Samedi 11 décembre 2021, à partir de 15h30, la Librairie DETRAD vous convie à venir rencontrer Josselin Morand et Emmanuel Pierrat.
Josselin Morand est l’auteur de L’éthique en franc-maçonnerie (Numérilivre, 2020) et de Éthique et Athéisme – Construction d’une morale sans dieux (Numérilivre, 2021).
Emmanuel Pierrat pour Je crois en l’athéisme (Cerf, 2020) et Ernestine ou la justice (Les Escales, 2021), coécrit avec Joseph Vebret.
DETRAD vous propose aussi son service de « DÉDICACE EN LIGNE » et recevez votre ouvrage dédicacé par l’auteur. Rendez-vous sur www.detrad.com
Parmi les villes des États-Unis, Washington DC se démarque de toutes les autres par sa conception unique et complexe. Ignorant un plan de quadrillage strict qui était courant à l’époque, les architectes du Capitole de notre nation avaient une vision grandiose développée sur un modèle élaboré d’avenues diagonales et de ronds-points. La ville est une représentation de l’unité car elle rassemblait symboliquement l’union des treize colonies en lutte pour l’indépendance.
La conception de l’enfant
Le District de Columbia était la conception unique de Pierre Charles L’Enfant : un français qui est venu en Amérique pour lutter contre les Britanniques pendant la guerre d’Indépendance et est devenu le confident de confiance de George Washington. Comme Washington, L’Enfant était un franc-maçon, initié à la Holland Lodge No. 8 à New York en 1789.
Créé en 1790 en tant que loi du Congrès, Washington DC a été créé et autorisé en tant que district fédéral. Dans le but d’unifier les treize colonies, DC était situé le long de la rivière Potomac entre les États du nord et du sud. L’Enfant a conçu la ville à partir d’une toile vierge : mettre sur papier sa vision d’une grande capitale de larges avenues, de places publiques et de bâtiments inspirants. La pièce maîtresse du designer était une grande promenade publique, connue aujourd’hui sous le nom de National Mall, de Capitol Hill à la rivière Potomac. Les historiens notent la nature égalitaire de la conception de L’Enfant signalant au monde que tous les citoyens devaient avoir un accès égal au Capitole de la Nation.
Washington DC : « Comme ci-dessus, donc ci-dessous »
Washington DC a été cartographié comme un reflet terrestre de la canopée céleste au-dessus, conçu avec plus de trente zodiaques différents correspondant aux constellations du ciel. A l’Académie nationale des sciences, douze des zodiaques sont affichés en relief sur les portes métalliques du bâtiment. Le bâtiment du Conseil de la Réserve fédérale ajoute deux zodiaques supplémentaires conçus en verre qui brillent de lumière. Le bâtiment de la Bibliothèque du Congrès affiche cinq autres zodiaques, tout comme de nombreux autres bâtiments importants de Washington DC
L’avenue Pennsylvania qui s’étendait sur un kilomètre à l’ouest du Capitole à la Maison Blanche, qui par coïncidence, est orientée vers la montée et le mouvement dans le ciel de l’étoile Sirius. En utilisant les cercles de Dupont et Logan comme points nord, on peut tracer diverses rues imbriquées pour former une étoile, y compris la Maison Blanche au 1600 Pennsylvania Avenue, NW
Latrobe, architecte du Capitole des États-Unis
Bien que la cérémonie de pose de la pierre angulaire ait eu lieu en 1793, la construction a commencé sérieusement sur le Capitole des États-Unis lorsque le président Thomas Jefferson a nommé Benjamin Henry Latrobe, directeur des travaux publics et l’a nommé architecte du Capitole des États-Unis. Latrobe a été initié à la Loge de l’Antiquité n° 2, à Londres en 1788. Lorsqu’il est venu aux États-Unis, il s’est affilié à la Loge n° 54 à Richmond, en Virginie. En 1814, le Capitole était presque terminé lorsque les Britanniques ont brûlé la structure ainsi que de nombreux autres bâtiments publics de DC De 1815 à 1817, Latrobe s’est engagé dans la reconstruction du Capitole, qui est ressuscité comme un phénix de ses cendres sur son site d’origine . L’historien américain Talbot Hamlin a écrit : « Esthétiquement, toute la structure est essentiellement celle de Latrobe. . . . Dans ce grand bâtiment, donc,
Chronologie de la construction de Washington DC
1783 : La Constitution américaine comprend une disposition pour la construction d’une ville fédérale qui sera le siège permanent du gouvernement fédéral américain.
