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CHILI : Sebastián Jans, leader de la franc-maçonnerie au Chili :  » Je ne vois pas quel autre concept peut remplacer la République ; il faudrait l’inventer »

De notre confrère chilien LaTerca

« Dans toutes les instances constitutives, il y a beaucoup de débats et d’idées, mais nous devons avoir confiance pour que le bon sens, la logique, la conceptualisation politique contemporaine soient utilisés de la meilleure manière dans la rédaction d’une nouvelle Magna Carta », déclare le grand maître de la Grande Loge du Chili lorsqu’elle aborde des événements politiques. « L’exacerbation du langage et des contradictions ne résout pas les problèmes », dit-il à propos de la discussion constitutionnelle.

La franc-maçonnerie chilienne – dirigée par le Grand Maître de la Grande Loge, Sebastián Jans – se prépare à toute allure pour la cérémonie républicaine de la Fraternitas en septembre.

Là, on s’attend à ce que pour la première fois les constituants -dont la présidente de la Convention constitutionnelle, Elisa Loncon- et les pouvoirs de l’État se réunissent lors d’une même cérémonie, dans l’idée de favoriser le dialogue et la réflexion.

Petit à petit, les maçons ont été réactivés, contraints de réaliser leurs cérémonies virtuellement en raison de la pandémie. Mais malgré cela, ils ne sont pas restés éloignés de l’éventualité d’événements nationaux que Jans aborde dans cette interview.

-Notre diagnostic est que nous étions confrontés à des situations complexes bien avant, la crise de la représentation qui a commencé il y a environ 10 ans. À l’époque, nous avions prévenu que le système politique chilien était soumis à des tensions qui pourraient avoir un résultat compliqué. La solution aux problèmes de notre pays doit naître de volontés politiques et d’une réelle conviction de dialogue, dans le respect de la diversité que représente l’autre. Ce que l’on constate, c’est un très haut niveau de confrontation ; il faut retrouver un espace commun.

Comment récupérer le dialogue ?

J’ai un regard un peu plus optimiste. Les relations nécessaires ont été créées pour résoudre les problèmes de la démocratie. Il y a aujourd’hui une Convention constitutionnelle qui va présenter au pays un projet de Constitution issu d’un débat approfondi. Quelle est la voie pour cela? Il existe des canaux institutionnels, mais ceux-ci doivent être renforcés sur la base du respect de ses membres. L’exacerbation du langage et des contradictions ne résout pas les problèmes. Ce qu’il faut chercher, c’est de construire un dialogue, et pour cela une volonté éthique de respecter la diversité et l’opinion contradictoire est essentielle, et à partir de ce respect de trouver un terrain d’entente.

Ce respect a-t-il été accordé dans la Convention?

La Convention va avant tout construire un dialogue institutionnel. Qu’il y ait des différences et des oppositions est parfois typique des processus de discussion. Mais, bien sûr, tout le monde est conscient qu’il faut chercher un terrain d’entente et arriver à des résultats. Il y a des gens, la grande majorité, même ceux qui ont des vues très radicales, qui sont fondamentalement des personnes responsables conscient de leur tâche. Ils ont réalisé qu’ils sont dans un autre scénario. Ils ne sont pas dans la rue, devant les masses, mais devant la tâche institutionnelle.

Vous avez dit en 2019 que « nous devons avoir une Constitution générée en démocratie ». A-t-il répondu à vos attentes ?

Le travail de la Convention suscite de l’anxiété, mais je pense que ces processus prennent du temps. Mais il est important qu’elle ait un résultat effectivement approuvé (au plébiscite), car sinon on se retrouvera dans une situation d’interdiction permanente qui pourrait être préjudiciable. Ceci doit être réalisé pour aider à générer un nouveau consensus national. Nous appelons à un ouveau contrat social, pour que nous nous ordonnions en tant que pays.

Il y a quelques semaines, le sous-comité sur la structure organique a supprimé le mot « République » d’une proposition de réglementation de la Convention et l’a remplacé par « les peuples du Chili ». Que pensez-vous de ce débat ?

Nous n’avons pas d’alternative pour la République, si ce n’est dans un système monarchique. Le Chili est une République depuis longtemps, car cela signifie avant tout la souveraineté populaire. Je ne sais pas s’il existe un autre système qui peut représenter si fidèlement cet objectif.

Souhaitez-vous que le concept soit conservé ?

Plus que de l’aimer, c’est logique : je ne vois pas quel autre concept peut remplacer République. Il faudrait peut-être l’inventer.

Pensez-vous qu’à cause de symbolismes comme celui-ci, la Convention puisse tomber dans des erreurs conceptuelles ?

Dans toutes les instances constitutives, il y a beaucoup de débats et d’idées, mais nous devons avoir confiance que le bon sens, la logique, la conceptualisation politique contemporaine soient utilisés de la meilleure manière dans la rédaction d’une nouvelle Magna Carta. Les mots ont un sens et les concepts politiques ont des définitions concrètes, qui ont de la valeur ici et partout dans le monde. Cela devra prévaloir sur les opinions qui cherchent à générer une perspective différente.

Dans quelle mesure le débat est-il refondateur ?

Chaque processus de discussion d’un nouveau cadre constitutionnel implique une idée de refondation. Mais cela implique aussi une reformulation, car il y a des choses qui sont constantes. Dans toute activité, tout ce qui est nouveau naît d’une évolution ou d’une transformation de l’ancien. Le mandat de la Convention est de faire une nouvelle Magna Carta sur une page blanche, mais parmi les concepts qui la rempliront, certains seront issus des catégories traditionnelles de la politique et de l’ordre étatique et il y aura de nouveaux éléments.

Il y a eu des candidats maçonniques à la présidentielle, comme Alejandro Guillier et Mario Desbordes. Comment voyez-vous la prochaine élection présidentielle ?

Il ne nous appartient pas institutionnellement de soutenir un candidat. L’élection présidentielle est un jour démocratique d’une importance énorme et notre appel sera qu’il n’y ait pas une discussion qui exacerbe les contradictions, mais qu’elle aide à construire un plus grand dialogue entre les Chiliens. Le prochain président doit faire beaucoup pour panser les énormes blessures de notre société.

