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BELGIQUE : Voulez-vous pénétrer les mystères de la Franc-maçonnerie à Bruxelles ?

De notre confrère vrt.be – Par Yasmina El Messaoudi

Sans aucun doute, la franc-maçonnerie est l’une des sociétés humaines les plus mystérieuses au monde. On y trouve beaucoup de loges à Bruxelles. Mais qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? Qui sont ces hommes et femmes énigmatiques qui se rassemblent à la tombée de la nuit ? Le diable apparaît-il ? Sacrifient-ils des vierges ou des chats ? Et définissent-ils l’agenda politique du monde ? Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir : frapper à la porte du temple. Peut-on entrer dans la franc-maçonnerie à Bruxelles ? Vous le découvrez ci-dessous.

La connaissance est le pouvoir. Et donc nous devons d’abord découvrir ce que fait réellement cette société très discrète. Internet regorge d’histoires les plus étranges. La franc-maçonnerie serait un culte. Elle aurait fait en sorte que la loi sur l’avortement soit approuvée à l’époque, débouchant sur la question royale en 1990. On prétend également qu’ils sacrifieraient des bébés ou adoreraient le diable. 

« De pures sottises », dit Anaïs Maes de Bruxelles. Elle s’est plongée dans la franc-maçonnerie du XIXe siècle pendant quatre ans, pour des recherches à la VUB (Université de langue néerlandaise à Bruxelles). « Ce que vous ne savez pas peut être très effrayant« , dit-elle.  » Vous ne devez pas oublier que la franc-maçonnerie est une organisation de personnes qui avaient autrefois un certain pouvoir. À la fois politiquement et socialement. Vous rendez les autres méfiants avec des histoires folles, pour vous assurer qu’elles ne sont plus crédibles.  » 

Les francs-maçons n’ont plus d’influence aujourd’hui, poursuit Maes. Mais que font ils ? 

« C’est en fait une organisation sociale, un groupe de personnes qui se rassemblent. Et ils font principalement deux choses. D’un côté, ils s’engagent dans des rituels, ce qui est très important. De l’autre, ils débattent de questions sociales. Pour s’améliorer. et la société. Au 19ème siècle, leur influence politique était certainement là. Les sujets discutés lors d’une session se sont ensuite avérés être à l’ordre du jour du Parlement, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. »

« Celui qui en sait plus sur la franc-maçonnerie à Bruxelles est l’historien Jimmy Koppen », poursuit Maes. « C’est un de mes anciens collègues, et il pourra certainement vous aider davantage ». Et ainsi la recherche continue vers Affligem.

Branches d’acacia et compas

Jimmy Koppen vit à Affligem. Historien, ancien chercheur au département d’histoire de la VUB et auteur de 10 livres sur la franc-maçonnerie. Nous nous retrouvons au Parc Warande à Bruxelles. Le symbole du compas bien connu, pourrait être reconnu dans la conception du parc, dans l’emplacement des sentiers pédestres, comme beaucoup de symboles de la franc-maçonnerie. Mais cela s’avère ne pas être vrai. « Beaucoup de gens le pensent, mais le compas est le symbole de la science, les libéraux. Ils sont proches de la franc-maçonnerie, mais ce n’est pas leur symbole. » 

Alors quoi ? « Nous devons aller au Grote Markt pour cela », poursuit Koppen. « À côté des Serclaes, vous savez, la statue du guerrier mourant, que vous pouvez caresser pour porter chance, il y a une plaque commémorative. Et si vous regardez attentivement, vous pouvez voir des branches d’acacia représentées dessus. C’est un arbuste très robuste. Il perd ses feuilles, mais il reste debout. La franc-maçonnerie s’approprie aussi ces qualités. » 

Vous voulez plus d’informations sur la franc-maçonnerie à Bruxelles ? Vous pouvez alors entrer en tant que profane ? « Jamais« , dit Koppen. « À moins que vous ne soyez membre, mais pas autrement. Rejoindre une loge se fait également uniquement par l’intermédiaire d’autres francs-maçons. Ils sont appelés frères et sœurs de loge. Une loge est une cellule composée de plusieurs membres, pour ainsi dire. Je suis sûr que si vous passez un appel sur Twitter , vous obtiendrez une réponse« , poursuit-il.
À peine dit que c’était fait. Et puis vient le moment le plus dur : attendre

ITALIE : La Franc-maçonnerie, un lieu hors du temps

De notre confrère italien expartibus.it

Comme nous le savons tous, nous pouvons lire et reconnaître les principes maçonniques dans tous les plus grands traités de morale et de philosophie de tous les temps.

Le sujet est toujours le même : l’Homme, concept à la fois dépendant et indépendant du temps, c’est-à-dire temporel et intemporel.

La temporalité de l’individu, dans son existence unique, est une évolution continue et il n’a de sens de parler d’« Homme » que si cette croissance conduit à une évolution. Cela nous pouvons le démontrer en lisant l’Histoire ; les mêmes personnes réagissent de différentes manières si elles sont soumises aux mêmes stimuli à différents moments historiques.

L’intemporalité de l’Homme et de l’Humanité, d’autre part, est liée à sa recherche constante de son propre « Je », qui dans le premier se transforme en chemin de conscience de sa propre essence et dans le second tend à tracer le sens de son existence.

Cette tendance à la recherche est toujours présente. Elle est donc intemporelle et caractérise le Franc-Maçon, car il est d’abord un Homme. Il poursuit une élévation spirituelle, puis devient Membre de l’Humanité en tant qu’enquêteur d’une existence qui n’est pas la sienne, dans un esprit égoïste. C’est une tentative d’élévation de ceux qui perdent la Lumière par leur simple présence et action.

« Connais toi toi même » – « VITRIOL »

les deux faces d’une même médaille. Des phrases nées à différentes périodes historiques, à l’ère socratique et à l’ère du rayonnement de l’alchimie, mais qui respectent l’intemporalité. Dans le Cabinet des Réflexions il y a toute la Franc-Maçonnerie comprise comme un « lieu hors du temps« .

Souvent, dans la vie profane, on a tendance à intellectualiser tout ce qui nous entoure, cela semble être une antithèse avec le monde spirituel de la franc-maçonnerie. Je ne peux que répondre qu’au fil du temps, les techniciens de la maçonnerie n’ont fait qu’imiter la Nature. Son observation attentive et, plusieurs fois, la tentative de l’imiter, nous ont conduits à de grands résultats.

Tout ramène toujours à la Nature comprise comme l’essence des choses et non comme un ensemble de phénomènes.

