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Éveiller sa conscience ne peut conduire à faire l’impasse sur les colossales menaces qui pèsent sur le monde

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent les 1er et 15 de chaque mois.)

Comme a pu le dire Frédérick Tristan[1], « l’initiation enjoint sans cesse au frère de passer de l’ombre à la lumière, de se séparer de la futilité et de l’ignorance en œuvrant au profit de la connaissance et de l’harmonie ».

C’est en cela que l’approfondissement de la connaissance de soi doit corrélativement ouvrir au monde dans une compréhension plus haute et plus large. En ayant perdu ses œillères, on est plus présent à tout. C’est pourquoi, quelque effort que l’on ait à accomplir sur soi-même, il faut éviter de se réfugier indéfiniment dans un retranchement intérieur comme si l’on ne devait s’assigner qu’une acmé solitaire et incommunicable.

Or l’être est toujours un moment critique, puisqu’il est par principe confronté à la mort. Dans l’ascension que l’on entreprend, l’autre – celui qui est à côté de soi comme celui qui continuera le chemin après soi – ne peut que demeurer l’horizon que l’on se donne, sans quoi l’on ne serait pas digne de celles et de ceux qui ont inspiré la vie que l’on mène, dans la multiple lignée dont on procède. C’est ainsi que le sort de la planète ne devrait être indifférent à  personne, même s’il est déjà bien tard pour s’en préoccuper.  

Dans un remarquable essai qui a eu un formidable retentissement aux États-Unis[2], Roy Scranton, qui était alors doctorant à l’Université de Princeton, stigmatisait déjà, en 2013, nos difficultés civilisationnelles à nous représenter les périls écologiques qui ne menacent plus seulement le monde, de toutes parts, mais minent inexorablement et de longue date le globe terrestre et, en formulant ses inquiétudes concernant l’incapacité des grands esprits de toute époque à nous inciter à y faire face, il mettait en garde contre les limites de nos systèmes de pensée qui ont aveuglément ignoré les ravages de nos activités humaines prédatrices, sous la conviction erronée d’une Nature inépuisable. Voici comment il pointait cette inaptitude foncière :

« Après tout, comment penser que Kant puisse nous aider à piéger le dioxyde de carbone ? Les débats entre les tenants de l’ontologie orientée objet et les partisans du matérialisme historique peuvent-ils prévenir le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ? Les philosophes de la Grèce antique, les théologiens du Moyen Âge et les métaphysiciens d’aujourd’hui sont-ils à même d’empêcher le Bangladesh d’être submergé par la hausse du niveau  des océans ?

Bien sûr que non[3]. »

Et, dans la quatrième de couverture de l’ouvrage, l’éditeur d’enfoncer le clou, en soulignant, avec l’auteur, toute l’ironie de la situation présente :

« Platon soutenait que, philosopher, c’est apprendre à mourir. Si c’est vrai, dit Scranton, alors nous sommes entrés dans l’âge le plus philosophique de l’humanité – car c’est précisément le problème de l’Anthropocène[4]. L’ennui, c’est qu’à l’heure actuelle, nous devons apprendre à mourir non pas en tant qu’individus mais en tant que civilisation[5]. »

Scranton donne ainsi une portée nouvelle et ô combien plus redoutable au cri que lançait déjà, dans La Crise de l’esprit,  en 1919, au sortir de la Grande Guerre, Paul Valéry dont les alarmes ne manquent malheureusement pas non plus d’écho, aujourd’hui, sur le plan européen où il les proférait : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. »

Aussi bien, entre crimes de guerre voire génocides et crimes environnementaux voire écocides, à considérer l’action des hommes sur cette terre, il est peu glorieux de constater que le seul combat qui compte – le combat pour la vie – ne semble pas historiquement prioritaire. En toutes hypothèses, s’engager dans la voie initiatique ne saurait avoir cet effet dérisoire et pathétique de préserver un orgueilleux isolement. Qu’on le veuille ou non, éveiller sa conscience ne peut conduire à faire l’impasse sur les colossales menaces qui pèsent sur le monde.


[1]  Citation que l’on trouve sur le site internet de la Bibliothèque nationale de France, dans la rubrique qu’elle a constituée, à l’occasion de son exposition consacrée à l’histoire de la franc-maçonnerie française, exposition ayant rassemblé 450 objets et documents, du 12 avril au 24 juillet 2016, sur le site François-Mitterrand : pour accéder à la page ad hoc où figure la citation de Frédérick Tristan, cliquez ici

[2] Cliquez ici pour accéder à l’essai de Roy Scranton, Learning to Die in the Anthropocene : Reflections on the End of a Civilization [« Apprendre à mourir à l’Anthropocène : Réflexions sur la fin d’une civilisation », ouvrage non traduit en français], San Francisco, ca, City Lights Publishers, 2015.

[3] Cliquez ici pour accéder à l’article paru antérieurement à l’essai, sous le même titre, dans les colonnes du New York Times, le 10 nov. 2013, dont est extraite la citation traduite par nos soins, dont voici l’originale en langue anglo-américaine :

« After all, how will thinking about Kant help us trap carbon dioxide? Can arguments between object-oriented ontology and historical materialism protect honeybees from colony collapse disorder? Are ancient Greek philosophers, medieval theologians, and contemporary metaphysicians going to keep Bangladesh from being inundated by rising oceans?

Of course not. »

[4] « Le terme Anthropocène, qui signifie ″l’Ère de l’humain″, a été popularisé à la fin du XXe siècle par le météorologue et chimiste de l’atmosphère Paul Josef Crutzenprix Nobel de chimie en 1995, et par Eugene Stoermer, biologiste, pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté selon eux à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle, et succéderait ainsi à l’Holocène. » Pour lire la notice complète de Wikipédia, cliquez ici  

[5] V. n. 2, op. cit. C’est nous qui traduisons. Le texte anglo-américain est le suivant :

« Plato argued that to philosophize is to learn to die. If that’s true, says Scranton, then we have entered humanity’s most philosophical age – for this is precisely the problem of the Anthropocene. The trouble now is that we must learn to die not as individuals but as a civilization. »

La solidarité, partie intégrante du processus de formation personnelle à la franc-maçonnerie

De notre confrère espagnol lavanguardia.com – Par Álvaro Vega

La pratique de la solidarité dans la franc-maçonnerie fait partie du processus d’amélioration en tant que personne, une formation qui doit revenir à la société et qui en Andalousie a plus de dimension dans les loges anglophones que dans les loges espagnoles ceux qui ont un plus grand nombre de membres.

« Il y a une partie de cela dans le rôle de formation du franc-maçon qui est considérée comme une valeur très importante, car tout le travail que nous faisons pour nous perfectionner en tant que personnes doit revenir à la société », souligne Javier Escalada dans une conversation avec l’EFE, grand maître adjoint de la Grande Loge d’Espagne, le deuxième poste le plus élevé de la franc-maçonnerie espagnole.

Escalada, qui a participé à la VIIIe Conférence sur la présence de la franc-maçonnerie à Cordoue, souligne qu’« une valeur telle que la solidarité a vraiment du sens lorsqu’elle est liée aux autres dans une relation étroite d’entraide ».

La solidarité était précisément au centre de la réunion, qui s’est tenue au cours du week-end, dans une tentative de normaliser les relations de la franc-maçonnerie avec la société.

Petites actions solidaires

Le chef de l’ordre d’initiation a assuré que « la franc-maçonnerie elle-même mène des actions de solidarité, mais en raison de la taille que nous avons en Espagne, elles ne sont vraiment pas très importantes, ce sont des actions plus petites qui sont menées localement dans différentes villes ».

En Andalousie, « les loges anglophones ont plus de membres et peuvent donner plus d’argent à la charité », terme qui en franc-maçonnerie est utilisé comme synonyme de solidarité, Shaun Parson, Grand Maître de la Grande Loge provinciale d’Andalousie.

Il y a des cas, souligne-t-il, dans lesquels certaines loges « veulent aider dans les soins contre le cancer ou la maladie d’Alzheimer, comme une contribution assez importante à la maladie de la peau du papillon que nous avons faite il y a quelques années, dans laquelle nous avons collecté environ 70 000 euros ».

Mais chaque loge décide quelle activité elle va aider, Escalada et Parson sont d’accord. Par exemple, dans celle de Madrid à laquelle appartient le premier, « nous collaborons généralement avec une fondation qui travaille avec les sans-abri ». Ils donnent de l’argent « et parfois un sac spécial de solidarité est également fait lorsqu’ils ont des soupes populaires spéciales à certaines dates, que, dans ce cas, certains des francs-maçons vont servir ».

À Malaga, où se trouve Parson, en revanche, « nous avons une association qui essaie d’aider les pauvres qui sont dans la rue, car ce que fait chaque loge, c’est décider à quoi sert l’association chaque année ».

Et comment l’argent est-il collecté ? « La franc-maçonnerie elle-même est une méthode de formation, ce qui est particulier, c’est la façon dont elle se développe, qui est toujours à travers de nombreux symboles, l’allégorie, c’est la chose la plus particulière », rappelle le vice-grand maître de la Grande Loge d’Espagne.

Ainsi, précise-t-il, « une des caractéristiques de nos réunions, que nous appelons tenues, c’est qu’à la fin on fait circuler ce qu’on appelle un sac de solidarité, où tout le monde est invité à jeter de l’argent, ils le jettent avec la main fermée, vous ne savez pas combien d’argent ils jettent, et c’est un fonds de solidarité qui va à la loge ».

C’est le fonds qui est généré et affecté à un objectif. La Loge de Cordoue qui organise la conférence, Symbolic Maimónides 173, a alloué son fonds 2022 aux produits de première nécessité qu’elle a livrés à la Banque alimentaire de Cordoue en décembre dernier.

Concernant la situation de la franc-maçonnerie en Espagne, Javier Escalada reconnaît qu’« il est difficile de grandir dans ce pays », malgré le fait qu’en Espagne la franc-maçonnerie n’a jamais été en nombre très important.

Il n’y voit pas de problème car « nous ne sommes pas soucieux de grandir beaucoup en nombre, nous sommes plus soucieux de la qualité et, bien sûr, avec le retour à la démocratie il y a déjà eu un renouveau de la franc-maçonnerie assez important ».

Selon lui, « nous sommes dans une phase de stabilité, mais nous nous adaptons aussi un peu à l’environnement et les événements des trois dernières années affectent toutes les organisations, la pandémie et la crise socio-économique ».

De grands objectifs sont de petits travaux

En tout cas, souligne-t-il, « on s’adapte, mais je pense qu’on est déjà dans une activité normalisée », où « on travaille pour l’avenir », où « les grands objectifs sont les petits travaux ».