Comment avez-vous vu la fermeture de l’Université de la République, associée à la Franc-Maçonnerie ?

Je n’ai aucune sorte d’analyse de cette université; Depuis 14 ans, ceux d’entre nous qui ont occupé ce poste ont dit qu’il n’y avait pas de relation institutionnelle. En tant que citoyen, je me soucie des étudiants, que leurs droits soient garantis et qu’ils ne soient pas affectés. Le reste est du ressort des autorités compétentes, il n’y a plus rien à dire.

Médecine & Franc-maçonnerie

La raison d’être de la vocation médicale est de soigner et de protéger. Les connaissances médicales permettent aussi d’avoir une vision prospective sur les risques encourus par les êtres humains dans leurs activités. L’actualité montre, avec le « Pass Sanitaire », que l’état de santé peut être une condition pour pratiquer des activités sociales dans la mesure où le risque de propager une maladie peut mettre en danger des individus sains.  

Chacun sait que les travaux maçonniques n’ont pas pour but d’améliorer la santé des francs-maçons ; s’ils peuvent être bénéfiques sur la sociabilité et le mieux vivre ensemble et s’ils peuvent inciter ses pratiquants à modifier leurs modes de vie, le vécu maçonnique ne peut pas être une thérapeutique.

Cet article a pour but d’attirer l’attention sur deux questionnements :

  • Dans quelle mesure certaines pathologies sont-elles compatibles avec un investissement dans une démarche maçonnique ?
  • Les habitudes de fonctionnement du groupe maçonnique peuvent-elles entraîner des conséquences négatives sur la santé des francs-maçons ?

Dans les ateliers, il est évident que le travail maçonnique est exigeant ; cela suppose une excellente santé physique et morale.

Les loges sont souvent confrontées aux interférences des problèmes de santé de ses membres sur le fonctionnement de la loge. Elles doivent pouvoir prendre en charge les premiers soins.

Dans quelle mesure certaines pathologies sont-elles compatibles avec un investissement dans une démarche maçonnique ?

Cette question se pose au moment du recrutement de nouveaux membres. Dans le processus de demande d’adhésion à une loge maçonnique, il faut donner un certain nombre d’informations personnelles via un questionnaire ou à l’occasion de rencontres avec des membres de la loge concernée ou encore lors de ce qu’on appelle « le bandeau », c’est à dire la réception en loge où le candidat (la candidate) est interrogé « sous le bandeau » ce qui l’empêche de voir les visages des sœurs et/ou des frères présents qui l’interrogent.

Si sur le plan éthique, sachant que la franc-maçonnerie souhaite rassembler les personnes de hautes valeurs morales, les contre-indications à l’entrée en franc-maçonnerie concernent essentiellement les personnes soit immorales soit de moralité « douteuse », d’un point de vue médical, les situations sont plus nuancées. Généralement, les questions proprement médicales sont rarement posées ; pour une raison bien compréhensible car il s’agit de préserver l’intimité du postulant. Comment s’étonner que quelques mois plus tard des surprises apparaissent ?

Le présent article n’a pas la prétention de vouloir édicter des règles mais simplement de faire réfléchir car avec un peu d’expérience on se rend vite compte, pour peu qu’on soit attentif, car les francs-maçons sont souvent très « pudiques », de situations « difficiles » avec des vécus « troublés » !

La démarche maçonnique exige des dispositions physiques et une aptitude psychologique ; il faut aussi être attentif, savoir rester silencieux, supporter la station assise prolongée et ne pas se laisser perturber.

Par ailleurs, certaines personnalités peuvent avoir des troubles du comportement difficilement compatibles avec le calme et la sérénité des travaux maçonniques.

Tout cela n’est jamais systématique et cela dépend aussi de la capacité de la loge à s’adapter. Ces adaptations sont de la responsabilité des collèges d’officiers pour peu qu’ils s’en préoccupent.

C’est le cas en particulier de certaines formes d’autisme et en particulier de la maladie d’Asperger ; une loge particulièrement bienveillante et compréhensive pourra très bien accepter d’initier une personne atteinte de cette maladie ; les sujets qui en sont atteints ont généralement une sensibilité intellectuelle particulière qui peut très bien se plaire dans l’univers maçonnique sous réserve que la loge accepte un certain nombre de « désagréments » inhérent à leurs comportements.

D’une façon générale on pourrait dire que les contre-indications médicales sont inversement proportionnelles à l’attention qu’un collège d’officiers peut apporter à connaître le vécu réel de chacun. Mettre en place un système électronique audio pour les frères et les sœurs atteints de surdité peut éviter de les exclure (de fait) de la vie de la loge en ne voulant pas prendre en compte une réalité !  

Plusieurs pathologies (liste non exhaustive) peuvent sembler incompatibles avec une initiation maçonnique et ce que cela entraîne :

  • La surdité non appareillable ou non appareillée : ; dans une loge « habituelle » ce handicap apparaît difficilement compatible avec les travaux maçonniques, à moins, que la loge concernée dispose, parmi ses membres, des pratiquants de la langue des signes capables d’assurer une traduction en simultané. ;
  • La narcolepsie et les autres formes de somnolence diurne :
  • Les formes invalidantes des obésités morbides :
  • Certains troubles du comportement en particulier ceux qui comprennent un ou plusieurs éléments comme une agitation, la violence, les pulsions sexuelles, les délires, les troubles de l’humeur.
  • Les atteintes motrices importantes bien que l’usage du fauteuil roulant peut être possible ;
  • Les conduites addictives en particulier l’alcoolisme chronique et la consommation de drogues ;
  • Certains troubles de l’intelligence avec déficit intellectuel
  • Certaines maladies chroniques invalidantes comme la maladie de Parkinson ou les phobies.

Les habitudes de fonctionnement du groupe maçonnique peuvent-elles entraîner des conséquences négatives sur la santé des francs-maçons ?

Les travaux maçonniques et les habitudes des ateliers peuvent générer des répercussions sur l’état de santé des francs-maçons. Deux facteurs de risque mériteraient d’être pris en considération :

  • Le stress
  • Les agapes.

