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Connaissez-vous Émile Mellinet ?

De 1846 à 1851 le colonel Mellinet, officier supérieur de la Légion étrangère, sera le principal fondateur de la ville de Sidi Bel Abbès. Il est nommé sénateur le 15 mars 1865. Puis il remplace le général Bernard Pierre Magnan comme grand maître au Grand Orient de France de 1865 à 1870.

Il démissionne de son commandement des Gardes nationales de la Seine, le 15 septembre 1869, mais reprend du service en 1870 ; il commande les dépôts de la Garde impériale de Paris à compter du 17 août 1870 et est nommé membre du comité des fortifications de Paris le 20 août 1870. Peu après, il protège l’impératrice Eugénie et lui permet de quitter Paris où la République est proclamée le 4 septembre après la défaite de l’armée française.

Emile Mellinet
Emile Mellinet 1798-1894 Photo Cremiere Paris

Fils et petit-fils de franc-maçon, il est lui-même initié dans la loge « Mars et les Arts » à l’orient de Nantes en 1815, à l’âge de 16 ans. 50 ans plus tard, il devient grand-maître du Grand Orient de France le 9 juin 1865 en prenant la suite du défunt Maréchal Magnan. Il est ensuite promu comme grand commandeur du Grand Collège des rites, il s’affilie alors à la loge « Les Cœurs unis ». Vigilant sur les principes, il a garanti pendant son exercice la liberté des discussions et des opinions au sein de l’ordre. Il ne se présente pas en 1870 pour un second mandat, malgré l’assurance d’une réélection certaine

Le 10 mai 1894, une place de Nantes est baptisée place Mellinet. On y érige ensuite une statue de lui, inaugurée le 29 mai 1898. Cette œuvre d’environ 6 m de hauteur, en fonte, réalisée par Gustave Leblanc-Barbedienne, représente le général debout, tête nue, dans une pose martiale : d’un mouvement énergique, l’épée à la main, il désigne l’ennemi de son bras gauche tendu. Sur son socle en pierre est gravé « Général Mellinet 1798 – 1894 ».

Pour mémoire, voici comment dans le « Dictionnaire de la franc-maçonnerie » (PUF, 2012) est décrit le parcours maçonnique du général Émile Mellinet (1791-1894) :

« Initié en 1815 à la loge « Mars et les Arts », Orient de Nantes. Grand Maître du Grand Orient de France le 9 juin 1865 à la suite de la mort du maréchal Magnan sur proposition du président du Conseil de l’Ordre le Dr de Saint-Jean. Dans son discours d’installation il rappela que son grand-père et son père avait été maçons et que lui-même avait été initié à l’âge de 16 ans. Le gouvernement semble avoir vu d’un bon œil cette élection. Il a laissé un bon souvenir aux Maçons républicains d’après 1870. Vigilant sur les principes, il sut assumer la liberté des discussions et des opinions. En 1870, il renonça à une seconde élection pourtant certaine. »

Etes-vous déjà venu en Tenue avec votre chien ? Cela existait au XVIIIe siècle !

Cet article est entièrement rédigé par JB du Musée virtuel de la musique maçonnique (MVMM)

Cela pourrait ressembler à un canular. Pourtant, tout ce qui suit est totalement réel et historique. Vous avez peut-être entendu parler de L’ordre des Mopses ?

Parmi les nombreux ersatz de la franc-maçonnerie qui ont fleuri au XVIIIe (et dont certains exemples sont mentionnés dans le présent chapitre du site), un des plus pittoresques est sans contredit l’Ordre des Mopses, qui était mixte et qui connut une assez brève existence, surtout en Autriche et en Allemagne, à partir de 1838.

La deuxième partie de l’ouvrage de Pérau, L’ Ordre des Francs-Macons trahi, et Le secret des Mopses révélé, s’intitule Le secret des Mopses révélé et va de la p. 201 à la p. 240. On y relève – outre la gravure reproduite ci-dessous avec certains de ses détails – quelques détails savoureux, tels celui concernant le signe :

Le premier Signe se fait en appuyant avec force le doigt du milieu sur le bout du nez, les deux autres doigts sur les deux coins de la bouche, le pouce sous le menton, le petit doigt étendu & écarté ; & en faisant sortir le bout de la langue par le côté droit de la bouche.

On remarque que ce signe évoque remarquablement le museau aplati du carlin (Mops en allemand) !

Signes mystérieux

On trouve dans les divulgations du XVIIIe d’autres descriptions curieuses de signes de reconnaissance attribués à des sociétés maçonniques ou para-maçonniques. S’agit-il de pratiques ayant réellement eu cours, ou d’affabulations peut-être destinées à semer la confusion dans l’esprit des profanes (et même à bien s’amuser à leurs dépens s’ils tentent d’en faire usage) ? La question reste ouverte.

On citera comme exemples :

– dans Le Parfait Maçon de 1744, cette description (p. 50) du signe d’Apprenti (qui, comme le fait remarquer Jan Snoek dans Le rite d’adoption et l’initiation des femmes en franc-maçonnerie, des Lumières à nos jours, p. 101, est le même que celui du 2e grade dans certains Rituels d’Adoption):

Le premier signe se fait en appliquant les second et troisième doigts de la main gauche sur ses lèvres, et posant le pouce sous le menton. Tout franc-maçon qui aperçoit ce signe, doit répartir par un autre, en se pinçant le lobe de l’oreille droite avec le pouce et le petit doigt de la même main.

– dans Les francs-maçons écrasés de Pérau, cette description (p. 212) du signe des Frères Servants :

Le Signe des Servants commence par l’élévation de la main droite à hauteur d’épaule, en étendant le bras dans toute sa longueur, de façon cependant que le pouce se trouve assez éloigné des autres doigts pour former la figure d’un compas. Cette première position s’appelle le premier temps du Signe. Ensuite le pouce & les quatre doigts venant à se replier, la main demeure fermée pendant quelque temps, au bout duquel on étend l’index seulement, tandis que les autres doigts restent toujours dans le même état. Ce changement, & ce repli de la main, s’appelle le second temps. Au troisième, on porte la main au visage, de manière que l’index dans sa longueur, ferme exactement sa bouche, & que le bras se trouve collé au milieu de l’estomac, & le coude appuyé sur la poitrine. On doit observer que l’index, en fermant la bouche, doit se trouver dans une position unique & singulière. Le poing doit être appliqué dessus, de façon que la distance qui se trouve entre le pouce & l’index touche le menton, & que la première jointure de ce dernier couvre immédiatement les lèvres, & que les deux autres, posées directement sur le nez, en excèdent la hauteur : dernière position, qui finit les trois temps du signe auquel les Frères se reconnoissent, & après lequel chacun d’eux laisse retomber son bras dans sa situation naturelle.

Plus cocasse encore – mais on sait Pérau plutôt malicieux, et peut-être imaginatif ? – est la phase du rituel de réception illustrée et contée ci-dessous, au moment où le (la) candidat(e) a encore les yeux bandés, et après le dialogue suivant :

Le Gr. M. Demandez-lui si son obéissance sera prompte, aveugle, & sans la moindre contradiction ?

