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Du pain sur la Planche

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Je suis une planche.

Vous savez, cet exposé écrit lu en loge par un frère ou une sœur, que l’on appelle aussi « morceau d’architecture » en référence symbolique aux pièces de construction.

Nos lointains cousins, bâtisseurs de cathédrales, ne se doutaient pas, en portant les pierres contre leurs cœurs, au risque de leur vie, sur la planche étroite de l’échafaudage, que celle-ci comportait plusieurs sens ! Confiants en ma solidité, préoccupation majeure, ils ignoraient que je leur indiquais aussi une direction à suivre. Et par métaphore, une transformation de leur progression pas à pas, en actes positifs dans la cité.

De matériau de chantier élevant l’homme vers le ciel, je suis ainsi devenue de la « matière à penser » horizontale pour lui permettre de mieux avancer vers les autres ! De support des corps, me voici métamorphosée en support de réflexion. Et même en tremplin pour permettre aux maçons de l’esprit de bondir dans le vaste domaine de l’imaginaire ! D’une planche, l’autre. A écrire et à lire, pour être écoutée, réfléchie, augmentée, reproduite. Copiée, traduisent outrés les « étroits penseurs ». Transmise, rectifient souriants, les « larges d’idées ». Car tel est bien là, le credo même des francs-maçons : la transmission ! Sous toutes ses formes. Pourvu que, planche de mon état, j’enrichisse quelqu’un. Rédacteur, auditeur, lecteur. Et même l’emprunteur occasionnel, passeur à sa façon, à qui je transmets, qui sait, du désir. A savoir, le modèle même pour écrire un jour une planche, à son tour. Au fil du temps, l’homme ne doit-il sa survie à l’imitation qui engendre elle-même la création ?! Dès lors, trêve de morale culpabilisante : il n’y a pas de maçons plagiaires, il n’y a que des frères à instruire !

En loge, il est dit rituellement au moment du débat « Que la parole circule ! ». Alors que la mission acceptée de l’initié (e) est de transmettre généreusement ses acquis, des milliers de planches sont écrites chaque jour dans le monde, exprimées et commentées une seule fois en loge, le plus souvent devant un auditoire restreint ! Puis, enfouies dans un tiroir, à la maison revenues ! Des heures d’écriture pour une heure d’existence ! Pourquoi me condamner ainsi aux ténèbres, quand j’ai vocation à la lumière !

Enterrer une planche, c’est aussi enterrer la pensée ! Or, par définition même, plancher c’est, par l’écrit et la parole, transmettre « du vivant », à des vivants ! La planche que je suis est faite pour rayonner, donc, tout au contraire de la rétention, atteindre le plus grand nombre.

Il est de bon ton de brocarder les prodigieux outils de la technologie moderne, qui sont utilisés chaque jour…par leurs détracteurs eux-mêmes. Entre autres, l’Internet – cette bibliothèque virtuelle tentaculaire et tentatrice – est accusée de bien des maux ! Accoutumance, ingérence, permissivité, suppression de l’effort intellectuel, etc. C’est ainsi, le meilleur des médicaments a des effets secondaires, réels ou fabriqués !

La franc-maçonnerie et les francs-maçons ne peuvent évidemment pas faire aujourd’hui l’économie de cet Internet. N’en sont-ils pas d’ailleurs de très grands consommateurs ?! De la sorte, sortie du Temple pour accomplir sa destinée, la parole maçonnique circule aussi avec bonheur sur les ondes informatiques ! Elle bénéficie largement des avantages de l’outil : facilité d’accès, instantanéité, diffusion élargie à la planète. Autrement dit, présentation au grand jour de l’Institution, si longtemps étouffée par le secret, lequel, nécessaire en une dramatique période, n’est plus guère de mise à l’heure de ladite mondialisation ! Partant, comment pourrait-on reprocher aux fidèles servants de l’Art Royal – lequel veut améliorer ses membres et parfaire l’humanité – d’informatiser leurs réflexions correspondantes ?! Il est tout à fait pensable que dans un avenir proche, les obédiences mettent nombre de travaux numérisés à la disposition du Grand Public. L’appétence d’un lectorat, donc le recrutement possible, passe aussi par ce média ! Le succès des différents sites, diffuseurs de documents et travaux maçonniques, n’est pas seulement dû, loin de là, à quelques frères saisis de paresse passagère ou en panne d’idée momentanée ! Au delà de ces clichés faciles, il correspond à une réelle curiosité, c’est à dire à une faim d’information qu’il convient de rassasier !

Les planches sont parties intégrantes de ces travaux. Telle une eau de source, la planche que j’ai le plaisir d’être, est faite pour jaillir et alimenter les ruisseaux et fleuves du savoir ! Je mérite souvent un prolongement après ma prestation en loge ! Parce que, au delà du support de réflexion, je peux constituer un moyen de recherche, de perfectionnement, bref, de créativité. N’oublions pas ce que la France doit à cette créativité maçonnique. Au début du XXème siècle, à l’ère industrielle naissante, faites de grandes avancées mais aussi de graves inconvénients, les planches contenant des propositions humanistes étaient transmises aux députés. C’est ainsi que furent traités à l’Assemblée Nationale, des sujets aussi importants que les retraites de vieillesse, la dénatalité, la réglementation du travail pour les hommes, mais aussi pour les femmes et les enfants, la criminalité, la liberté d’association en 1901, la laïcité de l’enseignement en 1905, le premier système d’assurances sociales pour l’industrie et le commerce en 1930. Les maçons ont eu une ultime satisfaction en 1936, avec l’instauration des congés payés, qu’ils avaient suggéré avant la seconde guerre mondiale.

Autant de planches, autant d’étoiles dans le ciel maçonnique, autant de petites lumières brillantes d’idées pour le progrès humain. Autant de réflexions à mener pour demain.

 Il reste du pain sur la planche. La prochaine est toujours à écrire. Avec ardeur, avec amour. Avec humeur, avec humour. Au fil des mots et de leurs jeux, moi, la planche, j’aime faire sourire aussi : Pour que l’écrit dure, il faut que le stylo graphe !

