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Le rite, paravent et modérateur de nos névroses

Notre si regretté Frère Jean Mourgues[1] nous engageait déjà à ouvrir les portes maçonniques de demain, auxquelles nous ne pensons guère : « C’est aux Francs-maçons, non seulement de choisir leur destin, mais de le construire : serviteurs de ce monde ou fils de la lumière. L’ordre vivra de la vie de ceux qui lui donneront les clefs de l’avenir ». Alors n’hésitons pas et allons à la rencontre fructueuse de l’effet du rite sur nos névroses, maladives ou/et utiles. Écoutons Lucrèce : « Chacun cherche à se fuir ; personne n’y parvient ; on reste prisonnier du moi que l’on déteste ». Et bien le rite, lui, nous aide à y parvenir ! Mais oui ! En cela, il est une invention géniale de l’humanité.

            Mais comment est-il possible de rapprocher ces névroses si décriées de notre rite maçonnique ? Ne sont-elles pas incongrues, et même très choquantes à les évoquer dans notre cheminement ? Je crois vraiment que non ! Il me semble, au contraire, à l’expérience qu’un des génies du rite maçonnique est, entre autres lumières, de nous faire avancer sur ce chemin. D’abord écartons le sens habituel de « maladie mentale banale ». Oui, quand une névrose devient excessive elle aborde les rives de la pathologie. Mais en fait notre psychisme est riche ; dans des situations qui le réclament, on a parfois besoin de ses névroses discrètes.

            Entendons-nous d’abord sur le sens du mot, en nous référant à la définition courante :
« affection caractérisée par des conflits qui inhibent les conduites sociales et qui s’accompagnent d’une conscience pénible des troubles ». Voilà donc de retour la pathologie. Mais cette définition est vieillotte car elle oublie de préciser que les dispositions névrotiques qui nous habitent nous aident aussi à surmonter des situations difficiles. Freud, pourtant, avait déjà souligné que les névroses faisaient partie de notre santé mentale. Un exemple simple et courant : le gosse qui ne range jamais sa chambre gagnerait sans doute à éveiller une petite névrose obsessionnelle. Autre exemple : la paranoïa n’est-elle pas salutaire pour la femme qui, en pleine nuit, revient, à pied chez elle, par des rues peu fréquentées ?

Illustration de Jissey

            Ce qui est un des traits de génie de notre rite, c’est qu’ensemble, il nous fait passer en revue, sans le dire, les névroses, en deux visées : pour en calmer les excès ou bien les réveiller pour leur utilité dans tel cas. Ensemble, nous parvenons, grâce au rite à nous entraider dans l’adoucissement de nos névroses éventuelles ou dans leur mobilisation. Vivre le rite ensemble est notre talisman fraternel. Comme le pressentit Schopenhauer : « Plus d’un qui ne peut briser ses propres chaînes a su pourtant en libérer son ami ».

            Je te propose de passer en revue rapide 7 névroses, et de les mettre en rapport avec le rite. Et se demander à chaque fois : en quoi le rite calme-t-il celles et ceux qui sont typiquement névrosés(es). Puis l’inverse : en quoi le rite pousse-t-il à éveiller un trait névrotique qui nous fait défaut et nous serait utile dans la vie ? Un peu bousculant peut-être mais, comme l’écrivit joliment Nietzche : « Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse ». Ma thèse : le rite, maçonnique en particulier, éveille en nous l’attirail psychique composé de besoins, d’attitudes, de motivations… et de dispositions névrotiques. Pourquoi une telle assertion ? Parce que, par définition, tout rite répété inlassablement relève de la névrose obsessionnelle comme la voûte gothique couvre la nef. Par là, notre rite a le génie de héler les autres traits névrotiques sous sa houlette. Et là, je répète que pendant le déroulement d’une tenue, les 7 dispositions névrotiques sont avivées. Tous les cas se présentent bien sûr : certains se réjouiront de vivre le cabinet de réflexion comme un lieu d’abandonisme car ils(elles) portent cette névrose en elles. D’autres, au contraire se diront : « Tiens, je n’avais pas pensé qu’en fait, le candidat est abandonné au moins une heure dans le cabinet ! »

            Le génie de tout rite est de promouvoir des traits névrotiques inscrits dans les esprits. Le sacré est une entité nourrie par ce phénomène, entre autres. Or, avec mon expérience, je trouve que le rite maçonnique est d’une richesse incomparable, car il mobilise quasiment toutes les névroses, pour les adoucir ou les éveiller. De fait, il est susceptible de nourrir notre esprit de voltiges, de caracoles, de serpentaisons. Les traits névrotiques partagés nous mènent dans l’immensité inconsciente, celle qui nous serre dans les bras de l’égrégore.

            Voici maintenant la revue des névroses, accouchées sous la somptueuse névrose obsessionnelle, qui est la voûte même de l’existence d’un rite maçonnique, ou autre d’ailleurs.

