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Visite d’un temple maçonnique lors de la 38ème édition des Journées européennes du patrimoine

Visitez un temple maçonnique lors des Journées européennes du patrimoine qui se dérouleront du 18 au 19 septembre 2021 avec pour thème le « patrimoine pour tous »

Après la longue période de fermeture des lieux culturels que nous avons connue, les Journées européennes du patrimoine offriront à tous l’occasion de se rassembler autour de la richesse du patrimoine français avec un thème fédérateur :

« Patrimoine pour tous, ensemble, faisons vivre le patrimoine ».

En métropole comme dans les territoires d’Outre-Mer, les propriétaires publics et privés de monuments historiques, les associations de sauvegarde et de valorisation du patrimoine, les restaurateurs et conservateurs de biens patrimoniaux, guides conférenciers et architectes se mobiliseront pour accueillir le public dans une multitude de lieux.

Lancée en 2019, l’opération « Levez les yeux ! », en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, sera reconduite cette année, le vendredi 17 septembre. Les publics scolaires pourront ainsi découvrir ou redécouvrir le patrimoine de leur région, et s’éveiller à l’importance de sa protection et de sa valorisation.

Plus que jamais en cette année particulière, le ministère de la Culture et ses partenaires se mobilisent pour donner à tous les Français l’occasion de se retrouver, de partager, d’apprendre et de s’émerveiller ensemble.

Le programme complet des Journées européennes du patrimoine 2021 sera accessible en ligne dans le courant de l’été sur le site : https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr

Avant que l’image des femmes ne disparaisse d’Afghanistan

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Le retour au pouvoir des Talibans sonne le glas des espoirs du peuple afghan. Nos principes et nos valeurs maçonniques nous engagent à la solidarité envers nos sœurs et nos frères en humanité.

Une fois de plus les femmes seront les premières victimes de cette reddition dramatique, en redevenant des êtres fantômes. Il faut craindre à nouveau, pour elles, humiliations et privations de liberté : ségrégation stricte, enfermement sous le tchadri, perte d’autonomie, non accès à l’éducation, à une vie professionnelle et à la santé, mariages forcés et violences multipliées…

Avant que les ténèbres de l’obscurantisme ne s’abattent tragiquement sur le destin des femmes afghanes dans le silence, la résignation et l’oubli, il est de notre devoir de faire entendre la voix de ces femmes opprimées afin que la communauté mondiale agisse. Les Afghanes le font déjà, manifestant au péril de leur vie dans les rues de Kaboul et d’ailleurs. Mais pour combien de temps encore, et à quel prix ?

Comme elle a su le faire il y a vingt ans, la Grande Loge Féminine de France, première obédience maçonnique féminine au monde, poursuivra son engagement auprès des femmes afghanes et des associations qui les accompagnent.

Contact presse : communication@glff.org

Télécharger le communiqué

Site de la GLFF

BRESIL : 20 août, jour de la franc-maçonnerie brésilienne !

Le Suprême Conseil du Brésil du Degré 33 au Rite Écossais Ancien et Accepté, « Mère des Diplômes Philosophiques Écossais au Brésil » (Campo de São Cristóvão/RJ) en la personne du Souverain Grand Commandeur Frère Antônio Carlos Barbosa Ramos et de l’autre Souverain Frères de votre Saint Empire, saluez tous les francs-maçons pour leur journée !

« La meilleure façon d’être heureux est de contribuer au bonheur des autres. »

(Robert Baden Powell)

Félicitations aux maçons du Brésil !

La présence de la franc-maçonnerie au Brésil est évoquée dans quelques documentations à partir de 1797. Interdite plusieurs fois pendant des périodes plus ou moins longues au cours de son histoire, elle connait entre ces interdictions un essor rapide dans le pays et un rayonnement au Paraguay et en Uruguay. La première obédience créée est le Grand Orient du Brésil en 1822, par trois loges françaises. Elle connait une forte opposition du clergé catholique et s’unit en 1883 après une longue période de division jusqu’en 1927. La franc-maçonnerie brésilienne est la plus importante d’Amérique du Sud en nombre de membres, en 2017 l’ensemble des courants obédientiels est présent sur son territoire.


