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La preuve irréfutable que le footballeur Kylian Mbappé est Franc-maçon

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Chaque semaine, nous vous présentons une sélection de sites antimaçonniques. Le choix de la semaine est pour le moins « perché ». En effet, les auteurs de la vidéo ci-dessous nous fournissent les preuves irréfutables que le footballeur international français Kylian Mbappé,

qui évolue au poste d’attaquant au Paris Saint-Germain (PSG), en Ligue 1 et qui est la star actuelle du mondial au Qatar dans l’équipe de France, est un Franc-maçon de la Grande Loge de France.

Vous le constaterez par vous-même, qu’il est difficile de contester de telles preuves. Il est juste à regretter que l’auteur de la vidéo n’ait pas pris quelques cours de français avant de commencer à commenter ses images.

https://youtu.be/1fo85uAPp0I

Un mémorial commémorant les francs-maçons tués à la guerre découvert dans un étang

De notre confrère canadien cbc.ca – Par Chris Ensing

Quand on lui a dit que le mémorial maçonnique de Malden Park avait été enlevé et retrouvé dans un étang, Gene Lotz était très contrarié. « N’oublions pas, les gens qui ont fait cela ont oublié ce qu’est un mémorial de guerre », a déclaré Lotz, membre de la Fraternité maçonnique et président de l’effort de construction du mémorial. « L’effort pour l’arracher de sa base, le traîner sur une colline et le jeter dans un étang a pris beaucoup d’énergie. »

« Et pour quoi ? Pour rien. »

Lotz a reçu un e-mail et un appel téléphonique d’un ami samedi au sujet de l’incident. Lotz et son ami ont d’abord essayé de retirer le mémorial de l’étang, mais ils l’ont trouvé trop lourd. Heureusement pour eux, quelqu’un d’autre était à proximité.

Un socle en pierre avec une tablette de granit manquante
Le Mémorial maçonnique n’est plus à Malden Park. Gene Lotz, membre de la Fraternité maçonnique, a déclaré qu’il croyait que ceux qui ont fait cela ont oublié les sacrifices consentis par les soldats canadiens pendant la guerre. (Soumis par Gene Lotz)

« Un employé de la ville se trouvait là », a-t-il déclaré. « Le lendemain, quand nous y sommes allés, il a été sorti de l’eau et mis quelque part. »

Lotz a récemment publié un livre contenant tous les noms des plus de 1 300 soldats du comté de Windsor-Essex qui ont été tués en temps de guerre. Le mémorial de Malden Park ne contenait que les noms des soldats francs-maçons.

Le mémorial a été rénové il y a deux mois, selon Lotz. Il a déclaré que le mémorial avait subi de l’usure et du vandalisme mineur depuis son inauguration par la ville de Windsor le 11 novembre 2000.

Jason Moore, directeur principal des communications et du service à la clientèle de la ville de Windsor, a déclaré qu’il contacterait le personnel des parcs et des loisirs afin qu’il puisse enquêter sur l’incident.

Le retrait du mémorial « m’a brisé le cœur »

Lotz, qui croit que le vandalisme est un problème dans tous les parcs de Windsor, a déclaré que cet incident « m’a brisé le cœur ».

« J’ai un faible pour les vétérans qui ont donné leur vie pour défendre notre pays », a déclaré Lotz. « Voir leur mémoire [oubliée], le degré de… je ne peux même pas trouver de mots pour ça. Ça fait vraiment mal. »

Bien qu’il ne sache pas qui a enlevé le mémorial, Lotz veut qu’ils sachent que ce qu’ils ont fait n’a aucun sens pour « prouver que vous êtes un dur à cuire ».

« J’espère qu’ils apprécient le coût que ces personnes ont abandonné pour notre avenir, notre sécurité et nos communautés », a-t-il déclaré.

Nostradamus, l’éternel retour

De notre confrère histoire-image.org – Par Alexandre SUMPF

CONTEXTE HISTORIQUE : Une légende des temps moyenâgeux

Au début du XIXe siècle, l’éditeur Pellerin, qui fera le succès de l’image dite d’Épinal, reproduit en lithographie un « portrait véritable » de Michel Nostradamus qui n’a d’authentique que la représentation qu’on se fait alors de la Renaissance. Michel de Nostradame (1503-1566) a bien existé et est resté fameux pour ses Prophéties publiées à Lyon en 1555. Il fait partie des astrologues favoris de Catherine de Médicis, qui ne décidait de rien sans avoir consulté Nostradamus ou l’un de ses concurrents.

Alors que l’époque est à l’humanisme, l’apothicaire provençal rattache son art divinatoire à l’Antiquité et puise son inspiration dans plusieurs écrits oubliés du Moyen-Âge. Son style hétéroclite mêlant latin, grec, provençal et moyen français, fait beaucoup pour nimber de mystère ses prédictions, encourager la bataille entre exégètes et susciter des compléments apocryphes. L’intérêt ne tarit pas avec des ouvrages à son sujet en 1589, 1672, 1701, 1710, 1824 et 1860, date à laquelle Henri Torné-Chavigny publie L’Histoire prédite et jugée par NostradamusTexte de l’édition de 1566, à Lyon, par Pierre Rigaud. Preuves tirées des auteurs les plus connus. C’est dans ce contexte que Charles Canivet, graveur pour la maison Pellerin au début du siècle, réalise une image souvent reproduite depuis. Quand Léon Saussine (?-1899) ou ses successeurs commanditent le jeu de société Les prédictions de Nostradamus, les illustrateurs maisons s’inscrivent dans une autre tradition picturale, celle du mage médiéval. À cette époque, signe que l’aura du médecin de Salon-de-Provence ne faiblit pas, Michel Zevaco (1860-1918) lui consacre un feuilleton à succès publié par épisodes du 16 avril au 26 août 1907. Après une carrière de journaliste de terrain, Zevaco s’est spécialisé dans le roman-feuilleton et, très vite en 1905, Maurice Buno-Varilla le recrute au Matin, dont il est l’auteur vedette avec Gaston Leroux. La page commentée est un tiré à part dont l’image servira à la couverture de l’édition en volume dans la collection « Livre populaire » chez Fayard.

ANALYSE DES IMAGES

Portrait cubiste du mage

Anonyme. Paris, Bibliothèque nationale de France (BnF).

Entre le début du XIXe siècle et le début du XXe siècle, Nostradamus revêt divers costumes témoignant à la fois des modes littéraires et de l’évolution des représentations du passé. Canivet opte pour un portrait en pied dans un cadre stylisé, avec un titre insistant sur la célébrité du personnage et une brève biographie en pied de page. L’un de ses distiques fameux est imprimé à la hauteur de sa tête. Les couleurs franches rouge, vert et or parent à la fois son costume d’époque et le sol qu’il foule, métaphore de ses nombreux voyages. Sur fond blanc constellé de quatre étoiles, le personnage à l’étrange cape fourrée et au petit chapeau de colporteur se dirige vers la gauche, c’est-à-dire le passé, le doigt levé. Cette silhouette barbue se trouve multipliée avec un avatar regardant le ciel à travers une lunette, à gauche, et un autre rédigeant ses prophéties (le doigt levé) à sa table, à droite.

Un siècle plus tard, la scène se situe en intérieur, entre décor de cour et cabinet d’astrologue que vient donc visiter rien moins que Catherine de Médicis (détail). La reproduction méticuleuse des costumes d’époque contraste avec l’amalgame des époques dans la partie où se tient Nostradamus. Entretenant la confusion avec l’étude des astres (astronomie), le dessinateur insère des détails relevant de la science (lunette, livres, fioles, globe astral) et de la magie (figure de femme dans les flammes, costume d’enchanteur à chapeau pointu). Si la barbe est devenue blanche, le doigt reste levé.

Quant à l’illustration en couleurs vives offerte aux lecteurs du Matin en 1907, elle déroge très nettement du style habituel en présentant un personnage guerrier sur son cheval cabré, noble, en train de sauver des griffes d’écorcheurs du bas peuple une jeune femme pure (blonde et vêtue de blanc), à coups d’épée rageurs

INTERPRÉTATION

Sciences occultes et émotions populaires

Le choix fait par l’illustrateur du Matin de ne pas figurer le mage sous un jour fantastique peut étonner, puisque depuis au moins le Roman de la Momie, de Théophile Gautier, la traduction des nouvelles de Poe par Baudelaire et les romans de Jules Verne, ce genre est très prisé. Sans doute s’agissait-il de ne pas désorienter le lectorat avide d’un roman historique à la Pardaillan, qui pourrait s’étonner du détour inattendu de Zevaco par la parapsychologie et l’alchimie. En revanche, alors que les lieux de spectacle se multiplient et que de nouveaux genres apparaissent chaque jour, l’éditeur de jeux Saussine ne se prive pas d’en appeler à un double imaginaire : celui, historique, des périodes sombres de l’histoire nationale, et celui, plus récent, des illusionnistes. L’orientalisme aidant, la figure de la « diseuse de bonne aventure » s’impose dans les mentalités. Après l’araignée devineresse de Victor Sies, Saussine dépose en 1870 un brevet de jeu magnétique dont il produit des versions en fonction de la mode, depuis le Moustachu Bensassi à l’oiseau bleu en passant par la tortue devineresse et l’Ange Gabriel. Ces jeux magnétiques d’oracle (truqué) jouent à la fois sur le spiritisme et les croyances ésotériques profitant de l’affaiblissement de la foi chrétienne, de la situation politique et diplomatique tendue qui aiguise le besoin de savoir de quoi sera fait l’avenir, de la profusion d’informations aussi sensationnelles que contradictoires – le Matin en était le grand spécialiste. Ce contexte singulier, qui n’est pas sans rappeler le début du XIXe siècle entre guerres révolutionnaires et impérialisme français, réactive le personnage ambigu de Nostradamus, assez célèbre pour figurer dans la galerie des grands hommes de Pellerin, mais à cheval entre histoire et légende.

Bibliographie

Denis Crouzet, Nostradamus. Une médecine des âmes à la Renaissance, Paris, 2011.

Jean-Marie Lhôte, Histoire des jeux de société, Flammarion, Paris, 1993.

Pierre Riffard, Dictionnaire de l’ésotérisme, Paris, Payot, 1993.

Glossaire

Imagerie populaire : Née avec les techniques d’impression mécanique qui permettent la reproduction d’une même image à l’infini et sa diffusion à moindre coût et au plus grand nombre à des fins d’information, mais également de propagande. L’un des principaux centres de fabrication de ces gravures populaires est Épinal – on parle en ce cas d’images d’Épinal.

Renaissance : Mouvement artistique né au XVe siècle en Italie et qui se diffuse dans le reste de l’Europe au XVIe siècle. Il repose sur la redécouverte, l’étude et la réinterprétation des textes, monuments et objets antiques. À la différence de la pensée médiévale qui donne à Dieu une place centrale, c’est l’homme qui est au cœur de la pensée de la Renaissance.

Pour citer cet article

Alexandre SUMPF, « Nostradamus, l’éternel retour », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 10/12/2022. URL : histoire-image.org/etudes/nostradamus-eternel-retour

La franc-maçonnerie au Venezuela de Maduro : persécutions, arrestations, disparitions et exécutions

De notre confrère vénézuelien elnacional.com – Par Stéphane Oria

L’essai « Origines de la franc-maçonnerie au Venezuela » de Luis Capecchi aborde les phases de la franc-maçonnerie au cours des différentes étapes politiques, des XVIIIe, XIXe et une grande partie du XXe siècle. Il s’agit d’un ouvrage descriptif académique d’intérêt politique extrêmement utile, étant donné qu’il permet de comprendre le comportement de la Grande Loge du Venezuela et quel a été le rôle joué par les intérêts politiques dans les organes institutionnels de la franc-maçonnerie à leurs époques respectives.

On sait que l’indépendance du Venezuela et du reste des colonies a été dirigée par des francs-maçons, dans le cas de Francisco de Miranda, Simón Bolívar, José de San Martín, O’Higgins. Au Venezuela, la franc-maçonnerie du XIXe siècle a eu son premier Grand Maître à Diego Bautista Urbaneja, de son premier président José Antonio Páez à Ignacio Andrade ils étaient francs-maçons, c’est le président Antonio Guzmán Blanco qui a terminé le Grand Temple situé des Jésuites à Maturín. On dit qu’une bonne partie des projets gouvernementaux ont été réalisés dans les loges. C’est avec la chute de la période connue sous le nom de libéralisme jaune que la présence de la franc-maçonnerie dans les espaces de pouvoir a diminué, pour finir par disparaître avec l’arrivée du général Joaquín Crespo.

La franc-maçonnerie au temps de Gómez

La perte d’influence maçonnique s’est poursuivie avec le général Gómez au pouvoir. Ce que Capecchi dit du régime Benemérito, c’est que « le Gomecismo n’a jamais persécuté la franc-maçonnerie. Il a préféré l’ignorer. »

J’ai trouvé intéressant de partager avec vous la transcription de la conversation entre le Grand Maître Jacobo Bendhan Chocrón et Juan Vicente Gómez. Selon Capecchi, « le Dr Bendhan tremblait en pensant à La Rotonde et à d’autres choses qui lui passaient par la tête », mais le dialogue était court et amical :

« Alors, vous êtes le chef de la franc-maçonnerie ? », lui a demandé Gómez.

« Oui, je suis le Grand Maître de la Grande Loge de la République du Venezuela, mon général.

« Et qu’est-ce que tu fais en franc-maçonnerie ?

« Nous nous sommes rencontrés pacifiquement pour parler de l’importance des vertus et de la moralité. Nous inculquons également l’amour du travail, le respect du pays et la pratique des bonnes coutumes.

« Aha, j’aime ça. » Tant qu’ils prêcheront l’amour du travail, le respect de la patrie et la pratique des bonnes mœurs, ils ne seront jamais inquiétés.

« Et est-il vrai que le libérateur Bolivar était un franc-maçon ? »

« Oui, Votre Excellence. Le libérateur Bolívar était membre de la franc-maçonnerie.

