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Ahiman Rezon

Les maçons Ancients se présentent au XVIIIe siècle, sous la forme d’un regroupement assez disparate de petites loges indépendantes les unes des autres et regroupées autour de ce que Patrick Négrier appelle le Rite du Mot de Maçon. Le regroupement de ces Loges d’«Antients» fut réalisé par six d’entre elles, indépendantes, sous l’égide de Laurence Dermott, artisan fourreur et intellectuel bourgeois d’origine irlandaise. La véritable appellation de cette assemblée fut, d’abord : La plus Ancienne et Honorable Fraternité des Maçons libres et acceptés, puis, Grande Loge des maçons libres et acceptés selon les anciennes Institutions.

Laurence Dermott précise dans une lettre aux membres de la confraternité (ajoutée à la 3ème édition de sa Constitution Ahiman Rezon), sur la différence qui existe entre l’ancienne et la moderne Maçonnerie en Angleterre : «les maçons de métier…furent formés en 1410 sous les nom et titre de Société des Francs-maçons, et William Hankstow second roi d’armes, leur accorda des armes en 1477. Les maçons modernes se sont arrogé ce titre ; mais, seule la Confrérie susdite a le droit de prétendre au nom de francs-maçons d’Angleterre. Jamais les anciens et acceptés maçons ont-ils prétendu à un autre titre ? Celui qu’ils ont adopté est le titre de Francs et acceptés maçons.»

La Constitution, écrite par Lawrence Dermott, est publiée pour la première fois en 1756. Elle est, pour les Ancients, le correspondant de ce que sont les Constitutions dites d’Anderson sont pour les Moderns. Elles sont dédicacées à William Comte de Blessington. Le titre complet de l’ouvrage de 1756 présente son contenu [à lire pour comprendre les Ancients] : Ahinam Rezon Ou Aide à un Frère montrant l’excellence du secret, et la Cause ou Motif premiers, de l’Institution de la Franc-maçonnerie, les principes de l’art, et le profit découlant de leur respect absolu,  quels genres d’hommes devraient être initiés à son mystère  et quelles sortes de maçons sont aptes à gouverner les loges,  leur Conduite à l’intérieur et à l’extérieur de la loge.  De même, les prières dites dans les loges juives et chrétiennes,  L’ancienne façon de constituer de nouvelles loges, et tous les devoirs, etc.  Avec les anciens et les nouveaux règlements,  La façon de choisir et d’installer le Grand-Maître et les Officiers, et d’autres détails utiles trop nombreux à citer ici.  À quoi il faut ajouter  la plus importante collection de chants maçonniques jamais publiée, et maints prologues et épiloques amusants. Et  Temple de Salomon, oratorio,  tel qu’il a été représenté au profit des francs-maçons.

Une deuxième édition fut publiée en 1764 avec ce titre : Ahiman Rezon : ou une aide pour tous ceux qui sont ou seraient des maçons libres et acceptés ; contenant la Quintessence de tout ce qui a été publié sur le sujet de la Franc-maçonnerie, avec de nombreux ajouts, ce qui rend cet ouvrage plus utile que tout autre livre de constitution existant actuellement. Par Lau. Dermott, secrétaire. Londres, 1764.

Une troisième édition a été publiée en 1778, avec le titre suivant : Ahiman Rezon : ou une aide à tous ceux qui sont ou seraient des maçons libres et acceptés (avec de nombreux ajouts). Par Lau. Dermott, DGM Imprimé pour James Jones, Grand Secrétaire ; et vendu par Peter Shatwell, sur le Strand. Londres, 1778.

Ahiman Rezon ( אֲחִימָן רְזוֹן) pourrait signifier, inspiré par Ligou, que pour comprendre l’Art Royal, Dermott a demandé son aide (en hébreu «aide-moi», Ezor (עזור), d’où le néologisme Rezon (רְזוֹן) à Ahiman (אֲחִימָן), un des gardiens de la Porte du [palais du] Roi cités dans la Bible (1Chroniques 9,17).

On trouve également cette hypothèse de Mackey qui a consacré plusieurs pages dans son Encyclopédie (à partir de la p.83/2132) sur les conjectures de la signification d’Ahiman Rezon pour retenir : «Ahiman Rezon» qui signifie en hébreux ahim=frères, manah=choisir, ratzon=loi, volonté, donc le titre signifierait : la volonté de Frères sélectionnés – la loi d’une classe ou d’une société d’hommes qui se sont choisis ou sélectionnés parmi le reste du monde comme Frères.

Cependant, à la lecture de ladite Constitution de 1756, Dermott rapporte qu’ayant eu l’intention d’écrire l’Histoire de la Franc-maçonnerie, il fit un rêve dans son sommeil où il rencontre quatre frères venus de la ville sainte de Jérusalem; Shallum, Ahiman, Akhub et Talmon (établis à la Porte du Roi, à l’Est. Ce sont là les portiers des camps des Lévites, versets 17 à 34) : je leur ai dit que j’écrivais une histoire de la maçonnerie, et j’ai demandé leur aide, etc. Une HISTOIRE de la Maçonnerie ! (dit Ahiman) depuis le Jour de la Dédicace du Saint Temple jusqu’à présent, je n’ai pas vu d’Histoire de la Maçonnerie, [xii] bien que certains aient prétendu (pas seulement) décrire la Longueur, la Largeur, la Hauteur, le Poids, la Couleur, la forme et la substance de chaque chose à l’intérieur et autour du temple ; mais aussi pour en dire la signification spirituelle, comme s’ils connaissaient l’esprit de celui qui a donné des ordres pour ce bâtiment, ou l’a vu terminé. Et Ahiram lui explique : Par quoi il apparaît clairement que tout le Mystère a été communiqué à un très petit nombre à cette époque ; qu’au Temple de Salomon (et pas avant) elle reçut le nom de Franc-Maçonnerie, parce que les maçons de Jérusalem et de Tyr étaient alors les plus grands cabalistes du monde ; que le Mystère a été, pour la [xv] majeure partie, pratiqué parmi les Constructeurs depuis le Temps de Salomon.

L’illustration de ce rêve se trouve peut-être sur le frontispice de la 4ème édition de 1780 où l’on voit le Maître, tenant un compas, enseignant les secrets de l’Art royal à un compagnon (bavette baissée) semblant prêter serment (on y remarquera le théorème de Pythagore). En effet, cette Constitution insiste tout particulièrement sur «l’excellence du silence et avec quel soin il faut le garder» lui consacrant l’ouverture du texte.

La vision de Mackey concernant l’origine hébraïque du titre de l’ouvrage n’est pas partagée par tous. Les auteurs ultérieurs à l’auteur américain voient en Ahiman Rezon une étymologie espagnole : Ahi (prononcé Ah-ee) est démonstratif et signifie « là », pointant vers une chose ou un lieu, man viendrait de monta, traduisible par «le compte» ou «le montant», dans le sens d’une somme totale. Enfin, Razon ou Rezon signifie en espagnol «raison, principe, justice», la justice étant le mot utilisé afin d’exprimer la loi. D’après l’origine hispanique, le titre se traduit par «Il est le compte-rendu complet de la loi.»

On dénombre de nombreuses éditions jusqu’en 1813.

La seconde parution de 1764 présente pour la première fois le blason de la Grande Loge des anciens.

Le frontispice de la 3ème édition de 1778 est explicite. «Les trois figures sur le dôme représentent les grands maîtres du tabernacle. Les deux figures couronnées avec celle à leur droite représentent les trois grands maîtres du saint temple de Jérusalem. Les trois personnages de gauche représentent les trois grands maîtres du second temple de Jérusalem. Les trois colonnes portant des tabliers de Maçons aux armes d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse et soutenant l’ensemble du tissu, représentent les trois Grands Maîtres… qui ont sagement et noblement formé une triple union pour soutenir l’honneur et la dignité de l’Ancien Métier, pour lequel les noms de seigneurie seront honorés et vénérés tant que la franc-maçonnerie existera dans ces royaumes».

C’est à partir de la deuxième édition que Dermott commença ses attaques sévères contre les Moderns, par exemple, faisant plaisamment remarquer que ceux-ci auraient vu dans les initiales des colonnes deux variétés de rhum, Barbade et Jamaïque et autres propos pamphlétaires à propos de leurs banquets.

Par une lettre aux membres de la confraternité -ajoutée à la 3ème édition de sa Constitution- sur la différence qui existe entre l’ancienne et la moderne Maçonnerie en Angleterre, les marches des Moderns furent ironiquement critiquées par Laurence Dermott : «on inventa encore des marches tellement ridicules, que je crois que la première a été imaginée par un homme qui souffrait horriblement de la sciatique, la deuxième par un marin très accoutumé au mouvement d’un vaisseau et la troisième par un homme qui, pour se recréer, ou par une suite d’abus de l’usage des liqueurs, s’est habitué à danser le Paysan ivre.» 

Avouez que cela n’a pas manqué de vous faire sourire !

Remarquons aussi qu’Ahiram fut un roi phénicien de Byblos qui régna vers 1000 av. J.-C., certainement sans rapport avec Dermott puisque son sarcophage ne fut découvert qu’en 1923.

La franc-maçonnerie chilienne appelle à l’unité après le plébiscite et annonce une nouvelle Fraternitas de la République

De notre confrère chilien eldinamo.cl – Par Christian Méza

« La franc-maçonnerie est consciente que le Chili traverse un moment crucial où il est nécessaire d’unir les volontés, de promouvoir le dialogue fraternel et de respecter les différences », a déclaré le Grand Maître de la Grande Loge du Chili, Sebastián Jans.

« être uni dans la diversité » est le message que la franc-maçonnerie chilienne propose dans la quatrième version de Fraternitas de la República, une cérémonie républicaine, laïque et démocratique, où elle nous invite à « réfléchir sur le pays que nous voulons ».

