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ITALIE : Comte Cagliostro – un voyage à travers l’alchimie, la connaissance et l’ésotérisme

De notre confrère vanillamagazine.it par ANNALISA DI MARIA

« Je ne suis d’aucun âge ni d’aucun lieu : hors du temps et de l’espace, mon être spirituel vit son existence éternelle. » Ce sont les mots d’un des personnages les plus controversés et mystérieux de l’histoire italienne, Giuseppe Giovanni Battista Vincenzo Pietro Antonio Matteo Franco Balsamo, connu sous le nom d’Alessandro, comte de Cagliostro ou plus simplement Cagliostro, alchimiste et ésotériste, qui a fait de ces deux disciplines, sa raison de vivre le poussant jusqu’à l’hérésie.

Séduit par la Franc-maçonnerie, il créé un rite appelé « la sagesse triomphante », en 1743 en Sicile. L’un de ses objectifs était de revoir toute la pensée maçonnique à travers l’alchimie et l’ésotérisme. Adulé et haï à la fois, il fréquentait les cours italiennes les plus importantes. A travers ses pratiques de mystiques égyptiennes, il a vécu son propre parcours initiatique.

Le voyage hermétique de Cagliostro avait un but bien précis, celui de mettre en lumière les anciennes doctrines mystiques d’origine, comme celle de l’Égypte. Sa connaissance des pratiques anciennes découle de l’alchimie, que Cagliostro utilisait pour démontrer aux hommes de son temps le côté sombre d’une époque incapable de voir pleinement cette obscurité mystérieuse née de l’agitation humaine.

La redécouverte au siècle des Lumières, grâce à Cagliostro, de tous ces textes anciens ont permis une nouvelle ouverture sur l’Humanisme. Le XVIIIe siècle, sous l’influence de la Renaissance, a pu connaître une nouvelle vie philosophique. Cagliostro devient par sa pensée et ses rites, le trait d’union entre l’ancien et le moderne. Cagliostro a appris les pratiques alchimiques en tant que novice auprès des frères du couvent Fatebenefratelli, lorsqu’il vivait à Caltagirone.

En 1768, il rencontre, à Rome, sa femme, Lorenza Feliciani, complice et compagne qui prit le nom de Serafina. C’est après son voyage à Londres, où il s’initia à la franc-maçonnerie, qu’il fonda sa secte basée sur les rites égyptiens, et c’est précisément pour ces raisons que quelques années plus tard, il fut arrêté et condamné, à la prison à vie, et quitta Rome pour la forteresse de San Leo en 1791, où il mourut 4 ans plus tard fou, certainement à cause d’une maladie du cerveau.

Prison de Gagliostro
Prison de Gagliostro

La légende veut que Cagliostro erre encore dans les murs du fort. En effet, on sait que des bruits étranges se font entendre en provenance de la cellule appelée « pozzetto », ainsi appelée parce qu’elle n’était accessible que par une trappe dans le plafond, là, où Cagliostro a été enfermé et muré vivant. La seule chose qu’il pouvait voir depuis la fenêtre de la cellule était la cathédrale, peut-être pour lui rappeler qui l’avait emprisonné et symboliquement qui l’avait condamné.

Ce guérisseur d’âmes, qui essayait de soigner les gens avec des herbes, était en fait un médecin qui, selon l’Église, allait au-delà de ce qui lui était permis, entrainant l’accusation d’hérésie et ne respectant pas les valeurs de la morale catholique. L’Église a détruit à jamais sa figure de guérisseur en le qualifiant de sorcier charlatan. C’était une sorte de « punition » qui condamna Cagliostro, une punition qui était infligée depuis l’Antiquité à tous ceux qui, à l’aide de pratiques considérées comme « illicites », soignaient les malades et étaient donc considérés comme des sorciers.

La légende veut qu’on ne sache pas où le comte Cagliostro a été enterré après sa mort. Certains disent qu’en 1797 un commandant français a bu dans son crâne, mais si cette légende n’est que fausseté, probablement comme toutes les personnes tuées pour hérésie, son corps a été brûlé comme symbole du péché, de la malédiction et du mal.

Fermée ces derniers mois pour cause de pandémie, rouverte à partir de ce samedi, se déroule au fort de San Leo une exposition sculpturale d’un artiste international, Andrea da Montefeltro, intitulée « Arcana le lion du nouvel horizon »qui rappelle cette histoire à travers un voyage dans les trois phases alchimiques: le nigredo, l’albédo et le rubedo, une symbolique forte qui nous conduira avec l’imagination, mais aussi grâce à son histoire fascinante vers la lumière.

L’article original en italien

24 juin 1717 : les origines de la franc-maçonnerie

De notre confrère le republicain-lorrain.fr

Des mythes et légendes remontant aux Templiers, voire à l’Antiquité, circulent encore de nos jours pour expliquer les origines de la franc-maçonnerie. La réalité est beaucoup moins glorieuse. Il s’agit d’un rassemblement d’ouvriers au sein d’une corporation, qui s’est petit à petit ouvert aux intellectuels de l’époque. Ce mouvement intellectuel s’est progressivement propagé dans l’Europe, puis dans le reste du monde, victime des mutations et parfois des schismes. L’origine de la franc-maçonnerie remonte au XVIIIème siècle en Ecosse et en Angleterre.

Les deux pays ressortent d’une période instable sous le régime d’Oliver Cromwell, pendant laquelle les populations se sont déchirées. S’ensuit un besoin de se retrouver, de se regrouper.

Ainsi, les maçons, bâtisseurs de cathédrales et autres bâtiments, se réunissent dans des corporations qui ont pour but l’entraide mutuelle. On appelle cela les « loges opératives « .

Puis, au fil des années, ces mêmes maçons acceptent que des intellectuels s’insèrent dans ces loges.

Ce sont généralement de généreux notables locaux que l’on surnomme en anglais « free-masons » (« maçons libres » ou « francs-maçons »).

Ces derniers finissent par devenir majoritaires. Les loges deviennent alors des assemblées plus philosophiques et philanthropiques que professionnelles, ce sont des loges de « franc maçonnerie spéculative ».

Elles gardent toutefois un certain nombre de rangs et de symboles d’ouvriers. Il y a les apprentis, les compagnons, les maîtres, ainsi que des outils comme l’équerre, le compas, le maillet, etc.

Un mouvement mondial
Le 24 juin 1717, jour de la Saint-Jean, plusieurs de ces loges se réunissent dans la taverne londonienne L’Oie et le Grill.

Elles fondent la première Grande Loge d’Angleterre. Des intellectuels, mais aussi des artisans, des commerçants et les élites du royaume s’y réunissent pour se sociabiliser et se divertir.

On y retrouve des Français, comme Montesquieu, ce qui explique pourquoi la franc-maçonnerie s’exporte rapidement dans l’Hexagone, dès 1725 à Paris ou 1732 à Bordeaux.

L’exportation progressive des loges, dont faisait partie Voltaire par exemple, permet de faire circuler les idées des Lumières partout en Europe.

Si toutes les loges possèdent des codes communs, il existe des particularités locales.

Par exemple, suite à l’expédition en Égypte de Napoléon Bonaparte, beaucoup de loges françaises adoptent des symboles égyptiens.

Autre exemple : la grande majorité des loges croient en un Grand Architecte de l’Univers.

Ce n’est pas forcément un Dieu catholique ou protestant, même si certaines loges regroupent plus particulièrement des croyants de telle ou telle religion. Il peut simplement représenter la conscience ou un principe créateur.