Il est géométriquement parfait : c’est la seule présence de l’élément déstabilisant, l’Homme, qui ne le rend pas ainsi dans sa totalité.

En fait, par ses interventions plus ou moins insensées, il altère ces équilibres et a du sens précisément comme étant destructeur ou mutateur. Paradoxalement, s’il n’y avait pas d’Homme, compris comme essence, il n’y aurait pas besoin de poursuivre l’amélioration et l’aliénation du plus grand élément existant. La Liberté, comprise comme le choix du chemin pour arriver à la « Perfection Consciente » serait atteinte.

En résumé, la présence de l’Homme est à l’origine du choix d’entreprendre une voie d’amélioration constante, et, par conséquent, la cause de la Franc-Maçonnerie elle-même.

Théorie du complot : Le Variant Delta et Franc-Maçonnerie | VLOG | Sous le Bandeau | Épisode #2

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La Franc-Maçonnerie est-elle le créateur du nouveau variant Delta ?

Regardez ma réaction humoristique à la prétendue rumeur.

*** AVERTISSEMENT *** Tout les commentaires faits dans cette vidéo par l’animateur reflète seulement son opinion et ne représente aucune Obédience Maçonnique ou la Franc-Maçonnerie en général. Le tout est fait dans l’humour satirique.

Liens de l’épisode:

Les Observateurs : https://observers.france24.com/fr/eur…
La Franc-Maçonnerie pour les nuls: https://www.amazon.fr/Franc-Ma%C3%A7o…

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Pratiques de longue vie pour un Sage des temps modernes !

Si on doit à la pensée taoïste et au bouddhisme d’avoir mis en avant des principes de longue vie, je vous propose une adaptation contemporaine qui intègre les connaissances médicales de notre époque.

Dans la tradition taoïste, selon les textes, la durée de vie correspond à 90 ans ou à 120 ans ; 120 ans, soit deux siècles chinois, correspond aux deux entités du symbole du Taighitou (parfois nommé Taiki ou Taiji) avec une phase yang de 0 à 60 ans et une phase yin de 61 à 120 ans. Mais bien sûr la mort de l’initié taoïste qui adviendra sera suivi d’une renaissance puisque l’immortalité leur est acquise.

On pourrait se poser la question de l’intérêt d’avoir une « longue » vie !  Quelle raison de vivre ? Quel sens donner à sa vie pour la vouloir la plus longue possible ?

Ces questions ne se posaient pas au XVIIIème siècle à l’époque où la franc-maçonnerie s’institutionnalisa !  A cette époque, dans tout l’occident, sous l’influence du dogme chrétien, l’être humain était censé rechercher une place au Paradis :  créature de Dieu, il ne dispose pas totalement de son libre arbitre ; sa destinée est entre les « mains »  du « Grand Architecte de l’Univers » dans la mesure où il n’est pas sous une influence satanique .

Aujourd’hui, il est fréquent d’entendre dire que mieux vaut une vie bien remplie qu’une vie longue et monotone, sans passion ! Et d’autres d’évoquer le « destin » qui bien souvent décide de la durée de vie sans qu’on y puisse grand-chose.

Tout cela peut être vrai mais les pratiques de longue vie ont aussi un intérêt quelque soit l’âge pour entretenir son corps et son esprit et pour éviter les dégradations de l’état de santé liées à des comportements plus ou moins suicidaires.

Un proverbe indien n’est pas inintéressant : « Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester. »

L’être vivant peut se concevoir comme un regroupement de cellules ayant des entrées et des sorties ; la spécificité de chaque être vivant est due à son patrimoine génétique. La sagesse peut se comprendre comme la capacité à sélectionner les entrées et à gérer les sorties.

J’ai sélectionné sept principes généraux qui me semblent nécessaires pour avoir toutes les chances d’avoir cette longue vie.

Cette préoccupation sur notre longévité va de pair avec la prise de conscience qu’il faut arrêter tout ce qui met en danger la pérennité de la vie sur Terre.

J’ai aussi conscience que cette réflexion pourrait paraître déplacée alors que dans tant de pays, la vie est encore très aléatoire et suppose une volonté forte de surmonter de multiples contraintes et je mesure à sa juste valeur la chance de vivre dans des pays qui sont capables d’assurer à leurs habitants autant d’avantages sociaux.

Les sept principes de longue vie pour un Sage des temps modernes

I – Concevoir un projet de vie en conscience :

  • C’est un exercice difficile auquel chacun devrait s’atteler dès l’adolescence ; bien souvent il se réduit à quelques chapitres : le choix des études, de la profession, de l’orientation sexuelle, du désir d’enfants, de l’orientation politique et religieuse et bien sûr l’existence de passions. Bien souvent ces choix semblent s’imposer du fait du milieu social et de la réussite scolaire.
  • Construire un projet de vie suppose une introspection et la recherche de réponses à des interrogations légitimes. L’intérêt mercantile ou la recherche d’une promotion sociale sont le plus souvent des leurres.
  • Avec les années, ce projet de vie peut se préciser entrainant des réorientations.
  • Le projet de vie quand il est pensé, influe naturellement sur la sérénité de l’existence.
  • Un projet de vie doit intégrer le droit à l’erreur et la capacité d’accepter les souffrances affectives qui sont inhérentes à l’existence.
  • La démarche maçonnique peut contribuer à concevoir un projet de vie en s’inspirant des valeurs qu’elle prône.
source : http://silveravie.com/

II – Protéger son cerveau

  • Le cerveau, c’est l’outil de notre capacité cognitive et à ce titre nous devons veiller à le garder en pleine forme. (Pour aller plus loin dans l’histoire des connaissances sur l’activité cérébrale, la recension du livre de Matthew Cobb « Une brève histoire du cerveau »)
  • Cela suppose :
    • La prévention des traumatismes crâniens
    • Une alimentation saine et adaptée à notre activité en veillant, en particulier, au poids
    • D’éviter une surcharge d’activité et d’avoir un rythme de vie qui permette un sommeil réparateur sans utilisation médicamenteuse
    • De proscrire les prises de risque inconsidérées (en particulier les addictions diverses)
    • De surveiller les risques cérébraux des médicaments prescrits.
source : https://www.francealzheimer.org/une-boite-a-outils-pour-proteger-son-cerveau/

III – Entretenir de bonnes relations sociales et proscrire le recours à la violence :

