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22 septembre 2021, c’est l’équinoxe d’automne : origines, histoire et traditions

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L’équinoxe se définit comme chacun des deux moments de l’année où, le soleil se trouvant, au cours de sa trajectoire apparente sur la sphère céleste, dans le plan de l’équateur, le jour a une durée égale à celle de la nuit sur toute la surface de la terre.

Du latin aequinoctium, de aequi égal et de nox nuit, l’équinoxe correspond aux positions pour lesquelles les deux hémisphères de notre planète bleue sont éclairés de la même façon par l’astre Soleil.

En pénétrant dans l’équinoxe de l’automne le 22 septembre, jour de la partition entre le haut, monde des vivants, et le bas, monde des morts, nous retrouvons à nouveau cet état d’équilibre entre la durée du jour et de la nuit. Pour les francs-maçons, cela peut être considéré comme l’égalité entre le blanc et le noir du pavé mosaïque nous invitant ainsi à accepter en nous notre lumière sans renier nos ténèbres, pour concilier, réunir, harmoniser toutes les facettes de notre être.

Dans toutes les traditions spirituelles on retrouve l’importance de célébrer ce que l’on appelle la roue de l’année. C’est à dire d’accompagner par des actes symboliques les changements qui s’opèrent dans la Nature au cours d’une année : changement de végétation, de température et de luminosité. Honorer ces changements, c’est aussi se synchroniser avec la Nature et pouvoir à son tour changer, évoluer et donc progresser.

Avec l’arrivée de l’automne la durée des jours va continuer de diminuer et l’obscurité va gagner du terrain, cette cérémonie permet également de trouver les ressources en soi pour pouvoir faire face à notre côté sombre qui commence à se dévoiler en cette saison.

Équinoxe d’automne : origines, histoire et traditions

En France, l’équinoxe d’automne est lié à un moment majeur de l’histoire. Le calendrier républicain, établi pendant la Révolution française, prenait l’équinoxe d’automne comme principal repère : il marquait alors le début de la nouvelle année. Cette organisation fut adoptée en 1792 et abandonnée en 1806 par Napoléon. À l’origine de ce nouveau calendrier, on trouve deux décisions des députés de la Convention. Le 21 septembre 1792, ils votent l’abolition de la royauté en France puis décrètent que les actes publics seront désormais datés « à partir de l’an I de la République ». C’est donc par accident et non par calcul que l’évènement astronomique devint la date clef du calendrier. Cependant, à partir de l’année suivante, le début de l’année fut fixé à l’équinoxe vrai à Paris (entre le 21 et le 24 septembre dans le calendrier grégorien).

Le poète Fabre d’Eglantine (1750-1794), auteur de la célèbre romance « Il pleut, il pleut, bergère », nomma les mois, qui démarraient avec Vendémiaire, période des vendanges. Traduit dans notre calendrier, il débutait donc le plus souvent le 22 septembre. C’est le cas en 2016. Le calendrier républicain, qui comptait 360 jours était complété par cinq à six jours complémentaires, sur le même modèle que les années bissextiles, nommés sans-culottides. Ils rendaient hommages aux sans-culottes, frange antiaristocratique et radicale du peuple. Ces jours se glissaient à la toute fin de l’année républicaine, après le douzième mois, fructidor. Chômés, ils marquaient donc la période de l’équinoxe d’automne en célébrant la vertu, le génie, le travail, l’opinion et les récompenses. Tous les quatre ans, un sixième jour s’ajoutait : le jour de la Révolution. Il donnait lieu à des réjouissances et marquait la fin d’une franciade (période de 4 ans).

L’équinoxe d’automne fut longtemps celle où les élèves retrouvaient les bancs de l’école. En effet, jusqu’aux années 1960, la rentrée scolaire était fixée entre le 20 septembre et le 30 septembre. Cette reprise tardive permettait aux enfants d’assister leurs parents dans les tâches agricoles (moissons, vendanges, etc.), alors qu’une majorité de la population habitait encore dans les campagnes.

Ailleurs dans le monde, de nombreux événements sont liés à l’équinoxe d’automne :

Au Mexique, les Mayas attribuaient une grande importance à cette période où les jours et les nuits ont la même longueur. La pyramide d’El Castillo, sur le site de Chichén Itzá, a été conçue de manière à ce que, lors des équinoxes, les ombres portées évoquent la silhouette d’un serpent glissant le long de ses escaliers.

En Asie, la classification des saisons diffère de celle utilisée en occident. Ainsi, l’équinoxe marque dans le calendrier chinois la fête de la mi-automne (et non du début de l’automne). Elle a toujours lieu lors d’une nuit de pleine lune proche de l’événement astronomique : cette année, la date est fixée au 27 septembre.

