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Neuf ans après, Biot renoue avec les chevaliers du Temple

De notre confrère radio-monaco.com

« Biot et les Templiers » fait son retour. La grande fête médiévale se déroulera du 31 mars au 2 avril 2023 dans la cité des verriers. 

Elle avait été supprimée par la précédente majorité municipale. Son retour, souhaité par l’équipe actuelle, a été retardé par la crise sanitaire. En 2023, la grande fête médiévale « Biot et les Templiers » renaît de ses cendres. La manifestation historique retrace l’épopée des Templiers à Biot.

Retour au XIIIe siècle

De 1209 à 1308, la commune de Biot est sous la domination de l’Ordre du Temple. Durant près d’un siècle, les chevaliers du Temple administrent cette commanderie, l’une des plus importantes de Provence orientale.

En 2009, la Cité des verriers décide de commémorer la donation de la ville par le Comte de Provence à l’Ordre du Temple.

Face au succès de la manifestation, Jean-Pierre Dermit, maire de Biot, la renouvelle chaque année pour atteindre en 2014 près de 50 000 visiteurs et en faire un événement de renommée internationale.

Jean-Pierre Dermit, le maire de Biot nous présente l’événement.

Trois jours de festivités

Spectacles équestres, combats de chevaliers, marché médiéval, concerts, défilé aux flambeaux, embrasement des remparts : le spectacle s’annonce grandiose.

« Biot et Les Templiers » : du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril 2023 de 8h à 23h, accès libre.

« Voici » s’intéresse cette semaine au Pentacle

De notre confrère voici.fr – Par Églantine Werner

Utilisé depuis des millénaires, le pentacle est aujourd’hui très populaire dans les cercles ésotériques, notamment dans le courant de magie Wicca. Alors, c’est quoi exactement le pentacle de protection ?

Symbole de protection magique, outil de rites de sorcellerie ou dessin représentant une divinité… l’utilisation du pentacle remonte à la nuit des temps ! Un pentacle de protection peut s’utiliser de différentes façons et, depuis le retour de la tendance néo-sorcières, on en parle beaucoup. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce symbole très puissant en ésotérisme.

triptyque-reliure-pentacle
triptyque reliure pentacle

Quelle est la signification de l’étoile à 5 branches ?

L’étoile à cinq branches représentée dans le pentagramme, ou dans le pentacle de protection symbolise de nombreux éléments : dans le tarot, cette figure illustre la richesse, il représente aussi le corps humain lorsque les bras et les jambes sont écartés. Cette étoile est aussi présente au sein d’une figure de Pythagore. Le sceau de Salomon, aussi appelé le pentacle de Salomon, rappelle fortement la forme que l’on connaît aujourd’hui du pentacle : le roi d’Israël possédait, selon la légende, un anneau magique représentant ce symbole. Cet anneau aurait donné au roi la capacité d’y enfermer des démons. Le pentacle a donc une signification spirituelle forte, et est donc utilisé le plus souvent comme un fort symbole de protection. Cependant, c’est l’utilisation qui est faite de ce symbole qui lui donne toute sa puissance. C’est pourquoi, lorsque le pentacle est inversé, on dit alors qu’il s’agit d’un pentacle satanique, puisque sa position rappelle la forme des cornes du diable.

Quelle est la différence entre un pentacle et un pentagramme ?

Le pentagramme est une forme géométrique formant une étoile à cinq branches, la pointe vers le haut. Le pentacle, quant à lui, est un pentagramme qui est entouré d’un cercle.

Quelle est la puissance du pentagramme ?

Le pentagramme a comme signification la figure humaine et on l’utilisait au Moyen Age pour ses propriétés magiques, il était ainsi peint sur les maisons pour les protéger contre les mauvais sorts. Pour les chrétiens, celui-ci représente les plaies du Christ sur la croix. Il s’agit aussi d’un symbole païen du féminin sacré, donc associé au culte de la déesse. Tout comme le pentacle, l’utilisation qui en est faite lui donne tous ses pouvoirs. Il s’agit donc d’un symbole à utiliser avec précaution !

Pentagramme et symboles divers
Pentagramme et symboles divers

Qui a inventé le pentacle ?

Difficile de répondre avec exactitude à cette question, puisque le pentacle est utilisé depuis la nuit des temps, parfois sous d’autres appellations, par des civilisations anciennes mayas, chinoises, indiennes, babyloniennes, égyptiennes… On estime aujourd’hui que le pentacle provient de la civilisation sumérienne, et date d’il y a plus de 6 000 années. Au fil des millénaires, le pentacle a été associé à de nombreuses divinités, telles qu’Aphrodite, Ishtar, ou encore Vénus.

Initiation à la peinture gothique

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Présenté par Laurent Ridel de decoder-eglises-chateaux.fr

Il y a deux semaines, j’établissais un record : vous écrire l’article le plus long sur mon site « Décoder les églises et les châteaux ». Son sujet, la peinture gothique, m’avait particulièrement inspiré. Dans les musées et parfois dans les églises, vous rencontrerez ce genre d’œuvres. Autant avoir les clés pour bien les analyser.

Des abonnés avaient été aussi effrayés par la longueur de mon article que par le montant de leur facture énergétique cet hiver. Pour eux, je décline aujourd’hui le sujet en vidéo, dans un format plus digeste (la vidéo ne dure que 9 mn). Quant à votre facture, je ne peux rien faire.

Pour les autres, voici l’occasion de réviser et de découvrir de nouvelles œuvres, car je présente quelques peintures différentes de la version écrite.

Partagez votre ressenti sur cette initiation à la peinture gothique. Indiquez-moi vos œuvres préférées. Peut-être que certains chefs-d’œuvre m’échappent. Faites-le (sans obligation) sous la vidéo. Ainsi votre commentaire sera visible par d’autres et les inspirera peut-être.

Italie : La Franc-maçonnerie, le bouc émissaire habituel

De notre confrère italien nuovogiornalenazionale.com

Après la capture du patron de la mafia, Matteo Messina Denaro, la Franc-maçonnerie est à nouveau dénoncée en termes négatifs. Son rôle « présumé » dans les dissimulations données au patron de la mafia a même été amplifié. Précisément dans la description de l’inaction du patron de la mafia, l’anti-franc-maçonnerie ressurgit, comme par le passé, qui tente toujours de construire une image négative et complotiste de la Franc-maçonnerie. Malheureusement, au fil des ans, mille exemples peuvent être donnés de ce que l’antimaçonnisme a produit, en préfigurant la franc-maçonnerie comme une association dangereuse. Ainsi, il n’a fait que dénigrer l’institution maçonnique.

