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ITALIE : La vie d’un franc-maçon, la vie de tous – un film immense

De notre confrère Hermès de expartibus.it

Abel et Caïn se sont rencontrés après la mort d’Abel. Ils marchaient dans le désert et se reconnaissaient de loin, car ils étaient tous les deux très grands. Les frères se sont assis par terre, ont fait un feu et ont mangé. Ils se taisaient, comme le font les gens fatigués quand le jour décline. Quelques étoiles apparurent dans le ciel, qui n’avait pas encore reçu son nom. A la lueur des flammes, Caïn remarqua la marque de la pierre sur le front d’Abel et, laissant tomber le pain qu’il allait porter à sa bouche, demanda que son crime lui soit pardonné.

Abel a répondu : « M’avez-vous tué ou est-ce que je vous ai tué ? Je ne m’en souviens plus : nous sommes ici ensemble comme avant ».
« Maintenant je sais que tu m’as vraiment pardonné » dit Caïn « car oublier, c’est pardonner. Moi aussi je vais essayer d’oublier ».
Abel dit lentement : « C’est ça. Tant que le remords dure, la culpabilité dure ».
Jorge Luis Borges

La vie est un film immense, une séquence interminable de scènes qui nous accompagnent depuis notre venue au monde et, probablement, aussi depuis un espace-temps précédant notre descente à l’état humain, jusqu’à notre dernier souffle.

Personne ne peut se permettre de briser cette ligne mystérieuse et karmique de continuité, de descendance et de relations complexes de cause et d’effet. Au lieu de cela, il arrive parfois que « les autres », arbitrairement, isolent, détachent et montent au ralenti du « jugement » seulement quelques fragments, quelques scènes de tout notre voyage, le cristallisant dans des cages et des définitions qui ne nous appartiennent qu’en partie. , hors du contexte des erreurs humaines et des causes contributives qui ont généré chaque « instantané ».

Certaines erreurs, certains moments de haine, d’ahurissement, de colère ou de contradiction, pris en eux-mêmes, sont des actes qui n’honorent certainement pas ceux qui les ont commis. Mais complètement énucléés par la chaîne de l’avant et de l’après, par le flux évolutif de l’existence en devenir perpétuel, ils n’« illustrent » pas et ne rendent pas justice à toute la parabole d’une vie entière, qu’elle soit courte ou longue.

Personne n’ose assembler et « vendre » son film avec nos images. Le droit d’auteur de notre vie, de notre intimité, de nos actes privés, à moins qu’ils ne soient configurés comme des crimes nuisibles à la communauté, nous appartient exclusivement.

Dans la Cineteca della vita, il y a un immense « ruban » de joies et de peines, de découvertes, d’erreurs, de chutes, de désespoir, de joies, d’erreurs, de vertus et de vices, de chutes et d’ascensions. Mais je le répète : personne n’a le droit de prendre possession de ce matériel pour éditer un « court » qui n’illustre pas pleinement ce que nous sommes.

Et quand je dis « personne », je me réfère, ésotériquement, avant tout à nous-mêmes. Car même et surtout nous-mêmes, dans un jeu pervers de dissociation, de céder à nos composantes « pègres », pouvons devenir « autres », étrangers.

Et se comporter envers nous-mêmes à la manière de certains pseudo-journalistes de la télévision mainstream qui ne partent pas à la recherche de la « vérité » mais assemblent les réponses des interviewés à leur guise pour démontrer une thèse idéologiquement préfabriquée.

Dans la vie chacun a toujours droit à une seconde chance de rédemption car même le mal commis, s’il est objectivé, « écouté », compris et élaboré dans le travail inlassable du « Connais-toi toi-même«  , peut, doit, être transformé de défaite, ou d’une marque infâme, à une occasion évolutive nécessaire pour se corriger, se perfectionner et transformer alchimiquement le vice en vertu.

Personne n’est fait du mal ou du bien absolu. Abel et Caïn sont deux forces principales et archétypales qui ont toujours été présentes en nous. Personne ne touche Caïn.
Le pardon – à nous-mêmes – est grâce, justice et surtout oubli.

Toucy’Storic – Journée du Livre d’Histoire, ce samedi 21 août 2021

Toucy’Storic – Journée du Livre d’Histoire, ce samedi 21 août 2021

Nous apprenons que Toucy’Storic teindra sa 4e édition. Cette année, le Président est Pierre Branda, directeur du patrimoine chargé des finances et de la Collection d’objets à la Fondation Napoléon.

À Toucy, dans l’Yonne, la Grande Loge Provinciale de Bourgogne-Franche-Comté de la Grande Loge Nationale Française a répondu présent et vous accueillera sur son stand SCRIBE/Villard de Honnecourt. Pour partager avec un large public sa passion pour le fait historique.

Venez à leur rencontre !

Un programme riche et ouvert à tous est proposé : rencontres, dédicaces, tables rondes, conférences, animations… rythmeront cette journée de partage https://www.toucystoric.com/programme

L’entrée est libre et gratuite.

Pour cette édition exceptionnelle de 2021 toutes les précautions sanitaires nécessaires seront respectées, afin que cet évènement se déroule dans les meilleures conditions (contrôle du pass sanitaire).

○ Un lieu magique

Au cœur de la surprenante église fortifiée de Toucy exceptionnellement mise à disposition pour cette occasion. L’imposante église Saint-Pierre bâtie tout en grès ferrugineux domine le bourg, elle était adossée aux fortifications qui protégeaient Toucy à l’époque de la construction.

Rappelons que Toucy est la ville de naissance du célèbre encyclopédiste et éditeur Pierre Larousse (1817-1875).

Nous vous attendons aussi nombreux que des épis de blé.

En savoir plus https://www.toucystoric.com/

Infos pratiques :

Lieu : Église Saint-Pierre – Toucy (Yonne), au cœur de la Puisaye, en Bourgogne

Horaires : 10h30-18h

Source :

Toucy’Storic

ANGLETERRE : La Royal British Légion demande l’aide des francs-maçons dans sa chasse aux vendeurs de coquelicots

Du site de La Grande Loge provinciale du Lincolnshire Freemasons

La Royal British Legion s’est tournée vers la franc-maçonnerie pour l’aider à trouver des volontaires pour l’appel du coquelicot de cette année.

Moins de bénévoles se sont manifestés cette année. L’organisation prévoit un manque à gagner pouvant atteindre 3 millions de livres sterling, du moins si cette tendance ne peut pas être inversée.

L’APGM du Lincolnshire, Peter Brooks, a expliqué : « Davantage de volontaires sont nécessaires dans tout le pays, mais dans le Lincolnshire, il y a un besoin particulier d’aide à Scunthorpe et à Boston, mais aussi à Grimsby, Cleethorpes, Morton et Welbourn. Je demande donc à nos membres s’ils pourraient prendre le temps de participer à l’appel dans ces domaines. »

Les rôles disponibles pour ceux qui souhaitent s’impliquer sont variés, de la coordination d’activités à la livraison de coquelicots et au travail dans la vente de coquelicots.