Autrefois, les pâtissiers préparaient des gâteaux en forme de lune et toute une panoplie de friandises sucrées, comme en témoigne cette photographie prise dans la rue du sucre à Hanoï dans les années 20.

Elle célèbre également la fin des récoltes et constitue l’une des périodes de congés les plus importantes de l’année en Chine, à Taïwan, au Vietnam. Traditionnellement, il était d’usage d’organiser les mariages à cette période de l’année. La confection de gâteaux en forme de lune ou de lanternes font partie des rituels pratiqués à l’occasion de la fête de la mi-automne.

Dans la tradition celtique, qui fête ce moment de passages et de transformation, d’un temps à un autre ou d’un état à un autre, l’équinoxe d’automne est un jour de remerciement à la Déesse Mère, pour les cadeaux de la moisson et les fruits de la terre qu’elle nous a procurée. C’est aussi un moment de préparation à la pénombre de l’hiver, l’occasion de nous débarrasser de ce qui nous entrave, nous retient à un passé qui n’est plus, l’occasion de couper nos « vieilles branches ».

Pour l’Homme, en général :

Période favorisant l’évocation, la réflexion, la synthèse de l’expérience de  l’été, elle est propice à la chaleur du souvenir, au retour sur l’année écoulée et sur l’ensemble de notre vie.

À l’automne, la terre et la végétation entrent en sommeil ; les graines n’ont plus de vie active. L’être humain doit aller à l’essentiel, il doit passer de l’avoir à l’être et sacrifier tout ce qui n’est pas indispensable au maintien de la vie.

Il doit préparer son sol pour abriter les graines reçues, ainsi qu’une terre meuble et souple qui pourra donner la chaleur et l’humidité nécessaire à leur éclosion future. Il est de sa responsabilité de faire fructifier les graines qu’il a reçues : personne d’autre que lui, ne le pour

Pour le franc-maçon, en particulier :

L’équinoxe, période propice à la réflexion et à l’intériorisation, est un moment privilégié pour nous de faire un bilan devant la Justice, symbolisée par le premier signe de l’Automne, la Balance qui marque le point du juste milieu autour duquel tout oscille. Ce juste milieu n’est-il pas la place que se doit d’occuper, en permanence, le maçon ?

Cette période où le jour et la nuit s’équilibrent, témoigne du balancement entre un automne extérieur et l’aurore d’un printemps intérieur.  Le Soleil traverse l’Équateur et se dirige vers le Sud annonçant ainsi la fin des jours longs et chauds de l’été et le début du temps de l’hiver : il a entrepris sa descente annuelle et son règne s’achève, mettant en évidence la vie, la mort et la renaissance.

Le temps est venu de passer dans l’autre sens la Porte que nous avons franchie lors de l’équinoxe de printemps et d’accueillir de nouveau la Déesse qui viendra doucement nous guider dans le silence de la nuit.  Dame Nature couverte d’un manteau pourpre, prend peu à peu l’apparence de la mort. Pour nous autres francs-maçons nous savons que la mort n’existe pas. Elle n’est qu’illusion, un Frère part, un autre le remplace, et le chantier se poursuit sans interrompre l’Œuvre.

o   La Chaîne continue…

De l’équinoxe d’automne au solstice d’hiver, demain sera un nouveau jour, et après minuit, il sera midi.

yonnel ghernaouti

 

Sources :

Le symbolisme des équinoxes et des saisons – La Parole Circule…

Automne : une date de l’équinoxe 2016 plus tardive que d’habitude ? – lintern@ute

Chichén Itzá – Wikipédia

Fête des enfants ! – Paris – Saigon, vivre en Asie du Sud Est

La fête de la Mi-Automne – Vietnam

La Déesse Mère – Wikipédia

Pros and Cons – Vladimir Kush

FRANCE 3 – Secrets d’Histoire : Les secrets des Templiers

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présenté par : Stéphane Bern – 102 min – diffusé le lun. 20.09.21 à 21h10 – disponible ci-dessous jusqu’au 27.10.21

Le 11 mars 1314, Jacques de Molay, Grand Maître de l’Ordre du Temple, périt sur un bûcher dressé à Paris, sous les yeux du roi Philippe le Bel, responsable de sa chute. Parmi les légendes qui gravitent autour de cet ordre militaro-religieux, celle du trésor des Templiers anime toutes les passions.

https://www.france.tv/france-3/secrets-d-histoire/2759591-philippe-le-bel-et-l-etrange-affaire-des-templiers.html

PVI – Franc-Maçonnerie et bouddhisme

Points de Vue InitiatiquesVivre la tradition

Revue de la Grande Loge de France

Franc-Maçonnerie et bouddhisme

GLDF, N° 201, septembre 2021, 120 pages, 8 €

Présentation de la GLDF :

Ne manquez pas ce numéro passionnant sur l’un des principaux courants des spiritualités orientales, le bouddhisme.

