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L’alchimie des francs-maçons – Histoire d’une tradition transmutée – Les grades bleus

Dominique Jardin – Éditions Dervy, Bibliothèque de la Franc-Maçonnerie, Coll. Renaissance Traditionnelle, 2022, 352 pages, 28 €

Présentation de l’éditeur :

L’alchimie fait partie des centres d’intérêt majeurs pour le franc-maçon contemporain : elle sert, dans la représentation qu’il s’en fait, de « porte basse » ou d’entrée dans le monde des Mystères, propres à alimenter sa quête initiatique et à lui permettre l’appropriation de l’histoire et du symbolisme maçonniques. La connaissance des métaphores que l’alchimie déploie est devenue indispensable à la démarche maçonnique dès les trois premiers grades  » bleus « . Il est donc utile de se demander quand, pourquoi et comment une partie du corpus alchimique intéresse et infuse, en partant des hauts grades, la maçonnerie « bleue ». L’auteur s’appuie sur l’histoire des représentations pour éclairer ici la manière si particulière avec laquelle les maçons s’approprient l’alchimie. Ce livre est un outil : il examine comment les maçons, à partir des lectures d’Oswald Wirth, à la fin du XIXe siècle, récupèrent tardivement les motifs alchimiques pour développer certains symboles essentiels des grades bleus comme VITRIOL, les thèmes des épreuves des initiations et de la légende d’Hiram. Ce travail s’appuie sur des textes de référence et une riche iconographie accompagnée de légendes nourries et de commentaires précis. Le franc-maçon ou le lecteur curieux pourra ainsi croiser les deux domaines de la franc-maçonnerie et de l’alchimie et saisir leur mise en regard afin, de l’Art Royal mais aussi  » du Grand Art, comprendre le Mystère « .

Biographie de l’auteur :

Dominique Jardin est agrégé et a obtenu un doctorat « double sceau », en Histoire (Université de Nice) et en Sciences religieuses (EPHE) en soutenant une thèse sur les rituels, les tableaux de loge et la construction de la tradition maçonnique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles dans des revues spécialisées telles que Sources, Les Essais écossais, Kilwinning, La Chaîne d’Union ou encore Les Cahiers Villard de Honnecourt.

Dominique Jardin

Il a aussi transcrit avec Claude Gagne (1932-2021) Aux sources du REAA Le cahier de loge du Vénérable Tarademanuscrit témoin de la vie maçonnique de 1761 à 1776 (DERVY, 2017) et a publié, avec le soutien du Musée de la GLNF Aux sources de l’Écossisme, le premier Tuileur illustré (XVIIIe siècle) – 80 Tableaux de loge et bijoux maçonniques (DERVY, 2019). Lors de la World Conférence on Fraternalism, Freemasonry & History (Bibliothèque nationale de France, 2019), Dominique Jardin a été distingué par le Bartholdi Award pour ses années de recherche et ses nombreuses publications sur les tableaux de loge.

Il reste un des rares auteurs à avoir été couronné deux fois aux prix littéraires de l’Institut Maçonnique de France, en 2012 avec un prix spécial du jury pour Voyages dans les tapis de loge et Le temple ésotérique des francs-maçons (Éd. J.-C. Godefroy) et en 2014, en catégorie « Essais », pour La tradition des francs-maçons : Histoire et transmission initiatique (Éd. Dervy).

[NDLR : Quel est le point commun donné par le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL), créé en 2005 par le CNRS, dans les définitions des termes alchimie et franc-maçonnerie ?

L’alchimie est une « pratique de recherche en vogue notamment au Moyen Âge, ayant pour objet principal la composition d’élixir de longue vie et de la panacée universelle, et la découverte de la pierre philosophale en vue de la transmutation des métaux vils en métaux précieux ».

Quant à la franc-maçonnerie, il s’agit d’une « association ésotérique visant à l’édification d’une société rationnelle, la construction du Temple, qui professe la fraternité entre ses membres organisés en loges et qui se reconnaissent par des signes et des emblèmes symboliques pris aux maçons du Moyen Âge ».

