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Saviez-vous que… ?

  • Un test Covid PCR positif ne signifie pas forcément que le sujet est contagieux ! C’est vrai dans la majorité des cas mais il peut arriver que la positivité soit simplement liée à la présence de chaines d’ARN qui ont perdu leur vitalité.

  • Le testament philosophique que le ou la profane doit rédiger dans le cabinet de réflexion n’a rien à voir avec le testament qu’il ou elle pourrait écrire dans la perspective d’une mort prochaine ! ( Lire l’explication)

  • Le pavé mosaïque n’est pas un espace sacré sur lequel on ne doit pas marcher. C’est la « voie initiatique » qui mène de l’Occident à l’Orient sur laquelle on « doit » marcher !

  • Il n’y a pas de marche de l’apprenti-e   ou de marche du (de la) compagnon-ne ; il n’y a qu’une marche du (de la) maître-sse maçon-ne dont les deux premières parties renvoient aux 1er et 2ème degré. (voir le développement)

  • Dans une analyse de sang, le « bon » cholestérol (High Density Lipid Cholesterol) varie très peu car il est sous l’influence du codage génétique.

  • De Midi à Minuit a une origine biblique en relation avec la crucifixion de Jésus-Christ. (Lire l’explication)

  • Le signe d’ordre de l’apprenti-e s’interprète comme une « énergétisatisation » du geste manuel. (Lire l’explication)

  • Le rite Emulation est le seul rite maçonnique originellement en 3 degrés.

  • Les rites dits à hauts grades sont fondamentalement des rites mystiques artificiellement greffés sur les trois premiers degrés qui eux n’ont rien de mystique.

  • La pratique des addictions (et en particulier le tabagisme) est contraire à la pratique des rituels maçonniques.

  • L’usage des épées en loge n’a rien de maçonnique ;  c’est une pratique aristocratique récupérée par des petits bourgeois.

  • L’expression « Être à l’Ouest » a une origine maçonnique. Un-e maçon-ne « à l’Ouest » a perdu son « orient-ation » ; il ou elle est considéré-e comme ayant perdu la « Raison »  !

  • Pourquoi on nomme les conseillers de l’ordre des obédiences des « canaris » ? Outre leurs sautoirs jaunes, on les considère comme des « mâles chanteurs », « au doux chant mélodieux », caractéristique qui est spécifique aux canaris mâles !

  • Savez-vous qu’une bonne masturbation permet d’éviter les effets pervers d’une pulsion sexuelle mal contrôlée !

  • Mettre les pieds à l’équerre, talon contre talon, est un bon test « d’équilibre maçonnique » ! Essayez et vous verrez que ce n’est pas donné à tout le monde !

  • Il n’y a pas que les francs-maçon-nes qui sont « lumière dépendant » ! Tout un chacun a besoin d’un minimum d’exposition aux rayons solaires ; sinon, c’est la déprim’, l’insomnie, la baisse de la vigilance et j’en passe !

  • Déambuler en loge en marquant les angles à l’équerre, avec un-e maître-sse des cérémonies frappant sa canne sur le sol n’a rien de maçonnique ; c’est une pratique militariste importée !
  • Que lors de l’initiation, le cabinet de réflexion symbolise la Terre et Marie, l’Eau, Jésus, l’Air, le saint Esprit et le Feu, Dieu !

Feux Philosophiques des Tarots Livre 1

78 Arcanes Tarologiques, Livre 2

Chalybe – Soléo Vandaële

Éditions du Cosmogone, 2019, 2 volumes, T1 : 368 pages, T2 : 168 pages, 85 €

Le Tarot, son côté occulte et mystique, ainsi que cet « ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux » dénommée Alchimie reviennent en force depuis peu dans la littérature maçonnique. Nous devons, ici, au Cosmogone un remarquable ensemble de deux volumes – le premier offrant le texte, le second un cahier couleur – sous blister intitulé « Tarot et Alchimie » avec un tirage limité et numéroté à 300 exemplaires.

