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(VIDÉO) Vivre avec l’invisible

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Marie de Hennezel est psychologue clinicienne et écrivain. Auteur d’une dizaine d’ouvrages qui depuis « La Mort intime » (traduit en vingt langues) tentent de transmettre son expérience auprès des personnes en fin de vie et contribuer au changement des attitudes face à la mort.

Elle participe à des congrès internationaux, des séminaires de formation, donne des conférences. Sa formation universitaire s’est enrichie d’une formation psychanalytique jungienne auprès d’Élie G. Humbert (ancien président de la Société Française de Psychologie Analytique), de l’américain Richard Moss, de Frans Veldman, fondateur du Centre International de Recherche et de Développement de l’Haptonomie (CIRDH). Sa formation à l’Haptonomie a été essentielle dans l’approfondissement des qualités de contact et de présence, si nécessaire dans le soin et l’accompagnement des grands malades et des mourants. Le 26 mars 2006, elle est invitée par Monseigneur André Vingt-Trois à donner une conférence à Notre-Dame de Paris, sur le thème du « Mourir », dans le cadre des prestigieuses Conférences du carême.

Elle a été chargée de mission au ministère de la Santé pendant cinq ans et est l’auteur de deux rapports ministériels sur la fin de vie. Elle a été auditionnée par la mission parlementaire sur la fin de vie et elle est membre du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l’accompagnement.

Son livre sur l’expérience de vieillir, « La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller »(Pocket, 2010) lui a valu d’être fréquemment sollicitée par la caisse de retraite AUDIENS pour animer des séminaires sur le « bien vieillir ». Son livre « La sagesse d’une psychologue » (Jean-Claude Béhar Éditions, Coll. Sagesse d’un métier, 2009) retrace son parcours.

Plus de 18 parutions dont :

  • L’adieu interdit – Poxket 2021
  • Croire aux forces de l’esprit – Fayard – 2016
  • L’âge, le désir et l’amour – Poxket – 2016
  • Nous voulons tous mourir dans la dignité Robert Laffont 2013
  • La chaleur di cœur empêche nos cprps de rouiller Robert Laffont 2008
  • Proposition pour une vie digne jusqu’au bout Seuil – 2004
  • Le souci de l’autre Robert Laffont 2004

Jean-Michel Mathonière récompensé du Prix Paul de Faucher par l’Académie de Vaucluse… était-il membre du jury ?

Comme de nombreuses rédactions de média maçonniques, nous avons été informés de l’attribution du Prix Paul de Faucher à Jean-Michel Mathonière par l’Académie de Vaucluse*, pour ses recherches sur les compagnonnages et la transmission des savoirs.

Ce prix lui sera d’ailleurs officiellement remis lors de la séance solennelle du jeudi 2 décembre prochain par Monsieur Pierre Mollier, conservateur du Musée de la franc-maçonnerie, membre du Haut Conseil des Musées de France. Nous adressons toutes nos félicitations à l’heureux lauréat du prix.

La rédaction en préparant cet article a été surprise de constater que Jean-Michel Mathonière, Chevalier de l’ordre des Palmes académiques, est « Secrétaire des Séances » du Conseil d’Administration de l’Académie de Vaucluse. Sans faire aucun procès d’intention à l’intéressé, ni remettre en cause la légitimité de son prix, nous constatons qu’une association aussi prestigieuse honore un membre de son bureau.

La Rédaction.

  • L’Académie de Vaucluse, fondée en 1801, est l’association la plus ancienne de Vaucluse. Cette société savante est une continuation de l’Académie des Émulateurs d’Avignon fondée en 1658, elle est reconnue d’utilité publique en 1919. L’Académie de Vaucluse, généraliste, accorde la priorité à l’histoire locale sous tous ses aspects. Elle exerce un rôle culturel important par l’activité de ses membres, ses périodiques, ses expositions et colloques sur l’histoire et l’archéologie vauclusiennes. Outre ses activités d’édition, elle est dépositaire de fonds de documentations composés d’ouvrages locaux et de revues savantes régionales (histoire, religion, ethnologie, archéologie), de biographies, de tirés à part, de monographies de villes et villages. Belle bibliothèque, avec notamment les publications des sociétés savantes en relation avec l’Académie de Vaucluse.

