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16/03/2023 : Conférence publique à Guyancourt dans les Yvelines

Jeudi 16 mars à 20h30, la Respectable Loge « Philosophie. Philanthropie. Progrès» du Grand Orient de France à l’Orient de Saint-Quentin-en-Yvelines – Guyancourt organise une conférence publique sur le thème « Pourquoi devient-on franc-maçon ? ».

Cette conférence publique a pour but de faire connaître la franc-maçonnerie notamment aux habitants de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines et de présenter au public la Loge « Philosophie. Philanthropie. Progrès » du Grand Orient de France. La conférence aura lieu au 81, Boulevard Beethoven, 78280 Guyancourt. L’entrée est sur inscription uniquement en cliquant sur ce lien vers le formulaire d’inscription en ligne.

Pour se rendre à la conférence :

– En voiture : des places de parking sont disponibles dans les rues adjacentes,

– En transport en commun : Bus 465 ou bus 467, arrêt Hameau de Troux.

La Franc-maçonnerie : une religion parmi d’autres ?

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Le livre de Baudouin Decharneux est une leçon lumineuse de franc-maçonnerie en ce qu’il répond à une question à la fois évidente et complexe : la franc-maçonnerie est-elle assimilable à une forme de religion ? L’auteur analyse en profondeur la dimension paradoxale du rassemblement maçonnique : un art de cheminer et de raisonner qui permet la cohabitation des contraires, l’unité n’étant pas l’uniformité.

Loin de toute lecture irénique, l’auteur met en relief la méthode d’une société initiatique qui, dès son origine, se place à contre-courant du pragmatisme et de l’immédiateté du monde, ainsi que le caractère ardu de l’entreprise maçonnique – promouvoir une lecture archaïque des symboles en prolongeant des pratiques philosophiques (la liberté d’examen, l’exercice de la raison) qui remontent à Platon. La franc-maçonnerie serait-elle une gnose, dans le sens socratique, postulant que l’absolu est une quête ? Une forme de religiosité humaniste ? Une religion des philosophes ? Une fraternité reposant sur des idées à la fois transcendantales et immanentistes ?

L’auteur rappelle que la franc-maçonnerie est née à un moment de ruptures et qu’elle n’est pas à l’origine des révolutions, même si elle les a accompagnées. Héritière en tous points de la Renaissance et des Lumières, la maçonnerie est intéressante car elle se veut une organisation à la fois collective, hiérarchique (cette hiérarchie est relative et transitoire) et démocratique, centrée sur le sujet pensant guidé par l’idée de liberté. En effet, bien avant la naissance de l’État de droit, on y pratiquait la circulation élective et démocratique des offices et la circulation libre de la parole.

La réunion du mythe, du symbole (en tant que signe de reconnaissance) et du rite – c’est-à-dire du visible et de l’invisible – comporte un caractère structurant qui fait de l’imaginaire le puissant moteur du politique. Le religieux est donc tenu à la périphérie et les récits sacrés sont revisités de manière oblique pour n’en retenir que la portée spirituelle, rationnelle ou politique (Salomon, Hiram). Malgré quelques ressemblances et points d’intersection avec la religion, les mythes maçonniques sont décalés par rapport au monde biblique et les rites maçonniques se placent loin de toute nostalgie religieuse.

La loge est donc un espace auto-constituant fondé sur une idéalité sociale liée au métier de constructeur, ce qui présuppose l’idée d’« instruction » (littéralement, entrer dans le métier de maçon), ainsi qu’une méthode progressive et circulaire (faire peau neuve tout en restant soi-même). La maçonnerie est une invitation au cheminement, au dépassement de soi et de sa médiocrité.

Les maçons ne sont donc pas des fidèles, ni des prédicateurs, mais des ouvriers. La modestie de cette condition correspond à la grandeur de leurs idéaux, à la fois universalistes (par le développement de la capacité de s’approprier une pratique et de la transmettre à travers le temps et l’espace) et prométhéens (par la mise en perspective symbolique du progrès et de son caractère équivoque). De ce point de vue, la maçonnerie peut paraître naïve et faible sur le plan philosophique (p. 101-102). Le décalage de ses idéaux est à la fois sa force et sa faiblesse : quelle association d’hommes proclame aujourd’hui le triomphe des humanités et le culte de la raison ? Quel rassemblement ose prôner actuellement la glorification du travail par l’union de la main, de l’outil et de l’esprit ? Qui croit au xxie siècle que la véritable noblesse de l’homme réside dans ses réalisations ?

Cet ouvrage montre que la franc-maçonnerie ne peut en somme proposer qu’une modeste mais ambitieuse « logique de repères » (p. 105), qu’un moyen de poncer la rugosité de l’esprit en le frottant aux autres pensées, qu’une stimulante invitation à traiter symboliquement des récits, qu’ils soient maçonniques, mythologiques ou sacrés, loin de toute essentialisation et de tout relativisme des textes ; fille de Lumières, la méthode maçonnique privilégie la mise en perspective, la problématisation et l’argumentation, à quoi on peut ajouter l’ironie et l’autocritique.

Baudouin Decharneux montre qu’en faisant du divin une question philosophique, en donnant un caractère non exclusif et relatif à l’appartenance maçonnique et en pratiquant une lecture agnostique du dogme, la franc-maçonnerie est effectivement une hérésie ; voilà une ligne de fracture essentielle entre le religieux et le philosophique démontrée brillamment par l’auteur.

La franc-maçonnerie est plus pauvre qu’une voie spirituelle, plus faible qu’une philosophie, plus inconsistante qu’une religion. Elle n’est en effet pas une religion de substitution, ni une religion en soi, ni une religion surplombant les autres ; elle ne peut pas l’être car elle est infiniment moins. Elle est le lieu de l’incomplétude, celui où l’on déploie sa singularité pour augmenter sa liberté. Pour les maçons, « la parole est perdue. Ils s’efforcent de la retrouver » (p. 131). (Source cairn)

Lieu symbolique : La cité idéale La Scarzuola

La Scarzuola est un ensemble architectural en Ombrie, situé au hameau rural (frazione) de Montegiove sur la commune de Montegabbione en Province de Terni, en Italie.

Saint François d’Assise

Son emplacement est celui d’un couvent du XIIIe siècle dédié Saint François d’Assise, né Giovanni di Pietro Bernardone (1181-1226) à Assise, en Italie, religieux catholique italien, diacre, mystique, et fondateur de l’ordre des Frères mineurs (O.F.M.) en 1210, caractérisé par une sequela Christi dans la prière, la joie, la pauvreté, l’évangélisation et l’amour de la Création divine.

Rappelons que la sequela Christi (ou suite du Christ) est une locution latine qui, surtout à partir du Moyen Âge, est venue à signifier, dans la spiritualité chrétienne et surtout monastico-religieuse, l’engagement dans la vie religieuse.