La Franc-maçonnerie, malheureusement, a toujours été l’objet des préjugés les plus résistants et les plus nuisibles [1] à tel point que, chaque fois qu’une association secrète aux fins illicites est découverte, elle est immédiatement définie comme une association maçonnique. L’interprétation de la réalité maçonnique est fortement conditionnée par des croyances a priori que nous nions souvent avoir, et dont nous ne savons pas non plus comment elles se sont formées.  

Il y a quelques années, j’ai travaillé avec d’autres représentants importants de différentes obédiences, pour arriver à définir un règlement qui établissait quelles étaient les conditions et les règles à suivre pour être considéré comme une loge maçonnique légitime. Il s’agissait d’éviter que toutes les loges soient considérées comme appartenant à la franc-maçonnerie, même celles établies pour d’autres objectifs et donc sans aucune prérogative de la franc-maçonnerie.   

Cela dit, je voudrais clarifier et expliquer ce qu’est vraiment la franc-maçonnerie. On peut dire que c’est une institution d’hommes libres de pensée et d’action, et donc de choix. Bien qu’elle ait contribué au progrès et à la connaissance au cours des siècles et qu’elle ait formé des hommes du plus haut profil éthique et moral, dont l’œuvre a marqué l’évolution positive et démocratique des institutions du monde entier, elle a en tout cas été combattue par les absolutistes et dogmatiques à la fois ecclésiastique et politique. L’histoire et la fonction de la franc-maçonnerie ont toujours été un lieu de science où des hommes courageux ont su lutter contre la tyrannie et les dogmes. Dans la voie opérationnelle des maçons, il est enseigné de pouvoir avoir le sens de la mesure comme concept de connaissance et de maîtrise de tous les sens, et surtout d’eux-mêmes. Mais c’est un chemin graduel qui vous fait acquérir la connaissance et la conscience des étapes qui sont franchies dans le bon sens et dans la bonne mesure. Ainsi, le sens de la justice appliqué à soi-même et aux relations avec les autres est de plus en plus consolidé. Nous ne nous engageons pas à entreprendre ce chemin pour recevoir des avantages, mais nous nous engageons à prendre soin de nous au quotidien, afin d’établir un lien solide avec notre propre intériorité et nous vivrons cette amélioration personnelle, pour servir la Vérité, la Justice et la Liberté pour le progrès du pays et de l’humanité. Le franc-maçon est contre toute forme de tyrannie ou d’obscurantisme, quelle que soit la façon dont ils se manifestent et oppriment la personnalité humaine. Nous pouvons en déduire que la franc-maçonnerie a toujours lutté contre l’absolutisme, le dogmatisme, la règle, l’exploitation et l’imposition. La franc-maçonnerie d’aujourd’hui, comme d’hier, a encore un rôle fondamental dans l’orientation des individus et doit se revisiter pour retrouver le sens de la vie. Il faut récupérer la grande œuvre de la franc-maçonnerie, qui a produit la démocratie, la liberté de pensée et d’action, la liberté d’association dans le monde, grâce aussi à l’activité et à l’engagement de ses martyrs. Si cela a été fait dans le passé et que de l’obscurantisme nous sommes arrivés aux Lumières, nous pouvons continuer à le faire encore aujourd’hui.  Personne ne peut croire que c’est facile et immédiat, mais nous devons essayer de restaurer un nouveau modèle de vie et de continuer le travail pour grâce aussi à l’activité et à l’engagement de ses martyrs, démocratie, liberté de pensée et d’action, liberté d’association. Si cela a été fait dans le passé et que de l’obscurantisme nous sommes arrivés aux Lumières, nous pouvons continuer à le faire encore aujourd’hui. Personne ne peut croire que c’est facile et immédiat, mais nous devons essayer de restaurer un nouveau modèle de vie et de continuer le travail pour construire des temples à la vertu et des prisons au vice, pour le bien du pays et de l’humanité.

Dans un article précédent, j’ai rappelé la fonction importante d’un Ordre, « Le Droit Humain », qui dans ses cent trente ans d’histoire a lutté pour l’émancipation des femmes et des hommes et a obtenu de grands résultats. Je veux maintenant expliquer que la franc-maçonnerie a énormément contribué à soutenir l’égalité des citoyens, au-delà de leurs propres conditions et affiliations et à soutenir ces principes dans la constitution des États libéraux et démocratiques. Ce rôle ne peut être remis en question et je soutiens qu’il peut le faire même aujourd’hui, où bon nombre de ces principes ont été violés. La franc-maçonnerie, en effet, précisément à cause de son ADN, laisse la liberté de pensée et rend le raisonnement pluriel, où chacun avec son propre cerveau et capacité peut contribuer. N’accepte pas les dogmes, d’où qu’ils viennent, et tout en reconnaissant qu’il existe de nombreuses vérités relatives, chacun est libre de les exprimer, mais cela ne peut se faire en concurrence avec les autres. Ainsi, la vérité qui vient à être connue est une vérité valable pour chaque temps, chaque lieu, et s’adapte à chaque culture et à chaque type de société. Ce n’est qu’ainsi que l’homme peut vraiment espérer se dépasser. C’est-à-dire les limites de son individualité. En ce sens, il faut toujours rappeler que la franc-maçonnerie est porteuse de valeurs telles que la tolérance et la solidarité qui doivent construire une société plus juste, qui élimine les divisions, efface tous les privilèges et l’hostilité de race, de caste, de religion[2] et de nation. Tout cela pour trouver, tous ensemble, une nouvelle réalité dans laquelle la liberté, la justice, la fraternité, l’égalité [3] et l’amour règnent à nouveau. 

En des temps sombres, comme ceux que nous vivons, si vous voulez donner un réel espoir aux gens, vous devez vous conformer à ces principes maçonniques. Nous sommes confrontés à la nécessité de nous référer à des valeurs, de repenser les raisons de notre existence, tant individuellement que collectivement, précisément en cette période de perplexité et d’incertitude inquiétante.