D’ailleurs, dans l’Hexagone, au cours du XIXème siècle, un mouvement anticlérical d’envergure isole les loges françaises par rapport aux loges anglaises ou américaines.

La franc-maçonnerie a donc une origine bien connue, ce qui n’a pas empêché les rumeurs et les mythes de circuler.

Accéder à l’article intégral

https://www.republicain-lorrain.fr/culture-loisirs/2021/06/24/24-juin-1717-les-origines-de-la-franc-maconnerie

Les Illuminati en 12 questions

De notre confrère BBC Afrique

Les Illuminati sont un nom donné à la fois à une société réelle formée il y a 245 ans et à une société fictive.

Cette organisation fictive alimente les théories du complot depuis des années, certains prétendent qu’il s’agit d’une organisation mondiale secrète et mystérieuse dont l’intention est de prendre le contrôle du monde, et qu’elle est à l’origine de certaines des plus grandes révolutions et meurtres de l’histoire.

Mais qui étaient vraiment les Illuminati et contrôlent-ils vraiment le monde ?

Nous allons apporter un éclairage sur l’une des sociétés secrètes les plus fascinantes de l’histoire.

Qui étaient les véritables Illuminati ?

L’Ordre des Illuminati ou les Illuminati était une société secrète formée en Bavière (qui fait aujourd’hui partie de l’Allemagne actuelle), celle-ci n’a existé que de 1776 à 1785 ; ses membres se qualifiaient à l’origine de perfectibilistes.

Le groupe, inspiré par les idéaux des Lumières, a été fondé par le professeur de droit canonique, Adam Weishaupt. Il voulait promouvoir l’éducation de la raison et la philanthropie et s’opposer à la superstition et à l’influence religieuse dans la société .

Weishaupt cherchait à changer la façon, dont les États étaient gérés en Europe, notamment en supprimant l’influence de la religion sur le gouvernement et en donnant au peuple une nouvelle source de « lumière ».

On pense que la première réunion des Illuminati bavarois a eu lieu dans une forêt près d’Ingolstadt, le 1er mai 1776. au cours de cette rencontre, cinq hommes ont établi les règles qui allaient régir leur ordre secret.

Au fil du temps, les objectifs du groupe se sont concentrés sur l’influence des décisions politiques et le changement des institutions, telles que la monarchie et l’Église.

Certains membres des Illuminati ont rejoint les francs-maçons pour recruter de nouveaux membres.

Un oiseau connu sous le nom de « hibou de Minerve » (Minerve est l’ancienne déesse romaine de la sagesse) a fini par devenir le principal symbole du groupe.

Quel est le lien entre les Illuminati et les francs-maçons ?

Les francs-maçons sont un ordre fraternel qui s’est développé à partir des guildes de tailleurs de pierre et de bâtisseurs de cathédrales du Moyen Âge.

Dans certains pays, notamment aux États-Unis, il y a toujours eu une certaine paranoïa à l’égard des francs-maçons. En 1828, un mouvement politique à but unique, connu sous le nom de Parti antimaçonnique, a même été créé.

Comme les Illuminati recrutaient à l’origine des francs-maçons, les deux groupes ont souvent été confondus.

Comment pouvait-on rejoindre les Illuminati ?

Pour rejoindre les Illuminati, il fallait avoir le plein consentement des autres membres, être riche et avoir une bonne réputation au sein d’une bonne famille.

En outre, il existait un système hiérarchique chez les Illuminati.

Après être entré en tant que « novice », vous deveniez un « minerval » puis un « minerval éclairé », cette structure est devenue plus hiérarchisée, avec l’existence de 13 degrés nécessitant pour chacun une initiation particulière pour y accéder.

Suite de l’article sur le site officiel de la BBC

Comment être heureux en loge ?

Le bonheur est un des objectifs du travail maçonnique ! On l’oublie souvent et c’est dommage ! Ce devrait être la préoccupation principale des officiers et aussi des conseillers de l’ordre des obédiences !

Au Droit Humain, la quête du Bonheur est même inscrite dans la constitution dans son article 3 :

« Les membres de l’Ordre Maçonnique Mixte Internationale le Droit Humain cherchent avant tout à réaliser sur la terre et pour tous les humains le maximum de développement moral, intellectuel, et spirituel, condition première du bonheur qu’il est possible à chaque individu d’atteindre dans une humanité fraternellement organisée ». 

On le retrouve aussi dans la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, dont on connaît l’inspiration maçonnique, cette référence au Bonheur comme un droit :

« Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits, se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. »

Cette recherche du bonheur terrestre peut s’interpréter comme une des différences majeures qui nous distingue de la démarche religieuse et du mysticisme. Pour les religieux et les mystiques seul compte la recherche du bonheur céleste ; pour eux, l’accès au paradis et la béatitude qui l’accompagnent, justifient une vie terrestre axée sur le sacrifice, les devoirs et la souffrance. Rien de tout cela dans la démarche maçonnique.

Bonheur : Etat durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, l'inquiétude et le trouble sont absents.

Bien sûr, il ne faut pas confondre Bonheur et Plaisir ; il y a de nombreuses occasions de ressentir du plaisir en loge, mais le bonheur c’est autre chose !

Le plaisir, c’est avant tout un ressenti personnel d’ordre physiologique par la satisfaction d’un ou de plusieurs de nos sens, alors que le bonheur introduit une synergie corps-esprit, en dehors de la mise en jeu de nos sens.

Certains psychanalystes associent Bonheur et Désir. La satisfaction du désir engendrerait le ressenti du bonheur.

Contrairement à un idéal, qui se définit à partir d’un contenu parfois très exigeant, le bonheur est peu exigeant à la condition de savoir apprécier cet « état équilibré de l’esprit et du corps » ; cela peut se résumer à un sourire et on comprend que les smileys soient souvent utilisés pour illustrer la sensation de bonheur.

Le bonheur en loge est la conséquence d’une interaction entre deux composantes :

  • L’être humain,  (le franc-maçon), tel qu’il est,
  • Et le groupe humain, la loge maçonnique, dans lequel il e se trouve.

Pour ressentir ce « Bonheur », plusieurs conditions sont nécessaires ;  on distinguera :

  • Les conditions propres à l’être humain, maçon, placé dans cette situation de participer à une réunion maçonnique,
  • Et celles qui proviennent de la loge concernée.

Les conditions propres à l’être humain, franc-maçon

Pour ce qui concerne le franc-maçon, trois éléments méritent d’être réunis, pour pouvoir éprouver ce sentiment au cours des travaux d’une loge maçonnique :

  • Ne pas être préoccupé ; c’est une condition extrêmement difficile à réaliser tant l’être humain vit sous la pression continuelle de multiples préoccupations ; et chacun sait que la vie contemporaine en a surajouté de nombreuses ! Pourtant, il faut absolument obtenir cet abandon des idées parasites avant d’entrer en loge ; le rituel évoque d’ailleurs « l’abandon des métaux à la porte du temple ! » . On peut inclure les préoccupations dans la catégorie des « métaux ». Pour ne pas être préoccupé, un travail personnel associant relaxation, respiration et méditation, semble aujourd’hui la meilleure méthode à conseiller.
  • Etre en capacité d’écoute : La capacité d’écoute suppose, bien sûr, conscience et vigilance ; elle va de pair avec une prise de parole responsable et réfléchie qui doit rester exceptionnelle !
  • Comprendre le fonctionnement du groupe humain de la loge concernée. Cela devrait être naturel pour les membres de la loge mais en fait, c’est souvent difficile car la capacité de prendre du recul n’est pas évidente ! Tout groupe humain a des codes. Une loge maçonnique a deux sortes de codes : ceux de l’obédience à laquelle elle est rattachée et ceux qui lui sont propres. Connaître les codes et les utiliser facilite la communication et en ce sens, c’est un atout appréciable ! C’est peut-être ce qui explique le rapport entre Bonheur et Connaissance (cf le schéma – Lire l’article).