Dans cette ligne, les conférences ont été proposées, « pour normaliser une relation avec la ville de Cordoue et qu’ils voient que nous sommes des gens qui travaillent sur des valeurs aussi importantes et aussi positives que la solidarité et l’entraide et qu’ils nous voient comme des gens plus sociaux, ni plus ni moins ». EPE

avc/ebg

La différence entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible

De notre confrère freemasonscommunity.life

Le monde est comme une vaste tapisserie, chaque fil représentant une culture et un système de croyance distincts. L’un des plus anciens et des plus mystérieux de ces fils est celui de la Franc-maçonnerie et de la Bible maçonnique. Enveloppé d’énigmes, ce texte sacré a longtemps été considéré comme quelque chose d’être vénéré par ses adhérents, mais enveloppé de mystère pour les étrangers.

Mais quelle est exactement la différence entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible ? Dans cet article, nous explorerons les distinctions entre ces deux puissantes œuvres de foi, en examinant leurs histoires, leurs croyances et leurs pratiques. Alors préparez-vous à entrer dans un monde où d’anciens secrets sont révélés et des mystères dévoilés.

Bible maçonnique, 1re de couv., collection privée.

Définition de la Bible maçonnique

La Bible maçonnique est une collection de textes sacrés utilisés par les membres de la fraternité franc-maçonne.  Elle comprend des textes religieux importants pour les enseignements et les croyances de la franc-maçonnerie. Ces textes comprennent des écritures de la Bible chrétienne, ainsi que d’autres œuvres religieuses considérées comme ayant une signification spirituelle pour les francs-maçons.

Bible maçonnique, RL Aurora N°4047, 1962, collection privée.

La Bible maçonnique n’est pas un livre unique, mais plutôt une compilation de nombreux textes différents, qui sont tous tenus en haute estime par les francs-maçons.

La Bible maçonnique est souvent appelée la « Bible du franc-maçon » ou les « Écritures maçonniques ». Ce terme est utilisé pour souligner l’importance et la centralité de ces écrits sacrés dans la vie des membres de la fraternité.

Bien qu’il n’y ait pas de version définitive unique, elle contient généralement des sélections variées de sources juives et chrétiennes, telles que des passages de la Torah et des récits évangéliques, ainsi que d’autres œuvres telles que Le Livre de Job et l’Ecclésiaste.

Bible maçonnique, parcours du Frère, collection privée.

Tous ces textes sont destinés à être lus conjointement les uns avec les autres, donnant un aperçu des questions morales et des vérités spirituelles qui peuvent aider à guider les maçons dans leur vie quotidienne.

En explorant ensemble ces textes anciens, les maçons s’efforcent de devenir des individus plus éclairés qui visent l’excellence dans tous les aspects de la vie.

Définition de la Sainte Bible

La Sainte Bible est une collection de textes anciens qui ont été écrits il y a plus de deux mille ans. Elle se compose de deux sections principales, l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, et est considérée par les chrétiens comme la parole inspirée de Dieu. Au fil du temps, elle a été interprétée de nombreuses manières différentes, mais son message de base reste constant : que l’homme doit s’efforcer de faire le bien dans sa vie et que la foi en Dieu apportera la paix et la joie.

Page consacrée aux visites de Frères et amis.

Par rapport à la Bible maçonnique, il existe quelques différences essentielles. La principale différence est que la Bible maçonnique ne contient aucun enseignement religieux ou interprétation des Écritures; au lieu de cela, elle se concentre sur des concepts philosophiques tels que la fraternité et l’éducation morale. De plus, alors que la Sainte Bible est considérée comme divinement inspirée par Dieu, la Bible maçonnique est largement basée sur des principes humanistes. Elle contient également de nombreux symboles qui représentent des vertus telles que la charité et la vertu. Enfin, bien que les deux livres puissent contenir des histoires ou des passages similaires, ils diffèrent grandement en termes d’interprétation et d’application.

Contrairement à l’accent mis par la Bible maçonnique sur la philosophie et la moralité, la Sainte Bible met l’accent sur la foi dans le plan divin de salut de Dieu. Ses enseignements comprennent des histoires de la naissance et de la vie de Jésus sur Terre ainsi que des descriptions des conseils moraux des prophètes à travers l’histoire. De plus, ses interprétations peuvent varier d’une personne à l’autre en fonction de ses croyances sur la façon de vivre sa foi. En fin de compte, ces différences entre les deux Bibles démontrent pourquoi chacune a été si influente dans la formation de la pensée religieuse à travers les cultures du monde pendant des siècles.

Bible maçonnique, collection privée.

Histoire de la Bible maçonnique

La Bible maçonnique, ou le volume de la loi sacrée, est une partie importante de la franc-maçonnerie. C’est une version spécifique de la Sainte Bible et a sa propre histoire et son origine distinctes.

La création de cette édition spéciale de la Bible a commencé à la fin du 18ème siècle avec William Preston. C’était un maçon anglais qui voulait créer un livre qui servirait de symbole à la franc-maçonnerie. L’objectif de Preston était de fournir aux maçons leur propre version de la Bible, une version qui incorporait des symboles et des messages maçonniques dans ses pages.

Elle est devenue connue sous le nom de Bible maçonnique et a été publiée pour la première fois en 1783 par William Blake & Company à Londres. Le texte à l’intérieur de cette édition a été modifié par rapport à celui qui apparaît dans les Bibles standard ; il comprend des extraits d’écrits d’éminents maçons tels que Thomas Smith Webb, Thomas Dunckerley et Laurence Dermott. De plus, certains passages d’autres textes ont été inclus pour souligner davantage certains points soulevés dans les pages de la Bible maçonnique. Cette édition comporte également des gravures représentant plusieurs scènes de rituels et cérémonies maçonniques.

La Bible maçonnique est toujours un livre populaire parmi de nombreux maçons aujourd’hui et continue d’être une partie importante de la culture de la franc-maçonnerie à travers le monde. Ses symboles et ses messages sont une source d’inspiration pour de nombreux membres de cette organisation fraternelle, fournissant des conseils sur la moralité et la croissance spirituelle.

Histoire de la Sainte Bible

L’histoire de la Sainte Bible est intimement liée à celle du christianisme, et une grande partie de son origine est imprégnée de mystère. Elle a été écrite sur une période de plusieurs siècles par divers auteurs et son contenu reflète les croyances et les traditions de multiples cultures. La Bible telle que nous la connaissons aujourd’hui est composée de 66 livres, 39 dans l’Ancien Testament et 27 dans le Nouveau Testament. Ces livres représentent une chronologie qui s’étend sur des milliers d’années, de la création à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ.

La compilation de l’Écriture chrétienne a commencé avec la Torah (les cinq premiers livres de l’Ancien Testament). Cela a été suivi par d’autres textes tels que les Psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques. Puis vinrent les Prophètes : Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos et Abdias. Enfin, il y avait The Writings: Chroniques I & II; Esdras; Néhémie ; Esther ; Psaumes; Proverbes; Ecclésiaste; Chant de Salomon; Ruth; Lamentations et Daniel.

Ces écrits ont été compilés dans ce qui est maintenant connu sous le nom de Sainte Bible au cours d’une série appelée « Synodes » qui s’est produite tout au long de l’histoire. Au cours de ces réunions, les dirigeants de l’église débattaient des livres à inclure dans ce texte sacré. Finalement, après des centaines d’années, leur travail a abouti à ce que nous appelons maintenant la Sainte Bible – une collection contenant un éventail d’histoires, d’enseignements et de sagesse qui a été transmis de génération en génération depuis les temps anciens.

Différences de contenu textuel

La Bible maçonnique et la Sainte Bible contiennent toutes deux le même texte de base, bien qu’il existe quelques différences subtiles dans leur contenu textuel. La Bible maçonnique contient de nombreuses variantes d’histoires et de passages qui ne sont pas présentes dans la Sainte Bible, ce qui en fait une variante unique du texte traditionnel. Par exemple, alors que la Sainte Bible commence par le chapitre 1 de la Genèse, la Bible maçonnique commence par le chapitre 2 de Paralipomenon. De plus, il y a beaucoup de discussions sur l’allégorie maçonnique dans la Bible maçonnique qui ne se trouve pas dans son homologue.

Cette distinction de contenu entre les deux bibles a conduit à de nombreux débats parmi les érudits au cours des siècles sur la variante qui a plus d’autorité ou de précision que l’autre. Bien que les deux versions soient dérivées de sources similaires, elles offrent chacune une perspective alternative sur les Écritures qui peut être utilisée pour interpréter différemment les textes religieux. En fin de compte, ce qui compte le plus, c’est que l’on trouve le réconfort spirituel et la sagesse dans la version qu’on choisit de lire.

Bible maçonnique, collection privée.

Rituels et pratiques dans la Bible maçonnique

La Bible maçonnique se distingue de la Sainte Bible à bien des égards. La différence la plus évidente est que si la Sainte Bible ne contient que des textes religieux, la Bible maçonnique comprend des rituels, des symboles et des allégories propres à la franc-maçonnerie. Ces rituels et pratiques sont un moyen pour les maçons d’exprimer leur foi en Dieu et leur engagement les uns envers les autres.

Les rituels maçonniques impliquent des gestes et un langage symboliques qui sont utilisés pour transmettre certaines significations. Par exemple, il existe un rituel d’initiation où les membres doivent s’agenouiller sur les deux genoux et prêter serment de respecter les principes maçonniques. Au cours de ce rituel, divers symboles sont affichés tels qu’une équerre, un compas, un niveau et une règle d’aplomb. Chaque symbole a sa propre signification dans la maçonnerie, qui rappelle ses valeurs fondamentales. De plus, les histoires allégoriques sont utilisées comme méthode d’enseignement de la morale et de l’éthique au sein de la maçonnerie.

Bible maçonnique, collection privée.

La Bible maçonnique offre aux membres la possibilité de se connecter les uns aux autres grâce à une compréhension commune de ces pratiques spéciales. En s’engageant dans ses rituels et ses symboles, il leur permet de développer une appréciation des valeurs sous-jacentes à la franc-maçonnerie – l’unité, la fraternité et la charité – qui peuvent être vécues au quotidien.

Rituels et pratiques dans la Sainte Bible

La Sainte Bible est la source de rituels et de pratiques spirituelles profondes pour les chrétiens, ainsi que d’enseignements qui ont été transmis de génération en génération. Elle contient des lectures d’Écritures, des cérémonies sacrées et des services d’adoration qui sont utilisés pour aider les croyants à se connecter avec Dieu de manière significative. Mais qu’est-ce qui distingue la Bible maçonnique de la Sainte Bible ?

Tout d’abord, la Bible maçonnique contient une importante collection d’écrits spécifiques à la franc-maçonnerie. Celles-ci incluent des méditations sur la foi, la moralité, le devoir et le service aux autres. La deuxième différence est que si la Sainte Bible se concentre sur les pratiques chrétiennes, la Bible maçonnique comprend également des enseignements d’autres religions telles que le bouddhisme et l’hindouisme. Troisièmement, alors que les lectures des Écritures font partie intégrante des deux Bibles, la Bible maçonnique contient des textes supplémentaires tels que des poèmes et des essais qui mettent l’accent sur les valeurs morales. Enfin, certaines des cérémonies de la Bible maçonnique ont des significations différentes de celles trouvées dans la Sainte Bible; par exemple, certains impliquent des poignées de main plutôt que la prière.