Le Surv. Oui, Grand-Mopse

Le Gr. M. Demandez-lui, s’il veut baiser les Frères ? 

Le Surv. Oui, Grand-Mopse

Le Gr. M. Demandez-lui, s’il veut baiser…. 

… Je m’arrête ici, pour faire souvenir le Lecteur que ce n’est pas moi qui parle, mais le Grand Maître d’un Ordre illustre, ou tout au moins un Maitre de Loge ; & qu’il ne m’est point permis de changer des termes consacrés. Le Grand-Maitre continue donc ainsi : Demandez-lui s’il veut baiser le cul du Mopse ou celui du Grand-Maître ? … Un mouvement d’indignation, que le Récipiendaire manque rarement de faire dans ce moment, oblige le Surveillant à le prier avec toute la politesse & toutes les instances possibles, de choisir l’un ou l’autre. Cela forme entre eux la dispute la plus originale qu’on puisse imaginer. Le Récipiendaire se plaint avec aigreur qu’on pousse la raillerie trop loin, & déclare qu’il ne prétend point être venu là pour servir de jouet à la Compagnie. Le Surveillant, après avoir inutilement épuisé sa rhétorique, va prendre un Doguin de cire, d’étoffe, ou de quelque autre matière semblable, qui a la queue retroussée, comme la portent tous les Chiens de cette espèce ; il l’applique sur la bouche du Récipiendaire, et le lui fait ainsi baiser par force.

NDLR : on sait qu’à cette époque, même dans la maçonnerie proprement dite, les épreuves de la réception relevaient parfois plus du bizutage que du cheminement initiatique …

On s’amusait aussi beaucoup sans doute dans les Loges d’Adoption lors de cette phase du Rituel où le Vénérable faisait répéter à la récipiendaire cette partie du texte de son Obligation (exemple de cette phrase, qu’on retrouve dans beaucoup de Rituels d’Adoption : L’adoption ou La maçonnerie des femmes, p. 17):

… Je promets de plus & m’engage de coucher cette nuit avec … (ici le Vénérable s’arrête un instant) … la jarretière de l’Ordre …

Cette partition a été rééditée en 1909 avec un accompagnement de piano (voir p. 237). C’est sur cette édition qu’est basé le fichier mp3 que vous pouvez entendre séquencé par Christophe D.

Le texte figure sous la partition aux pages précitées. On en trouvera ci-dessous le premier couplet, tel que reproduit à une page du riche site du Dr. Roland Müller :

Nun kommt mein Mops, das treue Thier,
Mir täglich angenehmer für,
Da sich die Menschen nicht mehr schämen,
Den Hundenahmen anzunehmen;
Und auch so gar,
Ist das nicht rar?
Die Schönen dieser Erden
Anitzt zu Mopsen werden.
Viens mon Mopse, carlin fidèle
Tu m’es plus agréable de jour en jour,
Puisque les gens n’ont plus honte
De prendre un nom de chien
De sorte que même
– N’est-ce pas étrange ? –
Les beaux de ce monde
Deviennent des Mopses maintenant.

Voici également les couplets 4 et 5 :

Wie freundlich dieser aber leckt, 
Das Pfötchen giebt, die Zunge streckt, 
Das wird, mit Wahrheit zu gestehen, 
Bei andern Hunden schwer geschehen. 
Der eine knurrt, 
Der andre murrt; 
Sehr viele sind unbändig, 
Die Mopse treu, bestândig.Daß doch die Menschen insgesammt, 
Nach ihrem Stand, Beruf und Amt, 
Insonderheit die lieben Frauen 
Mein Möpschen nicht zum Beispiel schauen! 
Und nicht zur Zeit, 
Schon weit und breit, 
In den getreuen Orden 
Sind aufgenommen worden! 
Il nous lèche si amicalement,
Il avance sa petite patte, et tend la langue
Voilà qui en vérité
Arrive rarement chez les autres chiens
L’un grogne,
L’autre grommelle
La plupart sont indociles
Les Mopses sont fidèles et calmes.Pourtant, les gens en général,
Selon leur classe, métier ou fonction,
Particulièrement ces chères dames
Ne prennent pas exemple sur mon petit carlin !
Elles n’ont jusqu’à présent,
Été admises
Ni de près, ni de loin
Dans l’ordre loyal !

Merci à Jacques Huyghebaert qui m’a aidé par son précieux travail de traduction.

Le dessin ci-dessous, publié en Pologne en 1908, est visiblement inspiré de l’illustration de Pérau.

Lyon, creuset des chemins initiatiques (VIDEO)

D’après une idée originale de Daniel Robin,
Réalisation/montage : Georges Laurent.
Production : Nagib Kary
Vertical Project Media
https://vertical-project.com

Après la mort de Jean-Baptiste Willermoz en 1824, la Franc-Maçonnerie n’a plus le même prestige qu’au XVIIIe siècle.

A Lyon, commence alors une période caractérisée par une sorte de renouveau de la ferveur religieuse, qui est certes ancrée dans le christianisme, mais qui possède des aspects forts originaux propres à cette ville.

Au XIXe siècle, Lyon verra naître et s’épanouir des courants spiritualistes très divers :

le spiritisme avec Allan Kadec, L’œuvre de la Miséricorde d’Eugène Vintras, les cérémonies du sulfureux abbé Joseph-Antoine Boullan, L’œuvre de la propagation de la foi de Pauline Jaricot, le penseur Antoine Blanc de Saint-Bonnet, Joséphin Péladan et son Ordre kabbalistique de la Rose+Croix, Papus et son Ordre Martiniste, le thaumaturge Maître Philippe de Lyon, Joanny Bricaud et son Eglise Gnostique, Constant Chevillon successeur de Bricaud.

Au regard de cette effervescence des idées et des courants spiritualistes, on peut dire qu’au XIXe siècle, Lyon s’affirme comme une ville marquée par le sceau du mysticisme, de l’ésotérisme et du prophétisme.

GLFF / Présidente du parlement Européen : « Je T’aime… Moi Non Plus »?

La Grande Loge Féminie de France publie, en date du 21 janvier courant, le communiqué de presse suivant :

« Élection de la présidente du parlement Européen

Droits des Femmes : le Parlement Européen doit être cohérent avec ses principes

Le Parlement européen vient d’élire une nouvelle présidente, Roberta METSOLA, députée maltaise. Après Simone VEIL et Nicole FONTAINE, nous saluons l’élection d’une femme à la présidence du Parlement européen.

Nous ne pouvons cependant que regretter les positions très affirmées de cette nouvelle présidente en matière d’IVG ou de criminalisation des violences faites aux femmes, lesquelles sont en contradiction avec les objectifs humanistes et éclairés de l’Union européenne.

Bien que Madame METSOLA, hostile entre autres à l’avortement, ait déclaré tenir ses convictions personnelles à distances de son nouveau rôle, la Grande Loge Féminine de France s’inquiète du signal négatif de cette élection.

À l’heure où l’accès à l’avortement sécurisé, à l’éducation sexuelle et à la contraception sont menacés dans plusieurs États membres de notre Union sous la pression de fondamentalistes religieux, qu’en sera-t-il, sous cette mandature, de ces avancées essentielles ?