Le stress dans le vécu maçonnique :

On définit le stress comme une « agression » psychologique ; pour la plupart d’entre nous, cette « agression » peut être facilement gérable mais pour certaines personnalités cela peut être un facteur de déstabilisation non négligeable. Il est souvent sous-estimé et non exprimé publiquement ; c’est en petit comité ou dans des relations de confiance que les paroles se libèrent et qu’on peut en prendre conscience.

Le stress peut provoquer différents symptômes allant du simple mal de tête à la crise de tétanie en passant par le syndrome vagal (qui peut entraîner une perte de connaissance).

C’est un sujet qui pourrait être pris en compte par les collèges des officiers pour d’une part le prévenir et d’autre part le solutionner dans la bienveillance et l’écoute.

Les agapes

Chacun sait que l’alimentation est un facteur pathogène important dans la mesure où les tentations et les habitudes alimentaires favorisent une alimentation trop « riche » et souvent toxique. Le public maçonnique est généralement âgé et sujet aux maladies dites de civilisation avec des pathologies métaboliques qui justifient des restrictions alimentaires.

Les symptômes d’un excès alimentaire sont très variés allant de simple nausées à l’accident vasculaire cérébral en passant par la crise d’ébriété.

Comment concilier le bien-être des agapes et une alimentation diététique ?  C’est encore un sujet à prendre en compte par le collège des officiers des loges pour protéger les sœurs et les frères.

Les problèmes de santé dans le vécu maçonnique

L’épidémie de Covd-19 montre que le risque contagieux oblige de prendre des mesures de prévention. Aujourd’hui le fait d’être vacciné ou non conditionne la participation à des activités sociales. Il est possible que prochainement le « Pass Sanitaire » soit une condition d’assister aux réunions maçonniques.

La tentation peut être grande de reprendre le chemin de la loge après une période d’absence pour raisons de santé, mais est-ce toujours raisonnable de le faire trop rapidement ? C’est en particulier le cas pour :

  • Les suites proches d’un Accident Vasculaire Cérébral
  • Les cancers en phase de traitement,
  • Les dépressions sévères,
  • Les suites proches d’une crise cardiaque
  • Les personnes atteintes de maladie incurable.

Dans chaque cas l’évaluation du rapport avantages/risques doit être fait ainsi que l’adaptation parfois nécessaire du rituel pour permettre d’assister aux tenues.

En conclusion, tout n’a pas été dit et j’ai conscience que cette réflexion n’est pas facile à partager et pourrait paraître vexatoire pour certains de nos sœurs et frères à la santé fragile ou porteurs d’un handicap important.

Elle invite pourtant les collèges des officiers à assumer leurs responsabilités pour essayer de gommer certaines pratiques qui peuvent aggraver les problèmes de santé des sœurs et des frères. Se préoccuper de la santé, c’est aussi inciter à adapter notre pratique pour que certains handicaps ne soient pas incompatibles avec la participation aux travaux maçonniques.   

Par ailleurs, la vie maçonnique ne se résume pas à l’assistance aux tenues ; l’aspect médical n’est pas exclusif ; chacun sait que la vie en loge c’est aussi la mise en pratique d’une réelle fraternité où en dehors de la loge on peut manifester présence et réconfort auprès de celles et ceux qui souffrent !

Comme toujours, il y a un juste équilibre à trouver entre ce qui est souhaitable et ce qui est possible ! Qu’en pensez-vous ?

ALLEMAGNE : Carl Samuel von Brukenthal et l’art royal

De notre confrère Allemand unser-mitteleuropa.com Par Josef Balazs

La franc-maçonnerie était et reste un secret pour beaucoup. L’intellectuel Christian Morgenstern a déclaré : « Tous les secrets sont devant nous en toute transparence. Il n’y a pas de secret, il n’y a que des non-initiés de tous les degrés. « Si vous ouvrez le premier lexique de la franc-maçonnerie allemande de 1818, vous apprenez immédiatement dans l’avant-propos: » A proprement parler, ce qui a déjà été imprimé ne peut plus être considéré comme un secret. Ou ne faut-il rien imprimer du tout ? » Et c’est précisément à travers la franc-maçonnerie que tout, vraiment tout, a été imprimé dès le départ. Lors du premier dévoilement majeur de Samuel Prichard, « La maçonnerie disséquée », imprimé à Londres en 1730, le rituel du franc-maçon a été « trahi » au monde. Si vous continuez à consulter le premier lexique franc-maçon et recherchez le mot-clé Halle, on trouve : « Joh. Loge aux 3 clefs d’or, offerte le 6 décembre 1743 par la grande loge aux 3 globes à Berlin. »

Le premier biographe de Samuel Brukenthal, Johann Georg Schaser, a esquissé la jeunesse du futur gouverneur de Transylvanie en quelques phrases dans ses « Mémoires » de 1848 : moins de deux ans ». Immédiatement après le message ingénieux suit, qui a donné lieu à de nombreuses spéculations : « C’est ici qu’il a été accepté dans une loge maçonnique et également élu Maître dans la Chaire » , comme en témoigne une pièce de monnaie de la collection de pièces de B. Brukenthal.

Le deuxième biographe de Brukenthal, Georg Adolf Schuller, parle (1967) d’une « boîte d’étudiant » et mentionne abondamment la « pièce commémorative » frappée à Halle (voir photo).

Si vous retournez au lexique franc-maçon de 1818 et creusez plus profondément dans le mot de recherche Halle, vous êtes étonné : « En 1744, le maître de l’époque, Br. CS v. Fr. Coin une médaille, sur la première face de laquelle on voit un franc-maçon habillé, adossé à un globe, qui tient un fil à plomb et qui est entouré de plusieurs outils de maçonnerie, avec l’inscription : Studio sapientia silentio. L’autre face montre trois mains entrelacées, qui désignent la classe d’enseignement, d’infirmière et de défense ; dont la ville de Halle. L’inscription est : Et non fucata amicitia quid nobilius, et la signature : Halae MDCCXLIC d. XXIV. juin. « 

Il existe un soupçon fondé que l’auteur de cet article de lexique n’était au courant que des initiales du premier président de la loge de Halle, mais pas du nom complet. Seuls les initiés les plus proches connaissaient l’identité du premier maître de chaire de la Loge maçonnique de Halle. Vingt ans après sa frappe à Halle, le mystère des mystérieuses initiales sur la page principale de la médaille est résolu dans une publication de registre. Sous le terme de recherche « Freymäurer, Francs-Maçons, Franc-Maçon » se trouve l’information explosive : « Hallische Lodge […] le grand maître du même Carl Sam. von Brukenthal, un Transylvanien ».

