Accueil Blog Page 615

Aux origines d’un mot très composite : franc-maçon

L’expression « maçon libre » est entrée en usage au XIVe siècle. Jusqu’au XVIIIe siècle, il apparaît sous de nombreuses formes : frey-masson pour l’abbé de la Garde dans son gazetin en 1737 ; Frimaçon pour Pierre De Billy dans sa lettre du 27 mars 1737 et souvent comme synonyme d’autres noms : maçon, architecte, maçon libre, franc-maçon, maçon en pierre libre, Gentleman mason, etc.  On trouve l’écriture  Phranc-maçon dans le Rituel de Swedenborg  dont la pensée affirme que tout a un sens, mais que Dieu seul peut révéler celui-ci aux hommes. Le sens interne de la Genèse et de l’Exode est capital et le premier chapitre de la Genèse expose spirituellement la renaissance et la régénération de l’être humain.

Franc-maçon : mot calqué sur l’anglais free mason, maçon libre ; du francique franc, libre, et du germain makôn, préparer l’argile pour la construction. Selon la thèse de doctorat d’Ivan Alsina (p. 16) le terme « Free-mason » serait apparu en 1376 dans la patente de la Compagnie des Masons de Londres pour en désigner les membres [la Worshipful Company of Masons ?]. David Taillades réfute cette hypothèse, précisant : « il n’y a aucune preuve documentaire de l’existence de la compagnie à Londres avant le XVe siècle. Il y a des maçons présents dans la ville mais pas de corporation ou guilde dénommée Compagnie des maçons de Londres. Avant 1200, il y a les Brothers of the Bridge, membres de la bridge gild, comme on le voit dans les Pipe Rolls, qui construisent le pont de Londres en pierre, mais rien ne permet de les relier à la future compagnie londonienne ».

François-Timoléon Bègue Clavel relate au XIXe siècle dans Histoire pittoresque de la Franc-maçonnerie et des sociétés secrètes anciennes et modernes (p.81) : « Vers l’an 714 avant notre ère, Numa institua à Rome des collèges d’artisans (collegia artificum), en tête desquels étaient les collèges d’architectes (collegia fabrorum). On désignait aussi ces agrégations sons les noms de sociétés, de fraternités (sodalilaies, fralernitales). De la même époque datait, à Rome, l’établissement des libérales, ou fêtes de Bacchus. Lorsque les corporations franches se constituèrent en une seule grande association ou confrérie, dans le but d’aller exercer leur industrie au-delà des Alpes, les papes secondèrent ce dessein : il leur convenait d’aider à la propagation de la foi par le majestueux spectacle des vastes basiliques et par tout le prestige des arts dont ils entouraient, le culte. Ils conférèrent donc à la nouvelle corporation, et à celles qui se formèrent par la suite avec le même objet, un monopole qui embrassait la chrétienté tout entière, et qu’ils appuyèrent de toutes les garanties et de toute l’inviolabilité que leur suprématie spirituelle leur permettait de lui imprimer. Les diplômes qu’ils délivrèrent à cet effet aux corporations leur accordaient protection et privilège exclusif de construire tous les édifices religieux ; ils leur concédaient le droit de relever directement et uniquement des papes. Les membres des corporations eurent le privilège de fixer eux-mêmes le taux de leurs salaires, de régler exclusivement, dans leurs chapitres généraux, tout ce qui appartenait à leur gouvernement intérieur.» De nombreux historiens affirment que le terme «franc» ne s’appliquerait pas à la personne mais au «métier ». Est franc ce qui fait partie d’un « franc mestier ». Étienne Boileau, prévôt de Paris, dans Le livre des Métiers, écrit en 1268, que les tailleurs de pierre bénéficiaient de la franchise, mais non les maçons, ou les charpentiers.

On consultera pour compléter cet aperçu le chapitre premier (Origine de la Franc-maçonnerie) du susdit ouvrage ainsi que le chapitre Histoire Critique de la Franc-maçonnerie et sectes mystiques, à partir de la page 134 de l’ouvrage Histoire des religions et des mœurs de tous les peuples du monde. Tome 6, 1819 avec la fameuse gravure en taille douce des Loges depuis 1691 jusqu’en 1735. Pour bien agrandir la gravure, cliquez sur le lien ci-devant.

Beswick, le fondateur du Rite de Swedenborg, utilise le terme Phremason plutôt que Freemason. Selon lui, ce terme viendrait de deux anciens mots « Phre » (ou Pi-re) qui voudrait dire « la lumière » et « mason » qui voudrait dire « chercher » ou « tâter quand on est aveugle ». Le Phremason serait donc, selon Beswick, un candidat aveugle, ou perdu, et cherchant son chemin vers la lumière ; le phranc-maçon éclairé serait celui qui a reçu l’initiation. Ceci explique la graphie de phranc-maçon utilisée dans la traduction française.

« En 1646, il existait à Londres deux Sociétés distinctes : l’une de maçons constructeurs (qui possédait une grande salle de réunion) et l’autre de Frères rose-croix ayant pour chef le célèbre antiquaire Elias Ashmole qui cherchait un local à sa convenance. Les deux sociétés fusionnèrent pour n’en former qu’une seule, et n’eurent plus qu’un seul temple, celui des Maçons constructeurs. En revanche, les Frères rose-croix rectifièrent les formules de réception des maçons, et y substituèrent un mode d’initiation calqué en partie sur les initiations de l’Égypte et de la Grèce. Enfin, pour constater d’une part la différence de la Société nouvelle avec la maçonnerie de construction, et d’autre part, l’acceptation des frères rose-croix par les maçons constructeurs, les membres de cette nouvelle Société prirent le titre de maçons francs et acceptés. De là, la dénomination abrégée de francs-maçons. » Cette version de l’usage du nom est donnée avec une autre nuance dans l’Acta Latomorum par Claude Antoine Thory.

Dans certaines des vieilles conférences du XVIIIe siècle, « gentleman mason » était utilisé comme équivalent franc-maçon spéculatif. On trouve leur le catéchisme suivant : « – Qu’est-ce que vous apprenez en étant un gentleman Maçon ? – Le secret, la moralité et la bonne fraternité. Qu’apprenez-vous en étant maçon opératif ? Tailler, l’équerre, la pierre moulée, poser un niveau et élever une perpendiculaire.» Comme l’écrit Mackey, on voit bien la différence et, comme le fit observer E. Ward, freemason n’est pas Free-Mason. Le mot Free, dans Free-Mason ou Free and Accepted Mason, fait simplement référence au fait que ces « nouveaux » Maçons sont « libres » à l’égard du Métier, c’est-à-dire tout simplement étrangers au Métier… Si nous envisageons les premiers témoignages concernant les Maçons non-opératifs anglais et écossais du XVIIe siècle (admis en Loge entre 1600 et 1634 sous le nom de gentlemen masons ou accepted masons), nous observons que ces Accepted Masons sont aussi indifféremment désignés par les mots Free Masons, ou Free-Masons, avec ou sans tiret mais toujours en deux mots.  Il apparaît alors clairement que dès la fin du XVIIe et le début du XVIIIe les termes Accepted et Free devinrent équivalents pour désigner des Maçons non-opératifs.

Parmi les origines possibles du mot franc-maçon, retenons :

  • La contraction verbale de free stone mason, « travailleur en pierre libre ». Beaucoup de pierres de carrière utilisées dans les murs, les fondations et les bâtiments isolés étaient inégales en dureté, à grain grossier, à grain tordu, à grain qui coulait comme le grain dans une planche de pin. La pierre utilisée pour la sculpture n’avait pas de grain, ou un grain très fin, elle pouvait être coupée dans n’importe quelle direction sans fendre ou écailler ; elle prenait une surface plane et un poli. On l’appelait free stone. Chez les tailleurs de pierre flamands, on la trouve accolée au titre de Compagnon et de Maître : Vrije Meester, Vrije Gesel. En Angleterre, l’Apprenti qui passait Compagnon était déclaré : Free of the Craft ; dans les Pays-Bas : Gcvrijd in t’Ambacht, littéralement «affranchi dans le métier». En réalité, franc, dans le langage du temps, signifie privilégié ; celui dont la liberté est garantie par une franchise.Ainsi, l’épithète de franc se retrouve appliquée aux ouvriers d’autres professions ;
  • Les maçons locaux étaient confinés à leurs propres paroisses, du moins, dans les circonstances habituelles et normales. Les maçons de la cathédrale et de l’église n’étaient pas ainsi astreints, mais étaient libres de se déplacer ;
  • Un apprenti était lié à son maître pendant des années. À la fin de son contrat, il était mis en liberté. Tout maître Maçon était en ce sens un maçon libre ;
  • Une fois qu’une ville avait reçu une charte des libertés, de franchise (1266), elle devenait virtuellement indépendante du pouvoir seigneurial.  Au cours du temps, chaque résident d’une telle ville devenait un citoyen.  En dehors des murs demeurait le servage, à l’intérieur était la liberté. Cette liberté appartenait aux «libertés» de la ville. Dans une telle ville, le membre d’une Compagnie de Maçons, était un citoyen et donc était libre ; alors qu’un maçon hors des murs ne l’était pas. Dans de nombreuses villes, des étrangers venant s’y installer pouvaient recevoir cette liberté au bout d’un an et d’un jour ;
  • On a supposé que les papes avaient accordé à la Fraternité Maçon une charte pour voyager à volonté selon les règles locales de la paroisse ;
  • Il n’y a aucune preuve pour l’existence d’une fraternité séparée du voyage. D’un pays à l’autre. Ils étaient libres de voyager en quête de travail ;
  • Les autorités civiles et ecclésiastiques ont utilisé, pendant des siècles, la méthode d’impression («le groupe de presse») pour recruter, non seulement des marins et des soldats, mais aussi pour recruter des ouvriers. Dans ces «publicités», les francs-maçons étaient considérés comme une classe spéciale d’artisans, libres de beaucoup de restrictions et d’indignités qui ont souvent conduit d’autres ouvriers à la désespérance et la révolte ;
  • Il existe un type psychologique et éthique (ou les deux combinés) de l’homme libre, qui est libre de l’ignorance, libre de la superstition, libre de servilité, et donc un homme libre, rencontrant les autres comme égaux, même en appartenant socialement à l’un des soi-disant ordres inférieurs. Il est probable que ce fut cette liberté que les francs-maçons ont sentie et appréciée plus profondément que tout autre ;
  • On a voulu voir dans le terme de Francs-Maçons une allusion technique à l’utilisation de la pierre franche (variété de pierre qui se coupe librement) : Maçons de franche pierre,  Freestone Masons. Ce qui réfute cette interprétation, c’est que le terme complet Free and accepted Mason (adopted) qui désignait les membres des loges au XVIIe siècle, qui n’avaient aucun lien apparent avec le métier fut réduit en Free-mason. La charte octroyée en 1260 par l’évêque de Bâle aux tailleurs de cette ville renferme la clause suivante : « Les mêmes conditions sont applicables à ceux qui n’appartiennent pas au métier et qui désirent entrer dans la Fraternité. » Laurence Dermott précise dans une lettre aux membres de la confraternité (ajoutée à la 3ème édition de sa Constitution Ahiman Rezon), sur la différence qui existe entre l’ancienne et la moderne Maçonnerie en Angleterre : «les maçons de métier…furent formés en 1410 sous les nom et titre de Société des Fr.-maçons, et William Hankstow second roi d’armes, leur accorda des armes en 1477. Les maçons modernes se sont arrogé ce titre ; mais, seule la Confrérie susdite a le droit de prétendre au nom de francs-maçons d’Angleterre. Jamais les anciens et acceptés maçons ont-ils prétendu à un autre titre ? Celui qu’ils ont adopté est le titre de Francs et acceptés maçons. »

