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Présidentielle 2022: Le Grand Orient de France contre la surenchère de l’extrémisme de droite (Marine Le Pen, Zemmour etc.)

De notre confrère ivoirien connectionivoirienne.net – Propos recueillis par Abel Mestre

Grand Orient de France : « Tout discours antirépublicain est à combattre »

Dans un entretien au « Monde », Georges Sérignac, le grand maître de la principale obédience maçonnique française, dénonce la prégnance des idées d’extrême droite dans le débat politique.

Vétérinaire de profession, Georges Sérignac a été élu en janvier, à l’âge de 67 ans, grand maître du Grand Orient de France (GODF), la principale obédience maçonnique française. Il défend la laïcité républicaine, « outil d’émancipation et de liberté », et « regrette la régression » de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet.

Quel rôle jouera le Grand Orient dans la campagne électorale de 2022 ?

Le Grand Orient n’est pas un parti politique, ni un lieu de militantisme ou d’activisme politique. Son rôle actuel est son rôle historique : un laboratoire d’idées qui, ensuite, essaye de déployer une pensée à sa manière, par une très forte capillarité avec le tissu du pays. Nous avons plus de 1 370 loges, qui comptent en moyenne de 30 à 40 membres. Ces derniers ont une famille, une activité professionnelle, un engagement politique… les idées se diffusent ainsi. En loge, nous travaillons sur des sujets de société, nous débattons, nous échangeons. Petit à petit émerge et se déploie une pensée progressiste qui cherche à faire avancer les choses. Il n’y aura pas de consignes de vote ou de position partisane. Avec un bémol : l’exclusion de toute pensée – ou candidat – d’extrême droite, raciste, xénophobe.

En cas de présence de Marine Le Pen ou d’Eric Zemmour au second tour, appellerez-vous à voter contre eux ?

Ce n’est pas notre façon de faire. Mais on reviendra sur nos principes, on expliquera inlassablement de quoi la République est faite, ce qu’est la République. On aura une position très claire. Pendant la campagne, on proposera aux candidats d’échanger avec nous. A l’exclusion de ceux d’extrême droite, comme les deux personnes que vous citez.

Comment jugez-vous l’ambiance politique actuelle ?

Il y a une surenchère. On est dans l’ère du clash, comme le décrit Christian Salmon dans son livre [L’Ere du clash, Fayard, 2019]. On parle très peu des sujets de fond qui sont les vraies préoccupations, comme la justice sociale, l’emploi, la santé, le montant du smic. Dans le débat public, ce sont des clashs sur des sujets monomaniaques, presque obsessionnels, à l’exemple de l’islam. L’ambiance politique gagnerait beaucoup à aborder les vrais sujets de préoccupations des Français, avec des propositions nouvelles de solutions alternatives, qu’elles viennent de Xavier Bertrand ou de Jean-Luc Mélenchon. Je ne dis pas qu’ils n’en font pas, mais elles ne sont pas prégnantes ni même audibles dans le brouhaha du débat.

Qui est responsable de cela ? Les médias ou les politiques ?

Pas question de décerner les bons et les mauvais points. Mais il y a une évolution générale de la société, avec les progrès de la communication. Regardez ce que Guy Debord écrivait il y a cinquante ans dans La Société du spectacle… La presse, quand elle met en avant un polémiste révisionniste, négationniste, défenseur de Pétain, sous prétexte qu’il « dit des choses » qu’une certaine partie de la population penserait – ce qui n’est absolument pas avéré –, il y a évidemment une responsabilité…

Suite de l’article sur connectionivoirienne.net

Façade du GOdF à Paris
Façade du GOdF à Paris 9e rue Cadet. Intérieur allumé.

∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Mardi 5 Octobre 2021

-François Rabelais 🎬 Accès direct 00:31

-Révélations sur le temple de Salomon 🎬 Accès direct 1:13

-Initiations égyptiennes. 🎬 Accès direct 3:04

🎥 François Rabelais : https://450.fm/2021/09/01/etonnant-maitre-rabelais/

🕍 Révélations sur le temple de Salomon : 🧑🏻‍🦽Initiations égyptiennes https://450.fm/2021/09/09/les-mysteres-de-linitiation-egyptienne-au-musee-de-la-franc-maconnerie/

📰 3 POINTS C’EST TOUT Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm

Le journal de la FM sous tous ses Angles

Présentation Hadrien Berthaut

Directeur de la Publication Franck Fouqueray

Les frontières invisibles

Parmi les 39 interdits du Shabbat édictés par le Talmud, il y en a un tout à fait étrange : l’interdiction de transporter des objets de la maison vers le domaine public. Au lieu de renoncer à porter des livres, des clefs, à pousser des poussettes d’enfants, ou des fauteuils roulants entre la maison et la synagogue par exemple, les Sages ont eu l’idée d’étendre l’espace privé – où toutes ces activités sont permises – à une partie de l’espace public. Ingéniosité, subtilité, hypocrisie, manipulation de la loi ? Le débat de la question posée n’est pas retenu pour cet article.

Alors comment délimiter cet espace à l’intérieur duquel les juifs très observants  peuvent se comporter comme dans un espace domestique ?

En constituant un espace artificiel, appelé érouv[1], qui détermine cette limite entourant une ville, un village, un quartier, à l’intérieur de laquelle le port d’objets est autorisé au cours des 25 heures du shabbat :

– soit en tendant en hauteur de minces fils transparents, presque invisibles, qui s’appuient sur le mobilier urbain existant, poteaux télégraphiques ou lampadaires[2], par exemple ;

– soit en s’appuyant sur la topographie urbaine ou naturelle, fleuves, murs ou voies ferroviaires, par exemple.

Cette attribution abstraite de l’espace public n’a pas manqué de soulever des oppositions notamment par des hussards de la laïcité. Et pourtant, sans l’autorisation de la municipalité, l’érouv ne peut être implanté. L’érouv ne soustrait pas l’espace aux autres citoyens. Il correspond à un simple accommodement pour la communauté juive qui est généralement accordé à toutes les autres communautés, comme par exemple les décorations de Noël, que l’on trouve parfois attachées aux fils de l’érouv.

Mais surtout, l’érouv n’est pas une frontière classique : il est transparent, il ne protège personne, il n’arrête personne, et il ne refoule personne. Il ne réclame pas de papiers d’identité et il n’a pas de gardes.

Même les juges ont compris la tolérance, non pas comme une acceptation de la majorité de pratiques étranges de la minorité, mais comme un dialogue d’égal à égal.

Il existe des érouvins partout dans le monde. Il n’y en a que trois en France, en territoire  concordataire.

Si l’érouv de la communauté juive est totalement pacifique, il est des frontières invisibles qui divisent l’espace public en imposant des séparations par la violence. Ce sont des clans communautaires qui définissent des territoires à l’intérieur desquels les codes auto secrétés du groupe priment sur la loi extérieure. Les rues deviennent des frontières. Pénétrer en-deçà déchaîne des violences parfois mortelles même à l’égard de tout représentant de l’ordre.

Les limites ne sont pas que géographiques. Les uns cherchent à renforcer toutes les limites, et ceci dans tous les domaines; les autres à l’inverse cherchent à s’en libérer, pensant que la liberté passe par leur annulation radicale (Marc-Alain Ouaknin) : franceculture.fr/émissions/talmudiques/peut-se-passer-des-limites

L’érouv en Franc-maçonnerie ce sont les limites visibles et invisibles qui séparent ce qui est permis de ce qui est interdit.

