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Travailleurs d’Hiram Abiff : éveil de la conscience

De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Muñera Muñoz

« Il n’est pas possible d’éveiller la conscience sans douleur. Les gens sont capables de faire n’importe quoi, aussi absurde que cela puisse paraître, pour éviter d’affronter leur propre âme. Personne ne s’éclaire en fantasmant des figures lumineuses, mais en rendant consciente leur obscurité. » (Carl Jung).

Le chemin d’initiation à la franc-maçonnerie vise à « éveiller la conscience », bien sûr c’est un chemin spirituel, c’est une attitude de vie. Pourquoi est-ce une attitude de vie ? Parce que nous devons d’abord corriger tous les enseignements et informations que nous recevons au cours de notre vie sur ce plan : famille, école, université et le conglomérat en général. Tous ces défauts et passions ou tyrans qui nous gouvernent que nous avons créés tout au long de notre vie sont corrigés, et en franc-maçonnerie ce travail nous amène à être « libres« , à ne dépendre de rien, et c’est ici qu’il commence à « ouvrir la conscience« .

C’est un travail très dur car notre « ego » nous cache le chemin vers la Lumière et nous fait vivre dans l’illusion du plan physique perçu par nos sens. Lorsque nous commençons à ouvrir la conscience, nous développons cet organe spirituel appelé « intuition« , sans lequel nous ne comprendrons jamais la « lumière » des plans supérieurs. Nous pouvons parler de deux types de conscience : la conscience et le subconscient, et ce dernier est ce que nous avons voilé et nous empêche de percevoir la réalité de notre existence.

L’inconscience est une mauvaise façon de vivre sur ce plan, et qui crée de la souffrance et du malheur pour nous parce que nous sommes voilés de la lumière et de la sagesse. Si « l’ego » domine notre existence nous ne pouvons pas « éveiller la conscience« , c’est la cause des souffrances du plan terrestre, comme l’affirme le maître bouddha : entre l’ego et les désirs le chemin est très épineux. Entre « Connais-toi toi-même » et « Connaissance de soi » se trouve le secret du chemin initiatique à la Franc-Maçonnerie. Il est important de noter qu’une personne peut être très « intellectuelle« , dominer les différentes écoles spirituelles existantes, mais cela ne veut pas dire qu’elle « a ouvert sa conscience« . Nous ne pouvons pas non plus nous battre avec notre existence sur le plan physique, c’est notre manifestation pour remplir notre mission dans ce cycle de vie et cela est réalisé en vivant en équilibre.

Au fur et à mesure que nous éveillons notre conscience, tout devient plus clair et le fantasme qui nous éblouit se voile, seul notre ego en profite, nous cessons d’être esclaves du mental. Les francs-maçons ne sont à 80% que des francs-maçons intellectuels, bourrés d’informations, et seulement vingt pour cent sont de vrais initiés, libres et pleins de connaissance transcendante. Il est bon de savoir qu’il existe une connaissance transcendante et une connaissance non transcendante. Les non-transcendants sont toutes les études et informations que nous avons menées à un niveau intellectuel, et les transcendants sont nos connaissances et notre sagesse issues de la symbologie maçonnique et de la méditation.

« La première impression que produit sur moi l’effort, de prendre conscience de mon être, de prendre conscience de moi en tant que moi, de me dire : je marche, je fais et d’essayer de faire vivre ce je, de le sentir à l’intérieur de moi, c’était ceci : La pensée restait endormie, quand je faisais le je, je ne pouvais ni penser ni parler, même l’intensité des sensations diminuait ; d’ailleurs on pouvait se maintenir dans un tel état, seulement pour une très courte période. » (Ouspensky).

Pour me connaître, je dois d’abord observer les trois préoccupations qui surgissent dans notre esprit : « D’où je viens, qu’est-ce que je fais ici et où vais-je » et la réponse réside dans l’éveil de la conscience. Outre l’Ego, il est aussi accompagné des « détracteurs », qui sont les obstacles qui se présentent à nous sur le chemin de l’éveil. Quand on met la volonté d’action, des obstacles sortent, exemple : vous sortez et une forte pluie se dégage.

Vous sortez et le véhicule a un pneu crevé, ou un tuyau de la maison casse, etc. J’appelle cela des « détracteurs » qui ont l’air logique, mais qui ne le sont pas. Nous, francs-maçons, n’éliminons ni ne tuons rien, car notre symbologie nous apprend seulement à rechercher l’équilibre : entre les colonnes de « la miséricorde et la rigueur », nous avons celui du Centre qui est la « sagesse » (Kabbale), nous équilibrons, si nous éliminons quelque chose, même si c’est nuisible, dans ma compréhension ce serait le chaos. Imaginez qu’on élimine « l’ego« , on devient des personnes sans « estime de soi« , on équilibre seulement « l’égoïsme, la sentimentalité et les passions » qui sont des lests pour ouvrir la conscience, car elles sont pleines de « pouvoir et d’attachement ». L’autre secret de l’ouverture de conscience est « le détachement ou le détachement », qui se résume en un mot : « être libre », indifférent à la rigueur et indifférent à la miséricorde, indifférent à l’orgueil et indifférent à l’humilité. L’équilibre. Libre de nos passions et de nos défauts : c’est la plénitude spirituelle.

Lorsque la conscience est ouverte, la douleur et la souffrance sont transcendées, car vous vous libérez des griffes de l’attachement et des désirs, lest du chemin initiatique. L’ouverture de la conscience est la pleine connaissance de notre intérieur et de notre essence. Celui qui éveille la conscience peut étudier aux pieds de l’enseignant, vit dans les mondes supérieurs, est conscient de l’État originel, car il vibre aux niveaux de vibrations des plans supérieurs. Il est probable que vous éveilliez votre conscience lorsque ces signes apparaissent : Ne soyez pas soumis à vos croyances – vous pratiquez le détachement ou le détachement. – Vous vous sentez libre, pas attaché à l’intellectuel ou au religieux. –Vous ressentez un équilibre entre le corps et l’esprit. – Votre niveau spirituel grandit et cela se reflète dans vos actions – Vous n’avez pas peur de l’inconnu, des mystères et encore moins de passer à plat. –Vous voulez être seul, pas à la solitude pour méditer. – Vous faites l’expérience d’une plénitude spirituelle et votre religion est l’amour.

Le jugement qui a rétabli les magistrats impliqués dans le « scandale de la franc-maçonnerie » est officiellement publié

De notre confrère brésilien olharjuridico.com.br –  Par Pedro Coutinho

Il a été officiellement publié ce jeudi (16), dans le Journal de Justice de la Cour Suprême Fédérale (STF), l’arrêt du Deuxième Collège qui a décidé la réintégration au personnel du Pouvoir Judiciaire de l’État du Mato Grosso des magistrats impliqué dans le fameux « scandale de la maçonnerie ». La session de vote de la classe a eu lieu en novembre 2022, avec la présidente de la Cour de justice de MT, la juge Maria Helena Póvoas, acceptant le jugement et déterminant la restitution des juges.

En novembre 2022, la présidente de la Cour de justice du Mato Grosso (TJMT), la juge Maria Helena Póvoas, a décidé la réintégration des juges Juanita Cruz da Silva Clait Duarte, Maria Cristina Oliveira Simões, Graciema Ribeiro de Caravellas et Marcos Aurélio dos Reis Ferreira. 

«Je réintègre les magistrats Maria Cristina Oliveira Simões, Graciema Ribeiro de Caravellas, Antônio Horácio da Silva Neto, Juanita Cruz da Silva Clait Duarte et Marcos Aurélio Reis Ferreira au personnel du pouvoir judiciaire de l’État du Mato Grosso, conformément à la décision rendue en deuxième classe du Tribunal fédéral ».

Les noms ont été impliqués dans le soi-disant « scandale de la franc-maçonnerie ». Quatre des cinq requérants étaient représentés par l’avocate Mirian Rodrigues de Melo Gonçalves.

Graciema Ribeiro de Caravellas a été affectée à la Chambre temporaire de droit public ; Antônio Horácio da Silva Neto pour juger le 3e Tribunal du Trésor public ; Juanita Cruz da Silva Clait Duarte pour exercer la compétence exclusive sur le 8e Tribunal civil spécial ; Maria Cristina Oliveira Simões pour exercer la compétence exclusive sur le 2e Tribunal civil spécial ; Marcos Aurélio Reis Ferreira pour juger, avec exclusivité, le 8ème tribunal correctionnel de la Capitale.

L’arrêt de la deuxième formation, qui a jugé l’affaire le 8 novembre dernier, a été officiellement publié dans le journal de justice STF ce jeudi (16). Les députés ont annulé les sanctions appliquées par le Conseil national de la justice (CNJ) aux cinq magistrats. La collégialité a accepté les griefs régimentaires dans Writs of Mandamus .

Les magistrats avaient été punis par la CNJ de mise à la retraite d’office en raison de leur implication présumée dans un stratagème de détournement de fonds publics, d’un montant de plus de 1,4 million de R$, dans le but d’aider la Loja Masônica Grande Oriente dans l’État du Mato Grosso épais.

Selon l’inspecteur TJ-MT de l’époque, ils auraient reçu du tribunal environ 250 000 R$ chacun et auraient prêté à l’entité par le biais d’un contrat écrit. Pour le magistrat, l’acte serait illégal et caractériserait un éventuel régime de favoritisme avec l’utilisation de l’argent public.

Au STF, la survenance d’un fait nouveau a été confirmée – l’acquittement d’Antônio Horácio da Silva Neto et de Marcos Aurélio Reis Ferreira dans l’action pénale, pour n’avoir pas concouru au détournement de fonds. Le vote du rapporteur, la ministre Nunes Marques, a prévalu dans le jugement de la classe, selon lequel l’acquittement dans le domaine pénal devrait avoir des répercussions dans le domaine administratif.

Les juges ont également compris que l’acquittement pénal des juges devrait entraîner la suppression de la peine de retraite obligatoire appliquée aux juges Juanita Cruz da Silva Clait Duarte, Graciema Ribeiro de Caravellas et Maria Cristina Oliveira Simões. Selon le ministre Gilmar, ils se sont limités à recevoir des fonds sur une base privilégiée, à un simple comportement passif, et n’ont même pas été dénoncés dans la sphère criminelle.

Société Secrète… Société Thulé

La société Thulé ou l’ordre de Thulé (en allemand Thule-Gesellschaft) est une société secrète allemande de Munich, qui à l’origine était un groupe d’études ethnologiques s’intéressant tout spécialement à l’Antiquité germanique et au pangermanisme aryen dans le cadre du mouvement völkisch. Ses mythes racistes et occultistes inspirèrent l’idéologie nazie et son pendant mystique.