José Bonifácio de Andrada e Silva

Affirmée comme existante depuis 1797 par la création d’une loge maçonnique à la fin du xviiie siècle, la franc-maçonnerie brésilienne est reconnue comme une puissance maçonnique d’importance majeure en Amérique du Sud1. Cependant certains historiens divergent en 2017 sur la véracité de cette existence avant le début du xixe siècle, d’autres situent les premières créations documentées vers 1801. Elle est toutefois interdite une première fois entre 1806 et 1819 par le vice-roi, le conte dos Arcos. À la proclamation comme empereur de Pierre Ier du Brésil en 1822, trois loges françaises fondent le Grand Orient du Brésil. José Bonifácio de Andrada e Silva patriarche de l’indépendance en est un temps le grand maître. Il cède sa place à l’empereur qui fait interdire de nouveau la franc-maçonnerie par crainte de leurs activités politiques. Après son abdication et à partir de 1831, l’activité des loges recommence. La franc-maçonnerie brésilienne affirme à cette époque un caractère politique très marqué qui s’engage dans les mouvements de sédition visant à l’indépendance du Brésil.

Dès lors le Grand Orient du Brésil se reconstitue et commence une extension significative, il étend son influence jusqu’en Uruguay et au Paraguay. La situation de la franc-maçonnerie reste toutefois instable et connaît de multiples divisions, jusqu’en 1883 où une majorité de loges se rallie à l’obédience, face à l’hostilité d’un clergé catholique très actif dans l’antimaçonnisme. Cette alliance perdure jusqu’en 1927. Un schisme entre juridiction de hauts grades et de loges symboliques va déboucher sur la création de 22 grandes loges dont les souverainetés se calquent sur les frontières des États constitutifs du Brésil. Ces créations créent une multiplicité de relations d’amitiés diverses, les 22 grandes loges étant reconnues par la grande majorité des obédiences américaines et canadiennes et le Grand Orient du Brésil, obédience historique ayant conservé la reconnaissance des grandes loges anglaises, écossaises et irlandaises et principalement celle de la Grande Loge unie d’Angleterre qui lui accorde une reconnaissance exclusive en 1935. (Sources complémentaires)

CHILI : La franc-maçonnerie invite divers états pour créer un nouveau contrat social

De notre confrère chilien eldinamo.cl – Par Cristián Meza

La rencontre Fraternitas Republicana 2021 aura lieu le 9 septembre à 11h00, via la retransmission en direct sur les réseaux sociaux de la Grande Loge du Chili et de la Grande Loge féminine du Chili.

La franc-maçonnerie chilienne tiendra sa traditionnelle Fraternitas Republicana 2021 dans laquelle elle annoncera son objectif de collaboration pour un nouveau contrat social dans une perspective éthique, laïque et humaniste.

La Grande Loge du Chili et la Grande Loge féminine du Chili ont souligné qu’elles organisent « une cérémonie d’intégration qui cherche à construire un dialogue fraternel entre les différents domaines ».

« Nous sommes à un moment clé, où il est important d’inviter les différents pouvoirs de l’État, les constituants conventionnels, le monde académique et scientifique et tous les citoyens à réfléchir à ce que nous voulons en tant que société. Nous sommes convaincus qu’un dialogue constructif est possible. Faire le premier pas est complexe et nous le ferons à Fraternitas », a indiqué Adriana Aninat, Grand Maître de la Grande Loge Féminine du Chili.

Pour sa part, Sebastián Jans Pérez, Grand Maître de la Grande Loge du Chili , a souligné que « Fraternitas est une invitation à une conversation publique sur les idées qui impactent l’avenir du pays, où il y a des opinions et des réalités variées, contribuant à notre croissance en tant que société. Pour la franc-maçonnerie, c’est un exercice qui doit exister, tant qu’il se fait sur la base de la tolérance et du respect ».

La rencontre Fraternitas Republicana 2021 aura lieu le 9 septembre à 11h00, à travers la retransmission en direct sur les réseaux sociaux de la Grande Loge du Chili et de la Grande Loge des Femmes du Chili, une cérémonie qui cette année a pour devise :

« La récolte de la Patrie naît des semailles fraternelles ».

ITALIE : L’importance du Rite français dans la Franc-maçonnerie Italienne

De notre confrère italien – Pierpaola Meledandri

« Je ne crois pas au mot « perfectionnement » qui est souvent un mirage pouvant même conduire à des frustrations d’impuissance, je préfère le mot plus réaliste et rassurant « amélioration », adopté par le Rite français . Cependant, il s’agit d’une progression complémentaire postérieure à l’obtention du troisième degré de l’Ordre, celui de Maître Franc-Maçon, diplôme dans lequel la formation maçonnique est considérée comme achevée ».

Nous en avons débattu, mais aussi abordé d’autres thèmes avec l’avocat Francesco Guida (*) .

Je l’ai une nouvelle fois rencontré mais pour un nouvel ouvrage, très intéressant, apparemment de « niche », mais qui est à mon avis d’une grande valeur. Pourquoi une production aussi prolifique cette année ? Inspiration d’écriture ou effet de confinement ?