L’événement aura lieu le samedi 10 septembre à 11h00, dans le Grand Temple de la Grande Loge du Chili, situé à Marcoleta 659, Santiago. De plus, il sera diffusé sur toutes les chaînes régionales d’Arcatel, et en direct sur la chaîne YouTube de la Grande Loge du Chili.

« La franc-maçonnerie est consciente que le Chili traverse un moment crucial où il est nécessaire d’unir les volontés, de promouvoir le dialogue fraternel et de respecter les différences », a déclaré le Grand Maître de la Grande Loge du Chili, Sebastián Jans, qui a ajouté que « Fraternitas, cette année, met fortement l’accent sur le besoin d’unité, sur la recherche du pays que nous voulons tous dans notre diversité, mais aussi dans notre sentiment de fraternité ».

L’invitation a été lancée à tous les pouvoirs de l’État, pour lesquels l’assistance est attendue de la Présidence de la République, des autorités du Congrès national et de la magistrature, ainsi que des autorités civiles, des Forces armées, des universitaires, de la presse, des dirigeants syndicaux, unions et ecclésiastiques.

Pour le Grand Maître de la Grande Loge Féminine du Chili, Adriana Aninat, « en ce moment très spécial où nous discutons de la Charte Fondamentale qui nous gouvernera dans le Chili du futur, nous lançons un appel au respect et à la valorisation de cette diversité, privilégier l’empathie et la capacité d’écoute, revendiquer le dialogue, la tolérance et la coopération ; être humble et capable de céder pour construire des accords qui respectent les droits à la libre pensée, à l’éducation, à la protection sociale, à la justice et à l’équité, un pacte social fondé sur la paix et l’amour fraternel ».

À son tour, le Grand Maître de la Grande Loge Mixte du Chili, Margarita Carvajal, a souligné que « Fraternitas représente un espace d’union, de respect et de tolérance, face à la diversité idéologique et religieuse, en appliquant les principes qui soutiennent et maintiennent la maçonnerie ».


 

Le sexisme en franc-maçonnerie… selon le blog de La Maçonne

Article de notre consœur la Maçonne du blog lamaconne.over-blog.com

Depuis plusieurs années, les associations féministes dénoncent une forme de sexisme dit « ordinaire ». Ce sexisme quotidien consiste par des remarques ou des réactions souvent anodines, qui reflètent un préjugé, un stéréotype ayant pour objet de réduire les femmes à des objets.

C’est considérer que le sexisme est inscrit dans les mentalités et qu’il s’exprime quotidiennement, sans être pour autant (toujours) agressif, dans des petites phrases dommageables dans la vie professionnelle et privée.

Il existe plusieurs sites dédiés au sexisme ordinaire. Ils ont un double objectif : 

  • offrir une définition permettant aux femmes de ne pas se croire « folles » lorsqu’elles subissent certaines remarques ou comportements,
  • des témoignages de femmes qui racontent leurs « expériences ».

Messieurs, il y a de quoi – parfois -hurler de rire tant vos réflexions confinent bien souvent à la plus sombre bêtise. Comme le sujet intéresse les médias, ceux-ci s’en emparent et illustrent leurs articles de ces petites phrases guère glorieuses pour la gente masculine.

En 2014 – lorsque j’ai rédigé cet article – le commun des mortels n’a aucune excuse pour ignorer le sujet, sauf, semble-t-il, les francs-maçons. C’est donc faire œuvre publique & collective d’en produire ici une définition toute maçonnique, comme on les aime. Pourtant en 2022, presque 10 ans plus tard – et c’est long 10 ans – je constate que le « sexisme ordinaire » est toujours une composante des relations Femmes/Hommes. 

Le sexisme ordinaire touche toutes les catégories socio-professionnelles et tous les âges.

Il n’y a personne qui en réchappe, que l’on soit auteur ou victime. Si les féministes orientent le débat sur la vie professionnelle – qui de vous n’a jamais entendu dire qu’il existait des « métiers de femmes » et d’autres pour « les hommes » ? – les femmes politiques, elles-mêmes, ont fini par ouvrir les hostilités contre leurs collègues et confrères, lassées d’entendre les mêmes sottises. Entendons-nous bien, le sexisme ordinaire est la petite phrase assassine qui ne « passe » pas. Ainsi, sur le Trumbl ouvert par une euro-députée, des femmes politiques posent devant la petite phrase, celle qui tue, comme par exemple « le nucléaire, c’est trop sérieux pour que les femmes s’en occupent. » ou bien « quoi ? vous demandez aussi l’égalité dans les prises de paroles ».  –> Lien vers le site (qui n’existe plus en 2022).

Depuis quelques temps, il existe une plateforme contre le sexisme ordinaire mise en place par le gouvernement devant apprendre aux femmes à « riposter ».  Reconnaissons que les exemples présentés prennent les femmes pour des idiotes.  Toutefois, aujourd’hui en 2022, personne ne peut dire qu’il ignorait le problème. 

Dans le monde du travail, 80% des femmes ont entendu « elle est hystérique » ou « elle est pire qu’un homme » au sujet d’une femme ayant des responsabilités et autant considèrent que « les femmes sont régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes » dans le monde du travail en France, d’après une étude menée en 2013 (pour le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes) … Pour les hommes, la situation est normale. Il n’y a que 56 % des hommes qui en ont conscience. En 2021, les choses n’ont guère évoluées à en croire les témoignages des femmes. 

La droitisation des esprits de ces dernières années n’a, disons-le, pas aidé à une évolution. Ce qui était hier inadmissible vis-à-vis des femmes est aujourd’hui devenu une norme. 

L’injure sexiste est plus grave que ces propos anodins, qui ridiculisent leurs auteurs. C’est l’équivalent de l’insulte raciste. Traiter une femme de « mal baisée » revient à traiter un homme de « sale arabe ». C’est réduire l’autre dans une relation de dominant/dominé … L’insulteur veut garder sa place illusoire de dominant face à la différence de l’autre. L’insulteur sexiste ramène la femme à un rôle supposé d’objet sexuel ou de bonne à tout faire. Celles qui se défendent sont forcément « folles » ou « hystériques ». Le mécanisme est simple.

L’insulte sexiste est, en France, bien que cela mérite encore quelques progrès, condamnée sous le coup d’un article qui dit ceci : « Seront punis des peines prévues à l’alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal. »

La Belgique, choquée par un film dénonçant le harcèlement de rue, a défini l’injure sexisme comme suivant : « Tout geste ou comportement verbal ou autre, qui a manifestement pour objet d’exprimer un mépris à l’égard d’une personne, en raison de son appartenance sexuelle, ou de la considérer comme inférieure ou de la réduire essentiellement à sa dimension sexuelle, ce qui porte une atteinte grave à sa dignité »

En Egypte, un homme habillé en femme fut, de même, filmé. Avec ou sans voile, il subissait les mêmes types d’insultes dites « de rue ».

Le harcèlement de rue est devenu un délit en juillet 2018. Le harcèlement de rue est  d’« imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui, soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». Elle rend ces faits passibles d’amende de catégorie 4, allant de 90 euros en paiement immédiat à 750 euros, et même de catégorie 5 (jusqu’à 3 000 euros) en cas de récidive ou de circonstances aggravantes, par exemple lorsque l’outrage est commis en réunion, sur des personnes vulnérables ou dans les transports en commun.  Or, cette loi qui se présentait comme « révolutionnaire » existe depuis 2014 en Belgique et n’a jamais montré son efficacité. Il faut dire qu’en France, il y a à peine trois procès verbaux par jour !

De plus, alors qu’il existait une loi qui pénalisait certains agissements sexistes, cette loi dite loi Schiappa réduit donc les faits à des amendes de 90 euros au lieu d’une peine de prison, comme les mains aux fesses, par exemple qui est une agression sexuelle. 

Ne croyez pas qu’internet est un no man’s land dans lequel tout est permis. Bien au contraire, l’insulte sexiste n’y est pas plus tolérée et comme internet est un outil « écrit », il n’y a aucune difficulté d’en exposer la preuve.

En ouvrant un blog maçonnique d’opinion, je savais déjà – parce que pas naïve – que nos frères n’étaient supérieurs en rien aux profanes et très certainement pas dans le domaine des droits des femmes.

J’ignorais, cependant, que certains frères pouvaient toucher le fond d’un gouffre, tout en considérant, car le secret de l’insulteur est là, que c’est de leur « bon droit », voire même que c’est tout à fait normal d’insulter une femme (voire une sœur).

C’est considérer comme de la paillardise, une marque de virilité, une forme stylisée de langage, bref … ce n’est pas de l’insulte. Néanmoins, certains propos peuvent être repris au masculin … Et je me demande si ces insulteurs de bas niveau aimeraient que nous leur parlions de leur déséquilibre émotionnel du fait de relations sexuelles insatisfaisantes ou de leurs problèmes prostatiques les rendant incompétents, voir même de les renvoyer à une activité masculine plus prosaïque soit par exemple de réparer la machine-à-laver, ceci en version crue … car bien entendu, si ce n’est qu’un effet de style autant s’y abonner aussi.

En tenant un blog maçonnique d’opinion, je touche deux interdits.

  • Le premier, qui concerne toutes les femmes, est l’expression, la parole « féminine » qui n’a pas de place dans notre société. Les femmes se doivent de rester dans des sujets considérés comme féminins (éducation des enfants, soin. aux autres, etc), qui ne mettent pas en danger « la place des hommes ». Ainsi, rien d’étonnant au fait que les femmes politiques dans l’exemple cité plus haut soient plus exposées au sexisme ordinaire que d’autres femmes.
  • Le second interdit touche la franc-maçonnerie, très exactement le blog maçonnique d’opinion, considéré comme une affaire d’hommes. Une sœur ne peut pas en avoir une connaissance complète et transmettre son opinion, qui est par nature « fausse».

Il fut, un temps, où tout était simple. Les femmes et donc les sœurs savaient graduer les obédiences les plus sexistes des unes des autres. Ainsi, le classement officiel était, du moins au plus sexiste : le GODF, la GLDF et la palme d’or était attribuée aux « réguliers », la GLNF. Depuis, quelques temps – en fait depuis que j’ai ouvert ce blog – j’ai constaté que ce classement était d’ores et déjà estampillé de préjugés.

