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Interview EXCLUSIVE de Jean-Pierre VIC, le nouveau Président du G.I.T.E.

Notre rédaction est invitée en cette fin d’après-midi à rencontrer le tout nouveau Président du G.I.T.E (Groupement International de Tourisme et d’Entraide), afin de faire un point sur les objectifs de son mandat et les priorités des trois années à venir.

JP Vic est maçon depuis plus de 30 ans (GLdF). Il est devenu membre du GITE il y a trois décennies. Il y a un demi-siècle, lorsqu’il était élève de l’Ecole hôtelière de Ferrandi, il était déjà membre de l’amicale des cuisiniers et pâtissiers auvergnats de Paris. Cette association regroupaient l’élite française de la cuisine. C’est ainsi qu’il est entré dans ce monde quasi compagnonnique de fraternité. Etant fils de restaurateur et auvergnat, dès son plus jeune âge, il possédait déjà le gène des fourneaux. Il était donc tout naturel qu’il rejoigne la Fédération Compagnonnique des Anciens devoirs du Tour de France.

Grâce à son parrain Michel Lionet il a rejoint il y 10 ans le Conseil d’Administration du G.I.T.E. Le Président Jean-Claude Pantellini lui a proposé de devenir 3e vice-président, puis 2e, et maintenant il est élu Président. Il se considère dans son rôle comme un animateur d’agapes, c’est à dire au service de la cause des membres, comme il le dit : 

« Mon métier c’est le partage du pain et du vin ».

Jean-Pierre VIC Président du G.I.T.E.

Concernant la durée de sa présidence, il souhaite pour le moment s’engager pour une présidence de trois années. Actuellement l’association comprend 1800 membres. L’objectif à l’horizon de 36 mois est d’atteindre les 2 500 à 3 000 membres.

Un autre chantier sera de développer l’accueil et l’entraide. Il faut désormais utiliser les outils modernes, les réseaux sociaux, la visio, etc. Le Président rassure tout de suite les membres, le papier est un incontournable et le demeurera encore longtemps. En revanche, de nouveaux outils vont faire leur apparition, tel qu’un site plus interactif, une application pour smartphone est à l’étude, un système de géolocalisation entre membres pourrait-être une solution interactive…

Au niveau des membres, une dynamisation des retraités et une meilleure mise en valeur des professionnels vont être entreprises prochainement pour donner à l’ensemble une image plus jeune et plus active.

Jean-Pierre Vic vient d’arriver, il observe et effectue actuellement l’audit de l’existant. Il rappelle que du côté financier, un audit officiel avait été diligenté il y a quelques mois par le passé Président Jean-Claude Pantellini, suite à la vente de l’ancien siège social 14 Rue de Belzunce, 75010 Paris et le rachat du nouveau 36 Avenue de Clichy 75018 PARIS. JC Pantellini souhaitait une transparence totale avant la transmission de sa charge à son successeur. Jean-Pierre Vic  reste attaché à la bonne gestion en père de famille. Pour nous convaincre, il nous rappelle que lors des visites des futurs adhérents restaurateurs, chacun paie ses frais de bouche de sa poche. Il semble soucieux de préserver la rigueur de gestion du G.I.T.E. 

Le nouveau Président souhaite pour le futur que tous les Frères et Sœurs de toutes Obédiences découvrent le GITE version XXIe siècle.

Il nous confie être frustré à chaque fois qu’un Frère lui dit être surpris d’apprendre que ce « vieux » guide est encore vivant et actif.

Il souhaite dynamiser et populariser auprès des maçons, des Obédiences cet outil de liaison qui ne trouve actuellement aucun équivalent. Pour cela, il s’est entouré d’une équipe de fidèles qu’il connait et en qui il a une confiance totale. Il affirme qu’ils se retrouvent tous ensemble chaque semaine afin d’établir le plan de bataille. Depuis quelques semaines, ils ont déjà rencontré de nombreux établissements de bouche afin de les intégrer prochainement au guide.

Voila donc un bon chantier pour le nouveau Président. Souhaitons-lui bon vent. Nous aurons l’occasion de suivre l’évolution du guide et de son réseau Fraternel. Afin d’être aux premières loges, notre journal vient d’en devenir membre. C’est dire si la confiance règne.

La Rédaction

 Quelques éléments chiffrés :

Présentation : Le G.I.T.E, Groupement International de Tourisme et d’Entraide, est une Association inter obédientielle, 1761 Membres répartis dans 50 pays. – France : 1 301 membres   – Hors France : 460 membres. 194 Nouveaux adhérents nous ont rejoints en 2020.

5 Délégués généraux : Allemagne : 13 Adhérents, Belgique : 104 Adhérents, d’Italie: 89 Adhérents, de Suisse : 24 Adhérents, et des USA : 6 Adhérents, représentent leur pays au Conseil d’administration.

En Europe, nos Amis sont également présents en Autriche, Croatie, Espagne, Grèce, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Biélorussie. En 2019, L’Australie et le Vietnam nous ont rejoints.

L’Afrique est bien représentée : Benin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gabon, Guinée, Mali, Maroc, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie, ainsi que Madagascar, en 2019. Nous sommes également présents en Asie : Cambodge, Inde, Thaïlande et au Moyen-Orient : Liban et Israël ainsi qu’à l’Ile Maurice ou Cuba, et Argentine, Brésil. Nous avons 4 membres au Canada, et 6 aux U.S.A. – Au G.I.T.E., se parlent 77 langues. 

Les membres du G.I.T.E. sont des SS∴ et FF∴ de toutes OB∴, quelle que soit leur activité professionnelle, à condition que celle-ci soit conforme à l’éthique de l’Association.

Le G.I.T.E édite chaque année en début d’année un annuaire de coordonnées de SS∴ et FF∴ adhérents, tiré en 2020, à 6.000 exemplaires, et distribué à tous les adhérents.