La collecte de fonds communautaire de la Légion britannique dans le Lincolnshire est Gemma Leaning. Elle a expliqué : « Les volontaires intéressés sont invités à me contacter pour une conversation informelle dans un premier temps. Une fois satisfait de la description et de l’emplacement des rôles disponibles, le volontaire sera invité à assister à un entretien avec moi, et une fois que les deux parties seront satisfaites de l’adéquation du volontaire pour un rôle particulier, nous pourrons faire avancer la candidature. »

Pouvez-vous aider? Si oui, contactez Gemma par email à gleaning@britishlegion.org.uk ou par téléphone au 07551 138422

Propos d’un Grand Hiérophante : « Les affaires souffrent »

–           Mon ami, mon fidèle secrétaire, mon ami Thot, où allons-nous ? Notre royaume de Franche Fidélité est en soucis ! Pensez-donc, nous ne savons pas encore quand cette affreuse épidémie de peste covidale cessera. Mais nous en souffrons profondément.

Le Marquis de Puteaux me l’a confirmé : chez lui, les populations fuient avec tous leurs petits moyens dans son marquisat. Elles vont se cacher. Elles ne payent plus. Comme chez nous. Et il semblerait que ce soit la même désolation dans toutes nos provinces.

Roi du moyen âge

Vous rendez-vous compte, mon fidèle Thot, à quel point les finances du royaume vont-elles en souffrir ? Comment nos Fermiers Généraux vont-ils récolter l’impôt ? Les capitations des vieux serfs s’étiolent, car ils vont se cacher au fond des bois. Quant aux jeunes, nos Sergents Recruteurs peinent à l’extrême, pour les faire venir en nos rangs. Et ces jeunes ont des difficultés à payer écot.

Ah mon bon Thot, comment allons-nous financer nos carrosses et les déplacements de notre brillante Suite ? Comment faire briller au firmament du monde, notre magnifique génie ? Aurons-nous, lors de nos déplacements, comme il se pouvait jusqu’à ce jour, pouvoir choisir auberges cossues et repas plantureux ?

–           Monseigneur, notre Frère le Grand Argentier laissait à voir souffrir son visage. Ses oreilles pendaient comme celles d’un cocker épuisé. « Mes bourses sont vides », vint-il me dire sans ambages. J’ai cru qu’il plaisantait et se vantait d’une nuit mémorable. Mais non, hélas… il parlait de notre tiroir-caisse !

–           Mais diantre, ami Thot, comment vais-je financer mes beaux voyages ?

–           Impossible, Messire Grand Hiérophante, vous allez devoir rester à domicile ! Le Grand Argentier a beaucoup insisté.

Vieux valet anglais

–           À domicile ? Mais c’est impossible ! Manant que vous êtes !

–           Vous travaillerez en vidéo-conférence, Messire Mon Seigneur, je vous ai réservé une salle Zoum-Zoum…

–           Qu’est-ce cette horreur ? Où avez-vous trouvé cette salle ? Elle a combien d’étoiles ? À moins de quatre étoiles vous savez bien que je meurs rituellement !

–           Il n’y a plus d’étoiles Messire, et vous resterez chez vous !

–           Chez moi ? Quelle horreur ! Et mon tour du monde de nos possessions de Franche Fidélité ?

–           Il faudra se faire une raison mon Seigneur. Les manants ne payent plus. Notre train de vie n’est plus ce qu’il était et, probablement, il ne sera plus jamais ce qu’il était.

–           Thot, il me vient une idée : monnayons nos médailles en chocolat !

–           J’y ai pensé mon Hiérophante préféré. Mais voilà, tous les Suprêmes voisins ont la même idée. Nous n’aurons que peu de clients ! Et les prix baissent avec cette concurrence désastreuse !  Il faut se faire une raison.

–           Jamais ! Tu entends ! Jamais ! Je n’ai pas léché les bottes consciencieusement pendant des années à mes supérieurs, pour renoncer de façon inconsidérée à ces avantages durement acquis !

Je suis sorti désespéré du bureau de mon Maître vénéré. Lui-même, comme tous les Marquis du Royaume de France Fidélité, ne se rendent pas compte que la situation actuelle de notre Royaume s’est beaucoup détériorée. Ils s’appuient sur la Tradition, certes, mais peut-on dire que Tradition est synonyme de Répétition ?

ARGENTINE : La franc-maçonnerie dans la vie du général José de San Martín

De notre confrère argentin ciudadanodiario.com.ar – Par Carlos Campana

Il existe une abondante documentation qui indique que le Libérateur a participé activement à diverses loges de notre continent et d’Europe.

Pendant longtemps, il a été dit que le général José de San Martín était un membre actif de la franc-maçonnerie. Pour être précis, depuis le début du XIXe siècle, et ce avec d’autres patriotes qui sont venus sur notre territoire avec un plan de libération et d’indépendance conçu depuis l’Europe.

Bien que certains historiens catholiques affirment, sans grand fondement, que le héros de Chacabuco et Maipú était un fervent chrétien et que pour cette raison, il n’était pas maçon, il existe un grand nombre de documents qui confirment que le Libérateur appartenait à plusieurs loges maçonniques et qu’il fut également fondateur de quelques-unes d’entre elles. Même après s’être installé sur le vieux continent, il en resta affilié jusqu’à sa mort en 1850.

Une société discrète

La franc-maçonnerie est une discrète qui se définit comme philanthropique, philosophique et symbolique. De plus, elle n’est ni politique ni religieuse, mais initiatique, afin de favoriser le progrès moral et intellectuel des personnes.

On pense que les origines de cette association se sont révélées entre le Xe et le XIe siècle en tant que guilde de constructeurs de cathédrales, de ponts et de châteaux au milieu de l’ère féodale.

Les premiers signes de la francmaçonnerie sont originaires d’Ecosse (Royaume-Uni) où la première loge opérative appelée Kilwinnig Mother Lodge No. 0 a été établie. Elle a obtenu ses statuts en 1595.

Dans le royaume d’Angleterre, la Franc-Maçonnerie ne sera constituée en tant que tel qu’à partir du 24 juin 1717, date à laquelle quatre loges se sont réunies pour constituer la Grande Loge de Londres et de Westminster ; Contrairement aux loges écossaises, ces loges étaient dites « spéculatives », jusqu’à ce qu’en 1813 l’actuelle « Grande Loge Unie d’Angleterre » soit créée après la fusion de plusieurs loges.

Au milieu du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie se répand rapidement et s’implante en France, où plusieurs loges sont fondées.

