La franc-maçonnerie est devenue un mécanisme de trafic d’influence et de protection entre « frères » au sein de la police nationale d’Alto Paraná, selon des plaintes fondées. L’un des cas a été révélé récemment, avec le Crio. Humberto Galeano, chef du 4e commissariat de police, qui, bien qu’il ait commis un grave arbitraire dans ses fonctions, n’a reçu aucune sanction, car il est franc-maçon et a un diplôme supérieur à celui de l’actuel directeur de police du dixième département, Crio. Osvaldo Alejandro Avalos. Actuellement, de nombreux officiers ont soumis leurs candidatures à l’entrée en franc-maçonnerie en Orient, dans le but évident d’obtenir « l’impunité, la couverture et les faveurs de toutes sortes » de leurs »frères ».
Plusieurs officiers et sous-officiers ont confirmé aux journalistes de La Clave que les tentacules de la franc-maçonnerie « se sont emparées » de l’institution policière, une situation similaire à celle enregistrée dans la Magistrature et le Ministère Public. L’un des cas les plus grossiers a été récemment enregistré, lors de l’interrogatoire du Crio Humberto Galeano. Chef du 4e poste de police du quartier Pablo Rojas de Ciudad del Este, il a été impliqué dans un grave scandale il y a quelques jours, lorsqu’il a été accusé d’avoir perçu un pot-de-vin de 15 000 dollars, en échange de la libération du chauffeur d’un camion transportant près de 1 000 kilos de marijuana pressée. Cette dernière a ensuite été saisie après la perquisition dans une résidence au km 13 d’Acaray.
Cependant, cet événement grave n’a eu aucune conséquence pour le chef de la police controversé, puisque selon ce qui a été indiqué par nos informateurs, dont nous omettons les identités pour des raisons évidentes, Galeano a un rang plus élevé au sein de la structure de la franc-maçonnerie que le directeur d’Alto Paraná. Police, Cri. principal. Osvaldo Alejandro Avalos. Avec cela, il est confirmé que les diplômes maçonniques ont même plus de « poids » que les grades et les hiérarchies au sein de la police nationale, une situation totalement absurde et irrégulière, comme l’ont mentionné des personnes qui pratiquent la franc-maçonnerie dans notre région et qui connaissent les aventures des chefs de police.
Même les autorités policières et les subalternes choisis forment de véritables « claques maçonniques » au sein de l’institution, dans le but de perpétrer des marchés et de s’accorder l’impunité entre eux, ont indiqué les sources.
Les informateurs ont fait remarquer que les principes maçonniques sont basés sur la liberté, l’égalité et la fraternité, mais une fraternité qui ne devrait pas impliquer la complicité. Les principes de la franc-maçonnerie universelle exigent de servir la société et la recherche des vertus de l’être humain à transcender, mais pas d’utiliser le rang maçonnique pour le trafic d’influence ou pour gagner l’impunité « chez les frères maçons ».
Cependant, la réalité d’aujourd’hui nous dit que les francs-maçons ont pratiquement assujetti la police nationale et il y a beaucoup d’officiers de l’institution qui cherchent désespérément à entrer dans cette société secrète, afin de recevoir également la protection de leurs « frères » et de perpétrer calmement tout type d’affaires, protégé par le manteau maçonnique de l’impunité.
La franc-maçonnerie est une société secrète internationale avec une structure hiérarchique basée sur la fraternité entre ses membres, qui sont regroupés en loges et utilisent des rites et des signes emblématiques. Plusieurs loges opèrent à Ciudad del Este, telles que Luz y Amistad n ° 11, José Félix Estigarribia n ° 16, Fraternité n ° 121, Cèdre du Liban n ° 128, Union fraternelle n ° 151, Luz de Oriente n ° 152, Estrella del Oriente n° 159, Chevaliers de l’Orient n° 202, entre autres. Au niveau national, il existe un total de 79 loges, réunies sous le nom de Grande Loge Symbolique du Paraguay, qui compte au total quelque 3 500 membres, selon les dernières données.
La Tradition, cet ensemble des manifestations de la pensée présente depuis les premiers âges de l’humanité́, se perd dans la nuit des temps.
Alors, comment concilier les sciences dites traditionnelles en relation avec l’Art Royal et les sciences physiques, de la science classique conceptualisée par Isaac Newton, à la plus avancée, la physique quantique, comme la théorie de la relativité.
Henri Gallois
Ce chef d’orchestre qu’est Henri Gallois, qui a dirigé en France les plus prestigieuses formations, met en musique le triptyque conscience – conscience de quelque chose, conscience de l’Autre, conscience chez l’homme de sa propre existence – physique quantique et franc-maçonnerie.
Pour cela l’auteur, qui souligne que cet opus est une refonte élaborée de Le Graal Quantique et les Nouveaux Mages (Ivoire-Clair, 2011), nous convie à une légende, celle de trois Mages qui pérégrinent sous la Grande Voûte. Il définit cette quête comme une continuation de la recherche en relation à la personne humaine en rapport avec son Être profond et le Divin.