« Aha, très bien, ils me l’ont déjà dit. »

Capecchi conclut que ce niveau de reconnaissance institutionnelle de la franc-maçonnerie au régime Benemérito leur a permis de fonctionner en temps de dictature. Il dit dans l’essai: « Les espions du dictateur et certains francs-maçons qui occupaient des postes élevés ou étaient ses partenaires, l’ont constamment informé de ce qui se faisait dans la Confédération maçonnique, où les réunions étaient anodines et ne représentaient aucun danger pour le régime » .

Une fois Gómez mort, il a été remplacé par le général Eleazar López Contreras, qui a apporté de profonds changements au gouvernement, en commençant par la libération des prisonniers politiques et en permettant le retour des exilés, y compris un groupe de dirigeants politiques importants qui sont également des francs-maçons.

Capecchi souligne qu’il y avait des frictions entre les factions de Gomez qui s’opposaient aux changements, l’une des plus amères étant celle dirigée par le général León Jurado, un éminent franc-maçon. De lui on dit que sa ténacité et sa cruauté étaient célèbres, mais il s’est également distingué par ses dons d’humanité, libérant chaque année des prisonniers politiques. La vérité était que López Contreras l’a démis de ses fonctions avec d’autres gomecistas furieux et les a remplacés par d’éminents démocrates Rómulo Gallegos, Alberto Adriani, Alberto Smith et d’autres.

Francs-maçons présents en 1948

Avec l’arrivée au pouvoir du général de division Isaías Medina Angarita à la suite d’une élection au second degré au Congrès national, son gouvernement a légalisé les partis politiques, autorisé le fonctionnement des syndicats, mis en œuvre la fixation des salaires et promulgué la loi sur la sécurité sociale obligatoire, et de nombreuses avancées sociales ; cependant, il n’a pas soutenu la réforme constitutionnelle pour permettre l’élection directe, universelle et secrète du Président de la République que les partis politiques réclamaient. Cela a déterminé son renversement le 18 octobre 1945 par un coup d’État civilo-militaire mené par les militaires, regroupés dans l’Union patriotique militaire, en partenariat avec les dirigeants du parti Action démocratique, parmi lesquels se distingue son chef Rómulo Betacncourt.

La période s’appelle le triennat adeco, c’est la période qui inaugure le modèle de démocratie représentative au suffrage universel au Venezuela. Le président élu est Rómulo Gallegos, certains des membres de son gouvernement étaient membres de la franc-maçonnerie (…) Alejandro Oropeza Castillo (franc-maçon), Raúl Leoni (franc-maçon), Valmore Rodríguez (franc-maçon) et Luis Beltrán Prieto Figueroa (franc-maçon).

Dans le cas du franc-maçon Luis Beltrán Prieto, son travail en tant que ministre de l’Éducation du gouvernement Betancourt se démarque, une période qui a institutionnalisé le programme laïque de l’éducation vénézuélienne. Prieto a été co-auteur du premier projet de loi sur l’éducation en 1948, il a déclaré à l’époque : « Tout État responsable doté d’une autorité réelle assume l’orientation générale de l’éducation comme sa fonction. Cette orientation exprime sa doctrine politique et, par conséquent, façonne la conscience des citoyens.

Pour Capecchi, la Grande Loge du Venezuela n’a pas joué un rôle notable tout au long de cette transition, étant donné qu’elle avait une histoire de coopération avec le gouvernement Gómez dont elle ne pouvait se séparer.

Pendant le régime de Gómez, des personnalités qui se sont ensuite distinguées dans le gouvernement Gallegos et qui étaient des francs-maçons ont été gardées en prison : Alejandro Oropeza, envoyé comme prisonnier au château de Puerto Cabello en 1928 et Valmore Rodríguez, emprisonné au château de San Carlos.

Dans le cas de Raúl Leoni, qui était un autre franc-maçon éminent, la tyrannie de Gómez l’a maintenu en exil jusqu’à ce qu’il puisse revenir en 1941 grâce au processus d’ouverture et de légalisation des partis qui a eu lieu dans le gouvernement d’Isaías Medina Angarita. Le franc-maçon Raúl Leoni a été ministre du Travail dans le gouvernement Gallegos.

Un autre franc-maçon éminent était Andrés Eloy Blanco, qui en 1946 a été élu président de l’Assemblée nationale constituante a appelé à la réforme de la Constitution, qui établit le suffrage universel, direct et secret. Dans le gouvernement Gallegos, il a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères. Il a commencé la franc-maçonnerie en 1925, dans la Respectable Candor Lodge n ° 27, à San Fernando de Apure, travaillant dans le Rite Écossais Ancien et Accepté.

Au cours de la période triennale adeco, une commission a été créée pour enquêter sur les allégations de torture de détenus politiques, les enquêtes ont conclu qu’il y avait des cas de violations des droits de l’homme. La junte gouvernementale révolutionnaire procède à la destitution des responsables de leurs postes. Le 11 janvier 1947, le gouvernement libère tous les prisonniers politiques qui affirment avoir été torturés.

Les luttes intestines entre les militants des partis Acción Democrática et Copei fournissent des excuses à une junte militaire pour retirer les Gallegos du pouvoir, les envoyant en exil. Le coup d’État a été dirigé par Marcos Pérez Jiménez, avec Carlos Delgado Chalbaud, qui a établi une dictature militaire.

Raúl Leoni et d’autres dirigeants démocrates de premier plan ont tenté de restaurer la république en installant un nouveau gouvernement provisoire, mais il a été capturé et emprisonné pendant 8 mois, plus tard, il serait également expulsé en exil.

Selon l’essai de Capecchi, pendant la dictature de Pérez Jiménez, la franc-maçonnerie institutionnalisée dans la Grande Loge a de nouveau joué le même rôle qu’à l’époque de Gómez.

L’essai de Capecchi met en évidence que des trois soldats qui ont participé au renversement du gouvernement de Rómulo Betancourt, l’un était franc-maçon, c’était Felipe Llovera Páez.

Dans l’essai, on lui attribue de bonnes relations avec les autorités de la Grande Loge : « Il a été bienveillant avec certains francs-maçons emmenés en prison pour avoir participé à des activités subversives, on peut en dire autant du célèbre Bachiller Castro, bras droit de Pedro Estrada, chef de la sécurité nationale. Beaucoup prétendent que Bachiller Castro a sauvé de la torture et d’autres atrocités de nombreux opposants qu’ils ont identifiés comme des francs-maçons.

Au temps de Pérez Jiménez

Apparemment, d’une certaine manière, la connexion du haut niveau maçonnique avec les chefs de la répression dictatoriale a été utile, Capecchi rapporte que « pendant la dictature de Pérez Jiménez, l’atmosphère politique raréfiée, la suspicion et la méfiance qui prévalaient à tous les niveaux, ont produit trois camps de francs-maçons bien différenciés : les démocrates et les progressistes situés dans la résistance, les partisans du gouvernement et les entrepreneurs étrangers qui profitaient des avantages que leur accordait le régime, et les indifférents qui ne se préoccupaient que de vivre leur vie sans diriger aucune type de risques », très similaire à la réalité actuelle avec Maduro.

Concernant le Grand Maître de l’époque de Pérez Jiménez, Capecchi dit que « Parmi ses plans personnels, il avait en tête de faire démolir le Grand Temple maçonnique pour la construction d’un bâtiment, un plan qui a été frustré lorsque l’entreprise avec laquelle il planifiait pour réaliser le Les travaux n’offraient pas les garanties nécessaires.

La période de la démocratie

Selon l’essai de Capecchi, avec l’arrivée de la démocratie en 1958 et la récupération de l’institutionnalité, les gouvernements démocratiques ont ignoré la franc-maçonnerie institutionnelle vénézuélienne, apparemment elle n’a pas pu se débarrasser de sa réputation liée aux dictatures ; A cet égard, la phrase de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu a toute sa place : « Si vous êtes neutre dans des situations d’injustice, cela signifie que vous avez choisi le côté oppressif ».

Avec l’avènement de la démocratie après la chute de la dictature de Marcos Pérez Jiménez, le franc-maçon Raúl Leoni est retourné au Venezuela en devenant le premier président du Sénat et du Congrès de la République entre 1959 et 1963, et le deuxième président du Venezuela de 1964 à 1969.

Capecchi dit que l’ordre a perdu de son influence de manière significative, « aucune de ses références historiques n’a suffi à attirer l’attention des dirigeants du siècle dernier et ce qui se passe dans celui-ci. La politique erronée d’isolement systématique l’a marginalisée des grands mouvements d’opinion, où une institution méritoire, comme la franc-maçonnerie, avec des dirigeants habiles aurait pu obtenir un prestige et un pouvoir retentissants ». Phrase Capecchi, « toutes ces années de l’ère démocratique vénézuélienne, auraient dû être le cadre propice à l’agrandissement de la franc-maçonnerie, mais nous répétons le manque de leadership, d’imagination, de sens de l’opportunité, d’organisation moderne et d’utilisation intelligente des ressources humaines,

Actuellement, la Grande Loge maintient une reconnaissance institutionnelle du gouvernement Maduro et on soupçonne que sous certaines facettes, les autorités ont collaboré aux enquêtes des trois principaux bureaux de police du régime dans la persécution des francs-maçons opposés au régime, ces policiers sont les DGCIM connu sous le nom de Direction du contre-espionnage militaire, SEBIN, le Service de renseignement bolivarien et le Corps d’enquête criminelle et scientifique criminelle du CICPC.

Le régime de Maduro est considéré par la communauté internationale comme répressif et violateur systématique des droits de l’homme. Des organisations telles que les Nations unies l’ont dénoncé et ses rapports font partie du dossier de preuves conservé par le parquet de la Cour pénale internationale, où une enquête a été ouverte sur le régime Maduro pour crimes considérés comme contre l’humanité. Parmi les affaires faisant l’objet d’enquêtes figurent des exécutions extrajudiciaires et des disparitions forcées de maçons.

Dans ce que nous avons lu de l’essai de Capecchi, il ressort que la conduite de neutralité politique assumée par la Grande Loge du Venezuela contre des régimes totalitaires tels que ceux de Gómez et Pérez Jiménez, l’a ébranlée au point qu’elle a été ignorée dans la période démocratique.

Avec l’arrivée de Chávez au pouvoir, il y a eu un rapprochement progressif, mais il s’est consolidé sous le régime de Maduro avec le mandat du Grand Maître Ubaldo Jiménez Silva. C’est sous l’administration de José Bericotte que la Grande Loge décrète trois jours de deuil dans toutes les loges de sa juridiction à la mort d’Hugo Chávez. Dans leur récit, ils ont déclaré que la disparition physique de Chávez « affecte à un degré superlatif à la fois le sentiment national et l’engagement patriotique du nom vénézuélien ».

La Grande Loge otage de Maduro

L’histoire des francs-maçons assassinés par Maduro est connue de la communauté, il s’agit d’anciens fonctionnaires Oscar Pérez et José Pimentel, affiliés à la loge Santiago Mariño N 208. Lorsque le franc-maçon Oscar Pérez s’est rebellé contre Maduro, le 27 juin 2017, une série d’événements se sont déclenchés en parallèle dans la Grande Loge du Venezuela.

Trois heures ne se sont pas écoulées depuis la transmission de la vidéo d’Oscar annonçant sa désobéissance civile par l’application de l’article 350 de la constitution, alors que le vénérable maître de sa loge, le vénérable maître Rubén Rodríguez, convoquait les membres de l’atelier pour une tenue réunie dans le but de le poursuivre.

Je me souviens d’avoir été l’un de ceux qui ont reçu cet appel, étant donné que je faisais partie du même atelier qu’Oscar Pérez. Naturellement, nous étions tous inquiets, cela nous a pris par surprise, c’était l’un des nôtres qui avait pris la décision d’affronter le tyran, connaissant le personnage de Maduro, fondamentalement la réputation criminelle de son appareil policier, le moins que nous puissions attendre était des conséquences pour nous tous qui connaissions Oscar.

Lors de la conversation téléphonique que j’ai eue avec Rodríguez, il m’a dit que le procès était l’idée des autorités de la Grande Loge, en particulier du Grand Procureur.

Au cours des jours précédant le procès, un document prétendument signé par Ubaldo Jiménez et Alfredo Tovar en tant que secrétaire de la Grande Loge a circulé, dans lequel ils accusaient Oscar du crime de « traître à la patrie ». J’ai pu lire cette brochure, et cela m’a semblé être une blague, mais malheureusement le crime est typifié dans le Statut de poursuite de la Grande Loge, frère Tovar s’est justifié qu’il n’a pas signé ce document et qu’il est faux.

Selon moi, déclarer un traître à la patrie relève de la responsabilité d’un gouvernement, la franc-maçonnerie ne doit pas s’impliquer ou obéir à ce type de législation, les circonstances concernant la qualification de traître sont subjectives et cela dépend de qui l’argumente ou le signale, en le cas du régime de Maduro, pour eux, un traître au pays est quiconque n’est pas d’accord, pour ce crime présumé, de nombreux Vénézuéliens ont été condamnés à de terribles peines de prison, d’autres ont été persécutés, disparus et même assassinés.

Concernant ce document, je vais partager une partie de ce texte qui a circulé sur les réseaux sociaux :

Le Très Resp :. Grand Maître de la Très respectable Grande Loge de la République du Venezuela R:.H:. JUAN UBALDO JIMENEZ SILVA, en vertu des pouvoirs dont il est investi et par l’autorité de la loi au nom de la Haute Chambre maçonnique de justice, je remplis le devoir de publier cette déclaration,

CONSIDÉRANT

1. La constitution de la Grande Loge de la République du Venezuela dans ses articles 4, titre IV, du rite des francs-maçons qui exprime « Tous les hommes régulièrement initiés dans l’une des Loges de la Juridiction de la République du Venezuela sont des francs-maçons, ou dans tout autre atelier relevant de la juridiction d’une Puissance maçonnique régulière » et l’article 16 « Tout Franc-maçon, même s’il n’est pas affilié, est soumis au gouvernement de la fraternité et peut être jugé et puni par l’une quelconque des Loges de la juridiction où il réside. ».

