dim 28 novembre 2021 - 18:11

VENEZUELA : Les ouvriers d’Hiram Abiff : d’où vient la franc-maçonnerie ? (IV)

De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Nous continuons avec le thème « d’où vient la franc-maçonnerie », je vais me référer aux propositions historiques faites par Herbert Ore Belsuzarri dans son livre: Origine de la franc-maçonnerie au début de son exploitation. 

Les Constitutions d’Anderson de 1723 établissent sans équivoque que

« La Maçonnerie défend le droit de chacun à avoir ses opinions individuelles dans le respect mutuel entre honnêtes et honnêtes gens quelle que soit la croyance ou la confession qui les distingue… »

Avec la croissance des villes et des cités , ceux qui exerçaient des métiers étaient organisés en « guildes ». Très inédits pour l’époque qui apporta réglementations et monopoles commerciaux, ils en vinrent même à avoir de l’influence dans la sphère politique. L’union fait la force et l’ordre est le fruit de l’effort du travail. Il a dû être très difficile de vivre dans une société du Moyen Âge pleine de préjugés, à la fois religieux et sociaux. 

Les « guildes » ont eu leur influence du XIIe au XVIIe siècle, il est clair qu’elles étaient contrôlés par l’administration municipale de l’époque. Il y avait une forte influence qui avait son poids : Les caravanes commerciales, aussi appelées « Gildas » (Allemagne) et dans certaines régions d’Europe comme « Caritas », qui avaient aussi leurs règlements, mais leur champ d’action était plus large. Le respect des règles les a fait participer aux bénéfices collectifs et à l’expansion de leurs entreprises. Ces « Gildas » ont également été rejoints par des artisans, cherchant des améliorations dans leurs arts. Il existe des documents d’une « Gilda » de l’année 1292 où le terme « Lodge » du lieu de rencontre est mentionné pour la première fois. 

Ils sont devenus très forts dans les villes, même ceux imposés étaient plus élevés pour les non-syndiqués. Selon la culture religieuse de l’époque, les « Guildes » étaient composées d’« hommes », et celles des « femmes » étaient peu nombreuses et elles étaient formées par les « Guildes » de la broderie et du tissage. 

Il y avait un rituel des « Tisserands » où les « Symboles » étaient ceux utilisés pour le commerce et non pour la construction. 

Comme chaque règle a son exception, les Guildes Masculines, dans des cas particuliers acceptaient la « Femme »: veuves et orphelins, des membres décédés. 

Dans certaines villes, les artisans, avaient leur classification selon les connaissances qu’ils possédaient sur le métier : « Apprenti-Compagnon ou Officier et Maître ». Le Maître était généralement le propriétaire de l’atelier et avait le nombre d’apprentis et d’officiers selon la production requise par l’atelier. L’atelier était en même temps une école, et ils travaillaient exclusivement pour elle. L’Apprenti ne recevait pas de rémunération pour son travail, il recevait uniquement de la nourriture et un logement, tant que son apprentissage durait. 

Les officiers était organisés en associations, ils protestèrent contre les bas salaires, et on pense que c’était un foyer pour la création des « syndicats ». Le côté positif des « Guildes d’Artisans » : prix uniques, salaires réglementés, marges bénéficiaires contrôlées, horaires de travail, pauses de travail le dimanche, les horaires de nuit n’étaient pas acceptés, souci de la qualité du produit, travail à domicile interdit, pour éviter la concurrence, contrôle qualité et productivité.

Ils participent au pouvoir politique, comme le font aujourd’hui les Guildes Industrielles et sont appelés « Chambres ». La décadence des « Guildes » fut due au fait qu’il était temps d’accepter des membres qui n’exerçaient pas un travail artisanal : comme directeurs, contremaîtres, investisseurs, fournisseurs, médecins, avocats, ingénieurs, entrepreneurs, etc. et ils sont devenus des associations économiques et parmi elles celles de « Bâtisseurs » appelés « Maçons », qui étaient des dévots de « San Juan ». 

Il est important de noter qu’au Moyen Âge, les corporations, en raison de la culture religieuse du moment, avaient leur saint, pour plaire à l’Église. Elles étaient placées sous la protection d’un Roi ou d’un Saint. Un exemple pratique du fonctionnement des « Guildes » est Léonard de Vinci : à l’âge de treize ans, rejoint l’Atelier d’Andrea del Berrocho (un artiste florentin renommé) en tant qu’« Apprenti ». 

Les fonctions « Apprenti » de Léonard étaient de nettoyer l’Atelier, préparer les planches pour la peinture, préparer le vernis, broyer la terre, préparer le pigment et les travaux mécaniques, l’ingénierie et l’architecture. 

En 1472, il termina son travail comme Apprenti et Métier, et s’enregistra comme « Maître » dans la Corporation des Peintres de Florence, Il avait déjà la possibilité de créer son propre Atelier. Une caractéristique des Guildes des « Constructeurs ou Maçons », était la liberté d’exercer leur travail et même de se déplacer vers d’autres lieux de la région.

Les Francs-Maçons : L’histoire de cette « Institution Augusta appelée Maçonnerie » est très intéressante, car ses origines, du point de vue profane, ne confinent pas à son objectif. La maçonnerie est fondée sur la raison, la morale et les bonnes coutumes. Mais, son enseignement part des « Symboles », qui nous transmettent le « Spirituel » ou « Initiatique », qui est de transcender la « Raison » d’être « Libre », sans dogmes, fanatisme et ambition excessive. 

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