  • Sauf conditions d’existence particulière, le temps de vie comprend une partie importante dans un cadre familial soit en qualité d’enfant, soit en tant qu’adulte avec un conjoint, des enfants et parfois d’autres membres de la famille.
  • Être capable d’établir des relations familiales harmonieuses et non conflictuelles suppose une attention particulière.
  • Le risque est grand de voir survenir un sentiment d’échec : une séparation affective, des enfants se sentant mal aimés, un conflit induit par une succession et plein d’autres opportunités plus ou moins subies.
  • Le recours à la violence (physique et/ou morale) est une tentation qu’il faut savoir évacuer. Dans ce chapitre on peut aussi associer l’ambition personnelle, la propension à vouloir diriger et convaincre.
Source : https://www.mentalhealth.org.uk/publications/relationships-21st-century-forgotten-foundation-mental-health-and-wellbeing

IV – Se passionner pour son travail

  • Le temps de travail occupe généralement plus du tiers de la journée ; c’est dire combien la qualité de vie au travail est un facteur important de longue vie.
  • Idéalement, le travail choisi et aimé est un élément positif de bonne santé et de longue vie ;
  • Mais le travail peut aussi être imposé et pas forcément aimé : l’objectif sera alors de minimiser les affects négatifs :
    • La gestion des conflits interpersonnels
    • La réponse au surmenage physique et intellectuel
  • Le travail c’est le lieu par excellence où s’exerce l’activité intellectuelle ; il suppose aussi un perfectionnement continu et des changements professionnels.
  • La retraite est l’occasion de changer de « travail » en permettant une activité choisie pas forcément rémunératrice !
  • Pour nous, francs-maçons, dans notre imaginaire collectif, c’est bien sûr dans le compagnonnage que nous puisons notre référence à l’investissement dans le travail !
Source : https://compagnonnage-sante.monsite-orange.fr/

V – Pratiquer une activité physique et/ou sportive :

  • Elle est indispensable et nécessaire quel que soit l’âge. L’activité physique (y compris le sport) est le meilleur antidote au stress ressenti durant une journée.
  • Un « échauffement » préalable est conseillé : gymnastique au sol avec des mouvements des différentes articulations.
  • Elle doit être modérée mais peut être plus importante selon l’entrainement acquis ; l’intensité de l’activité physique peut s’apprécier par la fréquence des pulsations (prises généralement au niveau du poignet ou par l’intermédiaire d’une application électronique) : une activité physique intense peut être source de problèmes de santé ; sur le plan cardiaque, il est conseillé de ne pas dépasser le chiffre des pulsations obtenues par la formule (220-l’âge) ; la prudence, surtout pour ceux qui débutent une activité sportive, conseille une marge de sécurité de 10% du chiffre obtenu (exemple vous avez 50 ans – rythme cardiaque maximum : 170 – marge de sécurité : 17 à chiffre à ne pas dépasser : 153 pulsations/minute. L’utilisation d’un cardio-fréquence-mètre permet de surveiller le rythme cardiaque en temps réel.
  • Une activité physique quotidienne (au minimum, une marche soutenue pendant 45 minutes) est souhaitable.
  • Le Qi Gong, gymnastique chinoise, est une activité de choix à pratiquer le matin après le réveil  (environ 20 minutes).

VI – Pratiquer une activité sexuelle épanouissante :

  • Elle peut être homo, hétéro sexuelle ou solitaire.
  • C’est une activité très polymorphe s’accompagnant ou non d’un orgasme.
  • Lorsqu’elle est partagée, elle est conditionnée à une réelle acceptation et à un désir partagé ;  c’est aussi un moment d’échanges d’intimité.
  • Sa périodicité est très variable selon les personnes (de plusieurs fois par jour à une fois par mois)
  • Elle doit être spontanée et non imposée (surtout en cas de vie de couple).
  • La soumission (en particulier féminine) est le plus souvent un signe d’échec.
source : https://www.zavamed.com/fr/

VII – Cultiver une activité artistique :

  • Elle permet l’expression des émotions et à ce titre c’est un élément important de l’équilibre émotionnel.
  • Bien souvent, c’est une activité réduite considérée comme non-essentielle.
  • Quand un talent artistique n’est pas apparu dans l’enfance, le pôle artistique de la personnalité s’exprime dans le choix des activités culturelles de consommation. Pourtant seule la pratique d’un art a un intérêt.
  • Personnellement, il me semble que la peinture pourrait être l’activité artistique privilégiée pour toutes celles et tous ceux qui à l’âge adulte veulent en pratiquer : son grand intérêt c’est de participer à la construction de son univers symbolique protecteur (Lire un développement sur ce sujet) !
Source : https://www.artshebdomedias.com/

Conclusion

Si la franc-maçonnerie est avant tout une communauté de personnes désireuses de vivre avec certains principes moraux, le champ d’une implication de ces principes dans la vie quotidienne en général et dans l’attention portée au corps et à l’esprit en particulier, est laissé à la libre appréciation de ses membres.

Dans la pratique, on voit bien que les francs-maçonnes et les francs-maçons sont des bons vivants qui aiment bien jouir de la vie sans se poser trop de questions !

Ces principes de longue vie pourraient paraître au premier abord incompatibles avec le côté épicurien de nos « habitudes », mais la qualité de vie engendrée est sans nul doute à prendre en compte, d’autant que nous sommes majoritairement des personnes âgées, parfois très âgées, et les problèmes de santé obèrent la pratique maçonnique !

Naturellement, il s’agit de principes généraux et chaque individu est un cas particulier : il faudra donc adapter et évaluer les conditions de réalisation en fonction des situations.

L’ensemble peut se visualiser sur le modèle de la représentation de l’Ikigai (voir le schéma en tête de l’article), que les japonais affectionnent.

Concrètement, chacun peut facilement intégrer ces principes dans son mode de vie ; au niveau de la vie en loge, cela supposerait une réflexion sur les agapes et une remise en cause de la dérive actuelle dans certains ateliers d’en faire une « troisième mi-temps » où le défoulement s’accompagne de plats hypercaloriques, hypersucrés et d’une hyperalcoolisation fortement préjudiciables !

RUSSIE : Pourquoi les loges maçonniques ont été interdites

De notre confrère pnp.ru – Par Maria Sokolova

L’empereur Alexandre Ier a signé l’ordonnance concernant « l’interdiction des sociétés secrètes et des loges maçonniques » il y a 199 ans, le 13 août 1822.

La franc-maçonnerie est un mouvement spirituel et éthique qui proclame l’unification des peuples sur la base de la fraternité, de l’amour, de l’égalité et de l’entraide. Le nom, la forme organisationnelle, la hiérarchie et les symboles des francs-maçons empruntés aux confréries médiévales des bâtisseurs-maçons. Parmi ces symboles figurent un compas, un maillet, un fil à plomb, un tablier et des gants.