Dans les temps anciens, on croyait que les valeurs éthiques devaient être enseignées et pratiquées à l’homme et pour cette raison, de nombreux philosophes se sont consacrés à l’étude des différentes essences de la vie humaine. Malheureusement, la course au bien-être, à la richesse, à l’individualisme, à l’utilisation de la nature de manière déformée a accentué la perte des valeurs et des références morales et avec la circonstance aggravante qu’il n’y a plus beaucoup de philosophes, qui par le passé étaient gardiens de la connaissance humaine et qui, avec leur sagesse, ont influencé l’avenir.

En ces jours terribles que nous traversons, des signes inquiétants avancent annonçant une chute progressive dans un chaos apparemment imparable. La franc-maçonnerie peut être, même dans ces moments difficiles de la vie humaine, une ancre de salut et de changement. Et pour ce faire, elle doit aussi adapter sa fonction aux temps sombres en termes de valeurs, pour faire advenir une nouvelle ère de « l’illumination ». Elle a toujours soutenu le progrès sous toutes ses formes, et par un travail lent et fatigant elle doit reprendre sa fonction, redonner espoir à l’humanité, avec l’exemple et l’union de ses énergies, c’est-à-dire des personnes justes et libres, pour faire réfléchir.

[1] Le mot « préjugé » désigne une formulation d’un jugement a priori sur des personnes ou des situations qui s’élabore avant de connaître la réalité ou sans interpréter correctement la réalité. Un préjugé qui ne découle donc pas du contexte de la situation réelle, mais découle de croyances traditionnelles ou communes, de l’inertie de l’esprit ou de positions défensives.

[2] Certaines de ces valeurs sont contenues dans notre Constitution

[3] Liberté, Egalité et Fraternité ne sont pas seulement la devise de la Révolution française mais aussi les valeurs sur lesquelles l’Europe s’est construite, celles du Bien-être et pas seulement de l’économie de marché et de la finance d’aujourd’hui.

Les valeurs du Rite Français-Une culture issue des Lumières

Cet ouvrage collectif dirigé par notre très chère Sœur Cécile Révauger, montre la filiation directe entre les Lumières et le Rite Français.

À la fois pour les Loges bleues et les Ateliers de hauts grades du Rite Français, aujourd’hui connus sous le vocable « Ordres de Sagesse du Rite Français ».

Cécile Révauger

L’avant-propos est signé de Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France. Quant à la préface, nous la devons à la plume de Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Grand Vénérable du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France. Il pointe le formidable travail collectif réalisé par plus de vingt-cinq des meilleurs spécialistes de la franc-maçonnerie.

Ont contribué à la rédaction de ce remarquable ouvrage : Pierre Yves BEAUREPAIRE, Stéphanie ROZA, Cécile RÉVAUGER, Margaret JACOB, Pierre MOLLIER, Philippe FOUSSIER, Jean Christophe GARRIGUES, Luis PLA ALOS, Laure CAILLE, Rui LOPES, Joachim GRAVE DOS SANTOS, Joe WAGES, Christophe DEVILLERS, Paul LEBLANC, Didier MOLINES, Gérard CONTREMOULIN, Charles COUTEL, Jean MONDOT, Éric SAUNIER, Felipe CORTE REAL DE CAMARGO, Roger DACHEZ, Colette LÉGER, Héléna  TRONCARD, Michel PARY, Marcel ROOZE

Profitez de l’offre de souscription – exclusivement réservée à la France métropolitaine – à 25€ au lieu de 29 € + port offert. Un beau livre au format 21×30 cm.

Lieu symbolique : La Maison La Petite-Pierre, dite « Maison des Païens » ou  « Maison de l’Alchimiste »

La Petite-Pierre, dans le département du Bas-Rhin, est une commune touristique située dans le Parc Naturel Régional des Vosges du Nord. Ce site se veut être une vitrine des richesses qu’offre un village

La Petite-Pierre

perché sur un éperon rocheux et classé « réserve mondiale de la biosphère » par l’Unesco. Surnommée la perle des Vosges du Nord (ou de la Vasgovie), elle est nichée sur son rocher, le village étant comme une île, dans un océan de forêt.

La Petite-Pierre est une cité fortifiée forte de son château, également appelé château de Lützelstein – objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis avril 1922 – et occupé de manière ininterrompue depuis sa construction à la fin du XIIe siècle.

« Coupé : au premier de gueules au chevron d’argent, au second d’or plain »

Mais intéressons-nous plutôt, sur le territoire communal, à un autre un monument historique classé en 1934, la maison de garde de La Petite-Pierre.

La bâtisse est située au 24, rue Principale à La Petite-Pierre, à l’arrière de la mairie du village.

La maison de garde de La Petite-Pierre est aussi appelée « Maison des Païens » ou  « Maison de l’Alchimiste ».

Nous vous invitons à découvrir une interprétation symbolique de sa façade

Alors, une « Maison de l’Alchimiste » ? Pas si sûr que cela ! En tout cas, rien ne prouve qu’un

pratiquant de l’alchimie, passant sa vie à chercher ce qu’ils appelaient la Pierre philosophale ou le Grand œuvre, c’est-à-dire un moyen d’opérer la transmutation des métaux, ait opéré dans cette maison. A priori, point d’adepte.

D’après « Le Magasin pittoresque » paru en 1833, « les savants qui se sont adonnés à l’alchimie dans le Moyen Âge avaient d’autres noms que celui d’alchimistes ; ils s’appelaient, par exemple, les enfants de l’art, les initiés, les cosmopolites, les adeptes, les rose-croix, les souffleurs, ou les philosophes hermétiques, par allusion à Hermès ou Mercure trismégiste (c’est-à-dire trois fois grand), fameux philosophe égyptien qu’on suppose avoir été conseiller d’Isis, femme d’Osiris, et avoir vécu environ 1900 ans avant Jésus-Christ ».

L’histoire de La Petite-Pierre

La Petite Pierre a toujours été une terre frontière. À l’époque romaine, elle constitue la limite entre deux tribus guerrières : les Triboques du côté de l’Alsace et les Médiomatriques du côté de la Moselle. Au Moyen Age, elle sépare la Sarre et l’Alsace. Aujourd’hui encore, elle marque la limite entre la plaine d’Alsace et le plateau lorrain.

