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∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Mercredi 6 Octobre 2021

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📰 3 POINTS C’EST TOUT

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Le journal de la FM sous tous ses Angles

Présentation Hadrien Berthaut

Directeur de la Publication Franck Fouqueray

Instruction rituel forestier – vente « le puits des forges »

LES FORESTIERS D’AVALON

L’Eglise celtique cultivait au sein de ses culdées tous les arts, et en particulier celui de construire des ouvrages religieux. Si le bois était dans ce cas précis le matériau noble qui avait la préférence, l’art des culdéens s’exprimait aussi dans la pierre, dans laquelle ils s’ingéniaient à reproduire la forêt. C’est en Angleterre, et plus particulièrement en Écosse, que l’on pourra ultérieurement faire le constat d’une cohabitation des traditions celtique et maçonnique. Les culdéens étaient placés sous la protection du roi Athelstan (c’est à York, centre de rayonnement culdéen, que son fils aurait, dès 926, accordé la première charte maçonnique). L’église celtique instille ainsi une partie de ses traditions dans les associations de bâtisseurs. Ce sera, à n’en pas douter, le cas pour la Loge de Kilwinning fondée en 1150, soit deux ans avant la mise hors la loi définitive de l’église celtique. Cette Loge sera élevée au rang de Grande Loge Royale de Kilwinning par le roi Robert Bruce en 1314. Celui-ci accueille à cette même époque en Écosse de nombreux Templiers en l’utile ainsi que de nombreux artisans flamands auxquels il garantit la préservation de leurs usages traditionnels. Au XVIII` siècle, le pasteur écossais Anderson se référera sans doute à des faits de cette nature pour écrire que les édifices celtiques élevés par les anciens Gaulois et par les anciens Bretons constituaient des restes de  » la bonne Maçonnerie datant d’avant le Ve siècle. « 

LE MOUVEMENT DES  » ANTIQUARIANS « 

La tradition enterrée avec l’église celtique va paradoxalement réapparaître en Angleterre alors que l’Europe est plongée dans l’obscurantisme et l’inquisition.

Au Moyen-Age, la dynastie des Plantagenêt avait trouvé avantage à flatter les racines celtiques des Bretons d’Angleterre et d’Armorique en utilisant la légende arthurienne, de même le roi Henry VIII Tudor, d’origine galloise, trouve un intérêt à mettre en évidence l’histoire celtique du pays en s’appuyant sur l’archéologie.

Les nouveaux archéologues se réunissent en association qui, sous le patronage de la reine Élisabeth, sera fondée en 1574 sous l’appellation Society of Antiquaries.

La remise de la charte instituant la Royal Society à Oxford, par Charles il Stuart en 1662, allait offrir aux Antiquarians l’opportunité de se retrouver au sein d’une nouvelle assemblée de scientifiques reconnue du pouvoir royal.

Louis XIV fait fermer les académies régionales en 1681, révoque l’Édit de Nantes en 1685, puis persécute les jansénistes dont le crime est d’admettre un rapport entre la grâce et le libre arbitre. Les jansénistes mettent également en cause l’absolutisme, qu’il soit royal ou papal.

Jacques III Stuart monte sur le trône en 1685. Converti au catholicisme, il se rapproche de Louis XIV. Sa politique absolutiste, peut-être influencée par l’exemple du roi de France, lui attire une forte opposition. Il est détrôné en 1688 par son gendre Guillaume (le Nassau et se réfugie en France, à Saint-Germain-en-Laye où il meurt en 1701. La reine Anne Stuart, qui souhaitait laisser son trône à son neveu réfugié en France, meurt en 1714 et c’est George le, qui s’impose, amenant sur le trône d’Angleterre la Maison de Hanovre au détriment des Stuart. Ces derniers ne comptent à cette époque que peu d’alliés parmi les esprits éclairés dont l’importance commence à se faire sentir dans la marche du pays : la dynastie des Stuart est trop associée à une idée de royauté absolue de droit divin, génératrice d’obscurantisme. C’est après ces turbulences que l’on va assister à la création quasi simultanée de trois Sociétés la Franc-maçonnerie spéculative moderne, le Druidisme et le retour des Antiquarians. Les Antiquarians qui, depuis 1660, travaillaient au sein de la Royal Society s’y voient relégués à un rôle accessoire à partir de 1703. Le nouveau président, Isaac Newton, dans son désir de privilégier les sciences modernes tournées vers l’avenir, néglige ostensiblement les travaux des Antiquarians. Ces derniers retournent vers les tavernes pour reformer leur association. A partir de 1707, ils participeront aux travaux secrets de la Gentlemen’s Society of Spalding. C’est sans doute le soutien logistique de ce groupe de réflexion qui amènera la reconstitution de la Society of Antiquaries dans une taverne londonienne le 17 juillet 1717. Sa charte ne lui sera remise qu’en janvier de l’année suivante, jour qui sera retenu comme date de sa fondation officielle. Ses membres se retrouveront également dans les deux autres organisations imaginées par la Gentlemen’s Society of Spalding, le Druid Order et la Franc-maçonnerie Spéculative dite moderne.

Pratiquement tous les membres de cette Society font partie de la Royal Society, dont de nombreux Francs-Maçons Acceptés. Sir Christopher Wren, architecte de la cathédrale Saint-Paul qui venait d’en fermer la Loge à l’achèvement des travaux, en faisait partie. Parmi les Francs-Maçons célèbres de cette Society, on peut citer Newton, Désaguliers, le Chevalier Ramsay, le duc de Montaigu et Edmond Halley. Ces  » gentlemen  » comptaient aussi de très nombreux antiquarians, dont certains étaient Francs-Maçons comme Maurice Johnson, Martin Folkes, William Stukeley, et sans doute Pierre des Maiseaux et John Clerk. Complétait le groupe une tendance plus particulièrement druidique avec l’Irlandais John Toland, les frères Samuel et Roger Gale. La sensibilité rosicrucienne était représentée entre autres par Sir Christopher Wren et Isaac Newton. Ce sont en fait les utopies Rose-Croix et le débat sur le droit naturel des peuples qui furent les principaux ingrédients des sept années de réflexion de cette Gentlemen’s Society of Spalding.

C’est bien la grande tolérance des Celtes et la bonne perception du christianisme originel par les druides qui permettront une grande perméabilité à la religion chrétienne dans toute l’aire celtique. Cette attitude contribuera en retour à préserver l’essentiel de la Tradition celtique.

Confronté à une chasse incessante depuis l’occupation romaine, le druidisme, et en particulier le bardisme, ne sera jamais totalement éradiqué. La tradition, conservée discrètement au sein de familles, sortira épisodiquement de l’oubli en favorisant la constitution d’assemblées druidiques qui prennent le nom de Bosquets. L’une de ces assemblées, le Bosquet de Mount Haemus, situé près d’Oxford, est cité comme antérieur à 1245, année où son nom aurait été pour la première fois mentionné sur un manuscrit faisant état d’un Covent de Sociétés secrètes adeptes de la philosophie hermétique ou de l’alchimie. Issus de ces sociétés secrètes, de nombreux Francs-Maçons acceptés participèrent à la codification des rituels de la Franc-maçonnerie spéculative.