Le couvent est partiellement abandonné au XIXe siècle. En 1957, l’architecte milanais Tomaso Buzzi (1900-1981) acquiert l’ensemble à partir duquel il construit sa « ville-théâtre », interprétation personnelle de la cité idéale, un complexe architectural composé des vestiges restaurés de l’ancien couvent et d’un ensemble créé de toutes pièces et mêlant de nombreux styles et évocations, en grande partie réalisé à partir des pierres des ruines de l’ancien couvent.

Comme toujours, un peu d’histoire ne peut nuire au Maçon dont le cœur est pavé de belles et bonnes intentions… L’histoire n’est pas une science du passé ; elle donne sens au présent ! Et chacun sait que « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre. » (Karl Marx/Manifeste du parti communiste).

Laurier

Le site de La Scarzuola  est pour la première fois mentionné dans une chronique de 1218 qui le décrit comme le lieu où une fontaine jaillit miraculeusement à l’endroit où saint François d’Assise s’était construit un abri en scarza, une plante des marais, à l’origine du nom du site, à l’endroit où il avait planté un rosier et un laurier.

Pour le commémorer, les comtes de Marsciano fondent en ce lieu une église puis un couvent confié aux franciscains qui l’occupent jusqu’à la fin du XVIIIe siècle lorsque les marquis Misciatelli d’Orvieto prennent possession des lieux. Le couvent fait l’objet de rénovations et remaniements importants au XVIe siècle. De 1243 et pendant six siècles, le site est le lieu d’inhumation privilégié des comtes et de leurs épouses.

Après l’inhumation du comte Francesco di Marsciano en 1820, le couvent est partiellement abandonné puis tombe progressivement en ruine durant le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Tomaso Buzzi, brillant architecte et décorateur milanais mondain et renommé est séduit par ce site en parti ruiné et l’achète en 1957.

Il passe le reste de sa vie à la rénovation des restes du couvent et à la construction d’un large ensemble architectural composés de bâtiments et de sept amphithéâtres de diverses tailles – métaphores métaphysiques et surréalistes du théâtre de la vie selon lui – en réutilisant très largement les pierres des parties ruinées de l’ancien couvent.

Buzzi construit également de nombreuses statues et structures, notamment une évocation de la Tour de Babel pour représenter les différents âges de la Vie et la Vanité et il reprend de nombreux symboles alchimiques, ésotériques, eschatologiques et maçonniques.

L’arbre axis mundi ? Dans la religion ou la mythologie, le centre du monde et/ou la connexion entre le Ciel et la Terre.

La partie la plus spectaculaire du site est une sorte de cité miniature et condensée qui reproduit des évocations d’architectures de tous styles, de l’Antiquité à la Renaissance, telles que le Temple de Vesta, la Pyramide de Khéops, le Parthénon, la Tour des Vents, mais aussi l’Arc de triomphe et la Tour de l’horloge à Mantoue.

Buzzi meure en 1981 après avoir consacré plus de vingt années de sa vie à son projet existentiel qui demeure dans un état d’abandon et d’inachèvement en partie volontaire, et que poursuit Marco Solari, son neveu.

Depuis 2022, La Scarzuola est un lieu touristique privé dont l’accès est payant.

« Née de l’utopie de l’architecte milanais Tomaso Buzzi, cette cité idéale au coeur de l’Ombrie a été imaginée non pas pour y vivre mais pour y réfléchir et y songer. » Les Échos, Olivier Tosseri, le 29.IX. 2017.

Incarnation intellectuelle et matérielle de l’utopie, la Cité idéale est une conception urbanistique visant à la perfection architecturale et humaine. Elle inspire à bâtir et à faire vivre en harmonie une organisation sociale singulière basée sur certains préceptes moraux et politiques.

Vue d’Utopia de Thomas More à vol d’oiseau

Si de très nombreuses « cités idéales » ne sont restées qu’au stade de rêves dans l’esprit de leurs créateurs, certaines ont cependant été achevées dans les faits. Il s’agit cependant de réalisations « idéales » au sens où, contrairement à la cité spontanée, qui se développe peu à peu selon les besoins en fonction de décisions multiples, et donc de façon organique, la cité idéale est conceptuellement élaborée avant d’être matériellement construite, et sa fondation résulte d’une volonté intellectualisée et unifiée.

Sources : Wikipédia ; Wikimedia Commons, YouTube

Ces cathédrales aux mystérieux RAYONS de lumière

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La symbolique de la lumière est reliée depuis l’antiquité Celte, grecque et Egyptienne a l’adoration de Dieu ou de ses représentations terrestres. La religion chrétienne reprend cette symbolique pour créer des chemins de lumière dans ses ouvrages romans et surtout gothiques. Un parcours des plus beaux édifices sacrés de France est analysé sur les messages lumineux liés aux époques solsticiales ou équinoxiales.  Quels mystères ces messages nous révèleraient-ils ?

L’AUTEUR : Jean-François Blondel, historien de l’art, conférencier et spécialiste du Moyen –Age est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont :

  • Moyen-Age des cathédrales –  Ed Trajectoire 2007
  • Guide des grands sites sacrés en France – Ed Trajectoire  2010
  • Les outils et leurs symboles  – Ed Jean-Cyrille Godefroy 2016
  • Le diable dans les cathédrales – Ed Dervy 2021
  • L’Alchimie éclaire t-elle la démarche maçonnique ?– Ed Dervy 2022

Diego Miconi fonde la Grande Loge Autonome d’Argentine

De notre confrère diariouno.com.ar – Par José Luis Verderico

Diego Miconi est dentiste et administrateur d’une entreprise de santé. En 2022, il crée la Grande Loge Autonome d’Argentine après près de 30 ans d’expérience et de développement dans la Franc-Maçonnerie. Le rôle des femmes et la fin de l’occultisme dans ces organisations.

Diego Miconi, de Mendoza, est dentiste, titulaire d’un Master en administration des affaires de la santé et franc-maçon : il est le Grand Maître de la Grande Loge autonome d’Argentine, qui a été créée en 2022 « pour transformer la réalité sociale en se basant sur la réflexion et l’évolution Philosophie personnelle ».

« De Mendoza nous rayonnons vers Buenos Aires et d’autres provinces « , explique le Grand Maître de la Grande Loge Autonome d’Argentine , qui est le fils de la célèbre artiste plasticienne de Mendoza Sara Rosales, qui a peint un tableau thématique.

Le travail de Sara Rosales pour la Grande Loge Autonome d'Argentine.
Le travail de Sara Rosales pour la Grande Loge Autonome d’Argentine.
L'équerre et le compas font partie de la symbolique de la franc-maçonnerie.
L’équerre et le compas font partie de la symbolique de la franc-maçonnerie.

Mendoza, berceau de la franc-maçonnerie

« Mendoza s’est caractérisée pour être le berceau de la Gesta de libération. San Martín a mis en place différentes loges qui ont permis l’exécution de diverses stratégies pour traverser les Andes et libérer le Chili et le Pérou »

Miconi pratique la franc-maçonnerie depuis 28 ans et l’a rejointe à l’âge de 30 ans. Pendant 18 ans, il a fait partie de la Grande Loge argentine puis il a fait partie d’autres « obédiences« , comme la franc-maçonnerie appelle les différents regroupements de loges.

