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Dessin de… Jissey : Ordre de Quitter la Maçonnerie française

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L’article de 450fm du 24 janvier, issu de l’Est Républicain : « Le vicaire général de Besançon fait annuler un colloque maçonnique ». Une reprise de l’excommunication papale émise par Clément 12, le 28 avril 1738. Décret peu observé en France… mais réactivé par les intégristes. De quoi faire sourire JISSEY

Qui a dit que le nombre 3 était parfait ?

De notre confrère italien expartibus.it – Par Chrétien de Rosemunda

(En toute chose, Dieu a créé un nombre.) Saint-Augustin

Les anciens voyaient dans le nombre trois le symbole de la perfection.

Dans le christianisme, ce nombre prend une double signification à la fois de « famille divine », composée de Marie, Joseph et Jésus, et de la Trinité, en les personnes du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

La perfection de la vie humaine repose sur trois vertus cardinales : la foi, l’espérance et la charité. Le brahmanisme vénère la Trimurti indienne : Brahma le principe créateur, Vishnu le principe conservateur et Shiva le principe destructeur.

Dante construit la structure de la « Divine Comédie » sur cette figure et ses multiples :

  • 3 cantiques, chacun de 33 chants, les vers regroupés en tercets.
  • Il y a trois foires rencontrées dans la forêt sombre.
  • Trois femmes qui lui viennent en aide du ciel : la Vierge, Lucie et Béatrice.
  • Trois par trois, c’est-à-dire neuf, les cercles de l’enfer ; neuf cieux, neuf chœurs angéliques.
  • Trois sont les Parques, les Furies, les Grâces, les Mages, les Mousquetaires de Dumas et les Caravelles de Colomb.

Dans chaque épopée ou conte de fées, le héros doit réussir trois épreuves lors de son parcours initiatique. La magie et l’ésotérisme impliquent souvent des rituels et des formules répétés.

Triple est le passage du temps, du passé au présent vers le futur, ainsi que triple est le fondement du principe générateur qui, de l’union du mâle et de la femelle, donne naissance à un nouvel être.

Pleine lune en forêt avec des arbres
Pleine lune en forêt avec des arbres

La Lune elle-même est décrite comme triple : pleine, absente ou partielle, métaphore de la vie, de la mort et de la renaissance.

Le Très Fàciunt collègium prescrit le ‘Digest’ : un minimum de trois personnes était nécessaire pour constituer une société juridiquement constituée.

Il existe trois principes fondamentaux pour l’alchimie sur lesquels repose le travail de transmutation : le soufre, le sel et le vif-argent ou le mercure.

Grâce à la haute valeur ésotérique, le trois a toujours occupé une place d’honneur tant dans les cultes religieux que dans la tradition initiatique occidentale et orientale, tout comme il a une valeur hautement symbolique dans l’univers maçonnique, même si le symbole ternaire remonte aux civilisations les plus anciennes, maya, égyptienne, grecque, hébraïque et plus encore.

Si dans le Christianisme, elle est synthétisée dans la Sainte Trinité, dans la Franc-Maçonnerie elle est représentée avec la Sagesse, la Beauté et la Force dont la co-présence est nécessaire au plein épanouissement de l’œuvre.

Partout où nous regardons dans le Temple maçonnique, il y a une séquence de trois.

Delta Rayonnant
Delta rayonnant en architecture

Dans le Delta lumineux, où l’on identifie le triangle formé de 3 côtés avec le troisième œil, les rayons et le cercle nébuleux inscrit à l’intérieur.

Dans les trois grades rituels : Apprenti, Compagnon et Maître.

Dans l’inscription : Liberté, Egalité et Fraternité.

Dans l’éclairage des trois lampes, correspondant aux trois Lumières de la Loge.

Il y a trois questions sur lesquelles s’articule le travail maçonnique : « Qui sommes-nous ? », « D’où venons-nous ? » et « Où allons-nous? »

Il y a trois points qu’un Frère appose à côté de sa signature en signe de reconnaissance, trois points qui forment ensemble un triangle.

L’école pythagoricienne, mouvement philosophique et scientifique né au Ier siècle av. J.-C., le considère comme un nombre parfait, comme synthèse du pair, deux, et de l’impair, un ; en théorie des nombres, il représente la surface et la première surface, sans surprise, a la forme d’un triangle.