Les travaux de loge instaurent cette séparation de manière fractale. La porte est fermée, puis  le lieu est séparé de l’espace profane par l’ouverture rituelle des travaux. Le temps et l’espace sont devenus maçonniquement privés. Là, l’espace entre les piliers sagesse, force, beauté, qui accueille le tapis de loge est à son tour délimité par une frontière invisible entre intérieur et extérieur. L’accueil en soi des symboles induit aussi des séparations mentales de plus en plus larges, de plus en plus profondes.

« Érouvement » vôtre.


[1] En hébreu : ערוב, mélange, garantie

[2] Les fils qui le délimitent sont visibles et reconnaissables par ceux-là seuls qui en saisissent la signification.

(VIDEO 8 mn) La loi de la jungle, c’est aussi la loi de l’entraide. Quel rapport avec la fraternité ?

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Les maçons parlent à longueur de tenues de Fraternité. La réalité du quotidien laisse parfois apparaître sous le vernis des conventions une compétition féroce. Rivalité pour les grades, pour les charges, pour la réussite et la reconnaissance. Mais qu’en est-il réellement sur le long terme ?

Notre confrère L’Obs à interviewé Pablo Servigne qui est ingénieur agronome de Gembloux Agro-Bio Tech (Belgique) et docteur en sciences de l’université libre de Bruxelles (ULB).

Tout le monde lutte pour sa propre survie, et c’est toujours le plus fort et le plus égoïste qui s’en sort le mieux.

Cette idée reçue, inculquée dès l’école, cette loi de la jungle n’explique pas tout. Longtemps, on a présenté la compétition comme un phénomène inhérent au vivant.

Désormais, explique le biologiste Pablo Servigne, la science montre au contraire l’importance de l’entraide chez les plantes, les animaux… et les hommes.

Dans le livre qu’il a coécrit avec Gauthier Chapelle, « l’Entraide. L’autre loi de la jungle » (paru aux éditions Les Liens qui Libèrent), Pablo Servigne montre comment la biologie du XXe siècle a délibérément surévalué les comportements de compétition dans la nature, en minimisant l’importance de la coopération.

Tous égoïstes ? Non. Les découvertes de cette nouvelle sociobiologie ont des implications majeures…

L’énigme de Jésus Christ – Du Mythe à la Réalité

De notre confrère Arcana les Mystères du Monde

Jésus de Nazareth est le personnage central de la religion chrétienne, il est le fils de dieu incarné, né de la vierge Marie d’après ce que nous disent les évangiles canoniques. Que disent les historiens sur la question ? Quelles sont les sources archéologiques de l’existence de Jésus ? Avons-nous des sources non bibliques ? Nous partons à la découverte de la vie légendaire de Jésus de Nazareth, puis nous étudierons la réalité historique ou non des différents éléments et des personnages gravitant autour de la figure de Jésus. Nos sources proviennent des évangiles canoniques et des pères de l’Église. Nous ouvrirons la porte à d’autres éléments, les textes apocryphes de Nag Hammadi et les différentes recherches des historiens afin de définir la nuance entre mythe et réalité. Ensuite, nous parlerons de plusieurs personnages qui semblent partager les mêmes attributs divins que le sauveur de la religion chrétienne (Horus, Mithra, Attis, Dionysos, Krishna), autant de personnages issus des diverses religions de l’antiquité. Nous terminerons l’émission avec une approche symbolique et astronomique sur la figure de Jésus Christ, de sa transformation de prophète du christianisme à l’avènement de Jésus-Christ fils de Dieu ressuscité et sauveurs de l’humanité.

⚠️ Avertissements : cette émission traite de symbolisme et d’histoire, mais pas de croyances, cette dernière étant un bienfait personnel qui ne me concerne pas. La religion chrétienne véhicule un symbolisme fascinant, un héritage que nous partageons et nous avons tous la plus entière liberté de l’interpréter. Cette vidéo n’est en rien une attaque à la religion chrétienne pour laquelle j’éprouve le plus grand respect et un fort intérêt d’étude symbolique. Mes conclusions et interprétations n’engagent que moi, vous avez le droit de les partager ou de ne pas être d’accord, je respecte vos croyances et vous demande le même respect en contrepartie.

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Bibliographie :

Le nouveau testament ( Bible )

Les textes apocryphes ( bibliothèque de Nag Hammadi )

Les pères de l’église ( Origène, Clément d’Alexandrie, Irénée de Lyon de Lyon etc… )

La Bible oubliée, J.R Porter

Comment Jésus est devenu Dieu, Frédéric Lenoir

Mithra et le mithriacisme, Robert Turcan

Horus-fils-d’Isis, A.Forgeau

Paul Le Cour, l’ère du verseau

Paul Le Cour, l’évangile ésotérique de Jean

Théogonie, Hésiode

Marie-Françoise Baslez, Jésus : Dictionnaire historique des évangiles

Rudolf Bultmann, Jésus. Mythologie et démythologisation

Que sait-on de Jésus ?, revue Le Monde de la Bible, hors-série printemps 2009

Christologie et histoire de Jésus, revue Recherches de science religieuse, tome 97

Traduction du Prologue de l’évangile selon Jean par Augustin Crampon 1864  :

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement en Dieu.

Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe.

En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,

Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Il y eut un homme, envoyé de Dieu ; son nom était Jean.

Celui-ci vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui :

non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.

La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde.

Il (le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l’a pas connu.

Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

etc…

Musique :

Constancy Part 2 – Kevin Macleod

Namaste – Audionautix

Metaphysik – Kevin Macleod

Dhaka – Kevin Macleod

Lightless Dawn – Kevin Macleod

Echoes of Time – Kevin Macleod

Temptation March – Audionautix

The Coal Mine – Twin Musicom

Griphop – Kevin Macleod

Faceoff – Kevin Macleod

Lion’s Heart – Audionautix

#arcana #jésus #christianisme #Mythologie #Histoire #religion #JésusChrist #apocryphes

📚 Plan de la vidéo :

Introduction « 00:00​ »

Générique : « 00:20 »

La vie de Jésus Christ : « 00:57​ »

Chemin de Croix : « 09:12​ »

Historicité de Jésus : « 10:49​ »

Mythe et Réalité : « 14:52​ »

Symbolisme de Jésus : « 25:58 »

Conclusion : « 36:37 »

ESPAGNE : La franc-maçonnerie au temps de Zoom : « On se ridiculise, mais on n’est pas si secret »

De notre confrère espagnol elconfidencial.com Par Guillermo Martinez

Avec la pandémie, le plus ancien ordre initiatique du monde a commencé à se réunir par Zoom et à procéder à des élections par télématique. Garder leurs traditions les a obligés à se mettre à jour.

Le plus ancien ordre initiatique du monde est rassemblé par Zoom et fait ses choix par télématique. Bien sûr, avec une société externe qui audite les résultats. La franc-maçonnerie avance dans ce 21e siècle en changeant ses formes, mais pas le fond. Après la pandémie, il ouvre des temples qui jamais auparavant, depuis sa légalisation, n’avaient été aussi fermés .

Entrer dans la Grande Loge d’Espagne, à Madrid, c’est entrer dans un écosystème plein de symbolisme , de respect et de connaissance de soi. Ceci est déclaré par Nicolás Calvo, Grand Maître Provincial dans la capitale et confirmé par Óscar de Alfonso Ortega, Grand Maître au niveau de l’État, qui se réaffirme dans l’entraide entre frères, dans la ségrégation par sexe au sein de l’Ordre et dans le non-traitement des affaires. liées à la religion et à la politique lors des « parties », telles que définies par leurs rencontres. Malgré cela, deux déclarations qui se sont produites au cours de son mandat suggèrent que la franc-maçonnerie n’est pas imperméable au monde profane.