Les conditions propres à la loge concernée

La loge concernée est en situation de pouvoir favoriser le bonheur d’être en loge, à condition de réunir trois éléments :

  • Une bonne maîtrise du rituel et de l’ordre du jour de la part du vénérable et des officiers : il s’agit de favoriser la mise en valeur des moments forts du rituel en évitant les « ratés » des cafouillages possibles. De même, un ordre du jour équilibré avec différents types de planches est un excellent  moyen de soutenir l’attention. On associera à cette condition, l’influence que peut avoir la cadre du temple et sa décoration.
  • L’absence de conflits entre les membres de la loge : le moindre conflit peut avoir une influence délétère qui se répercutera inévitablement à un moment ou à un autre et souvent quand on s’y attend le moins !
  • Un ordre du jour « harmonieux », avec une ou deux planches particulièrement bien « polies » qui peuvent permettre d’exprimer l’authenticité des émotions.

Lorsque toutes ces différentes conditions sont réunies, il est possible de se sentir heureux en loge lors d’une tenue maçonnique.

Chacun décrira ce bonheur ressenti avec des mots personnels mais, il me semble que l’on pourrait retrouver trois points communs soit isolément soit concomitamment  :

–          La satisfaction de partager des valeurs morales qui irradient les sœurs et les frères aussi bien dans leurs personnalités que dans leurs prises de parole,

–          Le ressenti d’une paix au travers d’un ou des moments de concentration et de recueillement que recèle le rituel,

–          Le curieux sentiment d’apprendre et de comprendre une partie des mystères de la vie.

Globalement, ce sentiment de bonheur se rapproche d’une sérénité ressentie dans une ambiance collective calme et bienveillante. Ce bonheur ressenti est d’abord un sentiment personnel et n’est pas forcément partagé par tous.

Certains parlent parfois d’égrégore mais le terme est sujet à caution, car il désigne une « béatitude » conditionnée par une «dépersonnalisation » consécutive à la mise en condition provoquée par la pratique rituélique ; ce n’est pas une spécificité maçonnique. Contrairement au bonheur ressenti, l’égrégore, quand il existe, est un sentiment largement partagé par le groupe.

Le bonheur en loge doit être vécu en pleine conscience ; ce n’est ni un plaisir ni une jouissance.

C’est un sentiment particulier qui persiste dans la mémoire après que l’on a quitté le temple pour retrouver son quotidien. Il nous permet bien sûr de donner du crédit à notre démarche maçonnique. Ne pas le connaître, favorise le détachement voire la démission. Il faut aussi être conscient que ce bonheur ressenti suppose d’accepter le silence sur un certain nombre d’imperfections que recèlent une communauté d’humains !

En dehors de la démarche maçonnique, rappelons que la notion de bonheur est un critère de qualité de vie :

BRESIL : Le Vénérable Maître de la Loge maçonnique de la Persévérance visite Folha do Litoral News

Jean Cristiano Correa préside la Loge qui est responsable de la rubrique hebdomadaire « Franc-Maçonnerie »

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Dans l’après-midi du mardi 17, Jean Cristiano Correa, Vénérable Maître de la Loge maçonnique Perseverança n°159 du Paranaguá, fédérée au Grand Orient du Brésil (GOB) et juridiction du Grand Orient du Brésil-Paraná (GOB-PR) , a visité le siège de Folha do Litoral News. Il a été reçu par le directeur administratif du journal, Luiz Carlos Alves Bonzatto, et son directeur commercial, Antonio Saad Gebran Sobrinho. Au programme, la nouvelle ligne éditoriale de la rubrique « Franc-maçonnerie« , qui est publiée chaque semaine dans Folha do Litoral News, sous la responsabilité de Loja Perseverança, ainsi que l’Ordre maçonnique et sa relation en faveur des avancées sociales pour le Paranaguá et la côte .

« Nous sommes reconnaissants pour la visite de la part de Perseverança, la loge mère de la franc-maçonnerie du Paraná et la plus ancienne de notre État, l’une des plus anciennes du Brésil. La visite a été très fructueuse, ils nous ont très bien reçus. La radio est très importante, elle nous aide à démystifier la franc-maçonnerie pour la population en général, quelque chose d’important dans le sens d’apporter des améliorations que l’Ordre apporte à la société »

dit le Vénérable Maître, Jean Cristiano Correa, soulignant les projets sociaux que la Perseverança mène à Paranaguá, parmi lesquels la Maison pour personnes âgées Perseverança, la Garderie Perseverança et le projet Perseverando na Educação, qui offre des bourses à Isulpar à des étudiants socialement vulnérables. 

« De plus, nous avons un projet en cours de développement pour proposer des tests d’acuité visuelle aux enfants nécessiteux du Paranaguá, en fournissant également des lentilles et des lunettes », explique Correa. « La chronique nous aide beaucoup à montrer à la population ce qu’est la franc-maçonnerie par essence, qui est la recherche de la vérité, pour les hommes de bonnes mœurs, en évolution personnelle et en société. Nous avons une idée de pouvoir apporter des informations qui ouvrent la franc-maçonnerie à cet égard à la population de manière légère, accessible et faire en sorte que les gens aient une vision moins nébuleuse de l’Ordre. Un grand merci à Folha do Litoral News pour cela », conclut le Vénérable Mestre.

L’administration : du dévouement au dévoiement

Dans la fiction, l’administration est souvent représentée comme une organisation n’ayant d’autre intérêt qu’elle-même et semble n’avoir pour but que de nuire à la marche des personnages.

Comme en ce moment de vacances, j’ai quelques loisirs et que des circonstances indépendantes de ma volonté me retiennent à mon domicile, j’ai mis à profit mes congés d’été pour me revoir quelques séries de ma jeunesse, notamment Buffy contre les Vampires et Charmed.

Si vous avez été jeunes à la fin des années 90, ces noms doivent vous rappeler le souvenir des séries du samedi soir sur M6. Et force est de constater que ces séries restent très intéressantes, par leur côté initiatique, justement. Ainsi, Buffy Summers doit s’améliorer sans cesse pour accomplir sa destinée de Tueuse, et pour ce faire vaincre les démons qui se présentent à elle, mais surtout ses propres démons. De la même manière, les sœurs Halliwell doivent faire face aux représentations de leur côté sombre pour triompher des machinations de la Source. Mais un autre aspect m’a frappé dans ces deux séries : un point commun aux deux sociétés secrètes en charge de protéger les héroïnes.

Dans l’univers de Buffy, la Tueuse n’agit pas seule, et est toujours aidée et soutenue par un Observateur (du moins, en principe). Les Observateurs sont en effet une organisation d’érudits en charge de la protection des Tueuses. De la même manière, dans Charmed, les bonnes sorcières sont soutenues par des Etres de Lumière, un genre d’anges gardiens, dirigés par l’organisation des Fondateurs, responsable de la magie bonne sur Terre.

Or, chez Buffy, le conseil des Observateurs se révèle être une organisation très bureaucratique, avec des personnages qu’on croirait tout droit sortis de la comédie Les Employés de Balzac. Ils se montrent plus soucieux du respect des procédures administratives par Buffy et ses compagnons d’arme que de l’apocalypse à venir, à savoir la renaissance d’une déesse du mal et du chaos (saison 5).