Il nous invite à passer par la Kabbale, qui selon Alexandre Safran (1910-2006), grand-rabbin de Roumanie pendant la Seconde Guerre mondiale, « surpasse, en ancienneté, la Révélation sinaïtique ». Il prend l’Arbre de Vie kabbalistique comme un pont vers le Graal qui nous conduit vers un « Ordre Initiatique et de Tradition » se nommant franc-maçonnerie. Henri Gallois considère que « cette Quête initiatico-mystique du Graal devient la sève essentielle de l’Initié-Maçon ». Reprenant ce qu’il avait écrit dans G comme Gnose (Dervy, 2016), il précise ce qu’englobe cet ordre et décrypte successivement les anagrammes INRI et VITRIOL. Tout ce cheminement pour mieux comprendre ce que l’auteur entend par « Graal quantique » auquel il consacre un chapitre. Un livre qui pourrait désorienter, ce dont l’auteur s’excuse, mais qui, cependant, enrichira le cherchant.
Conscience, physique quantique et Franc-Maçonnerie
Fred Picavet, Grand Maître de la GL-AMF, la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, donnera une conférence-débat ouverte tous sur la franc-maçonnerie le 10 mars à 18 h 30 au Greet Hôtel. L’occasion d’en connaître davantage sur cette obédience et la franc-maçonnerie en général.
Fred Picavet est le 5e Grand Maître de la GL-AMF, la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française fondée en 2012 appelée aujourd’hui plus simplement l’Alliance Maçonnique Française. Il a donc été élu en 2021 à la tête de l’une des principales obédiences françaises forte de 15 000 membres actuellement.
Le vendredi 10 mars prochain, Fred Picavet, se rendra en Meurthe-et-Moselle pour animer une conférence publique à 18 h 30 au Greet Hôtel, 2 rue des Egrez à Houdemont (Meurthe-et-Moselle, région Grand Est)sur le thème « La franc-maçonnerie, une spiritualité initiatique de notre temps ».
Ce moment sera l’occasion pour Fred Picavet de revenir sur l’histoire de la franc-maçonnerie, sur ce qu’il se déroule dans les temples, sur le sens de l’initiation ou bien encore de dévoiler ce qu’est en réalité le fameux « secret maçonnique ». Une rencontre qui lèvera sans doute un « coin du voile » sur la franc-maçonnerie qui, depuis plusieurs siècles qu’elle existe, intrigue et alimente conversations ainsi que de nombreux fantasmes. Cette conférence sera suivie d’un débat avec la salle au cours duquel les personnes présentes pourront librement poser des questions.
Cette conférence est gratuite et ouverte à tous sur présentation d’une invitation qu’il suffit de demander par l’envoi, jusqu’au 6 mars inclus, d’un mail à l’adresse suivante : jb-8531@gl-amf.org.
L’article 450fm du 3 mars, de Yonnel Ghernaouti, concernant Maria Deraismes, la désigne comme égérie fondatrice du féminisme. Le féminisme impose une nouvelle version de la femme. Une version qui refuse son effacement. Avec « Parole Perdue » notre facétieux dessinateur Jissey ironise, en contrepoint, avec des conjoints centrés sur leurs passions et incapables d’échanger en d’autres domaines.
De notre confrère afrikmag.com – Par VALERY BERNABE
A partir de ce mois de mars 2023, AfrikMag vous propose une rubrique qui touchera à des sujets sociétaux mais l’abord fait soit grincer des dents, soit déchaine des passions. Nous le savons, les sujets relatifs à la foi, au mysticisme et autres sont jugés sensibles. Mais dans une société qui se veut ouverte, laïque et apprenante, on ne peut plus valablement faire l’économie de ces sujets. C’est un leurre. Les réseaux sociaux sont là et nous montrent qu’on ne peut plus rien cacher durablement. Alors qu’aucun site d’informations générales ne l’aborde, AfrikMag met le pied à l’étrier. C’est une rubrique avant-gardiste qui fera forcément parler d’elle. A ce sujet, nous aimerons faire remarquer notre seul but est de susciter l’apprentissage dans le débat. Franc-Maçonnerie, Christianisme, Islam, Bouddhisme, occultisme, tout sera débattu. A ceux qui sont rétifs à ce genre de questions, cette rubrique n’est pas destinée. A ceux qui malgré leur foi aiment le débat contradictoire, « Religions en Débat » est votre espace d’échanges par excellence. Pour commencer, abordons la question de la Franc-Maçonnerie. Un sujet qui fascine et intrigue.
La Franc-Maçonnerie, une question tabou ? Oui et non. Oui parce qu’elle continue de susciter dans le public, surtout africain d’énormes conjectures et des fantasmes. Non, parce que de plus en plus, on rencontre et découvre que plusieurs africains y sont sans que le ciel ne leur tombe dessus. Mais la Franc-Maçonnerie, c’est quoi au juste ?