Des rituels sacrés aux lectures des Écritures, les deux Bibles contiennent une immense richesse de connaissances spirituelles qui peuvent être utilisées par les chercheurs de toutes confessions. En tant que tels, ils restent une ressource inestimable pour quiconque cherche à approfondir sa connexion avec Dieu à travers des cérémonies sacrées et des services de culte.

Comparaison des interprétations

Les différences entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible résident principalement dans l’interprétation. La Bible maçonnique est basée sur les écritures judéo-chrétiennes, mais est interprétée différemment pour refléter les enseignements de la franc-maçonnerie. Il comprend des phrases et des symboles maçonniques notables, tels que des références à «l’architecte suprême de l’univers» et à «la grande lumière». En revanche, la Sainte Bible est un texte religieux avec des interprétations beaucoup plus littérales.

En général, la Bible maçonnique met l’accent sur la moralité et le comportement éthique dans son interprétation. Il adopte une approche humaniste de la foi, mettant l’accent sur le service les uns envers les autres plutôt que sur le respect de Dieu ou d’autres personnalités religieuses. Les valeurs fondamentales de la maçonnerie se concentrent également sur le développement personnel, l’amélioration de soi et la recherche de l’excellence dans tous les aspects de la vie. D’autre part, différentes branches du christianisme ont des interprétations variées de la Sainte Bible qui vont du littéralisme à des interprétations plus progressistes.

Bible maçonnique, collection privée.

Utilisation et structure de la langue

La différence entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible ne se trouve pas seulement dans leurs symboles et allégories, mais aussi dans le langage qu’elles utilisent. La Bible maçonnique est écrite dans un langage plus symbolique et mystérieux, tandis que le langage de la Sainte Bible est axé sur une communication claire de son message.

Bible maçonnique, collection privée.

L’utilisation du langage dans les deux Bibles peut être vue à travers leur structure. La Bible maçonnique suit une structure lâche et fluide qui fait souvent symboliquement allusion à certains enseignements ou leçons. D’autre part, la structure de la Sainte Bible suit un format plus rigide, chaque chapitre ayant un objectif clairement défini. Cela permet une meilleure compréhension lorsqu’il s’agit d’interpréter son contenu.

Le monde est comme une vaste tapisserie, chaque fil représentant une culture et un système de croyance distincts. L’un des plus anciens et des plus mystérieux de ces fils est celui de la Franc-maçonnerie et de la Bible maçonnique. Enveloppé d’énigmes, ce texte sacré a longtemps été considéré comme quelque chose d’être vénéré par ses adhérents, mais enveloppé de mystère pour les étrangers.

Mais quelle est exactement la différence entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible ? Dans cet article, nous explorerons les distinctions entre ces deux puissantes œuvres de foi, en examinant leurs histoires, leurs croyances et leurs pratiques. Alors préparez-vous à entrer dans un monde où d’anciens secrets sont révélés et des mystères dévoilés.

La différence entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible

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En ce qui concerne l’utilisation de la langue, les deux Bibles ont des manières distinctes de transmettre leur message. La Bible maçonnique utilise un langage hautement poétique plein de métaphores et d’allégories pour transmettre son sens. Pendant ce temps, la Sainte Bible adopte une approche plus simple avec des mots et des phrases plus simples qui sont faciles à comprendre pour les lecteurs.

La Bible maçonnique explore la croissance spirituelle, les enseignements philosophiques, la moralité et l’éthique. Elle met l’accent sur la responsabilité individuelle ainsi que sur la connaissance en tant que pouvoir. D’autre part, la Sainte Bible se concentre sur les rituels religieux et les interprétations des Écritures. Elle favorise la foi en une puissance supérieure, l’obéissance à la doctrine et au dogme, et encourage les croyants à accepter les conseils divins d’en haut.

En comparaison, les lecteurs de la Bible au sein du christianisme constateront que tout son contenu est pertinent pour eux et leurs croyances. La Sainte Bible fournit une compréhension complète des enseignements et de l’histoire du christianisme, ainsi qu’une explication de la manière dont ces croyances doivent être appliquées dans la vie quotidienne. Cela la rend adaptée à la fois aux lecteurs occasionnels de la Bible et à ceux qui recherchent un aperçu plus approfondi de leur foi. En fin de compte, les deux versions sont des ressources précieuses pour leurs publics cibles ; cependant, elles servent à des fins différentes et doivent être utilisées en conséquence.

Importance pour la franc-maçonnerie/le christianisme

Dans leurs loges, les maçons utilisent la version King James de la Sainte Bible dans laquelle ils ajoutent un livre supplémentaire appelé Le Livre des Constitutions. Ce livre contient plusieurs versions de textes religieux, tels que l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, ainsi que d’autres ouvrages considérés comme importants pour les enseignements de la franc-maçonnerie.

La signification des deux bibles pour la franc-maçonnerie est claire : toutes deux fournissent des conseils religieux aux membres de la fraternité. Bien qu’il existe certaines similitudes entre les deux Bibles, leur principale différence réside dans leur objectif. Bien que la Bible maçonnique soit utilisée par les maçons pour en savoir plus sur leur foi, elle ne contient aucune doctrine religieuse ni enseignement officiel d’aucune religion. D’autre part, la Sainte Bible contient des écritures de diverses religions et sert de source de conseils spirituels pour les chrétiens. Ainsi, bien que les deux livres contiennent des enseignements similaires, ils diffèrent en termes d’importance religieuse et d’utilisation au sein de la franc-maçonnerie et du christianisme respectivement.

Disponibilité de chaque version

La disponibilité de la Bible maçonnique et de la Sainte Bible est un facteur important à considérer. Selon les recherches, plus de 180 millions d’exemplaires de la Sainte Bible ont été imprimés depuis sa première publication en 1611. Aujourd’hui, des copies numériques, des livres électroniques et des éditions imprimées de la Sainte Bible peuvent être trouvées dans de nombreux endroits, y compris les librairies chrétiennes, les versions en ligne et les livres à couverture rigide. Editions. La Bible maçonnique est également disponible dans une variété de formats tels que les livres de poche, les téléchargements numériques, les livres électroniques et les éditions à couverture rigide. Cependant, en raison de sa très petite diffusion, elle n’est pas aussi facile à trouver que la Sainte Bible. De manière générale, on peut trouver une copie de l’un ou l’autre type de bible chez la plupart des grands détaillants de livres ou par l’intermédiaire de vendeurs en ligne. Néanmoins, quelle que soit la version que vous choisissez, les deux fourniront des informations précieuses sur les croyances et les pratiques confessionnelles.

Popularité au fil du temps

La Bible maçonnique existe depuis des siècles et sa popularité a fluctué au fil du temps. Au début des années 1600, la franc-maçonnerie était largement acceptée et populaire parmi les membres de l’aristocratie et du clergé. Cependant, sa popularité a diminué au cours des années suivantes en raison de ses liens perçus avec le christianisme. Cela a entraîné la refonte de certaines versions de la Bible maçonnique pour les adapter à d’autres pratiques religieuses.

Aujourd’hui, de nombreuses versions de la Bible maçonnique existent, mais elle est loin d’être aussi populaire qu’elle l’était autrefois. Son existence est largement confinée à de petits groupes de francs-maçons qui l’étudient et la pratiquent pour diverses raisons spirituelles ou personnelles. Par rapport à la Sainte Bible, qui reste l’un des livres les plus lus au monde, la Bible maçonnique a un public et un lectorat beaucoup plus restreints.

Questions fréquemment posées

Quelles Sont Les Similitudes Entre La Bible Maçonnique Et La Sainte Bible?

Lors de l’examen des similitudes entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible, il y a quelques points clés à considérer. Pour commencer, les deux sont basés sur le culte chrétien et ont été traduits dans de nombreuses langues différentes au fil des ans. Voici une liste de certaines de ces similitudes :

  1. Les deux Bibles présentent des histoires de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament
  2. Le langage utilisé dans les deux livres est similaire
  3. Les deux Bibles contiennent des enseignements sur le christianisme
  4. Il existe de nombreuses versions de chaque livre qui ont été écrites au fil du temps

De plus, les deux livres présentent des histoires sur Jésus-Christ et ses enseignements, ainsi que sur d’autres personnalités religieuses présentées dans la Bible telles qu’Abraham, Moïse, David et Salomon. De plus, les deux Bibles incluent des histoires sur le plan de Dieu pour l’humanité, en mettant l’accent sur le péché et le salut par Jésus-Christ. Enfin, il y a aussi plusieurs autres sujets abordés dans chaque livre dont la prière, la foi et la morale. En tant que tel, bien qu’il existe des différences entre eux – y compris des interprétations différentes des Écritures – il existe également de nombreuses similitudes entre ces deux textes sacrés.

La Bible maçonnique peut-elle être utilisée pour le culte chrétien ?

Le H2 actuel demande si la Bible maçonnique peut être utilisée pour le culte chrétien. Cela soulève une question intéressante, puisque la franc-maçonnerie et le christianisme ont des croyances quelque peu différentes. Pour répondre à cela, nous devons examiner les similitudes entre les deux livres saints, ainsi que les différences dans lesquelles ils sont interprétés et utilisés.

Considérons d’abord ce qui est similaire entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible :

  • Les deux mettent l’accent sur la croyance en un seul Dieu
  • La Bible maçonnique fait référence à Dieu comme « le grand architecte de l’univers »
  • La Sainte Bible fait référence à Dieu par plusieurs noms dont Yahweh, Elohim et El Shaddai
  • Les deux s’appuient sur le symbolisme et l’allégorie pour transmettre des vérités spirituelles
  • En franc-maçonnerie, des symboles tels que des piliers, des équerres, des compas et d’autres outils sont utilisés pour représenter les principes moraux
  • Dans le christianisme, des symboles tels que le pain et le vin sont utilisés pour représenter le corps et le sang de Jésus-Christ qui ont été sacrifiés pour nos péchés
  • De plus, les deux livres contiennent des histoires sur la façon dont les individus ont interagi avec Dieu
  • En franc-maçonnerie, ces histoires impliquent souvent des personnages de l’histoire ou de la mythologie qui illustrent des valeurs fondamentales telles que l’intégrité
  • Dans le christianisme, ces histoires impliquent généralement Jésus-Christ ou ses apôtres.

Deuxièmement, examinons en quoi ces deux textes diffèrent en termes d’utilisation :

  • La Bible maçonnique est principalement utilisée pour enseigner des leçons sur la moralité et l’éthique au sein des organisations de la franc-maçonnerie
  • En revanche, la Sainte Bible est principalement utilisée pour le culte religieux dans les églises chrétiennes
  • De plus, alors que certaines dénominations chrétiennes acceptent certaines parties de la Bible maçonnique dans leurs services (comme les hymnes), elle n’est pas considérée comme appropriée pour le culte chrétien général.