Il est vendu à des FF∴ et SS∴ qui en font la demande au siège, ainsi que dans une dizaine de librairies, ou Temples dépositaires, à Paris et en régions.

Histoire : L’origine du G.I.T.E. est issue d’une fraternelle de maîtres d’hôtel crée en 1947.

Dans les années d’après-guerre où tout est à reconstruire, et à rassembler les Maçons ayant été pourchassés et cachés, des FF cuisiniers, restaurateurs, et des métiers du tourisme en général, se retrouvent au Club écossais à Paris, et décident de créer le Groupe Interprofessionnel de Tourisme Européen. G.I.T.E.

Les FF∴ Fondateurs se donnent comme devise « Accueillir, Servir, Aider ». Le premier annuaire est imprimé à 400 exemplaires, le 1er juin 1955. Dès 1956, les délégations Suisse et Belges sont rattachées à la France.

Organisation : Association Loi de 1901.

Le Président et les deux Vice -Présidents sont issus statutairement des Métiers de la Restauration, et 18 Administrateurs,  renouvelés par tiers, tous les 3 ans structurent le G.I.T.E., et permettent sa représentativité administrative en régions ou à l’étranger. Ils sont tous adhérents et bénévoles et représentent toutes les Obédiences reconnues. Ils se réunissent au siège à Paris, 4 fois par an, lors de conseils restreints, et 2 fois en réunions plénières, permettant ainsi aux délégués internationaux de se joindre à eux, et d’assurer une gestion dynamique et un contrôle sérieux.

Contact : les bureaux du gite sont ouverts du lundi au mercredi de 10h à 16h30 

G.I.T.E. (Groupement International de Tourisme et Entraide)

36 AVENUE DE CLICHY – 75018 Paris

Tél : +33.(0) 1 45 26 25 51

Email : legite.net@gmail.com

Site : www.le-gite.net

Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal : « La chevalerie au 21e siècle »

Du 14 au 17 octobre 2021, les Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal vous invitent à assister à un colloque scientifique « Ambivalence(s) des frontières », réalisé en partenariat avec la ville d’Epinal et la Société Française d’Ethnologie – Grand Salon de l’Hôtel de Ville les 14 et 15 octobre 2021 -, ainsi qu’à un cycle de quatorze conférences sur « La chevalerie au 21e siècle », qui se tiendront dans le temple maçonnique.

  • Épinal et les Imaginales

Épinal est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Préfecture des Vosges, elle se situe au sud de la région historique et culturelle de Lorraine.

Depuis 2002, les lmaginales d’Épinal proposent chaque année, en général le dernier week-end de mai, un festival littéraire et artistique qui est un des premiers festivals internationaux de littérature de l’imaginaire, accueil­lant près de 40 000 visiteurs en quatre jours et près de deux cents auteurs, dessinateurs et éditeurs dans un parc ombragé – « le Cours », sur les bords de la Moselle – en face duquel se trouve le temple maçonnique.

  • Des écrivains, des sociologues, des poètes, des scientifiques…

Depuis leur création, les Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal ont suscité la participation d’intervenants dont certains ont une audience internationale af­firmée :

– les auteurs de thrillers maçonniques et ésotériques Alain Bauer, Éric Giacometti, Henri Loewenbruck, Jacques Ravenne ;

– les auteurs de bandes dessinées ésotériques et maçonniques Didier Convard, d’Hugo Pratt (présenté par Joël Gregogna), Jacques Viallebesset ;

– les auteurs d’études sociologiques Georges Bertin, Céline Bryon–Portet, David Le Breton, Daniel Keller Michel Maffesoli

– les écrivains Charlotte Bousquet, Lionel Davoust, Dominique Douay, Philippe Ja­worski, Joseph Jos, Gilles Laporte, Hélène Larbaigt, Jean-Luc Marcastel, Xavier Mau­méjean, Stephan Plateau, Claude Vautrin ;

– les poètes Alain-Jacques Lacot, Jean-Luc Maxence, Richard Rognet ;

– les philosophes Isabelle Aubert, Thierry Receveur, Laurence Vanin ;

– les psychanalystes Gilbert Abergel, Frédéric Vincent ;

– les essayistes Philippe Benhamou, Laurent Dehaffreingue, Lauric Guillaud, Joël Gregogna, Laurent Kupfermann, Manuel Picaud, Jiri Pragman, Emmanuel Pierrat ;

– les historiens Jack Chollet, Jean-Claude Couturier, Pierrre Mollier ;

– le collectionneur Gérard Krebs ;

– les scientifiques Didier Desor, Christophe Habas, Jean-Michel Truong.

Du fait de leur participation, ils ont tous été faits Membres d’honneur de l’associa­tion.

Rappelons qu’il s’agit de la 20e édition des Imaginales, de la 8e édition de ces très belles Imaginales Maçonniques et Esotériques.

Depuis 2019, les Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal sont labellisées Institut Maçonnique de France (IMF).

En savoir plus https://www.imaginales.fr/imaginales-maconniques-esoteriques/

Source : Jacques Oréfice, Président des Imaginales Maçonniques & Ésotériques

CANADA : Le temple maçonnique du sentier redevient bleu

De notre confrère canadien rosslandnews

Les passants se demandent peut-être quelle est la signification de la revitalisation colorée d’un bâtiment historique faisant face à l’artère principale du Sentier au 815, rue Victoria.

Le temple maçonnique est fier de cet endroit du centre-ville depuis 84 ans et plus. Au cours des dernières décennies, cependant, la structure a été enveloppée dans une nuance de beige calme, de sorte que tous ses détails ornés et son attrait visuel se sont obscurément fondus dans l’arrière-plan.

Pourquoi le changement de couleur audacieux maintenant?

Il s’avère que la restauration de l’architecture classique à la couleur maçonnique symbolique – le bleu – reconnaît l’année du quasi-centième anniversaire de la franc-maçonnerie à Trail-Rossland car elle est toujours aussi forte dans la ville aujourd’hui.

