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France INTER pose la question « Comment expliquer le goût pour les para-sciences et l’occultisme ? »

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De notre confrère France-Inter

Désinformation, astrologie, paranormal, voyance, sorcellerie… Pourquoi le paranormal et le surnaturel intéressent de plus en plus le grand public ? Qu’est-ce que raconte ce goût de l’occultisme sur nos sociétés ?

Avec

  • Jérémie Peltier directeur des études de la Fondation Jean-Jaurès
  • Abdu Gnaba anthropologue
  • Arnaud Esquerre Sociologue, directeur de recherche CNRS et directeur de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (Iris) de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
  • Pola Von Grüt Artiste et astrologue

Comment expliquer le goût de nombreux Français pour les para-sciences et l’occultisme, en particulier chez les jeunes ? Qu’il s’agisse de voyance, de spiritisme, d’astrologie ou de sorcellerie.

Pourquoi une part importante de la jeunesse croit au caractère scientifique de l’astrologie ?  Des jeunes qui croient également à l’explication des caractères par les signes astrologiques, aux prédictions des voyants, à la numérologie, à la cartomancie ou à la divination par les lignes de la main.

Coup de projecteur sur les publics qui consultent les cabinets d’astrologues ? Que recherchent-t-ils ? Quelles sont leurs motivations ?

▶︎ Une émission en collaboration avec la Fondation Jean-Jaurès.

Une nouvelle génération qui se désespère des sciences conventionnelles ?

Selon une enquête de la Fondation Jean-Jaurès, 58 % des Français déclaraient croire à au moins une discipline des para-sciences : lignes de la main, cartomancie, voyance, numérologie, astrologie… Selon cette même étude, 56 % des Français croient à la bonne étoile, 44 % à l’explication des caractères par les signes religieux, 33 % au mauvais oeil, 32 % aux envoûtements, à la sorcellerie et 32 % aux prédictions des voyants.

Des pseudo-sciences qui attirent plus significativement les jeunes puisque ce sont 50 % des jeunes interrogés qui croient à l’explication des caractères par les signes astrologiques, 38 % croient aux prédictions des voyant.e.s, 36 % aux envoûtements et à la sorcellerie, 34 % à la numérologie et 27 % à la cartomancie. C’est nettement plus que chez les seniors.

Une tendance qui augmente fortement depuis le début des années 2000 et qui vient se coupler au fait que, potentiellement, les jeunes croiraient de moins en moins aux vérités scientifiques et chercheraient une autre voie salutaire. La croyance dans le fait que la science apporterait plus de bien que de mal, est relativisée aujourd’hui par la jeune génération qui entretiendrait une plus grande défiance vis-à-vis d’elle. En 2022, ce ne sont que 33 % des jeunes qui pensent que la science apporte plus de bien que de mal, contre 55 % en 1972. L’adhésion aux pseudo-sciences révélerait ainsi un effritement du sentiment de confiance envers la science, alimenté par un monde plus incertain, troublé, anxiogène du fait des crises successives.

Certains voient ainsi dans les pseudosciences des vertus anxiolytiques, apaisantes et consolatrices. Comme l’explique Jérémie Peltier « le retour de ces croyances traduit une époque dans laquelle une partie de la jeune génération ne fait plus autant conscience aux progrès des sciences, aux progrès techniques et technologiques dont ils conçoivent les répercussions plus néfastes à moyen ou long terme. C’est ce qui les conduit à se tourner vers d’autres types d’espérances. Un phénomène qui s’est accéléré avec la crise sanitaire et qui vient aussi répondre à la fatigue informationnelle qui touche 1 Français sur 2. Entre 60 et 70 % des Français préfèrent accéder à d’autres croyances pour retrouver du sens« .

Une façon de mieux accepter notre condition humaine dans une époque anxiogène

Croire à ces para-sciences permet, selon l’anthropologue Abdu Gnaba, de répondre à une grande problématique existentielle de l’être humain, la crainte du non-sens et la peur de l’insaisissable, de l’imprévu, de notre propre finitude sur le long terme. Et de nombreuses personnes perçoivent ces sciences alternatives comme un moyen de reprendre leur vie en main, de mieux la contrôler dans une époque qui leur échappe : « Il est extrêmement difficile d’accepter tout simplement la condition humaine telle qu’elle est en tant qu’un objet perdu sur un petit caillou au fin fond d’une galaxie qui est elle-même perdue au fin fond d’un espace qu’on n’arrive plus à mesurer. Le problème, c’est que par le désir humain, on a envie de continuer à avancer, mais sans savoir où on va. Et ces arts divinatoires nous permettent de nous sentir appartenir à quelque chose de plus grand que soi-même. L’idée, c’est de se sentir partie prenante d’un univers complet, ce que la raison seule ne peut pas nous donner. Elles nous permettent de nous évader et surtout de nous plonger dans un monde qu’on ne connaît pas, mais dont on connaît les limites de ce qu’on ne connaît pas. On va accepter d’en faire l’expérience pour essayer de trouver du sens aux trois sens du terme, la signification, la direction et la sensation« .

