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MEXIQUE : La franc-maçonnerie dans le monde sépharade (Partie 1)

De notre confrère mexicain enlacejudio.com

«  La recherche de la vérité et de la beauté est une sphère d’activité dans laquelle nous sommes autorisés à rester des enfants toute notre vie »

(Albert Einstein)

La grande majorité des Juifs britanniques étaient d’origine espagnole et portugaise. Après l’établissement de l’Ordre maçonnique de Londres, en 1717, dont le but premier était l’organisation en un « centre d’union de tous les hommes libres de bonnes mœurs », au-delà des différenciations raciales, religieuses ou idéologiques qui les avaient toujours aliénés ou confrontés .

Rabbi Yejuda Yacob León (1603-1675) a contribué, avant la formation de ladite Loge, à de nouvelles conceptions du Temple de Salomon qui méritaient une grande attention, au point de devenir connu sous le nom de « Temple du Lion ». La Grande Loge des « Anciens » créée en 1751, a adopté l’un de ces modèles en l’important dans son écu héraldique, restant un tel symbole également sur le bouclier de la future Grande Loge Unie d’Angleterre. Peu de temps après sa fondation, le pasteur protestant James Anderson a été chargé de compiler les anciens manuscrits des confréries maçonniques médiévales pour rédiger les principes selon lesquels les maçons seraient gouvernés à l’avenir. Ainsi fut créé le célèbre Livre des Constitutions de la franc-maçonnerie anglaise, publié en 1723, pierre angulaire de la franc-maçonnerie mondiale.

Il y a l’hypothèse que le premier franc-maçon juif anglais connu était le sépharade Francisco Francia (le jacobite). L’universalité de la franc-maçonnerie attira de nombreux juifs, qui la considéraient comme un moyen d’être accepté dans la société anglaise, qui imposait encore à cette époque des restrictions à l’entrée des non-chrétiens dans divers cercles. Les hommes qui professaient d’autres religions étaient également attirés par la maçonnerie, comme les musulmans qui entraient avec enthousiasme dans les loges en Égypte, où l’Ordre prospérait et attirait les plus hauts cercles de la société égyptienne.

Le premier cérémonial maçonnique reconnu en Terre Sainte fut la rencontre organisée par Robert Morris. Cet Américain était venu au Moyen-Orient pour rechercher des reliques maçonniques des temps anciens. Le 13 mai 1868, il conduisit son groupe à la grotte de Sedecías, établissant une Loge Provisoire, appelée Loge de Réclamation, symbolisant ainsi que la Franc-Maçonnerie recouvrait sa présence dans son lieu d’origine. De même, il a établi la première Loge en Palestine.


En Espagne, entre le début de la Guerre Civile et la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les juifs et les francs-maçons ont été présentés par la propagande franquiste comme deux forces inconditionnellement liées qui se sont conformées sans trêve contre l’Espagne, les rendant responsables de tous les maux du Pays.  Il a également été démontré que l’ennemi Judéo-maçonnique était essentiellement rentable dans la mesure où « ennemi de remplacement » dans les cas où la propagande anticommuniste pouvait être contre-Productive.  Les Arguments antisémites étaient Associés, la plupart du temps, à des Arguments anti-maçonniques, bien qu’il soit plus facile de trouver des invectives anti-maçonniques qui ne se réfèrent pas aux Juifs.

L’idée d’une alliance conspiratrice entre juifs et francs-maçons a germé pour la première fois en France au début du XIXe siècle, bien qu’il existe des précédents au XVIIIe siècle. Dans les rangs catholiques, les ennemis séculiers du christianisme étaient les juifs qui présentaient également désormais une nouvelle menace contre l’Église, la franc-maçonnerie. Ce mythe judéo-maçonnique s’est répandu en Europe catholique surtout à la fin du XIXe siècle, à l’époque de la « question romaine ». Les francs-maçons séfarades avaient une propension naturelle à rejoindre les loges espagnoles, dans lesquelles le rituel est pratiqué dans leur langue.

Les emblèmes et enseignements des Loges montrent que la Kabbale est la doctrine, l’âme, la base et la force cachée de la Franc-Maçonnerie. Le juif converti Joseph Lehmann, un prêtre catholique, a écrit ce qui suit :

« L’origine de la franc-maçonnerie doit être attribuée au judaïsme ;  certainement PAS à un judaïsme à part entière, mais au moins à un judaïsme perverti. »

Le rabbin Isaac Wise déclara en 1855 : « La franc-maçonnerie est une institution juive, dont l’histoire, les diplômes, les positions, les signes et les explications sont de caractère juif du début à la fin. L’archevêque de Port Luis à Madagascar, argumente avec diverses hypothèses que

« la kabbale juive est la base philosophique et la clé de la franc-maçonnerie »

Théodore Herzl, fondateur du sionisme, racontait en 1897 : « Les Loges maçonniques établies à travers le monde se prêteront à nous aider à atteindre notre indépendance. »

Quatuor Coronati Lodge – Installation du nouveau Vénérable Maître

Nous partageons bien volontiers la newsletter du cercle des correspondants de Quatuor Coronati, s’adressant à ces membres.

« Chers membres,

Nous approchons rapidement du début de la nouvelle année maçonnique de QC. Notre prochaine réunion de Loge le jeudi 11 novembre sera notre réunion d’installation avec Chris Powell installé comme Maître pour 2021/22. Sa conférence d’installation est intitulée ‘Never let the truth get in the way of a good story’*. Les mythes maçonniques et musicaux, et l’importance de consulter les sources primaires.

La réunion aura lieu au Freemasons’ Hall à Londres et nous espérons vous voir aussi nombreux que possible […].

Nous avons mis en place un excellent programme de conférences cette année et nous espérons que vous pourrez y assister en personne, si possible. Pour ceux qui ne le peuvent pas, nous avons l’intention de rendre la plupart des conférences disponibles sur notre chaîne YouTube.

Le Shop at Freemasons’ Hall a maintenant pris livraison du premier lot d’insignes du CQ, y compris de nos cravates, épingles de revers, boutons de manchettes, et le bijou de poitrine, et ceux-ci ont été ajoutés à une section dédiée au CQ dans leur boutique en ligne. Les insignes du CQ sont, bien entendu, également disponibles à la vente en personne à la FMH.

Nous sommes ravis de pouvoir vous annoncer que l’AQC 134 est actuellement en cours de correction et que l’impression commencera dans quelques semaines. Le livre sera envoyé aux membres du CQOC en décembre/janvier. Si vous avez des doutes quant au renouvellement de votre adhésion au CQOC ou si vous souhaitez confirmer que votre abonnement est à jour, vous pouvez vérifier votre statut de membre en allant sur Trouver mon compte.  Dans tous les cas, veuillez-vous assurer que vous vous êtes inscrit : un courriel automatisé confirmera ou reconfirmera votre adhésion et vous devrez vous connecter en utilisant ces informations. Vérifiez également que nous disposons de votre adresse postale actuelle, sinon votre exemplaire d’AQC risque d’être retardé.

En cas de problème, envoyez un courriel à notre fournisseur de services d’abonnement, Warners Group, à l’adresse subscriptionsmanagement@warnersgroup.co.uk, ou appelez-les au 01778 392023 (+44 1778 392023 si vous appelez de l’extérieur du Royaume-Uni).

Les préparatifs de la Conférence de Cambridge 2023 avancent à grands pas. Nous vous fournirons de plus amples informations au cours des six prochains mois, notamment le programme complet et les informations relatives aux réservations.

Enfin, nous tenons à remercier tous nos secrétaires régionaux et locaux qui ont tant fait pour soutenir le CQOC au cours de l’année écoulée. Votre contribution et votre soutien sont très appréciés.

Avec nos chaleureuses salutations fraternelles,

Ric Berman, Andreas Önnerfors, Martin Faulks »

* Qui peut se traduire par « Ne laissez jamais la vérité se mettre en travers d’une bonne histoire ».

Pour mémoire :

  • La Loge Quatuor Coronati

Quatuor Coronati est une Loge maçonnique anglaise, qui consacre exclusivement ses travaux à la recherche maçonnologique. C’est la plus ancienne des loges de recherche.

La loge Quatuor Coronati a été constituée à la demande de neuf francs-maçons, dont l’historien Robert Gould (1837-1915). La Grande Loge unie d’Angleterre lui accorde sa patente constitutive le 28 novembre 1884, avec le numéro 2 076, mais elle ne tient sa première réunion que le 12 janvier 1886, son premier président, colonel de l’armée anglaise, ayant été envoyé en mission en Afrique2. Son nom évoque celui des quatre Saints couronnés, patrons des maçons, mentionnés en 1390 dans le manuscrit « Regius ».