Moyen Âge, cette période de l’histoire de l’Europe couvrant dix siècles environ, s’étendant de la fin de l’Antiquité au début de la Renaissance – fin du Ve à la fin du XVe siècle – est bien le mot repris dans les deux définition ci-dessus.

Quelles relations pouvons-nous donc trouver entre alchimie et franc-maçonnerie ? Le cabinet de réflexion avec des coupes contenant du Sel, du Soufre et du Mercure évoque immédiatement le Grand Œuvre dont le but principal est la réalisation de la Pierre philosophale, qui permettrait de changer les métaux vils – comme le plomb – en métaux nobles – or et/ou argent. Le néophyte, homme bon, deviendrait-il, grâce à cette transmutation, avec toutes ces incidences sur son Corps, son Âme et son Esprit, homme meilleur, un Maçon ? Le profane désirant rejoindre la Fraternité est ainsi mis en contact avec l’alchimie…

Dominique Jardin, docteur en Histoire et sciences des religions – cf. sa thèse soutenue en 2008 sous la direction de Pierre-Yves Beaurepaire « Emprunts opératifs, religieux et ésotériques dans les rituels et l’iconographie des tableaux de loge des systèmes français à hauts grades au XVIIIe siècle : contribution à l’étude de la tradition maçonnique » -, est un spécialiste connu et reconnu de l’iconographie maçonnique et de l’étude des tableaux de Loge. Déjà avec son Aux sources de l’Écossisme, le premier Tuileur illustré (XVIIIe siècle) – 80 Tableaux de loge et bijoux maçonniques (DERVY, 2019), il nous offrait un ouvrage rassemblant des connaissances indispensables au Maçon pour répondre aux questions posées en dévoilant et étudiant le plus ancien tuileur maçonnique manuscrit et aquarellé connu. Il en est de même avec son dernier opus.

Il est vrai que dès son entrée dans le Cabinet de la Réflexion, au moment de sa réception, le Franc-Maçon a noté un lien fort entre la symbolique de la science alchimique et, le début de la construction de son propre Temple personnel. Il va se découvrir alchimiste et plonger au fond de lui-même en se transformant intérieurement.

Dans le terme « Al-Kimia », le préfixe « Al » a le sens d’Être suprême ; étymologiquement donc, l’alchimie est la science divine, celle qui conduit l’homme de bonne volonté à éveiller en lui l’étincelle divine. L’alchimie représente donc une voie de mise en œuvre du potentiel spirituel.

Dans son avant-propos l’auteur tisse les liens entre Franc-Maçonnerie et Alchimie, qui n’est pas une société initiatique, mais constituent toujours une toile de fond du discours maçonnique délivré par certains grades du Rite Écossais Ancien et Accepté. Il nous précise, bien évidemment, que l’alchimie préexiste de plusieurs siècles à la Franc-Maçonnerie.

Dominique Jardin s’interroge sur les différentes formes et à quelle époque l’alchimie, dite spirituelle, est présente dans les grades maçonniques. Il décrit les matériaux qui ont servi de base à son étude : textes et iconographies alchimiques et rituels et tableaux de Loge maçonniques.

Ce livre est un véritable outil traitant des trois gardes bleus. L’auteur analyse, pour le grade d’Apprenti, le cabinet de réflexion, le dépouillement des métaux et le mot de passe tout en abordant les épreuves, la lumière re due au candidat ainsi que de la découverte du temple.

Le grade de Compagnon aborde à la fois la pierre brute et cubique, l’étoile et surtout un rituel peu connu celui dit « de Vilmorin » qui illustre parfaitement la manière dont les motifs alchimiques sont venus imprégner la cérémonie de passage au grade de Compagnon.

Quant à celui de Maître, étant donné la complexité des multiples facettes qu’il propose, l’auteur nous conduit à travers trois thèmes que sont la parole perdue, la mort de l’Architecte, sa tombe et la putréfaction ainsi que la sortie du tombeau, motif alchimique illustré par un ensemble de croquis issus du « Margarita Pretiosa Novella », soit « La précieuse nouvelle perle » (vers 1450 – 1480), l’un des six manuscrits complets connus d’un traité alchimique du XIVe siècle.