Il y a une grande bibliographie sur la Franc-Maçonnerie. Cependant, on peut affirmer que la maçonnerie est apparue au Moyen Âge chez les tailleurs de pierres et les bâtisseurs de cathédrales en Europe, qui lui ont légué leurs symboles et leurs valeurs. Les francs-maçons se réfèrent dans l’ensemble au principe de création qu’ils désignent comme « le Grand Architecte de l’Univers », explique l’auteur Jan Van Helsing.
De façon classique, la franc-maçonnerie est une association éthique d’hommes libres, convaincus qu’un travail constant sur soi-même nous conduit à adopter des comportements plus évolués.
« Je m’engage sur l’honneur au silence absolu sur tout ce qui me sera communiqué dans la loge ! » sont les mots que l’aspirant doit prononcer à son admission dans l’ordre. Cependant, avant d’y arriver, comment se structure l’architecture maçonnique ? Dans son détonant ouvrage « Livre Jaune; la guerre des Francs-maçons », paru en 2011, Jan Van Helsing ouvre une lucarne sur l’organisation des Francs-Maçons ».
En Franc-Maçonnerie, dit-il, les décisions sont prises de façon démocratique à l’intérieur d’une loge.
« Une loge est encadrée par les cinq lumières : le Vénérable Maître en Chaire (ou chef dirigeant de loge), les premier et second surveillants, l’orateur (dans les rites d’origine française) et le secrétaire. Il existe d’autres « officiers », occupant des fonctions (offices) spécifiques. Celles-ci n’ont aucun rapport avec le grade ou le degré (hormis qu’il faille être maître depuis deux ou trois ans), note ce spécialiste de la question.
Les loges sont regroupées dans une obédience, une structure plus importante, comme la Grande Loge (appelée également Grand Orient), qui doit être elle-même adoptée et reconnue par de grandes loges plus anciennes. Tout est organisé de façon hiérarchique et pyramidale.
La première Grande Loge est celle d’Angleterre, qui en 1717 regroupe les quatre loges anglaises existantes. Les loges de Saint-Jean allemandes sont toutes dépendantes de la Grande Loge anglaise. Le Grand Orient est né en France en 1773, c’est la deuxième grande obédience de la franc-maçonnerie.
Comment alors entre-t-on dans une loge maçonnique ?
Il y a trois degrés fondamentaux dans la maçonnerie : apprenti, compagnon et maître. Ces degrés s’acquièrent dans les loges de Saint-Jean en Allemagne et dans les loges bleues en Angleterre. Une fois admis ( les femmes ne le sont pas, bien qu’il existe des loges féminines), on débute comme apprenti. C’est l’étape de la connaissance de
soi, on est mis en situation pour comprendre et accepter l’imperfection de la condition humaine, que symbolise la pierre brute.
Comme on a reconnu l’imperfection de sa condition, on a besoin d’aide et on prend conscience de l’importance de la fraternité et de l’humanité. Par un travail continuel sur soi, on devient peu à peu un des blocs de
pierre du Temple de l’Humanité en construction. Si l’apprenti progresse bien, il devient compagnon au bout d’un an.
Le symbole du compagnon est la pierre cubique. Le compagnon doit se perfectionner dans l’autodiscipline, la base qui permet à chacun de devenir symboliquement une pierre de l’édifice commun, c’est-à-dire de construire le monde harmonieux du Temple de l’Humanité. On l’incite à se perfectionner dans ses relations sociales. Quand il atteint le degré de maître, le frère de loge prend conscience de la fugacité de la vie sur terre, et il s’oblige à repenser son plan de vie.
La planche à dessin est le symbole du maître. Par le dessin, il communique aux autres l’exemple qu’il doit incarner. Il endosse plus de responsabilités et de devoirs. Mais il n’est pas pour autant libéré du travail des degrés inférieurs. On entre en maçonnerie par cooptation, en étant parrainé par un maître; on peut postuler soi-même également. Chaque postulant rencontre le Vénérable Maître.
Puis a lieu le passage sous le bandeau : « Le profane entre les yeux bandés, pour ne pas reconnaître les francs-maçons qui doivent statuer sur son admission, au cas où il serait blackboulé », c’est-à-dire si les boules noires (votes contre) surpassent en quantité les boules blanches (en faveur de son admission dans la loge)…
A demain, pour un autre pan de la vie des Francs-Maçons.
De notre confrère breton letelegramme.fr – Par Pierre Coudurier
Grand Maître de la Grande Loge nationale française (GLNF), Jean-Pierre Rollet vient à la rencontre de ses « frères », ce vendredi, à Rennes. Entretien.
Quelle est la raison de votre venue à Rennes ?
Je vais d’abord aller, ce vendredi, à la rencontre des « frères » de la province de Bretagne, afin d’être à leur écoute et répondre à leurs questions. Par ailleurs, je présenterai une conférence, ouverte au grand public, sur le thème « Être franc-maçon à la Grande Loge nationale française au XXIe siècle ». Samedi, j’inaugurerai à Rennes de nouveaux locaux (« temple » dans le vocabulaire maçonnique).
Qu’est-ce qu’être franc-maçon à la GLNF en 2023 ?