  • La publication de la Loge : « Ars Quatuor Coronatorum »

La loge publie un recueil annuel intitulé « Ars Quatuor Coronatorum » (AQC) dont chaque volume reprend les conférences prononcées dans la Loge au cours de l’année écoulée, ainsi que les questions, les réponses de l’auteur, et d’autres articles.

Un index abrégé des quatre-vingts premiers volumes, comprenant 2 100 entrées et 472 titres d’article, a été publié en 1971.

  • Vous aussi, devenez Quatuor Coronati Correspondence Circle (QCCC)

La Loge Quatuor Coronati se réunit cinq fois par an au Freemasons ’Hall de Londres. Le nombre de ses membres est limité à quarante. Elle a cependant créé, dès 1887, un cercle de membres correspondants, qui ne sont pas nécessairement francs-maçons, dénommé Quatuor Coronati Correspondence Circle (QCCC). En 2011 au nombre de 5 220 répartis dans le monde entier, ces membres reçoivent le volume annuel de la publication.

Pour des informations supplémentaires, vous pouvez consulter le site Web de la Loge :

Nous vous rappelons que la tenue est réservée aux Frères réguliers et reconnus par la Grande Loge Unie d’Angleterre, munis d’un good standing.

Source : newsletter Quatuor Coronati Correspondence Circle (QCCC)

RUSSIE : Magiciens, francs-maçons et gourou personnel de Staline : pourquoi le KGB a-t-il créé un département « occulte » ?

Les personnes qui ont servi dans cette unité à différentes époques se sont non seulement distinguées par leurs capacités et leurs connaissances, mais ont également influencé les décisions des dirigeants du pays.

De notre confrère russe life.ru

Apprenti sorcier et chef maçon

Au début des années 20 du XXe siècle, Boris Kirichenko (plus tard Astromov), originaire de Boguchar, dans la région de Voronej, avait 34 ans. À cette époque, il avait déjà une expérience de vie colossale – il a été sous le choc de la guerre russo-japonaise, a étudié avec le célèbre criminaliste Cesare Lombroso, est diplômé de la faculté de droit, sous le pseudonyme de Watson a joué dans plusieurs longs métrages, a agi comme assistant de sécurité commissaire et commandant adjoint de la Banque populaire à Petrograd, a activement communiqué avec les principaux maçons du monde.

Photo © Liste ouverte
Photo © Liste ouverte

Pendant plusieurs années, il a dirigé la plus grande organisation occulte de Léningrad, l’Ordre Martiniste. Contrairement aux autres membres de cette organisation, Astromov possédait le don de l’hypnose, de l’entreprise, un penchant pour les idées mystiques (il existe une version selon laquelle c’est le résultat d’un choc de longue date) et était dévoué au romantisme de la franc-maçonnerie, et il traitait les connaissances secrètes et les symboles avec passion et fanatisme. Sous le régime soviétique, il a donné des conférences sur la franc-maçonnerie et a même préparé une brochure « Les chercheurs de vérité » pour publication. Dans le même temps, il a commencé à travailler avec les organes de sécurité de l’État, pour lesquels, secrètement de ses partisans, il a obtenu des informations particulièrement précieuses sur les agents d’influence. Selon les rumeurs, c’est sur les plans du « sorcier » que les premiers départements d’espionnage de l’OGPU ont été construits pour travailler avec les ennemis internes du pays.

En 1926, un franc-maçon, déjà bien connu dans le pays, décide de se lancer dans l’aventure – il s’engage à un rendez-vous avec la direction de l’OGPU, où il propose de légaliser les activités des loges maçonniques en URSS, en échange de promesses les autorités « fournissent des informations » sur les activités des « francs-maçons » et des membres d’une société secrète. Après cette proposition, des rumeurs sur le travail des organes de sécurité de l’État avec des « magiciens et des sociétés occultes » sont parvenues à Staline, à la suite desquelles Astromov a été condamné à trois ans dans des camps et à trois ans d’exil en Sibérie. En 1940, le malheureux Martiniste est à nouveau arrêté, après quoi ses traces sont finalement perdues.

« Don Juan russe » Konyukhov

Photo © Images du domaine public
Photo © Images du domaine public

Nikolai Konyukhov, selon ses étudiants, était un mystique et un philosophe spontané, et derrière son dos ils l’appelaient Don Juan (un chaman de la tribu indienne Yaqui, le protagoniste des livres de Castaneda). Contrairement à de nombreux fans de Castaneda, il n’a pas copié sans réfléchir les thèses du mystique latino-américain, mais a tout compris à partir de sa propre expérience.

Konyukhov est devenu l’un des fondateurs du sous-sol ésotérique de la capitale et a non seulement gagné des adeptes, mais s’est progressivement enrichi au détriment des dons de son troupeau. Konyukhov avait un don de persuasion rare – il a même assuré à l’un de ses sectaires qu’il avait survolé de nuit l’église de l’Intercession sur la Nerl. Cependant, Konyukhov a rapidement attiré l’attention des organes de sécurité de l’État, mais le « bureau » omnipotent n’était pas pressé de l’arrêter. Parmi les adeptes du savoir secret, il y avait de nombreuses personnes occupant une position décente dans la société, dont le KGB a reçu des informations sur des tentatives d’espionnage. Konyukhov lui-même a su garder les secrets du « bureau », grâce auquel il a vécu une vie longue et calme de jardinier, d’artiste qui peint à la manière de Jackson Pollock et de sculpteur sur bois. Au moment où le mystique du personnel du KGB a été officiellement répertorié comme mort.

« Guérisseur » Tosha Shuktomov

Photo © russian7.ru
Photo © russian7.ru

Originaire de la République socialiste soviétique autonome des Komis, il a dépassé ses camarades de développement depuis l’enfance, grâce à quoi ses parents l’ont envoyé dans une école pour surdoués. Plus tard, déjà à l’adolescence, pour son apparence extravagante, tente de constituer une société d' »artistes libres » Vladimir Shuktomov, ou, comme l’appelaient ses amis, Tosha, s’est rapidement retrouvé sous le capot du KGB. On lui a prescrit un traitement à l’insuline et a été admis dans l’un des hôpitaux psychiatriques. D’un adolescent étrange ordinaire, Shuktomov est devenu un philosophe doté d’un don de persuasion – il a fui la surveillance et, à l’aide de faux documents, est entré sans problème dans le département de biologie de l’une des universités de Léningrad, dépassant la plupart des candidats en termes du nombre de points.

Le KGB s’est vite rendu compte que l’enfant prodige qui était soudainement apparu à Léningrad était son ancien « client », mais il n’a pas organisé de rafle sur le dissident qui s’était évadé de la clinique psychiatrique. Avec l’aide des connaissances acquises à l’université, Tosha a pu organiser sa propre secte, où il « a guéri les gens à la demande d’en haut ». Au début, cette organisation ne différait en rien d’exceptionnel, mais au début des années 80, le « guérisseur » Tosha Shuktomov « a guéri » des dizaines de personnes et a même sauvé l’un des adeptes de la tuberculose. Plus tard, il développa son propre système de symboles et de hiéroglyphes, fit revivre l’ancienne technique indienne du kunta yoga et en tira le principe de son enseignement : « Ne fais que ce que tu veux vraiment », ce qui coïncide étonnamment avec l’appel de l’occultiste Aleister Crowley – Fais quoi tu veux.

Selon des rumeurs, avant sa mort, Tosha était répertorié dans les archives du KGB comme agent sous le pseudonyme de Luch. De lui, les tchékistes ont reçu des informations sur des dissidents potentiels dans les rangs du parti et ont régulièrement privé de billets de parti ceux qui ne correspondaient pas aux idéaux de l’État socialiste. L’un des adeptes les plus célèbres de cette secte était le directeur de l’usine de défense de Kharkov, Ivan Tikhiy, qui, pour passer au « professeur », a laissé non seulement une bonne position, mais aussi sa femme avec deux jeunes enfants. L’érotisme préféré de Staline et les seins nus dans le cinéma soviétique

Ilya Belyaev, élève de Toshi et adepte de Ramakrishna

Photo © ibeliaev.com
Photo © ibeliaev.com

Ilya Belyaev est l’un des étudiants les plus remarquables de Shuktomov, mais c’est lui qui est devenu la raison pour laquelle la secte Toshi a cessé d’exister et a mis tout le département « occulte » du KGB au bord de la dissolution. Après avoir surmonté la crise spirituelle due à une querelle avec le « professeur », Belyaev a décidé de créer son propre enseignement et, après les premières réunions, s’est presque immédiatement intéressé au développement des membres du comité.