À Châtellerault, cinq associations se mobilisent pour défendre la laïcité

De notre confrère la Nouvelle République

Depuis 11 ans, des associations du territoire se réunissent pour rappeler le principe de laïcité (1). « On veut avertir la population. Il faut que tout le monde se respecte. La religion doit rester dans la sphère privée. Il faut aussi éviter les signes religieux ostentatoires », estime Yves-Henri Saulnier, président de l’Union des familles laïques de Châtellerault.

« Apaiser et mettre fin aux conflits »Tour à tour, réunis devant l’allée de la Laïcité (2), les présidents du Grand Orient de France Châtellerault, de la Ligue de l’enseignement de la Vienne, de la Fédération du droit humain et de la Fédération de la Vienne de la libre-pensée, ont pris la parole pour défendre ces principes. « Ils doivent permettre d’apaiser et de mettre fin au conflit car depuis la fin du 20e siècle, les affrontements et les violences sont de plus en plus nombreux », déplore Yves-Henri Saulnier. Au quotidien, ces associations forment les habitants à la laïcité, organisent des permanences… « On aide aussi les habitants. Dernièrement, une de nos actions a permis à un Afghan de retrouver sa femme et ses enfants. Nous organisons aussi des visites pour les personnes âgées isolées », ajoute-t-il.
(1) La laïcité repose sur trois principes : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses et l’égalité de tous devant la loi, quelles que soient ses croyances ou ses convictions. (2) Elle existe depuis 2013.

Se rendre sur le journal pour lire l’article intégral

Un scout c’est… Un Franc-Maçon c’est…

The Midnight Freemason est un blog américain qui offre à un groupe de Maîtres Maçons la possibilité de parler de sujets d’intérêt maçonnique – chacun exprimant son propre point de vue.

Aujourd’hui, le blog nous offre un article intitulé « Un scout c’est… Un franc-maçon c’est… » que nous devons à la plume de Gregory J. Knott, 33°. Il nous déclare « J’ai initialement écrit cet article en 2014 et je l’ai mis à jour avec quelques modifications […] J’étais fier de voir mon fils Hayden remporter son prix Eagle Scout en 2020, ainsi que de nombreux autres scouts que nous avions dans notre meute et notre troupe de louveteaux au fil des ans, gagner également leur prix Eagle. Je suis encore plus convaincu qu’en 2014, que ce dont ce pays a le plus besoin, c’est : le Scoutisme et la Franc-Maçonnerie.

Un scout c’est… Un Franc-Maçon c’est…  (en 12 points)

Un scout est digne de confiance

  • Un scout dit la vérité. Il est honnête et il tient ses promesses. Les gens peuvent compter sur lui.
  • Un maçon est un frère fidèle et fidèle, son lien est sa parole et ses frères peuvent compter sur lui.

Un scout est loyal

  • Un scout est fidèle à sa famille, ses amis, ses chefs scouts, son école et sa nation.
  • Un maçon a un devoir envers Dieu, son pays, sa famille, ses amis, ses voisins et lui-même.

Un scout est utile

  • Un scout se soucie des autres. Il se porte volontaire pour aider les autres sans s’attendre à être payé ou récompensé.
  • Un maçon pratique la foi, l’espérance et la charité.

Un scout est sympathique

  • Un scout est l’ami de tous. Il est le frère d’autres scouts. Il offre son amitié aux gens de toutes races et nations, et les respecte même si leurs croyances et leurs coutumes sont différentes des siennes.
  • Un maçon est toujours prêt à tendre la main en signe d’amitié à un autre maçon et à contribuer au soulagement de nos veuves et orphelins.

Un scout est courtois

  • Un scout est poli avec tout le monde, quel que soit son âge ou sa position. Il sait que les bonnes manières permettent aux gens de s’entendre plus facilement.
  • Un maçon illustre un comportement de respect envers ses frères.

Un scout est gentil

  • Un scout sait qu’il y a de la force à être doux. Il traite les autres comme il veut être traité. Sans raison valable, il ne blesse ni ne tue aucun être vivant.
  • Un maçon montre un amour fraternel à ses frères et fait preuve d’une gentillesse sincère envers tous ceux qu’il rencontre.

Un scout est obéissant

  • Un scout suit les règles de sa famille, de son école et de sa troupe. Il obéit aux lois de sa communauté et de son pays. S’il pense que ces règles et lois sont injustes, il essaie de les faire changer de manière ordonnée plutôt que de leur désobéir.
  • Un maçon est loyal envers son pays, respecte la primauté du droit et place ses actions au carré de la vertu.

Un scout est joyeux

  • Un scout cherche le bon côté de la vie. Il accomplit joyeusement les tâches qui se présentent à lui. Il essaie de rendre les autres heureux.
  • Un maçon accueille un autre frère avec un sourire, une poignée de main ferme et un accueil chaleureux.

Un scout est économe

  • Un scout travaille pour payer sa propre vie et pour aider les autres. Il économise pour l’avenir. Il protège et conserve les ressources naturelles. Il utilise soigneusement son temps et ses biens.
  • Un maçon s’efforce de préserver les anciens usages et coutumes de la fraternité, tout en étant ouvert aux nouvelles idées et moyens de faire grandir notre fraternité.

Un scout est courageux

  • Un scout peut faire face au danger même s’il a peur. Il a le courage de défendre ce qu’il pense être juste même si les autres se moquent de lui ou le menacent.
  • Un maçon comprend que la sagesse, la force et la beauté sont les piliers d’une loge bien gouvernée. Il vit selon un ensemble de principes qui le distinguent des autres dans la société, même si parfois cela peut sembler difficile à faire.

Un scout est propre

  • Un scout garde son corps et son esprit en forme et propres. Il choisit la compagnie de ceux qui vivent selon des normes élevées. Il aide à garder sa maison et sa communauté propres.
  • Un maçon est pur dans ses pensées, ses paroles et ses actes. 

