Accueil Blog Page 848

MEXIQUE : D’où viennent tous ces francs-maçons ? Il y a 35 loges à Guanajuato

Plus de 400 francs-maçons de Guanajuato sont répartis dans les 35 loges qui existent dans l’état

De notre confrère mexicain guanajuato.lasillarota.com

Guanajuato.- L’ existence de la franc – maçonnerie à Guanajuato n’est plus une supposition ou un mythe . C’est un fait qu’ils sont ici et il n’y a pas que 15 ou 20 personnes, mais il y a 35 lodges répartis dans tout l’ état , pratiquement un par commune .

LSR-

Le Temple Mason de Guanajuato ; caché à la vue

Récemment, les Maçons ont commencé à attirer l’attention et à susciter l’intérêt de la population lorsqu’on a appris que des centaines d’entre eux se réuniraient à Silao pour participer à la Confédération des Grandes Loges Régulières des États-Unis du Mexique .

Des francs – maçons de tout le pays sont venus dans l’ État et ont rendu visible quelque chose qui pour beaucoup était caché: leur existence. Cette rencontre a suscité des réactions différentes; alors que chez certains il y avait de l’ indifférence, chez d’autres il y avait de la curiosité et chez quelques-uns plus de peur.

Des groupes catholiques ont même convoqué un cercle de prière pour mener une « bataille spirituelle » contre l’effet supposé que ce congrès allait avoir sur l’ État. Les francs – maçons ont nié avoir de mauvaises intentions contre la société et ont seulement demandé qu’ils soient autorisés à exercer leurs activités en toute liberté, sans être jugés. L’église de León a répondu en demandant à ses fidèles de respecter la liberté d’expression et en rappelant que les actes de discrimination sont contraires aux enseignements de Jésus.  

LSR-

Maçons à Guanajuato : « Nous ne sommes jamais partis, nous avons toujours été ici »

Ce que beaucoup ne savent pas c’est que, pour rejoindre la FrancMaçonnerie il est indispensable d’avoir une croyance religieuse ou de croire en un être supérieur, c’est pourquoi ils appellent cette divinité « architecte de l’univers ». Dans l’état il y a des francs-maçons catholiques, des mormons et des chrétiens .

La Grande Loge de Guanajuato est composée de 400 maçons répartis dans les 35 loges. Les principales villes dans lesquelles ils se situent sont SalamanqueSilaoIrapuato et bien sûr León .

Les Maçons de l’État grandissent et, chaque jour, de plus en plus de gens s’y joignent. Cela peut sembler le contraire grâce au secret et à la discrétion avec lesquels ils sont manipulés, mais il ne faut pas s’étonner si dans une époque pas trop lointaine, le nombre 400 s’élèvera à 500.

ITALIE : Un Franc-maçon libre dans une loge libre

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Parole signifie culture, cheminement de l’homme de sa condition naturelle à la maîtrise de lui-même et de ses relations avec le monde.

Cette acceptation a encore plus de sens pour la Franc-Maçonnerie, qui procède, au fil du temps, à la recherche de la « Parole Perdue » et en saisit et revit chaque jour les échos et les significations, sans se leurrer pour l’atteindre et la posséder de la concevoir comme intégrale et définitive et obtenue par révélation ; mais, en même temps, sans jamais renoncer à en poursuivre le sens profond.

La franc-maçonnerie s’est donc créée, vit et se diffuse à travers la « tradition » de son contenu : chaîne initiatique, mais surtout enchaînement verbal, transmission de messages. Il y a le « secret » que les naïfs croyaient caché, des mystères menaçants et au lieu de cela ce n’est rien d’autre qu’une incitation à apprendre et à interpréter librement le « verbe ».

La tradition perdue, donc, à travers le langage des symboles, qui à son tour demande à être communiqué non seulement intuitivement, mais aussi avec la translittération du mot, avec l’approfondissement de l’analyse de la même tradition, même si cela devait paraître de la trahir ou de la tromper.

C’est de là que nait la prédilection initiatique du « silence » et en même temps la nécessité d’un aménagement non dogmatique, mais gnostique de la tradition exprimée depuis des siècles, en tout temps et en tout pays, par les Constitutions de l’Ordre et de ses Communions individuelles, des Rites et des Symboles.

D’autre part, il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas d’improvisations, ou d’innovations folles avec des distorsions, comme le « rococo », nées de l’extrême décomposition du maniérisme ; de telles altérations peuvent conduire à la perte du message ésotérique de la franc-maçonnerie, en déviant le sens de la recherche intérieure que nous avons supposé suivre.

La franc-maçonnerie ne doit donc pas être dogmatique, faire germer au fil du temps des « cumuls » rigides, des échafaudages contraignants, qui réduiraient les initiations individuelles à une sorte de forme catéchétique, loin du véritable esprit de l’institution elle-même.

La recherche du bien-être matériel a fait perdre à l’individu de vue sa nature complexe, physique et spirituelle ; elle lui a fait oublier que ces éléments constitutifs doivent être valorisés harmonieusement et dans la juste mesure, en évitant que l’un l’emporte sur l’autre. C’est seulement dans cet équilibre que l’Homme existe.

