Accueil Blog Page 578

Conférence anniversaire de la maçonnerie du Paraguay

De notre confrère du Paraguay lanacion.com.py

Ce mardi 9 mai, à 19h00, dans la salle Río Apa de l’hôtel Sheraton, a eu lieu la conférence « Parlons de la franc-maçonnerie, démantèlement des mythes et des tabous« . Ce que vous avez toujours voulu savoir, qui a été confié à la grande institution de l’Ordre mixte du Paraguay, Manuela de la Cruz Rolón, dans le cadre du 16e anniversaire de l’Ordre maçonnique mixte du Paraguay.

« L’objectif a été de partager les valeurs et les principes qui régissent la franc-maçonnerie, en démantelant mythes et tabous. Une occasion spéciale d’en savoir plus sur un sujet qui, pendant des siècles, a généré toutes sortes de légendes autour de lui. Détesté par beaucoup, craint par beaucoup, aimé par quelques-uns et respecté par tous », expliquent les responsables de l’événement.

Cette activité était ouverte au grand public et l’admission s’est fait sur inscription préalable. L’accès était libre et gratuit et les places étaient limitées.

Dans le même contexte, le mercredi 10 mai, la « Conversation maçonnique » a eu lieu au temple Julio Ramón Duarte. Franc-maçonnerie psychographique et spirituelle. « La franc-maçonnerie opérative aujourd’hui ». Les intervenants annoncés sont M:.M:. REA José Usher et M:.M:. REA Ramón Cañete. Cette activité est réservée aux initiés et l’admission se fait uniquement sur invitation. Les organisateurs annoncent la présence d’invités importants et de dignitaires de diverses puissances nationales et internationales.

Enfin, dans le cadre de la clôture des activités, la philanthropie pour les peuples autochtones a eu lieu dans sa deuxième édition.

L’Ordre maçonnique mixte du Paraguay est une institution initiatique, philosophique et philanthropique qui œuvre pour la construction personnelle et le progrès de l’humanité. Pour atteindre cet objectif, ses membres doivent poursuivre l’amélioration morale et intellectuelle à travers la méthode maçonnique.

Le tétramorphe, une allégorie spirituelle maçonnique

Du grec tétra, quatre et morphé, la forme, le tétramorphe montre quatre formes allégoriques : l’humain, le lion, le bœuf et l’aigle. On le trouve dans diverses civilisations de l’Antiquité. 

Son origine remonte à la nuit des temps. À Babylone, il représentait quatre divinités secondaires, il figurait les quatre points cardinaux et en astrologie, science inventée par les civilisations mésopotamiennes, il symbolisait les quatre signes fixes du zodiaque.

Les quatre bannières représentant un bœuf, un homme, un lion, un aigle, étendards de tête des quatre divisions de l’armée d’Israël, ont une signification universelle. Elles ont inspiré les armoiries de toutes les plus grandes familles en Europe.

 

On ne peut manquer la référence  à la vision du prophète Isaïe, dans cette célèbre théophanie où les anges, au milieu des cercles de feu, présentent quatre faces : une face d’homme, celle d’un taureau, celle d’un aigle, et celle d’un lion. Ces quatre symboles se retrouvent présents, non sans raisons, en Franc-maçonnerie dans les armoiries de la Grande Loge des Anciens et sont donc toujours en bonne place dans les armoiries de la Grande Loge unie d’Angleterre. Le taureau ou le bœuf est symbole de sacrifice et de fertilité. On sait que dans le pays de Canaan, celui de Melkisédeq vraisemblablement, Dieu était El, représenté par le taureau de la fertilité, encore appelé le Compatissant. Le bœuf Apis a le même rôle dans la mythologie égyptienne. Éphraïm est de même un symbole de fertilité. L’aigle avec son œil qui voit évoque le prophétisme. L’aigle représente la tribu de Dan, qui veut dire juge. Les Juges, comme les Prophètes sont en communication directe avec Dieu ; l’aigle exprime la rapidité et la promptitude avec lesquelles les volontés de Dieu sont exécutées. L’homme est dans la plénitude de ses pouvoirs adamiques : royal, prophétique et sacerdotal. Il peut parfois se présenter comme un ange. Mais, l’homme est au-dessus des anges, car il a son libre arbitre. Il est ainsi représenté comme Ruben, dans toute son humanité, dans sa grandeur comme dans sa petitesse. Le lion couché est l’emblème de la tribu princière de Juda, de la lignée royale de David et donc du Christ. Dans le Degré de Chevalier de l’Épée, attenant à l’Arche Royale, citons le rêve de Cyrus : Dans mon rêve, j’ai vu un lion prêt à m’attaquer et à me dévorer et à quelques pas de là Nabuchodonosor et Beltshazzar se tenaient enchaînés. Ils étaient comme frappés d’admiration devant une Gloire évoquant la splendeur du mot sacré que les maçons donnent au Grand Architecte de l’Univers. Dans les cieux, apparut un aigle tenant dans ses serres un ordre : ”Rends la liberté aux captifs sinon tu perdras ton trône.” Cette association de l’aigle et du lion peut être sujet de réflexion. Le lion est le symbole de Babylone, mais aussi des Perses. La louve romaine, le coq gaulois, le léopard normand sont des restes de ces attributs.

À Babylone, comme à Persépolis, les représentations des lions, taureaux, aigles, etc… sont multiples, associant souvent celles-ci en des animaux mythiques, sphinx, griffons, licornes. Les Assyriens, grands astronomes, symbolisaient les quatre points cardinaux par quatre divinités astrales : Mardouk le taureau ailé, Nébo à figure humaine, Nergal le lion, ailé lui aussi, et Ninourta l’aigle. Les Chérubins qui gardent l’entrée du Jardin d’Éden sont parfois représentés sous forme de taureaux ailés. Les Égyptiens eux-mêmes présentent leurs dieux avec des têtes d’animaux. Si, effectivement, le lion représente la royauté; le taureau, exprimant la fertilité comme animal de sacrifice, représente le sacerdoce; l’aigle, indiquant la volonté divine, représente le prophète. Alors, ces trois animaux évoquent les dignités vers lesquelles devrait tendre l’humanité. Ainsi le tétramorphe peut être considéré, dès les anciens temps, comme la représentation d’une spiritualité universelle ou œcuménique.