Le rôle et l’influence véritable de cette société secrète ont fait l’objet à partir des années 1960 de nombreuses légendes et controverses, alimentées par des écrits liant nazisme, occultisme et pseudo-science.

Cet imaginaire, largement diffusé par des essais et des romans dont certains masquent des thèses d’extrême droite voire révisionnistes, continue aujourd’hui d’être relayé dans diverses œuvres de fiction et par les théoriciens du complot.

Origines

Origine du nom

Emblème de la Société de Thulé .

Elle tire son nom de Thulé, partie la plus septentrionale d’Europe et lieu mythique pour les anciens Grecs et Romains, dans lequel le dieu Apollon viendrait passer une partie de l’hiver.

Présent dans la littérature, le nom de Thulé renvoie au mythe d’une population habitant le nord de l’Europe. Ses premières mentions remontent aux récits de Pythéas, un explorateur grec originaire de Massalia, l’antique Marseille, qui désigne l’Ultima Thulé. La région est supposée habitée par les Hyperboréens, peuple mythique. Virgile, plus tard, l’évoque dans l’Énéide ; Goethe, au xviiie siècle, la confond avec l’Atlantide.

D’après la Carta Marina, une carte géographique du xvie siècle représentant les mers, les côtes et l’intérieur des terres des pays encerclant la mer Baltique, une île du nom de Tile (Thulé ?) se trouve au nord des îles Hébrides et Orcades, à l’Ouest de l’île Fare (îles Féroé ?) et au Sud de l’Islande.

Cette île, Tile / Thulé, se trouve sur l’une des routes probables qu’aurait empruntées Pythéas.

Mythologie

Certains discours de la fin du xixe siècle, abondamment repris par la suite, affirment que Thulé aurait été le nom magique d’une civilisation germanique avancée, mais disparue. Cette idée est reprise par les membres de la société Thulé, qui pensaient que Thulé était ce qui subsistait d’un continent aujourd’hui disparu, appelé Hyperborée, et que ce continent était le berceau d’une civilisation nordique disparue, dont les secrets seraient conservés par des « supérieurs inconnus ».

Ultima Thulé aurait été la capitale du premier continent colonisé par les Aryens.

Fondation et premiers mois

Au départ, simple loge au sein du Germanenorden, une société secrète pangermaniste, völkisch et antisémite, la société Thulé a été constituée par Rudof Glauer, qui se prétend baron Rudolf von Sebottendorf, le 17 août 1918. Diffusée à Munich, l’idéologie de cette société prônait l’antisémitisme, l’antirépublicanisme, le paganisme et le racisme. La société se veut une société initiatique. Son symbole, la croix de Wotan, divinité germanique, n’est pas sans rappeler la croix gammée.

Recrutant parmi la jeunesse munichoise, la société, paravent pour l’activité initiatique et mystique d’une loge paramaçonnique, connaît un essor rapide parmi la société munichoise.

Rapidement, la défaite remet en cause les aspirations nationalistes des membres de la société.

Une société active

Fonctionnement

La croix gammée en forme de roue solaire utilisée par la société de Thulé et le parti des travailleurs allemands.

La société recrute par cooptation, les membres étant sélectionnés à la suite d’enquêtes sur les liens sociaux du récipiendaire et une analyse de ses caractéristiques physiques.

Évolution et fin

Autour de cette société secrète gravitent un certain nombre de groupuscules, dont le Deutsche Arbeiterverein de Karl Harrer, qui devient le Deutsche Arbeiterpartei, fondé par Anton Drexler et Harrer, qu’Adolf Hitler fera renommer en NSDAP. Pour bien marquer leur filiation, les fondateurs du DAP ont repris la croix gammée.

Dissolution

En 1919, Sebottendorf, démis de ses fonctions par les membres de la société, commence ses voyages. Il revient en Allemagne en 1933, espérant faire revivre la société sous le régime nazi. Il publie alors Bevor Hitler kam (Avant qu’Hitler ne vienne), un livre dans lequel il cherche à se poser en précurseur du Troisième Reich. Le premier tirage de l’ouvrage se vend bien mais Hitler, indisposé par les prétentions de Sebottendorf, le fait ensuite interdire. Sebottendorf est arrêté et brièvement envoyé en camp de concentration ; une fois libéré, il quitte à nouveau l’Allemagne.

Idéologie

L’idéologie de l’ordre était fondée sur la croyance en l’existence de surhommes et d’une race humaine supérieure : les Aryens, qui auraient vu le jour dans l’hypothétique Hyperborée, centre magique des peuples germaniques.

La plupart des membres sont ariosophes ; certains sont initiés à la franc-maçonnerie, même si certaines de leurs idées s’opposent radicalement à celle de la « fraternité universelle » : l’Aryen est dit d’une race humaine d’origine divine, tandis que le Juif est considéré être un sous-homme.

Influence de l’ariosophie

Thulé est le nom donné entre 330 et 320 av. J.-C. par Pythéas à une île qu’il présente comme la dernière de l’archipel britannique, et qu’il est le premier à mentionner. Extrait de la Carta Marina.

L’idéologie professée par la société Thulé s’inspire d’un corpus d’éléments ésotériques et mystiques puisés dans l’ariosophie de Guido von List, chez Jörg Lanz von Liebenfels, un autre faux baron s’appelant simplement Lanz, Rudolf von Sebottendorf, Helena Blavatsky, Arthur de Gobineau, et des théories aryano-centristes de certains archéologues allemands. List se propose de diriger les Aryens vers une société paysanne, patriarcale et esclavagiste.

Selon plusieurs auteurs grecs et latins, il aurait existé dans des temps très reculés un continent situé à l’Extrême-Nord, qu’ils appelaient Hyperborée (Ultima Thulé), lequel aurait été peuplé d’hommes transparents. Ceux-ci, en s’alliant aux autres hommes, auraient donné naissance à des êtres humains de plus en plus opaques, mais leurs descendants auraient néanmoins conservé leurs facultés, supérieures à celles des humains ordinaires (voir Ánd).

Occultisme

Jörg Lanz von Liebenfels n’hésitait pas à étayer son modèle idéologique en allant puiser de manière idiosyncratique aux différentes traditions religieuses antiques païennes mais également issus des différents monothéismes, n’hésitant pas à s’inspirer de ses lectures du Talmud et de la Kabbale.

Un des paradoxes de cette société est que plusieurs membres lisaient le Talmud en espérant y trouver de l’occultisme afin de formuler une théosophie antisémite.

Manifestations au début de la république de Weimar

Comme les multiples groupuscules völkisch qui fleurissent en Allemagne après la défaite de 1918, la société Thulé développe une rhétorique antisémite, raciste et nationaliste, tout en prêtant son nom à un groupe de combat antisémite engagé dans la répression de la république des conseils à Munich.

Activisme antirépublicain

Ainsi, au cours des mois qui suivent la défaite allemande, la société multiplie les caches d’armes pour les fournir rapidement aux opposants nationalistes au régime mis en place à Munich à partir de novembre 1918.

Ainsi, dès le 9 novembre 1918, date du renversement de la monarchie en Bavière, la société, essentiellement son fondateur, multiplie les actions contre le gouvernement républicain. Une tentative de kidnapping contre Kurt Eisner échoue. Son assassinat constitue une conséquence de l’activisme de la société, le comte Arco-Valley souhaitant démontrer son attachement au nationalisme de la société par cette action d’éclat, afin de pouvoir y être accepté.

Cet activisme est rapidement sanctionné par les unités de la république des conseils, proclamée à Munich en avril : les locaux de la société sont occupés, certains membres exécutés, tandis que d’autres secondent efficacement les forces révolutionnaires à la reconquête de la ville.

Liens avec le nazisme à ses débuts

Karl Harrer.

Les liens de la société Thulé avec le mouvement nazi sont nombreux, mais la nature réelle de ses liens sont largement ignorées aujourd’hui encore.

Propriétaire du journal Völkischer Beobachter depuis le mois de juillet 1918, la Thule-Gesellschaft revend le titre au Parti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiterpartei, DAP), un parti politique d’extrême droite, pangermaniste, völkisch et antisémite. La société Thulé accueille la rédaction du journal après l’avoir revendu, garantissant au périodique des facilités de fonctionnement. Le journaliste sportif Karl Harrer, membre de la société Thulé, devient président du DAP.

Formation mineure parmi des douzaines d’autres organisations völkisch, l’éphémère DAP est réorganisé dès 1920 en Parti national-socialiste des travailleurs allemands (Nationalsozialistische deutsche Arbeiterpartei, NSDAP), le parti nazi.

Cependant, l’imaginaire occultiste propagé par la société Thulé est rapidement écarté de la presse nazie. Hitler lui-même n’avait aucune sympathie pour quelque forme d’occultisme que ce soit : son intérêt pour la mythologie nordique et l’époque teutonique dérivait uniquement de son goût pour les opéras de Wagner. Par ailleurs, Karl Harrer démissionne du DAP dès 1920.

Le svastika dextrogyre, la croix gammée, utilisée par les occultistes depuis le xviiie siècle, a été proposée comme emblème du DAP par un militant membre de la société, lors du congrès de Salzbourg, le svastika étant considéré comme un symbole nordique ; il a néanmoins été modifié par Hitler peu après.

Liste controversée des membres

Personne ne connaît exactement la liste complète des membres, ce qui a amené certains auteurs à échafauder des théories diverses sur l’adhésion de personnalités à une section secrète de la société Thulé notamment au sein de l’élite SS.

Supputation

Des auteurs comme Werner Gerson dans l’ouvrage cité ci-après, Jacques Bergier dans le Matin des Magiciens, et Trevor Ravenscroft dans la Lance du Destin, rapportent que les membres de Thulé, considéraient Rudolf Steiner et ses disciples comme leurs pires ennemis. Steiner a été secrétaire général de la section allemande de la Société théosophique, avant la fondation de la société Thulé. Comme certains membres de la société Thulé auraient aussi été membres de la Société théosophique, l’amalgame était facile.

René Alleau affirme avoir découvert en Allemagne la liste des membres de la société Thulé, publiée en 1933 par R. von Sebottendorf, laquelle comprend 226 noms, mais pas celui de Rudolf Steiner. Dans sa liste, von Sebottendorf ne mentionne pas Hitler comme membre de la société Thulé, mais écrit en 1933, qu’il fut fréquemment « l’hôte de la Thulé ».

Certains auteurs ont présenté comme une certitude l’appartenance de Hitler à cette société, alors que les historiens se montrent sceptiques vis-à-vis de cette affirmation que rien ne vient étayer.

Membres connus

Hans Frank en 1939.

