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24e édition de « La Semaine du cerveau » avec Saint Jean d’Écosse, Mère loge écossaise de Marseille

Saint Jean d’Écosse, Mère loge écossaise de Marseille organise, samedi 12 mars 2022 à 17 heures, une conférence dans le cadre de « La Semaine du cerveau » :

Musique et cerveau : de la neuroimagerie à la clinique

Vous pouvez vous inscrire à cette conférence et, si vous le désirez, au repas qui suivra https://bit.ly/3BKm21p

Par ailleurs, nous avons le plaisir de vous communiquer les autres événements de la semaine du cerveau, que vous trouverez en pièce jointe à ce courriel.

Des informations complémentaires se trouvent sur le site web de l’association (notamment les résumés des événements): www.cerveaupointcomm.fr.

Hervé Platel

Le thème de la conférence d’Hervé Platel :

Apprendre un instrument de musique modifie le cerveau et produit des effets de neuroplasticité tels que la reconfiguration des régions auditives, motrices et de la mémoire. Ainsi, l’entrainement musical est devenu un domaine d’étude privilégié des neurosciences cognitives afin de mieux comprendre comment l’acquisition d’une expertise dans un domaine comme la musique change profondément ce que nous sommes, psychologiquement et biologiquement. Nous illustrerons ces changements à partir de résultats scientifiques marquants et discuterons les grandes hypothèses proposées pour expliquer comment la pratique individuelle et collective de la musique change notre fonctionnement cognitif et permet même de « soigner » le cerveau. Notamment, dans le domaine des maladies neurodégénératives, la musique est intéressante dans la régulation de l’humeur mais elle est surtout une stimulation cognitive qui nous a permis de révéler chez des patients Alzheimer à un stade sévère des capacités d’apprentissages insoupçonnées.

La Semaine du Cerveau

La Semaine du Cerveau, du 14 au 20 mars 2022, est un ensemble de manifestations scientifiques ayant pour but de sensibiliser à l’importance de la recherche sur le cerveau.

Infos pratiques :

Accueil à partir de 15 heures ; clôture des émargements à 16h50.

Parking gratuit surveillé, bar, comptoir du livre.

Accès sous condition du respect des consignes sanitaires en vigueur.

Château Saint-Antoine, 10 boulevard Jules Sebastianelli – 13011 Marseille

L’accès à la conférence est gratuit, mais l’inscription préalable est obligatoire. La conférence sera suivie d’un moment de jazz avec le trio Duchemin.

Communiqué des Obédiences maçonniques libérales belges

Communication commune des Obédiences maçonniques libérales belgesGuerre en Ukraine

C’est avec effroi que les Obédiences maçonniques libérales belges ont pris connaissance de « l’opération militaire » qui se déroule actuellement en plein continent européen. Cette intervention armée par une puissance étrangère à l’encontre d’une nation souveraine est d’autant plus inquiétante qu’elle est le fait d’une puissance militaire qui en des termes à peine voilés menace de recourir à l’arme nucléaire si un quelconque pays tiers osait s’interposer. Cette invasion russe en Ukraine constitue une violation de la Charte des Nations Unies.

Les Obédiences maçonniques libérales belges constatent que leurs valeurs essentielles sont profondément bafouées : sauvegarder toujours, en dépit de toutes les menaces et contraintes, les aspirations fondamentales des hommes à la liberté, à l’égalité et à la fraternité.

De plus, les Obédiences maçonniques libérales belges s’inquiètent particulièrement des conséquences humanitaires de cette invasion. Non seulement ce conflit militaire engendrera son lot de victimes et de destructions de tous ordres, mais de très nombreux êtres humains fuient déjà les zones de conflit. Ces réfugiés, qui chercheront refuge dans des pays avoisinants ou plus lointains, risquent d’être plongés dans le désarroi, la précarité et la vulnérabilité.

Enfin, les Obédiences maçonniques libérales belges ne peuvent rester sourdes aux interrogations suscitées dans les pays démocratiques proches du conflit : qui, quoi, où ensuite ? Qu’il soit opportun en ces moments troubles de rappeler les paroles du philosophe Georges Santanaya : « Those who cannot remember the past are condemned to repeat it».

Aussi, à tous et à toutes en position de le faire, les Obédiences maçonniques libérales belges en appellent-elles à intervenir au mieux et au plus vite pour soulager les souffrances des victimes, mettre fin à ce conflit, établir une paix juste, équilibrée et durable et permettre aux citoyens ukrainiens de disposer librement et souverainement de leur avenir.

Les Grands Maîtres/Président :

Alain Cornet, Grand Orient de Belgique, 

Alix Bruwier, Fédération belge du Droit Humain,

Léon Gengoux, Grande Loge de Belgique, 

Raymonda Verdyck, Grande Loge Féminine de Belgique,

Marc Bontemps, Lithos Confédération de Loges.