Le tétramorphe ce sont les 4 créatures qui se trouvent aux 4 coins de la carte du Tarot «Le Monde». Lorsque cette carte s’interprète au plan alchimique comme la 5ème essence, la « quintessence », les créatures racontent l’intégration et la transformation des 4 énergies : du feu, de l’air, de l’eau et de la terre.

Les quatre icônes zodiacales associées aux quatre Évangiles chrétiens canoniques constituent collectivement un des plus anciens et plus compacts symboles en occultisme. Ils prennent naissance  dans les époques primitives du développement humain et trouvent leur forme la plus puissante dans le Sphinx égyptien.

Le choix de quatre évangiles canoniques semble inspiré des quatre vivants d’Ézéchiel et de l’Apocalypse. Le tétramorphe, ou les «quatre vivants», ou encore les «quatre êtres vivants», représente les quatre animaux ailés (les khayoth) tirant le char de la vision d’Ezéchiel (Ez 1, 1-14). Une analyse plus avancée est à suivre dans Petits et Grands Mystères de la Kabbale d’André Benzimra. Les séraphins apparaît dans la Bible comme ayant six ailes, deux pour voler, deux pour se voiler la face parce qu’ils sont tellement proches de Dieu qu’ils se protègent de la lumière, et deux ailes pour se couvrir les pieds pour protéger les anges qui les suivent de la lumière qu’eux-mêmes dégagent.

On les retrouve avec St Jean dans l’Apocalypse 4,7 «Et le premier animal est semblable à un lion; et le second animal, semblable à un veau; et le troisième animal a la face comme d’un homme; et le quatrième animal est semblable à un aigle volant».

Dès le IIe siècle,  Saint Irénée de Lyon a été le premier à identifier ces quatre vivants aux quatre Évangélistes ; au IVe siècle, saint Jérôme de Stridon remarque que la première page de leur texte donne la clé de l’attribution des quatre vivants à chacun des quatre évangélistes :

  • Matthieu et l’homme (l’enfant) : son évangile débute par la généalogie humaine de Jésus.
  • Marc et le lion : dans les premières lignes de son évangile, Jean-Baptiste crie dans le désert
  • Luc et le bœuf : aux premiers versets de son évangile, il fait allusion à Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu, or dans le bestiaire traditionnel, le bœuf est signe de sacrifice.
  • Jean et l’aigle : son évangile commence par le mystère céleste.

Ces figures des Quatre Animaux, en raison de leur localisation particulière entre nef et chœur, entre ciel et terre, revêtaient sans aucun doute une forte charge symbolique dans le microcosme que constitue l’église.

Lorsqu’ils symbolisent l’histoire du salut, les quatre vivants se trouvent précisément placés dans cet ordre retenu pour le canon des Écritures.

https://youtu.be/y0qw3ndP2Mg

Le tétramorphe évoquerait les vertus de l’adoration de Dieu : de toute ton âme (aigle), de toute ta force (taureau), de tout ton cœur (lion), de tout ton esprit (homme).

Dans le tétramorphe apparaît la figuration de Jésus dans le tétragramme (יהוה).  L’aigle est le Yod, le père ; le taureau est le premier Hé, l’esprit du père, ou la mère ; le lion est le second Hé, l’esprit du fils, ou la fille ; l’enfant est le Vav, le fils. Le tétramorphe a pu représenter aussi les quatre moments essentiels de la vie du Christ.

Le tétramorphe apparaît sur the arms of most ancient & honorable fraternity of free and accepted masons tel que retenu pour Ahiman Rezon .

« Les «4 Vivants» sont les 4 grands mystères par lesquels l’Esprit s’incarne en moi, tissant mon «corps spirituel. Retiens Chevalier, que l’Homme nouveau est celui en qui s’établit la voix solaire. La base de la vie sur terre, à savoir les 4 éléments que je voyais déjà comme les 4 formes de l’expression de l’énergie divine ou autre, le Tétramorphe ou son équivalent, représente l’Information que nous recevons avec laquelle il faut se mettre en relation non pas purifications pour se nettoyer mais se mettre en état de recevoir par la présence… On doit donc transmuter ces énergies pour devenir soi, c’est à dire s’incarner, s’enraciner réellement pour se spiritualiser et trouver la lumière blanche énergie de l’amour, «l’âme aour», pour devenir enfin la synthèse, le chevalier de la lumière« . 

Au Rite Écossais Rectifié, dans les rituels de J. B. Willermoz, lors de la cérémonie de Maître écossais de Saint-André, un tableau est présenté au candidat, figurant un lion couché dans une grotte, jouant avec des instruments d’architecture sous un ciel d’orage. Cette référence au lion est donc une constante caractéristique du candidat sur le chemin de la redécouverte de la parole perdue.

Le CLIPSAS est-il en danger à Istanbul ?

Istanbul, 15 mai 2023 – Alors que le président Ivan Herrera Michel et le Bureau du CLIPSAS préparent la prochaine Assemblée Générale du 17 au 21 mai 2023, à Istanbul, des craintes se sont accumulées au sein de multiples Obédiences. Ces inquiétudes ne semblent pas trouver d’écho auprès des dirigeants du CLIPSAS, suscitant ainsi des interrogations quant à la sécurité de l’événement à venir.

La situation en Turquie est déjà tendue en raison de la présidentielle en cours. Le chef de l’État sortant, Recep Tayyip Erdogan, a remporté le premier tour du scrutin le dimanche 14 mai 2023, mais avec un score inférieur à 50% des voix. Il devra maintenant affronter Kemal Kiliçdaroglu lors d’un second tour qui se déroulera le 28 mai prochain.