Probablement la même chose qu’être franc-maçon à la GLNF en 1913, date de notre fondation. Il faut avant tout être un homme animé par une volonté sincère de se perfectionner, et par un idéal humaniste. La dimension initiatique et spirituelle de notre franc-maçonnerie aide chacun d’entre nous à trouver un sens à sa vie. La loge reste un lieu d’épanouissement et de construction autour de valeurs de fraternité. Nous les concrétisons aujourd’hui, plus que jamais, à travers les actions caritatives de notre fondation, reconnue d’utilité publique, qui, grâce à l’abondance de dons, apporte son aide à de multiples causes. Nous sommes intervenus pour l’Ukraine, dernièrement sur le séisme en Turquie et en Syrie. À titre d’exemple, j’apporterai vendredi un chèque de notre fondation, d’un montant de 1500 €, destiné aux sapeurs-pompiers du Finistère.
Contrairement au Grand Orient (GO), les adhérents de la Grande Loge nationale française (GLNF) ne s’immiscent pas dans des questions confessionnelles et politiques. Pourquoi ?
Leur démarche est tout à fait louable, mais elle n’est pas la nôtre. Le Grand Orient poursuit une démarche maçonnique et humaniste notamment portée sur la vie de la cité : réfléchir aux problèmes du monde et aux questions de société. La Grande loge, considérant que les controverses religieuses ou politiques peuvent diviser les hommes, les tient à l’écart de ses travaux consacrés au symbolisme et à la spiritualité, sources d’épanouissement intérieur. Si chacun reste libre de ses croyances et de ses opinions, celles-ci relèvent de son intimité : il ne les exprime pas au sein de la GLNF.
Certains considèrent les maçons comme une communauté obscure aux pouvoirs tentaculaires. Cette image vous colle-telle encore à la peau aujourd’hui ?
C’est en effet la vision que propageait en France le régime de Vichy, à qui la franc-maçonnerie faisait horreur, puisqu’elle prônait la liberté de conscience, la tolérance et l’amour inconditionnel de son prochain. Il n’y a pas de pouvoir « tentaculaire » de la franc-maçonnerie. Nos lois sont celles de la philanthropie, de la générosité, de la bienveillance. Notre communauté fraternelle, qui ne recèle d’autre secret qu’un vécu indicible, et que certains ignorants décrivent comme « obscure », est en fait inondée de lumière.
Après la rupture en 1993 sur la vague d’enquêtes sur la mafia et les loges, Londres décide de reconnaître à nouveau l’Obédience dirigée par Stefano Bisi. Mais il ouvre une brèche avec les frères rivaux de la Grande Loge Régulière. L’ancien Grand Maître raconte le contexte du rapprochement et les intérêts qui le sous-tendent.
Nous, laïcs, en savons peu ou rien, mais la franc-maçonnerie italienne est en grande fibrillation. La Grande Loge Unie d’Angleterre , la plus grande entité maçonnique au monde, ainsi que la plus ancienne, fondée en 1717 dans un pub de Londres, a décidé de reconnaitre à nouveau le Grand Orient d’Italie , la Loge la plus importante et la plus nombreuse de notre pays , dirigé par le Grand Maître Stefano Bisi . La reconnaissance aura lieu le 8 mars, lorsque les personnalités les plus en vue de la franc-maçonnerie au Royaume-Uni se réuniront dans la capitale britannique pour la « Communication trimestrielle ». Cela peut être lu dans le document de convocation, qu’ilfattoquotidiano.it a pu consulter.
L’événement ne tombe pas à point nommé, étant donné que l’arrestation de Matteo Messina Denaro a ramené au présent le thème de l’infiltration mafieuse parmi les « frères » : la Loge Valle di Cusa-Giovanni di Gangi est affiliée au Grand Orient Campobello di Mazara, auquel appartient Alfonso Tumbarello , le médecin du patron fugitif, suspendu après son arrestation . Et ce sont précisément les rapports d’infiltration mafieuse qui avaient poussé la Grande Loge d’Angleterre, en 1993, à retirer sa reconnaissance au Grand Orient.
Obédiences rivales – Ce n’est pas le seul problème. Dans notre pays il n’y a qu’une seule autre Obédience officielle, la Grande Loge Régulière d’Italie , qui a eu la reconnaissance de l’Angleterre dans sa poche depuis sa naissance. Elle a été fondée par le Grand Maître Giuliano Di Bernardo lorsque ce dernier a abandonné la direction du Grand Orient, précisément dans la fatidique 1993, à la suite de plaintes d’infiltration mafieuse. Compréhensible, dès lors, qu’il y ait du mauvais sang entre les deux acronymes.
UGLE, en français GLUA.
Seulement que les Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre prévoient que deux Obédiences d’un même pays ne peuvent être reconnues que si elles se reconnaissent également. Ce qui pour le moment n’existe pas, en effet. Du Grand Orient, les voix de ceux qui accueillent avec enthousiasme le revirement anglais commencent à se faire entendre, mais ne veulent pas du tout accepter la reconnaissance des tabliers de la Grande Loge Régulière, coupable d’avoir « comploté » contre le Grand Orient à l’heure de la scission.