La Grande Loge Féminine de France, à travers son Institut Maçonnique Européen appelle les représentants des peuples d’Europe à être les dignes héritiers de Simone VEIL – première présidente du Parlement européen, laquelle a permis l’adoption de la loi dépénalisant l’avortement en France – pour mettre en actes effectifs les principes fondamentaux de l’Union, en particulier l’égalité en droit et en dignité des sexes.

La Grande Loge Féminine de France soutient la proposition faite pour l’inscription de la reconnaissance du droit à l’avortement dans la Charte Européenne des droits.

Contact presse : communication@glff.org »

Communiqué de presse

[NDLR : surlignage et image de couverture de notre fait ]

GLFF - Page contact
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2022 : Les 240 ans du Convent général de Wilhelmsbad

Ne doutons-pas que nos Soeurs et Frères rectifiés ne manqueront pas de fêter dignement cet anniversaire à travers le monde. En France, près de 10 000 SS & FF, sur les 160 à 175 000, maçonnent au Rite/Régime Écossais Rectifié !

Un colloque sans doute à venir à date anniversaire et organisé par les Grands Prieurés des différents corps maçonniques.

Pour mémoire, le Convent de Wilhelmsbad, fut ouvert le 16 juillet 1782 et siégea jusqu’au 29 août 1782 et fut suivi de trois séances supplémentaires dites de « prorogation ». Il eut lieu donc à Wilhelmsbad, dans la banlieue de la ville de Hanau, en Allemagne, connue dès le XVIIIe siècle pour ses cures thermales.Illustration : Silhouettes du Convent de Wilhelmsbad : au centre, le duc Ferdinand de Brunswick ; en haut, de gauche à droite, le Dr Giraud et Bode ; en bas, le comte de Virieu et le marquis de Chefdebien (Bibliothèque de Lyon, Ms. 5426).

CHILI : Salutations protocolaires au président de la Cour suprême de justice par le Grand Maître

De notre confrère granlogia.cl

Une commission maçonnique dirigée par le Grand Maître, Sebastián Jans Pérez, et le Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil, Carlos Soto Concha, a rendu visite au nouveau président de la Cour suprême de justice, Juan Eduardo Fuentes Belmar, pour lui transmettre les salutations protocolaires et les félicitations pour la gestion de départ.

« Nous sommes venus en Grande Loge, aux côtés du Souverain Grand Commandeur, saluer le nouveau président de la Cour Suprême de Justice, lui souhaiter le plus grand succès. Pour nous, le rôle de la magistrature au sein des institutions du pays est très important.  » a déclaré le Grand Maître, ajoutant que « lorsqu’une nouvelle autorité assume, en l’occurrence le Président, nous voulons lui souhaiter le meilleur des succès et mettre notre meilleure volonté pour tout ce qui est nécessaire » Sebastián Jans a également invité Juan Eduardo Fuentes à la 160e anniversaire de la Grande Loge du Chili et en septembre à Fraternitas de la República.

Le Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil, Carlos Soto Concha, a quant à lui déclaré « pour l’ordre maçonnique en général et en particulier pour le Suprême Conseil, l’une des institutions importantes de la République est la Cour Suprême de Justice et c’est pourquoi nous avons considéré c’est un devoir « Nous sommes heureux de présenter nos respects et d’offrir notre collaboration au nouveau président de toutes les manières possibles. Nous sommes reconnaissants qu’il nous ait accordé une partie de son temps pour discuter de l’importante question de la justice au Chili. »

Rodrigo Lillo Astorga, Grand Expert de la Grande Loge du Chili et Jaime Jara Miranda, ont également participé à la réunion au cours de laquelle la Grande Loge du Chili a remis au Président du pouvoir judiciaire, une série de livres, parmi lesquels La Masonería Propone au Chili et le livre récemment publié par Emilio Morgado sur le droit du travail collectif au Chili.

Juan Eduardo Fuentes Belmar, qui a une carrière judiciaire de 47 ans, a été élu en décembre à la tête de la plus haute juridiction du pays. Formé à la Faculté de droit de l’Université de Concepción, il a été nommé à la Cour suprême en 2011, alors qu’il présidait la Cour d’appel de Santiago. Il est l’un des quatre ministres de la Cour suprême que le président Sebastián Piñera a nommés dans son premier gouvernement.

Le G.I.T.E. nouveau est arrivé!

Le Groupement International de Tourisme et d’Entraide (G.I.T.E.) réunit des membres de toutes Obédiences et rassemble les métiers d’accueil, de l’hôtellerie, de la restauration, des gîtes d’étape et de toute autre profession conforme à leur éthique ainsi que des membres se déclarant « à la disposition des Amis ».

Chacun sera ainsi heureux de rencontrer dans sa ville ou à l’autre bout du monde une Sœur ou un Frère avec qui partager des moments de convivialité fraternelle.

Depuis 1955, l’annuaire du G.I.T.E. paraît chaque début d’année. Un cahier spécial, en début d’annuaire, répertorie en France et dans le Monde, les « tables d’hôtes destinées aux Amis ». Au total, 1700 membres, dont plus de 1300 en France, présents dans 50 pays au monde !

Un indispensable pour tout Maçon en chemin…

Retrouvez sur 450.fm nos articles du 11 septembre 2021 « Changement de présidence au G.I.T.E. (Groupement International de Tourisme et d’Entraide) » https://bit.ly/3rNIQbR

Jean-Pierre VIC, président du G.I.T.E.

et du 3 octobre 2021 « Interview EXCLUSIVE de Jean-Pierre VIC, le nouveau Président du G.I.T.E. » https://bit.ly/3G5x7e0

G.I.T.E. – Annuaire 2022 avec macaron – Collectif – G.I.T.E., 2022, 28 €

Le logo du G.I.T.E.
  Le Mot du Président : Jean-Pierre VIC (Source : https://le-gite.net/)

Très Cher(e)s Ami(e)s du G.I.T.E.

Cette lettre du G.I.TE doit être le miroir de notre association fraternelle à travers ces pages ; nous devons faire vivre les émotions, les manifestations et l’implications de la vie du G.I.T.E, un vrai journal de nos actualités des Sœurs et Frères des régions et pays membres de notre fraternité.

Bien sûr, nous comprenons que la covid ne nous a pas épargné ; mais la lumière d’espoir jaillit des ténèbres, et nous reprenons avec Force et Vigueur, le chemin de nos Loges, nos réunions avec nos Frères et Sœurs ; nos tables d’hôtes qui ont tant souffert, reprennent vie et la chaleur de nos agapes réchauffent nos cœurs Fraternels.

Souhaitons que cette lettre soit la chaine union d’espérance ouverte à tous et doit refléter la vie la passion de notre mouvement. Les moyens de communication moderne tel que la Visioconférence, les réseaux sociaux nous soient une aide précieuse, afin que tous ensemble, notre chaine d’entraide perdure dans sa mission.

Le rôle des Délégués n’est pas facile. Je sais la tâche est difficile.