Peut-être est-ce une de ces significations du mot « franc-maçon » qui a trouvé son chemin dans les anciennes Constitutions, les Old Charges. En tout cas, le mot avait alors, comme il continue d’avoir, un sens polysémantique.

Les Francs-maçons du Rite forestier s’appellent des francs-charbonniers.

Portraits maçonniques

Le vécu maçonnique, c’est d’abord des rencontres. Rien ne m’aurait permis de côtoyer des êtres évoluant dans d’autres milieux que le mien. Des centaines de rencontres réalisées que reste-t-il au bout de plus de 40 ans de maçonnerie ?

Que cela soit dans sa propre loge ou lors de « visites » ou à l’occasion de diverses cérémonies maçonniques, quelle que soit l’obédience, avec le temps, on s’aperçoit vite que des typologies de personnalités se retrouvent.

Tout se passe comme si une sélection naturelle s’opérait et que la franc-maçonnerie attirait préférentiellement certains profils. Une psychanalyste en a même conclu que la franc-maçonnerie sélectionnait la structure obsessionnelle !

Ces femmes et ces hommes ce sont des trajets de vie que l’on apprend à connaître.  On pourrait les rassembler en huit sous-groupes en fonction de points communs.

La sélection que je vous propose a été réalisée sur le mode intuitif et ne rentre pas dans les méthodes habituellement utilisées ; pour infos je vous en présente deux sous forme d’illustrations.

Commençons par le sous-groupe des « Partis de presque rien » 

Ce sous-groupe m’apparaît très représentatif d’un certain nombre de franc-maçonnes et de francs-maçons.  Gilbert en est l’exemple type ; retraité  aujourd’hui, il aime à raconter son enfance dans un milieu ouvrier déstructuré et pauvre. Bien qu’intelligent et éveillé, ne pouvant faire d’études prolongées, il dut travailler très jeune. Travailleur, débrouillard et malin, il comprit très vite qu’il fallait chercher les opportunités pour passer d’un métier à l’autre. Son instinct de « commercial » aidant, après une succession de métiers, il aboutit à créer une petite entreprise de services dans lequel il prospéra pour prendre sa retraite avec le statut de millionnaire !  Rentré dans une loge maçonnique sur le tard, vers l’âge de 60 ans, il s’y plut et suivit un parcours complet en accédant aux hauts grades de son rite. « Gilbert » est fier de pouvoir se lier d’amitié avec des intellos, des politiciens, des médecins et autres bourgeois ! Avant d’entrer en loge, cela lui paraissait inaccessible ! Aujourd’hui, il se retrouve conseiller de l’ordre de son obédience et, bien qu’il se défende d’avoir une telle ambition, il pourrait bien être le prochain Grand Maître. Un bâton de maréchal en quelque sorte !

Ils savent aussi jouer de leurs origines modestes : « Tu comprends moi je n’ai pas fait d’études », alors « si je m’exprime maladroitement faut pas m’en vouloir ! Je ne suis pas comme toi… ».

Ce sont surtout des hommes mais il y a aussi des sœurs qui peuvent avoir ce même profil !

J’ai rencontré beaucoup de « Gilbert » même si tous n’en sont pas au même niveau. Ce qui les caractérise, c’est ce vécu d’ascension sociale voire de « revanche » sociale à laquelle l’appartenance maçonnique participe !

Un autre sous-groupe, les besogneux ! 

Gloire à eux, car c’est souvent grâce à eux que « l’ordinaire » est pris en charge ; que cela soit le ménage et l’entretien du temple, les agapes, le rangement et toutes les tâches où il faut se déplacer, ils répondent présent ! Ils sont discrets, prennent rarement la parole en tenue, mais le ou la VM peut compter sur eux !

Il y a aussi de « grandes gueules »

Ce sont aussi souvent des « intouchables » ! Ils se permettent d’être provocateur en troublant le déroulement habituel d’une tenue en lançant à tue-tête une expression inhabituelle ! Ils prennent facilement la parole, sont péremptoires ! Doués d’une qualité oratoire, ils sont redoutables ! Comme en plus, ce sont des personnages au parcours profane dans des sphères de réussite personnelle, ils sont pratiquement intouchables ! Dans la loge, ils ont souvent une cour d’affidés qui savent applaudir à leurs « bons » mots ! Pour une loge, ce sont des présences terribles, des boulets qui stérilisent toute tentative d’être un peu sérieux ! Heureusement, il arrive souvent qu’ils se lassent de venir en loge ! 

Psychologiquement, ils donnent l’impression de n’attacher aucune importance à la démarche maçonnique rituelle et au symbolisme !  Souvent très intéressés par les fonctions de représentation dans les instances dirigeantes, ils adorent se pavaner avec des cordons de dignitaires !

Et si on en venait aux « timides » ! 

Ils sont plutôt des gentils, le plus souvent avec peu d’années de maçonnerie mais pas que ! Demandant rarement la parole, plutôt assidus, on les voit participer aux différentes commissions ; ils sont faciles à vivre et ne posent pas de problèmes !

Les insatisfaits

Ils forment un autre sous-groupe et il est assez important ; ce sont les futurs démissionnaires. Ils peuvent aimer rouspéter en s’élevant contre des détails ou rester dans l’ombre ! On les reconnait au fait qu’ils sont souvent en marge du groupe de la loge. Souvent absents, un jour viendra où ils présenteront leur démission. C’est comme cela que malgré les initiations effectuées les effectifs restent globalement stables ! Leurs reproches se fondent principalement sur l’impression d’un décalage entre les paroles et les actes, sur le manque de sérieux des travaux et sur les combats d’égos et de cordonite !

Les « commerciaux »

Elles/eux sont là pour le réseau ; l’important c’est le carnet d’adresses ! Après la loge, ce sont les fraternelles. Intelligents, ils ont l’œil aux aguets. Avec eux pas de problèmes, tout est en douceur ! Naturellement, le symbolisme n’est pas leur tasse de thé et ils sauront rester silencieux !  Serviables et fraternels, comme il faut, juste ce qu’il faut ! Parmi les « commerciaux » on trouve les enseignants et autres fonctionnaires ! Chez eux aussi le carnet d’adresses sélectives importe !

N’oublions pas les mystiques et autres délirants

Parfois très portés sur les extra-terrestres. C’est un jardin secret auquel on n’accède pas facilement et il faut voir montrer patte blanche ! Beaucoup plus nombreux que l’on croit, très cultivés ils développent un délire très organisé et structuré ! Les zones d’intérêt sont variés en particulier l’occultisme, le complotisme, la kabbale, l’astrologie, la science-fiction.

Le malin (la maligne) 

Très intelligents, ils ont tout compris ; avant tout connaître la règle du jeu ; qui fait qui ? Qui contacter ? Connaître le règlement général ? Comment se faire rembourser des frais ? Comment être honoraire ? Etc. avec elles/eux vous saurez tout sur le fonctionnement de votre obédience et comment en profiter !

Il serait excessif de dire qu’il n’y a en loge que des personnes appartenant à ces huit sous-groupes ; bien des individualités différentes s’y retrouvent aussi mais ces sous-groupes me semblent bien présents.

C’est peut-être aussi ce qui donne la tonalité générale du « dynamisme » maçonnique : plutôt pragmatique et réaliste, bien ancré dans les réalités, plutôt dans l’ombre que dans la lumière, bien dans les « affaires » et pas trop attiré par la réflexion intellectuelle, bon vivant !

On pourrait dire que c’est la prima materia sur laquelle s’exercice la magie du rituel maçonnique !  Avouons que la transformation a parfois du mal à s’opérer !

Cette catégorisation schématique montre bien que les membres des loges sont représentatifs de la société actuelle. On pourrait dire que notre chance à tous c’est d’avoir accès à des outils de perfectionnement.

Les francs-maçons continuent de soutenir les communautés de Chicago – Chicago Magazine

De notre confrère canadien news.gerona.ca – Par Stewart

ERIS Brewery & Cider House occupe un imposant bâtiment en briques rouges de quatre étages au coin d’Irving Park Road et de Tripp Avenue. Solide, sobre et encombrant, il ressemble à une ancienne école primaire ou à un commissariat. Regardez au-dessus des portes pour voir sa provenance réelle : une paire de compas renfermant la lettre G. C’était autrefois le Myrtle Masonic Temple, construit en 1910 et abandonné par les francs-maçons au début des années 1970.

L’ancien temple a été occupé pendant des décennies par une église coréenne, ce qui lui a permis de tomber en ruine. Certains voisins voulaient le voir démoli, mais l’associée directrice d’ERIS, Michelle Foik, a vu « une très bonne structure ». Les fondations de ce bâtiment sont incroyables. Vous aviez des experts qui les construisaient. Les maçons savaient ce qu’ils faisaient. Ce ne sont que des bâtiments solides, si vous pouvez trouver un moyen de les convertir.