Blason des cinq Obédiences libérales belges – Hiram.be

En complément, à lire l’article « Guerre en Ukraine: la franc-maçonnerie sort du bois » sur l’avenir.net – actu en direct – Belgique soulevant « … une rare communication publique tranchant avec leur traditionnelle discrétion… » https://bit.ly/3Mau8oP

Source : Site Grand Orient de Belgique

Communiqué de la Grande Loge d’Espagne

L’Europe doit se préparer à l’exode sans précédent de millions de réfugiés ukrainiens. La crise humanitaire est déjà une réalité en Ukraine. Alors que les hommes en âge de combattre sont mobilisés pour faire face à l’invasion russe, des millions de femmes, d’enfants et de personnes âgées tentent d’échapper à l’horreur de la guerre. Ceux qui parviennent à quitter le pays disent que les routes de l’ouest sont déjà pleines de véhicules abandonnés par ceux qui sont à court d’essence et qui marchent vers un avenir incertain sans vêtements chauds, sans nourriture et sans eau.

L’Ukraine a des frontières avec sept pays. Deux d’entre eux, la Russie et le Biélorussie, l’envahissent férocement. Les cols des cinq autres pays sont devenus des voies d’évasion : Pologne, Hongrie, Slovaquie, Roumanie et Moldavie. Tous, même ceux qui ont été plus touchés par le passé avec des exodes similaires, ont déclaré leurs portes ouvertes. Au moment de la mise sous presse, au moins 370 000 réfugiés avaient déjà quitté l’Ukraine. Cependant, les agences internationales avertissent l’Europe de se préparer à un exode sans précédent de réfugiés ukrainiens. Selon les estimations de l’Unicef et du HCR, jusqu’à cinq millions d’Ukrainiens pourraient tenter d’échapper à la guerre dans les prochains jours, la plupart d’entre eux se dirigeant vers la Pologne.

La Grande Loge d’Espagne maintient son appel « à la communauté internationale et surtout à notre patrie, cette Espagne qui connaît de première main ce que sont l’émigration et l’exil, mais qui a aussi été un lieu de rencontre de races et de cultures différentes, pour qu’elle soit généreuse dans ses devoirs humanitaires d’aide, d’asile et d’accueil ». Les communautés autonomes de Castille-La Manche, de Cantabrie et de Catalogne, ainsi que les villes de Madrid et de Barcelone, ont été les premières à se manifester après le début de l’invasion russe en Ukraine. Au moment de la publication de ce communiqué, l’Aragon, les îles Baléares, l’Estrémadure, Madrid, Murcie et la Communauté valencienne avaient déjà rejoint l’initiative.

Newsletter Gran Logia de España

Source : Gran Logia de España – Comunicacion – Segunda época – Número 474 – Lundi 28 février 2022

Le Rite Opératif de Salomon – Au cœur de l’Art Royal

Didier Ozil – Éditions DETRAD aVs, Coll. Récits maçonniques, 2022, 280 pages, 21 €

Présentation de l’éditeur :

Le Rite Opératif de Salomon a été élaboré à partir de la fin des années soixante. La création de l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, en 1974, lui donne une structure pour s’épanouir. C’est donc l’un des rares rites maçonniques créés au 20e siècle, si ce n’est le seul. Nourri des différents rites et traditions maçonniques du 18e et 19e siècles, il possède pourtant son âme propre : une beauté formelle des cérémonies, un rythme, une approche résolument différente du travail en Loge. Son échelle en 9 degrés articule les principaux mythes de la franc-maçonnerie dans un réarrangement nouveau, appuyé sur la Tradition.

Mais d’où vient l’idée de sa création ? Quel est son projet initiatique ? Pourquoi se revendique-t-il opératif ? Cet ouvrage entend répondre à ces questions par l’étude de ses textes et de sa pratique.

C’est en amoureux du Rite, que l’auteur nous entraine au coeur de l’Art Royal, voie de réalisation de soi par l’initiation maçonnique, une initiation pensée pour le monde d’aujourd’hui.




Didier Ozil, Grand Maître Général de l’OITAR (2013-2016) Photo François Koch

Biographie de l’auteur :

Réalisateur de films, Didier Ozil a travaillé de nombreuses années pour la télévision. Initié en 1992 au sein de l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, il a appartenu à plusieurs Loges. Grand Maître Général de 2013 à 2016, il a été également membre du Suprême Conseil.

[NDLR : Posons dans un premier temps le décor.

OITAR, Quésaco ?