Seulement connu sous son nom de plume, l’Adepte Chalybe nous avait déjà offert un très beau livre Alchimie – Du chaos des réprouvés à l’or des Sages (Éd. du Cosmogone, 2015). L’ouvrage ne vient pas s’ajouter aux nombreuses publications car il s’agit bien là d’un décryptage inédit des Arcanes majeurs et mineurs des différentes lames. Une véritable divulgation offerte à notre sagacité.

Chacun connaît les quatre niveaux d’interprétation des Écritures que sont Pashat, sens littéral du texte, Remez, ce qui est sous-entendu, Drash, la recherche ou l’interrogation et Sod, le sens caché ou secret. Ces quatre mots constituent l’acronyme PaRDeS, signifiant littéralement jardin, verger et qui s’apparente au mot paradis, désignant, dans la tradition de la Kabbale, un lieu où l’étudiant de la Torah peut atteindre un état de béatitude. L’auteur se sert de cette méthode pour nous faire découvrir l’ancêtre de tous les jeux de cartes : le Tarot. Chalybe nous transporte de la lumière aux ténèbres, partant de la création du monde et du divin, le nombre 1, pour aller jusqu’à la crémation, le nombre 77. Pour nous amener à la Tradition intacte, grand livre de la connaissance, où le nombre est source de savoir. Moult tableaux proposent synthèses et analyses.

Cet ouvrage est complété d’un second intitulé 78 Arcanes Tarologiques, reprennant, pleine page, les magnifiques illustrations de Soléo Vandaële renvoyant à chaque arcane. Pour découvrir les révélations des 78 Arcanes tarologiques de la Tradition centre-européenne. De la belle ouvrage, pour permettre au curieux de nature de découvrir toutes les clefs secrètes du Tarot.

ITALIE : Franc-maçonnerie et ‘Ndrangheta* à Aoste, de la « loge » au projet de la création d’une nouvelle « obédience »

De notre confrère italien corrieredellacalabria.itFabio Benincasa

La présence et le fonctionnement dans la Vallée d’Aoste du groupe local  » locale » de a ‘Ndrangeta par Affiliation « dans une loge » pour « augmenter son poids et son autorité »

COSENZA  L’affiliation à une loge maçonnique de certains représentants de la « locale » (regroupement de membres de la structure criminelle ‘Ndrangheta) d’Aoste est un élément supplémentaire de démonstration de la présence et de l’opérativité sur le territoire de la communauté du Val d’Aoste. L’adhésion à la franc-maçonnerie de certains des participants des cellules actives dans le Nord a été utile pour créer des liens et des relations dans les secteurs économiques, entrepreneuriaux et politiques tant de la société civile valdôtaine qu’au-delà des frontières régionales . C’est ce qui ressort d’un des passages contenus dans les plus de 800 pages de l’exposé des motifs de l’arrêt du procès « Géhenne », qui s’est déroulée avec une procédure abrégée.

La naissance de la « commanderie des Templiers »

Nicola Prettico (condamné à 8 ans) et Antonio Raso (condamné à 10 ans) entrent en contact avec GS, qui n’a ni été interrogé, ni non inculpé dans la procédure Geena . Des conversations interceptées, ressort clairement l’intention de ce dernier « non seulement d’ établir une loge », mais de concrétiser le projet de créer une nouvelle obédience  : un groupe qui serait appelé « Grande Loge » auquel appartiendrait la « loge d’Aoste ». Pour réaliser ce qu’il a imaginé, GS s’emploie à recruter des « frères » : des personnes appartenant déjà à la franc- maçonnerie . Il identifie deux sujets, Nicola Prettico et AF (ce dernier s’est retrouvé dans l’enquête parce qu’il était considéré comme «également lié à Marco Fabrizio Di Donato , condamné à 9 ans d’emprisonnement »).
Les documents montrent qu’entre le 24 juin et le 19 septembre 2015, GS a travaillé à la création d’une « commanderie des Templiers » et d’une « loge maçonnique » à Aoste. Ces éléments émergent d’une interception de conversation entre GS et Prettico. Ce dernier après avoir pris connaissance des intentions de son interlocuteur se plaint du manque d’implication de « Vincenzo ». La référence – pour ceux qui enquêtent – est Vincenzo Marrapodi , ancien maire de San Giorgio Morgeto. L’exclusion du projet maçonnique de l’ancien maire entraînera le forfait conséquent de Prettico. Le projet de GS, cependant, se poursuivra malgré les revers et les défections et le 19 septembre 2015 – dans une taverne de la Vallée d’Aoste – aura lieu la création de la « Commanderia d’Aoste de l’Ordre Mondial des Templiers de Jérusalem » . en rôle de maître de cérémonie GS et une femme, HMB