2. Que l’article 18 dudit titre précise « Les devoirs des Francs-Maçons sont : 1) Veiller à l’Intégrité de la Patrie, 2) Obéir aux lois du pays où ils résident, et 3) Respecter l’honneur et la propriété d’autrui. De même, l’article 20 mentionne « La qualité de franc-maçon se perd : 1) pour trahison contre la patrie, 2) pour action déshonorante ; et celui dont la perte de ladite qualité a lieu dans une sentence définitive prononcée dans un procès maçonnique conformément à l’article 21 de notre constitution.

3 que l’une des attributions en tant que Grand Maître conformément aux dispositions de l’Ordre Juridique Positif est d’agir comme Juge et de présider le tribunal au Statut du Procès Maçonnique.

ACCORD ET DURÉE

1. Tenez procès contre Q:.H:. Oscar Alberto Pérez, carte d’identité N 15943499, après avoir évalué la conduite dans les différents événements où le Q:.H:. Oscar Alberto.

Je ne suis pas allé au prétendu manque d’affiliation d’Oscar, en tant que politologue, je comprends ce qui s’en venait comme une purge et même à ce moment-là, je craignais la persécution politique, je suis pratiquement entré dans la clandestinité.

Le procès maçonnique remporté par Oscar Pérez

Un témoin de l’événement me dit qu’il n’y a pas eu de procès maçonnique contre Oscar en termes strictement juridiques, à la place le vénérable maître a mis en place une table ronde, où chaque frère a donné son avis sur le maintien ou le renvoi d’Oscar Pérez et José Pimentel, selon La version J’ai, la plupart des personnes présentes étaient en faveur de ne pas irradier les frères Oscar Pérez et José Pimentel.

Malgré cette position, le vénérable maître ainsi que trois dignités ont pris des décisions exécutives qui impliquaient en pratique qu’Oscar Pérez avait été irradié.

L’une de ces décisions controversées a été de refuser l’entrée de l’atelier à Oscar Pérez et José Pimentel fin juillet 2017, lorsqu’ils l’ont visité après l’acte de rébellion.

Un témoin m’a fait savoir que le vénérable professeur Ruben Rodríguez avec trois dignités de l’atelier, c’étaient le procureur et le frère expert, par respect pour l’un d’eux dont je suis devenu un grand ami, je ne le citerai pas, l’autre frère est décédé, tous les trois ont pris la décision de refuser l’accès à Oscar Pérez, sans aucun doute un acte honteux et répréhensible ; être emporté par leur fanatisme pour Chávez a probablement contribué notamment à entraîner l’atelier dans cette direction insensée. Un quatrième frère, le Vénérable Maître par intérim de 2018 Jesús Betancourt, serait responsable de la collecte de signatures pour soutenir le document émis par la Grande Loge sur la Grande Maîtrise du Colonel Jiménez Silva,

Au sujet des rébellions contre l’État menées par les francs-maçons, les constitutions des francs-maçons de 1723 citent ce qui suit :

Des devoirs d’un franc-maçon. Chapitre II Du chef de l’État et de ses subordonnés.

« …Ainsi, si un frère se révolte contre l’État, il ne faut pas le soutenir dans sa rébellion, même s’il est plaint d’un tel malheur ; et s’il n’est reconnu coupable d’aucun crime, même si la Fraternité loyale devait condamner la rébellion et ne pas donner au Gouvernement le moindre motif de soupçon ou même le moindre fondement à ce sujet, ils ne pourront pas l’expulser de la Loge et sa relation avec lui reste intacte.

Cette loi a plus de deux cents ans, au moment où elle a été rédigée, elle constituait une avancée significative, il s’agissait de la reconnaissance du droit de conscience à une époque régie par des monarchies absolues, mais depuis sa rédaction, il y a eu des changements importants dans droit constitutionnel, ainsi que pour avoir une interprétation adéquate de ces frontières, il est nécessaire de les concilier avec le présent, cela explique la participation des francs-maçons à l’élaboration de documents importants en faveur des droits de l’homme, en particulier il convient de souligner l’œuvre d’Henry Laugier, secrétaire général adjoint de l’ONU, affilié au Gram Orient français, qui a joué un rôle clé dans le processus qui a conduit à l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme le 10 décembre 1948.Ami fidèle de René Cassin et proche d’Éléonore Roosevelt, épouse du franc-maçon Franklin Delano Roosevelt, tous deux promoteurs de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Lors de la réunion des 50 nations au Palais de Chaillot à Paris, Laugier s’est adressé aux délégués en ces termes « La mission de la Commission des droits de l’homme consiste à poursuivre, en temps de paix, la lutte que les peuples libres ont menée pendant la guerre, en défendant les droits et la dignité de l’homme contre toutes les atteintes et en élaborant une déclaration internationale des droits de l’homme qui, par son efficacité, peut triompher de tous les obstacles ».

C’est cela la franc-maçonnerie, la formation de leaders capables de comprendre le présent afin de conduire des processus de changement profond en faveur de l’humanité. Il est clair que les frères qui ont adopté la position de désaffiliation d’Oscar l’ont fait en interprétant les lois sous leur propre prisme, sans en considérer les conséquences.

Le ministère public admet le procès d’Oscar

Une communication qui m’a été envoyée à l’époque par le conférencier fiscal essaie de justifier ses décisions en se basant sur le système juridique en vigueur au Venezuela. Commettre sans doute la terrible erreur de ne pas comprendre la portée du droit international humanitaire. Tout ce qu’il avance peut être démenti par les faits.

Le confrère argumente et je cite :

Partout sur la planète, une personne qui vole un hélicoptère et se met à tirer des armes automatiques de guerre et à larguer des bombes sur une ville ouverte est accusée d’être un TERRORISTE (…) 3) Frère Oscar n’a jamais été radié de l’Ordre par la Loge. Je vous rappelle que l’article 16 de la Constitution du Venezuela se lit comme suit : Tout franc-maçon, même non affilié, est soumis au gouvernement de la fraternité et peut être jugé et puni par l’une des loges de la juridiction (…) Article 18 des devoirs des francs-maçons sont : (…) 2.- Obéir aux lois du pays 3.- Consacrer les principes de l’inviolabilité de la vie, de l’égalité de tous les hommes devant la loi et combattre la tyrannie, l’intolérance, le fanatisme et les superstitions sous toutes leurs formes (…) Gardez, même au prix de sacrifices de votre part, l’harmonie et la fraternité qui doivent régner entre tous les membres de la grande famille maçonnique et utiliser tous les moyens à leur disposition pour éviter tout préjudice à l’ordre, à leurs frères ou à leurs sympathisants. Le frère Oscar Pérez a été jugé pour violation de ces articles. Frère (se référant à moi) vous êtes politologue, je suis très étonné de votre attitude et de votre ignorance de ce qu’est une dictature. Ce gouvernement ne me plaît pas, mais vous et moi savons que ce gouvernement (le régime Maduro) n’est même pas semblable à celui de Pinochet au Chili, à celui de Franco en Espagne (…) dans ces dictatures il n’y avait pas de liberté de la presse et Tu sais qu’ici tu peux dire et publier ce que tu veux, la répression des guarimbas d’opposition n’était pas telle, c’était du confinement,

C’est assez d’informations pour comprendre que le frère locuteur est ancré dans sa vision du pays, donc, je peux comprendre qu’il est pratiquement inébranlable dans sa position, comme de nombreux partisans et responsables du régime Maduro, qui, je présume, vivent au sein du Grand Lodge, ce qui, à mon avis, peut expliquer les prétendues omissions et collaborations survenues dans le cadre de la persécution contre Oscar Pérez.

Ce qui m’exaspère le plus à la lecture de votre version des faits, c’est l’absence de reconnaissance des violations flagrantes des droits de l’homme, surtout alors qu’elles auraient été commises de manière flagrante sous vos yeux, dans le cas des convocations qui ont été délivrées à cinq des membres de la loge (les noms des personnes concernées sont Yhonny Calderón, Rubén Rodríguez, Galian Sánchez, Jameson Jiménez et Marcial Jiménez), qui ont été détenus dans les bureaux du Cicpc -Police scientifique- pendant plus de 11 heures, selon une plainte émise en conférence de presse de Mme Portillo, épouse de l’un des francs-maçons touchés Jameson Jiménez. Mais ce serait le premier des outrages contre les maçons, début janvier 2018, l’enlèvement de Jameson Jiménez et son arrestation ultérieure et la recherche et la capture de Yhonny Calderón ont eu lieu.

Dans une Grande Loge dont l’administration est réputée respectueuse des droits de l’homme, tous ces événements constituent, en eux-mêmes, des preuves suffisantes pour pouvoir les dénoncer devant les organisations compétentes dans le domaine des droits de l’homme, ainsi que pour fournir des avocats de la défense aux maçons touchés. ; Cependant, rien de tout cela ne s’est produit, bien au contraire, ils se sont tus et ont nié, ils ont utilisé les moyens à leur disposition pour se réconcilier afin de déformer la vérité, c’est tellement excessif qu’ils ont même donné des directives aux loges affiliées afin de permettre accès aux informations de leurs fichiers pour soutenir les enquêtes des répresseurs dans la figure des forces de police dans l’état de Maduro.

Un tribunal militaire condamne un franc-maçon

Comme je vous l’ai déjà dit, en juillet 2017, le régime Maduro avait arrêté le franc-maçon Ramon Delgado, un apprenti membre de la loge Santiago Mariño N 208, qui soi-disant quelques jours auparavant avait rencontré Oscar Pérez chez lui.

Sa déclaration devant le tribunal militaire qui l’a poursuivi a été publiée sur le site Internet de la Cour suprême de justice, et peut donner un indice sur la nature de la persécution initiée par le régime Maduro contre les francs-maçons.

Interrogé par le juge, le major Claudia Carolina Pérez Mogollón, le suspect présumé Ramón Delgado a répondu : « Je nie les accusations portées contre moi, j’étais à Santa Fe, dans la maison d’Oscar Pérez, pour le groupe de la franc-maçonnerie. Je l’invite dans un groupe skao, pour des activités cinéma, nous avons rassemblé des livres et des idées, nous avons échangé pour passer au niveau supérieur. Ils se rencontraient le 25 juin 2017, à Santa Fe, il m’invite à monter dans l’hélicoptère puis à tourner. C’est quand je réponds « tu es fou ? ».

« En conséquence, le citoyen juge militaire a accordé le droit de parler au citoyen Freddy Jesús Velásquez en sa qualité de défenseur privé du citoyen afin qu’il pose les questions qu’il devait poser au citoyen accusé et a répondu en conséquence : oui, je souhaite poser des questions à l’accusé. Dites votre relation avec le citoyen Oscar Pérez? Il a répondu : Il a eu 3 mois de relation maçonnique. Illustre au Tribunal sur la franc-maçonnerie ? Il a répondu : C’est pour l’être intérieur et le bien-être de tous. Quels sujets y sont abordés ? Il a répondu : Nous avons parlé du travail qui va être fait. Pour quelle raison? Il répondit : Avec des mouvements pour monter au grade supérieur. C’est tout… »

Le tribunal a ordonné des mesures privatives de liberté pour crime de rébellion. Le procès-verbal apparaît signé le 16 juillet 2017. Il est frappant que la déclaration de l’accusé mentionne à plusieurs reprises la franc-maçonnerie dans le cadre d’un procès militaire du régime Maduro. Nous savons qu’historiquement les régimes totalitaires ont cherché des excuses pour persécuter les francs-maçons.

La chasse aux sorcières de Maduro

Maduro avait commencé sa persécution contre les francs-maçons précisément au mois de juillet avec les convocations de la police, la non-affiliation présumée à l’exécutif d’Oscar fin juillet et début août, j’ai pris la décision de quitter le pays fin juillet et j’ai acheté le billet le 1er août avec départ le 18 août.

L’action du régime contre les francs-maçons s’est concentrée sur la loge Santiago Marino N 208, mais une fois qu’ils ont atteint leur objectif d’assassiner Oscar Pérez, ils ont poursuivi leur recherche d’alliés d’Oscar dans d’autres loges du pays et dans d’autres régions de l’Est, une nouvelle largement diffusée. couvert par les médias.

La police de Maduro a pu retracer le refuge d’Oscar Pérez dans un chalet d’un quartier populaire de Caracas connu sous le nom d’El Junquito, où il était entouré de plus de 500 agents des forces publiques.

Bien qu’il se soit rendu, il a été assassiné de manière extrajudiciaire par des responsables de Maduro. Tous les événements ont été diffusés en ligne via les réseaux sociaux depuis le téléphone d’Oscar Pérez.

Les Grandes Loges condamnent les crimes de Maduro

Ce crime a acquis une notoriété mondiale en raison du fait que la plupart des agences de presse du monde ont largement couvert les événements. J’ai personnellement pris sur moi d’informer certaines Grandes Loges du statut de franc-maçon d’Oscar Pérez, puisqu’elles ne le savaient pas.

En particulier, j’ai communiqué avec les autorités de la Grande Loge de l’Équateur et ce sont précisément elles, dans la figure de leur Grand Maître Humberto Plaza, qui ont publié le premier des communiqués condamnant le régime Maduro pour ce crime horrible commis contre deux membres de la franc-maçonnerie vénézuélienne. .

Les condamnations se sont poursuivies dans les puissances maçonniques du continent, parmi lesquelles je me souviens étaient la Grande Loge du Paraguay, le Chili, le Pérou, le Brésil, l’Espagne, la République dominicaine, la Colombie, le Mexique, l’Uruguay, le manifeste de la Confédération maçonnique interaméricaine était également assez frappant. soulignant un appel à l’attention sur la Grande Loge du Venezuela pour son rôle dans ce contexte historique, voici ce que dit la déclaration et je cite :

« Il est également connu que le Grand Maître de la Grande Loge de la République du Venezuela a publié le Communiqué n° 02, daté du 9 janvier, dans lequel il informe de la poursuite maçonnique et de l’expulsion de l’Ordre du Frère susmentionné, arguant de la figures juridiques de « trahison contre la patrie et crimes de droit commun ».

Lors de la commémoration du 70e anniversaire de la fondation de la Confédération maçonnique interaméricaine, en avril 2017, la Lettre d’Asunción a été publiée, où l’un des points saillants était l’appel à l’attention sur la situation que vit la République du Venezuela. sous le régime dictatorial actuel et exhortant « les membres de la franc-maçonnerie régulière vénézuélienne à rester fermes dans les principes de l’idéologie maçonnique, en luttant calmement mais fermement pour le respect inexcusable de la Constitution nationale et des valeurs du système démocratique.