L’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal (OITAR) apparaît officiellement en janvier 1974, à l’issue d’une longue période de gestation. Il procède d’une initiative de Jacques de La Personne, ancien Grand Orateur Adjoint du Conseil de l’Ordre (1970-1971), et président de la Commission des rituels du Grand Orient de France, avec l’assistance de huit autres Frères, tous membres du GODF. Il résulte d’une réflexion sur la pratique maçonnique inspirée entre autres par la démarche traditionnelle des anciennes fraternités de métiers comme le sont encore les compagnonnages en France. L’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal – Rite Opératif de Salomon – Fraternité de maçons libres et de Loges souveraines dont le site https://www.oitar.info/ nous précise que « La Franc-maçonnerie offre un art de vivre et une science du bonheur » est forte à ce jour de quelques 70 Loges et comptent environ 1200 Sœurs et Frères

Puis dans un second temps, interrogeons-nous sur l’auteur de cet ouvrage, notre Frère Didier Ozil, qui fait sienne cette déclaration du regretté Frère Marc Jode tirée de la préface de l’ouvrage des « 40 ans de l’OITAR… » sur le Rite Opératif de Salomon (ROS) qu’il définit comme « un manteau d’Arlequin dont on ne voit plus les coutures ».

L’OITAR, Obédience naturellement mixte mais sans militantisme, doit à son Ancien Grand Maître Général le fait d’être plus visible dans le paysage maçonnique français, en signant des communiqués avec d’autres Obédiences, ou en participant à des manifestations publiques, comme début 2015, après l’attentat contre Charlie Hebdo, ou les 1ers mai au cimetière du Père-Lachaise, devant le mur des Fédérés. Didier Ozil est l’un des contributeurs du « OITAR 1974-2014 – Renaissance d’une franc-maçonnerie initiatique et traditionnelle » (Éditions DETRAD aVs, 2014), ouvrage qui proposait, au travers de très nombreux témoignages, de retracer l’histoire de cet Ordre.

Pour un Maçon deux termes sont essentiels : « Ordre Initiatique » – et non une obédience – et « Traditionnel » – c’est-à-dire en rapport avec un savoir et une connaissance que les anciens ont mis à la disposition de l’humanité. C’est exactement l’objectif premier des fondateurs qui estimèrent que la Franc-Maçonnerie devait accentuer la vigueur de la quête spirituelle, tout en retrouvant ladite Tradition.

Préfacé par Roger Dachez, historien de la Franc-Maçonnerie et Président de l’Institut Maçonnique de France, et avec un avant-propos signé par Laurence Sidersky, dite « Bretagne la Rayonnante », Grand Maître Général de l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, Didier Ozil ouvre son livre avec la question, qui s’adresse tant à l’initié qu’au profane « Qu’est-ce qu’un rite ? » Rappelons qu’un rite est un ensemble de règles et de cérémonies fixant le fonctionnement et se présentant sous forme de textes. Et de définir aussi ce qu’est un rituel. Tout en nous faisant savoir qu’il nous offre une vision, la sienne, grâce à son vécu et son expérience. Partager et transmettre, c’est bien le but de l’auteur qui souhaite faire connaître le spécificité de son Ordre et son riche d’un patrimoine culturel bientôt cinquantenaire, alliant tradition et modernité.

Dider Ozil retrace son parcours, sa rencontre avec le fondateur du OITAR, disserte sur les notions de secret/discret et dissèque le Rite Opératif de Salomon, le seul mis en œuvre au sein du OITAR, et ses spécificités telles les galeries, ces soirées réservées à l’accueil des profanes. Un rite peu connu des Maçons en France, même si ce dernier est pratiqué au sein du GODF mais seulement par deux ou trois Loges, dont l’une, la Loge historique « Les Hommes » fête ces 50 ans en février 2022. Il nous propose un chantier, celui de vivre les cérémonies des trois premiers grades, grades traditionnellement pratiqués en Loge bleue, mais aussi d’aller au-delà puisque le ROS offre un parcours en 9 degrés d’avancement. Les 6 degrés après la maîtrise sont structurés en trois Ordres : Œuvrier, Chevaleresque et Sacerdotal.

Les six autres degrés ne faisant que développer et approfondir l’Initiation acquise en Maçonnerie dite « bleue » seule à donner la transmission initiatique selon la tradition du métier de bâtisseur à laquelle se réfère l’OITAR.

Un livre découverte permettant de mieux connaître le ROS qui était ignoré, inconnu, voir caché et le place maintenant en pleine lumière.]