Le rituel d’initiation

Le rite de constitution commence à 14h30 . « Étant l’un des cinq gardiens de l’Ordre Mondial des Templiers », GS avait la capacité de créer des chevaliers sans attendre qu’ils soient initiés dans les rangs inférieurs. Antonio Raso fait également partie des aspirants Chevaliers (postulants) . Le 20 septembre 2015, dans la même taverne, « la loge maçonnique Aoste n.1 Saint Cavalier d’obédience maçonnique No Nobis » sera officiellement établie.
A la fin du rituel, l’enquêteur capte quelques conversations. Dans une écoute téléphonique, Raso est persuadé qu’il peut compter, en entrant dans la loge, sur un réseau de relations et de connaissances à utiliser pour augmenter son pouvoir et son autorité dans la communauté calabraise présente en Vallée d’Aoste. 

 » Je vais vous dire combien il y a de Calabrais dans le Val d’Aoste, nous sommes un quart de la population, 32 000 « , « mais tu peux devenir quelqu’un d’important , non il faut le faire je suis un mouvement unique vous comprenez, je suis un groupe politique avec une alternative chrétienne vous comprenez ce que je veux vous dire ».

 Les conversations ultérieures, objet d’interception, rendront compte des contacts avec la franc-maçonnerie et comment l’appartenance de certains représentants de la « locale d’Aoste » à cette loge a été programmée également par Marco Fabrizio Di Donato , « fonctionnel aux intérêts de la faction mafieuse ». « Il a laissé Nicola (Prettico) entrer dans la franc-maçonnerie et comme prévu ». 

Le sujet mis en cause par Di Donato, en réalité, n’est pas impliqué dans le projet, « il appartient à une autre loge », comme il ressort d’autres conversations téléphoniques captées. 

Pour les enquêteurs, cependant, les relations entre la ‘Ndrangeta du Val d’Aoste et les associations, notamment secrètes sont un symbole de sa capacité à « s’infiltrer durablement dans le tissu économique et politique » .

*la ‘Ndrangeta est la « maffia » calabraise, association de criminels.

Mort de Thich Nhat Hanh au Vietnam à 95 ans. Il était un influent moine bouddhiste et candidat au prix Nobel de la paix 1967

Né Nguyễn Xuân Bảo le 11 octobre 1926 à Huế, dans la province de Thừa Thiên-Huế (Vietnam) il était un moine bouddhiste vietnamien militant pour la paix. Il était l’un des initiateurs du bouddhisme zen en Occident les plus connus. Les autres initiateurs du bouddhisme en Occident sont master Chin Kung, Hsing Yun.

En 1942, il entre au monastère thiền de Tu Hiếu. Il est ordonné moine en 1949. Il quitte son monastère peu après pour s’installer dans un temple abandonné de Saïgon. De 1960 à 1963, il étudie les religions comparées à l’université de Princeton (États-Unis). En 1964, il fonde l’université bouddhique de Vạn Hạnh. En 1966, il s’exile en Occident. Son combat pacifique, entamé durant la guerre du Viêt Nam, lui vaudra d’être proposé par Martin Luther King pour le prix Nobel de la paix en 1967. Réfugié politique en France depuis 1972, il dirige une branche du bouddhisme thiền qui prône la pleine conscience de l’être.