La situation provoquée par la crise sanitaire a poussé les deux temples situés au numéro 6 de la rue Juan Ramón Jiménez à Madrid à fermer leurs portes pendant des mois . Personne, depuis plus d’un an, n’a occupé les confortables fauteuils qui reçoivent les frères maçonniques à l’entrée de ce lieu au plafond duquel sont représentés les signes du zodiaque , car « la loge est l’univers », affirment-ils. Ici, « là où le rush disparaît », dit Calvo, personne n’a observé les cinq grands portraits des Grands Maîtres que la Grande Loge d’Espagne (GLE) a eu depuis sa légalisation en 1980.

Photo : Défilé des maçons.

Des élections folles à la franc-maçonnerie : photos dans une source thermale, un ‘indepe’ et un ancien député UCDA. Fernandez. Barcelone

La dernière de ces images est celle d’Ortega lui-même, un voisin de Valence qui, à travers Zoom, démêle à quoi ressemble la franc-maçonnerie en 2021, constituée en Espagne par quelque 4 500 frères actifs , dont le profil est plus jeune que les confréries du nord de l’Europe. : « Nous restons les mêmes qu’il y a des décennies et des siècles. Nous proposons une série d’outils symboliques pour que le candidat maçon se pose certaines questions telles que qui il est, quelles sont ses faiblesses et ses vertus, et comment il peut s’améliorer en tant que personne. « 

Malgré le fait que les temples maçonniques aient été fermés pendant des mois , cette institution n’a pas cessé de fonctionner. A tel point que, pendant la pandémie, ils ont investi plus de 600 000 euros en aide à leurs frères , précise le Grand Maître. Ils ont renoncé aux capitations mensuelles que chacun d’eux verse à leur loge, un montant approximatif qui varie entre 12 et 30 euros, mais ils ont également versé de l’argent directement, dans certains cas jusqu’à 10 000 euros, au Maçon qui en avait besoin. Selon Ortega, « l’entraide est l’un des grands piliers de la franc-maçonnerie mondiale, donc un frère en détresse peut toujours demander de l’aide à l’institution , à sa loge ou à tout autre frère ».

Des déclarations politiques exceptionnelles

Guidée par la dualité intrépide de la boussole et du biseau , la vie profane demeure devant les portes de la loge. « Bien sûr, ce qui se passe là-bas nous intéresse, mais en tant qu’individus et citoyens que nous sommes. En tant qu’institution, cela ne nous concerne pas du tout, car nous ne parlons pas de religion ou de politique », ajoute le Grand Maître. En fait, la franc-maçonnerie s’est strictement conformée à la plus grande expression politique qui existe, le système juridique . A tel point qu’une photo du roi Felipe VI, signée par lui-même « avec beaucoup d’affection », décore la dernière pièce de la loge madrilène avant de descendre dans les temples.

En tout cas, cet Ordre, dont Mario Conde est devenu membre, a statué sur deux événements récents et sous le mandat d’Ortega en tant que Grand Maître du GLE. Surmontant son vote de silence sur des questions relativement politiques, l’Ordre a publié une déclaration en faveur de l’immigration du fait des réfugiés de Syrie et qui tentaient de trouver un avenir meilleur en Europe : « Nous avons dit que nous étions très heureux de la réponse donnée par le continent, même si l’accord n’a pas été respecté plus tard », complète Ortega lui-même.

La deuxième question sur laquelle ils se sont exprimées est intervenue 15 minutes après l’échec de la déclaration d’indépendance de la Catalogne : « Le GLE s’est toujours positionné, et le fera toujours, en faveur du respect et du respect de la loi », ajoute le Grand Maître, avocat de profession, avant de remarquer qu’il y a, « et pas mal », des frères franc-maçons indépendantistes au sein de l’Ordre : « Nous savons tous de quel pied nous boitons, mais ils savent aussi qu’ils sont dans l’idéologie GLE que vous voulez. Nous, tant qu’il ne protège pas de la violence, on accepte tout », selon ses propres termes.

Pavel explique la symbolique d’un des tableaux (GM/AS)

Le secret continue

Deux temples composent la loggia madrilène. En eux, environ deux fois par mois, les 17 loges de la capitale se réunissent . Dans la plus petite, le sol en damier supporte une dizaine de chaises autour du rectangle central. Devant la porte se trouve une sorte de scène sur laquelle siège le grand maître de la loge flanqué de part et d’autre du secrétaire et du trésorier.  » Nous avons été ridiculisés avec les légendes les plus imaginatives possibles, mais la franc  maçonnerie n’est pas aussi secrète qu’elle le souhaite . Le seul secret ici, ce sont les cérémonies que nous pratiquons », ajoute Ortega à cet égard.

« Peut-être que dans mille ans il y aura des loges virtuelles, mais ce que nous ferons sera pareil »

C’est le cas depuis des centaines d’années, dans des dizaines de pays à travers le monde, en commun avec des milliers d’initiés de l’Ordre. Le sociologue et philosophe George Simmel a déjà théorisé cette question dans son ouvrage Les sociétés secrètes et discrètes , parmi lesquelles il inclut la franc-maçonnerie : « Le rituel des sociétés secrètes se pose dans les mêmes conditions que leur hiérarchie. Ici aussi, comme elles n’ont pas de modèle à suivre et ils se construisent avec les principes qui leur sont donnés, ils ont beaucoup de liberté pour créer les formes de rituels les plus variées ». D’où le secret du contenu maçonnique, inchangé au fil du temps, mais mis à jour sous la forme : « Peut-être dans mille ans il y aura des loges virtuelles, mais ce que nous ferons sera le même qu’en l’an 900, 1300, 1800 ou 2021″,

La salle à manger, la bibliothèque et la persécution franquiste

Devant les portes du petit temple, à l’extérieur, 22 épées attendent d’être saisies par les frères lors de leurs « tenidas ». La plupart d’entre eux, Tizonas del Cid sûrement acheté à Tolède, dit Calvo, le Grand Maître Provincial de la capitale. Au-delà, une longue salle à manger avec des tables dont la distribution dessine un « J » et 26 chaises à dos en plastique bleu tout autour. Une machine à Coca-Cola et une machine à café au dos désharmonisent la décoration qui entoure la pièce : une horloge avec une trotteuse à pendule, la Déclaration universelle des droits de l’homme et la morale maçonnique, entre autres éléments.

Ils disposent également d’une salle de réunion avec une bibliothèque de fortune dont les étagères verrouillées contiennent les livres donnés par les frères décédés. Dans le catalogue diversifié, des ouvrages de Trotsky et Umbral , sur la Seconde République, des monographies écrites par Azaña et Galdós, une autre sur GRAPO , et une biographie de Karl Marx. Avant d’atteindre le plus grand temple de la loge madrilène, une pancarte avec des photographies historiques tente de faire mémoire de l’Ordre : « Toutes les dictatures ont persécuté la franc – maçonnerie , comme cela s’est passé pendant le régime franquiste, et à aucun moment nous n’avons reçu la moindre reconnaissance de la part de l’État pour cette souffrance », dit Calvo à cet égard.

Franc-maçonnerie, femmes et communauté LGTBI

Toujours avec un sol en damier, cette deuxième salle est plus décorée que le premier temple. Là, comme cela a toujours été fait, seuls les hommes se rencontrent : « Nous avons juré de ne pas partager les œuvres maçonniques avec des personnes de l’autre sexe, nous l’avons interdit et cela fait partie de la tradition que nous avons jurée de respecter. Je pense que c’est magnifique qu’il y ait des femmes Maçons et loges. Mixte, et comme je les respecte, j’exige que ma décision soit respectée et qu’ils ne me disent pas que je suis un homme des cavernes pour ça, ou un macho, parce que je ne l’accepte pas, « , dit Ortega de Valence.