Figures historiques et légendaires de la Franc-maçonnerie de Bernard Dat

par Irène Mainguy

Nota Bene : La Rédaction a demandé à l’auteure maçonnique bien connue Irène Mainguy, présidente de SFERE (Société Française d’Études et de Recherches sur l’Écossisme) et, par ailleurs, préfacière du livre ici recensé, de bien vouloir en faire une brève présentation. Elle l’en remercie. (N.d.l.R.)

Nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, au cours des trente dernières années, ont apprécié les articles et les conférences de Bernard Dat, chercheur formé à l’école de René Guilly.

Dans un style clair et didactique, cet historien nous fait ici découvrir, sous des aspects inattendus, plusieurs Figures historiques et légendaires de la Franc-maçonnerie. Il nous livre des biographies passionnantes de personnages atypiques, qui ont tous marqué l’évolution historique de l’Ordre maçonnique, en en étant soit membres pour la plupart, soit, à tout le moins, philosophiquement proches, qu’il s’agisse de :

  • Jean-Théophile Desaguliers, né à La Rochelle, membre de la Royal Society, qui sera Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre en 1719 et contribuera à la rédaction des Constitutions maçonniques de 1723 ;
  • Pierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos, dont l’appartenance et l’activité maçonniques sont ordinairement aussi peu mises en lumière que sont célèbres ses Liaisons dangereuses, roman épistolaire conçu comme un brûlot politique contre la noblesse oisive mais quasiment reçu comme un manifeste en faveur du « libertinage » ;
  • Condorcet, ce bienfaiteur de l’Humanité, attaché à la laïcité de l’état civil et de l’Instruction publique, dont l’appartenance à une loge maçonnique n’a jamais été prouvée ;
  • Nicolas de Bonneville, écrivain révolutionnaire et anticlérical, fortement présumé franc-maçon, qui déclare, dans sa vision originale de la Franc-maçonnerie, une hostilité virulente à l’égard des Jésuites ;
  • Dans les trois chapitres suivants, les figures de proue du XIXe siècle de la maçonnerie anglo-américaine, que sont Albert Pike, originaire de Boston, personnage haut en couleur à la vie extraordinaire,  Grand Commandeur du Suprême Conseil de la Juridiction Sud des États-Unis, John Yarker, habitant de Manchester en Angleterre, franc-maçon collectionneur de rites et grand propagateur de la maçonnerie Opérative aux côtés de son ami Clement Stretton  et, enfin, Charles Webster Leadbeater, d’abord, prêtre de l’Église Anglicane, puis évêque de l’Église Catholique Libérale, qui a considérablement marqué la naissance et le développement des fédérations anglo-saxonnes de l’Ordre international du Droit Humain… et la tradition occultiste ;
  • Aristide Briand, homme d’État à la renommée internationale, lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1926, qui fut admis à être initié à la Loge Le Trait d’Union de Saint-Nazaire en 1887, mais ne s’y présenta pas, et qui fut membre d’une société paramaçonnique maintenant oubliée : La Chevalerie du Travail.

Dans les deux derniers chapitres, Bernard Dat nous offre une autre facette de son  talent, en démêlant l’écheveau complexe de la saga des différents Hiram au fil des grades et des rites maçonniques : le Maître architecte Hiram, Hiram de Tyr  et les autres Hiram dont Adoniram qui a donné naissance à la maçonnerie adonhiramite.

C’est tout à l’honneur des éditions Dervy de publier ce livre passionnant de bout en bout, dont les chapitres seraient, autrement, restés confinés dans des revues savantes, sans compter que l’ouvrage est agrémenté de nombreuses illustrations et de tableaux récapitulatifs.

Références : Bernard Dat, Figures historiques et légendaires de la Franc-maçonnerie, préface d’Irène Mainguy, illustrations, Paris : éditions Dervy, 2022, 219 p., 18 €.

Chrétienté et maçonnerie

La branche irrationnelle est nourrie par l’occultisme, les mystères et la foi. A ce propos, la FM s’éloigne progressivement de son berceau chrétien. Faire le comparatif :

            1) « Aime ton prochain comme toi-même » est devenu « Aime-toi toi-même comme tu aimeras ton prochain »

            2) la chrétienté fondée sur la lâcheté (Pierre) et la FM sur le courage (Hiram)

            3) La faute, le péché originel qui pèse sur l’Homme est remplacée par « la seule satisfaction de sa conscience ». On rapatrie la responsabilité en l’Homme.

            4) Il faut que meure le fils pour que vive le père et le contraire pour nous

            5) la religion dit : « C’est la société qui crée l’individu » et la FM, est prométhéenne : « c’est l’individu qui crée la société »

            6) le père est omniprésent, tout puissant et unique contre les pères qui sont nombreux et effacés et inefficaces pour transmettre la loi.

            7) la religion préconise une morale et la FM aussi. Evolution vers la réflexion éthique ?