Ce développement concerne des environnements qui nous sont peu connus. Essayez de demander en dehors de la France, en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas et dans toute l’Amérique du Sud, ce qu’est la franc-maçonnerie française ou de rite moderne. On vous répondra qu’elle investit l’Italie et d’autres pays européens. Concernant les questions sur mes écrits, il me semble qu’elles sont indissociables. Le démon de l’écriture s’est manifesté avec une virulence particulière pendant la période d’isolement forcé de la pandémie.

La franc-maçonnerie italienne est homme combative et déterminée, importatrice d’idées brillantes et avant-gardistes, c’est pourquoi elle a un relation particulière avec la France, patrie des Lumières, des révolutions, de la libre pensée.

En réalité, je suis une personne curieuse qui ne cesse de s’interroger sur la raison des choses, cherchant à donner les bonnes réponses . C’est ma manière de réfléchir, j’ai aussi la passion de la reconstitution historique. A cela, s’ajoute l’attention particulière que depuis une dizaine d’années, je porte aux études sur la franc-maçonnerie française, sur les Lumières, trouvant une harmonie avec certains cercles maçonniques italiens du passé. Notre époque n’est plus à l’heure des révolutions, mais des réformes, qui doivent s’appuyer sur un système laïque éclairé, un amour de l’Homme, assorti de beaucoup de capacités. Je me souviens qu’il y a quelques jours le président français Emmanuel Macron nous a donné une leçon de laïcité, précisant que dans son pays les lois reposent sur ce principe depuis des siècles, alors que nous luttons encore aujourd’hui pour que la Raison devienne une norme.

La France a depuis longtemps une tradition initiatique d’ouverture aux femmes dans l’institution maçonnique, à la différence des Obédiences d’inspiration anglo-saxonne. Pourriez-vous expliquer aux lecteurs les raisons historiques et les motivations de ce choix ?

À mon avis, ce sont deux cultures différentes. La Franc-maçonnerie française vit dans une société ouverte, perméable aux influences des autres cultures, à l’expérimentation, à de nouvelles greffes ; ce qui de notre point de vue peut paraître hardi. Où, sinon en France, pouvait-on avoir la grande de la présence des femmes dans la loge ? Leurs présences ont commencé, dès le XVIIIe siècle pré-révolutionnaire avec les loges d’adoption, formule primitive de la franc-maçonnerie mixte, jusqu’à la fin du XIXe siècle, puis vint l’initiation la première « vraie » initiation celle de la féministe Marie Deraismes, avec la création de l’obédience « la Fédération du Droit Humain » une organisation qui actuellement englobe presque tous les pays du monde et a donné l’impulsion au développement de la franc-maçonnerie mixte. La situation est tout autre dans les pays anglo-saxons, où la franc-maçonnerie conservatrice n’a produit depuis 1814, date de la fondation de la Grande Loge Unie d’Angleterre, et à ce jour seulement quatre réformes (1814, 1877, 1929, 2018), dont seule, la dernière est libérale, puisqu’elle abolit l’interdiction d’entrée ou de séjour pour les transsexuels ; innovation dans laquelle certains observateurs ont entrevu les signes avant-coureurs de la levée de l’interdiction d’entrée pour les femmes.

En dehors de cela, afin de légitimer le refus des femmes dans la loge, des raisons historiques fallacieuses ont été avancées, selon lesquelles les femmes n’étaient pas autorisées dans la maçonnerie professionnelle, alors qu’en vérité, il était courant que les veuves de victimes du travail prenaient la place de leurs maris dans le chantier. , reprenant ses droits et devoirs. D’autre part, des raisons « ésotériques » sont apparues sur la différence d’énergie de l’homme et de la femme, aspect sur lequel je ne souhaite pas commenter, car il fait partie de la part fidéiste de chacun. En définitive, je crois qu’une franc-maçonnerie mature, à la hauteur de son temps, ne peut pas être complète sans l’apport de l’élément féminin dans la loge. Ce n’est pas une option mais une nécessité.

Pourriez-vous expliquer brièvement en quoi consiste un « rite de perfectionnement » par rapport à la voie maçonnique au sens large ?

Je ne crois pas au mot « perfectionnement » qui est souvent un mirage qui peut aller jusqu’à déclencher des frustrations d’impuissance, je préfère le mot le plus réaliste et rassurant « amélioration », adopté par le Rite Français. Il s’agit d’une expérience complémentaire, à l’obtention du troisième degré de l’Ordre, celui de Maître Maçon Libre, degré dans lequel la formation maçonnique est considérée comme terminée. Le rite de perfectionnement ou d’amélioration est un approfondissement des thématiques contenues dans le troisième degré, à travers l’étude des mythes. Il n’y a pas de révélation de mystères, comme le claironnent certaines publications malveillantes, car en Franc-maçonnerie il n’y a pas de mystère, sinon celui de la profondeur de son ignorance. Les rites sont généralement structurés en degrés, qui représentent les niveaux de connaissance atteints.