De la même manière, dans Charmed, l’Etre de Lumière en charge de la protection des sœurs Halliwell se retrouve pris en porte-à-faux entre sa mission de protection des sorcières et les process de l’organisation des Fondateurs, plus prompte à se protéger elle-même que ceux qu’elle doit protéger. D’ailleurs, un œil critique constaterait l’inefficacité crasse des Fondateurs, toujours prompts à réagir après coup et plus préoccupés du comportement de leurs agents que de leur mission de sécurité.

Je soupçonne dans ces deux séries un léger ressentiment contre l’administration en général, vue à l’américaine, autrement dit comme un ramassis de petits chefaillons jouissant de leur petit pouvoir et de la souffrance engendrée par leurs diktats. C’est la fameuse banalité du mal chère à Hannah Arendt: on ne voit pas plus loin que le bout de son nez ou de sa queue.

Il serait simpliste d’interpréter le message de ces séries comme un pamphlet contre ces administrations pléthoriques et incompétentes, qui brident la créativité et la liberté. Et encore plus simpliste de dénoncer ici une vision néolibérale, voire libertaire et anarcho-capitaliste (un monde sans règles administratives, voire sans règles) dans ces séries. Mais c’est un peu plus complexe que ça : il ne faut pas oublier que la liberté est dans la règle. Sinon, on sombre dans le chaos. Et puis, mettons-nous à la place des scénaristes : une administration incompétente qui s’oppose à la marche des héros et qui va du dévouement au dévoiement, n’est-ce pas là un magnifique point d’intrigue à pas cher ?

Toujours est-il qu’en visionnant ces séries que j’adore, je me suis posé une question assez grave : et si nous, Francs-maçons étions en train de devenir aussi détestables que ces organisations secrètes qui se comportent en ramassis de fonctionnaires aussi zélés que bornés ?

J’en veux pour preuve dans ma propre Loge des débats interminables pour savoir quelle position adopter sur une phrase d’un règlement général, il y a quelques années. Nous y avions consacré deux Tenues, de trois heures chacune. C’était long. « Le temps de la démocratie », a péroré l’un des Frères à l’instigation de ces débats ô combien enrichissants (attention, ironie). Du coup, on y a perdu un Apprenti (en l’occurrence, un de mes filleuls), qui estimait au bout d’un moment qu’il avait autre chose à faire de ses soirées qu’écouter, je cite, une « bande de vieux toquards se prendre la tête sur des conneries quand il y a beaucoup d’autres choses à faire ».

Mon parrain en maçonnerie avait lui-même prévu cette dérive. Il ne venait quasiment plus en Loge, estimant, je cite, que la Loge devenait un comité d’usagers et en oubliait son travail maçonnique au détriment du travail administratif… Quand je vois le temps que l’on peut passer en Loge à débattre du montant de la cotisation annuelle ou à interpréter des circulaires de l’Obédience, des notes de service et autres documents ô combien fondamentaux comme un sondage de choix de couleur de moquette, je me dis que nous ne valons finalement guère mieux que le Conseil des Observateurs de Buffy ou les Fondateurs de Charmed. A une différence près : comme nous n’avons plus aucun poids politique ou culturel, nous ne nuisons à personne d’autre que nous-mêmes…

Au final, organiser une ou plusieurs Tenues autour de points administratifs et routiniers relève d’une forme de facilité, préférant le profane à l’initiatique. Mais le sacrifice de deux soirées par mois à écouter des personnes pérorer sur des points de procédure incompréhensibles sans un certain recul en vaut-t-il vraiment la peine ?

Peut-être est-ce là la clé de la désertion de nos temples : nous sommes tellement pris dans nos routines administratives (parfois nécessaires pour faire fonctionner la Loge) que nous en oublions ce pour quoi nous avons frappé à la porte du Temple. Nous nous fourvoyons tant dans les demandes d’autorisation, les formulaires et autres laisser-passer A38 que nous nous prenons pour une véritable administration et nous en oublions nos objectifs, à l’instar des Fondateurs ou du Conseil des Observateurs. En un sens, ces séries nous avertissent : à se prendre pour des gestionnaires, on en oublie sa vocation première, qui est le service d’une cause parfois plus grande que nous-mêmes.

Bon, je vous laisse, je dois me préparer à mon assemblée générale de copropriété.

Je vous embrasse.

Gros plan sur Ayya Khema

Ayya Khema est une très grande dame qui a laissé, à un niveau international, une empreinte mémorable dans la tradition du Théravada, notamment pour les nonnes.

Rappelons que le Théravada – la voie des Anciens – s’appuie sur les textes d’origine du bouddhisme, le « Tripitaka », écrit en pâli, la langue parlée en Inde à l’époque du Bouddha. Les termes familiers provenant du bouddhisme tels que dharma, karma, nirvana, sutra, etc. sont des mots sanscrits, leur équivalent pâli étant dhamma, kamma, nibbana, sutta, que nous retrouverons ci-dessous.

Ayya Khema connut une existence particulièrement mouvementée, mais sans l’avoir cherché précise-t-elle dans son autobiographie (parue en anglais et en allemand) dont le titre résume à merveille la simplicité et la clarté de sa parole :’I give you my life » : « Je vous donne ma vie ».

Née à Berlin en 1923 de parents juifs, elle dut quitter l’Allemagne nazie en 1938 avec un transport de deux cents autres enfants et fut emmenée à Glasgow en Ecosse. Ses parents partirent pour la Chine et, deux ans plus tard, Ayya Khema les rejoignit à Shanghai. Au début de la guerre, cependant, la famille fut mise dans un camp de prisonniers de guerre japonais, et c’est là que son père mourut.


Quatre ans après la libération du camp par les Américains, Ayya Khema eut la possibilité d’émigrer aux Etats-Unis. Elle y connut la vie de mère au foyer entre son mari et ses deux enfants. Elle sentit que quelque chose d’essentiel lui manquait, ce fut le début d’une longue quête qui la mena en Amérique du Sud, au Pakistan, en Inde et finalement en Australie où elle rencontra la tradition bouddhiste du Théravada, la voie des Anciens qu’elle reconnut immédiatement comme sienne.

Elle s’y consacra entièrement et commença quelques années plus tard à enseigner elle-même la méditation à travers l’Europe, l’Amérique et l’Australie. Elle se rendit en 1979, au Sri Lanka où elle reçut l’ordination de nonne bouddhiste, sous le nom de Khema, qui signifie en pâli « sûreté et sécurité » (Ayya voulant dire Vénérable).

En 1978, elle établit Wat Buddha Dhamma, un monastère de la forêt selon la tradition Théravada, près de Sydney, en Australie.

A Colombo, elle fonda le Centre international des femmes bouddhistes comme centre d’entraînement pour les nonnes du Sri Lanka, et l’Ile des nonnes de Parappuduwa pour les femmes désirant s’initier à la vie religieuse.

Elle rencontra un vieux maître de méditation qui lui confirma qu’elle pouvait et devait enseigner en Occident non seulement la pratique du Vipassana — la vigilance à l’instant —  mais également les états d’absorption, (c’est-à-dire des états de félicité atteints par une intense concentration, samatha) tels que pratiqués et enseignés par le Bouddha et tombés dans l’oubli. Ce à quoi elle s’employa jusqu’à sa mort.

Cette méthode qui permet au méditant de connaître rapidement des états de béatitude qui l’encouragent dans sa pratique a rencontré un très vif succès en Occident, et Ayya Khema dût bientôt passer de plus en plus de temps à animer des sessions de méditation partout en Occident.