Dans ce pays, les idées de liberté, d’égalité et de fraternité se sont propagées à une vitesse extraordinaire, au point que nombre de ses membres ont participé à un nouveau mouvement appelé « Les Lumières » et qui a atteint les tribunaux européens comme l’absolutisme éclairé. Bien que certains de ces francs-maçons cherchaient un nouveau système de gouvernement, contre les monarchies.

Malgré le fait que l’Espagne ait une monarchie absolutiste et catholique, plusieurs loges ont été installées dans ce royaume et même certains de ses ministres en étaient membres.

Pendant ce temps, à la fin du XVIIIe siècle, les premières installations de loges furent réalisées dans le Río de la Plata, ce qui a suscité la méfiance des autorités coloniales de l’époque, promues par le Portugais Juan Silva Cordeiro , qui, avec d’autres Américains, formèrent la loge opérationnelle « San Juan de Jérusalem », la première à s’être établi à Buenos Aires.

L’expansion rapide de cette étrange institution à travers le continent européen, a provoqué la réaction de l’Église catholique. En 1738, le pape Clément XII a publié une bulle intitulée « In Eminenti Apostolatus Specula », par laquelle tous les maçons étaient excommuniés. Dans les pays catholiques comme l’Espagne ou l’Italie, des persécutions par la Sainte Inquisition eurent lieu.

La loge de Cadix

Comme nous le savons tous, José de San Martín est né le 25 février 1778 à Yapeyú, Corrientes, et après avoir résidé quelques années sur ces terres, il partit avec sa famille pour la péninsule ibérique, où il s’installa.

Au bout d’un certain temps, l’appel des armes fut le plus fort. Tout comme son père et ses trois frères il entra dans l’armée comme cadet pour obtenir plus tard le grade d’officier. Il se distingua dans diverses campagnes militaires. En qualité de second assistant, il s’installa à Cadix de 1802 à 1811.

Depuis la fin du XVIIIe siècle, dans la ville de Gaetana, les loges maçonniques travaillèrent intensément à proclamer les idées libérales. La plupart étaient espagnoles. Ces Loges étaient composées de plusieurs américains qui partageaient ces mêmes principes.

C’est à cette époque que le capitaine José de San Martín intégra la loge « Integridad Nº 7 » , dont le président était le gouverneur et général vénézuélien Francisco Solano. Sa charte constitutive fut accordée par la Loge provinciale des Anciens et, en 1804, elle fut classée n ° 7 dans ce qu’on appelle le Gran Oriente Regional de Sevilla.

Au milieu de l’année 1808, San Martín rejoignit une autre loge, appelée « Rational Knights N° 3 ». Quatre ans plus tard, un groupe d’Américains, parmi lesquels se distinguait l’enseigne Carlos María de Alvear, partit pour Londres pour former la Loge. les « Rational Knights N°7« , qui seront plus tard intégrés à la Loge de Buenos Aires, qui influença l’indépendance de l’Amérique du Sud.

La franc-maçonnerie à Buenos Aires

Pendant les premières années de la révolution, une institution secrète appelée la «Loge de Buenos Aires» fonctionnait dans la capitale de Río de la Plata, à laquelle de nombreux patriotes participèrent.

En mars 1812, plusieurs membres de la Loge des Chevaliers Rationnels n° 7 arrivèrent de Londres, Royaume-Uni, dont Carlos María de Alvear, José de San Martín, José Matías Zapiola, José Chilavert et d’autres Américains, qui débarquèrent de la frégate British George. Mise en réserve pour rejoindre celles de Buenos Aires.

Julián Álvarez a organisé la soi-disant «Grande Loge de Buenos Aires», qui a fonctionné de 1812 à 1815. Après la chute cette année-là du conseil suprême et président de la loge, Carlos María de Alvear, elle fut reconstituée en une deuxième loge, appelé « Ministérielle » et présidée par José de San Martín avec Julián Álvarez, Juan Martín de Pueyrredón et d’autres patriotes. 

L’un des principaux objectifs était de déclarer l’indépendance de l’Espagne et de promouvoir un gouvernement constitutionnel. Entre autres plans était de procéder à la libération du Chili et du Pérou, qui étaient alors aux mains des royalistes. Ayant accompli cette mission, elle fut dissoute en 1820. 
On pense que le Major Colonel José de San Martín fonda à Mendoza à la fin de 1816 une loge appelée « Armée des Andes » , à laquelle un grand nombre de chefs et d’officiers se joignirent.

En 1817, après la libération du Chili, la « Loge Lautaro » de ce pays fut créée. Elle était composée de Bernardo O’Higgins, José de San Martín, Tomás Guido et Juan Gregorio de Las Heras, entre autres francs-maçons. Plus tard, lorsque les troupes patriotiques libérèrent Lima en 1821, le général San Martín reconnut la première loge « Paz y Perfecta Unión N ° 1 », qui possède une documentation intéressante qui prouve l’implication du Libérateur dans la franc-maçonnerie.

Saint Martin et la connexion écossaise

En 1824, José de San Martín et sa fille quittèrent Buenos Aires pour la France. Là, on lui refusa l’entrée. Il se rendit immédiatement au Royaume-Uni, où il fut reçu par son ami, l’Écossais James Duff, comte de Fife, qui invita le Libérateur à se rendre en Écosse la même année.

À son arrivée dans la ville de Banff, le saint de l’épée fut nommé citoyen d’honneur. Au cours de leur séjour en ce lieu, le général et son ami visitèrent deux loges maçonniques, appelées ‘St. André N°52’ et ‘Saint Jean, Opératif N°92’, dans lequel ils reçurent tous les honneurs.

A noter qu’à cette époque, son ami Duff était le Grand Maître de la ‘Banff Provincial Lodge’, appartenant à la ‘Grand Lodge of Scotland’. 

Il existe une documentation intéressante dans cette région qui relie le Liberator aux loges écossaises.

Reconnu dans les loges européennes

Après avoir résidé plusieurs mois au Royaume-Uni, le général San Martín s’installe à Bruxelles (Belgique) pour s’y installer définitivement.

Quelques mois plus tard, il participa à la loge maçonnique « La Parfait Amitié », où il reçu une décoration spéciale, une médaille avec son visage, réalisée par le maçon et graveur belge Jean Henri Simon. Cette médaille – qui existe toujours – comporte différentes données maçonniques, ce qui constitue une preuve supplémentaire de son affiliation à cette institution.

Après s’être installé en France, il fut membre de la loge « Irvy » et participa à plusieurs autres loges jusqu’à sa mort. 

On pense qu’à la demande de San Martín, son gendre Mariano González Balcarce cacha ou détruisit une importante documentation maçonnique que le Libérateur avait dans ses archives, bien que certains documents survécurent.

Une partie du mystère fut résolu il y a quelques années lorsque la documentation de la «Grande Loge de Belgique» fut trouvée dans les archives du KGB , parmi lesquelles se trouvaient des écrits mentionnant le plus grand héros des loges susmentionnées.

