettant en scène des êtres représentant symboliquement des forces physiques, des généralités d’ordre philosophique, métaphysique ou social. Mythe solaire; mythe de Prométhée. Les mythes grecs, parents des mythes sanscrits, n’exprimaient à l’origine que le jeu des forces naturelles (Taine,Philos. art,t.2, 1865, p.203).Orphée est condamné à ne jamais revoir Eurydice, parce qu’il l’a regardée. Ce vieux mythe exprime bien la loi du rythme, qui ramène ainsi et entraîne de belles images du fond des abîmes, mais toujours derrière lui, et sans s’arrêter jamais (Alain,Beaux-arts,1920, p.93) » (source cnrtl)

Rappelons les faits :

Un parti politique (Rassemblement National) qui fonde son argumentaire sur la nationalité et le rejet de l’étranger : Le mythe de la Nation et celui du bouc émissaire !

Un président de la République qui fonde sa décision (la dissolution de l’Assemblée nationale) en prétendant donner la parole au peuple pour clarifier un manque de majorité : deux mythes : la démocratie et le peuple !

Au total, un petit parti d’extrême droite ultra-minoritaire devient en quelques années majoritaire et gouvernera bientôt la France !

Merci les « Mythes » doivent penser leurs dirigeants dans leur for intérieur !

On peut imaginer ce qu’il en adviendra : Pour la liberté, la fraternité, l’égalité et la laïcité (quatre autres mythes) des Français vont se battre contre d’autres français !

« Mourir pour la France » n’est-ce pas un autre beau mythe !

Et bien sûr, comme tout cela ne concerne que des mythes, le nouveau gouvernement fera comme les autres : essayer de calmer le mécontentement populaire en distribuant des subventions aux uns et aux autres.

Les francs-maçons qui sont généralement cultivés et réfléchis auraient pu s’adresser aux Français pour leur dire « Attention brave peuple tout cela ce sont des mythes que l’on vous sert sur un plat pour vous manipuler ! Quoi de mieux que le bouc émissaire de l’étranger pour vous faire rêver ? »  Mais on comprend bien que les chicaneries entre conseillers de l’ordre et grands maîtres, c’est quand même plus important !

Au final ce que le « peuple » rêve d’avoir ne se produira pas : la France n’est pas une nation mais un petit pays vieillissant qui a besoin d’une main d’œuvre étrangère ;  il y aura de plus en plus d’étrangers parce que vous ne faites plus d’enfants et que pour continuer à consommer comme vous le faites, il faut bien des travailleuses et des travailleurs pour produire afin que les entreprises continuent à vendre !

On aurait pu aussi dire que la xénophobie est un crime et que ceux qui s’en réclament ne devraient pas être autorisés à prétendre se présenter aux élections ! 

Malheureusement la xénophobie, elle, n’est pas un mythe, c’est une réalité et une réalité face au mythe de la « démocratie » ne pèse pas grand-chose !

Ne répétez pas cela aux journalistes des chaînes d’informations, eux ils sont persuadés qu’ils défendent la liberté de la presse (un autre mythe) !

Initiation à la méditation avec Vincent Cao

Cette nouvelle vidéo des « Voies de l’Esprit » fait partie d’une série de vidéos consacrées aux enseignements fondamentaux du Bouddhisme et propose un accompagnement à la méditation pour les débutants.

Je rappelle brièvement que j’ai la chance d’habiter à une quinzaine de minutes de la pagode bouddhiste de Thiện Minh située sur la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon dans le département du Rhône. C’est un ami proche qui m’a fait découvrir ce lieu exceptionnel.

La pagode Thiện Minh est un magnifique temple bouddhique vietnamien géré par l’Association Bouddhique de la région Rhône-Alpes sous la présidence du vénérable Thich Tanh Thiet.

J’ai eu l’insigne privilège d’y rencontrer un « pratiquant » qui est le représentant d’une lignée d’enseignants bouddhistes du Mahāyāna ou « grand véhicule ».