La Puissance, la Force et la Beauté de notre Association, nous conforte par l’engagement que nous lui portons ; j’ai confiance en votre détermination fraternelle pour son rayonnement UNIVERSEL.

Notre maison, 36 avenue de Clichy est aussi la vôtre ; nous somme à votre écoute, de vos souhaits bienveillants.

Mes Chers Amis et Membres,

TRANSMETTEZ A VOS PROCHE, MES SALUTATIONS CHALEUREUSES ET FRATERNELLES, AINSI QUE CELLES DES MEMBRES DU BUREAU, QUI SONT AVEC VOUS.

Septembre 2021
Jean-Pierre VIC

Détail 1re de couverture GITE 2022

G.I.TE. – 36, avenue de Clichy -75018 PARIS
Tél. : 01 45 26 25 51/Port. : 07 50 54 16 33
E-mail : le.gite@free.fr

Jean-Pierre VIC, président du G.I.T.E.

QUEBEC : Les francs-maçons se dévoilent au musée

De notre confrère de Montréal lapresse.ca – Par Violaine Ballivy

Elle a été visée par des théories du complot, accusée de vouloir contrôler des gouvernements, traitée de secte : la société des francs-maçons s’est attirée au fil des ans tous les qualificatifs possibles. Probablement parce qu’elle aimait bien s’entourer d’un voile de mystère, qu’elle souhaite voir se dissiper en s’exposant cette année au musée. Tour d’horizon d’une société secrète qui veut l’être de moins en moins.

Secte ou société secrète ?

C’est l’une des premières questions évoquées par l’exposition présentée au musée des cultures du monde de Nicolet jusqu’en novembre 2020. « On est plutôt une société qui a des secrets… qui sont étalés sur l’internet ! », badine Marc David, président de la Grande Loge du Québec. « Elle a des rites de passage, comme les scouts en ont aussi et dont ils ne parlent pas, sans qu’on les traite de sectes », explique Hervé Gagnon, auteur de romans et commissaire de l’exposition. « Tout le monde sait que les francs-maçons existent, mais dans les faits, très peu de gens comprennent vraiment qui ils sont, ce qu’ils font. »

PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE DES CULTURES DU MONDE DE NICOLET« Tout le monde sait que les francs-maçons existent, mais dans les faits, très peu de gens comprennent vraiment qui ils sont, ce qu’ils font. », indique le président de la Grande Loge du Québec, Marc David.

Sont-ils tous maçons ?

Non ! Le temps des cathédrales est bien loin : les francs-maçons ne sont plus (ou alors, rarement) des tailleurs de pierre de profession. Fondés au XVIIe siècle, ils sont officiellement ouverts à tous les corps de métier depuis 1717. C’est à cette époque que le port de gants blancs s’est imposé pendant les rencontres, afin de ne pas distinguer les ouvriers aux mains calleuses des bourgeois aux mains de porcelaine.

PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE DES CULTURES DU MONDE DE NICOLETFondés au XVIIe siècle, les francs-maçons sont officiellement ouverts à tous les corps de métier depuis 1717.

Mais sont-ils tous des hommes ?

Certaines loges sont mixtes, mais la plupart n’acceptent que des hommes. C’est le cas de la Grande Loge du Québec, qui est à Montréal, et de la Grande loge unie d’Angleterre, la plus importante du mouvement avec 200 000 membres et dont relève celle de Montréal. La présence – ou plutôt l’absence – des femmes « est une question importante, dit Marc David. C’est, à première vue, paradoxal de la part d’une organisation tolérante qui préconise le développement moral : il faut être inclusif. » La donne pourrait donc changer, remarque M. David.

PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE DES CULTURES DU MONDE DE NICOLETCertaines loges sont mixtes, mais la plupart n’acceptent que des hommes.

Georges Laraque est-il franc-maçon ?

Oui ! L’ancien joueur de hockey en a moins parlé que de son virage au véganisme, mais n’en est pas moins fier, assez pour être porte-parole de l’exposition de Nicolet. Il a joint l’association en 2016. « C’est le côté caritatif qui m’a intéressé », explique-t-il, en faisant référence notamment aux collectes de fonds organisées par les Shriners (qui sont francs-maçons) pour financer l’hôpital montréalais du même nom. Il a aussi enrôlé ses meilleurs amis et fréquente désormais plusieurs loges. « Chacune est différente : il y en a où le côté caritatif est plus fort, d’autres où on parle plus de l’histoire des francs-maçons. » Mais aucune n’accepte les femmes. « C’est une règle stupide, j’aimerais faire quelque chose pour changer ça quand je serai plus haut dans les grades dans la franc-maçonnerie. »

Mais que fait un franc-maçon ?

Les « loges » se réunissent neuf fois par année dans un « temple ». Lorsqu’un nouveau membre est admis ou qu’il monte en grade, un extrait d’une pièce de théâtre propre aux francs-maçons est jouée par les membres. « Il y a parfois des présentations sur divers sujets de développement moral », explique Marc David. On se pose des questions du genre « Quel est le sens de la vie ? », mais tout débat sur des sujets religieux ou politiques est officiellement interdit (d’ailleurs, en France, les membres du Front national sont interdits parce que leurs positions d’extrême droite sont jugées incompatibles avec les valeurs d’humanisme du groupe).

PHOTO ANNE GAUTHIER, ARCHIVES LA PRESSEGeorges Laraque est franc-maçon depuis 2016.

Et sont-ils nombreux ?

Beaucoup moins qu’ils ne l’ont déjà été au Québec : on recense en 2019 quelque 3500 francs-maçons contre quelque 20 000 au plus fort de la participation, dans les années 60. À l’échelle mondiale, les estimations vont de trois à quatre millions de membres. « Il fut un temps où tous les gens importants étaient francs-maçons », note Hergé Gagnon. À l’exception des femmes.

Lumière sur les francs-maçons, exposition présentée au Musée des cultures du monde de Nicolet jusqu’à l’automne 2020.

Je suis, donc je pense !

2

L’Etre humain du XXIème siècle définit encore souvent son identité par son appartenance religieuse ou philosophique : je suis chrétien, juif, musulman, bouddhiste, etc. A noter que le non-croyant se définit de la même façon en disant : je suis athée.

On ne nait pas lié à une religion, on le devient ! Ne serait-il temps de proposer l’abolition de cette définition de l’Homme par sa confession ou non-confession. Il est vrai que, avant d’être chrétien, juif, musulman ou bouddhiste, IL ou ELLE EST, tout simplement. Un homme ou une femme parmi ses semblables.

Et précisément, qu’est-ce qu’ETRE ? Ce verbe « être » qui, de ma naissance à ma mort, nomme à la fois mon existence et mon attribution, fait donc de moi un « étant » à partir d’un processus, dont il est d’abord utile de prendre ou reprendre conscience, afin de répondre à la proposition qui nous est faite.

Qu’est-ce que l’homme ?