Avec

Jérémie Peltier est directeur des études de la Fondation Jean Jaurès de 2017 à 2022, date à laquelle il est nommé co-directeur général. Il est aussi directeur de la collection « Suspension » aux Éditions de l’Aube et l’auteur de La fête est finie ? (Éditions de l’Observatoire, 2021). En janvier 2023, la Fondation Jean Jaurès a publié une enquête, en partenariat avec l’IFOP et la Fondation Reboot, sur la « Mésinformation des jeunes et leur rapport à la science et au paranormal à l’heure des réseaux sociaux ».

Pola Von Grüt est artiste et astrologue. En parallèle de ses consultations, elle anime des cours d’initiation à l’interprétation de son thème astral et des séances de lecture du ciel. Elle a récemment publié S’initier à l’astrologie (Larousse, 2022).

Abdu Gnaba est docteur en anthropologie sociale et directeur de l’agence Sociolab. Philosophe de formation, il a étudié l’anthropologie pour révéler les moteurs des actions humaines. Auteur de plusieurs ouvrages, dont La mémoire réinventée (L’Harmattan, 2008), Bricole-moi un mouton (L’Harmattan, 2016) et L’Explorateur et le Stratège (20141).

Arnaud Esquerre est sociologue, et directeur de recherche au CNRS. Ses travaux se déploient en suivant plusieurs axes de recherche. Il s’est notamment intéressé aux « croyances » et leurs différentes formes d’énoncés (prédictions de fin du monde, les prédictions astrologiques, les récits rapportant des événements extraterrestres…). Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Sociologie des sectes en France (Fayard, 2009) et Qu’est-ce-que l’actualité politique ?, co-écrit avec Luc Boltanski (Gallimard, 2022).

Mondes invisibles

Ce que nous retenons d’emblée, au-delà de la première de couverture de couleur noir mat, c’est qu’elle bénéficie d’un dispositif en réalité augmentée – pas sûr que cela ait été déjà utilisé par un éditeur ; une grande première donc.

Afin de visionner cette création, il faut tout d’abord télécharger sur notre smartphone l’application Artivive, grâce au QR code indiqué dès les premières pages de l’ouvrage. Bien évidemment, nous ne vous dévoilerons pas l’animatique que vous pourrez visualiser. Une première qui fait déjà que ce livre, publié, entre autres, avec le soutien du Centre National du Livre une bien belle nouveauté.

Sylvain Ledda

Il permet, comme l’indique Sylvain Ledda dans son introduction, de « contempler l’obscur, l’inconnu et l’invisible ». Des mots tirés des Contemplations , ce recueil de poèmes, écrit par Victor Hugo et publié en 1856.

Sylvain Ledda, professeur de littérature française et arts à l’Université de Rouen, spécialiste du romantisme et metteur en scène, a consacré de nombreux travaux aux représentations littéraires de la mort, aux liens entre histoire et littérature, et plus généralement aux questions culturelles à l’âge romantique. Il dirige ce Cahier qui ne connaît pas moins de quarante contributeurs.

Comprendre l’humain et la société  dans laquelle il évolue, c’est aussi comprendre les relations rapports entre sciences humaines, ésotérisme et occultisme.

Sir Arthur Conan Doyle, le 1er juin 1914.

Ce magnifique ouvrage au confort de lecture incomparable – format quasiment A4, qualité du papier, police de caractères – s’enrichit de trente illustrations. De plus, il offre un texte inédit de l’écrivain et médecin écossais Sir Arthur Conan Doyle, synonyme pour tous de Sherlock Holmes. Pour mémoire, c’est le 26 janvier 1887 qu’il reçut la lumière sous les auspices de la « Phoenix Lodge » n° 257, à l’Orient de Portsmouth, à l’âge de 27 ans.

Temple de Portsmouth

Ce Cahier nous propose tout un monde d’ésotérisme – mot venant du grec ancien et signifiant ‘’être tourné vers l’intérieur’’.  Il désigne les enseignements réservés à des d’initiés… aux petits et grands mystères. Dans notre culture, l’ésotérisme fait référence aux  courants de pensée ‘’parallèle’’ à composante étrange : les sociétés secrètes, l’occultisme, le paranormal, etc.

