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Le suicide : la « solution » de l’initié ?

La réalité du suicide aujourd’hui

Selon l’observatoire national (français) du suicide, il y eut 9 300 décès par suicide en 2016 (soit environ 12 pour 100 000 habitants) en France métropolitaine et environ 200 000 tentatives de suicide.

Au niveau mondial on estime qu’en 2019, 703 000 personnes sont mortes par suicide. « Le taux de suicide mondial normalisé selon l’âge était de 9,0 pour 100 000 habitants pour 2019. Les taux variaient selon les pays, allant de moins de deux décès par suicide pour 100 000 à plus de 80 pour 100 000. Le taux mondial de suicide standardisé pour l’âge était plus élevé chez les hommes (12,6 pour 100 000) que chez les femmes (5,4 pour 100 000)» (sources : infosuicide).

Au niveau mondial, la grande majorité des suicides (près de 80 %) surviennent dans des pays pauvres ou à revenu intermédiaire ; le suicide est la 4ème cause de mort des 15-29 ans (cf schéma ci-dessous).

Les modes de suicides :

  • Pendaison
  • Ingestion de produits toxiques
  • Ingestion de médicaments
  • Armes à feu
  • Chute dans le vide (défénestration)
  • Accidents de voiture
  • Ecrasement par un train
  • Asphyxie (exposition à des gaz toxiques ou tête dans le sac)
  • Attentat-suicide
  • Suicide par le feu
  • Autres

Les principales causes du suicide

On imagine bien qu’il soit très difficile d’affirmer les raisons des suicides ; on a généralement tendance à évoquer les facteurs de risque suicidaire :

  • Les troubles mentaux (en particulier la dépression et les troubles liés à l’usage de l’alcool) dans les pays à revenu élevé
  • les conflits, les catastrophes, la violence, la maltraitance
  • un deuil, un sentiment d’isolement
  • les personnes confrontés à la discrimination, tels que les réfugiés et les migrants ;
  • les populations autochtones ; les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou intersexuées (LGBTI) ;
  • les prisonniers.
  • la fin de vie.

Suicide et religions

Pour l’ensemble des religions, le suicide est généralement prohibé avec toutefois des variations.

Les églises catholique et orthodoxe sont les plus catégoriques.  Pour l’église catholique cela date d’Augustin d’Hippone (354-430), auteur de la première dénonciation du suicide (Cité de Dieu 1,17-28).

Deux arguments sont généralement exposés pour justifier cette condamnation :

  • la théologie de la création : en attentant à ses jours, l’être humain dispose d’un bien qui ne lui appartient pas, mais qui lui a été confié sous forme de talents à faire fructifier, et sur quoi Dieu réclamera des comptes (Matthieu 25,14-30).
  • la théologie de la rédemption : comme le croyant vit et meurt pour le Seigneur et non pour lui-même (Romains 14,8), celui qui se retire volontairement la vie la vole à la mission qui lui a été confiée.

A partir du Concile d’Orléans, en 533, l’Église a refusé les obsèques religieuses aux suicidés.

Aujourd’hui le Catéchisme de l’Eglise Catholique dit :  » Lorsque des troubles psychologiques graves, l’angoisse ou la crainte grave de l’épreuve, de la souffrance ou de la torture sont en cause, la responsabilité du suicidaire est diminuée « . (CEC, 2282).

Les protestants et les bouddhistes ont une vision plus circonstanciée.

Les jaïnistes, en Inde, admettent le santhara, qui consiste à se laisser mourir par le jeûne à la fin de sa vie.

Dans la religion juive, certains rabbins autorisent les funérailles religieuses en prétextant que le suicidé avait regretté son acte (par exemple en cas d’ingestion de barbituriques).

Chez les musulmans, si l’opinion générale s’oppose à la permission de se tuer des fatwas justifient le suicide dans des circonstances données.

Suicide et philosophie

Depuis l’antiquité, les philosophes se partagent entre un refus et une acceptation du suicide !

On en trouve parmi les suicidés célèbres : Empédocle, philosophe grec du V e siècle av. J. -C, Sénèque, philosophe stoïcien du Ier siècle de l’ère chrétienne, Gilles Deleuze, (1925-1995), Arthur Koestler, romancier et philosophe (1905-1983).