Dès l’Antiquité, La Petite Pierre est aussi un carrefour économique et politique majeur en raison de sa situation géographique au sommet d’un col. Deux axes s’y croisent : la Route du Sel, qui permet l’approvisionnement de l’or blanc en Alsace ; et la Via Bassoniaca, une voie antique qui relie Metz à Brumath. Aux VIIIe et IXe siècles les évêques de Metz empruntaient la route du Sel pour se rendre dans les grandes abbayes de la région : celles de Marmoutier et de Neuviller, près de Saverne. C’est à l’un de ces évêques, Drogo, fils naturel de Charlemagne, que La Petite-Pierre doit son premier essor. Il aurait construit au IXe siècle sur le sommet de l’Altenbourg, le premier château de La Petite-Pierre. De par sa position stratégique sur la crête des montagnes, la ville a longtemps exercé un contrôle sur la traversée des Vosges. Ainsi, très tôt des fortifications ont vu le jour pour défendre ce lieu ô combien convoité.

C’est également à la colline de l’Altenbourg que nous trouvons l’origine du nom de La Petite-Pierre où une borne milliaire était placée. Ces bornes routières permettaient de marquer les distances sur le tracé des principales voies de circulation. Il existait deux types de pierres-bornes : les grandes pierres ou lata patra, distantes de dix lieux (ce qui fait un peu plus de 22km) et les petites pierres ou parva petra, situées à mi-chemin. Parva petra ? En français ça donne…Petite pierre !

Athanor

L’histoire de la maison de garde La Petite-Pierre, dite « Maison des Païens » ou  « Maison de l’Alchimiste »

La maison a été construite en 1534, à l’initiative du Comte palatin du Rhin – à ce titre, l’un des sept Princes-Électeurs – Louis V le Pacifique (1478-1544), à l’emplacement d’une ancienne tour de guet de l’époque romaine, ce qui lui aurait donné son nom de « Maison des Païens », largement employé aujourd’hui. Les traces des fondations romaines subsistent toujours dans la cave de l’actuelle maison.

Ce lieu aurait toujours eu une fonction d’observation, la bâtisse étant construite sur un promontoire rocheux dominant les forêts des Vosges du Nord. Ce lieu était aussi traversé par la route du sel au Moyen Âge, assurant la liaison entre les bourgs de plaine et d’Alsace bossue et qui empruntait le col de la Petite-Pierre.

Aux dires de certains, un lieu magique et sacré d’Alsace. Il a sans doute quelque chose d’enchanteur à voir et à ressentir ici pour les passionnés d’ésotérisme.

La « Maison des Païens » a été la résidence estivale de Luc Hueber, peintre français et l’un des représentants du courant Réaliste alsacien des années 1920. Elle est aujourd’hui le lieu d’accueil des collections De Laforêt de Christian et Dominique Débat, fabricants maroquiniers français.

De style Renaissance, la « Maison des Païens » tient autant de l’architecture civile que militaire et son architecture est unique en Alsace.

Séquence environnement avec le « Jardin des Païens »

L’arrière de la Mairie de La Petite-Pierre donne sur le « Jardin des Païens », petit jardin en espaliers avec une vue panoramique de la forêt, en contrebas de la Maison.

D’une superficie de 0,69 ares, le jardin suspendu – jardin d’escaliers et de terrasses – est classé Monument Historique. Perché au-dessus du vide, il est propice à contemplation. Composé de plantations de vivaces, d’aromatiques, de fleurs de prairie et d’annuelles, ce petit jardin de curé avec son buis central, portillons et rambardes de bois est un véritable jardin extraordinaire. Une balade émerveillante ponctuée de fleurs, dans le respect de Mère Nature… Un lieu convivial et familial.

Les animations :

Aux alentours du 14 juillet : fête de l’Association des Amis de la Maison des Païens/Tous le mois d’août : programmation de concerts OFF dans le cadre du FESTIVAL DE JAZZ de la PETITE PIERRE à suivre sur l’actu de www.atelier-de-la-foret.fr/Rendez-vous aux Jardins/Journées Européennes du Patrimoine.

L’Association des « Amis du Jardin » de La Petite-Pierre s’est constituée pour faire vivre le lieu et l’habiter durant la période estivale. Plusieurs artistes contemporains ont exposé dans ce cadre, dont Didier Guth, Jérémy Couvez ou encore Denis Lavoyer, artiste qui occupe le relais des Arts, ancien relais de Poste de La Petite-Pierre.

C’est aussi le lieu des scènes OFF du festival de Jazz de La Petite-Pierre, qui a vu le jour dès les années 2000. Par ailleurs, la galerie des Païens, à l’arrière du bâtiment de la mairie, est un lieu d’exposition de créations d’ateliers de métiers d’art en céramique et verre.

Informations et horaires de la maison et du jardin des Païens

Basse saison : ouvert le week-end de 10h à 12h et de 13h à 17h/Haute saison : du mardi au dimanche et les jours fériés de 10h à 12h et de 14h à 18h. Gratuit.

Sources : Petit futé, Wikipédia, https://www.france-pittoresque.com/, Wikimedia Commons, www.cirkwi.com/fr/

Rugby et Fraternité : la vidéo !

Le 7e Salon Maçonnique de Toulouse avait choisi deux des principaux thèmes de la tradition maçonnique :  TRANSMETTRE ET RECONSTRUIRE.

Et s’il est bien l’un d’eux que rugbymen affectionnent, c’est bien celui de la transmission du ballon…

L’objet de cette table ronde est, s’il en était encore besoin, de montrer comment le rugby s’inscrit dans la grande fraternité humaine en général et maçonnique en particulier. Et cela, dès les origines de ce sport avec la soule…

Alors, le rugby, un sport avec ses rites initiatiques ? Les Francs-Maçons qui ont créé, pensé, inventé, légiféré, pérennisé, puis diffusé le rugby se sont-ils inspirés des valeurs maçonniques pour codifier ce « Sport de voyous pratiqué par des gentlemen »…

Des vestiaires (cabinet de réflexion) à l’entrée dans le stade (réception de la lumière) à la troisième mi-temps (véritable agape), les intervenants vous feront découvrir aussi comment le Brennus est le Graal rugbystique !

Une table ronde qui se déroula le dimanche de 13:45 à 15:00 en compagnie de Pierre Hournarette, directeur développement dans la société Vinci région sud, ancien joueur de rugby et Grand Maître Provincial de la Grande Loge Provinciale d’Occitanie de la GLNF, Bernard Laffitte – non Maçon –, chef d’entreprise, ancien joueur et ancien président du club de rugby d’Auch ancien joueur du Stade Toulousain, Jean Abeilhou – non Maçon –, journaliste spécialisé dans le rugby, présentateur de Rencontres à XV sur France 3 Sud, commentateur des matchs de Pro D2 et de l’équipe de France féminine ainsi qu’en 2024, aux Jeux Paralympiques, le Rugby Fauteuil. Nul besoin de vous présenter votre serviteur Yonnel Ghernaouti… animateur de cette table ronde.