ANGLETERRE : La mystérieuse société secrète d’Édimbourg avec un temple du surnaturel

De notre confrère écossais edinburghlive.co.uk – Par kaite gallois

Nous avons tous entendu parler des francs-maçons, mais l’Ordre hermétique de la Golden Dawn est une société moins connue, qui fonctionnait de la même manière – et l’un de ses principaux temples se trouvait ici à Édimbourg.

À ne pas confondre avec le parti politique grec d’extrême droite, cette Aube dorée était un ordre occulte de la fin du XIXe siècle avec une structure similaire à celle des francs-maçons et comptait parmi ses membres des personnalités influentes comme WB Yeats, Bram Stoker et Arthur Conan Doyle.

Initialement établi à Londres, le temple Amen-Ra a été fondé à Édimbourg en 1893, peut-être en raison de l’histoire de la ville en tant que foyer de spiritualisme.

Elle a été fondée par John William Brodie-Innes, un avocat qui avait gravi les échelons en exerçant à Londres. Il avait déjà beaucoup écrit sur l’occultisme, bien qu’il soit resté un membre actif de la Haute Église, lorsqu’il a rejoint l’Ordre avec le Temple Isis-Urania en tant que Néophyte, le niveau le plus bas, en 1890. Il ne lui faudra que trois ans pour établir un temple à lui, où il a occupé l’un des postes les plus élevés dans l’Ordre de la Golden Dawn – Imperator.

L’hermétisme est une école de pensée philosophique basée sur les écrits supposés de la figure grecque antique apocryphe Hermès Trismégiste, avec l’idée que certains enseignements ne sont transmis qu’à quelques élus. 

Dans ce cas, il s’agissait d’Anna Sprengel, une comtesse allemande dont l’identité a été «révélée» à l’un des fondateurs de l’Ordre, le franc-maçon William Westcott, à travers de prétendus manuscrits anciens. Les deux ont correspondu par lettre pour établir les rituels de l’Ordre, bien que l’Ordre prétende plus tard qu’elle et les autres « chefs secrets » de l’Ordre ont communiqué psychiquement avec les niveaux inférieurs. Il n’y a, en fait, aucune preuve suggérant que Sprengel ait même existé.

Les détails exacts des philosophies de la Golden Dawn sont difficiles à déchiffrer – en partie parce que l’ordre était si obscurci dans le secret que peu de détails concrets n’étaient jamais disponibles pour les étrangers, et en partie, parce que ce qui est connu est rédigé dans une langue officielle impénétrable. Le temple d’Édimbourg était nommé d’après le dieu solaire égyptien – la mythologie égyptienne et grecque antique semble avoir formé la base des croyances et du culte de l’Ordre avec l’astrologie, le tarot et l’alchimie.

Crédit : Publications Llewellyn

C’était une sorte de mode à la fin de la période victorienne, où les progrès scientifiques étaient contrebalancés par un intérêt croissant pour le surnaturel. Les séances étaient devenues un divertissement populaire pour les gens à tous les niveaux de la société, Dracula serait publié en 1897 et l’un des membres les plus influents de la Golden Dawn, Pamela Colman Smith, allait concevoir l’archétype du jeu de tarot Rider-Waite. La société traversait essentiellement sa phase gothique.

Alors que des organisations similaires comme les francs-maçons étaient réservées aux hommes, la Golden Dawn était progressiste dans le sens où elle était ouverte aux femmes. Il y a eu 48 personnes initiées au temple Amen-Ra entre 1893 et ​​1897 – 28 hommes et 20 femmes, dont la mère et la fille Emily et Edith Drummond. Ils étaient issus d’un milieu aisé et ont déménagé dans le «second ordre intérieur» – un club plus élitiste au sein d’un club. Ils ont tous deux écrit et publié de nombreux articles sur l’occultisme à une époque où les femmes n’avaient pas un accès similaire dans les médias traditionnels ou universitaires. Cela a dû être attrayant pour les femmes intelligentes que leurs réflexions et leurs recherches soient prises au sérieux, même si ces recherches soulèvent quelques sourcils.

L’Aube dorée a été liée à un certain nombre de scandales, en partie grâce à la forte implication d’Aleister Crowley, qui est souvent considéré comme le fondateur du satanisme moderne. Westcott, bien qu’il ait aidé à fonder l’Ordre, démissionna brusquement en 1897 après que sa double vie eut attiré l’attention du public. Dans un geste digne d’une préquelle victorienne de The Thick of It, il a laissé des documents occultes confidentiels à l’arrière d’un taxi hansom. Étant donné le choix entre se retirer de l’Ordre ou abandonner sa carrière prestigieuse et lucrative de coroner, il a choisi cette dernière option.

Brodie-Innes, d’autre part, est resté fidèle à l’Ordre et est finalement devenu son président. Il a publié plusieurs romans sur la sorcellerie et la magie, dont The Devil’s Mistress , sur la prétendue sorcière écossaise Isobel Gowdie.

On ne sait pas exactement où était basé le temple d’Édimbourg – contrairement aux francs-maçons, nous n’avons pas de dossier public de l’histoire de la société – mais une version diluée de l’Ordre existe toujours aujourd’hui. Peut-être qu’ils pratiquent encore à Edimbourg…

Le jour où le Times a révélé que « les Protocoles » étaient un plagiat

De notre confrère Conspiracy Watch – Article publié par Nicolas Bernard

Il y a cent ans, dans une série de trois articles parus entre le 16 et le 18 août 1921, Philip Graves, correspondant du Times à Constantinople, faisait la lumière sur le plus célèbre des faux documents antijuifs.

1920. Alors que le monde s’extrait douloureusement de la Grande Guerre, un étrange document hante l’Europe et les États-Unis. Son titre ? Les Protocoles des Sages de Sion. Sa trame ? Rien de moins qu’un plan secret de conquête du monde par les Juifs ! Or, le 8 mai de cette année-là, ce « document » délirant est pris au sérieux par le prestigieux quotidien britannique The Times, qui lui consacre tout un éditorial pour en défendre, à mots couverts, l’authenticité. De fait, écrit Pierre-André Taguieff« le thème du “péril juif” et plus précisément celui du complot juif mondial, entrait dans le champ du discutable, c’est-à-dire de l’acceptable, voire du respectable. » Or, ce scoop va faire long feu : au mois d’août 1921, The Times, sous la plume d’un de ses correspondants, Philip Graves, devra convenir que les Protocoles sont un faux – et médiocre de surcroît. Un rétropédalage qui, malheureusement, intervient trop tard pour freiner la diffusion du pamphlet, lequel connaît, un siècle plus tard, une consternante notoriété, notamment au Proche-Orient. Retour sur les errements d’un journal réputé sérieux, par la faute duquel a prospéré le mythe du « complot juif mondial », mais grâce auquel la falsification a été établie…

De fausses confidences, plagiaires d’un texte lui-même plagiaire…

Les Protocoles des Sages de Sion correspondraient à un procès-verbal – évidemment confidentiel – d’une conférence – bien entendu secrète – de dirigeants de la « juiverie » mondiale – forcément anonymes. Il expose, dans un style fleuri, les mécanismes de la conquête du monde par les Juifs, non point par la guerre, mais par la ruse, la manipulation, la fourberie, armes mises au service d’une mentalité où le cynisme épouse le fanatisme. Or, il s’agit d’un faux particulièrement bâclé, certes banal dans son énumération des stéréotypes antisémites, mais relativement original en ce qu’il développe à l’extrême le mythe du « complot juif mondial ». Ironie tragique, ce « document » semble lui-même un produit de la « mondialisation », puisqu’il pourrait avoir été forgé par des Russes, en France, à partir de textes notamment français et allemand.