C’est une période d’ouverture sociale et de publicité des activités de la franc-maçonnerie argentine. L’abandon du secret caractérise ces dernières années. Aussi l’incorporation des femmes.

Symbologie et philosophie de la franc-maçonnerie

Miconi reçoit Diario UNO dans le lieu où fonctionnent le temple et les bureaux, à Godoy Cruz. L’ornementation est marquée par des symboles forts : l’équerre, le compas, les cartes, les livres de philosophie, les yeux qui voient tout…

Diego Miconi, fondateur à Mendoza de la Grande Loge Autonome d'Argentine.
Diego Miconi, fondateur à Mendoza de la Grande Loge Autonome d’Argentine.

– Il y a des femmes qui travaillent dans différents rôles dans la franc-maçonnerie. Sans la participation des femmes, les sociétés ne peuvent pas évoluer. Au fil du temps, la franc-maçonnerie a compris que les femmes devaient participer activement aux transformations sociales, au-delà de l’accompagnement des francs-maçons.

– Quels problèmes voyez-vous à Mendoza et dans le pays ?

– Le manque d’analyse et de réflexion de la part des autorités. Au fond, il faut éduquer le souverain : dans l’éducation formelle mais aussi dans la famille ; dans la discipline du travail et reconnaître le mérite comme moyen d’atteindre les objectifs. En cela, le pays est en faute.

– Pourquoi avez-vous décidé de fonder une loge ?

– La franc-maçonnerie n’est pas exempte de changements évolutifs et de nouvelles voies s’ouvrent sans cesse. Cela a été historique dans le monde.

– Quel profil ont les membres de cette nouvelle Grande Loge Autonome d’Argentine ?

– La franc-maçonnerie reçoit, par essence, des personnes de bonnes mœurs et de bonnes moralités, qu’elles soient professionnelles ou non. Évidemment, ils doivent se conformer aux fonctions opérationnelles et logistiques au sein de l’organisation. C’est une école philosophique où l’on approfondit l’étude de soi pour comprendre et transformer la réalité dans laquelle on vit.

La Grande Loge Autonome d'Argentine a son siège et ses bureaux à Godoy Cruz.
La Grande Loge Autonome d’Argentine a son siège et ses bureaux à Godoy Cruz.

– Comment contacter les personnes intéressées à connaître des idées et des propositions ?

– En écrivant un mail à cette adresse : granlogiaautonomaar@gmail.com

– Que pensez-vous de l’abandon du secret par la franc-maçonnerie ?

– C’est bien et c’est parce qu’on est en démocratie ; au temps des dictatures, dans le monde, la franc-maçonnerie travaillait plus discrètement pour éviter les risques. La franc-maçonnerie est une obédience discrète dans laquelle seules les personnes qui en font partie ont accès au travail et aux activités internes, mais au-delà nous essayons de faire en sorte que les hommes et les femmes qui font partie de la franc-maçonnerie soient protagonistes de leur vie et de celle de leur famille . Il n’est pas nécessaire de dire qu’ils sont maçons. Nous donnons notre métamessage à travers nos symboles afin que vous puissiez réfléchir et comprendre que des transformations peuvent se produire.

Miconi et l'œil qui voit tout, partie de la symbologie.
Miconi et l’œil qui voit tout, partie de la symbologie.

« La franc-maçonnerie est une activité philanthropique et progressiste »

La philosophie est présente dans la bibliothèque de la Grande Loge Autonome d'Argentine.
La philosophie est présente dans la bibliothèque de la Grande Loge Autonome d’Argentine.

Tenue Blanche fermée à La RL « Joie et Fraternité » du DH à Tours

Samedi 4 mars 2023 à 17h30 dans le temple bleu du 72 rue Courteline à Tours.

Avec Hélène Lœvenbruck autrice de « Le mystère des voix intérieures ».

Réservation obligatoire

Le silence, toutes les franc-maçonnes et francs-maçons l’ont en partage. Toutes et tous ont vécu cette période « sans voix » dans les mois de leurs premiers pas en loge. Mais bien rares sont celles et ceux qui n’évoquent pas la petite voix intérieure, tantôt sereine, parfois impatiente, qui a accompagné leurs étonnements, leurs efforts et leurs découvertes. Mais le rôle de cette « voix en soi » s’arrête-t-il au bout du premier silence ? Est-elle un outil pour la réflexion ? Quelle place ont les autres dans nos colloques intimes ? Est-elle un des chemins de l’intuition ?

Pour esquisser des réponses à ces questions, nous invitons une conférencière, profane : Hélène Lœvenbruck. Directrice de recherche au CNRS, membre du laboratoire de Psychologie et NeuroCognition de Grenoble, en mai 2022 elle publie « Le mystère des voix intérieures ». Dans ce livre, sorti chez Denoël, elle explore, avec une approche conjuguant les neurosciences, la philosophie et la littérature, les facettes parfois insoupçonnées du langage intérieur.

Avant de nous rejoindre à Tours, Hélène Lœvenbruck nous donne quelques premiers jalons pour l’échange que nous aurons avec elle.

« Réaliser pour tous les humains, le maximum de développement moral, intellectuel et spirituel, condition du bonheur qu’il est possible à chaque individu d’atteindre dans une humanité fraternellement organisée »
Entendez-vous votre voix quand vous récitez mentalement ce principe ?
Le langage intérieur, nommé aussi voix dans la tête, pensée verbale ou endophasie, prend des formes diverses selon les individus ou les situations. Ces variations de format, repérées assez tôt par les philosophes et les écrivains, ont entraîné des débats sur la nature auditive, visuelle, motrice ou amodale de l’endophasie.

Les neurosciences cognitives, avec leurs outils expérimentaux et leurs modèles théoriques, permettent de confirmer expérimentalement certaines intuitions sur la nature de l’endophasie et de mieux expliquer l’origine des variations.

L’endophasie est parfois condensée, avec des bribes à peine formulées, parfois, au contraire, elle est développée, avec des phrases entières prononcées mentalement, avec une sensation de voix intérieure. Elle peut prendre la forme de monologues ou de dialogues internes, revécus ou imaginés. Elle varie aussi en intentionnalité : parfois délibérée, parfois survenant à l’improviste, spontanément. L’endophasie varie sur ces trois dimensions, en fonction des situations, mais aussi des individus.

Les neurosciences cognitives permettent aussi de mieux comprendre les fonctions de l’endophasie. On observe ainsi que, pour de nombreux individus, l’endophasie joue un rôle central dans la cognition, notamment dans la mémoire, le calcul, la résolution de problème, la prise de décision, la planification. Elle est aussi impliquée dans la métacognition : elle renforce la conscience de soi, c’est-à-dire la reconnaissance de sa propre existence. Elle permet l’auto-régulation, l’auto-critique, l’auto-encouragement, l’auto-réconfort. En se parlant et en dialoguant intérieurement, l’être humain se forge ainsi une conscience de soi étendue dans le temps, qu’on appelle autonoèse, et améliore sa compréhension d’autrui. Se parler permet de se connaître, de s’entendre soi-même… et avec autrui

Nicola Aslan donne la signification de l’étoile de David en franc-maçonnerie

De notre confrère planetariodevitoria.org

L’hexagramme est un symbole de protection pour divers peuples. Et, selon la tradition juive, les soldats du roi David, l’un des noms les plus puissants de l’Ancien Testament, utilisaient l’étoile incrustée dans leurs boucliers pour s’attirer la protection de Dieu.