La rupture de cette symétrie l’a poussé à s’éloigner de ses propres racines, représentées par la Nature et la Tradition.

Tant que chaque pas en avant, chaque progrès ne contredisait pas la Tradition, il y avait un point de repère qui lui donnait le sens de l’orientation et de l’équilibre ; mais quand le « fossé » s’est créé entre celle-ci et le progrès, ce fut le début de la tragédie.

Avec son patrimoine de sagesse, avec tout son bagage de culture et de spiritualité, elle l’a maintenu à la barre du progrès, l’a rappelé à l’humilité et aux valeurs éternelles de l’humanité.

Quand, par contre, il poussa le progrès à dépasser la tradition, il cessa de l’attendre, son isolement, son assujettissement et son asservissement à la séduction du bien-être matériel commencèrent, devenant de plus en plus sujet et instrument de forces négatives loin de son besoin inné de transcendance spirituelle.

Cet univers, qui de tout temps était son royaume, bien que tourmenté par l’individu, est devenu le territoire de prédateurs sans scrupules et de maniaques avides de pouvoir.

Le cosmos coordonné par le Grand Architecte de l’Univers, subissant des manipulations et des violences continuelles, est devenu la prison de l’homme.

La nature est devenue son ennemie, alors qu’il est devenu un adorateur de lui-même et de son propre bien-être consumériste, égoïste et intolérant, méprisant et renversant tout ce qui entrave son bien-être matériel.

Mais voici la Raison à son secours qui, en ôtant de ses yeux le bandeau des préjugés et de la superstition, peut le libérer de l’esclavage de l’ignorance, mais ne peut pas le rendre heureux.

Au cours des derniers siècles, la Franc-Maçonnerie, avec les Frères Benjamin Franklin, avec la Constitution américaine, Goethe, Lessing, Dunant et encore plus tôt Frédéric II de Prusse, a exalté la Raison, prêchant l’égalité et la tolérance entre les races, les différentes religions, les différents idéaux, constituant le vrai point de départ du progrès moral de l’humanité.

Or, il faut que la Franc-Maçonnerie fasse redécouvrir et redécouvre en elle-même le sens profond de son essence, rituellement symbolisé dans la « Chaîne d’Union », qui à la fin des Travaux de Loge, unit les énergies spirituelles de tous les Frères, les recueille, les sublime et les offre à toute l’Humanité.

A la dégradation morale, au cancer de l’égoïsme, au monstre de l’incommunicabilité, les francs-maçons doivent opposer la « Lumière initiatique », qui implique la mort d’une existence passée dans l’erreur et la renaissance à une nouvelle vie, pleine de solidarité, comme le fit le Frère Schweitzer.

Aux paradis artificiels qui démolissent tant de jeunes existences, il faut opposer les oasis de vrai bonheur que sont nos Loges. Aux fantasmes et jeux de pouvoir qui réjouissent aujourd’hui tant nos vies profanes, il faut opposer « le Silence de l’Apprenti et la Sagesse du Maître ».

La Franc-Maçonnerie exprime une voie alternative à la société d’aujourd’hui : avec discipline et hiérarchie, avec les différents droits et devoirs dans les trois degrés d’Apprenti, Compagnon et Maître, avec la ritualité, la tradition, le caractère sacré du comportement dans le Temple et en dehors de celui-ci. Il représente la plus grande sagesse et signifie l’amour entre des hommes libres imprégnés de sentiments de tolérance et de fraternité.

Que veut être le message destinés aux Frères dans ce moment historique actuel que nous vivons ?

Pour répondre aux problèmes existentiels de l’homme, il faut affirmer que le progrès ne dépend pas seulement de la science. Il faut aider l’individu, pour qu’émerge un nouvel humanisme, revendiquant son droit de vivre en paix et en harmonie avec lui-même et avec ses semblables, le préservant des dangers qui découlent du développement incontrôlé de la technologie.

Les Frères d’aujourd’hui, comme ceux de demain, doivent comprendre que la Force doit être dirigée par l’Intelligence et réfléchie par l’Amour… à travers l’utilisation correcte et appropriée de la Parole.

Le concept de retrouver la « Parole Perdue », omniprésent dans la Franc-Maçonnerie avec toutes ses implications eschatologiques et magiques, est fascinant, mais il faut dépasser le symbolisme d’un niveau interprétatif immédiat, étant donné qu’il s’agit d’un corpus de connaissances, d’expériences et de pratique « initiatique ».

Il est urgent de redécouvrir « La Parole Perdue » qui équivaudrait à se redécouvrir soi-même et la vraie nature de l’homme – Dieu, c’est-à-dire prendre conscience que la divinité et l’individu sont une seule et même chose.

De ce concept naît la prise de conscience de la nécessité de retrouver l’état édénique perdu, où l’homme – Dieu créa avec le verbe « géométriser », le Monde qui était un Paradis et « les dieux marchaient bras dessus bras dessous avec les hommes ».

Les soignants anti-vaccination : une réalité qui dérange !

Il y a dans le milieu médical et parmi les autres soignants une opposition réelle et convaincue à la vaccination et/ou à son caractère obligatoire. C’est une réalité qu’il convient de comprendre. Votre avis nous importe, un questionnaire vous est proposé.