Daniel Robin

Avec A.-D. Grad, découvrez les secrets cachés de la Kabbale

Pour nos lectures estivales, nous avons sélectionné Pour comprendre la Kabbale d’Adolf Dimitri Grad1. Cet ouvrage captivant vous invite à explorer en profondeur les secrets de la Kabbale avec clarté et passion.

La Kabbale, cette discipline mystique et ésotérique, occupe une place singulière dans la vie spirituelle. Le terme est souvent mal compris et déformé par l’usage courant et la méconnaissance des philosophes. Adolf Dimitri Grad, reconnu comme une autorité mondiale en ésotérisme hébreu, propose dans cet ouvrage une clarification essentielle des fondements de la Kabbale.

La 1re édition

Et dans notre sanctuaire intime de l’art royal, où chaque symbole et chaque rite murmurent des vérités anciennes à l’initié, l’œuvre d’A.-D. Grad, Pour comprendre la Kabbale, éditée pour la première fois en 1966, se dresse donc comme une lumière pénétrante éclairant les arcanes de la mystique hébraïque. La Kabbale, souvent voilée de mystère et d’incompréhension, trouve ici une voix claire et structurée, accessible à la fois aux novices et aux érudits.

Né en 1916, Adolf Dimitri Grad, héritier spirituel du Gaon de Vilna2, nous convie à une exploration profonde de cette tradition ésotérique. Il est rare de rencontrer un texte qui, par sa simplicité et sa profondeur, réussit à lever les voiles de l’ignorance et à dissiper les brumes de la caricature qui entourent souvent la Kabbale. Grad, par son érudition et sa clarté, redonne à cette science sacrée toute sa dignité et sa place au sein de la quête spirituelle.

L’ouvrage s’ouvre sur une exploration des « Aspects fondamentaux de la Kabbale », déclinés en trois chapitres principaux. Il nous plonge d’abord dans l’origine de la Kabbale, nous rappelant les connexions profondes entre les traditions hébraïques, chrétiennes et ontologiques. Cette introduction est essentielle pour comprendre le tissu complexe et interconnecté des pensées mystiques à travers les âges.

« Les instruments de la Kabbale » forment le cœur battant du deuxième chapitre. Ici, l’alphabet sacré, les textes sacrés et les sephiroth sont dévoilés non seulement comme des éléments linguistiques et graphiques, mais comme des portes vers une compréhension plus profonde de l’univers et de soi-même. Chaque lettre, chaque mot devient une clé ouvrant les portes de la sagesse cachée.

Grad nous entraîne ensuite dans « Les procédés généraux de la Kabbale ». Loin d’être une simple numérologie ou une science obscure des nombres, la Kabbale est révélée comme une symphonie de significations où chaque chiffre, chaque consonne résonne avec une signification cosmique. Le Zohar, ce texte fondateur, est présenté non seulement comme une lecture sacrée, mais comme une expérience vivante de la divinité.

Le quatrième chapitre, « La science de l’Être », élève encore le débat. La Kabbale, affirme Grad, n’est pas seulement une algèbre sacrée ou une guématrie. C’est une expérience de mouvement transcendantal, un mysticisme relationnel qui transforme l’initié et l’amène à une connaissance plus profonde de soi et de l’univers. Cette perspective rejoint les idéaux maçonniques de perfectionnement de soi et de quête de la lumière intérieure.

Pour comprendre la Kabbale se distingue ainsi comme un manuel indispensable et précieux pour ceux qui cherchent à s’initier à cette tradition complexe. Il parvient à la rendre intelligible car souvent perçue comme ésotérique et inabordable. A.-D. Grad réussit le pari de concilier érudition et clarté, offrant à ses lecteurs un véritable cadre de référence qui éclaire les fondements de la Kabbale tout en respectant sa profondeur mystique.

Profitez de la période estivale pour (re)lire cette œuvre, véritable invitation à plonger dans les mystères de la Kabbale avec un esprit ouvert et une âme prête à recevoir les enseignements sacrés. Elle s’intègre harmonieusement dans la bibliothèque de tout franc-maçon en quête de sagesse et de compréhension spirituelle. Que cette lumière continue de guider nos pas sur le chemin initiatique.