Cependant, les propos tenus par certains acteurs politiques ne font qu’ajouter à l’inquiétude. Notre confrère Le Figaro rapporte les déclarations de Devlet Bahçeli, dirigeant d’extrême droite, qui a menacé Kemal Kiliçdaroglu et son alliance d’opposition en déclarant : « Une fin douloureuse les attend le 14 mai. Ces traîtres recevront soit une peine de prison à perpétuité, soit des balles dans le corps ! » (source : Le Figaro).

Face à cette montée de tensions et aux actes de violence qui ont été commis lors des élections précédentes à travers le pays, notamment à Istanbul.

On se demande quelles mesures la Grande Loge Libérale de Turquie (organisateur de l’Assemblée Générale 2023) prendra pour assurer la protection de ses membres ?

Il est crucial de se poser cette question, compte tenu de la situation actuelle.

L’historique des élections en Turquie révèle une période marquée par des manifestations et des actes de violence. Les élections passées ont été le théâtre de multiples affrontements entre les partisans de différents candidats, engendrant ainsi une atmosphère tendue et imprévisible. Istanbul, en particulier, a été le théâtre de nombreux incidents.

Il est donc primordial pour le CLIPSAS, le bureau et la Grande Loge Libérale de Turquie de prendre en compte ces éléments et d’évaluer les risques potentiels liés à l’organisation de l’Assemblée Générale à Istanbul. La sécurité des participants et la préservation des valeurs maçonniques doivent être au cœur des préoccupations.

Le CLIPSAS devrait être attentif aux craintes exprimées par les Obédiences et œuvrer activement à la mise en place de mesures de sécurité appropriées, en coopération avec les autorités compétentes et les organisations maçonniques locales. L’objectif est de garantir un environnement sûr et propice aux échanges et débats qui caractérisent l’Assemblée Générale du CLIPSAS.

Il reste à espérer que les préoccupations seront entendues et que des mesures adéquates seront prises pour assurer le bon déroulement de cet événement majeur pour la communauté maçonnique internationale. Le CLIPSAS doit être vigilant et proactif dans sa volonté de préserver la sécurité et la sérénité de ses membres

Le New Age fait son grand retour aux USA… et ailleurs

De notre confrère belge rtbf.be

À travers un documentaire intitulé « Sorcellerie New Age : les nouveaux gourous des USA », les réalisateurs Flora Desponts et Gary Grabli interrogent le retour en force des philosophies New Age aux États-Unis et mettent en évidence les dérives de celles-ci. À (re)découvrir ce dimanche 7 mai sur La Trois pour les belge (car les autres n’y ont pas accès). Pour tous, nous avons sélectionné un reportage intégral de la RTS suisse.

Face aux bouleversements écologiques, économiques et politiques auxquels l’humanité fait face ces dernières années, beaucoup cherchent un réconfort à travers la spiritualité. Livres de développement personnel, cours de yoga ou cristaux magiques : tous les moyens sont bons pour atteindre le bonheur, ce saint graal des temps modernes.

Ainsi, on a pu voir récemment une véritable résurgence du mouvement New Age. Mais cette nouvelle tendance est-elle véritablement bénéfique pour notre santé mentale ? Ou au contraire, ne fait-elle que maquiller, voire envenimer un problème plus profond ?

Les sept chakras dans la représentation du New Age.

Le New Age, c’est quoi ?

Née vers la fin des années 60, la philosophie new age est un courant de pensée occidental axé sur la spiritualité et le bien-être, dont une grande partie des principes proviennent de religions orientales et hindouistes.

Elle apparaît tandis que la société de consommation se développe, en réaction à l’industrialisation et au productivisme, et se caractérise par la recherche d’un éveil spirituel ou religieux.

Cette quête peut prendre des formes très variées, aussi le mouvement new age est-il assez difficile à définir, tant les pratiques qu’il recouvre sont nombreuses. Certains se contentent de lire des livres écrits par des psychologues pour apprendre à mieux se connaître, d’autres prennent du LSD pour explorer leur moi intérieur et rejoignent des communautés de hippies vivant à l’écart du monde extérieur.

Le 21e siècle : l’âge d’or des sorcières ?

Alors que le New Age déclinait depuis les années 80, suite aux espoirs déçus de ses adeptes, on assiste aujourd’hui à un véritable regain d’intérêt pour ce mouvement. Les festivals, séminaires et stages de méditation qui pullulent à travers les États-Unis montrent bien, en effet, quelle importance a pris le développement personnel dans notre société depuis quelques années.

Rassemblement « Rainbow Gathering » (« rassemblement arc-en-ciel »), en Bosnie en 2007.

Une résurgence d’autant plus forte à l’ère des réseaux sociaux, où on peut voir nombre d’influenceurs et influenceuses s’adonner à ces pratiques. Tirages de cartes en live, séance de spiritisme sur Youtube, tuto pour réaliser une posture de yoga en story Instagram : l’éveil spirituel est désormais un sujet comme un autre sur internet, et tend à se démocratiser chez les adolescents et jeunes adultes.

Et si certains demeurent sceptiques face aux croyances de leur youtubeur ou youtubeuse favori, dans bien des cas les discours tenus restent inoffensifs et sans danger pour la communauté de celui-ci.

L’envers du décor

D’autres cas, en revanche, sont plus préoccupants. En effet, ce nouvel âge d’or de la sorcellerie peut également donner lieu à de nouvelles arnaques, ou même à des dérives sectaires.

Ainsi, certains gourous exercent une véritable emprise sur leurs victimes afin de leur extorquer de l’argent, voire d’abuser d’eux ou de les inciter au suicide.

En 2011, le coach de développement personnel adepte de la loi de l’attraction James Arthur Ray avait par exemple été reconnu coupable d’homicide par négligence sur trois de ses adeptes. Ceux-ci avaient péri à la suite d’un exercice prescrit par leur coach, consistant à passer de nombreuses heures dans une tente de sudation sans boire…

« Sorcellerie New Age : les nouveaux gourous des USA« , à voir ce dimanche 7 mai à 21h30 sur La Trois et disponible en streaming pendant 3 mois sur Auvio.