Le suicide et l’euthanasie

Le mot euthanasie est utilisé pour désigner le déclenchement de la mort par l’autorité médicale pour une raison médicale, la plupart du temps, dans des circonstances où la personne concernée a perdu sa conscience.

On définit le suicide assisté comme la possibilité pour un-e patient-e de recevoir par l’autorité médicale une dose léthale (pouvant déclencher la mort) médicamenteuse que la personne s’administre lui-même (ou elle-même).

Les différentes formes de suicide

Le suicide dans un contexte dépressif : La dépression s’accompagne toujours d’une dévalorisation personnelle et d’une vision déformée de la réalité vécue ; le suicide est généralement considéré comme une alternative à l’incapacité à résoudre une problématique vécue comme essentielle.

Le suicide amoureux : Il s’agit d’un suicide déclenché par l’impossibilité à accéder à la « possession » d’un désir amoureux ; il peut aussi rentrer dans le cas du suicide dépressif.

Le suicide sacrificiel : certains exégètes bibliques considèrent que Jésus en fait partie : « Jésus, en envoyant Judas le dénoncer, ne s’est-il pas « suicidé par la main interposée des Romains, une euthanasie programmée pour le rachat des péchés de l’humanité ? », interroge Françoise Biotti-Mache (historienne du droit) ». Il est pratiqué par les extrémistes musulmans et bouddhistes.

Le suicide pour l’honneur : il est pratiqué lorsque le déshonneur (généralement public) affecte la réputation d’une personne qui ne le supportant pas choisi de se donner la mort. Au Japon, c’est le célèbre hara-kiri !

Le suicide libérateur : il est utilisé pour mettre fin à des souffrances extrêmes accompagnées ou non d’une déchéance physique et/ou intellectuelle.

Le suicide philosophique : on l’emploie pour désigner une mort choisie pour mettre fin à une vie considérée comme inutile et médiocre !

Le suicide par défi : C’est en particulier utilisé par les adolescents (cf aujourd’hui le “labellochallenge” Tiktok : Les jeunes appliquent du baume à lèvres ou coupent un morceau de leur baume lorsque leur journée ne s’est pas bien passée. Une fois le tube terminé, ils doivent mettre fin à leurs jours).

Le suicide par arrêt de l’alimentation : il concerne essentiellement les personnes âgées qui en viennent, consciemment ou inconsciemment, à refuser toute nourriture, ce qui abrègera la vie. On le voit aussi dans les grèves de la faim protestataires ayant dépassé un certain stade.

Les comportements suicidaires : tout se passe comme si les personnes qui les adoptent souhaitaient consciemment ou inconsciemment, abréger leur existence. Cela s’applique aux comportements à risques et aux addictions, en particulier le tabagisme et l’usage de drogues.

Les tentatives de suicide appartiennent à un autre chapitre car elles ne sont pas forcément liées à un réel désir de mort ; dans la plupart des cas il s’agit d’un appel à l’aide dans un langage corporel.

Suicide et franc-maçonnerie : le suicide, la « solution » de l’initié !

La franc-maçonne, ou le franc-maçon, se veut libre ! C’est au nom de cette liberté que la fin de vie peut (ou doit) être décidée par l’initié !

Notre premier suicide c’est celui de notre existence profane ; lorsque nous mourrons à la vie profane, n’en sommes nous pas les premiers responsables ?

Devenu initié, nous découvrons une autre dimension, d’autres exigences mais aussi un profond détachement ! L’humilité, le refus de l’ambition et du pouvoir, la quête de la vérité et de l’authenticité nous incitent au dépouillement !

Cette réflexion s’inscrit aussi dans l’imprégnation de la démarche maçonnique par la sémiologie de la mort, omniprésente symboliquement.

Refusant la soumission à l’âge, à la maladie, à d’autres concepts, la question émerge inévitablement : quelle mort désire-t-on ? La déchéance de la dépendance ou une fin digne ?

Jean-Pierre Villain, dans un article de « La chaîne d’union » 2016/2 (N° 76), intitulé « Le maçon, le désespoir et la mort, Une lecture kierkegaardienne du parcours maçonnique », précise « De ce point de vue, le chemin maçonnique nous apprend donc aussi cela : la vérité absolue de l’espérance suppose sa nécessaire humilité. Il ne saurait y avoir de vrai sage, de vrai maître qui croit à tout jamais en avoir fini avec les tentations du suicide, du meurtre et du désarroi. »

Le suicide du franc-maçon (de la franc-maçonne) peut s’assimiler à un suicide philosophique, un acte de liberté qui rejoint la revendication du droit de mourir dans la dignité !