Nous pouvons en effet nous poser la question « Qu’est-ce que l’homme ? ». « L’homme est la mesure de toutes choses » nous répond le sophiste grec Protagoras. Avec la raison, l’intuition et l’imagination, ces trois sœurs qui se chamaillent en lui, l’homme n’est-il pas tout au contraire la démesure de toutes choses, cette fameuse ubris, « le toujours plus » des grecs anciens. Car enfin, qu’est-ce que l’homme, sinon un être dont cette raison est sans cesse bousculée, mise à mal, défiée par les deux autres, ces deux espiègles, vitales mais non fiables, la pythonisse précitée et la « folle du logis », ainsi nommées par ces mêmes grecs. Cet homme doué de raison donc, – j’entends ici l’homme qui ne cherche pas à avoir raison mais à raisonner – c’est celui qui, sans passion excessive et grâce à une pensée cohérente, cherche à distinguer le réel de la fiction, le bien du mal, le vrai du faux, le juste de l’injuste, le bon du mauvais. C’est celui qui observe des normes claires, qui fait preuve de logique et de bon sens.

Mais, mais… ce serait ignorer que cet homme dit raisonnable doit compter aussi avec son affectivité qui le rend, tantôt euphorique, tantôt angoissé, autant dire dominé par ses émotions, incertain, jaloux, méchant, violent – nous vivons cette violence au quotidien – et dont l’intuition, peut lui donner une prescience des choses, comme le soumettre à l’erreur totale ! Quant à son imagination, elle fait de lui un être subjectif, prompt à la pensée magique, prompt au merveilleux, aux signes, aux coïncidences, qui refuse la mort, se berce d’illusions, croit plus au destin qu’à son libre-arbitre, et par là-même se pense agi par le sort, sinon les forces de l’esprit. Ainsi est l’homme, ne nous le cachons pas, un être à la fois multiple et incomplet, commun et paradoxal, davantage disposé par nature, au plaisir qu’à l’ascèse, à la croyance qu’à la preuve, au désordre qu’à la sagesse…Ainsi nous sommes. Ainsi je suis !

Je ne veux pas affirmer pour autant que la raison est notre vérité absolue et doit dominer en permanence tous les actes de notre vie. L’ère de la technologie nous fait croire que la raison est aux commandes de notre psychisme et que l’intuition et l’imagination, ont un rôle secondaire, voire fantaisiste ou toujours dangereux. « Si c’est la raison qui fait l’homme, c’est le sentiment qui le conduit », dit fort à propos Jean-Jacques Rousseau. Nous avons pris l’habitude de juger notre société des hommes, en termes d’actes rationnels et irrationnels. Or, on entend par « irrationnel » – avec un brin de moquerie- non seulement ce qui n’est pas explicable par la raison, mais ce qui serait faux, trompeur, illusoire, farfelu. Cette attitude fait ainsi bon marché de l’une des fonctions principales de notre psychisme : l’imaginaire, qui abrite en son sein notre imagination.

Au vrai, par le truchement de cet imaginaire – siège même de nos croyances – qui nous permet de nous évader de notre scaphandre personnel et d’agrandir notre espace mental, nous exprimons toute cette part « irrationnelle », difficilement contrôlable de nous-mêmes, sans laquelle nous ne pourrions pas vivre une vie riche et pleine, de nos émotions de base à nos doutes quotidiens, de nos impressions premières à nos élans poétiques, de nos angoisses les plus fortes à nos espoirs les plus enthousiastes, de nos pensées les plus sophistiquées à notre créativité la plus débridée.

Nous jouons les rationnels purs et durs et, dans le même temps, indisciplinés, nous succombons à nos désirs, à nos amours, pulsions et croyances, toujours nouveaux. A travers nos contemplations, nos coups de foudres, nos achats même, dits impulsifs, donc irrationnels. Un regard en forme de promesse, un concerto de Mozart, un coucher de soleil sur la plage ou une automobile en vitrine, peuvent littéralement, irrésistiblement, nous emporter ! Parce que notre vie serait bien triste, si elle n’était que raison, sans les lumières de nos fantasmes, ces délicieux aiguillons du désir… Nous sommes rationnels mais captivés par l’irrationalité des récits, bibliques, templiers, alchimiques, des contes égyptiens, des légendes de toutes provenances, véritables bains de jouvence pour notre esprit curieux, assoiffé d’énigmes à tiroirs, d’aventures à suspense et d’images métaphoriques. Alors, acceptons-nous comme nous sommes, des grands enfants, des êtres de contradiction. Pour vivre, nous avons besoin d’un passé donc de récits, mais aussi de pain et d’eau, (de vin bien sûr !) et encore, d’amour et de rêves. Partant vivre, c’est croire même à l’incroyable ! Parce que notre cerveau animé par le principe de plaisir, mais sans cesse contré par le principe de réalité, a besoin de projets agréables !

De la lumière à la lucidité

De fait, comment pourrions-nous vivre, si nous ne croyons pas que nous serons vivants demain, la semaine prochaine, si nous ne croyons pas à nos rendez-vous à venir, à nos projets de travaux et de vacances ?! Puisque la science ne nous répond pas, ou mal encore, à la trilogie questionnante : Qui suis-je ? d’où viens-je ? Où vais-je ? il faut bien que notre imaginaire espiègle nous fasse, si j’ose dire, présent d’un passé et aussi d’un futur. Qu’il compense, joue, qu’il dessine des arcs en ciel devant nos yeux, pour enchanter le monde ! Nous sommes des êtres de désirs et de répétitions. Dès lors, le besoin de croire ou plutôt le désir de croire au surnaturel et au merveilleux, entraîne en nous celui d’entendre, et de réentendre – comme autant de bonbons de l’esprit – des histoires, en l’occurrence, fondatrices. Rappelons-nous notre enfance et notre propension à nous faire répéter sans fin des contes de fée, avant de nous endormir, tels le Petit Chaperon rouge ou le Petit Poucet. Ces récits, tranches de vie insolites mises en mots, ont permis à chacun de nous, en devenant inconsciemment un héros de fiction, de se créer une mythologie personnelle. « Dis-moi quel est ton conte de fée préféré, et je te dirai qui tu es ! » affirme le psychologue Bruno Bettelheim. Qui dit mythe, dit passé. Nous rattrapons ici un autre grand fantasme de l’homme : s’attribuer une rétrospective et revendiquer une origine toujours plus lointaine ! Sur ce plan, il n’est qu’à constater le succès pérenne de la généalogie familiale !

Pourtant, lorsque l’imagerie nous ramène à Adam, au hasard des pages illustrées d’un catéchisme d’enfance, que découvre-ton en regardant bien ? L’homme premier n’a pas de nombril : il ne s’est pas créé lui-même ! De la sorte, depuis la genèse, les successions humaines, par définition, se reproduisent…mais ne cessent de se poser la question de leur créateur initial ! Pour dépasser ce mystère, elles ont d’abord inventé des divinités génitrices, puis du polythéisme, sont venues au monothéisme avec les religions du Livre. Autant de symboles « compensateurs » pour apaiser leur tourmente existentielle. L’homme moderne continue de la subir et il éprouve toujours la même obsession lancinante, frustrante : celle d’un début à connaître, d’un point de départ de l’univers, d’un « comment » et partant d’un « pourquoi » de sa propre histoire.