24/05/23 : « Spiritualité et Démocratie » par Éric Vinson chez D&DF

Présidée par Perry Wiley, Dialogue et démocratie française (D&DF), association essentiellement constituée de francs-maçons, frères et sœurs de toutes obédiences et de tous grades (ce qui la différencie des fraternelles) poursuit ses diners-débat dans les salons du Sénat.

Mercredi 24 mai 2023 sera traité de l’apport de la spiritualité pour la vitalité de la démocratie. Un sujet rarement abordé ! Vous pouvez vous inscrire dès maintenant.

L’invité est Éric Vinson*, docteur en science politique, enseignant, spécialisé sur le fait religieux, la laïcité, le rapport spiritualité/politique.

Auteur de nombreux livres sur ces sujets, il vient de co-dirigé avec Claude Le Fustec, Myriam Watthee-Delmotte et Xavier Gravend-Tirole un ouvrage collectif Le spirituel : un concept opératoire en sciences humaines et sociales (Presses Universitaires de Louvain, dans coll. Religio, 2022).

Il développe l’idée qu’en tant que catégorie de l’expérience humaine, le spirituel se doit d’être pensé dans sa spécificité. Or le spirituel n’est pas tant une activité (en particulier religieuse) que la manière d’accomplir cette activité (religieuse ou non) en y attachant une quête de sens qui déborde les réponses matérialistes.

Éric Vinson, en 2022.

Après les récents échanges houleux et les invectives des représentants de la Nation, il sera intéressant d’échanger avec Éric Vinson, pour étudier comment la prise en compte d’une forme de spiritualité (à définir) permet d’élever les débats pour un dialogue constructif.

Outre votre participation au diner-débat, vous pourrez indiquer si vous souhaiter acquérir sur place le dernier livre de Monsieur Éric Vinson, qui vous le dédicacera.

Vous pourrez, aussi si vous ne l’avez pas encore fait, adhérer à notre association et ainsi de profiter des avantages qui en découlent. (Participer aux diners-débat, d’inviter des profanes amis, et participer aux groupes de réflexion sur les sujets de votre choix).

D&DF vous espère très nombreux pour cette nouvelle et belle soirée.

Dans l’attente de nous retrouver le 24 mai 2023, nous vous prions de croire à l’expression de nos sentiments sincères et dévoués.

Perry Wiley

*Éric Vinson, né le 28 janvier 1971 à Montpellier, est un enseignant, chercheur et journaliste français spécialisé sur le religieux, le spirituel et la laïcité.

Il est docteur en science politique, chercheur associé au laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités de l’École pratique des hautes études et du Centre national de la recherche scientifique2, et a enseigné notamment à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’université Paris-Dauphine, à l’Institut catholique de Paris et à l’Institut d’études bouddhiques.

Sa spiritualité

Éric Vinson a reçu une éducation marquée par le catholicisme (sous l’influence de sa mère, originaire du Massif Central), et par le bouddhisme tibétain (sous celle de son père, originaire de la Réunion) ; ce qui l’amena à rencontrer le 16e karmapa et Kalou Rinpoché dans son enfance.

Ses autres publications

Tulkou. Autobiographie d’un lama réincarné en Occident de Elijah Ary, préface du 14e dalaï-lama, Philippe Rey, (ISBN 2848767065 et 9782848767062)

Mandela Gandhi : la sagesse peut-elle changer le monde ?, avec Sophie Viguier-Vinson, Albin Michel, 2018.

Jaurès le prophète, Mystique et politique d’un combattant républicain, avec Sophie Viguier-Vinson, Albin Michel, 2014, prix « Humanisme » de l’Institut Maçonnique de France 2014.

Judaïsme, christianisme, islam : les textes fondateurs commentés, avec Jean Delumeau, Régis Debray, Malek Chebel, Armand Abécassis, Taillandier, 2005.

Avec ou sans Dieu, le philosophe et le théologien, avec Régis Debray et Claude Geffré, Bayard, 2006.

Les religions d’Asie : Hindouisme, bouddhisme et taoïsme : les textes fondamentaux commentés, avec Catherine Golliau, Stéphane Feuillas et Romain Graziani, Taillandier, 2006.

L’Ésotérisme : les textes fondamentaux commentés, avec Catherine Golliau, Olivier Souan et Xavier Accart, Taillandier, 2007.

Grandir avec l’engagement, avec Michel Dubost, éd. Pygmalion, 2012.

Infos pratiques : Palais du Luxembourg – Restaurant du Sénat, 15ter rue de Vaugirard – 75006 Paris

Restaurant du Sénat, peu d’avis mais noté 4/5

Mot du mois : « Jour »

0

Bonjour !

Le jour ? Une évidence, tant dans la mesure du temps qui passe que dans le vocabulaire quotidien.

Il y a le jour et sa lumière fluctuante, le jour et la date qu’il marque dans le calendrier. On est di-manche, ou lun-di, mar-di, etc., la syllabe –di- étant issue du sémantisme très ancien *dei-, qui désigne l’idée de briller. Avec risques collatéraux…

La majeure partie des langues indo-européennes en donnent un avatar. *Deva  en sanskrit nomme le démon, qui peut dorer ou brûler.  *Dios en grec se trouve dans Zeus, brandissant la foudre, et Dionysos, assorti de sa folie et de son ivresse…

Le latin exprime la même idée dans le très vaste champ lexical du divin, *deus, *divus, *divinus. Ce qui concerne la divinité ou est inspiré par elle. Chez les Romains, Jupiter, *dius pater, père divin parce que lumineux,est le maître du ciel en pleine lumière. Diane, déesse elle aussi lumineuse, inspire la diane, cette sonnerie qui, à la pointe du jour, réveillera les soldats.