Alors, en cette période de Tournoi des Six Nations et de Coupe du monde de rugby à XV 2023 à venir en septembre prochain, bon match !

Méfiez-vous des faux Francs-maçons !

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Nous avons fréquemment alerté sur l’existence de personnes de mauvaise humeur qui profitent de la curiosité naturelle et de la désinformation générale entourant l’Ordre maçonnique.

Ce sont des escrocs qui, par contre-vérités et fraudes, cherchent à s’enrichir financièrement, abusant de la bonne foi et de la naïveté fréquente des personnes légitimement intéressées à participer à la franc-maçonnerie et à son travail fondé sur l’édification morale de l’homme et de la société. 

De cette façon, les vrais francs-maçons se sentent obligés, chaque fois que possible, de divulguer le plus d’informations possible sur la franc-maçonnerie, dans l’espoir que les éclaircissements nécessaires rendront l’action de ces profiteurs malveillants, de plus en plus difficile. Nous apportons donc ici encore des explications qui visent à aider le grand public à discerner clairement la vérité parmi tant de mensonges lorsqu’il s’agit d’« être franc-maçon ». 

La principale information à prendre en compte est que la seule façon d’adhérer à la franc-maçonnerie légitime est d’être nommé, ou invité, par un membre franc-maçon d’un pouvoir régulier. Au Paraná, nous n’avons que trois puissances maçonniques régulières : Grande Oriente do Brasil – Paraná – GOB-PR (avec 141 Loges, dont Perseverança de Paranaguá) ; la Grande Loge Maçonnique de l’État du Paraná – GLP (avec 177 Loges) et le Grand Orient du Paraná – GOP (avec 162 Loges), présents dans la plupart des municipalités de l’État. 

« Loja » est une dénomination qui provient du terme anglais « lodge », avec le sens de « hébergement » ou « lodging », n’étant donc rien de plus que le lieu où se rassemblent les francs-maçons, n’ayant rien à voir avec le terme populairement associé à la entreprise.

Ces Pouvoirs Réguliers se sont réunis pour créer le site Web « Maçonaria do Paraná » (maconariadoparana.org.br), avec des informations précieuses pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’Ordre. GOB-PR, à son tour, maintient également un contenu éclairant sur son site Web sous le titre « Comment devenir un Maçom » (gob-pr.org.br/conteudo/como-me-tornar-macom/1869).

Par ailleurs, nous trouvons intéressant de reproduire ici le contenu d’un billet qui circule sur les réseaux sociaux sous le titre « Attention à la franc-maçonnerie marginale », et qui indique justement « les 10 actions les plus courantes de ces groupes de faux francs-maçons », auxquelles nous ajoutons quelques commentaires, à savoir :

« Invitation à être franc-maçon de la part d’un inconnu pour vous. » La nomination d’un nouveau candidat est un acte de haute responsabilité pour le vrai franc-maçon, qui s’assurera avant tout que le candidat remplit toutes les conditions requises. Par conséquent, nous n’envisageons pas d’inviter des étrangers. 

« Proposition d’initiation offerte par Internet » ; et « Groupe WhatsApp pour mieux vous connaître ». Chaque initiation maçonnique est précédée de nombreuses conversations, personnelles, avec l’éventuel candidat, et rien ne se fait sans sa famille. L’invitation, et toutes les mesures préalables à la confirmation éventuelle qu’il y aura une initiation, sont toujours faites en personne, accompagnées d’une évaluation rigoureuse des diverses exigences. 

La semaine prochaine, nous continuerons avec les clarifications. 

D’après des informations provenant des sites gob-pr.org.br et maconariadoparana.org.br, et d’une publication circulant sur les réseaux sociaux. 

Responsable : Perseverança Masonic Lodge – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com ) 

Templiers, Francs-maçons et d’où les Jacobins tirent leur nom

De notre confrère allemand deutsche-stimme.de

Les Jacobins sont apparus pour la première fois en France, où ils ont poussé la révolution de 1789 dans des eaux radicales. Avec leur approche militante, ces premiers socialistes ont façonné les partis communistes ultérieurs. Le choix du nom laisse place à la spéculation et pourrait être lié aux templiers et aux francs-maçons, qui ont été à plusieurs reprises cités comme les initiateurs de la révolution. Puisque le 2 février était le jour du nom de Jacob, regardons le contexte.

Contribution invitée de Sascha von Aichfriede

En 1789, la révolution éclate en France, qui finit par secouer toute l’Europe et annonce la fin de la monarchie absolue. Un groupe politique, les Jacobins, est resté gravé dans la mémoire collective pour leur brutalité.

Buts des Jacobins français

Les Jacobins étaient formellement membres d’un club politique pendant la Révolution française. « Club », car il n’y avait pas de soirées à cette époque. Ils ont fait campagne pour l’abolition de la monarchie et ont représenté l’idée d’égalité sociale et politique pour tous, représentant ainsi la gauche politique. Ils prônaient une forme républicaine de gouvernement basée sur les idées de Jean-Jacques Rousseau, qui prônait un régime démocratique direct par le peuple. En France, à partir de 1793, les disciples de Maximilien de Robespierre sont qualifiés de jacobins, mais aussi de robespierristes.

La « Grande Terreur »

La guillotine est devenue un symbole dissuasif de la Révolution française. Cette phase de la révolution a commencé en 1793, lorsque le soi-disant « Comité de bien-être », un type de gouvernement révolutionnaire, a ordonné des exécutions massives de contre-révolutionnaires. L’ultra-radical Maximilien de Robespierre s’est notamment distingué. Lorsque sa terreur ne connut plus de limites, d’autres Jacobins se retournèrent contre lui en 1794 et le firent exécuter eux-mêmes ainsi que ses partisans, ce qui mit plus ou moins fin à la grande terreur .

Environ 30 à 50 000 personnes ont été exécutées par les Jacobins ; Si l’on incluait l’action punitive contre le département insoumis royaliste-catholique de la Vendée, le chiffre serait de 300 000 morts. Le règne de terreur des Jacobins est considéré par certains historiens comme une ouverture aux règnes de terreur communistes ultérieurs en Russie, en Chine et ailleurs avec des millions de victimes. Le terme « Jacobin » est donc devenu un gros mot pour les tueurs de rois sanguinaires hors de France, y compris en Allemagne.