Dans les années 1976 à 1978, il apporte de l’aide aux Boat-people.

Par des invitations concrètes comme la marche de la Pleine conscience, Thích Nhất Hạnh enseigne l’art de vivre pleinement et met l’accent sur la vigilance et l’attention. Il réside au centre bouddhique du village des Pruniers en Périgord, qu’il crée en 1982, avec la moniale Chân Không. Il donne également des enseignements à travers le monde.

En 2005, il retourne au Vietnam pour la première fois depuis 39 ans.

« Il avait mis à profit ses années d’exil pour populariser en Occident le concept de « pleine conscience », notamment auprès de célébrités comme la vedette de la télévision Oprah Winfrey ou l’actrice Gwyneth Paltrow.

Il était également influent auprès de nombreux patrons des industries de la Silicon Valley, au premier rang desquels le géant Google, chez qui il avait été invité à délivrer son enseignement. »

Le 11 novembre 2014, il subit un accident vasculaire cérébral. Il sort après avoir passé plusieurs mois en convalescence à l’hôpital universitaire de l’Université Bordeaux-II. Le 11 juillet 2015, il poursuit des soins intensifs au centre médical de l’université de Californie à San Francisco. Il rentre en France le 8 janvier 2016 où il passe l’année. Il visite ensuite le village des pruniers de Thaïlande. Le 2 novembre 2018, il décide de retourner définitivement au Viêt Nam à la Pagode Tu Hieu. Il ne peut plus s’exprimer oralement, séquelles de son accident cérébral, mais peut communiquer par gestes et hochements de têtes11.

Il est décédé le 22 janvier 2022 au temple Từ Hiếu à Huế, au Vietnam, le 22 janvier 2022, à l’âge de 95 ans.
Il est auteur d’une centaine d’ouvrages et de très nombreuses vidéos d’enseignement qu’on trouve sur les réseaux.

Citations

  • « Les chrétiens sont mes frères. Je ne veux pas faire d’eux de nouveaux bouddhistes. Je veux les aider à approfondir leur propre tradition. »
  • « Le miracle n’est pas de marcher sur l’eau, il est de marcher sur la Terre verte dans le moment présent et d’apprécier la beauté et la paix qui sont disponibles maintenant . », in Thích Nhất Hạnh (trad. de l’anglais), La Paix en soi, la paix en marche, Paris, éditions Albin Michel, coll. « Spiritualité », 2006, 187 p. (ISBN 2-226-17290-4)
  • « Il est très important de savoir écouter avec compassion. Écouter avec compassion, c’est écouter avec la volonté de soulager l’autre de sa souffrance, sans le juger ni chercher la dispute. »

Autres articles sur ce thème

Pétard mouillé… au GODF ce matin (VIDÉO)

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Nous vous informions ce vendredi matin de la réunion de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique (CSJM) du GODF pour statuer sur un membre du GO « égaré » dans un parti dit d’extrême.

La rumeur laissait entendre hier soir que des manifestants pourraient venir troubler la quiétude de ce paisible quartier en organisant un rassemblement devant le siège de l’obédience.

Notre envoyé spécial s’est rendu sur place dès 10h, afin de couvrir l’évènement. Comme vous pouvez le constater sur la photo prise sur place, hormis un véhicule de police faisant bénéficier ladite association d’une escorte et de la protection des forces de l’ordre, rien ne laisse à penser qu’un péril peut menacer la rue.

La vidéo ci-dessous confirme qu’il s’agissait bien d’un pétard mouillé… à moins que la manifestation soit repoussée à une date ultérieure.

Connaissez-vous « La prière de l’artisan » ?

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Merci à notre confrère la Chaîne : Blog 357

Apprends-moi, Grand Architecte de l’Univers, à bien user du temps que tu me
donnes pour travailler et à bien l’employer sans rien en perdre.

Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule
qui ronge.

Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’oeuvre sans
me désoler si elle jaillit autrement.

Apprends-moi à unir la hâte à la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la
paix. aide-moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible. aide-moi au
coeur du labeur à tenir serré le fil de l’attention. Et surtout comble Toi-même
les vides de mon oeuvre.

Grand Architecte de l’Univers, dans tout le labeur de mes mains laisse une
grâce de Toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moimême. Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais coeur.

Garde-moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais
d’orgueil. purifie mon regard: quand je fais mal, il n’est pas sûr que ce soit mal
et quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien.

Grand Architecte de l’Univers, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est
vain sauf là où il y travail. Et que tout travail est vide sauf là où il y a amour. et
que tout amour est creux qui ne me lit à moi-même et aux autres et à Toi.

Que si je fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirais à
l’automne.

Que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe je fanerai le soir.
Mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien.
Et le temps de faire bien et à ta gloire, c’est tout de suite.
Amen


Texte anonyme du XIIe siècle

Justice maçonnique au GODF… et fortes rumeurs de manifestation rue Cadet des pro-Zemmour

Selon nos informations, la Chambre Suprême de Justice Maçonnique (CSJM) du GODF se réunissait rue Cadet à Paris ce vendredi matin, afin de statuer sur un cas d’exclusion d’un membre actif de Reconquête! le parti d’Éric Zemmour, candidat à la présidentielle.

Il semblerait que la manœuvre passe mal du côté des sympathisants du candidat, puisqu’une manifestation, en guise de protestation, était attendue ce vendredi entre 10h et midi devant le siège du GODF, rue Cadet dans le 9e arrondissement de Paris.

Le service de sécurité étaitrenforcé. Les commerçants alentours étaient invités À rester très vigilants en cas de dérapage.

Nous évoquions hier le cas de Jade Escoffier, ex-membre de la GLMF exclue pour appartenance à un parti incompatible avec son obédience. Cet article faisait d’ailleurs suite à un autre, paru ce week-end dans les colonnes de 450.fm, se référant au papier du Canard enchaîné de la semaine dernière, concernant le boycott de Zemmour et de Le Pen rue Cadet durant la campagne présidentielle (avant, pendant et après d’ailleurs).

Le Grand-Maître du GODF Georges Sérignac reste ainsi sur sa ligne, dont il avait dévoilé les contours lors d’une interview au journal Le Monde du 3 Octobre dernier en affirmant « Tout discours antirépublicain est à combattre » et en rajoutant, concernant les deux candidats Zemmour et Le Pen : « On aura une position très claire. Pendant la campagne, on proposera aux candidats d’échanger avec nous. À l’exclusion de ceux d’extrême droite, comme les deux personnes que vous citez. »

La campagne s’annonce donc houleuse ! Pour ceux qui pensaient que la Franc-maçonnerie sociétale s’était assoupie durant la période COVID, ils vont en avoir pour leur capitation.

Georges Serignac, Grand Maître du GODF à Roanne ce soir

De notre confrère le-pays.fr

Georges Serignac, Grand Maître du Grand Orient de France, est à Roanne, ce vendredi 21 janvier, pour une conférence publique donnée à l’occasion du 180e anniversaire des Écossais Roannais. Il rencontrera, le lendemain, les responsables des loges de la région 6 lors du congrès régional organisé à Roanne, lui aussi.

Quel regard porte le Grand Orient de France sur la situation actuelle du pays ? 

On peut dire que nous sommes dans une période très compliquée sur le plan national, avec l‘échéance présidentielle qui arrive, les différentes séquences comme les Gilets jaunes, les réformes de retraite, en plus de la pandémie…

Un risque de flambée du vote extrême avec l’extrême droite traditionnelle, mais aussi cette espèce de « néopétainisme maurrassien zemmouriste ». Nous, francs-maçons, nous avons, dans cette période, à la fois un rôle à jouer et en même temps beaucoup d’interrogations à nous poser sur ce que nous sommes.