Les premières loges maçonniques en Russie sont apparues au début des années 1730. Les maçons étaient les généraux Alexander Suvorov et Mikhail Kutuzov, les historiens Nikolai Karamzin et Vasily Klyuchevsky, les écrivains Alexander Pushkin et Alexander Griboyedov, les décembristes Pavel Pestel, Sergei Trubetskoy, Nikita Muravyov.

Les autorités officielles ont persécuté à plusieurs reprises l’organisation des francs-maçons. Ils ont été interdits à trois reprises par des décrets impériaux spéciaux – sous Catherine II, Paul Ier et Alexandre Ier. Alexandre a d’abord autorisé les activités des loges maçonniques, cherchant à les mettre sous surveillance et à les utiliser dans son propre intérêt. Des loges de « Hauts-grades » ont commencé à émerger, et il est alors devenu clair que la franc-maçonnerie est étroitement liée aux idées révolutionnaires.

À cet égard, le 13 août 1822, l’empereur publia un décret interdisant les loges maçonniques. Malgré cela, elles ont continué à fonctionner en secret jusqu’en 1918, lorsque le gouvernement soviétique les a abolis. 

ITALIE : Images d’une métamorphose dans la franc-maçonnerie écossaise

De notre confrère Expartibus.it

Chaque augmentation de lumière ou de salaire, chaque accès à une chambre supérieure produit une nouvelle empreinte. Un émerveillement sacré qui laisse surpris, étonné et stimule presque toujours de nouveaux domaines de réflexion et enflamme une nouvelle prise de conscience.

Dans ce cas, la modulation des émotions – sensations du psychodrame sacré, du moins à mon avis, conduit à une réinterprétation profonde de tout le parcours initiatique, ergo, de toute son existence. Tout se passe comme si le 4e degré imposait ou suggérait des points fixes, une récapitulation du monde . Tant au niveau microcosmique que macrocosmique.

Je ne m’attarderai pas avec une précision analytique, sur les articulés, et sur les dires de nombreux spécialistes qui ne sont pas toujours « purs », symbolismes de tradition juive présents dans le degré, et qui nous projettent avec force dans un contexte kabbalistique, l’ un des plafonds ésotériques de la franc-maçonnerie, sans sa connaissance, le temple risque de devenir muet ou partiellement compréhensible.

Mon attention est catalysée ici, par quelques éléments puissants : Douleur, Silence, Secret et Splendeur .

DOULEUR

C’est comme revivre, en les prolongeant jusqu’à l’exaspération, les instants qui ont suivi la mort du maître Hiram. Ils semblent se poursuivre et assister comme dans les « coulisses » du fond humain et sapientiel de l’ autopsie du maître.

La loge est jonchée de larmes. Le Trois fois Puissant Maître incarne Salomon, le surveillant s’appelle Adonhiram, il est le premier des Maîtres secrets appelé à remplacer Hiram Abif. La douleur est vraiment vive et « prolongée ». On se sent perdu, devant une urne du Sancta Sanctorum où est renfermé le corps du Maître mort, ou le secret du savoir perdu. Les Maîtres qui la gardent savent ce que contient l’urne, mais ne peuvent pas y accéder, car la clé pour l’ouvrir est cassée.

L’analogie, bien qu’à un autre niveau, avec le degré d’apprenti est évidente.
Là, le voyage fut un saut angoissant et claustrophobe dans le noir du cabinet de réflexion. Un moment d’égarement et de mort symbolique qui a précédé le chant du coq et le réveil.

Au moins dans ce cas il y avait l’espoir, ou l’illusion projective, d’un lendemain meilleur, d’une résurrection. Ici, au contraire, la réalité initiatique nous conduit à la condition de table rase . Il nous dépouille d’illusions et d’idéalisations. Dans la vie maintenant, nous marchons seuls, dans une vallée de larmes que, apparemment, même la présence aimante des frères, qui pleurent aussi, ne peut tempérer et éclairer.

Silence

La construction du Temple ne peut être arrêtée. L’antithèse doit être surmontée par une nouvelle synthèse. Un réajustement rapide, souple et apaisant du conflit. Une fois de plus, pour vivre et survivre, nous devons nous transformer. Pour réussir, le degré nous montre une issue : la voie de l’obéissance dans le silence et la fidélité.

Dans ce silence, l’analogie avec le silence de l’Apprenti est extraordinaire, nous devons écouter la voix du maître intérieur, la parole perdue qui peut nous guider dans les tempêtes physiques et émotionnelles de la vie. Pour le dire en un mot sanskrit : dans le samsara.

En silence, nous devrons trouver le chemin de la liberté intérieure. Une liberté qui est l’expression de sa conscience selon nos normes éthiques intérieures. Cette dernière règle est découverte et librement « acceptée », non subie ou inconsciemment empruntée à la pensée commune.

Secret

C’est un signe extraordinaire, celui du degré. Deux doigts scellés sur les lèvres. Un signe de recueillement. Et le confinement de ses propres modestes découvertes. Le silence nous aide à affronter intact les combats avec l’imprévisible, l’absurde, l’impossible, face auxquels on ne peut que se taire et se protéger.

En revanche, au sens gnostique, le silence est une cavité muette et secrète où résonne l’ineffable. Ce qui se situe au-delà des limites verbales et non verbales, au-delà de l’exprimable et touche presque au surhumain. Le cœur même de la Vie.

Si on ne peut pas articuler la Parole perdue, on peut, on doit préparer la caisse de résonance de son cœur pour prononcer son Nom. De plus, c’est en secret qu’il faudra veiller sur la base de la pyramide bleue pour que les travaux se progressent correctement à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.

Splendeur

De petites ailes ont poussé. La splendeur est conquise plume par plume. De la douleur, de la perte, du silence, de l’obéissance, de la fidélité, de l’écoute intérieure naît une sensation enivrante de « possession » de sa propre identité. Le degré et le rite nous accueillent à un niveau supérieur de conscience et nous invitent à une liberté jamais imaginée.
Les discours deviennent plus fluides, familiers, spontanés, car ils sont guidés par l’expertise d’un aurige expert.

Les connaissances grandissent et les responsabilités grandissent. Et, main dans la main, les questions. Qu’y a-t-il derrière le mur du silence et des ténèbres ? Est-ce la liberté tant désirée ? La liberté d’être seul pour défier et affronter le destin ?