L’origine des Protocoles demeure certes controversée. Unique certitude, ils ne sont pas issus d’une imaginaire « Internationale juive ». D’après l’hypothèse la plus couramment retenue, mais récemment critiquée, ce « compte-rendu » d’un complot serait lui-même l’œuvre d’un complot – purement antisémite et réactionnaire celui-là : l’ouvrage pourrait avoir été concocté en France à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle par des agents de l’Okhrana, la police secrète du Tsar, semble-t-il pour discréditer des politiciens russes modernistes (dont le Premier Ministre de l’époque, Sergueï Witte), en suggérant leur pseudo-allégeance aux « conspirateurs juifs », les fameux – et fumeux – « Sages de Sion ». Il est vrai que, dans la Russie impériale, l’antisémitisme était si répandu qu’il en était devenu un argument politique. Le contexte français n’y est peut-être pas étranger : notre pays était alors en proie à l’Affaire Dreyfus, qui avait vu des officiers de l’armée française confectionner des documents contrefaits, les fameux « faux patriotiques », pour accabler Alfred Dreyfus, un capitaine juif frauduleusement accusé d’espionnage.

En toute hypothèse, le ou les faussaires, qu’ils soient ou non commissionnés par l’Okhrana ont, eux, fait œuvre de plagiaire, recopiant à leur sauce de très larges extraits d’un pamphlet de Maurice JolyDialogue aux Enfers entre Machiavel et Montesquieu, lequel, paru en 1864, ne s’attaquait nullement aux Juifs mais à Napoléon III, à qui était ironiquement prêté un projet de conquête du monde. Et non content de reproduire – quitte à en déformer le sens – cet opuscule satirique d’un avocat républicain opposé au Second Empire, nos écrivaillons ont apparemment plagié un autre roman, bien antisémite celui-là, Biarritz, publié en 1868 par l’auteur judéophobe Hermann Goedsche, lequel plagiait déjà un roman d’Alexandre DumasJoseph Balsamo, dont l’intrigue débutait, non par l’exposé d’un complot juif, mais d’une conspiration maçonnique contre l’Ancien Régime…

N’importe, le livre amorce sa diffusion en Russie au début du XXe siècle. Le Tsar Nicolas II, qui en prend connaissance en 1905, dans le contexte d’une Révolution manquée contre son régime, en est impressionné : « Quelle profondeur de pensée ! »« Quelle prophétie ! »« Quelle précision dans la réalisation du programme ! ». Plus méfiant, son Premier Ministre, Piotr Stolypine, diligente une enquête, laquelle conclut au faux. Nicolas II s’en lamente : « Laissez tomber les Protocoles. On ne défend pas une cause pure avec des méthodes malpropres. » Après un succès initial, les Protocoles semblent sombrer dans l’oubli – provisoirement.

8 mai 1920 : la fausse modestie du Times

Deux cataclysmes font ressortir de terre les Protocoles : la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Tout d’abord, le conflit sonne le glas de la monarchie russe, qui s’effondre en 1917. Nicolas II et sa famille – qui avaient emporté dans leur lieu d’exil, en Sibérie, un exemplaire des Protocoles – sont fusillés par les Bolcheviks en 1918. Mais ces derniers, qui ont pris le pouvoir, sont confrontés à de multiples oppositions armées, si bien que la situation dégénère en guerre civile. Leurs adversaires, les Blancs, n’hésitent pas à souffler sur les braises du nationalisme et de l’antisémitisme pour encourager leurs troupes : leur propagande dénonce le régime bolchevik comme une sorte de « parti de l’étranger », et même pire, une émanation d’un « complot juif mondial », ce qui conduit à une rediffusion des Protocoles, alors que feu le gouvernement tsariste avait été informé de son caractère frauduleux bien avant la guerre.

Las ! La plume n’est pas toujours plus forte que l’épée, et les « bobards de guerre », s’ils conduisent à de nombreux massacres de la communauté juive, ne suffisent pas à remporter les batailles. Vaincus, les Blancs doivent prendre le chemin de l’exil, et certains de ces émigrés emportent dans leurs bagages les Protocoles. En 1919, maints exemplaires traduits en diverses langues sont adressés aux négociateurs lors de la Conférence de la Paix qui se tient à Versailles, pour pousser le monde « civilisé » à chasser de Russie le nouveau gouvernement « rouge ». Ils essaiment l’année suivante en Allemagne, en France, aux États-Unis, où l’industriel antisémite Henry Ford leur assure une publicité tapageuse. C’est toutefois de Grande-Bretagne que les Protocoles vont véritablement prendre leur essor – grâce au Times de Londres.

Le 8 mai 1920, en effet, ce très sérieux quotidien fondé en 1785 publie un éditorial pour le moins… nuancé sur les Protocoles. Sous couvert d’impartialité, l’auteur « s’étonne » du « terrible don prophétique » de ce texte, pour conclure sur cette note inquiétante : a-t-on terrassé, en 1918, le péril allemand, pour lui substituer la « Pax Judaica » ? L’éditorial a beau être anonyme, son auteur n’en est pas moins connu, nul autre que le rédacteur en chef du quotidien, Wickham Steed, célèbre journaliste de l’époque. Un cas complexe, que ce Mister Steed : l’homme est un fervent antisémite, enclin à voir des complots partout – surtout quand ils sont d’origine allemande ; mais il soutient le sionisme et dénoncera plus tard l’antisémitisme hitlérien. Steed, en toute hypothèse, a succombé à son attrait du scoop, lequel épouse son époque.

