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Sans fil à plomb, l’e-mobilité nous ferait perdre la boussole

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent les 1er et 15 de chaque mois.)

Nous vivons un temps de mutations en tous genres. Nous dansons sur des volcans que rien ne semble plus arrêter : que l’un s’apaise, deux autres s’allument, il y a des fumeroles partout. Même le bistrot du coin ne se ressemble plus.  Où donc est passé le bar des habitués avec son côté débonnaire et doucettement canaille ? J’ai parfois envie de retrouver l’ambiance des cafés d’autrefois, ce brouhaha chaleureux où des éclats de voix et de rire fusaient dans la fumée. L’air, désormais, est plus sain mais ô combien plus monotone. On discute moins, on tape moins le carton.

Il faut choisir avec soin son bougnat car on a troqué le troquet pour un lieu civil et aseptisé : on devrait se méfier des établissements aux moleskines trompeuses : plus la carte des cocktails s’allonge, plus on parle à voix basse. On peut même dire que des Aliens ont tendance à les coloniser : de plus en plus nombreux sont ceux qui « boivent en suisse[1] », seuls à leur table, avec un téléphone multifonctions pour unique compagnon. Une sorte d’étrange champignon pousse alors souvent sur les plateaux ronds ou carrés, qui communique avec une inépuisable et mystérieuse multitude d’informations et de services : un ordinateur portable déploie à moitié ses deux ailes pour capter et même captiver l’attention de son propriétaire qui désire entrer en dialogue non point avec ce qui se passe ici mais avec toutes sortes d’ailleurs qu’il sollicite dans une boulimie silencieuse, si bien que, par sa faim canine, il est d’abord consommateur de son écran. Et avec une frénésie qui dépasse la dévotion du moine plongé dans sa lectio divina [2] –  allusion non dépourvue d’arrière-pensée, tant je me demande aujourd’hui où vont bientôt pouvoir aller nos prières…

Or il s’avère que nous n’avons encore rien vu : le multivers du Maître de SpaceX, de Tesla et de Twitter réunis nous promet des univers concurrents simultanés. Le géant du luxe à la française rivalise encore avec lui par sa fortune mais on voit bien que le monde chancèle voire chavire dans ses notions de temps et d’espace.

Nous autres qui, en Maçonnerie, arpentons les précipices de l’immobilité avons quasiment l’air de pratiquer discrètement des rites chamaniques dépouillés de leurs danses et de leurs transes, à ceci près qu’en salle humide, nous y adjoignons d’autres pratiques qui s’apparentent aux traditions sociales dont je regrettais à l’instant le déclin ; en effet, dans nos agapes, nous renouvelons joyeusement, mais non sans quelque  profondeur ou subtilité parfois, l’esprit des tavernes – tavernes où, soit dit en passant, nous sommes lointainement nés[3].

Tout cet ensemble fait que nous gardons la flamme, nous éclairant, d’ailleurs, encore partiellement à la bougie et croyant, avec une foi de charbonnier, ivre de son cœur et non de sa boisson, que l’Homme se retrouve mieux avec lui-même et avec les autres, en faisant cercle autour de l’Axe du Monde. C’est depuis la chaire, dans la chair et par la chère que la spiritualité s’élève. Au bout du compte, le sans-fil aura nécessairement du plomb dans l’aile. Sans fil à plomb, l’e-mobililité nous ferait perdre la boussole.


[1] Sur l’origine de l’expression, v. https://www.expressio.fr/expressions/boire-faire-quelque-chose-en-suisse et sur l’usage de la capitale ou non, v. http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/tag/boire+en+suisse.

[2] La Lectio divina (« Lecture sainte ») est une expression latine se rapportant à une méthode de prière développée par les Pères de l’Église et inspirée du modèle judaïque PaRDeS. C’est un exercice de lecture spirituelle. Partant de la lecture d’un texte à caractère spirituel, la Bible, les psaumes ou les œuvres des auteurs chrétiens (lectio), elle se prolonge dans la réflexion sur ce même texte (meditatio), se poursuit par un dialogue avec Dieu (oratio) se terminant par une écoute silencieuse de Dieu (contemplatio). La Lectio divina se pratique seul ou en groupes de prières. (v. https://fr.wikipedia.org/wiki/Lectio_divina)

[3]  L’assemblée constitutive de la première Grande Loge aurait eu lieu à Londres, le 24 juin 1717, réunissant les Loges № 1 « À l’Oie et Gril », № 2 « À la Couronne », № 3 « Au Pommier » et № 4 « La Coupe et les Raisins », du nom des tavernes qui les abritaient.

Femmes franc-maçonnes à Santa Fe : qui sont-elles au-delà des secrets et des mythes

De notre confrère argentin unosantafe.com.ar

Selon l’une des références maçonniques, il s’agit d’une association civile internationale qui a le féminisme, l’écologie et les problèmes de société comme sujets d’intérêt et de débat.

À ses débuts, la franc-maçonnerie était considérée par certains comme une société secrète et c’est pourquoi à ce jour, peu de gens savent avec certitude ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Jesica Mansilla, la vénérable enseignante de la Juana Manso Lodge a ouvert les portes de son temple à UNO Santa Fe et a expliqué quels sont ses objectifs et pourquoi il y a tant de secret autour de son histoire et de ses pratiques. Actuellement, c’est le seul espace pour les maçons de la ville.

Mansilla a expliqué que la franc-maçonnerie telle qu’elle est connue aujourd’hui a commencé en 1717, car avant il s’agissait de confréries de maçons qui construisaient des temples et des cathédrales. « A partir de 1717, ces symboles qu’ils apportaient commencèrent à fonctionner d’une manière différente, ils ne travaillaient plus la pierre comme on les appelle, mais commencèrent à s’améliorer en tant que personnes. La franc-maçonnerie est un travail sur soi pour apporter plus tard à la société ce que l’on veut , comme le progressisme. Des personnes d’âges, de croyances et de religions différents se réunissent dans le même espace pour discuter de divers problèmes », a-t-elle déclaré.

La franc-maçonnerie a commencé à être pour les hommes puisqu’à cette époque les exigences étaient d’être un homme libre et de bonnes mœurs. « La femme à cette époque dépendait de ses parents ou de son mari, elle n’avait pas la liberté telle qu’on la connaît maintenant, donc c’était très difficile de rejoindre ces loges masculines », a-t-elle dit. En 1750, en France, les loges d’adoption sont créées mais celles-ci continuent à dépendre des loges masculines, ce n’est qu’au XIXe siècle que commencent les loges féminines indépendantes. Il existe également des lodges mixtes. A Santa Fe il y a des lodges pour femmes et pour hommes.

Juana Manso était le nom adopté par la loge de Santa Fe. « Selon les archives qui existent en Argentine, elle a été la première femme franc-maçon qui existe dans notre pays qui, grâce à Domingo Sarmiento, a été celle qui a promu son initiation dans ces maisons d’adoption. Deux ans plus tard, les premières maisons d’adoption ont été créées en Argentine. Le pays a eu un processus beaucoup plus lent que dans les autres continents, compte tenu du fait que c’est à partir de ces ateliers ou temples maçonniques que ces vagues de féminisme commencent à émerger, que les femmes commencent à s’autonomiser et à travers l’histoire commencent à demander le vote et se battre pour leurs droits », a poursuivi Mansilla.

Le féminisme, il y a des années et jusqu’à aujourd’hui, a su être le grand thème de la franc-maçonnerie féminine puisque étant « libres penseurs » elles cherchaient à avoir leurs droits civiques. Actuellement, l’écologie et l’environnement font partie de ses intérêts, mais ceux-ci varient en fonction des problèmes dont souffre la société et des moments historiques qui se déroulent.

Aujourd’hui, la Juana Manso Lodge est composée d’environ 30 femmes et il y en a environ 10 000 à l’échelle nationale. Avant, l’admission de nouveaux membres était faite uniquement par recommandation d’un franc-maçon. Actuellement et grâce à la technologie, il suffit d’envoyer une candidature puis un entretien est réalisé avec l’intéressé. « Ça peut être n’importe qui, les principes restent les mêmes: être libre et de bonnes mœurs , sans dogmatisme ; un entretien est fait pour appréhender ce que la personne recherche réellement car il y a beaucoup de mysticisme ».