Mondes invisibles nous invitent, en quatre chapitres, à « voir et entendre l’au-delà », à prendre connaissance des « Sciences et parasciences », à mieux comprendre « L’ésotérisme, symbolisme, magie » et à participer aux « Mystères individuels et collectifs ». Une façon pour le lecteur d’entrer en ésotérisme et en occultisme, deux termes apparus l’un en 1828, l’autre en 1842.

Allan Kardec

Le premier chapitre nous conduit vers un apprentissage de la littérature et du spiritisme au XIXe siècle, à cette recherche de l’invisible par le biais aussi de la Revue Spirite fondée par Allan Kardec en 1858.

Sylvain Ledda ne fait pas l’impasse non plus sur Victor Hugo et le mystère alchimique de Notre-Dame de Paris, tout en passant du magnétisme qui a préparé la venue du Spiritisme. Comment ne pas évoquer aussi les destin de l’auteure Antoinette Bourdin, médium qui voit des scènes et des objets dans un verre d’eau, parcourant la France afin de diffuser ses idées.

Plus tard dans le temps, nous apprenons de ces machines d’immortalité – expression concept du philosophe Emmanuel Guez – et de toutes les techniques phonographiques et « science des fantômes » autour des années 1900. Fantômes, non-morts, vampires et revenants, tout est dévoilé.

Camille Flammarion (1842-1925) photogrié par Eugène Pirou (1841-1909)

Le deuxième chapitre est celui qui, vraisemblablement, retiendra le plus l’attention du cherchant. De l’ésotérisme versus occultisme, des mondes invisibles de l’astronome Camille Flammarion, dont le  côté mystique et spirite de certaines de ses œuvres a ajouté à la notoriété de son nom, à l’origine de Dracula, du ministère des nombres à René Char, bon nombre de sujets touchant à nos centres d’intérêts sont traités.

La Rose+Croix, « Croix dorée ayant une rose rouge en son centre, la croix représentant le corps de l’homme et la rose symbolisant son âme en voie d’évolution».

Retraçant aussi les traditions des Rose-Croix dans la littérature européenne et française du XIXe siècle et les aux accents cabalistiques chez Balzac. Tout pour nous faire vivre des moments passionnants, parfois à nous donner le frisson.

Alexandre Séon, Portrait de Joséphin Peladan (vers 1892), musée des beaux-arts de Lyon.

Ce magnifique ouvrage se termine avec mystères individuels et collectifs qui touchent à la fois Michel de Notre-Dame, dit Nostradamus au salon de la Rose-Croix de Sar Mérodack Joséphin Peladan, mage par le livre et l’image. Le matin des magiciens et une vision renouvelée du monde clôture avantageusement l’ouvrage qui est interdisciplinaire et transéculaire.

Les dernières pages étant consacrées à une courte biographie de tous les contributeurs. Cette collection Cahier qui nous a permis de connaître en son temps La franc-maçonnerie, documents fondateurs, en 1992 mais aussi Carl Gustav Jung (1984), Joris-Karl Huysmans (1985), René Guénon (1985), Raymond Abellio (1980), Gérard de Nerval (1980), Henry Corbin (1981), Mircea Eliade (1977), Paul Ricœur (2004), Gershom Scholem (2009) est de très belle facture et perpétue, avec toujours ce bel esprit pédagogique, cette transmission du savoir. Un livre accessible à toutes et à tous !

Mondes invisibles

Une publication réalisée avec le soutien du CNL, de l’IRIHS et du CÉRÉdI.

Collectif, Sylvain Ledda (dir.) – L’Herne, Coll. Cahier, 280 pages, 33 €

5 Loges du Brésil s’associent pour fêter les 25 ans

De notre confrère du Brésil agazetabahia.com

Une nuit pour rester dans l’histoire des loges maçonniques de l’extrême sud de Bahia.
Avec la présence de dizaines de frères, belles-sœurs, membres de l’Ordre Demolay, filles de Jó, en plus des invités, une session spéciale conjointe des loges maçonniques Fraternidade 5 de Novembro et Força e União de Porto Seguro a eu lieu pour honorer les frères de plus de 25 ans d’activités maçonniques dans les deux Loges.

Tenue à Eunápolis au siège de Fraternidade 5 de Novembro, la session présidée par le Souverain Grand Maître Général du Grand Orient du Brésil, frère Mucio Bonifácio Guimarães, a également été suivie par le Grand Maître d’État de GOB-BA, Oscimar Torres, qui ont été accueillis par le Vénérable Maître Leandro Mosselo de Fraternidade 5 de Novembro.
L’événement a coïncidé avec l’ouverture des festivités pour le 50e anniversaire de la fondation de la Fraternité du 5 novembre, qui a reçu les Mentions élogieuses du Grand Bienfaiteur, tant du GOB que du GOB-Ba.