Le concept de liberté est quelque chose pour lequel de nombreux maçons et non-maçons ont sacrifié leur vie. Par conséquent, la franc-maçonnerie universelle place cette précieuse valeur dans le social le plus élevé; Pour cette raison, la franc-maçonnerie interaméricaine a parmi ses objectifs la défense de la liberté, des droits de l’homme et de la justice. Et pour cette raison, il n’est pas possible de garder le silence face à une situation aberrante comme celle-ci.

Ce qui pour certains est catégorisé comme une trahison, pour d’autres c’est vu comme un combat pour la liberté et comme la seule voie possible pour récupérer les droits perdus à cause de l’ignorance, de l’indifférence, des abus de pouvoir et d’autres maux qui rongent les fondements et le structure même de ces pays latino-américains qui portent encore le drapeau d’un populisme pervers et raté ».

La vérité est que toutes les grandes loges se sont prononcées pour condamner le régime Maduro, à la seule exception de la Grande Loge du Venezuela. Ils ont fait le contraire, leurs autorités dans une lettre émise sous la cote 01, ont émis une directive aux loges affiliées de leur est de « comparaître devant ces instances », en référence à la DGCIM, au FAES et au SEBIN, organisations qui ont été accusées d’exécuter Oscar Pérez et son groupe.

Le communiqué en question cite que « puisqu’il n’y a rien à cacher, il est recommandé que les membres des loges collaborent à l’enquête menée par les forces de sécurité de l’Etat (…) dire la vérité par rapport aux affaires qui sont traitées avec dans nos tenues et, en général, comme ils le jugent convenable et nécessaire ».

Pour comprendre le contexte des décisions qui ont émergé dans la Grande Loge dans le cadre des actions du franc-maçon Oscar Pérez, il est nécessaire de savoir qui était le Grand Maître, le colonel Ubaldo Jiménez Silva.

C’est un colonel de la Garde nationale qui avait été secrétaire de l’Université nationale expérimentale des forces armées, un poste de confiance dans le régime Maduro. De lui, on sait qu’il avait été favorisé par une mesure judiciaire rendue par la Cour suprême de justice, un arrêt de la chambre de cassation pénale rendu le 11 juillet 2000, qui dans un de ses paragraphes fait référence à « l’annulation d’une affaire mise en cause ». peine », où, en 1999, le « tribunal martial l’aurait condamné à 11 ans de prison pour la commission des crimes de vol de fonds appartenant aux forces armées, commis de façon continue et d’abus d’autorité ».

Après l’assassinat contre les francs-maçons Oscar Pérez et José Díaz Pimentel, le régime Maduro, par l’intermédiaire de ses tribunaux, a pris des mesures conservatoires pour la libération des francs-maçons arrêtés Jameson Jiménez, Yohny Calderón et Ramon Delgado. Je comprends que certains d’entre eux étaient soumis à des mesures de présentation qui ont ensuite été supprimées, dans le cas du franc-maçon Jameson Jiménez, il a pu s’échapper du Venezuela et a reçu l’asile politique en Espagne.

Endry Méndez dénonce la disparition des francs-maçons de la Grande Loge

Mi-2018, alors que le souvenir des meurtres d’Oscar Pérez et Pimentel était frais, la disparition de deux autres francs-maçons affiliés à des loges rattachées à la Grande Loge de la République du Venezuela était connue, leurs proches se sont rendus à la Grande Loge pour demander aider à clarifier leurs allées et venues.

J’ai reçu l’information d’une plainte partagée avec moi par le franc-maçon et détective Cicpc Endry Méndez. Selon son témoignage, c’est le secrétaire de la Grande Loge, Alfredo Tovar, qui lui a demandé de s’occuper des épouses des maçons disparus et d’ouvrir une enquête privée.

Les disparus étaient Wilmer Muñoz, commissaire du Service de renseignement militaire bolivarien, connu sous l’acronyme Sebin, et le lieutenant-colonel Juan Antonio Hurtado Campo, commandant attaché au parc d’armes de la garde d’honneur présidentielle.

Le détective me dit qu’il a pu obtenir l’emplacement du dernier contact du commissaire Muñoz grâce au suivi des appels dans la région au vent connue sous le nom d’El Guapo. Tout en enquêtant sur l’affaire, il a eu recours à diverses sources pour recueillir des données, de la même manière qu’il a demandé le soutien de sa propre unité d’enquête au CICPC, cependant, il a obtenu des refus qui l’ont amené à se confronter à la directive de la police dirigée par la figure de son directeur Douglas Rico, directeur du Criminal and Forensic Scientific Investigation Corps.

Le détective soupçonne que le commissaire Muñoz a peut-être été dans les contacts téléphoniques d’Oscar Pérez et a la théorie selon laquelle il a fait l’objet de représailles ou promu sur une liste d’élimination présumée par des responsables du régime.

L’enquête menée par le détective Endry sur le lieutenant-colonel Juan Hurtado a également manqué de soutien des organes compétents, mais a même soulevé des soupçons contre lui au sein des organes de sécurité de l’État.

Sobre Hurtado, supe de una fuente, que el teniente coronel estuvo presuntamente vinculado a la desaparición de un armamento bajo su custodia, que posteriormente lograron encontrar, la fuente me confirmo que se había puesto la denuncia ante los organismos competentes en materia de derechos humanos en États-Unis. C’est la raison pour laquelle sa disparition est passée en revue et dénoncée par le bureau des droits de l’homme des Nations unies, figurant dans le rapport Bachelet du 21 novembre 2021.

Le détective commente qu’il a reçu un appel d’un haut responsable militaire pour l’avertir qu’à la suite de son enquête, il était surveillé par le contre-espionnage militaire et qu’il valait donc mieux arrêter l’enquête.

En ce qui concerne la cause de la disparition du lieutenant-colonel Hurtado, le détective Endry Méndez est parvenu à la même conclusion, à savoir que les deux maçons figuraient sur la liste de contacts d’Oscar et auraient pu être confondus et victimes des pratiques de disparition forcée des agences de contre-espionnage de Maduro dont tant est mentionnés dans les rapports sur les droits de l’homme.

Le détective Méndez avait informé Alfredo Tovar et Ubaldo Jiménez de la situation, il a également demandé leur protection car il pensait que son enquête l’exposait au régime Maduro, donc sa vie était en danger, la réponse qu’il a obtenue a été l’abandon à sa propre chance.

L’enquête menée par le détective Endry Méndez à la demande du gfran Lodge a fini par lui coûter l’exil au Paraguay, où il a été blessé alors qu’il conduisait un taxi dans un vol de véhicule présumé ; la balle lui a effleuré le coeur. Endry a été soigné par la médecine paraguayenne et a été soutenu par la fraternité des francs-maçons, qui l’ont aidé à se rétablir et à s’installer dans la société paraguayenne.

À l’heure actuelle, le témoignage d’Endry Méndez fait partie du recueil qui aide le système judiciaire international à clarifier les faits des violations des droits de l’homme au Venezuela.

Se référant à cette affaire, dans une démonstration de cynisme, le ministre de la Défense Vladimir Padrino López a publié une affiche du ministère déclarant le lieutenant-colonel Juan Hurtado déserteur pour avoir omis de se présenter à ses fonctions au commandement.

C’est ça le régime Maduro, ils font disparaître des gens et ensuite ils font comprendre qu’ils n’ont rien à voir avec ça. Ils sont également habiles à atteindre les proches des victimes pour les contraindre à changer leurs versions ou à cesser de rechercher leurs proches.

Les francs-maçons constitués en un groupe ad hoc Commission maçonnique internationale des droits de l’homme ont notifié les deux disparitions à la Mission d’établissement des faits des Nations Unies et au Procureur de la Cour pénale internationale.

Une autre situation qui a gagné en notoriété dans la persécution des francs-maçons par Maduro est la plainte déposée par l’avocat pénaliste William Jiménez contre des responsables du régime. L’avocat était membre invité de la loge n° 208 de Santiago Mariño, celle-là même à laquelle était affilié Oscar Pérez. Il était présent en sa qualité de coordinateur du Service national de médecine et de médecine légale, Senamecf, alors que l’autopsie a été pratiquée sur les corps d’Oscar Pérez, José Pimentel et le reste des compagnons, et il a pu assister à une série de graves irrégularités.

L’avocat Jiménez a dénoncé la tentative d’incinération des corps des victimes par des fonctionnaires sous les ordres de Diosdado Cabello. Il a également été le premier à dénoncer la cause de l’exécution des victimes du massacre puisqu’il a pu assister à l’autopsie.

Dans un de mes articles les plus récents je l’ai interviewé et j’évoque la chaîne de commandement présente lors de l’autopsie. William Jiménez a partagé avec moi le rapport de la procureure Luisa Ortega Díaz qui a été présenté à la Cour pénale internationale, et j’ai eu l’occasion de lire le rapport des experts et des experts ainsi que les plus de 300 images, étant choqué par le la dureté et la gravité des dommages aux corps, j’ai également pu lire les preuves d’exécution, qui ne laissent aucun doute sur le fait que Maduro et ses fonctionnaires ont commis un crime contre l’humanité.

Toutes ces dénonciations ont été dûment publiées dans ma chronique d’opinion dans El Nacional , que je couvre depuis plus de trois ans conformément au suivi que j’ai fait de l’affaire Oscar Pérez.

Ces travaux ont servi à documenter les abus auxquels nous, francs-maçons au Venezuela, avons été exposés, les prétendues irrégularités des responsables du régime Maduro ont été démontrées, mais aussi les fautes commises par des membres de la franc-maçonnerie au détriment de ses propres frères.

Le franc-maçon Ángel Fajardo reçoit une protection internationale

J’ai récemment eu l’occasion de m’entretenir avec Ángel Fajardo, membre de la loge Santiago Marino N 208, qui a obtenu l’asile politique en France, qui a reconnu le rôle joué par la presse et l’a favorisé dans son cas, en pouvant démontrer par notitia criminis que sa vie Il était en danger parce qu’il faisait partie du même atelier que le député de l’opposition Oscar Pérez.

Le juge du tribunal des droits de l’homme a pu lire la documentation et les communiqués de presse, impressionné par la dureté des images, ainsi que par la violence exercée par le régime contre les maçons vénézuéliens.

Le frère Ángel n’a pas pu se rendre à la franc-maçonnerie vénézuélienne pour servir de témoin, étant donné qu’on soupçonne qu’elle est infiltrée par Maduro. Il n’existe aucun document officiel de la Grande Loge qui dénonce les violations des droits de l’homme susmentionnées. On peut supposer que si certaines des victimes restent toujours sur le territoire vénézuélien, c’est peut-être parce qu’elles ont conclu une sorte d’accord avec le régime pour rester dans le pays.

Le dossier d’asile du franc-maçon Ángel Fajardo a eu ses inconvénients, lorsqu’il a été refusé en première instance au bureau des migrations. Apparemment, l’agent de migration n’a pas compris le danger que sa vie courait pour avoir fait partie de la même loge où Oscar Pérez a fréquenté ; Cependant, il a fait appel de la décision devant la Cour des droits de l’homme, son avocat de la défense a utilisé les articles de presse qui avaient été publiés sur la persécution des francs-maçons et les a partagés avec le juge, de sorte qu’il avait une vision beaucoup plus large et plus complète de la situation. de la franc-maçonnerie au Venezuela. Ainsi, le verdict était en faveur de l’asile politique, devenant ainsi le premier franc-maçon vénézuélien de l’histoire à recevoir l’asile pour persécution politique d’une loge.

Ce que dit le procès-verbal du juge, c’est que les requérants « demandent au tribunal d’annuler la décision du 19 juin 2018 par laquelle le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté leur demande d’asile et la reconnaît ». comme réfugiée ou, à défaut, lui accorder le bénéfice de la protection subsidiaire ».

Cette demande de protection subsidiaire n’était pas un asile politique, le frère Ángel demandait seulement à la France de reconnaître sa vulnérabilité et au moins de prolonger le délai, mais le juge est allé beaucoup plus loin.

Je vais vous partager ce que le Juge a écrit de sa déclaration afin que vous compreniez la gravité de ce qu’a fait Nicolas et notamment pour les négationnistes au sein de la Grande Loge :

(…) Monsieur FAJARDO GONZALEZ était membre de la franc-maçonnerie. Depuis avril 2017, il fréquente le Santiago Lodge. Marino, qui a été officiellement incorporé le 2 septembre, où il a rencontré Óscar Pérez, un opposant au régime de Nicolás Maduro. En apprenant que ce dernier avait fui, il dit à l’un des membres de sa loge qu’il pouvait aider le fugitif à rejoindre la frontière colombienne. Sa proposition est cependant restée sans réponse. Il a également écrit un article relatif aux notions de liberté, d’égalité, de fraternité et de démocratie qui a été diffusé au sein de sa loge.

Le 6 décembre 2017, lui et sa femme ont quitté leur pays pour rendre visite à leur fille. En France, où ils ont appris que le 15 janvier 2018, Oscar Pérez avait été assassiné par les autorités vénézuéliennes, qui recherchent actuellement des complices ou sympathisants de ce dernier, considéré comme un terroriste. Ils ont également appris que la franc-maçonnerie faisait l’objet de représailles pour avoir dénoncé ce meurtre, ils ne peuvent retourner sans crainte dans leur pays, en proie à l’insécurité et l’un de leurs fils vient de fuir.

4. De ses déclarations privées il ressort qu’il est membre de la franc-maçonnerie, le requérant a rejoint la loge de Santiago Marino en 2017 dont l’opposant au régime Óscar Pérez était membre. Il a également pu évoquer le contexte dans lequel il se trouve. Il rencontra plusieurs fois dans sa loge ce dernier dont il partageait les idées.