Souvent, dans l’univers des rites multiples, il y a des caractéristiques et des similitudes, mais je dirais que le vrai tournant est dans la création d’une pyramide descendante et dans le fait d’incarner le rite lui-même, plus ou moins, d’inspiration ésotérique ou de valeurs. Parlez-nous de ce phénomène.

Dans le Rite français, le sommet a le pouvoir de représentation, mais peu de gestion car elle n’est pas pyramidale, mais horizontale. En fait, il ne s’agit pas des grades, typiques de l’échelle hiérarchique des autres rites, mais des Ordres : après le grade de Maître, quatre Ordres de Sagesse prennent le relais pour ceux qui veulent approfondir leur formation, qui sont autonomes et chacun a une représentation, et avec un cinquième Ordre, seulement d’administration, et appartiennent à un Grand Chapitre Général, qui regroupe tous les chapitres et à travers un Grand Vénérable. Du point de vue de recherche ésotérique,  nous distinguons selon le parcours choisi; le traditionnel qui a des thématiques communes au Rite écossais ancien et accepté; le laïque, suivi très souvent au Grand Orient de France, qui propose un parcours qui se tend à se rapprocher de la sociologie, des phénomènes sociétaux, de la science et de la philosophie de la politique et, en particulier, à l’expérience psychanalytique : et de toutes les disciplines de l’esprit.

Comment qualifier le Rite français par rapport à d’autres, apolitique, laïque, avec une égalité effective entre les femmes et les hommes et quoi d’autre ?

Historiquement c’est le rite primordial, car il remonte à celui adopté par la Grande Loge de Londres, fondée en 1717, considérée comme l’origine de la franc-maçonnerie moderne, et importée en France en 1725. Celui pratiqué par la Grande Loge Unie d’Angleterre est un rite mixte des deux traditions, celle des Anciens et celle des Modernes, en vigueur depuis 1814, en continuité par rapport au passé. Le Rite Français utilise une symbolique exclusivement maçonnique, contrairement à d’autres rites qui s’inspirent d’autres traditions (écossaise, templière, égyptienne, kabbalistique). Ses préceptes philosophiques, selon les versions, peuvent être traditionnels, ou laïques et socio-politiques, contrairement à d’autres rituels. L’élément qui le caractérise, cependant, est sa finalité directe et concrète : l’amélioration de la société. C’est pourquoi elle exige de ses membres une étude, un approfondissement continu, une confrontation constante, l’engagement dans les formations sociales et politiques. Ce n’est pas une expérience facile, mais réservée à ceux qui ont une forte motivation éthique qui les pousse au rapport à l’Autre pour la construction d’une société universaliste, humaniste. Car, il est beaucoup plus confortable et rassurant de méditer sur la longueur de la flamme de la bougie, en découvrant des vérités inaccessibles aux autres.

Quelle est la considération des femmes dans le rite français ?

Pour ce rite, les femmes sont considérées comme un élément indispensable de création et de confrontation de la recherche de la vérité et de la justice menées par la loge. Il y a et il y a eu de nombreuses femmes à la tête d’obédiences maçonniques, appartenant au Rite Français. Il me suffit ici que d’en citer une, l’Equatorienne Olga Vallejo Rueda, Grand Maître de la Grande Loge Mixte des Andes Equatoriales, membre de l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne, organisme mondial qui rassemble certains grands chapitres, sublimes conseils et grandes loges pratiquant le rite.

Quelle est l’étendue du Rite français en Italie : a-t-il tendance à croitre pour les raisons que vous vous venez d’évoquer ou pour d’autres raisons supplémentaires ?

Il n’est pas facile pour moi de donner une réponse exhaustive à cette question. Actuellement, en Italie le Rite Français, tel que je l’ai exposé, est à l’an zéro, c’est-à-dire tout est à construire, avec l’enthousiasme et les incertitudes du début. Le sens de la publication de mon « abrégé » du Rite Français est de fournir les rudiments de cette réalité maçonnique inconnue de nous, mais très connue ailleurs. L’expression concrète de cette expérience, telle que j’ai essayé de la décrire brièvement, mais qui est bien expliquée dans le livre, est pratiquée dans certaines loges du nord et du sud de l’Italie affiliées à l’Ordre maçonnique italien traditionnel, dirigé par Luigi Pruneti, qui est un garantie de liberté de recherche et admet plus de rites différents dans son obédience. Nous verrons avec le temps, si cette graine prendra racine, générant une nouvelle plante, le Grand Chapitre Général du Rite Français, qui donnera ses fruits à la société. Bien sûr, c’est un défi tant pour la franc-maçonnerie italienne, habituée à s’occuper exclusivement de la dimension spirituelle, que pour la société civile italienne pour une franc-maçonnerie ouverte, critique, dialoguante et proactive sur les questions qui nous concernent tous.