La fonction de  » Tuileur  » dévolue au  » Couvreur  » de la Loge est identique à celle du portier dans les textes traditionnels celtiques. L’un (le ces textes,  » la seconde bataille de Mag Tured  » raconte l’arrivée de Lug le Polytechnicien à Tara. Il est  » tuilé  » à la porte du château par le druide portier.

John Aubrey, décédé en 1697, faisait bien entendu partie des Antiquarians, mais il avait aussi été membre de l’Invisible Collège avant d’être nommé à la Royal Society. Il ne participera pas à l’aventure de la Gentlemen’s Society of Spalding, mais laissera son empreinte de Franc-maçon Accepté sur le Bosquet druidique de Mount-Haemus dont il fut le chef. Elias Ashmole, un autre Franc-maçon Accepté, ancien de l’Invisible Collège, membre de la Royal Society et Antiquarians, décédé en 1692, sera retenu par la tradition du Druid Order comme étant à l’origine d’une transmission aux premiers Francs-Maçons spéculatifs des initiations correspondant aux trois catégories spécifiques du druidisme, ouate, barde et druide. Ces transmissions initiatiques auraient ensuite été regroupées au sein d’un grade unique, le Royal Arch.

Le 21 septembre 1716, jour de l’équinoxe d’automne, John Toland, antiquarian membre de la Gentlemen’s Society of Spalding, mais sans doute aussi Franc-maçon, charge un membre de son Bosquet druidique de proclamer symboliquement au sommet de Primrose-Hill la convocation de tous les druides pouvant encore exister par le monde, pour l’assemblée qui se tiendra le 22 septembre 1717 à l’Apple Tree Tavern à Londres. Cette proclamation est faite rituellement en plein air, à la face du soleil œil de lumière. Plus efficacement, des convocations furent expédiées aux différents Bosquets connus. Cette convocation démontre bien la coordination par la Gentlemen’s Society of Spalding de la naissance des deux organisations que seront la Franc-maçonnerie spéculative moderne et le Druid Order à trois mois d’intervalle. Le 22 septembre 1717, l’assemblée réunissait les représentants de Bosquets druidiques ou bardiques en provenance de Londres, York, Oxford, du Pays de Galles, de la Cornouaille britannique, de l’île de Man, d’Anglesey, d’Ecosse, d’Irlande et de Bretagne armoricaine. Le délégué de Bretagne armoricaine Pierre des Maiseaux faisait également partie de la Gentlemen’s Society of Spalding. L’assemblée procéda à la constitution d’une confédération appelée The Ancient Druid Order (A.D.O.) qui sera plus communément appelée Druid Order. L’idéologie de l’ A.D.O. tenait en une phrase :  » Travailler à l’instauration d’un ordre de paix et de bonheur sur la terre, un retour aux sources naturelles de la civilisation celtique. « 

Le fonds celtique niché au cœur de la Franc-maçonnerie spéculative, qu’il se rapporte à cette naissance commune avec le Druid Order et la Society of Antiquarians en 1717 ou qu’il provienne des bâtisseurs de l’Eglise celtique, plus particulièrement dans l’Écosse du Moyen Âge, semble bien établi. Cette tradition celtique se retrouve en outre dans les associations corporatives du travail du bois et de la pierre. Elle se retrouve aussi au sein de l’Ordre du Temple dont la dissolution en 1312 amena certains de ses membres à trouver refuge en Écosse.

Les fouilles archéologiques ont exhumé sur l’ensemble de l’aire celtique de nombreux vestiges d’établissements agricoles de petite taille très disséminés. Au second millénaire, la majorité de l’Europe est couverte de forêts. Toutes les populations issues du tronc indo-européen sont dendrolâtres. La forêt est le temple naturel dans lequel se réunissent non seulement les druides mais aussi les prêtres de Thor et de Jupiter. La forêt est vénérée dans son ensemble, elle symbolise le cosmos et sa voûte représente le ciel au sens religieux du terme. L’abattage d’un arbre destiné à fournir le bois de construction ou de chauffage donne préalablement lieu à une cérémonie expiatoire de la part du bûcheron. Certaines parties des forêts, réputées centrales, seront les temples des Celtes, leurs némétons.

En Gaule et en Germanie, au début de notre ère, les clairières servent encore de lieux d’assemblée et de réunion aux populations. Le culte des forêts et des arbres est profondément ancré dans les populations d’Europe. Ce culte sera la première cible de ceux qui voudront réduire l’Église celtique les légions de César et plus tard l’Église romaine. Les Celtes excellent dans le travail du bois ; ils en construisent leurs habitations, leurs chars et inventent le tonneau qui remplacera l’amphore pour le transport du vin. Les quelques vestiges qui ont résisté au temps nous montrent leur maîtrise dans l’art de la charpente et de la sculpture. Les Celtes ne sont pas urbanisés ; leur habitat est disséminé et seules quelques résidences plus importantes abritant un roi ou un chef de guerre sont protégées par une enceinte de bois ou un mur fait d’un savant assemblage de poutres et de pierres. Au premier âge du fer commencent les grands mouvements de Celtes conquérants. La forêt fournit le charbon de bois nécessaire à la transformation du métal dont ils fabriquent leurs armes. Les Celtes expriment leur sensibilité artistique dans la réalisation de petits objets décoratifs métalliques, mais leur civilisation reste essentiellement forestière. La forêt est synonyme de liberté pour ses habitants. Cela explique peut-être les profondes racines libertaires des nations celtes dont la sanction sera l’incapacité à se fédérer de façon durable sous l’autorité d’un chef unique et, en conséquence, leurs hésitations à se rassembler pour faire front à un envahisseur.

L’armée romaine amène à sa suite les corps de métiers nécessaires à la construction de leurs ouvrages défensifs. Ces bâtisseurs sont organisés en collegia. Une collegia regroupe les ouvriers d’une même spécialité, de l’apprentissage à la parfaite maîtrise de leur art. Ils y franchissent diverses étapes de type initiatique, mettant en œuvre des rituels à vocation religieuse pour honorer leur dieu tutélaire et s’engagent à préserver les secrets du métier. Toutes les organisations corporatives qui se succéderont jusqu’à nos jours procéderont peu ou prou de ces collegia romaines. Ces organisations seront concentrées dans les monastères après les invasions barbares de la Gaule du milieu du premier millénaire, époque du rayonnement de l’Église celtique.

La charge  » sacrée  » du bois, dont avaient conscience les bâtisseurs culdéens, fait partie des éléments de l’antique tradition conservés par l’Église celtique. L’originalité qui s’exprime dans le travail du bois, tant sur le continent qu’en Grande-Bretagne, vient d’une tradition dont les architectes du rite écossais avaient connaissance. Il semble qu’à la suite de l’octroi de la première charte maçonnique à York en 926, le rite ancien d’ York ait été un rite écossais fortement imprégné de celtisme. Ce rite qui se maintiendra jusqu’en 1172 aurait été un rite forestier. La construction des ouvrages religieux en bois reporte en fait à l’antique néméton des druides, les bâtisseurs s’ingéniant à reproduire la forêt dans leurs ouvrages. Cette tradition sera à l’origine de l’architecture ogivale.