Cependant, cela n’a pas fonctionné pour recruter l’élève de Toshi – après une tentative infructueuse de construire sa propre structure, il était couvert de « dépression spirituelle », dont l’effet secondaire était le déni complet de tout et de tout le monde. Ensuite, il y a eu une recherche de soi, une émigration au Canada, un retour dans la Russie post-perestroïka, une tentative infructueuse de créer une entreprise dans les réalités des gangsters des années 90 et une nouvelle dépression spirituelle. Belyaev a réussi en tant qu’artiste, a écrit le livre « Kunta’s Edge » en anglais, dans lequel il a décrit une courte histoire de Toshi, expliquant que le gourou lui est apparu dans un rêve et a exigé de le faire. Dans les nouvelles réalités, l’aide des « confesseurs » de la clandestinité n’était plus requise par les tchékistes, de sorte que Belyaev, selon les historiens et les spécialistes des services spéciaux, a été renvoyé du conservateur et de la surveillance externe. Et après un certain temps, le département lui-même a cessé d’exister,

Dans le même temps, Belyaev lui-même restait le seul ésotériste survivant auquel les gens du « bureau » se soient jamais intéressés. Il vit dans une ferme près de Vyborg, enseigne des techniques pour travailler avec la conscience et est en complète harmonie avec lui-même et le monde. La seule chose qui peut le déséquilibrer est une demande de raconter les temps de participation à la clandestinité ésotérique de Saint-Pétersbourg et les relations avec Tosha.

Patrick Burensteinas – Les Sentiers Initiatiques

Langue des Oiseaux. Sa définition, son origine, son utilisation dans le temps et à notre époque.

Durée : 40mn environ Effectuée en mars 2020

Une visioconférence avec Patrick Burensteinas, sur le thème initial de la langue des oiseaux. Nous avons parlé d’Alchimie, d’Alchimie opérative, d’Alchimie spéculative, de Langue des oiseaux, du bonheur, du monde, de la vie, de l’humain.

Lien vers la chaine « Les sentiers initiatiques« 

KENYA : Croyances religieuses secrètes mais les plus puissantes

De notre confrère kenyan kenyans.co.ke – Par GEOFFREY LUTTA

Le Kenya, comme la plupart des gens le croient, est ancré dans différentes croyances religieuses qui façonnent son mode de vie. Les Kenyans souscrivent à différentes pratiques religieuses auxquelles ils se consacrent.

Leur liberté de culte est imposée par la constitution qui stipule qu’il n’y aura pas de religion d’État et interdit la discrimination religieuse.

La constitution garantit la liberté de religion et de conviction individuellement ou en communauté, y compris la liberté de manifester une religion par le culte, la pratique, l’enseignement ou l’observance. Environ 70 pour cent des Kenyans sont chrétiens, 38 pour cent protestants et 28 pour cent catholiques. Environ 25 pour cent sont des adeptes de religions indigènes et 6 pour cent sont musulmans. Parmi la communauté asiatique, il y a des hindous, des sikhs, des parsis et des bahaïs.

L'église de Nairobi aurait été construite par des francs-maçons
L’église de Nairobi aurait été construite par des francs-maçons

Bien que leurs croyances et leurs pratiques varient en détail parmi les groupes ethniques du Kenya, ils partagent de nombreuses caractéristiques générales. Presque toutes impliquent la croyance en un créateur éternel et omnipotent envisagé comme lointain.

Cependant, la liberté et l’existence de différentes religions ont continué à susciter une myriade de réactions. Certaines des choses faites au nom de l’adoration ont franchi la ligne de la normalité.

La folie au nom de la religion ne commence pas seulement avec les récents passages du Pasteur James Ng’ang’a qui ont suscité beaucoup de réactions, ils durent depuis un bon moment.

Le pasteur de la ville est à de nombreuses reprises à la tête de ses services en criant des noms, en giflant ses fidèles et même en accomplissant des miracles. Malgré toutes ses singeries, il a continué à attirer un énorme public.

Franc-maçonnerie

La religion dont on parle le plus est la franc-maçonnerie. Au Kenya, cela reste encore un secret et peut-être le plus craint parmi certains individus mais son impact est très puissant.

Comme l’écrit Duncan Ndegwa, alors chef de la fonction publique, dans son livre Walking in Kenyatta’s luttes , ils ont tenté à un moment donné de recruter le président fondateur Mzee Kenyatta.

En dehors de cela, la société secrète s’est attribuée le mérite de différentes conceptions architecturales, en particulier à Nairobi. 

Le Parlement, la cathédrale All Saint, la bibliothèque McMillan, le siège de Kenya Railways et l’hôtel de ville, qui se distinguent tous par leur maçonnerie impeccable et sans couture.

Ils sont tous réputés maçonniques, pourvus de signes et de symboles.

Leur présence et leur existence puissante ne peuvent donc pas être supprimées.

Dieux Luhya

Le plus célèbre parmi la Nation Mulembe est Jéhovah Wanyonyi. Il a mené une vie mystérieuse et ses « allées et venues » restent top secret parmi ses partisans, cinq ans après sa « disparition ».

Néanmoins, les fidèles de la secte Lost Israelites croient que leur « Dieu », Jéhovah Wanyonyi, est vivant et vient de faire une pause dans un endroit serein. Ils insistent sur le fait qu’il les rejoindra bientôt et offrira des conseils spirituels sur la vie avant la fin anticipée du monde.

« Notre Dieu n’est pas comme n’importe quel être humain ordinaire qui meurt. Il a été avec nous ici et il reviendra. Le fait que vous les non-croyants ne le voyiez pas ne signifie pas qu’il est mort. »

Dans le comté de Bungoma, un chef de secte connu sous le nom de Nabii Yohana V est très suivi et les habitants de la région feraient n’importe quoi pour lui plaire.

Il prétend être Jean-Baptiste réincarné.

« Je suis né en Égypte et après cinq ans, je suis allé en Israël où j’ai vécu pendant 230 ans. Plus tard, je suis retourné à mon créateur. J’ai préparé le chemin pour Jésus. J’avais 203 ans au moment où Jésus est venu. Je l’ai consacré pour commencer son travail avant d’aller au ciel », a noté Nabii Yohana V.

Le chef religieux prétend que Dieu l’a envoyé, le 15 février 1941, pour achever l’œuvre de Jésus-Christ et apporter la lumière en Afrique.

Pour certains, cela peut sembler indigne de confiance, mais son influence et son pouvoir au sein de la communauté ne sont pas mesurés.

Légion Maria

La religion Legio Maria n’est pas nouvelle pour les controverses. En 2020, les fidèles se sont livrés à des batailles avec des agents des forces de l’ordre pour un sanctuaire. Les escarmouches se sont déroulées entre deux factions et ont fait huit morts, ce qui a abouti à un procès.

L’incident a laissé la plupart des gens se demander pourquoi les humains devraient perdre la vie en se battant pour un sanctuaire.

La religion ressemble beaucoup au pentecôtisme. Il met l’accent sur les dons du Saint-Esprit et intègre des pratiques telles que la glossolalie (parler en langues) et l’exorcisme dans ses services tout en conservant la hiérarchie et le culte catholiques.

Le groupe est souvent confondu avec le catholique car il célèbre les principaux éléments de la messe latine traditionnelle. Il a des religieuses et son propre pape, Romanus Ong’ombe, qui vit au siège de l’église à Got Kwer, situé dans le comté de Migori, dans le sud-ouest du Kenya.

« La Legio Maria propose des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés chaque jour », a déclaré l’un des fidèles dans une interview précédente. « Les prophètes peuvent prier pour vous et vous obtenez un travail, un mari, une femme et des enfants, et vous êtes même guéri de maladies. »

Pourtant, certains groupes religieux sont considérés comme modestes mais toujours puissants.

Par exemple, le catholicisme est resté parmi les religions les plus puissantes du pays dans la façon dont ils défendent leurs valeurs et adhèrent à l’intégrité.

Les catholiques ont plus souvent été considérés comme faisant partie des décideurs avec leur influence pénétrant même dans l’arène politique. L’église pentecôtiste est aussi de ce calibre.