La symbolique universelle du triangle se retrouve dans toutes les traditions et reproduit le sens de « conciliation » pour sa valeur unificatrice : deux séparent autant que trois rapprochent.

En combinant ses côtés, le triangle devient une reproduction géométrique du nombre trois.

Citant son frère Francesco Annino dans son ouvrage sur le symbolisme de l’épée :

… Le nombre 3 réconcilie les contraires, dépasse la limite, ramène à l’unité. La complémentarité et l’opposition, qui sont le côté positif et négatif du binaire, doivent être surmontées et ramenées à l’unité dans le ternaire.

Ainsi, dans la franc-maçonnerie, la rencontre avec le nombre trois n’est pas une coïncidence, mais plutôt une association avec les qualités supérieures de l’Un, du Deux et du Trois lui-même.

En incarnant l’équilibre des forces, il faut l’entendre comme une perfection propre au franc-maçon en tant qu’individu et en tant que libre-penseur pour « créer » n’importe quoi, pensées, actions, expressions matérielles, avec la force et la droiture de l’Un et avec la grâce et la réception féconde du Deux et maintenir tout cela en « parfaite harmonie », pour le faire grandir et s’épanouir.

Le Droit Humain, « première obédience mixte de la franc-maçonnerie », fête ses 130 ans

De notre confrère france3-regions.francetvinfo.fr – Par Pierre De Baudouin.

L’obédience maçonnique célèbre ses 130 ans d’existence lors d’une conférence le 4 février 2023 à Paris. L’occasion de retracer une histoire à l’avant-garde du féminisme, et loin des fantasmes parfois associés à la franc-maçonnerie.

L’événement est ouvert au grand public. Samedi 4 février à Paris, le Droit Humain fête les 130 ans de la création de « la toute première loge mixte de l’histoire de la franc-maçonnerie universelle en pleine égalité de droits et de devoirs entre femmes et hommes« , le 4 avril 1893. Lors de l’événement prévu au 9 rue Pinel (XIIIe arrondissement), Amande Pichegru, Grand Maître National de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International du Droit Humain, animera une conférence.

« C’est l’occasion de faire découvrir cette obédience en expliquant comment nous travaillons dans les loges, contre les fake news qui courent sur la franc-maçonnerie, explique-t-elle. Chaque membre est libre de dévoiler ou non son appartenance, chacun a son jardin secret. Il ne faut pas gâcher les rituels et l’effet de surprise. Et nous ne sommes pas secrets mais discrets, pour des raisons historiques. » La franc-maçonnerie a notamment été interdite et persécutée pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Nous fonctionnons comme n’importe quelle association. Nos statuts sont déposés en préfecture, c’est transparent. Et penser par exemple qu’on privilégie nos membres avec des passe-droits, c’est archi-faux. C’est un fantasme« , poursuit-elle. « Nos loges sont comme des écoles, on y réfléchit ; et comme des laboratoires, on y travaille pour un idéal de société humaniste. On y débat avec notre méthode maçonnique, qui consiste notamment à apprendre à écouter les autres sans les interrompre lors des prises de parole. Ce qui permet d’évoluer dans sa façon de penser, en dépassant ses préjugés face à d’autres opinions« , indique Amande Pichegru.

Maria Deraismes, pionnière féministe

Pour remonter aux origines de l’obédience, il faut rembobiner jusqu’au XIXe siècle, avec la figure de Maria Deraismes. « C’était une journaliste très cultivée, avec des talents remarquables d’oratrice« , raconte Annick Drogou, membre depuis 25 ans du Droit Humain et co-auteure du livre paru en 2020 <<Soyez parfaites, mes Sœurs ! >> qui retrace les origines historiques de l’obédience. 