Les prix de l’Académie de Vaucluse
Grand prix de l’Académie de Vaucluse,
Prix Paul de Faucher,
Prix Guillaume de Blégiers

Publications
Bulletin de l’Académie (de Vaucluse)
Mémoires de l’Académie de Vaucluse (publication annuelle)

Source Wikipedia

Holacracy ? Comment travailler dans un monde qui change ?

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Allons donc explorer les nouvelles techniques management et de travail à l’heure où nous avons changé de manière de voir le travail et notre présence au sein des entreprises.
Avec Bernard Marie Chiquet fondateur de l’institut IGI Partners
et Denis Maillard Fondateur du cabinet Temps Commun

La seule émission qui réfléchit les miroirs brisés, c’est le poste zéro sur RadioDelta.fr

Centenaire de la Fédération française LE DROIT HUMAIN – une soirée inoubliable !

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C’est le 6 novembre 1921 que le Suprême Conseil de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN a approuvé la création de la Fédération française.

C’est le 6 novembre 2021 que la Fédération française a fêté son centenaire à l’Institut du Monde Arabe, réunissant membres et sympathisants.

Vous pouvez retrouver ici l’intégralité de la soirée qui s’est déroulée en 3 parties :

  1. L’histoire de la Fédération française par l’historien Bernard Dat.
  2. Une table ronde (animée par Damien Durant ) dont le thème était “Quels progrès de l’ humanité au XXIe siècle ? Avec comme intervenants : Francis Wolff philosophe, Cynthia Fleury Philosophe et Psychanalyste, Martine Cerf Secrétaire Générale de l’association E.G.A.L.E, et Laurence Vanin Philosophe et Professeure d’éthique.
  3. Une allocution de trois dignitaires de l’Ordre : Amande Pichegru, Grand Maître National de la Fédération française, Claudine Fradet Très Puissant Grand Commandeur de la Fédération française et Claudette Clavel Puissant Souverain Grand Commandeur, Grand Maître adjoint de l’Ordre.

Pour des raisons de commodité de lecture, le Film du Centenaire est en deux parties :

  • L’histoire de la Fédération française LE DROIT HUMAIN
  • La table ronde et les allocutions qui ont clos la soirée

Inégalités et charité

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Attention, ce billet contient des éléments politiques susceptibles de déplaire aux Frères conservateurs, trop ancrés dans leurs certitudes, boomers et autres « abonnés du Figaro » ( © Renaud). Si vous êtes trop sensible à une approche marxiste contemporaine, mieux vaut passer votre chemin, je m’en voudrais de heurter votre sensibilité.

J’étais en Loge hier soir et en discutant avec un Frère, celui-ci remarquait qu’à quelques euros près, il aurait pu avoir droit à l’obole gouvernementale pour aider à lutter contre l’inflation et l’augmentation incontrôlée du prix de l’énergie. Lui et moi avons réfléchi à la question et comme nous sommes curieux, nous avons relevé deux-trois choses qui nous posent problème.

A la base, 5,8 millions de ménages vivent sous le seuil de pauvreté. Le seuil est un revenu fiscal de référence de 10 800 Euros. Ce qui signifie que 5,8 millions de ménages, donc 15 à 20 % de la population vit avec un revenu annuel de 10 800 Euros. Ca fait beaucoup pour moi, mais je ne suis pas démographe, ni économiste.

Dans le même ordre d’idée, le revenu médian est de 22 400 Euros annuels, soit environ 1 800 Euros mensuels pour une personne seule. On en construit le seuil de pauvreté, à 50 % ou 60 % du revenu médian, soit respectivement 918 Euros mensuels et 1 102 Euros mensuels pour une personne seule, ce qui permet de retrouver le revenu de référence des 5,8 millions de ménages les plus pauvres. Il y a donc au moins 8 milllions de personnes considérées comme pauvres.

Par ailleurs, la situation que nous vivons (pénuries diverses, hausse du prix des matières premières etc.) a incité dans un souci de maintien de paix sociale nos trop chers dirigeants à fournir une aumône à la population touchant moins de 2 000 Euros mensuels, ce qui représente près de 38 millions de personnes.