Désormais, le monde entier savait que Carl Samuel von Brukenthal, un « Cibinio-Transylvanus (de Sibiu en Transylvanie) » était connu sous le nom de « Stud. jur. », inscrit comme étudiant en droit à Halle, était également le « premier maître de la chaire » de la loge maçonnique nouvellement fondée. Brukenthal, un disciple de l’art royal !

Une fois de plus, nous essayons le premier lexique de la franc-maçonnerie allemande pour en apprendre l’essentiel : « L’art, ou l’art royal, est de garder des secrets, et c’est pourquoi la franc-maçonnerie d’aujourd’hui s’appelle probablement ainsi. […] Mais c’est encore plus un art royal de conduire les gens au bien sans utiliser le pouvoir mondain. »

Brukenthal, qui devint plus tard conseiller du monarque des Habsbourg Marie-Thérèse, essaya de répondre aux exigences du grand art royal.

Source : Journal de Transylvanie

Vrais ou faux frères ? – Quelques énigmes maçonniques dans l’Histoire de France

Alain Queruel ; H&C – Histoire & Collections, 208 pages, 19 €

Présentation de l’éditeur :

Depuis la création de la franc-maçonnerie française dans la première moitié du XVIIIe siècle, les spécialistes ont beaucoup glosé sur des individualités dont l’appartenance pose un problème. Dans un contexte souvent difficile où les relations avec le pouvoir en place furent parfois tumultueuses, il n’était pas forcément recommandé de s’afficher franc-maçon. D’où des attitudes diverses tendant généralement à la plus grande discrétion : entre, d’un côté, des personnalités laissant dire qu’elles en faisaient partie alors qu’elles n’avaient aucun lien avec une obédience quelconque et, de l’autre, des célébrités se cantonnant dans une certaine réserve, les zones d’ombre furent assez fréquentes.

Dans ce livre, Alain Queruel débusque quelques cas significatifs au cours de ces presque trois siècles de franc-maçonnerie en France, aussi bien dans les domaines scientifiques que littéraire ou politique et ésotérique, qui restent encore sans réponse catégorique de nos jours.

Biographie de l’auteur :

Alain Queruel intervient dans les champs de l’alchimie, de l’histoire des sciences et de la franc-maçonnerie (il a notamment écrit Le grand livre de la franc-maçonnerie publié aux éditions Eyrolles en 2015 ou encore La franc-maçonnerie sous Napoléon III publié aux éditions Cépaduès en 2018. Il est l’auteur d’une trentaine de livres consacrés à ces domaines et donne régulièrement des conférences dans toute la France.

Un ouvrage disponible sur le site de l’éditeur https://bit.ly/3gz35VX

[NDLR : Rappelons qu’Alain Queruel a reçu en 2018 le prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France, catégorie Essais pour « De l’alchimie à la franc-maçonnerie » chez Cépaduès]

Nouveau Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN : Amande Pichegru

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C’est le 27 août 2021 que les membres du Conseil National ont élu Amande Pichegru, Président du Conseil National, Grand Maître National de la Fédération française, succédant ainsi à Georges Voileau.

Agrégée d’anglais, elle a exercé en lycée, en classes préparatoires, à l’université, et a formé les futurs professeurs aux concours de l’Éducation Nationale.

Initiée en 2001 dans une loge du DROIT HUMAIN à Strasbourg, elle est entrée au Conseil National en 2017, et a rejoint la Commission Europe qu’elle a dirigée en 2018, charge qu’elle a gardée pendant 2 ans. Durant l’année maçonnique 2019-2020, elle a exercé la fonction de Grand Secrétaire adjoint, et est devenue 1er Vice-Président l’année suivante.

Son projet pour l’année qui vient : rassembler ce qui est épars en allant sur le terrain pour écouter les besoins des loges et leur  permettre de reprendre leurs travaux dans les meilleures conditions, tout en défendant les valeurs et l’identité du DROIT HUMAIN.

Complément d’info sur le site officiel du DH

Respects, je suis votre obligé

La Franc-maçonnerie est un corps qui oblige ; un de ses premiers devoirs est le respect.

Cette utilisation du mot respect recouvre à la foi la notion d’obéissance aux règlements de son obédience, mais aussi au respect de ses divers engagements (assiduité, paiement des cotisations, pacifications des rapports humains ; le mot respect apparaît 27 fois dans les Règlements du Droit Humain).

La pratique du rituel nous oblige à marquer le respect de différentes manières : se déganter pour prêter serment ; s’adresser par le vouvoiement au Vénérable (vénérable vient du latin venerabilis, qui mérite le respect) et le nommer comme tel; saluer dans un certain ordre soit la lumière montante, soit la hiérarchie entre le vénérable et les deux Surveillants en rentrant ou sortant de la loge une fois les travaux ouverts ; accueillir les dignitaires avec un faste plus ou moins lumineux en fonction de leur grade ; procéder à la sortie du temple dans l’ordre hiérarchique des fonctions des membres présents, etc.

Le rituel est le maître de chacun en loge. L’adhésion en conscience au formalisme de la gestuelle, aux rôles des officiers, aux règles de comportement comme se tenir sur sa colonne ou comme celle de la triangulation de la parole, à la vêture tablier/gants, bref à la tenue, est une marque de respect d’une façon d’être franc-maçon.