Points d’interêts:

– Le temple maçonnique a été construit sur la rue Victoria en 1937 pour Fidelity Lodge #32 par Moncrief-Vistaunet Contractors. Les salles maçonniques sont de conception classique et l’architecte William Fredrick Williams de Nelson est resté fidèle à cette convention lorsqu’il a conçu le Trail Lodge.

– Trail avait à un moment donné trois loges maçonniques; Fidélité #32, Emulation #125 et Amitié #144.

– Les trois lodges du Sentier ont fusionné avec le Corinthian Lodge #27 le 16 décembre 2004. Le Corinthian Lodge #27 s’est constitué à l’origine à Rossland il y a 125 ans, le 26 janvier 1896.

– Le bâtiment maçonnique de Trail a été vendu à Hall Printing en 1994. Dix ans plus tard, au début de 2004, Fidelity Lodge l’a racheté.

– Outre le 125e anniversaire de la franc-maçonnerie à Trail-Rossland, cette année marque également le 150e anniversaire de la franc-maçonnerie en Colombie-Britannique

Le Trail Lodge prévoyait une journée portes ouvertes pour 2021. En raison de la pandémie de COVID, l’événement a été reporté à l’année prochaine.

La franc-maçonnerie fait référence à des organisations fraternelles dont les origines remontent aux guildes locales de tailleurs de pierre qui, à partir de la fin du XIIIe siècle, réglementaient les qualifications des tailleurs de pierre et leur interaction avec les autorités et les clients.

Aujourd’hui, les francs-maçons sont une organisation sociale et philanthropique destinée à conduire ses membres vers une vie plus vertueuse et socialement orientée.

KAZAKHSTAN : Tenue maçonnique kazakhe à Nur-Sultan en ligne ?

De notre confrère russe kokshetau.asia

Des informations avec des photos intéressantes sont apparues sur le réseau, qui dit que samedi dernier à Nur-Sultan la loge maçonnique Uly Kazakstandy « Baiterek » a tenu ses travaux.

Les photos publiées avec des objets rituels ont soulevé de nombreuses questions de la part de la société kazakhe, en raison de l’opinion généralement acceptée selon laquelle les « francs-maçons » sont le « monde en coulisses », influençant de nombreux événements historiques importants, tels que les coups d’État, les révolutions, les meurtres de personnalités célèbres et personnes influentes, contrôle ou cherche à gouverner le monde.

« Je regarde les photos et pose immédiatement des questions : pourquoi y a-t-il des miettes sur la table rituelle – n’y a-t-il vraiment personne à nettoyer ? Un tablier avec l’ancien design de Gmail est évidemment plus cool qu’un simple tablier blanc, mais est-il plus résistant qu’un tablier bleu et jaune ? Pourquoi ont-ils besoin d’un maillet ? Pourquoi le briquet a-t-il été choisi en bleu ? Quel est ce liquide sombre dans une bouteille étiquetée « Agusha » ? Quand mes aides-soignants arriveront-ils? »- demande Kirill Pavlov, qui a publié les photos sur sa page Internet.

Dans les commentaires sous la publication, ils ont noté avec compétence qu’il manquait un crâne et des os à la table. Il existe également une opinion selon laquelle quelqu’un collecte spécifiquement de l’argent sur ce sujet.

Certains ont noté que le tablier et l’épée ne méritaient pas de critique, mais pour comprendre le sens des mots « maçons kazakhs » et « maillet », ils avaient besoin de Google.

La réponse ne s’est pas fait attendre et la publication a été commentée par Erkin Tashy (« tashy » du kazakh au « maçon » russe), affirmant qu’il était présent à cet événement :

« Cher Kirill, de nombreux Frères, dont moi-même, étaient à cet événement régulier. Mais tout le monde n’est pas photographié. Donc, selon vos questions : 1. Il n’y a pas de miettes sur la table, ce sont des gouttes fraîches de bougies usagées. 2. Le Grand Maître nouvellement élu de la Grande Loge du Kazakstan a mis un tablier de Disciple blanc pour montrer à chacun le symbole que nous sommes tous Disciples dans cette vie. 3.Les outils de travail sont les symboles les plus anciens de la franc-maçonnerie. 4. La couleur du briquet n’est pas critique. 5. A Agusha, juste une teinture pour le rhume. 6. Les aides-soignants sont appelés au 103. 7. Les Frères ont construit la pyramide. 8. Les satanistes et les athées ne sont pas acceptés dans la franc-maçonnerie. 9. Le crâne est là sur une autre table.

Selon les informations parues dans les médias, les « maçons libres » – les maçons, ont été officiellement enregistrés au Kazakhstan il y a 6 ans. La première loge a été nommée d’après Alikhan Bukeikhanov, qui, selon certaines sources, était apparenté aux francs-maçons.

Sur une note, on dit aussi aux féministes qu’il est strictement interdit aux femmes d’entrer dans l’organisation. Les frais d’adhésion à l’organisation sont de 50 mille tenges par an plus des dons volontaires pour les événements de la loge. Ce qu’ils font les maçons kazakhs est un secret, ainsi que des informations sur qui a rejoint la « confrérie ». Rappelons qu’il y a quelques années, le chanteur Ivan Breusov s’est fait remarquer lors d’une de ces réunions.