Membres de la Conférence des évêques catholiques du Kenya
Membres de la Conférence des évêques catholiques du Kenya

∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Mercredi 6 Octobre 2021

-Décryptage 🎬 Accès direct 00:21

-Chamanisme 🎬 Accès direct 1:16

-Nairobi. 🎬 Accès direct 2:24

🎥 Alphabet maçonnique : https://450.fm/2021/09/02/le-chiffrage-de-lalphabet-maconnique/

🕍 Chamanisme : https://450.fm/2021/09/25/video-chamans-les-maitres-du-desordre/

🧑🏻‍🦽 Kenya https://450.fm/2021/09/05/kenya-pierre-par-pierre-comment-les-francs-macons-ont-construit-la-ville-de-nairobi/

📰 3 POINTS C’EST TOUT

Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm

Le journal de la FM sous tous ses Angles

Présentation Hadrien Berthaut

Directeur de la Publication Franck Fouqueray

Instruction rituel forestier – vente « le puits des forges »

LES FORESTIERS D’AVALON

L’Eglise celtique cultivait au sein de ses culdées tous les arts, et en particulier celui de construire des ouvrages religieux. Si le bois était dans ce cas précis le matériau noble qui avait la préférence, l’art des culdéens s’exprimait aussi dans la pierre, dans laquelle ils s’ingéniaient à reproduire la forêt. C’est en Angleterre, et plus particulièrement en Écosse, que l’on pourra ultérieurement faire le constat d’une cohabitation des traditions celtique et maçonnique. Les culdéens étaient placés sous la protection du roi Athelstan (c’est à York, centre de rayonnement culdéen, que son fils aurait, dès 926, accordé la première charte maçonnique). L’église celtique instille ainsi une partie de ses traditions dans les associations de bâtisseurs. Ce sera, à n’en pas douter, le cas pour la Loge de Kilwinning fondée en 1150, soit deux ans avant la mise hors la loi définitive de l’église celtique. Cette Loge sera élevée au rang de Grande Loge Royale de Kilwinning par le roi Robert Bruce en 1314. Celui-ci accueille à cette même époque en Écosse de nombreux Templiers en l’utile ainsi que de nombreux artisans flamands auxquels il garantit la préservation de leurs usages traditionnels. Au XVIII` siècle, le pasteur écossais Anderson se référera sans doute à des faits de cette nature pour écrire que les édifices celtiques élevés par les anciens Gaulois et par les anciens Bretons constituaient des restes de  » la bonne Maçonnerie datant d’avant le Ve siècle. « 

LE MOUVEMENT DES  » ANTIQUARIANS « 

La tradition enterrée avec l’église celtique va paradoxalement réapparaître en Angleterre alors que l’Europe est plongée dans l’obscurantisme et l’inquisition.

Au Moyen-Age, la dynastie des Plantagenêt avait trouvé avantage à flatter les racines celtiques des Bretons d’Angleterre et d’Armorique en utilisant la légende arthurienne, de même le roi Henry VIII Tudor, d’origine galloise, trouve un intérêt à mettre en évidence l’histoire celtique du pays en s’appuyant sur l’archéologie.

Les nouveaux archéologues se réunissent en association qui, sous le patronage de la reine Élisabeth, sera fondée en 1574 sous l’appellation Society of Antiquaries.

La remise de la charte instituant la Royal Society à Oxford, par Charles il Stuart en 1662, allait offrir aux Antiquarians l’opportunité de se retrouver au sein d’une nouvelle assemblée de scientifiques reconnue du pouvoir royal.

Louis XIV fait fermer les académies régionales en 1681, révoque l’Édit de Nantes en 1685, puis persécute les jansénistes dont le crime est d’admettre un rapport entre la grâce et le libre arbitre. Les jansénistes mettent également en cause l’absolutisme, qu’il soit royal ou papal.

Jacques III Stuart monte sur le trône en 1685. Converti au catholicisme, il se rapproche de Louis XIV. Sa politique absolutiste, peut-être influencée par l’exemple du roi de France, lui attire une forte opposition. Il est détrôné en 1688 par son gendre Guillaume (le Nassau et se réfugie en France, à Saint-Germain-en-Laye où il meurt en 1701. La reine Anne Stuart, qui souhaitait laisser son trône à son neveu réfugié en France, meurt en 1714 et c’est George le, qui s’impose, amenant sur le trône d’Angleterre la Maison de Hanovre au détriment des Stuart. Ces derniers ne comptent à cette époque que peu d’alliés parmi les esprits éclairés dont l’importance commence à se faire sentir dans la marche du pays : la dynastie des Stuart est trop associée à une idée de royauté absolue de droit divin, génératrice d’obscurantisme. C’est après ces turbulences que l’on va assister à la création quasi simultanée de trois Sociétés la Franc-maçonnerie spéculative moderne, le Druidisme et le retour des Antiquarians. Les Antiquarians qui, depuis 1660, travaillaient au sein de la Royal Society s’y voient relégués à un rôle accessoire à partir de 1703. Le nouveau président, Isaac Newton, dans son désir de privilégier les sciences modernes tournées vers l’avenir, néglige ostensiblement les travaux des Antiquarians. Ces derniers retournent vers les tavernes pour reformer leur association. A partir de 1707, ils participeront aux travaux secrets de la Gentlemen’s Society of Spalding. C’est sans doute le soutien logistique de ce groupe de réflexion qui amènera la reconstitution de la Society of Antiquaries dans une taverne londonienne le 17 juillet 1717. Sa charte ne lui sera remise qu’en janvier de l’année suivante, jour qui sera retenu comme date de sa fondation officielle. Ses membres se retrouveront également dans les deux autres organisations imaginées par la Gentlemen’s Society of Spalding, le Druid Order et la Franc-maçonnerie Spéculative dite moderne.

Pratiquement tous les membres de cette Society font partie de la Royal Society, dont de nombreux Francs-Maçons Acceptés. Sir Christopher Wren, architecte de la cathédrale Saint-Paul qui venait d’en fermer la Loge à l’achèvement des travaux, en faisait partie. Parmi les Francs-Maçons célèbres de cette Society, on peut citer Newton, Désaguliers, le Chevalier Ramsay, le duc de Montaigu et Edmond Halley. Ces  » gentlemen  » comptaient aussi de très nombreux antiquarians, dont certains étaient Francs-Maçons comme Maurice Johnson, Martin Folkes, William Stukeley, et sans doute Pierre des Maiseaux et John Clerk. Complétait le groupe une tendance plus particulièrement druidique avec l’Irlandais John Toland, les frères Samuel et Roger Gale. La sensibilité rosicrucienne était représentée entre autres par Sir Christopher Wren et Isaac Newton. Ce sont en fait les utopies Rose-Croix et le débat sur le droit naturel des peuples qui furent les principaux ingrédients des sept années de réflexion de cette Gentlemen’s Society of Spalding.

C’est bien la grande tolérance des Celtes et la bonne perception du christianisme originel par les druides qui permettront une grande perméabilité à la religion chrétienne dans toute l’aire celtique. Cette attitude contribuera en retour à préserver l’essentiel de la Tradition celtique.

Confronté à une chasse incessante depuis l’occupation romaine, le druidisme, et en particulier le bardisme, ne sera jamais totalement éradiqué. La tradition, conservée discrètement au sein de familles, sortira épisodiquement de l’oubli en favorisant la constitution d’assemblées druidiques qui prennent le nom de Bosquets. L’une de ces assemblées, le Bosquet de Mount Haemus, situé près d’Oxford, est cité comme antérieur à 1245, année où son nom aurait été pour la première fois mentionné sur un manuscrit faisant état d’un Covent de Sociétés secrètes adeptes de la philosophie hermétique ou de l’alchimie. Issus de ces sociétés secrètes, de nombreux Francs-Maçons acceptés participèrent à la codification des rituels de la Franc-maçonnerie spéculative.

La fonction de  » Tuileur  » dévolue au  » Couvreur  » de la Loge est identique à celle du portier dans les textes traditionnels celtiques. L’un (le ces textes,  » la seconde bataille de Mag Tured  » raconte l’arrivée de Lug le Polytechnicien à Tara. Il est  » tuilé  » à la porte du château par le druide portier.