Cet acte de liberté n’est pas contradictoire avec une croyance dans une « existence » post-mortem ! La sincérité de la motivation et la droiture de l’existence ne peuvent laisser le moindre doute sur la spiritualité d’un tel geste.

Pour les non-croyants fidèles à la fameuse devise « Ni Dieu, Ni Maître », le suicide est en complète cohérence avec leur engagement.*

Et vous, amie lectrice – ami lecteur, qu’en pensez-vous ? Est-ce une de vos préoccupations ?

D’autres réflexions sur le suicide

Le maçon, le désespoir et la mort – Une lecture kierkegaardienne du parcours maçonnique par Jean-Pierre Villain dans La chaîne d’union 2016/2 (N° 76), pages 50 à 59

Le temple maçonnique de Nancy-Une œuvre d’art dévoilée

André Rossinot signe l’avant-propos, de son simple nom, sans aucune autre qualité. Voilà qui caractérise bien la belle et grande humilité de ce « Franc-maçon initié au Grand Orient de France dont Wikipédia souligne, en rubrique « Autres activités », être aussi « Membre du club Le Siècle ».

André Rossinot

Ancien député, ancien ministre, ancien président du Parti radical, ancien maire de Nancy mais aussi président de la Métropole du Grand Nancy de 2001 à 2020, André Rossinot souligne que « la réhabilitation du Grand Temple a été le fruit de l’union de toutes les forces politiques institutionnelles, les pouvoirs publics, les représentants de l’État et les collectivités territoriales, la Région Lorraine, le Département et son regretté Michel Dinet et votre serviteur, le maire de Nancy. […] Le résultat culturel, scientifique et technique est maintenant salué par tous les amis qui fréquentent « la rue Drouin ». C’est une nouvelle étape de la vie du temple… »

Vous l’avez compris, l’union fait la force. En sagesse, ils ont donc tous donné, en le rénovant, la beauté à ce temple qui fait désormais aussi le bonheur des visiteurs lors des Journées Européennes du Patrimoine. les Journées européennes coordonnées par la Direction régionale des affaires culturelles du Grand Est (DRAC).

Rappelons aussi que nous devons au préfacier, avec la collaboration d’Emmanuel Haymann, d’un Stanislas, le roi philosophe (Michel Lafon, Coll. Un Maire – Une Ville – Un Personnage, 1999, réimpr. 2004, 2008) et un rapport sur La laïcité dans les services publics – en trois parties : La laïcité au cœur de la République, Agir pour consolider la laïcité dans les services publics, assurer l’adhésion durable de tous aux valeurs de la République –, remis à Nicolas Sarkozy le 20 septembre 2006.

Plus qu’un ouvrage, ce beau livre est publié sous l’égide de l’ILDERM (Institut Lorrain d’Études et de Recherche maçonniques), association interobédientielle elle qui s’est donnée comme projet de faire revivre la riche histoire de la Franc-maçonnerie en Lorraine. L’ILDERM déjà connu pour ses Chroniques d’histoire maçonnique Loraine ou encore, en novembre 2007, la parution d’une nouvelle revue maçonnique Le pied du mur dont le premier numéro s’inscrivait dans une problématique plus générale de « Poésie et Vérité », complément heureux des textes maçonniques qui concernent surtout le domaine du savoir dit « savant ».

Mais avant d’entrer dans le récit de cettte belle aventure que fut la rénovation de ce temple, sans doute l’un de plus beau de France, situons, à Nancy, au sein du département de Meurthe-et-Moselle, en région Lorraine, la rue, à quelques encablures de la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation, qui porte le nom de la famille Drouin : Nicolas Drouin (1590-1649), auteur du tombeau du Charles de Lorraine dit le cardinal de Vaudémont aux Cordeliers ; Siméon Drouin, sculpteur et architecte, auteur du Vœu de Nancy, à l’église Notre-Dame-de-Bonsecours ; Jessé Drouin, sculpteur et Florent Drouin, né à Nancy, mort en 1612, auteur, entre autres, de la Cène de Saint-Epvre (1582).