Vers 1923, Rudolf Hess, revenu à Munich, devient l’un des animateurs de l’ordre de Thulé. Alfred Rosenberg côtoie lui aussi la société secrète.

D’autres futurs responsable nazis, Gottfried Feder et Hans Frank, fréquentent Thulé. Rapidement, cependant, le caractère élitiste et aristocratique de la société leur déplaît et ils s’en éloignent. L’imaginaire occultiste propagé par la société est assez vite écarté de la presse nazie.

Postérité dans l’imaginaire et dans la fiction

Dès les années 1930, et plus encore après sa dissolution, la société Thulé exerce une forte fascination dans certains milieux, notamment les groupes occultistes nostalgiques du Troisième Reich.

On crédite cette société d’une forte influence non seulement sur les dirigeants du Troisième Reich1, mais aussi dans les premiers moments du mouvement nazi, mais il semblerait, que, sur ce dernier point, les chercheurs soient incapables de se prononcer clairement dans un sens ou dans un autre, ce qui génère de nombreuses spéculations sur la question, aujourd’hui encore.

Le mythe de la Société Thulé, fréquemment évoqué dans les ouvrages traitant de l’occultisme, du paranormal ou de l’ésotérisme, a notamment été popularisé par Le Matin des magiciens. Cet ouvrage à grand succès, publié en 1960 par Louis Pauwels et Jacques Bergier, présente la société Thulé comme un « instrument capable de changer la nature même de la réalité » en lui attribuant les fonctions de « centre magique du nazisme », et contribue à lancer une mode éditoriale associant nazisme et paranormal.

Durant les années 1960, certains auteurs proches des milieux occultistes, Jan van Helsing, notamment, défendent, sur la base du témoignage largement remis en cause de Hermann Rauschning, l’idée que Hitler serait un initié, membre important de la société Thulé, transformée pour la cause en société initiatique. Selon Van Helsing, La société Thulé constitue l’un des deux piliers originels du nazisme, avec la fantasmatique et imaginaire société du Vril, cette dernière s’occupant de l’au-delà, tandis que la société Thulé aurait été la continuation de la confrérie secrète de la Pierre noire, s’opposant à un complot mondial imaginaire.

À partir de cette période, ce sont souvent des intellectuels se présentant comme des « chercheurs indépendants » qui reprennent et systématisent les liens entre le mouvement nazi et la société de Thulé, les chercheurs issus de l’université affichant leur scepticisme face à ces affirmations souvent mal étayées.

Au-delà des milieux intéressés par l’occultisme et le paranormal, cette société mystérieuse a constitué une source d’inspiration pour un certain nombre d’écrivains et d’artistes. Elle est évoquée dans des œuvres très diverses, allant du roman au jeu vidéo en passant par le cinéma et la bande dessinée.

La littérature a été historiquement la première des formes d’expression artistique à s’emparer du sujet. Dans un premier temps, l’évocation de la Thule Geselschaft constitue un apanage de la littérature d’extrême droite, en général produite afin de participer au blanchiment d’anciens nazis, souvent des SS, à l’image des romans de l’ancien SS autrichien Wilhelm Landig, qui mélange uchronie, anticipation et thèses nazies. Landig, en utilisant le roman, a pu se permettre de jouer avec la censure en vigueur en Allemagne et exposer ses idées néonazies à un public plus large que le lectorat habituel des publications nostalgiques du Troisième Reich.

En France, Jean Mabire publie en 1977 un essai aux allures de roman initiatique, Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens, dans lequel il développe non seulement une mystique du sang et de la race, mais établit également une filiation de Thulé avec l’Atlantide. Dans le roman Le Rituel de l’ombre, les réminiscences actuelles de la Thulé sont mises en scène face aux loges maçonniques.

Le cinéma met en scène la société Thulé dans un certain nombre de films. Ainsi, la bande dessinée Hellboy, par Mike Mignola, et son adaptation cinématographique réalisée par Guillermo Del Toro, transforment les nazis en initiés, membres de la société Thulé, préparant leur revanche occulte contre les Alliés.

11/02/2023 : Assemblée Générale annuelle du G.I.T.E.

Comme chaque année, le G.I.T.E. tenait ce samedi 11 février dernier son Assemblée Générale. Elle fut l’occasion pour le Président Jean-Pierre Vic et son bureau de présenter son bilan annuel pour l’année 2022. Comme vous le constaterez, il est plutôt très bon. Cette journée fut l’occasion pour tous les membres venus d’un peu partout en France (et d’outre mer) ainsi que les nombreux invités, de se retrouver pour un déjeuner de très haute qualité, auquel notre rédaction était conviée.

A partir 8h30, Célia, l’incontournable secrétaire de cette quasi institution, née en 1947, accueillait les participants avec une remise de badge, un petit cadeau d’accueil et le traditionnel sourire accompagné du petit mot de bienvenu. Pendant ce temps, au Premier étage, le secrétaire général recevait au fur et à mesure de leur arrivée, les délégués qui prenaient place dans la salle de réunion.

Le Président Jean Pierre VIC après avoir salué tous les participants, fit son discours d’ouverture et clôtura celui-ci par l’appel des Sœurs et des Frères disparus en cours de l’année 2022. Il s’ensuivit d’une minute de silence en leur mémoire !

La prise de parole devant être prudente car le lieu étant profane, les appellations de Sœurs et de Frères furent remplacées par le mot « Ami/e » ! Il faut reconnaitre que ce ne fut pas forcément simple pour tout le monde, chassez le naturel, il revient au galop.

Puis, il donna la Parole aux différents intervenants à commencer par le Secrétaire Général Alain Yvon Béguin : Un compte rendu complet de l’année écoulée fut délivré en retenant les moments forts tel que la progression des nouveaux adhérents, le renforcement des visites en province…

Il fut mis au vote le rapport avec une unanimité des votants

Puis ce fut le tour du Trésorier National d’exposer son rapport financier positif des comptes très équilibrés (en raison des nombreux contrôles en cours d’année !)

Là encore, le vote des participants fut unanime

Il fut décidé une augmentation des cotisations afin de couvrir les frais structurels (coût social, amortissements locaux et logiciels, frais généraux…) surtout que le tarif était resté stable depuis plus de 5 ans. Il était donc proposé un tarif 2023 :

  • Pour les particuliers 35 €
  • Pour les professionnels 65 €
  • Adhésion : tarif maintenu à 10 €. Les nouveaux adhérents, à partir du 1er octobre de chaque année, donc par exemple, du 1/10/2023, auront payé leur cotisation pour 15 mois, soit jusqu’au 31/12/2024.

Michel Dionnet présenta ensuite la charte des Délégués en 11 articles

Le bureau dirigé par son Président Jean-Pierre Vic fut reconduit dans ses fonctions pour l’année à venir.

Cette Assemblée Générale fut suivi d’agapes fraternelles dans les salons Pourpre, Napoléon et Vert du Sénat où 130 participants partagèrent un excellent repas.

Le Président de l’association Mathusalem France François Avale était l’invité d’honneur lors du repas où il présenta son association à l’invitation du Président Jean-Pierre Vic.

Nos lecteurs assidus se souviennent des précédents articles consacrés au G.I.T.E.

Quelques éléments chiffrés qui avaient été donnés en 2021 :

Présentation : Le G.I.T.E, Groupement International de Tourisme et d’Entraide, est une Association inter obédientielle, 1761 Membres répartis dans 50 pays. – France : 1 301 membres   – Hors France : 460 membres194 Nouveaux adhérents nous ont rejoints en 2020.

5 Délégués généraux : Allemagne : 13 Adhérents, Belgique : 104 Adhérents, d’Italie89 Adhérents, de Suisse : 24 Adhérents, et des USA Adhérents, représentent leur pays au Conseil d’administration.

En Europe, nos Amis sont également présents en Autriche, Croatie, Espagne, Grèce, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Biélorussie. En 2019, L’Australie et le Vietnam nous ont rejoints.

L’Afrique est bien représentée : Benin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gabon, Guinée, Mali, Maroc, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie, ainsi que Madagascar, en 2019. Nous sommes également présents en Asie : Cambodge, Inde, Thaïlande et au Moyen-Orient : Liban et Israël ainsi qu’à l’Ile Maurice ou Cuba, et Argentine, Brésil. Nous avons 4 membres au Canada, et 6 aux U.S.A. – Au G.I.T.E., se parlent 77 langues. 

Les membres du G.I.T.E. sont des SS∴ et FF∴ de toutes OB∴, quelle que soit leur activité professionnelle, à condition que celle-ci soit conforme à l’éthique de l’Association.

Le G.I.T.E édite chaque année en début d’année un annuaire de coordonnées de SS∴ et FF∴ adhérents, tiré en 2020, à 6.000 exemplaires, et distribué à tous les adhérents.

Il est vendu à des FF∴ et SS∴ qui en font la demande au siège, ainsi que dans une dizaine de librairies, ou Temples dépositaires, à Paris et en régions.

Histoire : L’origine du G.I.T.E. est issue d’une fraternelle de maîtres d’hôtel crée en 1947.

Dans les années d’après-guerre où tout est à reconstruire, et à rassembler les Maçons ayant été pourchassés et cachés, des FF cuisiniers, restaurateurs, et des métiers du tourisme en général, se retrouvent au Club écossais à Paris, et décident de créer le Groupe Interprofessionnel de Tourisme EuropéenG.I.T.E.

Les FF∴ Fondateurs se donnent comme devise « Accueillir, Servir, Aider »Le premier annuaire est imprimé à 400 exemplaires, le 1er juin 1955. Dès 1956, les délégations Suisse et Belges sont rattachées à la France.

Annuaire 2023

Organisation : Association Loi de 1901.

Le Président et les deux Vice -Présidents sont issus statutairement des Métiers de la Restauration, et 18 Administrateurs,  renouvelés par tiers, tous les 3 ans structurent le G.I.T.E., et permettent sa représentativité administrative en régions ou à l’étranger. Ils sont tous adhérents et bénévoles et représentent toutes les Obédiences reconnues. Ils se réunissent au siège à Paris, 4 fois par an, lors de conseils restreints, et 2 fois en réunions plénières, permettant ainsi aux délégués internationaux de se joindre à eux, et d’assurer une gestion dynamique et un contrôle sérieux.

Contact : les bureaux du gite sont ouverts du lundi au mercredi de 10h à 16h30 

G.I.T.E. (Groupement International de Tourisme et Entraide)

36 AVENUE DE CLICHY – 75018 Paris

Tél : +33.(0) 1 45 26 25 51

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Vertus et mérites du bouddhisme : Ajahn Tate

Traduit par Jeanne Schut www.dhammadelaforet.org

Ajahn Tate a vécu de 1902 à 1996. A l’âge de 93 ans il a rédigé son autobiographie, véritable document de référence sur la vie d’un moine de la forêt en Thaïlande. Ajahn Tate est considéré comme l’un des disciples « complètement éveillés » d’Ajahn Mun.