Le « pourquoi », précisément – son besoin de sens – c’est la caractéristique même de l’homme, sa qualité majeure sur les autres animaux, en termes de curiosité créative, mais c’est aussi son défaut, car ce questionnement permanent participe à l’angoisse précitée. Voilà donc, tel que nous sommes, tel que je suis, éternel « questionneur », en quête d’explications. Un homme qui de fait, en contient trois, l’expert modelé par les techniques modernes et rompu à leur usage, le logicien héritier du rationalisme de ces fameuses Lumières et le poète, que son imaginaire avide invite à rêver davantage, seul ou mieux en communauté. Parce que dans la cité, à l’époque de l’avion supersonique, du TGV, de l’ordinateur et du téléphone portable, certes on communique de plus en plus…mais on se parle de moins en moins !

Dès lors, n’y a -t-il pas déjà quelque utopie, voire prétention, à dire JE SUIS ?! Nous sommes le résultat de ceux qui nous ont précédés. Nous sommes les autres, et partant des êtres multiples, nous venons de le voir ! Ne s’agit-il de passer de la lumière…à la lucidité ?!

Que signifie pour moi être lucide, sinon éclairer crûment ma réalité. Donc ne pas me mentir, ni à moi ni aux autres. C’est abandonner mes illusions, sortir des pensées d’almanach et fuir les discours creux si courants.

C’est raison garder en respectant les rites du quotidien sans être « ritolâtre ». C’est donc, dans la cité, être clairvoyant mieux que voyant, ne pas attendre obstinément un train qui ne passera jamais mais marcher vers un but accessible ! Sans me dévaloriser, c’est être conscient de mes moyens, moi poussière d’étoile ! C’est cultiver mon souvenir du bien reçu et autant que possible mon oubli du mal qui a pu m’être fait ! C’est encore m’attacher à considérer mon semblable et à être considéré par lui, mieux que reconnu. C’est enfin conserver un ego protecteur mais ne pas le « surgonfler » pour obtenir des regards admiratifs. Le ver n’est luisant que dans les ténèbres !

Dans notre monde du vivant, nous sommes animés par un puissant et mystérieux « vouloir-vivre ». Cet état fait de nous des êtres en demande permanente. De relation, de possession, d’action. Nous éprouvons un constant besoin d’étonnement. Puisque, comme dit Pascal, nous ne savons pas rester dans notre chambre, nous nous affairons fébrilement au dehors. Qui, fuit ainsi la solitude, qui, cherche à se mesurer, qui coure après le pouvoir et les médailles ! Pour trouver du sens, dans une vie qui n’en a pas et oublier notre condition d’hommes provisoires, donc de mortels. Etre lucide, c’est désirer oui, c’est rêver, espérer, croire, j’y reviens. Notre vie s’appuie sur le « croire ». Au ciel, à l’homme, donc au progrès, à la science, la médecine, la justice, l’amour, etc. Le relationnel ne fonctionne qu’à coup de croire et décroire. Parce que croire en quelque chose ou quelqu’un ce n’est pas être dupe : faire confiance, c’est faire crédit, prendre un risque. Donc garder une place au doute, à l’esprit critique. Il faut savoir que l’on croit et ne pas croire que l’on sait ! Qui dit lucidité dit humilité.

Le désir est manque mais il est aussi création. Etre lucide n’exclut ni l’imagination, ni la sensibilité. Ainsi la lucidité devient pure clarté quand, par exemple, elle conduit vers l’art et les émotions esthétiques. Cette synchronie si particulière que fait naître, je dirais, « les éléments en sympathie », régulièrement revécue, fait tomber les défenses en entretenant joie du cœur et paix de l’âme. Tel est en tout cas mon ressenti. De la sorte, ne constitue-t-elle pas en soi une incitation permanente, une véritable ouverture, à toute la gamme d’expressions artistiques dans la cité, qu’elle soit musicale, romanesque, picturale ou encore théâtrale, entre autres ?! Aussi bien comme auditeur ou lecteur, acteur ou spectateur. Participer à la création, s’initier à un art, c’est naître de soi-même.

Nous savons lucidement, que nous ne posséderons jamais la vérité, mais à travers toutes les formes d’art, nous pouvons en percevoir les accents. La représentation enseigne et produit souvent les métaphores du réel. Pratiquer un art ou en être amateur, c’est poursuivre dans l’enthousiasme notre auto-construction, notre enrichissement. Si ce n’est pas forcément baigner dans l’hypothétique bonheur, c’est à coup sûr, en vivre de précieux instants !

Le chemin de la sagesse

Il fut un temps très lointain où la nature était le garde-manger ouvert des humains. La cueillette, forme première de l’égalité, offrait l’abondance à chacun. C’est la raréfaction progressive qui a imposé dans l’ordre, l’agriculture, la propriété, la défiance, la compétition et la jalousie meurtrières. Accepter que l’autre, cet autre moi, existe et mange, fut et demeure la première forme de tolérance ! Et en même temps le constat que l’homme, par sa volonté, est perfectible, améliorable en termes relationnels. Si la perfection (du latin perfectio, achèvement, complétude) semble exister dans l’univers, elle n’est évidemment pas atteignable par l’homme, être inachevé. Et ce n’est sans doute pas à souhaiter. C’est difficile à dire et à entendre, mais sans le mal, notamment, cet Homme que nous sommes, n’aurait plus aucun effort à faire sur lui-même et se morfondrait dans la béatitude émolliente du bien ! Pour faire image, en ce siècle de mal au dos, les colonnes des temples de la Grèce antique, peuvent nous inspirer de redresser si besoin notre colonne mentale – support de notre ciel intérieur – exactement comme nous redressons notre colonne vertébrale physique en nous levant. L’Homme vivant et confiant est un homme debout qui avance, comme le funambule, le buste droit, à coup d’équilibres et de déséquilibres, sur le fil de la vie.

Notre cerveau a besoin de la comparaison, bon outil d’évaluation, s’il est bien utilisé, pour aborder son environnement. Précisément, perfection et sagesse (du latin sapience, science, savoir) sont souvent comparées et rapprochées. Qu’est-ce au juste que la sagesse, sinon le savoir-vivre même ?! La sagesse oppose la raison à la passion, la mesure à l’excès, le contrôle de soi à la colère. C’est le médiateur, le juste milieu. Si dit-on, l’Homme est un animal raisonnable, il s’agit pour lui, s’il est sage, de trouver la bonne mesure entre sa raison et son instinct.

 La vie est un combat et il est même affirmé par l’anthropologie que nous avons besoin d’adversaires pour vivre ! Notre premier adversaire étant nous-mêmes, ne pouvons-nous tenter néanmoins de contenir nos passions dans une main fermée et tendre l’autre ouverte vers autrui ?! Le bras désarmé devient alors outil de rapprochement. La fratrie est le lien par le sang, la fraternité est le lien par le sens. Nous le savons par l’histoire : cette fraternité est une guerre mais que l’on peut décider de ne pas se faire. Grâce à notre volonté même !