Si au numéro 2 de ladite rue, nous trouvons la Maison du Peuple, c’est bien au 15 qu’il faut faire halte afin de découvrir un lieu encore insolite pour beaucoup, alimentant toujours secrets et fantasmes. Devant la porte, rien n’y parait. Mais une fois la porte franchie, c’est la découverte totale de cette maison partagée, le temple de la Loge Saint-Jean-de-Jérusalem. Michel Richalet retrace la journée du 27 janvier 2017 qui a vu la cérémonie inaugurale où tentures et voûte étoilée apparaissent dans leur splendeur d’antan.

C’est à la plume d’Émilie Checroun, mandataire du groupement de restaurateurs, de nous faire connaître ses impressions de restauration. Une belle occasion de travailler, avec son équipe sur un patrimoine assez peu connu du grand public mais aussi de la communauté scientifique du monde de la conservation-restauration. Quant à la petite histoire du temple, nous la devons à Jean-Claude Couturier qui nous conte comment l’immeuble où se situe le temple fut acheté en 1826 par le notaire Franc-Maçon Pierre François Marchal, un notable républicain qui marqua la vie politique de la ville. Présentant un style égypto-art nouveau, le chapitre sur le décor peint, que nous devons conservateur du patrimoine Stéphanie Cantin, ne manquera pas d’aiguiser la sagacité de l’amateur d’art. Retenant aussi toute notre attention, les écrits de l’historienne Roselyne Bouvier.  Un texte rehaussé par de très belles vues de l’intérieur du temple, avec moult détails.

Chaque symbole est décrypté : des signes du zodiaque au scarabée, du lotus au delta lumineux en son vitrail d’Orient – vitrail réalisé par Paul Nicolas, disciple d’Émile Gallé – jusqu’au décor de la porte d’Occident. Ainsi que les différentes allégories, seize au total dans leur niche, des vertus maçonniques telles que la charité, le courage, la force, l’espérance, la concorde , l’obéissance, la volonté, l’amour, la puissance ou encore la liberté. Sans oublier la chouette de la sagesse. Enfin, la magnifique voûte étoilée fait, elle aussi, l’objet d’une très belle étude. Imaginez une Tenue dans un tel lieu… De la belle ouvrage !

Par ailleurs, il est dans mes usages de présenter l’éditeur lorsque je chronique, pour la première fois, un de ses ouvrages.

Créé par François Baudin en 2013, Kaïros a toujours défendu une ligne éditoriale indépendante, humaniste et de progrès social. C’est ainsi que les éditions ont développé différentes collections : Philosophie, Témoignage, Poésie, Histoire, Questions humaines, Droit. Plus de soixante-quinze livres ont été édités en huit ans te de nombreuses conférences ont été organisées à travers la Lorraine, mais aussi des expositions, des actions culturelles diverses, des concerts, des débats, ainsi que la participation à de nombreux salons du livre.

Blason de la Lorraine

De plus, des partenariats ont été tissés au cours des années avec et différentes institutions : Université de Lorraine et Bourgogne Franche-Comté, Organismes de recherche, Conseil régional du Grand-Est et Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, municipalités diverses…

Bas-relief du dieu Kairos par Lysippe, exemplaire de Trogir (Croatie).

Le kairos (καιρός) est un concept qui, adjoint à l’aiôn et au chronos, permet, sinon de définir le temps, du moins de situer les événements selon cette dimension. Faire le bon acte au bon moment participe au Kaïros. Pour ce qui est de la pensée occidentale, le concept de Kaïros apparaît chez les Grecs sous les traits d’un petit dieu ailé de l’opportunité, qu’il faut attraper quand il passe (saisir une opportunité).

Kairos a donné en latin opportunitas (opportunité, saisir l’occasion). Ainsi, dans le langage courant, Kairos évoque le point de basculement décisif, avec une notion d’un avant et d’un après. Le Kairos est donc « l’instant T » de l’opportunité : avant est trop tôt, et après trop tard.

Collectif – Avant-propos d’André Rossinot – Kaïros, 2022, 204 pages, 34 €

Le Dessin de Jissey : Corps & Esprit

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La lettre « G », un article très documenté de Solange Sudarskis paru le 20 décembre sur 450FM. Bien entendu le facétieux JISSEY en a profité pour faire du mauvais esprit sur les relations  corps et esprit.