Autrement dit, 38 millions de personnes vont recevoir cette obole de 100 Euros, soit plus de 50 % de la population. J’ai beau ne pas être spécialiste, je trouve que ça fait beaucoup de pauvres dans un pays considéré comme riche.

Donc, en France, 6e ou 7e puissance mondiale, puissance nucléaire, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, mais aussi qualifié d’office à la finale du Concours Eurovision de la Chanson, on admet que plus de la moitié de la population n’a plus les moyens de se chauffer ou de rouler en voiture.

A part ça, les indices économiques et les grandes entreprises et leurs grands patrons se portent bien, merci pour eux. Les dividendes pleuvent, mais très bizarrement, ne ruissellent pas. Si j’en crois l’état des routes, des hôpitaux, la difficulté à maintenir les services publics (vous savez, ces trucs qui permettent de redistribuer les richesses produites qui permettent à chacun de vivre décemment), j’ai l’impression que deux réalités se téléscopent, comme la Terre et Mélancholia dans le film éponyme de Lars von Trier. D’un côté, une classe qui se gave, et de l’autre une classe qui meurt littéralement de faim ou de froid. Mais un Etat ô combien bienveillant qui jette une aumône, mais qui ne fait guère qu’abaisser ceux qui la reçoivent, sans toutefois élever celui qui la donne.

Comment en est-on arrivé là ? Parmi les nombreuses composantes de réponse, on peut citer le fait de cesser l’indexation automatique des salaires sur l’inflation, décision prise en 1983 et engendrant par construction une baisse du niveau de vie. Pourtant, ça marchait bien ! Mais bon, ça déplaisait aux allemands pour l’Europe. Et à la fin, en politique comme au football, ce sont les allemands qui gagnent, on le sait.

Blague à part, j’en viens à me poser cette question : qu’est-ce qui justifie qu’un individu puisse toucher en quelques jours ce que d’autres ne gagneront pas en une vie ? Le mérite ? N’importe quelle étude sérieuse sur la méritocratie montrera qu’il s’agit avant tout d’un ordre social se justifiant lui-même se basant sur une vision religieuse protestante. Si j’en crois mon expérience personnelle et ce que j’ai pu observer (mais aussi les études que j’ai pu lire sur la question), les inégalités s’expliquent (sans qu’elles ne soient justifiées) par la naissance et l’environnement familial. Ainsi, un enfant d’ouvrier aura plus de probabilités de rester ouvrier qu’un enfant de médecin ou d’ingénieur. Ces derniers, outre le capital intellectuel et l’éventuel capital financier, bénéficient du capital social que n’ont pas forcément les enfants des milieux les plus modestes. J’en entends déjà persifler sur le réseau maçonnique et je les arrête tout de suite. Le réseau maçonnique est un réseau comme un autre (anciens élèves, paroisse, syndicat, etc.) et il n’y a rien de honteux à l’utiliser de manière légale. Mais pour en revenir à mon idée précédente, la méritocratie est un mirage destiné à garantir une forme de soumission des plus modestes en les faisant rêver d’une éventuelle élévation sociale, sous réserve d’obéissance à la classe dominante.

On rêve d’ascension, de succès, de se faire une place ou un nom, ou plus simplement de pouvoir mettre de l’essence dans sa voiture, se chauffer, ou manger à sa faim. Cela n’a jamais été qu’un mirage. Les meilleures places restent réservées à ceux qui sortent non des grandes écoles mais des institutions privées des riches où n’évoluent que des riches issus des « ghettos du gothai », et qui ne laisseront jamais un prolo ne fût-ce qu’y poser les yeux. Du moins ceux qui n’auront pas été crevés par un LBD dans une manifestation.

Suite à la discussion que j’ai eue avec ce Frère, je me suis rappelé d’une idée proposée en 2007 par le journaliste Jean-François Kahn : l’idée d’un revenu maximum. A cette époque, Jean-François Kahn s’inquiétait des trop grands écarts entre revenus et de leurs conséquences sociales : incompréhension, ressentiment etc. le tout dans un contexte d’émeutes de la faim en Amérique du Sudii.