Pourquoi ce numéro consacré à Franc-maçonnerie et bouddhisme, une première ? De nombreux francs-maçons ont été attirés et ont développé une double pratique qui s’est maintenant inscrite dans le temps, sans y vivre les effluves du New Age. Nous les croisons en loge, ils partagent ici leur parcours comme leurs réflexions, leur expérience et leurs regards qui s’appuient souvent sur le vécu plus que les concepts. Il n’y a évidemment pas de source bouddhique, ou plus largement extrême-orientale, dans nos rituels. Ce numéro est donc l’occasion de découvertes, mais aussi de rappeler ce que les hommes ont tous en commun dans leur démarche spirituelle, dans leur engagement, même si les chemins sont multiples.

Pour s’abonner : https://boutique.gldf.org/6-abonnement-pvi

Au sommaire :

Éditorial de Olivier Balaine,

Le mot du Grand Maître, Pierre-Marie Adam.

Bouddhisme et franc-maçonnerie : deux voies initiatiques parallèles, Jean-François Drocourt,

Méditation et réflexion : quelle différence ?, Jean-Émile Biancchi,

Jésus et Bouddha, Alain-Noël Dubart,

Maîtres et disciples : transmission bouddhique et maçonnique, Christophe Picot,

Entretien

Bouddhisme, la voix japonaise, Taishin Sômyo, propos recueillis par Jean-Yves Bassuel,

Un Maître authentique en Occident, Lama Jigmé Rinpoché,

Se transformer soi-même pour transformer le monde, Philippe de Grimal,

Le bouddhisme : une religion ?, Jean Michel Valla,

De la parole aux mantras, Jean-Luc Perbet

Le mandala : architecture ésotérique des tantras, Philippe Boché,

Rapport de la Déité dans la franc-maçonnerie et le bouddhisme, Cédric Zago,

Petit glossaire du bouddhisme préparé par Jean-Michel Valade.

Histoire

Kipling, bouddhisme et franc-maçonnerie : la synthèse d’une inspiration littéraire, Jean-Pierre Thomas,

Portrait d’initié

Alexandra David-Néel : l’aventure de la sagesse, Robert de Rosa,

D’Orient et d’Occident

Bouddhisme et franc-maçonnerie en Asie du Sud-Est : le cas du Vietnam et du Cambodge, Jean-Philippe Filippi,

Arrêt sur image

Zounya Wang, ici et maintenant, de Daniel Sygit,

Le quiz de Patrick

Le quiz de Patrick, Patrick Joinié-Maurin,

L’air du temps

Le felinobouddhisme, Robert de Rosa,

Recension

Bulletin d’abonnement

Le sommaire du n° 202, décembre 2021 : Nature, spiritualité et initiation

Le chant du poète

[NDLR : Une polémique quant à l’appartenance à la Franc-Maçonnerie d’Alexandra David-Néel (1868-1969), orientaliste et exploratrice, surgit actuellement à l’occasion de conférences données en son hommage. L’article que lui consacre à Robert de Rosa nous donne quelques pistes…]

ITALIE : Franc-maçonnerie : quand la tradition devient archaïque…

De notre confrère italien expartibus.it

Dans un monde pandémique où les talibans conquièrent le pouvoir en Afghanistan en outrageant le féminin sacré, en créant un nouveau désordre mondial, la nouvelle règle est : diviser pour mieux régner .

Dans un monde où la puissance du néolibéralisme déchaîne ses attaques les plus féroces et où l’homme ravage la nature et le climat.

Dans un monde, comme l’écrivait prophétiquement Pessoa, dépourvu de fondements pour celui qui a un coeur et un cerveau, et qui n’offre aucune sécurité sur le plan religieux, aucune aide sur le plan moral, aucune tranquillité sur le plan politique.

Dans un monde où celui qui se cherche est considéré comme une personne trompée sinon un idiot et le Bouddha est devenu un auxiliaire futile et utile ou une statuette porte-bonheur, les francs-maçonneries, mais j’espère pas toutes, se préparent à lustrer les vieilles médailles, à marcher sur les vieux chemins, à dépoussiérer les vieux bijoux de famille.

Vous verrez combien de souvenirs chers seront tirés de la naphtaline : la brèche de Porta Pia, Garibaldi, les héros du Risorgimento, avec l’assaisonnement habituel des plus larges références aux gloires habituelles du passé : Voltaire, Franklin, Mozart, Wilde, Fleming, Ellington, Fermi, Totò, De Amicis…

Mais où sont « maintenant » les grands et petits illustres francs-maçons contemporains?

Où est le son vital, actif et opérationnel des Officines sacrées à l’œuvre?