Il a également évoqué en termes spontanés sa propre opposition au régime de Nicolás Maduro. En outre, des sources publiques disponibles, y compris des articles de presse, révèlent que la mort d’Óscar Pérez a été condamnée par les loges maçonniques d’Amérique latine et que le régime de Nicolas Maduro a exercé des représailles contre des personnes liées à ces dernières (Oscar Perez), y compris des maçons. Articles du journal vénézuélien TalCual et du site El Pitazo, datées de janvier 2018, pointent notamment une enquête menée par la Direction générale du contre-espionnage militaire du Venezuela contre des alliés potentiels d’Óscar Pérez au sein des loges maçonniques. Ainsi, il résulte de ce qui précède que, dans les circonstances particulières de l’affaire, M. Fajardo González était à juste titre craint, au sens des dispositions précitées de la Convention de Genève.

Les principes généraux du droit applicable aux réfugiés, résultant notamment des dispositions de la convention de Genève, imposent, en vue de garantir pleinement au réfugié la protection prévue par ladite convention, que le même statut soit reconnu à la personne du même nationalité, qui était mariée à un réfugié à la date à laquelle ce dernier a demandé le statut de réfugié ou entretenait avec lui une relation suffisamment stable et continue pour fonder avec lui une famille,

IL A DÉCIDÉ:

Article 15 : — Les décisions du directeur général de l’OFPRA du 19 juin 2018 sont annulées

Article 2 : Le statut de réfugié est reconnu à M. Ángel Ricardo FAJARDO GONZALEZ et à Mme XXXXXXXX XXXXXX.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à Monsieur Angel Ricardo FAJARDO GONZALEZ, à Madame XXXXXXXXXXXX et au Directeur Général de l’OFPRA.

Délibéré à l’issue de l’audience du 22 novembre 2018, au cours de laquelle se sont réunis :

– M. Rouvière, président ; . .

– Mme Morillon, désignée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour

réfugiés; un

– Mme Fathi, personnalité désignée par le vice-président du Conseil d’Etat.

C’est de cela qu’il s’agit quand la vérité est communiquée.Quand j’ai contacté le Grand Maître de l’Equateur Humberto Plaza, je l’ai fait de bonne foi, avec l’idée qu’en partageant des informations avec lui, il parlerait avec sa Grande Loge des crimes des frères Oscar Pérez et Pimentel, et en effet, les grandes loges se sont prononcées contre Maduro.

Je suis fier que ma contribution soit devenue un moyen d’aider à sauver des vies, car ce sont ces condamnations prononcées par les Grandes Loges contre Maduro qui ont donné de la crédibilité aux cas de persécution politique contre les francs-maçons.

Bien sûr, il était conscient de l’erreur historique que commettaient la Grande Loge du Venezuela et ses autorités, à cause d’eux personne ne l’aurait su et nos frères étaient en danger de mort. Sans aucun doute, j’ai reçu des menaces de responsables de Maduro, même de francs-maçons, très malheureux.

Les Pays-Bas accordent l’asile politique au franc-maçon William Jiménez

Une autre nouvelle que j’ai le plaisir d’annoncer est l’octroi de l’asile politique par le Royaume des Pays-Bas au franc-maçon William Jiménez. C’est une affaire que nous combattons côte à côte, comme le frère Ángel Fajardo, qui s’est également vu refuser l’asile en première instance. Je comprends que vous n’avez pas été en mesure d’avoir une représentation juridique adéquate, par conséquent, vous n’avez pas été en mesure de communiquer l’état de votre situation de peur crédible à l’agent d’immigration. Guillaume avait un vol pour l’Espagne mais avec une escale en Hollande, à Madrid il était attendu par un groupe de frères maçonniques ; cependant, comme les deux pays appartiennent au même espace Schengen, il a été contraint de demander l’asile aux Pays-Bas car c’était sa première escale.

Lorsqu’ils lui ont refusé l’asile, ce qui s’est passé, c’est que William a fait appel de la condamnation, il a trouvé un nouvel avocat, d’un cabinet d’avocats de professionnels du droit humanitaire qui s’est intéressé à son cas, il a partagé tous les articles de presse avec le des dénonciations publiées sur la persécution des francs-maçons au Venezuela, ainsi que des vidéos avec des témoignages sur leur situation. C’est ainsi que la justice de l’immigration des Pays-Bas lui a accordé un passeport de réfugié et donc l’asile politique.

J’ai récemment pu discuter via Zoom avec William et Ángel, qui ont tous deux reconnu le rôle fondamental que les médias ont joué dans l’approbation de leurs cas, en particulier le travail qui a été fait depuis ma chronique dans le journal El Nacional Franchement, je suis assez satisfait que notre travail sauve des vies.

William Jiménez a eu le soutien et fait partie du groupe ad hoc International Masonic Human Rights Commission.

Juan Guaidó exige d’emmener Oscar Pérez au Panthéon National

En mars 2020, le président en charge du Venezuela Juan Guaido partageait sur son compte twitter la volonté d’emmener la dépouille d’Oscar Pérez au Panthéon national, où reposent les personnalités publiques les plus prestigieuses du Venezuela.

Juan Guaidó est membre de la franc-maçonnerie vénézuélienne qui a été reconnu comme tel par les plus importantes Grandes Loges régulières du continent, il a eu une réception d’État lors de sa visite au Brésil où il a visité le temple de la Grande Loge du Brésil où il a été récompensé l’Ordre de l’Amitié Maçonnique, « pour les services rendus pour le bien de l’Humanité, de l’Ordre et de la Patrie »

Le Grand Orient du Brésil a affiché son « soutien inconditionnel » au président par intérim du Venezuela. « Il est du devoir de chaque franc-maçon de prendre position contre ceux qui portent atteinte à la dignité humaine et aux idéaux de liberté d’un peuple », rappelle le Grand Orient, qui demande à ses membres de « dans le respect des principes de démocratie et de paix, dans leur capacités politiques et sociales, travailler pour la stabilité politique au Venezuela et soutenir notre frère Guaidó ». Pendant la période où Juan Guaidó a joui d’une reconnaissance internationale, il n’a jamais été reçu par la Grande Loge du Venezuela. A ma connaissance, il n’y avait pas non plus de canal protocolaire pour le recevoir, contrairement aux relations qu’ils ont entretenues avec le régime de Maduro, avec lequel ils entretiennent une reconnaissance institutionnelle.

En ce qui concerne la proposition de Guaidó, cela a du sens si nous lisons l’héritage d’Oscar Pérez en tant que figure précurseur de la liberté au Venezuela de la tyrannie du régime Chávez-Maduro. Sa place au Panthéon national est un scénario tout à fait logique, à côté des tombes de 139 illustres vénézuéliens, dont 39 francs-maçons. Les francs-maçons du Panthéon sont :

Lisandro Alvarado Marchena, Raimundo Andueza Palacio, Francisco Aranda, Juan Bautista Arismendi Subero, Francisco de Paula Avendaño López, Andrés Bello López (cénotaphe), José Francisco Bermúdez Figuera, Andrés Eloy Blanco Iturbe, Rufino Blanco Fombona, José Félix Blanco, Simón Bolívar Palacios , Luis Brión Detrois, Manuel Ezequiel Bruzual, Juan José Conde, Lino de Clemente Palacios, Manuel María Echeandía, Juan Crisóstomo Falcón Zavarce, Antonio Leocadio Guzmán Agueda, Antonio Guzmán Blanco, Tomás Lander Acala, Francisco Linares Alcántara, Santiago Mariño Carige, Francisco de Miranda Rodríguez (cénotaphe), José Gregorio Monagas Burgos, José Tadeo Monagas Burgos, Juan de Dios Monzón, Daniel Florencio O’Leary Burke, José Antonio Páez Herrera, Juan Antonio Pérez Bonalde, Judas Tadeo Piñango Mellado, Luis Razetti Martínez, José Félix Ribas Herrera,Simón Rodríguez, José Tomás Sanabria Meleán, José Laurencio Silva Flores, Carlos Soublette Jerez, Antonio José de Sucre Alcalá (cénotaphe), Diego Bautista Urbaneja Sturdyl José María Vargas Ponce.

Maduro et son obsession pour les symboles maçonniques

Je ne voulais pas écarter cet article sans vous dire ce qui manquait à Maduro. Il a laissé libre cours à son obsession, en l’occurrence il s’agit de faire comme les autres dictateurs mais par d’autres moyens. Si vous avez lu mon article sur « Le totalitarisme et l’Holocauste inconnu », vous savez que j’ai fait référence aux expositions itinérantes d’Hitler et de Mussolini avec leur propre version d’une loge maçonnique, mettant en place des squelettes en robe noire pour servir de dignités. L’idée de toute cette propagande était de ridiculiser et de semer la haine envers les francs-maçons. Dans le cas de Maduro, en utilisant les technologies, il a réalisé une bande dessinée où il s’est dessiné en héros : Superbigote, qui se bat contre des méchants clairement distinguables dans l’opposition vénézuélienne, attirant l’attention sur le plus grand méchant qu’ils localisent aux États-Unis. , avec des traits similaires à ceux de Trump et arborant sur sa poitrine un logo clairement identifié aux francs-maçons. C’est l’œil qui voit tout. Très mauvais pour Maduro, prônant la haine contre l’ordre, ce qui semble anodin est particulièrement nocif.

Sur ce que je pense de la franc-maçonnerie au Venezuela

L’héritage historique des francs-maçons est irremplaçable et inaliénable. Seule la liste des grands hommes qui reposent au Panthéon national donne une dimension de leur apport historique ; De plus, nous devons ajouter ceux qui se sont battus plus récemment depuis les tranchées pour améliorer notre société en apportant la démocratie au Venezuela. Parmi les personnalités les plus en vue de la politique récente, les noms de Prieto Figueroa, Valmore Rodríguez, Raúl Leoni (président vénézuélien), Jaime Lusinchi (président vénézuélien), Octavio Lepage (président vénézuélien), Andrés Eloy Blanco et enfin Juan Guaidó (président du Venezuela ) se démarquent. en charge du Venezuela).

Mon opinion sur la franc-maçonnerie institutionnelle représentée dans la Grande Loge du Venezuela est qu’elle a échoué, tout comme ses prédécesseurs l’ont fait à l’époque des dictatures de Gómez et de Pérez Jiménez.

Cependant, je crois que cette franc-maçonnerie peut être conciliée avec les valeurs de la franc-maçonnerie universelle, déclarant en principe son attachement aux valeurs de liberté, dénonçant, comme l’ont fait d’autres institutions, dont l’Église catholique, la dictature de Maduro. .

Il est important que cette institution laisse un précédent public irréfutable, en commençant par condamner les crimes commis contre les maçons par le régime Maduro, en se référant notamment aux cas des maçons Oscar Pérez et José Pimentel. De plus, la Grande Loge devrait accompagner les familles des victimes dans leurs demandes de justice, demander une enquête formelle devant les organisations internationales sur les maçons disparus, demander des réparations pour les victimes de la dictature, ceux qui ont subi des traitements cruels, qui ont été torturés, déplacer les fichiers de données des maçons dans un autre pays, mettre ces informations en lieu sûr.

Je n’ai aucun doute que la chasse aux francs-maçons de Maduro est toujours active, cherchant paranoïaque ce qu’ils appellent des putschistes, tout arbitraire du régime doit être dénoncé.

Enfin, je tiens à vous informer que toutes les plaintes précitées ont été dûment transmises et officiellement reçues tant par la Cour Pénale Internationale que par le bureau de la Mission Indépendante des Nations Unies, leur traitement rapide est attendu aux fins pour lesquelles nous sommes convoqués. témoigner et qui inclut toutes les parties y compris toutes celles mentionnées dans le cadre de la présomption. Pour en savoir plus sur le processus que mène le parquet de la Cour pénale internationale, je laisse ce lien, ils ont fourni un lien à cet effet : https://www.icc-cpi.int/court-record/icc- 18/02-21?s=09 .

Ci-dessous, je partage la vidéo avec une conversation avec les deux Vénézuéliens à qui l’Europe a reconnu la protection politique de leur statut de francs-maçons dans l’affaire Oscar Pérez.

Nous avons terminé ce billet, sans doute assez complet, nous le lirons une prochaine fois dans El Nacional.

Le Gouvernement de Tocantins reçoit la Confédération maçonnique en célébration des 33 ans de l’Institution dans l’État

De notre confrère brésilien roraimanarede.com.br – par Luiz Valerio

En plus des membres de Tocantins, des représentants de la franc-maçonnerie des États de SC et MG et du Paraguay visiteraient le siège du gouvernement de l’État et réaffirmeraient les partenariats dans les actions sociales et philanthropiques sur le territoire de Tocantins.

À l’occasion du 33e anniversaire de la Grande Loge maçonnique du Tocantins, le Gouvernement de l’État, représenté par le secrétaire du gouvernorat, Jairo Mariano, a reçu les autorités de l’Institution, Alexandre Modesto Braune et Vanessa Flores Lima Braune, au siège de la pouvoir exécutif vendredi matin 2 décembre. La réunion, de nature institutionnelle, a réuni la sénatrice élue Dorinha Rezende, le secrétaire au Tourisme et à la Culture Hercy Filho, ainsi que les autorités franc-maçonniques des États du Minas Gerais, Sérgio Quirino, et de Santa Catarina, Flávio Graff, ainsi que le représentant de la Loge maçonnique du Paraguay, Nestor Kawata.

« Nous les avons reçus ce matin pour renforcer davantage cette relation et renforcer ce lien important et institutionnel pour la continuité de nombreuses actions qui sont développées par le gouvernement de Tocantins et par la franc-maçonnerie », a déclaré Jairo Mariano, à l’époque représentant le gouverneur Wanderlei Barbosa. Jairo Mariano a également rappelé que la franc-maçonnerie à Tocantins a un rôle très important dans l’État, avec une participation et une contribution directes à divers faits historiques. « Fondamentalement, elle mène une action philanthropique dans le domaine social, en plus d’être partenaire du Gouvernement du Tocantins », a-t-il précisé.

La plus haute autorité de la Loge maçonnique des Tocantins, Alexandre Modesto Braune, a remercié l’opportunité de la rencontre. « Pour nous, ce contact institutionnel est très important, car c’est le moment d’apporter au Gouvernement la vision, les propositions et les idéaux maçonniques pour qu’il serve d’appui, peut-être même, aux décisions gouvernementales », a-t-il rapporté, rappelant que cet idéal maçonnique c’est avant tout l’attention aux couches sociales les moins favorisées.