John Aubrey, décédé en 1697, faisait bien entendu partie des Antiquarians, mais il avait aussi été membre de l’Invisible Collège avant d’être nommé à la Royal Society. Il ne participera pas à l’aventure de la Gentlemen’s Society of Spalding, mais laissera son empreinte de Franc-maçon Accepté sur le Bosquet druidique de Mount-Haemus dont il fut le chef. Elias Ashmole, un autre Franc-maçon Accepté, ancien de l’Invisible Collège, membre de la Royal Society et Antiquarians, décédé en 1692, sera retenu par la tradition du Druid Order comme étant à l’origine d’une transmission aux premiers Francs-Maçons spéculatifs des initiations correspondant aux trois catégories spécifiques du druidisme, ouate, barde et druide. Ces transmissions initiatiques auraient ensuite été regroupées au sein d’un grade unique, le Royal Arch.

Le 21 septembre 1716, jour de l’équinoxe d’automne, John Toland, antiquarian membre de la Gentlemen’s Society of Spalding, mais sans doute aussi Franc-maçon, charge un membre de son Bosquet druidique de proclamer symboliquement au sommet de Primrose-Hill la convocation de tous les druides pouvant encore exister par le monde, pour l’assemblée qui se tiendra le 22 septembre 1717 à l’Apple Tree Tavern à Londres. Cette proclamation est faite rituellement en plein air, à la face du soleil œil de lumière. Plus efficacement, des convocations furent expédiées aux différents Bosquets connus. Cette convocation démontre bien la coordination par la Gentlemen’s Society of Spalding de la naissance des deux organisations que seront la Franc-maçonnerie spéculative moderne et le Druid Order à trois mois d’intervalle. Le 22 septembre 1717, l’assemblée réunissait les représentants de Bosquets druidiques ou bardiques en provenance de Londres, York, Oxford, du Pays de Galles, de la Cornouaille britannique, de l’île de Man, d’Anglesey, d’Ecosse, d’Irlande et de Bretagne armoricaine. Le délégué de Bretagne armoricaine Pierre des Maiseaux faisait également partie de la Gentlemen’s Society of Spalding. L’assemblée procéda à la constitution d’une confédération appelée The Ancient Druid Order (A.D.O.) qui sera plus communément appelée Druid Order. L’idéologie de l’ A.D.O. tenait en une phrase :  » Travailler à l’instauration d’un ordre de paix et de bonheur sur la terre, un retour aux sources naturelles de la civilisation celtique. « 

Le fonds celtique niché au cœur de la Franc-maçonnerie spéculative, qu’il se rapporte à cette naissance commune avec le Druid Order et la Society of Antiquarians en 1717 ou qu’il provienne des bâtisseurs de l’Eglise celtique, plus particulièrement dans l’Écosse du Moyen Âge, semble bien établi. Cette tradition celtique se retrouve en outre dans les associations corporatives du travail du bois et de la pierre. Elle se retrouve aussi au sein de l’Ordre du Temple dont la dissolution en 1312 amena certains de ses membres à trouver refuge en Écosse.

Les fouilles archéologiques ont exhumé sur l’ensemble de l’aire celtique de nombreux vestiges d’établissements agricoles de petite taille très disséminés. Au second millénaire, la majorité de l’Europe est couverte de forêts. Toutes les populations issues du tronc indo-européen sont dendrolâtres. La forêt est le temple naturel dans lequel se réunissent non seulement les druides mais aussi les prêtres de Thor et de Jupiter. La forêt est vénérée dans son ensemble, elle symbolise le cosmos et sa voûte représente le ciel au sens religieux du terme. L’abattage d’un arbre destiné à fournir le bois de construction ou de chauffage donne préalablement lieu à une cérémonie expiatoire de la part du bûcheron. Certaines parties des forêts, réputées centrales, seront les temples des Celtes, leurs némétons.

En Gaule et en Germanie, au début de notre ère, les clairières servent encore de lieux d’assemblée et de réunion aux populations. Le culte des forêts et des arbres est profondément ancré dans les populations d’Europe. Ce culte sera la première cible de ceux qui voudront réduire l’Église celtique les légions de César et plus tard l’Église romaine. Les Celtes excellent dans le travail du bois ; ils en construisent leurs habitations, leurs chars et inventent le tonneau qui remplacera l’amphore pour le transport du vin. Les quelques vestiges qui ont résisté au temps nous montrent leur maîtrise dans l’art de la charpente et de la sculpture. Les Celtes ne sont pas urbanisés ; leur habitat est disséminé et seules quelques résidences plus importantes abritant un roi ou un chef de guerre sont protégées par une enceinte de bois ou un mur fait d’un savant assemblage de poutres et de pierres. Au premier âge du fer commencent les grands mouvements de Celtes conquérants. La forêt fournit le charbon de bois nécessaire à la transformation du métal dont ils fabriquent leurs armes. Les Celtes expriment leur sensibilité artistique dans la réalisation de petits objets décoratifs métalliques, mais leur civilisation reste essentiellement forestière. La forêt est synonyme de liberté pour ses habitants. Cela explique peut-être les profondes racines libertaires des nations celtes dont la sanction sera l’incapacité à se fédérer de façon durable sous l’autorité d’un chef unique et, en conséquence, leurs hésitations à se rassembler pour faire front à un envahisseur.

L’armée romaine amène à sa suite les corps de métiers nécessaires à la construction de leurs ouvrages défensifs. Ces bâtisseurs sont organisés en collegia. Une collegia regroupe les ouvriers d’une même spécialité, de l’apprentissage à la parfaite maîtrise de leur art. Ils y franchissent diverses étapes de type initiatique, mettant en œuvre des rituels à vocation religieuse pour honorer leur dieu tutélaire et s’engagent à préserver les secrets du métier. Toutes les organisations corporatives qui se succéderont jusqu’à nos jours procéderont peu ou prou de ces collegia romaines. Ces organisations seront concentrées dans les monastères après les invasions barbares de la Gaule du milieu du premier millénaire, époque du rayonnement de l’Église celtique.

La charge  » sacrée  » du bois, dont avaient conscience les bâtisseurs culdéens, fait partie des éléments de l’antique tradition conservés par l’Église celtique. L’originalité qui s’exprime dans le travail du bois, tant sur le continent qu’en Grande-Bretagne, vient d’une tradition dont les architectes du rite écossais avaient connaissance. Il semble qu’à la suite de l’octroi de la première charte maçonnique à York en 926, le rite ancien d’ York ait été un rite écossais fortement imprégné de celtisme. Ce rite qui se maintiendra jusqu’en 1172 aurait été un rite forestier. La construction des ouvrages religieux en bois reporte en fait à l’antique néméton des druides, les bâtisseurs s’ingéniant à reproduire la forêt dans leurs ouvrages. Cette tradition sera à l’origine de l’architecture ogivale.

L’Ordre du Temple aura un rôle important dans le fait de perpétuer les traditions des ouvriers du bâtiment. Les communautés de métier, dont celle des charpentiers, se reconstituent sous l’égide du Temple. L’art particulier issu de la tradition celtique explose alors dans l’architecture gothique. Il semble que le mot Devoir appliqué aux communautés de métier soit apparu entre les XIIe et XIIIe siècles dans une forêt du Temple située en Champagne. Dans cette forêt, vers 1275, travaillent des fabris dont l’organisation implique des initiations et des mots de passe. A la dissolution de l’Ordre en 1312, quelques Templiers se réfugient en Écosse et se placent sous la protection du roi Robert Bruce. Ils y rencontreront des guildes d’artisans flamands dont celle des charpentiers qui renoue avec la tradition des bâtisseurs culdéens. L’une des légendes maçonniques nous rapporte que la Franc-maçonnerie aurait alors été créée à l’initiative des Templiers dont le Grand Commandeur Hamptecourt et le Provincial d’Auvergne Pierre d’Aumont.

L’Ordre du Temple aura un rôle important dans le fait de perpétuer les traditions des ouvriers du bâtiment. Les communautés de métier, dont celle des charpentiers, se reconstituent sous l’égide du Temple. L’art particulier issu de la tradition celtique explose alors dans l’architecture gothique. Il semble que le mot Devoir appliqué aux communautés de métier soit apparu entre les XIIe et XIIIe siècles dans une forêt du Temple située en Champagne. Dans cette forêt, vers 1275, travaillent des fabris dont l’organisation implique des initiations et des mots de passe. A la dissolution de l’Ordre en 1312, quelques Templiers se réfugient en Écosse et se placent sous la protection du roi Robert Bruce. Ils y rencontreront des guildes d’artisans flamands dont celle des charpentiers qui renoue avec la tradition des bâtisseurs culdéens. L’une des légendes maçonniques nous rapporte que la Franc-maçonnerie aurait alors été créée à l’initiative des Templiers dont le Grand Commandeur Hamptecourt et le Provincial d’Auvergne Pierre d’Aumont.