Le secret maçonnique

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Par la Bibliothèque nationale de France

Quel est ce mystérieux secret maçonnique et à quoi fait-il allusion ?
Céline Bryon-Portet, maître de conférences à l’Université de Toulouse, Daniel Keller, Grand Maître du Grand Orient de France, et Roger Dachez, président de l’Institut Maçonnique de France, nous parlent des trois grands secrets de la franc-maçonnerie : le secret relatif aux mythes, aux rites, et aux symboles, le secret d’appartenance, et enfin, le vrai secret maçonnique, et le plus impénétrable : le secret initiatique…

Retrouvez la vidéo sur les Essentiels de la BnF c.bnf.fr/QQg

DROIT HUMAIN – Communiqué contre la violence raciste

La Fédération Française du DROIT HUMAIN s’associe à la peine des familles et de la communauté Kurde après l’horrible tuerie de la rue d’Enghien.

Elle s’inquiète du caractère raciste de celle-ci et invite les Français à rester vigilants et à protéger les Droits de l’Homme face à la montée du rejet de la différence dans le contexte de peur croissant qui est le nôtre.

Commission Droit de l’Homme et Laïcité de la Fédération Française du DROIT HUMAIN

Le 24 décembre 2022

www.droithumain-france.org/contre-la-violence-raciste/

Religions et Franc-maçonnerie

De notre confrère italien blitzquotidiano.it – par Redazione Blitz

conférence à Matera sur la paix dans le monde et la protection d’une maison commune

Religions et franc-maçonnerie, conférence à Matera sur la paix dans le monde et la protection d’une maison commune, renforçant le dialogue entre les différentes confessions. Religions et franc-maçonnerie lors d’une conférence sur un sujet difficile, la Paix. 

« Pour une écologie de Paix. Dialogue entre Franc-Maçonnerie et Religions pour la sauvegarde de la Maison Commune ». C’est le thème de la conférence-débat organisée à Matera par la Fondation Grand Orient d’Italie en collaboration avec l’Association « Quinto Orazio Flacco » de Matera ».

Michele Capolupo en parle avec une rare capacité de synthèse sur Sassilive. Voici son rapport.

Récupérer la relation entre l’Homme et la Création, en respectant les particularités des ressources qui ne sont pas inépuisables et mettent donc en péril l’existence de l’humanité. Comme en témoignent les effets des altérations climatiques et les conflits en cours dans diverses parties de la planète, également dus à des logiques d’exploitation économique et de repositionnement hégémonique qui minent la liberté, la démocratie et les relations entre les peuples. Et pour ce faire, nous devons travailler sur une « écologie de la paix ».

La conférence a impliqué les principales confessions religieuses monothéistes. Autour de la table se trouvaient le Grand Maître du Grand Orient d’Italie Stefano Bisi, le théologien Don Paul Renner représentant l’Église catholique, l’œcuménique orthodoxe Mircea Gheordunescu, ministre plénipotentiaire de la République de Roumanie, ancien consul général pour l’Italie du Nord, le représentant de la communauté religieuse islamique Izzedin Elzir, imam de Florence, le représentant de l’Église évangélique vaudoise, le théologien pasteur Pavel Gajewski. Roberto Biancorosso, historien de la franc-maçonnerie a également pris la parole.

Les travaux ont été coordonnés par le journaliste Franco Martina.

Il était important, a-t-on souligné, de renforcer le dialogue et la collaboration avec les différentes confessions religieuses.

Le siècle dernier a vu les principales confessions religieuses faire des pas importants vers le Dialogue et la Paix ; le nouveau siècle présente des défis sans précédent et des objectifs communs, que la franc-maçonnerie, en tant que centre syndical, ne peut ignorer : le dialogue peut devenir la solution aux conflits dont l’ère actuelle est à la fois témoin et victime.
La consommation et l’abus aveugles des ressources de notre planète Terre nous ont conduits vers une situation qui devient chaque jour moins durable, et la logique nous oblige à croire qu’il viendra un moment où la nature drastique de la situation nous obligera à prendre des mesures tout aussi drastiques les choix.