« Les premières femmes qui ont intégré le Droit Humain étaient des amies qui se connaissaient depuis des décennies, poursuit-elle. Elles n’avaient alors pas le droit de vote, qui date de 1944. Et ces femmes étaient impliquées, avec des hommes, dans de nombreux combats : le droit à l’éducation des enfants, la caisse des écoles, la lutte contre la prostitution, contre la pauvreté, contre l’abandon des filles avec la création de refuges qui existent toujours à Paris…« 

« Beaucoup d’entre elles se sont par ailleurs engagées pour la Commune de Paris, détaille-t-elle. Leur mot d’ordre, c’était la cohérence : si on affirme en France la liberté, l’égalité et la fraternité, alors pourquoi la moitié du genre humain est exclue ? Et comment peut-on parler de suffrage universel ? On peut faire un parallèle avec le mouvement des suffragettes au Royaume-Uni.« 

« D’entrée de jeu, le Droit Humain est mixte »

« A l’époque, les loges sont strictement masculines, précise Annick Drogou. Mais en 1882, Maria Deraismes est initiée à la Loge des Libres Penseurs à l’Orient du Pecq, dans les Yvelines. Maria Deraismes est immédiatement interdite de maçonnerie. En 1866, elle est ensuite invitée à une conférence publique par un membre du Grand Orient (la principale obédience maçonnique en France, qui compte aujourd’hui 50 000 membres, NDLR), rue Cadet à Paris. De quoi provoquer une nouvelle fois un tohu-bohu, la franc-maçonnerie masculine ne supporte pas qu’une femme mette son pied dans l’entrebâillement de la porte, dans un contexte de misogynie ambiante.« 

Alors que les femmes sont toujours exclues de la franc-maçonnerie, la première loge du Droit Humain est fondée à Paris le 4 avril 1893 avec l’aide de Georges Martin, un sénateur du département de la Seine qui est déjà franc-maçon. « Maria Deraismes, qui devient vénérable maître de la loge, va initier 16 ‘sœurs’. Puis des hommes vont demander leur affiliation dans la foulée« , indique Annick Drogou.

Le temple situé rue Jules Breton, lors de Journées du Patrimoine en 2012.
Le temple situé rue Jules Breton, lors de Journées du Patrimoine en 2012. • © VINCENT ISORE / MAXPPP

« D’entrée de jeu, le Droit Humain est mixte, c’est sa spécificité, poursuit-elle. Cette mixité, qui dépasse l’égalité entre hommes et femmes, concerne aussi le mélange entre classes sociales. Parmi les premières membres, il y a des bourgeoises mais aussi des femmes de condition beaucoup plus modeste. Cette idée de brassage va aussi vite déboucher sur l’internationalisme avec un engagement précurseur pour la paix avant la Première Guerre mondiale.« 

« La franc-maçonnerie française reste encore majoritairement non-mixte »

Le progrès vers la mixité a depuis « très lentement » évolué. « Le Grand Orient a mis du temps, en autorisant en 2010 les loges qui le souhaitent à initier des femmes, raconte Annick Drogou. De nombreuses loges refusent encore de le faire. Quant aux autres obédiences, la Grande Loge de France, qui compte 30 000 membres, n’accepte toujours pas les femmes à ce jour. Et à la Grande Loge Féminine de France, qui compte 14 000 membres, les membres sont exclusivement féminins. La franc-maçonnerie française reste encore majoritairement non-mixte. Notre société reste foncièrement patriarcale.« 

Le temple situé rue Jules Breton, lors de Journées du Patrimoine en 2012.
Le temple situé rue Jules Breton, lors de Journées du Patrimoine en 2012. • © VINCENT ISORE / MAXPPP

« Nous continuons de développer cette démarche d’inclusion aujourd’hui, indique de son côté Amande Pichegru. Il n’est pas question que des gens qui sont dans une démarche d’exclusion, de racisme ou d’homophobie, rejoignent notre société. On travaille pour la solidarité. La Fédération française a par exemple aidé la fédération polonaise à accueillir des réfugiés ukrainiens. Au-delà de la laïcité, nous travaillons aussi pour une liberté de conscience, pour que chacun soit libre de sa réflexion. Et nous fonctionnons sur un modèle démocratique, avec un système de votes.« 

En France, le Droit Humain compte aujourd’hui 17 000 « frères » et « sœurs » dans 170 loges. L’obédience, qui s’est vite étendue à l’international après sa fondation, compte au total 30 000 membres dans le monde, dans 60 pays. Le siège de la Fédération française se situe rue Pinel, et celui de l’ordre international rue Jules Breton. Sur la façade du temple maçonnique qui s’y trouve, on peut lire : « Dans l’Humanité, la femme a les mêmes devoirs que l’homme, elle doit avoir les mêmes droits dans la famille et dans la société« .