Le symbole principal de la franc-maçonnerie est l’équerre et le compas. Mansilla, a expliqué : « Puisque la franc-maçonnerie est un lieu qui rassemble les libres penseurs, les symboles n’ont pas une signification unique, c’est-à-dire qu’elle n’est pas dogmatique. Ainsi, selon l’interprétation de celui qui les regarde, ils peuvent voir le symbole avec des significations différentes. Habituellement, le carré parle de droiture, de sagesse et le compas délimite. Ce sont des outils apportés par les francs-maçons, qui avaient travaillé dans la franc-maçonnerie opérative et ont essayé de trouver un symbolisme, ils vous enseignent des façons de vivre et de progresser dans la vie  » .

Sur l’un des murs du temple, il y a une peinture de Graal San Martín, mais pourquoi ? « C’est le grand initié, c’est l’icône de la franc-maçonnerie, mais nous avons aussi beaucoup de présidents qui l’ont été. Le dernier était Raúl Alfonsín mais ils étaient aussi Gastón Gori, Ángel Cassanello, Nicasio Oroño dans la ville. Chez les femmes ça prend un peu plus de temps de le savoir parce qu’il n’y a pas tellement d’archives mais on peut citer Alicia Moreau de Justo, Juana Manso, Julieta Lanteri. Tout au long de l’histoire argentine, il y a beaucoup d’hommes et de femmes qui se sont battus pour une société meilleure », a déclaré la référente de la franc-maçonnerie à Santa Fe.

L’hermétisme et les secrets semblaient toujours être liés aux francs-maçons, bien que Jesica Mansilla ait souligné qu’il y a eu une ouverture ces dernières années : « Avant on disait secret, maintenant on dit discret. Avec l’Église et les coups d’État militaires, la franc-maçonnerie dans son idéal de libre pensée avait été très persécutée; cela ne veut pas dire qu’au sein de la franc-maçonnerie il n’y ait pas de catholiques ou qu’il n’y ait pas de religions différentes ; néanmoins cette peur de la libre pensée était la cause de sa persécution dans de nombreux domaines. C’est pourquoi il a fallu si longtemps pour se faire connaître au grand jour, aujourd’hui vous pouvez être dans un temple autrefois invraisemblablement inaccessible ».

Bien qu’ils soient ouverts à ce qui est différent et recherchent une pluralité de voies, la position et l’opinion que certaines religions ont à l’égard des francs-maçons sont différentes. « La religion catholique ignore le passé en continuant à faire de très vieilles bulles papales où elle expulse les francs-maçons pourtant, il y’a eu des papes francs-maçons. Ici vous trouverez des membres de toutes les religions. Eviter le fanatisme ou aider les gens à ne pas vivre dans le dogmatisme et avec la libre pensée, c’est cela qui cause du ressentiment à de nombreuses religions », a-t-elle révélé.

« Association Civile Internationale » est la façon dont Jesica Mansilla définit les francs-maçons. Cette association est soutenue financièrement par les cotisations versées mensuellement par ses membres.

7e Salon Maçonnique de Toulouse : Le communiqué officiel de l’ITEM

L’Institut Toulousain d’Études Maçonniques nous adresse leur communiqué de presse. Nous le publions avec grand plaisir. C’est aussi pour nous l’occasion de revenir que cette magnifique manifestation destinée, avant tout, à faire connaître l’Art Royal à nos amis(ies) non maçon(ne)s.

Le communiqué de presse : « Le 7e Salon Maçonnique de Toulouse s’est tenu les 26 et 27 novembre, aux espaces Vanel de la médiathèque José Cabanis. L’événement a attiré 2000 visiteurs sur l’ensemble des deux jours. Les 10 conférences et tables rondes ont été suivies par près de 2700 personnes et 540 repas ont été servis par 20 bénévoles sur les 2 jours.

Cette biennale est organisée par l’ITEM avec le soutien de 10 Obédiences maçonniques et des collectivités territoriales, et compte comme principaux partenaires la librairie Ombres Blanches, DETRAD, les éditions CONFORM, le GITE, FM Magazine…

Les deux libraires présents sur le salon ont connu une forte affluence et vendu de nombreux livres (plus de 1000 ouvrages) tant en matière maçonnique qu’en livres généralistes (philosophie, histoire…) et autres BD…

Les premiers retours montrent une réelle satisfaction des visiteurs, le questionnaire laissé par 200 d’entre eux est en cours de traitement.

Les présidents des collectivités territoriales, lors de l’inauguration le samedi 26 novembre ont salué la qualité de la manifestation qui s’inscrit aujourd’hui de façon pérenne dans le paysage culturel de la Métropole toulousaine…

Nous espérons que ce salon a été aussi enrichissant pour les visiteurs qu’il ne l’a été pour les organisateurs rendez-vous en 2024 pour la 8e édition ! »

Retour sur… le plus beau salon maçonnique au monde d’expression française !

L’Institut Toulousain d’Études Maçonniques (ITEM), fondé en 1987 sur les bases de l’antenne régionale de l’IDHERM (Institut d’Études Historiques et de Recherches Maçonniques), est riche aujourd’hui d’un millier de membres appartenant à dix Obédiences maçonniques. Sa mission se décline en quatre actions essentielles :

  • dispenser et réunir des lumières. Témoin de son temps et héritière d’un passé aussi riche que divers, la Franc-Maçonnerie a éprouvé la nécessité de réunir dans un cadre associatif les diverses obédiences la constituant afin, par des conférences et des publications sur son histoire, de témoigner de son itinéraire tout en participant aux débats culturels d’un monde en profonde mutation ;
  • diffuser les clartés, en éditant annuellement une revue gratuite qui fait part à ses membres des diverses activités et des conférences ;
  • agir dans la diversité, avec plus de 200 conférences organisées à Toulouse afin de favoriser des échanges critiques et exigeants sur la philosophie ou l’histoire, des expositions liées aux arts plastiques ou encore des journées d’étude contribuant à une réflexion tant collective que conviviale ;
  • organiser le Salon Maçonnique de Toulouse.

Adhérer à l’ITEM (10 €/an), c’est possible… et recevez la lettre réservée aux abonnés !

Les 26 & 27 novembre 2022, sur le thème « Transmettre et reconstruire » s’ouvrait la septième édition du Salon Maçonnique de Toulouse. Transmettre et reconstruire ce qui unit les êtres uniquement ! Transmettre l’art de bâtir et de rebâtir passerelles ou ponts en refusant les murs et les remparts ! Bel objectif.

Conférence inaugurale avec Francis Wolff

C’est ainsi que de 9 h à 19 h, le public – à la fois composé de Sœurs et Frères mais aussi à hauteur de 30 % de non Maçons – a pu assister à un large éventail de tables rondes inédites et aller à la rencontre de très nombreux auteurs, entre autres, Francs-Maçons. Parmi eux, qu’il nous soit permis de citer Pierre Mollier, Roger Dachez, François Morel, Jacques Simon, Jacques Ravenne, Marie-Dominique Massoni, etc.

Avec des librairies telles qu’Ombres Blanches, librairie emblématique présente à Toulouse depuis 1975 qui a su faire perdurer les deux grands axes majeurs initiaux – littérature et sciences humaines

et DETRAD, librairie spécialisée dans le domaine de la Franc-Maçonnerie et de la spiritualité, les visiteurs purent, avec un peu d’avance, sacrifier aux traditionnels cadeaux de Noël…

François Boucq

Avec l’artiste François Boucq, quel merveilleux et intelligent teasing !

Il faut dire que depuis le 9 novembre 2022, la Ville de Toulouse et l’ITEM accueillaient l’artiste François Boucq à l’occasion de son exposition « Trace de liberté ». Ce dernier avait

prêté 25 planches originales de son travail de dessinateur de presse. Le thème qu’elles illustrent est celui de la liberté d’expression à travers ses dessins de presse et la référence tragique de l’affaire Charlie Hebdo dont l’artiste a dessiné tout le procès.

Quel magnifique teasing, donc avec les mots liberté, liberté d’expression, liberté de conscience, liberté absolue de conscience…

Et puis, ce fut aussi un moment clé pour rencontrer les dix obédiences membres de l’ITEM, par ordre alphabétique : DROIT HUMAIN, GLAMF, GLDF, GLFF, GLMF, GLMU, GLNF, GODF, GLTSO, OITAR.