  • L’obsession – C’est le fanion glorieux du « maniaque », au sens non pas psychiatrique du terme mais public : tout doit être bien ordonné, bien programmé, bien rangé, bien à sa place… Le moindre grain de sable, le moindre contretemps, le moindre imprévu bouleverse l’équilibre et déstabilise l’obsessionnel, à qui il faudra un peu de temps pour se réorganiser psychiquement. Et pour nous ? Sans une observation rigoureuse du rite dans nos tenues, plus de Maçonnerie. Certains(es) ne sont pas des addicts de l’obsession rituelle, mais ils en apprennent la nécessité par le seul fait de vivre la tenue, répétée sans cesse. Et, pour ceux qui sont un peu laisser-aller dans leur vie en général, cette obsession leur est un enrichissement. La majorité d’entre nous, se laissent couler dans ce trait névrotique qui sommeille plus ou moins en nous. Mais d’autres sont de véritables obsédées du respect du rite. Le moindre détail rituel consigné dans les manuels doit être, absolument suivi à la lettre. Sinon, ils(elles) considèrent que tout est fichu ! Ma sensibilité les baptiserait « ayatollah » : En dehors de l’outrance scrupuleuse, point de salut !

            Que chacun(e) se situe. Dans mon ouvrage testamentaire « Plaidoyer pour une survie de la Franc-maçonnerie », je suis les pas d’Oswald Wirth, de Jean Mourgues, de Daniel Beresniak : la fameuse tradition est en partie une vêture qui doit être réajustée en permanence pour que son suc initiatique en soit gardé dans les méandres profonds de l’esprit humain.

            Sous le dais de l’obsession, les autres névroses sont à notre disposition. Coup d’œil.

  • L’abandonisme – Cette névrose apparait quand nous nous sentons seul, abandonné et perdons les repères qui habituellement nous sécurisent. Peut-être te reconnais-tu dans certains symptômes. Ils se manifestent par des troubles du rapport à soi-même : mauvaise estime de soi, sentiment de ne pas être à la hauteur. En outre la demande d’amour est massive et les attentes démesurées.

            Que propose le rite maçonnique pour faire sortir de sa planque l’abandonisme ? Le cabinet de réflexion, comme je l’ai écrit plus haut. A condition qu’il soit fait de telle façon que le candidat se sente le plus délaissé possible. C’est même pour cela que je recommande qu’il se dénude, et reste, avec la bougie, au moins une heure. Excellent pour ceux qui découvrent la solitude et l’abandon. Mais très dangereux pour ceux qui sont affectés par l’abandonisme maladif et se sentent seuls. Mais nous leur clamons : « Ne crains rien, ma Sœur, mon Frère, tu fais partie de nous ! Nous ne t’abandonnerons jamais ! ». Hélas, dans certaines loges la fraternité est un mot creux. Les mauvaises ambiances, les manques de liens affectueux déclenchent des départs, voire des démissions. Il y a plus de Maçons qui ont démissionné que de membres toujours actifs ! L’Ordre a encore des progrès à faire, surtout avec les temps qui se dessinent : ne verront-ils pas sans doute s’étioler les relations humaines affectives ? C’est un pari, un enjeu pour notre survie. L’usage pertinent des traits névrotiques sera de plus en plus l’affaire de la conduite de la Loge par ses responsables.

  • L’anxiété est une réaction normale, qui devient une maladie lorsqu’elle survient alors qu’aucun événement ne la justifie vraiment. On parle alors de troubles anxieux, incompatibles avec la vie quotidienne. L’anxiété peut prendre plusieurs formes : anxiété généralisée, phobies, troubles paniques ou troubles obsessifs compulsifs, les fameux TOC. Comme toujours le rite, par sa répétition et ses fins heureuses : les acclamations, est capable de l’impossible ; calmer ceux qui sont excessifs et réveiller ceux qui ne sont pas assez anxieux. Car les arcanes rituels proposent presque toujours les deux lectures.

            Que prévoit le rite pour calmer les trop anxieux ? Les dispositions rituelles sont toujours les mêmes et de ce fait apaise les risques d’anxiété. Nous savons tous ce qui va se dérouler dans l’ordre du jour et cette certitude peut aider, mais oui, à dégoupiller les trop anxieux et leur apprendre à modérer leurs poussées névrotiques en leur chuchotant : « Mais, tu le sais bien, tout se finira bien ; alors calme-toi un peu ». L’initiation est l’exemple princeps d’une poussée anxieuse puisque le candidat débarque, les yeux bandés, ni nu ni vêtu, mais le rite en même temps chuchote : « Doucement, ne sois pas si anxieux, tu te doutes bien que c’est une mise en scène pour que tu comprennes des choses pas pur, que tu sois paniqué ! ». Certains gagneraient à être, à l’inverse, anxieux dans certaines situations de leur vie courante. A éviter de laisser filer les situations tendues sans bouger un cil. Le rite nous amène avec brio à vivre, grâce au personnage d’Hiram, à nous sentir anxieux. La fuite qui le saisit dit : « Tu vois, dans la vie, il y a des moments où tu pourrais t’enrichir d’un peu d’anxiété ».