M’est alors venue une idée simple, inspirée du fonctionnement de nos Loges. Il faut savoir qu’après son mandat, le Vénérable (donc grand patron de la Loge) doit occuper la place de Couvreur, soit portier ou huissier. Sans aller jusqu’à la confiscation à la Lénine du patrimoine des milliardaires ou à la mise sous tutelle d’État de leurs biens lorsqu’ils touchent au patrimoine industriel ou stratégique tout en dépassant un « seuil de décence », peut-être serait-il bon de faire occuper à ces braves héritiers de fortunes (dont la provenance mériterait une petite enquête judiciaire pour certains) les fonctions les plus humbles, les plus méprisées mais aussi les plus utiles ?

A défaut, et plus prosaïquement, j’aimerais bien que le futur chef d’État s’assure que ces honnêtes gens et leurs non moins honnêtes entreprises paient réellement leurs impôts, ce qui permettra une redistribution plus équitable des richesses (production des travailleurs, ne l’oublions pas). Redistribution plus que jamais indispensable en ces temps de plus en plus sombres.

Sur ce, je vais retourner me réfugier près de ma cheminée. Il fait un peu froid dans mon bureau.

Je vous embrasse.

i© Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

iiL’augmentation drastique du maïs avait fait exploser le prix de la tortilla, base alimentaire sud-américaine. La population, incapable de se nourrir s’est révoltée. D’autres troubles ont eu lieu durant cette crise de 2007-2008, concomitante à celle des subprimes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_alimentaire_mondiale_de_2007-2008

Jean-Marc MILAN nouveau Sérénissime Grand Maître de la Grande Loge Mixte Nationale

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Les 12 et 13 novembre 2021, le convent de la G∴L∴M∴N s’est déroulé à Perpignan et célébrait deux événements d’importance :    

Lors de l’Assemblée Générale Annuelle de la GLMN, ce samedi 13 novembre 2021, les Conseillers Fédéraux de l’Obédience ont élu leur nouveau Grand Maître. Jean-Marc MILAN succède à Olivier CHEBROU de LESPINATS dont le mandat s’achève après trois années.

Agé de 62 ans, cadre du bâtiment, il est initié en 1984 à Africa Nostra – Grand Rite équatorial – devenu depuis la Grande Loge du Gabon. Il intègre la G∴L∴N∴F∴ en 1989 puis la G∴L∴T∴S∴O∴ en 1995 et enfin la G∴L∴M∴N∴ en 2013.

Nommé Grand Chancelier pour l’Océan Indien en 2017, il est élu, au Conseil Fédéral, Grand Orateur en 2018 puis Deuxième Grand Maître adjoint en 2019.

Dans les pas de ses prédécesseurs, l’élection de Jean-Marc MILAN assure la pérennité de l’ADN de cette obédience qui se veut Humaniste, basée sur la Fraternité et le Respect Mutuel.

Lors de son allocution, poursuivant dans l’éthique de l’obédience et de sa devise « Unissons ce qui est épars », Jean-Marc MILAN a souhaité rappeler que la Franc-Maçonnerie était une merveilleuse école de valeurs et de cœur dans laquelle la Tempérance, la Fraternité et la Tolérance doivent s’ériger en vertu.

Les 10 ans de l’Obédience, un moment important et plein d’émotion

De gauche à droite : Olivier CHEBROU de LESPINATS – Jean-Paul GRUYERE – Jean-Marc MILAN

En présence du Fondateur de l’obédience, le Passé Sérénissime Grand Maître Jean-Paul Gruyère, et du Passé Sérénissime Grand Maître Immédiat, Olivier Chebrou de Lespinats et de nombreuses délégations, l’obédience a fêté dignement cet heureux événement qui n’avait pu se dérouler l’an dernier à cause de la pandémie. 

Une Obédience forte maintenant de 112 loges, près de 1500 membres, avec 12 rites mis à la disposition de l’ensemble des loges, permettant de proposer des visions diverses et complémentaires de la Franc-Maçonnerie.