Le roi d’Écosse aurait permis que la tradition templière se perpétue en autorisant la création de l’Ordre du Charbon et de la Rue. Cet Ordre encore appelé Ordre de Saint-André d’Écosse est fondé en 1314, la même année que la Grande Loge maçonnique de Herodom de Kilwinning.

l’Ordre des Chevaliers de Saint jean de Jérusalem et se voit attribuer en 1312, par le pape Clément V, tous les biens, droits et privilèges de l’Ordre du Temple dissout. L’Ordre de Saint Jean hérite par la même occasion de la juridiction du Temple sur les francs métiers.

Des associations de charbonniers sont recensées sur l’ensemble du territoire français entre les XIIIe et XVIIe siècles. Leurs rites de réception sont des plus rudes, et parfois brutaux. Les Charbonniers se choisissent comme saint patron saint Thibaut (ou Théobald) qui vécut de 1017 à 1066. La légende rapporte que, s’étant fait ermite dans une forêt, il y aurait rencontré les charbonniers et aurait été initié aux mystères du métier. La légende dit aussi que cette forêt était en Écosse. Saint Thibaut présente toutes les caractéristiques du saint de l’Église celtique dont l’influence est encore importante en Écosse et en Bretagne armoricaine.

Selon Jean-Marie Ragon, dans les forêts du Jura, des étrangers étaient admis dans les réunions de forestiers depuis le Moyen Âge, donc bien avant les premiers Francs-Maçons acceptés. Si la forêt représente pour le citadin un monde hostile peuplé de gens frustes et de brigands, elle ne compte en son sein que des gens unis par les mêmes besoins de liberté, une compréhension de la nature et une tolérance qui s’exprime dans une tradition d’hospitalité. La forêt est ainsi, de temps immémoriaux, peuplée de professionnels forestiers et de rebelles au pouvoir.

Elle ne compte en son sein que des gens unis par les mêmes besoins de liberté, une compréhension de la nature et une tolérance qui s’exprime dans une tradition d’hospitalité. La forêt est ainsi, de temps immémoriaux, peuplée de professionnels forestiers et de rebelles au pouvoir. La cohabitation, dans la forêt, de deux populations différentes partageant des valeurs communes mais ayant des buts différents sera sans doute à l’origine du mouvement carbonariste qui déviera vers une action politique activiste. Le carbonarisme italien, qui illustre le mieux cette dérive, puise ses sources traditionnelles dans la charbonnerie des monts du Jura.

Le roi François I° qualifia vers l’an 1540 les pairs et les grands dignitaires de l’Église de  » cousins  » tandis que ses prédécesseurs les appelaient  » très chers et fidèles amis « . Les cardinaux qui avaient conservé le titre de  » chers amis  » furent par la suite également appelés  » cousins  » par le roi Henri IV. Il s’est répandu une légende selon laquelle  » François le’, roi de France, chassant sur les frontières de son royaume, proche de l’Écosse, s’égara dans la forêt. Il demanda un abri dans une barache et fut bien reçu. Initié, il s’institua le protecteur des bons cousins charbonniers. Rentré en France, François FI tint parole et la société, par la suite, couvrit l’Allemagne et l’Angleterre. « 

La permanence de l’Écosse dans les légendes forestières de la France pose problème et certains auteurs se sont demandé si cette forêt d’Écosse n’était pas l’antique forêt armoricaine, la Brocéliande des légendes arthuriennes.

Parallèlement à l’émergence de la Franc-maçonnerie moderne anglaise, apparaît en France, au début du XVIII siècle, le premier rituel forestier, le rituel compagnonnique de l’Ordre des Fendeurs. Suivront en 1747 les rituels du grade de Fendeur ou de Bûcheron, et celui de la Société des Fendeurs du Chevalier de Beauchaîne, puis en 1751, le rituel des Bons Compagnons Fendeurs de la Vente de Mâcon.

L’initiation d’un nouveau membre comporte  un épisode qui nous ramène à la tradition celtique la plus archaïque. A la mise à l’ouvrage de l’impétrant, il lui est remis une hache destinée à fendre une bûche. Il lui est dit à cette occasion  » Ménage tes coups avec prudence car cet instrument peut te procurer la vie mais aussi te donner la mort.  » La hache du forestier a ainsi sur terre les mêmes attributions que la massue du Dagda, le  » dieu bon  » de l’Irlande préchrétienne, au niveau cosmique. C’est également le rôle du maillet que porte le dieu gaulois Sucellos, le dieu du passage associé à la forêt et aux animaux. La batterie se dit battre le bois et se pratique sans doute avec deux morceaux de bois plutôt qu’avec un maillet si l’on se réfère aux rituels postérieurs.

Il semble que la première réunion forestière non compagnonnique, c’est-à-dire franc-maçonnique, se soit tenue sur la base de ce rituel en 1747. Sa mise en œuvre constitue la première tentative sérieuse de constitution d’une Franc-maçonnerie forestière. L’Obligation, portée sur un croûton de pain et un gobelet de vin, représente l’assistance à porter à ses semblables et le refus de leur taire quelque tort que ce soit, y compris de leur faire concurrence dans l’exercice du métier. La sanction pour manquement est symbolisée par la hache dont le Cousin Maître fait mine de frapper le nouveau fendeur au front.

Rituel de la Société des Fendeurs du Chevalier de Beauchaîne :

Ce rituel tranche avec ceux mis en œuvre à la même époque et postérieurement en ce sens qu’il ne comporte aucune référence à la religion chrétienne. Les Officiers portent des noms d’arbres et le catéchisme porte principalement sur l’association symbolique arbre / homme. La batterie se pratique avec les deux morceaux de bois du rituel vu précédemment et est nommée battre la diane. A l’ouverture, après avoir battu la diane, il est crié par trois fois  » A l’avantage « . Chaque membre porte une hache sur l’épaule, le salut se fait en la brandissant à bout de bras et le signe d’assentiment en la plantant dans un billot. L’Obligation est portée sur le pain et le vin de l’hospitalité et ses manquements sanctionnés par les haches des bons cousins ou la condamnation à être dévoré par les bêtes sauvages de la forêt. Le mot sacré « « Fer, Charbon, Acier, bonne vie et bon compagnon fendeur » 

Après l’échec du Chantier du Globe et de la Gloire, le chevalier de Beauchaîne opère une fusion entre la Charbonnerie et la Franc-maçonnerie. Il crée en 1766 la Loge  » Constance et Amitié  » en s’en proclamant bien évidemment Vénérable Maître inamovible. Il distribue alors, au nom de Charles II, roi d’Angleterre, des hauts grades tel celui de Parfait Maître. Ces agitations maçonniques forestières et mondaines auront eu l’avantage de produire un rituel qui, même construit sur la base d’un syncrétisme de rituels opératifs divers, est totalement cohérent avec les traditions forestières.

Rituel de l’Ordre de la Fenderie, dit du Grand Alexandre de la Confiance

Ce rituel aurait pris naissance en Bretagne armoricaine. Le 24 juin 1774, la Loge  » Sincère Union  » de Chatelaudren en Bretagne, sur avis favorable de la Loge  » Vertu Triomphante  » de Saint-Brieuc, adresse une demande de constitution au Grand Orient de France. Cette constitution est accordée le 7 décembre de la même année sous la responsabilité de Louis Philippe d’Orléans, duc de Chartres, Grand Maître de l’Ordre. Le créateur de la Franc-Maçonnerie à Saint-Brieuc était un certain Champeaux de Palarne qui fut second surveillant au grade de Prince de Jérusalem sous les auspices du Grand Maître de toutes les Loges régulières de France, le comte de Clermont. Ce dernier était à l’origine du rite de perfection Herodom Kilwinning institué en 1758. Il faut noter que les Loges bretonnes ont toujours conservé des relations étroites avec les Loges anglaises, même durant les guerres napoléoniennes. Le rite proposé par la nouvelle Loge est un rite forestier faisant référence au Grand Alexandre de la Confiance. Rituel de l’Ordre de la Fenderie, dit du Grand Alexandre de la Confiance

Ce rituel aurait pris naissance en Bretagne armoricaine. Le 24 juin 1774, la Loge  » Sincère Union  » de Chatelaudren en Bretagne, sur avis favorable de la Loge  » Vertu Triomphante  » de Saint-Brieuc, adresse une demande de constitution au Grand Orient de France. Cette constitution est accordée le 7 décembre de la même année sous la responsabilité de Louis Philippe d’Orléans, duc de Chartres, Grand Maître de l’Ordre. Le créateur de la Franc-maçonnerie à Saint-Brieuc était un certain Champeaux de Palarne qui fut second surveillant au grade de Prince de Jérusalem sous les auspices du Grand Maître de toutes les Loges régulières de France, le comte de Clermont. Ce dernier était à l’origine du rite de perfection Herodom Kilwinning institué en 1758. Il faut noter que les Loges bretonnes ont toujours conservé des relations étroites avec les Loges anglaises, même durant les guerres napoléoniennes. Le rite proposé par la nouvelle Loge est un rite forestier faisant référence au Grand Alexandre de la Confiance.