Comment s’appelle l’étoile à six branches ?

Étoile à six branches formée d’un triangle équilatéral, l’un pointant vers le haut et l’autre à l’envers, l’hexagramme est l’un des symboles les plus universels au monde, appartenant aux traditions centraméricaines et hindoues et aux symboles hébreux , chrétien et musulman.

Quelle est la différence entre une étoile à cinq branches et une étoile à six branches ?

Un pentagramme ressemble à une étoile à cinq branches. Il a été utilisé comme symbole de diverses religions et doctrines ésotériques, tandis que l’étoile de David a six extrémités, distinguées comme un symbole commun de la culture juive.

Quelle est la signification de l’étoile de David en franc-maçonnerie ?

Selon l’auteur maçonnique Nicola Aslan, l’étoile de David est une représentation visuelle de l’image de Dieu, de la création et de la perfection de la franc-maçonnerie. Parfois, il y a confusion entre l’étoile de David et le pentagramme. Le premier a six et six points.

Que dit la Bible à propos de l’étoile de David ?

Dans le nouveau testament de la Bible, l’étoile de David est décrite comme une force puissante à vaincre lors du jugement dernier. Dans Apocalypse 22:16, il y a la phrase suivante : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous dire cette chose au sujet de l’église. Je suis le descendant de la famille de David, l’étoile brillante du matin. »

Combien y a-t-il d’étoiles dans la franc-maçonnerie ?

L’étoile à sept branches écrite dans un cercle représente Exu, dont le visage est au centre.

Que symbolise l’étoile de David ?

Également connu sous le nom de bouclier suprême de David (David) est un symbole en forme d’étoile formé de deux triangles égaux superposés, avec une pointe vers le haut et une vers le bas (✡︎), utilisé dans le judaïsme.

Qu’est-ce que l’étoile de Salomon ?

il est considéré comme un sceau occulte, utilisé dans la sorcellerie, la magie noire, l’alchimie, la sorcellerie et l’astrologie. Il s’appelait le sceau de Salomon, car le roi Salomon avait un anneau de cette forme, qu’il utilisait comme moyen de se débarrasser des mauvais esprits, comme symbole de la protection de Dieu.

Quelle est la signification de l’étoile à cinq branches en Umbanda ?

CINQ POINTS : C’est un symbole de sécurité et d’équilibre. Ses cinq points représentent l’un des cinq éléments manifestes (Feu, Air, Eau et Terre) plus l’élément unificateur : l’Esprit.

Quelle est l’étoile de la franc-maçonnerie ?

L’étoile est associée à l’homme aux bras et aux jambes tendus avec l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Dans le temple de la franc-maçonnerie, la voûte céleste est ornée d’étoiles, qui représentent les larmes de la beauté de la création ou, sinon dogmatique, l’expansion de l’univers où nous nous trouvons.

Quelle est la différence entre l’étoile de David et l’étoile de Salomon ?

Qu’est-ce que l’étoile de David : C’est un symbole royal, et de nombreux guerriers de l’ancien peuple d’Israël utilisaient ce symbole sur leurs boucliers pendant la bataille. L’étoile de David est également connue par certaines personnes comme le sceau de Salomon, qui était le fils de David et était considéré comme le roi le plus riche et le plus sage d’Israël.

Quelle est la religion de l’étoile à 5 branches ?

Dans la religion wiccane, le pentagramme est associé à l’un des symboles païens les plus courants dans la magie rituelle, car il signifie nature harmonieuse, chaque point est un élément, Ijuí / RS : eau, terre, feu, air et…

A quoi sert le pendentif étoile de David ?

L’étoile de David, également connue sous le nom d’hexagramme, signifie pour de nombreuses personnes de différentes religions, l’union du ciel et de la terre, de sorte que le symbole est destiné à renforcer la foi. C’est aussi un symbole de grande valeur pour les Israéliens et les Juifs, et fait partie du drapeau d’Israël.

Que signifie l’étoile ?

Signification des étoiles

Du suffixe a – définit l’influence actuelle, la racine Astro; Tout corps céleste ou étoile vu dans le ciel nocturne. Artiste très connu : acteur.

De quelle couleur est l’étoile de David ?

Le symbole a également marqué une période terrible du XNUMXe siècle: le nazisme allemand, qui a obligé les Juifs à porter des bandes avec une étoile de David jaune sur leurs bras, afin que les soldats d’Hitler les reconnaissent.

Combien y a-t-il d’étoiles ?

Les étoiles ont généralement cinq bras. Dans la plupart des cas, cela s’applique également aux étoiles. Cependant, certaines espèces échappent aux règles.

Comment utiliser l’étoile de Salomon ?

Marquez à la craie la grande étoile de Salomon sur le sol (une étoile à six pointes). Chaque pointe de l’étoile allume une bougie rouge, car elle représente la vie et l’énergie pointant vers le haut. À la pointe du triangle, allumez une bougie bleue qui représente la paix et la puissance de Dieu.

Qu’est-ce qu’une étoile à 7 branches ?

5) Heptagramme

Cette étoile à sept branches peut avoir différentes significations, mais elles sont toutes liées au concept de « choses sacrées », comme les sept jours de la semaine, les sept planètes de l’ancienne tradition, les sept métaux magiques ou les sept piliers de la sagesse.

Quel est le pouvoir de la franc-maçonnerie ?

Au Brésil, les Forces maçonniques reconnues au niveau national et international sont les Grandes Loges, membres de la Confédération de la franc-maçonnerie symbolique du Brésil -CMSB, où nous « Grandes Orientes Estado », sommes affiliés à la Confédération maçonnique du Brésil – COMAB, et la Grande Oriente do Brésil Brésil – GOB.

Quel est le symbole d’Israël ?

Le symbole officiel de l’État d’Israël est une bougie (la menorah), dont la forme serait dérivée de la Moriah à sept branches, une plante connue depuis l’Antiquité. Les branches d’olivier de chaque côté représentent le désir de paix d’Israël.

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Quatre-volumes-anciens-avec-superosition-symboles-lumineux-du-zodiaque

Quelle est la signification du signe du zodiaque de Salomon sur la paume ?

Le « Sceau de Salomon » est une étoile à cinq branches. Les gens l’utilisent souvent comme une amulette pour attirer la bonne énergie et aussi pour conjurer tout mal, qu’il soit d’origine naturelle ou surnaturelle.

Quel est le signe du zodiaque de Salomon ?

Quel est le signe de Salomon : DEUX TRIANGLES, L’UN AIDANT L’AUTRE QUI EST 6. C’EST LA VUE DE DAVID.