            8) Les chrétiens sont frères en Christ, par le baptême ; les FM sont frères per se, entre eux sans médiation

            9) La religion est fascinée par la torture quand Hiram est tué rapidement

            10) Même chose : la religion et la FM diffusent une morale différente : tolérance contre dogme

            11) la faute, la punition, la culpabilité = tristesse, vallée de larmes. La Voie ne gardera de cela que les aspects positifs, la joie, comme le gospel

            12) Chrétien = aucun recul. La Voie : la vision lucide dont une des preuves est l’humour.

            13) Chrétien : le passé conditionne ; la Voie selon moi, autant un passé qu’un avenir (théorie du repiquage). Car la Voie est jeune par rapport à la religion et elle invente toujours par rapport à une religion ancienne et tenue d’une main de fer

            14) la transcendance est extérieure pour la religion : un dieu. Elle est intérieure pour les Maçons : mon humanité au service de l’Humanité

            15) Les religions rassurent en répondant à la question de l’après-mort par une existence post-mortem ; elles sont tournées vers l’après. Alors que la Voie répond à la question « d’où je viens ? » et, de ce fait est tournée vers l’avant, le fœtus puis les 3,5,7 ans

« Le christianisme en Occident a été en son temps l’ouverture sur l’avenir. Il semble que la religion de demain soit –directement ou non- d’inspiration maçonnique par son universalisme, son éclectisme, par sa référence à l’homme éternel. Et cela en raison de la spécificité du travail maçonnique, qui est personnel dans le cadre d’une communauté traditionnelle. » Mourgues PUF 93 P. 137

« Évitons deux dangers : celui de singer les Église et celui de singer les Universités. Évitons deux illusions : celle d’être mieux informés que d’autres, et celle d’être des informateurs. Mourgues P. 160 »

 La Voie échappe au temps ; elle est la sculpture humaine. Mais la vêture, elle, est dans l’espace/temps, celui de l’histoire. S’il y a une histoire, elle est en deux aspects : celui de la vêture culturelle. Il domine largement et a pour ressort la question métaphysique : « D’où je viens ? » et celui de l’apparition des parties de la sculpture, éléments qui sont dans le fond commun du psychisme humain.

Peut-être un Dominique jardin ? Descendre c’est aller de la raison à l’émotion et à la sensation, de la vêture (les idées rationnelles, les raisonnements, la logique, les faits, le regard scientifique bref le visible) à la sculpture, les émotions et les sensations. A ce titre, les éclats de la pierre brute acquièrent, avec force, le sens de « contenus rationnels » qu’il faut enlever.

Passer du dualisme religieux à la dualité. Et de la morale collective à l’éthique individuelle. La religion conditionne l’intérieur par l’extérieur ; le contraire pour nous.

Jean Mourgues : « le baptême est une action venue de l’extérieur, qui vise à l’épanouissement d’une vertu intime. L’initiation maçonnique est un mouvement de l’intérieur qui s’épanouit dans l’Ordre social et cosmique » La Pensée maçonnique, une sagesse pour l’Occident PUF 1993 p. 66

« Le christianisme, en Occident, a été en son temps l’ouverture vers l’avenir. Il semble que la religion de demain soit –directement ou non- d’inspiration maçonnique, par son universalisme, par son éclectisme, par sa référence à l’Homme éternel. Et cela en raison de la spécificité du travail maçonnique, qui est personnel dans le cadre d’une communauté traditionnelle » p ; 137

Pour l’agir, au début du XXème, on insistait sur le fait que la FM (française) traite des causes et non des conséquences, comme la Fm anglo-saxonne. Je prétends qu’il faudra bien changer : traiter des causes fait dire n’importe quoi et n’incite pas à l’action. C’est devenu la culture du « pourquoi ? » qui est donc aujourd’hui, avec un regard concret, insuffisante. A ne traiter que des causes, on perd son temps quand ce qui est dénoncé perdure. Par exemple, les 12 000 enfants qui meurent de faim chaque jour : d’abord les nourrir avant de rechercher les causes, innombrables de la famine. Les trois femmes qui meurent, en une semaine, en France, sous les coups de leur conjoint. La prolifération de l’homo sapiens et le saccage écologique. Oui, il faut à la fois du curatif concret (club services) et du préventif concret lui aussi, pour les causes. Et aller à la cause première, la violence humaine.

Appel du CLIPSAS : à toutes les Obédiences maçonniques du monde afin de travailler ensemble

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Barranquilla, République de Colombie,
24 février 2022

Aux Très Respectables Grandes Maîtresses et Grands Maîtres des Obédiences signataires de l’Appel de Strasbourg, membres du CLIPSAS, et de toutes les autres Obédiences.