ITALIE : La Grande Loge du Grand Orient à Rimini

De notre confrère italien lastampa.it

Entretien avec le Grand Maître Stefano Bisi : « Sans la franc-maçonnerie dans le monde, il y aurait moins de libertés et moins de droits » 

Entre demain et après-demain, le Grand Orient d’Italie célèbre la Grande Loge Nationale de 2021 au Palacongressi de Rimini, un événement en présence et avec des mesures de sécurité anti-Covid rigoureuses. La franc-maçonnerie a été le protagoniste de l’histoire : même sans être le marionnettiste qui tire toutes les ficelles, elle a été fondamentale dans la Révolution américaine, dans la Révolution française, dans le Risorgimento italien et aussi après. La plupart des pères fondateurs des États-Unis étaient des francs-maçons, de George Washington à Benjamin Franklin en passant par Thomas Jefferson, et la tradition s’est poursuivie jusqu’à FD Roosevelt et d’autres présidents de notre temps ; de nombreux protagonistes de l’Unité italienne ont été des francs-maçons, à commencer par Garibaldi Primo Massone Italie (bien que vous puissiez lire des biographies entières à son sujet qui ne mentionnent même pas ce fait) ; la formule « Liberté, égalité, fraternité », le drapeau de l’Union européenne et la musique choisie par l’UE comme hymne, composée par le franc-maçon Beethoven sur la base du texte du franc-maçon Schiller, sont d’origine maçonnique. Stefano Bisi, actuel Grand Maître du Grand Orient d’Italie, cite l’historien Marcello Flores : « Sans la franc-maçonnerie dans le monde, il y aurait moins de liberté et moins de droits de l’homme ».

Cependant, l’image de la franc-maçonnerie dans les journaux, à la télévision et dans les déclarations de nombreux politiciens est souvent négative, associée à la pègre ou même au crime organisé : comment répondez-vous Bisi ?

« J’invite ceux qui nous adressent ces critiques à approfondir notre histoire. Nous avons des livres et des sites Web. J’entends et lis des commentaires et des articles qui citent mal la franc-maçonnerie ou la terminologie maçonnique : par exemple, quel sens cela a-t-il à la télévision et dans les journaux d’appeler la soi-disant Loge hongroise une « Loge » ? Cela n’a rien à voir avec la franc-maçonnerie, mais le nom fait réfléchir ».Une autre objection. Il y a toute une tradition historique et philosophique occidentale qui est actuellement attaquée par la « culture de l’annulation ». La franc-maçonnerie est-elle également touchée ? Ou de nouvelles recrues arrivent-elles pour le redynamiser ?

« Il y a une très forte demande de nouveaux membres. En Italie, on compte 23 000 frères du Grand Orient et en ce moment il y a une intense activité dans les Loges pour rattraper le temps perdu pendant la pandémie et réaliser les cérémonies d’initiation des nombreux « heurtoirs » (candidats, NDLR) qui n’ont pas pu entrer dans les deux années du Covid. Parce que c’est le Grand Orient, rejoindre une initiation en présence est indispensable, vous ne pouvez pas prendre de carte en ligne ».

Comment expliquez-vous ce regain d’intérêt ?

« De nombreuses personnes en période de pandémie ont davantage raisonné sur leur propre être : « Qui sommes-nous et que voulons-nous être ? ». Beaucoup ont développé le besoin d’entreprendre un chemin intérieur d’approfondissement, qui est la base de la Franc-Maçonnerie ».

La Grande Loge de Rimini est-elle ouverte à tous ?

« Il y a des moments rituels réservés aux frères mais tout le reste, les conférences, les expositions, est ouvert au public. L’invitation que je me permets de faire est de venir nous rendre visite au Palacongressi sans préjugés ».

Y a-t-il une procédure à effectuer ?

«Oui, mais très simple. Il suffit de s’inscrire sur notre site et de présenter le Passe Vert. Tous nos salariés en contact avec le public sont vaccinés ».

Dans le passé, la franc-maçonnerie a également été accusée de collusion avec le fascisme ou de complots noirs.

« Nous, les francs-maçons, avons donné notre sang dans le Risorgimento puis dans la lutte contre le fascisme. Nous avons subi les conséquences de la dictature fasciste, lorsque les Loges ont été interdites et que le Grand Maître a été arrêté puis envoyé en détention. Nous avons participé à la renaissance de l’Italie après la guerre, mais la République ne nous a pas rendu le Palazzo Giustiniani à Rome, que Mussolini nous a pris. Un accord juridique a été conclu, par lequel nous reconnaissons la propriété de l’État mais en échange nous sommes assurés de construire un musée de la franc-maçonnerie de 140 mètres carrés au Palazzo Giustiniani. Mais les années passent et cet accord n’est pas respecté. Nous exhortons le Président du Sénat à nous rencontrer pour résoudre le problème sans autres poursuites ».

Pierres de touche, l’automne ! #59 – Automne – 26 septembre 2021 – l’hebdo automnal de la GLMF !

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Ce dimanche, première émission de la 3ème saison de Pierres de touche, l’émission hebdomadaire de la Grande Loge Mixte de France.

Pour l’occasion, nous vous proposons un débat avec le nouveau Grand Maître, Christiane Vienne.

Retrouvez la page de l’émission ici.

Au programme également, de nouvelles chroniques et de nouveaux chroniqueurs, mais aussi vos rendez-vous habituels.
L’éthique de la balade, Les épreuves de la vie, les castes, Mozart versus Le Chevalier de Saint-George accompagneront votre matinée.

Conception & animation: Elise Ovart Baratte
Production: Gilles Sauliere – RadioDelta

Afin de nous permettre de progresser et de faire évoluer cette émission au plus près de vos attentes, nous vous invitons à compléter le sondage accessible en cliquant ici : https://forms.gle/sQc9n5UuKRMnK2bX6

Nous vous remercions d’avance pour vos retours et vous souhaitons une belle écoute.

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Mes Frères me reconnaissent pour tel : de la problématique de la reconnaissance

L’humain est un animal social et ne peut évoluer seul, ce qui explique sa quête, consciente ou non, de reconnaissance. Toutefois, cette quête peut l’amener à faire des choix discutables.