On les traite d’égoïstes, de rebelles à l’intérêt collectif ou de retardataires et pourtant ils assument !

L’épidémie de la Covid-19 et les fortes incitations des différents gouvernements à la vaccination de masse les ont remis dans la lumière de l’actualité ; leur opinion était déjà faite depuis longtemps et ce n’est pas la Covid-19 qui en est la cause ! Chaque samedi, ils participent aux manifestations, un peu partout en France où ils voient qu’une certaine sympathie populaire les accompagne.

L’opposition aux vaccins n’est pas nouvelle ; elle existe depuis l’apparition des premiers vaccins au XIXème siècle et n’a cessé de perdurer.

Dans une tribune publiée récemment dans le quotidien « Le Monde » , Olivier Bargain et Florence Junot notent :

« Dans l’étude « COV-POP » (« Comportements, organisations, vulnérabilités des populations en temps de crise ») que nous avons menée, fin avril, sur un échantillon de 1 000 Français, nous identifions trois types de non-vaccinés : les personnes souhaitant se faire vacciner (les « volontaires », représentant 48 % des non-vaccinés), les « hésitants » (28 %) et les « anti » (23 %).

Concernant les hésitants, notre étude montre qu’ils ne sont pas très spécifiques : ils sont de tout âge, de tout milieu professionnel et de tout niveau de revenu. Ils déclarent également un niveau de peur équivalent à celui des volontaires, qu’il s’agisse de la peur du Covid ou des autres risques. 

Les « anti » sont différents. Dans COV-POP, ils sont caractérisés par des critères socio-économiques : plus pauvres, moins éduqués et travaillant plus souvent dans le privé ou comme indépendants. Ils ont significativement moins peur (du virus et du reste) et ressentent plus de colère. Ces Français expriment une plus grande radicalité que les hésitants en matière de conspirationnisme ou de défiance.»

D’une façon générale, les médecins ou soignants, qui sont opposés ou réticents à la vaccination, interprètent les progrès médicaux à l’aune de la qualité réelle de vie qu’ils peuvent apporter et la moindre complication, intolérance ou effet indésirable, secondaire à une prise médicamenteuse ou à un interventionnisme médical, prend une importance cruciale. Pour elles, pour eux, les statistiques obèrent la réalité de l’humain dans son unicité !

Quels sont leurs arguments aujourd’hui ?  En voici quelques-uns :

  • La vaccination en générale et celle anti-covid en particulier, induit un risque non négligeable d’autant plus que le recul est réduit ; de nouvelles pathologies provoquées par ces vaccinations de masse vont sûrement apparaître et cela risque d’être terrible. Cela a été le cas avec des vaccins précédents comme celui contre l’hépatite B.
  • Cette maladie n’est pas si grave que cela et il faut admettre qu’une sélection naturelle se fasse.
  • La collectivité doit préserver la liberté individuelle. Toute contrainte est une atteinte au libre arbitre.
  • La science joue les apprentis sorciers et la nature sait se venger.
  • Les grandes religions catholique, juive et islamique s’opposent à toute manipulation génétique, pourquoi contrevenir à leurs préconisations ?

Faut-il opposer des contre-arguments ?

Comme chacun a pu s’en rendre compte une certaine animosité agite la société ; je suis convaincu que les divergences d’opinion doivent être respectées et qu’il est inutile d’utiliser la violence verbale et/ou physique pour faire prévaloir son opinion ; c’est à mon sens un des enseignements des travaux maçonniques.

L’important c’est notre capacité à instaurer un dialogue et je souhaiterai que cet article soit un encouragement pour d’autres prises de parole sur ce sujet.

Et vous qu’en pensez-vous ? Nous vous proposons de répondre à un questionnaire anonyme où vous pourrez donner votre opinion  ; il vous suffit de cliquer sur ce lien !

Cultivons notre sens chouchou : le sens moral !

…En effet, deux caractéristiques du sens moral humain sont étonnantes :  son universalité et son apparente objectivité ; les sciences humaines creusent activement la question, en particulier la psychologie évolutionniste.

La franc-maçonnerie a entre autres pour objet l’étude de la morale, nous dit le Grand Orient de France (sans qu’aucune autre obédience ne s’y oppose), et elle assure même travailler au perfectionnement moral de l’humanité :  je vous le disais bien, c’est notre chouchou.

Et pourtant on a l’impression que jamais autant que maintenant nos concitoyens n’ont clamé si fort qu’ils refusent qu’on ne leur fasse la morale ; ce « on » peut désigner toutes les autorités : parentales, politiques, religieuses, professionnelles, savantes… nous sommes devant l’esprit de liberté exacerbé qui nous fait ressembler à des enfants capricieux, même si nos poils sont gris. Le phénomène s’observe jusque dans nos loges mais, vieil optimiste, j’ose espérer qu’il y est un peu atténué, et cela parce que l’objet du travail c’est soi-même, ce qui promeut l’humilité et l’acceptation d’un conseil fraternel.