L’Ordre du Temple aura un rôle important dans le fait de perpétuer les traditions des ouvriers du bâtiment. Les communautés de métier, dont celle des charpentiers, se reconstituent sous l’égide du Temple. L’art particulier issu de la tradition celtique explose alors dans l’architecture gothique. Il semble que le mot Devoir appliqué aux communautés de métier soit apparu entre les XIIe et XIIIe siècles dans une forêt du Temple située en Champagne. Dans cette forêt, vers 1275, travaillent des fabris dont l’organisation implique des initiations et des mots de passe. A la dissolution de l’Ordre en 1312, quelques Templiers se réfugient en Écosse et se placent sous la protection du roi Robert Bruce. Ils y rencontreront des guildes d’artisans flamands dont celle des charpentiers qui renoue avec la tradition des bâtisseurs culdéens. L’une des légendes maçonniques nous rapporte que la Franc-maçonnerie aurait alors été créée à l’initiative des Templiers dont le Grand Commandeur Hamptecourt et le Provincial d’Auvergne Pierre d’Aumont.

L’Ordre du Temple aura un rôle important dans le fait de perpétuer les traditions des ouvriers du bâtiment. Les communautés de métier, dont celle des charpentiers, se reconstituent sous l’égide du Temple. L’art particulier issu de la tradition celtique explose alors dans l’architecture gothique. Il semble que le mot Devoir appliqué aux communautés de métier soit apparu entre les XIIe et XIIIe siècles dans une forêt du Temple située en Champagne. Dans cette forêt, vers 1275, travaillent des fabris dont l’organisation implique des initiations et des mots de passe. A la dissolution de l’Ordre en 1312, quelques Templiers se réfugient en Écosse et se placent sous la protection du roi Robert Bruce. Ils y rencontreront des guildes d’artisans flamands dont celle des charpentiers qui renoue avec la tradition des bâtisseurs culdéens. L’une des légendes maçonniques nous rapporte que la Franc-maçonnerie aurait alors été créée à l’initiative des Templiers dont le Grand Commandeur Hamptecourt et le Provincial d’Auvergne Pierre d’Aumont.

Le roi d’Écosse aurait permis que la tradition templière se perpétue en autorisant la création de l’Ordre du Charbon et de la Rue. Cet Ordre encore appelé Ordre de Saint-André d’Écosse est fondé en 1314, la même année que la Grande Loge maçonnique de Herodom de Kilwinning.

l’Ordre des Chevaliers de Saint jean de Jérusalem et se voit attribuer en 1312, par le pape Clément V, tous les biens, droits et privilèges de l’Ordre du Temple dissout. L’Ordre de Saint Jean hérite par la même occasion de la juridiction du Temple sur les francs métiers.

Des associations de charbonniers sont recensées sur l’ensemble du territoire français entre les XIIIe et XVIIe siècles. Leurs rites de réception sont des plus rudes, et parfois brutaux. Les Charbonniers se choisissent comme saint patron saint Thibaut (ou Théobald) qui vécut de 1017 à 1066. La légende rapporte que, s’étant fait ermite dans une forêt, il y aurait rencontré les charbonniers et aurait été initié aux mystères du métier. La légende dit aussi que cette forêt était en Écosse. Saint Thibaut présente toutes les caractéristiques du saint de l’Église celtique dont l’influence est encore importante en Écosse et en Bretagne armoricaine.

Selon Jean-Marie Ragon, dans les forêts du Jura, des étrangers étaient admis dans les réunions de forestiers depuis le Moyen Âge, donc bien avant les premiers Francs-Maçons acceptés. Si la forêt représente pour le citadin un monde hostile peuplé de gens frustes et de brigands, elle ne compte en son sein que des gens unis par les mêmes besoins de liberté, une compréhension de la nature et une tolérance qui s’exprime dans une tradition d’hospitalité. La forêt est ainsi, de temps immémoriaux, peuplée de professionnels forestiers et de rebelles au pouvoir.

Elle ne compte en son sein que des gens unis par les mêmes besoins de liberté, une compréhension de la nature et une tolérance qui s’exprime dans une tradition d’hospitalité. La forêt est ainsi, de temps immémoriaux, peuplée de professionnels forestiers et de rebelles au pouvoir. La cohabitation, dans la forêt, de deux populations différentes partageant des valeurs communes mais ayant des buts différents sera sans doute à l’origine du mouvement carbonariste qui déviera vers une action politique activiste. Le carbonarisme italien, qui illustre le mieux cette dérive, puise ses sources traditionnelles dans la charbonnerie des monts du Jura.

Le roi François I° qualifia vers l’an 1540 les pairs et les grands dignitaires de l’Église de  » cousins  » tandis que ses prédécesseurs les appelaient  » très chers et fidèles amis « . Les cardinaux qui avaient conservé le titre de  » chers amis  » furent par la suite également appelés  » cousins  » par le roi Henri IV. Il s’est répandu une légende selon laquelle  » François le’, roi de France, chassant sur les frontières de son royaume, proche de l’Écosse, s’égara dans la forêt. Il demanda un abri dans une barache et fut bien reçu. Initié, il s’institua le protecteur des bons cousins charbonniers. Rentré en France, François FI tint parole et la société, par la suite, couvrit l’Allemagne et l’Angleterre. « 

La permanence de l’Écosse dans les légendes forestières de la France pose problème et certains auteurs se sont demandé si cette forêt d’Écosse n’était pas l’antique forêt armoricaine, la Brocéliande des légendes arthuriennes.

Parallèlement à l’émergence de la Franc-maçonnerie moderne anglaise, apparaît en France, au début du XVIII siècle, le premier rituel forestier, le rituel compagnonnique de l’Ordre des Fendeurs. Suivront en 1747 les rituels du grade de Fendeur ou de Bûcheron, et celui de la Société des Fendeurs du Chevalier de Beauchaîne, puis en 1751, le rituel des Bons Compagnons Fendeurs de la Vente de Mâcon.

L’initiation d’un nouveau membre comporte  un épisode qui nous ramène à la tradition celtique la plus archaïque. A la mise à l’ouvrage de l’impétrant, il lui est remis une hache destinée à fendre une bûche. Il lui est dit à cette occasion  » Ménage tes coups avec prudence car cet instrument peut te procurer la vie mais aussi te donner la mort.  » La hache du forestier a ainsi sur terre les mêmes attributions que la massue du Dagda, le  » dieu bon  » de l’Irlande préchrétienne, au niveau cosmique. C’est également le rôle du maillet que porte le dieu gaulois Sucellos, le dieu du passage associé à la forêt et aux animaux. La batterie se dit battre le bois et se pratique sans doute avec deux morceaux de bois plutôt qu’avec un maillet si l’on se réfère aux rituels postérieurs.