ERIS a transformé l’ancienne salle de banquet en bar. Et il reconnaît l’histoire du bâtiment en affichant des emblèmes maçonniques, y compris un coffre-fort et un tablier donnés par un franc-maçon qui appartenait à une loge qui se réunissait dans le temple. Le projet a remporté un prix d’utilisation adaptative de Landmarks Illinois.

« Nous voulons faire partie de la communauté », a déclaré Foik. « C’était l’origine de la communauté ». La Chicago Women’s Society faisait partie du bâtiment.

Il y a cent ans, presque toutes les communautés de Chicago avaient un temple maçonnique. Un annuaire de la ville de 1910 en répertorie des dizaines, dont le grand temple maçonnique de 21 étages situé dans les rues Randolph et State, le plus haut bâtiment de la ville. Les organisations fraternelles étaient alors populaires, et aucun ordre n’était plus populaire ou plus important que les francs-maçons, dont les membres comprennent 14 présidents, à commencer par George Washington.

« Si nous remontons à l’année 1900, un adulte protestant blanc sur trois aux États-Unis était un franc-maçon« , a déclaré l’historien maçonnique local Martin Starr. Ensuite, il n’y avait ni télévision ni Internet. Les maisons étaient petites. Les familles étaient nombreuses. Les parents voulaient sortir de la maison quelques heures la nuit. (L’Église catholique interdisait à ses membres de devenir maçons et les Afro-Américains appartenaient à un ordre nommé d’après Prince Hall, un abolitionniste noir libre de Boston. Les deux groupes sont maintenant représentés dans les loges maçonniques.) En 1959, il y avait encore 4,5 millions de francs-maçons. aux États-Unis, leur nombre est maintenant tombé à environ 1 million. Les francs-maçons se réunissent encore dans les temples de Jefferson Park et Montclare, et dans une loge à Prince Hall à Bronzeville, mais presque tous les temples de cet ancien répertoire de la ville ont été démolis, abandonnés, ou transformé en quelque chose de nouveau. (Ce journaliste est membre du Hesperia Lodge, qui se réunit à Jefferson Park.)

La Société internationale pour la conscience de Krishna*, également connue sous le nom de Hare Krishnas, a acheté le temple de Rogers Park au 1716 W. Lunt Ave. et a converti l’auditorium en temple hindou, avec une statue du fondateur de la secte, Swami Prahupada, et un autel. dont les peintures murales de fleurs tropicales lumineuses sont bien plus colorées que tout ce que les francs-maçons protestants blancs auraient conçu. Adam, un dévot de Hare Krishna, pense qu’un ancien temple maçonnique est une maison parfaite pour Hare Krishna.

« Le mouvement Hare Krishna concerne la progression de l’humanité, tout comme la franc-maçonnerie« , a-t-il déclaré.

(Un article de journal encadré sur l’inauguration du temple en 1917 décrit le bâtiment comme « un modèle de beauté et de compétence architecturale« , et l’auditorium comme une pièce de 20 pieds de haut, ayant une grande scène au nord et un balcon au nord. « ouest » – parfait pour les cérémonies religieuses.)

Intérieur du temple bouddhiste, Imperial Lodge Hall 1710 W. Cornelia Ave.

Imperial Lodge Hall, au 1710 W. Cornelia Ave., est maintenant un temple bouddhiste zen. Un temple des Chevaliers de Pythias où les maçons se réunissaient autrefois au 9231 S. Cottage Grove Ave. abrite l’église Bethlehem Star. L’église baptiste Armitage se réunit dans un ancien temple maçonnique au 2451 N. Kedzie Blvd. sur la place Logan.

Le temple maçonnique de Ravenswood, au 4601 N. Paulina Ave., a été pendant de nombreuses années le centre des Indiens d’Amérique. Le centre a déménagé à Albany Park en 2017 car il ne pouvait plus entretenir le bâtiment. C’est maintenant Paulina Street Lofts. Le Paul Revere Lodge à proximité au 1521 W. Wilson Ave., une structure en bois construite en 1880, est devenu le temple bouddhiste Chua Truc Lam après l’installation des francs-maçons dans les années 2000. Il a été démoli en 2017 par Preservation Chicago, il n’a pas pu trouver d’acheteur pour préserver le bâtiment. Le Constellation Temple, au 3900 N. Damen Ave., a été converti en Byron Lofts.

Certains temples maçonniques sont encore vides, des décennies après le départ des maçons. Des vignes poussent au-dessus de la porte cadenassée du South Chicago Masonic Temple, au 2939 E. 91st. Des panneaux « À louer » et « Espace disponible » sont collés sur la façade ornée d’un temple au 1557 W. 47th St. à Back of the Yards.

Cependant, il existe un ancien temple qui est sur le point de jouer un rôle important dans l’histoire de Chicago. Le temple de Medinah, 600 N. Wabash Ave., a été construit par les Shriners en 1912 et orné de leurs images mauresques. Son auditorium à double balcon de 4 200 places a accueilli le Shrine Circus annuel. Cependant, même les Shriners n’ont pas pu le garder. Ils ont déménagé en 2000 et Bloomingdales a déménagé son magasin d’articles ménagers et de meubles. L’année prochaine, le temple deviendra la résidence temporaire du premier casino de Chicago, tandis que Bally’s construit quelque chose de permanent à River West.

Les francs-maçons ne sont plus ce qu’ils étaient, ni ce qu’ils étaient, mais ils ont certainement laissé derrière eux une architecture fabuleuse.

*En Inde, le mouvement Hare Krishna est considéré par certains hindous comme une branche de l’hindouisme, en Occident il est souvent qualifié de secte.

La franc-maçonnerie ne supporte pas le putsch

De notre confrère brésilien dm.com.br – Par HELMITON D’ARGENT

« Un franc-maçon doit être une personne pacifique, soumise aux lois du pays où il se trouve, et ne pas prendre part ou se laisser entraîner dans des émeutes ou des complots dirigés contre la paix et la prospérité du peuple, ni se montrer rebelle. à une autorité inférieure, car la guerre, les effusions de sang et les troubles à l’ordre ont toujours été désastreux pour la franc-maçonnerie ». La constitution d’Anderson

Le Brésil a connu des élections générales cette année-là et la majorité des électeurs ont choisi un nouveau représentant pour le pays, démontrant la démocratie et le plein fonctionnement des institutions. La justice électorale a agi avec force contre la diffusion de fausses nouvelles, a combattu les abus de pouvoir politique et économique, a assuré la transparence sur l’ensemble du processus de vote et de dépouillement sous le contrôle des institutions internationales et des organes nationaux de contrôle. La démocratie a gagné et tout rentre dans l’ordre.

Malheureusement, des poches d’insatisfaction persistent quant au résultat de l’élection, ce qui a suscité des inquiétudes quant aux prochaines étapes de la pacification du pays. Une partie idéologiquement identifiée aux segments défaits aux urnes bouge depuis la proclamation du résultat et agite la scène politique avec des demandes hors du contexte démocratique. Ils remettent en cause la régularité des élections, critiquent la Justice électorale, mettent en doute la légitimité des urnes électroniques et tirent des conclusions sur le droit des candidats et des élus à prendre leurs fonctions.

Mais, le pire suit à un autre niveau après l’interrogatoire. Campés à l’extérieur des casernes, ils sont mécontents et demandent l’intervention des forces armées, prétextant qu’il y a un risque que le Brésil soit repris par des « communistes » et que « la gauche » va mettre en place un régime au Brésil. Ils plaident pour la démocratie, la liberté et la défense des valeurs patriotiques et familiales. Comme si les militants des candidatures défaites ne suffisaient pas, ils sont rejoints par des maçons actifs et réguliers qui n’hésitent pas à se déguiser en séances rituelles et à arborer des banderoles se réclamant de la défense du Droit et de la Justice et que la La « franc-maçonnerie » aspire aussi à l’intervention militaire.

Ceux qui insistent sur cette tentative de coup d’État contre la stabilité politique s’en prennent à l’ensemble de la population et démontrent une difficulté à vivre dans la paix et l’harmonie, ne sachant pas vivre avec les différences. Pire encore lorsque des hommes qui se disent « libres et de bonnes mœurs » recourent à la prédication de l’insubordination aux lois et à l’ordre pour tenter d’accorder une situation qu’ils n’ont pas obtenue en persuadant.

La franc-maçonnerie ne défend strictement pas les coups d’État et n’est pas d’accord avec les interventions, les casernes, les dictatures et les impositions de la force surmontant le débat des idées. La Constitution Anderson, publiée en 1723 – donc sur le point de terminer 300 ans – a été rédigée par James Anderson, maître maçon de la Grande Loge de Londres et a été adoptée comme principale base juridique et code de conduite de la franc-maçonnerie universelle depuis lors. Le diktat inscrit dans son article II est cristallin et facile à comprendre, notamment en ce qui concerne le respect des lois et l’interdiction de ne pas se mêler de complots ou de complots.

Le problème est que de nombreux francs-maçons refusent catégoriquement de lire et d’étudier, étant réticents à lire même les couvertures de livres, ce qui est inadmissible dans le cas d’une fraternité qui recherche l’amélioration morale, spirituelle et intellectuelle de l’homme. Le « dégrossissage de la pierre brute » implique nécessairement une étude constante et le respect de nos traditions et règlements et la connaissance de la Constitution d’Anderson est une prémisse de base pour continuer dans l’Ordre Sublime Maçonnique. La lutte contre la tyrannie, les préjugés et les erreurs doit être une pratique constante et surveillée afin de ne pas permettre de déformer la pratique démocratique ni de provoquer l’instabilité de la nation. Ce qui n’est pas permis, c’est d’encourager ou de défendre la tyrannie, la dictature et l’intervention militaire.

Prêcher la destitution d’un Pouvoir légitimement installé et défendre une intervention militaire est une totale contradiction avec laquelle la Franc-Maçonnerie n’est pas d’accord et n’approuve pas. La franc-maçonnerie a été durement persécutée par les dictatures à divers moments de l’histoire. Des francs-maçons ont été tués dans l’Allemagne nazie, en Espagne sous la désastreuse dictature de Franco, en Russie bolchevique, au Portugal, au Brésil sous Getúlio Vargas, dans l’armée post-64 et même sous Dom Pedro I, qui a fermé des temples et expulsé les francs-maçons du pays. . Être d’accord avec le coup d’État, c’est attaquer la mémoire des frères qui sont tombés en défendant la liberté, c’est se moquer de nos enseignements et prouver que vous n’avez rien lu, ou si vous l’avez fait, vous n’avez rien compris.