Pour lire l’intégralité de cette autobiographie : “Autobiographie d’un Moine de Forêt” 

Extrait de « Autobiographie d’un Moine de Forêt » (p.196-199)

J’évoque mes maîtres et les grands initiés du passé, dont le Bouddha est le meilleur exemple, et comment ils ont conduit et guidé l’Enseignement. Il me vient à l’esprit que, moi aussi, j’ai, petit à petit, contribué à poursuivre ce développement. Ma naissance en tant qu’être humain n’a pas été inutile. De plus, j’ai été ordonné moine bouddhiste et j’ai dûment rempli mes obligations.

Ajahn Thate

Chaque fois que l’on m’a rendu hommage ou fait des offrandes, je me suis dit : « Que vénèrent-ils ? Eux et moi sommes identiques dans la mesure où nous sommes tous un agglomérat des quatre éléments : la terre, l’eau, le feu et l’air. Ils doivent, par contre, rendre hommage à l’habit couleur safran qui est l’emblème et la bannière des arahants. C’est ce type de foi qui soutient la religion et, même si leur conviction intérieure est tiède, ils ont foi en ce qui leur a été transmis ».

Je suis pleinement conscient de la vertu et de la valeur immenses du bouddhisme. Depuis la cérémonie de mon ordination, j’ai été constamment soutenu et nourri pour devenir un homme bon et vertueux. L’Enseignement ne m’a jamais conduit à commettre la moindre action immorale.

Malgré tout, il faut toujours que nous résistions ; nous sommes récalcitrants et continuons à mal agir. Notre logement et notre lit, nos matelas, oreiller et moustiquaire et même la nourriture que nous mangeons — tout ce que nous prenons ou utilisons chaque jour, tout cela appartient à l’enseignement du Bouddha. Les remèdes, destinés à soigner toute maladie que nous pourrions avoir, appartiennent aux fidèles pratiquants bouddhistes qui nous en font don généreusement.

Bhikkhus

Au début, lorsque nous sommes ordonnés moines, nous sommes complètement dépendants de la robe safran, emblème des Nobles Etres, que notre précepteur et nos maîtres nous accordent. (Précepteurs et maîtres sont simplement les représentants des enseignements bouddhistes puisqu’ils ont tous, sans exception, pris refuge dans le Triple Joyau). Lorsque vous avez reçu ce vêtement incomparable, les gens s’inclinent devant vous avec respect et vous soutiennent par de continuelles offrandes. J’ai pu survivre jusqu’à ce jour grâce à cet enseignement. Le bouddhisme a apporté des bénédictions infinies et une vertu inouïe, à moi personnellement ainsi qu’à nous tous dans le monde.

En venant vivre ici, et partout où j’ai vécu auparavant, j’ai toujours fait tout ce que j’ai pu, tant que ma santé me l’a permis, pour poser la base de constructions solides et durables pour le bouddhisme. Maintenant que je suis vieux et que je n’ai plus la force de me lancer dans des projets de construction, des fidèles laïcs ont l’inspiration voulue pour financer les constructions qui me représenteront à l’avenir. Toutes les sommes restantes sont réparties entre les autres monastères.

Malgré tout, je ne deviendrai jamais l’esclave des briques, du béton et du bois parce que je sais que ces matériaux ne sont que des objets extérieurs. En dépit de leur beauté et de l’élégance de leurs lignes et, indépendamment des millions qu’ils coûtent, si nous nous conduisons de manière immorale, tout cela devient creux et complètement dépourvu de sens.

Le vrai noyau, ou « coeur du Bouddha », ne réside pas dans les choses matérielles mais dans les actes des individus. Tel a été mon principe fondamental. Le fait de s’avancer pour être ordonné s’appelle nekkhamma ou renonciation parce que cela représente le renoncement à toutes les formes de sensualité. Après avoir pris la résolution de s’instruire selon la Noble Vérité de l’enseignement du Bouddha pour échapper à toute souffrance, il serait absurde de s’enterrer sous une pile de briques et de ciment.  … Ce type de projets de construction risque d’entraîner de nombreuses complications et des difficultés, et il arrive souvent qu’ils échouent par manque de ressources adéquates et, pire encore, par manque de vertu morale. La réussite de ces projets apporte bonheur et satisfaction, tandis que l’échec entraîne crises et agitation. Je ne me suis jamais permis d’éprouver de tels sentiments vis-à-vis de mes projets et je suis resté tout à fait impartial et détaché quant à leur aboutissement.

Je considère chaque projet comme faisant simplement partie des devoirs de la religion. Les fonds proviennent tous des laïcs car je n’ai moi-même aucune fortune. Quand la tâche est accomplie, elle profite au bouddhisme et apporte beaucoup de mérite aux fidèles laïcs. Il ne devrait pas être nécessaire de solliciter des fonds. Cela ne fait qu’embarrasser les gens, qui se lassent ensuite de ce genre de choses.

J’ai pu réaliser tous les projets grâce aux dons venus de partout, y compris ceux d’outre-mer. Toutes les offrandes … en faveur de Wat Hin Mark Peng ont été spécifiquement mises de côté à cet effet … tandis que toutes les contributions qui me furent données pour être destinées à mon usage personnel — qu’il s’agisse d’un baht, de dix, cent et même de millions — je les ai toutes réparties entre les différents projets de la communauté ci-dessus mentionnés. Ces fonds n’ont jamais cessé d’affluer et je constate toujours un grand intérêt pour soutenir mes projets … Il ne me semble pas avoir, moi-même, régressé à cause de cela et tout s’est passé en douceur. Sadhu ! Sadhu ! Sadhu ! (Tout est bien !) Le mérite passé m’a probablement permis de mener à bien ces missions.

…N’avoir pour seul but que le bien du bouddhisme et l’intérêt commun, sans en retirer de profit personnel, sera très profitable, bénéfique, tandis qu’entreprendre une action pour des motifs égoïstes apportera des résultats désastreux. Il serait très préjudiciable d’essayer de tirer un profit personnel en entreprenant des projets liés au bouddhisme. Ceci est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de ces « moines» qui, après s’être investis dans des travaux de construction, se laissent emporter par eux au point d’en abandonner leur travail spirituel et leur discipline. Ils construisent au dehors mais ne réussissent pas à construire leur réalité intérieure, et ceci mène à un terrible déclin. 

Ida a créé avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son nom, prénom, tél, Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

Le maire de la capitale a rencontré le président de la franc-maçonnerie argentine

De notre confrère argentin nuevarioja.com.ar

C’était dans le cadre des activités menées dans notre province, pour les préparatifs du centième anniversaire de la mort de Joaquín Víctor González, qui était vice-président de l’institution.

Les autorités de la franc-maçonnerie argentine, dirigées par le président Pablo Lázaro, ont mené différentes activités institutionnelles dans la province de La Rioja dans le cadre d’une série d’événements prévus cette année pour commémorer le centième anniversaire de la mort de Joaquín Víctor González, qui était vice-président de l’institution.

L’une des premières rencontres a été avec le maire de la ville de La Rioja, Inés Brizuela y Doria, avec qui ils ont discuté du travail que la franc-maçonnerie réalise dans tout le pays et de la présence de loges dans cette province et de l’intérêt de travailler en plateau.

De plus, un acte a été célébré en mémoire et en reconnaissance de Joaquín V. González, dans le monument qui porte son nom, où une couronne a été déposée et l’héritage de ce grand homme politique, historien, éducateur, franc-maçon, philosophe, juriste et écrivain a été souvenir argentin.

Ricardo Quintela

En outre, la délégation de la franc-maçonnerie a été reçue par le gouverneur de la province, Ricardo Quintela, avec qui ils ont discuté du travail que l’Ordre a réalisé dans tout le pays, et en particulier à La Rioja, la méthode de travail maçonnique axée sur le respect de la penser à l’autre et apprendre de lui.

À la fin de ces activités, Lázaro a souligné que ce fut une journée très intéressante et gratifiante qui a donné à la franc-maçonnerie la possibilité « de continuer à entretenir des liens avec différents secteurs de la politique argentine, à qui nous mettons à disposition notre méthode de travail et nos espaces, en tant que neutre espace de débat, dans le but de collaborer de tous les lieux possibles pour l’agrandissement de la société, dans la paix, avec l’harmonie et en apprenant à respecter les autres et leurs idées ou croyances ».

Les loges se mobilisent dans les zones touchées par les incendies

De notre confrère chilien granlogia.cl

Les graves incendies qui se sont produits dans le centre-sud de notre pays ont jusqu’à présent fait 25 morts, douze écoles endommagées, des pertes d’un million de dollars et des milliers d’hectares consommés. Compte tenu de cela, de nombreuses institutions travaillent pour soutenir ceux qui ont été touchés. De la même manière, différentes Loges situées dans les zones les plus touchées sont venues en aide aux personnes touchées par l’incendie, ainsi que les Services d’incendie.

Dans ce sens, des représentants de la Corporation Éducative Maçonnique de Concepción, COEMCO et la Délégation Juridictionnelle de Concepción au nom des loges correspondantes ont envoyé une contribution d’eau au Commandement des Pompiers de Tomé. D’autre part, la Juridiction Cautin a livré un total de 2 400 bouteilles d’eau minérale et 4 000 barres de céréales aux pompiers de Cautin.

Les membres de la franc-maçonnerie de Chillán et de la Women’s Lodge ont également livré de l’eau et des boissons isotoniques à la National Forestry Corporation.

Les Loges de Talcahuano ont mené une campagne interne pour récolter une importante somme d’argent qui a été remise aux Pompiers de Tomé en espèces et en eau minérale, boissons isotoniques, barres de céréales et denrées non périssables.

De même, les membres de la Loge « Juan Antonio Ríos » 178 de Concepción ont apporté un important don d’eau pour la consommation de ceux qui ont été touchés dans le secteur Colico Alto de la commune de Santa Juana, dont l’école et le pensionnat ont été complètement détruits par le feu.

Ceux-ci font partie des nombreux actes de solidarité que les Loges ont organisés pour venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. De même, les campagnes d’aide sont maintenues et des actions similaires sont attendues dans les prochains jours.