A.-D. Grad – Source Babelio

1Adolf Dimitri Grad, connu comme l’un des six plus grands spécialistes de la Kabbale, est né en 1916 en France, d’origine juive russe. Se présentant comme le descendant en ligne directe (septième génération) du célèbre rabbin Gaon de Vilna, reconnu pour son opposition aux Hassidim au 18ème siècle, Grad a consacré sa vie à l’étude et à l’enseignement de la Kabbale.

Philosophe et écrivain prolifique, A.-D. Grad a écrit plus de vingt-cinq ouvrages et est le premier auteur d’un « Traité des Principes Kabbalistiques ». Ses travaux sont considérés comme des références dans le domaine de la mystique juive. En plus de ses publications, il a donné des centaines de conférences et de séminaires à travers le monde, partageant sa vaste connaissance de la Kabbale avec un public diversifié.

Signature de A.-D. Grad

Parmi ses œuvres les plus connues, on compte Les clefs secrètes d’Israël, publié chez Robert Laffont, et Le véritable Cantique de Salomon, une introduction kabbalistique du Cantique des Cantiques, parue en 1970. Ces ouvrages ont contribué à sa renommée internationale et à son statut d’expert en Kabbale.

Adolf Dimitri Grad avait une vision particulière de la figure du kabbaliste. Pour lui, « un kabbaliste est sans doute un homme que l’on connaît peu, mais qui essaie, lui, de se connaître mieux ».

Il est décédé au Diamant, en Martinique, le 1er septembre 2012, à l’âge honorable de 96 ans, et fut inhumé en Israël le 5 septembre suivant. Son héritage continue d’influencer les études kabbalistiques et son œuvre reste une source d’inspiration pour les chercheurs et les passionnés de mystique juive.

Gaon de Vilna

2Elijah ben Solomon Zalman, le Gaon de Vilna

Elijah ben Solomon Zalman, plus connu sous le nom de Gaon de Vilna, est l’une des figures les plus importantes de l’histoire juive. Né en 1720 dans le Commonwealth polono-lituanien, il est rapidement reconnu comme un prodige du Talmud et de la Torah. À l’âge de sept ans, il est déjà enseigné par des rabbins de renom, et à vingt ans, il est consulté par d’autres érudits sur des questions complexes de halakha (loi juive).

Le Gaon de Vilna est célèbre pour son opposition farouche au mouvement hassidique, qu’il percevait comme une menace pour la tradition juive orthodoxe. Sa rigueur intellectuelle et son dévouement à l’étude l’ont conduit à vivre une vie de réclusion, dédiée à l’exploration des textes sacrés. Il a produit d’innombrables commentaires sur la Torah, le Talmud, la Kabbale et d’autres œuvres juives.

Bien que principalement un érudit du Talmud, le Gaon de Vilna a également profondément influencé la Kabbale. Ses écrits kabbalistiques, bien que moins nombreux que ses travaux talmudiques, sont considérés comme des contributions majeures à la mystique juive. Il est également crédité de la révision du Sefer Yetzirah et de nombreux autres textes kabbalistiques.

Le Gaon de Vilna a vécu à une époque où Vilna (aujourd’hui Vilnius) était un centre vibrant de la vie juive, souvent appelée « la Jérusalem de Lituanie ». Son influence a été si grande que son école de pensée, connue sous le nom de Mitnagdim, s’est opposée avec succès à la propagation de l’hassidisme en Lituanie et ailleurs.

Il est décédé en 1797 et a été enterré à Vilna, où sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage pour les juifs du monde entier. Le Gaon de Vilna reste une figure centrale de l’étude juive, et son héritage continue d’inspirer des générations d’érudits et de croyants.

Raimundus Lullus Alchemical Page, détail d ela 1re de couv.

Pour comprendre la Kabbale

A.-D. Grad‎Dervy, Coll. L’Être et l’Esprit, 2006, 110 pages, 10,65 €

Un magnifique ouvrage épuisé mais facilement disponible d’occasion, sur les sites marchands.