En bref , alors qu’il existe des similitudes entre la Bible maçonnique et la Sainte Bible en termes de contenu et de symbolisme , en fin de compte, ils servent à des fins différentes – l’un étant principalement destiné à enseigner des cours de morale au sein des organisations de la franc-maçonnerie tandis que l’autre est principalement utilisé pour le culte religieux dans les églises chrétiennes.

Y a-t-il des symboles supplémentaires utilisés dans la Bible maçonnique qui ne se trouvent pas dans la Sainte Bible ?

La Bible maçonnique et la Sainte Bible ont toutes deux une grande importance pour les adeptes de différentes religions. Cependant, il existe des différences entre les deux Bibles en ce qui concerne les symboles utilisés par la franc-maçonnerie.

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle avec son propre ensemble de symboles et de rituels qui apparaissent dans la Bible maçonnique mais pas dans la Sainte Bible. Ces symboles supplémentaires ont été incorporés dans les cérémonies maçonniques pendant des siècles et comprennent des éléments tels que :

  • Outils maçonniques : Les outils traditionnellement utilisés par les maçons se trouvent sur la couverture de la Bible maçonnique, notamment un compas, une équerre, un niveau et un fil à plomb.
  • Géométrie et mathématiques : Les formes géométriques comme les triangles et les cercles sont souvent utilisées pour représenter divers concepts au sein de la franc-maçonnerie. De plus, des équations mathématiques ou des nombres tels que trois, cinq et sept sont également incorporés dans leurs enseignements.
  • Mythologie et symboles : Des personnages mythologiques et des symboles comme le soleil ou la lune apparaissent également dans la littérature maçonnique. Ces symboles peuvent être interprétés différemment selon la branche de la franc-maçonnerie à laquelle on appartient.

Ces éléments uniques donnent un aperçu de l’interprétation des Écritures par la franc-maçonnerie, ainsi que de sa relation avec les autres religions. À travers ces symboles supplémentaires, la maçonnerie vise à inciter ses membres à réfléchir plus profondément aux textes religieux à partir de diverses perspectives.

Y a-t-il des différences entre la manière dont la Bible maçonnique et la Sainte Bible sont traduites ?

C’est une question qui a été posée pendant des siècles, depuis que l’homme a commencé à réfléchir à la nature des deux livres. Dans cet article, nous explorerons comment ces deux grandes œuvres littéraires se comparent en matière de traduction.

Le premier point à noter est que les deux livres ont été traduits d’innombrables fois au fil des ans. La Bible maçonnique, par exemple, a été traduite dans de nombreuses langues et dialectes tout au long de son histoire. De même, la Sainte Bible a également été traduite dans de nombreuses langues et dialectes différents au fil du temps. Malgré ce fait, cependant, il existe encore des différences notables entre les deux traductions.

D’une part, la Bible maçonnique n’est pas aussi littérale que la Sainte Bible en matière d’interprétation. Alors que la Sainte Bible est souvent considérée comme une source faisant autorité de la vérité et de la connaissance, les bibles maçonniques ont tendance à être plus interprétatives dans leur approche ; elles peuvent utiliser des métaphores ou des allégories afin de transmettre un message ou une idée particulière. De plus, bien que certaines parties des deux bibles puissent être similaires en termes de contenu et de langue, il peut toujours y avoir des différences subtiles entre elles en raison des modifications apportées par les traducteurs au fil du temps.

En fin de compte, on peut voir que bien que les deux bibles aient été soumises à des processus de traduction au fil du temps, il existe encore des différences notables entre elles en ce qui concerne la façon dont elles sont interprétées et comprises par les lecteurs aujourd’hui. En tant que tel, il est important que les lecteurs comprennent ces nuances lorsqu’ils comparent ces deux textes côte à côte. Ce faisant, ils peuvent acquérir une appréciation plus profonde des deux œuvres et obtenir un aperçu de la façon dont différentes cultures les ont interprétés à travers l’histoire.

La Bible maçonnique est-elle encore utilisée par la Franc-maçonnerie aujourd’hui ?

La Bible maçonnique est toujours utilisée par la Franc-maçonnerie aujourd’hui. C’était autrefois le texte standard de la fraternité, et son usage moderne a été une source de nombreux débats. Les francs-maçons s’intéressent depuis longtemps à la Bible maçonnique et à son interprétation, et bien qu’il existe quelques différences entre elle et la Sainte Bible, ils sont toujours capables de l’utiliser dans le cadre de leurs rituels.

Aujourd’hui, de nombreuses loges adhèrent encore aux enseignements de la Bible maçonnique, bien que toutes les loges ne le fassent pas. L’interprétation la plus courante est qu’il sert de guide pour la moralité et l’éthique au sein de la fraternité. Ainsi, même les loges qui ne l’utilisent pas ont adapté certains de ses enseignements à leurs propres pratiques. Bien qu’il puisse y avoir des différences entre la façon dont les deux bibles sont traduites, elles fournissent toutes deux des conseils sur la façon de vivre une vie morale. En fin de compte, les francs-maçons doivent décider de continuer ou non à utiliser la Bible maçonnique dans leurs rituels – mais de toute façon, son influence peut encore être vue dans la franc-maçonnerie moderne aujourd’hui.

La principale différence entre ces deux versions de la Bible est que l’une se concentre sur la croissance personnelle dans le cheminement spirituel d’un individu tandis que l’autre renforce la doctrine religieuse traditionnelle pour le culte communautaire. Les deux livres ont un rôle important à jouer dans la spiritualité, mais ont des objectifs distincts lorsqu’il s’agit d’explorer des thèmes liés à la foi.

Publics visés pour chaque version

La Bible maçonnique et la Sainte Bible peuvent sembler similaires, mais elles sont destinées à des publics très différents. La Bible maçonnique est une version spécifique de la version King James de la Sainte Bible, qui a été adaptée pour répondre aux besoins des lecteurs maçonniques. Elle comprend d’importants symboles et enseignements maçonniques, avec des passages sélectionnés faisant directement référence à la franc-maçonnerie. D’autre part, les lecteurs chrétiens sont clairement le public cible de la Sainte Bible traditionnelle. Bien que les adeptes de la franc-maçonnerie puissent toujours trouver de la valeur dans ses enseignements, cette version n’est pas spécifiquement conçue pour leur utilisation.

Guildes et compagnonnage, défendre son métier au Moyen Âge

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De notre confrère radiofrance.fr

Guildes, confréries ou communautés de métiers, les travailleurs du Moyen Âge s’organisent ! Ces associations de métiers, constituées d’artisans ou de marchands, se rassemblent afin de représenter leurs intérêts communs face au pouvoir royal…

Avec

  • François Rivière Docteur en histoire médiévale, rattaché au Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris et au laboratoire Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société
  • Julie Claustre Maîtresse de conférences en histoire du Moyen Âge à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’histoire de la société parisienne

Le 1er mars 1927, La Voix du peuple, journal syndicaliste, organe de la Confédération générale du travail, consacre un gros dossier à l’histoire syndicale, intitulé : « Des Maîtrises et Jurandes à l’Organisation Syndicale ». Voilà ce que la lecture historique du syndicalisme nous apprend : « Les antiques collèges romains, les anciennes ghildes (sic) germaniques, les vieilles corporations du Moyen Âge, les syndicats de l’heure présente, révèlent à travers les siècles cet instinct d’association puissant qui pousse les êtres humains les uns vers les autres et qui provoque le progrès social, le développant sans cesse après l’avoir fait surgir. » Existait-t-il une organisation des travailleurs au Moyen Âge ?

S’organiser pour transmettre un savoir-faire

Les associations ou organisations de métiers médiévales sont fréquemment confondues avec leurs héritières du XVIIIe siècle, les corporations. En réalité, elles diffèrent par leur complexité et par les liens qui unissent les acteurs principaux de ces groupements professionnels. Souvent analysées par le passé comme des communautés en quête de rentes ou assoiffées par l’idée de monopole, les associations médiévales de métiers n’obéissent pas aux logiques d’organisations entrepreneuriales autonomes caractéristiques des siècles suivants. « Métier par métier, l’organisation est censée apporter un savoir-faire et garantir une qualité de production. La dignité des travailleurs est indexée sur ce savoir-faire qualitatif », souligne l’historienne Julie Claustre.

Les métamorphoses de la pierre du franc-maçon

Si au XVIe siècle on utilise l’expression « pierre souvent remuée de la mousse n’est vellée » (au sens de revêtue), il faut remonter à la Rome antique, au IIe siècle après J.-C., pour en trouver l’origine. Lucien de Samosate aurait écrit « saxum volutum non obducitur musco»la pierre roulée ne se recouvre pas de mousse »). Je retiendrai de ce proverbe la signification suivante : la persévérance et la stabilité sont des éléments de conservation, tandis que l’agitation et l’inconstance ruinent et déconsidèrent les individus. N’est-ce pas une façon d’évoquer le constant engagement auquel la Franc-maçonnerie nous incite ?

En hébreu, la pierre, Eben, est un mot composé des lettres alef, beth, noun, (ן ב א). Alef est la lettre de l’unité non encore manifestée, de valeur 1, elle est de ce fait ce qui était avant le commencement. La lettre beth, deuxième lettre, symbolise la demeure, le monde créé. La lettre noun symbolise l’homme. Eben, la pierre, signifierait : la transcendance trouve ta demeure dans la pierre pour se révéler à l’homme.

Les pierres portent des noms fort différents selon leur formes dans la carrière et d’autres aussi nombreux selon leurs façons. On entend par «façon» la première forme que reçoit la pierre, lorsqu’elle sort de la carrière pour arriver au chantier, ainsi que celle qu’on lui donne par le secours de l’appareil, selon la place qu’elle doit occuper dans le bâtiment.

Pour découvrir les méthodes de maçonnerie, mais surtout les différentes formes de pierres si brièvement simplifiées par les mots de pierre brute, pierre taillée ou cubique si chères à la Franc-maçonnerie, la liste est si longue que l’on se rendra directement dans le remarquable article de L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, 1re éd. 1751 (Tome 9, p. 809-836) au terme de «Maçonnerie». Quant au mot « pierres », il fait l’objet d’une érudition indépassable des pages 574 à 603  dans le tome douzième de ce même ouvrage.

À remarquer qu’en hébreu les mots « monument » et « brique » ont la même valeur guématrique 107 !

Deux grands courants initiatiques du perfectionnement de l’être sont proposés par la Franc-maçonnerie : la Franc-maçonnerie chevaleresque et la Franc-maçonnerie des constructeurs pour laquelle, on s’en doute, la pierre constitue un symbole central.

Avant de s’intéresser aux transformations du maçon/pierre au cours de son évolution maçonnique, examinons quelques pierres particulières non sans rapport avec la construction.