Un article qui dénonce, à sa façon, des insultes sexistes dont je suis la cible a été publié cette semaine. Il a été écrit par un frère de la GLNF. En lisant les commentaires, vous trouverez aussi ce même frère faire une leçon de féminisme à un frère du GODF … connu sur ce blog pour tenir LE blog profane, hiram.be …

Expliquer le sexisme au nul.le.s. 

Le sexisme trouve les mêmes origines que le racisme : peur de l’autre, refus de la différence, ignorance, … Le raciste refuse d’admettre l’unité de l’espèce humaine et il prétend que l’humanité est et sera toujours divisée en races supérieures et inférieures. Le mécanisme à l’œuvre dans le racisme consiste à mettre au compte de la nature des situations d’inégalité résultant de l’histoire.

Le sexisme part du même constat, il n’y aurait pas d’unité dans l’espèce humaine entre les hommes et les femmes. Ce sont deux groupes humains bien distincts, par leurs différences biologiques, qui, par hasard, se rencontrent. Le principe est de considérer que les femmes sont naturellement inférieures aux hommes et d’y trouver une justification dans l’histoire et dans les traditions.

Ceci est illustré dans les propos tenus, hélas – encore une fois hélas – par Marc Henry, Grand Maître de la GLDF, dans une interview que Gadlu.Info nous a fait le plaisir de nous transmettre.

« La Grande loge n’a jamais été mixte de son histoire. Le rite que nous pratiquons ne comprend que des figures masculines. Nous pensons, à tort ou à raison, que le domaine de l’initiation doit se faire sans mixité. Nous pensons que cela doit rester séparé. Entendons-nous bien, nous nous voyons avec les soeurs, et nous avons d’excellents rapports avec les autres obédiences. » 

Sœurs, qui pour 80%, pratiquent le même rituel … Dans ce court paragraphe, il exprime bien cette différence « naturelle » entre hommes et femmes. Leur destin est de vivre « séparé » malgré des « rencontres ».

Sa justification est même historique. Les femmes sont inférieures, car la tradition maçonnique nous destine à une allégorie de « figures masculines », incompatible avec une unité humaine. Si les femmes étaient les égales des hommes, c’est-à-dire appartenant à la même humanité que les hommes, des figures féminines y seraient aussi présentes … comme la Veuve.

La Grande Loge de France a été mixte dans son histoire, grâce (à cause ?) des loges d’adoption, dont certaines organisaient leurs tenues le même jour, la même heure et dans le même temple que les loges masculines. Cela a énervé plusieurs grands maîtres d’alors, qui y voyaient une mixité cachée.

La GLDF se dit être issue d’une autre Grande Loge et de trouver dans l’écossisme du 18ème siècle, l’origine de son rite, le REAA. Or, l’écossisme du 18ème siècle, c’est-à-dire les rituels de Clermont (le même de Clermont auquel se réfère la GLDF) avait, comme déjà vu dans des précédents articles, établi bon nombre de rituels mixtes, dits des « loges d’adoption ». Ignorance ou encore du révisionnisme ? Je l’ignore.

Ainsi, la justification … « never », il a dit «never » …. ne colle pas avec les faits historiques, ni même avec les faits tout simplement.

« Entendons-nous bien », les frères de la GLDF rencontrent des sœurs dans leur loge, ce qui leur permet de travailler à Londres en totale mixité en y pratiquant aussi le REAA, cela depuis plus de 120 ans.

Le sexisme est autant un préjugé que le résultat d’une situation hypocrite. Il est le refus de la réalité, celle de la place des femmes dans la société. Il faut donc à ces hommes la réduire, cette place durement gagnée, à une part congrue, tout en affirmant que « oui , j’ai fait mes études avec des filles » ou bien « mon chef est une femme, bien que ce soit un métier d’hommes ».

C’est ce tour de force que vient de nous faire Marc Henry, évoquant piteusement des figures masculines. Or, les soeurs ne sont pas sexistes. Elles se font très bien des figures masculines dans leurs rituels. Hiram ne subit aucune mutilation génitale, dans les loges féminines, ce qui porterait une grave atteinte à sa dignité. Peut-être, les sœurs devraient-elles revoir où placer le troisième coup pour plaire au Grand Maître de la GLDF ?

S’il avait travaillé en « ayant de bonnes relations avec les autres obédiences », il aurait compris qu’il y a bien des moyens d’aborder des symboles … et que les femmes les trouvent aussi.

La définition de l’humanité des uns et des autres est au cœur de la question. Humanité qui est constituée d’hommes et de femmes, sans que les uns soient supérieurs aux unes. Travailler à ce sujet est , dit-on, le travail de tout maçon. On parle alors « d’humanisme ». 

Humanité qui est une Unité d’êtres humains, dont aucun ne peuvent être moitié d’êtres, ou incapables par raison ou par droit, par nature donc. Les « figures masculines » de nos rituels sont l’égale de « figures féminines » qui manqueraient, différentes, mais les unes et les autres sont l’expression d’une même humanité et de son unité.

Bien sûr, ma position de blogueuse maçonnique d’opinion, la « UNE », la sœur, la femme qui parle de maçonnerie, me mettra bien plus que d’ordinaire en situation d’être insultée et méprisée par des frères. 

 Ces dernières années, c’est même la leçon de morale qui est « tendance ». A croire qu’une soeur est une nonne. Je devrais dire, penser et éviter de m’exprimer ainsi. Tout y est passé (ou presque). 

Est-ce que dans l’esprit des frères (et même des soeurs), l’appartenance à la franc-maçonnerie serait une sujétion ?  Une forme si dogmatique d’envisager la vie et son environnement que finalement, la franc-maçonnerie se résume à une liste d’interdits ? 

Qu’avez-vous fait de la liberté ? Il faut dire que les dernières années ont fait des obédiences des coquilles vides sans idées, sans force et surtout sans avenir.  Tout juste, sont-elles capables d’offrir une spiritualité de supermarché où finalement l’habit fait le moine et – dans le cas – le tablier fait le maçon. 

Conclusion

A croire que pour eux, pour être une sœur, une Maçonne, il faudrait choisir entre la défense des droits des femmes, une réflexion humaniste  et la franc-maçonnerie.

Le racisme est un délit. Ce n’est pas une forme de pensée, c’est sa négation. Le sexisme et tout propos qu’il soit ordinaire ou insulte, l’est tout autant … Le sexisme en maçonnerie a les mêmes structures et justifications que dans le domaine professionnel, économique et culturel. Rien donc qui nous fasse espérer chez ces frères & dans toutes obédiences qui acceptent de tels propos – voir les cautionnent – qu’ils auront les moyens de changer le monde.

Lilithement vôtre, 

MyLondon pose la question : « Qui sont les francs-maçons et que font-ils ? »

De notre confrère anglais mylondon.news – Charlotte Régen

Jusqu’à présent en 2022, les francs-maçons ont fait don de plus d’un million de livres sterling à l’appel des réfugiés ukrainiens

L’histoire de la franc-maçonnerie commence à partir de la construction du temple du roi Salomon, il y a trois cérémonies principales, l’apprenti, l’artisan et le maître maçon.

Comme dans la vie, vous commencez comme apprenti et progressez à travers les autres pour devenir un maître maçon. Participer à des cérémonies historiques, c’est précisément comme être acteur dans une pièce de théâtre. Chaque cérémonie enseigne des leçons de vie afin que vous puissiez vous développer et devenir une meilleure personne.

Les jeunes hommes ou même les hommes timides plus âgés ont la chance de parler devant les autres pendant qu’ils jouent la pièce. C’est fantastique de voir des hommes gagner en confiance et être fiers de faire des choses qu’ils n’auraient jamais cru possibles, tout le monde en retire quelque chose.

Il ne fait aucun doute que vous serez une meilleure personne dans la vie en tant que maçon, vous en bénéficierez et grâce à vos efforts, d’innombrables autres auront une meilleure qualité de vie.

La façon la plus simple de le décrire est, en tant que « club mondial », et comme tout autre, il a des règles et des règlements pour lui permettre de fonctionner. Il y a toutes sortes de rumeurs anciennes et ridicules entourant les francs-maçons, dont la grande majorité ne sont que cela, des spéculations, des rumeurs, des mythes et des mensonges.

Contrairement à certaines croyances, c’est une fraternité ouverte qui accueille des gens de partout, peu importe leur croyance ou leur classe. Il existe des règles strictes, telles que personne n’est autorisé à rejoindre s’il a un casier judiciaire sérieux, et vous devez être un homme d’au moins 18 ans.

Les femmes ont leur propre branche de la franc-maçonnerie, mais les hommes et les femmes francs-maçons se réunissent souvent pour des événements de collecte de fonds. La franc-maçonnerie moderne consiste à aider les autres moins fortunés. La philanthropie est au cœur de tout et les non-francs-maçons sont toujours les premiers à bénéficier des événements de collecte de fonds. L’histoire de 300 ans est pleine d’histoires vraies d’aide aux organismes de bienfaisance et à ceux qui sont dans le besoin et en cas de catastrophe.

Les gens adhèrent et deviennent francs-maçons pour différentes raisons. Pour certains c’est l’histoire qui remonte au 17ème siècle, beaucoup s’associent par amitié, pour d’autres ce sont les cérémonies et pour d’autres ce sont les actes de charité.

Jusqu’à présent en 2022, les francs-maçons ont fait don de plus d’un million de livres sterling à l’appel des réfugiés ukrainiens et ont également fait don de 15 000 livres sterling sur un objectif de 20 000 livres sterling pour la toute nouvelle unité Rainbow Children’s Cancer Unit de l’hôpital universitaire de Croydon. Les francs-maçons soutiennent toutes les grandes organisations caritatives, telles que la British Heart Foundation, Cancer Research, Surrey Air Ambulance et de nombreux hospices et banques alimentaires.