Si le monde relève d’un Grand Architecte, quel serait-il ? Entretien sur l’ouvrage : « Phénomènes »

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Travail collectif, l’ouvrage aborde de nombreuses hypothèses corroborant l’inconscient collectif de Jung et les rapports à d’autres dimensions déjà évoquées par Platon et les cultures ancestrales de tous les pays. Sont mis à contribution les ethnologues, psychologues, philosophes qui se relient aux recherches des ufologues.

On approche une « âme du monde » qui interagirait avec nous et notre époque. Un nouveau paradigme pour appréhender notre rapport au réel et à l’Univers. Si le monde relève d’un Grand Architecte quel serait-il ? L’ouvrage pose en filigrane une question dérangeante : et si notre réalité était un rêve ?

LES CO-AUTEURS

Laurent Kasprowicz est enseignant, chercheur et sociologue de formation. Il a publié en 2018 : des coups de fil de l’au-delà. Loin des expériences de médium, il y proposait un cadre de recherche explicatif. Romuald Leterrier est chercheur en ethnobotanique, spécialiste du chamanisme amazonien. Il a découvert le principe d’une mémoire du futur chez les chamans spécialistes de plantes de vision. Il a co-écrit avec Jocelin Morisson « se souvenir du futur et se souvenir de l’au-delà ».

Musée du Compagnonnage, bientôt n°1 des musées de Tours?

De notre confrère info-tours.fr

Sa nouvelle entrée avec accès direct de la Rue Nationale est attendue courant 2023 : le Musée du Compagnonnage de Tours a plutôt la cote en ce moment. En 2022 il a totalisé 51 000 entrées, c’est 13 000 de plus qu’en 2021 lors de la crise Covid et 15 000 de plus qu’en 2019 avant la pandémie. Voilà donc un succès qui se confirme avec une progression de fréquentation qui frôle les 50% pour l’établissement qui explique l’histoire de l’artisanat par les Compagnons, avec l’exposition de nombreux chefs d’œuvre.

Avec un tel bilan, le Musée du Compagnonnage de Tours talonne le Musée des Beaux-Arts, historiquement site culturel de la ville le plus visité. 55 000 personnes y sont entrées en 2022… soit quasi le double rapport à 2021 mais 7 500 de moins qu’en 2019. De quoi imaginer un possible dépassement par le voisin du quartier Porte de Loire.

Au total, les musées de la ville de Tours ont enregistré 172 000 entrées en 2022, soit 10% de plus qu’en 2019 avant la crise sanitaire. Le Château de Tours affiche un bilan stable avec 30 000 visites quand le Muséum d’Histoire Naturelle voit ses chiffres progresser de 20% avec plus de 35 000 entrées, notamment grâce à son exposition à succès sur les araignées. Une prochaine expo temporaire débutera dans quelques jours, autour des animaux de la jungle. Elle sera à découvrir jusqu’au 11 juin.

On rappelle que ces différents sites sont gratuits chaque 1er dimanche du mois.

Radio Télévision Suisse : Francs-maçons vs Eglise catholique

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De notre confrère suisse rts.ch – Par Catherine Erard

Entre Franc-maçonnerie et Eglise catholique, oppositions et rejets mutuels sont une longue histoire. Quelles sont les racines de ce conflit? Est-il encore aujourd’hui d’actualité ? Un dossier préparé par Catherine Erard.

Connaissez-vous la nouvelle rubrique : « SOMMAIRE » avec ses 3500 articles ?

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Depuis hier, une nouvelle rubrique a fait son apparition dans le menu de votre journal 450fm. Il s’agit de la rubrique SOMMAIRE qui se trouve à l’extrémité droite de votre menu, près de la loupe de recherche. Désormais, vous pouvez consulter la liste des 3500 titres d’articles parus depuis bientôt deux ans.

Avec la loupe, vous pouviez déjà effectuer une recherche par mot clé (voir à ce sujet l’article du 26 juillet dernier).