1790 : La loi sur le séjour met en œuvre la Constitution. Washington confie à Pierre-Charles L’Enfant la mission de concevoir et d’aménager la nouvelle capitale sur un terrain vierge en forme de diamant.
1803 : Début de la construction du Capitole des États-Unis, avec Latrobe comme architecte.
1847 : La Smithsonian Institution est créée par le Congrès.
1848 : Début de la construction du Washington Monument, qui ne s’achève qu’en 1884.
1901 : Le Plan McMillan relance le Plan L’Enfant, avec la mise en place du National Mall. Un objectif commun de L’Enfant et de McMillan Plans était de laisser l’air et la lumière atteindre le niveau des piétons, une conception égalitaire pour tous les Américains.
1922 : Le Lincoln Memorial est construit. Au cours des premières décennies du 20e siècle, certaines terres ont été récupérées sur la rivière Potomac, afin d’agrandir L’Enfant Plan en construisant des parcs riverains et de nouveaux monuments.
Influence franc-maçonnique
Les francs-maçons ont posé une pierre angulaire dans la plupart, sinon la totalité, des principaux bâtiments de Washington, DC Le 18 septembre 1793, le président George Washington a dirigé la pose de la pierre angulaire du Capitole des États-Unis. Le journal du jour rapporte :
« Mercredi, l’une des plus grandes processions maçonniques a eu lieu, dans le but de poser la pierre angulaire de la Capitole des États-Unis, qui, peut-être, n’a jamais été exposé à la même occasion importante. Vers dix heures, la Loge n° 9 reçut la visite de cette congrégation si gracieuse pour l’embarcation, la Loge n° 22, de Virginie, avec tous leurs officiers et insignes ; et immédiatement après apparut sur la rive sud de la rivière Grand Potomack, l’une des plus belles compagnies d’artillerie volontaire que l’on ait vue dernièrement, défilant pour recevoir le président des États-Unis… Le président des États-Unis et ses frères qui l’accompagnaient montèrent du cavazion à l’est de la pierre angulaire et là, le Grand Maître, pro tem., élevé sur une triple tribune, a prononcé une oraison appropriée à l’occasion, qui a été reçue avec amour fraternel et éloge.
Il n’est peut-être pas surprenant que la franc-maçonnerie, une organisation construite autour du pouvoir symbolique de la métaphore reliant l’architecture et l’art, ait eu un impact si important sur la planification et la construction du district de Columbia. On estime qu’environ 28 des 40 signataires de la Constitution américaine étaient des francs-maçons, dont George Washington et Benjamin Franklin. En fin de compte, Washington DC résume de nombreux secrets qui ne sont pas un secret révélé par les influences maçonniques sur l’architecture, les sculptures et la conception globale de la capitale de notre nation, n’attendant que les yeux ouverts d’un individu prêt pour une telle révélation.
Viens, laisse-moi te conduire sur cette seconde Rome
Cet embryon de capital, où Fancy voit
Carrés dans les marais, obélisques dans les arbres ;
que les voyants myopes, ev’n maintenant, ornent,
avec des sanctuaires non construits et des héros à naître .
– « À Thomas Hume, de la ville de Washington » de Thomas Moore
Samedi 11 décembre, à partir de 14h, la Librairie DETRAD vous convie à venir rencontrer Gérard Contremoulin, pour ses quatre ouvrages sur les Ordres de Sagesse du Rite Français : Maître Élu, Grand Élu, Chevalier maçon et Parfait maçon libre.