Ont également participé à la session les Vénérables Nonato Moreira de la Loja Masônica Deus, Caridade e Justiça d’Itamaraju (également récompensé du titre de Grand Bienfaiteur), Reginaldo Alves de la Loja O Esquadro de Porto Seguro, Adebonio da Silva Rodrigues, Vénérable de la Loja Maçônica 16 de July de Itapebi, par des frères de la Lojas Fraternidade Itabelense et de Vale do Peruipe, entre autres. 

Le Frère Selmo Berto a représenté Força e União de Porto Seguro, qui a reçu le titre de Bienfaiteur.
Le point culminant de la cérémonie a été la remise de 17 (dix-sept) Mentions élogieuses de l’Ordre du Mérite D. Pedro I, aux frères du Conseil des Travailleurs des Loges présentes, qui ont atteint plus de 45 ans d’activité maçonnique.
Une nuit à entrer dans l’histoire de la franc-maçonnerie de Bahia.
Dans sa déclaration, le Grand Maître d’État de GOB-BA a salué le partenariat entre GOB et GOB-BA et a remercié tout le soutien reçu du Souverain Mucio Bonifácio Guimarães et du Frère Sage Ademir Cândido Da Silva à tout moment au cours de sa gestion.
Le Frère Mucio, dans son discours, a appelé tout le monde à rester unis en faveur de la croissance de la franc-maçonnerie à Bahia; il a souligné le travail réalisé par le Grand Maître d’État Oscimar Torres, a félicité les lauréats et remercié les Loges de les avoir invités à la cérémonie.

Le Vénérable d’Honneur de Força e União de Porto Seguro, Frère Selmo Berto, a souligné la joie des frères de la Loge pour les honneurs reçus, pour le fait que le GOB et le GOB-BA soient venus dans les Loges et aient été présents dans la vie maçonnique de tous les frères.
Le Vénérable Leandro Mosselo a remercié les personnes présentes d’avoir répondu à l’appel pour la session, soulignant la force de la franc-maçonnerie dans l’Extrême-Sud, qui a été guidée par l’union et la défense des traditions et des principes de la vraie franc-maçonnerie.
Après la cérémonie, un dîner a été servi aux participants de la session.

Les ordinateurs de la Franc-maçonnerie contrôlent nos libertés…

Ecoutez ces propos de Mgr Lefebvre sur la disparition des libertés. Les Francs-maçons sont responsables de tout cela, comme chacun le sait !

L’intégriste catholique, fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X, lors de sa conférence en 1979, affirmait que nous nous dirigeons actuellement vers une socialisation qui apparemment pour lui, ne parait pas aussi dure que celle du communisme mais qui, en définitive, va être tout simplement une image du communisme, mais réalisée par des moyens scientifiques au lieu d’être réalisée par la force. Les maçons sont responsables de tout cela !

Portrait officiel de Marcel Lefebvre.

Le 22 août 1979, Mgr Marcel Lefebvre fit une conférence à Shawinigan au Québec. Voici justement ce passage qui annonçait il y a plus de quarante ans une situation de dictature.

Comme le rappellent les auteurs de la vidéo en 1979, les ordinateurs en étaient à leur début, on en était aux tout premiers ordinateurs de bureau. L’internet n’existait pas, ni bien sûr la 5G. On était encore en pleine guerre froide, le communisme était à l’Est.

Source dominicainsavrille.fr

Regard sur… : « Naturopathie Quantique »

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De nos jours on entend de plus en plus parler de «  médecine vibratoire », pourtant cette approche énergétique du vivant n’est pas récente comme le prouve la médecine traditionnelle chinoise, l’ayurvéda, l’alchimie ou  le chamanisme  pour dépasser la seule approche moléculaire des plantes. La Naturopathie Quantique fait le pont entre connaissances ancestrales et les dernières avancées scientifiques , une démarche qui tente de répondre aux interrogations suivantes :

La pensée créatrice engendre t-elle la santé ? La matière est elle composée de « vide » qui serait, en réalité plein d’énergie ? L’eau est-elle morphogénique ? Quelles sont les visions quantiques des sociétés traditionnelles qui apportent un autre éclairage sur la notion de maladie ?

L’AUTEUR

Scientifique reconverti comme naturopathe au Canada  Loïc Ternisien est créateur du concept de Naturopathie Quantique. Il est également fondateur du centre de formation NAVAE. et conférencier.  Il a aussi créé divers supports d’apprentissage qu’il diffuse sur les réseaux sociaux depuis 10 ans pour que chacun puisse gagner en autonomie et avoir un rôle actif sur sa santé.