Mais la liberté est la consolation la plus intense. Une caresse qui nous dilate et, tempérée par l’humilité et la connaissance, nous positionne définis dans le monde. C’est pour cette liberté que beaucoup nous combattent. C’est pour cette liberté que beaucoup d’églises nous condamnent. Que le vulgaire nous envie. Cette ignorance voudrait nous assimiler et nous engloutir dans sa propre ombre.
Le chemin écossais, le chemin de l’exil et de l’ermite a commencé.

Synthèse

Dans la vie, tu recommences toujours. Nous mourons et renaissons tout le temps. Le maître est mort et il n’y a personne qui nous sauvera. Il faut le faire seul, même si ce sentiment angoissant et cosmique est tempéré par l’amour des frères.

De là, au-delà du concept de salut, commence le chemin de la libération qui pour le Maçon n’a qu’un nom : construction du temple de Salomon et rectification de soi et, par conséquent, de la société humaine, pour la réalisation de la liberté personnelle et collective.

Epidémie d’incivisme

Le passe sanitaire est une mesure prise à la va-vite, qui sous couvert de sécurité sanitaire, crée plus de problèmes qu’elle n’en résout en instaurant des inégalités inadmissibles entre citoyens. L’utilisation de cet outil risque d’avoir un effet contraire aux objectifs fixés en engendrant un effet de résistance aux mesures prophylactiques, sans compter les conséquences sur la vie quotidienne des citoyens.

Quel été, décidément ! Entre la météo hivernale et les nouvelles mesures sanitaires, je ne sais pas si on aura eu le temps de se ressourcer pour la rentrée qui devrait être assez chaude…

Toutefois, ces histoires de vaccination et de passe sanitaire soulèvent un certain nombre de problèmes, et certainement pas médicaux.

Que la chose soit très claire, je ne suis pas médecin, donc pas compétent pour évoquer la vaccination et les questions médicales associées. Par contre, plutôt que de suivre les gourous givrés des sites de « réinformation » et autres associations prônant les médecines douces (et le complot judéo-maçonnique des illuminatis du Big Pharma et fadaises du même acabit), je vous encourage à lire l’interview d’Irène Frachon au Parisien. On ne pourra pas l’accuser d’être inféodée aux laboratoires, elle.

C’est un des points qui me chagrinent dans cette histoire : on ne peut plus discuter sans risquer de se faire insulter ou accuser soit d’être à la solde du gouvernement/Big Pharma/ce que vous voulez si on a pris la décision de se faire vacciner ou au contraire se faire traiter de débile manipulé si on a pris la décision de ne pas se faire vacciner. Je vois aussi des personnes qui se croient malignes à inonder les boites mail de leurs correspondants avec des articles et des interviews de parfaits inconnus dont on s’aperçoit après recoupements que ces derniers sont soit de dangereux gourous, à la solde de mouvements extrémistes, sectaires ou fondamentalistes, soit des charlatans professionnellement incompétents.
Résultat, pour une newsletter que je lis en quelques minutes, je passe quinze à trente minutes à recouper les informations pour m’apercevoir que le texte n’est qu’un ramassis de conneries (chose dont j’avais déjà l’intuition). Vraiment, cet envahissement idéologique est fatigant.

Le plus triste, sur les réseaux sociaux, c’est cet étalage d’ignorance, de fanatisme et d’ambition dont font montre des Frères comme des Soeurs, qui veulent jouer aux résistants et aux lanceurs d’alerte derrière le confort de leurs écrans. Au final, ils ne font que s’amuser à répandre de fausses informations, qui peuvent avoir des conséquences sur des esprits crédules. Nos Mauvais Compagnons font toujours beaucoup de dégâts.

Dans un tout autre registre, j’ai été choqué d’apprendre que des pharmaciens faisant des tests ont été pris à partie par des manifestants antivaccins et anti-pass, et encore plus choqué d’apprendre qu’un centre de vaccination avait été incendié. Bêtise et violence, maintenant. Mais pour qui se prennent ces gens qui se permettent de dégrader des établissements de soin ? C’est aussi sensé qu’être anti-tabac et à ce titre, aller dégrader un bureau de tabac. Et la suite, ce sera quoi ? Les gens qui sont contre la Franc-maçonnerie qui vont dégrader des Temples ou des véganes qui vont saccager des boucheries ? Ah, ben non, ça, c’est déjà fait…

Dans ces manifestations, l’argument qui revient toujours est « ma liberté ». Et là, je crois important de discerner la liberté individuelle du civisme. Prenons l’exemple d’une autre mesure contestée : le passage des routes de campagne à 80 km/h. Lorsque cette mesure de sécurité routière a été adoptée, il s’est déroulé tout un ensemble de protestations et de manifestations, au nom des libertés d’un groupe de conducteurs. Simplement, les limitations de vitesse ont un sens, celui de la sécurité routière, et ne pas les respecter c’est tout simplement faire preuve d’incivisme, en refusant les règles communes.
De la même manière, lorsqu’on a interdit la cigarette dans les trains, les restaurants ou les lieux publics, nombreuses ont été les protestations contre une mesure « liberticide ». Mais de quelle liberté parle-t-on, ici ? Celle de nuire à la santé d’autrui ou sa propre santé, ou celle de respirer sans se faire empoisonner par la clope du voisin ? Instaurer une règle commune (ne pas fumer dans un lieu public), c’est garantir les libertés et les droits du plus grand nombre. Ne pas vouloir les respecter, c’est faire montre d’incivisme et d’égoïsme.

Je me pose donc la question (et j’espère qu’un sociologue pourra me répondre) : dans quelle mesure les antivaccins se rapprochent des anti-limitations de vitesse ou des pro-tabac ? Autrement dit, quelle est la part d’incivisme dans les revendications de libertés individuelles ?

En fin de compte, qui doit être protégé de quoi ? Celui qui impose ce qu’il appelle sa liberté (clope, vitesse, non vaccination etc.) ou celui qui en subit les effets ?
Il me semble que l’État doit être garant des libertés publiques, mais son involution (autrement dit, sa régression vers une entité purement répressive) met en danger ce rôle. Et les libertés fondamentales ne doivent pas être des variables d’ajustement d’une politique erratique. Tout comme l’incivisme et l’égoïsme ne doivent pas être confondus avec les libertés individuelles.

A ce propos, l’instauration de ce passe sanitaire pose de vrais problèmes d’éthique et de droit, au-delà de la vaccination comme acte civique.