Son site : « Sous la Voûte étoilée – Le Blog pour Tous d’un franc-maçon. « La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête ». Emmanuel Kant Les pseudonymes ne sont plus acceptés pour les commentaires. (4.11.2018) »
DETRAD vous propose aussi son service de « DÉDICACE EN LIGNE » et recevez votre ouvrage dédicacé par l’auteur. Rendez-vous sur www.detrad.com
Infos pratiques : DETRAD – 18, rue Cadet 75009 PARIS
Pourquoi la mixité maçonnique devrait-elle se généraliser ? Les féministes actuelles seraient elles à la limite de terroriser les mâles blancs dominants des obédiences mono-sexuées ?
Demander si la mixité maçonnique est inéluctable c’est proposer à une auteure, sœur au style brillant BRIGITTE BOUYSSOU de nous proposer une avenir évolutif.
Rien dans les textes et les rites ne mentionne les missions potentielles des passés vénérables Maîtres. Doivent-ils coopter leurs successeurs pour assurer la pérennité de leurs loges en particulier et de l’Ordre maçonnique en général ? PATRICE BROCHON s’est posé les questions pertinentes autour de ces objectifs. A quoi peuvent bien servir les passés Vénérables Maîtres ? Après le titre : Passages de grades, comment les réussir ?, voici deuxième ouvrage pour renseigner la curiosité de tous les maçons quelles que soient leurs Obédiences.
Jacques Carletto vient d’interviewer en vidéos express les deux prochains auteurs 2022 de sa collection LES OUTILS MACONNIQUES DU XXI e siècle qui a déjà produit 28 titres maçonniques en quelques années.
Observant les mutations en cours dans notre société, plusieurs militants laïques ont décidé de regrouper leurs forces au sein d’une nouvelle association à vocation nationale, et dont le siège est actuellement basé à Valence. Pour nous francs-maçons certains visages ne sont pas inconnus. L’association est présente sur les grands réseaux sociaux. Une première réalisation, visible en intégralité sur Youtube, est un colloque en présence de Nicolas Daragon, maire de Valence et d’autres intervenants et élus locaux, ce 4 décembre, avec comme titre « La laïcité, idéal émancipateur et pratique quotidienne ».
L’association se présente comme suit.
« UNITÉ LAÏQUE
DÉCLARATION DE PRINCIPE
Une histoire qui nous engage
L’histoire, la géographie et le peuplement de la France ont contribué à l’édification d’une société présentant des caractères politiques, économiques, culturels et sociaux uniques.
Chaque pays peut certes faire état de ses particularismes et de l’empreinte laissée par un cheminement singulier. Peu sont ceux, pourtant, qui ont tracé une voie aussi originale que la France. Notre pays fut à la fois l’un des plus peuplés du monde jusqu’au début du 19ème siècle, l’une des plus anciennes entités politiques nationales et le premier porteur d’une forme d’organisation politique républicaine, revendiquée dès le 16ème siècle, en opposition à la forme impériale adoptée par la plupart des royaumes et des empires qui couvraient la surface du globe à la veille de la Révolution française.
À ces spécificités, les Français ajoutent d’avoir mené jusqu’à son terme une révolution qui a ébranlé le monde et jeté les bases d’un régime qui fut et reste le paradigme de la pensée des Lumières en action. On peut dire que les Français ont largement contribué à « l’invention » de la modernité politique, qui préside au régime sous lequel ils vivent depuis près de 250 ans.
Les caractéristiques de cette organisation sont :
La souveraineté du peuple sans référence à une figure incarnée qui en serait le symbole ; chaque Français est porteur d’une parcelle de cette souveraineté.
La construction collective d’un projet politique dans lequel s’inscrivent la souveraineté partagée et la liberté de chacun, acquise par l’émancipation de tous et pas seulement par un droit des individus, qui serait la raison ultime de l’organisation de la société.