Le chocolat Toblerone et ses origines Francs-maçonniques

De notre confrère fr.eseuro.com

Le mythique chocolat Toblerone, l’un des plus convoités en Duty Free dans les aéroports, fait l’actualité. Monte Cervino, la montagne la plus célèbre des Alpes suisses pour sa forme pyramidale prononcée, ne sera plus le logo des barres de chocolat Toblerone. La raison du changement est que Mondelez, propriétaire de ce bonbon, a décidé de déplacer sa production de Berne à Bratislava (Slovaquie) en juin de l’année dernière.

8, 35 et 50 grammes, la numérologie selon Toblerone ?

Ce fait suppose que la loi entre en action ‘Swissness’ qui se charge de protéger la marque du pays et tous ses symboles. Monte Cervino est l’un d’entre eux, donc Toblerone ne peut pas utiliser son image s’il ne produit pas en Suisse.

Cette nouvelle a fait parler à nouveau des origines et des curiosités de cette marque. Ses architectes étaient Theodor Tobler et son cousin, Emil Baumann. En 1908, ils ont produit le chocolat connu sous le nom de Toblerone à la suite d’un mélange du nom de l’ancien et de “torrone”, un mot italien qui fait référence au nougat. Peu de temps après cette invention, Theodor a déposé le brevet tant pour le nom que pour la forme triangulaire particulière qui le caractérise.

Véhicule miniature « Volkswagen-Toblerone ».

La première interprétation de sa morphologie était précisément qu’elle ressemblait à la montagne susmentionnée, mais d’autres théories ont également surgi.

Par exemple, que la forme faisait référence aux danseurs des Folies Bergères à Paris ou que c’était un symbole franc-maçon. Cette dernière légende a été nourrie par le propre petit-fils du fondateur, l’historien Andreas Tobler.

C’est lors de la célébration du centenaire de la marque qu’Andreas a précisé que son grand-père était membre de la franc-maçonnerie et que les pyramides en chocolat pouvaient provenir de sa symbologie.

Bien que Toblerone ait connu du succès à ses débuts, il a dû faire face aux ravages de la Grande Dépression. Pour cette raison, l’entreprise de Tobler passerait entre les mains des banques. pour se retrouver plus tard dans différents propriétaires. Dans les années 90, elle est rachetée par Kraft Foods et internationalise la marque. Kraft Foods a ensuite été renommé Mondelez International en 2012.

Action de la fabrique de chocolat bernoise Tobler & Co SA en date du 18 septembre 1905.

Une autre des curiosités de la marque est qu’elle a donné son nom à une affaire de corruption. La vice-présidente suédoise Mona Sahlin a dû démissionner pour avoir utilisé sa carte de crédit parlementaire pour des achats personnels, dont le délicieux Toblerone. Son association avec Duty Free n’est pas non plus un hasard puisque Toblerone était présent au premier d’entre eux inauguré en 1947 en Irlande.

Toblerone – Assortiment de 3 Variétés de Mini Toblerone, Chocolat au Lait, Chocolat Noir, Chocolat Blanc – Tubo de 113 mini barres (904 g).

Franc-maçonnerie en Aragon : « Nous ne sommes pas une secte, ce qui compte pour nous, c’est la qualité humaine »

De notre confrère cartv.es

Plus d’une centaine de personnes appartiennent à cette institution dans la Communauté. De plus, actuellement, la Grande Loge Féminine d’Espagne est dirigée par Mar Sánchez Bergua de Huesca. Ni une religion, ni une secte, ni une société secrète. Malgré le mystère et l’ignorance qui entourent la franc-maçonnerie, cette institution universellement étendue a trouvé un espace pour se développer en Aragon. « Ce qui compte pour nous, c’est la qualité humaine des personnes », explique Jesús Aznar, fondateur et grand maître de la Grande Loge d’Aragon. 

Actuellement, cette confrérie, composée de cinq loges situées dans les trois provinces aragonaises , compte une centaine de membres, auxquels il faut ajouter ceux du reste des groupes appartenant à d’autres obédiences maçonniques situées dans la Communauté mais dépendant d’autres à l’extérieur d’elle. La dernière, l’Union Sincère de Cierzo, est née en novembre dernier intégrée au Grand Orient de France. 

Bien que l’Aragon ne soit pas seulement une terre d’accueil pour les loges et les francs-maçons. Actuellement, c’est une femme de Huesca, Mar Sánchez Bergua, qui dirige la Grande Loge Féminine d’Espagne (GLFE).