  • L’angoisse, cousine proche de l’anxiété, du moins dans notre rite, est caractérisée par une peur intense, celle de perdre le contrôle. Le pire est souvent envisagé par anticipation plutôt que le bon côté des choses. On n’y peut pas grand-chose : « c’est comme ça », « c’est ma nature », « mon tempérament anxieux ». Le rite pousse à résorber l’angoisse car tout est prévu. Il adoucit ceux qui se savent angoissés. Et on le sait très bien. Pour autant, comme tout est prévu, notre rite n’éveille pas l’angoisse ; juste, nous l’avons vu, sa cousine, l’anxiété.
  • La phobie est une peur qui génère angoisse, mal être… C’est, par exemple, la peur de la foule[2] qui fait qu’on n’est pas bien à l’idée de se rendre dans une manifestation publique. C’est la peur des serpents ou des rats, qui fait que rien que d’imaginer qu’il puisse y en avoir dans un lieu nous rend mal à l’aise ; c’est la peur de monter en ascenseur ; c’est la peur de la maladie qui induit, soit le comportement d’éviter toute médication de « peur que l’on découvre quelque chose », soit à l’inverse une hyperconsommation d’avis médicaux et d’examens complémentaires qui n’apportent jamais de soulagement suffisant. Et chez nous ? La phobie de l’obscurité, dans le cabinet de réflexion bien sûr, mais surtout celle qui naît avec le bandeau, sont tempérées par les mains secourables. Elles aident à surmonter la peur. La phobie d’être en groupe s’estompe avec les années et les mois. Nos habitudes répétitives, sous la chape de l’obsession, aident bien les phobiques à se maîtriser. A contrario, je ne sens pas d’arcanes qui éveillent la phobie. Mais si ! La litanie de nos croyances humanistes répétées sur tous les tons, dans le monde entier et vécues de ci de là le montre. Elles nous donnent la phobie de leur inverse : l’intolérance, la lâcheté, l’indignité, l’irrespect, le rejet… En fait c’est bien toute l’axiologie de la Franc-maçonnerie qui nous pousse à mettre en branle notre phobie, sous couverture de la vertu, bien sûr !
  • L’hystérique ressent le besoin de se faire remarquer, souvent de plaire, pour être aimé, adulé. Songe un instant aux discours politiques tous engainés d’hystérie. C’est un besoin de tous les instants, un besoin « maladif » d’être apprécié, d’être aimé en utilisant tous les charmes physiques et intellectuels, d’être le centre du monde en toutes circonstances. Deux niveaux de lecture de ce trait : l’institution maçonnique en général et une tenue en particulier

            La Franc-maçonnerie repose sur un matelas social hystérique. Ne se prétend-elle pas l’acmé de la richesse spirituelle, le groupement animé par une très haute sagesse humaniste, le cheminement de paix profonde en soi et entre les humains ? Ce socle névrotique luis confère force et légitimité. Il entraîne Frères et Sœurs à s’y rallier. Parfait mais les déraillements sont bien perceptibles : pense donc à tous ces ouvrages de grasse érudition, qui vantent à n’en plus finir la grandeur de notre ancienneté. Avec le refrain paralysant : « Notre position est si juste qu’on ne peut la questionner ». Cette hystérie se loge avec délices dans l’obsession, trame de toute initiation.

            Mais le bât blesse trop souvent dans les tenues : les prises de parole, sur les colonnes, font le délice des hystériques. Ils refont avec brio une seconde planche. Comment faire comprendre au beau parleur qu’il se laisse emporter par une poussée hystérique ? Rien, à ma connaissance, d’inscrit dans notre marbre. Le Vénérable est le seul à pouvoir jouer le rôle du « calmeur » avec des : « Mon Frère, si tu veux bien finir maintenant… pour laisser la parole aux autres ». Pour autant ce genre de remarque l’enrichit-il ? Parfois oui mais pas toujours. La psychologie nous apprend que l’hystérique n’est pas un écoutant ; les propos qui suivent ses interventions sont, trouve-t-il, banal. Ils ne l’intéressent plus. En d’autres termes, ce qui est dit après sa grandiose « double planche » n’accroche plus guère notre intervenant. Sauf si la parole lui est, de nouveau, accordée. Sans qu’il manque de préciser, pour jouer apparemment le jeu : « Je vais être bref ». Le tracé, selon le profil du Secrétaire, reflètera plus ou moins le débordement hystérique.

            Pensons à présent, à ceux qui ne sont pas de ce genre, mais qui aurait besoin de quelques gouttes d’hystérie : les timides, les réservés, les obéissants. Là encore, notre manière de prendre la parole va les aider à se mettre un peu dans l’envie de plaire, d’être aimé, apprécié. Encore faut-il que le triangle de direction, au moins, les pousse, à se lever pour que la Loge les écoute.

  • La paranoïa habite les personnes convaincues que chaque événement de leur existence est une machination destinée à leur nuire. Exemple que je pique sur le net : « Si mon voisin de palier a oublié de me dire bonjour ce matin, ce n’est pas parce qu’il était préoccupé par l’état de santé de son enfant hospitalisé, mais parce qu’il me reproche d’avoir mis un paillasson plus grand que le sien sur mon palier, et d’ailleurs, l’autre nuit, c’est lui qui a dû le mettre légèrement en travers ».

            L’institution maçonnique repose sur un fond paranoïaque : il faut absolument défendre les valeurs humanistes car elles sont attaquées en mille endroits. Cette paranoïa me convient bien mais à toi, lecteur ? Elle ne serait dons pas à calmer, dans nos réunions. D’ailleurs, je constate que le rite et ses arcanes cérémonielles vont bien dans ce sens. De la Loge bleue aux degrés au-dessus. Ce trait névrotique a bien un rôle essentiel dans notre conduite.

            Alors, il y aurait donc à éveiller la paranoïa chez ceux qui admettent un peu tout, sans sourciller : « C’était autrefois », « C’est ailleurs », « Il faut bien de tout pour faire un monde ». Trop peu de paranoïa en lui laisse le Frère indifférent au rôle qui est attendu de lui, celui d’un humain engagé, par la parole et par l’action, vers un monde meilleur.