(*) Francesco Guida (1956), spécialiste de l’histoire maçonnique, a publié divers articles et essais dans des revues spécialisées, a publié cinq monographies sur le sujet, dont la dernière « Entretien avec Luigi Pruneti. Histoires et réflexions sur la franc-maçonnerie » en 2021, revues dans cette chronique. Il prépare un volume sur l’odonomastique maçonnique tarentine.

Lire l’intégralité de l’article en version originale sur le site de notre confrère italien

(**) Francesco Guida , « Le Rite Français. Une franc – maçonnerie pour l’ homme et la société  » , préface de Luigi Pruneti , Placebook & Publishing Editions , Rome , 2020 , pages 124

BRESIL : La franc-maçonnerie à Vale do Aço

De notre confrère brésilien diariodoaco.com.br

L’une des plus anciennes organisations au monde, la franc-maçonnerie existe depuis plus de 60 ans dans la Steel Valley et depuis de nombreux siècles dans le monde. Elle est encore considérée comme secrète et mystérieuse pour de nombreuses personnes, en particulier pour les religieux plus traditionnels. 

Contrairement à de nombreuses théories, un membre de longue date de la Valley of Steel raconte comment l’organisation utilise des principes bibliques et préconise la quête de soi pour améliorer le caractère humain.

Selon les informations de la franc-maçonnerie, il existe actuellement environ six millions de francs-maçons dans le monde, présents dans 160 pays. Les États-Unis sont considérés comme la plus grande puissance maçonnique, ayant même dans le billet d’un dollar un symbole de la franc-maçonnerie. Le Brésil est considéré comme la troisième puissance maçonnique. Dans la région de Vale do Aço, elle est présente dans la région métropolitaine et dans quelques autres municipalités environnantes, avec 20 Loges et environ 500 membres.

Izaías José da Silva
Izaías José da Silva appartient à la Loge maçonnique União e Progresso de Coronel Fabriciano depuis 26 ansLe

Le soldat vétéran Izaías José da Silva, 73 ans, est membre de la loge maçonnique União e Progresso dans le quartier Giovanini de Coronel Fabriciano depuis 26 ans. Il explique qu’il est impossible de parler de l’histoire du Brésil et du Minas Gerais sans parler de la franc-maçonnerie. Longtemps considéré comme secrète. Il préfère qualifier l’organisation de discrète. « Cette idée de secret vient des temps anciens, quand on ne pouvait pas révéler le secret à l’époque. Aujourd’hui, nous sommes juste discrets, mais nous avons beaucoup d’activité sociale. Chaque année nous organisons la distribution de milliers de paniers de nourriture, en plus des fauteuils roulants et des chaises de bain, mais beaucoup de gens ne le savent pas« , a-t-il déclaré.

Actuellement, la Loge du district Giovanini est dirigée par le Vénérable, un terme donné au Président de la Loge par Humberto Oliveira de Araújo. Izaías a été Vénérable de 2010 à 2012 dans le même siège. Il est devenu récemment président du Conseil des Vénérables de la région métropolitaine. de Vale do Aço. Le franc-maçon détient également le 33e degré, une sorte de grade maximal, pour le travail réalisé.

Lorsqu’on lui a demandé comment il a choisi de rejoindre l’organisation, Izaías a répondu qu’il avait été choisi. Pour en faire partie, on peut être parrainé par un membre, habilité en tant que parrain. 

 » Ma famille était évangélique et s’est rapidement opposée à cela. Quand j’ai expliqué comment cela fonctionnait vraiment, ils ont accepté. Et quand j’ai appris à connaître toute l’organisation et la discipline basée sur la fraternité, je suis tombé amoureux« 

a-t-il souligné.

membres

Actuellement, chaque Loge de la région compte en moyenne 50 membres, tous des hommes de professions différentes, le but est de s’entraider. Les réunions appelées des tenues, ont lieu une fois par semaine, pour participer, vous devez être initié après une série de votes et d’approbation par les membres de la Loge. Les épouses agissent dans des actions séparées, principalement de nature sociale.

Contrairement aux légendes, Izaías raconte que :

l’un des fondements de la franc-maçonnerie est de croire à l’immortalité de l’âme et au Dieu créateur, appelé le Grand Architecte de l’Univers. 

…Mais nous acceptons toutes sortes de personnes, de religions ou de professions ou de partis politiques, il suffit d’avoir un comportement sans tache, exemplaire et familier« , a-t-il souligné.