L’ouvrage, richement illustré, s’achève en proposant une ouverture vers les hauts grades, non sans avoir traité au préalable des rapports entre alchimie et Régime/Rite Écossais Rectifié et autres lectures de la légende d’Hiram…]

AUSTRALIE : Les francs-maçons fêtent leurs 100 ans

De notre confrère australien coastcommunitynews.com.au

La Franc-Maçonnerie a fêté ses 100 ans sur la Péninsule, marquant son Centenaire avec un bijou maçonnique et un livre détaillant son histoire.

L’organisation locale a été formée le 4 février 1922 (sous la juridiction de la Grande Loge Unie de NSW & ACT) pour « répondre aux besoins des frères de la région de la péninsule de Woy Woy ».

La loge a été consacrée dans l’ancienne salle de l’église presbytérienne de Woy Woy, sur un terrain à l’arrière de l’hôtel Bayview d’origine.

À cette époque, sans routes à l’intérieur ou à l’extérieur du district, sans électricité ni eau courante, certains membres d’origine se rendaient aux réunions en petit bateau via les voies navigables.

Temple maçonnique Woy Woy
Photo : Michael Cummins

Les francs-maçons ont déclaré que pour faciliter le voyage, des réunions étaient organisées pour coïncider avec les phases de la lune – le lundi le jour de la pleine lune ou avant – permettant de rendre le voyage en eau libre plus sûr, en rentrant chez lui à la lumière de cette ‘ brillante étoile du matin ‘.

Lodge Morning Star a emménagé dans le Woy Woy Masonic Hall (dans Railway St, en face de la gare) en 1926.

En juin 2005, ils ont déménagé au Gosford Masonic Centre, qui était à l’origine à William St, Gosford jusqu’en février 2016, date à laquelle il a déménagé à Mann St.

L’organisation a déclaré qu’elle avait « toujours rendu service » à la communauté avec des membres impliqués dans le gouvernement local, notamment en tant que présidents de comté et maires.

D’autres ont été maîtres de poste, pompiers, propriétaires de compagnies d’autobus et propriétaires d’un assortiment d’entreprises.

Les membres ont également été impliqués dans Ocean Beach Surf Life Saving Club – célébrant également 100 ans de service cette année – certains remplissant le rôle de président.

L’organisation a déclaré qu’elle prévoyait également un dîner officiel plus tard cette année pour marquer le centenaire.

Source :
Communiqué de presse, 18 février
Lodge Morning Star No.410

SENEGAL : Ouverture du convent aujourd’hui

De notre confrère seneweb.com

La Grande Loge du Sénégal (GLS) sera en convent à Dakar à compter de ce jour.

Selon le quotidien Les Échos (Sénégal) qui donne l’information, la rencontre aura lieu, en leur Temple de Ngor, ce 26 février 2022, à 11h00.

Selon  Mame Mactar Guèye, Charles Médor, le Grand-Maître de la Grade Loge du Sénégal, qui a remplacé Me Yérim Thiam, a convoqué l’Assemblée générale de son Obédience.

Importée d’Europe, l’existence d’une franc-maçonnerie au Sénégal est peu connue. Il a existé un monde maçonnique colonial au xviiie siècle dont les blancs, originaires d’Europe ou créoles, ont été la composante presque exclusive. Depuis la création de la première loge par le Grand Orient de France, en 1781, à Saint-Louis du Sénégal, plusieurs francs-maçons ont illustré l’histoire de la colonisation française. La sphère de la société initiatique française a d’abord souffert des conflits avec l’Angleterre, notamment lors de la guerre de Sept ans et lors des luttes en faveur des insurgents américains. Les catastrophes naturelles du pays ont également ébranlées les temples maçonniques, mettant à mal la survie des activités qui s’y déroulaient. Si une partie de l’histoire de la franc-maçonnerie peut aujourd’hui s’écrire c’est grâce à l’importante présence de marins et de négociants en loges maçonniques qui transportaient par navire de nombreuses lettres à propos du cours des activités et formulant d’éventuelles demandes.