Vous parlez de rôle à jouer ; quel peut-il être ? 

Si on élargit la focale, on peut dire que depuis que la franc-maçonnerie existe, en tout cas en France, telle qu’elle a évolué en se différenciant de la franc-maçonnerie anglo-saxonnne régulière, elle a eu essentiellement un rôle d’accompagnement et de mise en place de la République très important, affiché et affirmé. De ce rôle historique nous devons aujourd’hui tirer les leçons.

Vous venez à Roanne pour fêter les 180 ans des Écossais Roannais ? Avez-vous un autre message à faire passer ? 

Dans ma venue à Roanne, il y a plusieurs aspects. Le premier est de fêter une loge, et j’insiste sur ce point : les loges sont la seule réalité de la franc-maçonnerie. La maçonnerie se passe en loge, et seulement en loge. Il y a donc cette reconnaissance de la loge, dans son aspect historique, dans ce qu’est la franc-maçonnerie.

Une conférence publique « pas destinée aux francs-maçons »

Deuxièmement, je viens faire une conférence publique pour que le Grand Orient puisse extérioriser ses valeurs, la principale étant la République, auprès d’un public le plus large possible, avec une intervention qui n’est pas destinée aux francs-maçons. J’en profite pour coupler cette conférence avec une rencontre au sein du congrès régional de la région 6, qui permet de rendre compte de l’action de l’exécutif et de dresser un état des lieux de l’obédience, avec les responsables des loges de la région.

Pratique : Conférence publique de Georges Serignac, Grand maître du Grand Orient de France, vendredi 21 janvier, à 18 h 30, à l’espace conférence du centre Pierre Mendès-France.

Pass sanitaire obligatoire.

Quand dans le « corps on a virus »…

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« Tout le malheur des Hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre »

En ce début de printemps 2020, personne n’avait spécialement en tête cette pensée de Pascal. A bien la lire, nous pourrions déduire que ce sont plusieurs semaines de bonheur qui nous ont été prescrites – disons plus justement ordonnées ! – quand le confinement nous a soudain maintenu au logis ! Pour qui veut bien y voir quelque philosophie, cette sorte d’« arrêt sur image » du film sociétal et social nous a surtout offert l’opportunité de marquer une pause et de penser la vie. Et même sa vie.

Qu’en est-il de l’être humainen ce début de siècle ? Depuis sa sortie du berceau africain, il y a quelque trois millions d’années, il poursuit l’écriture de son histoire au fil de l’évolution et de l’expansion démographique. Avec la curiosité comme moteur, c’est à dire la créativité permanente de son intelligence novatrice, dans tous ses domaines d’activité. Le prodigieux développement des moyens de communication et de déplacement qui a lui-même engendré un système économique mondial, a fait de la terre aujourd’hui, un village de sept milliards d’habitants.

Ce qu’on appelle « la mondialisation » a produit « l’Homme unidimensionnel », tel que l’a nommé le philosophe Herbert Marcuse. Et l’instantanéité de l’information procurée par ses objets nomades (téléviseur, ordinateur, smartphone, etc.) lui a donné l’impression de supprimer les distances et l’illusion de la maîtrise de l’espace et du temps. L’homo numericus se reconnaît dans les accessoires de ses semblables et trouve son âme dans son véhicule. En schématisant, il se réduit ainsi à l’état de consommateur insatiable et à un mode de vie uniforme ! Image même d’une société à repenser !

L’implantation des firmes multinationales active en permanence les liaisons marchandes entre gens d’affaires. De leur côté, le transport aérien à bas coût et les croisières à bord des villes flottantes favorisent sur l’ensemble du globe, le tourisme de masse. Et avec cet ensemble en connexion s’opèrent tout à la fois les transferts technologiques, la rencontre des cultures, le divertissement en tous genres…et la circulation virale ! A preuve ce « Coronavirus » qui, par les transporteurs express que nous sommes, agresse subitement l’humanité entière !