« La Grande Loge, qui fête ses 33 ans, est extrêmement active sur le territoire Tocantins, avec plusieurs œuvres philanthropiques à travers l’État. Des maisons de retraite à une école, en plus de soutenir certains Apaes et des campagnes sporadiques telles que l’aide à l’hôpital do Amor. C’est donc le moment de fédérer une idée qui vise à améliorer la situation de la population du Tocantins », a souligné Alexandre Modesto.

Le travail de soutien développé par la loge maçonnique dans les écoles et les jardins d’enfants, en particulier à l’intérieur de l’État, a été souligné par la sénatrice élue Dorinha Seabra Rezende. Elle, qui a dirigé pendant neuf ans le portefeuille de l’Éducation dans le Tocantins, a souligné qu’elle a accompagné la plupart de ces actions. « Cette institution est respectée dans tout le Brésil, et à Tocantins ce ne serait pas différent. Je le vois avec respect, surtout pour célébrer leur présence dans le Tocantins et, pour nous, c’est très important, surtout avec la possibilité d’élargir ces partenariats qui se complètent dans les domaines de la santé, de l’éducation et du social », a-t-il énuméré.

Franc-maçonnerie au Brésil

L’histoire de la Loge maçonnique au Brésil se confond avec l’histoire politique du pays et, en plus de ce lien direct avec les pouvoirs institutionnalisés, elle développe d’importantes œuvres philanthropiques et sociales, avec une attention particulière à la partie de la société qui vit dans une situation vulnérable. .

Le Gouvernement de Tocantins reçoit la confédération maçonnique en célébration des 33 ans de l'institution dans l'Etat
En plus des membres de Tocantins, des représentants de la franc-maçonnerie des États de SC et MG et du Paraguay visiteront le siège du gouvernement de l’État et réaffirmeront les partenariats dans les actions sociales et philanthropiques sur le territoire de Tocantins – Aldemar Ribeiro/Governo do Tocantins
Le Gouvernement de Tocantins reçoit la confédération maçonnique en célébration des 33 ans de l'institution dans l'Etat
C’est le moment de rassembler une idée qui vise à améliorer la situation de la population du Tocantins », a souligné Alexandre Modesto – Aldemar Ribeiro/Governo do Tocantins
Le Gouvernement de Tocantins reçoit la confédération maçonnique en célébration des 33 ans de l'institution dans l'Etat
« Nous les avons reçus ce matin pour renforcer davantage cette relation et renforcer ce lien important et institutionnel pour la continuité de nombreuses actions qui sont développées par le Gouvernement de Tocantins et par la Franc-Maçonnerie », a déclaré Jairo Mariano – Aldemar Ribeiro/Gouvernement de Tocantins

Le Tocantins est un des États du Brésil. Il a été créé en 1988 aux dépens de la partie nord du Goiás et nommé d’après le rio Tocantins. La construction d’une nouvelle capitale, Palmas, débuta en 1989, même si plusieurs villes de l’État datant de l’époque de la colonisation portugaise auraient pu prétendre à ce titre, Araguaína étant la ville la plus importante. En 2019, l’État, qui compte 0,75 % de la population brésilienne, est responsable de 0,5 % du PIB du pays.

Carte de l’État du Tocantins (en rouge) à l’intérieur du Brésil

220 références de livres avec le Troubadour du Livre

Comme chaque mois, Philippe Subrini nous gratifie de sa lettre d’information. Ce mois-ci 220 livres sont présentés. 450fm vous propose de télécharger la Lettre de Philippe.

Philippe Subrini

Maîtres maçons & Magiciens : La Loge Invisible

De notre confrère freemason.com

« Je suis un grand admirateur du mystère et de la magie. Regarde cette vie – tout mystère et magie. » 
(Harry Houdini)

Avec des siècles de tradition et des millions de membres à travers le monde, la franc-maçonnerie est unique pour sa capacité à rassembler des hommes de différents horizons dans la poursuite de valeurs partagées. Compte tenu du nombre de membres aux intérêts variés, il n’est donc pas surprenant que des organisations maçonniques , dont beaucoup ici même dans l’Ohio, se soient formées pour explorer plus profondément les enseignements et les liens de la franc-maçonnerie. 

L’un de ces groupes uniques est The Invisible Lodge , un groupe international d’hommes qui sont à la fois des maîtres maçons et des maîtres illusionnistes. Fondée par le célèbre illusionniste Sir Felix Korim en 1953, la Loge Invisible se décrit comme « l’association honoraire des magiciens maçonniques au travail sous la juridiction du monde connu et inconnu ». Au cours des près de 70 ans depuis sa formation, cette confrérie a compté de nombreux membres célèbres, dont certains ont créé des tours notoires tels que la Dame flottante, le tapis volant et scié une femme en deux.

Texte alternatif : Harry Houdini menotté devant une foule
Le célèbre magicien Harry Houdini était également franc-maçon

Franc-Maçonnerie et Magie

Bien qu’il ait créé la Loge Invisible, Sir Felix Korim n’était pas le premier magicien maçonnique célèbre. En effet, 30 ans avant la création de la Loge Invisible, le grand Harry Houdini rejoint la fraternité. Avant de devenir franc-maçon en 1923, Houdini a été président de la Society of American Magicians (alias SAM) de 1917 jusqu’à sa mort neuf ans plus tard. Il joue un rôle central dans la croissance significative de son mandat, faisant avancer le domaine de la magie et établissant un réseau national de magiciens. Houdini a été initié à St. Cecile Lodge à New York en 1923 et a été élevé les 31 juillet et 21 août 1924. Il a utilisé sa renommée pour soutenir la communauté maçonnique de New York, se produisant pour la Scottish Rite Valley de New York devant plus de 4 000 personnes à la cathédrale de rite écossais. Il a notamment utilisé l’argent qu’il a collecté pour soutenir d’autres francs-maçons dans le besoin. Après être devenu maître maçon, Houdini a rejoint le Mecca Shrine Temple à New York.

Au sommet de sa carrière, Houdini a parcouru les États-Unis sans relâche, inspirant de nouvelles générations d’illusionnistes à suivre ses traces, dans la maçonnerie et la magie. Aujourd’hui, les magiciens maçonniques suivent les traces de frères célèbres comme Alexander Hermann, Harry Kellar, Howard Thurston et Dante. Parmi les autres magiciens maçonniques notables qui sont des membres confirmés de la Loge Invisible, citons Lee Grabel, John Calvert, Harry Blackstone Sr., Peter Reveen, Sid Radner, Carl Balentine, Herb Zarrow et Fielding West.

Rejoindre la Loge Invisible

L’Invisible Lodge International est une organisation unique en son genre, et a donc des conditions d’adhésion uniques qu’un homme doit remplir pour faire une demande d’adhésion. Tout d’abord, vous devez être un maître maçon en règle avec le statut actuel de Blue Lodge. Ensuite, vous devez prouver au conseil d’administration de The Invisible Lodge que vous êtes un magicien ou un poursuivant d’une forme d’art alliée. Il est satisfaisant d’être un professionnel, semi-professionnel ou amateur confirmé dans le domaine de la magie ou des arts connexes, avec une preuve de performance, d’auteur, de collectionneur ou d’appartenance à une organisation internationale, nationale ou régionale.

Adhésion à la Loge Invisible

La Loge Invisible a commencé comme une petite cohorte de magiciens francs-maçons qui, au fil du temps, est devenue une organisation couvrant une demi-douzaine de pays. Aujourd’hui, ce corps maçonnique accueille des magiciens ainsi que des praticiens des arts connexes qui comprennent des ventriloques, des cracheurs de feu, des clowns et des hypnotiseurs. À la base, l’adhésion à The Invisible Lodge nécessite un respect pour le mystère, le symbolisme et le secret de l’artisanat.

Il n’y a pas de loge centrale de cette organisation maçonnique, ce qui signifie que les membres se réunissent lors de conventions magiques à travers le monde. Il y a une cérémonie d’initiation à laquelle les candidats peuvent participer à tout moment et à n’importe quelle réunion Invisible Lodge dans le monde.

Lors des rassemblements d’Invisible Lodge Internationals, les membres échangent des conseils, testent de nouveaux matériaux et offrent des performances pour se divertir mutuellement. Plus récemment, les membres ont créé un rituel d’initiation pour les nouveaux membres. Bien que l’initiation puisse être effectuée lors d’une réunion en mosaïque, il est important de noter que la Loge Invisible est un groupe d’affinité, ce qui signifie que la plupart des grandes loges ne le reconnaissent pas officiellement.

Malgré son statut d’organisme d’affinité, la Loge Invisible offre à ses membres des accessoires et des pratiques maçonniques standard, notamment des signes et des symboles, des postes d’officier, des smokings et des hauts-de-forme. Comme la plupart des organismes maçonniques, la loge offre à ses membres un prix pour l’ensemble de leurs réalisations appelé le prix Harvey. Ce prix porte le nom du célèbre film de Jimmy Stewart sur un homme dont le meilleur ami est un lapin invisible de six pieds de haut. 

Frères, êtes-vous membre de la Loge Invisible ? Envoyez-nous un e-mail à OhioLodgeLife@freemason.com pour partager votre expérience avec nous !

Les Templiers-Des croisades au bûcher

Arnaud de la Croix, en 2013

Arnaud de la Croix, à qui nous devons de nombreux ouvrages allant du Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine sur des sujets aussi divers que l’ésotérisme, la franc-maçonnerie, les sociétés secrètes ou encore les ordres chevaleresques, nous transporte au temps des moines-soldats et nous conte l’énigmatique histoire de l’ordre du Temple. Des origines à la chute. Et bien plus encore en traitant, dans sa troisième et dernière partie de la légende. Sans doute bien plus mystérieuse encore que l’histoire de l’ordre des Pauvres Chevaliers du Christ. En paraphrasant cette ancienne acclamation, devenue familière, « Le roi est mort, vive le roi ! », nous pourrions écrire « Le Temple est mort, vive le Temple ! »

Arnaud de la Croix – Racine, 2022, 168 pages, 25 €

Les Templiers
Les Templiers

Pour mieux connaître cet ordre religieux et militaire qui avaient pour mission de protéger les pèlerins en Terre sainte, il nous faut commencer par le début. En vérité les origines qui pour certains demeurent encore relativement incertaine.

Hugues de Payns, 1841, château de Versailles

Arnaud de la Croix entame d’ailleurs son prologue par une phrase qui ravira tous les historiens. Si l’on veut comprendre l’histoire du Temple, il faut impérativement la replacer dans son contexte, celui des croisades. Tout débutant avec le discours d’appel aux croisades du 159e pape de l’Église catholique Urbain II, le 27 novembre 1095. « Dieu le veut ! », c’est par ce cri que les chevaliers, avec élan et allégresse, répondirent à l’appel.

Arnaud de la Croix retrace la vie de l’ordre du Temple qui restera à jamais un modèle de chevalerie chrétienne dans l’Occident médiéval. Nous revivons les grandes heures de cet ordre religieux et militaire depuis l’époque de son fondateur et premier maître Hugues de Payns (1074-1136) jusqu’au siège de Saint-Jean-d’Acre, en 1291, qui se solda par la prise de la ville par les mamelouks et la fin du royaume de Jérusalem. Puis vint le procès de 1307 à 1312…

Le maréchal Matthieu de Clermont défend Ptolémaïs – peinture de Dominique Papety, 1845, salles des Croisades, Château de Versailles
 

 Cet événement qui représente la perte des dernières positions latines en Orient est fréquemment considérée par les historiens comme marquant la fin de la période des croisades médiévales.

Un très intéressant chapitre, le huitième, intitulé « 1209-1229, les Templiers face aux cathares ».

Colombe cathare. La colombe étant symbole de l’Esprit de Dieu

Beaucoup sont encore désireux de connaître l’attitude des tout-puissants moines-soldats face aux « parfaits/bonshommes » qui voulaient juste mener une vie conforme aux enseignements du christianisme originel. L’histoire nous rapportant qu’ils finirent tous emprisonnés ou brûlés sur les bûchers de l’Inquisition… Arnaud de la Croix y répond et étanche notre soif de curiosité.

Le bûcher

La troisième partie, « La légende », relate, le 11 ou le 18 mars 1314, la malédiction que Jacques de Molay, dernier grand maître de l’ordre du Temple, lance du haut de son bûcher à ses juges et bourreaux, le pape Clément V et le roi de France Philippe IV, dit « le Bel » qui fit arrêter les Templiers dans le but de leur confisquer leurs biens – l’ordre étant devenu trop riche et trop puissant à ces yeux alors qu’ils avaient initialement fait vœu de pauvreté – : « Pape Clément ! Chevalier Guillaume ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître devant le tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment. Maudits ! Maudits ! Soyez tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! » L’auteur revient sur ce fait historique ou ce mythe inventé de toutes pièces. En sachant que le pape, tout comme le roi, décédèrent tour à tour dans d’étranges circonstances quelques mois après cette imprécation. Nous vous proposons aujourd’hui de revenir sur ce célèbre épisode de l’Histoire de France.

Karl Gotthelf von Hund und Altengrotkau (1722-1776). fondateur de la Stricte Observance dite templière

L’auteur aborde aussi deux points clés de cette légende. Celui de la filiation templière à travers la Franc-Maçonnerie du XVIIe siècle et plus précisément, à compter de 1751, de la Stricte Observance. Mais aussi que l’idée d’une résurgence/survivance de l’ordre, après les XIXe et XXe siècles, persiste encore et toujours. Des ordres se prétendant authentiques perpétuant les règles et statuts originaux depuis la création d’ordre du Temple, il y en a eu, il y en a et il y en aura encore…

Montsaunès – Église Saint-Christophe-des-Templiers

Nous aimons tout particulièrement le cahier central présentant 28 magnifiques illustrations dont 10 proposent une belle cartographie permettant d’analyser, de définir et d’interpréter tout l’espace géographique couvert au fil de siècles et des différentes croisades – de la première à la huitième –, par les Templiers. Sans oublier celle de Montsaunès, village haut garonnais de ce beau pays de Comminges, connu pour son patrimoine architectural – classée dès 1846 au titre des monuments historiques –, qu’est l’église Saint-Christophe-des-Templiers, remarquable par les chapiteaux de ses portails et par son décor peint intérieur dont les murs et la voûte offrent des peintures à l’iconographie très variée qui ont souvent donné lieu à des interprétations ésotériques.