Nous naissons maçons en laissant sur le parvis notre passé et notre respectabilité profanes. L’Apprenti retrouve un autre respect en loge en la reconnaissance de ses frères et sœurs qui l’acceptent pleinement comme l’un des leurs. Si leur respect lui est acquis, c’est bien le respect de lui-même qu’il doit aussi découvrir. Se dépouillant de ses éclats, l’apprenti s’engage dans une recherche de lui-même pour découvrir la voie qui lui correspond tout en le plaçant dans l’édifice collectif. Dans ces seules conditions, il évoluera en respectant ce qu’il est, et non de ce qu’on attend de lui, idéalement avec la bienveillance des membres de sa Loge. Seul celui qui se connait, se respecte et considère tous ses frères  – et toutes ses sœurs – avec un égal égard, peut transmettre un message clair sur lui-même et sur les valeurs qu’il partage.

Le respect est une philosophie de vie à part entière. Il résulte d’une réflexion sur le sens de sa propre vie et de celle des autres. Respecter c’est donner le droit à l’existence à l’autre, de tout autre que l’on pourrait appeler le Respect universel.

arte.tv/fr/videos/093473-005-A/gacha-gacha-5-9/

La Franc-maçonnerie s’affirme comme une spiritualité de la liberté, mais «pour être libre, il ne suffit pas de se libérer de ses chaînes, il faut vivre en respectant et en augmentant la liberté des autres[1]».


[1] Nelson Mandela

Garibaldi

Bernard Baritaud – Pardès, Coll. « Qui suis-je ? », 2021, 128 pages, 12 €

Présentation de l’éditeur :

Giuseppe Garibaldi (1807-1882) : « Mon père m’enseigna à honorer chez le général les vertus du citoyen et du soldat. Plus tard, témoin de ses actions glorieuses, j’eus pour lui l’affection la plus profonde, la plus grande admiration, la plus grande reconnaissance. » (Umberto Ier, roi d’Italie.) Né français à Nice, le 4 juillet 1807, sous le Premier Empire, Garibaldi devient Italien à l’âge de sept ans, lorsque Nice revient au Royaume de ­Piémont-Sardaigne, après la chute de Napoléon. Mais l’Italie est morcelée, et en partie sous occupation étrangère. Adhérant aux idées du mouvement Jeune Italie de Mazzini, qui milite en faveur d’une Italie libre et unifiée, le jeune homme, marin expérimenté, participe à un complot en Ligurie contre les Autrichiens, et doit s’exiler en Amérique du Sud. C’est sur ce continent que va naître sa légende : il y rencontre sa femme, Anita, et se bat pour l’Uruguay, où il devient un héros national. Revenu en Europe, il participera aux guerres d’indépendance italiennes et son image de condottiere intègre lui vaudra une célébrité internationale. L’expédition des Mille en Sicile, la mort tragique d’Anita, la légende des chemises rouges, son goût des postures théâtrales, lui vaudront une extraordinaire popularité. Il n’est pas une ville d’Italie qui n’ait une place ou une rue Garibaldi. Le personnage historique qu’il fut appartient à l’imaginaire collectif de la Péninsule. Il faut ajouter que l’enfant de Nice resta attaché à sa ville natale et que, en 1870, il vint se battre aux côtés des Français, comme le feront, par la suite, ses fils et ses petits-fils, en participant avec bravoure à la Première Guerre mondiale sur le front français. Garibaldi meurt le 2 juin 1882 à Caprera, en Italie.

Biographie de l’auteur :

Bernard Baritaud (1938-2021) est un homme de lettres qui a été diplomate et universitaire. Encouragé par Pierre Mac Orlan, il publie alors ses premiers poèmes, signalés dans Les Lettres françaises par le critique René Lacôte. Agrégé et docteur d’État, il enseigne notamment à l’Université de Dakar et achève sa carrière à La Sorbonne. Conférencier, participant à de nombreux colloques en France et à l’étranger, il crée en 1988 le Centre de réflexion sur les auteurs méconnus (CRAM) dont il dirige la revue La Corne de Brume. Il préside la Société des lecteurs de Pierre Mac Orlan, dont la première assemblée générale a eu lieu en 2012 et qui publie un volume annuel, Lectures de Pierre Mac Orlan4. En mars 2013, dans le cadre du Printemps des Poètes, il a donné au Musée de la Seine-et-Marne, à Saint-Cyr-sur-Morin, une conférence spectacle retraçant son itinéraire poétique : « Le Grand Souffle du Monde. » Il est l’auteur, toujours chez Pardès, dans la même collection du Mac Orlan et lui devons, entre autres, de nombreux ouvrages de poésie, des essais et études littéraires ainsi que des romans policiers et un bel ouvrage de vulgarisation 50 mots-clés de la culture générale classique (Marabout, 1992), repris dans le Grand dictionnaire de culture générale (Marabout, 1996), puis par France-Loisirs en 1997.

Cet ouvrage, richement illustré – en noir & blanc -, permet de découvrir la vie du niçois Giuseppe – Josep en occitan niçois – Garibaldi (1807-1882) qui reste, après Napoléon Ier, l’européen le plus célèbre dans le monde. Garibaldi est un personnage fondamental du Risorgimento italien, pour avoir personnellement conduit et combattu dans un grand nombre de campagnes militaires qui ont permis la constitution de l’Italie unifiée.

Garibaldi, le Franc-Maçon

Rappelons que Guiseppe Garibaldi a été Grand Maître de presque toutes les obédiences italiennes. Garibaldi est initié à la Franc-Maçonnerie en 1844 au sein de la Loge « Asilo de la Virtud », à l’Orient de Montevideo, Uruguay, puis le 15 juillet de la même année dans la Loge « Les Amis de la Patrie » du Grand Orient de France. En 1861, après l’élection à l’Assemblée constituante du Grand Orient d’Italie de Turin au cours de laquelle il est battu par le pro-cavourien Filippo Cordova, le Grand Orient d’Italie lui décerne le titre honorifique de « Premier Franc-Maçon d’Italie ».

En 1862, il est élu Grand Maître du Suprême Conseil Écossais de Palerme, le principal concurrent du Grand Orient d’Italie, titulaire en une journée de tous les degrés jusqu’au 33e du Rite Écossais Ancien et Accepté, ce qui lui apporte la reconnaissance officielle et le soutien de la Maçonnerie américaine. Il obtient aussi le titre honorifique de Premier Maçon d’Italie. En 1864, il occupe la plus haute charge de l’Ordre, Grand Maître du Grand Orient d’Italie.