Jonathan Spence Pro Grand Maître de la GLUA
Apparemment, cependant, les deux Grands Maîtres ont avancé. Le point 4.6 du document de convocation stipule que « le Grand Orient permettra à la Grande Loge Régulière de continuer à être reconnue », et la Grande Loge Régulière, à son tour, « a donné un consensus similaire à l’égard du Grand Orient ». Mais qu’en pensera la « base » ?
L’anglais en crise de vocations – Au-delà, pourquoi l’Angleterre a-t-elle fait ce choix soudain ? Le document se borne à dire que la nouvelle reconnaissance « a été demandée par le Grand Orient », qui revient aujourd’hui à « satisfaire ses principes de base », qui au contraire en 1993 avaient été méconnus. Et dans tous les cas, ramener la plus grande Obédience d’Italie à ce que les francs-maçons considèrent comme la mère de toutes les loges « est dans l’intérêt de la franc-maçonnerie anglaise ». Quels changements ont eu lieu et quels sont les intérêts de la franc-maçonnerie, les participants sélectionnés dans la communication trimestrielle le sauront peut-être le 8 mars.
Pour en savoir plus, nous nous tournons vers Giuliano Di Bernardo, qui, comme nous l’avons vu, a été Grand Maître des deux Obédiences italiennes, a eu des contacts étroits avec les « frères anglais », puis a quitté la franc-maçonnerie et aujourd’hui, à 84 ans, continue de suivre son destin . « La franc-maçonnerie anglaise est en crise rampante, les affiliés sont de moins en moins et de plus en plus vieux, elle a besoin d’un nouveau souffle, y compris économique ». Contrairement à ce qui se passe en Italie, les jeunes n’y sont plus attirés par les cagoules et les boussoles. Le Grand Maître de la Grande Loge est le Duc de Kent , Edward, membre de la famille royale, âgé de 86 ans. Le document de convocation du 8 mars indique que de 2013 à 2022, l’obédience anglaise a vu la fermeture de plus de 1 300 loges dans le monde., est passé de 7 612 à 6 357. Dans cette situation, soutient Di Bernardo, l’Angleterre ne pouvait plus se référer, en Italie, à la seule Grande Loge Régulière qui, comparée au Grand Orient dirigé par Bisi, « brille par son absence ».
Le grand salaire du Grand Maître – Alors que Bisi est très actif dans les médias et sur les réseaux sociaux, peu ont entendu parler du Grand Maître de la Grande Loge Régulière d’Italie, le sociologue Fabio Venzi. Ce que les Britanniques, selon Di Bernardo, n’aiment pas tellement : << Dès son élection, en 2002, il a fait modifier les Constitutions pour allonger son mandat de trois à six ans. Ensuite, il a toujours été réélu, et après vingt ans, il est toujours en poste. Un fait très grave, qui n’a pas de comparaison dans la franc-maçonnerie. Ainsi les Anglais désertent les réunions de la Grande Loge depuis dix ans>>. Il n’y a pas que ça. Même le salaire substantiel de Venzi, selon Di Bernardo, contribue à pousser les Britanniques vers d’autres rives. « Du budget 2021, que j’ai pu consulter, il ressort que Venzi coûte à son obédience 234 670 euros par an, y compris indemnité nette, égale à 98 977 euros, charges sociales et sociales, 107 357 euros, pension de famille, 8 336 euros, et divers. des remboursements d’environ 10 000 euros. Soit 27,8% du total des revenus de la Grande Loge Régulière, égal à 844. 100 euros. Cela aussi, pour l’Angleterre, est inacceptable ». Mieux vaut donc accueillir à nouveau le Grand Orient avec ses 23 000 membres, contre les 2 100 de ses rivales.
Stefano Bisi, Grand Maître du GOI.
Les temps de la confrérie qui appartenaient à Mazzini et Garibaldi sont dilatés. « En 2001, j’ai rencontré dans son château le Marquis Lord Northampton , alors pro-Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre, qui m’a fait part de son intention de revenir à la reconnaissance du Grand Orient, ce que je n’accepterais jamais, alors j’ai démissionné. par la Grande Loge Régulière d’Italie et par la Franc-Maçonnerie ». La longue marche semble toucher à sa fin en 2017, mais la Commission parlementaire anti-mafia dirigée par Rosy Bindi s’y oppose , qui obtient la saisie des listes d’affiliés au Grand Orient et à la Grande Loge régulière de Calabre et de Sicile... Et Londres a freiné. Pourquoi il a changé d’avis aujourd’hui « est incompréhensible pour moi », commente Di Bernardo. « De l’aveu même de ses dirigeants, rien n’a changé dans le Grand Orient depuis trente ans. Où sont les changements vus par la Grande Loge d’Angleterre ? ». Il faut se rappeler que Bisi s’est toujours gardé d’étendre les ennuis judiciaires des « frères » individuels à tout le Grand Orient, et il l’a fait après l’arrestation de Tumbarello.