J’étais en Loge hier soir et en écoutant des Apprentis réciter leur catéchisme, il m’est venu quelques réflexions sur la reconnaissance. Ainsi, dans tous les rituels maçonniques, il y a toujours un moment durant lequel l’Initié se doit de répondre « mes Frères me reconnaissent pour tel ». Cette réponse amène un certain nombre de questions. En fait, la signification la plus évidente est qu’il est impossible d’être initié à la Franc-maçonnerie (ou à toute autre discipline initiatique) seul. L’Initiation est forcément issue d’un phénomène collectif : c’est la Franc-maçonnerie, puis l’Obédience, puis la structure basique, la Loge constituée de ses membres qui reconnaît le nouvel initié comme tel. A y bien réfléchir, il est quasiment impossible d’être quoi que ce soit seul. La reconnaissance par d’autres hommes est indispensable. L’humain est un animal social, qui fonctionne en meute, voire en horde. La reconnaissance par le groupe est indispensable à la survie de l’individu, d’où cette recherche qui perdure aujourd’hui encore.

Ainsi, dans le monde universitaire, il est inconcevable de produire un doctorat seul. Déjà, ça vexe les vieux barbons en place, et surtout, dans ce processus, la reconnaissance par les pairs est indispensable, avec les risques de dérive que cela peut engendrer. De la même manière, dans les arts martiaux, l’obtention du grade de maître ne peut se faire qu’avec la reconnaissance des fédérations agréées, reconnues par l’Etat. Si on a le malheur d’appartenir à une petite fédération, pas encore reconnue ou en bisbille avec les fédérations officielles, l’obtention de l’autorisation d’exercer son magistère devient un vrai casse-tête, à côté duquel le Rubik’s Cube à 5 carrés est un jeu d’enfant.

Dans les deux cas, l’idée est bien entendu de poser des garde-fous, et d’éviter que des charlatans ne se fassent passer pour des docteurs ou des professeurs et respectent bien les règles élémentaires de la discipline.

Le problème est que la reconnaissance des pairs se transforme parfois (ou souvent) en recherche du même. Ainsi, si un pair vient avec des idées nouvelles, paradoxales ou à défaut, non orthodoxes, celui-ci ne sera jamais réellement reconnu et devra rester à l’écart de la reconnaissance. A l’inverse, un pair allant dans le sens de la doxa académique ou disciplinaire mais n’apportant rien de bien nouveau sera reconnu avec les honneurs.

Si l’on va plus loin, avec le langage des oiseaux, on se rend compte que la reconnaissance par les pairs est surtout une reconnaissance par le père (au sens de Freud). L’humain est ainsi fait qu’il ne peut vivre et s’épanouir seul, quoi qu’en disent les gourous de l’individualisme crasse ou du néolibéralisme le plus obtus. L’histoire des self-made-men qui se font seuls sans l’aide de personne n’est qu’une vaste escroquerie : des individus tels que Steve Jobs, Elon Musk, ou Jeff Bezos ont forcément bénéficié d’aides au début, ne serait-ce que par leurs études, achevées ou non.

Parfois, la recherche de reconnaissance peut amener à embrasser la voie de bien Mauvais Compagnons. Ainsi, un écrivaillon et polémiste, d’origine extra-frontalière, par recherche de reconnaissance de ses compatriotes, peut être amené à défendre des idées plus que contestables, voire défendre les points de vue et idées rances qui ont pourtant amené à la Shoah… Cette même recherche de reconnaissance de l’ethnie dominante peut amener aussi les sujets d’origine étrangère au groupe principal à haïr leur propre communauté au profit de leur groupe d’adoption, voire les autres étrangers au groupe dominant. Ainsi, on a pu voir des italiens et leurs descendants, méprisés par les français « de souche » mépriser les maghrébins ou les européens de l’Est en les considérant comme des étrangers et donc des dangers potentiels. L’auteur Art Spiegelmann avait croqué ce trait dans son roman graphique Maüs. Il y racontait l’histoire de son père, juif polonais, rescapé d’Auschwitz. On pourrait se dire qu’un tel homme que ce père devrait être au-delà de toute haine ou xénophobie… Bernique ! Le bonhomme se montre peut-être plus raciste et xénophobe que des WASPS moyens ! On peut penser que sa recherche de reconnaissance de l’ethnie dominante (en l’occurrence les blancs new-yorkais) l’a amené à rejeter voire détester ce qui ne lui ressemble pas, à commencer par les afro-américains.

A y bien regarder, l’humain n’est pas fait pour aimer ce qui ne lui ressemble pas : les visages pâles n’aiment pas les noirs et réciproquement. Et même entre blancs, selon les origines, on trouve toujours un moyen de se détester. Par exemple, les supporters de l’OM et du PSG ne brillent pas par leur fair-play et leur esprit fraternel. Et ne parlons pas des riches et des pauvres ! Ma prudencee, ma modération naturelle et ma hernie ne me permettent pas d’évoquer les mesquineries interobédientielles…

En fait, dès lors que nous rencontrons un étranger à notre groupe, nous avons tendance à nous en méfier et à le rejeter. Nous ne le reconnaissons tout simplement pas. A l’inverse, un étranger, pour intégrer le groupe peut être prêt à détester son propre groupe d’origine ou tout autre groupe désigné comme étranger.

Il semblerait que nous ne soyons pas programmés pour aimer l’humanité dans sa globalité. Nous ne pouvons naturellement aimer que ceux qui nous ressemblent. Le philosophe Francis Wolff parle dans ce cas d’une éthique de la 2e personne.

La Franc-maçonnerie par cette reconnaissance de la qualité de Frère peut parfois aider un Initié à dépasser la 2e personne et ainsi entrer dans l’éthique de la 3e personne : l’amour de l’humanité. Personnellement, je cherche toujours et j’en suis encore loin. Je m’en étais ouvert en Tenue auprès d’un éminent conférencier, qui m’avait encouragé à développer non pas un amour de l’humanité, mais plutôt un amour du vivant. Paradoxalement, à force de développer cet amour du vivant, j’en viens à détester encore plus l’humanité, celle de la civilisation occidentale capitaliste, qui est un véritable ennemi du vivant. Et je n’ai pas envie d’être reconnu par ce groupe là.

Je vous embrasse.