En 1872, John Yarker nomme Garibaldi membre honoraire du « Souverain Sanctuaire du Rite Ancien et Primitif » pour la Grande-Bretagne et l’Irlande qui est cependant considéré comme irrégulier par la Grande Loge Unie d’Angleterre et en 1876, le Grand Orient National d’Égypte, de langue italienne, le fait Grand Maître honoraire. En 1881, l’unification des Rites Maçonniques Égyptiens se place sous son égide en lui décernant le titre de Grand Hiérophante. Dans son testament symbolique, Garibaldi écrivit : « Je lègue : mon amour pour la Liberté et la Vérité ; ma haine du mensonge et de la tyrannie ».

Chaque fois que nous présentons un ouvrage d’une maison d’édition qui n’a jamais été citée, nous nous faisions une joie de la présenter à nos lecteurs.

Les éditions Pardès sont une maison d’édition française fondée en 1982 par Georges Gondinet, écrivain et traducteur français, qui éditent des ouvrages historiques, biographiques ou ésotériques (notamment de l’école traditionaliste).

Cet éditeur publie trois collections, les « B.a.-ba », la « Bibliothèque des symboles » et les « Qui suis-je ? »

ANTIMAÇONNISME : Le Communisme, enfant de la Franc-maçonnerie

Du site militant et antimaçon churchmilitant.com

Contrairement à la dérision de tant d’idiots tapageurs que nous avons endurés ces dernières décennies, il s’avère que les « théoriciens du complot du chapeau en papier d’aluminium » ont essentiellement eu raison depuis le début. Oui, c’est vrai : le monde est dominé par les francs-maçons, et la chanson des tailleurs de pierre des Simpson  est, à toutes fins utiles, parfaite.

En termes simples, la franc-maçonnerie est une confédération internationale d’individus et de sociétés liés dans une société secrète qui méprise Jésus-Christ et son épouse, l’Église catholique romaine, et qui, après 300 ans de manœuvres, de manipulations et de meurtres, règne désormais sur le monde.

C’est une affirmation, mais – préparez-vous – dans cet essai, je vais le prouver. Alors que je travaille sur un livre qui explore plus en détail la lente progression de cette secte satanique à travers les siècles, avec cet essai, je vais vous démontrer que (1) la franc-maçonnerie règne sur le monde aujourd’hui, et (2) le communisme est sa progéniture. 

La franc-maçonnerie règne sur le monde

Le 19 mars 1902, dans sa lettre apostolique Annum Ingressi , le pape Léon XIII déclarait : 

Une certaine secte des ténèbres est engagée, une secte que la société humaine porte en elle depuis tant d’années et qui comme un poison mortel détruit son bonheur, sa fécondité et sa vie. Personnification permanente de la révolution, elle constitue une sorte de société rétrograde dont l’objet est d’exercer une suzeraineté occulte sur l’ordre établi et dont tout le but est de faire la guerre à Dieu et à son Église.

Point n’est besoin de la nommer, car tous reconnaîtront à ces traits la société des francs-maçons, dont nous avons déjà parlé, expressément dans notre encyclique Humanum Genus du 20 avril 1884. Tout en dénonçant sa tendance destructive, son enseignements et son dessein méchant d’embrasser dans sa vaste portée presque toutes les nations, et de s’unir à d’autres sectes que ses influences secrètes mettent en mouvement, dirigeant d’abord et retenant ensuite ses membres par les avantages qu’elle leur procure, pliant les gouvernements à sa volonté, tantôt par des promesses et tantôt par des menaces, elle a réussi à pénétrer dans toutes les classes de la société, et forme un État invisible et irresponsable existant au sein de l’État légitime.

Pleine de l’esprit de Satan, qui, selon les paroles de l’Apôtre, sait se transformer au besoin en ange de lumière, elle fait la part belle à son objet humanitaire, mais elle sacrifie tout à sa finalité sectaire et proteste qu’elle n’a pas de but politique, alors qu’en réalité il exerce l’action la plus profonde sur la vie législative et administrative des nations, et tout en professant haut et fort son respect pour l’autorité et même pour la religion, a pour but ultime, comme le déclarent ses propres statuts, la destruction de toute autorité aussi bien que du sacerdoce, qu’il présente tous deux comme les ennemis de la liberté.

Des décennies plus tard, pendant le pontificat de saint Jean-Paul II, le P. John A. Hardon — prêtre, écrivain, théologien et serviteur de Dieu — a fait écho au sombre diagnostic du pape Léon XIII lors d’une conférence sur les devoirs de la prêtrise : « Le Saint-Père est profondément, et je veux dire profondément, préoccupé par l’avenir de le sacerdoce dans des pays comme le nôtre et en Amérique du Sud. Il y a un autre problème, comme vous le savez. Les États-Unis et l’Amérique du Sud sont contrôlés par les francs-maçons.Clip gratuit de CHURCH MILITANT Premium

Les catholiques raisonnables pourraient hésiter ici, « Eh bien peut-être. Mais tout cela s’est passé il y a quelque temps. Et aujourd’hui ? » Je vous donne Abp. Les mots de Carlo Maria Viganò dans une interview de mai :

The Great Reset

« The Great Reset » est une expression inventée il y a quelques années par l’élite maçonnique qui domine le monde. … L’élite qui promeut la Grande Réinitialisation est composée des principales organisations mondiales, du Forum économique mondial de Klaus Schwab à l’ONU (Nations Unies), de la Commission trilatérale au groupe Bilderberg, avec le soutien de leurs serviteurs dans les gouvernements, la haute finance, les multinationales et les médias. Ce processus se poursuit depuis des siècles, mené par les grandes dynasties du capital telles que les Rothschild et les Rockefeller, qui s’immiscent lourdement dans la politique des nations grâce à leur richesse incommensurable. La matrice est essentiellement maçonnique, tant dans les principes qu’elles expriment que dans la haine qu’elles affichent envers la religion, et plus encore envers Notre Seigneur Jésus-Christ.