La séparation du religieux et du politique, destinée à garantir l’autonomie de chacun face à la propension des religions à contrôler le fonctionnement de la société.
Ce sont ces qualités qui déterminent la nature d’un régime avant tout politique, dont les membres sont citoyens par adhésion aux principes et aux idéaux et non parce qu’ils appartiendraient à une « race », à une ethnie ou qu’ils partageraient une religion. En Europe, l’exigence de liberté de conscience est née du viol systématique des esprits par l’Inquisition et de la dévastation des Guerres de religion. Ce principe est donc opposé à toute « liberté de croyance » qui donnerait les mains libres aux exigences des Églises. La liberté de conscience autorise le rire et la dérision à propos des croyances, et corrige la violence des passions religieuses par l’ironie platonicienne. C’est l’ensemble de ces caractéristiques qui modèle la République française et le Peuple français.
Cette construction politique unique a été progressivement inscrite dans les textes qui nous gouvernent, à partir de la Révolution française. On peut même la reconnaître dans une variété de décisions politiques et législatives qui remontent pour certaines au Moyen-âge, comme la transformation du roi des Francs (Rex francorum) en roi de France (Rex franciae) ou l’édit royal statuant que « le sol de France affranchit l’esclave qui le touche ». Citons aussi le dénouement des Guerres de religions qui vit le roi Henri IV redevenir catholique en subordonnant la foi à l’unité de ce que l’on pouvait déjà appeler la Nation.
Des idéaux et des principes sans égal
Sur la base de cet édifice national et républicain, en France plus qu’ailleurs en Europe, a émergé progressivement la figure d’un citoyen autonome, rationnel et politique, maître de son destin et prêt à donner corps à cette aspiration au bonheur que lui léguaient les philosophes, « une idée neuve en Europe». C’est à partir de cette histoire et de la volonté de rendre vivants ces idéaux que la Révolution, par l’empreinte indélébile qu’elle a laissée sur le peuple français, a engendré et inspiré les grands textes qui nous gouvernent encore :
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ;
Grandes lois d’émancipation civile de 1789-1793;
Abolition de l’esclavage en 1794, renouvelée en 1848 ;
Premier décret de séparation des Églises et de l’État de 1795 ;
Lois scolaires laïques de 1879-1886 ;
Fin du délit de blasphème et liberté d’expression par la loi du 27 juillet 1881 ;
Séparation définitive des Églises et de l’État par la loi du 9 décembre 1905, assurant la liberté
de conscience ;
Préambule et premiers articles de la Constitution de 1946, repris dans la Constitution de
1958 qui nous régit aujourd’hui ;
Loi de défense de la laïcité scolaire du 15 mars 2004.
Ces innovations politiques remarquables ont été, des siècles durant, combattues tant de l’extérieur que de l’intérieur. Elles étaient et restent porteuses de danger pour tous les régimes et toutes les idéologies qui n’acceptent pas qu’un peuple se construise sans référence à un dieu transcendant ou à des fantasmes ethno-raciaux, ou que la liberté de chacun ne soit effective et réelle que lorsque tous sont émancipés. Depuis 1789 aucun des régimes politiques qui ont vu le jour n’a pourtant réussi à offrir une proposition démocratique plus convaincante et plus opératoire que la république laïque, démocratique et sociale qui nous gouverne.
Les objectifs d’Unité Laïque
Unité laïque s’engage dans la défense, la promotion et le développement de la laïcité sur la base d’une Déclaration de principe. Cette Déclaration, qui s’attache à faire apparaître la profondeur historique de la République laïque et le caractère ambitieux et original des principes et idéaux de la laïcité, est le socle de notre engagement et le cadre de notre action.
Ce sont ces principes et leur application que défend, illustre et promeut l’association Unité Laïque. Nous sommes bien conscients qu’un idéal n’est jamais atteint ; mais il montre la voie. Les marins trouvent leur chemin sans erreur en se guidant aux étoiles, mais savent bien qu’ils n’atteindront jamais les étoiles. S’il est donc essentiel de critiquer nos manquements et de stimuler sans cesse notre capacité à donner vie à ces principes, il est encore plus important de rappeler que ceux-ci doivent être maintenus, étendus, défendus, plutôt que de vouloir les abandonner parce que nous peinons à les appliquer.