La légende fondamentale contenue dans le catéchisme d’instruction est ainsi énoncée  » Le Grand Alexandre de la Confiance se promenant un jour dans la forêt du Liban proche de la vallée du Sinaï, au royaume de Tyr où il s’était retiré avec sa cour pour y bâtir un palais, aperçut une lumière qui le conduisit très avancé dans la forêt, auprès d’un arbre sur l’écorce duquel il était écrit en lettres d’or : Abbat moy, me fend, et tu trouveras dans mon cœur de quoy former l’ordre des Fendeurs « 

Rituel des Bons Compagnons Fendeurs de la Vente de Mâcon

Ce rituel fait appel au symbolisme le plus authentique et le plus élevé connu chez les forestiers de Haute Futaie. Il n’y est fait aucune allusion à la religion. Le catéchisme d’instruction est principalement basé sur la correspondance arbre / homme. On y cite cri particulier sept sortes de bois : le piqué, le rouge, le zélé, le gras, le rainuré, le bois vivant à gauche et le bois vivant à droite. Comme dans la plus archaïque tradition celtique, le forestier se reconnaît le ciel pour père et la terre pour mère. Le rituel comporte des allusions sexuelles comme le bouton et la boutonnière, et la façon de tourner la muette. Ce geste se fait en passant l’index d’une main dans le cercle formé du pouce touchant l’extrémité du quatrième doigt de l’autre main. Il y est également fait allusion au houx, lequel représente dans la tradition des Celtes la connaissance à transmettre. Les membres s’appellent Bons Cousins.

Rituel du 22e degré de Prince Liban ou Chevalier Royal Hache

Le lieu dans lequel se réunit le Collège est divisé en deux parties : l’Atelier du Mont Liban et le Conseil de la Table Ronde. Ce rituel est une légère incursion forestière, par la légende liée à la forêt du Mont Liban, dans les 33 grades du Rite Écossais Ancien et Accepté de la Franc-Maçonnerie. Les frères sont décorés d’un cordon arc-en-ciel symbolisant  » Le signe de réconciliation que le Seigneur avait donné aux hommes, par lequel il les assurait qu’il ne se vengerait plus d’eux.  » Le bijou porté à ce grade représente une petite hache d’or et une couronne. Le signe d’ordre consiste à mimer un coup de hache donné au pied d’un arbre. Rituel des Compagnons Fendeurs de Bois, Bons Cousins Charbonniers de la Vente de la forêt du Jura et autres. Ce rituel mêle tradition forestière et Franc-Maçonnerie. Les Ventes (réunions) se tiennent en plein air et les membres se nomment Cousins. Le maillet du Vénérable Maître est ici remplacé par la hachette du Grand Maître. Le référent est le Bon Cousin Maître de l’Univers, qualifié dans le catéchisme d’instruction de Grand Dieu. La vocation christique du rituel est affirmée par la présence d’un crucifix dans les bases du 1°grade. L’association de la maçonnerie et de la charbonnerie se retrouve dans ce passage consacré à l’initiation – Demande du Grand Maître : Que venez-vous faire ici ?
 Réponse : Vaincre mes passions, soumettre mes volontés et m’instruire dans la respectable charbonnerie.

Le rituel comporte également une devise qui sera l’une de celles des Carbonari italiens  » J’apporte aussi la Foi, l’Espérance et la Charité.  » La tenue des bons cousins se compose d’un tablier de peau rousse et de rubans de couleurs différentes, bleu, rouge et noir. Le bleu symbolise la fumée du fourneau, le noir le charbon de la fournaise et le rouge le feu du fourneau.

L’Obligation se prononce les mains en croix, sur l’eau et le sel.  » Je promets et m’oblige sur l’honneur de ne jamais révéler les secrets des bons cousins, de ne jamais attenter à l’honneur de leurs épouses et de ne point en recevoir parmi les bons cousins, de fournir à chaque bon cousin tous les secours que mes facultés comportent, de ne faire aucune réception sans être accompagné de deux autres bons cousins. Ainsi Dieu me soit en aide ! « 

A la fin de la réunion, on fait circuler le sac des propositions et celui des pauvres. C’est sans doute ce rituel qui servira de support à la création du carbonarisme italien.

Rituel des Compagnons Fendeurs Charbonniers des Forêts du Roi d’Arras

Ce rituel spéculatif forestier fait référence à la légende de la construction du Temple de Salomon et au Mont Liban, et insiste sur l’aspect moral de l’initiation. Le chantier s’appelle la Guinguette-Carreaux. Il consacre les Devoirs des Braves Compagnons Fendeurs Charbonniers et prône l’observance religieuse des sept béatitudes « « J’ai été nu, vous m’avez habillé. J’ai eu soif, vous m’avez donné à boire. J’ai eu faim, vous m’avez donné à manger. J’ai été en prison, vous m’avez visité. J’ai été malade, vous m’avez secouru. J’ai eu froid, vous m’avez réchauffé. J’ai été affligé, vous m’avez consolé.  » »

Le référent est appelé Très Haut et doit être craint. Le rituel souligne l’émulation de la vertu et insiste sur la soumission aux lois. L’admission comporte un engagement d’union, de fidélité et de paix.

La mise en sommeil des Rites forestiers

Le grade de Fendeur compris comme un 4e grade des Loges bleues de la Franc-maçonnerie échoue. Seul le 22e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté dit de Chevalier Royal Hache ou Prince du Liban réussit son intégration par sa compatibilité avec les légendes habituelles de la Franc-maçonnerie écossaise.

Ces rituels utilisant le symbolisme de l’arbre pour représenter l’homme et la vie, étaient imprégnés de l’ancienne civilisation du bois véhiculée par l’Église celtique.

La Franc-maçonnerie du bois a privilégié un symbole universel irremplaçable, l’arbre.

En guise de conclusion à ce chapitre, on peut constater que, de temps immémoriaux, les forestiers prenaient grand soin, dans leur exploitation de la forêt, de la préserver. Les forestiers ont ainsi été la première population à développer une conscience écologique.

j’ai bûché

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ANGLETERRE : Les maîtres maçons de Cornwall Mark font un don de 12 000 £ à Little Harbour

De notre confrère anglais falmouthpacket.co.uk – Par Paul Armstrong

Cornwall Mark Masons de tout le comté a fait un don spécial supplémentaire de 12 000 £ à l’hospice pour enfants Little Harbour du Children’s Hospice South West à St Austell, en mémoire du récent décès de Son Altesse Royale le prince Philip, duc d’Édimbourg.

La subvention a été approuvée par les administrateurs du Cornwall Masonic Benevolent Fund et décidée par les membres de douze loges à travers le comté dans le cadre d’une subvention plus large de 1,3 million de livres sterling du Mark Benevolent Fund, l’organisme de bienfaisance officiel de la Grande Loge des maîtres maçons Mark .

De l’argent a été distribué à plus de 250 hospices à travers l’Angleterre et le Pays de Galles, y compris les autres hospices du CHSW dans le nord du Devon et à Bristol, pour célébrer la vie du duc, lui-même franc-maçon, décédé en avril.

Le total versé à CHSW par les Mark Master Masons de Cornwall, Devon, Somerset, Gloucester et Herefordshire s’élevait à la somme faramineuse de 29 000 £, un financement vital qui aidera l’association à continuer de fournir un soutien essentiel aux familles confrontées à des défis inimaginables.

Présentant un chèque à la collecte de fonds de la région du CHSW, Mme Alice Merrett à Little Harbour, le très vénérable frère Kevin J Hicks, le grand maître provincial de Cornwall Mark Masons, a déclaré: «Nous sommes absolument ravis que les membres de la province aient choisi de soutenir l’hospice pour enfants de Little Harbour.