La date au Brésil

La fête de la franc-maçonnerie est célébrée dans le monde le 21 juin, mais au Brésil, elle a été choisie pour le 20 août en raison de la proclamation de l’indépendance du Brésil qui aurait eu lieu ce jour-là, à l’intérieur d’un temple maçonnique à Rio de Janeiro, en 1822, en une section maçonnique avec la présence de Dom Pedro I, José Bonifácio et Gonçalves Ledo, considéré comme un influenceur du fait.

Contact de l’auteur

Humanisme N° 332 – Revue des francs-maçons du Grand Orient de France

Conform édtion, août 2021, N° 332, 128 pages, 12 € – 15 € avec le port inclus

Humanisme d’août 2021, revue des francs-maçons du Grand Orient de France vient de paraître. Cette dernière livraison comprend le traditionnel dossier intitulé « Les nouveaux inquisiteurs ».

Nous trouvons au sommaire :

Éditorial par Marc Riglet

Dossier : Les nouveaux inquisiteurs

  • Les Pingouins de la discorde par Xavier Gorce,
  • Les réseaux sociaux, entre manipulation et censures par JP Sakoun,
  • Censure et cancel culture au cinéma par Emmanuel Pierrat,
  • Politique identitaire : Regards croisés U.S.A.-France par Laurent Dubreuil,
  • Observer le décolonialisme par X-Laurent Salvador,
  • Le rituel de ralliement au régime diversitaire : le cas de la soumission à la théorie du racisme systémique par Mathieu Bock-Côté,
  • Justicialisme punitif et autocensure par Renée Fregosi,
  • Contre l’épidémie de la cancel culture, des anticorps républicains par Jean-Éric Schoettl.

Vitriol

Philippe Foussier Vous avez dit : « diversité » ?

Actualité des Lumières

Charles Coutel Condorcet et la genèse de la loi de 1905 ?

Le Grand entretien

Philippe Foussier Les symptômes d’une société malade

Entretien avec Jean-Pierre Le Goff

Travaux de loges

J-Stéphane Migot Information, liberté de conscience et démocratie (3/3)

Jacques Guyard

Littérature

Damien Cesselin Une fresque humaniste : Les Rougon-Macquart

Le Ventre de Paris (3/20)

Chroniques humanistes

Charles Conte Alimentation et laïcité

Musique

Jean Kriff Déodat de Séverac (1872-1921), un compositeur paysan

7e art

Jean-Louis Coy Edgar Morin : aperçus du cinéma

Livres

Renée Fregosi Nathalie Heinich, Virginie Tournay, Jean- Pierre Sakoun, Xavier GorceLe Bêtisier du laïco-sceptique

Cécile Révauger Que faire… en Loge ?

Paul Sugy L’extinction de l’homme. Le projet fou des antispécistes

Chatterton Williams Autoportrait en noir et blanc

En vente chez Conform édition https://www.conform-edit.com/humanisme.html

ITALIE : Le silence intérieur et le retrait des métaux

De notre confrère italien expartibus.it

La dépossession des métaux est un rite initiatique très ancien, lié au caractère impur qui leur est attribué, et que l’on retrouve associé au mythe de la déesse babylonienne Ishtar, contrainte, lors de la descente aux enfers, de déposer ses ornements, l’un après l’autre pour franchir les sept barrières, avant de se présenter, dénuée de tout, devant sa sœur, la terrible souveraine du royaume des morts.

Mais dans la tradition juive, plus qu’une référence à l’abandon des métaux, il y a à première vue des références « négatives » à ces derniers, notamment quand, à une époque encore nomade, il est rappelé que les pierres des autels doivent être « pures » et « non touchés par le fer » ou, en relation avec la construction du Temple de Jérusalem, pour lequel il est décrit que les pierres furent toutes apportées comme elles devaient l’être, de sorte que, dans la construction de la maison, nous n’entendîmes ni marteau, ni hache, ni outil de fer.

On retrouve encore dans les spéculations de René Guénon des affirmations sur le fait que le rôle des forgerons, artisans voués au travail manuel des métaux, a souvent été associé à la pratique de la magie « inférieure » et « dangereuse », rappelant comment, traditionnellement, ils ont eu une valeur sensiblement « négative ».

Aussi Guénon, dans la tradition ésotérique, note l’association des sept métaux avec les planètes astrales respectives comme s’il s’agissait de « planètes du monde inférieur ». Cependant, ces derniers, à la différence des supérieurs, dont ils condensent les influences, recevant ainsi un aspect « bénéfique », refléteraient un aspect « maléfique ».