« Il y a cinq hommes homosexuels qui ont raconté à leur famille cette partie de leur réalité, mais un seul d’entre eux leur a dit qu’il était maçon »

Ces mêmes hommes étaient les mêmes qui ont répondu à une enquête interne et dans laquelle il a été conclu que les initiés souffraient d’une plus grande stigmatisation pour être des francs-maçons que les personnes LGTBI en raison de leur identité sexuelle. Selon le Grand Maître, beaucoup d’entre eux ont peur de dire qu’ils font partie de la Franc-Maçonnerieau cas où cela entraînerait des problèmes au travail ou si vos proches ne le comprennent pas. « Dans ma loge, nous serons environ 28 frères ; il y a cinq homosexuels qui ont raconté à leur famille cette partie de leur réalité, mais un seul d’entre eux leur a dit qu’il était maçon. Quelque chose ne va pas ici, et je le dis comme une autocritique », conclut Ortega, Grand Maître du GLE, l’Ordre par lequel sont passés des personnages tels que José Giral, Clara Campoamor, Emilio Castelar, Lluís Companys, Francisco Pi y Margall, Mateo Sagasta, Santiago Ramón y Cajal et Ernest Lluch.

∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Lundi 4 Octobre 2021

-Jean-Baptiste Willermoz . 🎬 Accès direct 00:30

-Dossier : La Symbolique du Labyrinthe. 🎬 Accès direct 2:00

-Les sociétés secrètes les plus mystérieuses. 🎬 Accès direct 3:22

🎥 Jean-Baptiste Willermoz La vidéo intégrale : https://450.fm/2021/09/28/video-les-secrets-dun-initie-lyonnais-jean-baptiste-willermoz/

🕍 Dossier : La Symbolique du Labyrinthe

🧑🏻‍🦽Les sociétés secrètes les plus mystérieuses https://450.fm/2021/09/30/ff-5-organisations-secretes-les-plus-mysterieuses-au-monde/

📰 3 POINTS C’EST TOUT Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm

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Présentation Hadrien Berthaut

Directeur de la Publication Franck Fouqueray

Le crack, du divin à l’enfer !

Dans de nombreuses ethnies, les cérémonies sacrées et les rituels initiation s’accompagnaient de l’usage de plantes psychotropes généralement hallucinogènes et/ou stimulantes.  On pourrait citer : Iboga chez les Pygmées du Gabon, Kpatima et Trichilia heudelotii dans le culte Vaudou, Kava en Polynésie et bien d’autres, dont la feuille de Coca. Aujourd’hui, la dépendance à la cocaïne sous forme de crack, créé un véritable problème de société : comment le comprendre ?

Ainsi en était-il chez les Incas avec l’utilisation de la feuille de Coca (Erythoroxilium coca). Cette plante avait un caractère sacré qui la réservait aux dignitaires. Après la chute de l’Empire Inca en 1532, l’utilisation de la feuille de coca se généralise. Elle est essentiellement utilisée pour ses vertus stimulantes et apaisantes mais son caractère sacré reste une référence pour de nombreux boliviens.   La Bolivie est le seul pays au monde où la culture de la plante de Coca est autorisée. Les Boliviens la consomment le plus souvent en la mâchant.

Source : https://www.emcdda.europa.eu/publications/drug-profiles/cocaine_fr#:~:text=Haut%20de%20page-,Pharmacologie,en%20tant%20qu’agent%20anesth%C3%A9sique.

Aujourd’hui, cette feuille de Coca s’est transformée en Crack et … bonjour les dégâts ! 

C’est à partir du milieu du XIXème siècle que des chimistes allemands et autrichiens s’intéressent à la composition de la plante ; en 1879, Wassili von Anrep (1852-1927) met en évidence les propriétés psychotropes de son principal alcaloïde, la Cocaïne.  

La principale utilisation médicale de la Cocaïne, à cette époque, sera surtout chirurgicale grâce à ses propriétés anesthésiantes. Dès la fin du XIXème siècle, dans le monde occidental « branché », l’utilisation des feuilles de Coca se répand ; des écrivains et artistes en font l’éloge mais il faudra attendre les années 1970 pour voir, aux Etats-Unis, apparaître le crack ou free-base qui, par suite d’une transformation chimique de la Cocaïne, permet une prise plus facile à une concentration plus forte : on ne pouvait fumer la cocaïne, on peut désormais fumer le crack !

Si la consommation de feuilles de Coca n’entraînait ni une trop forte addiction ni une trop forte toxicité, avec le crack il en va tout autrement : l’action sur le cerveau est beaucoup plus rapide et intense et l’addiction beaucoup plus prégnante.  Le crack produit ses effets en moins de trente minutes avec une sensation de bien-être, d’euphorie et de surpuissance qui dure environ une heure suivie d’une phase d’abattement et de vide.

Bien que prohibée dans la plupart des pays, la cocaïne (pure ou sou forme de crack) est produite par les réseaux mafieux qui en tirent de confortables bénéfices. Cette économie informelle prospère grâce à la corruption des structures étatiques.

Toujours est-il qu’on estime que le nombre des consommateurs a été multiplié par trois en dix ans ; en France, on comptabilise plus de 30 000 utilisateurs de crack.

Une des particularités du crack, c’est de créer une véritable dépersonnalisation qui peut aboutir à des passages à l’acte d’une extrême violence ; j’ai souvenir d’un patient hospitalisé aux urgences psychiatriques pour un meurtre dont il n’avait aucune souvenance.  La dépendance est également extrêmement forte et se fait sentir lorsque l’effet des prises diminuent avec l’utilisation.

Depuis 2016, les pouvoirs publics français ont imaginé des lieux de consommation appelés « Salles de consommation à moindre risque (SCMR) » en espérant maîtriser la consommation et d’éviter l’utilisation de produits frelatés.  Cinq ans après, les résultats ne semblent pas très probants.

L’addiction : du besoin de sacré à celui de paradis artificiel !

Manifestement le besoin de sacré est insuffisant à équilibrer un être humain !  Les Incas rajoutaient la feuille de Coca !  Aujourd’hui, l’offre de sacré ne convainc plus et le besoin de paradis artificiel est plus important d’autant plus que l’offre des toxicomanies est plus large.

Le crack, comme tous les produits provoquant une action psychotrope, est utilisé dans le cadre de l’addiction : comment la comprendre ?

L’addiction, terme d’origine anglaise composé à partir du verbe « to addict », est d’abord une dépendance à l’égard d’une conduite qui améliore la pensée et l’action d’un être humain.

Tout se passe comme si l’être humain avait besoin d’un comportement rituel pour stimuler son fonctionnement physique et intellectuel.

Lorsque le comportement rituel devient insuffisant à produire l’effet recherché, l’individu commence à modifier son comportement alimentaire ;  à un degré de plus ce sera l’adjonction d’une substance psychotrope pour  obtenir la stimulation souhaitée. Lorsque l’effet de la substance psychotrope devient dose dépendante, c’est l’aspiration dans une spirale suicidaire.

Que faire pour aider l’être humain à ne pas se laisser entrainer dans cette spirale mortifère ?

Il est clair que nous avons tous besoin d’une addiction !  Pour qu’une addiction joue son rôle, il est nécessaire qu’elle soit pratiquée fréquemment et journellement.

Si certaines addictions ont des effets pervers, pour s’en séparer il est illusoire de se cantonner à des interdits ! On ne guérit d’une addiction perverse qu’en la substituant à une addiction non dangereuse, une addiction positive.