C’est que la Grande Guerre a trop nourri la hantise d’une « cinquième colonne » allemande pour qu’une telle légende se dissipe du jour au lendemain. Ce mode de pensée paranoïaque connaît un second souffle avec la Révolution russe, moult conservateurs britanniques – dont Winston Churchill – stigmatisant une « internationale rouge » où pullulent des « Juifs pour la plupart athées ». Bref, les mots et l’idée sont là : depuis plusieurs années, on pense, on écrit « complot », et il se trouve qu’une entité « internationale » revendiquant le pouvoir mondial, et où figureraient moult Juifs, vient de s’emparer de la Russie ! Ne manque plus qu’une preuve – et elle est fournie par les Protocoles des Sages de Sion. Bref, le fourvoiement du Times révèle bel et bien une dérive complotiste et antisémite de l’élite conservatrice britannique, sur fond de peur de « l’homme au couteau entre les dents ».

16 août 1921 : dans le Times« La vérité, enfin »

À la différence du vénérable Times, d’autres journaux britanniques font preuve de scepticisme, voire ravalent les Protocoles à de la propagande antisémite – quand ils ne l’ignorent pas. Toutefois, l’éditorial du grand quotidien conservateur pousse certains de ses concurrents à abandonner leurs pudeurs initiales, tels que le Spectator et le Morning Post, ce dernier publiant toute une série d’articles vitupérant le « complot juif ». Et pourtant, un journaliste réputé, Lucien Wolf, juif et antisioniste, souligne la parenté entre les Protocoles et certains textes antisémites, tels que le roman Biarritz précité, et établit, déjà, que le texte ne peut être qu’un faux. Mais il manque à Wolf un élément essentiel, le chaînon manquant, à savoir la comparaison entre les Protocoles et le Dialogue aux Enfers de Maurice Joly – et pour cause, ce pamphlet, bien oublié, est introuvable.

Enfin, presque. Plus d’un an après la parution de l’éditorial du Times, Philip Graves, correspondant de ce journal à Constantinople, est approché par un émigré « Russe Blanc », Michel Raslovleff. Quelque peu dans la gêne, ce dernier lui communique une information sensationnelle : ayant acheté quelques ouvrages appartenant à un ancien officier de l’Okhrana, Raslovleff aurait inopinément découvert que l’un d’entre eux n’était autre que l’opuscule – annoté… – de Maurice Joly. En le feuilletant, il y aurait repéré des ressemblances frappantes avec les Protocoles, qu’il a lus en version française. Sa confrontation des deux textes n’a laissé aucune place au doute : les Protocoles sont en grande partie un décalque du Dialogue aux Enfers !

Le Times retrouve un exemplaire du livre de Maurice Joly au British Museum, et cette découverte confirme les révélations de Raslovleff. Lequel vend son scoop pour une somme de 337 livres sterling. « Le Times n’est pas à £ 300 près, le rassure Philip Graves, et du moment qu’il vous les donne c’est qu’il a intérêt à le faire, sans parler du côté moral de la chose (mon journal appréciant de mettre au point lui-même une question qu’il avait traitée auparavant avec une certaine légèreté). » En trois articles parus les 16, 17 et 18 août 1921, Graves, tout en conservant l’anonymat de sa source Raslovleff, expose la falsification, citant de nombreux passages du Dialogue aux Enfers en parallèles des Protocoles. Le rédacteur en chef, Wickham Steed, parraine cette démonstration par un éditorial. Toutefois, Graves conclut, sans preuve ni raisonnement, que les passages du faux antisémite qui ne seraient pas recopiés du pamphlet de Joly auraient été probablement fournis à l’Okhrana par « les nombreux Juifs qu’elle employait pour espionner leurs coreligionnaires », ce qui revient, au final, à prêter aux Juifs un rôle – même mineur – dans la conception des Protocoles… Décidément, les préjugés antisémites persistent au sein du Times ! …

… la suite de cet article sur le site de notre confrère Conspiracy Watch

Le jeu de la mort du JE

Le Parricide contrairement au fratricide fait la place à la disparition d’une hiérarchie surplombante. En tuant Hiram, les mauvais compagnons tuent-ils un frère, une autorité ou une sous-représentation du divin?

Une fois la question posée que faire de notre violence ?

Le problème de base à éclaircir est que nous sommes tous plus ou moins violents. Oui, plus ou moins, selon les circonstances. Bien évidemment, nous sommes tous des êtres civilisés et bien-pensants et bienveillants. Le seul et unique point faible de toutes les argumentations est que personne n’est prêt à admettre sa propre violence. Notre culture nous persuade que cette fameuse énergie destructrice est le résultat d’une frustration ou d’une violence extérieure. La psychanalyse nous donne une formule simple ; la violence subie induit l’agression. Cependant, Henri Laborit émet l’hypothèse que la violence subie par un individu s’accompagne de perturbations biologiques qui vont, en réponse, modifier son comportement jusqu’à se déchaîner en violence. Ne devrait-elle pas lui donner quelques excuses ? Ce message très sain est paradoxalement voilé par les messages moraux de l’époptie de la cérémonie de réception au grade de maître qui refusent de reconnaître que la violence est inhérente aussi à la vie. Le maître n’est-il présenté comme quelqu’un pour qui vertus et perte d’ego font plus que force ni que «rat-je»?

D’ailleurs, une autre équation simple nous dit : «Sans agression pas de vie possible. Il faut tuer pour survivre, pour manger, etc. !» Cela nous le savions depuis longtemps, et il faut se rendre compte que le simple fait de naître est un acte violent pour la mère et surtout pour l’enfant. Son cri primordial est-il, dans son passage de l’eau à l’air, l’effroi de sa mort annoncée ? Par la suite, la reconnaissance de son agressivité va-t-elle lui permettre de trancher les questions de bien ou de mal – et de sa culpabilité en corollaire –  de tolérer des tensions  et de pouvoir «tuer» ce poids de soi-même ? C’est par le jeu cathartique qu’il va reconnaître son plaisir à manipuler son  agressivité pour la dominer nous disent les «psy». « Quand on n’a pas joué à faire des accidents avec des petites voitures, ou avec des figurines de pompiers qui viennent éteindre le feu en faisant “pin-pon”, on ne sait jouer qu’en vrai« , nous dit le pédopsychiatre Maurice Berger.

Jacqueline de Romilly a mis en évidence la fonction psychologique et sociale de la tragédie grecque qui permettait d’extérioriser la violence via un phénomène d’identification du spectateur à l’acteur-personnage et de l’évacuer ainsi hors des murs de la cité. Le rituel maçonnique accomplit une purification assez semblable grâce au spectacle visuel qu’il livre. La violence est théâtralement mise en scène, particulièrement lors du psychodrame de la cérémonie et du rituel de réception au grade de Maître. N’offre-t-il pas ainsi le cadre et tous les processus du jeu de rôle nécessaires au développement psychique et à son harmonisation entre ténèbres et lumières ? Outre l’issue fatale, on lit dans le Rituel du 3ème degré du Marquis de Gages  : «faites-moi parvenir ce malheureux Compagnon jusque au pied du trône de la vérité et de la justice par la marche des Maîtres… Lors, on applique un grand coup de rouleau de carton ou papier sur l’épaule gauche du récipiendaire puis on le fait partir du pied gauche du Midi pour aller à l’Orient par le Nord ; il reçoit un pareil coup sur l’épaule droite puis il part du Nord pour aller à l’Orient, il reçoit un pareil coup sur la tête à l’Orient[1].»  De nos jours, heureusement, le rituel du RER se montre plus doux, l’épreuve est devenue plus allégorique : on placera sur le tapis à l’Occident, au Midi et au Nord, trois rouleaux de papier ou de carton avec lesquels le candidat sera frappé légèrement sur le dos, lorsqu’il fera les trois pas de Maître, par les Frères qui en auront reçu l’ordre du Vénérable Maitre[2].