Vous verrez, en grande partie le XX septembre ira ainsi. Avec une vraie paix de l’ésotérisme chrétien et païen. Tandis que Perséphone dans l’équinoxe d’automne s’enfonça dans l’Hadès pour caresser son amant violeur glacial et obscur. Maître de ces enfers où la belle acceptera imprudemment de goûter 6 graines de grenade. Et tandis que le symbole et le mythe tenteront encore de nous parler pour nous aider à reconstituer notre décomposition cosmique, le poix noir du Kali Yuga asphyxiera les cœurs et les sens subtils de ceux qui ne veulent pas voir. Aucune Isis ne leur réapparaîtra, patiente, pour recoudre les morceaux de son époux. Le phallus n’engendrera plus le fils fécond de l’hiéroglymie entre Féminine et Masculine. Et l’initiation seulement « solaire », trop ensoleillée, brûlera la terre sous les pieds des vainqueurs. Et la bureaucratie grise et embrouillée gagnera, peut-être gagnera-t-elle, m. Au prix de se dessécher irrémédiablement elle-même.

Tandis que Perséphone à l’équinoxe d’automne s’enfoncera encore dans l’Hadès pour caresser son amant violeur froid et sombre. Maître de ces Enfers où la belle accepte imprudemment de goûter 6 graines de grenade. Tandis que le symbole et le mythe tenteront encore de nous parler pour nous aider à recomposer notre décomposition cosmique, la poix noire du Kali Yuga asphaltera les cœurs et les sens subtils de ceux qui ne veulent pas voir.

A eux aucune Isis ne reparaîtra, patiente, pour raccommoder les morceaux de son mari. Le phallus n’engendrera plus le fils fécond de la hiérogamie entre le Féminin et le Masculin. La seule initiation « solaire », pour trop de soleil, brûlera la terre sous les pieds des vainqueurs. La bureaucratie grise et enchevêtrée gagnera, peut-être qu’elle gagnera mais au prix d’un tarissement irrémédiable.

Mais nous ne devons pas trop nous attrister . La vie est continuellement spoliation. Nous mourrons tous, vous le savez, ce n’est qu’une vieille et banale habitude. Une vulgaire patacca antique ressemblant à la Tradition éternelle qui se détend dynamique, incontestable et irréductible entre le passé, le présent et l’avenir. Et au-delà.

le Phoenix renaît. Sans cesse. Lentement. Soudainement…

Les TEMPLIERS : Les dates anniversaires (suite 6)

Si pour l’Ordre Initiatique de Stricte Observance Templière (Ordre militaire maçonnique comme le RER), la date de référence se situe en 1314, c’est pour honorer la mort du dernier Grand Maître Jacques de Molay !

Poursuivi par la vindicte du roi Philippe IV le Bel et de son conseiller Guillaume de Nogaret (garde des sceaux), il a été condamné à la prison à vie. Puis, le Grand Maître voyant que le Roy ne tient pas ses engagements, il dénonce les mensonges obtenus par la torture exécutée par des dominicains ou des franciscains tortionnaires= une nouvelle fois coupable d’hérésie, après l’avoir abjurée, Le 19 mars 1314, le grand maître des Templiers, Jacques de Molay, est supplicié à Paris sur le bûcher à l’emplacement de l’Île aux Juifs (qui se trouve en aval de l’île de Notre-Dame. Un saule pleureur fut planté).

Les convocations reprennent donc la date de l’Ordre, soit l’An de grâce 707 (pour 2021)

Immolation des templiers (poème de François J.-M. Raynouard 1761-1836)                                                                

Un immense bûcher, dressé pour leur supplice, S’élève en échafaud, et chaque chevalier, Croit mériter l’honneur d’y monter le premier.                                                                                                                                                

Mais leur Grand Maître arrive ; il monte, il les devance ; Son front est rayonnant de gloire et d’espérance.           Il lève vers les cieux un regard assuré, Il prie et l’on croit voir un mortel inspiré.                                                  

D’une voix formidable aussitôt il s’écrie : – Nul de nous n’a trahi son Dieu, ni sa patrie, Français, souvenez-vous de nos derniers moments, Nous sommes innocents, nous mourons innocents !                                               

L’arrêt qui nous condamne est un arrêt injuste, Mais il est dans le ciel un tribunal auguste, Que le faible opprimé, jamais n’implore en vain, Et j’ose t’y citer, ô Pontife romain ! Encore quarante jours… je t’y vois comparaître !  » Chacun en frémissant, écoutait le Grand Maître.                                                                               

Mais quel étonnement, quel trouble, quel effroi, Quand il dit –  » O Philippe, ô mon maître, ô mon roi, Je te pardonne en vain ta vie est condamnée : Au tribunal de Dieu, je t’attends dans l’année !  » Les bourreaux interdits n’osent plus s’approcher ; Ils jettent en tremblant le feu sur le bûcher, Et détournent la tête… Une fumée épaisse, Entoure le bûcher, roule et grossit sans cesse.                                          

Tout à coup le feu brille à l’aspect du trépas, Ces braves chevaliers ne se démentent pas. On ne les voyait plus, mais leurs voix héroïques, Chantaient de l’Eternel les sublimes cantiques.                                                      

Plus la flamme montait, plus ce concert pieux, S’élevait avec elle et montait vers les cieux.                                        

Votre envoyé parait, s’écrie… Un peuple immense, Proclamant avec lui votre auguste clémence, Auprès de l’échafaud soudain s’est élancé … Mais il n’était plus temps… Les chants avaient cessé.