Il semble que la première réunion forestière non compagnonnique, c’est-à-dire franc-maçonnique, se soit tenue sur la base de ce rituel en 1747. Sa mise en œuvre constitue la première tentative sérieuse de constitution d’une Franc-maçonnerie forestière. L’Obligation, portée sur un croûton de pain et un gobelet de vin, représente l’assistance à porter à ses semblables et le refus de leur taire quelque tort que ce soit, y compris de leur faire concurrence dans l’exercice du métier. La sanction pour manquement est symbolisée par la hache dont le Cousin Maître fait mine de frapper le nouveau fendeur au front.

Rituel de la Société des Fendeurs du Chevalier de Beauchaîne :

Ce rituel tranche avec ceux mis en œuvre à la même époque et postérieurement en ce sens qu’il ne comporte aucune référence à la religion chrétienne. Les Officiers portent des noms d’arbres et le catéchisme porte principalement sur l’association symbolique arbre / homme. La batterie se pratique avec les deux morceaux de bois du rituel vu précédemment et est nommée battre la diane. A l’ouverture, après avoir battu la diane, il est crié par trois fois  » A l’avantage « . Chaque membre porte une hache sur l’épaule, le salut se fait en la brandissant à bout de bras et le signe d’assentiment en la plantant dans un billot. L’Obligation est portée sur le pain et le vin de l’hospitalité et ses manquements sanctionnés par les haches des bons cousins ou la condamnation à être dévoré par les bêtes sauvages de la forêt. Le mot sacré « « Fer, Charbon, Acier, bonne vie et bon compagnon fendeur » 

Après l’échec du Chantier du Globe et de la Gloire, le chevalier de Beauchaîne opère une fusion entre la Charbonnerie et la Franc-maçonnerie. Il crée en 1766 la Loge  » Constance et Amitié  » en s’en proclamant bien évidemment Vénérable Maître inamovible. Il distribue alors, au nom de Charles II, roi d’Angleterre, des hauts grades tel celui de Parfait Maître. Ces agitations maçonniques forestières et mondaines auront eu l’avantage de produire un rituel qui, même construit sur la base d’un syncrétisme de rituels opératifs divers, est totalement cohérent avec les traditions forestières.

Rituel de l’Ordre de la Fenderie, dit du Grand Alexandre de la Confiance

Ce rituel aurait pris naissance en Bretagne armoricaine. Le 24 juin 1774, la Loge  » Sincère Union  » de Chatelaudren en Bretagne, sur avis favorable de la Loge  » Vertu Triomphante  » de Saint-Brieuc, adresse une demande de constitution au Grand Orient de France. Cette constitution est accordée le 7 décembre de la même année sous la responsabilité de Louis Philippe d’Orléans, duc de Chartres, Grand Maître de l’Ordre. Le créateur de la Franc-Maçonnerie à Saint-Brieuc était un certain Champeaux de Palarne qui fut second surveillant au grade de Prince de Jérusalem sous les auspices du Grand Maître de toutes les Loges régulières de France, le comte de Clermont. Ce dernier était à l’origine du rite de perfection Herodom Kilwinning institué en 1758. Il faut noter que les Loges bretonnes ont toujours conservé des relations étroites avec les Loges anglaises, même durant les guerres napoléoniennes. Le rite proposé par la nouvelle Loge est un rite forestier faisant référence au Grand Alexandre de la Confiance. Rituel de l’Ordre de la Fenderie, dit du Grand Alexandre de la Confiance

Ce rituel aurait pris naissance en Bretagne armoricaine. Le 24 juin 1774, la Loge  » Sincère Union  » de Chatelaudren en Bretagne, sur avis favorable de la Loge  » Vertu Triomphante  » de Saint-Brieuc, adresse une demande de constitution au Grand Orient de France. Cette constitution est accordée le 7 décembre de la même année sous la responsabilité de Louis Philippe d’Orléans, duc de Chartres, Grand Maître de l’Ordre. Le créateur de la Franc-maçonnerie à Saint-Brieuc était un certain Champeaux de Palarne qui fut second surveillant au grade de Prince de Jérusalem sous les auspices du Grand Maître de toutes les Loges régulières de France, le comte de Clermont. Ce dernier était à l’origine du rite de perfection Herodom Kilwinning institué en 1758. Il faut noter que les Loges bretonnes ont toujours conservé des relations étroites avec les Loges anglaises, même durant les guerres napoléoniennes. Le rite proposé par la nouvelle Loge est un rite forestier faisant référence au Grand Alexandre de la Confiance.

La légende fondamentale contenue dans le catéchisme d’instruction est ainsi énoncée  » Le Grand Alexandre de la Confiance se promenant un jour dans la forêt du Liban proche de la vallée du Sinaï, au royaume de Tyr où il s’était retiré avec sa cour pour y bâtir un palais, aperçut une lumière qui le conduisit très avancé dans la forêt, auprès d’un arbre sur l’écorce duquel il était écrit en lettres d’or : Abbat moy, me fend, et tu trouveras dans mon cœur de quoy former l’ordre des Fendeurs « 

Rituel des Bons Compagnons Fendeurs de la Vente de Mâcon

Ce rituel fait appel au symbolisme le plus authentique et le plus élevé connu chez les forestiers de Haute Futaie. Il n’y est fait aucune allusion à la religion. Le catéchisme d’instruction est principalement basé sur la correspondance arbre / homme. On y cite cri particulier sept sortes de bois : le piqué, le rouge, le zélé, le gras, le rainuré, le bois vivant à gauche et le bois vivant à droite. Comme dans la plus archaïque tradition celtique, le forestier se reconnaît le ciel pour père et la terre pour mère. Le rituel comporte des allusions sexuelles comme le bouton et la boutonnière, et la façon de tourner la muette. Ce geste se fait en passant l’index d’une main dans le cercle formé du pouce touchant l’extrémité du quatrième doigt de l’autre main. Il y est également fait allusion au houx, lequel représente dans la tradition des Celtes la connaissance à transmettre. Les membres s’appellent Bons Cousins.

Rituel du 22e degré de Prince Liban ou Chevalier Royal Hache

Le lieu dans lequel se réunit le Collège est divisé en deux parties : l’Atelier du Mont Liban et le Conseil de la Table Ronde. Ce rituel est une légère incursion forestière, par la légende liée à la forêt du Mont Liban, dans les 33 grades du Rite Écossais Ancien et Accepté de la Franc-Maçonnerie. Les frères sont décorés d’un cordon arc-en-ciel symbolisant  » Le signe de réconciliation que le Seigneur avait donné aux hommes, par lequel il les assurait qu’il ne se vengerait plus d’eux.  » Le bijou porté à ce grade représente une petite hache d’or et une couronne. Le signe d’ordre consiste à mimer un coup de hache donné au pied d’un arbre. Rituel des Compagnons Fendeurs de Bois, Bons Cousins Charbonniers de la Vente de la forêt du Jura et autres. Ce rituel mêle tradition forestière et Franc-Maçonnerie. Les Ventes (réunions) se tiennent en plein air et les membres se nomment Cousins. Le maillet du Vénérable Maître est ici remplacé par la hachette du Grand Maître. Le référent est le Bon Cousin Maître de l’Univers, qualifié dans le catéchisme d’instruction de Grand Dieu. La vocation christique du rituel est affirmée par la présence d’un crucifix dans les bases du 1°grade. L’association de la maçonnerie et de la charbonnerie se retrouve dans ce passage consacré à l’initiation – Demande du Grand Maître : Que venez-vous faire ici ?
 Réponse : Vaincre mes passions, soumettre mes volontés et m’instruire dans la respectable charbonnerie.