C’est alors que la guerrilla tamoule tua le fondateur et protecteur du centre de l’ile de Parappuduwa. L’insécurité interdisant le développement du centre et la venue de postulantes occidentales, Ayya Khema décida d’accepter l’invitation qu’elle avait reçue de méditants allemands et de revenir dans son pays d’origine où elle créa en 1989 un centre de méditation, le Buddha-Haus,

Consciente des difficultés que rencontraient les femmes qui voulaient devenir nonnes bouddhistes, elle organisa en 1987, avec deux autres nonnes, la première conférence internationale des nonnes bouddhistes dans l’histoire du bouddhisme, ce qui entraîna la création de Sakyadhita, une organisation mondiale des femmes bouddhistes. Sa Sainteté le Dalaï Lama prononça le discours d’ouverture de la conférence.

En mai 1987, comme conférencière invitée, elle fut la première bouddhiste à avoir jamais pris la parole aux Nations Unies à New York.

En 1988, elle reçut, par la tradition chinoise du Mahayana, l’ordination complète.

Elle a écrit de nombreux livres en anglais et en allemand sur la méditation et les enseignements du Bouddha. Citons : ’ ll of us ». « Here and now », « When the iron eagle flies ». En 1988, son livre « Being Nobody, Going Nowhere » a reçu le prix commémoratif Christmas Humphreys, une distinction pour la littérature bouddhiste.Ayya Khema Bouddhisme au feminin

En Français, un seul ouvrage d’elle a été traduit : « Etre une île. », il s’agit d’enseignements donnés lors de sessions de méditation dans l’ile des nonnes de Parappuduwa.

Elle a quitté ce monde le 2 novembre 1997.

A la fin de son autobiographie elle écrivit ces derniers mot :
« Il y a quelque temps, une journaliste est venu nous voir au Buddha-Haus. Elle m’a demandé si la raison pour laquelle j’étais capable d’accepter si aisément ma mort était que je croyais à la renaissance.
Non lui ai-je répondu, je n’espère nullement cela. On ne renaît que si le désir de renaître est là. Quand il n’y a plus le désir d’exister en tant qu’individualité séparée, en tant qu’ego, alors tout est fini. Je suis prête à lâcher une fois pour toutes.
Et que se passe-t-il alors, s’enquit-elle ?
Rien, tout est fini. A ce point, il n’y a plus que le nibbana, la paix absolue qui est atteinte, la dernière, ultime, parfaite absorption. »

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La Force de la Beauté : elle balise la voie vers la Sagesse !

Les émotions esthétiques sont un élément indispensable de notre marche vers la sagesse, écrivains, philosophes l’avaient remarqué, les neurosciences ont maintenant trouvé pourquoi.

Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été épouvantablement rationaliste, et au point qu’à mon adolescence j’ai peu profité des parties littéraires de nos cours de français, et en particulier j’ai détesté le Romantisme . Tout acquis à l’amour de l’action concrète et des sciences « dures », comment se passionner pour les pages de descriptions, souvent d’objets tels des arbres ou des bâtiments ?

Un demi-siècle plus tard il est grand temps de reconsidérer la chose, surtout que les études psycho-socio-neuro récentes apportent de nouveaux et passionnants éclairages .

Dans un billet précédent, nous apprenions que l’émerveillement joue comme un apaisant naturel des tensions éprouvées au niveau de notre cortex cingulaire : la Beauté peut donc nous aider à accéder à la Sagesse ! Creusons pour en trouver l’explication.

Notre cortex cingulaire apprécie peu les surprises , et nous incite à mémoriser les situations connues :  c’est le processus de «  routines de résonance », par lequel le cerveau se met en position de moins consommer d’énergie dans le futur ; cela a aussi pour effet de réduire son excitabilité par les stimuli extérieurs. Ce phénomène a été décrit par Max Weber, au début du 20e siècle, marqué par la domination de la Raison, comme «  désenchantement du monde ». C’est vrai que dans le même siècle la science a méthodiquement démoli plein de croyances, virant leur poésie avec l’eau du bain.

Nous voyons périodiquement des appels à réenchanter le monde, et on peut se demander s’il y a un lien avec le succès des croyances de tout poil déferlant sur internet et les réseaux sociaux ;  en tous cas on peut y voir un phénomène de « remplissage de la béance » pour utiliser les termes châtiés à la Lacan. Plus prosaïquement , on pourrait dire que l’assoiffé avale la première bibine venue.

Mais donc, nous voilà devant un manque d’enchantement, causé par un passage trop rapide à la crudité scientifique.

Physiologiquement, l’émerveillement est un état d’excitation, mesurable à la respiration, au pouls, etc. , que les anciens décrivaient comme une « stupeur effrayée » ; en anglais il existe l’adjectif « awesome », contenant l’onomatopée « awe » verbalisant cet état.

En psychologie deux éléments le caractérisent : primo un sentiment de grandeur ( vastitude ? ) , et secundo le sentiment que le phénomène ne rentre pas dans les schémas habituels, en tous cas pas sans adaptation ; pour terminer en émerveillement il faut encore qu’une note positive se dégage de l’ensemble. Moyennant tout cela, on est tenté de prendre le temps d’en profiter, de détailler …d’où sans doute les longues descriptions romantiques. Les créations artistiques viendront évidemment comme occasions de vivre des émotions esthétiques, tout comme les beautés de la nature.

Nous maçons savons bien que l’ équilibre entre la raison et le cœur est à privilégier, nous venons de trouver une des raisons dont la véracité est maintenant attestée par les neurosciences :  les émotions positives ressenties devant la grandeur de l’univers ou une œuvre artistique dont le souffle nous dépasse nous procureront un apaisement et un recul par rapport aux choses que l’on peut qualifier de pas vers la sagesse.

Et des essais psycho-socio récents ont montré qu’il y encore un bonus à la clé. Les expériences ont montré que l’émerveillement et ses effets bénéfiques sont le moteur de la motivation qui sous-tend la curiosité : le curieux prend plaisir à bousculer ses routines de résonance. Mais l’élément vraiment nouveau, c’est que l’enchantement ne fait pas que procurer des bonnes ondes à celui qui l’éprouve, il comporte aussi une composante sociale, qui vient renforcer les sentiments altruistes.

Le mécanisme serait que l’émerveillement face à la grandeur réduit la confiance en sa propre puissance, diminue donc la prépondérance de l’égo dans ses comportements, favorise l’importance du collectif et finalement booste l’entraide.

Conclusion : je vous prescris un émerveillement par jour, et je vous promets que vous vous  rapprocherez de la sagesse !

Sommes-nous perfectibles ?

 Jamais il ne s’est autant vendu de livres sur ce que le marketing nomme « le développement personnel », cette promesse  de mieux-être ! L’importance de leur demande  participe même à la survie des points de vente en ce temps viral qui nous  tourmente et confine !

   C’est heureux pour le commerce actuellement en difficulté. Leurs titres alléchants,  qui font espérer  « La maitrise de soi en 10 leçons » ou « Le bonheur ici et maintenant », « Parler en public facilement »,  « Etre vite apprécié » centrés sur l’immédiateté,  peuvent constituer, avant même leur contenu, une précieuse « aide à vivre », au delà de tout narcissisme.   En ce sens, ces ouvrages répondent à un  besoin de l’époque à prendre en compte. Les moquer serait  déconsidérer des milliers de gens en manque relationnel !