II- Le Cabinet de réflexion en Franc-maçonnerie, un athanor alchimique

Pour les humanistes universalistes du XVIIe siècle, qui ont inspiré la Franc-maçonnerie naissante, l’Alchimie était le cœur de leurs recherches. Certains travaillaient eux-mêmes au fourneau, d’autres entretenaient des laboratoires. Ils publiaient des traités sur le sujet. Pour eux, Alchimie, Rose-Croix et Franc-maçonnerie ne pouvaient être désunies. Ainsi en atteste le ternaire alchimique présent dans le cabinet de réflexion, celui indispensable au processus de formation  de la pierre philosophale : le Sel, le Soufre et le Mercure qui expriment ensemble le véritable équilibre auquel le profane doit tendre afin de se régénérer.

V.I.T.R.I.O.L est certainement l’acronyme le plus énigmatique et indéchiffrable que le récipiendaire voit écrit dans le cabinet de réflexion. Ces initiales placent d’emblée le cabinet de réflexions dans la pensée alchimique.

VITRIOL

Anagramme de L’or i [y] vit.

Dans l’édition de 1659 de L’Azoth ou le moyen de faire l’or caché des philosophes, Basile-Valentin, religieux de l’ordre de St Benoît, figure un célèbre emblème avec la formule Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem (p. 144). 

C‘est une reprise de la partie centrale du frontispice de La toyson d’or (1613), écrit par Salomon Trismosin, le précepteur de Paracelse. :

Moins connue, on trouve également cette phrase sur le phylactère de la page 136 et page 177 de cet ouvrage.

Le profane ne comprendra intellectuellement le sens que bien plus tard. Mais lorsqu’il se trouve dans l’œuf primordial, caverne alchimique aux pouvoirs de transmutation infinie, son inconscient n’aura aucune peine à comprendre cette inscription dont la valeur alchimique ne fait aucun doute. Les sept initiales, V.I.T.R.I.O.L, sont la révélation de l’opération du Grand Œuvre, aide -mémoire indispensable au profane, comme à l’initié, car il révèle le processus alchimique de la transmutation de l’être comme celle des métaux : Visita Interiora Terræ, Rectificando Invenies Occultum Lapidem  (dans sa traduction la plus courante, «visite l’intérieur de la terre, en rectifiant tu trouveras la pierre cachée», mais qui se traduirait aussi par, «examine avec application les entrailles de la terre, en opérant une deuxième distillation, tu trouveras la pierre cachée»).  Comme l’écrit Zozime de Panapolis : «Cette pierre est une chose qui se trouve en toi plus fixe que nulle part ailleurs, créée par Dieu, et tu en es la minière – la prima materia – ; elle est extraite de toi, et, où que tu sois, elle reste inséparablement avec toi.»

  • Visita. C’est la forme impérative à la deuxième personne du verbe visito, qui signifie «voir souvent, inspecter, éprouver…».
  • Rectificando. Ablatif de rectificare, mot qui n’existe plus en latin moderne mais qui existe en latin médieval ; rectificare se traduirait par «broyer».
  • Invenies. 2ème personne du singulier du futur d’invenio. Ce verbe possède plusieurs nuances de traduction : «découvrir, retrouver, dépister, joindre, dénicher», avec cette notion d’y rencontrer ce que l’on ne s’attendait pas à y trouver. Il peut aussi signifier «inventer, imaginer», quand ce qu’on y découvre résidait déjà en nous.

Cela peut se résumer par trois verbes d’action «visiter, dégrossir et découvrir».

Ce septénaire mystérieux, dont le sens dévoilé révèle une parfaite connaissance des processus, mène à l’éveil. La pierre que le profane doit trouver n’est autre que la pierre philosophale des alchimistes, et celle-ci se trouve au plus profond de chacun, elle ne se dévoile qu’à ceux qui, par un travail intérieur sincère, sont arrivés au parfait équilibre pour ne faire qu’un : Omnia ab uno, omnia ad unum  (Tout procède de l’Unité, tout tend vers l’Unité). Le contexte hermétique du sigle V.I.T.R.I.O.L. a de longue date imposé l’idée que cette pierre cachée était l’or philosophale des alchimistes. Mais un symbolisme n’en exclut pas nécessairement un autre. Le fait que l’allusion à cette pierre se fasse par l’intermédiaire d’un procédé typiquement kabbalistique suggère également une référence à la schétiyah, la pierre fondamentale de la tradition hébraïque, celle qui fut la première à être posée lors de la création du monde et qui fut ensuite perdue et négligée ainsi qu’il est dit dans le Psaume CXVIII, 22 : la pierre que les constructeurs ont rejetée est devenue la pierre d’angle. 

« Le pilier trumeau, qui partage en deux la baie d’entrée [de ND de Paris], offre une série de représentations allégoriques des sciences médiévales. Face au parvis, -et à la place d’honneur- l’alchimie y est figurée par une femme dont le front touche les nues. Assise sur un trône, elle tient de la main gauche un sceptre -insigne de souveraineté- tandis que la droite supporte deux livres, l’un fermé (ésotérisme), l’autre ouvert (exotérisme). Maintenue entre ses genoux et appuyée contre sa poitrine se dresse l’échelle aux neuf degrés, scala philosophorum, hiéroglyphe de la patience que doivent posséder ses fidèles, au cours des neufs opérations successives du labeur hermétique », ainsi s’exprimait Fulcanelli.

L’alchimie affirme que la Matière première se transforme en énergie ; que cette énergie obtenue ou extraite de la Matière agit en retour sur les éléments corpusculaires en les transmuant, en leur donnant une autre forme. L’alchimie affirme aussi qu’il y a deux états ou fonctions de la matière qui coexistent en alternance, le Solve, appelé le Volatil, symbolisé par une sinusoïde et le Coagula, dit le Fixe, symbolisé par une ligne droite. Le Volatil, ou aspect ondulatoire, état de dissolution, de décomposition de la matière, vibratoire, et indéterminé correspond au Mercure. Le Fixe, ou aspect corpusculaire, état condensé, déterminé et individuel correspond au Soufre Le Sel est l’union du Soufre et du Mercure, il est donc l’image de l’état à la fois ondulatoire et corpusculaire de la matière (ondicule), dont la représentation pourrait bien être l’équerre et le compas réunis.

Quelques mots sur l’alchimie

Le mot pourrait provenir de l’arabe al-kīmiyā, Chimie de Dieu, [kīmiyā signifiant mélange] ou encore l’égyptien ancien «Kemet» qui désigne la Terre Noire Divine évoquant l’Égypte, en référence à la couleur du limon déposé chaque année par la crue du Nil. Mais on pense que plus vraisemblablement du grec, kumen, «verser sur le feu» ou de kumos, le suc qui s’élève dans la plante. En hébreu «Chimie» se dit «Khimia» (הכִּימִיָ) et peut se lire comme «Ki mi Yah» («Car cela vient de Dieu»). Platon en dira dans son Timée (22b) que «la  terre noire d’Égypte détenait une sagesse antérieure et supérieure à celle des Grecs». Le terme apparaît dans le vocabulaire français au XIVe siècle, par le latin médiéval alchymia. Les mots alchimie et chimie sont restés synonymes jusqu’à l’éclosion de la chimie moderne au XVIIIe siècle.

Et dictum verbum dimissum ignoratur nisi sit doctor vel philosophus in hac parte  (et l’on ne peut connaître ladite parole délaissée [la parole perdue], à moins qu’on ne soit docteur ou philosophe en cette partie de la philosophie [l’achimie]). L’Alchimie, comme le dit René Alleau, ressemble à une science physico-chimique, mais elle est aussi, et surtout, une mystique expérimentale, un art initiatique à force d’efforts. Sa nature, est à la fois matérielle et spirituelle. Le but de l’alchimie est ce qui a plus de pureté et selon la définition de Martino Rulando : Alchimia eft impuri feparatio a fuftantia puriore  (l’alchimie c’est la séparation de ce qui impur de ce qui est plus pur).

L’alchimie, qui est sans doute née en Chine, puis s’est répandue jusqu’en Grèce, où elle fut illustrée notamment par le philosophe Démocrite, lequel l’introduisit en Égypte, est indépendante de toute religion et ses principes ne se rattachent pas au gnosticisme. Le concept fondamental de l’alchimie dérive de la doctrine aristotélicienne selon laquelle toute chose tend à atteindre la perfection. On considérait que tout métal était moins « parfait» que l’or. Il était donc raisonnable de supposer que l’or était constitué à partir des autres métaux enfouis profondément sous terre, et qu’avec suffisamment de dextérité et d’assiduité un artisan pourrait reproduire cette synthèse dans son atelier. Les efforts dans ce sens étaient tout d’abord empiriques et pratiques. Cet Art ancien, surtout pratiqué au Moyen Âge, fut donc axé principalement sur la découverte d’une Substance qui transformerait les métaux les plus communs en or  (en fait le même métal mais dans sept états différents à savoir : plomb, étain, fer mercure, cuivre, argent, or), et sur la découverte de moyens permettant de prolonger la vie des hommes. En effet, un autre objectif classique de l’alchimie est la recherche de la panacée (médecine universelle) et la prolongation de la vie, via un élixir de longue vie.

« L’alchimie est une sorte de philosophie : une sorte de pensée qui mène à une façon de comprendre » (Marcel Duchamp).

L’Alchimie est la Science de la Vie, de la Vie dans les trois règnes, elle a pour but de séparer le principe actif de la matière inerte. Elle étudie les causes et principes, la loi Universelle et éternelle de l’Évolution qui change insensiblement le plomb en or, et perfectionne l’Homme malgré lui.

Pernety dit : « c’est l’art de travailler avec la nature sur les corps pour les perfectionner. »

Elle est une discipline qui recouvre un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux ou d’autres composants tirés des règnes vivants. Les métaux sont vivants, ils croissent, fleurissent, s’épurent et deviennent de l’or.

Depuis, l’alchimie, sans abandonner son domaine d’action matérialiste, n’a cessé de s’affirmer comme une voie de réalisation de l’être, fondée sur l’enseignement de la philosophie gnostique qui doit guider les adeptes sur le chemin de l’amour et de la sagesse.

L’alchimie se définit comme reposant sur le principe de la permutation des formes par la lumière, le feu ou encore l’Esprit. Connaître ce feu et savoir le capter constitue le secret, jalousement gardé, de ceux qui se qualifient de disciples d’Hermès, par référence au fondateur mythique de cette science. Le Grand Œuvre Alchimique comporte (en exceptant la pré-préparation) une première phase : la Préparation, comprenant elle-même deux opérations la mortification et la séparation. Par Mortification il faut entendre l’action de concasser, de broyer et de pulvériser la Materia Prima. Quant à la séparation c’est proprement la mort de cette Materia Prima puisque nous voyons l’Esprit et l’âme de l’être minéral quitter le corps, c’est à dire en termes Alchimiques : Le Sel et le Mercure séparés du Soufre.