De nombreux autres dons vont à des projets plus petits. Chaque maçon a son mot à dire sur l’endroit où les dons sont envoyés, de nombreux maçons sont impliqués dans l’organisation d’événements amusants au profit de la charité. Les maçons viennent de tous les horizons, riches, pauvres et de toutes les religions, de l’ouvrier à la royauté. Surtout, tout le monde est traité sur un pied d’égalité.

Voulez-vous en savoir plus?

Rendez-vous au prochain open event le samedi 10 septembre 2022 à partir de 14h, où vous serez assuré d’être chaleureusement accueilli. Amenez votre femme/partenaire, votre famille et vos amis – tout le monde est le bienvenu !

Il y a un parking gratuit sur Stanton Road, à seulement 200 mètres.

Contactez Alan Brockwell par e-mail, à brocker@virginmedia.com pour lui faire savoir que vous venez, afin que des rafraîchissements puissent être fournis.

Pour en savoir plus sur les francs-maçons et rejoindre surreyfreemasons.org.uk

Savez-vous comment décoder une image médiévale ?

Par notre confrère decoder-eglises-chateaux.fr – BY LAURENT RIDEL

Un visiteur d’église peut difficilement comprendre une peinture ou un vitrail du Moyen Âge tant qu’il ne s’appuie pas sur les gestes ou les postures des personnages représentés. Ces détails sont toujours lourds de signification. Encore faut-il savoir les déchiffrer.

À la différence d’une bande dessinée, les scènes sculptées ou peintes dans une église n’ont généralement pas de bulles ou d’explications. Une clé est nécessaire à leur compréhension : l’observation et l’interprétation des gestes. Ces détails vous renseignent sur l’émotion d’un personnage, sa moralité, son rang ou son action. Petit cours de déchiffrage d’images qui, même sans mots, ne sont jamais muettes.

Les gestes religieux.

Commençons par deux gestes facilement identifiables.

Son nom figure au-dessus de lui : je vous présente Henri Noblet. Sur ce beau vitrail, ce chanoine de la cathédrale de Chartres adresse sa prière au Christ.

Le Christ se tient en majesté : assis dans un trône, il est droit, dans une position frontale par rapport au spectateur. D’une main (forcément la droite), il bénit ; de l’autre, il tient un livre. La bénédiction est d’abord une parole : on souhaite à haute voix la protection de Dieu à quelqu’un ou à quelque chose. Parole qui se double d’un geste, et ça, une image peut l’évoquer à la différence du son. Précisément, le Christ lève deux doigts de sa main, l’index et le majeur. Avec ce geste, il fait un signe de croix.

Dans l’autre main, le livre fermé symbolise l’enseignement du Christ, ses paroles de sagesse. Je ne développe pas, car je traite de ce sujet dans cet autre article, décoder 7 objets symboliques de l’art chrétien.  

Quant au chanoine, l’interprétation de son geste ne fait pas de doute. Les mains jointes, à hauteur de la poitrine, il prie. Ce geste de dévotion rappelle la cérémonie de l’hommage, lorsqu’un vassal s’agenouillait devant son seigneur et fermait ses paumes devant lui. Par ce geste, le vassal exprimait son respect et sa soumission.

Mais avant le XIIIe siècle, on ne priait pas toujours ainsi.

Haut les mains !

Saint Sébastien chapiteau
Chapiteau roman de l’abbatiale de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme)

Voici saint Sébastien. À gauche, un archer est en train de le viser. Et que fait le saint ? Il élève ses deux mains en l’air, comme la victime d’un hold-up. Drôle d’idée. Sauf, si on comprend la signification du geste au Moyen Âge.

En fait saint Sébastien prie. Cette position dite de l’orant est, jusqu’à l’époque romane, la manière habituelle de prier. Dans l’Antiquité, les païens adoraient leur dieu ainsi, à cette différence que les bras étaient levés. Les chrétiens, soi-disant en signe d’humilité, ont légèrement modifié le geste, en pliant les bras.

orants anges
Voussures du portail de la cathédrale d’Arles (XIIe siècle)

Fort de la connaissance de ce geste, vous vous empresserez de considérer les anges ci-dessus comme des orants. Mais sont-ils effectivement en train de prier ? Je n’en suis pas sûr. Un même geste peut avoir plusieurs sens. Les deux bras écartés en l’air peuvent aussi traduire l’ascension. C’est la façon de montrer qu’un personnage s’élève dans le ciel. Et pour des anges, ça n’a rien d’incongru. De nos jours, un auteur de BD aurait dessiné des traits verticaux sous les personnages pour faire comprendre ce mouvement.

L’expression des états d’âme

saint jean crucifixion avignon
Détail d’un retable. Peinture attribuée à Lorenzo d’Alessandro, seconde moitié du XVe siècle, musée du Petit-Palais à Avignon

Au XVe siècle, l’Italie baigne dans la Renaissance. Pour représenter la tristesse et le désespoir de saint Jean (le Christ vient de mourir), le peintre a utilisé des moyens « modernes » : larme qui coule sur une joue, regard vers le sol, bouche légèrement affaissée…

De notre côté des Alpes, on use généralement de moyens plus grossiers, surtout quand l’image, petite, n’autorise pas un luxe de détails.

dormition
Dormition de la Vierge. Détail d’un vitrail de la cathédrale de Chartres (XIIIe siècle).

La Vierge meurt, entourée des apôtres. Au centre, l’un d’entre eux est particulièrement affecté : il met sa main contre sa joue. Presque comme saint Jean ci-dessus. C’est le geste habituel au Moyen Âge pour exprimer le désespoir, la douleur de perdre un être cher.

avignon retable
Crucifixion. Détail d’un retable. Peinture attribuée à Lorenzo d’Alessandro, seconde moitié du XVe siècle, musée du Petit-Palais à Avignon

Ici, c’est la mort du Christ qui afflige les anges. L’un d’entre eux exprime son désespoir comme Clark Kent se transforme en Superman : il se met à déchirer son vêtement. Une façon dramatique de montrer l’intensité de sa douleur : la poitrine du malheureux semble prête à éclater ou le cœur à s’enflammer.  

Les gestes mal compris

Résurrection du Christ
Détail du calvaire de Plougastel-Daoulas (Finistère). Comme j’ai pris la photo en Bretagne, ne vous étonnez pas qu’il pleuve.

De part et d’autre du Christ sortant de son tombeau, deux soldats appuient une main contre leur tête. Presque comme saint Pierre plus haut. Mais ce n’est pas ici un geste d’affliction. Ce ne sont pas non plus des chanteurs corses a capella. Tout simplement, ces soldats dorment. Le sommeil ou le songe sont souvent représentés par des personnages qui appuient leur tête sur une main. « Facile », pensez-vous ? La sculpture suivante, qui se trouve à quelques centimètres, pose plus de difficulté.

christ et juge
Détail du calvaire de Plougastel-Daoulas (Finistère).

Un homme compte sur ses doigts. À ses côtés, le Christ, couvert de la couronne d’épines, subit les humiliantes étapes de sa Passion. Mon interprétation est de voir dans le premier homme un juge. Il est en train de développer l’accusation du Christ ; ses doigts lui permettent d’exprimer à quel point de son argumentation il est arrivé. Les enseignants, les philosophes, les orateurs ont souvent cette attitude dans les images médiévales.

L’Annonciation : une scène où s’exercer

Dans vos visites d’églises, vous rencontrerez souvent des représentations de l’Annonciation. Dans cette scène, l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle enfantera le fils de Dieu. Profitez-en pour observer les gestes parlants des deux personnages.

Annonciation
L’Annonciation, école flamande du début du XVIIe siècle, huile sur panneau, collection particulière du Sud-Ouest de la France.

Ici, l’ange Gabriel indique d’une main le ciel. C’est sa façon de montrer l’origine de sa mission, autrement dit elle vient de Dieu. À gauche, Marie accueille l’information en posant sa main sur sa poitrine. Le geste peut sembler anodin. Or, selon l’historienne de l’art Barbara Pasquinelli, il traduit « une attitude d’acceptation et de soumission à une volonté imposée ». De ce simple mouvement, le spectateur déduit l’accord de Marie au commandement divin.

Comparez cette peinture avec d’autres Annonciations. Les positions peuvent varier. Il arrive que Marie témoigne de son humilité et de sa soumission en inclinant la tête et en croisant ses deux bras sur la poitrine.

Passons à une femme plus rebelle.

Rapport de domination masculin-féminin

chapiteau adam et ève
Chapiteau de l’abbatiale Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand

Cette face de chapiteau est remarquable par la chaîne que forment les trois personnages, l’ange, Adam et Ève. Ces derniers viennent de goûter le fruit défendu. Vient l’heure de la sanction. La chaîne commence à droite par la poigne de l’ange sur un rameau. De son autre main, il tire la barbe d’Adam. Sûrement pas par jeu. Dans l’imagerie du Moyen Âge, seul un personnage dominant peut se permettre de tirer la barbe d’un autre. Le geste, humiliant pour celui qui le subit, agit ici comme un rappel à l’ordre. Adam n’a-t-il pas succombé à la tentation ?

Un autre geste manifeste un pouvoir coercitif : le fait de tirer les cheveux de l’autre. C’est justement ce que pratique Adam à l’égard d’Ève. Cherche-t-il à se venger de la faute à laquelle elle l’a poussée ? Adam en rajoute en posant son pied sur la jambe d’Ève, autre indice de domination violente. Pauvre Ève : elle se trouve malmenée par son homme. Elle se tire les cheveux, geste qui exprime le désespoir. Elle sera bientôt chassée du paradis. De son autre main, elle tient la feuille d’une branche afin de cacher sa nudité. La boucle est bouclée avec le geste de l’ange.