En hâtive conclusion

            Les névroses, quand elles sont mesurées et maîtrisées, sont des appuis inévitables, dans notre Maçonnerie. Elle sait s’appuyer dessus pour en faire jaillir des étincelles de sacré. L’influence du triangle de direction est capitale dans ce travail d’accalmie et d’éveil.

            Parfois les arcanes servent à tempérer les excès névrotiques ; a contrario, les éléments rituels peuvent les faire monter à la surface des conduites. Ni trop, ni trop peu, évidemment. Pour chacun, l’ajustement dicté par le rite est souvent une souffrance, à cause de la remise en question. Mais le passage, l’épreuve est obligatoire. Le rite maçonnique, comme d’autres institutions rituelles, met bien en scène, dans plusieurs degrés, la traversée par la souffrance régénératrice. F Nietzsche nous le confirme : « Plutôt que par « Sir » ou « Monsieur », un homme devrait s’adresser à un autre par « mon compagnon de souffrance » ». Si étrange que ce terme puisse paraître, il s’accorde avec la réalité, il place notre interlocuteur sous la meilleure lumière et il nous rappelle ces choses essentielles que sont la tolérance, la patience, l’indulgence et l’amour du prochain, autant de choses dont le monde a besoin et que, par conséquent, chacun de nous doit aux autres.

            Au fond, le travail rituel sur nos traits névrotiques nous amène à nous accepter dans nos profondeurs. Car pour aimer les autres, ne faut-il pas d’abord s’aimer soi-même. Le grand Montaigne l’éructe en une phrase : « De toutes les maladies, la plus sauvage, c’est de mépriser notre être ».


[1] 1919-1990

[2] Agoraphobie.

Complot maçonnique mondial et croix gammée

De notre confrère allemand sueddeutsche.de – Par Florian J. Haamann

Un homme de 69 ans a dû répondre devant un tribunal de photos à caractère nazi affichées sur la porte de son appartement. Il souligne que son action visait à clarifier la situation.

Sa prétendue « campagne des Lumières » d’un grand complot maçonnique mondial a de lourdes conséquences pour un retraité de 69 ans du quartier. Afin de montrer ce qu’il considère comme un réseau complet, l’homme a accroché plus de 100 photos de personnalités bien connues à l’extérieur de la porte de son appartement loué, qui, selon lui, s’informent avec le même signe de la main lors d’apparitions publiques. L’une de ces photos montre également un extrémiste de droite avec un brassard à croix gammée. L’homme de 69 ans devait maintenant répondre devant le tribunal de district de Fürstenfeldbruck après avoir interjeté appel contre l’ordonnance de sanction. La diffusion publique de tels symboles est punissable en vertu de l’article 86a du Code pénal en tant qu' »utilisation de marques d’organisations anticonstitutionnelles« .

Dans sa déclaration, l’homme a directement reconnu avoir accroché la photo à la porte et a tenté d’expliquer l’action, qui a duré plus d’un an. Il veut montrer que tout le monde donnerait un signe maçonnique et qu’il existe de puissantes sociétés secrètes qui, entre autres, ont porté Hitler au pouvoir. Ceux-ci sont toujours actifs aujourd’hui et « quelque chose de grand » est sur le point de se produire bientôt. Par exemple, la guerre en Ukraine n’est qu’une occasion pour autre chose. Il a voulu attirer l’attention sur cela « par le biais de l’illumination« . Cependant, le magistrat lui a précisé que le processus ne concernait pas l’index des gens, mais la croix gammée.

L’homme de 69 ans a souligné qu’il n’avait jamais eu en tête la diffusion de symboles anticonstitutionnels durant sa campagne. S’il l’avait voulu, il aurait été plus facile pour lui de sortir dans le noir et de simplement dessiner une croix gammée quelque part. Il a également déclaré qu’il n’aurait pas utilisé l’image de cette manière s’il avait su à l’avance que c’était un problème et a suggéré que la police attendait juste « cette petite croix gammée » à sa porte. Il affirme également avoir observé comment un voisin, qu’il soupçonne d’être quelque part à proximité de la police, a photographié sa porte à plusieurs reprises pendant l’action. D’autre part, un fonctionnaire qui a été cité comme témoin dans le procès a déclaré que la procédure n’avait eu lieu que par hasard. Il y avait eu une opération pour trouble à l’ordre public dans l’appartement au-dessus de l’accusé. En redescendant, elle a remarqué la photo avec la croix gammée sur la porte de l’homme de 69 ans.

Le juge a condamné le retraité à 50 forfaits journaliers de 40 euros chacun et est ainsi resté en deçà des 60 forfaits journaliers réclamés par le procureur de la République. 

Elle a précisé qu’elle croyait que l’accusé n’avait aucune aspiration national-socialiste. Cependant, ses actions étaient toujours punissables. 

L’homme de 69 ans a ensuite expliqué qu’il ne serait probablement pas en mesure de payer l’amende en raison de sa faible pension, qui est complétée par la sécurité de base. Il a demandé s’il pouvait aller en prison à la place ? 

Le juge a confirmé que cela pouvait arriver. 

Enfin, l’homme a voulu savoir quelle était la différence entre ce qu’il avait fait et la représentation de croix gammées sur la couverture des magazines d’information, par exemple. Le juge lui a alors expliqué que cette dernière relève de la liberté de la presse.

L’Alchimie expliquée aux francs-maçons

En avant-première, pour nos lecteurs, nous sommes en mesure de vous annoncer la parution du dernier Solis*, le samedi 1er avril.

Et ce n’est pas un poisson ! Puisqu’en Alchimie, il s’agit plutôt de volatil !!