Revivez les «Entretiens Pic de la Mirandole» (Extraits)

Pour toutes celles et ceux qui n’ont pas pu assister aux « Entretiens », la Grande Loge de France publie sur son site une vidéo reprenant des morceaux choisis de la première conférence entre la Grande Loge Nationale Française et la Grande Loge de France. Voyagez sur le thème « Temps des Hommes, Temps de la Nature », avec :

  • Catherine Larrère, philosophe et professeure de philosophie émérite, spécialiste de la pensée de Montesquieu et également de l’éthique de l’environnement ;
  • Pierre Caye, philosophe et directeur de recherche au CNRS ;
  • Bruno Pinchard, professeur émérite à l’Université de Lyon 3, doyen honoraire de la faculté de philosophie.

RUSSIE : Les grandes loges d’Arménie et d’Azerbaïdjan ne se reconnaissent pas

De notre confrère russe gazeta.ru

Le chef de la Grande Loge de Russie Andrei Bogdanov a expliqué comment ils sont acceptés dans les maçons.

Pour la plupart des gens, les organisations maçonniques sont associées à des communautés fermées accessibles uniquement à quelques privilégiés – mystérieuses et sombres. Pourtant, à notre époque, les francs-maçons tentent de détruire ce stéréotype. Le grand maître de la Grande Loge, Andrei Bogdanov, a admis à Gazeta.Ru que maintenant les francs-maçons sont principalement engagés dans des œuvres caritatives. En outre, il a évoqué les prix des tabliers maçonniques, les attitudes envers les vaccinations et le manque de liberté des femmes.

– Aux élections présidentielles de 2008, vous étiez l’un des candidats, étant déjà membre d’une organisation maçonnique. Cependant, on sait que les francs-maçons tentent de se distancer de la politique. Comment la loge a-t-elle ressenti vos activités politiques à cet égard ?

– En Franc-Maçonnerie, il est interdit de discuter religion et politique au niveau officiel. Et il n’est interdit à personne d’être un professionnel dans n’importe quel domaine, et il y a beaucoup d’hommes politiques bien connus parmi nous – à la fois des dirigeants de pays, des présidents. Par conséquent, cela ne pose aucun problème.

– Pourquoi ne pouvons-nous pas parler de politique et de religion ?

– La politique et la religion séparent les gens. Vous ne serez pas accepté dans la franc-maçonnerie si vous ne croyez pas en Dieu, mais ce n’est en aucun cas une religion. Les questions religieuses et politiques suscitent des controverses. Et dans la franc-maçonnerie, ils essaient de s’éloigner de ces moments qui divisent les gens.

archives personnelles d’Andrey Bogdanov

– Il existe un stéréotype selon lequel les francs-maçons aspireraient à la domination du monde. Essayez-vous de le détruire?

– La franc-maçonnerie au cours des 10 dernières années, est probablement devenue assez ouverte. Chaque Grande Loge – par exemple, la Grande Loge Unie d’Angleterre – a un site Web, des réseaux sociaux, et tout le monde les utilise assez facilement, ils montrent ce que fait la Franc-Maçonnerie. C’est d’abord la charité et le désir de répandre la connaissance.

– Sur la charité. En octobre, vous avez organisé une soirée caritative pour vendre un livre sur l’histoire de la franc-maçonnerie, accompagné de champignons. Savez-vous déjà combien vous avez réussi à gagner ?

– Oui, 82 mille roubles.  Et je n’ai vendu qu’un fût de dix litres dans les bocaux. Cet argent ira pour le Nouvel An aux personnes âgées, aux patients du service de soins infirmiers de l’hôpital régional de la région de Mozhaisk.

– Pourquoi as-vous décidé de les aider ?

– Il se trouve qu’au début de la pandémie de coronavirus, un ami m’a contacté, qui déjà aidait. Tout était fermé, il était impossible de partir et je passais la pandémie dans ma datcha à Mozhaisk – c’était plus facile pour moi. Depuis, nous achetons régulièrement des produits et les livrons.

– Avez-vous beaucoup d’actions de ce type ?

– Chaque loge, et nous avons une cinquantaine de loges, a sa propre association. Ils ne s’occupent pas forcément des personnes âgées : quelqu’un aide les orphelinats, quelqu’un – les enfants surdoués.

– Avez-vous vous-même ramassé des champignons ? Ce n’était pas dommage de donner, est-ce un travail difficile?