Parler sans mots

vitrail charlemagne chartres
Vitrail de Charlemagne dans la cathédrale de Chartres (XIIIe siècle)

Un personnage levant le doigt manifeste notamment son autorité, morale ou politique. Position renforcée par sa position sur un siège ou par sa taille supérieure (ici le cheval aide). L’index pointé peut aussi symboliser un ordre donné. Sur ce vitrail, Charlemagne commande l’édification d’un monument.

vitrail chartres
Simon et Jude. Détail d’un vitrail de la cathédrale de Chartres (XIIIe siècle). Encore Chartres mais avouez qu’on ne s’en lasse pas.

Pour décoder les images médiévales, il faut se garder d’une lecture automatique. Prenez toujours en considération le contexte.

Malgré leurs doigts levés, les deux personnages au centre ne donnent pas d’ordre. Ce sont plutôt des gestes d’orateur. Ils débattent. Deux médaillons séparent les camps. À gauche, les deux saints, Simon et Jude ; à droite, deux magiciens. D’une main ouverte côté paume, on peut déduire l’acceptation d’un argument, ou dans notre cas, le simple fait de parler. Car je doute que le premier saint soit convaincu par ses adversaires. Comment pourrait-il l’être alors qu’entre les magiciens, se trouve un démon rouge qui sûrement les inspire ? 

C’est le moment d’entrer dans la face obscure des personnages.

Le corps, miroir de l’âme

inverti
Un inverti. Modillon de l’église Sainte-Radegonde de Poitiers.

On peut s’interroger sur le sens de sculpter des personnages dans des positions contorsionnées. Soyez sûr que vous avez affaire à un pécheur. Au lieu de regarder vers le ciel, il renverse sa tête. Traduction : il se détourne de Dieu et revient à la Terre. Cet homme ne s’élève pas physiquement et donc spirituellement. On comprend pourquoi les clercs blâmaient les acrobates.

démon
Combat de démons. Chapiteau roman de la basilique de Vézelay (Yonne)

Au contraire du moine, au geste mesuré, maîtrisé, les personnes mauvaises se distinguent par leur gesticulation. « Leur mouvement excessif, bruyant et désordonné [sont] la marque de la possession diabolique », explique l’historienne de l’art, Dominique Donadieu-Rigaut. J’en parlais déjà dans cette vidéo sur le diable.

pécheur
Cul-de-lampe figuré dans l’abbatiale de Fécamp (Seine-Maritime).

De même, méfiez-vous des personnages aux jambes écartées. Ils n’ont pas l’attitude digne de personnages respectables. Leur déséquilibre traduit le désordre moral qui les habite. Leur nudité agit encore moins en leur faveur. L’écartement des jambes devient alors obscène. Notre personnage est-il coupable de luxure, le péché des débauchés ?

La reconnaissance des gestes et postures demande de l’entraînement. N’hésitez pas à dresser un tableau des gestes et de leur signification : prier, bénir, accepter, être désespéré, humilier… Vous vous surprendrez à comprendre des scènes religieuses alors que vous ne reconnaissez aucun des personnages.

Écosse : plus de 3000 sorcières exécutées il y a trois siècles vont être graciées

De notre confrère geo.fr

En Écosse, le Parlement évalue depuis quelques mois une proposition de loi destinée à gracier les personnes victimes de la chasse aux sorcières. Avant d’être des personnages célèbres de séries ou de films à l’instar de Sabrina, Samantha ou Hermione Granger – personnage d’Harry Potter -, les femmes accusées de sorcellerie ont longtemps été persécutées.

En Occident, on estime à environ 60 000 le nombre d’exécutions de sorciers, essentiellement des femmes.

La sorcellerie, punie de mort en Écosse

L’Écosse n’échappe malheureusement pas à ce cycle de violence. La chasse aux sorcières aurait fait 3837 victimes entre 1563 et 1736, période durant laquelle les actes de sorcellerie étaient punis de mort.

Torturées, étranglées, brûlées vives, 84 % de ces personnes étaient des femmes. C’est pour leur rendre justice que les militantes du collectif Witches of Scotland se battent depuis deux ans.

Assumer et mettre en lumière une partie sombre de l’Histoire de l’Écosse

Claire Mitchell, avocate et membre du groupe souhaite notamment que l’Écosse assume cette partie sombre de son histoire et reconnaisse les purges dont ont été victimes plusieurs milliers de personnes. « Par habitant, entre le XVIe et le XVIIIe siècle, nous – l’Écosse – avons exécuté cinq fois plus de personnes qu’ailleurs en Europe », a-t-elle déclaré au Sunday Times.

Un souhait sur le point d’être entendu. Le Parlement écossais a annoncé en décembre l’évaluation d’une loi qui graciera les victimes accusées de sorcellerie, trois siècles après leur exécution. Une décision soutenue par la Première ministre indépendantiste, Nicola Sturgeon.

L’idée de cette loi a été élaborée peu de temps après que la Chambre des représentants du Massachusetts ait innocenté les victimes du procès de Salem en 2001.

Une loi qui pourra servir d’exemple

Selon Leo Igwe, professeur à l’Université du Cap en Afrique du Sud et originaire du Nigeria, cette nouvelle loi en Écosse pourra servir d’exemple pour abolir le crime de sorcellerie, toujours d’actualité dans plusieurs pays tels que la Tanzanie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’Inde ou le Nigeria.

La militante réclame également des excuses officielles de la part du gouvernement ainsi qu’un monument dédié aux victimes.

Comme le rappelait le Figaro de ce début d’année : « Un projet de loi soutenu par les députés majoritaires au Parlement écossais devrait revenir dès cet été sur la condamnation pour sorcellerie de milliers d’individus. Dont une grande majorité de femmes. »

Il y avait le feu. Près de trois siècles après la mort de la dernière « sorcière » au Royaume-Uni, le Parlement écossais pourrait gracier cet été les quelque 2600 personnes, en très grande majorité des femmes, condamnées à la peine capitale pour sorcellerie entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Le projet de loi, soutenu depuis décembre par l’administration de la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, viendrait reconnaître de manière officielle le rôle des autorités publiques dans la répression des forces supposées occultes. Un rôle historiquement encadré par le Scotland’s Witchcraft Act, une loi écossaise anti-sorcellerie en vigueur entre 1563 et 1736.

«Il serait juste de corriger cette injustice», a déclaré, dans un joli truisme, en décembre, la députée au Parlement écossais Natalie Don (SNP), en rappelant la part importante de femmes parmi les victimes de ces «chasses aux sorcières» passées à la postérité. Une forme de féminicide institutionnalisé. « Ce sujet reste pertinent de nos jours, a-t-elle souligné. Réparer ces injustices du passé peut avoir un impact sur la remise en question des comportements sexistes et patriarcaux dont souffre encore aujourd’hui la société. »

Violences historiques faites aux femmes

D’après les archives judiciaires du pays, 3873 personnes ont fait l’objet d’un procès en sorcellerie en Écosse. Selon les chiffres avancés par la presse britannique, 84% de ces procès concerneraient des femmes. Et près des deux tiers des accusés ont été condamnés à mort, par combustion au bûcher, de préférence. Un choix qui n’avait rien d’arbitraire. Il s’agissait «de réduire le corps en cendres et de rendre impossible la résurrection des corps», expliquait l’automne dernier l’historienne Martine Ostorero, de l’université de Lausanne, pour Les Cahiers de Science&Vie.

« Nous étions passés maîtres dans l’art de trouver des femmes à brûler en Écosse » Claire Mitchell, avocate et cofondatrice de l’association Witches of Scotland,

« Par habitant, et pour la période qui va du XVIe au XVIIIe siècle, nous avons exécuté cinq fois plus de personnes qu’ailleurs en Europe, a pointé l’avocate Claire Mitchell, interrogée par The TimesPour mettre cela en perspective, à Salem (dans le Massachusetts, alors colonie britannique, où se déroulent d’importants procès en sorcellerie en 1692-1693, NDLR), seules 19 personnes ont été exécutées sur les 300 accusées.» Présidente de l’association Witches of Scotland, et coproductrice du podcast du même nom que lui a inspiré le mouvement #MeeToo, Claire Mitchell assume le féminisme de cette lutte pour la reconnaissance des victimes de procès en sorcellerie. «Nous étions passés maîtres dans l’art de trouver des femmes à brûler en Écosse », a-t-elle remarqué avec amertume dans le quotidien britannique.

Condamnée depuis l’Antiquité puis le Moyen Âge, la sorcellerie n’a fait l’objet d’une sévère répression dans l’ensemble de l’Europe qu’à partir de la Renaissance. L’entrée dans l’époque moderne s’accompagne d’une institutionnalisation du combat contre la sorcellerie, du développement d’outils pratiques et de structures organisées. L’Inquisition espagnole est ainsi formée en 1478, tandis que le Malleus Maleficarum, le «best-seller» des traités théologiques sur la «chasse aux sorcières», est édité pour la première fois en 1486. Et contrairement à l’idée courante sur l’époque médiévale, les deux plus importantes vagues de persécutions et de condamnations ont pu être observées bien plus tard, autour des années 1560 et 1620.

Le passage prochain de la proposition de loi au Parlement écossais couronne ainsi une campagne menée depuis mars 2020 par l’association Witches of Scotland. Le groupe, à l’origine d’une pétition officielle déposée l’an passé au Parlement, demande non seulement une grâce pour les victimes des procès en sorcellerie, mais également l’édification d’un lieu de mémoire national. Ainsi que des excuses publiques, par exemple lors d’une prise de parole de la Première ministre écossaise lors de la prochaine journée internationale du droit des femmes, le 8 mars.

«Ce n’est pas différent de la façon dont l’Écosse doit aussi assumer son rôle dans la traite atlantique», a précisé Claire Mitchell pour le Wall Street Journal , dans une saillie intersectionnelle. Interrogé par la BBC, Leo Igwe, militant nigérian des droits humains rappelle par ailleurs qu’une clarification officielle permettrait d’envoyer un signal fort aux pays africains qui, comme le Nigeria, répriment et pénalisent toujours la sorcellerie : « Ce qui s’est passé en Écosse il y a des centaines d’années, continue de se produire encore aujourd’hui. »

« Ce qui est arrivé à ces pauvres gens n’est en aucun cas la responsabilité des Écossais de 2022 » déclare Tom Devine.