Un scout est révérencieux

  • Un scout est respectueux envers Dieu. Il est fidèle dans ses fonctions religieuses. Il respecte les croyances des autres.
  • Un maçon croit en Dieu, vit sa vie selon ce grand livre et cherche la bénédiction de la divinité. 

Extrait de la page 47-54, Boy Scout Handbook, 11e édition,

(#33105), copyright 1998 par BSA, ISBN 0-8395-3105-2

Sources : http://www.midnightfreemasons.org/

https://www.facebook.com/midnightfreemasons/?fref=ts

PORTUGAL : « Tous les Maçons doivent s’assumer comme Maçons. J’en appelle à mes frères pour qu’ils assument »

De notre confrère portugais dn.pt – Par João Pedro Henriques

Le Grand Maître sortant du Grand Orient Lusitanien confie qu’il aurait préféré que son successeur soit le jeune Carlos Vasconcelos et non le senior Fernando Cabecinha, dans un souci de rajeunissement de l’organisation. Il demande plus de demandes en recrutement.

Dix ans d’avance sur Grande Oriente Lusitano (GOL). La direction de Fernando Lima Valada de la plus ancienne obédience maçonnique portugaise a été la plus durable dans l’organisation depuis le 25 avril – et elle se termine aujourd’hui avec l’investiture de son successeur, Fernando Cabecinha. Interrogé par DN au siège de l’organisation, dans le Bairro Alto, à Lisbonne, le Grand Maître sortant, Fernando Lima Valada, fait le point sur ses trois mandats. Ce qui s’est bien passé – mais aussi ce qui n’a pas fonctionné.

N’avez-vous jamais eu l’impression que c’était trop de temps, notamment lorsque vous vous êtes présenté pour un troisième mandat (2017-2021) ?
Non, je n’ai pas ressenti ça. Lorsque j’ai postulé pour un troisième mandat, c’était à cause d’un ensemble de circonstances et ils me l’ont demandé. Alors non, je n’ai pas ressenti ça.

Est-il possible de légiférer en interne pour limiter les mandats ou est-ce un faux problème ?
Nous devons très bien savoir ce qu’est la franc-maçonnerie. S’il s’agissait d’une association, d’un parti politique, cela aurait du sens d’un point de vue démocratique. Et cela aurait aussi du sens dans la franc-maçonnerie. Mais sa nature interne et la manière dont nous fonctionnons font que, parfois, nous devons mélanger la nature démocratique des processus avec la volonté générique qui nous pousse. Et donc il y a ce mélange entre la démocratie et la nature même de notre institution.

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Comment GOL s’est-il amélioré après votre long consulat en tant que grand maître ?
Dans les institutions, comme dans la vie, il y a des moments où l’on est meilleur et des moments où l’on est pire. Malgré tout, malgré que tout ne soit pas toujours parfait – il ne le sera jamais -, je pense qu’aujourd’hui GOL est meilleur qu’avant. Elle est meilleure dans l’autonomie de ses magasins, dans sa localisation physique, elle est meilleure en termes d’organisation et en termes administratifs, financiers et patrimoniaux, elle est meilleure en solidarité interne et elle est meilleure en communication – c’est-à-dire sa connaissance de Franc-maçonnerie en dehors de la franc-maçonnerie.

L’organisation est-elle mieux vue aujourd’hui qu’elle ne l’était avant de devenir Grand Maître (2011) ?
Il est mieux connu et mieux vu. Mais comme dans toutes les situations, certains voient mieux et d’autres voient pire. Et il a plus d’exposition. Nous avons des études de notoriété, que nous avons réalisées mais qui ne sont pas publiques, où cela est démontré.

Y a-t-il quelque chose à supposer a échoué?
Bien sûr que oui. Il y avait deux choses que j’aurais aimé qu’il ne se passe pas. En premier lieu, je suis apologiste de l’idée – défendue par António Arnaut [« père » du SNS et Grand Maître de GOL de 2002 à 2005] – que tous les francs-maçons devraient s’assumer comme francs-maçons. Bien sûr, avec la liberté de conscience, personne ne peut contraindre qui que ce soit. Il n’y a aucune raison pour le mythe que les francs-maçons n’assument pas cette qualité. Deuxièmement, une question interne : j’aimerais beaucoup que tout l’édifice législatif interne soit refondu, et cela n’a pas été le cas. Ce sont des documents remarquables mais pour la période où ils ont été réalisés, juste après le 25 avril. Mais aujourd’hui l’époque est différente et même si j’ai suggéré cette révision à plusieurs reprises, je ne pense pas avoir réussi à sensibiliser les francs-maçons.

Pouvez-vous donner un exemple au monde profane d’un changement dans cette architecture législative qui pourrait avoir des répercussions sur les actions de GOL ?
Je peux donner une idée générale : nous avons trop de règlements, trop de constitutions, trop de règles. Ce qu’il faut, c’est un homme libre dans une loge libre et les obédiences subsidiaires des loges, et il n’y a pas de tentations contraires ici.

Vous avez déjà évoqué la question du secret de l’appartenance à la franc-maçonnerie. Une organisation comme celle-ci a-t-elle du sens de nos jours ? N’est-ce pas quelque chose qui finit par affaiblir la franc-maçonnerie plus qu’à la défendre ?
Il y a un malentendu à ce sujet, c’est un mythe urbain. GOL n’est pas un secret. C’est sur la Rua do Grémio Lusitano nº 25, notre organisation est connue, le patrimoine est connu, notre relation institutionnelle avec d’autres organisations est connue. Ce n’est pas vrai que nous sommes une société secrète. Cet argument aura servi certains intérêts mais il n’est pas vrai. Le secret maçonnique est un secret intime de chacun, comme nous avons nos secrets dans nos familles, leurs secrets intérieurs. C’est le vrai secret et c’est pourquoi nous défendons la liberté de conscience et nous ne voulons pas de violations de la liberté de conscience. Quoi qu’il en soit, j’appelle tous mes frères à s’assumer comme francs-maçons, ceux qui comprennent qu’il n’y aura rien pour leur nuire.