Un auteur que nos lecteurs connaissent très bien et que vous pouvez retrouver avec RSE & REAA, les manuels qu’il vous faut ! et Comprendre l’Arche Royale.

Nous vous avions déjà annoncé cet exceptionnel colloque sur l’Alchimie en pays montalbanais, pays d’Olympe de Gouges, si chère au cœur des Maçons.

En effet, le 7 Février 2023, 450.fm titrait « 01/04/23 : Colloque sur l’Alchimie à Montauban ». Nous y sommes, presque !

Les Conférences Midi à Minuit reçoivent quatre grandes figures du paysage alchimique français, à savoir :

Françoise Bonardel, philosophe et essayiste, professeur émérite de philosophie des religions à la Sorbonne et docteur d’État ès lettres et sciences humaines ;

Les Conférences de Midi à Minuit
Les Conférences de Midi à Minuit

Jean-François Blondel, historien de l’art, spécialiste du Moyen Âge et des compagnonnages ;

Arnaud des Brunis, professeur agrégé de Biologie Géologie et docteur en écologie ;

Jean Solis

Jean Solis, éditeur, polémiste et philosophe. Il est connu pour ses ouvrages très spécialisés sur la Franc-Maçonnerie et, par ailleurs, pour sa vision spirituelle et métapolitique des questions de société, inspiré en cela aussi bien par le philosophe savoyard Joseph de Maistre (1753-1821) que le théoricien politique italien Antonio Gramsci (1891-1937) ou son défunt mentor notre très cher Frère anthropologue, sociologue et politologue Bruno Étienne (1937-2009).

Sachant qu’une représentation graphique est plus souvent parlante qu’une description, ne dit-on pas d’ailleurs qu’une image vaut mille mots, nous vous laissons prendre connaissance, pour votre plus grand profit et plaisir, de la 4e de couverture de l’ouvrage, bientôt en librairie ou sur le site de l’éditeur.

Vous vous posez toujours autant de question sur l’Alchimie, cet autre Art Royal.

Connaissant le talent pédagogique de notre Frère Jean, nous ne doutons pas que toutes vos justes et parfaites demandes trouveront réponses dans ce nouvel opus.

Rendez-vous, sous peu, sur le site Aureus : éditions de l’esprit et du sens.

Blason de la Grande Loge d’Écosse.

*Jean Solis est membre à vie de la Grand Lodge of Antient, Free and Accepted Masons of Scotland, Grande Loge d’Écosse, Obédience fondée en 1736 et reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Il a été membre de la Loge Nationale d’Instruction Kilwinning de la Grande Loge Nationale Française durant plusieurs années et l’un des trois rédacteurs finaux des rituels des grades symboliques du Rite Standard d’Écosse. C’est un grand spécialiste de l’Ordre Royal d’Écosse et reste le seul traducteur des rituels écossais approuvé officiellement par la Grande Loge d’Écosse pour la France – cf. son ouvrage Tous les rituels de la Grande Loge d’Écosse (Éd. Aureus,1re éd. 2007, 2e éd. 2018).

Les Conférences de Midi à Minuit
Les Conférences de Midi à Minuit

Le mot du mois : « Immédiat »

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Le medium fait florès, sous des formes variées, dans nos sociétés contemporaines, qui ne réfléchissent jamais assez aux conséquences immédiates de telles prédictions.

Ce mot latin relève, au singulier, de ce qui touche au paranormal, au prédictif, à l’irrationnel, alors que le pluriel media, initialement dans l’anglicisme mass media, est devenu d’un usage tellement banalisé qu’on lui a ajouté une marque de pluriel propre au français, qui n’avait pas lieu d’être.

La racine indo-européenne *med- désigne ce qui se trouve au milieu, intermédiaire. Si la Mésopotamie est géographiquement entre les deux fleuves, Tigre et Euphrate, la Méditerranée, quant à elle, est entre deux terres, deux continents.

Le latin en développe le riche lexique de tout ce qui est au milieu. Du jour, midi, ou de la nuit, minuit. Le mât demisaine est planté au centre du navire. Milieu d’une pièce, milieu social qui prête à définitions contrastées et conjectures, à la fois mis en lumière et propre aux regards plus ou moins détournés ou connotés, envieux ou condescendants, selon qu’on se sent du « bon » ou du « mauvais » côté, en termes de respectabilité financière ou hiérarchique entre autres. Une frontière impalpable et mouvante, mais bien réelle.

Entre deux maisons se dresse le mur mitoyen, on est dans le moyen entre deux époques et cultures, tel le Moyen-Âge avec ses comportements médiévaux, plus tout à fait gallo-romans et pas encore marqués de Renaissance.

Difficile ligne médiane que guette la transgression, une sorte de funambulisme entre le moyen et le médiocre. Un espace inconfortable d’autant plus malaisé à définir que ce lieu intermédiaire s’assortit de querelles, souvent dérisoires, de pouvoir et de possession. Une place impossible à occuper…

Faute d’avoir réfléchi à la place qu’il pouvait tenir dans le milieu de forêt équatoriale dans lequel on le projette, tout héros qu’il soit, Tarzan ne tiendrait pas dix minutes dans la jungle ! Mygales, boas constrictors, insectes venimeux, feuilles et fruits empoisonnés, arthropodes, entre beaucoup d’autres, auraient tôt fait d’en faire une victime immédiate !