L’étude de la morale ne date pas d’hier ; les philosophes antiques déjà s’étonnaient de cette propension à faire passer le bien-être des autres avant le sien, propension qui de plus semble universelle . L’universalité et l’impression d’objectivité que l’on ressent avec les choses morales attirent bien sûr ceux qui veulent rassembler les humains selon leurs points communs.

Observant le caractère automatique de l’élaboration d’un jugement moral par notre cerveau, la comparaison avec nos 5 sens de perception est pertinente : la vue par exemple capte des signaux extérieurs, en fait un prétraitement puis envoie les signaux au cerveau qui les interprétera . Il y a donc des données entrantes en provenance de l’environnement, puis un processus de traitement algorithmique, effectué dans le cerveau, produit des données de sortie :  le jugement moral .

Si on laisse la dénomination 6e sens à l’intuition, le sens moral est donc notre 7e sens, toujours en fonction lorsque nous sommes éveillés ; et distribuant ses bons et mauvais points à tout bout de champ, sans même que nous le voulions.

Alors, comment ça marche ? Là, petite déception : les neurosciences ne trouvent pas, pour l’instant, de zones -ou circuits simples spécialisés dans le sens moral- il s’agirait d’une combinaison de divers circuits. Place libre donc aux autres sciences humaines pour recherche des explications et des preuves associées .

Les psychologues ont montré par des essais que dès 3 ans les bébés ont un sens de la coopération mais aussi de l’équité (partages) ;  ils savent très tôt distinguer les simples conventions (pour sortir on met certains vêtements et non d’autres) des normes morales (interdit de mordre les copains). Ceci plaide en faveur d’un précâblage permettant un développement rapide du sens moral ; les études sur jumeaux corroborent ce point de vue.  

L’idée du précâblage endommage les tenants de la thèse du tout-culturel, pour lesquels la morale n’est qu’une internalisation des normes sociales. Elle est aussi gênante pour les rationalistes, pour lesquels le jugement moral s’obtient après un raisonnement logique explicitement décidé par notre cortex. Reste donc les naturalistes, pensant que notre cerveau humain comprend un algorithme codé génétiquement, fruit de l’évolution, ce qui signifie que son ancrage nous a procuré à des moments donnés des avantages de survie. En particulier, les relations entre une coopération réussie et la survie ont pu favoriser l’ancrage de l’algorithme. Partager un bout de viande avec ses congénères ouvre un droit à obtenir une faveur similaire plus tard ; se sacrifier pour sauver son clan est aussi une manière de promouvoir les gènes que l’on a en commun avec lui. Ces mécanismes ont été observés dans des tribus de chasseurs-cueilleurs.

N’oublions pas que le jugement moral et ses préconisations ne s’imposent pas forcément  face aux pulsions égoïstes.

De même, ne perdons pas de vue que le jugement sera toujours tributaire des données entrantes . On a montré que de faibles variations des données entrantes peuvent changer le jugement du tout au tout ; les préjugés sont des données entrantes, qui peuvent fortement influencer le résultat du processus, et l’influence se renforce encore quand il s’agit de croyances collectives ( culture, religions ).

C’est ainsi que l’on arrive à montrer que le comportement moral, en apparence coûteux, est fréquemment compensé par des inconvénients cachés évités, nommés «  coûts d’opportunité » par les spécialistes comme Stéphane Debove, auteur de « Pourquoi notre cerveau a inventé le bien et le mal ». Plus généralement, les coûts d’opportunité permettent d’expliquer les mécanismes stabilisant la coopération entre individus ou entre individus et groupe . On pourra distinguer les comportements coopératifs des comportements altruistes :  ces derniers sont à la fois coûteux pour l’acteur et bénéfiques pour le groupe.

En conclusion, on peut voir le sens moral comme une aide précieuse en vue de maximiser les bénéfices sociaux.

J’espère ne pas vous avoir trop fait la morale !

INDONESIE : L’héritage des francs-maçons se tient toujours magnifiquement à Surabaya

De notre confrère indonésien jatim.genpi.co

Peu de gens le savent, parmi les magnifiques bâtiments du centre-ville de Surabaya, il y a un bâtiment historique. L’historien de l’Université d’Airlangga (Unair) Surabaya, Adrian Perkasa l’appelle un bâtiment qui contient une grande histoire.

Le bâtiment, qui abrite aujourd’hui le bureau de l’Agence nationale des terres (BPN), a été le premier pavillon de la Cité des Héros à l’époque de la Veerenigde Oostindische Compagnie (VOC). « Donc, ce qui est clair, c’est qu’il a été fondé en 1809. Cependant, le processus d’établissement a commencé depuis 1798. Pendant l’ère des COV », a déclaré Adrian, dimanche (1/8).

Certains le connaissent sous le nom de Loge de Vriendschap et l’associent à l’organisation des francs-maçons. L’héritage de l’organisation se trouve sur le toit du bâtiment. Etymologiquement il signifie libre et la liberté. Les maçons sont des maçons ou des constructeurs. L’origine du mot est l’anglais.