Conférence des Grands Maîtres ou de leurs représentants

Au total, un programme avec 11 tables rondes, 25 intervenants, le forum des Grands Maîtres – avec la présence active de Georges Sérignac, Grand Maître du GODF et de Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la GLFF –, 4 expositions, un concert de jazz…

Sans conteste, la conférence inaugurale du philosophe Francis Wolff, professeur émérite à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, sur le thème de « La raison de l’Universel » a été un immense succès et a été de bonne augure pour cette 7e édition, puisque les autres conférences ont, elles aussi, parfois dû refuser du monde.

Encore une fois – il en était de même lors de la 6e édition – la Cérémonie d’inauguration du salon a vu les représentants des collectivités territoriales reconnaître les valeurs humanistes de l’Art Royal. La ville, le département et la région ne purent que se féliciter du magnifique travail entrepris par l’ITEM.

Conférence « Rugby et Fraternité »

Une note tant studieuse que récréative a emballée le public. Il s’agit des deux conférences du dimanche du dimanche après-midi, l’une sur « Rugby et Fraternité » avec comme intervenants Jean Abeilhou, non maçon, journaliste spécialisé dans le rugby, présentateur de Rencontres à XV sur France 3, commentateur des match de Pro D2 et de l’équipe de France féminine, Bernard Laffitte, non maçon, chef d’entreprise, ancien joueur du Stade Toulousain et ancien président du club de rugby d’Auch, Pierre Hournarette, ancien joueur de rugby et Grand Maître Provincial de la Grande Loge Provinciale d’Occitanie de la GLNF.

Le concert de jazz

et l’autre dite musicale autour du jazz et de la spiritualité, avec, comme intervenants, Thierry Gonzales, Jean-Marc Padovani et le modérateur François Beck, suivie d’un concert de jazz.

Retrouvez nos articles sur Toulouse et l’ITEM

Lieu symbolique : Les Temples du Grand Orient de France à Toulouse

7e Salon Maçonnique de Toulouse, la presse en a parlé… 450.fm aussi !

Exclusif : Interview vidéo de Gérard Soulier, Commissaire général du 7e Salon Maçonnique de Toulouse

26-27/11/22 : 7e Salon Maçonnique de Toulouse !

Trace de Liberté, une expo de François Boucq à Toulouse (Haute-Garonne)

Retrouver sur le Net les deux librairies présentent sur le salon et citées dans le communiqué de presse officiel DETRAD et Ombres Blanches.

Antimaçonnisme : Les symbolismes de la franc-maçonnerie seront leur chute

Du site simonmercieca.com – Par Marica Micallef

Si nous prêtons attention, les symbolismes de la franc-maçonnerie sont partout – dans les bâtiments, les photos, les gestes. J’avais déjà écrit comment le symbolisme à travers des messages subliminaux était également apparent dans l’Eurovision de l’année dernière.

Les VMA 2022 de cette année étaient également un barrage sans fin de messages toxiques et de symbolisme occulte, liés à ce symbolisme du Nouvel Ordre Mondial. Les VMA étaient-ils directement parrainés par l’élite mondialiste ? Ce triste spectacle était une preuve claire de la façon dont la culture populaire est maintenant utilisée non seulement pour endoctriner mais aussi pour confondre et démoraliser les masses. [1] Le lien de l’article se trouve à la fin du blog, pour ceux d’entre vous qui souhaitent en savoir plus et comment et de quelle manière.

Toute célébrité éminente que vous voyez dans les médias a sciemment ou inconsciemment accepté certaines conditions afin d’être à sa place. Rien n’est donné gratuitement dans l’industrie. La distance parcourue par un individu est une poursuite personnelle et spirituelle sur laquelle il n’a aucun contrôle. Utilisez votre bon sens et demandez-vous pourquoi seules quelques personnes atteignent le soi-disant « sommet ». Des milliers d’athlètes, d’acteurs et de musiciens talentueux ne parviennent pas à percer dans le monde, et ce n’est pas dû à un manque de talent. Marcher sur le tapis « rouge », c’est être parmi les « stars ». (sang, force, volonté et désir). C’est tout un « réseau mondial » de personnes prêtes à donner leur vie pour la gloire et la fortune. Ainsi, lorsque vous voyez des célébrités et des VIP de tous les secteurs couvrant un œil ou faisant le signe du triangle, vous comprenez à qui ils appartiennent.

Symbolisme du transhumanisme dans les VMA :

Et puis ils ont en quelque sorte « l’habitude » de se couvrir un œil, comme le symbole franc-maçonnique « l’œil qui voit tout », non ?

Rejetez ce que vous voulez. Je ne crois pas aux coïncidences. S’ils sont au sommet, ils étaient ou sont contrôlés. Par conséquent, leurs idéologies ne sont pas non plus les leurs, mais font partie d’un programme beaucoup plus large visant à détruire l’humanité… en particulier pour nous éloigner du Créateur. Ils ne veulent pas que les gens regardent vers Christ comme Sauveur parce que cela les rend inutiles. Nous mourrons tous d’une mort, certains en mourront une autre (spirituelle) tandis que d’autres vivront pour l’éternité. Cette vie n’est qu’un test.

Ensuite, il y a d’autres symboles :

Et puis, nous avons « google » et « gmail » :

Voici d’autres photos, avec le triangle comme celui qui entoure « l’œil qui voit tout » comme facteur commun :

La recherche m’a également conduit à la pose « la main dans le gilet » ou la patte du lion ou les mains cachées, qui est aussi un code maçonnique ou une référence à un rituel Illuminati. D’autres pensent qu’il s’agit d’un geste courant qui peut être retracé dans l’histoire puisque certains cercles sociaux de la Grèce antique considéraient qu’il était irrespectueux de parler avec les mains en dehors de vos vêtements, ils ont donc mis une de leurs mains dans le manteau. Ou puisque la franc-maçonnerie est enracinée dans l’histoire, remontant à 1717, et s’est infiltrée dans divers secteurs et institutions, se pourrait-il que cette raison n’ait pas été le cas ? Les lecteurs sont invités à faire leurs propres recherches et à se faire leur propre opinion.

Faites toujours attention au détail, car le détail du symbolisme sera leur chute.

Une publicité maçonnique récente sur un panneau d’affichage à New York. La légende à l’écran se lit comme suit : « Les francs-maçons de New York créent des significations. »
Le cousin germain de feu la reine, le prince Edward, duc de Kent, est actuellement le franc-maçon le plus haut gradé (grand maître).

Société secrète… Illuminés de Bavière

Les Illuminés de Bavière (ou parfois Illuminati de Bavière) (en allemand Illuminatenorden) sont une société secrète allemande du xviiie siècle qui se réclamait de l’Aufklärung et plus généralement de la philosophie des Lumières. Fondée le 1er mai 1776 par le philosophe et théologien Adam Weishaupt à Ingolstadt, elle eut à faire face à des dissensions internes avant d’être interdite par un édit du gouvernement bavarois en 1785 et de disparaître peu après.

De nombreux mythes et théories du complot ont prétendu que l’ordre survécut à son interdiction et qu’il serait responsable, entre autres, de la Révolution française, de complots contre l’Église catholique romaine ainsi que de la constitution du nouvel ordre mondial.

Histoire

Création

Symbole des Illuminés de Bavière, 1776, avec la chouette de Minerve

Cette société, mouvement éphémère de libres penseurs, rationalistes et progressistes, la mouvance la plus radicale du siècle des Lumières1 a été fondée le 1er mai 1776 par Adam Weishaupt, professeur de droit canonique à l’université d’Ingolstadt, dans le royaume de Bavière, où l’Électeur conservateur Charles Théodore succéda en 1777 au progressiste et éclairé Maximilien III Joseph. Weishaupt avait l’idée de créer un Ordre où le savoir serait partagé et où des connaissances ésotériques pourraient être transmises aux membres des grades les plus élevés. Tout d’abord École secrète, le groupe fut d’abord baptisé Bund der Perfektibilisten (Cercle des Perfectibilistes) puis Illuminatenorden (Ordre des Illuminés).

Le but de cette société était d’encourager le perfectionnement de l’humanité selon les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. D’après l’historien Stéphane François, Adam Weishaupt avait pour objectif, dans une Allemagne catholique « dominée par l’ordre des Jésuites, très conservateur, qui formaient les futures élites de l’État », de « devancer [les] forces conservatrices en formant une élite progressiste », et en particulier de lutter contre la Rose-Croix d’or d’ancien système, société secrète « paramaçonnique de nature conservatrice ».