On encense la diva, au point de la déifier, la révérer comme une déesse. Le devin est celui qui devine, au travers de la divination, les intentions cachées des dieux.

Et la richesse, parce qu’elle est accordée par les dieux, se nomme *divitiae, au pluriel.

*Dies, c’est le jour en pleine lumière diurne, à midi, la pause méridienne, en regard de la nuit. C’est l’évolution phonétique du mot diurne qui contribue à la formation du jour. La journée désigne ensuite l’espace de temps dans sa durée, le quotidien, aujourd’hui, puis une durée illimitée, toujours, sans précision. On ajourne à une triade (3), une ennéade (9) ou une décade (10) la rencontre prévue. Diariste, on écrit son journal intime.

Le jour est la référence triviale, pourrait-on dire, profane. Mais on ne saurait l’écarter de sa contingence initiale, qui ressortit au divin. Même dans des sociétés qui se considéreraient débarrassées, à tort, de ce lien.

Dieu ? Vaste programme ! Objet de toutes les préoccupations, de toutes les conjectures polythéistes, monothéistes, païennes, athées, etc. On en prononce le mot à tout propos, en le déformant pour ne pas être sacrilège. Pardi, morbleu, parbleu, sacrebleu, par la mort de Dieu, sacré Dieu. Palsembleu, par le sang de Dieu, le juron animait l’ordinaire langagier des aristocrates et fomentait l’image d’un sang noble qui serait bleu. D’où la stupéfaction de bon nombre de gens du peuple, qui découvrirent, devant leurs têtes coupées sur l’échafaud, que le rouge sanguin se moquait des subtilités hiérarchiques !

Impossible de séparer l’idée du divin de celle de la création, de l’immortalité, de l’éternité. Est immortel celui qui n’a plus à mesurer le temps à partir du jour de sa naissance, éternel celui dont le temps n’a ni commencement ni fin. Et la grande question a toujours été de décider du commencement des choses. Premier jour ou première nuit ? La Genèse pose la première nuit comme prélude au déroulement du temps. Les Physiciens philosophes du monde antique font émerger le monde progressivement organisé de la séparation entre la lumière et l’obscurité. Les Gaulois comptent en nuits et non pas en jours, contrairement aux sociétés plus contemporaines.

Si intrigante, voire inquiétante est l’impalpabilité du temps, dépassé à peine est-il vécu, vers un futur indécidable. Tant qu’à faire, on préfère le vivre en pleine lumière, se bercer de l’illusion fallacieuse qu’au moins on le voit passer. Et on noie dans des flots de lumière artificielle cette ténèbre dangereuse.

Ainsi, la fée électricité fut longtemps interdite dans les monastères, même après sa banalisation, car elle contrevenait à l’alternance régulière du jour et de la nuit, qui réglait les travaux journaliers. Au même titre, d’ailleurs, que le chauffage central qui rompait le rythme des saisons.

Ecoutons donc la sagesse du proverbe sanskrit :

 » Hier n’est qu’un rêve et demain une vision. Mais, bien vécu, l’aujourd’hui fait de chaque hier un rêve de bonheur et de chaque demain, une vision d’espoir. Prends donc bien soin d’aujourd’hui. »

Annick DROGOU

Il fait jour. Petit jour, c’est le jour naissant, le jour qui se lève, associé à tous les commencements, à toute la création. Depuis ce premier temps où tu es venu au jour. C’est aussi parfois dans ta vie le grand jour, ce “jour J“ qui te marque et transforme ta vie. Le jour comme révélation de la lumière dans sa pureté originelle. N’est-ce pas cela voir le jour, venir au monde et naître à toute lumière. Comme la vérité percée à jour, de celle qui se fait jour.

Le jour toujours recommencé est le temps où nous pouvons œuvrer. Mais depuis l’apparition de la fée (sorcière ?) électricité tout a changé, la nuit a disparu, le temps de l’ouvrage et du travail s’est allongé. Artificiellement. Tous nos rythmes de vie millénaires en ont été bouleversés. La nuit était le temps du silence comme le jour celui de la parole. Désormais, nous ne sommes que dans le temps permanent du bruit. Silence perdu, parole perdue, quand il nous faudrait savoir nous orienter vers le jour naissant, là où paraît la grande lumière.

Pas d’opposition entre le jour et la nuit, rien de contraire, seulement une succession toujours recommencée, le rythme fondamental, la respiration universelle. Où est le vide, où est le plein ? Le jour comme le vide dans la broderie, la dentelle qui laisse passer la lumière, jour de Calais ou d’ailleurs. Plénitude de lumière.

Oublie le jour comme unité de temps de 24 heures. Ce n’est qu’un artifice, une convention, un calcul certes précis et utile, mais qui ne te fera jamais vibrer dans la réalité de la lumière. Le jour n’est pas le temps qui s’écoule, c’est toujours le temps de la rencontre, de la vie toujours renouvelée. Belle comme le jour. Ne crains rien, sois patient, confiant. Demain, il fera jour et, qui sait, un jour peut-être….

Jean DUMONTEIL

Le dessin de… Jissey : « Amalgame »

0

Si l’article de Gil Garibal du 8 mai indique que « le cerveau est un mystérieux continent« , on comprend que celui d’un franc-maçon puisse rester une énigme pour un religieux susceptible d’en faire un « amalgame ». Notre ami Jissey a bondi sur l’occasion… (et Judith Ravar a tout traduit pour nos amis anglo-saxons)

Ce point intermédiaire des relations qu’on peut appeler le point de pudeur

2

(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent les 1er et 15 de chaque mois.)