Si la cérémonie enlève sa plénitude matérielle à l’assassiné, elle lui ouvre cependant les portes du plus grand des mystères : la mise en perspective de la vie et de la mort. Les jeux de rôle font comprendre, entre autre, qu’il y a un travail à faire sur la peur en soi de cette violence absolue. « La mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne » [3].

Le travail maçonnique  n’est-il pas d’apprendre à mourir en transmutant cette peur de la mort en bonheur du présent comme un présent de la vie ?

Yehia Benchetrit maîtriser ses peurs :

Illustration : Weight of oneself,sculpture de Mikael Elmgreen et Ingar Dragset, face au Palais de Justice 24 colonnes de Lyon


[1] Voir la gravure  :  gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8409986g.item

[2] Rituel du grade de Maître au RéR, rédigé au Convent de 1782, complété par J.-B. Willermoz en 1802 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100906786/f8.item.r=FM4-532

[3]John Donne, Devotions Upon Emergent Occasions Meditation XVIINow this bell tolling softly for another, says to me, Thou must die (1624). Au paragraphe : No man is an island, … (Aucun homme n’est une île) : <luminarium.org/sevenlit/donne/meditation17.php>

Hélène et les garçons

Peau claire, cheveux châtain doré, lèvres charnues et hanches larges, incarnées dans un corps et un visage, je suis, selon Homère, mon historiographe, la réplique sublime d’Aphrodite : je m’appelle Hélène, d’origine égéenne je suis prêtresse de Diane.

Ma relation avec les garçons, et la vie elle-même, ont été très compliquées dès l’enfance !

Une naissance « hors normes » fut comme le signe que mon destin ne se réaliserait ni simplement, ni sans drames et tragédies ! Mi-déesse ou simple mortelle ? Suis-je fille de Zeus et Léda ou fille de l’humain Roi Tyndare et de Léda ? Fille d’Océan ou fille d’Aphrodite elle-même ? Sœur de Castor et Pollux et sœur de Clytemnestre dans une grande famille de Grèce de plain-pied avec la légende et l’épopée ? Dès le départ ma filiation est brouillée et n’inaugurait que des difficultés à vouloir chercher l’œuf d’origine.

La beauté sans artifice, si elle attire les regards, attire aussi les combats, selon l’expression de Zeus dont j’étais paraît-il la préférée. En effet si cette grâce est cadeau du ciel, le ciel fut pour moi, hélas, également prodigue d’orages furieux, de vents déchaînés et de tornades effrayantes ! Jugez-en vous-mêmes… Toute jeune adolescente, à douze ans à peine, alors que j’étais occupée à offrir un sacrifice à Artémis, Thésée et son ami Pirithoos m’enlevèrent et me tirèrent au sort pour savoir qui me posséderait comme esclave personnelle ! Pendant qu’ils étaient partis aux Enfers pour enlever Perséphone – une autre jeune femme victime des instincts primitifs des Dieux autant que des humains mâles – mes frères Castor et Pollux sont venus me récupérer pour me ramener à la cour de notre père, auguste patriarche soucieux de la tranquillité de sa maison et de son royaume.

Pour régler ce souci, il lui parut bon de me marier : pour cela il en fit une large annonce alentour. Y répondirent des guerriers, des athlètes, des princes, venus nombreux portés par la fascination d’avoir à leurs côtés une femme au physique convoité, comme un trophée au bénéfice de leur propre image. Comme cette rivalité risquait d’embraser la Grèce, mon père Tyndare conseillé par Ulysse, homme rusé par excellence, en profita pour faire signer à tous ses prétendants un serment d’alliance et de défense avec celui qui serait retenu comme mon mari.

L’élu fut Ménélas, roi de Sparte, frère d’Agamemnon, pas fâché de préserver sa cité et ses intérêts en faisant un tel mariage selon un accord préalablement pris avec Tyndare, bénéficiant aussi de quelques richesses à l’issue de cette transaction matrimoniale.

« Blond, pourvu d’une crinière de lion, de fortes cuisses et de belles chevilles », vaillant au combat, mais pas vraiment un personnage de premier plan, Ménélas avait toutefois bien retenu mon attention et je me rendais compte qu’il n’était pas insensible à mon charme…

Nous aurions pu vivre heureux ensemble si une nouvelle fois la destinée ne m’avait pas été funeste. Victime de l’envie de trois déesses à vouloir être désignées comme la plus belle par l’indolent berger qu’était Paris, jeune prince troyen, frère d’Hector, je lui fus promise par Aphrodite. Ainsi si Paris la désignait victorieuse en lui accordant la pomme destinée à la plus belle femme du monde, elle lui accorderait la possibilité de me rencontrer, le privilège de me séduire moi, son double humain, et elle lui faciliterait la fuite pour qu’il m’emporte comme un simple paquet vers Troie, sa ville d’origine !

Arrachée dès mon plus jeune âge à ma famille, considérée comme une proie, mariée sur ordre du père, assignée à vivre à Sparte selon la loi du mariage, ce dernier évènement : mon enlèvement par Paris de l’épouse que j’étais devenue, déclencha rien moins que la guerre de Troie ! Elle dura plus de dix ans opposant Grecs et Troyens. Les uns et les autres ne cessèrent de me tenir pour la seule coupable de ces combats passés à l’histoire comme les plus meurtriers de l’Antiquité. Aujourd’hui cette accusation terrible fait force de vérité et m’accable d’une incontournable détresse intérieure.

À la fin du siège et du saccage de Troie, Ménélas m’ayant récupérée comme étant son butin légitime, avait une folle envie de me tuer invoquant l’intolérable trahison qui avait profané son honneur et froissé son ego… Pourtant « à la vue de mon sein nu » toujours selon le poète Homère (et conscient peut-être de ma vulnérabilité ?), l’amour revint dans son cœur et le mien. Ménélas me ramena à Sparte au bout d’un voyage de huit longues années et nous eûmes l’occasion de mieux nous estimer… Mais arrivés à Sparte, ce furent ses habitants qui me chassèrent comme la scandaleuse, la perfide, l’infidèle ! J’ai dû me réfugier à Rhodes où la reine Polyxo, dont le mari était mort sous les remparts de Troie, me fit étouffer dans mon bain, mue par un furieux ressentiment. Puis elle fit suspendre ma dépouille à un arbre.