Hélmiton Prateado est un maçon du 33e degré

Découvrez la Loge du petit-déjeuner du Père Noël à Albany

De notre confrère des USA democratherald.com

Noël n’arrive pas avant deux semaines, mais cela n’a pas empêché le Père Noël de venir déjeuner le samedi 10 décembre à Corvallis.

Petit-déjeuner du Père Noël à Cleveland

Mia Cleveland, bénévole de l’Ordre international de l’arc-en-ciel pour les jeunes leaders de St. Marys, écrit sur une pancarte le samedi 10 décembre 2022, avant le début du petit-déjeuner avec le père Noël à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Petit Déjeuner du Père Noël Britton

Laura Britton, du Liban, remplit des pancartes le samedi 10 décembre 2022, avant le début du Petit-déjeuner avec le Père Noël à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Petit Déjeuner du Père Noël Hardin

Le maître maçon Paul Hardin décrit l’architecture du temple Corvalls Mason et le lien entre l’architecture et la fondation des maçons dans les guildes de constructeurs lors du petit-déjeuner avec le père Noël le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

3 Père Noël Miller

McKenzie Miller, 15 ans, du Liban, porte des bois et regarde un mur d’anciens dirigeants maçonniques locaux le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Étirement du petit-déjeuner du Père Noël

Le Père Noël fait une pause après près de deux heures sans visite avec des enfants le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

1 Salle de petit-déjeuner du Père Noël

Le maître maçon Paul Hardin prend une photo de Darrin Taylor, de Salem, qui s’est déguisé en Père Noël pour un petit-déjeuner de collecte de fonds le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Petit déjeuner du Père Noël Ramsey

Emily Ramsey, de Philomath, prend son petit-déjeuner habillée en Père Noël le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis. Ramsey est à la recherche d’un rôle de leadership dans la Marys River Masonic Lodge No. 221 et a précédemment servi dans une organisation de leadership civique pour les jeunes parrainée par la loge.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Pancartes du petit-déjeuner du Père Noël

Les tables étaient dressées, le petit-déjeuner préparé, un organisme de bienfaisance aligné pour recevoir les bénéfices, mais peu ont assisté au petit-déjeuner avec le Père Noël le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis. L’événement a été bien fréquenté les années précédentes et devra reconstruire sa popularité après trois ans d’absence sous des restrictions liées aux coronavirus, ont déclaré les organisateurs de l’événement.Alex Powers, médias de la vallée médiane

2 Père Noël petit-déjeuner Père Noël

Darrin Taylor, un franc-maçon de Salem, déguisé en Père Noël pour un petit-déjeuner de collecte de fonds le samedi 10 décembre 2022 à Corvallis. Taylor a joué le rôle du Père Noël pendant des années, a-t-il dit, et a remplacé le concert de Corvallis lorsqu’un ancien Père Noël n’était pas disponible. « J’avais tout ce qu’il fallait et j’étais prêt à partir », a déclaré Taylor.Alex Powers, médias de la vallée médiane

Le Dessin de Jissey… Remerciements

0

Suite au très engagé article de Jacques Fontaine du 05 décembre 2022, valorisant l’acte de gratitude fraternel : « remercier en franc-maçonnerie », le toujours moqueur JISSEY nous propose un acte de gratitude maçonnique & féministe ….

Et le « GADLU » dans tout ça ?

2

Evoquer le Grand Architecte de l’Univers, c’est évoquer l’Homme. Et précisément, celui à qui la franc-maçonnerie spéculative a emprunté sans doute cette expression. En l’occurrence, Philibert de L’Orme, un architecte-écrivain de la Renaissance, né à Lyon (1510-1570). Il appartient à une famille de maîtres-maçons, d’où, nous pouvons le penser, son goût pour la construction. C’est à son retour de Rome en 1536, où il a fait ses études d’architecte pendant trois ans, qu’il s’attache à donner à cette profession ses titres de noblesse en France. On lui doit ainsi d’avoir fait passer le Maître d’œuvre, formé sur les chantiers des cathédrales, au statut d’architecte. Comment ? Après l’acquisition de la sérieuse formation et de la culture que ce titre requiert déjà à l’époque (connaissance des matériaux, savoir mathématique et géométrique, dessin, confection de plans, instruction philosophique et théologique).

Philibert de l’Orme a collaboré à l’édification de nombreux châteaux (dont ceux de Fontainebleau, Saint-Maur, Anet, Meudon, Saint-Germain en Laye) et monuments religieux (dont les Chapelles du Château de Villers-Cotterets et du Château de Vincennes). Sur demande de Catherine de Médicis, il a tracé le Palais des Tuileries. Théoricien de l’architecture, poète à ses heures, il est l’auteur de nombreux ouvrages techniques de première importance. C’est dans le premier tome de son traité de l’Architecture qu’apparaît l’expression Grand Architecte de l’Univers (1567).

La vie en question

la joie « vient » du coeur

Ce parcours est intéressant à suivre, car il nous installe à la fois dans le monde de la construction terrestre et, par l’expression « Grand Architecte de l’Univers », Philibert de l’Orme émet l’hypothèse d’un « principe architectonique ». Il présiderait, selon lui, à la construction de notre Univers, selon les règles même d’une organisation architecturale de l’espace !

Le principe en cause a été repris par la franc-maçonnerie spéculative, dès l’édition des premières Constitutions, en 1923. Elles disent expressément : « Adam notre premier père créé à l’image de Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, dut avoir les sciences libérales gravées dans le coeur… ». Même esprit dans l’édition de 1738, qui précise : « Le Tout-Puissant Architecte et Grand Maître de l’Univers ayant créé toutes choses en accord avec la Géométrie… ».

A part quelques obédiences et organisations maçonniques, ayant choisi de ne pas imposer une croyance déiste à leurs membres, le plus grand nombre conserve aujourd’hui cette notion de « Principe créateur ». Soit sous la forme d’un Grand Architecte de l’Univers « révélé », soit sous une forme symbolique, chacune, chacun des membres de l’institution en cause, y mettant la représentation de son choix.

Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Je sais d’où je viens par ma filiation native et où je vais, par destination finale. Mais, en revanche, savoir qui je suis, en dehors de la connaissance de mon enveloppe charnelle, et de mes perceptions sensorielles, est plus délicat : mon psychisme, autrement dit ma faculté de penser – donc de raisonner, d’imaginer et de croire – ne m’apporte pas de réponse précise, comme mon esprit curieux le souhaiterait. Certes, je suis conscient d’être conscient, je pense que je pense, je vis que je vis. Comme tous les humains, grâce aux découvertes de la science – c’est à dire des scientifiques – j’apprends de plus en plus de choses sur le « vivant ». Mais je ne sais toujours pas ce qu’est le phénomène de la vie. Et encore moins, ce qu’est celui de la mort. Et au fait, qui a créé la vie ? Et qui a créé le Créateur, s’il y en a un ? Et au final, pour quoi faire ? Sans réponse, j’en conclus que la vie n’a pas de sens, et que pour vivre – et si je veux vivre le mieux possible ce temps qui m’est alloué – c’est à moi… de lui trouver et donner du sens !

Alors, mon esprit curieux ajoute trois autres questions : Pourquoi suis-je là ? Qu’est-ce que je fais là ? Dans quel monde j’évolue ?
Si nous nous interrogeons toujours sur le mystère de la vie, nous pouvons également être étonné par les motivations de notre société humaine, toujours plus importante en quantité, sur une planète en train de devenir trop petite. Pour sept milliards d’habitants et bientôt huit ! Les progrès technologiques n’ont jamais été aussi rapides, aussi stupéfiants. Ils nous offrent, certes, un meilleur confort d’existence dans tous les domaines et au quotidien : santé, communication, production, transport, informatique, culture, loisir, etc., …mais la machine, le robot, si prompts à le servir, supplantent trop souvent l’homme maintenant, et le chômage s’amplifie dramatiquement. Par ailleurs, alors que cette « qualité de vie » devrait rapprocher les hommes, la discorde (la « rivalité mimétique », précise le philosophe René Girard) entre eux n’a jamais été aussi forte ! La guerre sous toutes ses formes – dont le terrorisme aveugle – qui profite aussi des avancées technologiques, est toujours autant présente. La créativité, qui pourrait être synonyme de paix universelle et de bonheur, sait aussi devenir perverse et se mettre au service de la destruction et du malheur. Si bien que dans la même journée, la télévision – cette fenêtre sur le monde – peut nous montrer, en direct, une intervention cardiaque pour sauver un enfant et la décapitation de prisonniers, jugés infidèles, par des barbares ivres de sang ! Bref, plus la vie est facilitée, plus, parallèlement, la mort est valorisée ! Et le plus souvent, maintenant, au nom d’un dieu punitif !

L’horloge et l’horloger

La nature a horreur du vide, dit le philosophe Friedrich Nietzsche. Et précisément, la nature de l’homme, de son côté, ne supporte pas un ciel vide ! Alors il l’a rempli de divinités depuis des siècles. Qui dit divinités, dit croyances. Sur terre, symétriquement, s’est donc installé et même agrandi au même rythme, le domaine du « croire » correspondant. Tous les goûts sont dans la nature, affirme le proverbe ! Encore faut-il s’entendre sur une définition de la nature : pour les uns, c’est l’ensemble du réel. Pour les autres, cet ensemble englobe tout l’univers, tous les phénomènes naturels, à savoir les marées, les vents, le circuit des astres. Elle comprend les trois règnes, minéral, végétal et animal. Pour d’autres encore, la nature est uniquement et tout simplement, la collection des êtres vivants. Sauf à l’assimiler à une divinité omnipotente, tel le philosophe Baruch Spinoza, la nature n’est pas en soi une puissance créatrice, encore moins une personne.