L’aggravation de la crise en Ukraine risque de provoquer une guerre avec pour conséquences de grands maux pour l’humanité et l’écosystème mondial.

Préoccupé par cette situation, le Bureau fondé sur les valeurs universelles de l’Appel de Strasbourg du 22 janvier 1961, fidèle aux principes et buts de la Charte des Nations Unies, et dans le plein respect des Droits de l’Homme, a réuni ce jour 24 février 2022 son en session extraordinaire :

1. Rejette toute forme de violence et de menaces comme moyens de résoudre les conflits entre les peuples et les États.

2. Lance un appel à toutes les Obédiences membres du CLIPSAS ou non, pour qu’elles extériorisent la Chaîne Universelle d’Union fondée sur la totale liberté de conscience et la parfaite tolérance mutuelle. Ces principes sont ceux inscrits dans l’Appel de Strasbourg ; ils traduisent la volonté visant au développement collaboratif et à la solidarité entre les nations.

3. Demande à tous les Sœurs et Frères du monde, de s’impliquer activement pour créer un climat international favorable au dialogue, et pour rechercher une solution pacifique au conflit.

4. La stabilisation des relations internationales et la consolidation d’une paix juste et durable doivent être les buts recherchés par tous.

Mail : secretaire@clipsas.org

Avec toute ma considération et ma fraternelle affection.

La mort est omniprésente en Franc-maçonnerie

La mort est l’amie des Francs-maçons et Francs-maçonnes. Elle apporte la tristesse mais aussi la joie ! Elle est l’objet de réflexions multiples ; en un mot elle est omniprésente ! Pourquoi ?

C’est une banalité de rappeler qu’il y a plusieurs entrées possibles dans l’univers maçonnique ; pour certains il s’agit d’une illumination spirituelle, pour d’autres ce serait plutôt un club de bons vivants, d’autres encore s’y voient en défenseurs d’une laïcité anticléricale, sans oublier celles et ceux qui y découvrent les joies du mysticisme, et plus encore les convaincus que la vraie originalité de la Franc-maçonnerie se situerait dans l’apprentissage de la mort.  Et d’autres vécus sont encore possibles !

Mais dans toutes ces approches différentes, il y a un élément que l’on retrouve, au détour d’une phrase, dans une allégorie ou un fait social, dans la spiritualité ou la sociabilité : la mort !

La mort c’est d’bord celle de Maître Hiram dont le drame illustre le rituel du degré de Maître ou Maîtresse , le plus haut degré de la symbolique maçonnique (rappelons que les degrés des hauts grades n’ont rien à voir avec le maçonnisme authentique ; ils sont à connotation folklorique avec un symbolisme fait de bric et de broc !). Cette mort est le prétexte qui justifie notre raison de vivre mais c’et aussi une interrogation qui alimente notre recherche !

Si, dans une approche simple et conviviale, on présente la loge comme un espace dépassionné où l’on peut réfléchir tranquillement sur l’existence humaine en dehors de toute religiosité, ce serait heure d’oublier que la mort est notre préoccupation principale.

En loge, personne ne cherche à convaincre et chacun peut, au travers de planches, faire part de son expérience, de ses interrogations et de ses doutes. Aujourd’hui, l’euthanasie et le suicide médicalement assisté nous préoccupe et nombreux sont les maçons qui militent pour que ces procédures deviennent légales.

Si une franc-maçonnerie pépère et mémère convient généralement assez bien à des sœurs et frères âgés qui ne veulent pas se prendre la tête, ni se lancer dans je ne sais quelle croisade, qui se méfie des pseudo-mystiques qui cherchent à leur démontrer qu’il existe un espace sacré, ces soeurs et ces frères savent bien qu’ils et elles sont en fin de vie et que leur tour approche !

Sœurs et frères sceptiques, adeptes du doute, méfiants sur la nature humaine et les différentes formes d’ambition, pratiquent ainsi une franc-maçonnerie à deux visages : l’un d’une convivialité apparente et l’autre d’une gravité mélancolique !

Au-delà de cet aspect sociétal, on peut se demander si cette propension à philosopher dans un contexte de fin de vie et de bilan d’une existence n’entre pas en résonnance avec un aspect peu développé du rituel maçonnique, à savoir celui du « rituel funéraire ».

Tout le rituel maçonnique tourne autour de la mort ; on botte souvent en touche en se limitant à la mort profane laissant penser à une résurrection que l’on pourrait imagier de différentes façons .

Mais en fait, il s’agit bien d’un rituel funéraire comme on le voit dans de nombreuses communautés même si le notre a une spécificité maçonnique.

Cette spécificité on la retrouve dans un élément de la gestuelle durant l’élévation à la maîtrise.