Dans cette nouvelle page, les articles sont listés par titre de rubrique, puis sous chacune d’elles, les titres sont classés par ordre alphabétique.

Si vous connaissez déjà le mot clé de l’article, ou du thème, recherché, le plus simple est d’utiliser la fonction de votre clavier CTRL + F pour rechercher dans la page par le mot clé souhaité.

5ème Journée nationale de lutte contre le sexisme – Communiqué du DH

La Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, de par son histoire et ses fondements, promeut l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le rapport 2023 sur l’état des lieux du sexisme en France[1],  qui a été  remis ce 25 janvier 2023 au Président de la République par le Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes démontre combien cette cause reste encore aujourd’hui un combat à poursuivre au quotidien.

Au-delà de la considération liée à l’intimité des relations hommes femmes, c’est encore et toujours la représentation de la femme construite sur une iniquité couplée à un rapport dominant/dominé qui dévalorise systématiquement le genre féminin.

Ce regard porté sur les femmes n’est pas généralisable à l’intégralité de la gent masculine. Toutefois, et c’est alarmant, le rapport démontre que le sexisme, malgré des avancées notoires en matière de droits des femmes, se développe de plus en plus au sein des jeunes générations et reste fortement inscrit dans la société française.

Au-delà de la représentation, le rapport insiste sur l’augmentation des violences, leur expression dans des espaces nouveaux, les inégalités de traitement, la réémergence d’un mouvement réactionnaire à l’égard des femmes, le recul des droits fondamentaux de celles-ci dans certaines parties du monde.

La Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN  reprend les paroles de Maria Deraismes fondatrice avec Georges Martin  de notre Ordre : «l’infériorité des femmes n’est pas un fait de nature, c’est une invention humaine, une fiction sociale».

Elle demande solennellement à chacun, là où il peut agir et quelles que soient ses responsabilités, de mettre en œuvre les moyens de combattre et de prévenir le sexisme et de permettre une véritable égalité entre femmes et hommes pour un vivre ensemble fait de respect et d’harmonie.

La commission Droits de l’Homme et Laïcité de la Fédération française de

l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN

Communiqué du 25 janvier 2023

[1] Consultable intégralement en cliquant ici

La France du Diable – 250 lieux maudits

Cela commence bien. Un ouvrage en 13 parties. Sans doute serait-il prudent de ne pas en commencer la lecture un certain vendredi…

Mais faisons fi des croyances et traditions populaires et plongeons-nous à la poursuite des œuvres dues à Satan au cœur de nos treize régions administratives (métropole et collectivité territoriale unique de Corse).

« Heureux comme le diable en France ! », avec ce titre non dénué d’humour, nous pourrions nous poser la question de savoir si la France n’est pas la fille aînée du diable. Peut-être même son lieu favori de résidence… Une assertion ouvrant le premier chapitre où Marc Lemonier n’hésite pas à rappeler que le pape François, en personne, avait réaffirmé l’existence du Diable.

Représentation de Baphomet, 1854.

Rappelons tout simplement l’étymologie du terme. Même si le Diable adversaire du Dieu de l’humanité – nous pousse vers le mal, diabolos, issu du grec byzantin, signifie « qui désunit ». Diable, Satan, pour les croyants, c’est dans le troisième chapitre du Livre de la Genèse qu’apparaît le démon « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits… ». Ce premier animal – tentateur – du bestiaire biblique, il est à l’origine de la chute de l’homme. Et si l’on croit en Dieu, il nous faut bien croire au Diable.

Représentation du diable selon Dante Alighieri.

Cet ouvrage nous amène à la découverte de notre patrimoine, parfois insoupçonné, en nous contant finalement de belles mais mystérieuses histoires de Diable. Elles ne sont plus le fruit de notre imaginaire mais sont un pan entier de notre folklore englobant fables, croyances populaires, contes et légendes de tous les peuples ayant vécus ou vivant en France.