A moi la victoire, donc la médaille ! Qui sait combien ce mot est lui-même dérisoire dans son origine latine, à contresens de l’usage qui en est fait actuellement ? La médaille, au sens originel, représente la moitié d’un denier, donc une petite pièce sans valeur, sauf pour les enfants qui rêvent de médailles en chocolat. Sous les Capétiens, la maille nommait la plus petite monnaie existante. Il en demeure l’expression « un pince-maille », c’est-à-dire un avare. La maille désigne aussi la petite boucle que l’on tricote. Et l’expression « avoir maille à partir », à partager, exprime la chicane et la dispute pour un partage dérisoire.

Par les moyens liés au développement exponentiel de diffusion, écrite, audio-visuelle, par réseaux,

le monde médiatique répand son influence de pieuvre, dans une immédiateté sans frein, qui a oublié que toute information se doit d’être vérifiée, que l’intelligence, au sens propre de « choix entre », requiert le temps d’une méditation, donc d’une médiation pour s’épanouir sereinement dans une décision réfléchie, là encore au sens propre de ce qui regarde une image doublement renvoyée à elle-même sous divers angles.

Réagir immédiatement, c’est ouvrir la voie à tous les excès verbaux et gestuels d’impulsivité et de violence, sans en mesurer la portée. Quoi que puisse prétendre l’inconséquent pour se disculper, on ne rattrape pas un mot, un geste. Nul droit à l’oubli. C’est nier le rôle médiateur du temps et de l’espace.

Et pourtant… Parfois le medium s’avère bénéfique :  le philosophe mathématicien grec Thalès prédit, en 584 av.JC, une éclipse de soleil, qui s’avérera une réalité. Alors que les Mèdes et les Lydiens s’affrontent sur les rives du fleuve Halys, dans l’actuelle Turquie, et que la victoire est très indécise, en plein jour l’obscurité se fait ! Les combattants, convaincus qu’il s’agit d’un message divin, concluent immédiatement la paix…

Annick DROGOU

L’immédiat est-il le mot qui résume le mieux notre époque fébrile ? Tout, tout de suite. Séance tenante. Le circuit court ou le court-circuit parfait. Il est piquant de voir l’évolution de ce mot. Du sens sans intermédiaire, il est passé dans l’immédiat du premier lieu, du tout d’abord, du moment même. Triste humanité qui s’abîme dans le court terme et l’urgence. Fast food, fast fashion…, de plus en plus vite, dans la réaction primaire et permanente, sans prendre le temps de la réflexion, sans le recours au temps comme premier médiateur.

Immense frustration. L’immédiateté n’est pas un présent plus intense, elle n’est que l’accélération du fugace qui, à peine passé, demande déjà à être comblé. Stop ! Il est temps de ralentir. Sans l’intervalle du temps suspendu, sans l’écoute du monde, de soi, des autres, du cosmos ou de Dieu, sans médiation, notre connaissance restera plate, planante en deux dimensions. Or la pleine vie se vit en 3D, dans l’ouverture au Tout Autre. Il faut laisser infuser la vie. Inutile de tirer sur la tige, la fleur ne parviendra pas à éclore plus tôt.

Mais, dans la boulimie de l’urgence, peut-être se trompe-t-on d’immédiat ? Peut-être seulement une confusion, un désir d’absolu qui fait fausse route dans une tentative de comblement. Oui, il faudrait distinguer et aimer un immédiat de l’être, bien différent de l’immédiat de l’avoir. Cet immédiat de l’être, c’est le sentiment océanique qui nous fait ressentir, sans besoin d’intermédiaire, notre immersion totale dans l’universel et l’infini, à la fois désir, écoute et accueil que rien ne pourra jamais combler. 

Jean DUMONTEIL

Le Dessin de… Jissey : « L’avenir de la franc-maçonnerie ? »

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Le 18 mars, sur 450FM est paru une alerte émanant du DROIT HUMAIN consacrée aux « nouvelles perspectives humanistes » – Jissey a donc ironisé sur les écrivains « nihilistes » qui, parfois, deviennent des « Cassandres » de l’avenir maçonnique.

10 Symboles maçonniques courants

De notre confrère histophile.com – Par Michael Monin

La signification de 10 symboles maçonniques courants


 « Ici, tout est symbole…  » Telle est l’une des formules les plus souvent entendues dans les loges maçonniques. Autant dire que rien, ou presque, n’est insignifiant dans la décoration, l’agencement, la disposition d’une loge maçonnique, tout comme dans les décors dont se revêtent les francs-maçons ou les termes utilisés dans les rituels. Ainsi, la franc-maçonnerie offre à ses adeptes un univers de signes matériels ou sonores, de figures, d’objets ou de mots, qui sont tous dotés d’un sens moral ou spirituel.

Il semble que le symbolisme « Mason » soit partout, même dans des endroits que vous ne remarquez peut-être pas. De même, vous n’êtes peut-être pas conscient de la signification profonde de chacun de ces symboles, qui vont au-delà des francs-maçons qui souhaitent simplement laisser leur marque sur tout ce qu’ils construisent ou touchent. 

Nous avons pris 10 des symboles maçonniques les plus courants et les avons expliqués ici. Vous pourriez reconnaître certains d’entre eux ou même les connaître déjà – mais vous pourriez constater que d’autres sont une surprise totale. 