Par abus de langage, on lui prête la réalisation de beaucoup de choses, comme s’il s’agissait d’une entité intelligente. Le constat que des lois vérifiables la régissent ne fait pas forcément d’elle l’auteur de ces lois. Un mécanisme matériel n’en engendre pas d’autres de lui-même. L’horloge à laquelle la nature est souvent comparée ne s’est pas créée toute seule. Voltaire n’a-t-il pas raison de dire que s’il existe une horloge, il existe un horloger ! Celui-là même que nous nommons, pour notre part, le Grand Architecte de l’Univers. Mais non-localisable, invisible et muet, absent par définition, ce « principe d’explication de l’existence du monde » peut justifier par différence, le questionnement, donc le doute des hommes. Et par là-même, je dirai, la palette des croyances. Et bien sûr les cultes, en quelque sorte, compensateurs de l’absence en cause. Il est clair que si ce principe créateur se manifestait matériellement, il n’y aurait plus besoin de croire, puisqu’il serait là, visible et audible. Il n’y aurait plus besoin non plus de religions, en tout cas dans leur forme actuelle, qui authentifie l’invérifiable.

Si le grand mouvement de l’univers obéit à un commandement énigmatique, à un principe actif, si j’ose dire, il existe un autre principe, non moins opérant et efficace s’il en est : celui qui préside à la reproduction des êtres vivants. Bien avant l’apparition de l’homme sur la planète Terre, existait déjà les saisons. Au printemps, saison des amours, c’est le réveil de la nature, dit le poète : nombre d’animaux, sur terre, sur mer et dans les airs, avec chacun leur mode de parade nuptiale, se cherchent, se rapprochent et s’accouplent pour se reproduire. Comment expliquer tous ces œufs pondus, couvés et éclos sur la surface du globe pour donner naissance à des petits, poussins, tortues ou oisillons – qui se mettent à marcher, ramper et voler pour rejoindre souvent des points précis sans apprentissage – sinon qu’une « programmation » est à leur origine ?!

Les végétaux, quant à eux, s’exposent fièrement après les froidures de l’hiver, en se parant de feuilles et de fleurs. La sève monte dans les arbres : comme par l’effet d’une baguette magique, les cerisiers deviennent roses et les pommiers blancs ! Des fleurs du printemps naîtront les fruits de l’été.

Après 3,5 milliards d’années du long processus de la vie, l’homme est arrivé, bon dernier sur la terre ! Voisinant aujourd’hui dans le monde du vivant avec 3 millions d’espèces végétales et quelque 8 millions d’espèces animales, il est bien entendu animé lui-même par cette « force de vie universelle », Nous savons ce qui entretient en chacun de nous notre intense « vouloir-vivre » : le sentiment de satisfaction, de contentement, de bonheur même, ce que, dans sa description du fonctionnement de l’appareil psychique, Freud nomme le principe de plaisir. Il lui oppose le principe de réalité, autrement dit les exigences du monde réel, auxquelles nous devons faire face. Il s’agit donc d’atteindre en permanence un équilibre entre le plaisir et la réalité : il est réalisé, autant que faire se peut par le principe de constance, processus régulateur en soi qui permet la libre circulation de notre énergie mentale. Ainsi est obtenu, par l’appareil psychique, nous dit Freud, un exercice normal de la pensée. Et par contre coup, la satisfaction complète de l’organisme.

Puisque la vie se perpétue depuis plusieurs milliards d’années, c’est bien que la « programmation » ci-dessus évoquée – et si elle existe – inclue la reproduction du vivant. Nous venons de voir que le plaisir est une condition essentielle à la réalisation de cet acte chez l’homme. Il convient toutefois de fournir à son corps l’énergie, physique cette fois, déjà pour vivre, et pour répéter ce plaisir à visée reproductive. Le « programmateur » présumé a donc ajouté la faim et la soif, à la sexualité. Nous éprouvons ainsi trois besoins fondamentaux, que nous n’assumerions pas forcément, s’ils n’étaient pas assortis de la satisfaction de les combler. Nous mangeons avec gourmandise une succulente cuisse de poulet rôti, nous buvons avec délectation un excellent vin de Bordeaux ! Nous obéissons à notre système hormonal qui nous entraîne dans le plaisir de l’acte sexuel.

De la vie, la mort

Il est permis de penser que cette perpétuation du vivant durera tant qu’existera le système solaire. A moins que par l’inconscience des humains, le changement climatique ou pire encore une explosion nucléaire anéantisse la fragile boule de porcelaine sur laquelle nous vivons et nous reproduisons ! Si nous voulons être optimistes – il faut l’être ! – et parions sur notre intelligence positivement utilisée, alors notre ronde intersidérale autour du soleil continuera encore. Même si nous savons que les planètes meurent aussi un jour ! La vie humaine n’est qu’un point dans l’éternité, nous rappelle l’une des vérités gnostiques. L’homme, lui-même poussière d’étoile, et conscient de sa petitesse, n’en a sans doute que plus de mérite de reproduire cette vie et de perpétuer ainsi son espèce !

Certes, malgré notre obstiné « vouloir-vivre » qui nous entraîne irrésistiblement d’un désir à l’autre – au sens volontaire du terme – … vivre est toutefois difficile ! Les pièces qui composent notre organisme ne sont pas inusables et on ne peut pas encore toutes les remplacer ! Depuis Pasteur, nous n’ignorons pas, par ailleurs, que nous sommes à même d’être attaqués, de l’extérieur et de l’intérieur, par plus petit que nous : bactéries et virus ! Heureusement, notre organisme dispose d’un système de défense avec des « anticorps », véritables gendarmes internes, prêts à intervenir sur n’importe quelle partie du corps. Et les immenses progrès de la pharmacopée, nous donnent aujourd’hui, avec les antibiotiques et antalgiques notamment, de puissantes armes extérieures pour nous soigner. Et augmenter notre espérance de vie, sous réserve de la conduire sainement.

A l’instar de la nature, nous connaissons quatre saisons. Printemps, été, automne, hiver, qui jalonnent cette vie que nous savons limitée. Une certaine hypocrisie contemporaine veut que la mort soit cachée, en tout cas camouflée le mieux possible. Il s’agit pourtant d’accepter avec courage ce changement d’état à venir, que nous, francs-maçons, appelons « passage à l’Orient éternel », en soi promesse d’un autre soleil. Il peut être agréable de songer que nous survivrons dans la pensée et la parole de nos proches. « Le vrai tombeau des morts est dans le cœur des vivants », dit Tacite.

De la vie, la mort. De la mort, la vie. Ce cycle de métamorphose perpétuelle qui caractérise la nature nous incite, encore et toujours, au questionnement : L’univers existe-t-il de tout temps ? Ou est-il né du big-bang ? S’il est né de celui-ci, qui l’a déclenché ? Après l’installation du règne minéral, comment sont survenus les règnes végétal et animal ? L’homme étant donc arrivé le dernier dans cette succession, il n’a pas pu être témoin de leur élaboration. Dès lors, être doué de conscience, d’intelligence et de curiosité – pour paraphraser Nietzsche, sa nature ayant horreur du vide – il a comblé son manque d’informations par des récits, mythes, légendes et autres allégories. La poésie et la religion nous ont fait entrer dans le monde du merveilleux et du surnaturel.

Darwin et le transformisme

Darwin

Si l’imaginaire, ainsi peuplé de personnages et d’aventures, a pu être satisfait, la raison n’y a pas trouvé son compte ! Sont alors entrés en scène – progressivement puis de façon affirmée à partir du 19ème siècle – botanistes, naturalistes et autres scientifiques, pour rechercher l’origine de la vie et, si l’on peut dire, les « mécanismes du vivant ». Le botaniste Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829) affirme que la fonction crée l’organe. De la sorte, selon lui, le serpent a perdu ses pattes au fil du temps, à force de ramper. Le cygne, le flamant et l’oie ont étiré leur cou en le plongeant à répétition dans la vase pour saisir des vers. Les bêtes à cornes en ont été lentement équipées pour le combat, avec la perte de la fonction de mordre de leurs mâchoires. La girafe a allongé son cou en s’obstinant à atteindre les feuillages de plus en plus hauts. C’était trop beau, presque poétique ! Cette théorie sera reniée par Lamarck lui-même par la démonstration de la non-hérédité des caractères acquis.

Intervient alors le naturaliste Charles Darwin (1809-1882) qui lui propose deux théories liées entre elles : la théorie de la sélection naturelle et la théorie de l’évolution. La première avance que toutes les espèces vivantes proviennent d’un ancêtre commun par le phénomène de la seconde, laquelle suggère que ces espèces apparaissent successivement les unes à partir des autres. C’est l’environnement qui sélectionne les individus – d’où l’expression « sélection naturelle » – et non leur comportement dans la nature. Il n’y a pas eu subitement une girafe au long cou, mais, sur la durée, plusieurs girafes avec différentes tailles de cou. Ainsi, celles qui ne pouvaient atteindre dans les arbres le feuillage spécifique à leur alimentation ont disparu, par le processus même de ladite sélection naturelle.

Autrement dit, au cours des milliers d’années pendant lesquelles s’est déroulée la vie sur terre, les mutations spontanées ont produit une variation d’individus, à son tour productrice d’espèces différentes, d’où la diversité biologique sur la planète. Il en est de même pour l’histoire de l’homme. Si cette théorie de l’évolution a été acceptée du vivant de Darwin, sa théorie de la sélection naturelle n’a rencontré l’adhésion de la communauté scientifique que dans les années 1930. Même si elle constitue toujours aujourd’hui le socle de la théorie contemporaine de l’évolution, elle connaît depuis sa naissance une opposition. Déjà de la part des églises et tenants d’une lecture littérale de la Bible, toute entité créatrice étant absente de cette théorie.

Le créationnisme

Chapelle Sixtine à Rome (Italie)

Au concept de « transformisme » qui résume la pensée darwinienne en 1859 (cf son livre « L’origine des espèces ») s’oppose dès 1860 « le créationnisme », précisément en réaction violente contre Charles Darwin et ses théories. Ce mouvement, au départ d’obédience protestante, prétend que les espèces ont été créés sous leur forme actuelle, sans évolution ! Il concède que certaines espèces se sont éteintes, mais, d’après lui, aucune autre ne lui a succédé. L’idée centrale du créationnisme est toute simple : la création du monde est expliquée dans la Bible (Livre de la Genèse) à savoir que le monde a été créé en sept jours par un Etre suprême, Dieu, il y a 6000 ans et que l’Homme descend d’Adam et Eve.