ALLEMAGNE : Que font les francs-maçons à Bensberg ?

De notre confrère allemand in-gl.de

Les Francs-Maçons de la Loge Matteo Alberti se réunissent dans une cave au bord des douves depuis 20 ans. Les origines de ce mouvement remontent à très loin et des spéculations les entourent. Mais que font-ils réellement, qu’est-ce qui les motive ? Dans la cave sous la maison Herweg à Bensberg, Michael Lux, le « vénérable maître adjoint »,  nous éclaire sur le sujet lors d’une conversation inhabituellement ouverte.

La « Nouvelle maison Herweg » sur l’Ancien marché entre l’hôtel de ville, l’hôtel Malerwinkel et le château, date du XVIIIème siècle et est maintenant un bâtiment résidentiel normal ; mais dans sa cave voûtée se trouve un lieu de réunion et de travail de la loge maçonnique Matteo Alberti.

Michael Lux nous accueille en costume noir, chemise blanche et cravate blanche. C’est la tenue avec dans laquelle les frères 3-points se rencontrent pour le travail en loge. Frères trois points ? C’est ainsi qu’on appelle aussi les francs-maçons : Parce qu’ils utilisent souvent les trois points ∴ dans leur correspondance les uns avec les autres. Ils apparaissent derrière des abréviations. Les érudits discutent de la signification des points.

Notre hôte à Bensberg est « vénérable maitre adjoint ». Donc le chef adjoint de la loge. Il représente les francs-maçons locaux et les autres membres du conseil d’administration en public, dirige temporairement les rituels lors des réunions des frères, il nous emmène aujourd’hui au sous-sol du bâtiment sur les douves. Dans les locaux de la loge Matteo Alberti.

Pour parler, nous descendons un escalier raide dans le sous-sol, qui a deux voûtes en forme de dôme. La première salle est réservée aux soirées d’invités et aux réunions normales. Nous irons dans la deuxième salle, le soi-disant temple, plus tard.

Rituels séculaires

Que font les francs-maçons ? Michael Lux explique : « En bref : la franc-maçonnerie est une formation séculaire. Ce sont des rituels pratiqués pour le développement personnel, basés sur des siècles d’expérience ainsi que sur des principes humanistes et éthiques fondamentaux guidant une vie. »

Cela soulève un certain nombre de questions : d’où vient le nom et comment fonctionne cette « formation » ? Vous travaillez, vous les francs-maçons en vase clos. Par conséquent, il y a des spéculations sur ce mouvement. Michael Lux veut faire la lumière sur lces zones d’ombre

« Les francs-maçons ont été officiellement fondés en Angleterre le 24 juin 1717, mais des documents plus anciens indiquent l’existence de logesdepuis le 13ème siècle », explique Lux. Les francs-maçons ont commencé avec les tailleurs de pierre des constructeurs de cathédrales de l’époque.

Les artisans étaient analphabètes, mais possédaient d’énormes connaissances en technologie de construction, qu’ils gardaient bien sûr pour eux et ne se les transmettaient que les uns aux autres.

Photo : Thomas Merkenich

Equerres et Compas

« Dans le même temps, ils ont mis en place des systèmes de sécurité sociale, par exemple pour protéger les membres de la famille en cas d’accident ou de décès du tailleur de pierre», explique Lux. Lorsque les loges des bâtisseurs de cathédrales disparurent, la tradition fut maintenue et des non- artisans furent également acceptés. C’est de là que furent créées les loges actuelles.

Les équerres et les compas font référence à cette histoire, ils sont considérés comme le symbole central des francs-maçons. « L’équerre représente la vie juste, la droiture. Le compas fait référence à l’impact externe de nos actions, au fait d’être humain dans la société », explique Lux.

Travailler la personnalité

« Notre objectif est le développement personnel : De même que le tailleur de pierre travaille la pierre brute pour qu’elle s’emboîte dans le mur, nous travaillons sur nous-mêmes. Afin, que nous puissions être idéalement partie d’une société humaniste, que nous essayons d’aider à créer et à maintenir « , dit Lux.Cela affecte plusieurs niveaux, tels que la famille ou la communauté. Francs-maçons, liberté, égalité, fraternité, tolérance et humanité – telles sont les valeurs fondamentales par lesquelles les francs-maçons s’orientent.

« Bien sûr, aucune pierre n’est semblable à l’autre, l’individu avec ses angles et ses arêtes doit en principe être préservé, précise le franc-maçon. Il fait référence à la coupole de la cave voûtée dans laquelle nous nous parlons. Ici aussi, il n’y a pas deux pierres identiques, mais ensemble, elles forment un toit solide au-dessus de nos têtes.

Photo : Thomas Merkenich

Les trois degrés des francs-maçons

Ils se réunissent trois fois par mois, toujours le vendredi. Ensuite, vous organisez des soirées d’invités au cours desquelles les amis et leurs épouses, les personnes intéressées – notamment les chercheurs – sont invités à des conférences.

Suivent des débats : « Un principe important des francs-maçons apparait : nous nous rencontrons tous au même niveau, quel que soit l’âge ou la profession. La tolérance et le respect sont importants pour nous. »

Selon Michael Lux, il y a des francsmaçons dans le monde entier, dans tous les pays sauf ceux à système totalitaire. En Allemagne, ils sont organisés sous l’égide des Grandes Loges Unies d’Allemagne (VGLvD). Il existe cinq groupes différents : les loges à orientation humaniste, à caractère chrétien et à caractère prussien. Il y a aussi des ramifications de Grande-Bretagne et des États-Unis.

Rituels dans le temple

Un autre élément, séparé des événements publics, est le travail dans le temple, rapporte Lux.Dans le deuxième dôme, le soi-disant temple. Des rituels anciens y sont pratiqués – qui servent à intérioriser les principes éthiques des francs-maçons.