Lieu symbolique : L’église dite du Graal de Tréhorenteuc, en Brocéliande

Tréhorenteuc, un petit village situé en Brocéliande, dans le département du Morbihan en Bretagne, est un lieu enchanteur chargé d’histoire et de légendes. Au cœur de cette localité se trouve une église remarquable, connue sous le nom d’église Sainte-Eutrope, Sainte-Onenne et du Graal.

L’église du Graal

L’église de Tréhorenteuc est unique en son genre en raison de son lien avec les légendes arthuriennes. Elle a été reconstruite et redécorée au milieu du XXe siècle par l’abbé Henri Gillard, qui était passionné par ces mythes.

Recteur de Tréhorenteuc, Henri Gillard est né le 30 novembre 1901 à Guégon et décédé le 15 juillet 1979 à Plumergat. Il est un prêtre breton qui a laissé une empreinte durable sur la commune de Tréhorenteuc, où il a été en poste de 1942 à 1962. Son travail à l’église Sainte-Eutrope Sainte-Onenne a marqué l’histoire de cette petite commune isolée du Morbihan, accessible à l’époque uniquement par des chemins empierrés.

À son arrivée, l’abbé Gillard entreprend la restauration de la petite église, en y intégrant des éléments uniques qui reflètent un mélange du merveilleux celte et de la foi chrétienne. Il utilise la symbolique du Graal pour orner l’église de peintures et de décorations, créant ainsi un lieu où les légendes arthuriennes se mêlent à la spiritualité chrétienne.

La statue de l’abbé ayant été volée, une pétition est lancée pour son remplacement

L’abbé Gillard a grandement contribué à la popularisation des légendes arthuriennes dans la région. Grâce à ses nombreux ouvrages et aux visites guidées qu’il organise dans le Val sans retour, un site légendaire proche de Tréhorenteuc, il attire l’attention sur ce patrimoine culturel et mythologique. Il joue un rôle essentiel dans la revitalisation de l’intérêt pour ces récits anciens, faisant de Tréhorenteuc un point de convergence pour les amateurs de la légende arthurienne.

Durant ses années de ministère, l’abbé Gillard n’a pas seulement restauré l’église et promu la légende arthurienne, il a également accueilli et guidé de nombreux visiteurs. Il leur offrait l’hospitalité, allant jusqu’à les héberger dans l’église elle-même. Son dévouement à la fois à sa foi et à la culture bretonne a fait de lui une figure emblématique et respectée de la région.

L’abbé Gillard laisse un héritage durable à Tréhorenteuc. L’église Sainte-Eutrope Sainte-Onenne, avec ses décorations uniques, reste un témoignage de son œuvre et continue d’attirer les visiteurs. Son travail a non seulement redonné vie à une église isolée, mais a également enrichi le patrimoine culturel de la Bretagne en y intégrant des éléments mythologiques celtes et chrétiens. Son influence se ressent encore aujourd’hui dans la manière dont la légende arthurienne est perçue et célébrée dans la région.

Brocéliande et le Graal

Brocéliande est un lieu de légendes, souvent identifié comme la forêt enchantée des récits arthuriens. La région est riche en sites liés aux mythes, comme le tombeau de Merlin, la fontaine de Barenton, et le Val sans Retour. L’église de Tréhorenteuc s’inscrit dans ce cadre légendaire, renforçant son statut de lieu de pèlerinage pour les amateurs de la légende arthurienne.

L’église Sainte-Onenne est une destination prisée des visiteurs de Brocéliande. Outre son décor intérieur unique, elle est située dans un cadre naturel magnifique, à proximité de la forêt. Les visiteurs peuvent explorer l’église et ses environs, découvrir l’histoire des lieux, et se plonger dans l’atmosphère mystique de Brocéliande.

L’église du Graal à Tréhorenteuc est un lieu fascinant, où la spiritualité et la légende se rencontrent. C’est une destination incontournable pour ceux qui s’intéressent aux mythes arthuriens et à l’histoire de la Bretagne.

Photos © Yonnel Ghernaouti, YG – Montage diaporama FDFMD1717