Sceau du GOI.
Maçonnerie fluide –Si la reconnaissance convoitée se concrétise, les conséquences pourraient être très graves. « La Grande Loge Régulière risque de disparaître, car même si le Grand Orient est reconnu, les laïcs désireux d’y adhérer auront toute la commodité de choisir le Grand Orient, plus actif et visible », commente l’ancien Grand Maître. « Quant au Grand Orient, il utilisera la reconnaissance pour supprimer des événements gênants, comme le P2, les infiltrations mafieuses, les purges internes. Bien sûr, il va grandir, mais pour faire quoi ? ». Est-ce destiné à changer, selon Di Bernardo, toute la franc-maçonnerie mondiale? Depuis ses origines jusqu’en 2007, la Grande Loge Unie d’Angleterre ne reconnaissait qu’une seule Loge par pays, ce qui lui permettait « un contrôle total et absolu sur les Grandes Loges dispersées à travers le monde. La perte d’autorité des Anglais aura pour conséquence que la régularité maçonnique deviendra de plus en plus vague et indéterminée ». La franc-maçonnerie aussi, dans la (lente) marche avec le temps, devient fluide.
La dernière fois que les forces de police sont entrées dans les obédiences maçonniques françaises, c’étaient celles de la police nazie, au début de la dernière guerre. Avec, de triste mémoire, les déportations et morts de francs-maçons qui ont suivi. Aujourd’hui, sans vergogne, une autre forme de police – cette fois en apparence pacifique – pénètre dans les loges, par l’écriture d’initiés eux-mêmes : habillée en roman policier, dit « thriller » (comme s’il était maintenant déplacé de parler français !).
L’Art Royal – qui peut s’enorgueillir d’avoir contribué à la plupart des grandes avancées sociales du début du 20ème siècle, mérite tout de même beaucoup mieux pour sa réputation, je le pense, que les « polars maçonniques » qui courent avidement après le « Da Vinci Code » de Dan Brown. Ils se multiplient en ce moment et présentent la franc-maçonnerie – suspense et bas instincts obligent – comme lieu de rencontre de gangsters ou théâtre de meurtres sanglants ! Voilà bien le résultat pervers de notre manie du secret, aujourd’hui injustifié, sauf pour qui veut en jouer par snobisme !
La franc-maçonnerie n’est pas une secte dangereuse. Pourquoi la renier et la salir ainsi, pourquoi en fausser l’image avec des scènes de crimes et de violences inventées ?! Question à se poser lorsqu’on sait l’importance, positive ou négative de la fiction ! Cette forme de « littérature de gare », en détournant « le genre policier » – éventuellement captivant dans des milieux appropriés – peut distraire pendant un voyage mais, à mon avis, elle ne fait que répondre, en maçonnerie, à une mode fictionnelle néfaste. Qui confond ésotérisme et occultisme d’un autre temps sinistre.
Récemment, l’affairisme maçonnique, justement dénoncé dans nos rangs, nous faisait crier à l’outrage, presque jusqu’au signe de détresse ! A présent, dans un silence total, certains plumitifs en mal de notoriété – qui pensent avoir trouvé un créneau juteux – introduisent dans notre univers ce «poison psychique». Sans même se demander s’il n’y aurait pas là contravention à leur serment et même, carrément, quelque faute morale !
De mon point de vue – et par constat récent comme enquêteur – hors de son contexte initiatique habituel, une telle « écriture » peut semer un doute craintif, nuire ainsi à l’image de l’Ordre maçonnique et, au final, entraver le recrutement (Mes deux enquêtés, apeurés par le contenu mortifère et jugé obscurantiste de ces livres, ont renoncé à nous rejoindre). Enfin, tout ce temps donné à cet imaginaire négatif – qui fait ruisseler l’hémoglobine virtuelle – en est autant de perdu pour l’exercice d’un imaginaire positif.
Entre autres, celui qui doit donner ou maintenir à la maçonnerie – mal comprise du Grand Public parce ce que, encore, mal expliquée – notamment son rôle d’école de pensée donc lieu civique communautaire, favorisant noblement la joie intérieure, non la peur, même artificielle. L’imaginaire positif peut favoriser une volonté, celle d’inviter maçons et maçonnes, au gré de leur « mission » externe, à transmettre le sens du sacré dans la Cité, qui en a tant besoin ! Il n’est pas nécessaire pour autant d’assassiner Hiram une seconde fois !
Transfusion de sens, vaut mieux que profusion de sang !
La règle de 24 pouces est un symbole important en Franc-Maçonnerie. Elle représente la mesure de notre temps et de notre vie. Les 24 pouces sont divisés en 12 parties, symbolisant les 12 heures du jour et les 12 heures de la nuit. La règle est également associée à la notion de maîtrise de soi et de la maîtrise de son temps.