ITALIE : L’amour vrai

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

L’amour est le ciment pour construire le monde « pierre par pierre », se perfectionner dans la connaissance de Soi-même et de l’Univers
Amour entre Orient et Occident

Le but, le désir implicite dans la vie en général est de trouver quelque chose de gratifiant, d’agréable ; nous voulons une certaine forme de sécurité, de protection, e manière à ne plus avoir pas de doutes, d’interrogations, d’angoisse ou de peur.

En nous, nous aspirons à quelque chose de permanent auquel nous raccrocher.
C’est la partie humaine, notre partie sentimentale.

Pour nous initiés, ce concept acquiert une toute autre valeur : les francs-maçons aiment quand ils ne possèdent pas, quand ils ne sont ni envieux ni cupides, quand ils montrent du respect, de la pitié et de la compassion pour les autres.

La franc-maçonnerie repose sur trois grands principes : l’amour fraternel, la charité et la vérité.

Amour fraternel : tout franc-maçon fait preuve de tolérance et de respect envers les opinions d’autrui et se comporte avec courtoisie et compréhension envers ses semblables.

Charité : chaque Frère s’efforcera d’aider ceux qui en ont besoin.

Vérité : le franc-maçon travaille en lui-même pour se connaître et s’améliorer moralement et dans la société en tant qu’individu singulier afin que les valeurs de la Vérité s’affirment.

L’Amour en Franc-Maçonnerie s’exprime et se libère sous la forme de la Fraternité qui est en

un amour intense, charitable, doté d’une force prodigieuse qui anime le monde.
Pedro Salinas – L’amour idéal

Ainsi s’établit un lien ardent, réel et réciproque, qui constitue l’un des piliers de l’Ordre.

D’ailleurs, comment pourrions-nous nous définir comme Communion de Frères si nous n’étions pas liés par des sentiments supérieurs et bien plus profonds que ceux de l’amitié commune que l’on trouve dans le monde profane ?

Notre tâche, dès la première initiation, est d’apprendre à aimer.

L’amour fraternel signifie altruisme, solidarité, tolérance, patience, compréhension, humilité ; c’est donc l’ensemble de toutes les vertus dont la pratique ne s’improvise pas, puisqu’elle ne peut être atteinte qu’avec une volonté constante et un exercice quotidien.

Seul l’atteinte d’un tel lien, sincère et vrai, permet de s’unir symboliquement dans une chaîne fraternelle.

Le franc-maçon est celui qui cherche, allant dans les domaines de la morale et de la spiritualité. C’est donc un travail intérieur, constant et acharné vers l’ésotérisme dans lequel il est impératif de se connaître, de connaître l’univers !

Quiconque est conscient de son propre ego microcosmique est également conscient du Grand Architecte macrocosmique de l’Univers ; la compréhension intuitive d’ Un et du Tout panthéiste. Mais seul l’amour fraternel a le pouvoir de provoquer cette évolution.

Les sentiments que nous donnerons à nos compagnons de route nous serons restitués dans une évolution cognitive spirituelle. Et si cette évolution est collective et transmise par l’exemple et l’altruisme vers le monde profane, nous pourrons atteindre l’amélioration de l’humanité. La Fraternité s’étendra au-delà de nos Temples et impliquera tous nos semblables et cette réalisation du Temple de l’Humanité deviendra une réalité.

L’union des francs-maçons disséminés dans le monde, sans distinction de classe, de race, de religion, se reconnaît, au sein de notre Temple, au cordon qui orne les quatre murs, s’étendant du nord à l’est avec ses nœuds d’amour, de couleur rouge , dans la mesure de sept, dont trois au nord, trois au sud et un à l’est : nœuds qui représentent symboliquement à la fois l’amour fraternel et le lien du créateur avec la création, la médiation entre Dieu, l’homme et la nature, le lien entre l’être humain et le Grand Architecte de l’Univers.