« C’est pourquoi le symbole utilise une règle ou une règle à angle droit avec une boussole », a-t-il déclaré. Il y a un malentendu au sujet de l’organisation, qui est dite religieuse, ou pour adorer quelque chose lié au diable. Selon Adrian, cette organisation met l’accent sur la fraternité de chaque être humain. Ses membres ne voient pas de religion, tous sont acceptés. « Même s’il y a un rituel, il est clair qu’ils ne créent pas une nouvelle religion. Ils ne parlent que d’une chose. C’est de nature spirituelle, mais de nature laïque. Si c’est un rituel, à la loge Jogja, cela s’appelle la loge du diable », a-t-il dit.

Le lodge de Vriendschap a été conçu par un Indo, JWB Wardenaar. Ses autres œuvres sont la mosquée Kemayoran et le poste de police de Surabaya. « Il est dans la marine, son père est hollandais, sa mère est javanaise. Les Wardenaar sont tous de familles de militaires, mais c’est un expert en dessin », a-t-il déclaré.

PORTUGAL : Trois candidats à la direction du Grand Orient lusitanien

Article de notre confrère dn.pt – par João Pedro Henriques

Les activités en face à face rouvriront au Grand Orient lusitanien – GOL, la plus ancienne obédience maçonnique du Portugal – et après tout, comme le DN l’a rapporté hier, il n’y aura pas deux candidats à la direction, mais (au moins) trois.

Les élections du nouveau grand maître ont été convoquées pour le 30 octobre et les candidats déjà confirmés sont, outre Fernando Cabecinha (membre historique de l’organisation) et Carlos Vasconcelos (actuel vice-grand maître), également Luís Parreirão, juriste et manager, ancien secrétaire d’État à l’époque des gouvernements d’António Guterres. L’hypothèse est également la candidature de Daniel Madeira de Castro – mais pour l’instant pas officiellement confirmée. Madeira de Castro a présidé la « Grande Diète » (le « parlement » de GOL) pendant 25 ans et en 2017, il a couru contre l’actuel Grand Maître Fernando Lima Valada, perdant.

Parreirão a déjà déclaré son intention de se présenter aux élections au magazine Sábado , se mobilisant « pour le désir d’aider à construire la plus grande unité possible entre tous les francs-maçons ». En avril 2021, dans un article qu’il publie dans l’ Observador , il proteste contre le « voyeurisme maladif » que soulève le secret maçonnique, « sous prétexte d’un besoin de transparence » qui cherche à imposer « des règles que le respect le plus élémentaire de la liberté de conscience ne tolère pas ».

Ajoutant que la « respectabilité » de la franc-maçonnerie sera gagnée « par l’exemple civique et éthique de ses membres, par le sens du bien commun qui guide » son action et « par la promotion et la défense de la fraternité entre les hommes, quelles que soient les considérations politiques et convictions religieuses ou aspects philosophiques de tout être humain ».

Ce qu’il préconisait alors, c’était la nécessité pour les francs-maçons de s’assumer volontairement et publiquement comme tels. « J’ai toujours compris que le franc-maçon doit s’assumer comme tel et je l’ai toujours fait, y compris lorsque, de façon circonstancielle, j’exerçais des fonctions publiques. Une plus grande respectabilité lui sera donnée », a-t-il écrit.

Comme il l’a également déclaré dans le même article, « de temps en temps apparaît, ou réapparaît, dans l’opinion publique, une discussion récurrente sur la franc-maçonnerie, sur sa nature et ses principes et sur la déclaration obligatoire d’appartenance à la franc-maçonnerie ». Et cela arrive « souvent, pour ne pas dire presque toujours, en prenant la partie pour le tout, en ignorant et en oubliant l’histoire, en cachant les bons exemples et en hyperbolisant les déviations ».

Mais la vérité est que « la condition essentielle et intemporelle » des francs-maçons est celle d’être « libres penseurs », ce qui explique que les régimes totalitaires, « tous », n’ont jamais permis l’existence de la franc-maçonnerie, « parce qu’ils n’ont jamais permis la libre pensée ». « C’est toujours ce qui est en jeu, c’est la plus grande dimension de la liberté – la liberté de conscience et de pensée. »

Carlos Vasconcelos – qui est en tête de liste de continuité par rapport au Grand Maître actuel – a déjà déclaré à ses « frères », dans un document interne, que « le Grande Oriente Lusitano ne peut pas vivre enfermé sur lui-même ». L’objectif est « l’affirmation de la franc-maçonnerie comme élite morale, de plus en plus rigoureuse et exigeante d’elle-même et comme avant-garde sociale intervenante ».

Fernando Cabecinha, à son tour, a souligné la nécessité d’une « communication efficace ». Fernando Lima Valada, maintenant sur le point de sortir, est devenu le leader du GOL en 2011, après avoir terminé son troisième mandat.

ARGENTINE : Franc-maçonnerie, sur quoi travaillent-ils ?

Par notre confrère argentin tiempodesanjuan.com

Dans une interview à la radio, l’un des dirigeants de l’Obédience a expliqué les problèmes qui concernent son Obédience, dont Domingo Faustino Sarmiento était l’un de ses membres les plus importants.

La maçonnerie a abandonné le manteau de mystère qui la couvrait longtemps et travaille aujourd’hui en commun avec certaines institutions de l’État.