Cette théorie, née aux Etats-Unis, y est soutenue par un courant évangéliste. Certes, il ne s’agit que d’une croyance qui pourrait se limiter à l’engagement de ses adhérents. Mais là où il y a danger, c’est avec sa propagation, notamment en milieu scolaire. Non seulement, la théorie darwiniste de l’évolution y est discréditée par les évangélistes précités, mais ceux-ci réussissent souvent à faire modifier les programmes de sciences naturelles, en s’appuyant sur des chefs d’établissement et proviseurs chrétiens. Ils y parviennent d’autant mieux qu’aux Etats-Unis, toute prestation de serment se fait sur la Bible !
Il faut noter que les offensives créationnistes se sont multipliées depuis le début du XXIème siècle dans de nombreux pays d’Europe (Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Pologne, Grèce, Italie, Suisse.

En France, qui n’est pas exclue de la « stratégie », nombre d’élèves musulmans manifestent leur opposition à l’enseignement de l’évolution, qu’ils affirment contraire à leur croyance. Soit par objection frontale, soit par l’absentéisme. L’Islam considère bien la position de Darwin comme une supputation, mais précisément pas comme une vérité. Il ne peut accepter que cette théorie de l’évolution comprenne le passage de l’animal à l’homme. La religion musulmane n’est d’ailleurs pas seule à rejeter l’idée que l’homme descendrait du singe ! Elle n’est pas supportable pour beaucoup de gens !

L’intelligent design (ou Dessein intelligent)

Faisceaux lumineux en ville
Faisceaux lumineux en ville

Depuis les années 1960, les sciences telles la géologie, l’archéologie, la paléontologie, la biologie moléculaire, ont beaucoup progressé, notamment grâce aux nouvelles technologies. Le génie génétique, – à même d’introduire précisément des variantes génétiques au détriment d’autres pour obtenir des organismes de mieux adaptés – est un exemple de ladite progression. Elles ont pu ainsi largement confirmer les thèses de Darwin, et partant …affaibli celles du créationnisme ! Celui-ci a réagi en évoluant à son tour !

C’est ainsi qu’est né aux Etats-Unis un nouveau courant créationniste : « L’Intelligent Design » (Dessein intelligent). Vu les travaux scientifiques probants, il accepte en partie la théorie darwiniste de l’évolution – qu’il ne peut donc pas nier ! – mais la juge insuffisante pour vraiment expliquer l’origine, la complexité et la diversité des phénomènes du vivant ! Pour « l’Intelligent Design », ces « mécanismes naturels » de l’évolution ne peuvent pas fonctionner sans cause surnaturelle, autrement dit sans l’intervention d’une intelligence supérieure. Pour être clair : sans Dieu ! « L’astuce », pour ce mouvement, est de se rapprocher, entre autres, de biologistes, de biochimistes, de zoologistes et de médecins réputés, pour lui donner une couleur scientifique ! Et obtenir la caution de la communauté savante.

Ce rapprochement permet aussi au mouvement « ID » d’utiliser le doute, propre à tout scientifique. C’est à dire l’interrogation constante et le scepticisme. C’est cette forme de « travestissement » du créationnisme en science, qui lui permet d’être encore plus efficace auprès d’un certain public et d’affirmer que la complexité du vivant est telle qu’elle ne peut être que le dessein d’un architecte non-humain de haut niveau !

L’Intelligent Design rejoint la position du Darwinisme sur un point : la complexité de construction des organes humains, tels l’œil et l’oreille, en soi des « merveilles techniques » de haute précision. Mais ils ne sont pas d’accord sur la nature du constructeur ! Le premier évoque Dieu et le deuxième l’évolution. Cet Intelligent Design est notamment soutenu par un biologiste américain de renom, Michaël Behe, de l’université de Pennsylvanie. Son idée de remettre en cause la théorie darwinienne en cherchant des organismes échappant à la « sélection naturelle », est tout à fait recevable, ne serait-ce que pour faire progresser la science. Sauf qu’il lui est reproché d’effectuer cette recherche d’un « dessein intelligent » au titre d’une « religion » …aux desseins particuliers !

A chacun sa croyance, en tant que conviction et pratique personnelle, donc privée. Mais si l’enjeu des deux formes de créationnisme était, comme l’avancent scientifiques et observateurs indépendants – outre de s’introduire dans le domaine de l’éducation, écoles et universités – d’instaurer une « théocratie », d’abord aux Etats-Unis, puis dans les autres pays du monde, il y aurait vraiment à prendre garde ! Certaines sectes participeraient d’ailleurs à ce projet, tels les Témoins de Jéhovah, les Adventistes du 7ème jour, et les Raéliens. Et les religions monothéistes s’en rapprocheraient, notamment les créationnistes pratiquant la religion musulmane. Sous réserve de vérification, évidemment, d’où mon utilisation du conditionnel.

Le fixisme

En l’occurrence, il existe tout de même un fait précis, concret. On ne peut pas, en effet, évoquer le créationnisme et ses dérivés, sans citer le prédicateur turc Arun Hahya (pseudonyme de Adnan Oktar). Il édite depuis une trentaine d’années de nombreux ouvrages sur la création du monde. Il a précisément publié en 2007 un luxueux et volumineux « Atlas de la création » (7 volumes, 45000 pages, 30000 illustrations, 6 kg !), agrémenté de citations du Coran et remarquablement illustré afin de… dénoncer et réfuter la théorie de Darwin. Pour ce « naturaliste » la terre s’est bien formée il y a 4, 5 milliards d’années, mais les formes de vie, végétales et animales, n’ont pas évolué. Pas de transformation des règnes en cause, pas de modifications des espèces, pas de changement de la structure de l’univers : c’est la définition même du « fixisme ». Duquel dérive le créationnisme.

A la différence de celui-ci, la thèse de Arun Hayha écarte toutefois la question de l’origine. L’univers n’a pas de début, il est de tout temps, affirme-t-il. D’après lui, les espèces n’ont pas évolué depuis 6000 ans, et il exhibe des photos d’insectes fossiles pour appuyer son affirmation…sauf qu’il est prouvé qu’elles sont des faux ! Le danger de cette pensée truquée est qu’elle aurait déjà pénétré dans 75% des lycées de Turquie. Ce prédicateur accuse par ailleurs Darwin avec des propos délirants : Il le rend responsable, non seulement du stalinisme et du nazisme, mais aussi des attentats contre les Twin Towers, du 11 septembre 2001 ! Heureusement, en France, pays laïque, le ministère de l’Education Nationale de l’époque a fait barrage à l’entrée de cet ouvrage, aussi bien dans les établissements scolaires que les bibliothèques.

Le programmisme

Professeur Pierre Rabischong

En attendant, le mystère de la création reste entier ! L’homme, qui n’a heureusement pas perdu sa curiosité au fil des siècles, est toujours, obstinément, en quête de l’origine de l’univers, donc de la sienne. Et il continue de se reproduire et d’avancer dans le temps, de générations en générations. Avec ce regard qui le caractérise et se démultiplie : De l’observation, la raison, l’imagination, l’intuition. Et avec les deux « outils » qui en découlent et que son intelligence a mis en place pour traverser au mieux sa durée de vie …mais qui ne cessent de s’affronter. La religion dictée par ses croyances, et la science née de son désir de savoir !

« L’homme n’a pas construit l’homme. Nous avons la solution et pas le problème ». Ces deux phrases qui débutent le livre du Professeur Pierre Rabischong, neuro-anatomiste (Le programme Homme – Editions PUF 2003), s’inscrivent bien dans l’une des vérités gnostiques qui constate la Création : « Il existe un principe premier, inconnaissable, impénétrable, pénétrant l’Univers dans tous les plans ». A ce titre, sa pensée mérite un intérêt particulier, dans la ligne même du REAA.

Nous sommes ici en présence d’un médecin, remarquable analyste du corps humain, qui a consacré plus de vingt ans de sa vie avec des ingénieurs pour créer des équipements à l’usage des handicapés. Ce qui lui permet d’affirmer que l’homme peut être considéré comme une machine ultraperfectionnée qui répond à une logique spécifique de construction, dans laquelle l’aléatoire n’a pas sa place. En ce sens, lui aussi, tout en reconnaissant la qualité de brillant naturaliste de Darwin, remet en cause sa théorie transformiste (par exemple, le passage des reptiles aux oiseaux). Il avance que la filiation « interspécielle » n’a jamais été démontrée par aucun laboratoire… opinion qui le rapproche évidemment de celle de « l’intelligent Design ». Sauf que la thèse de Pierre Rabischong – même si elle cite également l’œil et l’oreille comme de prodigieuses réalisations (scientifiquement présentées dans son livre), même si elle sous-entend de ce fait et entre autres, une transcendance, donc un « constructeur » – … elle n’adhère à un aucun mouvement religieux. Ce qui n’empêche pas une frange de la communauté scientifique – dès qu’apparaissent théisme ou déisme – d’installer un fort soupçon sur ladite thèse et de la colorer immédiatement de créationnisme !

Au transformisme de Darwin, ce praticien oppose (sans agressivité, pour sa part !) le « programmisme », une théorie consistant, selon ses termes, à accepter l’existence d’une programmation intelligente visant à la mise en place progressive (succession historique sans filiation) de toutes les espèces qui restent des communautés reproductives exclusives empêchant le chaos dans la nature. L’homme est donc un programme original avec des capacités mentales qui font sa grande différence d’avec les animaux.

En clair, Pierre Rabischong oppose une « biogénèse dirigée » à la « biogénèse spontanée ». Sa théorie, centrée avant tout sur l’homme, l’a fait entrer dans la philosophie des sciences, en nous offrant une véritable « invitation à penser », loin de toute dérive sectaire. Avec cette biogénèse dirigée, il nous renvoie précisément à une notion de finalité en citant plusieurs philosophes, tel Aristote : « Toutes choses réunies se sont constituées, comme si elles avaient été faites pour quelque chose ». Ou bien Gottfried Lebnitz qui évoque une « harmonie préétablie ». Et encore Arthur Schoppenhauer : « La finalité manifeste de toutes les parties de l’organisme animal montre avec trop d’évidence pour qu’on n’ait jamais pu le contester, que ce n’est point là, l’œuvre de forces naturelles contingentes et anarchiques, mais bien d’une Volonté ».