GODF – Cycle « Les Dignités Humaines » : Vidéo « La Déportation »

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Dans le cadre de la conférence sur « La Déportation », qui s’est tenue le 8 janvier 2022 à l’université de Montauban, un film de celle-ci a été réalisé, il est visible sur la chaine Youtube du GODF

22/02/1842 Franz Liszt est élevé Maître Maçon

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De notre confrère allemand br-klassik.de – Par Jochen Eichner

MERCI POUR VOTRE HUMANITÉ ET VOTRE AIDE

Berlin, 22 février 1842. Franz Liszt est élevé à la maîtrise. En 1841, un an plus tôt, Franz Liszt devient franc-maçon – la Loge de Francfort l’accueille après le parrainage du compositeur Wilhelm Speyer.

Vers la fin de sa vie, le virtuose se sent comme pris entre deux chaises : « Le monde entier est contre moi. Les catholiques, parce qu’ils trouvent ma musique d’église trop laïque, les protestants, parce que ma musique est trop catholique pour eux. , les francs-maçons, parce qu’ils trouvent ma musique trop cléricale. » .Lorsqu’il écrit ces mots, Franz Liszt fait partie de la vénérable communauté des francs-maçons depuis plus de quarante ans.

J’affirme que c’est de mon plein gré que je veux devenir franc-maçon. Franz LISZT

LISZT enchaîne les concerts les uns après les autres

En 1842, Liszt était à Berlin, et la superstar a alimenté la lisztomanie endémique ale mieux possible. Le pianiste donne un concert après l’autre, est l’invité d’innombrables festivals et est la coqueluche de la saison. « Les salons n’avait de valeur que lorsque Liszt était présent. Les familles qu’il visitait gardaient des tasses et des verres dans lesquels il buvait comme des reliques. » C’était ce que l’on prétendait à l’époque.

Les relations avec BERLIN S’INTERROMPENT

Symboles maçonniques |  Source de l'image : Art maçonniqueSymbole maçonnique | Source de l’image : Art maçonnique

Ses frères maçonniques ne voulaient pas non plus être laissés en reste. La loge berlinoise « La Concorde le nomme d’abord compagnon, puis maître. Même lorsque Franz Liszt reçut les ordres mineurs des années plus tard, et portait déjà la tonsure et la soutane se faisant appeler l’abbé Liszt, il maintint ses liens avec ses frères francs-maçons – et fut admis à la loge de Budapest « l’Unité » vers 1870. Seule le lien avec les loges de Francfort et de Berlin se rompt – ils le retirent de leurs listes de membres. Entre autres, parce qu’il ne répondait plus à leurs lettres.

Sous le Bandeau #59 – Le Grand Maître

Le Très Respectable ou Sérénissime Grand Maître est le chef responsable de l’obédience. Le pouvoir dont dispose le Grand Maître est comparable à celui du président d’une association ordinaire, à savoir qu’il ne prendra pas ou rarement de décisions sans en référer à une autre instance.  Il n’est certainement pas un « chef suprême » et n’exerce pas de « pouvoir absolu ». Il n’est pas non plus un guide spirituel – encore que parvenir à un tel poste exige un solide parcours dans l’Art Royal.  

Ce fût un moment historique de recevoir en studio les 3 Grands Maîtres (présent et passé) des obédiences majeures du Québec :  

Réal Lemieux | Grand Maître | Grande Loge ANI du Canada
Yves Vaillancourt | Grand Maître | Grand Orient du Québec
Marc David | Passé Grand Maître | Grande Loge du Québec  

Merci à nos Patrons (https://www.patreon.com/SousleBandeau):

Pierres brutes: Eve M., David D.
Auditeurs flamboyants: Vincent R., Thomas D., Sam R., Michael S., Ludovic I., Le K., Cyndie C., Carl-Henri L., Alexis T.  
Maîtres podcasteurs: Thibaut S., Joe Ann, Shawn Q., Ronan G., Oli, Michel B., Dominique L., Eric B., Cedric T, René, L.
Très Illustre Patron: Pierre D.  