En tant que connaissance ésotérique, les textes alchimiques possèdent la particularité d’être codés et énigmatiques. Il s’agit d’un savoir qui n’est transmis que sous certaines conditions. Les codes employés par les anciens alchimistes étaient destinés à empêcher les profanes d’accéder à leurs connaissances. L’utilisation d’un langage poétique volontairement obscur, chargé d’allégories, de figures rhétoriques, de symboles et de polyphonie, avait pour objet de réserver l’accès aux connaissances à ceux qui auraient les qualités intellectuelles pour déchiffrer les énigmes posées par les auteurs et la sagesse pour ne pas se laisser tromper par les pièges nombreux que ces textes recèlent. À poursuivre avec le documentaire  Comment déchiffrer (presque) n’importe quel message codé ?

La pratique de l’alchimie et les théories de la matière sur lesquelles elle se fonde sont parfois accompagnées, à partir de la Renaissance, de spéculations philosophiques, mystiques ou spirituelles. « Pour développer l’intelligence, Dieu a caché dans la nature une infinité de secrets (arcanà) que l’on extrait, comme le feu du silex, et que l’on met en pratique, grâce à toutes sortes de sciences et d’arts. » L’alchimie sert alors essentiellement à établir un dialogue avec l’invisible, avec tous les corps invisibles, y compris celui de notre mère la Terre, et au-delà de la matière, à interroger la mémoire de l’Univers pour en découvrir son schéma de cohérence. L’alchimie s’occupe, en somme, à l’intimité de la matière

Les alchimistes du Moyen Âge interprètent le mythe d’Héraclès comme la figuration du combat spirituel qui mène à la conquête des pommes d’or du jardin des Hespérides, autrement dit à l’immortalité. C’est la troisième voie  animale à côté de la voie minérale et de la voie végétale.

L’alchimie ajoute l’exigence de connaissance à celle de la sagesse. Lege, lege, lege et relege. Labora, ora et invenies : Lis, lis, lis et relis. Travaille, prie et tu trouveras conseille le Mutus Liber. Cette conception exige, pour parvenir à son but (tu trouveras), l’acquisition préalable d’un savoir (activité d’ordre intellectuel : lege), puis un travail (activité d’ordre moral sur soi et d’ordre pratique au laboratoire : labora), puis une activité d’ordre spirituel (ora), s’adressant à la totalité de l’être, Esprit, Corps, Âme.

L’alchimie est présentée dans sa véritable nature par Jung, comme la réalisation d’une conscience supérieure (du Soi), comme l’Aurore, connaissance et sagesse mettant fin aux ténèbres (de l’inconscience). La Franc-maçonnerie considère le processus initiatique comme semblable à celui de l’Œuvre et ne manque pas d’en utiliser la symbolique pour suggérer le cheminement de la progression individuelle, vers un perfectionnement considéré comme la réalisation de la pierre philosophale dont le signe donné à voir est la rose ou le phénix.

L’initiation maçonnique et les symboles alchimiques sont d’une portée universelle. Certains francs-maçons, tels Jean-Marie Ragon ou Oswald Wirth, lient étroitement l’alchimie mystique et la maçonnerie ésotérique. Comme l’écrivait Fulcanelli dans Le Mystère des cathédrales :  » Qu’est-ce que l’alchimie pour l’homme, sinon, très véritablement, issus d’un certain état d’âme qui relève de la grâce réelle et efficace, la recherche et l’éveil de la Vie secrètement assoupie sous l’épaisse enveloppe de l’être et la rude écorce des choses. Sur les deux plans universels, où siègent ensemble la matière et l’esprit, le processus est absolu, qui constitue en une permanente purification, jusqu’à la perfection ultime. »

Au point de vue alchimique, les trois premiers grades représentent la préparation de l’œuvre ; les travaux de l’apprenti figurant les travaux matériels, ceux du compagnon représentant la recherche du véritable philosophique et le grade de maître correspondant à la mise dans l’athanor du mercure philosophique et à production de la couleur noire, d’où doivent sortir les couleurs éclatantes. Les processus alchimiques et la mise en œuvre de leurs principes notamment en repérant trois tendances, ouverture et fermeture, exclusion ou tri et participation ou mélange, concentration et diffusion rappellent les processus maçonniques.

On ne peut écarter l’idée que la métaphore de la réalisation de l’œuvre, de la transformation du plomb en or, serait «une imitation de Jésus Christ qui par la passion, la crucifixion, la mise au tombeau, la résurrection, la transfiguration et l’ascension transforma l’homme Jésus en Dieu-Christ» (Marc halevy, Les 33 marches maçonniques, éditions Oxus, 2019, p.32).

La méthode de l’alchimie est holistique c’est-à-dire qu’elle est intégrante en procédant par le tout, et non analytique comme la chimie.

Constant Chevillon n’a pas manqué de souligner l’analogie de la démarche maçonnique avec le Grand Œuvre. « Sur le plan matériel, c’est la transmutation des métaux vils en or, en d’autres termes, la découverte de la Pierre philosophale. Sur le plan animique, c’est la recherche d’un équilibre constant des forces vitales, la découverte de la panacée et de l’élixir de longue vie. Sur le plan spirituel, c’est la stabilisation de la conscience dans les hautes sphères intellectuelles, c’est la découverte de l’élixir de vie, ou, plutôt, d’immortalité. Ainsi le maçon est un alchimiste, mais dans ce dernier sens seulement. II ne travaille pas à la transmutation des métaux : son labeur quotidien consiste à perfectionner son humanité, à purifier, à développer sa conscience, pour en faire un feu vivifiant, un feu inextinguible ».

On approfondira avec intérêt la relation entre alchimie et Franc-maçonnerie sur le site Le miroir Alchimique.

Visionner le très intéressant documentaire de Planète, Le Secret des Alchimistes.

Cette notion de vitriol est couramment glosée aux REAA, var. RF, MM, mais en principe absente du RER où elle ne figure pas dans la chambre de préparation. VITRIOL n’est apparu qu’en 1962 dans le rituel de la GLDF. Dans les rituels anglo-saxons la notion n’est pas présente, on ignore jusqu’à l’existence du mot et de l’acronyme.

Le vitriol est une des drogues les plus utiles de la médecine ; on en tire quantité d’excellents remèdes, il s’appelle en latin vitriolum.

Le premier à évoquer le terme de VITRIOLUM  est Paracelse dans Congeries paracelsicae chemiae de transmutationibus metallorum, ex omnibus quae de his ab ipso scripta reperire licuit hactenus. Accessit genealogia mineralium atque metallorum omnium, ejusdem autoris, traduction de Gérardus Dorn, 1581 (p.144). 

L’anagramme de Visita Interiora Terræ, Rectificando Invenies Occultum Lapidem, Veram Medicinam,( (l’usage du V remplaçait le U),que l’on peut traduire par Visite l’Intérieur de la Terre, en rectifiant tu trouveras la pierre cachée, véritable médecine (qui est, bien sûr, la pierre philosophale),

Le vitriol est un minéral composé d’un sel acide et d’une terre sulfureuse ; il y en a quatre espèces, bleu, vert, blanc et rouge. Ce dernier est appelé colcothar naturel, ou chalcitis ; on tient que c’est un vitriol vert calciné par quelque feu souterrain ; il est le plus rare de tous les vitriols.

Quelques-uns des anciens chymistes, qui ont souvent exagéré dans leurs expressions en fait de remèdes, ont cru que ce nom était mystérieux et que chacune de ses lettres, faisait le commencement d’un mot, ce qui enseignerait le lieu où il faut chercher ce sel minéral, à savoir dans les mines qui sont les entrailles de la terre. On trouve ordinairement le vitriol proche des mines de métaux, quelquefois cristallisé naturellement mais, plus souvent, il est mêlé dans des terres et dans des marcassites, d’où il le faut retirer par la lessive, comme on retire le salpêtre.

On extrait du vitriol de certaines pierres nommées mâchefer, ou pierres d’arquebusade qu’on trouve dans les lieux où les potiers vont chercher l’argile. Quelquefois même cette argile ou terre grasse contient un peu de vitriol.

Dans la science minéralogique du XVIIe siècle, le vitriolum veneris représente Vénus. Sous cette forme, Vénus s’empare tellement du fer, qui est Mars, quand elle est en contact avec lui, qu’à la fin elle lui substitue son propre corps, faisant  évanouir celui de Mars. Dans son Testamentum, Basile Valentin signale les excellentes propriétés et les rares vertus du vitriol  « Le Vitriol est un notable et important minéral auquel nul autre, dans la nature, ne saurait être comparé, et cela parce que le Vitriol se familiarise avec tous les métaux plus que toutes les autres choses…Vitriol, est seul suffisant pour en tirer et faire la bénite pierre, ce que nul autre au monde ne pourrait accomplir seul à son imitation». Plus loin, notre Adepte poursuit « je t’ai confié cette connaissance que l’on peut, de Mars et Vénus, faire un magnifique vitriol dans lequel les trois principes se rencontrent, lesquels servent souvent à l’enfantement et production de notre pierre. »

La réalisation alchimique du Grand Œuvre utilise des noms de divinités installées dans l’univers planétaire. Aussi nommé Lion Vert, Saturnie végétale, Lune, Mercure, Arsenic, Vinaigre très-aigre, Feu secret, Mercure des Philosophes, électre, Lune des Philosophes, Nostoc, Sel des Sages, crachat de Lune, Archée céleste, Beurre de terre, Graisse de rosée, flos coeli, Laiton, Orpiment,…

Les substances alchimiques

En alchimie, les mots « mercure », « soufre » et « sel » ne désignent pas le mercure, le soufre et le sel habituels qui portent les mêmes noms dans la chimie vulgaire, ni d’ailleurs de corps quelconques,  ils désignent les trois principes fondateurs de toutes choses. Le Mercure est ce qui déstructure l’ancien système organisateur de la vie du profane, tandis que le Souffre représente ce qui structure le nouveau système organisateur de l’initié ; ce qui donne comme résultat une structure organisée que l’on peut appeler Sel. Hermès le dit autrement dans sa Table d’émeraude : le soleil est le père, la lune est la mère, mais que pourraient-ils faire s’il n’y avait pas entre eux le mercure qui est la semence ou le sperme minéral propre à la production de la pierre et par lequel ces trois se résolvent en un seul par la création de l’enfant philosophique qui est notre pierre ?   L’alchimie enseigne que tout l’univers matériel prend son départ dans les trois principes : Sal, Suphur et Mercurius, et selon qu’un corps a reçu plus ou moins de l’une ou de l’autre des ces énergies (pour recourir à une terminologie actuelle) il est plus ou moins volatil, réfractaire ou combustible. Le sel donne la fixité, le soufre rend combustible et le mercure instable confère la volatilité. Poursuivre avec la lecture  du Chapitre XII  de La Grande Triade Le soufre, le mercure et le sel, par René Guénon, à partir de la p.97.