La Pierre angulaire

Lapis reprobatus caput anguli, c’est la pierre rejetée, évoquée dans le psaume 118, reprise par les Évangiles et des Épitres, qui la rapprochent du Christ lui-même : «la pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs et qui est devenue la pierre d’angle».

Parmi les Anciens, la pierre angulaire d’édifices importants fut posée avec des cérémonies impressionnantes. Ceux-ci sont bien décrits par Tacite dans l’histoire de la reconstruction de la capitale. Après avoir détaillé les cérémonies préliminaires qui consistaient en une procession de vestales, qui avec des chapelles de fleurs couvraient le sol et le consacraient par des libations d’eau vive, il ajoute qu’après la prière solennelle, Helvidius Priscus, à qui le soin de reconstruire le Capitole avait été confié, «posa sa main sur les filets qui ornaient la pierre angulaire, et aussi sur les cordons par lesquels elle devait être attirée vers sa place. En cet instant, les magistrats, les prêtres, les sénateurs, les chevaliers romains et un certain nombre de citoyens, tous agissant avec un effort et des démonstrations générales de joie, saisirent les cordes et entraînèrent la lourde charge jusqu’à son lieu destiné. Ils jetèrent ensuite des lingots d’or et d’argent, et d’autres métaux qui n’avaient jamais été fondus dans la fournaise»

La pierre angulaire a une forme spéciale et unique, qui la différencie de toutes les autres. Son utilisation ne peut être comprise que par une catégorie spéciale de constructeurs, ceux qui sont passés de l’équerre au compas, de la forme carrée à la forme circulaire.

Il s’agissait d’une pierre en situation basse, une pierre qui fait lien à l’angle de deux murs pour en assurer la cohésion. C’est en ce sens que le texte l’évoque aussi comme un fondement. La reprise néotestamentaire va dans le même sens : le Christ est la pierre d’angle sur laquelle nous pouvons désormais bâtir un nouveau Temple, fait cette fois de «pierres vivantes». L’apprenti entrant placé en tête de la colonne du nord, à cet angle-là, participe de la re-fondation permanente de la Franc-maçonnerie.

La  pierre angulaire devient une clef de voûte  (keystone) au sommet d’un arc dont elle assure l’achèvement. Par sa forme aussi bien que par sa position, elle est effectivement unique dans l’édifice tout entier, et symbolise le principe dont tout dépend. La construction représente la manifestation, dans laquelle le principe n’apparaît que comme l’achèvement ultime. La première pierre, ou la  pierre fondamentale, peut être regardée comme un reflet de la dernière pierre, qui est la véritable pierre angulaire.

En architecture, l’achèvement de l’œuvre est la pierre angulaire ; en alchimie, c’est la pierre philosophale. «Sachez qu’on l’appelle pierre, non pas parce qu’elle ressemble à une pierre, mais seulement parce que, par la vertu de sa nature fixe, elle résiste à l’action du feu avec le même succès que n’importe quelle pierre. En l’espèce c’est l’or, plus pur que le plus pur ; elle est fixe et incombustible comme une pierre, mais son apparence est celle d’une poudre fine, impalpable au toucher, sucrée au goût, parfumée à l’odeur, en potentiel un esprit des plus pénétrant…car elle est un esprit ou quintessence. » (Eirenaeus Philalethes, 1664)

La pierre de voûte ne peut être placée que par le haut, par-là elle représente la  pierre descendue du ciel.

Poursuivre avec l’approche de la pierre angulaire par Albert G. Mackey, The Symbolism of Freemasonry, chap.XXX, The stone of fondation.

Lire l’analyse de René Guénon, La pierre  angulaire publié dans Études Traditionnelles, 1940.

Ne pas confondre pierre angulaire et pierre de fondation.

La Pierre de fondation

Le livre apocryphe d’Énoch parle de la «pierre qui soutient les coins de la terre».  

La pierre de fondation est à proprement parler un symbole des degrés supérieurs. Il fait sa première apparition dans l’Arche Royale et constitue, en effet, le symbole le plus important de ce degré. Mais il est si intimement lié, dans son histoire légendaire, à la construction du temple solomonique, qu’il doit être considéré comme faisant partie de la maçonnerie artisanale ancienne.

La Pierre de Fondation a une histoire légendaire et une signification symbolique qui lui est propre et qui diffèrent de l’histoire et du sens qui appartiennent aux autres pierres. La pierre de fondation est unique, elle est supposée avoir été une pierre placée à un moment donné dans les fondations du Temple de Salomon, et ensuite, pendant la construction du deuxième temple, transportée au Saint des Saints. Elle était en forme de cube parfait et était inscrit sur sa face supérieure, à l’intérieur d’un delta ou d’un triangle, le tétragramme sacré ou nom ineffable de Dieu.

Consulter l’incontournable apport de Mackey au mot Stone of fondation dans son Encyclopédie (ici traduction française)

La Pierre de décharge

À l’entrée nord de la cathédrale de Chartes, l’alchimiste se secoue sur une pierre de décharge pour y laisser toute poussière physique ou mentale. On la trouve souvent à l’entrée de lieux de culte. . L’ouverture des travaux ne nous servirait-elle pas de pierre de décharge mentale ?

La Pierre plate

Elle est aussi appelée « pierre métallique ».

C’est la valeur de l’obole recueillie par le tronc de la veuve exprimée en kilos, reprenant le sens primitif de l’obolus. Le demi-sicle d’argent, qui était la base de l’obole des hébreux, constituait une unité de poids et non pas encore une pièce de monnaie. C’est cette idée de poids qui est reprise pour valoriser le tronc de la veuve exprimé en kilos.

La Pierre Plate ne peut en aucun cas être utilisée pour pourvoir à des dépenses de fonctionnement de la Loge. Elle est destinée aux œuvres de solidarité, véritable murs du temple de la fraternité.

Par son symbolisme, la pierre se retrouve sous différents noms marquant des étapes dans l’avancée anagogique du maçon : pierre brute, pierre cubique, pierre cubique à pointe, pierre cubique à pointe sub ascia

De même que dans l’architecture, la pierre est positionnée selon sa nature et sa fonction, la pierre ne se taille pas, ni ne se place dans une démarche strictement isolée, mais grâce à un cadre, un plan architectural dans lequel s’organise une transmission et une réception ; c’est cet accompagnement qui rend possible la construction. On comprend, ainsi, pourquoi le cheminement lithocentrique comme métaphore principale s’est imposé naturellement à la Franc-maçonnerie des constructeurs. La philosophie morale, qui en découle, insiste, dans ce but d’élaboration de l’être, sur la prépondérance d’une démarche axée sur les représentations du dénuement, celles du vide, étroitement associées à l’adaptation de la forme de la pierre, «tailler sa pierre» en étant l’expression la plus explicite. Cette parabole lapidaire est en rapport didactique avec l’expression «enfants de la veuve». Par itérations métaphoriques mettant en œuvre le vide, la pierre, d’abord pierre brute et informe, va pouvoir devenir pierre cubique, puis pierre cubique à pointe pour s’ouvrir et laisser apparaître une étoile flamboyante au cœur de laquelle se trouve la pierre philosophale. Pour passer de la pierre brute à la pierre taillée, l’intervention de l’homme, sa volonté individuelle ou son désir sont impératifs . Or, une telle démarche n’est pas spontanée, elle implique d’être conscient d’un projet d’ensemble ou d’une œuvre à construire.

Tailler une pierre est le premier travail effectué par l’apprenti  lors de sa cérémonie d’initiation. Remarquons tout de même un paradoxe : les pierres assemblées lors de la construction du Temple de Salomon ne devaient pas être taillées sur place ! Cela confirme, si besoin était que les travaux du 1er degré ne se passent pas dans le Temple.

Tailler sa pierre c’est lui donner des facettes pour mieux réfléchir la lumière.

La Pierre brute 

La Bible privilégie la pierre brute plutôt que la pierre taillée, elle servait surtout à élever des autels  (Josué dressa un autel de pierres auxquelles le ciseau ne toucha point, Josué,8,30 et 31). David Lellouche l’explique par le fait que «la vérité avait pour symbole la pierre dure, et la fausseté la pierre tendre qu’on taille» (consacrée par ailleurs au dieu Seth)» (p. 139 à 141 de l’article de David Lellouche 

La pierre brute, qui est considérée comme informelle parce qu’elle n’a pas de dimensions régulières et mathématiques, devient, aussitôt que l’ouvrier la considère, l’occasion et le lieu du travail futur, elle est le signe de l’inaccompli.

Le parpaing, perpend esler, corruption de perpend ashlar, est certainement à l’origine de la pierre brute de la Maçonnerie spéculative.

Placée au pied de l’autel ou au pied du tableau de loge, côté nord, la pierre brute, symbolisant l’homme à l’état de nature, est celle du premier degré. L’apprenti peut aussi apercevoir, côté sud, la pierre cubique, idéal vers lequel il devra tendre tout au long de son apprentissage. Passer de la pierre brute, informe et grossière, à la pierre cubique, taillée et parfaite, à l’aide des outils de la construction, tel semble bien constituer le but premier du franc-maçon, appelé à maîtriser ses passions et à les soumettre par sa volonté. Au début, l’apprenti est comme une masse informe, pétri de désordre et en proie à un chaos intérieur. Ce chaos intérieur, c’est l’état originaire du monde selon Hésiode, l’état du monde avant l’ordre, avant le cosmos, c’est à la fois l’ignorance et l’infini, l’apeiron d’Anaximandre, l’égoïsme contemporain.

En voyant la pierre cubique, (illustration du livre d’Oswald Wirth, La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes), l’initié comprend qu’il devra travailler sur lui-même, se bâtir en se déconstruisant de l’ego, qu’il devra tailler sa pierre. La pierre brute contient le potentiel de cette construction. Pour le REAA, [la pierre brute est le] produit grossier de la nature, que l’art doit polir et transformer. Les pierres non taillées (cailloux, éclats, fragments de marbre, etc.), amoncelées dans la construction des murailles, étaient appelées caementum par opposition à quadrata saxa, les pierres taillées. (Lexique des Antiquités romaines rédigé par Georges Goyau, 1896).

Il s’agit bien de la réalisation d’un travail sur soi, de la réalisation du Soi, du processus de l’individuation, de l’unification de l’être humain. L’unité de la pierre, écrit Carl Gustav Jung, correspond à l’individuation, à l’unification de l’être humain ; nous dirions que la pierre est une projection du soi unifié. Tailler la pierre brute, c’est supprimer le paraître pour de la disponibilité à l’éclosion de l’être.