« Il y a un Grand Maître élu et je le respecte totalement, c’est mon Grand Maître. Mais je ne peux pas cacher que j’avais une préférence pour le jeune candidat, Carlos Vasconcelos. Je pense que la franc-maçonnerie doit aussi se rajeunir. »

Hormis le covid, qui a été et est évidemment un moment difficile pour tout le monde, quel est l’autre moment le plus difficile que vous ayez enregistré dans ces dix années en tant que Grand Maître ?
Quiconque a été à la tête de diverses organisations pendant plus de 45 ans, comme c’est mon cas, a toujours une certaine difficulté à dire que tel ou tel a été le moment le plus difficile. Je ne peux pas faire ça. Nous avons traversé des moments plus faciles et des moments plus difficiles, mais le résultat final positif est ce qui compte.

Il y a eu des scandales dans la franc-maçonnerie au cours des dix dernières années, mais en fait les plus gros étaient dans d’autres obédiences maçonniques, pas dans GOL. Comment le GOL peut-il se défendre contre des scandales qui affectent la franc-maçonnerie dans son ensemble mais qui se produisent en réalité dans d’autres obédiences ?
Je ne le vois pas ainsi. Je dis souvent que je n’accuse pas l’Église catholique d’avoir des prêtres pédophiles. Je ne suis pas catholique mais je respecte l’Église catholique et je ne pense pas qu’elle soit affectée dans son ensemble par ça…

…Mais vous pensez peut-être que l’Église catholique, en tant que structure et hiérarchie, ne peut pas traiter ce problème…
…Finalement. La franc-maçonnerie est une institution humaine composée de centaines de personnes, des milliers partout dans le monde. S’il y a deux ou trois ou quatre cas qui pourraient être des scandales, c’est une minorité des minorités. On ne peut pas juger une institution pour ça.

Mais on peut considérer que ces scandales – ainsi que ceux de pédophilie dans l’Église – sont le résultat de la nature même de l’organisation et, en l’occurrence, de son caractère secret.
Non pas du tout. J’étais président d’entreprises avec des milliers de personnes et il y avait aussi des comportements moins corrects et des situations moins correctes. Mais ce n’est pas ce qui les a profondément marqués et c’est pourquoi ils ont continué à payer des salaires, à créer des emplois, à apporter leur contribution à l’économie.

Nous avons aussi le problème de la misogynie. À l’heure actuelle, il existe déjà des obédiences mixtes opérant au Portugal. Pourquoi ne pas ouvrir GOL aux femmes ? Ce ne sera plus une caractéristique qui, au lieu de défendre l’organisation, ne fait en réalité que lui nuire .
Il faut connaître un peu l’histoire de la franc-maçonnerie pour comprendre cela. Et dans notre cas concret, nos relations avec les femmes maçonniques sont les plus fructueuses. Il faut dire que nous avons toujours été les défenseurs de l’initiation des femmes, c’est GOL qui a aidé les femmes à fonder leur magasin de femmes, nos magasins sont fréquentés par des femmes dans leur travail, nous allons dans les magasins de femmes… .

…mais une logique de séparation continue de fonctionner…comme l’école des garçons et l’école des filles…
… Je ne sais pas si les choses peuvent être vues comme ça. Si nous voulons philosopher sur la psychologie organisationnelle, sur le sexisme et sur le féminisme et des choses comme ça, nous entrons probablement dans le mauvais débat. Ce qui serait profondément mal, c’est que nous n’admettions pas que les femmes étaient des francs-maçons. Et on peut aussi admettre une obéissance mixte. Mais cela ne veut pas dire que n’étant pas une obédience mixte, constitutionnellement, cela fait de nous des rétrogrades ou une organisation qui sent le moisi du XVIIIe siècle. On s’empresse de dire que les magasins mixtes sont en progrès. Le progrès est d’admettre qu’il existe des magasins mixtes, des magasins pour hommes et des magasins pour femmes, chacun avec sa propre idiosyncrasie et que tout le monde peut s’identifier et visiter. Cela respecte l’identité de chacun et la conscience de chacun. C’est ce qui compte : le respect de la diversité.

« Nous devons être plus exigeants [dans le recrutement de nouveaux francs-maçons], non seulement dans la probité morale mais aussi dans la formation. Cela doit être démocratique mais cela doit aussi avoir quelque chose d’élitiste. Soyons honnêtes : ce n’est pas une organisation de base. Nous il faut être plus exigeant. »

Reconnaissez-vous qu’aujourd’hui GOL a un problème de « alphabétisation maçonnique » ? Autrement dit, que de nombreux membres de l’organisation ne la connaissent pas assez bien, ne connaissent pas ses textes ou son histoire, ni ne comprennent vraiment ses rituels ? Y a-t-il un problème avec un manque de catéchisme maçonnique ?
Finalement, tous les [membres du GOL] n’auront pas une connaissance souhaitable de nos textes, normes, rites et rituels.

Mais pensez-vous que le recrutement a assoupli l’exigence ?
Il y a toujours des erreurs de casting dans toutes les organisations. Parfois, il n’y a pas de travail – et c’est l’un des principes fondamentaux de la franc-maçonnerie, le travail. Nous ne nous consacrons pas toujours aux études et au travail et parfois nous ne nous comprenons pas très bien.

Y a-t-il des mesures concrètes qui peuvent être prises pour atténuer ce problème?
Il peut y avoir un entraînement plus intense. Il peut y avoir plus de publicité pour nos « boards » et certains sont notables.

Mais spécifiquement par rapport à GOL : pensez-vous devoir être plus exigeant lors du recrutement de ses membres ?
Ont obtenu a obtenu. Nous devons être plus exigeants, non seulement en probité morale mais aussi en formation. Cela doit être démocratique, mais cela doit aussi être élitiste. Ne chicanons pas, soyons honnêtes : ce n’est pas une organisation de base. Et donc nous devons être plus exigeants.