Le signe distinctif : le bonnet phrygien

Il est possible que les Jacobins aient choisi le bonnet phrygien dans le cadre de leur uniforme à cause d’une erreur. Ils pensaient que ce chapeau était porté par les esclaves affranchis dans les temps anciens, mais ils se trompaient. Le chapeau jacobin est néanmoins devenu iconique pour les Jacobins, la révolution et le républicanisme en général. Le bonnet orne de nombreux blasons ou sceaux d’États ou de leurs autorités qui ont émergé à cette époque et selon les idées républicaines, comme celle du Sénat américain.

Les bonnets phrygiens sont encore disponibles dans le commerce aujourd’hui; Capture d’écran

Origine des Jacobins

Les Jacobins ont trouvé leurs partisans principalement dans la sous-classe urbaine, mais aussi parmi les médecins, les avocats et les artisans. Il a été fondé vers 1789, mais a émergé d’autres groupes qui étaient déjà actifs de manière révolutionnaire-républicaine.

La signification du nom « Jacobin »

Le nom Jacobins désignait officiellement le lieu d’assemblée, un bâtiment du couvent des Jacobins rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Cependant, il existe deux autres interprétations possibles selon lesquelles le choix du monastère des Jacobins n’était qu’un manteau destiné à masquer la véritable signification du nom.

1. Jacob et Esaü

En temps de monarchie absolue, lorsque l’agitation anti-monarchiste était punie, les dissidents recouraient volontiers à la fable ou à l’allégorie, comme l’utilisation de figures bibliques. Selon la Bible, Gen 25-33(35), Jacob et Ésaü sont jumeaux, ce qui fait qu’Ésaü est né plus tôt et a donc le droit d’être le premier-né. Allégoriquement, Esaü représente la règle héréditaire, c’est-à-dire la monarchie. Cependant, son jeune frère Jakob utilise une ruse pour le tromper afin qu’il obtienne ce droit de premier-né.

Les Jacobins s’identifient au Jacob biblique, car il est une représentation allégorique de la domination acquise grâce à la réussite et à l’intelligence. Il y avait une idée répandue parmi la bourgeoisie de l’époque qu’elle possédait des personnes plus capables que la noblesse, qui n’avait rien de plus à montrer que la grâce de la naissance. Avec les Lumières, la croyance en la volonté divine de la monarchie a également diminué. Le choix du nom des Jacobins est donc un message clair adressé au roi de France. Cette allégorie Jacob-Esaü a également été utilisée par John Locke dans ses « Two Treatises on Government » de 1689.

2. Hommage à Jacques de Molay

Aussi, le nom Jacobin pourrait faire référence à Jacques (Jacob) de Molay, le dernier chef de l’Ordre des Templiers. Elle est symbolique de la rupture entre les Templiers et la couronne de France. Puisque de nombreux Francs-Maçons étaient représentés dans les rangs des Jacobins et la continuité des Templiers aux Bauhütten aux Francs-Maçons est possible.

Si Robespierre était un franc-maçon n’a pas été entièrement clarifié, mais il est également confirmé dans la communauté scientifique. En tout cas, les figures de proue de la révolution étaient 1. En tout cas, avec son « culte de l’être suprême », Robespierre a créé un méta-dieu non confessionnel que les francs-maçons n’auraient pu faire mieux avec leur « Tout-Puissant Architecte de Tous les Mondes » (ABaW). La symbolique presque identique entre le culte révolutionnaire et la franc-maçonnerie dissipe tout doute subsistant. Que des Maçons aient été trouvés parmi les Loyalistes et les Révolutionnaires n’atténue pas cela : avoir des gens des deux côtés a toujours été une stratégie maçonnique pour être sûr d’être du côté des vainqueurs quoi qu’il arrive.

Pièce commémorative de la Fête de l’Être suprême de l’époque de la Révolution française. Le méta-dieu a été introduit par Robespierre. Les emprunts maçonniques ne sont pas accidentels. source

Templiers et Francs-maçons

Contexte : Jacques de Molay a été exécuté à Paris en 1314. Légendaire est sa malédiction présumée contre ses adversaires de l’époque, le roi de France (Philippe IV) et le pape (Clément V), qui sont en fait décédés la même année. Certains restes des Templiers dissous se sont rassemblées en Angleterre et en Écosse, où la persécution n’était pas aussi constante. Là, ils ont infiltré d’autres organisations, y compris des huttes de constructeurs et des guildes d’artisans.

L’avantage était évident : ces ouvriers du bâtiment se déplaçaient de chantier en chantier en Europe, ils étaient des spécialistes respectés. Leur infrastructure permettait aux Templiers de rester en contact avec leurs frères dans toute l’Europe, et en tant que société fermée, les guildes offraient un certain secret au public. Et comme les Templiers étaient d’excellents bâtisseurs qui construisaient les meilleures forteresses de l’époque, s’infiltrer dans les rangs des maçons et tailleurs de pierre n’était pas non plus un problème technique.

De plus, la maçonnerie avait une symbolique utile : la taille des pierres brutes comme allégorie de l’émondage de personnes d’origines différentes ; et la reconstruction du Temple de Salomon comme indication de la mission d’unir cette humanité taillée en une seule œuvre sous sa propre domination.

Le travail des Templiers dans la construction des huttes montra bientôt des signes. Certains chercheurs voient des références codées aux Templiers dans le manuscrit Regius d’environ 1390 (c’est-à-dire peu de temps après la dissolution officielle des Templiers). Ce manuscrit représente la première constitution ou ordre de guilde vérifiable des huttes des bâtisseurs et des tailleurs de pierre. Dans ces manuscrits, entre autres, il est question des « quatre saints martyrs », et cela est censé signifier les quatre derniers accusés des templiers. essais en France : Jacques de Molay, Geoffroi de Charney, Hugues de Pairaud et Geoffroi de Gonneville.

Certificat de Cologne

Un document d’Allemagne est également intéressant, à savoir le soi-disant « document de Cologne » de 1535 : Dans ce document, les  » maîtres choisis de la vénérable société dédiée à Saint-Jean ou camarades de l’ordre des francs-maçons, gérants des auberges ou des huttes qui appartiennent à Londres, Édimbourg, Vienne, Amsterdam, Paris, Lyon, Francfort, Hambourg, Anvers, Rotterdam, Madrid, Venise, Gand, Koenigsberg, Bruxelles, Gdansk, Middelbourg, Brême et la ville de Cologne », contre certaines allégations.