La Franc-maçonnerie nous enjoint de « fuir le vice et de pratiquer la vertu[1] ». Le vice, nous connaissons, inutile de détailler ; mais, la vertu… Le vice, vaste programme[2], en effet ! Quant à la vertu, un austère défi aux allures de face Nord ? Et, pourtant, il existe une vertu tranquille quoique volontiers primesautière, discrète et guillerette, tout à la fois, bienveillante et persistante par nature ; une vertu qui s’accommode avec autrui, non point par résignation ou par opportunisme, mais par une sorte de mitoyenneté morale visant à la joie de vivre ; une belle et bonne vertu qui, sans tapage, entraîne aux rencontres heureuses, suivant les règles élémentaires d’un « savoir-vivre » philanthropique. Sans grande audace, certains y voient déjà, plus que l’amorce, le véhicule de la fraternité…

Cette vertu-là a renoncé à la force pour répandre sa puissance[3]. Elle est « virtuelle ». Elle repose dans nos intentions comme dans nos actes ou plutôt celles-là et ceux-ci reposent sur elle. Elle accueille la vie comme on accueille le jour, à ceci-près qu’elle loge de petits soleils dans la nuit. On la dirait « libidinale », tant elle s’investit avec légèreté un peu partout. Mais sa légèreté ne se confond pas avec l’insouciance – en revanche, elle est bien innocente. Au sens propre : elle ne nuit pas.

C’est l’œuvre fluide d’une conscience vive et pacifique qui sait ce qu’elle s’autorise sans empêcher autrui, une énergie psychique vitale qui, dans son simple accomplissement, manifeste un respect spontané pour tous les êtres, une inclination « naturelle » et générale qui aménage un vide à remplir doucement ensemble, un amour en creux au plan humain, un espace accueillant, propice au confort commun comme à la liberté de chacun. Dépourvue d’ostentation et de vanité, elle nourrit avec sincérité la confiance qui débouche sur l’intérêt mutuel.

Oh ! Je sais bien que cette vertu-là peut paraître de guimauve, un peu mièvre, tout juste bonne pour celui qui croit vivre au pays des bisounours : une vertu douceâtre de papy-boomers qui n’ont jamais connu de guerre ni d’autres violences que des harangues  le plus souvent audiovisuelles. Certes, je ne renvoie pas à cette « vertu de pointe » qui culmine dans l’ultime sacrifice du « héros d’un instant », tel que Vladimir Jankélévitch en évoque la figure[4], sachant que ce maître de philosophie morale distingue, dénombre et classe, avec une infinie subtilité, des vertus, en définitive, aussi nombreuses que les vices[5]. Le courant qui m’inspire incorporerait plutôt la gamme des « vertus de l’intervalle » où l’auteur du Traité des vertus  réunissait la fidélité, la patience, la modestie et l’amitié. Elles offrent, en effet, plus de facilité que d’autres à se diffuser et à se conserver, à condition, toutefois, de ne pas avoir la faiblesse de les imiter, car elles prêtent insensiblement le flanc à la complaisance et à l’hypocrisie.

Parmi ceux que la vertu semblait passagèrement préoccuper, j’en ai connu certains dont j’eusse aimé qu’elle les occupât foncièrement davantage. Ils discouraient d’elle avec la même aisance qu’ils s’en détachaient. Dieu merci, j’en ai croisé d’autres dont les œuvres parlaient pour eux. Eux-mêmes ne disaient rien. À la moindre allusion qu’on y faisait, ils regrettaient de ne pouvoir en faire plus. C’est pour eux que je tiens cette plume. Tout doit garder ses proportions. L’encre n’est pas le sang. Je n’ai pas cette prétention. Cependant, si nous convenons que faire la leçon n’a jamais guère mené à grand-chose,  nous ne pouvons que nous en rapporter… aux leçons de choses. De même, si nous croyons profondément que l’honneur et l’honnêteté ont partie liée dans notre idéal, nous ne pouvons que nous attacher à ce que leur duo fasse cause commune, chaque jour, dans notre action. En y ajoutant une petite attention aux vastes effets, en veillant constamment à un point d’équilibre qui est le gage d’un épanouissement durable : en plaçant au cœur de la délicatesse des mœurs ce point intermédiaire des relations qu’on peut appeler le point de pudeur.


[1] Comme rappelé dans un édito précédent : cliquez ici.

[2] Petit clin d’œil historique : en découvrant le 24 août 1944 une inscription : « Mort aux cons », le général de Gaulle se serait exclamé : « Vaste programme ! ». Pour des détails circonstanciés sur cette anecdote, cliquez ici.

[3] Sous l’angle de la vertu comme force morale, on pourra lire le récent essai de Jean Dumonteil, paru le 28 février 2023, aux éditions Numérilivre, sous le titre : Que la force le soutienne et l’achève (126 p., 20 €).

[4] Dans un éditorial précédent, mis en ligne le 1er février 2023, intitulé : « La vertu des pairs » (pour y accéder, cliquez ici), était évoqué en note 5 l’ouvrage auquel il est fait référence ici et ce, dans les termes suivants :

On ne saurait, non plus, passer sous silence le Traité des vertus de Vladimir Jankélévitch (Flammarion, coll. : Champs essais) qui comporte trois tomes respectivement sous-titrés : Le Sérieux de l’intentionLes Vertus et l’AmourL’Innocence et la Méchanceté.

Commencée quinze ans avant sa parution en 1949, la rédaction de cette œuvre exigeante et subtile traverse la Seconde Guerre mondiale et sa publication attendra encore de longues années avant de connaître le succès.

Dans le tome II qui comporte deux volumes (« Parties »), l’auteur s’élance dans ses descriptions, depuis la vertu du commencement (le courage) jusqu’à celle de la terminaison (la charité), en passant par celles de la continuation et de la conservation (la fidélité, la justice). Il met en perspective les vertus dites « de l’intervalle » (fidélité, patience, modestie, amitié), que l’homme peut posséder mais non sans risque de complaisance et d’hypocrisie, et les vertus qu’il appelle « de pointe » (humilité, générosité, sacrifice) que l’homme ne possède jamais et qu’il parvient seulement à effleurer.