Il y a un nouveau Grand Maître élu [Fernando Cabecinha, une histoire de l’organisation]. Il reconnaît que cette élection a été défaite dans une ligne de continuité par rapport à son mandat (puisque le candidat battu, Carlos Vasconcelos, est son grand maître adjoint).
Nous sommes pleinement démocratiques en période électorale. Quel que soit le résultat, nous acceptons le résultat. Je ne peux pas être déçu. Si le peuple maçonnique décidait d’adopter ces idées, je n’aurais qu’à accepter. Mais je suis un homme libre – je ne suis peut-être pas d’accord avec eux tous. Il y a un Grand Maître élu et je le respecte totalement – c’est mon Grand Maître. Mais je ne cache pas que j’avais une préférence pour le jeune candidat, Carlos Vasconcelos. Je pense que la franc-maçonnerie aussi doit se rajeunir, elle doit avoir un visage jeune devant elle, elle doit montrer qu’elle se renouvelle, par elle-même et en elle-même. Et j’ai reconnu en Carlos Vasconcelos les qualités maçonniques et profanes pour cela.https://189e9be55628c1cde4b93b8eb8eb0941.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

Il a été critiqué pour ne pas s’être exprimé lorsque le gouvernement de Passos Coelho a mis fin aux vacances du 5 octobre. Comment répondez-vous à ces critiques ?
GOL n’est pas un club, ce n’est pas une association, ce n’est pas un parti politique. Il a une nature qui lui est propre. Au sein de GOL, il y a la plus grande diversité. Ici, seuls les racistes et les xénophobes ne conviennent pas. Pour le reste, on a tout, de la gauche, de la droite, catholiques, athées, musulmans. Comme il y a tant de diversité, il n’appartient pas au Grand Maître de parler au nom de tous. Si le grand maître prend une position politique, il nuit à la diversité de l’organisation. Ces critiques montrent seulement qu’il y a des gens qui n’ont pas compris ce qu’est la franc-maçonnerie. Dans l’actualité, il n’appartient pas au Grand Maître de prendre position.

BRESIL : à Parauapebas, la franc-maçonnerie a inauguré un monument à l’entrée de la ville ce samedi (11)

De notre confrère brésilien zedudu.com.br

Le symbole traditionnel de l’institution est maintenant disponible pour visite à l’intersection des autoroutes

Toute personne passant par l’intersection de PA-160 et PA-275 pourra voir un monument qui entremêle une boussole et une équerre. Symbole maçonnique, la sculpture de trois mètres de haut sera inaugurée ce samedi (11), mais elle est déjà disponible à la visite.

La franc-maçonnerie en tant qu’institution fraternelle est un système philosophique et spirituel, dans le but de rechercher l’égalité et la solidarité entre les peuples sans faire aucune distinction de race, de religion, d’idéaux politiques ou de position sociale. Il rassemble des hommes de différents horizons culturels, sociaux et moraux, visant à jouer leur rôle dans la société avec pureté, honnêteté, dignité et honnêteté.

L’institution a joué un rôle décisif dans les changements historiques majeurs de la société brésilienne, tels que la déclaration d’indépendance, la fin du système esclavagiste et la proclamation de la République ; elle peut aussi, à l’heure actuelle, contribuer à ce que le prochain processus électoral ne soit pas dominé par la culture de la haine.

Historiquement, la Franc-Maçonnerie trouve ses origines en Europe, à l’époque médiévale, aux XIIe et XIIIe siècles. La dite « boutique » maçonnique, lieu de rencontre de l’institution, dérive d’autres langues – comme l’anglais, loge , et le français, loge –, désignant une sorte de logement pour les travailleurs. 

L’historien Alexandre Karsburg explique qu’ils ont émergé comme une corporation artisanale, composée de maçons ( Maçons , en français), d’architectes et d’ingénieurs, qui avaient des connaissances en construction. « Les techniques se sont toujours transmises de génération en génération, pas de père en fils, et ils pouvaient choisir une personne qui apprendrait à construire les grands bâtiments », ajoute-t-il. D’où la présence de la fameuse équerre et du compas, symboles de l’architecture, dans la franc-maçonnerie.

Les objets qui composent le nouveau monument signifient la matérialité et la spiritualité, représentant la droiture de l’homme, son amélioration et la prédominance de l’esprit sur la matière. Unis, équerre et compas illustrent l’association indispensable et fondamentale entre le monde spirituel et le monde matériel.

L’une des principales caractéristiques de la franc-maçonnerie est la recherche de la perfection, ayant pour instruments ses valeurs éthiques, l’équilibre et la vie correcte, la mesure d’un être juste et le symbole de Dieu, avec son œil omniscient.

Le monument symbolique de la franc-maçonnerie au point stratégique de la ville a été installé par le magasin Lealdade e Justiça n°61, de Parauapebas.

ITALIE : à Foggia, le Grand Maître Luciano Romoli est présent pour consacrer le temple.

De notre confrère italien immediato.net – Par Saverio Serlenga

« Le seul but est d’améliorer la personne. L’association s’est toujours distinguée par être une institution libérale ouverte à tous, sans distinction d’ethnie, de sexe et de conviction politique ou religieuse »

La franc – maçonnerie est l’une des plus grandes et des plus anciennes confréries et compte jusqu’à 26 membres à Capitanata, mais beaucoup frappent aux portes des deux temples de Foggia. Hier soir, la Loggia d’Italie était en plein dans la capitale de Dauno, via Piave, d’où a commencé la tournée des Pouilles, qui se terminera demain soir à Bari.À Foggia, une conférence de presse du Grand Maître Luciano Romoli qui a illustré les valeurs et les objectifs de la franc-maçonnerie universelle.