On sait cependant que la métallurgie, sous certaines formes traditionnelles, était au contraire particulièrement exaltée et servait même de base à des organisations initiatiques, dont l’exemple le plus célèbre est donné par les mystères des Kabiri qui, au contraire, firent de vastes l’utilisation de métaux dans leurs rituels.

Ils ne sont pas entièrement identifiés comme négatifs dans la tradition juive, car les colonnes Jachin et Boaz elles-mêmes et divers ornements du complexe du temple sont entièrement en métal. De plus, le mot hébreu (Barzel), qui signifie « fer », est composé des initiales des quatre épouses de Jacob, Bilhah, Rachel, Zilpah et Léa, mères des douze tribus d’Israël, qui, selon l’hébreu tradition, protègent des forces du « mal » grâce à leurs vertus spirituelles.

De là, probablement, naît le dépouillement des métaux dans le Rite d’initiation maçonnique, dans lequel le candidat est invité à retirer de lui-même pièces de monnaie, bagues, chaînes, montres, bracelets, avant de subir ce qui peut être considéré comme une Seconde Naissance. , dans laquelle le heurtoir abandonne, pour toujours, son état profane pour entrer dans le Grand Réel, la dimension métaphysique de l’Éveil, des Lumières.

Comme l’écrit Guénon, l’état profane est une condition de l’ignorance. Ce n’est qu’avec l’Initiation que l’on peut marcher vers la Vérité. Avec le Rite relatif, l’Apprenti entame le chemin spirituel : l’achever et s’améliorer ésotériquement ne dépend que de lui, de sa volonté et de sa détermination. La dépossession des métaux représente à la fois la nudité spirituelle avec laquelle le profane s’apprête à surmonter les épreuves initiatiques, son détachement de tout bien matériel, de toute convention, et la volonté de recouvrer l’innocence.

Dans le mythe biblique de la Chute, l’homme est nu, pourtant il n’a pas honte de son état ; ce n’est qu’après la Chute qu’il utilise des métaux pour couvrir son corps et faire face au Monde. Atteindre l’état initiatique, c’est retrouver la pureté originelle.

Le Silence Intérieur et la Spoliation sont des conditions préalables pour entreprendre le Chemin Initiatique et entrer dans le Temple pour Travailler pour Nous-mêmes et pour le progrès de l’Humanité.

L’exemple le plus frappant de l’utilisation « positive » des métaux se trouve dans l’art alchimique dans lequel toute la symbolique du traitement chimique vise à transformer le plomb en or.

Pourquoi alors une telle dualité ? Alors, que sont les métaux ? Pourquoi le besoin de les dépouiller et de les abandonner ?

Leur symbologie s’éclaire en prêtant attention à l’usage que l’homme en fait.

Comme Guénon l’observe toujours, un profane, par l’usage purement matériel des métaux, interrompt leur communication avec leurs principes supérieurs respectifs, les dépouillant de leur possible usage élevé et, par conséquent, les influences inférieures correspondantes, privées de leur double contrepartie, agissent librement pour le seul but d’« abaisser » le profane dans le monde de la « quantité » plutôt que de l’élever dans un monde de « qualité ».

Suite de l’article dans sa langue d’origine

Notre très chère Sœur Joséphine Baker entre au Panthéon !

Joséphine Baker, née Freda Josephine McDonald le 3 juin 1906 à Saint-Louis, grande ville du Midwest, située dans l’Etat du Missouri, aux États-Unis. Elle est la fille de Carrie Mac Donald et d’Eddie Carson, et morte le 12 avril 1975 dans le 13e arrondissement de Paris

Joséphine Baker est une chanteuse, danseuse, actrice, meneuse de revues et résistante française d’origine américaine.

Illustration de Ciril Maçon

Vedette du music-hall et icône des années folles, elle devient française en 1937, après son mariage avec Jean Lion. Elle joue pendant la Seconde Guerre mondiale un rôle important dans la résistance à l’occupant. Elle utilise ensuite sa grande popularité au service de la lutte contre le racisme et pour l’émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le mouvement américain des droits civiques.

Sa vie maçonnique

Joséphine Baker est initiée, le 6 mars 1960, au sein de la Loge « La Nouvelle Jérusalem » de la Grande Loge Féminine de France.

Son entrée au Panthéon

La chanteuse franco-américaine, première star internationale noire, entrera donc au Panthéon le mardi 30 novembre prochain. Joséphine Baker deviendra ainsi la première femme noire à reposer dans ce temple républicain, installé dans le Ve arrondissement de Paris.