Le rituel comporte également une devise qui sera l’une de celles des Carbonari italiens  » J’apporte aussi la Foi, l’Espérance et la Charité.  » La tenue des bons cousins se compose d’un tablier de peau rousse et de rubans de couleurs différentes, bleu, rouge et noir. Le bleu symbolise la fumée du fourneau, le noir le charbon de la fournaise et le rouge le feu du fourneau.

L’Obligation se prononce les mains en croix, sur l’eau et le sel.  » Je promets et m’oblige sur l’honneur de ne jamais révéler les secrets des bons cousins, de ne jamais attenter à l’honneur de leurs épouses et de ne point en recevoir parmi les bons cousins, de fournir à chaque bon cousin tous les secours que mes facultés comportent, de ne faire aucune réception sans être accompagné de deux autres bons cousins. Ainsi Dieu me soit en aide ! « 

A la fin de la réunion, on fait circuler le sac des propositions et celui des pauvres. C’est sans doute ce rituel qui servira de support à la création du carbonarisme italien.

Rituel des Compagnons Fendeurs Charbonniers des Forêts du Roi d’Arras

Ce rituel spéculatif forestier fait référence à la légende de la construction du Temple de Salomon et au Mont Liban, et insiste sur l’aspect moral de l’initiation. Le chantier s’appelle la Guinguette-Carreaux. Il consacre les Devoirs des Braves Compagnons Fendeurs Charbonniers et prône l’observance religieuse des sept béatitudes « « J’ai été nu, vous m’avez habillé. J’ai eu soif, vous m’avez donné à boire. J’ai eu faim, vous m’avez donné à manger. J’ai été en prison, vous m’avez visité. J’ai été malade, vous m’avez secouru. J’ai eu froid, vous m’avez réchauffé. J’ai été affligé, vous m’avez consolé.  » »

Le référent est appelé Très Haut et doit être craint. Le rituel souligne l’émulation de la vertu et insiste sur la soumission aux lois. L’admission comporte un engagement d’union, de fidélité et de paix.

La mise en sommeil des Rites forestiers

Le grade de Fendeur compris comme un 4e grade des Loges bleues de la Franc-maçonnerie échoue. Seul le 22e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté dit de Chevalier Royal Hache ou Prince du Liban réussit son intégration par sa compatibilité avec les légendes habituelles de la Franc-maçonnerie écossaise.

Ces rituels utilisant le symbolisme de l’arbre pour représenter l’homme et la vie, étaient imprégnés de l’ancienne civilisation du bois véhiculée par l’Église celtique.

La Franc-maçonnerie du bois a privilégié un symbole universel irremplaçable, l’arbre.

En guise de conclusion à ce chapitre, on peut constater que, de temps immémoriaux, les forestiers prenaient grand soin, dans leur exploitation de la forêt, de la préserver. Les forestiers ont ainsi été la première population à développer une conscience écologique.

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ANGLETERRE : Les maîtres maçons de Cornwall Mark font un don de 12 000 £ à Little Harbour

De notre confrère anglais falmouthpacket.co.uk – Par Paul Armstrong

Cornwall Mark Masons de tout le comté a fait un don spécial supplémentaire de 12 000 £ à l’hospice pour enfants Little Harbour du Children’s Hospice South West à St Austell, en mémoire du récent décès de Son Altesse Royale le prince Philip, duc d’Édimbourg.

La subvention a été approuvée par les administrateurs du Cornwall Masonic Benevolent Fund et décidée par les membres de douze loges à travers le comté dans le cadre d’une subvention plus large de 1,3 million de livres sterling du Mark Benevolent Fund, l’organisme de bienfaisance officiel de la Grande Loge des maîtres maçons Mark .

De l’argent a été distribué à plus de 250 hospices à travers l’Angleterre et le Pays de Galles, y compris les autres hospices du CHSW dans le nord du Devon et à Bristol, pour célébrer la vie du duc, lui-même franc-maçon, décédé en avril.

Le total versé à CHSW par les Mark Master Masons de Cornwall, Devon, Somerset, Gloucester et Herefordshire s’élevait à la somme faramineuse de 29 000 £, un financement vital qui aidera l’association à continuer de fournir un soutien essentiel aux familles confrontées à des défis inimaginables.

Présentant un chèque à la collecte de fonds de la région du CHSW, Mme Alice Merrett à Little Harbour, le très vénérable frère Kevin J Hicks, le grand maître provincial de Cornwall Mark Masons, a déclaré: «Nous sommes absolument ravis que les membres de la province aient choisi de soutenir l’hospice pour enfants de Little Harbour.

« Nous sommes tous conscients de l’impact que la pandémie a eu sur toutes les organisations caritatives à travers le pays et espérons que ce don approprié contribuera dans une certaine mesure à améliorer les soins aux patients et à fournir des installations améliorées à ceux qui en ont besoin, ainsi qu’à leurs familles. »

Le très vénérable frère Peter Johns (le grand maître provincial adjoint) a ajouté : « Aujourd’hui a été une si belle expérience de représenter les frères Mark pour cette visite à une si merveilleuse charité de Cornouailles. Le Mark Benevolent Fund a créé un magnifique hommage au duc d’Édimbourg qui aurait adoré voir ces œuvres caritatives très spéciales soutenues en son nom. Le travail que tous les hospices effectuent au nom des familles de nos communautés locales est tout simplement exceptionnel et essentiel.

Children’s Hospice Southwest célèbre son 30e anniversaire cette année, l’hospice soutient plus de 500 familles à travers le sud-ouest. L’organisme de bienfaisance offre des soins de répit, d’urgence, de fin de vie et de deuil et un soutien pour toute la famille. Il a adapté ses soins pendant la pandémie pour assurer une prise en charge sûre de Covid où et quand les familles en ont besoin, y compris pour la première fois, au domicile des familles.

Le co-fondateur et directeur général de l’association caritative Children’s Hospice South-West, M. Eddie Farwell, était ravi que les membres de ces loges au sein des Cornwall Mark Masons aient choisi de les soutenir.

Il a commenté : « Comme vous pouvez l’imaginer, 2020/21 a été une année pas comme les autres dans les 30 ans d’histoire du CHSW. Ce fut une année de changements extrêmes, avec des défis sans comparaison, car nous avons travaillé sans relâche pour garantir que les familles confrontées aux difficultés déjà inimaginables de s’occuper d’un enfant ou d’enfants atteints d’une maladie limitant l’espérance de vie, puissent toujours recevoir les soins et le soutien ils en avaient plus que jamais besoin.