« Notre mission – a dit Romoli à l’Immédiat – est d’être toujours au service de l’humanité. La franc-maçonnerie est une association dont le seul but est d’améliorer la personne. Aujourd’hui nous sommes à l’intérieur d’un des deux temples de Foggia, je suis ici pour le consacrer, c’est-à-dire le rendre habile d’un point de vue rituel. Pourquoi les gens se rapprochent-ils de notre monde ? Parce que l’être humain est intéressé. La franc-maçonnerie est née comme une association exclusivement masculine, mais la Grande Loge d’Italie s’est toujours distinguée pour être une institution libérale ouverte à tout être humain, sans distinction d’ethnie, de sexe et de conviction politique ou religieuse ; en fait, notre communauté est composée à 70 % d’hommes et à 30 % de femmes. La pensée maçonnique est le patrimoine de l’homme, de l’homme de son temps et aujourd’hui plus qu’hier car les idéologies n’existent plus, les religions peinent à suivre le rythme de la science et de la technologie, tandis que la franc-maçonnerie est toujours d’actualité car elle met l’homme au centre ».

A nos micros également l’inspecteur de la province maçonnique de Capitanata, Raffaela Frisoli. « Nous sommes 26 dans toute la province et, grâce au grand architecte de l’Univers, nous avons de nombreuses personnes qui frappent aux portes de notre temple. Ceux qui fréquentent nos temples le font pour accroître leurs connaissances personnelles. C’est un travail qui s’opère sur soi, au quotidien et qui puise dans ce qui est notre tradition afin de favoriser l’amélioration de l’homme. Nous sommes un exemple dans la société avec notre propre modus vivendi. De nos actions, nous voyons que nous sommes les vrais enfants de la lumière ».

Faut-il dire la vérité ?

C’est une question que les médecins se posent à longueur de journée ! Mais c’est aussi une question qui préoccupe tout un chacun que ce soit dans la sphère privée « M’aimes-tu encore ? « , dans les activités professionnelles et aussi dans l’activité publique ! Même les enfants « Papa, pourquoi préfères-tu mon petit frère ?  » ! Question transversale qui existe aussi en loge « J’ai été bon ce soir ?  » ! Que répondre ?

On ne rentrera pas dans le débat  » philosophique  » qui comme tous les débats de ce genre « botte en touche » avec des « peut-être », « pas totalement », « avec tact et mesure », etc.

En ce qui concerne la démarche maçonnique, nous devons très prudents dans la mesure où notre préoccupation affichée c’est « la recherche de la vérité » !  Cette « galanterie » du langage autorise tous les « exercices » de la pensée ! Chacun sait qu’on est globalement pas très bons mais faut-il le crier sur les toits ? Faut quand même pas être maso !

Etre « à la recherche de… » nous laisse libres d’énoncer des contre-vérités, voire de fabuler ou d’avancer des hypothèses plus ou moins farfelues !

Cette formulation qui d’une certaine manière figure dans notre ADN collectif a mis sur la Franc-Maçonnerie le sceau du « Pas Sérieux » qui nous colle à la peau et explique toutes les difficultés que nous avons à être crédible !

Comment affirmer être sérieux quand on prétend ne pas connaître la Vérité ?

Personne ne peut vous croire puisqu’on avoue ne pas savoir ! Je ne sais pas qui est l’auteur de cette formule la plus creuse qui puisse exister mais elle vaut son pesant d’or et de cacahuètes ; celles et ceux qui la répètent comme « Parole d’Evangile » ont compris combien elle était riche de sens !

Mais ce « Pas Sérieux » nous permet aussi d’exister, de recruter et de rêver, car les « Pas sérieux ! » ne sont-ils pas plus bons vivants que les « Sérieux » qui sont tristes à mourir ?

Mais tout se complique lorsque le rituel nous incite à «répandre les vérités acquises».  On comprend bien que dans l’Europe du XVIIIème siècle l’inspiration des rituels maçonniques était d’ordre biblique et ces fameuses « vérités acquises »  concernaient la foi dans le Grand Architecte de l’Univers autrement dit Dieu ! Mais dire que les rituels c’est du tout et du n’importe quoi, c’est bientôt trop sérieux pour être affirmé !

Au XVIIIème siècle, nous sommes sur ce sujet de la Vérité comme une médaille avec ses deux faces : « Pas Sérieux » d’un côté car sans vérité et débordant de vérités de l’autre soi-disant acquises par la pratique maçonnique : occultisme, astrologie, kabbale et autres « grandes vérités sur les mystères » !!

Dans un numéro d’ Humanisme , la revue du GODF, Youri Chelkovski signe un aricle initulé « Le bêtisier du franc-maçon » dans lequel il aborde cette question de la confusion entre vérités et  recherche de la vérité.

Ne pas dire la Vérité, c’est de facto mentir mais cela fait toujours du bien surtout lorsqu’on vous annonce que vous allez bientôt guérir alors que vous êtes dans le service des soins palliatifs ! Le mensonge n’est-il pas toujours paré des plus bienveillantes intentions ?

En tous les cas on pourrait le croire tellement le mensonge est devenu une institution langagière ! L’actualité récente, avec le défoulement provoqué par l’épidémie de la Covid-19, en a donné une excellente illustration ! Les fake-news font plus facilement le buzz que la parole sage et mesurée de celui qui sait qu’il ne sait pas !

Aujourd’hui, aucune information n’est devenue crédible d’emblée même celle qui concerne la recherche scientifique : une enquête s’impose pour en vérifier l’authenticité !

Alors imaginer tout ce qui s’écrit sur la franc-maçonnerie par des autodidactes qui donnent leurs sensations et qui ont parfois tendance à se prendre au sérieux !

Mentir est une pratique naturelle et spontanée ! Nous mentons tous allègrement avec le sourire et la conviction d’être bienveillant ! Car Mentir c’est éviter les conflits, trouver une porte de sortie élégante, faire de l’humour et finalement rendre l’autre heureux ! A 450.fm on est bien placé pour savoir mentir ! Faut dire qu’avec notre grand chef de la publication, on est à bonne école !