Quelles addictions positives méritent un intérêt ?  Trois principales me semblent recommandables.

  • Le travail en est la principale et dans ce sens, la « Gloire au travail » que l’on célèbre dans les loges maçonniques en est une belle incitation ! Pour ce faire, le travail doit être aussi passion ; qu’il soit manuel ou intellectuel, le travail avec sa recherche de la perfection et son besoin de dépassement est sûrement la plus belle addiction positive. Le travail c’est aussi une activité non forcément lucrative exercée passionément.
  • Le sport est également une addiction positive ; pour obtenir l’effet recherché, il est nécessaire d’avoir une pratique sportive relativement importante car on sait que l’effet morphine like s’obtient à un certain degré de l’effort.
  • Le jeu est aussi une addiction positive à condition qu’il ne soit pas couplé avec le gain financier.

Pour changer d’addiction, un accompagnement est indispensable car on sait que le sevrage physique et psychologique, qui dure entre deux et quatre semaines, est une période de souffrance où les rechutes sont fréquentes. Cet accompagnement doit être médical et psychologique. Une hospitalisation est parfois nécessaire ; mais il faut avouer que les structures de santé actuelles ne sont pas toujours capables de répondre aux demandes.

Souvent un débat oppose les fervents de la répression et les adeptes d’une attitude « compréhensive » envers les toxicomanes. Il est clair que le rôle des réseaux mafieux est fondamental car c’est eux qui dans le cadre de l’économie informelle organisent la production et la distribution des toxiques et en particulier du crack. Leur imagination est sans limite et ils savent s’adapter à tous les publics, des bobos aux SDF. Cette activité mafieuse n’est possible que grâce à leur capacité de corrompre toutes celles et tous ceux qui, par leurs fonctions, à un moment ou à un autre, sont dans une situation de contrôle.  Renforcer la collaboration internationale et combattre la corruption nécessite des moyens énormes. Les gouvernements sont-ils prêts à en faire une priorité ?

Problème existentiel, problème social, l’addiction est le signe du mal-être sociétal ; elle mériterait une plus grande attention.


Sources :

  • Des plantes psychotropes : Initiations, thérapies et quêtes de soi – 16 octobre 2013 – Sébastien Baud  (Auteur), Christian Ghasarian  (Auteur), Editeur Eds Imago

Les templiers : pour en finir avec les légendes

Sur les templiers, circulent des histoires plus ou moins délirantes : société secrète, bâtisseurs de cathédrales, trésor caché… De quoi m’inciter à une mise au point sur le plus étrange des ordres militaires et religieux du Moyen Âge.

De notre confrère decoder-eglises-chateaux.fr – Par Laurent Ridel

Il y a un point sur lequel nous serons tous d’accord : l’histoire des chevaliers du Temple est fascinante. Déjà à leur époque, ils faisaient causer : le pape avait donné le droit à ces religieux de verser le sang ! Leur chute est digne d’une tragédie de Corneille : le roi de France Philippe le Bel organise une machination contre eux. Jusque là puissant et riche, l’Ordre du temple s’écroule en quelques années. Le pape le supprime tandis que le roi fait brûler certains dignitaires, dont le grand-maître Jacques de Molay.

Depuis plusieurs mois, je reçois des mails de lecteurs (vous, peut-être) qui me font part de leur scepticisme. Ils ont lu des livres ou regardé des vidéos internet affirmant des choses encore plus surprenantes sur les templiers : les cathédrales ont été financées par eux ; ils ont laissé des traces dans plusieurs églises, que le clergé a essayé d’effacer ; des localités comme Rennes-le-Château ou Gisors conservent bien caché leur trésor…

Qu’est-ce que je pense de toutes ces théories ? Elles me désolent. Leur auteurs font preuve d’une inculture historique, d’un esprit critique inégal, d’une logique bancale et d’un aveuglement, qui me laissent pantois.

Aujourd’hui, je remets donc les pendules à l’heure. Au risque que l’article fâche quelques lecteurs.

Précisément je passe en revue et démonte 9 idées reçues.

sceau du Temple
Les deux faces d’un sceau templier. A gauche, deux chevaliers montent le même cheval. A droite, la représentation du Temple du Seigneur. Cette église de Jérusalem correspond à une mosquée transformée en édifice chrétien par les croisés. Les templiers lui doivent son nom.

L’article étant assez long, je conseille aux plus pressés de piocher dans la liste ci-dessous les sujets qui vous intriguent le plus.

Les templiers sont des moines chargés de défendre les lieux saints

Presque. Disons que dans la liste des idées reçues, cette affirmation n’est pas la plus absurde. Je reconnais que moi-même, j’aurais souscrit à cette phrase avant d’entamer la rédaction de cet article.

Néanmoins, elle n’est pas rigoureuse sur le plan du vocabulaire : on ne peut pas qualifier les templiers de moines[1]. Ils ne s’enferment pas dans un monastère où ils se consacrent à la prière et à la méditation. Au contraire, ils vivent au contact du monde. Ils gardent des forteresses, gèrent leur approvisionnement et bien sûr combattent.

A défaut d’être moines, définissons-les plutôt comme des religieux. Ils font vœu de chasteté, d’obéissance et de pauvreté. Vêtus d’une robe blanche, ils suivent une règle qui insiste sur la prière, sans qu’elle soit omniprésente dans la journée. Car la mission de l’ordre du Temple consiste surtout à défendre les États latins fondés par les Croisés en Orient. Dont le royaume de Jérusalem, dans lequel sont concentrés les lieux saints.

Mais, au cours du XIIIe siècle, les Mamelouks musulmans remportent victoire sur victoire. Ils grignotent le petit royaume si bien que les templiers sont chassés de Jérusalem, de Bethléem et de Nazareth. Leur mission d’origine devient donc caduque. Et ça ne s’arrange pas. En 1291, les chevaliers du Temple perdent leurs dernières forteresses en Terre sainte ; ils se replient sur l’île de Chypre où ils établissent leur quartier général.

Malgré ces revers, ils conservent leur fortune puisque leur principales propriétés se trouvent en Europe occidentale, notamment dans le royaume de France. Justement, nous allons nous concentrer sur des questions franco-françaises.

Roman de Renart
Renart, le héros du roman médiéval éponyme, prend le double habit : à gauche, celui des Hospitaliers, à droite celui des Templiers. Les ordres du Temple et de l’Hôpital étaient les deux plus importants ordres militaires et religieux du Moyen Âge. Manuscrit Renart le Nouvel par Jacquemart Giélée, XIVe siècle, Français 372, Gallica/BNF.

Les commanderies étaient des châteaux-forts

Quoi de plus naturel d’imaginer les chevaliers du Christ, surnom des templiers, habiter dans des châteaux ? Ils vivaient plus exactement dans des commanderies.

L’historien Jousserand évalue leur nombre en France à 300-350[2] en France. « Pour la plus grande part, il s’agissait d’établissements ruraux à vocation agricole. Installées souvent sur une hauteur […] les commanderies, sans être fortifiées, possédaient des murs de clôture assez hauts pour résister à des attaques de brigands ; leurs bâtiments se distribuaient autour d’une cour rectangulaire »[3]. Pas de quoi impressionner une armée.