Adam Weishaupt, fondateur des Illuminés de Bavière.

Organisation
Cette organisation pyramidale ne se réclame pas de la franc-maçonnerie, que son fondateur observe avec un certain dédain. Weishaupt y porte le titre de « général » et est assisté par un « Conseil suprême » formé de ses premiers compagnons, qu’il appelle « aréopagites ». Seule la direction de l’organisation connaît ses secrets et ses objectifs matérialistes et anticléricaux. Les nouveaux recrutés, les « Novices » doivent observer une période probatoire d’environ deux ans avant d’accéder au grade de « Minerval » après une initiation qui reprend des thèmes et des dénominations de l’antiquité. Le recrutement reste limité à la Bavière et ne dépasse pas quelques dizaines de membres jusqu’en 1780, date à laquelle Weishaupt décide de renforcer son organisation en reprenant certaines formes maçonniques et en infiltrant quelques loges allemandes, notamment la loge « A la Prudence » dans laquelle il entra en février 1777 bien qu’elle défendît des conceptions mystiques très différentes des siennes, et la loge « Théodore au Bon Conseil » de Munich à laquelle s’affilièrent deux autres membres dirigeants de son ordre.

Réorganisation : apport de Knigge

Adolf von Knigge

Alors que le projet n’attire d’abord que « peu de personnes, surtout des proches et d’anciens élèves » d’Adam Weishaupt, le baron Adolf von Knigge, membre des Lumières, rejoint le mouvement en 1780. Franc-maçon depuis 1773, il réorganise l’ordre des illuminaten en trois classes :

Première classe – Pépinière :
Cahier préparatoire
Noviciat
Minerval
Illuminé Mineur
Deuxième classe – Franc-maçonnerie :
Apprenti
Compagnon
Maître
Illuminé majeur ou Novice écossais
Illuminé dirigeant ou Chevalier écossais
Troisième classe – Mystères :
Petits Mystères – Prêtre
Petits Mystères – Régent ou Prince
Grands Mystères – Mage
Grands Mystères – Roi
Knigge donne à l’ordre une direction philosophique moins anticléricale et plus rousseauiste, fondée sur un idéal d’ascétisme et de retour de l’homme à l’état de nature.

De plus, « il décide qu’il faut investir les loges maçonniques pour y recruter de nouveaux membres », et « cible non pas de futurs fonctionnaires, mais des personnes qui sont déjà en poste », stratégie qui permet aux Illuminés de passer « de quelques dizaines de membres à plus de 1500 ».

Le 25 octobre 1782 est constituée une Grande Loge provinciale. La société atteint alors son apogée, se répandant dans les pays rhénans, en Autriche et en Suisse. Cependant, le conflit entre Knigge et Weishaupt s’envenime, et le premier, que le second accuse de « fanatisme religieux » se retire en avril 1784 en publiant un mémoire condamnant les conceptions anticléricales de Weishaupt et de la majorité des dirigeants de l’ordre.

Répression

Charles Théodore de Bavière, prince-électeur et duc de Bavière. Il approuva l’édit ordonnant la dissolution des Illuminés de Bavière.

À partir de 1782, « certains francs-maçons hostiles aux Illuminés dénoncent leur présence au sein des loges ».

En 1784, Joseph Marius von Babo, dans sa lettre Ueber Freymaurer, a accusé l’ordre bavarois des Illuminés de Bavière de vouloir commettre un complot contre l’État, et a été l’une des premières raisons de l’interdiction officielle et de l’autodissolution de l’ordre et de la persécution de ses membres.

Le 22 juin 1784, l’électeur de Bavière, Charles Théodore, bannit toutes les sociétés secrètes, ce qui inclut les Illuminati et la franc-maçonnerie. En février 1785, Weishaupt est destitué de sa chaire universitaire et banni de Bavière. Il se réfugie alors à Gotha, sous la protection du duc de Saxe, l’électeur Frédéric-Auguste III, (que Napoléon fera Frédéric-Auguste Ier, roi de Saxe).

C’est alors le journaliste Johann Bode qui devient de fait le chef de l’ordre. En 1787, il se rend en France, à Strasbourg, puis à Paris, où il rencontre des membres des « Philalèthes ». Selon son « Journal de voyage », certains d’entre eux constitueront alors un noyau secret de « Philadelphes », ressemblant aux Illuminaten allemands.

Traqués, assimilés à des criminels, les Illuminés de Bavière disparaissent totalement du Sud de l’Allemagne dès 1786, seuls quelques foyers résistent en Saxe jusqu’en 1789.

Membres

D’après une liste complète des membres sûrs et supposés de l’ordre des Illuminés de Bavière (ne sont donnés ici que les noms de membres sûrs)

Membres des Illuminés de Bavière

Simon Mayr, compositeur

Johann Georg Schlosser

Franz Schmelzer, alias Manetho, chanoine et vicaire à Mayence.

Freiherr Philipp von Schmid, alias Horatius, chanoine à Straubing.

Euloge Schneider (1756-1794), moine franciscain, devenu accusateur auprès du tribunal criminel de Strasbourg pendant la Révolution française22.

Freiherr Friedrich von Schröckenstein, alias Mahomet, chanoine à Eidistatt.

Franz Thomas von Schönfeld (1753-1794), de son vrai nom Moses Dobruška23.

Valentin Schumann, alias Gustav Wasa, chanoine à Mayence.

Comte Joseph Anton von Seeau, alias Apollo, intendant à Munich.

Prosper Seifert, alias Liviusaugustin à Brunn.

Comte Max Joseph von Seinsheim (1751-1803), alias Alfred, vice-président du gouvernement de l’Oberland à Munich.

Xaver Fernand Semer, alias Cortez, professeur à Ingolstadt.

Johann Friedrich Simon, alias Hazon, professeur à Neuwied puis à Strasbourg.

Nikolaus Simrock (1751-1832), alias Jubal, éditeur de musique et musicien de la cour à Bonn.

Joseph Socher (1755-1834), alias Hermes Trismegistos. inspecteur scolaire à Landsberg/Haching.

Joseph von Sonnenfels (1732-1817), alias Fabius – Numa Pompilius romanus, juriste et écrivain. Il quitta l’ordre en 1786.

Ludwig Th. Spittler (1752-1810), alias Bayle, professeur et historien à Göttingen, plus tard ministre d’état.

Freiherr Friedrich Lothar von Stadion (1761-1811), alias Romulus, plus tard ministre plénipotentiaire à Munich.

Comte Johann Martin zu Stolberg-Rossla (1728-1795), alias Ludovicus Germanicus/Campanella de Neuwied.

Maximilian Stoll (1742-1788), médecin.

Comte Alois Ludwig von Taufkirch, alias Agesilaus, commandant à Wasserburg.

Comte Anton von Törring zu Seefeld (1725-1812), alias Ulysses, président de la chambre de la cour, conseiller secret à Munich.

Marquis Donato Tommasi (it) (1761-1831), alias Giano Gioviano Pontano, franc-maçon, fondateur de la Loge de Naples Philantropia, premier ministre du Royaume des Deux-Siciles.

Ernst Leopold Tropenegro, alias Coriolanus, conseiller de commerce à Munich.

Joseph von Utzschneider (1763-1840), alias Hellenicus Lesbius, professeur et conseiller de la cour à Munich, secrétaire intime de la duchesse-mère de Bavière.

Comte Philipp Franz von Waldersdorf (1739-1810), alias Walsingham, chanoine à Trèves, puis évêque de Spire.

Adam Weishaupt (1748-1830), alias Spartacus, professeur de droit canonique à l’université d’Ingolstadt, fondateur, en 1776, du Bund der Perfektibilisten, préfiguration de l’Illuminatenorden, plus tard conseiller de la cour à Gotha.

Johann Georg Wendelstadt, alias Eucharius, conseiller de la cour et médecin à Neuwied.

Erasmus von Werner, alias Menelaus, conseiller de révision à Munich.

Johann von Wlaskowitz, alias Aurelius Cotta, premier lieutenant à Brünn.

Franz Xaver Woschika alias Astiages, musicien à Munich.

Gottfried Würschmidt, alias Abraham, chanoine et curé à Mayence.

Karl Kasimir Wundt (1744-1784), alias Raphael, professeur à Heidelberg.

Franz Xaver von Zwack (1755-1843), alias Cato, président du gouvernement de Munich et Spire, aréopagite de l’ordre.