Il s’agit de l’enjambement du cénotaphe ; cette gestuelle est réellement une énigme car on ne la retrouve nulle part dans la symbolique chrétienne. (SAUF INSUFFISANCE DE RECHERCHE DE MA PART)

Les explications habituelles sont fumeuses et non crédibles. On retrouve ce rite d’enjambement dans différentes cultures africaines ; l’explication que l’on en donne renvoie à une épreuve car le mort peut être capable de se réveiller » pour mordre un orteil, signant par là sa « désapprobation » !

Cette élévation à la maîtrise est un réel rituel funéraire et elle a son pendant dans le rituel de la tenue funèbre, cérémonie pendant laquelle les membres de la loge rendent « hommage » à un ou une des leurs précédemment décédé.

Aujourd’hui on évoque un « hommage » mais en fait il s’agit de bien d’autre chose ; car dans la symbolique maçonnique, la mort physique correspond à l’accès à l’orient éternel ou à la loge céleste. Et dans ce sens c’est d’abord une joie !

Les rituels funéraires, en général, ont deux fonctions :

  • Accompagner la famille du défunt et consolider le lien social
  • Conforter les croyances communautaires : croyance dans l’éternité de l’âme, dans la réincarnation ou dans l’accès au Paradis (pour les francs-maçons, l’orient éternel ou la loge éternelle.

A une époque où la croyance en l’existence d’une persistance de l’âme après la mort est de plus en plus remise en cause et où l’incinération détruit le squelette, il peut être normal que la 2ème fonction soit difficile à être comprise de la même manière par tous les francs-maçons.

La mort est aussi présente dans le symbolisme de l’acacia ; cette branche d’acacia qui marque le lieu où le corps d’Hiram a été enseveli renvoie à la nécessaire résilience qui accompagne la mort.

Tout n’a pas été dit mais vous aurez compris l’importance de la mort en franc-maçonnerie.

Bien que, généralement, le rituel maçonnique soit vécu comme un rituel d’initiation, surtout si on ne prend en compte que le premier degré, si on prend la globalité des trois degrés, il peut aussi être compris comme un rituel funéraire en l’honneur d’Hiram.

Tout se passe comme si l’inspiration funéraire traditionnelle des rituels maçonniques était un important élément qui attache le franc-maçon (ou la franc-maçonne) à l’ordre maçonnique et à sa loge.

05/03/2022 : Conférence sur le temps des Templiers à Lanouaille (Dordogne)

Nous apprenons, grâce à notre confrère Sud-Ouest – de par sa diffusion deuxième quotidien régional français – que le samedi 5 mars 2022, le Comité d’animation touristique et culturelle du pays de Lanouaille invite à découvrir, à 16 heures, à l’auditorium de la médiathèque, à travers deux conférences, la présence de possessions templières sur le territoire de la Communauté de communes.

Il a fait appel à Jacqueline Desthomas, conférencière et auteure, et Michel Deléron. Ils font partie du petit cercle d’histoire de l’association Mémoire de pierres. L’an passé, avec quatre autres « fouineurs », ils ont publié un ouvrage, « Vallées des Templiers », sur le secteur Isle Loue Auvézère, communauté de communes française située dans le pays Périgord vert, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Chacun a traité, selon ses recherches et ses compétences, des chapitres sur l’histoire, la localisation, l’architecture des sites connus et moins connus.


Sceau templier – illustration YB

Michel Deléron, homme de terrain, évoquera ces présences templières d’Angoisse à Cherveix-Cubas, en passant par Excideuil et Saint-Pantaly-d’Excideuil. Jacqueline Desthomas fera découvrir un ecclésiastique ambitieux et sulfureux, Hughes Géraud, évêque de Cahors de 1313 à 1317, né à Beaulieu de Lanouaille. Célèbre pour avoir côtoyé Philippe le Bel, il a assisté au procès des Templiers mais a surtout comploté contre le pape Jean XXII en Avignon. Il a fini sur le bûcher, condamné pour sorcellerie et tentative d’assassinat par le poison et les maléfices sur la personne dudit pape Jean XXII.

Source : Sud-Ouest, article de Jacqueline Poltorak, publié le 23 février 2022

Sur les pas de Dante, l’invitation à penser !

La Divine Comédie est l’un des chefs-d’œuvre de la littérature italienne, écrit par Dante Alighieri entre 1303 et 1321. Galilée qui a connu jeune, cette œuvre littéraire voyait en Dante : « un architecte et un chorégraphe ! ». Deux qualificatifs pour imaginer l’au-delà chrétien et le saisir comme extrêmement peuplé ! Un urbanisme surprenant et bien des destinées de l’humanité à méditer ….