«Ce trésor le plus grand de la sagesse terrestre, est une chose, et les principes de trois choses sont trouvés dans un, qui a le pouvoir de changer tous les métaux en un. Les trois choses sont le vrai esprit du mercure et l’âme du soufre, unis au sel spirituel et demeurant dans un corps; ils sont le dragon et l’aigle, le roi et le lion» écrit Basilius Valentinus (Lib. Nat et Supernat, c. 4).

Le souffre

Nom que l’on donne en général à toutes les matières inflammables dont on se sert dans la Chymie, telles que sont le soufre commun, les bitumes, les huiles, etc. Il est le feu enclos dans les choses. Le feu qui ensemence. En gec, θείο, le « soufre » est la racine du mot «divin» θεϊκός.

Il est actif dans la génération et par rapport au mercure. Son caractère actif le fait assimiler à un principe igné, il est essentiellement un principe d’activité intérieure, considéré comme s’irradiant à partir du centre même de l’être. Dans l’homme, ou par similitude avec celui-ci, cette force interne est souvent identifiée d’une certaine façon à la puissance de la volonté  Il réside dans le sel qui le retient et l’épaissit plus ou moins. La graine spirituelle du soufre est une information qui pénètre les formes solides. C’est un feu qui imprègne même les minéraux les plus durs. Le soufre garde en son centre le rayon de la lumière originelle. Il est le rayon créateur, l’information en action. On peut le rapprocher de l’esprit (pneuma), la matrice structurante en cours d’opération.C’est une chaleur fixée et latente qui ne consume pas, mais échauffe doucement. C’est le composé où la chaleur prédomine, ce qui s’exprime par la chaleur naturelle. C’est l’agent dynamique de la fermentation.

Il apparaît comme une substance oléagineuse et grasse qui s’enflamme facilement. Dans les végétaux, il apparaît sous forme d’essence, d’huile, de résine, de sève. Il réside dans les parties chaudes, essentielles et capiteuses des mixtes. C’est de lui que s’engendre la saveur. Les Philosophes ont donné à ce soufre une infinité de noms, qui conviennent tous à ce qui est mâle, ou fait l’office de mâle dans la génération naturelle. C’est leur or, qui n’est point actuellement or, mais qui l’est en puissance.

Selon le recensement d’Antoine-Joseph Pernety, on trouve ainsi le soufre sous les dénominations de soufre blanc, rouge, vif, de vitriol, noir, onctueux, narcotique, ambrosien, vert,  incombustible, vrai des philosophes, zarnet, occulte, de nature.

Le Mercure

Alias Hermès Trismégiste.

Pour l’abbé Terrasson, Mercure de Thèbes, que les Égyptiens regardent comme l’auteur de toutes leurs connaissances a donné son nom à ce métal liquide qui a su tiré du cinabre, et qui se trouve précisément le même que l’argent vif ;… et qui lui ont donné le nom de Prothée. C’est Mercure qui leur a appris à réduire les corps par la décomposition en leurs trois principes, le sel, le soufre et l’esprit.

L’élément volatil, la substance où l’humidité fluide et subtile domine. Il se présente sous forme aqueuse ou vaporeuse.  Il est la matière vierge, ce qui est structuré. Il est passif dans la génération par rapport au Soufre, représenté par la salamandre, mais il est actif par sa mobilité. Ce qui s’élève en fumée est Mercure, représenté par le serpent. Le Mercure instable confère la volatilité. Il est sujet à la sublimation. Il assure la liaison Soufre-Sel.

Pour Oswald Wirth, « La Lumière-Principe se manifeste par rapport aux êtres sous deux aspects opposés : elle converge vers leur centre sous le nom de mercure, puis elle rayonne de ce foyer radical à titre d’émanation sulfureuse. Le Mercure fait donc allusion à ce qui entre et le Soufre à ce qui sort ; mais entrée et sortie supposent un contenant stable, lequel correspond ce qui reste, autrement dit au sel. »

En raison de son caractère d’«extériorité», le considérer comme représentant l’«ambiance», celle-ci devant être conçue alors comme constituée par l’ensemble des courants de la double force cosmique. Tous les fluides présents dans l’univers (pluie, rosée), y compris les fluides vitaux de l’organisme humain, en sont une expression.

Dans les végétaux, le mercure constitue la partie animique de la plante et en détient l’odeur.

Le Sel

Symbole de nourriture spirituelle (baptême) et de partage (avec le pain), le sel évoque également l’incorruptibilité, mais aussi la stérilité. Pour les peuples sémites, manger ensemble le pain et le sel signifi e sceller un pacte ou se jurer amitié.

Au sens figuré, le sel permet de sceller un pacte, un contrat. « Tu n’omettras jamais le sel de l’alliance de ton Dieu sur ton offrande ; avec chacun de tes présents tu présenteras du sel. » (Lévitique 2, 13).

« En alchimie, au sens strict, le sel n’est pas un principe, mais une conséquence de l’union du soufre et du mercure. Ce qui explique pourquoi les auteurs antérieurs à Paracelse le passent sous silence ou le désignent sous le nom d’arsenic. De l’action intérieure du Soufre et de la réaction extérieure du Mercure, il résulte une sorte de «cristallisation» déterminant, pourrait-on dire, une limite commune à l’intérieur et à l’extérieur, ou une zone neutre où se rencontrent et se stabilisent les influences opposées procédant respectivement de l’un et de l’autre ; le produit de cette «cristallisation» est le Sel, qui est représenté par le cube, en tant que celui-ci est à la fois le type de la forme cristalline et le symbole de la stabilité ; c’est la pierre cubique du symbolisme maçonnique »   (René Guénon, à partir de la page 100, La Grande Triade). 

Dans ce matériau solide qui soutient, qui donne la fixité, la sécheresse et l’aridité dominent. Mais il est doué d’une humidité, d’une fluidité, intérieure, comme cela se prouve par sa fonte. Il épaissit le mercure qui le dissout et il fixe le soufre. On peut le rapprocher du corps (soma), ce composé physico-chimique dont les tissus organiques s’élaborent à partir des sels inorganiques.Il est fixe et incombustible, résistant au feu dans lequel il se purifie. Il ne souffre point de putréfaction et peut être conservé sans être altéré. Il est principe de conservation et s’oppose à la corruption. Le sel des plantes mérite une attention particulière. Il est le pont entre les règnes végétal et minéral, le point d’entrée dans l’alchimie minérale.

Les alchimistes, comme les chimistes, travaillent avec un élément qu’ils appellent «sel». Mais ce qu’ils appellent sel, comme ce qu’ils appellent mercure et soufre, n’a rien de commun avec les substances chimiques du même nom. Seule la correspondance est identique : de même que le sel est en chimie le produit d’un acide et d’une base, il est dans l’alchimie le produit du soufre et du mercure. Par Soufre, il faut entendre le principe Masculin qui se manifeste en nous comme intellect et, plus haut, comme Esprit ; par Mercure, il faut entendre le principe Féminin qui se manifeste comme Cœur et, plus haut, comme Âme. Et le sel, en tant que volonté, représente l’équilibre qui doit idéalement régner entre les deux. La volonté s’exprime par des actes : c’est par ses actes que l’Être Humain révèle dans quelle mesure il a su créer l’Harmonie entre son intellect et son Cœur, entre ses pensées et ses sentiments. À travers son corps physique, il exprime les richesses de son Esprit et de son Âme, dont l’intellect et le Cœur sont les instruments.

Reliant les êtres et les choses, le sel peut mettre en œuvre sa fonction de conservation qui s’oppose à la corruption en rendant les êtres et les choses durables.

Le sel fait vivre la fonction de médiation qui est le rôle essentiel du Vénérable Maître entre les maçons.

Poursuivre avec l’article de Pierre Boyer, Le symbolisme et les traditions attachés au sel.

Remarquons que le sel (ח ל מ) et le pain (מ ח ל), en hébreu ont la même valeur guématrique,78, et sont des anagrammes l’un de l’autre.

Le quignon de Pain

Le mot pain est issu du latin panis, dérivé du sanscrit , nourrir. Il est étroitement associé à la symbolique du blé.

Le blé entre dans la vie de l’humanité au 8e millénaire av. J.-C. Cette céréale sauvage poussait en Asie du sud-ouest. À l’origine, elle était coupée à la faucille ; ses grains pilés dans un mortier. Le blé est domestiqué puis cultivé plus tardivement, notamment en Galilée. Ce bouleversement va progressivement transformer, définitivement, le devenir de l’Homme. De chasseur et cueilleur nomade, il va devenir, pour la première fois, sédentaire et producteur de sa nourriture ; il va apprendre à maîtriser le temps et à organiser sa vie en fonction de l’enchaînement immuable des saisons et du travail de la terre au rythme des récoltes.

Le blé, représente la Connaissance dont l’acquisition débute au moment où l’enfant amorce sa maturité intellectuelle ; dès lors qu’il aura goûté au blé nous dit la Kabbale. La guématrie confirme cette révélation en rappelant que la valeur de «‘Hitah» (le blé), égale à 32, est en lien étroit avec les 32 voies de l’écoulement de la Pensée créatrice au travers de l’Arbre de vie (les 32 voies de la Sagesse, les Lèv Nétivoth). Le blé poussait initialement sur un arbre du Gan Éden sous la forme d’un pain déjà cuit.

La fleur du blé à la fois mâle et femelle se féconde et donne naissance aux futurs grains de blé.

C’est au cours de la civilisation sumérienne (5000 à 2230 av. J.-C.) que remonte l’écrit le plus ancien concernant la fabrication  du pain levé. à Sumer, les boulangeries étaient rattachées aux temples ; là, étaient préparés les gâteaux utilisés pour les rituels du temple. Selon l’historien George Contenau, ces boulangers «préparaient les gâteaux sacrés que les dévots de la déesse Ishtar [l’Inanna babylonienne] émiettaient et laissaient pour ses colombes». Le grain était considéré comme la personnification d’Inanna et la farine était une substance sacrée tirée de son corps.

Vers 1850-1800 avant J.-C., les premières récits bibliques évoquant le pain sont mentionnées dans la Genèse 3,19 lorsque Adam fut chassé du jardin d’Éden, il lui est dit : « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre d’où tu as été pris. »

L’Égypte avait assimilé le pain et le blé avec la lumière, les cycles de vies et l’éternité. Ainsi, manger le pain consistait à se nourrir du mystère universel, du triomphe de la vie sur les forces destructrices de la mort. Une inscription des pyramides déclare qu’en mangeant du pain, un défunt « avale l’esprit, avale le savoir et l’intelligence du dieu ». 