D’ idéologie rationaliste et à caractère philanthropique , la franc-maçonnerie se définit comme « une école de formation du citoyen ». « Bien sûr, ce que nous ne sommes pas, c’est une secte », dit Aznar. Bien qu’il existe plusieurs théories sur sa naissance, le Grand Maître souligne que son origine se trouve chez les bâtisseurs de cathédrales. « C’étaient eux qui avaient le savoir. Lorsqu’ils ont cessé d’exister en tant que profession, ceux qui inculquaient ce métier ont admis d’autres guildes à leurs réunions. Il est passé d’une franc-maçonnerie opérative à une franc-maçonnerie spéculative sur la réalité du monde. » 

Afin de constituer une loge, structure de base de l’association , Aznar souligne que le dicton veut que « trois la forment, cinq la dirigent et sept la rendent juste et parfaite », bien que le nombre de membres puisse être plus important. « Nous en avons avec plus de 30 personnes », dit-il. Cinq loges partent de la Grande Loge d’Aragon, qui aura bientôt 15 ans : Conde de Aranda, Juan de Lanuza et Joaquín Costa, à Saragosse, Segundo de Chomón, à Teruel, et Pirineos, à Huesca. « Il y en a qui n’admettent pas les femmes . On le respecte, mais on considère que l’égalité est nécessaire au XXIe siècle », assure Aznar, qui estime que 20% des membres du groupe aragonais sont des femmes.

Au cours du dernier semestre, onze nouveaux membres ont rejoint la Grande Loge d’Aragon. Sur la manière dont les intéressés parviennent à l’institution, le grand professeur relate : « Nous ne faisons pas habituellement de prosélytisme. Ils le découvrent, ils écrivent à notre e-mail d’information et, à partir de là, nous commençons un processus qui comprend des entretiens téléphoniques et aussi en personne, dans lesquels nous parlons des motivations qui les ont amenés à vouloir entrer ». « Si nous voir s’ils correspondent aux valeurs maçonniques – liberté, tolérance, honnêteté…- nous leur demandons de remplir leur demande d’adhésion et, par un vote démocratique, il est décidé s’ils sont acceptés ». Concernant le profil de ceux qui s’inscrivent dans ce mouvement, Aznar , ancien cadre du secteur financier, souligne qu’il s’agit de personnes appartenant à des professions très diverses, -« ingénieurs, médecins, commerciaux, indépendants, chefs d’entreprise… »- et de différentes nationalités, parmi lesquelles se distinguent celles des pays d’origine , Amérique latine. « Nous ne demandons à personne sa carte d’identité. Nous cultivons la libre pensée. Nous ne parlons pas de religions ou de politique , bien que nous ayons des frères francs-maçons qui professent une religion. Ce qui compte pour nous, c’est la qualité humaine », souligne-t-il. 

« Dans un parti -c’est ainsi que les réunions sont connues dans le vocabulaire franc-maçon-, du début à la fin, tout a une raison d’être. Une méthode très expérimentée est suivie. C’est comme un petit parlement dans lequel n’importe quel sujet est débattu. d’intérêt exprimé par un frère. Même si ce n’est pas un conflit d’opinions car, par définition, les francs-maçons sont des bâtisseurs et nous cherchons ce qui nous unit », précise Aznar.

Outre les réunions, dans la franc-maçonnerie, les symboles jouent un rôle important . « Par exemple, les sols des loges sont en carrelage noir et blanc, précisément parce que la réalité du monde est faite d’ombre et de lumière. » Une autre des questions qui définissent la structure maçonnique est la hiérarchie . « Il y a trois grades : apprenti, compagnon et maître. La promotion de chacun doit être méritée. 

Concernant le secret qui entoure cette organisation et les membres qui la composent, le Grand Maître indique : « L’identité d’un frère franc-maçon ne correspond qu’à lui , car la liberté est personnelle. C’est pourquoi nous ne pouvons révéler le nom de nos compagnons ». 

Une femme de Huesca, chef des francs-maçons espagnols

Diplômée en histoire et administration et gestion des entreprises, Mar Sánchez Bergua de Huesca a été élue dirigeante des francs-maçons espagnols fin 2021 , poste qu’elle occupera jusqu’en 2024. Née à Grañén, après avoir terminé ses études à Huesca, elle a déménagé à Barcelone pour commencer ses études collégiales. C’est dans la ville de Barcelone qu’elle avait également commencé sa carrière professionnelle, travaillant dans une multinationale pétrochimique. Après avoir passé du temps à Milan, Paris et Londres, en 2006, elle est retournée en Espagne, où elle a travaillé dans le département financier de diverses entreprises. 