Il existe trois degrés de francs-maçons : apprenti, compagnon et maître. Ici aussi, l’origine des tailleurs de pierre des bâtisseurs des cathédrales se précise. Le travail de l’apprenti est au service de la connaissance de soi, « regarder en soi » est la devise des apprentis maçonniques.

Avec compagnon il s’agit de se reconnaître dans les autres : « Regarde autour de toi ! », d’influencer la société, de prendre ses responsabilités.

Il y a certainement quelque chose de spirituel là-dedans, confirme Lux, et on y trouve aussi des éléments de psychologie, par exemple en ce qui concerne la connaissance de soi. Néanmoins, il s’agit de savoirs séculaires qui sont pratiqués et transmis.

Le travail sur soi se fait essentiellement dans le temple. « Lorsque nous travaillons dans le temple, nous portons un costume noir, une chemise blanche, une cravate et des gants. Le contraste indique, entre autres, que tout ne se passe pas bien dans la vie. Juste en noir et blanc. »

Il y a aussi un insigne, le soi-disant bijou, qui représente la loge et a un aspect différent dans chaque loge. Le tablier fait référence à l’origine des francs-maçons, les tailleurs de pierre. Quiconque accomplit les travaux du temple en tant que « maître » – c’est-à-dire qu’il instruit les rituels – porte également une large écharpe.

Nous entrons dans le temple par une lourde porte en chêne. Il y a quelques symboles à voir, le triangle, l’œil qui voit tout, des petites pyramides, des livres avec des rituels, une pierre taillée et une pierre brute, une épée, des petits maillets sur les tables.

Des colonnes de verre avec des roses, une chaîne et une corde sont disposées au milieu pour former une image avec le symbole de la vie sur le sol, qui reste caché pendant la conversation. « Nous ne pouvons pas tout montrer », dit Lux.

À l’avant, il y a un lourd fauteuil en bois avec une fine sculpture ouvragée, le lieu de travail du vénérable maître. Il y a des sièges pour les officiers à gauche et à droite ainsi qu’en face. « L’orientation de la pièce va d’ouest en est. Le maître de la chaise est assis à l’est, là où le soleil se lève », explique Lux.

Ordre externe et interne

« Après être entrés dans la salle l’un après l’autre au son de la musique, les frères prennent place dans les rangées de sièges nord et sud », rapporte Lux. Cela semble très ordonné, et en effet : « L’ordre extérieur du temple doit refléter l’ordre intérieur des frères.

Une fois les frères assis, différents rituels ont lieu. Il s’agit principalement de dialogues, de coups de maillet et de références à des symboles. « Par exemple, nous utilisons une mesure de 24 pouces pour refléter notre journée », explique Lux.

Il ouvre un livre, les rituels peuvent être lus. En termes compréhensibles, aucune alchimie n’est écrite là. Mais le sens n’est révélé qu’avec une connaissance plus approfondie du symbolisme, avec la participation aux rituels dans le temple lui-même.

« Les travaux du temple sont effectués dans la langue nationale respective, sur la base des rituels, dont certains datent du XVIIe siècle. » Cependant, ils sont adaptés au fil des ans par une commission rituelle sans, bien sûr, changer leur caractère.

Francs-maçons dans la Montagne: La première loge à Cologne a été fondée en 1751, après quoi le mouvement s’est étendu vers la montagne : Wuppertal a été créée en 1815, et en 1889 un emplacement à Gummersbach avec la loge de Bergische Treue. Remscheid a suivi en 1903, et il devrait y avoir deux loges à Solingen.

Matteo Alberti à Bergisch Gladbach a été fondée en mars 1999 dans la Goethe-Haus Bensberg. La consécration du temple, l’allumage des feux, dans la cave sous la maison Herweg a eu lieu le 16 janvier 2000. La loge compte une trentaine de membres. Elle porte le nom du maître d’œuvre du château de Bensberg. Plus d’infos sur le site du lodge.

Francs-maçons et église

Travail du temple, évolution vers une vie libre et autonome, il n’est pas surprenant que les francs-maçons n’aient pas été appréciés partout. « Il y a toujours des rumeurs qui circulent sur une conspiration mondiale des francs-maçons », dit Lux, « mais elles n’ont aucun fondement. Cependant, l’Église catholique nous voit d’un œil critique. Le développement de personnalités indépendantes sans intervention divine, fondée sur les idéaux des Lumières et de l’humanisme, ne semble pas convenir. »

En 1738, par exemple, une bulle papale a été publiée qui stipulait l’incompatibilité de l’Église et de la franc-maçonnerie. Plusieurs pourparlers avec le Vatican n’ont pas fondamentalement changé cette attitude, a déclaré Lux.

Photo : Thomas Merkenich

Boules pour être franc-maçon

« Pour l’être un, il faut le demander », Lux cite les francs-maçons du monde anglophone. Toute personne intéressée par une loge peut, après s’être inscrite, participer sans engagement à des soirées d’invités, faire connaissance avec la communauté et en apprendre davantage sur le travail.

Ceux qui veulent adhérer demandent alors l’admission. Les frères votent sur la proposition par « boules » : ils lancent des boules noires ou blanches dans un récipient. En fonction du nombre de boules noires et blanches, le demandeur devient membre de la loge.

« Les francs-maçons deviennent extrêmement importants, car il devient de plus en plus clair dans notre société qu’il y a un manque d’éthique indépendante de la religion et universellement valable », affirme Lux. La tolérance, en principe, il n’y a pas de règles uniformes pour l’être, elle doit être pratiquée encore et encore.

« Agir selon des règles éthiques est un test constant », dit Lux, et cite Voltaire, qui a déclaré : « Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je ferai tout pour que vous soyez autorisé à l’exprimer. » À son avis, cela résume ce principe de tolérance chez les francs-maçons en quelques mots.

Loges pour femmes?