Commanderie templière d'Arville
La commanderie d’Arville (Loir-et-Cher), l’une des mieux conservées de France. L’église, à droite, est contemporaine des templiers. Les tours sont postérieures. Daniel Jolivet, sur Flickr.com, licence creative commons ## CC BY 2.0

Cette absence de fortifications se comprend bien : le rôle des commanderies n’était pas militaire mais économique. Elles servaient, par le biais d’activités diverses (notamment l’exploitation des terres), à rassembler les fonds pour le combat en Orient. L’argent était nécessaire pour nourrir les chevaliers, bâtir des châteaux, acheter des chevaux…

Par contre, en Orient et en Espagne, les chevaliers du Temple occupaient de véritables châteaux. Dans ces zones frontalières, il fallait résister aux offensives des musulmans.

je viens de démonter deux idées-reçues au final assez innocentes. Arrivent maintenant le tour des fantasmes.

Les cathédrales gothiques ont été bâties grâce au financement des templiers

Dans un article « Les cathédrales, qui paya la facture ? », j’ai déjà développé ce sujet. Je me contenterai ici de reprendre cette citation de Jean-Louis Biget, historien : « la construction des cathédrales a été massivement financée par la fortune personnelle des évêques et de leurs chanoines »[4].

L’écrivain Louis Charpentier (1905-1979) est à l’origine de cette idée impliquant les templiers dans le financement des cathédrales[5]. A mes yeux, c’est un homme particulièrement admirable pour avoir, sans relâche, multiplié les théories fumeuses sur les sites religieux en général.

cathédrale de Chartres
La cathédrale de Chartres. Il n’y a pas eu besoin de l’argent des Templiers pour la bâtir.

Au sujet des cathédrales, Louis Charpentier semble avoir oublié un détail : leur définition. Une cathédrale est l’église possédée par l’évêque et desservie par une communauté de chanoinesPourquoi les Templiers donneraient de l’argent pour des monuments bénéficiant aux évêques et aux chanoines ?

Ce geste généreux est d’autant plus improbable que leurs relations sont plutôt fraîches. Les templiers ne sont généralement pas leurs amis. On peut percevoir cette tension à travers ce fait mis en avant par l’historien Michel Miguet[6] : en Normandie, l’ordre du Temple reçoit des donations de toutes les couches de la société médiévale, sauf de la part des prélats (à une exception près).

Il faut bien comprendre que loin d’être uni derrière la bannière du Christ, le clergé du Moyen Âge est fracturé par des rivalités : les réguliers (les moines essentiellement) contre les séculiers (ceux qui vivent dans le siècle) ; les cisterciens contre les clunisiens ; les templiers contre les hospitaliers… Chaque groupe estime être plus vertueux que l’autre et mieux servir Dieu. Chaque groupe concurrence l’autre pour capter la générosité des fidèles. Dès qu’on a conscience de ce contexte, la thèse qui affirme l’implication financière des templiers dans les constructions d’un groupe rival (les évêques et les chanoines) devient absurde.

Les templiers étaient de grands architectes

Il suffit de visiter des commanderies templières pour constater les limites de leur art de bâtir.

Sauf exceptions, leurs églises sont modestes. Les plus importantes atteignent une longueur d’une quarantaine de mètres. Pas de quoi faire de l’ombre aux 151 m de la cathédrale de Chartres.

Ensuite, les historiens de l’art n’ont noté aucun caractère précurseur dans leurs édifices religieux : ils n’ont inventé ni la coupole ni la croisée d’ogives ni l’arc brisé ni les tirants métalliques ni les arcs-boutants… Je serai un tout petit plus nuancé sur leurs châteaux.

Enfin, nous ne connaissons pas de noms d’architectes templiers.

commanderie templière de Libdeau
Chapelle templière de Libdeau, en Lorraine, XIIe siècle. Un rectangle de 18 m de long sur 8. Marc Baronnet/wikimedia Commons

Les églises templières se distinguent par leur architecture originale

L’architecte Viollet-le-Duc a popularisé cette idée selon laquelle les églises templières affectent une forme circulaire[7]. Et ce dans le but de faire référence à l’Anastasis, la célèbre église de Jérusalem, bâtie en forme de rotonde sur le tombeau du Christ.

En vérité, ce plan éminemment symbolique concerne « une infime minorité » des églises templières[8]. En prime, il n’est pas « l’apanage des templiers »[9]. Pour preuve, la fameuse chapelle que Charlemagne élève dans son palais d’Aix-la-Chapelle. Cette rotonde, non seulement n’a rien à voir avec l’ordre du Temple, mais lui est antérieure de trois siècles !

Alors à quoi ressemblent les églises templières ? Eh bien, à rien de spécial. Elles sont tristement banales. Ce sont, en très grande majorité, des petits édifices rectangulaires à chevet plat ou en abside. Leur nef, voûtée en berceau, est dépourvue de bas-côtés[10]. Autrement dit, les églises templières se confondent avec la plupart des églises paroissiales qui parsèment la campagne.

chapelle de Montmajour
L’église Sainte-Croix de Montmajour (Bouches-du-Rhône) d’après le Dictionnaire d’architecture de Viollet-le-Duc. Sa forme vaguement ronde (tétraconque plus exactement) et sa dédicace pourraient faire croire à une chapelle templière. Non, les templiers n’y ont probablement jamais mis les pieds. D’après sa localisation dans un cimetière près d’une abbaye et son plan, c’est une chapelle de cimetière[11].

Pour repérer les sites templiers, il suffit de chercher sur les murs certains symboles tels que la croix templière

Vous avez sûrement déjà croisé cette croix particulière, souvent peinte en rouge : ses bras, de taille égale, s’élargissent à partir du centre. Autrement dit, une croix pattée.

Par pitié, arrêtez de les appeler croix templière. Car, autant François Mitterrand n’avait pas le monopole du coeur, autant les templiers n’avaient pas le monopole de la croix pattée. Ce type de motif, courant, compose de simples croix de chemin, surmonte les pignons d’églises de village, ou est peint sur leurs murs. C’est juste un signe chrétien.

D’ailleurs les templiers ne se signalaient pas systématiquement par cette croix pattée. Ils étaient aussi identifiés par une simple croix grecque (une croix non pattée aux branches égales), voire potencée ou fleuronnée[12].

bûcher des templiers
Deux représentations de l’exécution des templiers en 1314 à Paris. Notez qu’à gauche l’une des victimes porte une croix potencée, c’est-à-dire que les bras se terminent en T comme une potence, alors qu’à droite, elle porte une croix pattée. Preuve de la coexistence de signes variés pour reconnaître les chevaliers du Temple. Manuscrit Des cas des nobles hommes et femmes de Jean Boccace, XVe siècle, Français 226 et 229, BNF/Gallica

Pour identifier un site templier, le moyen le plus fiable n’est pas de partir sur les chemins, à la recherche de croix soi-disant « templières », mais de fouiller les archives. Contrairement à une idée reçue, les documents templiers n’ont pas brûlé avec les templiers ou n’ont pas été cachés. Vous les trouverez bien rangés aux archives départementales ou nationales (précisément dans les séries M et MM consacrées aux ordres militaires et hospitaliers). Bien sûr, tout n’a pas survécu, destin partagé par tous les documents du Moyen Âge. Cependant, ces fonds suffisent à identifier beaucoup de sites et de terres templières.

abbatiale de Conques
Les croix pattées et inscrites dans un cercle coiffent les pignons de nombreuses églises comme ici l’abbatiale de Conques (Aveyron). Ce détail architectural n’en fait pas pour autant un site templier ! Conques était une abbaye bénédictine.

Les templiers formaient une société secrète

Cette image se forge plus de 400 ans après la disparition du Temple !

Sa source se trouve chez les francs-maçons. Au XVIIIe siècle, certains membres à la recherche d’une origine prestigieuse, se proclament les descendants spirituels des templiers[13]. Dans cette optique, il faut que les templiers aient survécu à la condamnation par Philippe le Bel puis aient transmis leurs savoirs de génération en génération. Une survie qu’on imagine forcément clandestine : la perspective du bûcher obligeait à la prudence.