Philosophe engagé, notamment dans la Résistance, l’auteur délaisse les voies de la morale spéculative et s’interroge, au fur et à mesure de ses distinctions, sur l’intérêt que représente le « rentier de la vertu » par rapport au « vertueux gredin », voire au statut fugace du « héros d’un instant ». Mais c’est un autre point d’orgue qui, en définitive, va retenir son attention ; en effet, la grande équation de l’homme lui permettant de s’élever partiellement au-dessus de cette casuistique demeure l’amour, qui détient les principales clés de la joie et du bonheur. De là, le titre du tome II : Les Vertus et l’Amour.

[5] Comme l’observe Érik Orsenna au sujet de Paul Morand qui « n’a pas pris le loisir de s’apercevoir que la famille Vertu a autant de rejetons que la famille Vice ». Dans son « Discours sur la Vertu », prononcé au palais de l’Institut, lors de la séance publique annuelle de l’Académie française, le 30 novembre 2000 (accessible en ligne en cliquant ici), l’académicien occupant du fauteuil numéro 17, à qui incombait l’exercice pour ce millésime, glissa cette confidence : « Combien de fois, affronté à des douleurs ou à des bonheurs trop vastes, ne me suis-je plongé et replongé dans cette mine d’or qu’est le Traité des Vertus ? »

Quant à François Sureau, nouvel occupant du fauteuil numéro 24, il se livrera à la même pratique rituelle, le 1er décembre 2022, choisissant comme thème le courage moral incarné par quatre figures fort différentes : Thomas More, Auguste Scheurer-Kestner, André Gide et Jean Cavaillès, faisant ainsi revivre des événements oubliés (pour accéder au discours, cliquez ici).

Il n’est pas jusqu’à Manuel Valls qui n’ait pris, cette saison, son courage à deux mains pour évoquer douze destins remarquables : Charb, Sébastien Castellion, Georges Clemenceau, Louise Michel, Nadejda et Ossip Mandelstam, André Malraux, Charles de Gaulle, Winston Churchill, Albert Camus, les 343 femmes pour le droit à l’avortement, Willy Brandt, Jean-Marie Tjibaou, Jean Moulin… (Manuel Valls, Le courage guidait leurs pas: 12 destins face à l’Histoire,  Tallandier,  23 mars 2023, 224 p.)

Ajoutons qu’Alain Finkielkraut recevait, ce samedi 13 mai 2023, dans son émission : « Répliques », sur France-Culture, précisément François Sureau et Manuel Valls, sur le thème : « La vertu du courage » (à écouter ou à télécharger, en cliquant ici).

Aussi bien, Alain Finkielkraut, élu au fauteuil 21, qui ne pouvait esquiver le morceau d’éloquence qui résonne, chaque fin d’année, sous la Coupole, se porta volontaire et prononça son « Discours sur la Vertu », le 12 décembre 2019, observant, dans la veine qu’on lui connaît : « Notre temps, délesté de la sagesse des Anciens, ne reconnaît d’autre loi que son élan compassionnel. Religion de la sortie du christianisme, l’humanité occupe seule désormais l’espace que se partageaient autrefois les vertus cardinales et les vertus théologales. » Il conclut par un vibrant appel à ce « que nous trouvions en nous la ressource, c’est-à-dire la vertu, de résister au sens de l’Histoire ». Ce qui, chez d’aucuns, aurait passé pour un aveu, chez lui, sans surprise, tourne en revendication (consultable, en cliquant ici).

 

Antimaçonnisme suisse : « La suisse franc-maçonne réhabilite ses sorcières et refuse les exorcismes »

De notre confrère profidecatholica.com – Par Laurentcatho

L’évêque de Coire (Suisse), Mgr Joseph Bonnemain refuse de nommer à nouveau, un prêtre exorciste dans son diocèse. Quoi de plus normal pour ce clerc de la secte maçonnique et satanique de Vatican 2. Il est d’ailleurs à rappeler que depuis Vatican 2 la démonologie n’est plus enseignée, et que Paul 6 fut intronisé « pape » aussi par ses frères satanistes lors d’une messe noire à la chapelle Pauline en avril 1963, où il y eut sur l’autel recouvert de tenture noire le viol d’une enfant par deux évêques, et sous les yeux de son père. Tout cela est raconté par l’auteur de la « Maison battue par les vents », le P. Malachi Martin, très certainement assassiné.

Il n’est pas étonnant que la Suisse entreprenne la réhabilitation de ses sorcières. La dernière “sorcière” à avoir été exécutée en Suisse et en Europe fut Anna Göldi, dans le canton de Glaris, en 1782. Elle a été décapitée en place publique. Qu’avait-elle fait ? Avait-elle fait bouillir des enfants pour invoquer des esprits malins ? Bien sûr, nul ne vous le dira, et encore moins Bonnemain. Elle a également été la première à être réhabilitée en Suisse, étant “exonérée” à titre posthume par le Parlement du canton de Glaris, en 2008, une annexe des loges. Comme quoi les frères maçons tiennent aussi à leurs sorcières. Cette procédure me rappelle les déclarations du représentant de l’ordre des Druides au Québec qui affirmait que la franc-maçonnerie repose sur les rituels druidiques. Ces mêmes druides qui pratiquaient le cannibalisme en Irlande notamment avant la conversion de l’île par St Patrick.

Plusieurs autres cantons suisses, notamment en Suisse romande où les persécutions étaient les plus graves, ont également pris des mesures similaires au cours des quinze dernières années, dont Fribourg et Genève, indique Ostorero. Dans le canton de Vaud, une plaque a même été érigée, il y a un peu plus d’un an, au château d’Ouchy, dans la capitale cantonale de Lausanne, à la mémoire de la sorcière Jacquette de Clause. C’est au château d’Ouchy, au bord du lac Léman, qu’elle fut emprisonnée. Selon Ostorero, qui a été consultée sur cette initiative, celle-ci s’inscrit dans une démarche des autorités lausannoises visant à dédier davantage de rues et d’espaces publics aux femmes.

Le prêtre qui exerçait cette fonction est décédé en 2020, à l’âge de 76 ans, et n’aura donc pas de successeur. Les personnes « en détresse psychique » doivent « trouver des solutions médicales ou psychothérapeutiques », estime-t-il.