1. L’œil qui voit tout

L’Œil qui voit tout, également connu sous le nom d’Œil maçonnique ou Œil de la Providence, est l’un des symboles les plus reconnus de la franc-maçonnerie. Cela est d’autant plus vrai qu’il ne figure sur nul autre que le billet d’un dollar américain. Il existe depuis 1797 lorsqu’il a été introduit dans une publication du  »Freemasons Monitor ». 

Il représente l’œil de Dieu et sert de rappel aux francs-maçons que Dieu regarde toujours, voyant toutes leurs actions et pensées.

2. La lettre G

Bien que les francs-maçons ne puissent pas revendiquer une lettre entière de l’alphabet, ils utilisent assez fréquemment la lettre G dans leur symbolisme. Le problème est qu’il y a un peu de controverse sur ce que cela signifie réellement. 

Certains disent que c’est aussi simple que de représenter ‘Dieu’ et ‘Géométrie’. D’autres pensent qu’il représente le mot « Gnose », signifiant la connaissance des mystères spirituels, qui est une composante importante de la maçonnerie. D’autres pensent encore que la lettre G en hébreu ancien avait une valeur numérique de 3, qui est fortement référencée à travers l’histoire quand on parle de Dieu.

3. Équerre et compas

Aussi bien représenté que soit l’Œil qui voit tout, l’équerre et le compas sont vraiment le symbole franc-maçon le plus connu ou reconnu. La signification derrière cela est assez littérale, le carré représentant la moralité en ce sens que les francs-maçons doivent « aligner [leurs] actions par le carré de la vertu avec toute l’humanité ». 

La boussole mesure alors la capacité à mener judicieusement des actions dans certaines limites. En d’autres termes, ensemble, l’équerre et le compas rappellent aux francs-maçons d’explorer leurs désirs et leurs passions sans sortir du domaine du comportement moral.


4. L’ancre et l’arche

L’ancre est beaucoup utilisée dans le symbolisme chrétien et a été adoptée par les francs-maçons pour avoir une signification similaire. Fondamentalement, elle représente l’espoir, ainsi que la paix contre le temps orageux. 

Une ancre est utilisée, littéralement, comme un moyen d’ancrer un navire, et de la même manière, ce symbole parle de vivre une vie fondée sur l’espoir et la paix.

5. Étoile flamboyante maçonnique

On dit que l’étoile flamboyante maçonnique est le summum du voyage d’un franc-maçon. Dans la maçonnerie, un homme essaie d’utiliser ses connaissances pour le guider, un peu comme une étoile qui flamboie dans un ciel nocturne sombre.

6. Maillet maçonnique

Il y a deux significations à ce symbole. Premièrement, il représente l’autorité du franc-maçon qui le cède, qui pourrait utiliser son marteau pour ponctuer ses idées et commander l’ordre comme le fait un juge au tribunal. 

Deuxièmement, c’est un outil utilisé pour casser les aspérités d’une pierre. Utilisé de cette manière, le marteau maçonnique peut rappeler aux francs-maçons de se débarrasser de certains vices et de maintenir un cœur pur, moral et spirituel.

7. Gerbe de maïs maçonnique

À l’époque du roi Salomon, « Mason » donnait du maïs dans le cadre de ses revenus, un peu comme une taxe. De nos jours, il est utilisé lors des cérémonies de dédicace, principalement, et parfois pour représenter les dons de bienfaisance aux moins fortunés.

8. Autel maçonnique

Un autel maçonnique

Comme de nombreuses entités religieuses, l’autel maçonnique représente un lieu où la communion peut avoir lieu avec Dieu. C’est également là que les livres sacrés sont stockés.

9. Cercueils

Un vieux cercueil en pierre

Les cercueils représentent généralement la mortalité, mais dans le monde de la franc-maçonnerie, la signification derrière eux peut devenir un peu trouble. Parfois, les cercueils sont représentés avec un brin d’acacia, qui représenterait l’immortalité. D’autres fois, une étoile à 5 branches lui est associée. 

La signification du cercueil semble donc interchangeable avec le contexte dans lequel il est fourni.

10. 47e problème d’Euclide

47e problème d'Euclide

Les choses deviennent un peu géométriques ici, alors soyez indulgents avec nous. Le 47e problème d’Euclide – également connu sous le nom de théorème de Pythagore – est symbolique de la nécessité de « carrér votre carré ». Dans la pratique quotidienne, cela signifie garder votre vie en ordre, et dans la construction d’infrastructures, c’est la méthode suivie par les francs-maçons lors de la pose des fondations. 

25/03/23 : visioconférence – Université maçonnique avec Michel Maffesoli et Christian Roblin

Le samedi 25 mars 2023, à 10 heures précises, nous pourrons écouter et questionner

Michel Maffesoli – Institut universitaire de France – Professeur Emérite à la Sorbonne

« Le changement des valeurs sociétales – de la modernité à la postmodernité »

Suivi par Christian Roblin – Dirigeant d’entreprises, passé directeur du Journal de la Grande Loge de France

« En quoi les valeurs maçonniques nous parlent-elles aujourd’hui ? »

Cette conférence se tiendra en visioconférence – webinaire avec l’outil Zoom
Merci de vous inscrire sur le lien suivant :
https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_rP6IsOyNSv28p-HM4an8EA

Accès réservé aux Sœurs et Frères de toutes obédiences et de tous grades.

L’emblématique et célèbre librairie DETRAD recrute…

Qui n’a pas entendu parler de la société DÉcors et TRADition, plus connue sous son acronyme DETRAD, créée par Daniel et Maryvonne Ribes en 1980 ?