Aux confins du royaume des ombres, je m’interroge toujours, à la recherche d’une vérité…

Croyez-vous que je fus heureuse et comblée par cette beauté naturelle qui me distingua dès ma naissance des autres femmes ? Que je fus satisfaite d’en être universellement louée et de sentir à chaque instant le poids du désir éveillé dans le regard des Autres ? À Troie était-ce bien moi, « Hélène de Sparte » à la source des discordes, des conflits et des bains de sang ? À Sparte ai-je mérité la vindicte populaire, stigmatisée haineusement sous l’appellation d’« Hélène de Troie » ? Où était mon identité ?

Mes lamentations furent-elles entendues de quelques-uns ? Ai-je eu véritablement les moyens de lutter contre un destin implacable et sourd, tracé d’avance au panthéon des dieux et des déesses ? Ai-je été la victime typique des crimes des hommes qui perdurent contre le sexe féminin : harcèlement, enlèvement, viol, diffamation publique, avilissement voire transactions et pactes entre une gent masculine chosifiant les femmes comme des biens à disposition ?

Serai-je uniquement passée au travers des mythes et légendes comme l’incarnation des mauvais traitements faits à la beauté naturelle, confrontée autant au regard et aux désirs des hommes comme des dieux ? Suis-je réellement sortie du mystère de mes origines pour ouvrir la voie à une parole singulière dans le sillage des plaintes et des douleurs de l’humanité ?

Au-delà de nos destinées et de nos différences, est-il enfin devenu possible, aux uns et aux autres, de noyer nos chagrins et de nous rassembler pour se retrouver unis par le même besoin de reconnaissance et de fraternité ?

#hélènedetroie

BRESIL : Une Banque maçonnique à São Paulo

A São Paulo, au Brésil, il y a quelques années, une banque réservée aux Francs-maçons a vu le jour. Elle a un siège social dans le centre de la ville, mais ne semble pas avoir d’agence pour le public. Elle est exclusivement en ligne. On pourrait croire à un canulard, pourtant il s’agit d’une information bien réelle.

Ce qui a attiré notre attention à 450.fm c’est la photo d’accroche sur le site ou le profil Facebook, qui ne ressemble d’ailleurs pas à la Tour du siège social. Quoi qu’il en soit, imaginez le même genre d’établissement en France !

Pour vous permettre d’apprécier leurs services, nous partageons avec vous les informations fournies sur leur site : http://www.masonicbank.com.br
Ainsi que leur page Facebook : https://www.facebook.com/MasonicBank/?ref=py_c

Nos journalistes ont pris contact avec la direction afin d’en savoir plus. Nous ne manquerons pas de partager les futures nouvelles sur ce scoop.

Histoire :

La Banque maçonnique est née de la volonté d’accompagner la communauté maçonnique dans l’objectif d’aider la société à travers ses projets de transformation et de solidarité.

Nous travaillons toujours avec l’objectif d’apporter les meilleurs services financiers, avec le meilleur rapport coût-bénéfice et distribuons également une partie des bénéfices avec des entités et des organisations qui transforment le monde et la société.

Nous sommes une organisation de frères, avec plus d’un pouvoir maçonnique, associés à des professionnels du marché financier et possédant une vaste expérience des plateformes numériques.

Nous disposons actuellement d’un centre de technologie de pointe et d’une structure administrative robuste conforme à toutes les réglementations de la Banque centrale et du CVM.

Pour apporter plus de transparence dans nos dons et nos actions de transformation et de solidarité, nous avons signé un partenariat avec l’institution Welight (https://welight.co/)

Welight est une organisation hybride, certifiée en tant qu’entreprise B, associée à Worldwide Initiatives for Grantmaking Support (WINGS) et basée au Brésil et au Royaume-Uni.

Pourquoi offrons-nous nos services à la communauté maçonnique ?

La franc-maçonnerie exige de ses membres le respect des lois du pays dans lequel chaque franc-maçon vit et travaille.

Les principes maçonniques ne peuvent entrer en conflit avec les devoirs qu’ont, en tant que citoyens, les maçons. En réalité, ces principes tendent à renforcer l’exercice de nos responsabilités publiques et privées.

Elle induit ses membres à une profonde et sincère réforme d’eux-mêmes, contrairement aux idéologies qui entendent transformer la société, avec un espoir sincère que le progrès individuel contribuera nécessairement à l’amélioration et au progrès de l’Humanité. Et c’est pourquoi les francs-maçons ne participeront jamais à des complots contre le pouvoir légitime, choisi par les peuples.

Pour un franc-maçon, ses obligations en tant que citoyen et père de famille doivent nécessairement primer sur toute autre obligation et, par conséquent, il n’accordera aucune protection à quiconque agit malhonnêtement ou contre les principes moraux et juridiques de la société.

De ce fait, les objectifs poursuivis par la Franc-Maçonnerie sont :

Aider les hommes à renforcer leur caractère ;
Améliorer le capital moral et spirituel ; et Élargir nos horizons culturels.

La franc-maçonnerie vise à développer l’intellect et l’esprit de ses membres et à créer en eux un engagement pour la transformation et le progrès social.

C’est un processus de connaissance de soi et un travail de caractère tranchant.

Avec cela, nous pouvons réduire les préjugés existants dans la société, qui rendent difficile la consolidation de la paix et de la prospérité générale.

Les Loges maçonniques rassemblent des libres penseurs de différentes professions, segments sociaux et éducation, mais tous sont guidés par la promotion du bien commun, à travers l’exaltation des vertus humaines, parmi lesquelles la tolérance, la vérité et la charité sont parmi les plus importantes.

Cependant, pour qu’un homme soit franc-maçon, il doit remplir certaines conditions.

Il doit être libre de conscience, d’intégrité sans réserve ;
doit aimer et respecter sa patrie et sa famille;
et croire en l’existence d’un Être Suprême.
L’Ordre maçonnique est initiatique, ce qui signifie que, pour devenir franc-maçon, il faut passer par un processus de réflexion profonde, car la franc-maçonnerie demande du dévouement et un travail acharné et constant. Etre franc-maçon, c’est se donner tout le temps à tous, notamment à la famille. C’est lutter sans cesse contre toutes les formes d’exploitation et de despotisme, qu’elles soient politiques, économiques ou intellectuelles.

Comme toute manifestation culturelle de l’être humain, la franc-maçonnerie est riche en symbolisme. Mais ce sont des symboles qui contiennent les idéaux les plus élevés, les aspirations les plus sublimes, les plus hautes vertus.

Car la Franc-Maçonnerie est une école philosophique, dont la proposition est  »Connais-toi toi-même, aime et aide tes semblables ».