Quelle était la prière de Salomon ?

Salomon a prié pour le Temple et le peuple. ¹ Et Salomon pria :  » Jéhovah, tu as dit que j’habiterais dans les épaisses nuées. ²Maintenant, j’ai bâti pour toi un grand temple, un lieu où tu vivras éternellement! Le renforcement du royaume en Israël s’est fait conformément à la construction du Temple.

Quelle est la signification des étoiles surnaturelles ?

L’un des symboles les plus visibles de Supernatural, utilisé par les sorcières, les sorciers, les médiums, etc. Le pentagramme est considéré comme l’un des plus grands symboles de pouvoir de l’histoire et c’était un ancien symbole de l’Église, même avant la croix, représentant les cinq plaies du Christ.

Qu’est-ce que l’étoile Guia ?

L’étoile guia guide le chemin, indiquant le bon chemin. L’étoile guide a conduit les 3 mages à l’enfant Jésus; ou une phrase romantique : Tu es mon étoile directrice ! (mon vrai chemin) et ainsi de suite.

Qui a une étoile sur le front ?

Un commentaire populaire qui décrit une personne très chanceuse, quand tout fonctionne. Fulano est né avec une étoile sur le front.

Quelle étoile est apparue à la naissance de Jésus ?

Pour les chrétiens, l’étoile de Bethléem représente la venue de Jésus.

Que signifie la lettre G en franc-maçonnerie ?

La présence du « G » dans le Temple est représentative de la Géométrie en tant que science maçonnique ; être au centre de l’étude, de la connaissance et de la pratique de la profession maçonnique ; et surtout l’origine de l’Art Royal, fondement de l’usage de tous les outils de la Franc-Maçonnerie.

Quelle est la devise des francs-maçons ?

La devise illuministe « Liberté, Egalité, Fraternité » exprime les aspirations de la société maçonnique qui, si elles sont réalisées, conduiront à l’amélioration supérieure de toute l’humanité.

MAINTENANT SAVOIR :   Top Réponse : Qu’est-ce que cela signifie que la planète Kepler 186f se trouve dans la zone dite habitable.
A quoi ressemblent les cinq symboles de Salomon ?
Sceau de Salomon et étoile de David

Alors que le sceau de Salomon a cinq points composés de triangles imbriqués, l’étoile de David a six points de triangles qui se chevauchent.

Quelle est la différence entre l’étoile de David et l’hexagramme ?

Un hexagramme est une figure géométrique en forme d’étoile à six branches, composée de deux triangles équilatéraux dans des positions opposées. L’hexagramme est considéré comme l’un des symboles du judaïsme, sous le nom d’étoile de David ou sceau de David.

Coloriage Étoile huit branches dessin gratuit

Que signifie l’étoile à 8 branches ?

Que signifie l’étoile à huit branches ? Dans les enseignements hindous, cette étoile représente les huit divinités, appelées « Ashtalakshmi », qui représentent les huit types de richesses offertes par la déesse « Lakshmi », la déesse de l’abondance. … L’étoile à huit branches représente la plénitude, la fertilité et la renaissance.

Qu’est-ce que le pentagramme en Umbanda ?

Comme à Umbanda, Oxalá est syncrétique avec Jésus-Christ, cinq monuments le représentent. Pour cela, il faut faire un pentagone régulier, et en suivant ses diagonales, on a une étoile à cinq branches.

Qu’est-ce que Cinq-Salomon :

Il est utilisé comme amulette contre le mauvais œil, pour attirer la bonne chance et comme symbole de protection dans certaines croyances. Il est également associé à des rituels religieux associés au mal.

Que signifient les étoiles dans la Bible ?

L’étoile de Bethléem est un symbole de la tradition chrétienne, qui a peut-être marqué la naissance de Jésus-Christ, indiquant aux Trois Mages où serait le Messie promis.

Que signifie le triangle pointant vers le haut ?

L’un des principaux points du triangle orienté vers le haut est la relation entre les sexes et la fécondité. Il est aussi associé au soleil, à l’énergie. Semblable à la pyramide, elle est également liée à l’idée de stabilité et d’équilibre. Cela peut même avoir quelque chose à voir avec la fluidité, si vous suivez le concept du delta grec.

Que signifie la main avec l’étoile de David ?

Il a le sens de protection, d’union avec les opposés, et aussi le lien entre le ciel et la terre.


Cette pierre sacrée qui traverse le temps

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Pour aborder et comprendre l’Art Royal d’aujourd’hui, il est utile de passer par celui d’hier. L’Europe des années 1000, en plus d’un gigantesque chantier religieux, représente une fantastique aventure humaine !

Le temps des cathédrales

En Grande-Bretagne, comme en Gaule, les premiers francs-maçons, tailleurs de pierre, mortelliers, charpentiers, couvreurs, ouvriers et manœuvres, édificateurs des châteaux-forts, églises, basiliques et cathédrales, ne sont pas forcément de fervents croyants. L’important pour eux est d’avoir un travail et la rémunération correspondante, car ce sont souvent des paysans venus aux métiers de la pierre et en même temps des pères de familles nombreuses. En plus de toutes les bouches à nourrir à la maison, la féodalité est écrasante, humiliante, et conduit même au désespoir parfois. Pour ces pauvres gens, cette possibilité d’échapper à la servitude et aux brimades des suzerains tout puissants, cette occasion inespérée de s’évader des terres seigneuriales, c’est au vrai une renaissance, et avec elle, la joie de vivre retrouvée !

Ils reçoivent comme un véritable cadeau, le fait de pouvoir apprendre progressivement un nouveau métier, selon leurs capacités, dans l’exercice des travaux du bâtiment ! Enfin, ils n’en croient pas leurs oreilles, ils sont encouragés toujours, complimentés parfois, c’est à dire reconnus par le chef de chantier ! A midi puis leur journée achevée, ils goûtent aussi trois plaisirs inestimables qu’ils ignoraient : déjeuner, dîner et échanger entre eux, dans le local adossé au bâtiment en construction.

Une formidable effervescence nait de cet essor économique : les entreprises du bâtiment, avec ses divers corps de métiers, se multiplient. Et par ailleurs, un phénomène nouveau apparaît avec la circulation de cette population ouvrière. Artisans, façonniers, fabricants, maîtres d’œuvre, apprentis se croisent sur les routes et se rencontrent dans les auberges et estaminets.

La plupart cheminent à pied, par tous les temps, chaussés de sandales de cuir lacées haut, vêtus de bourgerons, capes et bonnets de coton. Leurs affaires de rechange dans un baluchon, sur l’épaule au bout d’un bâton. Un instrument bien utile quand ils doivent se défendre contre les voleurs ! Les matériaux, pierres, charpentes, sacs d’argile et de calcaire – pour fabriquer le mortier – sont transportés sur les chariots à quatre roues, tirés par des bœufs. Même trafic sur les routes anglaises et gauloises. Les paysans qui le peuvent, s’éloignent des champs, souvent accompagnés par leurs enfants les plus âgés. Avant d’apprendre un métier, en arrivant sur le chantier, pères et fils deviennent monteurs d’échafaudages : des ensembles incertains de piquets et de planches, noués avec des cordes de chanvre.