Un constat découle de la « magie technologique » et de cette culture distractive tous azimuts : Par l’esquive depuis la dernière guerre – et les « trente glorieuses » qui ont suivi – notre civilisation centrée sur le loisir s’ingénie à nous faire oublier notre statut individuel d’« être provisoire ». C’est à dire de mortel ! Notre hôte indésirable, tueur en série s’il en est, est en train de nous le rappeler ! Ce signal est d’autant plus brutal que l’Homme est guidé tout au long de sa vie par le fondamental « principe de plaisir », évoqué ci-dessus. Mais le plaisir ne peut être constant. Rattrapés par le « principe de réalité », en l’occurrence l’actuelle funeste contagion, avions, bateaux, trains et voitures – nos bottes de sept lieues – doivent temporairement ralentir leur marche locale et intercontinentale, jusqu’à nous faire songer à l’impensable : l’immobilité.

 Avec qui passons-nous le plus clair de notre temps ? Avec nous-même, bien entendu ! Et de fait, ces contraintes nouvelles nous renvoient bel et bien à notre individualité. Une excellente raison pour nous rencontrer et « auto-dialoguer »! Une bonne occasion de passer ainsi du « Moi social », notre devanture si je puis dire, au « Soi profond » notre espace intime, que francs-maçons nous nommons notre « temple intérieur ». Du Moi au Soi : c’est au vrai, le passage du « Qui suis-je ? » au « Que suis-je ? » Quelles sont ma place et mon action en tant qu’être humain inscrit dans un récit, familial, amical, professionnel, associatif. Bref, quel sens je donne ou je peux donner à ma vie ?

Il n’y a pas d’urgence, il n’y a que des gens pressés ! Sauf exception vitale, certes, rien ne nous oblige à l’accélération en toute chose, signe de notre époque. Nous le remarquons dans les médias et même en loge, le « parler » est souvent trop rapide. Les intervenants ne prennent pas toujours le soin de bien articuler. Ils débitent parfois leur planche, sans virgules entre les phrases, au grand dam de celles et ceux dont l’âge durcit l’oreille ! Assourdissement qu’accentue maintenant, en prime, un masque sournois. Nez en moins, dira l’humoriste.

Au vrai, profitons-nous de cette « expérience » inattendue ? Davantage à notre domicile, nous sommes à même en ce moment, avec la patience et le bienfait du silence, de bénéficier de la longueur du temps ! Cette pause devrait nous permettre ainsi de retrouver la présence à soi, en vivant vraiment le présent. Car, comme le mot l’indique, le présent est un cadeau !  

Alors que, nourrissons, nous dormions pendant des heures, nous avons vite cherché en grandissant à bien occuper nos heures de veille. Adultes devenus, nous ne cessons de nous activer pour répondre à cette question essentielle : Que faire quand je ne dors pas ? Ce désir de structuration du temps correspond davantage à notre soif éperdue de contacts sociaux – physiques ou par écrans interposés – auxquels nous a habitués la vie moderne !

Même si, paradoxalement, nous communiquons de plus en plus …en nous parlant de moins en moins ! Bien sûr, l’existence de cet agresseur invisible – champion de la transmission « micronisée » ! – est inquiétant. Et l’information continue n’est pas rassurante en désignant tous les jours ses nouveaux lieux possibles d’hébergement. Jusqu’à imprégner l’inconscient collectif angoissé et y inscrire en forme de jeu de maux lacanien interrogatif, que chacun, chacune, allez savoir, dans notre « corps on a virus » !

Heureusement, la médecine – avec le dévouement admirable de ses chercheurs, praticiens et praticiennes sur toute la planète – se bat de toutes ses forces contre cette dictature de l’invisible. Et sans nul doute, finira par l’éradiquer, comme elle a vaincu les épidémies précédentes. Dans le même temps, au long de nos rues, les croix vertes des quelque 22 000 pharmacies de France continuent de palpiter comme des cœurs. Autant de sentinelles de vie qui oublient la leur pour préserver la nôtre. Autant de héros du quotidien, comme le sont policiers, pompiers, infirmières, caissières, livreurs, commerçants de proximité, vaillant peuple désormais masqué lui aussi, à son poste et son office. Pour notre sécurité et subsistance.