Dans la Franc-Maçonnerie, la règle de 24 pouces est utilisée pour rappeler aux membres l’importance de la gestion de leur temps. Elle les encourage à utiliser leur temps de manière efficace et à poursuivre des activités qui leur sont bénéfiques. Les membres de la Franc-Maçonnerie sont invités à utiliser la règle de 24 pouces comme un guide pour mener une vie équilibrée et productive.
Très Illustre Patron: Pierre D. Les Maîtres Podcasteurs: Patrick G., Rene L., Oli Ver T, JoeAnn, Ronan G., Thibaut S. Cedric T., Michel B., Dominique L, Samuel L et Julie P. L’auditeurs(trices) flamboyant(e)s: Tristan, Dyan, Kevin C., Michael S., Thomas D., Vincent R., Carl-Henri et Arnaud S. Les pierres brutes: Mo Mo, David D., Eve M, Jaime S et Fraishier. Nos radiodiffuseurs : RadioDelta, Balado Québec, RZO Web, Spotify et Apple/Google Podcasts.
De notre confrère corse corsematin.com – par Ghjilormu Padovani
La question qui demeure sans réponse historique est régulièrement posée par Gaston Leroux-Lenci, administrateur du Souvenir napoléonien, au cours de ses conférences. La dernière, vendredi 24 février soir, lui a permis de livrer son intime conviction.
Gaston Leroux-Lenci est administrateur du Souvenir napoléonien, délégué pour la Corse. Il a travaillé sur les rapports de Napoléon Ier avec la franc-maçonnerie et a animé une conférence sur le thème : « Quels étaient les liens de Napoléon Ier avec la franc-maçonnerie et était-il un frère ? » Il lève le voile sur une question qui n’est toujours pas tranchée par les historiens, malgré les indices indiscutables.
Pourquoi avoir travaillé sur ce thème de Napoléon et de la franc-maçonnerie ?
Nous vivons encore sous des institutions qui ont été créées par Napoléon. Le fait qu’il ait été ou non franc-maçon, à une époque où leur nombre est faramineux, éclaire sur les décisions qu’il a eues à prendre. Il me paraissait essentiel de savoir si un tel homme était ou non un frère. Cette thématique est peu abordée par les historiens et j’aime proposer des conférences avec des thématiques particulières. J’ai suivi les cours du professeur Tullard, à la Sorbonne et il a eu cette phrase : « Nous, historiens, nous sommes les prophètes du passé. » Nous avons peu de chances de nous tromper. Or, il y a des thèmes sur lesquels l’historien est pris en défaut. Lee Harvey Oswald était-il le seul assassin de Kennedy ? Je pense qu’il est important de réfléchir sur cette thématique franc-maçonne. Je dis réfléchir car je n’apporte pas de réponse tranchée.
On a beaucoup parlé du rôle des francs-maçons durant la Révolution, dont Napoléon était un enfant. Est-ce son premier lien avec la franc-maçonnerie ?
Non. Napoléon est issu d’une famille où tous ses membres sont francs-maçons. Son père, Charles, ainsi que tous ses frères et tous les maris de ses sœurs étaient francs-maçons. Même Joséphine était grande maîtresse d’une loge d’adoption et était mariée avec de Beauharnais qui l’était également. Il a baigné dès son plus jeune âge dans la maçonnerie. À son arrivée à Toulon, après sa fuite de Corse, son frère Joseph a été initié à Marseille à la loge La parfaite sincérité, le 8 octobre 1793 et il était en compagnie, c’est très important, du conventionnel Antoine-Christophe Saliceti. Il a joué un très grand rôle auprès de Bonaparte puisqu’il lui a sauvé sa carrière à deux reprises en le dissuadant de prendre la tête de l’armée de Vendée, qui a commis les massacres que l’on connaît, et celle du corps expéditionnaire pour libérer l’Irlande, qui a été un échec.
Si son père, tous ses frères, ses sœurs, et même sa femme, ont tous été francs-maçons, comment ne l’a-t-il pas été ?
Lui qui était curieux de tout, fougueux, meneur, allait rester à la maison tandis que tout son entourage était actif dans des loges ? Cela paraît inimaginable. Mais contrairement à chaque membre de sa famille, il n’existe aucune trace d’initiation de Napoléon, nulle part. Rien ne le prouve historiquement.
Pourquoi n’avons-nous aucun document ?
Parce que tous ses proches ont occupé des postes importants au sein de la franc-maçonnerie. Pourquoi pas Napoléon ? Il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Le jeune Bonaparte ne sait pas, à 24 ans, s’il va devenir empereur des Français. Il a de l’ambition mais il ne voit pas si loin. Ouvert à tout, je pense qu’il entre en maçonnerie mais lorsqu’il devient empereur, comment peut-il continuer à avoir une autorité s’il continue à être tutoyé, dans cet esprit maçonnique. Le maréchal Lannes, franc-maçon, était le seul à continuer à le tutoyer et cela mettait Napoléon dans une colère noire. Tant et si bien qu’il a muté son ami au Portugal et qu’à son retour, il avait cessé cette familiarité avec l’empereur.
Comment explique-t-on l’expansion du nombre de loges, de 300 à 1 200, à son arrivée au pouvoir, après son coup d’État ?