« Pour des raisons de tradition, seuls les hommes sont acceptés dans une loge masculine », déclare officiellement le vénérable de la loge Matteo Alberti à Bensberg. Néanmoins, la participation des femmes aux soirées d’invités est la bienvenue et expressément souhaitée, souligne Lux. De nombreuses femmes sont également des hôtes régulières de ces soirées. La loge organise également des fêtes de famille ou des réceptions auxquelles les femmes peuvent participer.


En Allemagne, il existe également des loges uniquement féminines, qui travaillent de la même manière, continue Lux. Mais pourquoi les francs-maçons insistent-ils sur ce principeun peu dépassé.

Une franc-maçon donne en fait la bonne réponse, dit Lux. La grand maîtresse Antje de la loge maçonnique Constantia à Düsseldorf a pris la position suivante : elle a beaucoup affaire avec les hommes sur le plan professionnel, et elle aime être avec les femmes et échanger des idées dans la loge. C’est moins complexe.

Sans l’articulation des rôles entre les sexes, le travail sur soi-même est plus facile,  dit Lux. Après tout, on ne demande pas à une équipe de football pourquoi elle n’accepte que des hommes ou que des femmes.

Cependant : Il existe également quelques loges mixtes en Allemagne.

Les secrets restent gardés

Michael Lux apporte un peu de lumière sur l’obscurité des francs-maçons. Mais encore certaines choses restent cachées, ne sont réservées qu’aux frères (ou sœurs) : « Ce qu’un frère dit à l’autre reste entre nous. Et bien sûr aussi nos livres et les rituels. « Parce que les rituels s’adressent à l’intellect et au sentiment, dit Lux. Ils ne veulent pas dévoiler cette expérience aux frères de la loge. Le vécu personnel est primordial.

Lux peut bien comprendre que ces secrets non révélés conduisent à plusieurs reprises à des spéculations sur les francs-maçons. « Le mystérieux et l’inconnu sont suspects aujourd’hui. C’est certainement du au fait que tant de choses sont rendues publiques aujourd’hui», dit-il. « Même les choses personnelles deviennent publiques. Le caché devient alors rapidement obscur, incertain, suspect. »

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez devenir membre d’une loge. Boules blanches requises.

Photo : Thomas Merkenich

L’histoire de l’occultisme arrive sur Netflix : pourquoi elle deviendra votre préférée

De notre confrère 45secondes – Par Mike

Pour les amateurs d’horreur, il n’y a rien de plus encourageant que de proposer de voir quelque chose de différent, en dehors de la voie traditionnelle. C’est plein de cinéastes avec de grandes idées et à petit budget, qui font tout leur possible pour cacher leur manque d’argent et obtenir d’excellents résultats. Un des beaux exemples de cette pratique est Histoire de l’occulte, qui à partir du 15 octobre sera disponible sur Netflix dans leur catalogue.

Histoire de l’occulte est un film d’horreur écrit et réalisé par l’Argentin Cristian Ponce, qui a fait une belle tournée de festivals comme le Marche du Film au Festival de Cannes et le Fête de Sitges, ainsi qu’il a également été observé au Portugal, en Angleterre et en Italie. Partout, il fit grande impression et attira l’attention de l’un des géants du monde. Diffusion, qui a pour la deuxième fois contacté le réalisateur et a acquis les droits de distribution.

Le film se déroule dans un univers alternatif où le président argentin est dénoncé pour corruption. L’incitation tient au fait que derrière tout le scandale politique, il y a une secte qui pratique la magie noire et qui pourrait être complètement incarnée dans la classe politique du pays. A partir de là, un groupe de journalistes à l’origine de l’émission télévisée emblématique « 60 Minutes Before Midnight » fera tout son possible pour démasquer la situation.

Selon Maquereau, le film a de grandes influences de classiques comme Tous les hommes du président et Les fichiers X, qui sont évidents. Le réalisateur a expliqué en dialogue avec Realpolitik Que le film « Combine enquête journalistique et terreur ». De plus, il a évoqué le détail technique le plus important de son film, l’idée de raconter toute son histoire en noir et blanc, et a assuré : « J’aime travailler avec une basse définition d’image, surtout dans ce genre, qu’il faut se forcer, aiguiser son regard pour comprendre ce qui se passe ». Vous pouvez voir la bande-annonce du film sous ces lignes, The Kirlian Frequency, le travail de Ponce qui est déjà sur Netflix.
Avant Histoire de l’occulte débarque sur Netflix. Ceux qui souhaitent connaître le travail de Cristian Ponce peuvent profiter de la série animée La fréquence Kirlian. Également encadré dans le genre de l’horreur, avec des influences claires de Les fichiers X. Cest une série anthologique qui a pour axe la ville fictive de Kirlian et une radio qui émet à partir de là pour raconter les mythes et légendes les plus étranges du lieu.

La première saison est complète sur la plateforme, avec des histoires qui ne durent pas plus de dix minutes. Il y a cinq épisodes au total qui montrent des histoires avec des loups-garous et des sorcières, pour ne citer que quelques exemples. Le deuxième volet est composé, pour l’instant, de trois épisodes, que l’on peut voir gratuitement sur Youtube.

GODF : ciné-débat « La Commune de 1871 »

Après la projection du documentaire « La Commune de 1871 », la parole circulera sur le thème « La Commune de Paris, l’avant-garde d’une nouvelle République ».

L’intervenante est Mme Cécile CLAIRVAL-MILHAUD, réalisatrice et productrice.

Un ciné-débat en présence de Georges SERIGNAC, Grand Maître du Grand Orient de France et de Dominique HAYER, Grand Officier délégué à la Culture, Musée, Archives et Bibliothèque.

Infos pratiques :

Vendredi 15 octobre 2021, à 19h15

Grand Orient de France, 16 rue Cadet – 75009 Paris

Pour assister au colloque, vous devez présenter une pièce d’identité ainsi que votre Pass-Sanitaire ou un test PCR négatif ou antigénique (moins de 72 heures)

Pour des raisons de sécurité et d’accueil, l’inscription est obligatoire sur :

https://bit.ly/3zO5djx