Mais  bien sûr, il ne faut pas assimiler « la pensée positive » qui les fonde à la « psychologie positive » à visée scientifique.

De la parole, les sciences humaines

Certes, il est toujours préférable de voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide ! Quoique ce point de vue relève davantage de l’optimisme proverbial et de la recette  populaire proposée partout, pour tous et toutes, pour tout et tout le temps,  que de l’étude méthodique et reproductible, de l’individu en « contact ». Le premier constate  la puissance de l’imagination,   la seconde observe le comportement individuel. Au vrai, l’un annonce l’autre et sont complémentaires. Et ainsi  par la valorisation de « l’humain » et l’équanimité recherchée, ils nous renvoient à la philosophie.

Depuis que le descendant des primates vocalise et manie le verbe, l’éloquence n’a fait que progresser. Dans l’antiquité, les sophistes instrumentalisaient l’art oratoire à visée persuasive tandis les philosophes dits « authentiques »   y trouvaient le support de la raison qui conduit à la vérité. Au XXème siècle, en 1922, le pharmacien Emile Coué propose l’autosuggestion  consciente pour soulager  les maux bénins par la répétition quotidienne d’une phrase « guérisseuse » : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Raillée en France, elle a fait le tour du monde et, par étapes créatives, de l’hypnose du docteur Ambroise Liebault au Training autogène du psychiatre Johannes Schultz, elle a donné naissance  à la sophrologie forgée dans les années 1960 par le psychiatre colombien Alphonso Caycedo. Même cheminement novateur pour la psychanalyse freudienne,  née à la fin du 19ème siècle, à partir de la préscience de l’inconscient, entre autres, par les médecins allemands Gustav Carus et Georg Groddeck,  puis surtout le philosophe Friedrich Nietzsche, reconnu par le créateur comme son  vrai précurseur. En déduisant que dans notre esprit, ce n’est pas le rameur qui mène la barque mais un passager clandestin, le génie de Sigmund Freud a été, non pas de découvrir mais, en véritable « spéléologue de la psyché », de faire parlerledit inconscient de ses patients sur son divan.

La psychanalyse, fille de la philosophie,  a elle même engendré un modèle de communication, l’Analyse Transactionnelle  (centrée sur le Moi relationnel) conçue par le psychiatre  canadien  Eric Berne dans les années 1960.  De nombreuses méthodes thérapeutiques ont suivi, dont la Programmation Neuro-Linguistique (PNL). Cette technique de « transformation de soi » a été élaborée dans les années 1970 aux Etats-Unis par le linguiste John Grinder et le mathématicien Richard Bandler, inspirés notamment par la Méthode Coué.  Elle est fait partie  aujourd’hui de « l’outillage » de la psychologie positive précitée, laquelle s’inscrit à son  tour dans le corpus des sciences humaines et sociales.

Apprendre de soi

On peut ainsi constater qu’au fil de son histoire – et depuis le Moyen-Age grâce au livre imprimé, précieux dépositaire de sa mémoire –  l’homme ne cesse de faire de lui-même un objet d’études. Afin, sans nul doute, de répondre à l’exigence de sa nature qui est de désirer. Comme le dit le philosophe Baruch Spinoza, le désir étant son essence, il s’assigne en permanence de persévérer dans son être.  Ce qui ne signifie pas devenir parfait, état d’autant plus impossible qu’il stopperait son conatus, cet effort même qui le détermine.

         Dès lors, qu’en est-il de cette « obstination à prospérer » inscrite en nous?  Elle passerait – pour les occidentaux que nous sommes –  par la connaissance de soi,  à laquelle nous convie la fameuse injonction « Connais toi toi même » de Chilon inscrite au fronton du Temple de Delphes et que Socrate (469-399 av. JC) a fait sienne. La franc-maçonnerie spéculative  l’a  empruntée à son tour à Socrate et la propose comme premier devoir à ses adeptes, avec pour sens et pour chacun, chacune,  l’évaluation et l’acceptation de ses limites, physiques, émotionnelles et mentales, le rappel de sa  condition de mortel  et l’évitement  conséquent de toute démesure (hubris, en grec).

A noter que pour Platon (428-347 av JC) la devise socratique est à comprendre comme une injonction à ne pas dépasser les limites du savoir humain. Il l’oppose à la prétention des Sophistes au savoir total.

C’est de la sorte,  en « apprenant de soi », de ses possibilités, en toute modestie, une façon de se respecter et s’aimer.  Mais, prendre conscience de sa personne, c’est aussi admettre avec humilité, qu’approcher sa propre réalité, revient  à seulement  se voir « en surface ». Comme on voit les vagues sur l’océan mais pas les profondeurs sous-marines. 

Seule  la mémoire, donc le passé,  par l’intermédiaire de mes sens peuvent me donner, par instants, accès au vécu de mon être intérieur : la vue d’une photo de classe primaire, la senteur d’une rose, le toucher d’un meuble ciré, la voix d’un chanteur à la radio, le goût d’une noix fraîche, autant de fugaces « madeleines de Proust » qui, en surgissant dans mon cerveau me font revivre un événement et me donne alors, la plénitude, le sentiment de moi-même. D’être en mon être. Le souvenir est d’ailleurs la matière première de la séance de psychanalyse, lieu où l’analysant « extrait » et verbalise ses instincts et pulsions, éventuellement générateurs de conflits, pour identifier ses désirs. Et vivre en harmonie avec lui-même.

La fièvre ascensionnelle

Comme son appellation l’indique, l’homme  contemporain  dit homo sapiens est d’essence double. En tant que vivant, être biologique, il appartient au règne animal de l’espèce Homo, évoluant parmi ses semblables. Comme il pense, se pense, se représente, imagine, invente,  crée, apprend, parle, échange et transmet, il est progressivement devenu  Sapiens   (tenant de sagesse et savoir), genre auquel il appartient désormais. Il est conscient de son existence, il agit ou est agi selon une intentionnalité (personnelle ou transcendantale, au gré des thèses) et  ses capacités physiques et intellectuelles.

Le fait de penser et communiquer, de choisir et décider,  produit des attitudes et  des comportements uniques, sans équivalents  dans le règne animal. L’immense majorité des êtres humains ne vit plus vraiment aujourd’hui au sein de la nature, mais dans un milieu culturel, social, technique et économique  forgé au fil des générations. La qualification de « sapiens » attribuée par l’anthropologie à cet « homme évolutif » est fondée en termes de connaissances, d’acquisitions et d’applications de son intelligence, mais ne fait pas de lui « le sage » annoncé ! Il a les défauts de ses qualités. Par exemple : curiosité, volonté, courage, orgueil, autant d’adjectifs qui peuvent engendrer intrépidité, entêtement, imprudence, vanité. Son intelligence « faussée » est alors à même de  créer un « ego boursoufflé » dont la surdimension entraîne le fameux « hubris », terme  qui, chez les Grecs anciens,  désignait la démesure précitée, pouvant lui être fatal !

On peut aussi constater que le « rêve d’Icare » – ce désir chimérique de voler comme l’oiseau – habite toujours son inconscient. Il l’a sublimé au fil du temps, par une « verticalité constructive » !  De la légendaire Tour de Babel aux Pyramides d’Egypte,  de la Tour Eiffel à Paris aux Twin Towers (tragiquement disparues en 2001) à New York, entre autres. Aujourd’hui,  elle est véritablement devenue « fièvre ascensionnelle » avec la construction, notamment à Dubaï,   de « gratte-ciel » toujours plus hauts. La dernière tour – nommée Kingdom Tower –  qui culmine à plus de mille mètres confirme cette inquiétante grandiosité de l’architecture planétaire contemporaine ! 