« Nous sommes tous conscients de l’impact que la pandémie a eu sur toutes les organisations caritatives à travers le pays et espérons que ce don approprié contribuera dans une certaine mesure à améliorer les soins aux patients et à fournir des installations améliorées à ceux qui en ont besoin, ainsi qu’à leurs familles. »

Le très vénérable frère Peter Johns (le grand maître provincial adjoint) a ajouté : « Aujourd’hui a été une si belle expérience de représenter les frères Mark pour cette visite à une si merveilleuse charité de Cornouailles. Le Mark Benevolent Fund a créé un magnifique hommage au duc d’Édimbourg qui aurait adoré voir ces œuvres caritatives très spéciales soutenues en son nom. Le travail que tous les hospices effectuent au nom des familles de nos communautés locales est tout simplement exceptionnel et essentiel.

Children’s Hospice Southwest célèbre son 30e anniversaire cette année, l’hospice soutient plus de 500 familles à travers le sud-ouest. L’organisme de bienfaisance offre des soins de répit, d’urgence, de fin de vie et de deuil et un soutien pour toute la famille. Il a adapté ses soins pendant la pandémie pour assurer une prise en charge sûre de Covid où et quand les familles en ont besoin, y compris pour la première fois, au domicile des familles.

Le co-fondateur et directeur général de l’association caritative Children’s Hospice South-West, M. Eddie Farwell, était ravi que les membres de ces loges au sein des Cornwall Mark Masons aient choisi de les soutenir.

Il a commenté : « Comme vous pouvez l’imaginer, 2020/21 a été une année pas comme les autres dans les 30 ans d’histoire du CHSW. Ce fut une année de changements extrêmes, avec des défis sans comparaison, car nous avons travaillé sans relâche pour garantir que les familles confrontées aux difficultés déjà inimaginables de s’occuper d’un enfant ou d’enfants atteints d’une maladie limitant l’espérance de vie, puissent toujours recevoir les soins et le soutien ils en avaient plus que jamais besoin.

« Malheureusement, en raison de l’extrême vulnérabilité des enfants et des familles dont nous prenons soin, beaucoup continuent de se protéger. Ce financement est donc essentiel pour nous aider à maintenir et à développer davantage nos services de soins communautaires que nous considérons maintenant comme un ajout permanent. aux soins plus traditionnels « à l’interne » que nous avions toujours offerts. »

« Nous ne pouvons vraiment pas assez remercier le mouvement de la franc-maçonnerie et en particulier les maçons de Cornwall Mark pour leur soutien incroyable au Children’s Hospice Southwest. »

Point de vue : À propos du sacrifice

par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Sur le plan étymologique, le mot « sacrifice » est dérivé de « sacrifier », qui signifie « offrir quelque chose de sacré (à une divinité) ».

À l’origine, ce mot était indissociable de la religion. Pour plaire à un dieu, une déesse ou Dieu Lui-même, pour obtenir leurs faveurs, pour apaiser leur colère…, on leur offrait un sacrifice qui consistait généralement à immoler un animal, le plus souvent sur un autel consacré à ce but. La plupart des anthropologues pensent même qu’il a existé des sacrifices humains. Selon les cas, les victimes étaient volontaires ou désignées d’autorité. De toute évidence, de tels rites n’avaient aucun effet, si ce n’est d’exalter la terreur, la souffrance et la mort.

Les sacrifices

Malheureusement, cette approche archaïque de la religiosité a perduré à travers les millénaires. C’est ainsi que de nos jours encore, il existe des pratiques religieuses ou
magico-religieuses au cours desquelles on égorge des animaux dans le but d’obtenir l’aide, le soutien ou la protection des ancêtres, des esprits ou de Dieu. Pour des raisons tout aussi obscurantistes, des fanatiques vont même jusqu’à assassiner des êtres humains, au besoin en “sacrifiant” leur propre vie (je pense évidemment aux islamistes). De surcroît, ces derniers pensent ainsi accéder au paradis, lequel, d’un point de vue rosicrucien, n’existe pas…

Comment penser que Dieu puisse se réjouir du sacrifice de tel animal, alors que toutes les religions disent qu’Il est Amour et que la vie est sacrée ? Quant à assassiner un être humain en Son nom ou pour accomplir Sa volonté, c’est probablement le plus grand blasphème qui puisse être commis à Son encontre. Que ce soit aux yeux de Dieu pour ceux qui croient en Lui, ou au regard des hommes, croyants comme athées, un tel assassinat est des plus condamnables. Rien ne le justifie ; rien ne l’explique, si ce n’est l’ignorance, l’intolérance, le fanatisme et la haine.

L’éveil des vertus

En admettant que Dieu attende de nous un sacrifice, ce qui suppose de voir en Lui un Être anthropomorphique (ce qu’Il n’est pas aux yeux des Rose-Croix), ce serait celui qui consiste à œuvrer à la mise à mort de tout ce qui est négatif et malveillant en nous, c’est-à-dire sacrifier sur l’autel de notre dignité tous ces défauts que sont l’orgueil, la jalousie, la convoitise, la malhonnêteté, la cupidité, l’avidité, la violence et, naturellement, la haine. Si nous vivons sur Terre, c’est précisément dans le but de nous parfaire, ce qui n’est possible qu’en conscientisant et en manifestant les vertus de notre âme, dans ce qu’elle a de plus divin, telles l’humilité, la bienveillance, la tolérance, la générosité, l’intégrité, la non-violence et l’amour. C’est peut-être ce qui fit dire à Aristote : « Le sacrifice de soi est la condition de la vertu. ». Il est vrai que l’homme peut aller jusqu’au sacrifice ultime de sa vie. Mais dans ce cas, ce doit être dans le but de sauver une autre personne, voire plusieurs, et non pour mourir en martyr au nom de fausses croyances ou de causes intégristes, en entraînant avec soi la mort d’innocents. Tout au long de l’histoire, dans nombre de pays, des hommes et des femmes se sont sacrifiés en toute conscience et en parfaite connaissance de cause ; tous n’étaient pas croyants, mais sous l’impulsion de ce qu’il y a de meilleur en eux, pour ne pas dire de plus divin, ils firent don du bien le plus précieux qui soit : leur propre vie. On ne peut donc qu’admirer leur courage et leur abnégation.

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Salon du Livre et des Arts Maçonniques de Montpellier les 9 & 10 octobre 2021

Le Centre Culturel Languedocien* est heureux de vous inviter au Salon du Livre et des Arts Maçonniques de Montpellier qui se déroulera du samedi 9 octobre 2021 de 14h à 20h au dimanche 10 octobre 2021 de 10h à 18h. Accueil Tout Public

Les activités :

Visites des Temples et renseignements sur la démarche Maçonnique

Salon permanent de Livres Maçonniques et d’Ouvrages Littéraires

Dédicaces de Livres par leurs Auteurs

Au programme :

Samedi 9 octobre 2021 à 16h30 :

Conférence publique de Jean-Jacques ZAMBROWSKI, Ancien Grand Chancelier de la Grande Loge de France : « Liberté, Égalité, Fraternité… Hier, aujourd’hui, demain »

Samedi 9 octobre 2021 à 19h00 :

Pot de la Fraternité offert par le Centre Culturel Languedocien

Samedi 9 octobre 2021 à 20h00 :

Dîner sur place à la Taverne du Pommier

Dimanche 10 octobre 2021 à 15h00 :

Conférence publique de Alain-Noël DUBART, Ancien Grand Maître de la Grande Loge de France :

« Le Seigneur des Anneaux : Tolkien, Imaginaire, Symbolisme et Franc-Maçonnerie »

Infos pratiques :

Centre Culturel Languedocien

2546, avenue de Maurin

34070 Montpellier

INSCRIPTIONS obligatoires aux Conférences et Dîner en cliquant sur le lien suivant :

https://www.weezevent.com/slamm-9-et-10-octobre-2021

Pass sanitaire obligatoire et gestes barrières suivant règlementation en vigueur

*Le Centre Culturel Languedocien est une association déclarée à la Préfecture de l’Hérault à Montpellier sous le N° W34000243et en activité depuis 16 ans. Établie à Montpellier, 2546, avenue de Maurin, dans le département de l’Hérault (34), elle est spécialisée dans le secteur d’activité des autres activités récréatives et de loisirs. Son président est Gérard Francalanci.