Ce glissement de l’histoire vers le mythe est d’autant plus tentant que certaines pratiques templières, parfaitement attestées, dégageaient une aura de mystère. Par exemple, il était interdit de divulguer le texte de la règle templière[14]. Chaque nouveau frère entrant dans l’ordre devait passer par une cérémonie ritualisée[15]. De quoi évoquer l’initiation maçonnique.

D’autres faits troublants éveillent l’imagination. Les templiers vivaient en Orient, région réputée abriter une sagesse ancienne, antérieure au christianisme. Leur siège était censé occuper le site de l’ancien temple de Jérusalem, construction mythique du roi Salomon. Or, ce temple abrita l’Arche d’alliance, coffre renfermant les Tables de la loi remises à Moïse. Et peut-être davantage… Bref, l’Ordre du Temple était lié à trop d’objets et de lieux symboliques pour ne pas cacher un passé bien plus profond que l’histoire « officielle » l’écrivait.

hugues de Payns et bataille de croisés
Deux templiers, Hugues de Payns, le fondateur et Geoffroy de Saint-Omer devant le roi de Jérusalem Baudouin II. En bas, le prince d’Antioche défait et tué dans une bataille. Remarquez en haut que la croix sur l’habit templier est cette fois de type grec. Guillaume de Tyr, Histoire des Croisades, manuscrit Français 9081, fol. 132, XIIIe siècle, Gallica/BNF.

Tout ce terreau a nourri les fantasmes. Fantasmes sortis – je le répète – assez récemment, le XVIIIe siècle. La littérature a prospéré dessus en entretenant, développant et enrichissant le mythe. L’un des derniers avatars étant le Da Vinci Code du romancier Dan Brown. Du monde des livres, la légende templière a gagné d’autres genres culturels. En jouant au jeu vidéo « Assassin’s Creed », j’ai eu la surprise de découvrir que l’histoire fantasmée des templiers en composait la trame narrative.

Résultat, le grand public, moi compris, baignons dans ce milieu. A force d’en entendre les échos, il peut passer pour un discours historiquement vrai.

En fait, attribuer aux templiers un culte du secret est bien commode pour de nombreux auteurs : il ouvre les portes à tous les délires en les justifiant. Les historiens ne trouvent pas de sources écrites accréditant le financement des cathédrales par les templiers ? Évidemment puisqu’ils agissaient discrètement. Vous ne saviez pas que les templiers avaient découvert le Graal et l’Amérique ? Normal puisque l’information était seulement divulguée entre eux. Vous ne soupçonniez pas que telle église appartenait aux templiers ? Naturellement, puisqu’il faut être un initié pour en décoder les symboles.

Ils ont caché leur trésor au château de Gisors

Le Temple était assurément riche. Sur ce sujet, pas de légende. Issu de donations et d’achat, le patrimoine de l’ordre dégageait d’importants revenus. Depuis le règne de Philippe Auguste, leur maison de Paris conservait le trésor royal.

Après l’arrestation des chevaliers du Temple, où est passé le magot ? La question passionne les chasseurs de trésor depuis le début du XXe siècle.

Pourtant la réponse est simple : dans les mains des officiers du roi, comme tous les autres biens saisis.

Malgré cette évidence, on comptabiliserait en France « soixante-cinq sites susceptibles d’avoir accueilli ou de receler » leur trésor[16]. Parmi eux, le château de Gisors, à la limite de la Normandie et la Picardie.

Château fort de Gisors
Le château de Gisors (Eure), site d’une chasse au trésor

La petite histoire raconte que, anticipant une arrestation massive, des templiers auraient fui Paris avec trois charrettes au contenu mystérieux. Direction l’Angleterre où les frères savaient que le roi ne les menacerait pas. Or, sur la route de la Manche, se trouve Gisors[17].

Au XXe siècle, cette coïncidence excite l’esprit de Roger Lhomoy, le jardinier-guide du château. Il creuse dans la motte du donjon puis déclare être tombé sur une chapelle souterraine. A l’intérieur, 30 coffres en métal précieux ![18]. Au début des années 1960, la municipalité de Gisors fait donc intervenir des archéologues. Déception : ils ne trouvent rien.

L’affaire aurait pu se terminer là mais le journaliste Gérard de Sède, friand de bonnes histoires, diffuse le témoignage de Roger Lhomoy. Il trouve une oreille attentive chez André Malraux, alors ministre des affaires culturelles. L’armée (!) conduit à son tour des fouilles mais fait officiellement chou blanc. Beaucoup pensent cependant que le trésor a bien été trouvé puis confisqué par l’État pour payer une dette envers les États-Unis.

Quelle histoire ! Mais tout ceux qui se sont enflammés sur ce site normand auraient dû se poser cette question : pourquoi, diable, les templiers auraient enterré leur trésor à Gisors, alors château royal et donc aux mains de Philippe le Bel et de ses officiers ? C’était se jeter dans la gueule du loup. Les templiers étaient-ils si bêtes ?

Ils ont caché leur trésor à Rennes-le-Château

Si le trésor des templiers n’est pas à Gisors, il est peut-être à Rennes-le-Château, modeste village languedocien de 91 habitants.

Car Rennes-le-Château se trouve sur la route de l’Espagne, autre asile pour les templiers pourchassés en France.

Surtout, parce qu’un trésor semble bien avoir été trouvé.

À la fin du XIXe siècle, le curé du village, Béranger Saunière, est soudainement devenu riche au point de financer les travaux de l’église, la construction d’une villa et d’afficher un train de vie aristocratique. L’origine de cet enrichissement interroge. Selon des témoins, il a trouvé sous le pavement de l’église une sépulture, des parchemins et une marmite remplie de pièces d’or et d’objets de culte. D’où venait ce trésor ? Que contenaient ces parchemins ? Les hypothèses fleurissent à partir des années 1950 : trésor de Blanche de Castille, des cathares, des Wisigoths ou laissé par un ancien curé[19].

L’histoire intéresse notamment Pierre Plantard (1920-2000), fondateur du prieuré de Sion, ordre initiatique de chevaliers du XXe siècle. Il fait le lien avec les templiers. Les parchemins contiendraient un secret dont la révélation ébranlerait l’Église catholique.

Une affirmation que relaie le livre L’or de Rennes, oeuvre de l’incontournable Gérard de Sèze, journaliste déjà à l’œuvre à Gisors. Note pour les Bretons : malgré son titre, cet ouvrage ne concerne pas votre région.

Diable de Rennes-le-Château
Le diable dans l’église de Rennes-le-Château. L’abbé Saunière lui a-t-il vendu son âme ? Andy Hay sur Flickr.com.

Dès lors, le village attire les amateurs d’ésotérisme et les chercheurs de trésor : l’abbé Saunière en a peut-être laissé un peu. L’église, entre autres, est finement analysée. Son architecture et sa décoration contiendraient-elles des indices de localisation ou d’explication ? Malgré les fouilles (parfois clandestines) et les détecteurs de métaux, tout le monde est rentré bredouille, même les propriétaires qui ont succédé à l’abbé Saunière.

Reste à comprendre l’origine de sa fortune. L’explication a vite été trouvée. Le prêtre se livrait à un trafic de messes. « Les comptes de l’abbé de Rennes-le-Château montrent en effet qu’il a touché l’argent correspondant à plus de cent mille messes entre 1893 et 1915 ! Comment penser qu’il ait pu toutes les célébrer ? Saunière fut condamné par un tribunal ecclésiastique » explique l’historien Thierry Leroy[20].