C’est alors que naît son intérêt pour la franc-maçonnerie. « Je cherchais quelque chose de plus depuis longtemps, mais je ne voulais pas me lancer en politique . J’avais le souci de m’améliorer en tant que personne et d’apporter quelque chose à la société, au-delà de mes collaborations avec des ONG. Je voulais apporter ma pierre à l’édifice. . Depuis, je suis dans la Grande Loge Féminine d’Espagne ».

« Nous sommes une organisation démocratique, progressiste et laïque. Il y a des gens de toutes les religions : protestants, athées, chrétiens… C’est quelque chose qui reste dans l’intimité de chacun, comme leur idéologie politique », remarque le dirigeant de l’organisation, qui compte actuellement environ 300 sœurs, dont certaines aragonaises résidant à Madrid et à Barcelone. « Nous aimerions ouvrir quelque chose dans la Communauté. Pour cela, nous tiendrons une conférence à Saragosse le 5 mai, au Palacio de Sástago », déclare Sánchez.

« Être un grand enseignant, c’est comme être président si on le compare avec le monde des affaires. Mon travail consiste à organiser la loge et le reste des lignes en Espagne. Au niveau international, mon travail consiste à promouvoir l’externalisation. Je suis également dans chargée de veiller à ce que les sœurs se portent bien et à ce qu’elles respectent la méthode maçonnique ». Concernant ce dernier, Sánchez explique que c’est « un chemin pour la transformation et l’amélioration de l’être humain. C’est une initiative qui aide la personne à l’introspection personnelle et fournit des outils, avec des allégories et des symboles, pour que le chemin intérieur mène à faire ressortir le meilleur de soi-même ». 

Concernant la situation actuelle de la franc-maçonnerie sur le territoire national, le Grand Maître explique : « En Espagne, il y a des préjugés dus à des problèmes historiques . Selon les systèmes, comme les dictatures, être un libre penseur n’a pas d’importance. La franc-maçonnerie a connu des moments brillants, comme la Seconde République, et aussi d’autres plus obscures, comme la guerre civile et les années qui suivirent, où de nombreux francs-maçons durent s’exiler et d’autres furent assassinés ». « Une légende noire totalement fausse s’est créée. Avec le temps on s’est normalisé, mais il y a quand même un rejet dû à l’ignorance. Les valeurs de la franc-maçonnerie sont intemporelles, elles étaient en usage il y a 200 ans et sont toujours d’actualité, conclut le chef.

1h36 de conférence en vidéo au GODF : « La Liberté de la presse »

Conférence publique organisée jeudi 23 février 2023 dans le cadre du cycle Les Chantiers de la République au siège du Grand Orient de France à Paris. Intervenants : – RISS, directeur de publication de Charlie Hebdo, – Thomas Huchon, journaliste.

Une loge maçonnique du GODF de Poitiers s’est dévoilée

De notre confrère FRANCE BLEU francebleu.fr – Par Vincent Hulin

A l’occasion d’une date anniversaire, les frères de la Fraternité Mosaïque de Poitiers nous ont ouvert les portes de leur loge et répondu à nos questions.

Samedi dernier à Poitiers, la loge Fraternité Mosaïque fêtait ses 25 ans. L’occasion d’ouvrir ses portes à un journaliste et de lever le voile sur les pratiques et les rites. Cette loge poitevine qui dépend du Grand Orient de France a accueilli tous ses « frères » mais aussi des représentants des autres loges à l’occasion d’une « tenue » (réunion) où des « planches » (présentations) sont revenues sur le passé mais aussi l’avenir de cette loge avec des sujets d’actualité dont débattent deux fois par mois les membres de cet Atelier.

Société secrète… Ordre de Jacques-Cartier

L’Ordre de Jacques-Cartier (OJC) était une société dite « secrète » fondée le 22 octobre 1926 à Vanier (Ontario, Canada) par Albert Ménard, ingénieur civil au ministère des Travaux publics, et le curé François-Xavier Barrette.

Mission et histoire

Dix-neuf hommes réunis par Albert Ménard et le curé François-Xavier Barrette tiennent une première réunion de la société secrète des Commandeurs de l’Ordre de Jacques-Cartier le 22 octobre 1926.

Esdras Terrien, l’abbé F.-X. Barrette, A. Ménard, É. Lavoie, les avocats Philippe Dubois et Joachim Sauvé, Oscar Barrette et U. Bray étudient les règlements de sociétés existantes, afin d’établir la rédaction de règlements et la constitution de l’Ordre de Jacques-Cartier.

L’Ordre était également connu sous le nom « la Patente ». Sa devise était « Pour Dieu et pour la Patrie » et son chant patriotique s’intitulait Honneur et Loyauté.