Unité Laïque s’engage pour l’édification d’une société humaniste où chacun reconnaît en l’autre, quelles que soient ses différences, un semblable, digne de fraternité. Pour cette raison, toute forme de racisme est combattue par Unité Laïque au nom de l’universalisme.
Unité Laïque s’engage pour la liberté de chacun en assurant celle de tous les êtres humains par l’émancipation vis-à-vis des contraintes culturelles, ethniques, sexuelles et religieuses. Des corps intermédiaires qui ne tirent leur légitimité que de l’habitude ou de la tradition tentent sans cesse de les leur imposer. Libre à chacun d’adhérer de son propre gré aux obligations qu’édictent de telles associations, mais à la condition de ne jamais aliéner la liberté des autres et de ne jamais déroger à la dignité humaine.
Unité Laïque défend l’idéal d’une société démocratique et pacifique dans laquelle il n’est nul besoin de recourir à la violence pour faire respecter les droits politiques, économiques et sociaux des citoyens qui la composent.
Dans ce combat, Unité Laïque accorde une importance fondamentale à la réhabilitation de l’école publique comme fabrique du citoyen laïque et républicain et à l’adhésion des jeunes Français à ces idéaux. Unité Laïque s’attache en outre à la défense de tous les citoyens menacés par le totalitarisme obscurantiste et intégriste.
Les conditions de la mondialisation, les évolutions cognitives engendrées par les révolutions technologiques, la dépersonnalisation des peuples sous la bannière de l’égocentrisme, la multiplication de revendications communautaires qui tendent vers une dictature des identités, rendent plus crucial que jamais le combat pour le maintien et le développement de l’idéal laïque et républicain.
Liberté, égalité, fraternité ; universalisme et émancipation ; projet politique commun d’une société solidaire, démocratique et sociale. Tels sont les idéaux qui fondent la république laïque.
C’est à leur concrétisation que se consacre Unité Laïque dans le cadre national, mais aussi en Europe. Nous nous réclamons du principe laïque, principe rassembleur et unificateur entièrement tourné vers la liberté de conscience et l’émancipation. »
Par leurs travaux et leurs réflexions, les loges maçonniques travaillent-elles dans l’ombre pour les décideurs politiques ? Réponse avec les responsables angevins du Grand Orient de France.
En maçonnerie, tout travail, discours, exposé ou rapport est appelé une planche. Il y a des planches sur des sujets libres et des planches données par des commissions sur des sujets d’actualité. Ces travaux sur les grands débats de société ont-ils une résonance particulière auprès des femmes et des hommes politiques ?
Pour l’exemple, au Grand Orient de France (GO), les maçons peuvent intervenir dans différentes commissions : une commission bioéthique qui peut travailler sur l’euthanasie, la procréation pour autrui ; une commission développement durable ; une commission laïcité. « Nous avons une commission du numérique même si la franc-maçonnerie se vit en loge et pas sur Internet, souligne en clin d’œil Yves Guéret, le conseiller de l’ordre pour les Pays de la Loire. Notre côté utopiste nous a fait beaucoup travailler sur le revenu universel. »
Les candidats à la présidentielle reçus
Au regard des thématiques des planches, les maçons sont-ils des influenceurs ? « L’influence est ce qu’influe chaque franc-maçon dans son domaine, répond Richard Lescure, le président d’un atelier GO d’Angers. On ne prétend pas avoir raison sur tout. Il s’avère malgré tout que le GO a des réflexions qui intéressent le monde. Là encore, rien de secret. Il y a des publications que l’on retrouve en librairie. »
Le responsable régional l’admet, « les politiques posent un regard intéressé sur nos travaux. Les présidents de la République ont toujours rencontré régulièrement les principaux représentants des obédiences maçonniques. À quelques mois des élections présidentielles, le Grand Orient a déjà reçu Yannick Jadot comme orateur. Nous recevrons prochainement Anne Hidalgo et, désormais connaissant le candidat des Républicains, nous allons inviter Valérie Pécresse. Laïcité et tolérance jusqu’à un certain point. Nous n’accueillerons jamais les candidats des extrêmes. »
Décès de Maryse Wolinski, romancière et journaliste, emportée par un cancer du poumon le 9 décembre. Maryse Wolinski était née Bachère le 3 mai 1943 à Alger.