Le secrétaire aux affaires institutionnelles de la franc-maçonnerie argentine, Mariano Cravedi , a expliqué lors d’une interview à Radio Real Politik FM ce qu’étaient les préoccupations de le plus grande Obédience maçonnique du pays aujourd’hui : l’environnement et l’exploitation des êtres humains.

Mariano Cravedi

 « Nous travaillons très dur sur deux questions de la modernité qui sont étroitement liées, l’ une est l’environnement et l’autre est la diversité, toutes deux constituent l’essence de la philosophie de la franc-maçonnerie . » Le travail est réalisé à travers la signature d’un accord avec le Comité exécutif pour la lutte contre la traite et l’exploitation des personnes, un organe officiel qui dépend du chef du Cabinet des ministres dirigé par Santiago Cafiero.

« Très lié à la diversité, à cette prise de conscience et à ce souci de progrès et d’améliorations sociales, nous nous impliquons dans cette question qu’est la traite des êtres humains, tant des adultes que des garçons et des filles, ainsi que l’exploitation et le travail des enfants », a-t-il expliqué.

La traite des personnes est un problème qui préoccupe depuis longtemps la franc-maçonnerie. Cravedi a déclaré: « nous avons un célèbre maçon qui était le socialiste Alfredo Palacios . En 1913, le législateur a adopté une loi sur le thème de la traite. Pour nous c’est une fierté car à l’époque c’était le premier en Argentine et en Amérique du Sud ».

Alfredo Palacios, premier député socialiste américain.

En plus de cet accord avec le Comité contre la traite, Cravedi a signé des accords avec la municipalité de Roque Pérez qui sont reproduits dans d’autres villes et municipalités où des travaux sont menés sur quatre axes : l’éducation, la connectivité, l’accessibilité à l’eau et l’environnement -dont la présentation du projet avec le sénateur Juan Carlos Marino sur l’éducation environnementale-. Nous sommes très fiers car nous pouvons travailler et réaliser des choses avec nos idéaux.

Parmi les Argentins célèbres qui ont appartenu à la loge maçonnique figurent San Martín, Sarmiento, Rivadavia, Belgrano, José Hernández et Bartolomé Mitre , entre autres.

Domingo Faustino Sarmiento, l’un des plus grands représentants de la franc-maçonnerie argentine

Les amateurs de controverses soulignent le fait que San Martín n’a pas atteint le 33e degré, la plus haute distinction, ce que Domingo Faustino Sarmiento a pourtant fait. Plus tard, le sanjuanino a renoncé au diplôme et à la maçonnerie pour être Président de la Nation.

PARAGUAY : Le Parti Colorado demande au ministre de la Cour Suprême de démissionner de la franc-maçonnerie

De notre confrère paraguayen lanacion.com.py

L’ancien député et leader du mouvement Honor Colorado dans le département de Paraguarí Clemente Barrios a exhorté le ministre de la Cour suprême de justice (CSJ) Alberto Martínez Simón à présenter immédiatement sa démission en tant que membre de la loge maçonnique pour éviter les pressions de l’extérieur pour le système judiciaire.

« L’éminent Ministre de la Cour Suprême qui demande à être radié du registre du parti l’ANR Colorado doit désormais renoncer sans délai à son statut de membre de la loge maçonnique, pour permettre avec le temps, d’ avoir une nouvelle justice digne de confiance, libre de toute pression extérieure au système judiciaire », a-t-il déclaré.

Les déclarations de Barrios découlent de la demande faite par lettre du ministre au chef du parti Colorado, membre du Congrès Pedro Alliana, de ne plus faire partie des membres inscrits à ce groupe.

Exdiputado colorado Clemente Barrios. Foto: Archivo.

L’ancien membre du Congrès du Colorado Clemente Barrios. Photo : archives.


Ceci après l’intrusion massive intervenue hier à travers un piratage de la page institutionnelle de l’ANR Colorado, selon les précisions apportées par les autorités du parti qui impliquaient également le représentant de la plus haute instance judiciaire, qui apparaissait comme sympathisant depuis le mois de mars 1996.

Martínez Simón avait avoué en 2019 qu’il faisait partie depuis 16 ans d’une loge maçonnique, cette loge ayant été créée en 2003, affirmant en même temps que la prétendue influence que la structure fraternelle peut avoir sur les résolutions est une légende judiciaire. « Ils ne m’ont jamais rien demandé d’inconvenant, ni pour accélérer les procès, ni pour trancher en faveur d’aucun membre », avait-il commenté.

ITALIE : Cordonite et Initiation, entre anti-initiatiques et vrais francs-maçons

De notre confrère italien www.expartibus.it

Ces dernières années, même dans les obédiences traditionnelles, on assiste de plus en plus à un antagonisme entre deux visions opposées, deux manières de vivre la franc-maçonnerie. Ces deux visions de la Franc-maçonnerie différentes surgissent aussi bien au niveau collectif qu’individuel.

Dans le domaine général, une première distinction, même si elle peut devenir trompeuse, est celle entre franc-maçonnerie régulière et non régulière.

La franc-maçonnerie moderne a pour date de naissance le 24 juin 1717, qui correspond au jour de la fondation de la Grande Loge de Londres. Depuis lors, les Britanniques ont donné aux diverses grandes loges nationales la «patente de régularité », basée sur ce que doit être le respect effectif des Constitutions d’Anderson, des Anciens devoirs, des Landmarks .