Convaincus que nous sommes que la merveilleuse Maison que nous habitons ensemble nous a été confiée – quel qu’en soit l’Auteur – pour que nous la conservions dans la paix et l’harmonie, et non pour la détruire avec indifférence et mépris, nous demandons interroge – avec le respect qui a toujours distingué notre Institution – quelques représentants des principales religions d’Occident, pour nous préparer à écouter et sans esquiver la discussion, sur ces questions, qui nous paraissent d’une actualité extrêmement, urgente : respect , l’environnement, la paix.

La Franc-maçonnerie : une institution au service de la société et de son développement

De notre confrère brésilien 93noticias.com.br – Par Carlos Braz

La Franc-maçonnerie est une institution laïque, reconnue à l’époque contemporaine pour son action sociale et la pratique du bien, fondée sur des principes humanistes et chrétiens. Il loue également les valeurs familiales, le respect de la constitution et des symboles nationaux, encourage ses membres à s’éloigner des vices nuisibles et marche toujours à la recherche de la vérité.

Sa présence, son importance et son intérêt pour un avenir national aligné sur les principes des Lumières ont fait participer ses membres à des événements importants de notre histoire, tels que la conspiration minière, l’indépendance du Brésil et l’abolition de l’esclavage.

Les sources historiques controversées ne permettent pas de délimiter fidèlement sa genèse, cependant, les chercheurs et les historiens voient des similitudes entre ses symboles et rituels avec ceux existant dans l’Antiquité, tant dans l’Égypte ancienne que sur le continent européen.

 L’histoire en tant que science est basée sur l’analyse minutieuse des sources historiques. Ce sont eux qui témoignent d’événements qui se sont produits dans le passé et qui ont été importants pour un ou plusieurs groupes sociaux. Ceux à propos desquels des doutes imprègnent sont considérés comme des spéculations ou des hypothèses. Cette condition s’applique à l’objet d’étude de cet article puisqu’il n’y a pas de récits oraux ou d’écrits fiables qui puissent dater sa fondation, en utilisant des documents plus récents qui remontent au milieu des XVIe et XVIIe siècles comme référence. De cette façon, nous utilisons cette datation comme début de la coupure temporelle pour le développement textuel. 

Dans les archives européennes, principalement en Angleterre, il est possible de trouver des informations précieuses qui délimitent l’institution des confréries secrètes d’individus possédant des connaissances et des pratiques, qui les ont fondées dans le but de maintenir les connaissances entre eux, garantissant ainsi la demande de leurs services. Ce serait, grosso modo, une confrérie de travailleurs, avec des connaissances pratiques des métiers, mais sans connaissances philosophiques et intellectuelles. Et ainsi, cette pratique a évolué et s’est répandue avec la civilisation, englobant d’autres catégories et intérêts, comme la philanthropie et la Franc-maçonnerie dans sa forme actuelle.

Les sources existantes indiquent clairement l’influence des Lumières sur la conception maçonnique qui, depuis ses débuts, a pour objectif de promouvoir les principes défendus par la Révolution française de 1789 : Liberté, égalité et fraternité, qui renvoie à l’idéal de l’homme universel. , qui doit jouir des droits mentionnés ci-dessus. , où que vous soyez, indépendamment de la croyance, de la couleur ou de l’importance dans le scénario des nations. En résumé, tous les hommes doivent être libres, avoir les mêmes droits et posséder le libre arbitre, valeurs qui vont à l’encontre d’une Europe absolutiste.

La philosophie des Lumières qui s’est répandue dans toute l’Europe depuis le milieu des années 1700, mettant l’accent sur la transformation des relations sociales et les nouvelles façons d’interpréter et de comprendre le monde. Les questions proposées par les penseurs et les philosophes de l’époque allaient de la politique et de l’économie à la légitimité du pouvoir des rois absolutistes et de l’Église, imposant le pouvoir de la raison face au pouvoir divin.

Le caractère universaliste et libéral proposé provoqua une série de rébellions contre le système actuel, parmi les plus influentes, la Glorieuse Révolution de 1688 qui fonda le parlementarisme en Angleterre, et la Révolution française de 1789 qui renversa le roi Louis XIV. Dès lors, le monde n’a plus jamais été le même. Libérées du carcan de la religion, les connaissances scientifiques et les sciences humaines ont porté les sociétés à un autre niveau.

C’est dans ce contexte révolutionnaire que la Franc-maçonnerie s’impose comme une institution en phase avec les problèmes de son temps, se renouvelant quand nécessaire sans pour autant renoncer à ses canons et rituels secrets, destinés uniquement à ses membres.