Un modèle philosophique

Statue de Socrate en penseur Grec
Statue de Socrate en penseur Grec assis dans un grand fauteuil sur fond de ciel bleu

Cette notion de finalité conduit Pierre Rabischong à nous rappeler…notre finitude ! Entre notre naissance et notre mort, il y a une existence à rendre la plus acceptable possible. Partant, dans un deuxième livre (Le Constructeur – Editions Books on Demand) il nous suggère une conduite de vie, à partir du « Connais-toi toi-même de Socrate » (…que nous connaissons fort bien depuis le 1er degré du REAA !). Etre sans chercher à paraître, et agir dans la limite de nos possibilités, peut nous amener à l’application de trois morales, dit-il. Elles sont, à l’évidence, des règles de bon sens. A savoir :

Une morale biologique. Basée sur la recherche des satisfactions, elle nous conseille, au temps de l’activité, de compenser nos travaux répétitifs, par des loisirs favoris (de la lecture au jardinage, de l’écriture à la peinture et au sport, etc.). Et au moment venu de la vieillesse, d’accepter la lente transformation du « vêtement-peau », sans recourir à quelque chirurgie esthétique, présentant le risque d’accroître la dégradation.

Une morale civique. Il s’agit d’une autre acceptation : celle de la vie en société qui impose les lois du pays où l’on vit. Même si l’on sait que la trilogie républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » montre autour de soi des écarts au quotidien, il est préférable, pour vivre tranquille, d’avoir comme ligne, l’honnêteté et le respect de la dignité. La sienne et celle des autres. Les hommes de loi, les députés, les sénateurs, les policiers sont nécessaires à l’équilibre social.

Une morale transcendantale. Les grandes religions monothéistes sont utiles car elles dispensent chacune des « principes de vie » positifs. La religion juive rappelle les dix commandements – en soi préceptes d’instruction civique – reçus par Moïse et figurant dans l’ancien Testament. La religion chrétienne prêche principalement l’amour du prochain avec la communion comme symbole fort. La religion musulmane (Islam) recommande à ses fidèles, la loyauté, l’obéissance, l’endurance, l’aumône aux pauvres. Le Bouddhisme, pour sa part, non dépendant d’un dieu, prescrit à ses adeptes le détachement (distance prise vis à vis des réalités quotidiennes) et le dégagement (levée des obstacles qui affectent l’esprit). La position des athées (qui nient l’existence de Dieu) et des agnostiques (qui ignorent mais restent ouverts à l’hypothèse de Dieu) est concevable vu que le constructeur est invisible et muet).
Le programmisme apparaît en fait, – en s’appuyant sur les avancées scientifiques – comme un modèle philosophique, totalement ouvert, à notre connaissance sans endoctrinement…au programme ! Tout en donnant le nom de « Constructeur » au hasard, il n’impose rien en termes de croyances, mais recommande, dans le cadre de notre libre-arbitre, la préservation de la santé et l’entretien de l’amour. Comment ne pas être d’accord avec lui sur ces points ?! S’il juge possible la concorde entre science et foi, c’est dans le but d’une même quête : celle de la vérité.

Darwinisme, Créationnisme, Dessein Intelligent, Fixisme, Programmisme : nous venons de constater – sur une durée de 150 ans – entre l’hypothèse d’une évolution spontanée et celle d’une évolution dirigée, à la fois les limites de la pensée rationnelle de l’homme et sa capacité « compensatrice » à un vagabondage de l’esprit illimité ! Dans le doute, se chamaillent toujours en lui, ses trois fées turbulentes, que connaissaient déjà les philosophes antiques, et citées précédemment : Raison, Imagination, Intuition ! D’où, à l’évidence, les querelles entre les tenants des diverses théories qui oublient vite que…théorie n’est que spéculation. Et que, de son côté, la science est cumulative, donc sujette aussi à nouvelles données. Autrement dit à remises en cause ! Ce que le Bouddhisme nomme très bien « l’impermanence des choses ».
L’imagination est prompte à prendre le relais de la raison. Et cette préscience qu’est l’intuition, prête à succéder à son tour à la science, lorsque celle-ci n’est pas en mesure de répondre au questionnement. Alors l’idée de la probabilité d’une intelligence supérieure invisible, ayant agi ou agissante sur l’évolution humaine, s’impose quasi-naturellement. Avec le sentiment prégnant d’un lien à cette entité. Priver l’homme de « reliance », serait l’amputer de lui-même, dit le poète.

Le Principe créateur

En postulant que le degré de complexité de tous les systèmes vivants exclue leur origine spontanée, et en militant en faveur de l’existence d’une aide extérieure, directive et intelligente, le programmisme ci-dessus évoque bien l’existence d’un Principe créateur. Et, partant, il rejoint en soi le point de vue de la franc-maçonnerie déiste. A savoir, très précisément, la décision de onze Suprêmes Conseils de Rite Ecossais Ancien et Accepté, qui a adopté ce Principe créateur, sous le nom de « Grand Architecte de l’Univers », en convent à Lausanne, le 6 septembre 1875.
Cette appellation de Grand Architecte de l’Univers a d’abord désigné exclusivement un Dieu révélé en franc-maçonnerie, ce qui signifiait, dans le contexte de l’époque, des francs-maçons tous croyants, catholiques ou protestants. Avant que ce « GADLU » ne soit vu également comme un symbole, aux diverses interprétations possibles. Donc non rattaché obligatoirement à une foi en un Dieu personnel et transcendant. En loge de REAA, ce terme de « GADLU » est devenu de nos jours un terme générique. Il incite – hors des systèmes religieux – à y dépasser lors des tenues, la vision d’un ciel anthropomorphique pour le considérer selon les options de chacun, tel un kaléidoscope, aux multiples facettes. Il s’agit de différencier le temple maçonnique de l’église, tout respect gardé pour elle.
Le GADLU est à la fois abstraction et concept : Son invocation à l’ouverture et à la fermeture des travaux en loge, ne correspond ni à une demande, ni à une prière pour obtenir une faveur, ni à une interrogation. Sa glorification revient à constater l’ordre, l’harmonie, l’esthétique de la création, et par mimétisme, à exprimer notre volonté d’être en adéquation avec elle, avec les mêmes qualités. Il ne faut pas confondre invocation et incantation.

Le GADLU, par définition, n’est pas incarné. Il ne distribue donc ni commandements, ni récompenses, ni punitions. Il ne répond pas aux questions. En tant que symbole, il devient un miroir : il renvoie les images que nous lui présentons. Sa représentation, précisément, – un œil sans paupière dans un delta rayonnant – qui orne la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et que l’on retrouve en loge, au-dessus de la chaire du Vénérable Maître, s’offre à nos interprétations individuelles.

L’œil sans paupière, donc qui ne dort jamais, évoque, entre autres et selon celui ou celle qui le regarde : Dieu, l’univers, le soleil, la raison, la providence, la vigilance, l’omniprésence, l’omniscience. C’est cette symbolique même qui constitue la notion de Grand Architecte de l’Univers. Le triangle qui le contient et protège, rappelle pour sa part, outre les multiples significations trinitaires, l’égalité entre les hommes. Pour faire image encore, de l’horloge et l’horloger de Voltaire, nous passons avec cette collection de symboles donnés à voir… à la vitrine du bijoutier où les montres exposées, offertes à notre choix, donnent une heure différente ! Mais l’astre central nous ramène heureusement à l’unité fédératrice avec « l’heure du soleil », la même pour chaque maçonne, pour chaque maçon !

De la croyance à l’amour

Que retenir d’essentiel de ce Grand Architecte de l’Univers, sur le parvis du temple ? En le glorifiant, consciemment ou inconsciemment, nous projetons sur ce concept nos souhaits répétés de liberté, égalité, fraternité. Notre volonté de nous comporter en gens de bien et, avec nos moyens, de combattre le mal. Notre désir d’atteindre, sinon le nirvana, des moments renouvelés de satisfaction et de plénitude, dans les turbulences de la vie quotidienne. Et au moment de regagner la cité, le GADLU nous renvoie l’image de nos espoirs : notre liberté d’être et de penser, notre faculté de bien nous conduire, notre possibilité de continuer de nous instruire et de nous construire, sont là, dans le miroir ! Il nous suffit de le traverser, puisqu’en vérité, nous sommes l’architecte de nous-mêmes ! Et la construction de soi, qui passe par celles des autres, est une œuvre commune permanente.

La déperdition des valeurs morales et le déclin des cultes en Occident ont respectivement affaibli la raison et « déplacé » les croyances. Nous assistons par contre coup à une recrudescence sans précédent du marché de la divination et du soi-disant « épanouissement personnel » sous toutes ses formes : les médiums, marabouts, mages et gourous ont envahi l’espace Internet ! Et les tenants de diverses philosophies prometteuses de bonheur à vie, enchaînent les conférences. Malheureusement, en parallèle, l’obscurantisme trace son chemin, comme une traînée de poudre, en dévoyant la conscience fragile d’une certaine jeunesse sans repères ! Et, au nom d’un Dieu guerrier se multiplient d’horribles attentats en Europe et dans le monde !
Toutes proportions gardées, la franc-maçonnerie – réunissant les hommes et les femmes de bonne volonté – est une chance dans notre société en désordre, devenue si irrespectueuse, si violente et dont le tissu social est déchiré. Ne nous plaignions pas de la diversité obédientielle, de la multiplication des Suprêmes Conseils, de la floraison de loges souveraines et indépendantes et ainsi de nombreux courants de pensée, pour le profit même des rites. Si toutefois ils sont pratiqués dans le vrai cadre initiatique, en bonne entente, sans obligation d’allégeance ni objectif hégémonique. Il ne faut pas confondre devoir et pouvoir !

Une franc-maçonnerie bien menée et bien comprise, nous permet d’assurer notre rôle accepté « d’aiguilleur », de passeur de valeurs, précisément, et de transmetteurs du « sacré » – qu’il soit laïque ou religieux – dont la cité à tellement besoin ! Sans détourner quiconque de ses convictions confessionnelles, sans prétendre changer les autres – car on ne change personne ! – nous pouvons tout de même tenter « d’élargir les esprits ». Et partant, de changer leurs visions du monde. Il s’agit de transmettre avant tout, du désir d’être et de faire !

Dans le manifeste du convent de Lausanne de 1875 précité, l’un des principes précise : Aux hommes pour qui la religion est la consolation suprême, la Maçonnerie dit : Cultivez votre religion sans obstacle, suivez les inspirations de votre conscience ; la Franc-Maçonnerie n’est pas une religion, elle n’a pas un culte ; aussi elle veut l’instruction laïque, sa doctrine est toute entière dans cette belle prescription : Aime ton prochain.