Théories conspirationnistes

Malgré la faible durée de vie de l’organisation (une décennie), les Illuminati de Bavière ont toujours eu une image ténébreuse dans l’histoire populaire, à cause des écrits de leurs opposants. Les allégations lugubres de théories conspirationnistes qui ont façonné la vision de la franc-maçonnerie ont pratiquement occulté les Illuminati. En 1798, l’abbé Augustin Barruel publia les Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme qui soulignaient la théorie d’une grande conspiration regroupant les Templiers, les Rosicruciens, les Jacobins et les Illuminati. Simultanément et de manière indépendante, un Maçon écossais et professeur d’histoire naturelle, John Robison sortait en 1798 Les Preuves d’une conspiration contre l’ensemble des religions et des gouvernements d’Europe. Quand il vit le travail similaire réalisé par Barruel, il ajouta une multitude de notes pour compléter son essai. Robison prétendait montrer la preuve d’une conspiration des Illuminati œuvrant au remplacement de toutes les religions par l’humanisme et de toutes les nations par un gouvernement mondial unique.

La génèse de la théorie du complot s’appuie principalement sur :

Dès 1786, Ernst August von Göchhausen, dans son livre Révélations sur le système politique cosmopolite, dénonça un complot maçonnique sous infiltration des Illuminés de Bavière manipulés par les jésuites et prédit d’« inévitables révolutions mondiales » trois ans avant le déclenchement de la révolution française.
En 1789, Jean-Pierre-Louis de Luchet, marquis de La Roche du Maine, dit aussi « le marquis de Luchet », publie son Essai sur la Secte des Illuminés où il dénonce les dirigeants des Illuminés de Bavière comme contrôlant l’espace maçonnique européen en général et français en particulier.
En 1798, l’abbé Augustin Barruel publia les Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme qui soulignaient la théorie d’une grande conspiration regroupant les templiers, les rosicruciens, les francs-maçons, les jacobins et les illuminati. Barruel attribue la paternité de la société des Illuminati autant à Adam Weishaupt qu’à Emmanuel Swedenborg, mystique suédois ; il affirme qu’elle existe toujours, qu’elle demeure très influente sur la franc-maçonnerie et qu’elle a pour projet la destruction de tout ordre et de toute religion. Jean-Joseph Mounier lui apporte une réponse en 1801 en publiant De l’Influence attribuée aux philosophes, aux francs-maçons et aux illuminés sur la Révolution de France ; il se voit accusé par Barruel d’être un agent des Illuminati.
En 1798, simultanément et de manière indépendante, un franc-maçon écossais, professeur d’histoire naturelle, John Robison sortait Les Preuves d’une conspiration contre l’ensemble des religions et des gouvernements d’Europe. Quand il vit le travail similaire réalisé par Barruel, il ajouta une multitude de notes pour compléter son essai. Robison prétendait montrer la preuve d’une conspiration des Illuminati œuvrant au remplacement de toutes les religions par l’humanisme et de toutes les nations par un gouvernement mondial unique.

La franc-maçonnerie s’inquiète du « manque de confiance croissant » des citoyens dans les institutions

De notre confrère portugais dn.pt

Fernando Cabecinha a envoyé un message « aux citoyens portugais » un an après avoir été élu Grand Maître de la Grande Oriente Lusitano*. Le Grand Maître du Grand Orient Lusitanien, Fernando Cabecinha, s’inquiète du « manque de confiance croissant » des Portugais dans les institutions au moment où il voit des régimes démocratiques « challengés » par leurs « ennemis traditionnels ».

Blason GOL

Le Grand Orient Lusitanien constate avec une grande inquiétude la méfiance croissante des citoyens portugais dans les institutions fondamentales de gouvernance, dans leurs dirigeants, dans les élus, dans la justice et dans l’autorité de l’État, dont la mission est de faire respecter la loi et assurer l’ordre public », écrit le chef de cette obédience maçonnique, un an après son élection, dans un message « aux citoyens portugais ».

De l’avis de Fernando Cabecinha, « il est impératif que soient déclenchées de toute urgence des actions appropriées pour rapprocher les citoyens de leurs gouvernants, en promouvant une citoyenneté active et responsable ; pour atteindre cet objectif, tous les titulaires de charges publiques doivent élever le niveau d’exigence dans leur intervention afin que leurs actes ne soient pas dévalorisés pour des raisons de légalité ou de conduite inappropriée ».

« L’examen préalable des incompatibilités et la transparence ne doivent pas empêcher, mais favoriser, la bonne gouvernance » , défend le Grand Maître.

Fernando Cabecinha prévient que « les libertés, l’égalité des chances entre les hommes, les régimes démocratiques et libres qui respectent les droits de l’homme sont à nouveau remis en question par leurs ennemis traditionnels ».

Entrée principale de la Grande Oriente Lusitano sur la Rua do Grémio Lusitano, à Lisbonne, Portugal

En outre, « les mauvaises pratiques économiques, industrielles et financières polluent profondément l’environnement et favorisent des déséquilibres critiques qui mettent l’humanité en danger et facilitent la germination d’idées antidémocratiques qui semblent être des solutions faciles aux problèmes auxquels nous sommes tous confrontés.La mondialisation, malgré des effets positifs, amplifie actuellement des pandémies et des guerres à l’échelle planétaire et, comme il ne pouvait en être autrement, affecte aussi gravement notre pays ».

Avertissant qu’« aucun être humain n’est à l’abri des méfaits de l’époque dans laquelle nous vivons », le Grand Maître souligne : « C’est, ici et maintenant, le moment pour la franc-maçonnerie de contribuer, comme il se doit en principe — et tous les francs-maçons le savent et le désirent –, d’inverser le cours de la destruction et de la dégradation croissantes de l’Humanité en tant que groupe d’êtres humains , de l’humanité qui existe en chacun d’eux , de la Planète en tant qu’écosystème qu’il est important de préserver comme support de toute vie », souligne-t-il.

Le Grand Orient Lusitanien « lance une alerte sur les indicateurs de développement humain, de bien-être social et économique qui nous éloignent de la convergence européenne, accentuant les inégalités entre les citoyens en matière d’accès à la santé et au logement, ainsi qu’à une éducation de qualité accessible à tous ».

Fernando Cabecinha considère que « les formes de représentation populaire doivent être enrichies, renforcées dans toute leur ampleur, pour que les citoyens se sentent intégrés , respectés et fiers de la République »; ce qui requiert « un cadre législatif toujours de qualité et dans la rigueur des règles , afin de ne pas donner le sentiment que les Lois et leur application ne protègent que des personnes et des organisations puissantes qui disposent de nombreux moyens financiers et économiques ».

Le chef de file de cette obédience maçonnique affirme que « les jeunes ont besoin que le pays ait un agenda politique qui leur ouvre des horizons », mais également « un impératif de solidarité générationnelle », par une politique sérieuse d’encadrement des seniors « pour éviter qu’ils ne se sentent abandonnés. « Quiconque oublie ou méprise ses seniors, est indigne de son propre pays », prévient-il.

Le Grand Maître de cette loge maçonnique prévient que « l’économie sauvage, la spéculation effrénée, s’attaquent aux valeurs fondamentales de Liberté, d’Egalité et de Fraternité et épuisent des ressources malheureusement limitées ». Il critique « toute activité commerciale prédatrice des ressources » qui soutiennent la vie tout en compromettant à la fois le présent et l’avenir de l’humanité ».

Il considère itou que « l’heure est inquiétante avec des extrémismes qui profitent de la lassitude des citoyens par rapport aux formes actuelles d’exercice de la politique si souvent démagogiques, de leur aliénation en termes de participation pour favoriser le discours de haine, de peur, d’arrogance, qui utilisent simultanément les règles démocratiques pour gagner le pouvoir et conditionner les gouvernements nationaux et locaux afin d’affirmer des programmes que tous les francs-maçons du monde devraient dénoncer ».

« Nous sommes, en tant que francs-maçons, en première ligne de combat contre ces idéologies extrémistes et totalitaires qui se manifestent, à degrés évolutifs dans divers pays démocratiques, et malheureusement aussi chez nous », souligne-t-il, tout en espérant un « journalisme libre et responsable » qui « ne cèdera ni au sensationnalisme ni aux intérêts personnels et collectifs » dans le strict but de préserver le « faisceau maître » de la défense des valeurs démocratiques qu’est la liberté d’opinion.