Une telle démesure redevient « bonne mesure » quand l’homo passant du sapiens  au societus est conscient que sa tête aspirant aux étoiles ne l’empêche pas d’avoir les pieds sur terre ! Etre paradoxal, volontiers orgueilleux, prétentieux, égoïste, colérique, il sait passer de la lumière éblouissante à la lucidité éclairante. Alors, dans l’agressivité ambiante et du chacun pour soi – où le nombrilisme atteint lui aussi des sommets ! – il est capable de refuser la violence, de respecter les autres et de leur montrer solidarité et générosité. Aider quelqu’un à se relever, c’est s’élever soi-même. L’Homme debout vaut un gratte-ciel !

Du Moi au Soi

Ainsi pour le franc-maçon, la franc-maçonne, friand (e) de symbolisme, tailler sa pierre, ne consiste pas à y  sculpter  un personnage artificiel mais – c’est bien différent –  à s’extraire soi-même de cette gangue socio-culturelle qui l’emprisonne. Et partant,  du précepte socratique  « Connais toi toi -même », il, elle rejoint celui de Pindare :  « Deviens ce que tu es ». Cette naissance de soi, c’est bien le sens de l’initiation : L’Homme rendu à lui-même ! Libre !

Penser, évaluer, communiquer, interagir avec les autres, affine raisonnements, jugements, langages et attitudes. L’individu n’est plus de la sorte taraudé par le sempiternel Qui suis-je ? Se dégager de cet « auto-centrisme », c’est accéder au Que suis-je ? Autrement dit, avec cette question, non seulement découvrir mon identité,  mais en passant du Moi social au Soi profond – notre espace intime que francs-maçons nous nommons notre « temple intérieur » – trouver ma place dans la société des hommes (en tant qu’être inscrit dans un récit, familial, amical, professionnel, associatif). Pas uniquement pour conquérir une « position sociale » mais aussi bénéficier d’un « espace de contentement » privé, où je peux être heureux et rendre heureux mon entourage. Dans la reconnaissance et considération mutuelle,  aimer et être aimé : notre épanouissement dépend de cette harmonie qui est elle-même stimulante, engageante à entreprendre et croître. L’ambition n’est pas un défaut quand il s’agit d’augmenter ma « puissance d’être », d’élargir mon esprit, de découvrir et de créer. Bref,  de mieux être pour mieux vivre, de mieux échanger pour mieux partager.

La tradition monothéiste occidentale a conçu un dieu omnipotent et infini, donc parfait,  ce qui, du même coup, « réduit » l’Homme – limité (en capacités) et  fini (éphémère) – à un être imparfait.   Ce n’est pas la conception des Grecs anciens, pour lesquels le « fini » représente non pas un défaut, mais, au contraire,  le « parfait ».  Ainsi, de la naissance à la mort, la trajectoire humaine, par sa brièveté annoncée, serait selon la sagesse antique,  une incitation à en constituer, précisément, avec son acceptation joyeuse,  un « temps privilégié d’offrande » à soi, aux autres et au cosmos !

Une puissance interne

Nous constatons ici, au gré des cultures, que la perfection est de fait une élaboration mentale.   Notre création d’une divinité toute puissante, parée de toutes les vertus, nous confirme que nous ne sommes que des humains, avec nos moyens,  forces et faiblesses réunies. La comparaison ne peut nous suggérer de viser, de toute évidence, qu’un idéal de perfection. Qu’est-à-dire ?L’étymologie nous répond :

Idéal (du grec idea, forme, archétype, modèle) : Il représente le théorique, le pensé, l’imaginé, le souhaité, l’absolu…mais l’inatteignable!

Perfection (du latin per,  supplément, excès de quantité et fectio,  faire) Elle indique la production,  l’effort, le progrès constant à accomplir,  pour parvenir au plus haut degré possible d’une échelle de valeurs.

Dès lors, pourquoi s’investir jusqu’à l’impossible ? Parce que, nous répond le philosophe  Baruch Spinoza, notre « nature désirante » est animée par une force interne, le « conatus ». Cette dynamique nous commande et assigne à une constante persévérance dans notre être précitée pour déployer et valoriser notre existence. En clair, pour nous maintenir vivants ! Mais nous avons le droit de tempérer nos élans car une quête exacerbée de la perfection nuit au plaisir de réaliser les choses. Une « manie » fâcheuse pour les êtres d’émotion que nous sommes !

« C’est une perfection de n’aspirer point à être parfait » dit l’écrivain François Fénelon.

Différemment  de l’animal qui naît  « complet », programmé pour une tâche répétitive et « définie », l’homme, lui,  est inachevé en venant au monde. Alors que le poulain gambade dans le pré, une heure après sa naissance, le petit d’homme a besoin d’une assistance pour  croître physiquement  (croissance longue), pour « grandir » dans tous les sens du terme, jusqu’à l’efficience.  « Qui veut être éclair doit rester longtemps nuage » affirme joliment Friedrich Nietzsche.

C’est en fait une chance, car cet inachèvement donne  un sens à sa vie. S’il le veut (intervention de la volition), l’homme est perfectible par lui-même. Son inné (programme génétique) le dirige d’entrée vers l’acquis   (apprentissages). Il devient ainsi progressivement responsable, d’abord de lui-même, des autres ou d’une tâche ensuite. La responsabilité demande donc une formation, avec le passage à  l’âge dit de raison. Dans la vie,  chacun devient responsable de chacun.

Le « corps-esprit » en action

Cette raison acquise, dans son espace de liberté (même restreint) l’homme adulte peut faire des choix (libre arbitre, liberté de pensée, liberté d’agir dans le cadre réglementé de la communauté). Il est alors disponible à la réception des savoirs et des connaissances. Le savoir étant constitué par les informations reçues (éducation, enseignement)  et la connaissance, par les informations acquises (auto-formation, recherches individuelles). A ne pas confondre avec la Connaissance (majusculée) définissant le mysticisme intellectuel dans un cadre religieux et ésotérique.  Elle est au programme de certaines obédiences maçonniques.

La perfection de soi comprise – dans un esprit spinozien – comme une augmentation de la personne, conduit à des changements d’état. En l’occurrence dans deux directions, nature et culture. L’amélioration du corps, par sa gestion saine, cible l’entretien de la santé. Celle de l’esprit, par l’enrichissement intellectuel, vise la réflexion approfondie.

Ce « corps-esprit » en action est donc à interpréter avant tout comme un développement de la capacité  humaine à « se penser », à penser  le monde, à penser les autres. Un tel « progrès de soi », permettant de comprendre avant de juger, est à même d’amener à la bonne relation, à l’accord avec soi-même et notre semblable. C’est à dire à l’écoute et à l’empathie, pour « aller plus loin » ensemble. La perfection relationnelle conduit ainsi à « nouer et entretenir du lien », ce rapport indispensable entre animaux sociaux que nous sommes, précisément reliés par la grande chaîne du langage.

Le perfectionnement de soi nous fait constater ce que nous pouvons faire et ce que nous ne pouvons pas faire.  Ce qui est de notre ressort et ce qu’il ne l’est pas ( Epictète).  Et ainsi quel niveau de responsabilité nous pouvons accepter. Intervient donc ici, à nouveau,  une notion de limite. C’est à dire prendre la responsabilité de ce que je peux entreprendre, refuser ce qui n’est pas de mes compétences. Faire de mon mieux, c’est atteindre ma  « réalité de perfection ».  Le sentiment du « bon travail » est à même de générer  le contentement de soi, la satisfaction du devoir accompli.  Et non la culpabilité du « peut mieux faire », rappel de mauvais trimestres au temps de notre carnet scolaire !  