« Malheureusement, en raison de l’extrême vulnérabilité des enfants et des familles dont nous prenons soin, beaucoup continuent de se protéger. Ce financement est donc essentiel pour nous aider à maintenir et à développer davantage nos services de soins communautaires que nous considérons maintenant comme un ajout permanent. aux soins plus traditionnels « à l’interne » que nous avions toujours offerts. »

« Nous ne pouvons vraiment pas assez remercier le mouvement de la franc-maçonnerie et en particulier les maçons de Cornwall Mark pour leur soutien incroyable au Children’s Hospice Southwest. »

Point de vue : À propos du sacrifice

par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Sur le plan étymologique, le mot « sacrifice » est dérivé de « sacrifier », qui signifie « offrir quelque chose de sacré (à une divinité) ».

À l’origine, ce mot était indissociable de la religion. Pour plaire à un dieu, une déesse ou Dieu Lui-même, pour obtenir leurs faveurs, pour apaiser leur colère…, on leur offrait un sacrifice qui consistait généralement à immoler un animal, le plus souvent sur un autel consacré à ce but. La plupart des anthropologues pensent même qu’il a existé des sacrifices humains. Selon les cas, les victimes étaient volontaires ou désignées d’autorité. De toute évidence, de tels rites n’avaient aucun effet, si ce n’est d’exalter la terreur, la souffrance et la mort.

Les sacrifices

Malheureusement, cette approche archaïque de la religiosité a perduré à travers les millénaires. C’est ainsi que de nos jours encore, il existe des pratiques religieuses ou
magico-religieuses au cours desquelles on égorge des animaux dans le but d’obtenir l’aide, le soutien ou la protection des ancêtres, des esprits ou de Dieu. Pour des raisons tout aussi obscurantistes, des fanatiques vont même jusqu’à assassiner des êtres humains, au besoin en “sacrifiant” leur propre vie (je pense évidemment aux islamistes). De surcroît, ces derniers pensent ainsi accéder au paradis, lequel, d’un point de vue rosicrucien, n’existe pas…

Comment penser que Dieu puisse se réjouir du sacrifice de tel animal, alors que toutes les religions disent qu’Il est Amour et que la vie est sacrée ? Quant à assassiner un être humain en Son nom ou pour accomplir Sa volonté, c’est probablement le plus grand blasphème qui puisse être commis à Son encontre. Que ce soit aux yeux de Dieu pour ceux qui croient en Lui, ou au regard des hommes, croyants comme athées, un tel assassinat est des plus condamnables. Rien ne le justifie ; rien ne l’explique, si ce n’est l’ignorance, l’intolérance, le fanatisme et la haine.

L’éveil des vertus

En admettant que Dieu attende de nous un sacrifice, ce qui suppose de voir en Lui un Être anthropomorphique (ce qu’Il n’est pas aux yeux des Rose-Croix), ce serait celui qui consiste à œuvrer à la mise à mort de tout ce qui est négatif et malveillant en nous, c’est-à-dire sacrifier sur l’autel de notre dignité tous ces défauts que sont l’orgueil, la jalousie, la convoitise, la malhonnêteté, la cupidité, l’avidité, la violence et, naturellement, la haine. Si nous vivons sur Terre, c’est précisément dans le but de nous parfaire, ce qui n’est possible qu’en conscientisant et en manifestant les vertus de notre âme, dans ce qu’elle a de plus divin, telles l’humilité, la bienveillance, la tolérance, la générosité, l’intégrité, la non-violence et l’amour. C’est peut-être ce qui fit dire à Aristote : « Le sacrifice de soi est la condition de la vertu. ». Il est vrai que l’homme peut aller jusqu’au sacrifice ultime de sa vie. Mais dans ce cas, ce doit être dans le but de sauver une autre personne, voire plusieurs, et non pour mourir en martyr au nom de fausses croyances ou de causes intégristes, en entraînant avec soi la mort d’innocents. Tout au long de l’histoire, dans nombre de pays, des hommes et des femmes se sont sacrifiés en toute conscience et en parfaite connaissance de cause ; tous n’étaient pas croyants, mais sous l’impulsion de ce qu’il y a de meilleur en eux, pour ne pas dire de plus divin, ils firent don du bien le plus précieux qui soit : leur propre vie. On ne peut donc qu’admirer leur courage et leur abnégation.

Visitez le blog-rose-croix.fr

Salon du Livre et des Arts Maçonniques de Montpellier les 9 & 10 octobre 2021

Le Centre Culturel Languedocien* est heureux de vous inviter au Salon du Livre et des Arts Maçonniques de Montpellier qui se déroulera du samedi 9 octobre 2021 de 14h à 20h au dimanche 10 octobre 2021 de 10h à 18h. Accueil Tout Public

Les activités :

Visites des Temples et renseignements sur la démarche Maçonnique

Salon permanent de Livres Maçonniques et d’Ouvrages Littéraires

Dédicaces de Livres par leurs Auteurs

Au programme :

Samedi 9 octobre 2021 à 16h30 :

Conférence publique de Jean-Jacques ZAMBROWSKI, Ancien Grand Chancelier de la Grande Loge de France : « Liberté, Égalité, Fraternité… Hier, aujourd’hui, demain »

Samedi 9 octobre 2021 à 19h00 :

Pot de la Fraternité offert par le Centre Culturel Languedocien

Samedi 9 octobre 2021 à 20h00 :

Dîner sur place à la Taverne du Pommier

Dimanche 10 octobre 2021 à 15h00 :

Conférence publique de Alain-Noël DUBART, Ancien Grand Maître de la Grande Loge de France :

« Le Seigneur des Anneaux : Tolkien, Imaginaire, Symbolisme et Franc-Maçonnerie »

Infos pratiques :

Centre Culturel Languedocien

2546, avenue de Maurin

34070 Montpellier

INSCRIPTIONS obligatoires aux Conférences et Dîner en cliquant sur le lien suivant :

https://www.weezevent.com/slamm-9-et-10-octobre-2021

Pass sanitaire obligatoire et gestes barrières suivant règlementation en vigueur

*Le Centre Culturel Languedocien est une association déclarée à la Préfecture de l’Hérault à Montpellier sous le N° W34000243et en activité depuis 16 ans. Établie à Montpellier, 2546, avenue de Maurin, dans le département de l’Hérault (34), elle est spécialisée dans le secteur d’activité des autres activités récréatives et de loisirs. Son président est Gérard Francalanci.

ESPAGNE : Ouvriers d’Hiram Abiff – Gnose et Franc-Maçonnerie

De notre confrère espagnol elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM


Gnose : « C’est l’essence de la Franc-Maçonnerie » (Albert Pike), car c’est un savoir traditionnel. La Gnose, pour la comprendre, il faut la lire derrière la lettre, la méditer, car son message est au-delà du physique, il est spirituel, et il faut être qualifié pour y entrer. 

En Franc-Maçonnerie, dans l’emblème qui l’identifie, il y a l’équerre et le compas, au centre se trouve la lettre « G », qui signifie : « Gnose », preuve d’ordre, de beauté et de sagesse. Cette fois, je veux transmettre une instruction simple liée à la connaissance, qui en grec est définie comme la gnose. L’objectif de la gnose est de se présenter comme la sagesse du GADLU, d’assimiler tous les mystères pour les révéler à des êtres humains qualifiés. 