« Architecte » puisque Dante élabore une architecture de mondes, capable d’accueillir tous les effets du Jugement dernier. Sous l’escorte de l’éminent Virgile, le poète païen, les lecteurs de « La Divine Comédie » découvrent un premier endroit : un enfer structuré comme un entonnoir s’enfonçant au fond des ténèbres, en dessous de la Jérusalem Céleste, un endroit pénible et malodorant…

Un second lieu ensuite : le Purgatoire ! Cet endroit que les théologiens chrétiens de l’époque venaient à peine de concevoir dans le souci d’éviter la brutalité d’un envoi direct des défunts en enfer, Dante nous le donne à voir. Pour lui c’est une montagne isolée et escarpée. Flottant sur un océan dans l’hémisphère austral de la Terre, elle est un lieu de transition, propice à des purifications, à des purges salutaires pour des âmes déliées de leur corps, expiant à chaque corniche des péchés capitaux … 

Troisième lieu : le Paradis ! À la suite d’une éprouvante marche ascensionnelle, le Paradis est un endroit merveilleux ! Il s’ouvre à Dante, voyageur persévérant, derrière les pas de la belle et douce Béatrice. Elle passera le relais de la contemplation de l’endroit à Saint Bernard de Clairvaux, un grand homme de foi. Deux guides emblématiques pour la fin du chemin vertical qui conduit vers la Lumière ! Une femme qui s’avance sous une pluie de roses et un homme pieux, connu pour son engagement dans les affaires de son temps. Tous deux aimés et admirés par Dante sont là, disponibles et proches de lui ; au travers d’un dialogue clair et lumineux, ils lui font pressentir toute la jouissance infinie de l’Eden et, au niveau de l’Empyrée, considérer l’immense beauté de la sphère supérieure où habite le Divin…

 « Chorégraphe » puisque le rêve exploratoire de Dante est empli de personnages empruntés à ses lectures, comme celles de l’Enéide ou de l’Apocalypse des apôtres, mais ses personnages côtoient également des personnes connues du monde de la société italienne de l’époque…

Dans son livre « choral », Dante justifie les apparitions en enfer de nombreux misérables, jeunes ou vieux. Certains pourraient être excusables mais ils n’ont pas eu le temps de se repentir tels ces jeunes amoureux de son époque, Paolo et Francesca : ce couple adultérin uni en un instant coupable par un baiser et tué par le mari jaloux qui les avait surpris !

D’autres individus moins recommandables sont présents puisqu’ils ont dépassé dans leur vie des limites impardonnables, inexcusables : des blasphémateurs, des sodomites, des ensorceleurs, même quelques florentins et toscans reconnus en ce lieu de terreur… Tous ! Tous, une fois entrés, peuvent laisser là toute espérance !

Par contre, dans le Purgatoire, où des âmes sans corps errent sur ses flancs de la montagne, dans un monde aérien où il est possible de contempler les étoiles, Dante s’apitoie sur leur douleur et leur affliction. Étonné d’y retrouver Casella, son vieil ami, le compositeur italien, Dante souffre à l’identique de toutes ces ombres qui aimeraient retrouver une corporéité pour prendre dans leurs bras ceux et celles qu’ils aiment…

Après avoir escaladé la montagne comme des pénitents en quête de repentance, après bien d’efforts obligés, ces âmes touchent l’entrée du Paradis, soutenus parfois par des prières qui montent de la terre et qui intercèdent en leur faveur …

Au Paradis, cet endroit de l’infini situé dans l’infini, avec ses neuf sphères concentriques dirigées vers le haut, on croise évidemment de nombreux saints ; on retrouve des hommes ou des femmes classés selon des péchés définitivement expiés ou remis.

Là, on voyage « de ciel en ciel » selon la planète de sa naissance. Le lieu est proprement félicité ! Pas de matérialité ! Plus de temps ! Partout règne et s’entretient l’Amour !

Lorsque son voyage poétique et prophétique s’achève, Dante, « un fidèle d’amour » reprend sa place dans le cours de sa vie. Sa conscience est alors portée par la joie d’avoir trouvé des réponses, après ses interrogations, vécues au creux d’un sommeil productif de tant de vérités !

La Comédie de Dante est un récit qui se hâte et ne s’attarde pas ; en dépit de débuts difficiles, le personnage principal donne une fin heureuse à sa quête intérieure ! Le livre jusqu’à ce jour a multiplié des lecteurs pour partager la volonté de savoir et d’approcher le mystère, de s’éteindre dans le mouvement éternel qui meut le ciel et les étoiles…

Dernière prière ou intercession pressante ?  Avant de quitter ses lecteurs, Dante murmure à chacun :

 « Je t’ai servi ; à présent nourris-toi par toi-même ! »