Elle était franc-maçonne et fut vénérable maître de la loge L’Odyssée de la Liberté à la Grande Loge féminine de France.
Elle était la veuve du dessinateur de Charlie Hebdo Georges Wolinski assassiné le 7 janvier 2015.
L’Express révélait en 2016 qu’elle était restée très discrète sur son appartenance. Pourtant : elle baignait un peu dans la franc-maçonnerie avant de recevoir la lumière. Elle a eu un grand-oncle qui fut grand maître. Son père et son frère furent membres d’une obédience masculine. Maryse a, elle, été initiée en avril 2004.
« Une amie professionnelle s’est révélée à moi et ça a fait tilt. Je me suis dit : je serai la première franc-maçonne de la famille.»
En 1975, John Huston tourne un projet imaginé de longue date : l’adaptation de la nouvelle de Rudyard Kipling publiée en 1888, L’Homme qui voulut être roi (The Man Who Would Be King). Le film, qui vaudra au cinéaste un nouveau triomphe bien mérité, est un formidable récit d’aventures qui nous ramène au temps du Raj britannique, sans la couche de moraline invariablement appliquée de nos jours à l’histoire coloniale. Le casting en or est dominé par l’irrésistible duo Sean Connery-Michael Caine, les comédiens incarnant des hommes à la morale douteuse mais dont l’audace permet de réaliser leurs rêves les plus fous, dans une contrée de tous les possibles. Une œuvre épique et picaresque qu’on revoit aujourd’hui avec un plaisir jubilatoire et un scintillement dans les yeux.
« L’Inde est, par-dessus tout, le pays où il ne faut pas prendre les choses trop au sérieux, sauf quand il s’agit du soleil de midi. » Rudyard Kipling, Simples contes des collines (1888)
Le décès récent de deux de ses immenses comédiens, Sean Connery fin octobre 2020 et Christopher Plummer en février de cette année, nous a donné envie de les retrouver, dans une forme olympique, dans cette œuvre majeure de John Huston. En cette année 1975, le cinéaste américain apparaît lui aussi très inspiré, confirmant ainsi son retour au sommet initié avec La Dernière Chance (Fat City/1972), après une série d’échecs commerciaux. Il faut dire qu’il y a de quoi être inspiré, le metteur en scène du Faucon maltais concrétisant ici un rêve vieux de plus de vingt ans. Passionné de littérature, il avait adoré la nouvelle de Rudyard Kipling et souhait l’adapter au cinéma, initialement avec Humphrey Bogart et Clark Gable dans les rôles principaux. Après le décès rapproché des deux monstres sacrés, respectivement en 1957 et 1960, Huston imagina d’autres duos, tels que Lancaster/Douglas, Burton/O’Toole et enfin Redford/Newman. Toutes des associations fort alléchantes, mais c’est finalement Paul Newman, avec lequel il venait de tourner Le Piège (The MacKintosh Man/1973), qui lui conseilla de recruter des acteurs britanniques, et lui recommanda spécifiquement Sean Connery et Michael Caine.