Le concept de Grand Architecte de l’Univers, par sa fonction fédératrice même, nous indique que le verbe Croire n’est pas suffisant. Il faut effectivement l’assortir du verbe Aimer.

Alors, comme par magie, le pavé mosaïque s’agrandit sous mes yeux. Parce qu’aimer l’autre, cet autre Moi, c’est élargir jusqu’à lui ma pensée et mes actes. Et l’arête sur laquelle je chemine, s’élargit aussi. Alors s’écarte le mal du bien. Des contraires surgissent les complémentaires. Et, dans mon rêve éveillé, apparaissent soudain, entre les dalles blanches et les dalles noires, toutes les nuances de l’arc en ciel, représentation lumineuse de renaissance, de concorde et de paix.

Puissions-nous ressentir le Principe créateur, qui est dans l’univers et, partant en chacun de nous aussi, comme une force symbolique, génératrice d’amour entre les Hommes. Croire, c’est imaginer. Aimer, c’est vouloir, c’est donner. Et c’est vivre la vie en couleurs !

Le créateur des SIMPSONS serait un Franc-maçon du 33e degré ?

Tout le monde connait les Simpson. 450fm avait consacré un article intitulé Quand « Les Simpson » intègrent une société secrète… en janvier dernier. Matt Groening est le créateur de la célèbre série. Cette semaine, les réseaux sociaux annonçaient son appartenant à la Franc-maçonnerie. Pour le moment Matt Groening n’a pas réagi.

Matthew Abram Groening, né le 15 février 1954 à Portland (Oregon), est un dessinateur, scénariste et producteur de télévision américain. Il est le créateur du comic strip Life in Hell et des séries télévisées d’animation Les Simpson, Futurama et Désenchantée.

Matt Groening débute avec Life in Hell, publié dans le magazine Wet dès 1978, et qui est toujours présent dans deux cent cinquante revues hebdomadaires. Life in Hell attire l’attention du cinéaste James L. Brooks, qui contacte Matt Groening en 1985 pour lui proposer de travailler pour l’émission The Tracey Ullman Show, diffusée sur la Fox. Initialement, Brooks voulait que Groening adapte l’univers de Life in Hell à la télévision. Cependant, craignant de perdre ses droits de publication, Groening décide de créer un nouvel ensemble de personnages en 1986, la famille Simpson, en nommant les membres d’après sa propre famille, mis à part pour Bart. La série de courts métrages qui met en vedette cette famille typiquement américaine est par la suite devenue une série à part entière, Les Simpson, toujours diffusée aujourd’hui après plus de sept cents épisodes.

En 1997, Matt Groening s’associe à David X. Cohen pour développer Futurama, une série d’animation se déroulant dans les années 3000, qui débute en 1999. Après quatre années de diffusion, la Fox décide d’arrêter la série en 2003, mais Comedy Central commande seize nouveaux épisodes pour une sortie directement en vidéo. En juin 2009, Comedy Central demande vingt-six nouveaux épisodes, pour qu’ils soient diffusés en deux nouvelles saisons.

Matt Groening a remporté douze Primetime Emmy Awards, dix pour Les Simpson et deux pour Futurama, ainsi qu’un British Comedy Award pour sa contribution à la comédie en 2004. En 2006, il remporte le National Cartoonists Society Reuben Award pour Life in Hell.

Hollywood Boulevard, étoile à l’entrée du site

Il a reçu une étoile sur le Hollywood Walk of Fame le 14 février 2012.

Les olympiens spéciaux se rendent à Hamilton pour les Jeux nationaux d’été des francs-maçons

De notre confrère néozélandais nzherald.co.nz – Par Héraut de Waikato

Les athlètes Special Olympics de toute la Nouvelle-Zélande se rendent à Hamilton cette semaine pour les Jeux nationaux d’été des Freemasons New Zealand Special Olympics, qui se sont ouverts le jeudi 8 décembre et dureront cinq jours.

Plus de 1000 athlètes Special Olympics concourront dans 10 disciplines sportives aux Jeux, qui seront le plus grand événement multisports de l’année en Nouvelle-Zélande.

Les athlètes concourront sur huit sites différents de Hamilton et apporteront une foule massive de visiteurs et de plaisir à Hamilton.

La directrice générale de Special Olympics New Zealand, Carolyn Young, a déclaré que les Jeux nationaux d’été, qui sont l’événement sportif par excellence pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, attireront des milliers de visiteurs à Hamilton, notamment des athlètes, des entraîneurs, des bénévoles et des supporters. Les Jeux nationaux d’été ont évolué pour devenir l’une des plus grandes compétitions sportives du pays depuis la tenue des premiers Jeux en 1985.

Les athlètes des Olympiques spéciaux du club Te Awamutu et les bénévoles des Jeux nationaux d’été célèbrent le compte à rebours d’un mois avec la mairesse adjointe de Hamilton, Angela O’Leary (robe rouge).

« Les Jeux nationaux sont notre événement quadriennal phare, et bien qu’il ait été décevant pour nos athlètes, entraîneurs et bénévoles que nous ayons dû reporter l’événement l’année dernière en raison de la pandémie, l’année supplémentaire a donné à chacun l’occasion de rattraper son retard. formation [et] entreprendre plus de collecte de fonds et de planification, nous nous attendons donc à ce que les Jeux soient spectaculaires », a déclaré Young.

La mairesse de Hamilton/Kirikiriroa, Paula Southgate, accueillera chaleureusement l’arrivée des athlètes des Jeux olympiques spéciaux à Hamilton.

« Les athlètes ont déployé beaucoup d’efforts pour être ici à concourir. Ils sont excités et moi aussi. J’ai hâte de regarder différents événements à travers la ville et de les encourager ! »

« Nous avons une belle ville avec de superbes endroits à voir et de bons restaurants, alors j’espère que nos visiteurs auront le temps de profiter de leur temps ici. »

Young dit que Hamilton devrait être très fier de la façon dont il soutient les jeux.

« Nous avons besoin de plus de 600 bénévoles pour gérer les sports et autres logistiques, ainsi que les programmes de dépistage des athlètes en bonne santé. La plupart de ces bénévoles viennent de Hamilton, alors un grand merci à ceux qui donnent de leur temps pour s’assurer que nos athlètes peuvent concourir et passer un merveilleux moment aux Jeux », dit-elle.

Un grand nombre de ces volontaires seront fournis par Freemasons New Zealand, qui est le sponsor des droits de l’événement, mais qui fournira également un soutien bénévole vital et une solide expertise en matière de collecte de fonds.

« Pour de nombreux athlètes, les Jeux nationaux d’été sont l’un des moments forts de leur vie, nous voulons donc nous assurer qu’ils sont bien traités et qu’ils vivent une expérience formidable », a déclaré Young.

Plus de 150 bénévoles, la plupart issus de professionnels de la santé, offriront des dépistages de santé et un programme d’éducation – le programme Healthy Athlete – à l’ensemble des 1000 athlètes, qui comprendra des soins dentaires, podiatriques, auditifs, visuels et de promotion de la santé en général.

Les équipes de basket-ball Waikato Special Olympics et les invités spéciaux lorsqu'ils ont marqué 200 jours avant les Jeux nationaux d'été à Hamilton.  Photo / Fourni
Les équipes de basket-ball Waikato Special Olympics et les invités spéciaux lorsqu’ils ont marqué 200 jours avant les Jeux nationaux d’été à Hamilton. Photo / Fourni

Les premiers athlètes arrivent aujourd’hui au Village des Athlètes, la cérémonie d’ouverture aura lieu à Claudelands jeudi à 16h. Les jeux se termineront lundi soir par une cérémonie de clôture et une discothèque avant le début des préparatifs pour les Jeux nationaux d’été de 2025 à Christchurch.

Special Olympics New Zealand (SONZ) est un mouvement communautaire qui crée un lieu sûr et inclusif pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. Le travail du mouvement promeut une société plus inclusive et connectée où les personnes handicapées mentales sont visibles et valorisées.

Grâce au pouvoir du sport, les personnes ayant une déficience intellectuelle découvrent de nouvelles forces, compétences et succès.

Special Olympics célèbre le courage de nos athlètes et les défis qu’ils surmontent chaque jour. Les athlètes trouvent le succès, le plaisir, la confiance et l’épanouissement sur le terrain de jeu dont ils se souviendront pour le reste de leur vie. Ils inspirent également les membres de leurs communautés à construire un Aotearoa qui place l’inclusivité au cœur et accueille la contribution de chacun.

Special Olympics New Zealand permet aux personnes ayant une déficience intellectuelle de révéler leur for intérieur. Pour en savoir plus, rendez-vous sur https://specialolympics.org.nz .

Antimaçonnisme : Communisme et Franc-maçonnerie

Du journal de réinformation catholique medias-presse.info – Par  Pierre-Alain Depauw

Encore un article antimaçonnique qui pour une fois nous lie aux communistes, cela change un peu :

Un sénateur communiste voudrait inscrire dans la Constitution la séparation des Églises et de l’État : Les élus de l’anti-France s’étaient déjà mobilisés pour inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. Voilà maintenant qu’un sénateur communiste, Pierre Ouzoulias, voudrait inscrire dans la Constitution un rappel de la loi laïciste de 1905.

Officiellement, l’objectif du sénateur communiste est d’empêcher les collectivités de subventionner les cultes.

Mais l’initiative du sénateur communiste des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias de déposer une proposition de loi constitutionnelle visant à consacrer l’article 2 de la loi de 1905 dans la Constitution doit avant tout se comprendre comme une nouvelle offensive de la franc-maçonnerie. Il faut en effet souligner que Pierre Ouzoulias appartient au Grand Orient de France, tout comme Jean-Luc Mélenchon. Le sénateur Pierre Ouzoulias est actif au sein de la très maçonnique Société Fraternelle Les Amis de l’Egalité et ne manque pas une occasion de rappeler les liens entre communisme et franc-maçonnerie, comme l’illustrent les deux invitations ci-dessous.

Le texte du sénateur franc-maçon Pierre Ouzoulias a été signé par l’ensemble de ses collègues communistes du Sénat, qui souhaitent « continuer de tracer le chemin laïque que Fabien Roussel a emprunté durant la campagne présidentielle ».