De toutes ces histoires, je dois reconnaître qu’à défaut de vérité, elles sont divertissantes.


↑1Demurger Alain, Les templiers: une chevalerie chrétienne au Moyen âge, Paris, Seuil, coll.« Points Histoire », 2014, p.32. Beaucoup de notes renverront au travail d’Alain Demurger. Sans surprise puisque c’est le plus grand spécialiste français des templiers
↑2, ↑3Philippe Josserand, « Les Templiers en France : histoire et héritage », Revue historique, 669-1, 2014, p. 179. En ligne
↑4Biget Jean-Louis, « Recherches sur le financement des cathédrales du midi au XIIIe siècle », Les cahiers de Fanjeaux, 8, 1974, p. 127‑164
↑5Louis Charpentier, Les mystères de la cathédrale de Chartres, Robert Laffont, 1966.
↑6Miguet Michel, Templiers et hospitaliers en Normandie, Paris, CTHS, coll.« Mémoires de la Section d’archéologie et d’histoire de l’art », n˚ 6, 1995, p.27
↑7Viollet-le-Duc Eugène, Dictionnaire français de l’architecture, art. Sépulcre
↑8Lambert Élie, « L’architecture des Templiers », Bulletin Monumental, n°112-1, 1954, p. 7
↑9Demurger Alain, Les templiers: une chevalerie chrétienne au Moyen âge, Paris, Seuil, coll.« Points Histoire », 2014, p.168
↑10Demurger Alain, Les templiers: une chevalerie chrétienne au Moyen âge, Paris, Seuil, coll.« Points Histoire », 2014, p.170
↑11Lambert Élie, « L’architecture des Templiers », Bulletin Monumental, n°112-1, 1954, p. 36-37
↑12Demurger Alain, Les templiers: une chevalerie chrétienne au Moyen âge, Paris, Seuil, coll.« Points Histoire », 2014, p.61
↑13Hélary Xavier, Les Templiers: leur faux trésor, leur vraie puissance, Paris, Pocket, coll.« Pocket », 2019, p.206-209
↑14Hélary Xavier, Les Templiers: leur faux trésor, leur vraie puissance, Paris, Pocket, coll.« Pocket », 2019, p.75
↑15Hélary Xavier, Les Templiers: leur faux trésor, leur vraie puissance, Paris, Pocket, coll.« Pocket », 2019, p.88-91
↑16Cassard Jean-Christophe, L’âge d’or capétien: 1180-1328, Paris, Belin, coll.« Histoire de France », 2011, p.713
↑17Cassard Jean-Christophe, L’âge d’or capétien: 1180-1328, Paris, Belin, coll.« Histoire de France », 2011, p.712
↑18Site de la ville de Gisors
↑19Amiel Christiane, « L’abîme au trésor, ou l’or fantôme de Rennes-le-Château », dans Claudie Voisenat (éd.), Imaginaires archéologiques, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2008, p. 61‑86. En ligne
↑20Leroy, Thierry, Les Templiers : légendes et histoire, Imago, 2007

Assemblea di Corsica : Napoléon 1er et la Franc-Maçonnerie

Onzième invité du cycle « Napoléon è a Corsica : storia è memorie », Gaston Leroux Lenci animera, mardi 5 octobre à 18h30, la conférence intitulée « Quels étaient les liens de Napoléon 1er avec la Franc-maçonnerie, et, était-il un Frère ? »

L’histoire comporte un certain nombre d’énigmes non résolues auxquelles les historiens tentent d’apporter une réponse en se basant sur des faits révélés, sur des témoignages et des mémoires. Bref, en menant un véritable travail d’investigation sans être réellement persuadés de découvrir la vérité absolue.

Lorsque la période du 1er Empire est étudiée, la question de l’appartenance de l’Empereur à cette institution est quasiment inévitable tant la Franc-Maçonnerie est présente dans son entourage proche, et il convient de souligner que de nombreux ennemis étaient également des Frères.

La réponse a son importance, car, inévitablement les actes et décisions d’un Maçon sont marqués, infléchis par les réflexions, les échanges qui se déroulent au sein des Loges. Alors, Napoléon 1er a-t-il été initié ? L’objectif de cette conférence est de présenter une étude susceptible d’apporter une réponse à cette question.

La biographie de Gaston Leroux Lenci

Gaston Leroux Lenci est délégué du Souvenir napoléonien pour la Corse depuis 2016 et en est devenu le 1er administrateur Corse le 27 septembre dernier.

Auteur, réalisateur, conférencier et organisateur d’expositions en plus de son métier d’infirmier libéral et Président de l’Ordre national des infirmiers de la région Corse. Sa vie professionnelle, associative, militaire est riche, il est Chevalier de l’Ordre National du Mérite et Médaillé de bronze des Services militaires volontaires.  Titulaire d’un master II en histoire de La Sorbonne Paris IV et d’un D.U d’Histoire de la médecine, faculté Paris Descartes. Il enseigne lui-même en D.U d’Histoire de la médecine à la faculté de Paris Descartes. Passionné par cette période il a rédigé un mémoire intitulé « Le Service de santé sous le 1er Empire ».        

Il a réalisé un documentaire historique montrant la réalité d’une bataille durant les guerres du 1er Empire. Présenté au Palais Tokyo à Paris pendant quelques semaines et à l’occasion du festival du film à Cannes.

L’expo itinérante

Il est à mis en place une exposition itinérante au travers d’un parcours Napoléonien. Il porte le projet d’un musée Napoléonien comportant un important volet consacré à l’historique du service de santé des armées. Il est en substance l’auteur d’articles concernant l’historique du Service de santé publiés dans des revues historiques, Revue de la Croix Rouge, La revue Napoléon, La revue de la S.F.H.M, Société Française d’histoire de la médecine. Il a rédigé la partie consacrée à l’historique des hôpitaux de l’île de Corse au sein de l’ouvrage collectif intitulé : « Les hôpitaux militaires au XXe siècle » publié sous l’égide de la Direction centrale du Service de santé des armées.

En partenariat avec l’O.N.A.C (Office National des Anciens Combattants) de Corse, il donne des conférences et présente des expositions sur le Service de santé durant la Révolution et le 1er Empire à destination du grand public et des scolaires ou en réponse à des sollicitation émanent de municipalités.

Le programme : https://bit.ly/3mmxbxU

Pour suivre la conférence en direct https://bit.ly/2Yif448

L’Assemblea di Corsica, l’assemblée de Corse est l’assemblée délibérante de la Collectivité de Corse. Elle est composée de 63 conseillers élus au suffrage universel direct.

Infos pratiques :

Vous avez rendez-vous avec Napoléon

Tous les mardis à 18h30, du 14 septembre au 19 octobre, retour des rendez-vous avec Napoléon.

L’Assemblée de Corse, en partenariat avec la délégation corse du Souvenir napoléonien, propose en effet au grand public de suivre un cycle de conférences inédites dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte.

Pensées pour faire dialoguer les différentes interprétations historiques, ces conférences seront animées, chaque semaine, par des spécialistes de renom.

Diffusées en direct sur le site internet de l’Assemblée de Corse et sa page Facebook, chaque conférence est suivie d’un échange avec les internautes. Ces derniers pourront poser leurs questions avant la conférence mais aussi en direct.

Ce cycle de conférences s’inscrit dans le cadre du programme de commémoration de la mort de Napoléon Bonaparte de la Collectivité de Corse.

Cullettività di Corsica – Collectivité de Corse ; 22 Cr Grandval, 20000 Ajaccio

Plus de renseignements sur https://www.isula.corsica/assemblea/Fonctionnement-de-l-Assemblee-de-Corse_a196.html