La base de la franc-maçonnerie repose sur la gnose, sur la connaissance par les symboles, représentés dans les outils du maçon et de l’architecte, parmi lesquels ressortent : l’équerre, le compas, la règle, le marteau ou maillet, le ciseau, le levier, le fil à plomb, le niveau, la truelle ou la cuillère. Par conséquent, les Francs-Maçons sont les héritiers de cette science millénaire, qui est à la base de toutes les religions mystiques, bien que celles-ci ne transmettent que la partie exotérique, pas l’Initiative, et la Maçonnerie ne la transmet qu’à des êtres humains qualifiés, c’est-à-dire de niveaux de conscience élevés. 

On peut dire que la gnose maçonnique écossaise est le résumé historique de toutes les écoles initiatiques. 

La gnose maçonnique est un condensé de la connaissance des cultures égyptienne, persane, chaldéenne, indienne, grecque et juive du Maître Jésus. Cela signifie que la gnose maçonnique a le Secret de l’Univers et le secret de l’évolution. La franc-maçonnerie, dans son libre arbitre, laisse à ses membres la liberté d’interprétation personnelle des connaissances reçues, car l’Institution maçonnique augustinienne n’est pas dogmatique, et l’un de ses principes est qu’elle est fondée sur la raison et lorsqu’elle est transcendée elle est initiatique. La franc-maçonnerie est immuable, même si elle est librement interprétable et résistante au changement. 

L’auguste Institution possède les secrets des initiations antiques et d’une tradition invariable. 

Cela procède en ligne droite des secrets que nous ont transmis les anciens Grands Initiés, qu’aujourd’hui les Maçons le connaissent et le transmettent à des personnes choisies qui sont libres et pratiquant les vertus. Les dogmes déforment l’essence de la connaissance, et il est possible qu’aux premiers siècles la connaissance ait été transmise d’oreille à oreille aux initiés indépendamment des dogmes et des ecclésiastiques afin de ne pas la profaner. 

L’objet de la Gnose, de la connaissance, est la perfection de l’être, l’ouverture de la conscience, et en cela les mystères égyptiens et grecs ont été inspirés. Pour l’étude et la compréhension de la connaissance ou Gnose, nous la divisons en trois étapes :

  • Apprentis, incapables de comprendre la connaissance, ils ne connaissent que la lettre de la loi et le culte extérieur du culte. 
  • Compagnon, ils sont plus sensibles, plus alertes, ils en savent plus sur la science, la raison l’emporte. 
  • Les maîtres sont les seuls à avoir le droit de se dévoiler, ils connaissent le secret de la maîtrise de la matière, et ils s’élèvent dans le monde de l’Esprit. 

Pour un initié, cela a peu à voir avec les codes et la Bible car il est directement lié à leur divinité, qui est en nous, était détaché de toute loi religieuse et morale. Malgré toutes les persécutions dans les temps anciens, la Gnose a survécu à toutes les hérésies, mais dans le monde moderne, l’égoïsme a conduit les magiciens noirs à utiliser la gnose pour déplacer les énergies négatives pour leurs propres intérêts, c’est ce que nous appelons de la sorcellerie profane. C’est une fausse interprétation de la Gnose. Un aspirant au chemin de la connaissance doit se débarrasser de son ancienne personnalité, l’être humain ancien, puis nu, il s’habille du costume de Lumière des élus. 

L’initiation à la connaissance est destinée à vous guider sur le chemin de la Lumière, en utilisant votre Initiation pour votre évolution. 

Pour cela, la pierre brute doit devenir la pierre taillée, afin qu’elle puisse s’inscrire dans l’architecture rythmique de celui qui a créé les mondes. Pour tailler la pierre, il faut le Marteau, qui symbolise la volonté, la force inconsciente, et le ciseau, symbolise le jugement, la force organisatrice de l’esprit. 

Celui qui domine les sentiments, les émotions, domine sa volonté. L’être humain doit contrôler ses pulsions et raffermir sa volonté. Avec la gnose, la tradition des mystères a été préservée. Quand le Maçon est plein de savoir, il contemple, il aime, il se sent transporté, il se sent plein devant la lumière. 

Pour conclure, la Franc-Maçonnerie ne propage aucune croyance, elle accepte l’existence d’un Être Supérieur, Créateur de l’Univers, qui est contenu dans le livre de la nature, capturé par la conscience humaine, l’intuition, la raison et la sage analogie de la foi. Il reconnaît et étudie également les grands avatars et les illuminés tels que les maîtres Bouddha, Jésus, Moïse, Mahomet, etc.

Présidentielle 2022: Le Grand Orient de France contre la surenchère de l’extrémisme de droite (Marine Le Pen, Zemmour etc.)

De notre confrère ivoirien connectionivoirienne.net – Propos recueillis par Abel Mestre

Grand Orient de France : « Tout discours antirépublicain est à combattre »

Dans un entretien au « Monde », Georges Sérignac, le grand maître de la principale obédience maçonnique française, dénonce la prégnance des idées d’extrême droite dans le débat politique.

Vétérinaire de profession, Georges Sérignac a été élu en janvier, à l’âge de 67 ans, grand maître du Grand Orient de France (GODF), la principale obédience maçonnique française. Il défend la laïcité républicaine, « outil d’émancipation et de liberté », et « regrette la régression » de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet.

Quel rôle jouera le Grand Orient dans la campagne électorale de 2022 ?

Le Grand Orient n’est pas un parti politique, ni un lieu de militantisme ou d’activisme politique. Son rôle actuel est son rôle historique : un laboratoire d’idées qui, ensuite, essaye de déployer une pensée à sa manière, par une très forte capillarité avec le tissu du pays. Nous avons plus de 1 370 loges, qui comptent en moyenne de 30 à 40 membres. Ces derniers ont une famille, une activité professionnelle, un engagement politique… les idées se diffusent ainsi. En loge, nous travaillons sur des sujets de société, nous débattons, nous échangeons. Petit à petit émerge et se déploie une pensée progressiste qui cherche à faire avancer les choses. Il n’y aura pas de consignes de vote ou de position partisane. Avec un bémol : l’exclusion de toute pensée – ou candidat – d’extrême droite, raciste, xénophobe.

En cas de présence de Marine Le Pen ou d’Eric Zemmour au second tour, appellerez-vous à voter contre eux ?

Ce n’est pas notre façon de faire. Mais on reviendra sur nos principes, on expliquera inlassablement de quoi la République est faite, ce qu’est la République. On aura une position très claire. Pendant la campagne, on proposera aux candidats d’échanger avec nous. A l’exclusion de ceux d’extrême droite, comme les deux personnes que vous citez.

Comment jugez-vous l’ambiance politique actuelle ?

Il y a une surenchère. On est dans l’ère du clash, comme le décrit Christian Salmon dans son livre [L’Ere du clash, Fayard, 2019]. On parle très peu des sujets de fond qui sont les vraies préoccupations, comme la justice sociale, l’emploi, la santé, le montant du smic. Dans le débat public, ce sont des clashs sur des sujets monomaniaques, presque obsessionnels, à l’exemple de l’islam. L’ambiance politique gagnerait beaucoup à aborder les vrais sujets de préoccupations des Français, avec des propositions nouvelles de solutions alternatives, qu’elles viennent de Xavier Bertrand ou de Jean-Luc Mélenchon. Je ne dis pas qu’ils n’en font pas, mais elles ne sont pas prégnantes ni même audibles dans le brouhaha du débat.