Le Rituel de Swedenborg de 1870 explique : « La pierre brute est le symbole des vérités fondamentales qui sont à la base de notre nature morale et sur lesquelles toutes les autres s’appuieront par la suite. Ce sont les germes insufflés dans l’esprit du jeune enfant avec lesquels, en les travaillant, l’homme adulte se construira. La pierre brute pourra être polie et taillée car la vérité peut s’affiner, mais jamais elle ne pourra être sculptée. La sculpture la casserait car la vérité, de même d’ailleurs que l’erreur, elle aussi peut être cassée, mais jamais transformée ou falsifiée. » La pierre brute ou chaos humain est soumise à l’action du marteau (désir) et du ciseau (volonté). Le marteau représente, en effet, la force inconsciente massive que l’esprit doit distribuer aux points où l’effort est nécessaire. Le ciseau représente la force organisatrice que l’esprit doit appliquer.

Si les significations données à l’apprenti sont pour le compagnon déjà acquises, l’alchimie va lui permettre d’entrevoir de nouvelles façons de considérer la pierre brute. La pierre brute c’est ce que les alchimistes appellent la matière première, et ils insistent sur ce nom au point de le traduire en latin : materia prima, matière primordiale, la pierre brute est un protolithe : « Comment appelez-vous ce corps-là ? – Pierre brute, ou chaos, ou illiaste, ou hylé. – Est-ce la même pierre brute dont le symbole caractérise nos premiers grades ? –   Oui, c’est la même que les maçons travaillent à dégrossir, et dont ils cherchent à ôter les superfluidités ; cette pierre brute est, pour ainsi dire, une portion de ce premier chaos, ou masse confuse, mais méprisée d’un chacun » cite Osward Wirth dans Le symbolisme hermétique, reprenant L’étoile flamboyante Catéchisme ou instruction pour le grade d’Adepte ou apprenti Philosophe sublime & inconnu du baron de Tschoudy.

Une fois taillée dans le silence (les pierres du Temple de Salomon étaient taillées dans les carrières avant d’être livrées sur le chantier de la construction où elles étaient assemblées en l’absence d’outils métalliques) ; le franc-maçon pourra s’assembler par sa vérité avec les autres pierres que sont les membres de la Franc-maçonnerie et, par-delà, avec toute l’humanité.

La pierre brute est placée du côté de l’apprenti au nord. N’oublions pas que la pierre brute est appelée un «bloc capable», ce qui indique que le recrutement d’une «pierre brute» en FM doit vérifier les potentialités du candidat franc-maçon. On appelle «mort», une pierre taillée qui, abîmée ou de mauvaise dimension, s’est avérée impropre à l’emploi prévu.

La Pierre cubique

C’est l’hexaèdre régulier, le chef-d’œuvre que doit réaliser l’apprenti. C’est forcément la forme la plus simple, par conséquent la plus harmonieuse : c’est celle dont tous les éléments sont égaux entre eux et semblablement disposés. C’est le cube, élément base de toute architecture, première forme des pierres sacrées

Comme la taille de la pierre brute, la pierre cubique se rattache étroitement au symbolisme des Outils et particulièrement à celui de l’équerre, du ciseau et de la règle. En loge, elle est sur les marches de l’autel des serments, côté colonne du midi. La pierre cubique est à la fois une forme de la pierre taillée et une figure géométrique, le cube, qui permet des spéculations numérologiques (Jules Boucher) et des commentaires analogiques à caractère moral (Ragon). Pour ce dernier, la pierre cubique symbolise les progrès que doivent faire les compagnons : solide le plus parfait, il est « la pierre angulaire du Temple immatériel élevé à la philosophie et l’emblème de l’âme aspirant à monter à sa source ».

Dans ses manuscrits théosophiques du XVIIIe siècle, le frère François-Nicolas Noël montre comment la géométrie plane à deux dimensions fait apparaître les trois dimensions (longueur, largeur, épaisseur), utilisées selon une approche symbolique, qui permettent de franchir les discontinuités du monde apparent, profane, et de passer, par exemple, du cercle au carré, en joignant des points de contacts de cercles emboités pour donner la forme de la [double] pierre cubique. Ou plus simplement, en passant de l’hexagone au losange (le rhombe) et à la pierre cubique.

Par simplification, ci-dessus, schéma d’une approche qui illustre ce passage.

Au RER les quatre angles supérieurs de la pierre cubique représentent l’universalité de l’Ordre et les quatre parties du monde dans lesquelles il est répandu, les quatre angles inférieurs, les quatre vertus qui sont la base de l’Ordre.

Devenu pierre cubique, le compagnon s’offre à toutes les expositions intellectuelles et spirituelles, chacune de ses faces pouvant représenter les 6 orientations de l’univers, Orient, Occident, Septentrion, Midi, Zénith et Nadir. La pierre cubique est une forme d’être pour s’assembler aux autres pierres que sont non seulement les francs-maçons mais tous les hommes et toutes les femmes.

Chaque face, chaque angle, chaque arête est identique aux autres à l’image des hommes en fraternité.

Il y a toujours 3 faces cachées lorsque l’on observe une pierre cubique. C’est avec le levier que le maçon peut faire apparaître celle de dessous.

Déployer la pierre cubique ouvre sur la croix.

La Pierre cubique à pointe

La pierre cubique à pointe ne se rencontre qu’au Rite écossais ancien et accepté et au Rite Français. Rite Français Traditionnel 1783, 1786 et Régulateur 1801. La plupart des autres rites, les rites anglo-saxons, le Rite Français Groussier entre autres, l’ignorent totalement.

La pierre taillée est œuvre humaine, cubique elle est féminine, conique elle est masculine. La pierre cubique à pointe atteste l’alliance entre la dynamique et le statique.

La pierre cubique à pointe est présentée dans la note de bas de page 66 du  Recueil précieux de la Maçonnerie Adonhiramite, contenant les catéchismesde Louis Guillemain de Saint-Victor en 1789 comme un symbole de savoirs et de morale : «les mêmes philosophes qui comparaient l’apprenti à une pierre brute, comparaient alors le compagnon à une pierre cubique en pyramide, afin qu’elle renfermât tous les nombres sacrés ; c’est-à-dire, unité, cinq, quatre, trois fois trois, et par conséquent neuf : de plus pour tailler cette pierre il faut faire usage du compas, de l’équerre, du niveau, de la ligne d’à-plomb ; et comme tous ces instruments sont les symboles des sciences et des vertus, et que c’étaient les moyens que ces philosophes employaient pour faire ce que nous appelons un Compagnon, ils pouvaient donc sans erreur faire cette comparaison morale. Les outils ne signifient rien autre chose que les soins et les désirs.»

À l’intérieur de son volume, la pierre cubique contient le pyramidion qui lui permet de devenir pierre cubique à pointe. La  forme de chaque face s’inscrit dans un pentagone auquel manquerait un cinquième tétraèdre. Ce vide permet justement, au pyramidion de se dissimuler dans la pierre cubique. Le pyramidion est extrait de l’intérieur de la pierre cubique ; le vide intérieur ainsi opéré devient le plein quand ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Le levier peut servir à extraire le pyramidion de l’intérieur de la pierre cubique. C’est à l’intérieur de la matière que l’on est connecté à l’univers. Par un retournement le maçon opère un changement d’être en choisissant de poursuivre dans la matérialité ou de s’élever vers la spiritualité. «Comme un bloc brut et inachevé, l’homme est extrait de la carrière et, grâce à la culture secrète des mystères, se transforme en une véritable et parfaite couronne pyramidale».

Les tableaux de loge du XVIIIe siècle représentent clairement que tout itinéraire initiatique correspond à la transformation de la pierre brute en pierre cubique à pointe. Cette image de l’ascension vers la transcendance correspond aussi à la recherche de la pierre philosophale.

Pour René Guénon, la transformation de la « pierre brute » en « pierre cubique » représente l’élaboration que doit subir l’individualité ordinaire pour devenir apte à servir de « support » ou de « base » à la réalisation initiatique ; la «pierre cubique à pointe» représente l’adjonction effective à cette individualité d’un principe d’ordre supra-individuel, constituant la réalisation initiatique elle-même, qui peut d’ailleurs être envisagée d’une façon analogue et par conséquent être représentée par le même symbole à ses différents degrés, ceux-ci étant toujours obtenus par des opérations correspondantes entre elles, bien qu’à des niveaux différents, comme l’« œuvre au blanc » et l’« œuvre au rouge » des alchimistes (René Guénon, note de bas de page 191, La Grande Triade.

Cette interprétation pourrait aussi considérer que le pyramidion est ajouté à la pierre cubique pour représenter le fait que non seulement il faut tailler sa pierre mais qu’il faut aussi lui ajouter par le travail, l’écoute de l’autre, ce qui complète notre être pour son perfectionnement.

Le sommet de la pierre cubique à pointe est assimilable à un omphalos, une représentation visible et concrète du centre du monde, d’une ouverture sur le divin, quintessence de l’être, point de rencontre du manifesté et du non-manifesté comme un axis mundi. Le concept de montagne cosmique exprime spécifiquement cette idée d’omphalos, le thème de centralité qui est bien caractéristique du mont Sion. Ce qui est important est toujours central. C’est ce que les cartes du monde médiéval exprimaient visuellement en assimilant Jérusalem avec le centre du monde

L’extraction de la part matérielle laisse place au contact avec le monde de l’esprit. Autrement dit, ayant trouvé le centre de son être, l’initié élève ce centre vers la transcendance pour le faire surgir de la pierre cubique.

« Passer de la pierre brute à la pierre cubique à pointe c’est résumer par ces deux symboles l’ensemble de l’itinéraire initiatique, l’une et l’autre en étant l’alpha et l’oméga. C’est savoir dégager sa personnalité de toutes les gangues d’apparences pour en faire émerger l’être profond. Cela demande au Maçon en quête de vérité et d’unité de savoir pratiquer avec succès le Connais-toi toi-même et de parvenir à trouver l’accès au sommet de la pierre cubique à pointe ou d’accéder à cette transcendance de l’être, représentée sous forme de sublime lumière, d’un rai de clarté que la hache ou le marteau taillant permet de faire pénétrer dans la pierre. »(La pierre cubique à pointe, synthèse de la connaissance de Jeanne Leroy)

La pointe inversée, à l’intérieur, du pyramidion, indique le centre de la pierre. Le franc-maçon travaille au centre laissant à la périphérie les lourdeurs et les rumeurs de la vie. Un des secret des constructeurs serait de rectifier la pierre pour essayer d’en faire un «diamant», jusqu’à en trouver le centre. Ce centre qui, sous une autre formulation et par simple antimétabole du langage codé des alchimistes est ce que la symbolique appelle «la Pierre Cachée» du VITRIOL, indiquant qu’en réalité la quête consiste à rechercher ce qui est caché dans la pierre (Voir l’article Sub ascia sur le journal). Oswald Wirth écrivait : la pierre cubique entamée par une hache, …indique sans doute qu’il faut ouvrir la Pierre, la fendre afin d’arriver à son contenu, à son ésotérisme). «Va vers le courant du Nil, tu trouveras là une pierre ayant un esprit; prends la, coupe la en deux, mets ta main dans l’intérieur et tires-en le cœur, car son âme est dans son cœur.» (Ozime citant Osthanès, un mage légendaire de la Perse antique selon Marcellin Berthelot, Les origines de l’alchimie, p.165.)