Mal-aimés francs-maçons - Le Courrier

Avant d’être évêque, Mgr Bonnemain était en effet médecin, et certainement un médecin très mauvais, tant il n’a jamais soufflé mot contre le vaxxin. Il a notamment expliqué son positionnement à ce sujet à l’antenne d’une radio régionale suisse. « Nous sommes tous des êtres humains qui portons en nous des forces et des faiblesses », a-t-il déclaré. « Toute personne confrontée à des situations sociales, professionnelles ou de santé difficile peut se faire soigner », selon le prélat. Convaincu qu’il « n’est pas nécessaire de vouloir trouver des causes mystérieuses » à l’éventualité d’un cas de possession, le prélat cite ensuite des solutions « classiques », c’est-à-dire « médicales, psychologiques, psychothérapeutiques ». Bien entendu, nous serions intéressés que cet « évêque » nous parle de la franc-maçonnerie, et notamment qu’il réponde à l’existence de lien avec cette secte pédocriminelle. Gageons qu’il y a de forte chance qu’il demeure muet.

Ajoutons qu’en Suisse plus qu’ailleurs, le silence envers cet ordre satanique qu’est la franc-maçonnerie, est une mode. Rappelons que Blocher fut plusieurs fois invité et se rendit au Bilderberg. En clair, on fait semblant. Donc, cette secte peut continuer librement ses entreprises.

Quoi qu’il en soit, bien avant de conseiller un exorcisme, il faut remédier à une pratique sérieuse et soignée de la religion catholique traditionnelle. Et, nous pouvons aussi conseiller la pratique journalière des chapelets, celui de notre sainte Mère et celui de saint Michel en complément, auquel aucun mal ne résiste.

L’importance de la pensée pour déterminer l’action

De notre confrère italien expartibus.it – Par Chrétien de Rosemunda

Soyez toujours en guerre avec vos vices, en paix avec vos voisins, et laissez chaque année de meilleures personnes vous découvrir.
Benjamin Franklin

La franc-maçonnerie est un Ordre universel initiatique à caractère traditionnel et symbolique. Ses buts sont l’amélioration et l’élévation de l’individu et de toute la famille humaine. Ses membres sont également appelés francs-maçons et libres penseurs.

La pensée franc-maçonnerie, par la réflexion et l’apprentissage, se forge à partir de ces principes. Pour cela, il faut parfois une prédisposition humaine et intellectuelle innée.

L’Institution embrasse des principes universels qu’elle choisit comme guide d’action. Ils travaillent à l’amélioration de soi et, par conséquent, de l’humanité avec laquelle ils entrent inévitablement en contact.

Les principes sont : liberté, égalité, fraternité. La franc-maçonnerie s’efforce de familiariser ses adeptes avec ces idées, les élevant au-dessus des pensées et des idées préconçues héritées du monde profane.

La beauté de la franc-maçonnerie, c’est aussi la beauté de la vie : savoir que l’on est toujours à l’affût, seul et en partenariat avec d’autres hommes libres. C’est pourquoi il est nécessaire de se montrer tel que l’on est, en créant des occasions de rencontres et de poursuivre, sans s’arrêter, son travail.

La franc-maçonnerie a une vision précise du monde, qui éduque à agir et à vivre en relation avec l’autre. La confrontation constante entre frères est une incitation continue à s’améliorer, à abandonner « les vices » et à élever « des temples aux vertus ».

Les francs-maçons, surtout les jeunes, peuvent apprendre des Frères qui nous ont précédés l’importance de la curiosité intellectuelle, l’engagement à s’améliorer, approfondir la notion de science et de pratique du dialogue. 

Des enseignements qui renforcent la volonté de travailler au service des droits humains et qui nous rendent libres de pouvoir agir.

Penser d’une certaine manière ne signifie pas que se développe une sorte de philosophie maçonnique, mais un ensemble de principes qui dérivent de tous les domaines de la connaissance et qui se combinent pour former une seule dimension.

La franc-maçonnerie s’oppose à l’hypostasie d’une voie préétablie ; ce n’est pas « la voie » ni même « une voie » : elle la dépasse. Il n’y a pas de méthode ou de méthodologie, cela nous permet constamment de « Penser », en évitant la cristallisation des connaissances et des connaissances, qui est souvent confondue avec la Vérité.

La pensée maçonnique ne peut pas se placer dans cet espace d’autocensure, au contraire, elle doit avoir le courage d’aller plus loin, sinon elle ne se distinguerait pas de la pensée scientifique ou religieuse et ne se définirait pas, précisément, comme libre pensée.

La franc-maçonnerie est autre chose ; elle a la nécessité de combiner le discours sur la matière et la surmatière, c’est-à-dire la pensée sur la structure matérielle et sur la superstructure spirituelle.

Transformer la pensée en action : nous écoutons notre voix intérieure, qui gagne de plus en plus en conscience et en force à mesure que nous nous débarrassons des poids inutiles. Nous apprenons à penser comme des francs-maçons.

Pour retrouver nos pensées les plus pures, celles capables de déterminer l’action, nous devons entrer en contact avec notre force intérieure.
Nous ne devons pas avoir peur de penser.

La pensée libre conduit à une action réfléchie et raisonnée, sans contraintes.
N’oublions pas que nous sommes nés « libres et de bonne moralité », et c’est cette liberté de pensée qui nous permet de mener à bien un certain type d’action.

Cela nous rend différents, cela nous rend merveilleusement uniques, cela fait de nous des francs-maçons.

La franc-maçonnerie est ma façon d’appréhender les choses. Dans mes luttes les plus difficiles et mes efforts les plus sombres, la franc-maçonnerie est ma façon de prendre les choses de ce monde et de les connecter. Elle est le contrepoint de mes actions, le diapason de mes réflexions. C’est pourquoi j’en parle si souvent.
Pierre Simon