Pour l’historien écossais Tom Devine, en revanche, ces revendications militantes sont à tempérer. « Je ne suis pas convaincu du bien-fondé des excuses publiques, pour la simple et bonne raison que ce qui est arrivé à ces pauvres gens n’est en aucun cas la responsabilité des Écossais de 2022 », a-t-il fait part à la BBC. Non sans préciser que la grâce lui paraissait plus sensée, quoique problématique du point de vue du droit, la plupart des accusés étant passés aux aveux. Des confessions récoltées sous la torture, certes. « Il existe cependant un précédent juridique pour une grâce, a concédé l’historien. Les personnes exécutées après le tristement célèbre procès des sorcières de Salem, aux États-Unis, ont été déclarées innocentes en vertu d’une loi de l’État du Massachusetts en 2001. »

En France, la décriminalisation de la sorcellerie date de 1682. Aucune grâce ni aucune excuse officielle ne semblent avoir été prononcées depuis, même si l’image des sorcières continue cependant de faire florès dans l’imaginaire collectif. Et jusque dans l’arène politique. «Je préfère des femmes qui jettent des sorts plutôt que des hommes qui construisent des EPR», avait ainsi déclaré l’été dernier Sandrine Rousseau, alors candidate à la primaire d’Europe Écologie-Les Verts. Une sortie abracadabrante pour une grande partie de la classe politique.

Tour du monde des Temples maçonniques importants – détails et images

La liste des bâtiments maçonniques identifie les bâtiments remarquables du monde, associés à la franc-maçonnerie. Ce sont souvent des points de repère importants dans les villes et reflètent l’influence des maçons à un moment précis de l’histoire. La plupart des Temples est construit pour un usage exclusif ou partagé par des loges maçonniques, des grandes loges ou d’autres corps maçonniques. Beaucoup comprennent un espace commercial original au rez-de-chaussée ou aux étages inférieurs, avec un espace destiné aux réunions ou agapes au-dessus.

Ces Temples ont été spécialement construits pour abriter des Tenues de loges maçonniques qui restent des activités rituelles. Dans certains cas, des corps maçonniques ont converti des bâtiments emblématiques existants à un usage maçonnique. Sont également inclus les bâtiments construits par les francs-maçons dans le cadre de leurs efforts caritatifs (tels que les hôpitaux et les écoles). Cette liste est destinée à inclure tout bâtiment ayant une certaine forme de statut de point de repère, comme inscrit sur un registre du patrimoine, ainsi que d’autres bâtiments notables.

Bonne visite…

Nouvelle-Galles du Sud

Centre maçonnique Dubbo
  • Artarmon Masonic Centre, Artarmon – Le bâtiment original de 1923 a été vendu à un promoteur dans les années 1990 et démoli.
  • Centre maçonnique de Dubbo, Dubbo , construit en 1888, en cours de rénovation en 2021
  • Temple maçonnique (vers 1870), Illawarra , inscrit à l’inventaire du patrimoine de l’État 
  • Maitland Lodge of Unity Masonic Hall and Lodge (1887), Maitland , inscrit à l’inventaire du patrimoine de l’État
  • Temple de l’arche royale, Petersham , Sydney. Sa salle égyptienne, construite à l’origine dans le temple écossais Royal Arch au 22-24 College Street Sydney en 1927 et déplacée plus tard, est répertoriée dans l’inventaire du patrimoine de l’État
  • Centre maçonnique de Sydney
  • Temple maçonnique de Murwillumbah, Murwillumbah , construit en 1909 

Queensland

Australie du Sud

  • Freemasons Hall , North Terrace, Adélaïde
  • Temple maçonnique de Port Adelaide, Port Adelaide (1927)

Victoria 

  • Centre maçonnique de Ballarat, Ballarat
  • La capitale – Bendigo (anciennement Bendigo Masonic Hall
  • Temple maçonnique uni de Collingwood, Abbotsford
  • Centre maçonnique de Creswick, Creswick
  • Temple maçonnique d’Ivalda, Darebin
  • Dallas Brooks Center , Melbourne , salle de concert construite en 1969 sous le nom de « Dallas Brooks Center », par la United Grand Lodge Victoria (UGLV). Renommé en 1993. Un lieu d’événements majeurs à Melbourne. L’un des deux seuls exemples significatifs d’architecture de bande brutaliste qui subsistent en Australie, l’autre étant le bâtiment de la Bibliothèque nationale d’Australie construit en 1968 à Canberra.
  • Freemasons Hospital, Melbourne – Répertorié dans la base de données Victorian Heritage. Construit à l’origine par la Grande Loge Unie de Victoria comme hôpital « intermédiaire » ou « communautaire » pour les francs-maçons et leurs familles. L’hôpital a été acheté en 2006 par ING Real Estate en 2006 et loué à Epworth Healthcare.

Australie-Occidentale 

  • Temple maçonnique d’ Albany , Albany
  • Temple maçonnique (134 Burt Street, Kalgoorlie-Boulder) , construit de 1901 à 2002 dans le style classique académique de la Fédération , « une expression de la richesse et de l’importance de la communauté »
  • Temple maçonnique (26 Egan Street, Kalgoorlie-Boulder) , bâtiment en grès rose construit en 1899 dans le style classique académique de la Fédération
  • Hôtel des francs-maçons (Toodyay)
  • Magasin d’Urwin – Toodyay . La loge maçonnique locale a loué les chambres à l’étage de 1899 à 1924 avant de déménager dans ses locaux actuels.

Tasmanie 

  • Temple maçonnique de Bothwell, Bothwell
  • Temple maçonnique Deloraine, Deloraine
  • Temple maçonnique de Devonport , Devonport
  • Temple maçonnique de Franklin, Franklin
  • Temple maçonnique de Glenorchy , Glenorchy
  • Temple maçonnique de Hobart, Hobart
  • Centre maçonnique de Launceston, Launceston
  • Temple maçonnique de Lindisfarne, Lindisfarne
  • Temple maçonnique de New Norfolk, New Norfolk
  • Temple maçonnique de Newstead, Newstead
  • Centre maçonnique du nord-ouest, Hillcrest
  • Temple maçonnique d’Oatlands, Oatlands
  • Ancien hôtel de ville, Ross
  • Temple maçonnique de Pembroke, Sorell
  • Temple maçonnique de Queenstown, Queenstown
  • Temple maçonnique de Scottsdale, Scottsdale
  • Temple maçonnique de Sheffield, Sheffield
  • Temple maçonnique de Wynyard, Wynyard

Bermudes

  • State House, St. George’s – Le plus ancien bâtiment en pierre des Bermudes, il a abrité le Parlement des Bermudes de 1620 à 1815, lorsque la capitale a été transférée à Hamilton. Depuis 1815, il est loué à perpétuité à une loge maçonnique.

Canada 

Alberta

  • Masonic Hall Museum sur « 1905 St » dans le parc Fort Edmonton , Edmonton

Terre-Neuve-et-Labrador

  • Temple maçonnique (St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador) – Désigné comme structure patrimoniale enregistrée par la Heritage Foundation of Newfoundland and Labrador en avril 1995. Le bâtiment appartient actuellement à Spirit of Newfoundland et est utilisé principalement par des artistes de tous les genres artistiques, avec l’activité principale étant le dîner et le spectacle. 

Ontario

  • CTV Temple-Masonic Temple à Toronto – Ajouté à l’ inventaire des biens patrimoniaux de la ville de Toronto en 1974 et désigné en vertu de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario en 1997. Construit à l’origine comme salle maçonnique, le bâtiment a changé de mains à plusieurs reprises. Des années 1960 aux années 1990, il a abrité une succession de clubs de musique live. Plus tard dans les années 1990, c’était la maison d’Open Mike avec Mike Bullard et l’un des bureaux de nouvelles de CTV Toronto . À partir de mars 2006, le bâtiment est devenu la maison de diffusion du nouveau MTV Canada . Le 17 juin 2013, le bâtiment a été acheté par le groupe de recherche Info-Tech. Info-Tech a annoncé que ses plans pour le bâtiment comprennent l’organisation d’un concert de rock caritatif annuel dans l’auditorium.

Québec

Temple commémoratif maçonnique de Montréal , au Québec, Canada

Danemark

Hong-Kong

  • Zetland Hall est le siège de la Grande Loge du District de Hong Kong et de l’Extrême-Orient. Les francs-maçons de Hong Kong ont construit le premier Zetland Hall en 1865 et l’ont utilisé jusqu’à ce qu’il soit détruit lors d’un raid aérien en 1944. En 1949, il a été remplacé par le deuxième Zetland Hall.

Inde

  • Goshamal Baradar, à Hyderabad, Inde , construit en 1682, et donné à la fraternité en 1872 par le Nizam d’Hyderabad.

Libéria

Ancien bâtiment de loge maçonnique à 
Monrovia , 2006

La rénovation du Grand Temple maçonnique du Libéria a été achevée en 2018.

  • Monrovia – Pendant la première guerre civile libérienne , le grand temple maçonnique de Monrovia a été le théâtre de nombreuses batailles et ses ruines sont devenues la maison de 8000 squatters .  Les maçons ont réussi à les expulser en 2005 et le bâtiment a été rénové en 2018.