Qui sont les « oeuvriers » ? Ceux qui ajustent et jointoient les pierres servies par les apprentis, sont souvent les héritiers des « collegias » romaines, virtuoses de la truelle. L’encadrement est constitué par les « nobles voyageurs ». Ils se divisent en deux catégories. D’une part, des ouvriers venant du sud, dotés de savoir-faire. Ils ont appris secrets de métier et tours de main lors de leurs séjours dans les péninsules hellénique et italique, couvertes d’ouvrages de pierre. D’autre part, des maîtres d’œuvre (le mot « architecte » n’existe pas encore).

Ce sont les « instruits » : ils lisent, écrivent, dessinent les plans et les interprètent. En tant que chefs de chantiers, ils sont aux ordres, soit en relation directe avec leurs commanditaires, les ecclésiastiques qui paient les énormes dépenses. L’Eglise catholique, très riche, nourrit les corps et veillent sur les âmes qui s’activent et s’élèvent avec les cathédrales !

 Leurs constructions s’étalent le plus souvent sur un siècle, voire plusieurs. Partant, les bâtisseurs qui commencent un ouvrage n’en voient jamais la fin. Plusieurs générations se succèdent sur les chantiers.

L’édification de la cathédrale Notre Dame à Lutèce débute en 1160. Elle reçoit encore des parties additionnelles au XIVème siècle. La cathédrale Notre Dame des Doms et le Palais des Papes à Avignon est construite entre 1177 et 1352.

Apparaissent alors deux styles, le « roman » (issu du style romain) et le gothique (en provenance du nord de la Loire). La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, en grès rose et haute de 142 mètres a été commencée au XIème siècle. Elle ne sera achevée qu’en 1439.

 Très rapidement, les « gens du bâtiment » gaulois, dès qu’ils disposent d’un savoir-faire se groupent en confréries (ancêtres des syndicats !), associations, et guildes de « franc-mestier » (à entendre comme « métier libre », sans patron) pour défendre leurs intérêts. Ils s’affranchissent de la sorte, non seulement de la féodalité, mais également des clercs de l’Eglise, avec lesquels s’établit une relation de « fournisseur-client » et non plus de soumission à une hiérarchie. La « franche-maçonnerie » est née. Vive l’indépendance ! 

De l’Apprenti enregistré, le Compagnon lettré

Retour en Angleterre. Dans les îles britanniques, « le peuple du bâtiment » n’est pas encore regroupé comme en Gaule. Le passage des Romains puis des Celtes a semé sur ces terres nordiques battues par les vents, d’abord des monastères à flanc de colline, puis une multitude de fortins quadrangulaires et de châteaux-forts aux tours crénelées. Où rôdent des fantômes, disent les légendes !

Basiliques et églises, abbayes et cathédrales s’élèvent ensuite, très progressivement dans les villes. Dublin, Glasgow, Londres : Entre le XIème et le XIVème siècle, comme en Gaule, ces monuments religieux s’y multiplient. En levant la tête, on reconnaît dans les cathédrales le style méditerranéen. Hautes colonnes impressionnantes. Voûtes d’arêtes à donner le vertige !

Ces édifices, de plus en plus fréquentés (il n’y a pas de chaises ni de bancs) subissent vite des dommages intérieurs. Il faut les réparer, modifier, agrandir. Certains s’écroulent, d’autres structurés par des charpentes et des piliers de bois, prennent feu.

La cathédrale de Westminster à Londres demande elle aussi un agrandissement. Ce sont des maçons itinérants normands – spécialistes du « gothique » qui sont pressentis pour le réaliser. Ils importent en même temps que leur technique, le principe précité du groupement, la communauté corporative, en quelque sorte, préfiguration du syndicalisme d’aujourd’hui.

Le soir, c’est la fête dans les tavernes enfumées et bruyantes du port de Londres. Gaulois et Britanniques, chantent et dansent en buvant, parfois un peu trop, la cervoise, le jus d’orge qui ne s’appelle pas encore beer, la bière.

 L’idée corporatiste gagne vite l’Ecosse. C’est là, dans ce pays de lacs, de « highlands » et de côtes rocheuses, sculptées par les vagues grises, que les sociétés de bâtisseurs se structurent vraiment. Elles créent un véritable modèle d’organisation, avec ses codes et signes secrets de reconnaissance entre ouvriers voyageurs. Ils sont notifiés sur des parchemins qui deviennent autant de règlements écrits.

Ces documents se répandent et aident à la constitution de guildes, « compagnies de mestiers », fraternités et autres groupements. Il y apparaît même des préceptes moraux et les premières métaphores autour des outils, tels l’équerre, le compas et la règle. Ils traversent vite la Manche, vers le sol gaulois, au nord puis au sud de la Loire, où surgit la notion de cohésion et de force du groupe auro-protecteur, sur les chantiers civils et religieux.

Le groupe, c’est cinquante ouvriers pour la construction d’une église, une centaine pour une abbaye, jusqu’à ou quatre cent ou cinq cents pour une cathédrale. Chaque membre qui arrive sans formation bénéficie d’un « apprentissage qualifiant ». Son travail est « cadré » par des droits et devoirs et il reçoit une rémunération hebdomadaire. Nourri et logé, s’il n’habite pas sur le lieu du chantier. Il bénéficie de « cours du soir », après le labeur : un enseignement civique et religieux. La croyance en Dieu n’est pas exigée, comme on dit, elle coule de source. Les libres penseurs, il y en a, ne se font pas remarquer par les clercs, ils assistent aux offices, du moment où les conventions établies sont respectées de part et d’autre.

 Ces confréries, nous le rappelons, ont un double rôle : protectrices socialement, elles sont en même temps, secouristes financièrement. Les maladies professionnelles sont fréquentes, les décès par accidents aussi. Lorsqu’un « frère » est tué par une rupture d’échafaudages ou d’une chute de pierres, sa famille reçoit des subsides. Les livres d’histoire ne rapportent pas ou très rarement, les milliers de vie que les cathédrales ont coûté et les hommes estropiés, pendant leurs constructions !

Ce qu’on appelle « lodge » (loge) à Londres dans les années 1400, c’est la bâtisse attenant au mur montant de l’édifice. Elle comprend le réfectoire, « la chambre aux traits » où sont dessinés les plans – à même le sol – et la pièce aux réceptions. Le manœuvre, en bourgeron de grosse toile, y est « reçu » (initié) après soixante jours de travail, par le maître d’œuvre, vêtu de sa tunique de velours.

La cérémonie comporte une méditation de l’impétrant dans le réduit contigu puis, à la lueur d’un flambeau, ses serments, la main posée sur la Bible. Fidélité à Dieu, altruisme, esprit de service et respect de la morale. Alors lui sont donnés les mots de passe pour circuler sur le chantier. De cowan (rustique), le manœuvre devient Entered apprentice (Apprenti enregistré).