Le premier est la préservation du secret médical. Qui peut avoir envie de fournir une donnée médicale et des détails sur son identité à n’importe qui ? Sans compter les problèmes logistiques et techniques que pose l’utilisation de cette chose…

D’autre part, l’instauration d’une société à deux vitesses et de « bons » et « mauvais » citoyens n’impliquera pas forcément la couverture vaccinale, bien au contraire. Surtout si les libertés les plus simples sont en jeu. A ce propos, si aller au cinéma, au restaurant ou au concert requiert la présentation du passe sanitaire, j’exige qu’on m’explique pourquoi ce document n’est pas requis à l’entrée des lieux de culte. L’argument juridique serait la garantie de la liberté d’exercice du culte. Soit. Mais si je voue un culte à Alexandre Astier et son cinéma, Alice Cooper et ses concerts ou à la cuisine d’Alain Ducasse ?

Les raisons prophylactiques ne sont pas recevables non plus : rien, techniquement ne différencie une nef d’église d’une salle de cinéma (à part que les sièges y sont plus confortables). Donc rien ne doit justifier l’exigence du passe sanitaire pour les actes de la vie courante autres que le culte. A moins que la vraie raison ne soit d’éviter de mécontenter les croyants (ce qui serait un crachat à la figure des rédacteurs de la loi de 1905). Et donc tant pis pour les athées, c’est ça ? Et tant pis pour la culture très pénalisée par ces mesures, au point où on est aussi ? Et donc, en France en 2021, on peut aller et venir librement dans un lieu de culte, mais pas dans un lieu de loisir ni dans un service publici ?
A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, j’attends toujours l’avis du Grand Orient de France et des autres défenseurs de la laïcité sur cette disparité inadmissible et insupportable.

Plus ubuesque encore, l’obligation d’un passe sanitaire pour aller à l’hôpital… Du coup, pour les opérations planifiées depuis des mois, ou des soins nécessaires et réguliers, on fait comment ? Un test, me direz-vous. Mais lorsque ceux-ci deviendront payants, n’y-a-t-il pas un risque d’infliger une double peine au patient ? Et si les réactifs viennent à manquer, on fait quoi ?

Par ailleurs, instaurer l’obligation de fait de ce ce passe à la mi-juillet alors que la vaccination n’est ouverte à tous (sur base du volontariat) que depuis début juin (et début juillet pour les 12-18 ans) et que l’obtention du document requiert au moins 3 semaines après la première injection, c’est faire preuve soit d’une méconnaissance et d’une incompétence crasse, ou, si le choix a été fait en connaissance de cause, d’un sadisme certain envers le bas-peuple. Mais que peut-on attendre de caqueux plus prompts à pérorer sur les réseaux sociaux en compagnie d’influenceurs qu’à penser à long terme au bien public? Petit exemple pratique : comme tout le monde n’est pas encore vacciné, spécialement les plus jeunes, que fera-t-on quand les réactifs de test viendront à manquer ? On leur interdira l’accès à la vie en société ou aux soins ?

Les exemples de situations ubuesques ne manquent pas, et c’est là le plus inquiétant. Nous avons quasiment tous souffert de cette crise, et visiblement, nous n’en avons pas encore fini… Mais qu’est-ce qui est le plus à craindre ? Le virus ou les mesures prophylactiques des Diafoirus de la politique ?

En fait, je vois en l’instauration de ce passe (et je parle bien du document, pas du vaccin) une forme de violence institutionnelle à établir qui est bon et qui ne l’est pas, à la manière d’un Schibboleth (Livre des Juges, 12:4-6). Or, on sait depuis la publication des travaux de Pierre Bourdieu qu’il existe une loi de conservation de la violence, et que toute violence se paie un jour. La violence institutionnelle catalysée par le dédain des institutions et corps intermédiaires se transmue en violence physique, elle-même aggravée par le mépris affiché des dirigeants pour les personnes.

Si je n’approuve pas la violence, loin de là, et si je n’approuve pas non plus le côté obscurantiste des mouvements antivaccins, je crois important de lutter intelligemment contre le risque de contrôle social dont le passe sanitaire est peut-être la première pierre. Et la seule manière de lutter contre la violence d’état est justement la non-violence. Céder à la violence, dont seul l’État peut faire un usage légitime, c’est se mettre hors la loi et surtout discréditer le mouvement ou la cause.

Plus que jamais, de nouvelles formes de protestations sont à inventer pour protéger les libertés les plus fondamentales. Et pour cela, il existe des outils, notamment l’ouvrage de Srdja Popovic, Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit et sans arme ? ainsi que toute la documentation du mouvement CANVAS (fondé par le même Srdja Popovic). Ce sera toujours plus utile que de dégrader des pharmacies ou des centres vaccinaux.

Evidemment, aller au-delà de ses passions tristes et se refréner de tout détruire est moins valorisant et moins glamour sur le coup qu’appliquer la désobéissance civique, mais à long terme, c’est la seule solution applicable pour ceux qui veulent vraiment changer. Et c’est l’Initiation qui nous l’apprend.

Je vous embrasse.

iSi je voulais faire du mauvais esprit, je dirais : mais quel service public ? Les moindres tribunaux, écoles et hôpitaux ferment régulièrement…

Cahiers Villard de Honnecourt – Un regard différent sur la spiritualité…

Templiers et templarisme en Franc-Maçonnerie

Collectif, GLNF, N° 119, 2021, 192 pages, 15 €

Les Cahiers Villard de Honnecourt vous offre, dans cette nouvelle collection « Regards sur… » voulue par le Très Respectable Frère Jean-Pierre ROLLET, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, un remarquable numéro sur « Templiers et templarisme en Franc-Maçonnerie ».

Les premières lignes de Thierry Zarcone, historien, anthropologue, directeur de recherche au CNRS et Vénérable Maître de la Loge de recherche Villard de Honnecourt N° 81 : « Même si les termes “ Templier ” et “ Franc-Maçon ” sont apparentés dès les années 1737, la légende templière s’inscrit, elle, dans les premiers grades et rituels maçonniques dès le milieu du XVIIIe siècle. Elle est fondée, dans ses lignes générales sur l’idée que les Templiers découvrent en Terre sainte les Francs-Maçons, présentés comme héritiers des Esséniens (communauté hiérarchisée de juifs partageant leur temps entre le travail et la contemplation), et qu’ils en préservent les enseignements et les secrets introduits ensuite, à leur retour d’Orient, en Angleterre ou en Écosse. Après la disparition de l’Ordre du Temple en 1314, ces enseignements se seraient transmis de manière cachée jusqu’à l’émergence de l’Ordre maçonnique historique qui s’en ferait alors le dépositaire et le continuateur. À cette légende s’ajoutent la croyance en un pouvoir magique et une compétence alchimique qui place très vite les Templiers parmi les courants ésotériques. D’un autre côté, la référence templière est l’occasion de donner une nouvelle vie à la vieille chevalerie et de lui offrir une mystique. Ainsi, à plusieurs titres, le templarisme fascine les premiers Francs-Maçons et jusqu’à ceux d’aujourd’hui… »

Rappelons que la revue a été nominée au prix littéraires 2019 de l’Institut Maçonnique de France (IMF) au 17e Salon Maçonnique du Livre de Paris, catégorie « Revues ».