Pour les profanes, l’Ordre Suprême Militaire Templier de Jérusalem (OSMTH/ Ordo Supremums Militaris Templi Hierosolymitani) l’Année de base est 1118/ MCXVIII ; l’ année où 9 Chevaliers se réunissent pour fonder l’Ordre du Temple, ces Chevaliers étaient conduits par Hugues de Payns et fondèrent initialement l’Ordre des ‘’Pauvres Chevaliers du Christ’’. Ces Chevaliers se considéraient comme des moines mais qu’ils se considéraient aussi comme des hommes d’armes, en fait des moines/soldats. Ce qui leur permis de créer ainsi le premier Ordre Militaire et Religieux dont nous nous réclamons aujourd’hui, et qui a justifié l’appellation d’Ordre Militaire et Religieux ! Ces 9 chevaliers sont=                                                   Hugues de Payens (1119 – 24 mais 1136), Geoffroy de Saint OMER, André de MONBARD (Fin 1154 – 17 Octobre 1156), GONDEMAR, PAYEN de MONTDIDIER, RORAL où GILBERT ARAIL ou HORAL (Février 1193 – 20 Décembre 1200), GODEFROY, GODEFROY BISSOT, et Archambeau de Saint AMANT où EUDES de SAINT AMAND ou ODON de SAINT-CHAMAND (1170 – 19 Octobre 1180) . Ils créent la ‘’Milice du Temple’’ lorsque Baudouin II en sa qualité de roi de Jérusalem leur offre une demeure dans le voisinage d’un couvent de chanoines réguliers sur l’emplacement du Temple de Salomon ! Ils sont appelés désormais : TEMPLIER.

Beaucoup de Chevaliers Templiers portent des Noms célèbres, je vais vous en citer quelques-uns :

De souche limousine, Robert de Craon dit Le Bourguignon Juin 1136 – début 1147// BERTRAND de BLANQUEFORT 1156 – 2 Janvier 1169//GERARD de RIDEFORT 1188 – 1189//ROBERT de SABLE ou de SABLOIL 1189 – 13 Janvier 1193//GUILLAUME de CHARTRES 1210 – 26 Août 1218//PIERRE de MONTAIGU 1219 – 1232 ; ce sont quelques Nobles chevaliers parmi tant d’autres.

Alain Yvon Béguin

Qu’est-ce que l’AMORC ? Clarification du Grand Maître Serge Toussaint

La direction de la publication de 450.fm, m’a informé que certains lecteurs de ce journal souhaitaient en savoir davantage sur l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix.

À cet effet, le mieux est de se reporter à son site internet (www.rose-croix.org), où toutes les explications voulues sont données à propos de son histoire, de son enseignement, de sa philosophie, de son fonctionnement, etc.

En ce qui concerne la manière dont l’AMORC est perçu de l’extérieur, je suggère de consulter son dossier de presse, notamment les attestations officielles confirmant qu’il s’agit d’un mouvement philosophique non religieux et apolitique tout à fait respectable. Il est d’ailleurs reconnu d’utilité publique dans plusieurs pays en raison notamment de sa contribution à l’éducation, à la culture et à la paix.

En outre, je reste à la disposition de chacun et chacune pour toute question particulière ou spécifique n’ayant pas sa réponse dans le site de l’AMORC, à l’adresse suivante : amorc@rose-croix.org

Ces précisions étant données, je voudrais remercier très sincèrement Franck Fouqueray pour son esprit d’ouverture et son attachement à la liberté d’expression.

Avec mes meilleures pensées.