Nos radiodiffuseurs : RadioDelta, Balado Québec, RZO Web, Spotify et Apple/Google Podcasts.

Où s’acheter une baguette magique? Chez Rector Lucis

De notre confrère suisse 24heures.ch – Par Chloé Din

Sous ce pseudonyme, Lucian Dragoi tient depuis quinze ans l’unique boutique ésotérique de la capitale vaudoise. Au milieu des pendules et grimoires, il garde les pieds sur terre.

Ce n’est pas une sombre échoppe nichée au fond d’une ruelle. À Lausanne, la boutique ésotérique Rector Lucis a pignon sur rue, à l’avenue de Beaulieu, et vend tout ce qu’il faut pour pratiquer la magie ou la divination. On aurait tort de ne pas oser pousser sa porte. Le lieu est assez unique tout en étant – après tout – un magasin comme un autre, avec son assortiment savamment présenté en rayons. Et quel assortiment !

Ce n’est pas partout qu’on peut acheter une baguette magique. En métal doré rehaussé d’entrelacs et de pierres brillantes, celles de Rector Lucis feraient pâlir d’envie n’importe quel sorcier. Le patron de l’enseigne peut en être fier: c’est lui qui les a fabriquées, comme la majorité des produits qu’il propose, des grimoires aux bijoux en passant par les runes et les coffrets à fermoirs. Lucian Dragoi, qui se fait lui-même appeler « Rector Lucis », ou «guide de lumière» en latin, tient d’ailleurs plus de l’artisan et du commerçant bon teint que du mystérieux thaumaturge.

« Souvent, les gens attribuent tous les pouvoirs à certains objets qu’ils ont découverts sur internet. En fait, comme en médecine, chaque bobo a son médicament. »Lucian Dragoi, ou « Rector Lucis », patron de la boutique ésotérique du même nom

Cela ne l’empêche pas d’avoir étudié l’ésotérisme sous toutes les coutures, étant «tombé dedans quand il était petit» à travers ses parents. «Tout le monde peut ouvrir un magasin comme celui-ci. J’ai attendu de savoir de quoi je parle.» Car expliquer est au cœur du métier. Lorsqu’un jeune homme passe la porte et lui demande lequel de ses pendules amène à la guérison, sa réponse est nette: «Les pendules ne sont pas faits pour guérir!» Quant aux boules de cristal, qui attirent aussi la curiosité du client, il prévient que les utiliser requiert un long apprentissage.

Grimoires, pendules, pentagrammes et baguettes magiques sont en rayon, accompagnés des bon conseils de Lucian Dragoi. 
Grimoires, pendules, pentagrammes et baguettes magiques sont en rayon, accompagnés des bon conseils de Lucian Dragoi. PATRICK MARTIN

« Souvent, les gens attribuent tous les pouvoirs à certains objets qu’ils ont découverts sur internet. En fait, comme en médecine, chaque bobo a son médicament. » Il précise ainsi qu’aucune des pierres aux propriétés diverses que propose le magasin ne guérit le cancer, comme certains l’espèrent parfois. « Ça ne marche pas comme ça. Ce sont plutôt des appuis dans la démarche de chaque personne. »

Concernant la clientèle de la boutique, Lucian Dragoi assure qu’elle vient de tous horizons. « L’ésotérisme est la partie cachée de toutes les spiritualités du monde. L’être humain en a besoin pour se donner de l’espoir. » La pandémie lui a ainsi amené de nouveaux clients, mais pour une raison somme toute banale: « Je crois que les gens avaient plus de temps pour eux-mêmes et pour s’intéresser à ce sujet. » Toujours terre à terre, il glisse encore que la popularité de « Harry Potter » et du « Seigneur des anneaux » a aussi eu un effet certain sur l’attrait de Rector Lucis.

Avenue de Beaulieu 5, rector-lucis.ch

24/02/1463 : Naissance de Pic de la Mirandole, fondateur de la kabbale chrétienne

Giovanni Pico della Mirandola, qui se faisait aussi appeler comte de la Concordia (la Concorde), né à Mirandola le 24 février 1463 et mort le 17 novembre 1494 à Florence, est un philosophe et théologien humaniste italien, troisième fils d’une vieille famille comtale.