Ce numéro est le deuxième numéro de l’abonnement 2021.

Au sommaire :

  • Éditorial : DU MYTHE TEMPLIER À LA RÉALITÉ MAÇONNIQUE, par Thierry Zarcone, Vénérable Maître de la Loge nationale de recherche
  • LA SPIRITUALITÉ DE L’ORDRE DES CHEVALIERS DU TEMPLE OU L’HONNEUR DE SERVIR, par

Jacques-Noël Pérès, théologien luthérien français, professeur émérite de théologie patristique et d’histoire de l’Église ancienne à la Faculté de théologie protestante de Paris

  • LA STRICTE OBSERVANCE, DITE TEMPLIÈRE, par Christian Rozen, essayiste
  • LE RENONCEMENT À LA FILIATION TEMPLIÈRE DANS LE RITE ÉCOSSAIS RECTIFIÉ ?, par

Michel Chazottes, ancien conservateur à la Bibliothèque municipale d’Avignon

  • LE RITE SUÉDOIS ET L’HÉRITAGE TEMPLIER, par Henrik Bogdan,

professeur en études religieuses, Université de Gothenburg, Suède et Thierry Zarcone, historien et anthropologue, Directeur de recherche au CNRS

  • ENTRE FASCINATION ET DÉTESTATION, AUX ORIGINES DU GRADE MAÇONNIQUE DE CHEVALIER KADOSH (1750-1801), par Jean-Marie Mercier, historien
  • RITUELS ET TABLEAUX DE LOGE DU GRADE DE CHEVALIER KADOSH, XVIIIE SIÈCLE ET DÉBUT DU XIXE SIÈCLE, par Dominique Jardin, historien
  • THOMAS DUNCKERLEY ET L’ORGANISATION DES KNIGHTS TEMPLAR EN ANGLETERRE, par

Francis Delon, Grand Archiviste de la Grande Loge Nationale Française et docteur en études anglophones

  • LE RITE DE ZINNENDORF ET LA GRANDE LOGE DES FRANCS-MAÇONS D’Allemagne, par

Klaus Bettag, historien et Président de l’Association de Recherche Maçonnique de la GLL “Freimaurerische Forschungsvereinigung Frederik E.V.” à Flensburg

  • À LA RECHERCHE DES SECRETS DE CARL GOTTHELF VON HUND ET DES TEMPLIERS : THÉODOR MERZDORF, par Reinhard Markner, historien à Kleinmachnow, Allemagne

Pour prendre connaissance de quelques extraits de la revue https://bit.ly/3fD8ueb

Métaphysique dans son principe et historique dans ses développements et dans son approche de la spiritualité du XXIe siècle, Villard, chaque trimestre et depuis près de 60 ans, avec plus de 118 numéros parus, plus 15 000 pages et plus de 600 auteurs et 5000 thèmes abordés, est une référence dans les domaines de la symbolique maçonnique, des rituels, de la spiritualité, des religions, de la théologie, de la philosophie, etc.

Mais c’est aussi un dossier thématique, avec les contributions des plus grands noms du monde maçonnique et profane, dans les domaines de la recherche philosophique et spirituelle.

À venir en 2021 : N°120 « Le bestiaire des Francs-Maçons » et le N° 121 « L’Arche Royale ».

GLDF : Conférence publique de clôture avec Jean-Jacques Zambrowski, ancien grand chancelier de la GLDF

35e édition des Tenues d’été
« Dignité et respect de l’Autre « 

Ne ratez pas notre dernier rendez-vous des Tenues d’été de la Grande Loge de France consacrées à la « La Dignité ».

Cette conférence publique de clôture sera animée par un Franc-maçon éminent de l’Obédience :

Jean-Jacques ZAMBROWSKI, ancien Grand Chancelier de la GLDF

traitera du thème

« Dignité et respect de l’Autre »

Mardi 31 août 2021 à 20 heures

Temple Pierre Brossolette – Hôtel de la GLDF – 8 rue Puteaux 75017 PARIS

(Métro Rome – Bus L 30 et 94)

INSCRIPTION EN LIGNE OBLIGATOIRE

Pour assister à cette conférence en présentiel 

Inscription obligatoire via notre site Internet : https://www.gldf.org/inscription-conferences.htm


Pour participer à cette conférence en webinaire

Inscription obligatoire sur Zoom : https://zoom.us/webinar/register/WN_7DBml-4oRZS6vKrR28sWyA

PORTUGAL : Le Grand Orient lusitanien veut expulser les femmes !

De notre confrère portugais jornaldeleiria.pt

L’annonce de l’ouverture d’une loge maçonnique mixte, avec hommes et femmes, à Leiria, aura provoqué une certaine agitation parmi les francs-maçons portugais.

Dans un article publié dans le JORNAL DE LEIRIA, il y a deux semaines, David Martins, « une histoire du mouvement au niveau national », et Mónica Santos ont révélé l’ouverture, prochainement, de la Loge Isabel de Aragão, affiliée à la Grande Loge Symbolique de Lusitanie.

Environ deux semaines plus tard, Martins, qui prétend être « le plus ancien maçon de Leiria et le cinquième du district », membre d’une loge du Grand Orient Lusitanien (GOL), « la plus ancienne puissance maçonnique portugaise, libérale et la plus dogmatique de la franc-maçonnerie », a été suspendu du GOL.

L’action a été entreprise par décret de l’actuel Grand Maître, Fernando Lima, qui l’accuse d' »un crime maçonnique grave », pour avoir « transgressé les lois internes de cette organisation laïque, en soutenant et en favorisant l’apparition de la Loge maçonnique susmentionnée, sans autorisation du Grand Orient lusitanien ».

Contacté par JORNAL DE LEIRIA, David Martins a répondu qu’« il n’avait besoin d’aucune autorisation, car la nouvelle Loge, lorsqu’elle ouvrira, intégrera des hommes et des femmes et, par conséquent, apparaîtra sous les auspices d’un autre pouvoir maçonnique, la Grande Loge Symbolique da Lusitanie, mouvement mixte ». 