A l’époque précitée des Lumières, les philosophes sont persuadés que le progrès éducationnel, culturel et scientifique sera synonyme de progrès de la civilisation. Trois siècles après, les génocides arméniens, juifs et rwandais – entre autres abominations humaines qui se perpétuent – ont prouvé l’évidente insuffisance de la culture. Contrairement à l’animal que l’on dit bête, qui tue par instinct, l’animal humain peut exercer le mal pour le mal, par plaisir même. La haine nous est spécifique : des hommes égorgent d’autres hommes encore aujourd’hui. Nous pouvons remarquer que c’est en Allemagne, pays de longue culture s’il en est, que la barbarie a surgi de la folie nazie, pendant la dernière guerre. Savoir et connaissance ne sont pas, loin de là, synonymes de sagesse et de bonté !

Autant d’éclairements signifiants qui m’invitent à une descente en moi-même, dans cette caverne d’où, humain de condition, je dois m’évertuer à chasser les démons qui y sont encore blottis. Des préjugés à la vanité. Se perfectionner ne signifie pas perfectionnisme. Nous venons de constater les limites du progrès. Elles existent aussi en soi, ces limites, comme nous le rappelle Socrate avec son injonction précitée « Connais-toi toi-même ». La véritable deuxième partie de la maxime est « Sache que tu n’es pas un dieu ! ». Autrement dit, « sache être content de toi, en tant qu’homme ». Vouloir toujours mieux peut conduire à n’être jamais satisfait. La joie et la liberté d’être passent par la conformité à soi-même et à ses possibilités. Accepter la réalité, c’est allier ici la modestie à la lucidité.

Nous venons de le voir, l’Homme est constitutionnellement un « être de croyances ». Je le répète, mieux encore que le besoin de croire, il a le désir impérieux de croire. C’est bien pourquoi il a inventé les religions. Lesquelles, malheureusement, au lieu de relier les hommes – comme religare, relier, l’indique – les opposent. Parce que chacune croit (encore une croyance !) que son dieu est le véritable, l’unique. Et que l’autre est une imposture !

   L’évolution est lente, très lente. Elle n’a pas encore doté le cerveau de l’homo sapiens d’un centre de l’amour, comme il dispose d’un centre de la respiration. Qu’il croit au ciel ou qu’il n’y croit pas, il lui reste néanmoins une chance. Celle qu’ont toutes les religions précitées et l’athéisme aussi, de croire (toujours la croyance !) au sacré et à sa puissance ! Une précieuse création humaine et non céleste !

  Toute déférence gardée pour les religions non dévoyées, si l’Homme réutilise le verbe « être » en disant, non plus « je suis chrétien, juif, musulman ou bouddhiste » mais « JE SUIS SACRÉ ET MES SEMBLABLES SONT SACRÉS ! », alors il peut s’affranchir de tous les dogmes religieux et des diktats de la socio-culture ! Il s’agit donc de passer d’un « je suis » imposé à un « je suis » pensé par lui-même. Nuance !

 Sans le sacré, règnent le désordre et la violence sociale. Avec le sacré, naît ou renaît en l’Homme, le respect sous toutes ses formes. Et aussi ce sentiment de transcendance, porteur du « pourquoi originel », évoqué plus haut, à même de lui suggérer, précisément, de se mettre ou remettre en question. Pour prendre l’authentique chemin de la sagesse, celui qui mène à soi et à l’autre. Il est grand temps de construire davantage de ponts que de tours !

« Celui qui a un pourquoi dans la vie, peut supporter tous les comment ! »

affirme Nietzsche.

BISCAYE : Ambrosio Garbisu, franc-maçon du gouvernement basque

De notre confrère basque deia.eus – Par Jon Penché

Que cet article serve d’hommage et rappelle la personnalité politique basque de grande valeur, que l’exil et le fait d’appartenir à un parti politique qui n’a pas survécu ont fait tomber dans l’oubli.

LE Pays Basque était l’une des régions espagnoles où la franc-maçonnerie était la moins implantée ; le poids énorme de la composante catholique dans la société basque a fait que les loges maçonniques n’ont pas prospéré comme dans d’autres parties de l’État à l’époque contemporaine. Bien qu’après l’invasion française des loges aient été créées à Gasteiz et Saint Sébastien, il a fallu attendre le Sexenio Démocratique, sous un régime politique qui consacrait les libertés de réunion et d’association, pour voir renaître la franc-maçonnerie espagnole en général, et basque en particulier, après la répression subie sous le règne d’Isabelle II et les gouvernements conservateurs.

De même, la relation entre le républicanisme et la franc-maçonnerie en Espagne entre 1868 et 1939 est désormais incontestable dans l’historiographie espagnole. L’harmonie et la proximité entre les deux mouvements étaient telles que là où il y avait une solide implantation républicaine, la franc-maçonnerie avait une présence notable, de la même manière que pour la franc-maçonnerie ses moments d’or coïncidaient avec la proclamation des deux républiques espagnoles. La franc-maçonnerie était en phase avec la pensée de la bourgeoisie réformiste en ce sens que les deux groupes, ainsi que d’autres comme la libre pensée ou le spiritisme, pouvaient être considérés comme une manifestation idéologique hétérodoxe, dissidente et critique à l’égard de l’Espagne « officielle » de la Restauration. C’est précisément là qu’est née sa possible confluence avec le républicanisme.

A Bilbao entre 1868 et 1937 se succèdent des loges comme Estrella del Norte, Caridad, Puritans, Emulation ou Goethe. Des politiciens de Bilbao aussi éminents que le grand chef du républicanisme biscaïen Cosme Echevarrieta, son partenaire dans la maison « Echevarrieta y Larrínaga », et maire de Bilbao et député en 1873 Bernabé Larrinaga, le double député républicain Federico Solaegui appartenait à franc-maçonnerie. , les socialistes José Madinabeitia et Tomás Meabe, et le conseiller républicain du gouvernement basque, Ambrosio Garbisu . Arrêtons-nous sur la figure de ce dernier personnage.

Né à Bilbao en 1877, Garbisu avait des problèmes de vue dès son plus jeune âge, car il alléguait ce défaut physique pour ne pas être incorporé dans les rangs de l’armée en 1896. Les verres en verre épais seraient sa marque de fabrique, comme il apparaît sur les photos celle de lui nous le gardons. En 1921, il épouse Remigia Uriarte Jausoro, presque 20 ans plus jeune que lui.

Son lien avec le républicanisme de Bilbao était précoce. En juin 1895, il est élu membre de la Jeunesse républicaine, organisation présidée par Ernesto Ercoreca, avec qui il partagera ensuite des liens politiques étroits. C’est donc à cette époque d’entre-siècles qu’il commence son activité politique publique, puisque nous le retrouvons comme orateur lors de certains rassemblements organisés à Bilbao et dans la zone minière.

Au cours des trois premières décennies du XXe siècle, il a disparu de la ligne de front politique, sûrement concentré sur les questions professionnelles. En 1914, il est élu secrétaire de l’Association mutualiste des employés, des personnes à charge et des professionnels, organisation avec laquelle il participe à plusieurs initiatives de défense de la classe moyenne.