En 1789, il y avait 320 loges. On passe à zéro en 1793, elles ont été décimées par la Terreur. En 1804, on en compte 300 et 1 219 à la chute de l’Empire en 1814. Là, on entre dans le volet politique de Napoléon. Il était certes noble mais ne pouvait pas avoir la prétention de détenir le pouvoir divin. Il s’est rapproché du pape mais ne souhaitait pas se mettre sous la domination du pouvoir catholique. Il a donc créé un contre-pouvoir à travers la franc-maçonnerie. Il existait alors deux tendances franc-maçonnes, une écossaise, reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre – la Grande Loge Nationale Française (GLNF) actuelle – et le Grand Orient (GO). Ce dernier estimait, comme aujourd’hui, que la maçonnerie devait donner libre choix et ne pas imposer un dogme, quel qu’il soit. Y compris la croyance en ce Grand architecte de l’univers défendu par les loges écossaises. Si on part du postulat que Bonaparte a été initié, il faisait partie de la même tendance maçonnique écossaise que sa famille. Mais puisque cette tendance est catholique et qu’il ne souhaitait pas se soumettre à ce pouvoir, il a favorisé le GO. Avant son couronnement en 1804, il a réuni les deux maîtres de la GLNF et du GO et leur a imposé de fusionner dans une seule loge dirigée par le GO. Imaginez le tollé des Écossais ! Ils contestent mais finissent par se soumettre. Napoléon obtient son contre-pouvoir au pape. Il ira jusqu’à nommer Portalis ministre du culte, alors même qu’il est franc-maçon.
Le GO a eu la mémoire courte en se rapprochant de Louis XVIII à l’abdication de Napoléon et est finalement revenu vers lui au moment des Cent Jours avant de l’abandonner au moment de la Restauration…
Des historiens disent que Napoléon a favorisé la maçonnerie mais que cette dernière a favorisé le déclin de l’Empire. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Mais le GO a participé aux luttes de pouvoir.
Les éléments qui prouveraient que Napoléon était un frère sont-ils nombreux ?
Oui. Le procureur impérial, numéro un de la justice, le patron de la gendarmerie, tous deux francs-maçons, ont lu des discours en loge disant par exemple leur reconnaissance pour l’empereur Napoléon, « notre illustre frère, à qui nous devons le rétablissement de la maçonnerie ». Le procureur impérial, en 1811, a dit : « Qu’il vive à jamais ce patron que l’univers entier révère. Cet immortel et franc-maçon, ce grand monarque est notre frère. » Comment pouvait-il laisser passer cela s’il ne l’était pas ? Il n’a d’ailleurs jamais démenti qu’il n’en faisait pas partie. Au moment du retour des cendres de l’empereur, une loge écrit en 1840 : « Une fête aura lieu le 20 décembre dans notre atelier, à l’occasion de l’arrivée de la dépouille mortelle de l’empereur Napoléon, membre de notre ordre. » À cet instant, cela fait vingt ans qu’il est mort, les francs-maçons n’avaient aucun intérêt à le mentionner ainsi s’il ne l’était pas. Il y a bien d’autres preuves mais il manque la principale, la mention officielle et historique de son initiation. Cela dit, Louis XVI était également franc-maçon mais nous ne disposons pas non plus de cette mention.
A contrario, les éléments selon lesquels Napoléon n’était pas franc-maçon ?
Dans ses mémoires, le chirurgien irlandais rapporte un échange qu’il a eu avec Napoléon à propos de la franc-maçonnerie, en 1816, à Sainte-Hélène. Il lui dit : « C’est un tas d’imbéciles qui s’assemblent pour faire bonne chère et exécuter quelques folies ridicules. Néanmoins, ils font de temps à autre de bonnes actions, ils ont aidé la Révolution et récemment encore ont diminué la puissance du Pape et l’influence du clergé. » Certains historiens affirment également qu’avec son caractère, Napoléon n’aurait jamais pu se plier aux rites maçonniques, notamment lorsque vous êtes initié.
C’est plutôt faible…
Je pense que Bonaparte a été initié et qu’il a pris ses distances avec la franc-maçonnerie lorsqu’il a pris le pouvoir, tout en l’utilisant. En 1806, un vénérable maître écrit, au moment de l’union des deux obédiences : « Général, il est leur frère, empereur, il est leur ami. » Cela veut tout dire, selon moi.
Mon intime conviction est que Bonaparte a été initié, que l’empereur ne l’était pas. D’après moi, il a été initié en 1793, à Marseille, au sein de la loge la Parfaite sincérité, la même que celle de son frère Joseph et de Saliceti. Mais toutes les hypothèses sont sur la table.
Comment expliquez-vous qu’il y ait si peu de livres sur le sujet ?
Beaucoup considèrent que cela appartenait à son jardin secret. Mais il s’agit d’un empereur tout de même et ses choix, comme celui de la franc-maçonnerie, ont influé sur sa façon de gouverner et façonner le pays. La question est digne d’intérêt pour cela.