Malaisie

Freemason Hall, Melaka, Malaisie

En 1977, la Malaisie comptait 55 loges et 2 984 membres « experts ». Les Temple comprennent :

Nouvelle-Zélande

La rénovation du Grand Temple maçonnique du 
Libéria a été achevée en 2018.
  • Loge maçonnique, Poutu Road, Aratapu . Construit au début des années 1900, c’était un lieu historique de catégorie 2 (#3869). Perdu au feu en 2003.
  • Flèche Kilwinning Lodge, 9, rue Wiltshire, Arrowtown . Lieu historique de catégorie 1 (n° 2110), classé le 10 décembre 2010.
  • Cromwell Kilwinning Lodge No 98, 69 Melmore Terrace, Cromwell . Construit en 1900. Lieu patrimonial de catégorie 2 (#2130), classé le 22 juin 2007.
  • Salle maçonnique, 21 Kimbolton Road, Feilding . Construit en 1897–98. Un lieu historique de catégorie 2 (#1230). Une rénovation de 1913 a ajouté une façade de style classique libre édouardien conçue par C. Tilleard Natusch & Sons. Perdu au réaménagement en 2014.
  • Loge maçonnique, 132 rue Percival, Rangiora . Bâtiment en brique, béton et fer avec un revêtement en pierre d’Oamaru , c’était un lieu historique de catégorie 2 (#3785). Endommagé lors des tremblements de terre de Canterbury, démoli en 2013.

Pakistan

  • Temple maçonnique, Lahore; lieu de rencontre de la Loge de l’Espoir et de la Persévérance n°782
  • Bâtiment du pavillon des francs-maçons, Karachi. Construit par le Freemason’s Trust avant la Première Guerre mondiale ; maintenant utilisé par le Conservateur du département de la faune du Sindh ; les rénovations ont commencé vers 2008.

Philippines

  • Temple maçonnique de Plaridel , Gen. Luna St, Paco, Manille
  • Temple maçonnique à Escolta , Manille, sur la rivière Pasig , apparemment le plus haut bâtiment de la zone « Wall Street des Philippines » dans les années 1910.
  • Temple maçonnique de Jacobo Zobel , Makati
  • Temple maçonnique du Capitole , ville de Quezon

Visayas

Mindanao

Singapour

Singapour
  • Freemasons ‘Hall, 23A Coleman Street, Central Region Style Renaissance anglaise,
  • Espagne

Sri Lanka

LES TEMPLES DU Royaume-Uni

Angleterre

Freemason’s Hall, Londres

Ecosse

  • Le bâtiment utilisé par Lodge Mother Kilwinning, Ayrshire, consacré en 1893, comprend un musée d’objets maçonniques. Le lodge retrace son histoire jusqu’à la construction de l’abbaye de Kilwinning, vers 1140. Le bâtiment actuel du lodge a remplacé un bâtiment de lodge qui a été érigé en 1779.
  • Pollokshields Burgh Hall à Glasgow , lieu de rencontre pour Lodge Pollok, Pollokshields No. 772.

La terre et la lumière (2/2)

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Suite de l’article d’hier que vous trouverez ici

Ce « vécu ensemble » qui pourrait apparaître comme un conditionnement en loge, à savoir : la solennité, le regard aimable, la bienséance, le silence, la correction vestimentaire, le port de décors ajustés, les déplacements codifiés, le ton de voix calme, l’autolimitation des temps de parole, les gestes rituels synchronisés, sont autant d’éléments symbiotiques qui participent à la construction puis à l’entretien de la fraternité. Il est certain que ce protocole usité depuis trois siècles, devient au fil des tenues une règle de conduite individuelle et groupale. Elle permet la réflexion symbolique qui ne doit rien à la magie ou à la sorcellerie, mais tout à une discipline librement consentie. Et partant toujours respectée.

Cette fraternité maçonnique du XXIème siècle, exercée en milieu protégé, à la lueur intime des bougies, par des individus près les uns contre autres et « synchronisés » par les rituels, renvoie immanquablement à la période dite « opérative ». Au temps des cathédrales. En Angleterre et dans toute l’Europe bâtisseuse, l’élévation des pierres en monuments, avec les risques encourus dans des conditions matérielles précaires, favorise la naissance des confréries professionnelles, communautés fraternelles de « mestiers » et autres guildes compagnonniques du bâtiment. Pilotées par les cultes, elles instaurent un accompagnement à visée d’assistance et de secours mutuels.

Avec cette forme de corporatisme, précurseur du syndicalisme, s’installe et se fortifie une solidarité engageante pour chaque ouvrier vis – à -vis des autres. A l’image d’une fratrie biologique, apparaît la notion d’appartenance à une famille, à la fois identitaire et sécurisante. Puis survient dans le langage de chantier le mot « frère » pour s’interpeller, vraisemblablement emprunté aux moines, lors de la construction des monastères. Un vocable très ancien utilisé par les premiers chrétiens entre eux. Il n’est pas étonnant qu’il ait été repris, avec la symbolique humaniste des outils, dans les Constitutions de la maçonnerie spéculative.

 Rappelons ici, sans chauvinisme aucun, que si ces Constitutions maçonniques sont nées en Angleterre, leur « architecture » est bel et bien française, puisque suggérée à la plume talentueuse du créatif James Anderson par le « penseur » Théophile Desaguliers. Une belle récompense, une revanche même, pour ce pasteur que de voir ses idées philanthropes mises en forme à Londres. Lui qui y est arrivé petit enfant en bateau – chassé de La Rochelle par l’anti-protestantisme – caché par son père dans un tonneau !

Comment ne pas indiquer ici que Desaguliers ne se contenta pas d’une vie d’ecclésiastique mais qu’il l’enrichit avec un superbe parcours maçonnique et une non moins brillante formation scientifique. Celle-ci lui permit de devenir l’adjoint immédiat d’Isaac Newton, le père de l’attraction universelle et de la théorie du rayon lumineux. Deux découvertes que l’on peut comprendre aujourd’hui, coïncidence ou non, comme les deux métaphores génitrices de la maçonnerie spéculative. A savoir, un double concept :

  • La « terre-aimant », généreusement nourricière, imaginée comme le symbole de l’Amour et de l’attirance de l’autre.
  • La lumière, perçue à la fois, avec ses deux qualités constitutives spécifiques, comme l’éclairement de l’esprit et la chaleur fraternelle.

Deux représentations qui n’ont pas échappé à plusieurs historiens et « maçonnologues ». Partant, ils n’hésitent pas à désigner Newton, comme l’inspirateur pour ne pas dire le véritable fondateur de l’Ordre maçonnique mondial ! Même s’il n’a jamais été initié !

De la sorte, la fraternité de choix ramène ici, dans sa pratique même à la fois à l’égalité et à la liberté.

1) Egalité dans les loges, où, l’homme étant considéré avant sa fonction sociale, se côtoyaient hier ecclésiastiques et marchands, notables et occultistes, entrepreneurs et aubergistes, puis se rencontrent aujourd’hui, médecins et comptables, garagistes et informaticiens, architectes et policiers. Par l’application locale d’une règle simple, l’abandon des métaux, c’est-à-dire – avec une allusion imagée au temps de l’épée portée par les nobles, « laissée par chacun au vestiaire » – un dépouillement symbolique. Il appelle à la modestie les egos boursoufflés et favorise la mise de côté, sinon l’oubli des ressentiments personnels.

2) Liberté sur le parvis, pour ceux qui n’ont pas satisfait leur quête et qui peuvent, à tout moment, quitter le mouvement maçonnique. A l’inverse, soulignons-le, des dangereux mouvements sectaires captateurs.

Une cérémonie secrète

L’exercice d’une telle fraternité de choix, librement construite et acceptée, est sans nul doute aussi puissant que celui d’une fraternité de sang, quand il est régulièrement renouvelé. En l’occurrence chaque quinzaine. C’est bien entendu la fréquence de rencontre, qui, à la manière d’un jardin bien entretenu, donne sa verdeur à la fraternité, pas la biologie !

Mais malgré tous les soins donnés, des mauvaises herbes ont pu récemment apparaître entre les plantes. La franc-maçonnerie, comme toute organisation, ne comprend pas que des personnes sans défaut. Il a été tentant pour ce qu’il convient d’appeler des « faux-frères » d’assimiler le tableau d’effectif d’une loge ou de plusieurs à un réseau relationnel. Pour l’exploiter commercialement, aux fins d’obtention de marchés, par exemple. Bien entendu, la justice passée, la presse n’a pas manqué, non seulement d’informer ce qui est son travail, mais de souvent majorer les écarts de conduite observés. En multipliant l’accusation par le nombre de francs-maçons. 150 000 francs-maçons en France = 150 000 affairistes ! Ce procédé a profondément attristé, voire même courroucé l’immense majorité de francs-maçons et franc-maçonnes honnêtes.

En vrai, il n’est pas toujours facile de détecter sur le champ – et même impossible – les motivations réelles des candidats qui frappent à la porte du Temple. Qu’il s’agisse de leur aptitude relationnelle, disposition aux certitudes et aux doutes, goût pour le pouvoir, degré de résistance aux frustrations, assiduité, fidélité à un serment. Un extrait de casier judiciaire vierge n’est pas une boule de cristal dans laquelle on peut lire les intentions des demandeurs ! Il est clair qu’une loge n’est pas forcément armée pour deviner les visées commerciales, d’autant qu’aujourd’hui les candidatures spontanées, avec leur part importante « d’inconnu », sont de plus en plus nombreuses. D’où l’importance des encadrements et parrainages avant toute initiation.

Même si le but de la franc-maçonnerie est de permettre au maçon d’acquérir une liberté intérieure, la loge ne doit pas être confondue non plus avec un espace psychothérapeutique. Lorsqu’elle devient un « lieu de soin » pour une personne mentalement fragilisée, les deux parties sont dans le « malêtre » et non plus dans la fraternité. Une loge ne peut, sans dommages, être détournée de son objet initiatique.