Du désordre à l’ordre

Il convient donc d’avoir un comportement « médian » avec la perfection : « Faire ce que doit et peut », avec un droit à l’erreur. Honnêteté avec soi et les autres, savoir raison garder, bonne conscience, cœur et âme tranquille, largeur d’esprit, sûreté de jugement, contentement du bonheur de l’autre (contraire de la jalousie), sans craindre son regard, c’est aussi cela le travail de perfectionnement. De « mon idéal de perfection » à la  mise en oeuvre de cette amélioration  : ce cheminement intellectuel – qui « convoque » la raison –  engage en même temps tout maçon, toute maçonne à se poser la question : « Comment penser et bien penser ?! ».

Penser (qui vient par déclinaison du verbe « peser ») c’est établir un dialogue avec soi (peser le pour et le contre). C’est « un dialogue de l’âme avec elle-même » dit Platon.  Cet auto-perfectionnement passe par  la définition de la pensée : la parole intérieure ». C’est avec cet échange (entre le moi et le soi) qu’il prend tout son sens.

Pas d’illusions toutefois : chacun, chacune de nous dépend bien entendu du programme génétique précité qui caractérise sa nature profonde. Il est impossible de la changer et tout effort en l’occurrence serait inutile !  En revanche, nous pouvons changer de regard sur le monde et notre existence. Et ainsi rectifier si besoin  certaines de nos attitudes.

 Personne n’est parfait ! dit l’adage. Tant mieux ! La vie serait vraiment sans attrait, si nous n’avions pas en nous de « défauts conscients » à combattre, de mauvais penchants à redresser, de ressentiments à évacuer ! Si nous ne disposions que de la morale pour boussole. Le défilé des jours, n’aurait aucune saveur, n’offrirait aucun frisson, si nous ne bougions plus, ni ne prenions aucun risque, si nous n’avions plus en nous quelque peur à dompter ! Si, enfin, nous ne conjuguions pas le verbe « oser » ? Oser penser, dire, faire, être ! Bref, nous ne serions plus vraiment humains, sans désirs,  sans projets, sans  obstacles à franchir, quelque défi à relever,  une adversité à vaincre !  Toutes proportions gardées, bien entendu. Le Mal est la doublure du manteau du Bien. Ce sont les difficultés surmontées qui fondent nos valeurs existentielles.

         Le franc-maçon, la franc-maçonne savent qu’ils ont besoin du désordre pour bâtir l’ordre. C’est des oscillations du fil à plomb que vient sa parfaite fixité. Et des lapsus dans nos discours qui  nous révèlent et en font la vérité.

 Alors seulement, nous saisissons mieux Friedrich Nietzsche quand il affirme : « Il faut avoir du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse ! »

                                                                              Gil GARIBAL

LES TEMPLIERS et la Stricte Observance Templière

J’en vois déjà certains ou certaines avec les yeux qui brillent ! Enfin, ‘ON’ va connaitre la vérité.

Je suis à la SOT depuis 1999, soit l’an 685 du Saint Temple. J’ai entendu et lu beaucoup d’inepties, observé des phantasmes… et au final, beaucoup de déçus/es.

 Reprenons nos esprits et voyons la réalité : en ces temps d’obscurantismes et d’occultations sur les symboles et la spiritualité, Elle fut restaurée en 1995/681 par la volonté de Deux Frères = Le Régent du Rite, le Très Respectable Frère  Jean-Marie Auzanneau-Fouquet (GLESO) et Pierre-Girard Augry (ancien Grand Maître) !

L’Europe fut divisée et Ils refondent les « neuf » provinces qui furent crées sous l’impulsion de Carl Gotthelf Freiherr*, Baron Von Hund und Alten-Grotkau (Chevalier de l’épée sous le nom Eques ab Ense) ; une Loge existante « La Juste et Parfaite Loge L’UNION » de Francfort-sur-Le Main, le reçu au Trois premiers Grades le 20 mars 1742.

Décidé à rétablir l’ORDRE, le Baron de Hund écrivit les rituels basés sur des documents historiques en sa possession. N’oublions pas que certaines archives en provenance de France, avant et après l’assassinat de Jacques De Molay (le 18 mars 1314 )par le Roi Philippe-le-bel, furent réparties en Europe (Allemagne, l’Ecosse, Suède, Portugal, suisse,etc.).

Mais, commençons par les débuts historiques de l’ORDRE depuis sa fondation !

En l’an de Notre-Seigneur Jésus-Christ 1108, Hugues de Payns ( souvent appelé= Payens, Paganis, Pedans, Peanz, etc.) né en 1070 dans la région ardéchoise** et ses parents se seraient installés près de Troyes à la demande du Comte de Champagne dans le village de Payns.

Avec Godefroy de Saint Omer, il effectua un pèlerinage en Terre Sainte, afin de visiter les lieux Saints. Impressionnés par le Saint Sépulcre, ils firent vœux de s’établir dans la ville sainte. Mais, voyant de quelle manière, les pèlerins étaient traités par les infidèles, ils se proposèrent d’accompagner et de les défendre. Ils prirent cette décision en 1111, et avec Sept autres hommes intègres que la religion serait défendue : ces 7 autres compagnons furent :  Robert de Norfolk (Anglais), Martin Rhodisius (Français), Philippe Durefort (Italien), Philippe de St Maur, Hugues de Lésignan, Guillaume de Pamalis (Catalogne) et Hildebrand Canis de Scala (Allemand).

Unis par un serment solennel à caractère privé, le nombre s’accrut rapidement ; ils étaient prêts à mourir n’importe où, ainsi que leur demandait leur Obligation, qu’ils fussent en accompagnant ou à l’office Divin dans l’église du Temple, dans laquelle le Roi Godefroy de Bouillon (Godofredus de Billon en ancien Français) avait déjà constitué en 1190, des Chanoines réguliers qui suivaient les règles de l’évêque St Augustin.

En 1118, Hugues de Payns, animé par DIEU et de nombreuses visions, voyant combien il pourrait être utile aux Chrétiens, le Christ et le Roi, il exposa à ses Frères son projet de créer un ORDRE. Il s’en ouvrit à Monseigneur Garimond, le Patriarche ; ce dernier les reçus avec bienveillance, mais enthousiasmé au plus haut point, il leur fit prononcer leurs 3 vœux dans l’église du Temple de Salomon : Chasteté, Pauvreté et Obéissance, auxquels ils en ajoutèrent un quatrième, celui d’accompagner et de défendre les pèlerins.

C’est en l’An 1118 , le jour de la Fête de la Sainte Trinité que l’ORDRE fut fondé (Cette Fête fait partie des 7 fêtes de l’ORDRE).

Vivant d’aumônes, ils avaient Une Monture pour Deux Chevaliers ; Monseigneur Garimond intervint auprès du Roi Baudoin II , pour qu’il hébergeât dans son palais royal. Ils furent appelés Compagnons d’Armes du Christ et du Temple de Salomon jusqu’en 1121.

Fin du Premier Chapitre (à suivre…)

Alain Yvon Béguin

Eques A Confluente

(Petit rappel : Le Nom de : STRICTE OBSERVANCE TEMPLIERE est un Nom déposé et non partageable !!!)

*Seigneur

** J’ai eu l’occasion, lors d’une visite à la grande bibliothèque de Cahors, de lire un document certifiant cela !