La découverte de l’Amérique en 1492 a été une étape fondamentale dans l’histoire humaine, car elle mettrait en échec toutes les valeurs construites séculairement par la pensée des Lumières, ainsi que l’établissement d’un nouvel ordre mondial, basé sur la découverte de métaux précieux dans le Nouveau monde et aboutissant à l’asservissement ou à l’extermination d’indigènes et à l’enlèvement ultérieur d’Africains noirs, captifs depuis plus de trois siècles.

La Franc-maçonnerie s’implante également dans le Nouveau Monde, participant efficacement à la construction d’une nouvelle société, influençant d’importantes décisions politiques, sans pour autant négliger certains aspects essentiels depuis sa fondation. La question de l’esclavage en Amérique impliquait des intérêts politiques, économiques et sociaux, et prendre parti dans ce contexte a toujours été un défi pour les Francs-maçons.

Après cette brève explication sur la fondation de la Franc-maçonnerie et son arrivée en Amérique, nous allons maintenant aborder sa participation à la construction de la société brésilienne.

Avec le début de la colonisation du Brésil en 1530, un nombre croissant de Portugais et d’étrangers d’autres nationalités sont entrés au Brésil. Mais les loges maçonniques ne sont apparues officiellement qu’en l’an 1800 dans la ville de Rio de Janeiro. Cependant, on suppose qu’il y avait déjà des maçons initiés en Europe qui vivaient ici et recrutaient des hommes libres qui remplissaient les conditions nécessaires pour être initiés à la secte, sans effectuer de rituels d’un niveau plus avancé.

Les codes moraux et de loyauté rigides sont restés en vigueur et le terme loge maçonnique désignait les lieux où ils se rencontraient. Ses membres se considéraient comme des frères, ce qui se produit encore aujourd’hui, et sont régis par l’altruisme et la discrétion avec lesquels ils accomplissent leurs actes de bienfaisance, n’étant pas autorisés à admettre des femmes parmi eux.

Comme l’indiquent les documents faisant référence à l’enquête qui a trouvé la responsabilité du déclenchement de l’Inconfidência Mineira en 1788, les Francs-maçons ont eu une participation effective à la sédition, avec Joaquim José da Silva Xavier, Tiradentes, étant l’un d’eux, même s’il n’y avait pas Loges opérant dans le Minas Gerais, un fait qui nécessite une recherche plus approfondie sur l’expansion maçonnique à l’époque.

L’année 1808 est l’une des plus importantes de l’histoire du Brésil, car elle marque l’arrivée de la cour portugaise dans sa colonie la plus prospère, fuyant l’invasion française imminente par l’armée napoléonienne. Dans ce processus qui s’étend sur les années suivantes, la Franc-maçonnerie s’instaure, et depuis lors elle participe effectivement aux grandes décisions dans le domaine de la politique, de l’administration publique, de l’économie de l’éducation.

Là commence le processus historique qui est l’embryon de l’indépendance du Brésil vis-à-vis du Portugal. cela aurait encore lieu en 1822, c’est-à-dire à peine 14 ans plus tard. Et les Francs-maçons ont également participé à ce qui sera le grand moment de notre histoire. Comme nous l’avons signalé précédemment, les loges sont apparues en 1800, huit ans avant l’arrivée de la famille royale, ce qui laisse supposer que la Franc-maçonnerie était déjà à un stade de développement dans la colonie d’alors.

À Sergipe, la présence maçonnique s’est officialisée le 10 décembre 1872 avec la fondation de la Loge maçonnique Cotinguiba, affiliée au Grand Orient du Brésil, choisie comme patronne de l’institution São João Batista, une attitude qui démontre son caractère religieux, avec ses habitués engagés dans le combat pour la liberté, alors représenté par l’abolition de l’esclavage au Brésil et par des actions philanthropiques en faveur des plus démunis.

Cependant, à ses débuts, étant donné la rigidité de ses règles, la rigueur de l’admission dans la confrérie, les codes secrets que les partisans utilisaient entre eux et les réunions sans la présence d’étrangers, ont fait émerger des légendes urbaines sur les canons de la confrérie. , les reliant à de mystérieuses malédictions et transmutations, qui ont habité l’imaginaire populaire pendant des décennies.