 Certes la marge est étroite entre le besoin d’aide et le développement personnel. Les deux passent par « l’affectif ». Nous pensons tous être aux commandes de notre raison alors que c’est le sentiment qui nous conduit ! Encore et toujours ! Le symbolisme peut donner du sens à la vie de l’homme mais non changer sa nature. De la sorte, ne nous cachons pas notre situation de frères ou de sœurs « en quête», en recherche – et pas seulement spirituelle – souvent inconsciente, selon notre histoire. Qui d’un parent, d’un partenaire, d’une famille. Qui de reconnaisance, de gratifications, du pouvoir précité. Qui aussi, de fournisseurs ou de clients, consciemment cette fois, nous venons d’en parler. La liste est longue de nos attentes. Parce que nous sommes des romans vivants. Et partant, au fil des épisodes de notre existence, nous nous affirmons comme des êtres de désirs ! La fraternité maçonnique n’exige pas d’entrer systématiquement dans le désir de l’autre et de le satisfaire, mais d’y être attentif. Point besoin pour cela d’adopter une posture de soignant : il n’est de meilleure oreille qu’un cœur ouvert. Aujourd’hui, on communique de plus en plus mais on se parle de moins en moins. C’est à l’intérieur des loges que nous pouvons apprendre, avec générosité, nous seulement à entendre, mais à écouter. Pour bien échanger à l’extérieur. C’est en regardant en soi qu’on voit mieux le dehors. Précisément, en fermant les yeux, défilent dans ma tête les images d’une scène d’enfance quercynoise très forte :

La pointe de la lame du couteau Laguiole miroite au soleil. Guidée par ma main droite tremblante, elle est posée sur la chair, déjà enfoncée, à la base de ma main gauche ouverte. Assis à côté de moi sur un tronc d’arbre, mon camarade, l’air grave, fait le même geste avec la lame d’un Opinel, bien appuyée sur la face interne de son poignet. Au signal convenu, un clignement commun de paupières, nous tirons vivement à l’horizontale le manche de nos couteaux, les dents serrées. Et soudain, le sang perle de nos deux coupures que nous rapprochons aussitôt, l’une sur l’autre, pour en mêler le précieux liquide vermeil. Il s’écoule, goutte à goutte, sur la feuille blanche de cahier posée dans l’herbe, comme témoignage de notre cérémonie secrète…

Je me souviens de cet après-midi de fin de vacances où avec ce copain local, nous nous sommes inter-initiés à notre façon dans une gariotte de berger, isolés du monde – et de nos parents – au fond d’un bois. En unifiant ainsi notre sang, selon le rituel des indiens, vu dans un « illustré » de l’époque, nous voulions sceller à vie notre complicité, et devenir vraiment frères de sang, avant de rejoindre nos destinées individuelles. Ce souvenir nous a marqués puisqu’il revient toujours dans nos conversations aujourd’hui, lors de nos rencontres. Après plus d’un demi-siècle d’une relation demeurée intacte !

Je comprends en revivant cette scène que la fraternité sincère, véritable, inconditionnelle, qu’elle soit de sang ou de choix, est à la fois alliance et « reliance ». Parce qu’elle est de l’ordre du sacré.

Ouvriers d’Hiram Abiff. La pierre angulaire

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De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Définissons d’abord ce qu’est une « pierre » en géologie : c’est une substance minérale dure et compacte. La « pierre », dans l’histoire de l’humanité, est prise comme symbole et base d’un projet ou d’une activité, notamment dans la construction et dans les aspects religieux. « Pierre angulaire » vient du grec « Άκρογωνιεîς » et du latin : Primarii Lapidis, dérive de la « Première Pierre » avant la construction d’un ouvrage de maçonnerie. 

Actuellement, avant de commencer un ouvrage, un bâtiment, etc., la « Pierre » est placée lors d’une cérémonie avec la date de début (symbolique), qui symbolise la « Première Pierre« , ou est également appelée « Pierre de Fondation » qui identifie la « Pierre Angulaire ».  » ou la « Pierre fondamentale » qui indique le début de la construction d’un bâtiment, mais dans les temps anciens, c’était une pierre angulaire placée dans l’un des coins qui délimitait ou délimitait la construction. Dans la société humaine, un être humain important dans un projet est appelé une « clé de voûte » pour son travail important dans la société. Et quelque chose de similaire se produit dans la religion, comme nous le verrons plus tard. Dans cet article, nous allons analyser la « Cornerstone« . 

Ce concept de Cornerstone est la première pierre d’une construction en maçonnerie. Le Rite d’York l’exprime avec le symbole de la « Pierre » comme élément rejeté par les maçons, car elle n’a pas été acceptée parce qu’ils ne la considéraient pas qualifiée pour la construction, et elle est comparée au maître Jésus. Jésus est « la pierre que les bâtisseurs ont rejetée » (Marc 12:10; et Psaume 118:22), et qui est rejetée par le peuple, mais le GADLU l’exalte en le plaçant comme « Pierre angulaire ». 

Lorsque la « Cornerstone » a été placée, elle a été prise comme base pour déterminer chaque mesure dans la construction, afin qu’elle soit bien construite. Au sens figuré, dans les églises qui suivent le maître Jésus, qui est la « Pierre angulaire » et est le guide de mesure et d’alignement. Dans la Bible, il est fait référence dans l’Ancien et le Nouveau Testament à la « Pierre angulaire », dans cette profession, il est dit : « C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur : Voici, j’ai posé une pierre en Sion pour fondement, une pierre éprouvée, une pierre angulaire précieuse, avec un fondement sûr ; Quiconque croit, ne vous précipitez pas. Et j’ajusterai le jugement à la ligne, et au niveau de la justice» (Isaïe 28:16-17), EGADU promet d’envoyer son Fils à la « Pierre angulaire ». 

Pour Hérode, dès le début, le maître Jésus était « une pierre d’achoppement et un rocher qui fait tomber » (1 Pierre 2:8). Mais pour ceux qui l’ont rejeté : « Et quiconque tombera sur cette pierre sera brisé ; et sur qui elle tombera, elle l’écrasera » (Matthieu 21:44). La « pierre angulaire » signifie une pierre angulaire dans laquelle « toute la structure est unie » (Eph. 2:21). Psaumes 118:22. La Pierre Angulaire, parfois appelée « Pierre de Fondation » qui est un Symbole du Maître Jésus, que l’apôtre Paul appelait le « chef de l’angle » et est la « pierre angulaire principale de l’Église ». (Éphésiens 2:20). 

La cérémonie des couleurs de l’ulna Piera Angular (première pierre) est une composante culturelle importante de l’architecture et de l’architecture sacrée en général. La pierre que les bâtisseurs ont rejetée est devenue la pierre angulaire et le guide de l’humanité. Cette pierre a une forme spéciale et unique et est différente de toutes les autres, et donc aucun endroit ne peut être trouvé pour la placer au cours de la construction, et ne comprenant pas où la placer et sa destination, ils décident de la jeter en la jetant dans les décombres.

Mais il y a quelque chose de très important dans la franc-maçonnerie, ceux qui sont qualifiés pour le comprendre ne sont que ceux qui sont passés « de l’équerre au compas« , et avec ces instruments ils dessinent des formes géométriques comme le « Carré et le Cercle« , le premier symbolise la « Terre« , c’est la partie basse de l’édifice et le second le « Ciel », c’est la partie haute de l’édifice : un dôme ou une voûte . C’est la clé de la voûte et pour cette raison elle est devenue la pierre angulaire, de par sa position et sa forme, elle est unique dans le bâtiment, qui a servi à tracer le travail et la dernière pièce qui est placée pour le compléter : il est le début et la fin, il est l’Alpha et l’Oméga. 

La Construction est esquissée et ordonnée selon la Pierre Angulaire, comme le dit Saint Paul : « Tout l’édifice s’élève pour être un Saint Temple dans le Seigneur, et en lui trouve enfin son unité. La Construction représente la « Manifestation ». « Le principe n’apparaît que comme accomplissement ultime, et précisément en vertu de la même analogie, la « première pierre » ou « la pierre fondamentale » peut être considérée comme un reflet de la « dernière pierre angulaire » (René Guenón). Les Pierres angulaires de la franc-maçonnerie sont : La croyance en un Être supérieur que nous appelons : GADLU et la Fraternité maçonnique. Sans les deux, la maçonnerie n’aurait aucun but. Le mandat du Maître Jésus est rempli :

« Aime Dieu par-dessus tout et ton prochain comme toi-même »

donc l’Institution Augusta est « Initiatique », que pour la comprendre dans sa profondeur il faut pratiquer le « Non-attachement et le Détachement ». 

Le Grand Orient d’Italie prépare les célébrations du 20 septembre et de l’équinoxe d’automne 2022

De notre confrère italien grandeoriente.it

Le Grand Orient d’Italie prépare les célébrations du 20 septembre et de l’équinoxe d’automne 2022. « Voyageurs dans le temps » est le titre choisi pour l’événement de cette année, qui sera lancé le matin du 17 septembre à 10h30 avec une table ronde intitulée « Le grand échiquier » à laquelle participeront Fausto Biloslavo (journaliste), Nino Cartabellotta (président de la Fondation Gimbe), Maria Latella (journaliste) et Davide Tabarelli (président de NE-Nomisma Energia)

Dans l’après-midi à 18 heures, la performance du maître Franco Ricordi, acteur, metteur en scène et philosophe, grand érudit du Poète Suprême, sera au calendrier, qui racontera « Dante dans le grand voyage » à travers sa Comédie. L’allocution du Grand Maître Stefano Bisi suivra à 19h00.

Le 18 septembre, du 9 au 19, il sera possible de visiter avec Fai (le Fonds italien pour l’environnement) le siège de la Fondation du Grand Orient d’Italie à Villa il Vascello (les coordonnées seront fournies dans les prochains jours). A 18h concert du grand guitariste Diego Campagna, qui offrira au public un répertoire international avec des pièces de Leo Brouwer, Antonio Lauro, Andrew York, Roland Dyens. A 18h20 aura lieu la présentation du livre de Carla Benocci « Il Vascello » (Edizioni Artemide).

La matinée du 20 septembre sera consacrée aux commémorations d’Anita et Giuseppe Garibaldi sur la colline du Janicule et des morts de la Breccia di Porta Pia.

Comme chaque année le 20 septembre à la Villa del Vascello l’Association Italienne de Philatélie Maçonnique sera présente comme toujours.

La Table Ronde, la présentation du livre de Carla Benocci et les visites du Fai sont des événements organisés par la Fondation du Grand Orient d’Italie.