Le communisme est la progéniture maléfique de la franc-maçonnerie

Il existe plusieurs exemples qui relient la naissance du communisme au sein cancéreux de la franc-maçonnerie. Ici, je vais discuter d’un révélé dans l’introduction même du tristement célèbre Manifeste communiste  de Karl Marx et Friedrich Engels D’abord, un peu de contextualisation.

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Karl Marx et Friedrich Engels

En 1844, Marx et Engels se sont familiarisés avec une société secrète à Paris, en France, appelée Ligue des Justes. Selon Karl Marx: A Biography by PN Fedoseyev, la ligue est issue des sociétés secrètes françaises, notamment la Société des saisons. Cette société, fondée en 1837, était dirigée par Louis Auguste Blanqui, qui, pendant les 13 années précédentes, avait été membre de haut rang des Carbonari maçonniques italiens, les mêmes Carbonari qui, en 1859, produisirent la tristement célèbre Instruction permanente de l’Alta Vendita qui a exposé le plan maçonnique pour infiltrer et détruire l’Église catholique.

Un associé de Blanqui était Karl Schapper. Avec Marx et Engels, Schapper était membre de la Ligue des Justes. Il avait également accompagné Blanqui dans une tentative de coup d’État infructueuse en 1839 et avait rejoint Giuseppe Mazzini (grand maître des Illuminati maçonniques et Carbonari) lors d’une invasion militaire ratée de la Savoie, en Suisse.

En 1847, Schapper fusionna la Ligue des justes avec le Comité de correspondance communiste précédemment établi par Marx et Engels pour former la Ligue communiste. Dans la préface du Le Manifeste communiste , Engels explique: « Le manifeste a été publié comme la plate – forme de la Ligue communiste, une association des hommes travaillant, d’ abord exclusivement allemand, plus tard , un international, et dans les conditions politiques du continent avant 1848, inéluctablement une société secrète. »

La culture du communisme par la franc-maçonnerie

Dans l’encyclique papale Humanum Genus (1884), le pape Léon XIII a révélé l’affinité de la franc-maçonnerie pour l’idéologie communiste naissante.

23. Que ces doctrines (communisme et socialisme) soient également acceptables pour les francs-maçons, et qu’ils voudraient constituer des États selon cet exemple et ce modèle, est trop connu pour exiger une preuve. …

27.[Un] changement et le renversement de toutes choses suivront nécessairement. Oui, ce changement et ce renversement sont délibérément planifiés et mis en avant par de nombreuses associations de communistes et de socialistes ; et à leurs entreprises la secte des francs-maçons n’est pas hostile, mais favorise grandement leurs desseins , et partage avec eux leurs principales opinions. [Je souligne.]

Cinquante-trois ans plus tard, la perspicacité du pape Léon XIII a été partagée et avancée par le pape Pie XI dans son encyclique anticommuniste Divini Redemptoris de 1937 dans laquelle il exposait que l’avancée tentaculaire du communisme était due à sa conspiration avec la « presse non catholique ». et « diverses forces occultes »:

18. Un troisième facteur puissant dans la diffusion du communisme est la conspiration du silence de la part d’une grande partie de la presse non catholique du monde. Nous disons complot, car il est impossible d’expliquer autrement comment une presse d’ordinaire si avide d’exploiter même les petits incidents quotidiens de la vie a pu garder si longtemps le silence sur les horreurs perpétrées en Russie, au Mexique et même en grande partie d’Espagne; et qu’il devrait avoir relativement si peu à dire sur une organisation mondiale aussi vaste que le communisme russe. Ce silence est dû en partie à une politique politique à courte vue, et est favorisé par diverses forces occultes qui, depuis longtemps, œuvrent au renversement de l’ordre social chrétien.

Malheureusement, en raison des machinations qui se sont déroulées autour du Concile Vatican II, la prépondérance de la hiérarchie catholique a rejoint la conspiration du silence concernant le communisme et sa lignée maçonnique, la presse « catholique » ayant rapidement emboîté le pas. En conséquence, nous assistons aujourd’hui « au renversement de l’ordre social chrétien » à une vitesse vertigineuse alors que les forces occultes qui travaillent pour lui sont libres de procéder pratiquement sans opposition.

CUBA : Le Grand Maître de la franc-maçonnerie cubaine refuse de rencontrer Díaz-Canel

De notre confrère cubain cibercuba.com

« Nous avons décidé de ne pas assister à la réunion à laquelle nous sommes convoqués demain, mardi 24 août par la présidence du pays, afin de préserver l’unité maçonnique », a-t-il déclaré dans un message.

Le Grand Maître de la Grande Loge de Cuba , Ernesto Zamora Fernández, a refusé de rencontrer le président Miguel Díaz-Canel mardi , après avoir envoyé un message public à sa communauté dans lequel il a assuré qu’il ne serait pas présent afin de « préserver l’unité maçonnique . » .

« Au cours des dernières heures, nous avons reçu des avis et des appels des frères, et évaluant la situation créée, nous avons décidé de ne pas assister à la réunion convoquée pour demain, mardi 24 août, avec la présidence du pays afin de préserver maçonnique unité », dit-il. Le message de Zamora Fernández à ses frères ce lundi a également été publié sur son profil Facebook .

À cette rencontre avec le président de l’île, le Grand Maître des Filles de l’Acacia, María Elena Reyes, et l’Administrateur de l’Asile National Maçonnique, Raúl Acosta, ont également été invités. Il n’y assisteront pas non plus, selon une information de Cubanet .

La déclaration de Zamora Fernández n’a pas précisé les détails de sa décision, mais selon les médias susmentionnés, son rejet était dû au fait que le Souverain Grand Commandeur du Conseil suprême du 33e degré de la République de Cuba, José Ramón Viñas Alonso, n’a pas été invité à cette réunion. Cela qui est perçu comme une humiliation pour l’Institution.