Le but de cette organisation était de faire avancer les intérêts des Canadiens français catholiques par l’entremise d’une élite militante infiltrant autant l’administration que les entreprises privées, et notamment de lutter contre l’influence des loges maçonniques et des orangistes, qui menaient toutes sortes d’actions visant à réduire l’influence des Canadiens français, voire à les assimiler, par exemple en empêchant leur accession à des postes de la fonction publique fédérale, aux écoles d’aviation civile ou à l’accréditation d’instituteur. Ces loges étaient d’autant plus efficaces qu’elles étaient secrètes, d’où l’idée d’utiliser le même genre de tactique pour défendre les intérêts des Canadiens français.

Structure

L’Ordre était dirigé par un conseil supérieur nommé « Chancellerie » qui regroupait des comités régionaux, eux-mêmes subdivisés en comités locaux (« Commanderies »). L’organisation disposait de son propre journal : L’Émerillon. Elle fera également circuler le Bulletin dont la diffusion sera moindre en comparaison à L’Émerillon.

À la suite de dissensions marquées entre l’aile québécoise et le conseil dirigé exclusivement depuis Ottawa en Ontario, l’Ordre est dissous le 27 février 1965. L’ordre comptait 11 300 membres en 1955/1956 et environ 5 000 lors de sa dissolution en 1965.

Membres

Parmi les membres fondateurs figurent les représentants suivants, associé à leur rôle lors de la fondation (1926) :

  • François-Xavier Barrette (chapelain),
  • Oscar Barrette,
  • Adélard Chartrand (trésorier),
  • Louis-Joseph Chagnon (secrétaire correspondant),
  • Louis-Joseph Châtelain (secrétaire archiviste),
  • Philippe Dubois (deuxième grand commandeur adjoint),
  • Charles Gautier,
  • Marius Lachaine,
  • Émile Lavoie (chancelier),
  • Moïse Lavoie,
  • Albert Ménard (grand commandeur),
  • Domitien Robichaud (fidéicommissaire)
  • Marcel Robidas (grand commandeur),
  • Esdras Terrien (commandeur-conseil)
  • Achille Pelletier (fidéicommissaire)
  • J. Sauvé (premier grand commandeur)
  • A. Campeau (cérémoniaire)
  • J.-U. Bray (commandeur-conseil)

Les personnes suivantes sont associées de près ou de loin à l’OJC :

L’Ordre secret – (Bande-annonce 01m50s) from NFB/marketing on Vimeo.

Archives

Un petit fonds d’archives Ordre de Jacques-Cartier est conservé au centre d’archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. L’Université de Montréal conserve également certains documents relativement aux activités de l’Ordre. Il y a aussi plusieurs documents aux archives de l’Université d’Ottawa au CRCCF. Le Centre d’études acadiennes Anselme-Chiasson à l’Université de Moncton a aussi un fonds d’archives sur l’Ordre de Jacques Cartier. Bibliothèque et Archives Canada conserve enfin un important fonds Ordre de Jacques-Cartier. Raymond Laliberté et Denise Robillard ont effectué et publié des recherches sur les origines de l’ordre.

Armoiries de l’Ordre de Jacques-Cartier

Pour aller plus loin :

Gratien Allaire, « Le Triangle canadien-français au tournant des années 1960. Le Conseil de la vie française en Amérique, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et l’Ordre de Jacques-Cartier », Francophonies d’Amérique, no 17 (printemps 2004) : 107‒116.

Robert Choquette, La foi gardienne de la langue en Ontario, 1900-1950 (1987).

Roger Cyr, La Patente. Tous les secrets de la « maçonnerie » canadienne-française : l’Ordre de Jacques-Cartier (1964).

Raymond Laliberté, Une société secrète : l’Ordre de Jacques-Cartier (1983).Marcel Martel, Le deuil d’un pays imaginé. Rêves, luttes et déroutes du Canada français (1997).

Denise Robillard, L’Ordre de Jacques-Cartier. Une société secrète pour les Canadiens français catholiques – 1926-1965 (2009).

Anik Sauvé, L’Ordre de Jacques Cartier. Une étude sur les artisans méconnus de sa fondation, M.A. (histoire), Université d’Ottawa, 2004.

James Trepanier, Battling a Trojan Horse : The Ordre de Jacques Cartier and the Knights of Columbus, 1917–1965, M.A. (histoire), Université d’Ottawa, 2007.

Jean-Philippe Volpé, L’Ordre de Jacques-Cartier en Acadie du Nouveau-Brunswick durant la Grande Dépression, 1933-1939 : Noyautage, externalisation, discrétion et nationalisme économique, M.A. (histoire), Université Laval, 2013.

Peter Langford (introduction), An English Translation of L’Ordre de Jacques Cartier: Rituals: A French-Canadian Secret Society, Independently published, janvier 2023.