L’une d’elles était qu’ils voulaient rétablir l’Ordre des Templiers et venger la mort de Jacques des Molay, dans le sens d’un complot contre la noblesse et le clergé. Le document est crypté à l’aide d’une méthode couramment utilisée par les francs-maçons – il n’était donc pas destiné au public. Par conséquent, il pourrait s’agir davantage d’une sorte d ‘«instruction de service interne» qui donnait aux membres une règle de langage sur la façon dont ils devaient expliquer le but de la franc-maçonnerie aux étrangers: En tant que société de vertu et que tout lien avec les Templiers devait être vigoureusement refusé.

L’authenticité du document de Cologne n’est pas incontestée, mais est reconnue comme authentique par le pavillon de recherche maçonnique. Quant au débat sur l’authenticité, il faut bien sûr savoir que les francs-maçons ne voulaient pas de dispute avec l’Église catholique. Au 16ème siècle cela mettait encore la vie en danger et au début du 19e siècle, lorsqu’une copie du document est apparue aux Pays-Bas et a été rejetée par certains comme un faux, du moins contre-productif. Après tout, le document nourrit à leur encontre un reproche qui ne veut pas s’effacer, à savoir leur campagne contre le clergé et surtout la monarchie française. N’oubliez pas : En 1818, la Révolution française est un événement très récent qui projette encore une longue ombre. Après la chute de Napoléon, la restauration de la règle noble et ecclésiastique battait son plein et c’était une période incertaine pour la franc-maçonnerie anticléricale et antimonarchiste.

Rite écossais

Le nom Ecosse joue un rôle particulier dans ce contexte. Comme déjà décrit ci-dessus, au début du 14ème siècle. certains Templiers ont trouvé refuge auprès de l’influente famille Sinclair. Les relations d’affaires entre ce clan normand-écossais et les Templiers avant leur interdiction sont documentées. Les Sinclair construits au 15ème siècle. la célèbre chapelle de Rosslyn, qui montre des liens avec la franc-maçonnerie avec son architecture en colonnes et son symbolisme. Un Sinclair est devenu le premier Grand Maître de la franc-maçonnerie réorganisée d’Écosse, la Grande Loge d’Écosse AF & AM, en 1736

Après tout, la plus ancienne loge maçonnique encore existante se trouve en Ecosse, plus précisément à Edimbourg, la Loge d’Edimbourg (Mary’s Chapel) No. 1 ; il peut être prouvé par écrit jusqu’à l’an 1598 3. Leur pratique d’admettre dans leurs rangs ceux qui n’étaient pas de vrais maçons et tailleurs de pierre prouve assez clairement que le système des corporations était devenu une coquille vide pour fournir un abri et un abri à une société fermée. Le nom « Scottish Rite » peut donc être associé à la légende des Templiers et à son évasion et son influence continue en Ecosse ; Franc-maçon écossais Andrew Michael Ramsay (1686-1743) 4, qui a vécu et travaillé en France, où la Constitution de Bordeaux de 1762, l’un des documents essentiels du Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA), était très attachée à l’idée du lien entre Templiers et Francs-Maçons.

Le renversement de la famille royale française comme objectif

Les francs-maçons eux-mêmes ont souvent discuté avec passion du lien avec les Templiers (par exemple en 1782 au couvent de la Stricte Observance de Wilhelmsbad ). Néanmoins, leur système interne et leur symbolisme regorgent d’emprunts templiers, et ce n’est pas seulement le temple de Salomon qui est un point de référence symbolique pour les templiers et les maçons.

Les anciens Templiers ont toujours poursuivi un but : se venger du meurtre de leur dernier chef, Jaques de Molay. Le renversement de la monarchie en France fut leur dernière victoire. Certaines loges portent encore aujourd’hui le nom de Jacques de Molays, comme la loge maçonnique « Jacob de Molay à l’Etoile du Sud » 5. Vous n’obtenez pas de déclaration claire des francs-maçons. Une loge d’État le dit, la suivante différemment. Cela peut être l’expression d’une incertitude réelle, mais aussi d’une confusion publique délibérée.

La franc-maçonnerie aime que les masses pensent qu’il s’agit d’un organisme de bienfaisance comme les Lions ou le Rotary Club. Si le lien avec les Templiers et le serment de vengeance devaient être révélés, cette niche douillette disparaîtrait. La franc-maçonnerie serait considérée pour ce qu’elle est vraiment : un réseau de conspirateurs poursuivant un programme idéologique et politique.

Conclusion

En choisissant le nom de Jacobins, ces révolutionnaires ont créé un pont allégorique vers le Jacob biblique, qui a usurpé la couronne des premiers-nés, la monarchie, ainsi que vers les Templiers et les Francs-Maçons. De nombreux éléments de preuve étayent le soupçon que la franc-maçonnerie était une organisation révolutionnaire dont le but est l’abolition des églises et des monarchies chrétiennes.

Informations Complémentaires:


1  Nichols, Kevin H., Frontier Freemasons: Réseaux maçonniques reliant les Grands Lacs au monde atlantique, 1750–1820 (2020). Thèses de l’Université d’État de Wayne. 2500

2   http://www.muellerscience.com/ESOTERIK/Freimaurerei_Old_Charges/Koelner_Urkunde.htm (accès : 29 mai 2022).

3   https://www.lodgeofedinburgh.org.uk/ (consulté le 29/05/2022).

4   https://scottischer-ritus.de/das-rektisierte-scottische-system/ (consulté le : 29 mai 2022).

5   https://suedloge.de/ (accès : 29/05/2022).

Euthanasie : « l’aboutissement du projet républicain » ?

De notre confrère genethique.org

La mission d’évaluation de la loi Claeys-Leonetti a consacré sa journée de jeudi à auditionner. Loges maçonniques, cultes monothéistes, professeurs de droit, d’éthique médicale ou encore psychologue ont partagé leurs visions sur la fin de vie. Sans consensus.