Jean-Marie Ragon, dans son Cours philosophique et interprétatif de toutes les initiations anciennes et modernes de 1841,  écrit : « C’est dans le rite français seulement qu’il est question plus amplement de la pierre cubique [à pointe] dont une des faces présente, dans une division de quatre-vingt-une cases, les mots des cinq premiers grades ; et le chapiteau, composé de seize cases triangulaires, formant ensemble un grand triangle, ou delta, emblème de la Divinité, renferme le mot sacré du présent grade. Elle présente sous les nombres 3, 5, 7, 9, 42, consacrés dans toutes les religions et sous les figures géométriques triangle, cercle, carré, qu’affectionnent les initiés de Memphis les attributs de l’intelligence suprême les grandes divisions et les opérations de la nature, les principes des sciences, des arts et de la religion naturelle. »

En 1863 paraît Le rameau d’or d’Éleusis écrit par Étienne Marconis de Négre, qui donne également des explications à cette pierre – dite dans le texte angulaire -, la considérant comme essentielle en Franc-maçonnerie et dont l’une des faces est un chef d’œuvre.

Au 13ème degré du REAA, cette pierre cubique est découverte  par Guibulum, Stolkin et Johaben, les  Chevaliers de Royale Arche, dans une voûte secrète, au milieu d’un piédestal, et « recouvert d’une pierre d’agate taillée en forme quadrangulaire, sur laquelle il fut gravé à la face supérieure, le mot substitué, à la face inférieure tous les mots secrets de la Maçonnerie et aux quatre faces les combinaisons cubiques de ses nombres, ce qui la fit dénommer pierre cubique. » C’est ce que rapporte le Frère Chéreau dans son texte Explication de la croix philosophique et de la Pierre Cubique.

Pour les Égyptiens, la pyramide constituait l’escalier permettant au pharaon défunt de s’élever jusqu’au dieu Rê, de rejoindre le Principe. La pyramide matérielle devait se compléter d’une pyramide spirituelle non apparente, prolongement des quatre arêtes vers le ciel, et également d’une pyramide souterraine la liant à la Terre et formant avec la première la manifestation de l’octaèdre.

Et si tout cela n’était qu’élucubrations de spéculatifs ?

Jean-Michel Mathonière, essayiste et historien du compagnonnage et plus particulièrement spécialiste des Compagnons tailleurs de pierre, nous en propose une toute autre approche. «La perspective est omniprésente dans les traités de la première moitié du XVIIe siècle, et l’on sait combien elle possède une dimension symbolique.  Il en va de même pour tout ce qui touche à la projection des ombres par la lumière, qu’il s’agisse de la mise en scène de l’architecture ou bien de la gnomonique.» C’est ainsi que, pour lui, la pierre cubique à  pointe est virtuelle et ne serait que la projection de la pierre cubique sur la pierre brute  (celle qui est à tailler) dans l’art de la stéréotomie. C’est à partir du Traité d’Abraham Bosse (1647), où l’on voit des figures clefs de la théorie de la perspective oculaire, que serait originaire la pierre cubique à pointe, symbole de ce secret déformé en Franc-maçonnerie.

En fait, la Pierre cubique à pointe, qui orne le Tableau de Loge au Rite Français Traditionnel et au REAA, n’est pas une Pierre nous explique Jean-Michel Mathonière ! Il s’agit d’une méprise des spéculatifs. Les découvertes qui ont été faites font état d’une simple projection des ombres que l’on retrouve dans les Traités de perspective des XVIe  et XVIIe siècles.  Il ne s’agit donc pas d’un volume en plein, mais bien d’arêtes. C’est la projection de la lumière (divine en l’occurrence) d’un octoèdre (l’air) qui donne une pierre cubique à pointe ! Cette projection de lumière était considérée par les opératifs comme étant divine, tout comme la «divine projection» qui trace une perpendiculaire de la pointe de la pierre à sa base, sauf que les opératifs terminaient leur trait au centre de la pierre à l’aide d’une étoile. Les spéculatifs ont repris cette perpendiculaire sans en connaître la véritable signification, car l’aboutissement de cette perpendiculaire au centre de  la pierre, est un point de fuite ! Cette divine perpendiculaire est, en fait, un trait de perspective qu’on trouvera représenté dans les traités de perspective du milieu du XVIIe siècle, notamment celui de Vignole, mais également dans Le livre de l’Architecture de Philibert de l’Orme et dans les traités de perspectives et de stéréotomie, tel  ceux d’Abraham Bosse ou dans Manière universelle de Mr Desargues, pour pratiquer la perspective par petit-pied comme le géométral, 1648) . Une preuve de plus que cette Pierre cubique à pointe n’est pas un volume, mais bien une suite de points de fuite (au sol, projection des ombres).

À bien considérer la forme d’une pierre cubique à la fois dans le plan et dans son volume, c’est-à-dire par un tracé en perspective, on s’aperçoit que la lumière, par l’ombre qu’elle crée, fait apparaître la pierre cubique à pointe.

Toutefois une interrogation surgit, la pierre doit-elle être nécessairement taillée afin de  la rendre propre à l’usage auquel on la destine ?  La pierre brute n’est-elle pas apte, dans sa singularité, ses aspérités et son opacité, à  trouver une place dans l’édifice, ne serait-ce que par le rapprochement avec les autres pierres ? Faut-il lui donner nécessairement un aspect autre, la rendre homogène, la standardiser pour l’insérer dans le dessein collectif de la construction du temple de l’humanité ?  Ce faisant,  ne risque-t-on pas ainsi de lui retirer ce qui fait sa beauté ou son originalité ?

La réponse : et s’il ne s’agissait pas de tailler SA pierre pour se transformer mais de passer du travail de découverte de la pierre brute au travail sur la pierre cubique ? C’est faire grandir la pierre cubique déjà en soi pour remplir les «boursouflures de l’ego» par de la consistance d’être fraternel et spirituel.

Si tailler une pierre est une soustraction, tailler sa pierre est un remplacement en soi de ce à quoi on renonce pour accueillir l’élargissement d’une conscience plus éveillée et plus spirituelle jusqu’à ce que sa forme remplace la pierre brute.. Chaque être humain est un trésor enfouis dans une cage de préjugés historiques, marqué par sa famille, la société, sa culture, son histoire. C’est pourquoi, il convient de penser que celui (ou celle) qui taille sa pierre, n’est ni dans le renoncement ni dans l’abnégation de ce qu’il est. Il est dans  la conversion de son être, parvenant ainsi à la découverte de ce qui est caché en lui pour faire résonner, dans sa conscience, l’écho de l’unité de l’esprit et de la matière. Comme dans la pensée de Jung, il s’agit d’intégrer ses polarités en croissance spirituelle.

«Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même», aurait pu écrire Friedrich Wilhelm Nietzsche (Ecce Homo, 1888, dont le sous-titre est : Comment on devient ce qu’on est (wie man wird, was man ist).

Maçonne d’exception : Madame Bœuf, première femme franc-maçon(ne) des Hautes-Alpes

De notre confrère dici.frpar Jean Eymar

Hautes-Alpes : C’est une femme d’exception comme toutes celles qui sont présentées dans cette exposition installée dans le hall du conseil départemental sur la place Saint-Arnoux de la ville de Gap : Madame Bœuf a fait partie des 12 personnes qui ont présidé au comité de libération de la ville de Gap et du département des Hautes-Alpes après la seconde guerre mondiale.

Cette femme d’exception a été aussi dans l’entre-deux guerre, la première femme a être acceptée dans une loge maçonnique celle du Grand Orient de France. Las, le régime de Vichy mettra un terme à cette exception. Il faudra attendre 2016 pour revoir dans les Hautes-Alpes les femmes acceptées dans les loges maçonniques du Grand Orient de France à Gap comme à Briançon. Alors pour évoquer Madame Bœuf nous avons sollicité Jean-Pierre Jaubert, historien de la ville de Gap, dont elle a été l’institutrice.

La charité au cœur de la franc-maçonnerie dans le Shropshire

De notre confrère anglais shropshirestar.com – Par Daniel Morris

Faisant partie d’une société mondiale construite autour des principes directeurs d’intégrité, d’amitié, de respect et de charité, les membres des loges maçonniques à travers le Royaume-Uni se regroupent dans un esprit de camaraderie, d’amélioration personnelle et de sensibilisation. Le travail caritatif est la pierre angulaire de ce que signifie être franc-maçon, l’organisation travaillant fièrement pour soutenir des causes valables aux niveaux international, national et local. Et dans le Shropshire, ledit travail fait des vagues depuis un certain temps.

« Il y a environ 200 000 francs-maçons en Angleterre et au Pays de Galles, dont environ 1 200 dans le Shropshire », a déclaré Stephen Rogers, responsable des communications pour les francs-maçons du Shropshire. Nous sommes constitués de 36 groupes individuels. Ils varient en force entre environ 35 et 60 membres. Chacune de ces loges a une disposition selon laquelle, lorsque vous vous inscrivez pour devenir franc-maçon, vous ferez des dons réguliers à des œuvres caritatives selon vos moyens, et ceux-ci sont dirigés par l’intermédiaire de la Shropshire Masonic Charitable Association (SMCA).

« Chaque loge apportera une contribution à l’association, ainsi que des dons individuels et séparés pour les loges. Une partie de ce que nous payons comme frais d’adhésion à nos loges va également à la Masonic Charitable Foundation, gérée à l’échelle nationale, qui mettra en commun et fera don d’un financement national à des causes communautaires dignes. »

L’année dernière, les loges du Shropshire étaient responsables d’un don collectif impressionnant qui a directement profité à un grand nombre de causes qui opèrent dans la région. Au total, grâce à une combinaison de dons de la SMCA, de la Masonic Charitable Foundation et de loges individuelles, les francs-maçons du Shropshire ont fait don de 75 000 £ à des causes locales.

« En 2022, 36 400 £ ont été distribués par la SMCA à 36 organisations caritatives locales », a déclaré Stephen. « Ils allaient de causes comme Hope House Children’s Hospice à de plus petits organismes de bienfaisance comme The Harry Johnson Trust. 10 000 £ ont été spécifiquement versés au Shrewsbury Food Hub ».

« Les francs-maçons du Shropshire les ont beaucoup soutenus, en particulier pendant la pandémie lorsque la distribution de nourriture aux gens devenait vraiment critique. Une loge leur a donné suffisamment de fonds pour acheter un minibus. »

« Dans le Shropshire en particulier, nous sommes également de grands partisans d’un programme appelé Teddies For Loving Care. Depuis plusieurs années maintenant dans tout le pays, les francs-maçons fournissent des ours en peluche aux enfants qui sont hospitalisés. Le programme n’a pas commencé ici dans le Shropshire, mais nous en sommes des partisans particulièrement enthousiastes.