 En ce qui nous concerne, également acteurs de la cité – retenus dans nos élans – même si ce freinage nous protège, voire nous régénère avant de reprendre vraiment contact avec nos familles, amis et activités – nous ressentons maintenant le vif besoin de nous donner ou redonner un horizon. Au bout des jours et des nuits qui s’étirent…

…Quand le brouillard hivernal n’est pas de service, le clair de lune me fait lever la tête. Puis m’attire certains soirs à ma fenêtre. La ville décoiffée de son voile de pollution habituel, les lumières y scintillent à nouveau. Mon œil devient regard et prend de la hauteur. Ô surprise ! Le ciel aussi a rallumé un semis d’étoiles. Telle une promesse. Je fixe la plus brillante pour, qui sait, en capter l’énergie !

  Actuellement, le plus court chemin d’un point à un autre, c’est le rêve. Avec celui d’un premier matin du monde.

Décryptage de la notion de responsabilité universelle prônée par le Dalaï-lama

De notre confrère Entre deux Rives

Le Dalaï-Lama déplore profondément que les religions soient souvent devenues des sources de conflits majeurs. À l’origine, toutes les grandes traditions religieuses ont eu pour but d’améliorer l’homme, non de lui nuire. On retrouve dans toutes les spiritualités la notion d’amour du prochain, même si cet idéal a été maintes fois démenti par les faits. 

Selon le Dalaï-Lama, une telle perversion se produit lorsque l’on brandit la religion comme un drapeau, qu’on la transforme en diktat, sans en comprendre ni en pratiquer le sens profond.

Il propose quatre démarches qui peuvent contribuer à l’élimination de ces dissensions :

1 – Rencontrer les érudits appartenant à des confessions différentes afin d’apprendre à mieux connaître les fondements philosophiques des autres religions.

2 – Rencontrer des contemplatifs afin de partager les expériences spirituelles.

3 – Organiser des rencontres inter religieuses, comme celle qui s’est tenue à Assise en 1986, permettant aux chefs religieux de développer un respect mutuel et de trouver ensemble des remèdes aux tensions entre les différentes communautés.

4 – Organiser des pèlerinages auxquels participeraient des fidèles de différentes confessions, car en se rendant dans ces endroits exceptionnels, chaque pèlerin exprime ce qu’il a de plus noble en lui-même, facilitant ainsi un climat d’ouverture et d’entente.

C’est ainsi que le Dalaï-Lama s’est notamment rendu, en compagnie de représentants des autres religions, à Jérusalem, à Lourdes, à Fatima, à Bénarès, au Kumba Mela d’Allahabad (où 70 millions d’hindous se sont retrouvés en 2002).

La Responsabilité Universelle

La Notion De « Responsabilité Universelle » Est L’une Des Notions Les Plus Importantes Que Développe Le Dalaï-lama. Elle Est Fondée Sur Le Concept De L’interdépendance Qui Est Au Cœur De La Réalité Et De La Philosophie Bouddhiste.❞

Notre vie entière est intimement liée à un très grand nombre d’êtres et notre bonheur passe nécessairement par celui des autres. Vouloir construire notre bonheur sur la souffrance d’autrui est non seulement amoral, mais irréaliste.

En effet, tout changement important qui se produit quelque part dans le monde a des répercussions sur chacun d’entre nous. Nous devons donc nous sentir concernés dans nos pensées et nos actes par le bien-être de tous les êtres.

D’où l’importance essentielle de la notion de non-violence entre les hommes, non-violence à l’égard des animaux et non-violence encore à l’égard de l’environnement.

Matthieu Ricard