Certains chercheurs spéculent que l’origine des légendes sont les pratiques de domination par la peur, imposées par l’Église catholique, dans le cadre de la question religieuse déclenchée par l’évêque d’Olinda en 1872, qui a persécuté les Francs-maçons et les protestants.    

Plus tard, la seconde Loge maçonnique fut fondée à Aracaju, appelée « Segredo e Amizade », ce qui confirme l’adhésion de la société à l’engagement des Francs-maçons en faveur de notre développement social, éducatif et économique.

Depuis lors, avec la discrétion qui caractérise l’institution, des centaines d’actions caritatives et philanthropiques ont été parrainées, bénéficiant à des milliers de personnes depuis le IIe règne, entrant dans la république et atteignant jusqu’à nos jours.

Ainsi, de nombreux autres magasins voient le jour, y compris dans les villes de l’intérieur, s’imposant comme une communauté régie par des principes de fraternité, d’égalité et de liberté et fréquentée par des hommes de bonne foi.

La philanthropie en Franc-Maçonnerie | Sous le Bandeau | Épisode #63

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Dans cette vidéo, nous explorons le rôle de la philanthropie dans la franc-maçonnerie. La franc-maçonnerie est une société secrète qui s’engage à promouvoir les valeurs morales et à aider les membres à devenir de meilleures personnes. Depuis sa création, la franc-maçonnerie a toujours mis l’accent sur l’importance de l’altruisme et de l’aide aux autres. Découvrez comment la franc-maçonnerie s’engage à aider les personnes dans le besoin et à soutenir des causes nobles à travers le monde.

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Une toute nouvelle chaîne Youtube consacrée à la Franc-Maçonnerie

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Le web maçonnique s’est encore agrandi et cette fois-ci, s’est vu doté d’une nouvelle chaîne Youtube qui propose des vidéos de vulgarisation courtes, mais dynamiques et pleines d’humour.

La chaîne s’appelle : « Les Frangins sont pas tous gâteux », ce qui je suis sûr en fera sourire plus d’un.

Gizmo, que vous aviez peut-être déjà connu à travers le Blog De Midi à Minuit, ou le Forum Le Bandeau sur les Yeux, nous dévoile enfin son visage, puisqu’il est l’auteur de cette nouvelle initiative.

La chaîne compte déjà plus de 250 abonnés en quelques semaines seulement d’existence !
Il est toujours important de souligner ce genre d’initiatives qui aide à lever le voile sur notre ordre et permet de nous faire connaître à un public plus jeune.
Souhaitons donc bonne chance à Gizmo, un long succès pour sa chaîne. A découvrir en cliquant sur cette image :

De Carnac à Stonehenge, que nous disent les mégalithes ?

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De notre confrère radiofrance.fr

Dolmens, menhirs, tumulus, cairns, alignements ou enceintes mégalithiques, autant de formations qui intriguent. Quels pouvaient être les usages de ces sites, qui pour certains remontent au Ve millénaire avant notre ère ? Les chercheurs sont loin d’avoir percé tous les mystères des mégalithes…

Avec

  • Cyril Marcigny Archéologue et protohistorien à l’Inrap
  • Christine Boujot Ingénieure de recherche au Ministère de la Culture, à la DRAC de Bretagne, au Service régional de l’archéologie, spécialiste de Carnac et des ensembles mégalithiques

Cette émission s’inscrit dans la programmation « L’Étrange Noël de France Culture ».

En 1912, Zacharie Le Rouzic, archéologue et conservateur du Musée de Carnac, dans le Morbihan, fait paraître un livre intitulé Carnac. Légendes, traditions, coutumes et contes du pays. Dans l’avant-propos de son ouvrage, il pose les données du problème : « Les légendes sont la littérature orale d’un peuple, a dit quelqu’un, ce qui est excessivement vrai pour nous, Bretons, dont les origines sont encore enveloppées dans les légendes mêmes. Aujourd’hui, sous l’infiltration lente, mais irrésistible de la science et de la raison, ces légendes s’évaporent de plus en plus. Il est grand temps de les recueillir pour les conserver aux générations futures. » Pourtant, dès qu’il est question des mégalithes, les légendes foisonnent. Quelle lecture ont les archéologues des dolmens, des cairns, et des pierres dressées ?