Montsaunès – la voûte

L’épilogue est suivi de la liste chronologique des 23 maîtres de l’ordre du Temple, récapitulant le nom, les dates de maîtrise et la région d’origine. Ainsi qu’une bibliographie qui permettra au lecteur de persévérer dans sa quête, si tel est son désir.

Le capitaine Valéri, alias Marcel P. : médecin humaniste, socialiste et franc-maçon

Du site ripostelaique.com – Par Eric de Verdelhan

[Avertissement

Voici que le Docteur Petiot, de sinistre mémoire, aurait été franc-maçon, ce que l’article monte en épingle, sans alléguer le moindre fait, en rebondissant comme par évidence sur une actualité qui mettrait en cause, non l’horrible tueur en série, mais le dernier propriétaire « d’un château délabré situé sur la commune de Trébons (Hautes-Pyrénées) », qui, du reste – insigne différence –, «  n’était pas connu des services de police et de gendarmerie », mais « dont l’appartenance à la Franc-maçonnerie est établie »… ce qui permet à l’auteur, au moyen de ce ricochet, de répandre insidieusement  une autre et pure calomnie ![1]

Le titre du papier accompagné d’une vidéo indique simplement : « Une enquête ouverte après la découverte d’un mystérieux temple par le youtubeur Jo Urbex ». Il est disponible sur le site du Parisien à la date du 2 décembre 2022[2]. Si des ossements « probablement humains » ont été prélevés sur les lieux pour analyse, « la gendarmerie soupèse l’hypothèse criminelle avec beaucoup de scepticisme ». En tout cas, rien à voir avec celui qui se faisait appeler « le bon docteur Eugène » et qui avait acheté, au nom de son fils, dans le XVIe arrondissement de Paris, au № 21 de la rue Le Sueur, un hôtel particulier, occupé précédemment par la comédienne Cécile Sorel, dont les fumées noires et nauséabondes alertèrent deux policiers en patrouille, en mars 1944 (le bâtiment fut démoli, dans les années ’50, pour édifier au même emplacement un immeuble collectif qui s’y trouve toujours).

Ce coq-à-l’âne tiré par la crête et le crin, que pratique avec arrogance notre féroce plumitif, vise à un pitoyable amalgame, sachant qu’aucun élément, aucun indice, aucun commencement de preuve n’atteste la réception de Marcel Petiot dans une quelconque Loge maçonnique et que le Docteur Nicolas Katkoff est, d’après les témoignages recueillis, un parfait honnête homme. Le procédé est grossier et suinte la haine mais, visiblement, M. de Verdelhan n’a cure des « détails », le terme ayant, d’ailleurs, fait florès à l’extrême droite depuis que Jean-Marie Le Pen l’avait employé pour qualifier les chambres à gaz des camps nazis, ce qui lui valut une condamnation pénale définitive.

Il faut dire que l’auteur publie son article sur un site dont le titre résume la posture : ripostelaique.com, depuis que cette mouvance d’opinion se pose en rempart de la laïcité, la gauche s’enlisant dans de funestes contradictions à ce sujet. En l’occurrence, l’impudence de son propos est sans limite. Voyant que M. de Verdelhan se définit lui-même comme « nationaliste chrétien »,  nous aurions pu lui suggérer de choisir, par exemple, dans l’édition du même jour du même quotidien, l’un ou l’autre des papiers suivants: Emmanuel, abusé par un prêtre pendant 7 ans : «L’Église ne veut toujours pas faire le ménage»  ou « Trois figures de l’ultradroite condamnées pour l’agression de journalistes de Quotidien ». Espérons qu’alors, son commentaire nous eût plus savamment éclairés …

Comme il est aisé de le comprendre, nous reproduisons l’article ci-dessous, dans toute sa vulgarité, pour mettre en garde, contre un anti-maçonnisme qui a, certes, culminé sans entrave pendant la Seconde Guerre mondiale mais qui n’en continue pas moins à sataniser sans vergogne les « Enfants de la Veuve », ainsi dénommés en référence aux mystères d’Isis. (N.d.l.R.)


[1] D’après les témoignages suivants, il ne s’agit pas même d’un château ni d’un individu dangereux :

De doudou65 : « Situé sur les hauteurs de Trébons, la maison de Nicolas Katkoff est restée, selon son expression, « une ruine neuve ». Jamais achevée et abandonnée aux ronces. Il a fait construire un véritable temple souterrain, creusé dans la roche » qui a même servi un jour à la célébration d’une messe pour des scouts. Certains se souviennent de leur initiation maçonnique, descendu par un treuil manuel dans le cabinet de réflexion pour « visiter l’intérieur de la terre ». Le symbolique allié à la réalité. Nicolas Katkoff, que j’ai connu et apprécié, était un chercheur de sagesse, un passionné de franc-maçonnerie qui a évolué vers le martinisme, courant philosophique, initiatique et ésotérique judéo-chrétien. Passionné de sophrologie et de méditation…. Un sage et un cherchant de sagesse et d’absolu ! Heureusement qu’on lui rend hommage… J’apprends sa disparition : une affectueuse pensée pour Monique. »

De Arctos : J’ai bien connu Nicolas, j’ai même été invité à Trébons et à Soues, le présenter comme un individu inquiétant m’exaspère et me dégoutte, je puis dire que ce fut un excellent médecin et un humain admirable (j’étais chirurgien et lui anesthésiste, je crois donc savoir de quoi je parle)

V. https://www.ladepeche.fr/2022/11/29/hautes-pyrenees-des-youtubeurs-decouvrent-un-crane-humain-et-des-ossements-dans-un-temple-maconnique-a-trebons-10835308.php

[2] V.  https://www.leparisien.fr/video/video-on-est-tombe-sur-une-sorte-de-culte-sataniste-jo-urbex-raconte-sa-decouverte-dun-mysterieux-temple-franc-macon-02-12-2022-K7CFAUUML5DBXLX77AART2H3IA.php]

« Un crâne et des ossements…ont été découverts dans la nuit de vendredi à samedi dernier, dans un château abandonné situé sur la commune de Trébons (Hautes-Pyrénées), à une quinzaine de kilomètres de Lourdes. …Crâne, scalpels, échantillons de peau.… Au fil de leur exploration nocturne, (ils) finissent par faire une découverte glaçante : un crâne et des os probablement humains sont disposés et éparpillés à la façon des pièces d’un puzzle à même le sol. « Est-ce qu’il y a eu des sacrifices, s’interroge l’un d’eux. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont mené des rituels »…L’ex-propriétaire des lieux, dont l’appartenance à la Franc-maçonnerie est établie, n’était pas connu des services de police et de gendarmerie… »

(Le Parisien du 2 décembre 2022)

Un ami m’a fait parvenir cette information qui provient d’un coin des Hautes-Pyrénées que je connais bien car j’ai passé mon enfance à Tarbes où mon père était en garnison. On aurait trouvé des ossements humains dans un château en ruines appartenant autrefois à un médecin franc-maçon.

L’affaire n’a pas fait grand bruit dans la presse. Comme j’ai l’esprit mal tourné, je ne peux m’empêcher d’imaginer le tintamarre médiatique auquel nous aurions eu droit si cette demeure avait appartenu à un notable d’Action Française, un édile du Front national ou mieux, si l’on avait fait cette macabre découverte dans un monastère catholique. Mais cette histoire glauque concerne un « fils de la veuve », un « frère la gratouille » comme disait Mitterrand, or la Franc-maçonnerie est un milieu qui aime avant tout la discrétion, bien qu’il s’en défende.

Malgré les efforts d’Alain Bauer, Grand Maître du « Grand Orient de France » de 2000 à 2003, pour réhabiliter la Franc-maçonnerie, je connais son rôle – ô combien néfaste – dans la Révolution française et dans à peu près tous les scandales qui ont émaillé nos Républiques (surtout la III°, dite « République des Francs-maçons » et la V° où ils sont partout).

« La Secte » ayant  la fâcheuse habitude de traîner en justice ceux qui osent la dénigrer, je me garderai bien de mettre tous les « frères trois points »  dans le même panier. Il existe sans doute des Maçons désintéressés, honnêtes et intègres, mais, tel le mouton à cinq pattes ou le poisson-volant, ils ne représentent pas forcément  la majorité de l’espèce. Depuis le « Carrefour du développement » des Frères Nucci et Chalier ou l’Affaire Urba-Gracco du frère Monate, et malgré la volonté d’une presse complice d’étouffer ou de minimiser les scandales, les affaires louches ou crapuleuses impliquant des Maçons se suivent, année après année, avec une régularité de métronome.

Mais je ne vais pas m’attarder sur le sujet, Ghislaine Ottenheimer(1) ou Sophie Coignard(2), qui ne passent pas pour des journalistes d’extrême-droite, ont écrit des choses édifiantes sur cet État dans l’État que d’autres s’entêtent à ne pas voir.

Ce fait divers survenu dans une ruine pyrénéenne m’a donné l’idée de vous parler aujourd’hui d’un autre médecin franc-maçon, une belle conscience de gauche, un humaniste, qui a été maire de son patelin puis conseiller général de son canton et, de surcroît, un grand résistant puisque, comme officier FFI, il était chargé de faire la chasse aux collabos à la Libération. J’ai raconté cette histoire dans un de mes livres (3), mais il va sans dire que je ne fais absolument « pas d’amalgame » et que ce récit ne saurait « stigmatiser » la communauté maçonnique.

Marcel P. (conservons-lui pour l’instant l’anonymat) naît à Auxerre le 17 janvier 1897. Il est l’aîné de Félix P., employé des postes, et de Marthe Bourdon, sans emploi. Il est issu de la petite bourgeoisie bourguignonne, car son géniteur s’embourgeoise en devenant  receveur des postes de Joigny. Dès l’enfance, Marcel manifeste une intelligence vive – à 5 ans, il lit comme un enfant de 10 ans -, et une forte précocité, mais il est sujet à des accès de violence.

Esprit retors, il serait allé jusqu’à distribuer des images pornographiques à ses condisciples de classes primaires, aurait tiré au revolver en pleine classe et aurait ébouillanté un chat. Ces racontars sur sa délinquance précoce ne sont cependant pas attestés, il peut s’agir de potins malveillants.

Par la suite, il est renvoyé de plusieurs écoles ou collèges pour indiscipline.

À 17 ans, il est arrêté pour avoir fracturé des boîtes aux lettres, non pour voler les mandats mais pour y lire les lettres et cartes postales. Il n’est pas condamné, un psychiatre l’ayant déclaré inapte à être jugé, estimant qu’il a une personnalité « bipolaire ».

La Grande Guerre éclate et Marcel devance l’appel le 11 janvier 1916. Il est blessé au pied, d’un éclat de grenade, le 20 mars 1917. Accusé de vol à l’hôpital, il fait un premier séjour à la prison militaire d’Orléans avant son transfert en psychiatrie à Fleury-les-Aubrais. Là, les psychiatres le déclarent « neurasthénique, dépressif et paranoïaque ». Mais le pays a besoin de « chair à canon » et, malgré son état, il est renvoyé au front en 1918, avant d’être réformé pour troubles psychiatriques. La commission de réforme de Sens fixe son invalidité à 40 % et le déclare « réformé temporaire ». En 1920, une autre commission fixe son incapacité à 100 %, ramenée à 50 % en mars 1921.

Chose surprenante, Marcel a repris des études de médecine entre temps : il obtient son doctorat de médecine de la Faculté de Paris, le 15 décembre 1921, avec mention « très bien ».

En 1922, il ouvre un cabinet à Villeneuve-sur-Yonne où il devient rapidement très populaire en offrant aux indigents, consultations et vaccinations. Car Marcel penche à gauche : il se dit socialiste et « humaniste ». Jean-Marc Varaut (4) écrit qu’il est soutenu par des « forces occultes », c’est un doux euphémisme pour dire qu’il est devenu Franc-maçon.

Très vite, cet étrange docteur se fait remarquer par des tendances à la cleptomanie. Ses détracteurs l’accusent aussi de pratiquer des avortements clandestins et de fournir de la cocaïne aux drogués. Mais nous sommes sous la III° « Ripoux-blique » et sa réputation sulfureuse ne l’empêche pas d’être élu conseiller municipal en 1925, puis maire en 1926.

Le 4 juin 1927, il épouse, à Seignelay, Georgette Valentine Lablais, fille d’un commerçant local, également  propriétaire du restaurant parisien « Chez Marius », situé  rue de Bourgogne.

Mais, rapidement, il est poursuivi pour plusieurs délits : fausses déclarations à l’assurance maladie, détournements d’argent, utilisation frauduleuse de fonds publics en sa qualité de maire…

« Médecin des pauvres », Marcel est déjà riche et choisit comme avocat un ténor du Barreau, maître René Floriot, lequel lui évite, à chaque fois, la prison ferme. Révoqué de son mandat de maire, en 1931, il se fait aussitôt élire conseiller général de son canton mais il est définitivement déchu de tout mandat électif, en 1934, pour avoir  trafiqué… son compteur électrique. C’est décidément un drôle d’oiseau ce toubib socialiste et humaniste ! Il commence sérieusement à sentir le soufre même auprès de ses « frères maçons ».  Sitôt révoqué, plusieurs affaires inexpliquées suscitent des rumeurs dans sa ville, entre autres, la disparition de sa bonne, Louisette, qui fut aussi sa maîtresse et l’incendie, pour le moins suspect, de la laiterie « Debove », dans lequel est morte la patronne de l’entreprise. Poursuivi par la justice pour plusieurs  délits, Marcel part s’installer à Paris en 1933. Et personne ne cherche à le retrouver. « Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ! »

À son arrivée dans la capitale, il ouvre un cabinet médical au premier étage du 66 rue de Caumartin, juste au-dessus d’un magasin d’objets religieux.