« Les enfants ont souvent peur lorsqu’ils vont à l’hôpital, et grâce à l’appel Teddies For Loving Care, nous fournissons aux services d’urgence des hôpitaux de Shrewsbury, Telford et Gobowen ainsi qu’à Hope House Hospice des ours en peluche qui peuvent leur donner un peu d’espoir. Les retours que nous recevons sont brillants – ils sont extrêmement appréciés par les hôpitaux, les enfants et leurs familles.

The Cavalier Centre, a horse riding centre near Much Wenlock, where the Freemasons were donating £10,000
Le Cavalier Centre, un centre équestre près de Much Wenlock, où les francs-maçons faisaient don de 10 000 £

La franc-maçonnerie soutenant également des organisations telles que la Croix-Rouge britannique avec d’importantes initiatives internationales (réunification des familles ukrainiennes et une subvention d’urgence à l’appel du tremblement de terre turc étant des exemples récents et poignants), le travail caritatif à tous les niveaux est au cœur de la vie maçonnique.

Pourtant, c’est un esprit de fraternité – et maintenant, de sororité – à travers l’organisation qui anime cette passion pour le bon travail.

« Il y a un sentiment d’unité que vous obtenez de la franc-maçonnerie qui n’est pas toujours facile à trouver ailleurs », a déclaré Stephen. << Nous avons tendance à nous réunir le soir, six à huit fois par an. La réunion consistera d’abord en une partie commerciale, et cela inclura les cérémonies, où de nouvelles personnes pourraient entrer ou les membres existants de la loge monteront à différents niveaux de maçonnerie.>>

C’est ici bien sûr que les traditions quelque peu légendaires de la franc-maçonnerie – y compris la tristement célèbre poignée de main maçonnique – entrent en jeu. « La franc-maçonnerie a ses racines dans la taille de pierre médiévale », a expliqué Stephen. « Il y a des siècles, les maçons voyageaient d’un endroit à l’autre pour construire des cathédrales, des châteaux, de grandes maisons, etc., et dans leur travail, ils utilisaient un système de progression et de reconnaissance que nous utilisons aujourd’hui.

« Les tailleurs de pierre commenceraient leur carrière en tant qu’apprentis. Une fois qu’ils avaient fini toutes les étapes et acquis leurs compétences, ils acquéraient un peu plus d’expérience et atteignaient le niveau d’« artisan ». Et après un an ou deux de cela, ils finiraient par devenir maîtres maçons.

« Les maîtres tailleurs de pierre accomplis avaient des façons très particulières de faire les choses, et ils ne voudraient pas nécessairement que ceux qui se trouvent en dessous d’eux connaissent les secrets de leurs techniques avant d’avoir purgé leur peine, car cela pourrait signifier que leurs compétences deviendraient moins prisées. C’est là l’origine de certaines poignées de main entre eux pour indiquer leur niveau d’expertise, et nous utilisons cette tradition pour que nos membres s’identifient par leur niveau en tant que franc-maçon.<< Nos différentes poignées de main sont les seules choses dans la franc-maçonnerie qui, en théorie, ne sont plus ouvertes à la discussion en public. Mais elles sont utilisées à l’intérieur des loges et constituent une infime partie du côté cérémonial que nous faisons.>>

In the middle is Master Russell Price with him past Master Shaun Willocks and Chaplin of the Lodge David Foulkes
Au milieu se trouve Maître Russell Price avec lui passé Maître Shaun Willocks et Chaplin de la Loge David Foulkes

Les traditions de la franc-maçonnerie se sont peut-être quelque peu assouplies au fil du temps, mais les philosophies fondamentales de l’organisation sont solides. Lorsque de nouveaux membres sont admis dans une loge, c’est autour de ces valeurs directrices que leur engagement est pris.

« Lorsque vous rejoignez les francs-maçons, vous vous engagez à être une bonne personne, à vous améliorer et à aider les autres à s’améliorer », a déclaré Stephen. « Cela fait partie de la cérémonie des nouveaux membres et cela depuis des siècles. La réunion se poursuivra cependant ensuite – il pourra alors y avoir une discussion sur un aspect de la franc-maçonnerie ou sur un autre sujet – puis il y aura un repas assis. Les membres de la loge discuteront, prendront une bière ou un verre de vin, et il y aura beaucoup de plaisir et de camaraderie. Personne ne se prend trop au sérieux, et nous ne discutons ni ne débattons de politique et de religion.

Et comme le raconte Stephen, l’organisation n’est plus limitée aux membres masculins uniquement. « Il y a des loges maçonniques féminines », dit-il. «Il existe deux organisations faîtières dirigées depuis Londres pour les femmes francs-maçonnes et elles sont extrêmement actives. Elles sont exactement les mêmes en termes de philosophie et elles font le même travail, mais elles ont des membres féminins. Ainsi, toute femme intéressée par la franc-maçonnerie peut s’informer et s’y joindre – il existe des loges pour femmes dans tout le pays, y compris celles opérant dans le Shropshire, qui sont soutenues avec enthousiasme et entièreté.

En effet, l’appartenance à la franc-maçonnerie à l’époque moderne n’est pas restrictive par conception, l’organisation se targuant de rassembler les gens indépendamment de leur race, de leur religion ou d’autres différences perçues pouvant conduire à la division. Ce qui semble important, c’est simplement d’avoir la bonne attitude.

«Nous avons des membres de toutes les professions, ou pas du tout», a déclaré Stephen. « Et ce qui est formidable, c’est que si vous me le demandiez – et je suis dans ma loge maintenant depuis 1985 – je ne suis pas sûr de pouvoir vous dire ce que tout le monde faisait dans la vie. Cela ne vient tout simplement pas et ne concerne aucune différence entre nous sur ce point. Les loges sont pleines de membres d’horizons différents qui sont unis parce qu’ils veulent faire du bien et profiter les uns aux autres et à la communauté. «Pour quiconque est généralement intéressé, tout ce que vous devez être, en gros, c’est quelqu’un qui sent qu’il veut s’impliquer dans quelque chose avec d’autres personnes, pour d’autres personnes, qui implique de s’amuser en même temps. C’est ça la franc-maçonnerie. »

Le restaurant « Les Templiers » court toujours après sa première étoile…

De notre confrère le Parisien – Par Auguste Canier 

Hugo Roux, 29 ans, développe depuis 2019 un concept gastronomique original autour du vin, dans son restaurant situé au cœur de la Commanderie des Templiers d’Élancourt. Un an après sa première candidature au guide Michelin, il n’a pas été retenu par le jury, mais il se projette à plus long terme.

Le millésime 2023 du guide Michelin est tombé ce lundi matin et le restaurant Les Templiers d’Élancourt (Yvelines) n’a pas eu la chance d’obtenir son premier macaron. « Il n’y a pas de déception, nous n’en sommes encore qu’au début de notre projet », déclare, beau joueur, Hugo Roux, gérant de ce restaurant installé entre les murs de la Commanderie de la Villedieu.

Hugo Roux, 29 ans, est le gérant exécutif du restaurant Les Templiers depuis 2019

Francs-maçons : que font-ils dans leurs réunions et pourquoi ne sont-elles pas publiques ?

De notre confrère du Pérou larepublica.pe

Il y a beaucoup de doutes sur ce cercle mystérieux . ICI, nous révélons ce que l’on sait des réunions privées des francs-maçons et pourquoi ils ne peuvent pas exposer ces réunions à n’importe qui.

Des milliers de questions abondent sur les réseaux sociaux concernant les francs-maçons , une fraternité pleine de secrets et qui reste un mystère pour le monde . Bien que les membres de cette loge assurent que le cercle a des buts philosophiques et philanthropiques, puisqu’ils chercheraient l’ épanouissement de l’individu , très peu d’informations sont disponibles sur leurs sujets de conversation.

Que sait-on des francs-maçons et que font-ils vraiment dans leurs réunions ?

La confrérie des francs-maçons est l'une des plus anciennes au monde.  Photo: BBC

La confrérie des francs-maçons est l’une des plus anciennes au monde. Photo: BBC

Pourquoi les activités des francs-maçons ne sont-elles pas publiques ?

La franc-maçonnerie est connue depuis de nombreuses années comme une institution qui a des secrets et ceux-ci sont réservés à ceux qui décident d’en faire partie.

Sur le site « El blog del mason », un de ses membres raconte que leurs activités sont partagées, parfois, avec « des maçons qui ont déjà respecté les délais et les exigences pour connaître certains aspects de l’ordre ».

Que font les francs-maçons dans leurs réunions ou loges ?
Les francs-maçons se réunissent, selon le site susmentionné, pour discuter de sujets d’étude liés au symbolisme maçonnique, de légendes sur eux-mêmes et d’autres sources d’information. Ces réunions sont appelées tenues de loges.

Les francs-maçons se réunissent pour discuter de sujets d'étude liés au symbolisme maçonnique.  Photo : La Confidentielle.
Photo : La Confidentielle.

Les francs-maçons se réunissent pour discuter de sujets d’étude liés au symbolisme maçonnique. 

Qu’est-ce qu’une loge ?

 Les francs-maçons appellent les réunions secrètes qu’ils ont une “tenue” et une “loge” qualifie le titre distinctif du groupe ou le nom du regroupement des personnes de tout type de croyance, de strates sociales et économiques qui se réunissent pour discuter de questions d’ amélioration de soi humaine.

Quelles personnes célèbres sont les francs-maçons ?

Malgré le secret dans lequel ils gardent leur groupe, on sait que certains furent de grands philosophes, comme Montesquieu et Voltaire. Même l’inventeur Benjamin Franklin et les écrivains Oscar Wilde et Antonio Machado étaient membres de cette confrérie.

Combien y a-t-il de maçons dans le monde ?

Il y a environ  six millions de francs-maçons  dans le monde, selon la BBC.

Rencontrez les politiciens qui étaient francs-maçons.  Photo : composition LR/ Diffusion/ Concepts
Photo : composition LR/ Diffusion/ Concepts

Quelle est l’origine des francs-maçons ?

L’origine des francs-maçons  reste un mystère , tout comme de nombreux aspects de l’institution. Cependant, on pense qu’il s’agissait de la première expression d’une « société civile internationale », selon l’historien français Dévrig Mollè.

Par ailleurs, Mollè considère l’existence d’une  relation entre la création de la franc-maçonnerie et la révolution culturelle du XVIIIe siècle .

Il y a environ six millions de francs-maçons dans le monde.  Photo: BBC
Photo: BBC

Il y a environ six millions de francs-maçons dans le monde. 

Le Dessin de… Jissey : « Amalgame ? »

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Dans « Les animaux malades de la peste » de Jean de la Fontaine, on y lit que « tous ne mourraient pas » Mais étaient-ils tous touchés ?… Depuis que Planète 360 & le Journal LE MONDE ironisent sur la Loge « Tierce Sacrée » de la GLNF, le nouveau dessin de JISSEY pense aux réponses possibles aux inquisitions généralisantes…