Pour les Grecs, le pain et le vin sont les signes d’une existence libérée de la sauvagerie. La «vie au blé moulu», supposant la domestication de la terre et l’organisation du temps et des saisons, est ainsi complémentaire de la maîtrise des forces obscures que représentent les puissances d’ivresse et de folie. L’épi est pour le pain ce que le raisin est pour le vin. L’un et l’autre constituent les conditions d’un équilibre (toujours précaire) de civilisation. Dans la Grèce antique, le premier repas du jour consistait en pain et vin pur, l’akratisme.

Lors des cultes de Mithra, on pense qu’il y avait un repas avec le partage du pain, de l’eau et du vin 

Le pain et le vin sont à la fois des aliments terrestres et de nature divine. C’est la quintessence des biens de la terre, offerts à l’homme qui les reçoit et qui, en compensation, honorera ses dieux et plus tard son Dieu, par ses offrandes. Dans sa longue histoire, jusqu’au XVIIIe siècle, le pain, l’aliment de base, était le symbole du sacré, de l’espoir, de la justice et de la stabilité. 

Le compagnon est celui qui partage le pain. Le repas en commun est l’acte communautaire  par excellence. Il est le signe et la source de l’unité. Il signifie l’union fraternelle des participants qui se nourrissent de la même substance et qui la répartissent équitablement. Il opère cette unité au moyen de l’action elle-même de réunion et de partage et au moyen de l’absorption d’une substance identique qui, intériorisée, transfigurera chacun des participants. Le partage du pain occasionne l’incarnation de la substance, en vertu du principe que nous devenons ce que nous mangeons : « Mangez du pain, mangez Osiris, le dieu gain pousse, Osiris renaît. » 

Le pain se dit en hébreu לחם de valeur 78. Partager en deux (39) il devient le kouzou (כוזו), la mise en mouvement du tétragramme (en faisant avancer d’un pas chaque lettre du יהוה cela donne כוזו de valeur 39) mais aussi la rosée tal (טַל de valeur 39). Parce qu’il y a partage du pain et du vin, il y a surgissement par l’éthique de la métaphysique, secret de l’eucharistie. À remarquer qu’en hébreu, « je suis avec [le] pain » a pour valeur guématrique 144 de même valeur que l’expression אחלקה  qui veut dire « Je partagerai ». C’est ce qu’Emmanuel Lévinas développe magistralement dans son livre Le temps et l’autre.

Au centre de la pensée kabbaliste, il y a le pain quotidien, le pain azyme, le pain du ciel et le pain de la honte (écouter le développement Grand est le manger par Marc-Alain Ouaknin :

GLDF : L’actu du mois de mars

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LES ENTRETIENS PIC DE LA MIRANDOLE

Conférence organisée conjointement par la GLNF et la GLDF

Après une première édition à succès sur le thème « Temps des Hommes, Temps de la Nature » dans les locaux de la Grande Loge de France, Les Entretiens Pic de la Mirandole reviennent à l’affiche le 30 mars prochain.

Cette fois-ci à la Grande Loge Nationale Française et sur une thématique essentielle à Pic de la Mirandole : « Les Temps de la Renaissance. »

La Renaissance, grande période de changements politiques, sociaux et culturels, est marquée par l’apparition de l’humanisme.

L’humanisme cherche à reconnaître la dignité humaine à toute personne, quelle qu’elle soit. C’est un pilier de la franc-maçonnerie en Grande Loge de France avec la Tradition et la Spiritualité.

Au programme :

– Les enseignements de la Renaissance – par Bruno Pinchard, écrivain, philosophe

– Léonard de Vinci et la Renaissance  – par Pascal Brioist, professeur à l’Université de Tours et membre du Centre d’Études Supérieures de la Renaissance

Jean-Luc Leguay

– Les enluminures à la Renaissance – par Jean-Luc Leguay, maître enlumineur

– La Renaissance initiatique à l’ère contemporaine – par Pascal Lardellier, professeur à l’Université de Bourgogne

Horaire : 19h30

Où : 12, rue Christine de Pisan – Paris 17e

Accès : Métro : Pont Cardinet

Inscriptions obligatoires : 

Informations ? Sur nos réseaux sociaux et notre site :

Les Conférences Publiques du mois de mars :

Franc-maçon à la Grande Loge de France, pourquoi ?

Mardi 7 mars 2023 à Pradines (46)

Avec  Pierre-Marie Adam, passé Grand Maître de la Grande Loge de France
Horaire : 19 heures

Où : Salle La Prade – Rue des Escrignols – 46090 Pradines

Inscriptions obligatoires : 

Informations : Sur nos réseaux sociaux et notre site Internet

C’est quoi la Franc-Maçonnerie aujourd’hui ?

Samedi 11 mars 2023 à Paris (17e)

Avec Christophe Bourseiller, écrivain et journaliste

Horaire : 14h30

Où : Hôtel de la GLDF – Temple Pierre Brossolette – 8, rue Puteaux – 75017 Paris

Inscriptions obligatoires 

Informations : Sur nos réseaux sociaux et notre site Internet

Le cerveau connecté

Samedi 11 mars 2023 à Marseille (13)

Conférence publique à l’initiative de la Loge Saint Jean d’Écosse, dans le cadre de la Semaine du cerveau 2023.

Sujet : Un cerveau isolé ne sert à rien. Pour devenir utile, le cerveau doit être connecté aux autres organes de notre corps afin d’orchestrer notre vie biologique. C’est grâce aux différentes connexions et aux échanges d’informations que le cerveau est aussi utile et fascinant.

Avec  Olivier Oullier, neuroscientifique, entrepreneur et investisseur en neurotechnologies

Horaire : 17 heures

Où : Château Saint-Antoine – 10 boulevard Jules Sebastianelli – 13011 Marseille

Inscriptions obligatoires :

Regards croisés de la GLFF et de la GLDF

Mardi 14 mars 2023 au Mans (72)

Avec  Marie-Thérèse Besson ancienne Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, et Alain-Noël Dubart, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France

Horaire : 20 heures

Où : Salle Les Saulnières – Avenue Rhin-et-Danube – 72000 Le Mans

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GUERRE & PAIX

Jeudi 23 mars 2023 à Paris (17e)

Une initiative de l’association L’Audace Initiatique, en présence de Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France, et d’une délégation du Conseil Fédéral.

Animation : Soirée animée par un orchestre

Horaire : 20 heures

Où : Hôtel de la GLDF – Temple Pierre Brossolette – 8, rue Puteaux – 75017 Paris

Inscriptions obligatoires :

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La Franc-Maçonnerie de A à Z

Lundi 27 mars 2023 à Mâcon (71)

Avec : Pierre-Marie Adam, Passé Grand Maître de la Grande Loge de France, et Jean-François Demulier, Grand Maître Honoris Causa de la Grande Loge de France

Horaire : 19 heures

Où : Amphithéâtre Henri Guillemin – 18, cours Moreau – 71000 Mâcon

Inscriptions obligatoires :

Informations : Sur nos réseaux sociaux et notre site Internet

La Franc-maçonnerie de A à Z

Mercredi 29 mars 2023 à Dijon (21)

Avec : Pierre-Marie Adam, Passé Grand Maître de la Grande Loge de France, et Jean-François Demulier, Grand Maître Honoris Causa de la Grande Loge de France

Horaire : 19 heures

Où : Salle Haute du Cellier de Clairvaux – 27, boulevard de la Trémouille – 21000 Dijon

Inscriptions obligatoires :

Informations : Sur nos réseaux sociaux et notre site Internet

Le cardinal Bruno Forte rappelle que franc-maçonnerie et catholicisme sont incompatibles

De notre confrère chilien eldebate.com

« Puisque les milieux maçonniques ont pris des initiatives publiques sur le territoire de l’archidiocèse, il est opportun de rappeler la position de l’Église à l’égard de la franc-maçonnerie », a déclaré Forte après les affrontements entre la Loge souveraine arabe et Forza Nuova.

L’archevêque de Chieti-Vasto, Bruno Forte, a été contraint de rappeler la position de l’Église sur l’incompatibilité d’appartenir à la franc-maçonnerie et de professer le catholicisme, après les derniers gestes publics effectués par une loge maçonnique de son diocèse, selon les rapports du journal de la ville Chieti Aujourd’hui. Dans le diocèse de Chieti, il y a eu une confrontation entre la Loge souveraine arabe et les militants de Forza Nuova à propos d’une conférence organisée à l’hôtel Iacone intitulée « François d’Assise : mysticisme ou ésotérisme ? remis en question par le mouvement d’extrême droite. Depuis que les milieux maçonniques ont pris des initiatives publiques sur le territoire de l’archidiocèse, il est opportun de rappeler la position de l’Eglise à l’égard de la franc-maçonnerie », a déclaré Bruno Forte.

Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent recevoir la Sainte Communion a poursuivi Bruno Forte

Droit canon

L’archevêque rappelle : le canon 1374 du Code de droit canonique et son interprétation donnée par la Congrégation pour la doctrine de la foi le 26 novembre 1983.Le canon 1374 du Code de droit canonique, promulgué le 25 janvier 1983, établit : « Quiconque nomme une association qui conspire contre l’Église, sera puni d’une juste peine ; Quiconque promeut ou dirige une telle association sera puni de l’interdit. Avec l’approbation du pape, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Joseph Ratzinger, a donné l’interprétation autorisée de ce canon le jour même où le nouveau code est entré en vigueur. Avec la Déclaration suivante, il a été précisé que, premièrement, la condamnation de l’interdit.

la Franc-Maçonnerie reste inchangée ; et deuxièmement, les catholiques qui appartiennent à une loge sont en état de péché grave et ne peuvent recevoir la communion ; Troisièmement, aucune exception n’est autorisée.

Grave état de péché

Bruno Forte dit qu’« il s’est demandé si le jugement de l’Église envers la franc-maçonnerie a changé parce que dans le nouveau Code de droit canonique il n’est pas expressément mentionné comme dans le code précédent. Cette Congrégation peut répondre que cette circonstance est due à un critère éditorial suivi également pour d’autres associations également non mentionnées parce qu’elles sont incluses dans des catégories plus larges. Par conséquent, le jugement négatif de l’Église à l’égard des associations maçonniques reste inchangé, puisque ses principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Église. Et donc son enregistrement est interdit. L’archevêque de Chieti a souligné que les fidèles qui « appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent recevoir la Sainte Communion ». Il n’appartient pas aux autorités ecclésiastiques locales de se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui implique l’abrogation de ce qui précède.