L’apprentissage commence (techniques de la pierre, éducation religieuse, étude civique, symbolisme des légendes (Arche de Noë, Tour de Babel, Temple de Salomon) et des réalités (Pyramides d’Egypte). L’apprenti ne sait pas lire : c’est le « Compagnon lettré » qui est chargé, à la fois de cet enseignement de la lecture, et du récit de ces légendes. Au bout de sept ans, le novice devient à son tour « Compagnon instruit ». Un free mason (maçon libre) qui peut prendre la route.

Une symbolique centrale : Le Temple de Salomon

 Toutes les sociétés initiatiques ont besoin d’une représentation fondatrice avec une dramaturgie. Les maçons opératifs n’ont pas choisi une cathédrale, mais en ouvrant la Bible, le Temple de Salomon. Parce qu’il réunit tous les éléments légendaires de choix en adéquation avec leur activité.

 Dieu, un roi et son architecte, la pierre, matériau à la fois organique et spirituel, l’édifice prestigieux et ses péripéties, la guerre entre les hommes, phénomène endémique. Eternelle « cohabitation » du bien et du mal. Une bonne raison pour en faire une symbolique centrale !

 Salomon, troisième roi des Hébreux – superbe homme blond, de haute taille et aux mille épouses, est le fils de David et de Bethsabée – veut répondre au vœu de son père : construire un temple prestigieux à la gloire de Yahvé, le dieu d’Israël sur mont Moriah en surplomb de Jérusalem. En l’an 967 avant JC, il en confie l’édification à un métallier promu architecte par la légende maçonnique – Hiram Abif. Celui-ci établit les plans et réunit les matériaux nécessaires : pierres rouges de carrière, marbres noirs et blancs, métaux et bois précieux. Un millier « d’oeuvriers » s’affairent dans un silence inviolable, recommandation ultime du roi Salomon, pour construire en sept ans cette merveille architecturale, d’un luxe inouï. Elle est divisée en trois parties : un vestibule (Ulam), un grand sanctuaire (Heckal) et un oratoire, le Saint des Saints (Debir). Seuls, Salomon et Hiram en connaissent le secret. Sous une lourde plaque d’or au pied de « l’autel des parfums », ils y ont déposé un coffret en bois d’acacia qui contient un trésor inestimable : Les Tables de la Loi, reçues de Dieu par Moïse, sur le mont Sinaï.

Seule la Bible mentionne la construction et l’existence de ce Temple « extraordinaire », ce qui a pu en faire douter. Elle précise que son coût est tellement important qu’il contraint le roi, malgré l’engagement d’une partie de sa fortune, de lever un lourd impôt en Judée. Sans évoquer l’immoralité d’une telle folie, qui « saigne » littéralement la population très pauvre !

Le Livre saint rapporte seulement que la licence soudaine de Salomon et ses dépenses excessives finissent par provoquer un grand désordre, à la fois dans le Temple et le pays. D’où la colère de Dieu qui se manifeste dans une suite de fâcheux évènements. Après la mort de Salomon, son fils Roboam ne peut contenir les tribus du nord et du sud qui s’affrontent dans un enchaînement de guerres fratricides pendant quatre siècles ! Elles favorisent l’envahissement du territoire par les troupes de Nabuchodonosor, roi de Babylone, qui détruisent le Temple en 586. Un second temple est construit en 515, grâce au prince Zorobabel, gouverneur de la province de Judée. Ce nouveau chantier est mené par les exilés juifs, autorisés à regagner leur pays sous la conduite de Moïse. Mais une grande déception les attend : Ils ne retrouvent pas dans les ruines du premier Temple, le précieux coffret dit « l’Arche d’Alliance ». Les Tables de la Loi ont disparu. Selon la Bible, elles ne seront jamais retrouvées.

Au deuxième Temple succède un troisième en l’an 20, avant Jésus Christ. Il consiste en un réaménagement par le roi Hérode, du vestibule et du sanctuaire. Il s’interdit toutefois de modifier le Saint des Saints. Etrange : Il est dit par les textes que son plafond s’effondra à grand fracas sur l’autel des parfums, le jour et à l’heure de la mort du Christ !

Ce troisième temple est à son tour détruit par l’Empereur romain Titus, la 10 août 70. Trois mille ans après la pose de la première pierre du Temple de Salomon, subsiste le mur de soutènement, dit « mur des Lamentations » côté ouest, à Jérusalem. Dans les interstices des pierres des milliers de fidèles viennent déposer des messages à l’adresse de Dieu. Ce lieu sacré n’a-t-il pas eu le privilège d’avoir abrité ses paroles gravées sur les Tables de la Loi ?!

Les métaphores sont toujours créatives. Elles permettent des identifications lexicales, et partant produisent du sens. L’une d’elles avance que le Salomon possédait autant de pièces d’or qu’il y avait de pierres à Jérusalem et alentour. Ce rapprochement est intéressant à méditer quand on sait que ce roi prodigue s’est retrouvé…ruiné, à l’image des trois temples, qui ont fini en ruines !

Le pan de mur restant de l’aventure salomonienne – qu’il soit ou non lié au Temple en cause – répond à l’utopie angoissée de l’homme : son désir d’éternité ! Et par là de liberté. La pierre, qui traverse le temps, prend une valeur particulière, elle est le symbole même de cette éternité et de cette liberté : les constructions passent avec les bruyants caprices des hommes, ces bellicistes incurables et provisoires. La pierre, elle, demeure ! En silence. Les péripéties du Temple de Salomon renvoient à l’écroulement de la Tour de Babel ! Les mésententes humaines, comme leur nom l’indique, résultent de mots inappropriés qui empêchent de s’élever.

 Prendre de la hauteur, ce n’est pas s’abandonner à l’ivresse narcissique, immobilière et ascensionnelle. C’est, les pieds sur terre, écouter autrui afin de s’entendre avec lui. Le dominateur est conflictuel et…mal élevé. Le sage, pour sa part, avec une parole libre, harmonieuse et altruiste, se grandit.

La reconnaissance du Grand Orient d’Italie par la GLUA

Par notre confrère notiziegeopolitiche.netpar Enrico Oliari –

Se référant à ses propres sources « bien informées », Agenparl rapporte la nouvelle que le mois prochain la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) pourrait reconnaître le Grand Orient d’Italie (GOI), c’est-à-dire l’Obédience.

En 1993, cette reconnaissance avait été retirée aux Goi et donnée à la Grande Loge Régulière sécessionniste d’Italie, alors dirigée par le grand maître Giuliano Di Bernardo, une expérience qui s’était toutefois soldée par un nombre de membres beaucoup plus restreint.
Le Grand Orient d’Italie, dirigé par le Grand Maître Stefano Bisi, jouit déjà de plusieurs reconnaissances internationales (193), mais pendant 30 ans manquait celle de la « Loge Mère » qui, comme le constate Agenparl, pouvait désormais aller aux deux obédiences.