Illustration : Studio Harcourt – Ministère de la Culture

Sources : https://www.zinfos974.com/

Wikipédia – France Info avec AFP – France Télévisions France Info

PS : Nous vous invitons à lire l’article de notre F∴ Ciril K sur son Blog à propos de Joséphine Baker

ITALIE : Comte Cagliostro – un voyage à travers l’alchimie, la connaissance et l’ésotérisme

De notre confrère vanillamagazine.it par ANNALISA DI MARIA

« Je ne suis d’aucun âge ni d’aucun lieu : hors du temps et de l’espace, mon être spirituel vit son existence éternelle. » Ce sont les mots d’un des personnages les plus controversés et mystérieux de l’histoire italienne, Giuseppe Giovanni Battista Vincenzo Pietro Antonio Matteo Franco Balsamo, connu sous le nom d’Alessandro, comte de Cagliostro ou plus simplement Cagliostro, alchimiste et ésotériste, qui a fait de ces deux disciplines, sa raison de vivre le poussant jusqu’à l’hérésie.

Séduit par la Franc-maçonnerie, il créé un rite appelé « la sagesse triomphante », en 1743 en Sicile. L’un de ses objectifs était de revoir toute la pensée maçonnique à travers l’alchimie et l’ésotérisme. Adulé et haï à la fois, il fréquentait les cours italiennes les plus importantes. A travers ses pratiques de mystiques égyptiennes, il a vécu son propre parcours initiatique.

Le voyage hermétique de Cagliostro avait un but bien précis, celui de mettre en lumière les anciennes doctrines mystiques d’origine, comme celle de l’Égypte. Sa connaissance des pratiques anciennes découle de l’alchimie, que Cagliostro utilisait pour démontrer aux hommes de son temps le côté sombre d’une époque incapable de voir pleinement cette obscurité mystérieuse née de l’agitation humaine.

La redécouverte au siècle des Lumières, grâce à Cagliostro, de tous ces textes anciens ont permis une nouvelle ouverture sur l’Humanisme. Le XVIIIe siècle, sous l’influence de la Renaissance, a pu connaître une nouvelle vie philosophique. Cagliostro devient par sa pensée et ses rites, le trait d’union entre l’ancien et le moderne. Cagliostro a appris les pratiques alchimiques en tant que novice auprès des frères du couvent Fatebenefratelli, lorsqu’il vivait à Caltagirone.

En 1768, il rencontre, à Rome, sa femme, Lorenza Feliciani, complice et compagne qui prit le nom de Serafina. C’est après son voyage à Londres, où il s’initia à la franc-maçonnerie, qu’il fonda sa secte basée sur les rites égyptiens, et c’est précisément pour ces raisons que quelques années plus tard, il fut arrêté et condamné, à la prison à vie, et quitta Rome pour la forteresse de San Leo en 1791, où il mourut 4 ans plus tard fou, certainement à cause d’une maladie du cerveau.

Prison de Gagliostro
Prison de Gagliostro

La légende veut que Cagliostro erre encore dans les murs du fort. En effet, on sait que des bruits étranges se font entendre en provenance de la cellule appelée « pozzetto », ainsi appelée parce qu’elle n’était accessible que par une trappe dans le plafond, là, où Cagliostro a été enfermé et muré vivant. La seule chose qu’il pouvait voir depuis la fenêtre de la cellule était la cathédrale, peut-être pour lui rappeler qui l’avait emprisonné et symboliquement qui l’avait condamné.

Ce guérisseur d’âmes, qui essayait de soigner les gens avec des herbes, était en fait un médecin qui, selon l’Église, allait au-delà de ce qui lui était permis, entrainant l’accusation d’hérésie et ne respectant pas les valeurs de la morale catholique. L’Église a détruit à jamais sa figure de guérisseur en le qualifiant de sorcier charlatan. C’était une sorte de « punition » qui condamna Cagliostro, une punition qui était infligée depuis l’Antiquité à tous ceux qui, à l’aide de pratiques considérées comme « illicites », soignaient les malades et étaient donc considérés comme des sorciers.

La légende veut qu’on ne sache pas où le comte Cagliostro a été enterré après sa mort. Certains disent qu’en 1797 un commandant français a bu dans son crâne, mais si cette légende n’est que fausseté, probablement comme toutes les personnes tuées pour hérésie, son corps a été brûlé comme symbole du péché, de la malédiction et du mal.

Fermée ces derniers mois pour cause de pandémie, rouverte à partir de ce samedi, se déroule au fort de San Leo une exposition sculpturale d’un artiste international, Andrea da Montefeltro, intitulée « Arcana le lion du nouvel horizon »qui rappelle cette histoire à travers un voyage dans les trois phases alchimiques: le nigredo, l’albédo et le rubedo, une symbolique forte qui nous conduira avec l’imagination, mais aussi grâce à son histoire fascinante vers la lumière.

L’article original en italien