J’imagine les tourments de notre rédaction quand nous autres, modestes contributeurs sans expérience, nous leur envoyons le fruit de nos cogitations :

« Faut-il leur dire que leurs articles ne valent pas un clou ? »

« Le silence règne sur l’une et l’autre colonne, VF Rédacteur en chef ! ».

Doit-on dire en loge qu’une planche est exécrable et ennuyeuse ? Jamais de la vie ! Ce sera « Mon TCF, j’ai beaucoup apprécié ton travail , mais …. » ; ou « Ma TCS, ta planche est remarquable et j’ai beaucoup appris mais ne penses-tu pas que … » !

En vérité, je vous le dis, la Vérité est un secret qu’il ne faut surtout pas divulguer ! Chacun sait que la plupart des prises de parole n’ont pas pour but de dire la vérité mais de faire croire qu’elle nous préoccupe !

Si vous l’annoncez « Urbi et Orbi », elle ne sera pas reconnue comme telle et perdra sa crédibilité !

Dans ce monde de folie qui nous mène à la perte, dire la Vérité n’a plus de sens, gardez la pour vous, n’en parlez jamais et vous la préserverez !

Il n’y a qu’une seule exception à cette règle ; on ressent parfois la nécessité de transmettre la Vérité ; (Faut bien reconnaître que généralement la mort n’est pas loin); c’est un besoin intime à l’intention d’une personne particulière pour laquelle un mélange d’affection et de respect vous lie. C’est exceptionnel mais lorsque cela arrive, il faut mieux le faire ! Cela fait du bien !


Autres contributions de l’auteur


Que se passe-t-il dans le cerveau du menteur ? (un article paru dans Le Monde du 03/10/2019)

Post-vérité : la face sombre du cerveau

La vérité ou la lumière par Peter Bu dans La chaine d’Union

Le bêtisier du franc-maçon par Youri Chelkovski

Tous résistants dans l’âme

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Il s’agit d’un ouvrage d’entretiens entre une médecin réanimateur et un créateur d’association ayant pour objectif les partage des savoirs, la mise en oeuvre de projets artistique et pédagogiques de développement d’espaces naturels en permaculture. L’interview est centré sur les concepts de relation en médecine et sur les transferts possible du savoir faire dans la nature aux savoirs être dans la vie. Des réflexions qui appellent chacun d’entre nous à tirer des leçons de la CRISE. Les message pourrait être :

«  l’empathie est une compréhension empreinte de respect de ce que les autres vivent. Au lieu de proposer de l’empathie, nous avons souvent tendance à donner des conseils, à réconforter, à donner notre avis ou à exposer notre sentiment. L’empathie exige, en revanche, que nous fassions le vide dans notre esprit et que nous écoutions l’autre de tout notre être. »

( Marshall Rosenberg – Les mots sont des fenêtre)

L’INTERVIEWE : Louis Fouché

Est médecin anesthésiste réanimateur, diplômé en éthique médicale (spécialisation anthropologique) Il est porte parole d’un collectif de médecins, de scientifiques, de chercheurs, d’artistes et de citoyens

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ITALIE : Franc-maçonnerie – Cet amour fou de notre propre image

De notre confrère italien expartibus.it – Par Hermes

Lorsqu’ils entrèrent, ils trouvèrent, accroché au mur, un splendide portrait de leur maître tel qu’ils l’avaient vu pour la dernière fois, dans tout l’émerveillement de son exquise et belle jeunesse. A ses pieds se trouvait un homme mort, en tenue de soirée, avec un couteau dans le cœur.

Son visage était ratatiné, ridé, repoussant. Et s’ils n’avaient pas regardé les bagues à ses doigts, ils n’auraient pas reconnu qui il était.
Oscar Wilde – Le portrait de Dorian Gray

Quand Salomon était vieux, ses femmes tournaient son cœur pour suivre d’autres dieux, et son cœur ne restait pas entier avec le Seigneur son Dieu, comme le cœur de son père David. Salomon suivit Astarté, déesse de ceux de Sidon, et Milcom, opprobre des Ammonites. Salomon a commis le mal aux yeux du Seigneur et n’a pas pleinement suivi le Seigneur comme David son père.

Salomon a construit une colline pour Camos, l’opprobre des Moabites, sur la montagne en face de Jérusalem, et aussi pour Molok, l’opprobre des Ammonites. Il fit de même pour toutes ces femmes étrangères, qui offraient de l’encens et des sacrifices à leurs dieux.

L’Éternel s’indigna donc contre Salomon, parce qu’il avait détourné son cœur de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui lui était apparu deux fois et lui avait ordonné de ne pas suivre d’autres dieux, mais Salomon n’a pas observé ce que l’Éternel lui avait commandé.

Puis il dit à Salomon : « Parce que tu as agi ainsi et que tu n’as pas gardé mon alliance ni les lois que je t’avais données, je vais t’arracher ton royaume et le remettre à l’un de tes serviteurs. Cependant, je ne le ferai pas de ton vivant, à cause de ton père David ; Je vais l’arracher de la main de votre fils. Mais je ne lui ravirai pas tout le royaume ; Je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David mon serviteur, et à cause de Jérusalem que j’ai choisie ».
1 Rois 11, 4-13

Le nouveau pacte avec le diable s’appelle une levée globale. Des joues creuses, qui se relèvent miraculeusement, des visages pendants qui surmontent la force de gravité. Les yeux cerclés et alourdis par des poches ridées qui scintillent désormais sinistrement dans un nouveau lit étiré et caoutchouteux. Des charges et du silicone qui réduisent les lèvres aux manches. Bras avec des ailes de chauve-souris pendantes qui se transforment en triceps minces et jeunes.

Au jeu du « si c’était le cas », la bande originale ne serait pas de Mozart, Bach, Pink Floid, Battiato ou Loreena McKennitt. Mais le gargouillement sinistre et assourdissant personnel d’une canule qui aspire les cellules graisseuses jour et nuit. Un spectacle révoltant, souvent reproduit la nuit par des programmes télévisés qui montrent, à caractère pornographique, des interventions sur la chirurgie esthétique. Et des éclats continus de boutons écrasés entrecoupés de nez martelés et rectifiés.