L’actuelle UGLE, Grande Loge Unie d’Angleterre, évolution de la Loge originelle de Londres, accorde la reconnaissance (régularité) à une seule Grande Loge par pays.

La Grande Loge Régulière d’Italie, née en 1993 de la scission engendrée par le Grand Maître d’alors du Grand Orient d’Italie, Giuliano Di Bernardo, est la seule à être reconnue.

Depuis, donc, le Grand Orient d’Italie lui-même est exclu, alors qu’il a eu la régularité en réciprocité avec les Britanniques jusqu’en 1993.

Pourquoi d’autres obédiences, anciennes et prestigieuses, dont la rigueur rituelle ne peut être mise en doute, sont-elles exclues.

C’est précisément en vertu de ce raisonnement que certains préfèrent parler de franc-maçonnerie régulière et non régulière, par régulière nous entendons surtout ces loges qui ont des relations avec d’autres grandes loges étrangères, elles même reconnues par l’UGLE.

Prenant toujours l’exemple du GOI, il existe une reconnaissance mutuelle avec environ 200 Obédiences étrangères, comme on peut le lire sur lson site institutionnel .

En ce qui concerne ce système, il y a une différence à souligner.

Certaines grandes loges étrangères entretiennent des liens plusieurs obédiences par nation, brisant ainsi la règle de l’unicité.

Paradoxalement, un Frère sénégalais, ou péruvien, ou turc, et autres, s’il vient en Italie peut choisir, par exemple, de rencontrer une Loge GOI ou GLRI, ou les deux.

Inversement, un Frère GLRI ne peut pas travailler avec une Loge ALAM ou toute autre Loge d’Obéissance Italienne.

Vive l’universalité !

A coté des loges et obédiences traditionnelles, la naissance de nouvelles loges est très fréquente.

Regroupant des personnes mécontentes, mais aussi des personnages sans scrupules qui en font une source de revenus.

Car, il n’est pas rare de voir de véritables associations criminelles qui se proclament Franc-Maçonnerie.

A l’heure où chacun pense savoir tout connaitre, il est facile de s’improviser Grand Maître.

Les rituels des trois degrés peuvent être téléchargés sans problème sur Internet, ainsi que sur des boutiques en ligne, où il est possible d’acheter des tabliers, des sautoirs et autres objets maçonniques.

Franc maçonnerie bricolée:

Qu’est-ce qui devrait vraiment faire la différence ?

La continuité de la chaîne initiatique, la rigueur de la ritualité, bien sûr.

En ce qui concerne la continuité, il faut rappeler que la franc-maçonnerie est un ordre initiatique. Le rappeler devrait être superflu, mais il faut une clarification, car le méconnaitre est risquer de ne pas être vraiment franc-maçon..

L’initiation est reçue de ceux qui l’ont non seulement déjà été initié mais surtout de ceux qui ont été investis du pouvoir d’initier, pouvoir donner à ceux qui détiennent l’office de Vénérable Maître et conservé même après la fin de leur mandat.

Je ne peux pas commencer tout seul. Je ne peux pas commencer à moins d’avoir été initié..

L’autre élément indispensable est la rigueur rituelle.

Les travaux sont toujours et exclusivement rituels. Le reste, c’est de la bureaucratie.

A l’ouverture le Temple est carré, défini, sacré ; on recrée cette harmonie avec le Tout qui prédispose à l’élévation spirituelle.

Comment éviter cette partie ?

Chaque pas, chaque mot, chaque symbole : tout a une fonction, rien n’est aléatoire.

Si vous n’êtes pas pleinement conscient et absolument imprégné du rituel, vous participez à une parodie.

Ce n’est pas de la franc-maçonnerie !

Les Obédiences qui n’oeuvrent pas pour construire des temples à la vertu, pour creuser des prisons sombres et profondes pour le vice, pour travailler pour le bien et le progrès de l’Humanité ne sont pas de la Franc-Maçonnerie !

Si leurs buts sont profanes et en opposition avec ces principes et valeurs de la Franc-maçonnerie, alors ces institutions présumée sont anti-initiatique.

Mais les faux-maçons peuvent aussi être des individus, pas seulement des groupes, et ils peuvent aussi être des contre-initiés dans un contexte initiatiquement sain.

Bien que la distinction entre l’initiation effective et l’initiation virtuelle puisse déjà être suffisamment comprise à l’aide des considérations qui précèdent, elle est assez importante pour que nous essayions de la préciser encore un peu plus ; et, à cet égard, nous ferons tout d’abord remarquer que, parmi les conditions de l’initiation que nous avons énoncées au début, le rattachement à une organisation traditionnelle régulière (présupposant naturellement la qualification) suffit pour l’initiation virtuelle, tandis que le travail intérieur qui vient ensuite concerne proprement l’initiation effective, qui est en somme, à tous ses degrés, le développement « en acte » des possibilités auxquelles l’initiation virtuelle donne accès.
René Guénon - Considérations sur l'initiation

Guénon est très clair. On peut recevoir l’initiation dans une organisation traditionnelle régulière sans que celle-ci se concrétise.