Panneau à l’entrée principale du Grande Oriente Lusitano, Rua do Grémio Lusitano, 25, Lisbonne, Portugal

*La Grande Oriente Lusitano – le Grand Orient Lusitanien – est la plus ancienne obédience maçonnique portugaise, fondée en 1802.

Sebastião José de São Paio devient le premier Grand Maître. L’Obédience fait état d’une huitaine de Loges maçonniques à Lisbonne et de plusieurs dans les provinces et colonies, dont quelques-unes au Brésil.

Si la Franc-Maçonnerie au Portugal existe depuis 1727, il est à noter que le GOL s’inscrit dans le courant adogmatique et libéral de la Franc-Maçonnerie mondiale. Ayant toutefois porté le nom de Grand Orient du Portugal entre 1849 et 1867, il connait diverses périodes de développement et d’interdiction en lien avec l’histoire politique du pays, dans laquelle elle est parfois impliquée.

Célébration du 25/04/75, en 1983 à Porto par Henrique Matos

La Maçonnerie est interdite dès 1935. Mais après la Révolution des Œillets du 25 avril 1974, elle reprend force et vigueur au sein, justement, du Grand Orient Lusitanien. En précisant qu’avec le retour de la démocratie de nombreuses obédiences se créent de nouveau.

À ce jour, concernant la Franc-Maçonnerie au Portugal, il nous faut préciser que les scissions au sein de la Franc-Maçonnerie dite régulière du courant anglo-saxons conduisent à la création d’Obédiences diverses comme la Grande Loge du Portugal en 1986 et plus tardivement en 1990 à la Grande Loge régulière du Portugal. La Franc-Maçonnerie mixte, présente depuis 1980, est rejointe par une Franc-Maçonnerie féminine au travers de la Grande Loge féminine du Portugal. C’est ainsi qu’en 2016, l’ensemble des courants de la franc-maçonnerie sont présents au Portugal.

Le courant d’une Maçonnerie libérale, proclamant la liberté absolue de conscience et l’adogmatisme semble majoritaire dans le pays. D’ailleurs, le Grand Orient Lusitanien est reconnu par le Grand Orient de France et appartient également au CLIPSAS.

Les prix de la Laïcité du Grand Chapitre Général du Rite Français du GODF

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Ce jeudi 8 décembre 2022, à l’occasion de la journée de la laïcité en commémoration de la loi promulguée le 9 décembre 1905, loi concernant la séparation des Églises et de l’État, le Grand Chapitre Général (GCG) du Rite Français (RF) du Grand Orient de France (juridiction des Ordres de Sagesse, grades au-delà de la maîtrise) remettait, Temple Groussier rue Cadet, cinq prix : trois « prix Laïcité France » ainsi que deux « prix Laïcité internationaux Iran ».

Rappelons, tout d’abord, que cette loi proclame la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et encadre la pratique religieuse dans l’espace public. La loi de 1905 proclame en premier lieu la liberté de conscience : « La République assure la liberté de conscience ». Elle a pour corollaire la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

Elle pose en second lieu le principe de la séparation des Églises et de l’État : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Elle met fin au Concordat instauré en 1802 qui régissait les relations entre l’État et les cultes. Jusqu’alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres du culte et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.

Temple Groussier – photo YG

Pour cette année, la présidence du jury était confiée à Jean-François Nys est professeur à l’université de Limoges, directeur de l’Institut d’administration des entreprises (IAE).

L’attribution des traditionnels prix de la Laïcité se fit en présence de M. Olivier Klein, Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé de la Ville et du Logement.

Le palmarès de l’édition 2022

Le prix de la Laïcité (France et International) du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, sous la présidence de Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Grand Vénérable, qui prononça quelques mots avant la remise officielle.

Entrée en cortège de Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Grand Vénérable – photo YG

Extraits :

Il communique que Jean-François Nys ouvrira la cérémonie et nous informera du programme. Il salue plus particulièrement M. Olivier Klein qu’il a côtoyé dans son département, en profitant pour présenter son parcours et relevant notamment, comment ce dernier a résolu dans sa commune de Clichy-sous-Bois la crise des banlieues en 2005. Un homme qui sait conjuguer laïcité et valeurs républicaines. Il salue aussi le Grand Commandeur du Suprême Conseil du Rite Écossais et sa délégation ainsi que toutes les autres délégations de hauts grades du GODF.

Philippe Guglielmi précise aussi que nous sommes à la veille de la commémoration de la promulgation de loi de 1905, ce qui donne à ce prix une forte charge symbolique. Il précise aussi dans quelle école de pensée se situe, à son sens, le Grand Chapitre Général gestionnaire des hauts grades du Rite Français. Il s’agit d’une société initiatique en amont qui s’inscrit dans la résolution du fait social en aval, qui se veut progressiste dans sa méthode initiatique, progressiste dans ses projets et laïque et républicaine dans ses valeurs. Ce projet porte en lui l’essence des valeurs humanistes et de la franc-maçonnerie du siècle des Lumières. Il se situe dans le prolongement des trois siècles d’histoire du Grand Orient de France. Nous savons d’où nous venons, tout en portant notre regard vers l’avenir.

Il croit qu’il faut que le franc-maçon crée un espace philosophique nouveau. Les ésotéristes des années 60 nous ont parlé de nouvelles frontières et d’un monde nouveau. Il croit qu’il faut aller vers un nouvel univers. Un univers de la pensée qui ne soit pas limité à la seule portée de notre regard…

Laurent Kupferman

Prix Laïcité France :

Laurent Kupferman (prix spécial droits humains). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur la franc-maçonnerie, entre autres, en collaboration avec Emmanuel Pierrat, Les Grands Textes de la franc-maçonnerie décryptés (First, 2010), Ce que la France doit aux francs-maçons et ce qu’elle ne leur doit pas (First, 2012), Le Paris des francs-maçons (Cherche-Midi, 2013) et, coécrit avec Jacques Ravenne, Les Aventuriers de la République – Ces francs-maçons qui ont fait notre histoire (Fayard, 2015). Laurent Kupferman est nommé Directeur des activités culturelles de l’agence de publicité Brand Station en mars 2018. Il est à l’initiative de la pétition « Osez Joséphine au Panthéon ! »

l’association ACTISCE (Actions pour les Collectivités Territoriales et Initiatives Sociales, Sportives, Culturelles et Educatives) qui recherche, étudie, diffuse et met en œuvre, par tous moyens adéquats, toutes les formules susceptibles d’améliorer et de développer des actions sociales, éducatives, culturelles ou de loisirs, notamment en direction des jeunes, représentée par Nathalie Zennou

Statue du chevalier de La Barre, Montmartre, détail

l’association « Le Chevalier de la Barre », association pour la promotion de la laïcité, la liberté de conscience et d’expression, représentée par Daniel Benichou

Prix Laïcité internationaux Iran :

Parya Vatankhah, artiste plasticienne (peinture, dessin, photographie) et vidéaste franco-iranienne vivant désormais à Paris ;

Vidéo de Parya Vatankhah – photo YG

Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, grand reporter spécialiste du monde arabe, basée à Istanbul et ayant publié plusieurs ouvrages, lauréate, en 2006, du prix Albert-Londres pour une série d’articles sur l’Irak et l’Iran.

Georges Sérignac, grand maître du GODF – photo YG

Une belle et riche soirée qui s’acheva avec la prise de parole de Georges Sérignac, Grand Maître et de M. Oliver Klein. À cette heure, nous ne savons si vous pourrez revivre, comme l’an passé, la cérémonie sur le YouTube GODF.

M. Olier Klein, Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé de la Ville et du Logement – photo YG

Nous remercions Philippe Goethals, conseiller de l’ordre pour les deux photos. En en-tête, de gauche à droite, Olivier Klein, ministre, Georges Sérignac, Grand Maître du GODF, Delphine Minoui, Nathalie Zennou, Parya Vatankhah, Philippe Guglielmi, TSPGV du GCG, Laurent Kupferman et Daniel Benichou

Photo Philippe Goethals, conseiller de l’ordre
Photo YG
Bannière du GCG du RF du GODF – photo YG
Temple Groussier – photo YG

Rappelons que le grand temple, portant le n° 1, prend le nom d’Arthur Groussier le samedi 4 mai 1957 à l’occasion de la tenue funèbre qui rend hommage à celui qui fut le grand maître emblématique du Grand Orient – 1925-1926 Arthur Groussier député, vice-président de la Chambre (1er mandat) ; 1927-1930 (2e mandat) ; 1931-1934 (3e mandat) ; 1936-1940 (4e mandat) ; 1944-1945 (5e mandat).