                                                       Serge Toussaint

                                             Grand Maître de l’AMORC

(VIDEO) Le secret de Tolkien

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Avec le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, l´écrivain britannique Tolkien a créé un monde imaginaire inspiré de nombreuses légendes préchrétiennes, sinon païennes, dans lequel vivent elfes, trolls et dragons. Pourtant, ce fervent catholique a toujours revendiqué la dimension évangélique et missionnaire de son œuvre. Il écrira a son ami, le père Murray : « Le Seigneur des Anneaux est une œuvre fondamentalement religieuse et catholique, elle l´était inconscient au début, mais conscient dans sa révision ». Cette dimension religieuse reste cependant difficile à percevoir au premier abord. De nombreux lecteurs et fans n´en ont toujours pas conscience aujourd´hui. En effet, comment Tolkien a fait du Hobbit et du Seigneur des Anneaux, une œuvre chrétienne et missionnaire ? Qu´est-ce que cette dimension catholique nous apprend de cette œuvre ? Le documentaire propose une démarche de dévoilement progressif du sens chrétien de cette saga fantastique à travers une double exploration d´un homme : Tolkien et de son œuvre. Une enquête littéraire et biographique illustrée d’images d´archives inédites et de dessins originaux d´un illustrateur qui seront animés pour donner vie aux séquences-clés du roman. UNE COPRODUCTION KTO/cerigo films 2018 – Réalisé par Jean-Yves Fischbach

https://youtu.be/GjL1PkDG8lc

Visitez le site de la BNF

L’exposition « Tolkien. Voyage en Terre du Milieu » a été présentée à la BnF du 22 octobre 2019 au 16 février 2020

Expo à la BNF

Le Seigneur des Anneaux: une analyse symbolique et traditionnelle


Par Sophie Mondoré

Peut-on lire Le Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien avec un prisme symbolique et traditionnel ? C’est ce que je tente de montrer, à travers quelques exemples. N’hésitez pas à partager vos interprétations !

https://www.librairiesindependantes.com Envie d’en savoir plus ? Suivez-moi sur Instagram: https://www.instagram.com/sophiemondore/ Faites un tour sur mon blog, j’y suis parfois: https://sophie3695.wixsite.com/sophie… Lisez mon livre: https://www.amazon.fr/Lexil-au-noir-F…

GLNF & GODF – Toulouse et les «Rencontres Lafayette» : Bis repetita !

30 septembre à Toulouse : 2e Rencontres Maçonniques Lafayette GLNF-GODF

Dans le cadre des « Rencontres Lafayette » en région, la Grande Loge Nationale Française et le Grand Orient de France organisent, après celle du début 2020, qui a remporté un réel et beau succès, une seconde édition.

Initiées par le « Cercle des Bâtisseurs », émanation de la Loge provinciale de recherche provinciale « Les Bâtisseurs Occitans », elles prendront la forme d’une conférence initiée

o Retenez la date :

Jeudi 30 septembre 2021 à 19h30

o Où :

Grand temple de la GLNF, à Toulouse

o Thème :

« Le transhumanisme »

o Qui :

Le Frère Christophe HABAS, Chef du service d’imagerie cérébrale à l’hôpital parisien des Quinze-Vingt et ancien Grand Maître du GODF (2016-2017)

Cette conférence n’est destinée qu’aux Francs-Maçons – de tous grades.

Compte tenu des locaux, il est nécessaire de s’inscrire jackybena@free.fr gerardlevin302@gmail.com

Les citations et leur impact sociétal : l’exemple du Rasoir de Hanlon

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Grâce à l’étude du succès de la citation « anti-complotiste » attribuée à Michel Rocard, on comprend le succès actuel des citations sur les réseaux sociaux, mais aussi les limites, vite atteintes, de leurs effets positifs, et les bénéfices secondaires qu’elles ont pour nos égos.

Les réseaux sociaux sont une dramatisation de ce qui se passe dans nos cerveaux ; dramatisation car, nous l’avons tous observé, la voix du plus radical finit par couvrir celle des autres, montrant le spectacle navrant de la noirceur humaine. Quelques groupes tentent maladroitement de se protéger en publiant maintes images de chatons, et essayant de détecter et stopper les trolls avant qu’ils n’endommagent durablement l’ambiance du groupe.

D’autres tentent de rappeler quelques principes de vie en société :  ceci explique un partage fréquent de maximes, proverbes et citations de personnes célèbres. Les esprits chagrins diront bien sûr que colporter les réflexions élaborées par d’autres permet d’éviter la surchauffe de son propre neurone, ou que tout cela est un expédient permettant de planquer sa propre pensée derrière celle des célébrités.

On pourra aussi remarquer que le sens moral fonctionne sans sollicitation volontaire , et pond ses jugements automatiquement, les citations au parfum moralisant sont donc à la mode. Jung disait d’ailleurs «  penser est difficile, c’est pourquoi les gens jugent. »

Nous examinons ici un cas d’école, dont pas mal d’aspects sont généralisables à notre vogue des aphorismes.

Comme pour toutes les maximes, on ressent d’abord un désir de l’auteur de corriger une erreur de jugement fréquente : on vise donc officiellement une augmentation de précision de la pensée .