Cathédrale Saint-Étienne, Bourges

Et des lieux « diabolique » maillant notre territoire, il y en a, l’auteur englobant aussi des faits de sorcellerie à travers des personnages qui pratiquaient la « vieille coutume » des herboristes, guérisseurs, rhabilleurs, tireurs de feu, ou encore tous arts médicaux des druides et druidesses, sourcières, astrologues et devins… Passant de villes en villages, de mares en gouffres, de maisons en châteaux, de chemins en champs, roches, rochers, vals, chaises, pavés, forges, moulins, etc. Le tout à la sauce Diable ! Jusqu’aux cathédrales, comme à Bourges. Attachée au nom de Saint Étienne, dont le nom signifie « couronne », ce dernier étant considéré, a posteriori, comme le premier diacre, mais aussi le premier martyr de la chrétienté, la cathédrale de Bourges – au parti architectural audacieux retenu par le Maître d’œuvre reposant sur un plan sans transept – la cathédrale de la préfecture du Cher n’en offre pas moins quelques images diaboliques des plus célèbres de l’iconographie chrétienne.

Pont Valentré, à Cahors

Vous avez demandé le Diable ? Ne quittez pas ! Pas un pouce du territoire de notre belle France ne manque pas de se faire l’écho de ces vieilles légendes. Y croient-on encore ? Qui sait ? Citons celle du Pont Valentré, à Cahors en région Occitanie, qui s’est construit au travers d’une légende. Les consuls de la ville décident de construire un pont fortifié sur le Lot pour protéger la ville d’éventuelles invasions, ayant déjà connu celles des Barbares et autres , les Normands, etc.).

Le Diable du Pont Valentré

Un architecte est choisi, mais le chantier avance lentement… Exaspéré par la lenteur des travaux, le maître d’œuvre signe un pacte avec Satan. Et des exemples comme celui-ci, l’ouvrage nous en restitue aux quatre coins de l’hexagone.

Thueyts, pont du Diable.

Telle celle du village de Thueyts, en Ardèche, qui s’enorgueillit de son pont du diable, l’un des plus spectaculaires de France. Une perfection architecturale d’une grande beauté.

Saint-Guilhem-le-Désert
Carte postale ancienne avec une vue aérienne du pont du Diable, Crouzet-Migette et Saint-Anne, Doubs.

En France, plus de 150 ponts sont surnommés « Pont du Diable », à l’image de celui de Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault), surnommé aussi pont du Gour noir, ou de celui de Crouzet-Migette et Saint-Anne (Doubs), tous deux très renommés. Et même près de Paris, Taverny, dans le Val-d’Oise, a aussi Pont du Diable. Situé en forêt de Montmorency, il intrigue toujours autant les promeneurs, faisant encore la part belle aux mystères. Quand et pourquoi a-t-il été édifié ? Pourquoi porte-t-il un tel nom ? Autant de questions qui attisent la curiosité !

Pont du Diable, forêt de Montmorency

À Anzême, en contre bas du bourg, dans les gorges de la Creuse, qui d’autre que le Diable aurait pu construire un pont en équilibre entre deux corniches si escarpées ? Certainement de célèbres maçons creusois au XIVe siècle puis modifié au XVIIIe siècle. Quoiqu’il en soit, la légende veut que ce soit Satan lui-même qui édifia le pont…

Anzême, Creuse.

Non, Satan, le Malin, n’est pas le nouveau Grand Architecte. En suivant Marc Lemonier dans ce tour de France – 250 lieux, ce n’est pas rien –, où l’on nous ne perdons pas notre âme, vous découvrirez cependant une part de notre histoire qui a laissé, dans la pierre, les traces de la Bête. Pour les siècles des siècles !

Marc Lemonier – Les Éditions de l’Opportun, 2022, 262 pages, 20,90 €

Antimaçonnisme : écoutez les délires d’Alexis Bugnolo, ermite franciscain

Comme chaque semaine, nous sélectionnons un illuminé qui révèle ses vérités sur la Franc-maçonnerie. Celui-ci est assez corsé, il voit des maçons partout. Le frère Alexis Bugnolo, est un ermite franciscain italo-américain, qui se prétend persécuté par le Vatican sous prétexte qu’il serait un immigré sans papier.

Il semble avoir tellement de savoirs et de connaissances à tous les niveaux, qu’il peut conseiller son auditoire de ne surtout se faire vacciner, car les laboratoires seraient entre les mains des maçons, au service de Lucifer et des forces du mal.

Nous vous l’avions dit, il est illuminé lui !