– J’ai ramassé et salé. Probablement, je referai encore une telle action: il me reste encore 50 litres. Ma famille, bien sûr, est grande, mais nous ne mangerons pas tant que ça.

– Avez-vous une recette secrète ?

– Ce n’est pas secret, mais comme je crois, tout à fait commun. Sel et épices.

– A en juger par votre Instagram, vous donnez l’impression de quelqu’un qui aime profiter de la vie. Vous a-t-on déjà jugé pour cela?

– Peut-être que quelqu’un me condamne. Mais je ne dépends que de mon propre argent, je cuisine des aliments à partir de produits, dont beaucoup ont été cultivés de mes propres mains. C’est un tel passe-temps, et je n’y vois rien de mal.

– Tout cela va-t-il à l’encontre de l’image maçonnique ?

– Au contraire, j’essaye ainsi de montrer que je mène une vie ordinaire, pour que les gens comprennent que les Maçons sont des gens ordinaires qui sont tout ce qui est terrestre, et non des surhommes.

– Quelle est votre mission à la tête de la Grande Loge ?

– Pour le moment, la mission est le développement de l’ordre. Parce que nous sommes assez jeunes au sens maçonnique. En Russie, l’ordre a été relancé en 1995, bien que la franc-maçonnerie soit arrivée en Russie en 1731. Cette année marque le 290e anniversaire. En fait, j’ai maintenant une mission – c’est le développement de l’ordre dans tout le pays.

archives personnelles d’Andrey Bogdanov

– À quelle fréquence vous rencontrez-vous?

– Il y a des loges qui se réunissent une fois par mois, il y a celles qui se réunissent deux fois par mois. Cela dépend de la loge.

– Combien de personnes y a-t-il dans votre Obédience ?

« Il y a environ 1 300 personnes dans la Grande Loge, et elle regroupe une cinquantaine de loges. L’homme entre dans la loge ordinaire en tant qu’organisation principale. Et la Grande Loge est comme la règle des loges

– Avez-vous des réunions au niveau international ?

– Bien sûr. Par exemple, le 16 novembre, je serai à Berlin pour la Conférence mondiale des Grands Maîtres du Monde. Maintenant, la pandémie est très inquiétante. J’ai l’habitude de faire quatre voyages par mois à l’étranger pour des réunions maçonniques. Pendant la pandémie, je suis allé plusieurs fois à l’étranger, notamment en Géorgie et au Kazakhstan.

– Que pensez-vous de la vaccination ?

– Je suis un partisan actif de la vaccination. J’ai fait le premier vaccin en janvier 2021, je vais être revacciné. Si j’étais le patron, je rendrais la vaccination obligatoire.

– Dans votre Loge, avez-vous forcé les frères à se faire vacciner ?

– Non, mais j’ai activement fait campagne pour les frères. Beaucoup ont écouté. Il y a ces frères qui sont contre la vaccination et ne se feront pas vacciner. Mais c’est comme dans n’importe quelle structure.

– Les femmes peuvent-elles rejoindre l’ordre ?

– Nous n’acceptons pas les femmes dans la franc-maçonnerie régulière. L’une des principales raisons est que la franc-maçonnerie est une organisation conservatrice et modifie très rarement ses règles et ses lois. Qui peut être franc-maçon ? Un homme libre de bonnes mœurs. Mais la question de la liberté des femmes n’a été largement tranchée qu’à la fin du siècle dernier. Quand pensez-vous que les femmes ont été autorisées à voter en Suisse ?

– Dans les années 80 ?

– En 1991. Imaginez, ils nous enseignent la démocratie et les droits de l’homme, et eux-mêmes n’ont autorisé les femmes à voter qu’en 1991 – dans le dernier canton. Et l’absence du droit de vote est l’un des principaux signes d’absence de liberté. Je peux supposer que dans 10, 20, 30 ans, les femmes seront acceptées dans la franc-maçonnerie régulière. Peut-être.