Qui est responsable de cela ? Les médias ou les politiques ?

Pas question de décerner les bons et les mauvais points. Mais il y a une évolution générale de la société, avec les progrès de la communication. Regardez ce que Guy Debord écrivait il y a cinquante ans dans La Société du spectacle… La presse, quand elle met en avant un polémiste révisionniste, négationniste, défenseur de Pétain, sous prétexte qu’il « dit des choses » qu’une certaine partie de la population penserait – ce qui n’est absolument pas avéré –, il y a évidemment une responsabilité…

Suite de l’article sur connectionivoirienne.net

Façade du GOdF à Paris
Façade du GOdF à Paris 9e rue Cadet. Intérieur allumé.

∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Mardi 5 Octobre 2021

-François Rabelais 🎬 Accès direct 00:31

-Révélations sur le temple de Salomon 🎬 Accès direct 1:13

-Initiations égyptiennes. 🎬 Accès direct 3:04

🎥 François Rabelais : https://450.fm/2021/09/01/etonnant-maitre-rabelais/

🕍 Révélations sur le temple de Salomon : 🧑🏻‍🦽Initiations égyptiennes https://450.fm/2021/09/09/les-mysteres-de-linitiation-egyptienne-au-musee-de-la-franc-maconnerie/

📰 3 POINTS C’EST TOUT Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm

Le journal de la FM sous tous ses Angles

Présentation Hadrien Berthaut

Directeur de la Publication Franck Fouqueray

Les frontières invisibles

Parmi les 39 interdits du Shabbat édictés par le Talmud, il y en a un tout à fait étrange : l’interdiction de transporter des objets de la maison vers le domaine public. Au lieu de renoncer à porter des livres, des clefs, à pousser des poussettes d’enfants, ou des fauteuils roulants entre la maison et la synagogue par exemple, les Sages ont eu l’idée d’étendre l’espace privé – où toutes ces activités sont permises – à une partie de l’espace public. Ingéniosité, subtilité, hypocrisie, manipulation de la loi ? Le débat de la question posée n’est pas retenu pour cet article.

Alors comment délimiter cet espace à l’intérieur duquel les juifs très observants  peuvent se comporter comme dans un espace domestique ?

En constituant un espace artificiel, appelé érouv[1], qui détermine cette limite entourant une ville, un village, un quartier, à l’intérieur de laquelle le port d’objets est autorisé au cours des 25 heures du shabbat :

– soit en tendant en hauteur de minces fils transparents, presque invisibles, qui s’appuient sur le mobilier urbain existant, poteaux télégraphiques ou lampadaires[2], par exemple ;

– soit en s’appuyant sur la topographie urbaine ou naturelle, fleuves, murs ou voies ferroviaires, par exemple.

Cette attribution abstraite de l’espace public n’a pas manqué de soulever des oppositions notamment par des hussards de la laïcité. Et pourtant, sans l’autorisation de la municipalité, l’érouv ne peut être implanté. L’érouv ne soustrait pas l’espace aux autres citoyens. Il correspond à un simple accommodement pour la communauté juive qui est généralement accordé à toutes les autres communautés, comme par exemple les décorations de Noël, que l’on trouve parfois attachées aux fils de l’érouv.

Mais surtout, l’érouv n’est pas une frontière classique : il est transparent, il ne protège personne, il n’arrête personne, et il ne refoule personne. Il ne réclame pas de papiers d’identité et il n’a pas de gardes.

Même les juges ont compris la tolérance, non pas comme une acceptation de la majorité de pratiques étranges de la minorité, mais comme un dialogue d’égal à égal.

Il existe des érouvins partout dans le monde. Il n’y en a que trois en France, en territoire  concordataire.

Si l’érouv de la communauté juive est totalement pacifique, il est des frontières invisibles qui divisent l’espace public en imposant des séparations par la violence. Ce sont des clans communautaires qui définissent des territoires à l’intérieur desquels les codes auto secrétés du groupe priment sur la loi extérieure. Les rues deviennent des frontières. Pénétrer en-deçà déchaîne des violences parfois mortelles même à l’égard de tout représentant de l’ordre.

Les limites ne sont pas que géographiques. Les uns cherchent à renforcer toutes les limites, et ceci dans tous les domaines; les autres à l’inverse cherchent à s’en libérer, pensant que la liberté passe par leur annulation radicale (Marc-Alain Ouaknin) : franceculture.fr/émissions/talmudiques/peut-se-passer-des-limites

L’érouv en Franc-maçonnerie ce sont les limites visibles et invisibles qui séparent ce qui est permis de ce qui est interdit.

Les travaux de loge instaurent cette séparation de manière fractale. La porte est fermée, puis  le lieu est séparé de l’espace profane par l’ouverture rituelle des travaux. Le temps et l’espace sont devenus maçonniquement privés. Là, l’espace entre les piliers sagesse, force, beauté, qui accueille le tapis de loge est à son tour délimité par une frontière invisible entre intérieur et extérieur. L’accueil en soi des symboles induit aussi des séparations mentales de plus en plus larges, de plus en plus profondes.

« Érouvement » vôtre.


[1] En hébreu : ערוב, mélange, garantie

[2] Les fils qui le délimitent sont visibles et reconnaissables par ceux-là seuls qui en saisissent la signification.

(VIDEO 8 mn) La loi de la jungle, c’est aussi la loi de l’entraide. Quel rapport avec la fraternité ?

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Les maçons parlent à longueur de tenues de Fraternité. La réalité du quotidien laisse parfois apparaître sous le vernis des conventions une compétition féroce. Rivalité pour les grades, pour les charges, pour la réussite et la reconnaissance. Mais qu’en est-il réellement sur le long terme ?

Notre confrère L’Obs à interviewé Pablo Servigne qui est ingénieur agronome de Gembloux Agro-Bio Tech (Belgique) et docteur en sciences de l’université libre de Bruxelles (ULB).

Tout le monde lutte pour sa propre survie, et c’est toujours le plus fort et le plus égoïste qui s’en sort le mieux.

Cette idée reçue, inculquée dès l’école, cette loi de la jungle n’explique pas tout. Longtemps, on a présenté la compétition comme un phénomène inhérent au vivant.

Désormais, explique le biologiste Pablo Servigne, la science montre au contraire l’importance de l’entraide chez les plantes, les animaux… et les hommes.

Dans le livre qu’il a coécrit avec Gauthier Chapelle, « l’Entraide. L’autre loi de la jungle » (paru aux éditions Les Liens qui Libèrent), Pablo Servigne montre comment la biologie du XXe siècle a délibérément surévalué les comportements de compétition dans la nature, en minimisant l’importance de la coopération.

Tous égoïstes ? Non. Les découvertes de cette nouvelle sociobiologie ont des implications majeures…