Principes contre principes

Grand Orient de France, Grande Loge de France, Grande Loge Féminine de France, Fédération française du Droit humain : les francs-maçons ont inauguré la journée. Tous sont favorables à l’euthanasie[1]. Un terme auquel Georges Serignac, Grand Maître du Grand Orient de France, préfère celui d’« accompagnement médical à la fin de vie » (cf. Fin de vie : un nouveau groupe d’experts pour “travailler sur les mots”). Les mots « indiquent une position » estime-t-il. Sans aucun doute. Ainsi, l’archevêque de Rennes, Mgr Pierre d’Ornellas, rappelle qu’il s’agit de « provoquer la mort de quelqu’un ».

Le leitmotiv des maçons est celui de la liberté individuelle, de « la liberté de disposer de son corps et même de sa vie ». Une prévalence à laquelle Agnès Panyosan-Bouvet, députée Renaissance, réagira : « Si je voulais vendre un rein, ce serait aussi ma liberté individuelle ».

Face à la toute-puissance de l’individu, les cultes rappellent la dignité inconditionnelle de l’être humain et le respect de la vie, un respect « scrupuleux, non négociable » ajoute Ghaleb Bencheikh, président de la Fondation de l’islam de France. Les cultes réaffirment également le refus de la souffrance, l’« ennemi commun » pointe l’archevêque. « Aucune religion ne valorise la souffrance, aucune souffrance n’est tolérable » certifie Haïm Korsia, Grand Rabbin de France.

Mais « c’est étonnant de dire : “puisqu’il ne peut pas se suicider seul, alors on va l’aider” », souligne-t-il. Ne faudrait-il pas dire « il ne peut plus manger seul, alors on va l’aider » ? D’autant plus qu’il y a « une grande différence entre quelqu’un qui fait quelque chose et quelqu’un qui fait un acte en notre nom à tous », pointe-t-il.

« Ce qui assure à notre civilisation de vivre le plus possible en paix c’est ce principe civilisateur tu ne tueras pas », affirme Mgr d’Ornellas qui estime qu’il relève tout autant du « fruit d’une réflexion de raison humaine ».

Un quasi consensus sur la loi Claeys-Leonetti

Aline Cheynet de Beaupré, professeur de droit privé, affirme que la loi de 2016 est allée « très loin juridiquement » et n’a « pas d’équivalent à l’étranger ».

« Réelle avancée », véritable « progrès » pour les loges, le Dr Jean-Gustave Hentz, président de la commission Ethique et société de la Fédération protestante affirme que les protestants sont plutôt satisfaits de la loi Claeys-Leonetti. Haïm Korsia juge de son côté qu’elle « a trouvé un équilibre », rappelant tout de même s’être battu en 2016 pour que la sédation soit « réversible ».

Le texte semble faire consensus. Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France estime toutefois que la loi actuelle « ne prend pas en compte toutes les situations ». Elle évoque les maladies neurodégénératives et les personnes âgées souffrant de polypathologies.

Dès lors le voile tombe. La maladie de Charcot est toujours la première invoquée, mais loin d’être la seule cible.

La psychologue Marie de Hennezel affirme que les personnes âgées « craignent plus que tout d’être considérées un jour comme un poids pour la société ». « Peut-être qu’on nous culpabilisera de vouloir rester en vie », anticipent-elles. Une crainte partagée par certains protestants : un « droit à mourir » pourrait « stigmatiser des patients souffrant de handicaps ».

Car une fois l’euthanasie légalisée, la question « est-ce que je veux continuer de vivre ou mourir se posera » alerte Valérie Depadt, maître de conférences en droit privé. Permettre c’est déjà un peu proposer, prévient-elle. Et le patient pourrait craindre le jugement des autres.

Un parallèle avec l’avortement ?

Comme lors de l’audition des associations (cf. Fin de vie : deux visions s’opposent lors des auditions parlementaires), l’avortement est invoqué pour justifier l’euthanasie. « La vie c’est la naissance, pas de mort sans naissance », rappelle Catherine Lyautey. « La naissance est déjà encadrée, pourquoi pas la mort ? », interroge-t-elle. « Après les batailles pour ne pas enfanter dans la douleur, pour choisir d’avoir ou non un enfant », il s’agit « peut-être de la dernière liberté à conquérir », juge la Grande Maîtresse . Elle appelle à changer la loi pour mettre fin à la « clandestinité » de la pratique, comme cela a été fait pour l’IVG estime-t-elle.

Pour Frédérique Moati, de la Grande Loge Féminine , « s’il y avait eu un comité d’éthique à l’époque de la loi Veil, elle n’aurait pas été votée ». « Une loi ne peut pas se justifier sur des valeurs éthiques », d’après elle. « Le débat ne peut avoir lieu que sur le plan du légal et de l’illégal. »

La confusion des mots, et plus encore

Pour Georges Serignac, voter l’euthanasie serait « l’aboutissement du projet républicain ». Plus que du « projet républicain », c’est d’un projet « humaniste » dont il s’agit, avec des valeurs de « compassion », d’« empathie », estime Michel Hannoun, ancien député de l’Isère et membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme de la Grande Loge de France.

Humanisme, compassion, empathie, le lexique est choisi. Didier Martin, rapporteur de la mission, interroge la Grande Loge  : les valeurs de charité, d’amour, sont-elles au cœur de ce qui ferait accepter une demande d’« aide active à mourir » ? Pour Catherine Lyautey, la réponse, positive, prend la forme d’une interpellation : « ne peut-on pas donner la mort avec amour ? ».

Les lignes se brouillent, la confusion s’installe. La Grande Maîtresse ose même affirmer que légaliser l’euthanasie « évitera des suicides ».

En forme de conclusion, Georges Serignac affirme avoir pratiqué de très nombreuses euthanasies. Il est vétérinaire, il évoque des euthanasies d’animaux. « Un véritable problème de conscience », assure-t-il. « Personnellement j’ai arrêté de le faire », témoigne le Grand Maître .

« Notre vigilance collective devrait concerner les personnes que nous abandonnons en fin de vie et qui parfois revendiquent le droit à la mort , faute d’être reconnues dans la plénitude de leur droit à la vie », interpelle le professeur d’éthique médicale Emmanuel Hirsch. Les hommes ne méritent-ils pas au moins autant de compassion que les animaux ? (cf. Australie : les soins palliatifs se développent… pour les animaux)

[1] Lors des questions, Olivier Falorni rappelle le communiqué commun publié le 31 mars 2021 par différentes obédiences. Soit huit jours avant que le premier article de sa proposition de loi soit voté (cf. La PPL Falorni tombe en désuétude – le spectacle exagéré des promoteurs de l’euthanasie)