Stefano Bisi

Suite à « l’enquête de Cordoue« , Di Bernanrdo avait un jour rapporté avoir pris connaissance de l’existence d’infiltrations mafieuses et ndrangheta dans des loges du sud de l’Italie, d’où son choix de quitter le Grand Orient d’Italie et de fonder une nouvelle obédience. Or, l’histoire et l’actualité nous apprennent que, malheureusement, les infiltrations mafieuses sont transversales et impliquent même des partis et associations de toutes sortes, ainsi la stratégie de jeter l’enfant avec l’eau du bain entraînerait de facto l’annulation pour les fautifs (ou suspects) des individus la liberté d’association et d’expression prévue par les articles 18 et 21 de la Constitution, ou de nuire à des individus honnêtes et corrects qui n’ont rien à voir avec le crime organisé.

Correctement Bisi, qui a défini « Mafia, Ndrangheta et Camorra les vrais cancers de la société civile« , a immédiatement procédé à la suspension du médecin Alfonso Tumbarello, accusé (et innocent jusqu’à preuve du contraire) d’avoir aidé et encouragé le patron Matteo Messina Denaro, qui a utilisé le faux identité d’Andrea Bonafede.

Edward, duc de Kent, comte de St. Andrews et de baron Downpatrick, Grand Maître de la GLUA depuis 1968.

L’ Algenparlil rapporte également « quelques rumeurs malveillantes » selon lesquelles la recherche par l’Angleterre de « prosélytes en vue de l’éventuel affrontement avec les Russes en mars » est à la base de la décision d’Ugle, peut-être parce que le Goi reconnaît la Grande Loge d’Ukraine. Cependant, cette reconstruction est décidément risquée. Plus susceptibles d’avoir bougé, la diplomatie des deux parties, qui bénéficierait de la reconnaissance mutuelle physiologique à la lumière d’une des principales valeurs proclamées par les francs-maçons, à savoir la fraternité universelle.

‘Ndrangheta et franc-maçonnerie, ancien grand maître: « En Calabre, les loges méritent des inspections plus sérieuses »

De notre confrère italien calabria7.it

Une nouvelle idée de la franc-maçonnerie, plus ouverte et plus transparente, capable de sortir de cette aura d’opacité qui l’entoure si souvent. Il est invoqué par le professeur Claudio Bonvecchio, professeur de philosophie et de doctrine politique dans diverses universités italiennes, qui a occupé de nombreux postes au Grand Orient d’Italie jusqu’à ce qu’il soit nommé Grand Maître adjoint en 2019. 

Mais les désaccords avec le Grand Maître Stefano Bisi et sa ligne de gouvernement l’ont désormais conduit à quitter toutes ses fonctions et à démissionner. « La franc-maçonnerie aujourd’hui, dans le monde contemporain comme dans le passé – a-t-il déclaré à askanews – est un ordre ésotérique, et le mot ésotérique signifie que l’on regarde l’intériorité de soi, qui a un but spirituel, à savoir l’amélioration de chaque personne qui y adhère à elle. Cette amélioration, en théorie, mais il devrait en être ainsi dans la pratique, cela se répercute sur la société. Dans le cas de l’Italie, par exemple, je pense, et c’est pourquoi avant d’être expulsé je suis parti seul , que ces idéaux ne sont plus poursuivis ».

Pour contrôler 23 000 affiliés, il faut des « antennes développées »

Parmi les raisons possibles de déchéance, Bonvecchio énumère le nombre d’affiliés, 23 000 en Italie, car pour contrôler autant de personnes, il faut avoir des « antennes particulièrement développées » et il faut une forte capacité de la part de ceux qui gouvernent. « Certainement – a ajouté le professeur – même face aux événements récents, nous pouvons dire qu’un plus grand contrôle aurait été nécessaire ». Bonvecchio cite l’affaire de la Loggia di Licata, liée à une condamnation mafieuse d’un exposant local, un épisode sur lequel, selon le professeur, le Grand Maître avait promis d’enquêter personnellement, sans toutefois prendre ensuite aucune mesure. Mais le problème est réapparu avec l’histoire bien connue de l’éventuelle implication de certains francs-maçons dans la dissimulation du fugitif du patron Messina Denaro.

Critiques dans la gestion de la franc-maçonnerie dans le Sud et en Lombardie

Et ici la critique de Bisi entre dans le fond et implique la gestion des régions du sud, mais aussi de la Lombardie. « Ça veut dire qu’il y a une certaine superficialité– a déclaré Bonvecchio – et cette même superficialité l’a amené à négliger des aspects importants de l’affaire de la mafia en Sicile et aussi en Calabre il y a des loges qui méritent des inspections plus sérieuses. Cette superficialité l’a sûrement amené à ignorer les réactions qui se sont produites, par exemple, lorsqu’il a voulu charger la région de Lombardie simplement de « tuer » un personnage qui pourrait être inconfortable pour lui comme l’avocat Sassone, qui est une personne avec qui il a toujours travaillé. pour une autre image de la franc-maçonnerie ». Le thème semble être précisément celui-ci : un affrontement entre les maçons réformateurs, notamment de Lombardie, et le pouvoir central du Grand Orient.

Propositions pour une franc-maçonnerie différente

« En Italie – a ajouté l’ancien Grand Maître – la franc-maçonnerie a toujours eu cette aura de suspicion, dérivée du P2, d’une laïcité très lourde, héritage du XIXe siècle. Si nous voulons qu’il en soit autrement, à mon avis, nous devons avoir le courage de faire certaines réformes, indépendamment de la réduction du nombre d’affiliés, si nécessaire. Le premier est de fournir chaque année les noms de tous les membres au procureur général de la République de Rome ». La deuxième réforme proposée par Bonvecchio concerne également la divulgation des rituels de la franc-maçonnerie, qui peuvent être rendus publics sans violer aucune tradition. Un autre point est la reconnaissance par l’État italien, également pour éviter d’être confondu avec la franc-maçonnerie déviée et non reconnue. « Toutes ces formes, y compris une ouverture au dialogue sérieux avec l’Église – a-t-il dit – signifient avoir une franc-maçonnerie différente, comme cela se passe dans de nombreux autres pays : en Angleterre, en Écosse, en Amérique, toutes ces choses sont au grand jour ».

Les intérêts freinent la véritable mission de la franc-maçonnerie

Parmi les nombreux thèmes que le professeur a abordés dans son parcours universitaire figure celui du pouvoir. « La franc-maçonnerie ne doit avoir aucun rapport avec le pouvoir – a-t-il conclu – car le seul pouvoir que la franc-maçonnerie doit poursuivre est le pouvoir que chacun doit avoir sur lui-même, dans le sens d’équilibrer sa vie, de la rendre harmonieuse. Cela devrait être le seul pouvoir. Lorsqu’il y a un exercice du pouvoir qui est considéré comme incorrect, il y a deux raisons. L’une est la paranoïa du pouvoir. Ou il y a un problème d’intérêts ». Et les intérêts, qu’il s’agisse du désir banal d’avancement dans la hiérarchie ou de questions plus pertinentes, selon Claudio Bonvecchio, freinent et minent aujourd’hui dans de nombreux cas la véritable mission de la franc-maçonnerie italienne. ( Askanews)