Mais rappelons d’abord que nous sommes dans la civilisation du poisson rouge :  durée moyenne d’attention de l’utilisateur de smartphone pour un sujet donné : 9 secondes. D’où les 280 caractères maxi d’un tweet, et le succès des citations. Tant pis pour la pensée complexe. 

Ensuite, il faut que la citation en vogue soit en prise sur les problématiques en cours de discussion dans la société :  elle colle au Zeitgeist.

Ces derniers jours on a vu un bon succès de la citation reprise dans l’image, attribuée à Michel Rocard. Des citations similaires ont précédemment été attribuées à Napoléon, et également, dans le monde anglophone, à Ayn Rand, mais surtout à l’informaticien Robert Hanlon. On y accole le qualificatif de « Rasoir », par référence au rasoir d’Ockham, qui incitait à la parcimonie en matière d’hypothèses menant à une démonstration métaphysique. Dans le cas présent, la maxime incite à « raser », c’est-à-dire minimiser, en tous cas dans un premier temps, le recours à l’explication par l’existence d’un complot.

Nous avons là d’emblée ce qui explique le succès de la citation :  les réseaux sociaux sont saturés d’explications complotistes pour tous les dysfonctionnements de la société, y compris toutes les attentes de nos impatients congénères rencontrées imparfaitement ou trop tardivement. Bien sûr, m’argumenterez-vous, les complotistes ne disent pas qu’il y a un gros et méchant complot derrière tout problème, mais juste que le problème est le résultat d’une intention condamnable ( par exemple le désir de cacher un conflit d’intérêt ) de l’un ou l’autre membre des élites qui nous dirigent.

Ce qui nous ramène au biais d’intention :  voir une intention malveillante derrière un rideau de feuilles qui bouge nous a certes permis de survivre au paléolithique, mais nous a laissé un biais d’agentivité ( comme disent ceux qui parlent la sociolangue ) qui nous laisse tremper en permanence dans un désagréable bain de méfiance : tous (un peu) paranos !

Bref, la citation nous amène une brise qui allège la lourdeur des soupçons généralisés :  oui, peut-être que notre interlocuteur est con, tout simplement, au lieu d’être le salopard que nous pensions.

En évitant de caricaturer, disons qu’il faut analyser si l’interlocuteur a commis une erreur cognitive ( ayant d’autres infos que nous, ou d’autres vécus expliquant une autre manière de raisonner ou d’échelonner les valeurs, etc. ) avant de supposer qu’il a formé une intention négative . Un accord toltèque disait déjà :  « ne fais pas de suppositions. »

Deux effets positifs : d’une part, cela peut ramener un peu de positivité dans notre monde de brutes, et d’autre part, cela flatte notre égo de repérer un raisonnement erroné chez l’autre , qui du coup a moins à être surveillé, ce qui est consommateur d’énergie, mais plutôt à être accompagné vers les hautes sphères que nous fréquentons :  délicieux surplomb, n’est-il pas ? Plus détendu, on sera plus bienveillant : le Rasoir de Hanlon serait-il maçonnique et boostant la solidarité humaine ?

Voilà pour les explications, mais les limites de la maxime apparaissent bien vite :  qui dit que l’interlocuteur ne simule pas un raisonnement faible dans une intention manipulatoire ?

Mais surtout, qu’est ce qui nous prouve que l’ erreur n’est pas de notre côté, soit une erreur cognitive comme détaillé plus haut, qu’on pourrait alors nommer un angle mort ( on ignore ce qu’on ignore ) , mais aussi une intention pas nette de notre fait… Connais-toi toi-même, y compris tes côtés les plus sombres !

Tentative de conclusion :  le cas analysé ici ( résumé d’un travail autrement fouillé mené par des psychologues outre-Atlantique ) montre que le partage de citations sur les réseaux sociaux correspond à des préoccupations sociétales du moment, et peut avoir quelques impacts positifs . Les limites des aphorismes, à commencer par les exceptions non mentionnées dans le texte obligatoirement court, sont toujours très vite présentes, et bien souvent l’aveuglement sur soi et l’évacuation de la complexité des choses font dégringoler l’efficacité de la citation.

Méfiez-vous de tout ce qu’on trouve sur internet, comme disait Victor Hugo.

Isis et le secret de Rê

Malgré son grand âge, Rê aimait à se promener et contempler le monde qu’il avait créé. Quel bonheur c’était pour lui ! Il admirait, il conseillait, il surveillait. Mais se méfiait aussi : il craignait quelque complot absurde ourdis par quelques mécontents de leur condition. Il allait donc d’un pas prudent et, à l’aube, il se choisissait un nouveau nom, car il savait que connaître le nom d’une personne donnait pouvoir sur elle.