– Mais les loges des femmes existent…

– Oui, mais ce n’est pas dans la franc-maçonnerie régulière, c’est à part, comme toujours avec les femmes, quand elles disent : « Nous avons nous-mêmes les mêmes droits et voulons faire la même chose que les hommes. » Il y a deux loges de femmes en Angleterre, elles se sont organisées elles-mêmes, et 99% des règles de leur charte sont les mêmes que dans la franc-maçonnerie masculine. Mais les hommes n’y sont pas acceptés. Malheureusement, il n’y a pas encore de tels loges en Russie. Mais nous aidons les femmes qui souhaitent rejoindre la franc-maçonnerie avec des conseils vers où se tourner.

– Peut-on rejoindre une loge maçonnique anglaise sans être anglais ?

– Oh, bien sûr.

archives personnelles d’Andrey Bogdanov

– Vous dites, « un homme de bonnes mœurs ». Comment savoir si une personne l’est ou pas?

– Pour rejoindre l’ordre, vous devez avoir deux recommandations de Maîtres Maçons. Si les candidatures arrivent en ligne, il n’y a pas deux recommandations. Ensuite, quatre, cinq, six personnes discutent avec le candidat – les frères de la loge. Et si deux maîtres recommandent cette personne, alors il est autorisé à être interrogé sous un bandeau.

qu’est-Ce que c’est?

– Un homme vient à une réunion de la loge, le travail est interrompu, il est amené au travail dans la loge les yeux bandés, et dans l’heure il est interrogé par toute la loge. Ils posent des questions – de « né-marié » à n’importe quel problème philosophique. On peut dire qu’une personne est bouleversée, parce qu’elle est acceptée dans une famille – dans une fraternité. Après cela, la personne est sortie, libérée et la loge discute et vote secrètement. Selon nos règles, qui ont plus de trois cents ans, si trois personnes de la loge ont voté contre, une personne n’est pas acceptée dans les Maçons. Et dans la loge, il peut y avoir 7 personnes, et 300. Et si sur trois cent trois votent contre, la personne ne sera pas acceptée.

– Qui fabrique l’es accessoires maçonnique en Russie ?

– Nous les amenons aux ateliers de couture ordinaires – ils fabriquent juste des accessoires selon nos échantillons. Ou nous achetons à l’étranger, en Angleterre ou en France. Un tablier ordinaire (zapon) pour un artisan ordinaire coûte environ 50 euros. Et pour le tablier d’un grand officier – selon l’endroit où l’on commande – le prix peut monter jusqu’à 3500.

– Quels sont les principes qui sous-tendent la conception des tabliers ?

– La conception des tabliers est déjà ancienne – elle a 300 ans. Cela dépend des rites selon lesquels la loge fonctionne. Et il y en a plusieurs. Si vous avez vu, il existe des tabliers avec une bordure rouge, bleue et verte. C’est juste que différentes loges fonctionnent selon des rituels différents.

Andrey Bogdanov
Le Grand Maître de la Grande Loge Andrei Bogdanov dirige l’Organisation Maçonnique Russe depuis 2007. Au moment où il a rejoint l’Ordre, il avait déjà eu de nombreuses années d’activité politique active : en 1990, il est devenu un militant du Parti démocratique de Russie, et plus tard rejoint son conseil politique. Après avoir obtenu son diplôme de l’Académie économique russe Plekhanov en 1993, Bogdanov a participé aux travaux de la Conférence constitutionnelle sur la rédaction de la Constitution de la Fédération de Russie en 1993. Dans la même année, il a présenté sa candidature à la Douma d’État, mais n’a pas reçu de mandat. Le politicien et technologue politique Andrey Bogdanov a participé à l’élection présidentielle de 2008 - il a reçu 1,3% des voix. Plus tard, il a fondé l’Organisation publique russe pour le développement des technologies sociales «Andrey Bogdanov Center». En septembre 2014, il a dirigé le « Parti communiste pour la justice sociale » qui a été créé avec son soutien. 

– Vous avez dit que vous aviez réussi à vous rendre au Kazakhstan pendant la pandémie. Depuis combien de temps la grande loge existe-t-elle?

– Nous sommes la loge mère de la Grande Loge du Kazakhstan. Maintenant, ils sont déjà complètement indépendants, mais nous leur avons transmis des rituels et des coutumes – tout comme la Grande Loge Nationale française nous les a transmis à nous, notre mère. Le français a été créé par la Grande Loge Nationale d’Angleterre. Donc pour nous, l’Angleterre est une grand-mère.