Tout un monde de symboles ! Cette librairie du 18 de la rue Cadet à Paris, dans le 9e arrondissement, est située juste à côté du Grand Orient de France (GODF), la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale qui fête justement, cette année, les 250 ans de son appellation. Une place de choix, stratégique même, enviée par tous…

Aujourd’hui, DETRAD recrute !

Rue Cadet devant la librairie DETRAD à côté du GODF
Rue Cadet devant la librairie DETRAD, à côté du GODF

C’est une entreprise familiale qui compte aujourd’hui une quinzaine de salariés, répartis dans la fabrication de décors et bijoux, la publication assistée par ordinateur (PAO), le Web, l’édition, la vente en ligne et en librairie, sans oublier l’administratif.

Les librairies DETRAD avec plus de 2500 titres en rayon, proposent des ouvrages à destination des francs-maçons et des profanes (rayons alchimie, compagnonnage, ésotérisme, franc-maçonnerie, philosophie, symbolisme, etc.).

DETRAD organise régulièrement des rencontres et séances de dédicaces avec les auteurs au sein de ses librairies parisiennes. Elle est partenaire de nombreux salons, colloques, convents, tant dans la capitale qu’en province et même à l’étranger, tellement son savoir-faire est reconnu. Depuis 2007, Christine Ribes en est Président-Directeur Général.

Une entreprise avec une réelle philosophie !

Avant tout, apporter service et qualité, mais aussi fabriquer Français et par la même, conserver nos emplois. Dès 2006, l’entreprise a mis en place une charte de déontologie.

L’offre d’emploi :

Un(e) collaborateur/trice ventes en magasin polyvalent

Qualités requises :

Bonne culture générale et maçonnique ; Gout pour la littérature ; Sens du relationnel ; courtoisie ; Bonne capacité d’organisation ; Maitrise des outils informatiques, Excel, Word, logiciel de vente/gestion ; Manipulation charges lourdes ; Mobilité pour déplacements ponctuels Paris, province. Adresser CV, lettre de motivation à : cv@detrad.com

À visionner, deux panoramiques de la librairie du 18 rue Cadet, Paris IXe arr.

Site officiel de l’entreprise DETRAD

Programme pour mettre en lumière l’histoire de la franc-maçonnerie dans la communauté de Big Walnut

De notre confrère delgazette.com

Imaginez que l’hôtel de ville de Sunbury n’ait que deux étages (les maçons ont construit le troisième étage) ou que le bureau de poste de Galena n’y soit même pas. Ce ne sont là que deux des contributions durables que la franc-maçonnerie (maçons) a apportées à la communauté Big Walnut.

Joignez-vous au Vénérable Maître Rick Helwig alors qu’il discute des 200 ans d’histoire de la franc-maçonnerie dans la communauté de Big Walnut le mardi 14 mars à 19 h 30 au Myers Inn.

Originaire de l’Ohio, Helwig a grandi à Defiance et est diplômée du Defiance College en 1985 avec un baccalauréat ès sciences en enseignement secondaire des mathématiques. En 1987, Helwig a déménagé dans sa ferme familiale maternelle dans l’est du comté du Delaware et, avec ses parents, a ouvert une entreprise aux multiples facettes à Sunbury.

Il a ensuite travaillé pour le Delaware County Board of Elections pendant 14 ans.

Helwig est l’actuel président de la Big Walnut Area Historical Society, vénérable maître du Sparrow Lodge n ° 400 F & AM de l’Ohio et directeur du Center for Ghost Town Research dans l’Ohio. Helwig est également impliqué dans de nombreuses organisations maçonniques et groupes d’histoire vivante.

Un « City-game » avec un thème Templiers

De notre confrère de Vienne vivre-villes.fr – Par Dominique

Vienne (Isère) bénéficie depuis 2018 d’un « Espace Game », « La grande Evasion » situé cours de Verdun, dont le succès ne se dément pas. Son créateur, Gilles Fogelgesang s’apprête à lancer le premier « City-game » consacré à Vienne. Jusqu’à présent, les « escape games » proposés se déroulent dans une pièce ou plusieurs pièces bourrées d’objets et d’énigmes à résoudre en groupe.

Cette fois la pièce sera constituée par la ville toute entière, elle-même, et ses monuments, son histoire. Avec ce 1er « City game » viennois, vous partirez à deux, à plusieurs amis ou en famille (et ce, pour le même tarif, 40 euros), armé d’un « carnet de ville » doté de QR Codes et d’un téléphone portable.

« Au cours de votre périple dans la ville, vous rencontrerez des personnes se situant toutes autour de l’histoire des Templiers », explique Gilles Fogelgesang.

Rappelons que Jacques de Molay, le Grand Maître des Templiers a été condamné lors du Concile de Vienne en 1312 organisé au sein de la cathédrale Saint-Maurice.

C’est ce pan d’histoire de la Ville que va raviver ce « City-game » qui à travers des objets, des énigmes en différents lieux de la ville fera office de visite guidée ludique, « notamment pour les plus jeunes qu’une visite guidée classique pourraient ennuyer… », précise Olivier Sanejouand, le directeur de l’Office du Tourisme de Vienne.

Ce « City Game » sera opérationnel à l’été 2023.

Photo-Episode autour des Templiers, lors de la Fête Historique de Vienne, place du Palais de Justice, en août 2021.

Les deux co-gérants de « La Grande Evasion », cours de Verdun à Vienne,  Mélanie Conjard et de Gilles Fogelgesang