Les Francs-Maçons de l’Ile sont gouvernés par une Grande Loge et un Suprême Conseil : le premier dirige les degrés symboliques (de 1 à 3), le second, les degrés philosophiques (de 4 à 33). Il existe un traité de paix entre les deux institutions. Les principaux titres sont le GM et le SGC.

L’exclusion de Viñas Alfonso est considérée par les maçons comme une représaille à la lettre qu’il a envoyée à Díaz-Canel le 16 juillet , dans laquelle il condamne  l’appel qu’il a lancé à la violence  contre les manifestants du  11 juillet .

Dans cette lettre, le Souverain Grand Commandeur du Conseil Suprême du 33ème Degré, a exprimé au souverain de l’île le « rejet de sa position et de sa direction à la tête du pays, pour avoir appelé, incité et ordonné une confrontation avec la violence contre le peuple cubain. » en plus de vous poursuivre pour « violence contre des manifestants pacifiques et des citoyens qui pensent contraire au système que vous représentez ».

Il a aussi ouvertement déclaré son « mécontentement » face aux justifications de son administration toujours fondée sur l’embargo américain, « sans reconnaître la responsabilité et l’inefficacité du gouvernement ».

Après avoir pris connaissance de la décision du Grand Maître Zamora Fernández, dans les commentaires de son profil sur le réseau social, il est lu qu’«une fois que notre Institution Augusta s’est déguisée en montrant que nous sommes une chaîne indestructible et où chacun de ses maillons se bat chaque jour pour notre unité ».

« La franc-maçonnerie n’est qu’une seule entité de 1 à 33°, c’est pourquoi la Grande Loge de Cuba et le Conseil suprême de Cuba sont ses deux ailes de la franc-maçonnerie. Une fois de plus le Psaume : 133 est révélé, que nous adoptons « regarde comme il est délicieux et beau d’habiter tous les frères ensemble et en harmonie ». Merci d’être mon MRGM Ernesto Zamora. Encore une fois je vous tire mon chapeau », abonde un internaute.

« Un poste digne de notre MRGM. LA FRANC-MAÇONNERIE EST UNE ». « Nous ne faisons partie d’aucune machine de propagande… Nous sommes des hommes libres qui aiment leur PAYS… Liberté, Egalité et Fraternité. » « Sage décision de MRGM. Nos principes et préceptes maçonniques seront toujours fidèles à notre histoire », ont exprimé d’autres maçons.

Dumézil

Aristide Leucate – Pardès, Coll. « Qui suis-je ? », 2021, 128 pages, 12 €

Présentation de l’éditeur :

Georges Dumézil (1898-1986) : « Que l’idéologie tripartite soit conforme à la nature des choses, c’est probable et peut-être est-ce justement une des raisons de l’incontestable succès temporel des Indo-Européens que d’avoir, mieux que d’autres ­sociétés parfois non moins bien douées, pris conscience de cette division naturelle des fonctions de la vie collective.» (L’Oubli de l’homme et l’honneur des dieux.) Né le 4 mars 1898 à Paris, dès l’enfance, Georges Dumézil se révèle extrêmement curieux des langues anciennes et des mythologies. Polyglotte, il vouera sa vie entière à l’étude, au déchiffrement et à l’exégèse des plus vieux textes, du Mahâbhârata indien (Mythe et épopée) aux Eddas nordiques (Mythes et dieux de la Scandinavie ancienne), en passant par les annalistes romains (La Religion romaine archaïque). Son entrée au Collège de France, en 1949 où il occupera la chaire, spécialement créée pour lui, de « Civilisation indo-européenne » parachèvera plus de vingt ans de recherches consacrées aux Indo-Européens. En 1938, il découvre que les ancêtres protohistoriques de l’Europe et d’une partie de l’Asie pensaient la société et organisaient leurs rites et leurs mythes dans le cadre hiérarchisé des trois fonctions sociales essentielles : la souveraineté magico-religieuse, la fonction guerrière, l’économie de la production et de la reproduction. La trifonctionnalité était née et, avec elle, une œuvre immense, sans cesse revisitée, réformée et réécrite (dont Les Dieux souverains des Indo-Européens et Heur et malheur du guerrier pour les deux premières fonctions). Élu à l’Académie française en 1978, sa notoriété dépasse les frontières de l’Université et Dumézil s’impose alors comme celui qui fera advenir les Indo-Européens à la connaissance du grand public. Ce « Qui suis-je ? » Dumézil se propose de faire redécouvrir ce brillant érudit (mort à Paris, le 11 octobre 1986) qui fut, un temps, proche de l’Action française.

Biographie de l’auteur :

Aristide Leucate est essayiste et chroniqueur dans divers médias dits de « réinformation ». Juriste de formation, ses travaux universitaires portent sur le droit constitutionnel, le droit international et la philosophie du droit. Il contribue également à diverses revues comme éléments pour la civilisation européenne, Livr’Arbitre ou Politique Magazine. Il a publié, notamment, La Souveraineté dans la nation (L’Æncre, 2015), une biographie de Carl Schmitt (Pardès, 2017) et Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen (Dualpha, 2018).

Georges Dumézil est philologue, historien des religions et anthropologue. Son travail sur les sociétés et les religions indo-européennes, qui fait toujours l’objet de travaux d’approfondissement et de controverses, a ouvert de nouvelles perspectives à de nombreux chercheurs en sciences humaines. Maîtrisant de nombreuses langues, il a procédé à un important travail d’étude comparative exacte et directe des textes les plus anciens des mythologies et des religions des peuples indo-européens. Georges Dumézil s’est aussi intéressé aux langues et récits traditionnels des peuples d’Asie centrale.

Cet ouvrage retrace la vie de l’académicien qui fut le chantre de la théorie de la trifonctionnalité.

Rappelons que Georges Dumézil avait été exclu de l’Université pour son appartenance à la Franc-Maçonnerie, puis réintégré dans des circonstances assez cocasses…

Pour mémoire, devenu Franc-Maçon dans un Atelier de la Grande Loge de France, peu après son retour de Suède en 1933, notre Frère Georges déclarait plus de 50 ans plus tard :

« Je le suis toujours ; l’initiation est comme le baptême, irréversible. Mais je suis en sommeil comme on dit ».