Et c’est une initiation virtuelle.

Elle ne devient effective que si on accomplit le travail intérieur qui en développe les possibilités.

La seconde ne suit pas nécessairement la première.

Le tout pourrait se résumer en ces quelques mots : entrer dans la voie est une initiation virtuelle ; suivre la voie est l'initiation proprement dite.
René Guénon - Considérations sur l'initiation

Par conséquent, tous ceux qui reçoivent l’initiation ne deviennent pas automatiquement initiés.

Dans un autre article, nous avons longuement parlé de pseudo-initiation et de contre-initiation.

Comme nous l’avons dit, les deux attitudes sont répandues.

L’un est pseudo-initié lorsque l’initiation reste essentiellement virtuelle.

Quand on ne travaille pas sur soi, on n’abandonne pas les attitudes de profane.

Quand la pierre reste brute.

Ceux qui sont des pseudo-initiés, cependant, ne font pas de mal, sinon à eux-mêmes, gaspillant l’immense possibilité qui leur a été accordée.

Nous ne pouvons que répéter cette citation de Steiner, déjà reprise dans un précédent article dans lequel nous parlions de la Franc-maçonnerie et du Pouvoir.

Les connaissances et le pouvoir qui sont conférés à l'homme par l'initiation ne pourraient, sans elle, être acquis par lui que dans un avenir très lointain - après de nombreuses incarnations - par une tout autre voie, et même sous une toute autre forme.
Rudolf Steiner

Nous renvoyons également au même article pour la discussion sur le pouvoir, que nous n’approfondissons pas dans le présent article.

La pseudo-initiation peut être identifiée très facilement, par certaines attitudes, comme la concession à l’envie, la vanité, l’arrogance.

L’initiation virtuelle est « tuée » par l’ ignorance, le fanatisme et l’ambition .

Lorsque ces comportements, en revanche, nuisent à l’Institution ou à d’autres frères, de la pseudo-initiation on passe à la contre-initiation.

A titre purement illustratif, nous pouvons identifier deux catégories fonctionnelles à notre discours, la cordonite et l’Initié.

La cordonite , accessoirement, est une grave dégénérescence de la Magliettite , une maladie qui afflige de nombreux faux maçons.

De l’attachement mortifère aux sautoirs, symbole du fonctionnement de l’Atelier, portés par le Vénérable, le premier et le second surveillant, on passe à la recherche obsessionnelle de tabliers pouvant paraître prestigieux, poursuivie aussi par le recours à des attitudes arrogantes, de chantage, ne dédaignant pas l’usage de menaces réelles.

Il s’agit bien souvent de personnes qui n’ont que très peu réussi dans la vie profane, qui dans l’Institution laissent libre cours à leurs frustrations, animés de sentiments de rivalité, sinon de vengeance.

Malheureusement, dans leurs défauts profanes, ils sont souvent encouragés par les vrais Initiés, qui plus ils sont éloignés de la matérialité, plus ils comprennent et occupent des fonctions pour un sens élevé du service ; ils ne les fuient pas, ne craignent pas leurs responsabilités, mais ils refusent de se battre avec eux pour obtenir des sautoirs et se rabaisser à leur niveau.

L’Initié sait que ce qui compte, c’est l’Intuition exprimée par les mots, non le sautoir ou la couleur du tablier qu’on porte ; il chérissait, lorsqu’il était Apprenti, l’immense don du Silence , qu’il ne viole que lorsqu’il pense avoir quelque chose à dire qui pourrait être utile à son atelier.

Le cordoniste , quant à lui, recherche le plus beau et haut sautoir presque convaincu qu’il peut lui permettre de devenir un Super dignitaire à qui tout est permis et tout doit être pardonné, même fouler aux pieds un rituel jamais compris ; justement parce qu’il a des charges qui lui donnent du pouvoir, il passe souvent du statut de pseudo-initié au statut de contre-initié.

Si je me trompe, les étapes d’entrée rituelle dans le temple sont pseudo-initiées.

Cela signifie que je ne suis pas conscient de ce que je fais. Je répète sans réfléchir des gestes que je n’ai jamais compris.

Pour moi, une Tenue n’est pas différente d’une soirée costumée.

Si ces pas erronés sont pris en modèle par d’autres Frères ou, pire, je prétends les enseigner, alors je fais quelque chose d’anti-initiatique.

Nous avons vu précédemment, que les attaques contre-initiatiques peuvent être constatées aussi bien au niveau collectif qu’individuel.

Il s’agit évidemment de deux aspects étroitement liés.

Une obédience anti-initiatique aura une forte probabilité de créer des cherges et offices, plutôt que des initiés.

D’un autre côté, un nombre toujours croissant de contre-initiés dans une obédience traditionnelle régulière comporte le risque que sa nature elle-même change.

Si on ne parvient pas à développer des anticorps contre la cordonite et la course aux degrés , alors la loge ou l’obédience est gravement atteinte dans l’Essence même de ce qui fait la Franc-maçonnerie

Elle devient elle-même anti-initiatique.

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas

Lire l’article sur le site de notre confrère