Son entreprise est vite florissante : il inonde son quartier de tracts publicitaires dignes d’un charlatan, pour s’attirer des patients crédules et souffrant des maux les plus divers. Il y vante sa pratique de l’électrothérapie. Il se prétend également spécialiste en désintoxication, ce qui lui permet de délivrer des ordonnances de complaisance à des toxicomanes.

En 1936, il est arrêté pour vol à l’étalage à la librairie Joseph Gibert, dans le quartier latin. Il affirme à ses juges qu’« un génie ne se préoccupe pas de basses choses matérielles ». Déclaré aliéné mental, il échappe à la prison mais est interné à la maison de santé d’Ivry pendant sept longs mois. La question de son état mental se pose alors : est-il fou ou a-t-il simulé la folie pour éviter la prison ?

Un premier expert psychiatre le déclare « délirant et irresponsable » mais un second voit en lui « un individu sans scrupules, dépourvu de tout sens moral ». Rendu à la liberté en février 1937, il reprend ses consultations comme avant son internement et continue à s’enrichir.

Le 11 août 1941, en pleine Occupation, il acquiert un hôtel particulier, à Paris, au 21 rue Le Sueur. Il y réalise d’importants travaux avec l’idée, dit-il, d’en faire une clinique.

À partir de 1942, « le bon docteur des pauvres » devient résistant : il propose un passage vers l’Argentine à des gens poursuivis par la Gestapo. Les candidats au départ sont invités à se présenter chez lui, de nuit, munis d’une valise contenant bijoux, espèces et argenterie.

Sous le pseudonyme de « docteur Eugène », il recrute deux rabatteurs : un coiffeur, Raoul Fourrier, et un artiste de music-hall raté, Edmond Pintard. Les candidats au voyage disparaissent tous, mystérieusement, sans atteindre l’Amérique du Sud. Une première victime disparaît le 2 janvier 1942.

Il s’agit de Joachim Guschinow, un fourreur juif, voisin de Marcel. Il aurait donné à ce dernier l’équivalent de 300 000 euros en diamants. Yvan Dreyfus, prisonnier juif missionné par la Gestapo pour infiltrer le réseau  du « docteur Eugène » disparaîtra lui aussi sans laisser de trace.

Après les personnes isolées, Marcel s’en prend à des familles entières en leur proposant des « tarifs de groupe ». Les victimes sont essentiellement des Juifs, mais aussi des malfrats désireux de se faire oublier. D’autres individus, risquant de le dénoncer, s’évanouissent dans la nature.

Les services allemands finissent par découvrir le « réseau Eugène » grâce à un indicateur : un Français nommé Beretta. Marcel est arrêté, interrogé et torturé.

Interné  pendant huit mois à la prison de Fresnes, il n’avoue rien et pour cause : il n’a aucun lien, aucun contact réel, avec la Résistance. Il est libéré le 13 janvier 1944, « contre une caution » (5).

On est en droit de se demander, à une époque où les Allemands fusillaient ou déportaient le moindre suspect, pourquoi on l’a relâché si facilement. Encore une bizarrerie !

On suppose qu’il décide alors de faire disparaître des indices compromettants : le 11 mars 1944, les pompiers sont alertés par des voisins qu’incommodent, depuis plusieurs jours, les odeurs pestilentielles provenant d’une cheminée de la maison (à l’abandon) située au 21 rue Le Sueur. Ils fracturent une fenêtre et pénètrent dans l’immeuble. Ils sont aussitôt alertés par le ronflement d’une chaudière. Dans la cave, ils découvrent des corps humains découpés, dépecés et prêts à être incinérés dans deux énormes chaudières-calorifères à bois.

Pour la suite, il existe plusieurs versions des faits : certains auteurs prétendent que Marcel serait arrivé à bicyclette, se serait fait passer pour son frère Maurice, puis aurait quitté les lieux. Henry Sergg (6) suppose que Marcel se serait rendu au 93 rue Lauriston, au siège de la Gestapo française.  Son chef, Henri Lafont, aurait découvert ses crimes et, par chantage, l’aurait  contraint à travailler pour lui. Mais cette affirmation fantaisiste ne repose sur rien.

Quoi qu’il en soit, Marcel s’est volatilisé ! Lors de perquisitions ultérieures, on découvrira rue Le Sueur un débarras contenant 72 valises et  655 kilos d’objets dont 1760 pièces d’habillement.

En fuite, Marcel rejoint, sous une fausse identité, les FFI dans lesquelles il est intégré comme lieutenant. Qui lui a procuré cette fausse identité ? Qu’est-ce qui justifiait son grade ? Toujours est-il qu’« on » s’empresse… de le nommer capitaine (à quel titre ?) : le « capitaine Valéri » (7).

Il est affecté à la caserne de Reuilly. Là, le capitaine Valéri, (qui prendra également le nom de « docteur Westerwald ») est nommé officier de Sécurité Militaire, chargé de l’épuration des traîtres et des collaborateurs : ce « grand résistant », torturé par les Allemands et, à ce titre, respecté par ses subalternes, trouve que l’épuration est trop tendre et pas assez expéditive; on croît rêver !

À la Libération de Paris, un mandat d’arrêt est lancé contre Marcel qui reste introuvable. En septembre 1944, Jacques Yonnet, lieutenant à la DGER, publie dans le journal « Résistance » un article provocateur intitulé « Marcel P….., soldat du Reich ». Marcel, imprudent, utilise son droit de réponse. En adressant au journal une lettre manuscrite, il tombe dans un piège. Le journal n’est diffusé que dans la capitale et en banlieue, la police en déduit donc qu’il se cache à proximité et sans doute au sein de la Résistance. Elle compare son écriture – facilement identifiable – à celle de tous les officiers FFI parisiens. Finalement, l’inspecteur Henri Soutif  l’arrête le 31 octobre 1944 à la station de métro  « Tourelle ». On trouve sur lui un revolver chargé, une carte des « Milices Patriotiques » et plusieurs cartes d’identité. Cette arrestation traduit les ambiguïtés de cette époque : celui qui a failli l’arrêter, le commissaire Massu, est en prison. Dans l’entre-deux-guerres, il était le «flic le plus célèbre de France». Il avait servi de modèle à Georges Simenon pour créer son personnage de Maigret. A la Libération, Massu, « l’homme  aux 3257 arrestations », est arrêté, accusé de collaboration. En prison, il fait une tentative de suicide. Blanchi, il sort de Fresnes, après huit mois d’internement. C’est un homme brisé, qui part en retraite quelques mois plus tard. Et celui qui a finalement arrêté Marcel, Henri Soutif, était en fuite lors du procès. Poursuivi pour crimes de collaboration, il ne sera jamais retrouvé.

L’enquête met au jour la complicité du frère de Marcel, Maurice, commerçant à Auxerre ; de sa femme Georgette ; de sa belle-fille et maîtresse Léonie Arnaux ; d’Albert Neuhausen, marchand de cycles à Courson-les-Carrières, chez qui ont été retrouvées des valises. Avant l’ouverture du procès, on inculpe son épouse et Neuhausen de recel et son frère d’homicide involontaire. Ils bénéficieront finalement d’un non-lieu. Ce n’est jamais qu’une bizarrerie de plus dans cette affaire !

Celui que la presse baptise « docteur Satan » est jugé du 18 mars au 4 avril 1946, par la Cour d’assises de la Seine, pour 27 assassinats, dont ceux de 12 israélites et de 4 proxénètes accompagnés chacun de sa « gagneuse ». Dès le deuxième jour du procès, par fanfaronnade, il revendique 63 meurtres. Il affirme qu’il s’agit de cadavres de traîtres, de collaborateurs et d’Allemands. Jusqu’au bout, il prétend avoir tué « pour la France ». Il explique, le plus sérieusement du monde, que son réseau, nommé « Fly Tox » – marque très connue d’un insecticide et allusion ironique à la chasse aux mouchards – avait été démantelé par les Allemands.

Durant les auditions, il montre une attitude désinvolte et va même jusqu’à s’endormir.

Malgré la plaidoirie de six heures prononcée par maître René Floriot, il est condamné à mort pour 24 meurtres. Au matin de l’exécution, l’avocat général Pierre Dupin le réveille en lui disant : « Ayez du courage, c’est l’heure », il rétorque : « Tu me fais chier ! ». Et quand il lui demande s’il a quelque chose à déclarer, il répond : « Je suis un voyageur qui emporte ses bagages ». Ses paroles rappellent étrangement celles de Landru. Le 25 mai 1946, il est guillotiné dans la cour de la  Santé.

La fortune amassée par Marcel… Petiot – vous aurez compris que c’est de lui qu’il s’agit – n’a jamais été retrouvée mais, après la guerre, sa famille est partie vivre en Amérique latine. On se demande, bien sûr, avec quel argent  elle a pu émigrer puis vivre confortablement là-bas ?

L’histoire tient parfois à peu de choses : si, le 11 mars 1944, des voisins n’avaient pas été incommodés par les odeurs et les fumées sortant de l’hôtel de la rue Le Sueur, on peut supposer que le « capitaine Valéri » (sans doute devenu colonel entre temps ?) aurait continué sa carrière avec les honneurs dus à un grand résistant. Peut-être serait-il devenu député  ou sénateur ? Peut-être même le « docteur Eugène » (ou « Westerwald ») aurait-il écrit ses mémoires et – pourquoi pas  – l’histoire  du réseau de Résistance « Fly-tox » ? Peut-être même aurait-il laissé son nom à des rues, des places, des avenues… ou une Loge ? Mais avec des « Si », c’est connu, on mettrait Paris en bouteille.

Eric de Verdelhan

Éric de Verdelhan est né en juillet 1949, dans une famille « nombreuse et désargentée », dit-il, de la petite aristocratie cévenole. « Enfant de troupe » à 11 ans, il sert
ensuite dans les parachutistes et s’initie au parachutisme sportif . Rendu à la vie civile, il entame une carrière d’inspecteur d’assurances, poste dont il gravira tous les 
échelons. Inspecteur général honoraire, il est diplômé de l’École Nationale d’Assurance et titulaire d’un 3ème cycle « Assurances » du CNAM. En dehors de ses activités professionnelles, il se passionne pour les sports de l’air (parachutisme, ULM, parapente). Il cultive d’autres hobbies : les voyages, l’histoire, les armes anciennes, la gastronomie et les vieilles motos. Politiquement, il se définit lui-même comme « nationaliste chrétien » et admirateur de Maurice Barrès.
En retraite depuis 2010, il se lance dans l’écriture par « devoir de mémoire ». Il publie en 2011 « Au capitaine de Diên-Biên-Phu » en hommage à son père. Puis, en 2012, « Requiem pour l’Algérie française » (épuisé), « Un homme libre » en 2013 (épuisé), en 2014 « Au capitaine de Diên-Biên-Phu » est réédité chez SRE-éditions à Annecy (www.sre-editions.com ). En 2015, il a publié « Le coeur chouan et l’esprit para » (déjà épuisé), livre dont le titre résume assez bien l’état d’esprit de l’auteur.

1)- « Les Frères invisibles » de Ghislaine Ottenheimer (avec Renaud Lecadre) ; Albin Michel ; 2001.

2)- « 100 questions sur les francs-maçons », de Sophie Coignard ; La Boétie ; 2013.

3)- « Mythes et Légendes du Maquis » publié aux éditions Muller ; 2019.

4)- « L’abominable docteur Petiot » de Jean-Marc Varaut ; Paris ; Balland ; 1974.

5)- « L’affaire Petiot » de Jacques Perry et Jane Chabert ; Paris ; Gallimard ; 1951.

6)- « Petiot : le docteur diabolique » d’Henry Sergg ;  Éditions Dualpha ; 2008.

7)- Valéri est parfois orthographié Valéry.  

Autres sources :

« Le cas du Dr Petiot » d’Albert Massui ; Bruxelles, EDC, 1944. – Ouvrage publié du vivant de Petiot.

« L’affaire Petiot. Le crime ne paie pas » de Claude Barret ; Gallimard ; 1958.

« Les assassins » d’Alain Decaux ; Perrin ; 1986.

« L’effrayant docteur Petiot : fou ou coupable ? » de Claude Quétel ; Perrin ; 2014.

« Le Secret des Francs-maçons ». Éditions de Chiré, 1979.

« Un État dans l’État : Le contre-pouvoir maçonnique ». Paris, Éd. Albin Michel, 2009.

« Les Francs-maçons sous l’Occupation ». Paris, Éd. Albin Michel, 2016.

Anglet : les Compagnons du Tour de France étaient au rendez-vous du Téléthon

De notre confrère sudouest.fr – Par Félix Dufour

La Fédération compagnonnique a pris part au Téléthon, samedi 3 décembre, sous la forme d’un marché de producteurs, à Anglet

Pour Jean-René Dithurbide, directeur de la Fédération compagnonnique d’Anglet-Lons et Christophe Augeard, le président de la structure association de la Fédération, cette deuxième participation au Téléthon, ce samedi 3 décembre, s’inscrit dans la logique de la maison. « Le projet de Montbrun était de déconstruire et reconstruire un bâtiment avec quatre pôles, rappelle le président. Un pôle dédié à la culture, un autre à la formation, l’hébergement et la restauration, dans un esprit d’ouverture et de croisement des publics. »

Marché de producteurs

Les Compagnons devant la reproduction d’un beffroi, leur dernière réalisation.
Les Compagnons devant la reproduction d’un beffroi, leur dernière réalisation.Félix Dufour

« Et je pensais, ajoute Jean-René Dithurbide, que le mouvement compagnonnique, autour de la solidarité, de l’entraide, ne pouvait qu’accompagner une manifestation comme le Téléthon. C’est démontrer aussi au grand public la place du compagnonnage au XXIe siècle. »

Ainsi, un marché de producteurs locaux était proposé dans les locaux d’Anglet. Douze artisans, du fromage Ossau-Iraty d’Urcuit à un stand de sophrologie en passant par un atelier de bien-être ont payé leur emplacement, comme dans un marché, mais l’intégralité du montant a été remise au Téléthon.

Ils ont reçu le renfort d’un groupe vocal venu animer les lieux sur les coups de midi et, à l’extérieur, un food truck avait pris place. Samedi, Compagnons rimait bien avec Téléthon.