Un délicate attention attendait le public. Sur fauteuil était disposé une plaquette présentant le Grand Collège Général. Nous la reproduisons volontiers ci-dessous.

À Tours, une soirée pour se souvenir que la laïcité est un fondement républicain

Du quotidien lanouvellerepublique.fr

Le 9 décembre 1905, la loi sur la laïcité était adoptée. Cet anniversaire sera marqué par une soirée organisée par le Collectif laïcité 37 à l’hôtel de ville de Tours, jeudi 15 décembre 2022, à 20 h 30.

Elle a été votée le 9 décembre 1905. La loi de séparation des Églises et de l’État reconnaît la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

Avec l’évolution de la société en cent dix-sept ans, les principes de la laïcité ont connu plusieurs avancées : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi, quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

Joséphine Baker, un symbole

Ce sont ces principes que le Collectif laïcité 37 (qui réunit les loges du Grand Orient de France d’Indre-et-Loire) veut rappeler en organisant, à l’hôtel de ville de Tours, une soirée à la fois théâtrale et d’échanges sur le sujet, jeudi 15 décembre 2022, à 20 h 30.

En première partie de soirée, Pierrette Dupoyet présentera Joséphine Baker, un pli pour vous… Un spectacle théâtral qui raconte le destin de Joséphine Baker qui, toute sa vie, a lutté contre les discriminations et s’est battue pour la liberté de tous, quelle que soit sa couleur de peau, son origine sociale ou sa religion.

Outre le fait qu’elle a été une grande résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a toujours défendu ses idéaux et a réalisé son rêve de fraternité et d’universalisme en adoptant douze enfants de nationalités différentes.

Des échanges sur les thèmes de la laïcité et de la fraternité

Après le spectacle, une table ronde permettra de discuter sur les thèmes de la laïcité et de la fraternité. Avec deux intervenants : Laurent Kupferman et Gilbert Abergel (ancien Grand Maître du Grand Orient) et président du comité Laïcité République.

Laurent Kupferman

« La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une. » Qui mieux que Laurent Kupferman, essayiste et écrivain, initiateur de la pétition « Osez Joséphine ! » qui a abouti à l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, il y a un an, le 30 novembre 2021, peut en parler ?

« Elle donne une leçon de vie »

« Joséphine Baker est pour moi un symbole de fraternité, confirme Laurent Kupferman. La première initiative de faire entrer Joséphine Baker au Panthéon est de Régis Debray. François Hollande n’avait pas donné suite. Joséphine me touche parce que c’était une femme profondément libre. Elle s’est toujours battue. Pour quitter son ghetto noir. Ensuite pour chanter puis pour quitter son pays où le racisme est institutionnalisé, celui de la ségrégation où elle est trop blanche pour les uns et trop noire pour les autres. Elle arrive en France sans connaître personne. Elle y trouvera sa place. Cette femme est un symbole d’universalité, elle donne une leçon de vie libre et incarne l’idéal républicain en prônant l’égalité des chances pour tous. » Quand il s’agit de parler de Joséphine Baker, Laurent Kupferman est intarissable…

Gilbert Abergel est un défenseur de la laïcité républicaine. « On a pensé acquise la laïcité, or elle est remise en question, ce qui met en danger le pacte républicain. C’est pourquoi il est si important d’en parler, de l’expliquer et de la comprendre pour la défendre. »

Salle des fêtes de l’hôtel de ville, jeudi 15 décembre, à 20 h 30. Entrée libre.

Connaissez-vous l’Hyperempathie ?

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L’hyperempathie est la capacité surdéveloppée à se mettre à la place de l’autre de façon consciente ou inconsciente. Les nombreux témoignages, conseils et exercices proposés dans cet ouvrage aident le lecteur à identifier les émotions qui ne sont pas les siennes pour mieux ressentir et percevoir sans douter de ses compétences. Objectif : faire de l’hyperempathie une force et un atout dans tous les domaines et à chaque étape de sa vie. Révéler et développer ce don extraordinaire qui est une merveilleuse boussole afin de sentir ce qui est juste.

ANNE LANDRY est psychanalyste holistique. A travers les consultations qu’elle donne, elle met en évidence le lien étroit qui relie les troubles de ses patients à leur hyper-empathie, jusque là ignorée. Elle consulte en cabinet et anime des ateliers qui ont pour but d’accompagner les personnes hyperempathiques à développer leurs capacités et à s’adapter dans leur  singularité.

Aux origines d’un mot très composite : franc-maçon

L’expression « maçon libre » est entrée en usage au XIVe siècle. Jusqu’au XVIIIe siècle, il apparaît sous de nombreuses formes : frey-masson pour l’abbé de la Garde dans son gazetin en 1737 ; Frimaçon pour Pierre De Billy dans sa lettre du 27 mars 1737 et souvent comme synonyme d’autres noms : maçon, architecte, maçon libre, franc-maçon, maçon en pierre libre, Gentleman mason, etc.  On trouve l’écriture  Phranc-maçon dans le Rituel de Swedenborg  dont la pensée affirme que tout a un sens, mais que Dieu seul peut révéler celui-ci aux hommes. Le sens interne de la Genèse et de l’Exode est capital et le premier chapitre de la Genèse expose spirituellement la renaissance et la régénération de l’être humain.

Franc-maçon : mot calqué sur l’anglais free mason, maçon libre ; du francique franc, libre, et du germain makôn, préparer l’argile pour la construction. Selon la thèse de doctorat d’Ivan Alsina (p. 16) le terme « Free-mason » serait apparu en 1376 dans la patente de la Compagnie des Masons de Londres pour en désigner les membres [la Worshipful Company of Masons ?]. David Taillades réfute cette hypothèse, précisant : « il n’y a aucune preuve documentaire de l’existence de la compagnie à Londres avant le XVe siècle. Il y a des maçons présents dans la ville mais pas de corporation ou guilde dénommée Compagnie des maçons de Londres. Avant 1200, il y a les Brothers of the Bridge, membres de la bridge gild, comme on le voit dans les Pipe Rolls, qui construisent le pont de Londres en pierre, mais rien ne permet de les relier à la future compagnie londonienne ».

François-Timoléon Bègue Clavel relate au XIXe siècle dans Histoire pittoresque de la Franc-maçonnerie et des sociétés secrètes anciennes et modernes (p.81) : « Vers l’an 714 avant notre ère, Numa institua à Rome des collèges d’artisans (collegia artificum), en tête desquels étaient les collèges d’architectes (collegia fabrorum). On désignait aussi ces agrégations sons les noms de sociétés, de fraternités (sodalilaies, fralernitales). De la même époque datait, à Rome, l’établissement des libérales, ou fêtes de Bacchus. Lorsque les corporations franches se constituèrent en une seule grande association ou confrérie, dans le but d’aller exercer leur industrie au-delà des Alpes, les papes secondèrent ce dessein : il leur convenait d’aider à la propagation de la foi par le majestueux spectacle des vastes basiliques et par tout le prestige des arts dont ils entouraient, le culte. Ils conférèrent donc à la nouvelle corporation, et à celles qui se formèrent par la suite avec le même objet, un monopole qui embrassait la chrétienté tout entière, et qu’ils appuyèrent de toutes les garanties et de toute l’inviolabilité que leur suprématie spirituelle leur permettait de lui imprimer. Les diplômes qu’ils délivrèrent à cet effet aux corporations leur accordaient protection et privilège exclusif de construire tous les édifices religieux ; ils leur concédaient le droit de relever directement et uniquement des papes. Les membres des corporations eurent le privilège de fixer eux-mêmes le taux de leurs salaires, de régler exclusivement, dans leurs chapitres généraux, tout ce qui appartenait à leur gouvernement intérieur.» De nombreux historiens affirment que le terme «franc» ne s’appliquerait pas à la personne mais au «métier ». Est franc ce qui fait partie d’un « franc mestier ». Étienne Boileau, prévôt de Paris, dans Le livre des Métiers, écrit en 1268, que les tailleurs de pierre bénéficiaient de la franchise, mais non les maçons, ou les charpentiers.