Connery avait récemment rengainé le Walther PPK de James Bond, qu’il incarna entre 1962 à 1971 (et auquel il reviendra une septième et dernière fois en 1983 avec Jamais plus jamais/Irvin Kershner). Son talent, son charisme et son goût du risque lui avaient permis de faire oublier le légendaire espion britannique assez rapidement, une prouesse qui mérite d’être soulignée tant le cinéma a de tout temps broyé des potentiels en enfermant des comédiens dans des rôles « culte ». En réalité, l’acteur écossais avait déjà révélé ses qualités de jeu très diverses dès l’époque des James Bond, tournant sous la direction de Hitchcock (Pas de printemps pour Marnie/1964) et surtout de Sidney Lumet (La Colline des hommes perdus/1965 et Le Dossier Anderson/1971), cette dernière collaboration se poursuivant plus tard avec The Offence (1972) et Le Crime de l’Orient-Express (1974). Connery tourna aussi Zardoz (1974) avec John Boorman, une fiction bien loin de l’univers et du personnage de James Bond. L’Homme qui voulut être roi lui permit de confirmer le succès de sa « nouvelle vie ». Quant à Michael Caine, il était à cette époque dans une période faste de sa carrière. John Huston loua ses qualités d’improvisation dans le film, le considérant comme un des acteurs les plus intelligents avec lesquels il ait collaboré. On notera que retrouver Caine dans le rôle de Peachy Carnehan est un véritable clin d’œil de l’histoire, Humphrey Bogart ayant été l’idole de jeunesse de Caine. En tous les cas, aussi bien Connery que Caine ont souvent répété qu’ils considéraient L’Homme qui voulut être roi comme leur film préféré. (Lire la suite de l’article)
Notre société crée un sentiment d’urgence qui nous pousse au simplisme. La franc-maçonnerie nous aide à y résister.
J’ai une grande admiration pour la complexité, tous mes frangins et sœurs vous le diront. C ‘est la complexité, avec ses propriétés émergentes, qui a rendu la vie possible, malgré les contraintes que la chimie a imposées. Les molécules, elles, ont pu exister malgré les contraintes que les mondes atomique et subatomique ont imposées. Et puis voilà notre cerveau, lui aussi une merveille, mais à triple commande : un système reptilien avec ses pulsions, un système limbique avec ses émotions, et un système cortical avec ses raisonnements.
Oui mais, que voit on dans la vie de tous les jours ? Nos contemporains semblent n’aimer que des choses simples et binaires : bon / mauvais, gentil / méchant, amour / haine. Dépasser le binaire est un challenge, et avoir dépassé le grade d’apprenti ne signifie pas qu’on a durablement réussi le défi.
Pourquoi donc cette addiction au simplisme chez une (trop) grande partie des gens ?
Darwin nous fournit une explication : le chasseur-cueilleur qui voit remuer le rideau de feuilles a besoin de décider vite de son action ; il lui est peu conseillé de faire une analyse sur paperboard avec liste des avantages et inconvénients comparés des différentes options. Donc l’urgence pousse à simplifier vite fait et décider à toute vitesse. Cette disposition s’est probablement inscrite dans nos gènes.
Celui qui veut obtenir une décision rapidement a intérêt à vous présenter les choix comme urgents : cela s’appelle mettre la pression. Nos ancêtres la subissaient déjà, et ont inventé un espace hors du temps nommé tenue, auquel on accède en ayant laissé ses métaux – lisez soucis – au vestiaire.
A notre époque la société est devenue médiatique, mondialisée, et hyperconnectée, bref c’est le déferlement ininterrompu d’informations de tous ordres, dont une quantité certaine émise dans le but de vous faire réagir.
Problème : il faut d’abord capter votre attention, puis obtenir votre décision, dans le sens souhaité. Une seule solution : forcer le trait, et tant pis si l’ensemble devient mensonger, et jouer sur ce qui remue le plus le cerveau émotionnel de la cible. A retenir donc : ceux qui veulent vous influencer visent le cerveau limbique et les pires visent le cerveau reptilien.
Les sociologues montrent que les nouvelles associées à la colère ou l’indignation se répandent le plus vite sur les réseaux sociaux : il faut donc présenter un nouveau scandale et lui associer une urgence d’action, ne pas agir étant déjà moralement condamnable. Ca tombe bien, le salaud désigné dans les scandales sera le bouc émissaire pour porter un maximum de responsabilité des problèmes, dégageant la cible des siennes et l’ancrant dans le camp des bons.