Le franc-maçon a ajouté que « malheureusement, l’initiation des femmes au GOL n’est pas autorisée ». Il reconnaît cependant qu’il peut être accusé d’avoir transgressé ces lois, voire d’adhérer simultanément aux deux organisations, mais qu’il l’a fait en toute connaissance de cause. 

« Le Grand Maître aurait pu agir autrement, notamment parce que la nouvelle Loge n’a rien à voir avec GOL. Maintenant, admettre que j’ai commis un délit maçonnique ? Non, ce sont des feux d’artifice pour intimider quiconque ose se rebeller contre les lois et règlements du passé, inspirés du XVIIIe siècle, craignant peut-être que l’exemple ne se multiplie.


David Martins, franc-maçon

« Ils disaient que j’étais « juste avant mon heure », comme si c’étaient des causes d’avenir » 

Il semble qu’il y ait eu une certaine acrimonie dans la façon dont il a été contacté, et on dit que l’acte d’accusation fait des allégations sérieuses…
Je ne commente plus. Je réaffirme ce que j’ai toujours dit : mon engagement solennel est envers la Franc-Maçonnerie, ses Principes et ses Valeurs, et, parallèlement envers les Lois de la République et la Constitution de la République portugaise. Pour défendre ces principes, je suis prêt à aller jusqu’aux dernières conséquences. J’attends donc, sereinement, la notification du Tribunal maçonnique, et je me défendrai.

Il est question de rompre les serments…
Personne ne m’apprend la loyauté envers la cause, encore moins n’admet être montré du doigt. Je ne l’admets même pas du Grand Maître. J’ai 76 ans, et plus de la moitié de ma vie a été consacrée à défendre les grandes valeurs de la Franc-Maçonnerie, qui sont aussi les grandes causes de l’Humanité. Le premier serment du franc-maçon est « d’aimer ses frères et de leur venir en aide s’ils ont besoin d’aide ». Ici, vous pouvez comprendre en qualité de frères toutes les personnes qui ont besoin d’aide, pas seulement les autres francs-maçons. C’est le devoir d’un franc-maçon d’être solidaire, tolérant, fraternel…

Et tu ne l’as pas senti ?
J’ai senti, dans les mots de soutien de nombreux maçons – hommes et femmes – qui m’ont contacté, disant que j’avais raison. Certains, me critiquant, disaient même que j’avais « raison avant l’heure », comme s’il s’agissait de causes d’avenir et non d’aujourd’hui. Mais elles sont peut-être même d’hier… 

Quelles sont ces causes qui vous touchent ?
La liberté m’émeut, comme la première grande cause. Puis l’Egalité qui n’est possible que dans la Liberté et, enfin, la Fraternité entre tous les Francs-Maçons, en prélude à la Fraternité Universelle, entre tous les Hommes de bonne volonté. Est-ce une utopie ? Peut-être, mais je me bats pour elle ! D’un point de vue intrinsèquement maçonnique, la nouvelle Loge nous émeut, nous inspire. Nous sommes émus par le travail commun à développer avec les dizaines de francs-maçons, qui ont rejoint son Atelier ou qui, depuis avril, ont été initiés. Quand chacun a hâte de progresser dans les « mystères de la franc-maçonnerie », et d’en saisir toute sa symbolique et sa philosophie maçonnique, nous n’avons pas de temps à perdre en querelles stériles. Pour en revenir à la question de savoir de quoi ils m’accusent: de ne pas avoir prêté « serment ». Tout cela est un manque de préparation, d’ignorance et un manque de culture maçonnique de la part de ceux qui font ce genre de réflexions. Tu le sais bien, dans presque tous les pouvoirs maçonniques – et le GOL ne fait pas exception -, le néophyte, après l’initiation, doit jurer de se conformer à des lois qu’il ne connaît pas encore; il ne connaîtra que plus tard ce qui lui est révélé, devenant alors conscient de la portée de ses engagements. Je sais qu’à ce moment-là on vous assure que ces engagements ne violent pas les droits civils, religieux, moraux, etc… .

Vous sentez-vous ou vous êtes-vous senti trompé ?
Non! Je ne me suis jamais senti floué, car j’ai toujours eu un regard différent sur les engagements que j’ai pris et qui entrent dans la sphère du transcendant, mon intimité, ma dimension spirituelle, ma conscience libre. Ce que j’entends être: un homme libre dans mon cheminement intérieur de franc-maçon initié. Ils n’évoquent jamais ces raisons, juste parce que cela leur convient, pour consolider les autocraties et tromper les imbéciles qui confondent tout. Tout cela parce qu’ils sont entrés dans la franc-maçonnerie, mais n’ont jamais compris la franc-maçonnerie. En fait, il existe des règles internes qui violent les droits et libertés des citoyens, et c’est pourquoi je suis perplexe devant l’impudence de ceux qui invoquent de telles raisons pour m’attaquer. Après tout, je me limite à respecter et à défendre le droit libre d’association, à l’exercer. Je me limite à appliquer et défendre le principe d’égalité femmes-hommes au sein des Ateliers, à lutter pour que ces droits constitutionnels s’appliquent. Malheureusement, je ne me fais pas beaucoup d’illusions et je connais le sort de ceux qui osent défier l’autorité établie. C’est donc dans la Grande Loge Symbolique de Lusitanie, à laquelle j’appartiens également, que nous pouvons travailler avec la force et la vigueur possibles. Là, nous trouvons l’environnement propice à la construction de meilleures personnes, réalisant toute la portée de l’initiation. Je suis fier d’être franc-maçon et d’être reconnu comme tel par les francs-maçons. Ceux qui ne me reconnaissent pas peuvent appartenir à la franc-maçonnerie, mais je doute qu’ils soient francs-maçons. 


Existe-t-il des discriminations dans la franc-maçonnerie ?
Oui il y en a, dans certaines organisations maçonniques. Surtout contre les femmes. C’est pourquoi, maintenant, voir et promouvoir la création d’une loge maçonnique de personnes, sans étiquettes telles que, régulière, libérale, féminine, mixte, adogmatique, ou autres, est un rêve réalisable qui n’a rien de spécial, mais il est traité comme quelque chose de transcendant.

Croyez-vous que ces lois vont changer?
Je ne sais pas. Jusqu’à présent, la plus ancienne puissance maçonnique portugaise, n’a pas su trouver en elle les forces nécessaires. Ce contenu est exclusif aux abonnés.

Suite de l’interview sur le journal www.jornaldeleiria.pt