– dans quels autres pays de l’espace post-soviétique y a-t-il des loges ?

– La Grande Loge de Russie est la loge mère de la Grande Loge d’Arménie, de la Grande Loge d’Azerbaïdjan, de la Grande Loge de Géorgie, de la Grande Loge du Kazakhstan. Il existe également des loges maçonniques en Moldavie et dans toutes les républiques baltes, en Ukraine. En Biélorussie, il y a trois loges sous la juridiction de la Russie, c’est le district russe – une association non territoriale. Et il existe une loge ordinaire, c’est-à-dire primaire, appelée l’Honorable, à Bichkek.

– Si les loges arménienne et azerbaïdjanaise se rencontrent, n’y a-t-il pas de conflit entre elles ?

– Malheureusement, la Grande Loge d’Arménie et la Grande Loge d’Azerbaïdjan ne se reconnaissent pas. Mais comme les deux Grandes Loges ont été créées par la Grande Loge de Russie, les deux sont souvent présentes à nos assemblées, et il n’y a pas de problèmes entre les frères. De plus, il y a des frères arméniens, azerbaïdjanais et turcs dans la Grande Loge de Russie.

OnVaRentrer.fr, le réseau maçonnique gratuit qui fête ses 5 ans et ses 5000 membres. Un Succès croissant

Le mois dernier, le plus important réseau privé maçonnique fêtait son cinquième anniversaire. Dans quelques jours, il fêtera son 5 000è membre !

Mois après mois, tuilage après tuilage, 5 000 Frères et Soeurs de toutes obédiences de la francophonie sont venus s’inscrire sur le réseau appelé par les intimes OVR.

Depuis 5 ans, des milliers de petites annonces entre francs-maçons ont été enregistrées et ont permis des ventes ou des achats de voitures, d’appartements, des échanges de vacances, des stages ou des emplois… et des rencontres plus personnelles.

La bourse aux profanes : plus de 1 000 alertes de profanes chaque année sont envoyés aux Frères et Sœurs qui créent une alerte pour leur région. En effet, sur la France entière, des profanes frappent à la porte du Temple et le Réseau OnVaRentrer se chaque de la mise en relation.

Un annuaire de la Fraternité : depuis 2 ans, un annuaire permet à toutes les Soeurs et les Frères de s’inscrire pour offrir gratuitement leurs services.

Il y a 3 ans, OVR avait lancé un Blog maçonnique intitulé OVR-Blog. Face au succès et à la demande générale, il est devenu journal maçonnique et se nomme désormais 450.fm.

Les animateurs du réseau ont prévu pour l’année prochaine de nouveaux services pour rendre ce réseau encore plus dynamique. Souhaitons-lui longue vie et belle route.

ALCHIMIE : La Rose de Paracelse

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Court-métrage de Thierry Bourcy

Au soir de sa vie, le vieil alchimiste Paracelse reçoit un disciple…

Il sortit un sac et, de sa main droite, le renversa sur la table : en glissa un flot de pièces d’or. Paracelse, pour allumer la lampe, avait dû lui tourner le dos. Quand il se retourna, il remarqua dans sa main gauche, une rose. La rose l’inquiéta.

Il se pencha, oignit l’extrémité de ses doigts et dit :

– Tu me crois capable d’élaborer la pierre qui transmute les éléments en or. Mais ce n’est pas l’or que je cherche, et si c’est l’or qui t’intéresse, tu ne seras jamais mon disciple.

– L’or ne m’intéresse pas, répondit l’autre. Ces pièces de monnaie ne sont rien d’autre qu’une preuve de mon envie d’apprendre. Je veux que tu m’enseignes le Grand œuvre. Je veux t’accompagner sur le chemin qui mène à la Pierre.

Paracelse dit avec lenteur :

– Le chemin, c’est la Pierre. La Pierre, c’est le point de départ. Si tu ne comprends pas cela, tu n’as pas encore commencé à comprendre. Car le but est dans chacun de tes pas.

L’autre le regarda d’un air méfiant et d’une voix distincte :

– Mais, il y a un but ? Paracelse se mit à rire.