Nous maçons devons porter à l’extérieur les lumières acquises pendant notre travail maçonnique : voici ci-après une opportunité .
Notre société est bien moins dangereuse pour notre intégrité physique que la plupart des époques révolues : profitons en pour évacuer le plus souvent possible ce sentiment d’urgence qu’on tente de nous imposer. Suis-je directement et physiquement menacé ? Non ? Eh bien alors j’ai droit au temps nécessaire pour appréhender le problème posé, avec la finesse de détail et de vérifications que je jugerai nécessaires, jusqu’à me forger une opinion non faussée par trop de simplifications effectuées sous la pression de l’immédiateté, et mes trois cerveaux auront chacun eu voix au chapitre.
J’ai eu toute ma vie le sens de l’immatériel. Lorsque je regarde une fleur, une simple fleur, je ne regarde pas simplement l’aspect de la fleur. Bien sûr, j’apprécie sa beauté et les effluves de son parfum. Mais je cherche toujours à percevoir plutôt la vie qui l’a créée. Je l’apprécie en tant que telle pour sa beauté, mais je m’exalte surtout à la simple idée du mécanisme si compliqué qu’il a fallu mettre en œuvre pour offrir un spectacle si simple, si dénué d’apparat et de fioritures, et si intrinsèquement beau.
C’est cela le miracle de la vie. C’est l’existence de la fleur, tout comme notre existence et celle des milliards d’êtres humains, d’animaux et de végétaux qui peuplent cette planète. Par delà notre simple perception de la vie, c’est l’existence de l’univers tout entier qui vient boucler la quadrature et constitue le grand cercle de la vie. Et dans cet harmonieux ensemble, l’amour est la force qui unit, qui exalte les forces de vie. C’est la force qui est à la base du matériel, du spirituel, de l’univers tout entier. C’est l’amour, l’amour universel dont nous sommes tous dépositaires, dont nous possédons tous une étincelle, qui s’exprime à travers le matériel et l’immatériel et qui nous relie à l’univers tout entier.
C’est cette force si belle et si violente, qui trouve mille expressions à travers toutes les formes de vie, qui fait que nous procédons du même miracle de vie, appartenons tous au même mouvement céleste, sommes tous partie prenante du grand mouvement céleste et de l’univers qui lui a donné naissance. Les repères temporels ne sont que les marques matérielles dont nous avons besoin pour nous situer dans le cours de notre vie.
L’esprit scientifique procède lui aussi du même raisonnement. C’est exactement la même démarche. Qui sommes nous? D’où venons nous? Qui nous a créés ? Que faisons-nous là ? Comment tout cela fonctionne-t-il ? Existe-t-il une force créatrice, ou une conscience qui se situe à la base de tout, à la base de l’Univers ? Dieu, ou le Big Bang, finalement ce ne sont que le mots qui changent. Une simple affaire de terminologie. La vie est le grand miracle de l’univers et les interrogations des hommes perdureront tant qu’il y aura matière à s’interroger sur nos origines et tant que le doute et la curiosité seront les moteurs qui nous poussent à rechercher toujours plus loin les origines de notre univers.
Chacun apporte sa pierre à l’édifice. Chaque être en ce monde est le dépositaire plus ou moins conscient de l’amour universel. Chaque particule de matière possède en elle une étincelle cosmique et la marque profonde de ses origines. Et tout cela forme un tout cohérent dont nous ignorons les desseins, dont nous ne connaissons pas réellement les tenants ni les aboutissants mais que nous cherchons toujours à découvrir, toujours plus loin, dans toutes les formes et expressions de la vie. Dans ce grand tout qui nous relie les uns aux autres, chaque être fait son chemin, chacun s’exprime à sa manière et tout être mérite a priori respect et amour par le simple fait de son existence qui le relie au miracle de la vie, en fait de lui un acteur unique et potentiellement beau.