On consultera pour compléter cet aperçu le chapitre premier (Origine de la Franc-maçonnerie) du susdit ouvrage ainsi que le chapitre Histoire Critique de la Franc-maçonnerie et sectes mystiques, à partir de la page 134 de l’ouvrage Histoire des religions et des mœurs de tous les peuples du monde. Tome 6, 1819 avec la fameuse gravure en taille douce des Loges depuis 1691 jusqu’en 1735. Pour bien agrandir la gravure, cliquez sur le lien ci-devant.

Beswick, le fondateur du Rite de Swedenborg, utilise le terme Phremason plutôt que Freemason. Selon lui, ce terme viendrait de deux anciens mots « Phre » (ou Pi-re) qui voudrait dire « la lumière » et « mason » qui voudrait dire « chercher » ou « tâter quand on est aveugle ». Le Phremason serait donc, selon Beswick, un candidat aveugle, ou perdu, et cherchant son chemin vers la lumière ; le phranc-maçon éclairé serait celui qui a reçu l’initiation. Ceci explique la graphie de phranc-maçon utilisée dans la traduction française.

« En 1646, il existait à Londres deux Sociétés distinctes : l’une de maçons constructeurs (qui possédait une grande salle de réunion) et l’autre de Frères rose-croix ayant pour chef le célèbre antiquaire Elias Ashmole qui cherchait un local à sa convenance. Les deux sociétés fusionnèrent pour n’en former qu’une seule, et n’eurent plus qu’un seul temple, celui des Maçons constructeurs. En revanche, les Frères rose-croix rectifièrent les formules de réception des maçons, et y substituèrent un mode d’initiation calqué en partie sur les initiations de l’Égypte et de la Grèce. Enfin, pour constater d’une part la différence de la Société nouvelle avec la maçonnerie de construction, et d’autre part, l’acceptation des frères rose-croix par les maçons constructeurs, les membres de cette nouvelle Société prirent le titre de maçons francs et acceptés. De là, la dénomination abrégée de francs-maçons. » Cette version de l’usage du nom est donnée avec une autre nuance dans l’Acta Latomorum par Claude Antoine Thory.

Dans certaines des vieilles conférences du XVIIIe siècle, « gentleman mason » était utilisé comme équivalent franc-maçon spéculatif. On trouve leur le catéchisme suivant : « – Qu’est-ce que vous apprenez en étant un gentleman Maçon ? – Le secret, la moralité et la bonne fraternité. Qu’apprenez-vous en étant maçon opératif ? Tailler, l’équerre, la pierre moulée, poser un niveau et élever une perpendiculaire.» Comme l’écrit Mackey, on voit bien la différence et, comme le fit observer E. Ward, freemason n’est pas Free-Mason. Le mot Free, dans Free-Mason ou Free and Accepted Mason, fait simplement référence au fait que ces « nouveaux » Maçons sont « libres » à l’égard du Métier, c’est-à-dire tout simplement étrangers au Métier… Si nous envisageons les premiers témoignages concernant les Maçons non-opératifs anglais et écossais du XVIIe siècle (admis en Loge entre 1600 et 1634 sous le nom de gentlemen masons ou accepted masons), nous observons que ces Accepted Masons sont aussi indifféremment désignés par les mots Free Masons, ou Free-Masons, avec ou sans tiret mais toujours en deux mots.  Il apparaît alors clairement que dès la fin du XVIIe et le début du XVIIIe les termes Accepted et Free devinrent équivalents pour désigner des Maçons non-opératifs.

Parmi les origines possibles du mot franc-maçon, retenons :

  • La contraction verbale de free stone mason, « travailleur en pierre libre ». Beaucoup de pierres de carrière utilisées dans les murs, les fondations et les bâtiments isolés étaient inégales en dureté, à grain grossier, à grain tordu, à grain qui coulait comme le grain dans une planche de pin. La pierre utilisée pour la sculpture n’avait pas de grain, ou un grain très fin, elle pouvait être coupée dans n’importe quelle direction sans fendre ou écailler ; elle prenait une surface plane et un poli. On l’appelait free stone. Chez les tailleurs de pierre flamands, on la trouve accolée au titre de Compagnon et de Maître : Vrije Meester, Vrije Gesel. En Angleterre, l’Apprenti qui passait Compagnon était déclaré : Free of the Craft ; dans les Pays-Bas : Gcvrijd in t’Ambacht, littéralement «affranchi dans le métier». En réalité, franc, dans le langage du temps, signifie privilégié ; celui dont la liberté est garantie par une franchise.Ainsi, l’épithète de franc se retrouve appliquée aux ouvriers d’autres professions ;
  • Les maçons locaux étaient confinés à leurs propres paroisses, du moins, dans les circonstances habituelles et normales. Les maçons de la cathédrale et de l’église n’étaient pas ainsi astreints, mais étaient libres de se déplacer ;
  • Un apprenti était lié à son maître pendant des années. À la fin de son contrat, il était mis en liberté. Tout maître Maçon était en ce sens un maçon libre ;
  • Une fois qu’une ville avait reçu une charte des libertés, de franchise (1266), elle devenait virtuellement indépendante du pouvoir seigneurial.  Au cours du temps, chaque résident d’une telle ville devenait un citoyen.  En dehors des murs demeurait le servage, à l’intérieur était la liberté. Cette liberté appartenait aux «libertés» de la ville. Dans une telle ville, le membre d’une Compagnie de Maçons, était un citoyen et donc était libre ; alors qu’un maçon hors des murs ne l’était pas. Dans de nombreuses villes, des étrangers venant s’y installer pouvaient recevoir cette liberté au bout d’un an et d’un jour ;
  • On a supposé que les papes avaient accordé à la Fraternité Maçon une charte pour voyager à volonté selon les règles locales de la paroisse ;
  • Il n’y a aucune preuve pour l’existence d’une fraternité séparée du voyage. D’un pays à l’autre. Ils étaient libres de voyager en quête de travail ;
  • Les autorités civiles et ecclésiastiques ont utilisé, pendant des siècles, la méthode d’impression («le groupe de presse») pour recruter, non seulement des marins et des soldats, mais aussi pour recruter des ouvriers. Dans ces «publicités», les francs-maçons étaient considérés comme une classe spéciale d’artisans, libres de beaucoup de restrictions et d’indignités qui ont souvent conduit d’autres ouvriers à la désespérance et la révolte ;
  • Il existe un type psychologique et éthique (ou les deux combinés) de l’homme libre, qui est libre de l’ignorance, libre de la superstition, libre de servilité, et donc un homme libre, rencontrant les autres comme égaux, même en appartenant socialement à l’un des soi-disant ordres inférieurs. Il est probable que ce fut cette liberté que les francs-maçons ont sentie et appréciée plus profondément que tout autre ;
  • On a voulu voir dans le terme de Francs-Maçons une allusion technique à l’utilisation de la pierre franche (variété de pierre qui se coupe librement) : Maçons de franche pierre,  Freestone Masons. Ce qui réfute cette interprétation, c’est que le terme complet Free and accepted Mason (adopted) qui désignait les membres des loges au XVIIe siècle, qui n’avaient aucun lien apparent avec le métier fut réduit en Free-mason. La charte octroyée en 1260 par l’évêque de Bâle aux tailleurs de cette ville renferme la clause suivante : « Les mêmes conditions sont applicables à ceux qui n’appartiennent pas au métier et qui désirent entrer dans la Fraternité. » Laurence Dermott précise dans une lettre aux membres de la confraternité (ajoutée à la 3ème édition de sa Constitution Ahiman Rezon), sur la différence qui existe entre l’ancienne et la moderne Maçonnerie en Angleterre : «les maçons de métier…furent formés en 1410 sous les nom et titre de Société des Fr.-maçons, et William Hankstow second roi d’armes, leur accorda des armes en 1477. Les maçons modernes se sont arrogé ce titre ; mais, seule la Confrérie susdite a le droit de prétendre au nom de francs-maçons d’Angleterre. Jamais les anciens et acceptés maçons ont-ils prétendu à un autre titre ? Celui qu’ils ont adopté est le titre de Francs et acceptés maçons. »

Peut-être est-ce une de ces significations du mot « franc-maçon » qui a trouvé son chemin dans les anciennes Constitutions, les Old Charges. En tout cas, le mot avait alors, comme il continue d’avoir, un sens polysémantique.

Les Francs-maçons du Rite forestier s’appellent des francs-charbonniers.