Ce que j’ai écrit dans les premiers mots et ce que je m’apprête à dire est une métaphore évidente qui vaut aujourd’hui pour les hommes, les femmes et les institutions. Et, last but not least, pour la franc-maçonnerie bavarde et spéculative.

Si avec le troisième œil on pouvait voir l’homme sous une forme énergétique pure, selon Don Juan, maître de Castaneda, chacun apparaîtrait comme un œuf lumineux rayonné de fibres filiformes indéfinies d’énergie rayonnante de la même taille qu’un corps avec les bras étendus le long du corps. .

Les fibres du composé humain, à leur tour, sont des émanations d’une source inimaginable et incommensurable, symboliquement appelée Aquila, qui, cabalistiquement, fait penser à la Couronne de l’Arbre de Vie Kether, la dernière allusion « formelle » possible avant le saut dans l’Infini, au-delà du duel.

Ceux qui se réfèrent à une tradition ancienne ne sont pas vieux, ceux qui ne savent pas renouveler le texte sont vieux, ils sont ceux qui sont soumis au dogme. Et les rides affectées par une sécheresse incurable sont inutilement arrachées, car la cause est interne, profonde : dans le désert et le noyau vital sclérosé. Une sécheresse de cœur et de pensée.

Vieux est celui qui s’assèche comme un marécage stagnant. Qui continue de confondre tradition et coutume. Ceux qui ne savent pas se renouveler ou qui ne savent pas voir les corrélations de la diversité apparente avec l’unité intime et l’interrelation du tout.

Un tout où, comme le disait le mathématicien Edward Lorenz dans une célèbre conférence dans les années 70

le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut provoquer une tornade au Texas.

Dans le monde de « l’intérieur », tout est holistique, lié main dans la main les uns avec les autres, avec les êtres humains, avec la Terre, avec les arbres, même avec les êtres secrets et mystérieux de la forêt. Gobelins, fées, gnomes et elfes. Avec les sylphes qui peuplent l’air, avec les nymphes des eaux et les sirènes de la mer, avec les salamandres alchimiques, dansant dans le feu.

De tels éléments existent, mais nous ne pouvons les voir que dans des aperçus de méditation ou au bord d’états altérés de conscience, activés par des chocs , des accidents et des fractures internes, car la fréquence de nos yeux est insuffisante.

Dans le monde du « dehors », notre travail destructeur vise perpétuellement à diviser, démembrer et centrifuger la réalité. Couper, comme Moira Atropo, les fils de sa propre existence et de celle des autres. L’obscurité s’infiltre comme un brouillard sombre dans les fissures du temps.

La haine du secret et du travail initiatique monte comme une vague, parallèlement à la croissance d’une pression interne explosive faite de colère, d’angoisse et d’aveuglement spirituel. De la belle affirmation égotique.

Mais à côté de l’enfer du « dehors », de la douloureuse conscience du « dedans », comparable à notre formidable et merveilleux purgatoire initiatique opératoire, il y a un « au-delà » surhumain qui ne peut et ne doit même pas être pensé et prononcé. Qui ne peut pas comprendre qui ne l’essaye pas et que même la plus brillante étincelle d’intuition ou de mise en évidence contemplative ne suffit pas à fixer.

Si vous voulez vivre éternellement, vous devez mourir pour toujours.
Déstructurer, déformer, dépersonnaliser.
Peur? À propos de quoi? Perdre l’attachement rassurant à la personnalité profane ?

Il faut avoir le courage de tenter un saut transpersonnel, au-delà des limites de l’espace et du temps. Tellement, malmenés, mal avisés et tragiquement naïfs, nous y arriverons tous dans l’ autopsie . Mieux vaut s’entraîner d’abord, dans la vie, à une « mort alternative ». Et préparez-vous.

La tâche de la franc-maçonnerie, comme l’écrit Boyer, est d’amener l’initié dans la zone du Silence. Et au-delà. Transcender la forme ne veut pas dire, ici-bas, renoncer à la Franc-Maçonnerie de la Cité, faite de Grandes Loges, sièges, plaques, chaises, fauteuils, photocopieurs, salles de réunion, agapes et boissons.

Mais de considérer constamment qu’à côté d’elle, il y a un Jardin de la Franc-Maçonnerie, qui est un pur plan de conscience, où retrouver, dans la Liberté de l’Esprit, d’autres initiés, mystiques, fous, pèlerins et chercheurs sur le chemin de l’Eveil, sur le même plan de conscience et de vibration. Car, comme toujours, ce qui semble très haut, lointain et inaccessible, est comme ce qui est en bas. C’est le mystère du Royaume de Malkuth : comme au Ciel, ainsi sur Terre.

Dîner Hommage pour Bernard de BOSSON : LUNDI 10 JANVIER 2022, 20h

Dîner Hommage 

LUNDI 10 JANVIER 2022, 20 h. 

Accueil à partir de 19 h 30.

Bernard de BOSSON

Ancien Président de Warner Music, ancien Grand Maître de

la GLTSO-Grande Loge Symbolique et Traditionnelle Opéra

Interviewé par Eric JEANJEAN 

 Journaliste, animateur, RTL

Du jazz, du rock, des artistes, des chansons, des musiques et de la fraternité,

une soirée exceptionnelle !

Dans le nouveau lieu de FM&S, un grand et bel endroit :

LE MASHA, 85 avenue Kléber, 75016 (Boissière ou Trocadéro) 

Avant le 05 janvier 2022  inscrivez-vous à 

 https://my.weezevent.com/diner-hommage-bernard-de-bosson | 

Ø 49 € par personne pour les non-membres de FM&S

44 € pour les membres de FM&S. Apéritif, amuse-bouche, Dîner, Champagne, Vins, eaux, café. Vestiaire Sonorisation.

Consignes : passe-sanitaire obligatoire. Masque obligatoire. Gel hydroalcoolique à disposition.