C’est à cette époque que débute sa relation avec la franc-maçonnerie. Ainsi, il apparaît lié à la loge des puritains de Bilbao où il occupe le poste de couvreur du temple. Cette loge, fondée en 1905, qui partageait un temple avec la loge Caridad dans un immeuble de la rue Alameda San Mamés, fut dissoute en 1908 et ses membres, dont Garbisu firent partie de la loge Caridad elle-même qui fut dissoute en 1920.

Il est revenu à la première ligne politique de la Deuxième République, puisqu’il a été élu conseiller du conseil municipal de Bilbao lors des élections du 12 avril 1931, élections qui étaient devenues un plébiscite sur la forme de gouvernement en Espagne compte tenu de la collaboration d’Alphonse XIII. avec la dictature de Primo de Rivera. Ces élections ont apporté une victoire écrasante à Bilbao pour le bloc anti-monarchiste, composé de républicains, socialistes et nationalistes de l’ANV, qui a remporté 31 conseillers, 12 du PNV et 3 des monarchistes. Dans cette session plénière municipale, présidée par Ernesto Ercoreca, Ambrosio Garbisu est devenu leader du groupe républicain .

Son activité politique sous la Seconde République est marquée, entre autres, par son anticléricalisme, son autonomie et son féminisme. Ainsi, il était chargé de défendre la position de la majorité de gauche du Conseil municipal visant à démolir la statue du Sacré-Cœur, érigée pendant la dictature, arguant que, dans un État laïque, tel que l’État républicain, lee culte catholique ne pouvait être privilégié. En 1935, il est emprisonné, accusé d’avoir ridiculisé le dogme et les cérémonies de l’Église catholique après une conférence au siège de l’Union républicaine des femmes, son avocat étant son collègue du parti Ramón Aldasoro. Au sein de son parti, Action républicaine, devenu plus tard la Gauche républicaine, Garbisu, avec d’autres camarades comme Ernesto Ercoreca ou Ramón Madariaga, constituaient la faction la plus autonome de la formation, défendant le droit des provinces basques à s’établir en tant que région autonome, quel que soit celui qui capitalisait sur le succès de la réalisation du Statut. Concernant la question féminine, Garbisu a déclaré que les femmes avaient vécu jusque-là dans un état d’esclavage, marquées par l’Église du stigmate de l’impureté, étant considérées comme un simple instrument jusqu’à ce que la République lui ait consacré les droits qu’elle avait toujours eus. nié, jusqu’à atteindre le statut de citoyens.
Réunion du Gouvernement basque à Paris en 1952.

Pendant la Seconde République, Garbisu a continué à être en contact avec la franc-maçonnerie, cette fois dans la loge de Goethe, où il a occupé le poste de Vénérable Maître. Cependant, cette loge était rongée par des problèmes financiers et par le petit nombre de membres qui y étaient attachés, aussi sa vie fut languissante.

Après le soulèvement de Franco, Ambrosio Garbisu participe aux différentes organisations créées pour défendre la légitimité républicaine . Il rejoint ainsi le Commissariat Général à la Défense de la République comme commissaire à la Délégation des Finances dirigée par Heliodoro de la Torre. Plus tard, il a été commissaire des approvisionnements de Biscaye au nom du gouvernement basque.

De même, pendant cette période, Ambrosio Garbisu a été président provincial de la Gauche républicaine et le dernier président de la prestigieuse Société El Sitio avant l’occupation de Bilbao par les troupes franquistes, sous le mandat de laquelle une purge des membres mécontents de la République a été menée et mise en place. l’objectif de se concentrer sur les tâches politiques, compte tenu de l’angoisse de la situation de guerre.

Début juin 1937, il quitte Bilbao avec sa famille pour s’installer à Baiona, où il passera le reste de sa vie. On ne retrouve de ses nouvelles qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’il signe, au nom de la Gauche républicaine, le Pacte de Baiona du 31 mars 1945, qui entérine l’union des forces politiques démocratiques basques autour du Pays basque. Gouvernement. Garbisu a été nommé président du Conseil consultatif basque issu de la signature du pacte, dont la fonction était de conseiller et de soutenir le travail du gouvernement basque.

En 1952, à l’occasion de la mort de Ramón Aldasoro, son ami et collègue du parti, Garbisu est nommé à sa place ministre du Commerce et de l’Approvisionnement du gouvernement basque, pour lequel il doit démissionner de son poste au sein du Conseil consultatif basque.

Composition du gouvernement basque en 1952.

En tant que conseiller, il a participé au Congrès mondial basque de 1956, destiné à réunir des représentants basques de l’exil et de l’intérieur et à jeter les bases de l’avenir. Garbisu et l’autre conseiller du gouvernement républicain, Manuel Campomanes, se sont plaints après le Congrès du « compadreo » entre nationalistes et socialistes parce que dans les conclusions politiques du Congrès basque mondial, bien qu’il ait été déclaré que la légitimité républicaine était reconnue, elle n’a pas Il a exclu l’option de sonder d’autres alternatives qui rendraient la démocratie à l’Espagne, ce que les républicains basques interprétaient comme la porte ouverte à une solution monarchique, une solution qu’Indalecio Prieto semblait adopter. Garbisu se méfiait d’un éventuel pacte PNV-PSOE pour exclure les républicains,

Garbisu a également vécu très près de la mort de José Antonio Aguirre et de la nomination du nouveau Lehendakari ; pas en vain, la veille des funérailles d’Aguirre, le gouvernement basque s’est réuni dans sa propre maison à Baiona, décidant que ce serait Jesús María Leizaola, jusque-là député lehendakari, qui « assumerait les fonctions présidentielles dans les conditions de cette M. Aguirre les avait exécutés et la déclaration que le nouveau président devait faire le lendemain a été approuvée ».

Ambrosio Garbisu est décédé à Baiona le 24 février 1965 . Ses funérailles, célébrées trois jours plus tard et célébrées par le chanoine Alberto Onaindia, ont été suivies par des représentants du Conseil consultatif basque, du gouvernement basque et du gouvernement de la République. José Maldonado, ministre de la Justice de la République en exil, éminent franc-maçon, et Lehendakari Leizaola ont pris la parole, soulignant la fidélité de Garbisu aux idéaux républicains et sa carrière politique. Les nécrologies de la presse indiquaient qu’il laissait derrière lui une veuve, des enfants et des petits-enfants tant en Europe qu’en Amérique.

Que cet article serve d’hommage et de rappel à une personnalité politique basque de haut niveau, que l’exil et le fait d’appartenir à un parti politique qui n’a pas survécu à ce jour l’ont fait tomber dans l’oubli.

L’AUTEUR

Jon Penché.

(Bilbao, 1977), est docteur en histoire contemporaine. Actuellement, il est chercheur à la Chaire Droits de l’Homme et Pouvoirs Publics de l’UPV/EHU et professeur à l’UNED. Ses principaux axes de recherche sont l’histoire politique basque, la biographie et la prosopographie. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles de recherche, dont le livre « Les républicains à Bilbao (1868-1937) ».

A Bilbao entre 1868 et 1937 se succèdent des loges comme Estrella del Norte, Caridad, Puritans, Emulation ou Goethe.

Son activité politique sous la Seconde République est marquée, entre autres, par son anticléricalisme, son autonomisme et son féminisme.