À la recherche de la prisca theologia (ou théologie première exposée par les Anciens), il étudia et synthétisa les principales doctrines philosophiques et religieuses connues à son époque, notamment le platonisme, l’aristotélisme, la scolastique. Il est le fondateur de la kabbale chrétienne.

  • Jean Pic de la Mirandole et la Kabbale

Selon Jean Pic de la Mirandole, la révélation biblique et la philosophie grecque procéderaient d’une même origine dont la Kabbale serait le témoin le plus fidèle. Les « 900 conclusions philosophiques, cabalistiques et théologiques », publiées en décembre 1486, provoquent un scandale retentissant en Italie. Toutefois, toujours selon Pic de la Mirandole, la Kabbale ne ferait que confirmer la doctrine chrétienne : « Aucune science ne peut mieux nous convaincre de la divinité de Jésus-Christ que la magie et la cabale ».

  • « Les Entretiens Pic de la Mirandole », le grand RdV entre la GLNF et la GLDF

Le samedi 6 novembre 2021, en l’Hôtel de la Grande Loge de France 8, rue Puteaux Paris XVIIe, sous la haute bienveillance et en présence de Pierre-Marie Adam, Grand Maître de la GLDF et de Jean-Pierre Rollet, Grand Maître de la GLNF, eurent lieu les premiers « Entretiens Pic de la Mirandole », dont le thème était « Temps des Hommes, Temps de la Nature ». Un grand et beau succès !

Nous vous donnons rendez-vous en novembre 2022 avec « Le Temps de la Renaissance », Temple Jean Mons, Grand Temple de la Maison des Maçons de la Grande Loge Nationale Française, à Paris dans le 17e arrondissement.

Si tel est votre désir, retrouvez « Les Entretiens Pic de la Mirandole » : « Temps des Hommes, Temps de la Nature » https://bit.ly/3HfhqRP

Mémoires d’un Alchimiste contemporain

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L’AUTEUR

BERNARD CHAUVIERE prend contact avec l’alchimie à l’âge de 16 ans en lisant le Matin des Magiciens de Pauwels et Bergier – Etude des  classiques de l’alchimie Philalèthe , Flamel ,Cosmopolite, et consort – Le Mutus Liber , Première correspondance  avec Eugène Canseliet Janvier 1976 puis visites
Rencontre avec Roger Bourguignon ,Robert Delvarre , puis Jean Laplace 1983, 1987.
Construction du four de fusion par Roger Bourguignon 1984 ,1985 –  Première récolte de la rosée1978 – Mise en route  du four de fusion et premier travaux au laboratoire- Correspondance avec Emmanuel d ‘Hoogsworth. 1993 ,1995

L’OUVRAGE 

Concernant le travail au laboratoire ( cf Fulcanelli & Canseliet)

* Nécessité absolue de travailler avec la matière préparée, afin de ne plus œuvrer avec l’antimoine vulgaire mais avec le plomb des sages, (assation)
* De là découlent certaines manifestations différentes du travail spagyrique, avec l’antimoine
* Ce qui permet par exemple l’obtention d’un vitriol différent quant à sa fusibilité notamment lors des sublimations
* Une constatation très intéressante aux sublimations, le vitriol devient magnétique alors qu’il ne l’est pas avant lesdites sublimation
* Suite à ce travail en commun avec un ami nous obtenons un bouton de retour, infusible ,de texture terreuse, non métallique, de forme elliptique que nous n’oserons pas appeler rémore étant donné que la quantité obtenue est relativement faible (2mm de diamètre environ) il faut donc traiter toute la masse afin d’obtenir une quantité plus importante. Examinée au microscope cette matière présente une couleur rouge sur une face et plus foncée sur l’autre.
* Restons prudent car en Alchimie il convient de rester humble et ne pas affirmer  des choses fausses et ne pas prendre des vessies pour des lanternes..