Rê agit ainsi durant bien des années. Les dieux et les déesses s’accommodaient de cette attitude et de ce mystère, mais la sage Isis, la magicienne, avait soif de savoirs et n’aimait point qu’il y eût une borne à sa connaissance. Elle était au fait de toutes choses dans le ciel et sur la terre, de tous les secrets de l’univers, mais… elle ignorait le vrai nom de Rê et ça lui était fort désagréable, son esprit s’agaçait de se heurter à une énigme. Elle décida de découvrir, coûte que coûte du nom caché de Rê.

Serpent

Elle remarqua que celui-ci laissait parfois tomber quelques gouttes de salive sur le sol au cours de ses promenades, sans doute pour fertiliser un terrain trop désertique. Elle le suivit discrètement et préleva de cette terre, humide de salive divine. Elle prit soin de la pétrir, de la modeler et en fit un serpent auquel elle donna la vie. Une fois son œuvre faite, elle abandonna l’animal sur le chemin que Rê empruntait chaque jour. S’éloignant un peu, elle attendit le passage de Rê et ce qui devait arriver arriva ! Rê ne vit pas le serpent d’Isis sur le sentier et celui-ci le mordit cruellement. La douleur envahit aussitôt Rê, une douleur brûlante comme le feu puis froide comme l’eau, puis de nouveau irradiante dans son corps tout entier et affolant le rythme de son cœur. Sueur, tremblements, vertiges, palpitations, voilement des yeux, Rê souffrait tant de la tête aux pieds qu’il appela au secours. Les dieux et les déesses accoururent, mais personne ne savait comment lui apporter de l’aide. Le mal était trop étrange. D’ailleurs Rê dans un murmure leur confiait qu’il ne savait quelle bête l’avait mordu pour le mettre dans un tel état, car il ne l’avait jamais créée. Alors, Rê supplia tous les dieux et les Déesses d’utiliser tous leurs pouvoirs magiques pour le libérer de son mal. L’un après l’autre ils firent des tentatives, mais elles échouèrent toutes.

Alors Isis s’approcha de Rê. Elle le rassura et lui promit de le guérir tout en lui glissant :

  • Dis-moi ton véritable nom ! C’est nécessaire pour que mes formules magiques agissent et t’enlèvent ton mal, car on vit dans son nom !

Mais Rê, même mal en point, se méfiait ; aussi tenta-t-il une issue :

  • Écoute, Isis, je suis celui qui fit les cieux et la terre, celui qui forma les montagnes et les vallées et tout ce qui est dessus… Je suis celui qui fit le taureau pour la vache. Celui qui ouvre les yeux afin que la lumière vienne du centre de la Terre à l’existence, celui qui ferme les yeux afin que les ténèbres s’avancent…

Mais Isis insista :

  • Quel est ton véritable nom ?

Rê, pourtant de plus en pris par les douleurs, ajouta :

  • Je suis celui dont le nom reste caché même pour les dieux et les déesses. Je suis celui qui forme les heures, ainsi les jours et les nuits de chaque existence. Je suis celui qui divise les années, qui crée les saisons, qui crée l’aube et le crépuscule…
  • Ton nom ! dit impérieusement Isis.
  • On m’appelle Képri, le frais soleil du matin, Rê le brûlant soleil de midi, Atoum le doux soleil du soir….

Le venin poursuivait son œuvre dans le corps de Rê qui sentait en lui les douleurs se multiplier et croître en intensité….

  • Ton nom, reprit Isis à la fois mielleuse et menaçante, n’est pas parmi ceux que tu viens de nommer et, je le regrette, si tu ne me le confies pas je ne pourrai pas arrêter le flux dévastateur du venin en toi !

Rê essaya encore de ruser, mais sa volonté finit par céder sous les tenailles des souffrances et il murmura son secret à l’oreille d’Isis…

  • Puissant venin, cria Isis victorieuse, abandonne le dieu qui m’a dévoilé son véritable nom, abandonne, abandonne-le…

Et Isis répéta son nom si bas que personne ne l’entendit.

  • Puissant venin, poursuivit-elle, je suis celle qui t’a créé ! Je suis celle qui t’a mis sur son chemin ! Que Rê vive et que meure le poison !

Aussitôt, sueurs, brûlures, tremblements et autres maux pénibles quittèrent Rê. Celui-ci, remis et serein, reprit sa marche.

Désormais Isis possédait son véritable nom. Grâce à son audace elle avait pris son pouvoir. Elle se promit d’en faire bon usage et de ne jamais le révéler.

Elle tint parole.

Ce récit venu de temps si lointains a quelque chose qui parle encore aux esprits des Sœurs et Frères francs-maçons en quête de vérité sur les chemins de la Connaissance…. Par précaution tous sont devenus résolus à ne partager leurs secrets qu’entre âmes bien nées et vertueuses !

Sources du récit : «  L’Égypte ancienne » de V. Kœnig, J. Alvare, M. Duclos (Édition Belin, 2017)